29/12/2015

Batgirl 1. Bienvenue à Burnside par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 1. Bienvenue à Burnsidebatgirl-tome-1-270x428.jpg

Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 35-40 et secret origins 10 publiés dans The Batgirl of burnside. Tout a changé. Batgirl est seule, elle n’a plus de contacts avec la police ni les Birds of Prey. Son matériel est détruit tandis qu’elle change d’appartement pour se rendre dans le quartier branché de Burnside. Elle y est engagée comme chercheuse dans le cadre d’une thèse autours d’un algorithme qu’elle a créé durant sa convalescence. Comme elle n’a plus de costume ni d’équipement elle doit aussi se recréer son identité. Mais ceci pourrait bien être plus compliqué que prévu. En effet, non seulement elle doit lutter dans Burnside mais une personne anonyme en sait long sur elle. Et elle utilise ses connaissances afin de faire du mal à Batgirl alias Barbara Gordon.

La première partie des New 52 autours de Batgirl parlaient de son effort face à son passé. Elle retrouvait l’usage de ses jambes (ce qui fit perdre le personnage d’Oracle) et reprit l’identité de Batgirl. Elle tentait de passer outre le traumatisme de l’attaque du Joker. Mais, entre-temps, de nombreux événements ont eu lieu. Non seulement Dick Grayson est mort mais, en plus, son père est mis en prison. C’est dans ce contexte que la nouvelle équipe créative décide de placer le personnage dans un nouveau lieu tout en lui offrant une nouvelle tenue (que j’apprécie beaucoup). De plus, ils décident de moderniser un peu les choses. Barbara vit dans un monde connecté et s’essaie aux réseaux de rencontre et aux réseaux sociaux. Elle débute en s’attaquant à un homme qui dévoile des informations trouvées sur des objets électroniques volés. De plus, elle est harcelée par quelqu’un qui utilise son image, se fait passer pour elle et tente de lui faire du mal. Plus encore, les derniers numéros parlent, à leur niveau, de logiciels prédictifs utilisés afin de contrôler la population sous l’idée d’éviter les crimes. Cette Batgirl est donc très proche de nous avec un comportement parfaitement normal mis à part qu’elle est une justicière.

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***** Un très bon premier tome. Je me réjouis de lire la suite.

Image : Éditeur

Histoire des femmes en occident 5. Le XXe siècle sous la direction de Françoise Thébaud

Titre : Histoire des femmes en occident 5. Le XXᵉ siècle

Direction : Françoise Thébaud

Éditeur : Perrin 2002

Pages : 891

Il est difficile de présenter un tel monument. Et encore, je ne parle que du dernier tome, qui fait tout de même près de 900 pages, alors qu’il en existe quatre autres de l’antiquité à nos jours. Ce tome ne prend en compte “que” le XXᵉ siècle en occident soit l’Europe et les Amériques du Nord. C’est déjà beaucoup mais il est dommage de ne pas avoir pu avoir une perspective plus large. Encore une fois, l’Afrique, l’Asie et les Amériques du Sud sont totalement oubliés par un livre qui se prétendait universel mais qui reste très euro-centré quand il n’est pas franco-centré. Le livre est divisé en 19 chapitre et 4 parties. Le tout est précédé d’une introduction qui permet de remettre à jour les propos tenus dans le livre via un état de la recherche qui se veut complet et qui prend un tout petit moins que 60 pages.

La première partie, constituée de 8 chapitres, est intitulée La nationalisation des femmes. Derrière ces termes nous avons un certain nombre de contributions classées de manière chronologique puis thématiquement. En effet, ou nous peint le fonctionnement de la condition féminine entre la Première Guerre Mondiale et les années trente. Ceci permet aussi bien de montrer les premières revendications féministes du XXᵉ siècle que de nous montrer les modifications et résistances que connurent les sociétés européennes. Dans un second temps, on nous explique comment les femmes et les féminités furent pensés par les autorités de régimes fascistes, dictatoriaux et le nazisme. Nous avons donc une peinture complète qui part de l’Italie et de l’Allemagne en passant par Vichy et l’Espagne de Franco. Ceci se termine sur un examen des femmes en URSS.

