29/10/2015

Spider-Man par J. Michael Straczynski 3

Titre : Spider-Man par J. Michael Straczynski 3
Auteurs : J. Michael Straczynski, John Romita Jr et Mike Deodato Jr
Éditeur : Panini comics 14 octobre 2015
Pages : 376

Ce troisième et dernier tome contient les numéros 503 à 518 de Amazing Spider-Man. Dans les tomes précédents on apprenait que les pouvoirs de Spider-Man sont plus magiques qu'on ne le pensait. Peter Parker voyait apparaitre des ennemis auxquels il n'était pas habitué et qui voulaient tuer l'araignée. Il rencontrait aussi un homme avec les mêmes pouvoirs que lui mais sans costume. Ce dernier tentait de lui expliquer son origine totémique tout en le mettant en garde. Ce dernier tome contient quelques numéros ayant trait à la magie. Mais seuls ceux concernant Ezekiel sont intéressants. En effet, ils placent Peter et Ezekiel face à face afin de savoir qui est le véritable détenteur du pouvoir. Il suit un arc autours de Gwen Stacy et de ses enfants. Celui-ci place Peter face à son plus grand échec. Enfin, on termine avec 4 numéros qui s'intéressent à un ami d'enfance de Peter. Ce dernier ressemblait à Peter mais sa vie est loin d'être aussi réussie. Cet ami est le miroir de Peter et de ce qu'il aurait pu devenir

Alors que j'avais beaucoup aimé les premiers et seconds tomes j'ai moins aimé celui-ci. Bien entendu, on retrouve un Peter tel qu'il devrait être : ironique et qui tente toujours d'aider. Mais, les histoires sont moins intéressantes à part celles concernant Gwen et les derniers numéros. On a l'impression que JMS remplit simplement les pages. Plus ennuyeux, les changements précédents ne sont pas utilisés. Ainsi, c'est à peine si on voit Peter enseigner mis à part pour lancer une intrigue. Pourtant, un Peter enseignant était une très bonne idée puisqu'elle permettait de lancer le personnage dans une tentative d'aider des jeunes en construisant plutôt qu'en se battant. Dans le même ordre d'idée, le tome précédent voyait Ezekiel tenter d'aider des personnes après la prison. Peter voulait en faire de même mais on ne voit rien ici. Pour quelles raisons Peter Parker ne fait-il rien ? Bref, ce tome est un peu décevant.

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*** Pas mauvais mais décevant.
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Image : Amazon

 

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25/10/2015

Saga 5

Titre : Saga 5
Auteur-e-s : Brian K. Vaughan et Fiona Staples
Éditeur : Urban comics 2 octobre 2015
Pages : 152

Étant donné que mon dernier Foucault est un peu long à lire (158 pages sur 679...) je me suis lancé dans le dernier Saga. J'ai déjà dit à de nombreuses reprises à quel point j'adore ce comics écrit par Vaughan et Staples. Ce tome reproduit les numéros 25-30. Marko et IV se rejoignent afin de retrouver leurs familles kidnappées par le robot Dengo. Ce dernier tient d'une main de fer Alana et Klara. Ils les forcent à conduire la fusée sur une planète isolée afin de faire découvrir à l'univers entier l'existence d'Hazel. Mais ses alliés pourraient ne pas être meilleurs que les deux empires qui se combattent. Pendant ce temps, Sophie, La Marque et Gwendolyn se rendent sur demi-monde afin de sauver la vie du Testament.

Encore une fois, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome et pourtant il est génial. Vaughan et Staple décident de nous offrir plus d'informations sur le passé de Marko, relativement peu connu, ce qui permet de mieux comprendre pourquoi il s'est rendu et pour quelles raisons il a décidé de devenir pacifiste. J'ai aussi beaucoup aimé les relations avec IV et le petit Ghüs. On en apprend aussi beaucoup plus sur l'univers de Saga sans que, pour autant, cela ne complique trop l'histoire. Ce comics reste du très bon.

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***** L'une des meilleurs séries de comics que je connaisse.

Image : Site officiel

 

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17/10/2015

Pan

Pan est le film qui parle de Peter Pan. Mais on ne nous offre pas l'histoire habituelle que tout le monde connait. Non, on nous offre la genèse de Peter. Avant la Deuxième guerre mondiale une jeune femme abandonne son fils devant un orphelinat avec une lettre. Le jeune Peter y vivra toute son enfance sous la poigne d'acier de méchantes nonnes. Durant la guerre, il se rend compte que la nourriture et les enfants disparaissent. Il décide d'enquêter et découvre que la supérieure de l'établissement cache argent et nourriture dans son bureau. Celle-ci vend des orphelins à des pirates qui viennent les enlever à bord d'un bateau volant. Peter est capturé et se retrouve au Royaume Imaginaire à travailler dans des mines pour le capitaine Barbe Noir. Mais il existe une prophétie. Elle concerne un jeune garçon fils d'une fée et d'un humaine. Celui-ci saura voler et lancera une rébellion contre Barbe Noir. Cependant, Peter ne veut que retrouver sa mère.

Comment expliquer, en quelques mots, le désastre qu'est ce film ? Honnêtement, j'ai rarement vu une prestation aussi mauvaise. Tout, et je dis bien tout, tombe à plat. Le film est rempli de personnages plus grossiers et caricaturaux les uns que les autres qui, pour des raisons mystérieuses, aiment chanter. L'intrigue est tout simplement grotesque et Peter y est totalement inutile (comme tous les élus en général). La révolte était possible avant lui alors pourquoi attendre ? Les décors sont censés être enfantins et colorés ils ne sont que kitsch et ratés. Les effets spéciaux et les séquences humoristiques sont ratés. Bref, fuyez ce film.

* Qui a osé créer ce film?
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Image : Site officiel

 

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09:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pan, peter pan | | | |  Facebook

12/10/2015

Rocket Girl par Brandon Monclare et Amy Reeder

Titre : Rocket Girlrocket-girl-tome-1-270x422.jpg
Auteurs : Brandon Monclare et Amy Reeder
Éditeur : Urban comics 9 octobre 2015
Pages : 128

Ce premier tome contient les numéros 1-5 publiés dans l'édition originale Rocket Girl vol.1. Nous sommes en 2013. Le monde a bien changé depuis que Quintum Mechanics a créé une technologie extrêmement avancée. New-York est pacifiée. Elle est sous la protection d'une police adolescente qui prend sa retraite à 20 ans. L'une des officières est Dayoung Johansson. Bien que tout semble fonctionner elle sait que Quintum n'obéit pas à la loi. Elle décide d'enquêter et réussit à être envoyées 27 ans dans le passé en 1986 afin d'arrêter l'ascension de l'entreprise. Mais ses actions ont des conséquences aussi bien dans le passé que dans le futur. Alors qu'elle tente d'arrêter Quintum en 1986 ses collèges tentent de le faire en 2013 au risque de créer d'énormes problèmes.

J'ai lu de très bonnes critiques sur les sites anglo-saxons. Je me suis donc dit que je pourrais tenter l'aventure. Ce premier tome sent fortement l'introduction. On nous explique ce qu'est le monde et comment il fonctionne. Mais on ne dit pas le pourquoi ni le comment. J'imagine qu'on en saura un peu plus au fur et à mesure. Les cases sont dynamiques avec une personnage sûre d'elle et qui vole en jet-pack. Il est assez rafraichissant de voir une ado engueuler un vieux flic avant de stopper un tireur. Cependant, nous avons très peu d'informations sur les personnages. On ne les connait pas et donc on ne sait rien de leurs motivations ni de leurs buts. On peut comprendre ce manque par l'intrigue très nerveuse mais j'espère que cet aspect sera développé dans les prochaines tomes.