La seconde partie, femmes, création et représentation, est constituée de 4 chapitres. Le premier est celui que j’ai le moins apprécié. L’autrice y décrit les manières dont les femmes sont pensées et représentées dans les productions philosophiques aussi bien féministes que non-féministes. J’ai trouvé la lecture difficile et peu intéressante. Par la suite, on trouve un chapitre sur la place des femmes dans la culture qui permet non seulement de créer un bilan sur l’entrée des femmes dans le milieu mais aussi d’expliquer pourquoi il est si difficile de réussir en tant que femme dans la culture. On continue sur un examen de la consommation de masse qui débute en s’adressant aux femmes en tant que maîtresses du foyer et, donc, premières concernées par les chats. La partie se termine sur un chapitre que j’ai beaucoup apprécié concernant l’image des femmes. Il est parsemé d’exemples que le noir et blanc et le format poche rendent moins facile à lire. Cependant, la lecture est très intéressante.

La troisième partie contient trois chapitres et se nomme les grandes mutations du siècle. Le but est de faire l’histoire de la seconde partie du XXᵉ siècle jusque dans les années 80-90. Le propos se concentre sur l’état social et ses effets non seulement sur la pauvreté mais aussi sur la maternité. Le dernier chapitre permet de poser la question de l’histoire du travail féminin, qui a toujours existé, et de sa transformation en salariat mais aussi des milieux dans lesquels les femmes se trouvent. L’autrice montre que bien qu’il y ait mutation dans la condition féminine celle-ci est toujours subordonnée aux hommes qui gardent la main sur les travaux et études considérés comme supérieurs.

Enfin, la dernière partie, en quatre chapitre, se nomme enjeux. Le premier chapitre pose la question de l’ascension à la majorité aussi bien civile que politique des femmes. L’autrice dépeint les premières tentatives d’accéder au droit de vote mais aussi d’être considérées comme civilement majeure. Elle montre des différences en Europe selon des lignes de fractures religieuses et géographiques. Un second chapitre montre l’histoire du féminisme dans les années 60 et 80. Ce chapitre permet de comprendre comment les mouvements féministes se sont reconstruits en abandonnant le droit de vote au profit d’autres luttes en faveurs du droit sur son propre corps. L’avant-dernier chapitre est une étude de cas sur le Québec qui permet de faire le lien entre différents mouvements féminins entre différentes époques et leurs impacts sur la société. Enfin, le livre se termine sur un chapitre qui examine les problèmes de la filiation posés par les nouvelles sciences de la procréation. L’autrice présente les arguments en faveurs ou contre ces droits ainsi que les problèmes qui peuvent exister. Dans une dernière partie, on nous offre des extraits d’écrits de deux femmes.

Ce livre est un monument qui fait partie d’un monument. L’histoire des femmes en occident fut une tentative non seulement de justifier d’une recherche mais aussi de créer un livre qui pose les bases de la connaissance à un moment particulier. Son âge implique que de nombreuses recherches plus récentes existent actuellement. Je me pose aussi la question de la légitimité d’un livre qui ne prend en compte que l’occident et, surtout, la France et une partie de l’Europe (la Suisse, encore une fois, est pensée comme un tout lorsqu’elle est mentionnée). De plus, cette histoire des femmes, et c’est l’époque qui le veut, ne prend pas en compte les problèmes concernant les sexualités ni les racismes. C’est à peine si les tensions entre féministes blanches et noirs aux USA sont mentionnées. Il est difficile de passer outre ce livre lorsqu’on s’intéresse au sujet mais il est nécessaire d’aller plus loin.