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**** Malgré quelques problèmes je suis plutôt content de cette lecture. J'espère que l'on en saura plus sur cet univers et les personnages à l'avenir.
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Image : Éditeur

Le plus bel âge? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie par Ludivine Bantigny

Titre : Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l'aube des "Trente Glorieuses" à la guerre d'Algérie9782213628707-T_0.jpg?itok=XqTlXKUF
Auteure : Ludivine Bantigny
Éditeur : Fayard 2007
Pages : 498

Ce gros livre, en effet il est massif, est l'adaptation d'une thèse de la part de Ludivine Bantigny sur l'histoire de la jeunesse française depuis l'après-guerre jusqu'à la fin de la guerre d’Algérie. L'auteure s'y pose la question de ce qui constitue la jeunesse. Est-ce un simple mot ou est-ce plus compliqué. Pour cela elle tente de comprendre ce qui a constitué la jeunesse, comment on en a parlé et quelles sont les expériences communes qui permettent de former une génération. Elle construit son travail en quatre parties de trois chapitres chacune ce qui lui permet de passer sur tous les aspects de la jeunesse. Elle début tout de même avec une introduction et un prologue afin de poser les bases méthodologiques de sa recherche.

La première partie, nommée "Les travaux et les jours", permet à Bantigny de placer la jeunesse sur le marché du travail et de l'éducation. Le premier chapitre permet de montrer comment les relations entre les générations et entre les jeunes se forment. Quels sont les moyens économiques que les jeunes possèdent ? Mais aussi comment font-ils pour avoir des loisirs ? Le chapitre suivant permet d'étudier le fonctionnement de l'école alors que de plus en plus de personnes s'y rendent. L'auteure dépeint une école encore ancienne, rigide, basée dans des locaux exigus et inadaptés à tels point que certaines personnes les considéraient comme insalubres. Elle montre aussi les nombreux débats qui se sont formés autours de l'école et de sa mission. En effet, l'école était pensée comme trop livresque et trop peu basée sur les besoins économiques. Enfin, Ludivine Bantigny se pose la question du marché du travail. Elle montre un oubli des agriculteurs dont le travail est presque gratuit. Cependant, les autres jeunes ne sont pas en reste. Les relations avec les collègues et les patrons sont souvent difficiles voir humiliantes. Les jeunes peuvent être soumis à un régime illégal sans être bien payé. Mais il n'y a pas de révoltes devant ces conditions considérées comme passagères.

La seconde partie concerne le danger social des jeunes. En effet, il y a eu, et il y a encore, une peur de la jeunesse. Le premier chapitre examine à quoi ressemble le jeune dangereux. Bantigny y décortique la délinquance mais aussi la manière dont celle-ci est pensée par les acteurs de la société. Elle montre comment, presque du jour au lendemain, on voit apparaitre les blousons noirs et la peur des gangs de jeunes à la violence irrationnelle. Tandis que la majorité des jeunes garçons et jeunes filles ne portent le blouson que pour se détacher. Elle explique aussi, dans un second et troisième chapitre, de quelle manière les jeunes dangereux (ou en danger de le devenir) passent sous la loupe de nombreux observateurs. Ces derniers sont chargés de comprendre le jeune délinquant et de trouver un bon moyen de le "guérir". Malgré que les centre d'observations ne soient pas des prisons Bantigny montre que les jeunes qui y sont enfermés se pensent en prison. Ils sont derrière des murs et n'ont pas de libertés. Pire encore, ils ne savent pas quand ils sortiront.

Une troisième partie permet d'examiner les politiques de la jeunesse mises en place par les différents gouvernements. Ludivine Bantigny montre la difficulté de créer ces politiques bien que la jeunesse soit pensée comme un avenir dont il faut prendre soin. Elle montre quels sont les politiciens les plus appréciés et comment les jeunes entrent en politique que ce soit à droite ou à gauche. Cette partie s'articule bien avec la suivante qui concerne la guerre d'Algérie. En effet, Bantigny commence par montrer comment la politique de la jeunesse fut mise à mal par la une guerre qui n'en portait pas le nom. Elle continue sur la critique de l'école formée par l'armée qui considère que les jeunes ne sont pas assez éduqués à la nation française. Elle montre aussi quel fut l'expérience de la guerre pour cette génération. Au début il y a revendications, craintes et peurs car on envoie pour 28 mois des personnes se battre au nom de la pacification. À la fin, il y a le silence et l'habitude de l'horreur. Alors que sont ces jeunes qui reviennent ? De nombreux journaux se posent la question et ne peuvent pas toujours y répondre.

J'ai lu cette thèse avec un très grand intérêt. L'auteure y fait une peinture très complète de la jeunesse et, surtout, des différentes institutions qui s'occupent d'elle. Elle montre comment les jeunes sont pensés mais aussi ce qui forme une génération. Ainsi, quelques années suffisent pour tout changer entre les jeunes nés durant la guerre et ceux du baby-boom. De nombreux point développés par Ludivine Bantigny pourraient être utilisés pour mieux comprendre ce que l'on dit actuellement sur, en particulier, la mode, la moralité, l'école et la délinquance des jeunes.

Image : Editeur

10/10/2015

The Martian / Seul sur Mars

Je suis fasciné par l'astronomie. Et, un jour, il faudra que je recommence des observations. Pour l'instant je me contente de rêver devant des films. The Martian se déroule durant un temps proche du notre. La NASA a réussi à envoyer une mission sur Mars chargée d'étudier le terrain. Elle est constituée de six personnes. L'un des astronautes est un botaniste nommé Mark. Un jour, une tempête arrive près de la base. Au vu de sa puissance la NASA et la cheffe de l'équipe décident d'annuler la mission et d'évacuer la base. Mais, durant la tempête, Mark est perdu et considéré comme mort. Les cinq astronautes restant repartent sur Terre tandis que la NASA annonce sa première mort en dehors de la Terre depuis sa fondation. Cependant, Mark est bel et bien vivant. Mais une mission de secours pourrait mettre quatre ans à venir. Comment survivre dans une base prévue pour un mois ?

J'ai A.D.O.R.E ce film ! J'aime le personnage joué par Matt Damon. J'aime aussi les autres membres de la mission. Je trouve les membres de la NASA géniaux dans leur caractérisation. Et je trouve que Mars, la base et les équipements sont magnifiques. Le film est classique dans son idée. Une personne se retrouve seule sans espoir de secours et doit survivre. Mais le film réussit le tour de force à nous parler science tout en divertissant. J'ai ri, j'ai compris et j'ai eu peur. Le film, en fait, est une ode à l'ingéniosité humaine. Tout est fait pour trouver un moyen de sauver Mark avec les moyens du bord qu'ils soient des jeux vidéos ou des pierres. On observe des personnes se retrouver afin d'aider une seule personne. Ce film, contrairement à celui de ma note précèdent, est très optimiste envers ce qui forme l'humanité. Je ne regrette en rien de l'avoir vu.

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*****Un très bon film sur l'exploration spatiale et l'ingéniosité humaine. Je le recommande fortement

Image : Site officiel

 

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16:17 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mars | | | |  Facebook

Sicario

Les USA, aujourd'hui, la police et le FBI mènent une opération commune afin de retrouver des personnes enlevées. Une attaque est formée contre une maison. Mais, lorsque celle-ci est lancée, tout tourne mal. Les murs sont remplis de cadavres et une bombe explose tuant deux policiers. Kate était en charge de l'assaut avec son partenaire. Après cette dure journée elle est convoquée au siège du FBI. Elle y apprend qu'une opération conjointe entre plusieurs agences a été autorisée. Elle part dès le lendemain. Mais elle ne sait ni pourquoi ni où. Petit à petit elle se rendra compte de ce que peut couter une guerre alors qu'elle est impliquée dans une opération dont elle ne sait rien.