Image : Amazon

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25/12/2015

Avengers 4. Infinity par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 4. Infinity

Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Éditeur : Panini comics 1 juillet 2015

Pages : 160

Ce tome contient les numéros 18-23. Voici enfin le troisième tome qui constitue l’événement Infinity. Pour rappel, celui-ci se déroule à la fois sur Terre et dans l’univers. Dans le tome principal nous avions la prise de contrôle de la Terre par Thanos après le départ des Avengers pour une guerre. Dans le tome 2 de New Avengers nous avions l’effet d’Infinity sur la quête des Illuminatis pour arrêter la destruction de l’univers (et donc de la Terre). Ce tome d’Avengers suit les aventures de Captain America et des Avengers dans l’espace face à la flotte des bâtisseurs. Ceux-ci détruisent tout sur leur passage dans le seul but de mettre fin à l’existence de la Terre. Les Avengers ne sont qu’une petite armée face à des empires entiers. Et si ces derniers ne peuvent rien contre les Bâtisseurs que peuvent les Avengers ?

Il devient de plus en plus difficile de présenter le travail d’Hickman sur Avengers et de l’apprécier. Encore une fois, l’intrigue est concentrée sur l’aspect héroïque et guerrier plutôt que de nous présenter un groupe et sa constitution. Bien qu’Hickman nous présente un peu mieux les Bâtisseurs dont on avait entendu parler il ne fait qu’ajouter une petite brique à sa construction. En fait, Hickman donne presque l’impression d’être trop arrogant pour le bien de son intrigue. Comme s’il avait une bonne idée mais qu’il partait en roue libre sans contrôle. En bref, je doute de plus en plus.

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*** Un tome qui se concentre sur une guerre sans parler de rien d’autre. Je commence à me lasser.

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Image : Éditeur

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23/12/2015

Avengers 3. Prélude à infinity par Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR

Titre : Avengers 3. Prélude à infinity
Auteurs : Hickman, Spencer, Caselli et Deodato JR
Éditeur : Panini comics 1 mai 2015
Pages : 144


Ce tome contient les numéros 12-17. Depuis quelque temps la Terre connaît des dangers de plus en plus importants. C’est la raison pour laquelle Tony Stark et Steve Rogers décident de reconstruire les Avengers pour en faire une véritable machine de guerre. Ils n’ont même pas eu le temps de dire bonjour aux nouveaux que la Terre est attaquée depuis Mars puis qu’un événement cosmique crée deux nouveaux êtres à la puissance sans limite. Ces derniers font partie d’un ancien système qui est en train de s’effondrer. Ce système n’a pas terminé de poser des problèmes puisqu’il envoie un message automatiquement et que celui-ci détruit toutes activités électronique sur la planète. Les Avengers vont avoir besoin de plus gros bras.


Il est difficile de parler du run d’Hickman sur les Avengers. Il me semble qu’il est très prudent dans la mise en place de son intrigue. Les choses se construisent lentement mais sûrement. Encore une fois, on nous montre que la Terre fait partie d’un système mais que celui-ci est brisé. Mais on ne perd pas de temps en palabre puisque, extrêmement rapidement et souvent, le scénariste place ses personnages dans d’énormes combats. Ceci donne l’impression d’un tome qui fait la jonction avec la suite plus que d’un tome qui se suffit à lui-même. Il faut aussi noter que ce run ne laisse que très peu de place à la vie civile des Avengers. Tout est concentré sur l’héroïsme et les missions. La lecture est donc déroutante et désincarnée.