Ce film fut difficile à voir. Il est rude, violent et extrêmement pessimiste. Il est aussi très bien écrit, parfaitement réalisé avec une BO sans accroc. Il y a un certain nombre de personnages. Le premier dont je parlerais est Matt Graver. C'est un agent dont le seul but est la victoire. Le reste n'a aucune important. Il combat dans la boue donc il utilise la boue. Il est suivi par Alejandro dont la politesse cache un esprit glacial. Et enfin, nous avons Kate jouée par Emily Blunt. Nous sommes censés nous incarner dans son personnage et vivre selon ce qu'elle ressent. Donc ses émotions sont les plus vives de tous les personnages. C'est une femme compétente qui se pose de nombreuses questions concernant l'éthique de ce qu'elle découvre. On voit ses peurs et ses doutes que l'on ressent à notre tour.

L'histoire, elle, concerne la guerre contre la drogue. L'intrigue nous emmène d'un point de vue parfaitement légal à des actions illégales. On se pose la question de la possibilité de ce qui arrive et la guerre à tous prix, sans prendre en compte les victimes, est fortement critiquée via le personnage de Kate. On observe une forte militarisation d'une action policière sans prise en compte des lois. Tout est fait, dans le film, pour montrer en quoi la fin ne justifie pas les moyens. Pire, le film nous montre les conséquences quand on accepte tous les moyens. Alors que les policiers de Kate sont humain-e-s les membres de l'équipe conjointe sont froids et blaguent sur les meurtres quand ils ne complimentent pas leurs auteurs. Au final nous avons un très bon film avec une actrice parfaite dans son rôle mais difficile à regarder.

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***** Un film parfaitement maitrisé.

 

 

 

 

16:01 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sicario, drogue | | | |  Facebook

09/10/2015

The Program

Même moi qui ne regarde pas le sport et hurle d'horreur devant les retransmissions annuelles du tour de France je sais qui est Lance Armstrong. Un sportif qui fut considéré comme le meilleure de sa génération. Un homme capable de dévaler une montagne en montée comme si c'était une descente. Bref, il est l'élite de l'élite. Du moins jusqu'à ce qu'une sombre affaire de dopage le rattrape. Ce film commence alors que Lance tente son premier tout de France. Il est naïf et seul. Dès le premier départ on lui explique qu'il n'a aucune chance de gagner. Il se lance donc dans le dopage et fait une magnifique performance. Juste après il apprend qu'il a le cancer. S'ensuivent de longues journées pour s'en remettre puis un retour spectaculaire sur le Tour. Et là les questions se posent. Ses résultats sont-ils réels ?

Ce biopic a l'ambition de décrire le programme mis en place par Armstrong pour que son équipe gagne à tous les coups. Il est rempli de bonnes idées et de pistes de réflexions mais échoue systématiquement. Il échoue car il tente de montrer une progression dans le système de dopage mais le fait d'une scène à l'autre qui se déroulent d'une année à l'autre. À la fois on a une continuité et, en même temps, une forte discontinuité temporelle. Il échoue aussi car il force la nécessité, cinématographique, d'avoir un méchant et un gentil. Armstrong est le méchant corrupteur qui crée quasiment le dopage tout en mentant à tout le monde. Le gentil est un journaliste irlandais qui lutte seul envers tous pour la vérité et la justice (non il n'est pas Batman mais ça pourrait). Or, ni l'un ni l'autre n'étaient seuls. Ils faisaient partie d'un système entier. De temps en temps, le film tente de montrer que le problème est bien plus important. Il lorgne sur les journalistes, sur les nécessités économiques, sur la célébrité qui rend une personne intouchable mais jamais ne tente de se lancer dans le sujet. On ne fait que l'effleurer et, donc, le film échoue.

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*** Le film n'est pas mauvais en soi. Mais il échoue sur tous les tableaux. Dommage.
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Image : Allociné

 

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11:43 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the program | | | |  Facebook

08/10/2015

Arrow saison 3

Oliver Queen a été considéré mort pendant 5 ans. Durant toutes ces années il a vécu seul (ou pas) sur une île (ou pas). Ce furent des années de solitudes et d'horreur. Mais, il y a 5 ans, il est revenu dans sa ville natale : Starling City. Cependant, le jeune fils de bonne famille est mort. Oliver Queen est devenu quelqu'un d'autre... quelque chose d'autres. Il est devenu un tueur en série. Du moins jusqu'à la fin de la saison 1 après laquelle il décide que tuer, finalement, ce n’est pas cool. Durant la saison 2 Arrow / Oliver Queen était mis en confrontation avec son passé jusqu'à un final explosif. Cette troisième saison se déroule alors que Arrow est considéré comme un héros. La police accepte de collaborer avec lui tandis que la criminalité chute drastiquement. Cependant, de nouveaux adversaires se montrent. Que ce soient des barons de la mafia ou de simples criminelles. De plus, la Ligue des Assassins décide de s'attaquer à Starling City afin d'éliminer Malcolm Merlyn. Oliver pourra-t-il survivre ? Arrow et son équipe pourront-t-ils survivre ?

J'avais lu les critiques négatives concernant cette troisième saison. Je me demandais comment une série sans prétentions mais sympathique pouvait déraper à ce point. Après l'avoir vue je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il faut tout de même prendre en compte que celle-ci arrive après une seconde saison particulièrement réussie aussi bien en ce qui concerne l'intrigue que les personnages. Cette troisième saison l'est moins. L'histoire, tout d'abord, place Oliver du passé à Hong Kong. On ne comprend pas trop pourquoi Amanda Waller souhaite l'entrainer et l'utiliser mais soit. Ces flash-back permettent surtout d'offrir des informations sur la menace principale. Le présent est tout aussi peu intéressant. Les épisodes nous offrent un "méchant de la semaine" sans trop faire avancer l'intrigue principale. Les réactions de la police ne sont pas du tout assez problématisées. Et enfin, la Ligue est un adversaire trop important pour apparaitre aussi vite au grand jour. En fait, j'ai eu l'impression que cet arc aurait dû être développé sur au moins deux saisons afin de créer une véritable relation entre la team Arrow et la Ligue. Mais nous avons une intrigue dense concentrée en quelques épisodes. Il faut ajouter Ray Palmer que j'aime bien (et non ça n'a rien à voir avec sa connaissance approfondie de Doctor Who... ou alors un tout petit peu... bon d’accord ! C'est entièrement à cause de ça !) mais qui est beaucoup trop parfait. Il est riche, beau, drôle et intelligent. Il n'a, en fait, aucuns défauts ! Je trouve aussi que son personnage est mal adapté à l'ambiance d'Arrow. Il irait mieux dans Flash. Cependant, ces problèmes ne m'ont pas empêché de bien m'amuser avec cette série. Il reste à voir ce qui se déroule dans la saison 4 qui a commencé hier pendant la nuit.

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*** Mouais, en fait je dirais plutôt 3.5. La saison est clairement inférieure à la précédente mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier.
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Site officiel

12:19 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arrow | | | |  Facebook

03/10/2015

Peau neuve par Elise Griffon

Titre : Peau neuve
Auteure : Elise Griffon
Éditeur : Delcourt 23 septembre 2015
Pages : 128

J'entends parler de cette BD depuis une petite semaine. L'histoire se déroule durant les années 90. Laura est une jeune fille de 12 ans. Elle rentre de vacances pour se retrouver dans une nouvelle classe dans une nouvelle ville. Elle ne connait personne et voit rapidement que les relations entre élèves ne sont pas au beau fixe dans l'indifférence générale des adultes présents. Lors d'une des premières journées il est demandé à sa classe une rédaction de français sur les vacances d'été. Elle décrit donc les siennes. Ce qu'elle a fait et ce qu'elle ressent. Et aussi aventures qu'elle a connu cet été particulier. La professeure lui donne la meilleure note. Cependant, sa rédaction porte sur ses vacances dans un camping naturiste. Elle devient rapidement une curiosité puis une victime des brimades de certaines personnes.

Le naturisme est au centre de cette BD mais n'est pas la question principale de celle-ci. Je pense qu'il y a deux thèmes principaux. Le premier concerne la transformation de Laura. Au début du livre elle est encore une enfant alors qu'à la fin elle entre dans l'adolescence. Plus que son propre corps elle observe ses amie-e-s changer aussi. Elle voit des connaissances d'enfance grandir et s'intéresser à de nouveaux sujets. L'année qui passe lui permet d'entrer complètement dans l'adolescence et d'accepter ce changement d'identité malgré la douleur que cela a impliqué pour elle (en est témoin le dernier t-shirt qu'elle porte).

Le second thème concerne la honte. A la première page elle n'a aucune honte de son corps ni de sa nudité. Certaines aventures lui font prendre conscience de son corps mais rien qui ne soit sexuel. Durant l'année scolaire, par contre, il lui est bien fait comprendre par ses pairs que la nudité est un problème. Le fait qu'elle ait vécu des vacances naturistes fait d'elle non seulement quelqu'un de différent mais aussi quelqu'un "d'impur". Immédiatement la nudité est associée à la sexualité et, donc, une femme qui accepte d'être nue doit être ouverte pour s'exhiber devant n'importe qu'elle personne le demandant. Ces agressions se portent aussi bien sur son physique que sur sa moralité qui est reportée à celle d'un animal sans hygiène. Ce n'est donc pas une surprise si ces événements brisent l'innocence qu'elle possédait face à son propre corps. Heureusement les dernières cases sont très positives grâce une femme d'un certain âge.

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***** Quelques transitions étranges mais globalement très bon et intéressant.

Image : Éditeur

 

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15:51 Écrit par Hassan dans BD/Comics | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peau neuve, delcourt, elise griffon, naturisme | | | |  Facebook

Paul Dini présente Batman 2. Le cœur de Silence par Paul Dini et Dustin Nguyen

Titre : Paul Dini présente Batman 2. Le cœur de Silencepaul-dini-presente-batman-tome-2-270x428.jpg
Auteurs : Paul Dini et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 28 aout 2015
Pages : 296

Ce second tome contient la compilation Batman : Private casebook soit les numéros detective comics 841, 3843-845, dc infinite halloween special 1 et la compilation Batman : Heart of Hush soit les numéros detective comics 846-850 de plus il contient les numéros detective comics 852 et Batman 685. De temps en temps Bruce Wayne doit entrer dans la bonne société de Gotham afin de faire croire en sa normalité. Il déteste ses soirées mondaines. La dernière en date est la fashion week. Heureusement, il en est sauvé lorsque le gang du Chapelier fou décide de détrousser les personnes y assistant. Ce n'est que l'une des enquêtes de Batman dans ce tome. Celui-ci contient aussi des numéros plus complet concernant la lutte de Silence contre Bruce Wayne. Ce dernier n'est pas mort et veut se venger en attaquant Bruce où cela fait le plus mal. Réussira-t-il

J'avais apprécié le premier tome car il plaçait Batman face à son véritable talent : enquêter. Ce second tome continue sur cette lancée en plaçant Bruce contre plusieurs vilains repentis ou non. Mais Paul Dini décide aussi de réutiliser le Silence. On en apprend beaucoup plus sur ce personnage. Alors que son passé est connu mais peu dévoilé Paul Dini décide de nous faire entrer dans les souvenirs de Silence afin de comprendre d'où lui vient sa jalousie envers Bruce. C'est très bien réalisé et on en vient presque à plaindre Silence. Son retour permet aussi de changer un peu le statut quo à la fin du tome puisque celui-ci prend place alors que Batman / Bruce Wayne est mort. Un second exercice réussit pour Paul Dini

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**** Des histoires réussies et intéressantes. Elles me donnent envie d'aller voir du côté des intrigues de Grant Morisson qui se déroulent en parallèle.
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Image : Éditeur