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*** Ce n’est pas mauvais mais très déroutant. Ce n’est pas une lecture simple mais difficile avec de nombreuses références et une intrigue difficile à saisir.
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Image : Éditeur

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21/12/2015

Aquaman 5. Maelstrom par Jeff Parker et Paul Pelletier

Titre : Aquaman 5. Maelstromaquaman-tome-5-270x424.jpg
Auteurs : Jeff Parker et Paul Pelletier
Éditeur : Urban comics 11 septembre 2015
Pages : 240

Ce cinquième tome contient les numéros 32-40 ainsi que Secret Origins 2 et 5. Aquaman a changé de main depuis le tome 4. Celui-ci était, d’ailleurs, le plus faible de la série avec des ennemis peu intéressants et une intrigue un peu abandonnée. Je me suis laissé persuader de laisser une chance au nouveau scénariste. Dans ce tome il crée deux intrigues sans aller dans la direction mise en place par Geoff Johns au tome 3. Ainsi, nous avons d’abord une lutte contre la base internationale sous-marine et leur création. Celle-ci est parallèle à des problèmes politique en Atlantide. En effet, une faction considère Arthur et Mera comme des usurpateurs qui détruisent le continent. Le problème c’est qu’ils ont raison. La Terre même refuse Arthur comme roi. C’est pourquoi ce dernier décide de recherche les traces de sa mère afin de se faire accepter comme souverain.

Que penser de ce tome ? Il semble que le scénariste ait décidé de creuses un peu ce que Geoff Johns avait sous-entendu mais sans concrétiser. Ainsi, on ne revoit ni Orm ni le roi de Xebel. Par contre, on en apprend plus sur le fonctionnement de l’Atlantide ainsi que sur les différents royaumes. Ces connaissances permettent de créer des liens avec les autres héros mais aussi les royaumes mythiques de l’univers DC. On apprécie de voir Arthur traité, enfin, en tant que roi par d’autres dirigeants. Bien que la première partie de l’intrigue, le combat, soit peu intéressant et ne permette pas de comprendre la raison de la présence de la base Triton la seconde est meilleure. Elle permet de réunir Arthur avec son passé et de consolider son rôle. Je suis donc plutôt content.

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**** Le tome 4 était très moyen celui-ci est bien mieux sans être aussi bien que les trois premiers.
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Image : Éditeur

19/12/2015

Star Wars: The force awakens

Enfin ! Enfin nous avons un nouveau Star Wars ! Enfin après une longue année d’attente depuis le premier teaser ! Et enfin j’ai pu aller le voir malgré la foule énorme qui se masse à chaque projection ! Je vais tenter une petite présentation. Je vais essayer de faire attention mais il est toujours possible qu’il y ait quelques spoilers. If you do not want to be spoiled keep calm and stop reading.

Il y a 30 ans les rebelles ont détruit la seconde étoile noire alors que l’Empereur et Vador étaient détruits. Sur les cendres se sont soulevés des planètes prenant le nom de Nouvelle République. Mais l’Empire n’est pas terminé et la Résistance lutte encore et toujours. À la place d’un Empereur nous avons le Premier Ordre. Il y a 20 ans Luke Skywalker a disparu. Depuis, une bonne partie de la galaxie est à sa recherche. Et certaines personnes pourraient bien se rapprocher de la solution. En effet, il existe une carte des voyages de Luke. Alors que l’Empire souhaite la posséder afin de détruire le dernier Jedi la Résistance souhaite le faire revenir et restaurer l’équilibre de la Force. La générale envoie son meilleur pilote retrouver cette carte. Mais l’Empire n’est pas loin derrière et détruira absolument tout afin de mettre la main sur Luke Skywalker.

Que penser de cette nouvelle suite (qui, cette fois, ne se déroule pas dans le passé) ? Est-ce qu’elle est à la hauteur pour relancer une franchise qui n’est jamais morte ? Le film vaut-il la destruction de l’univers étendu ? Difficile à dire… moi, en tout cas, j’ai aimé. Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a de nombreux problèmes scénaristiques et autres. Ainsi on se demande comment Finn passe de soldat loyal à résistant. Pourquoi existe-t-il une carte du lieu où se trouve Luke ? Pourquoi personne n’est au courant de la super base ? Mais ce qui fait la réussite et la faiblesse du film se sont, avant tout, les références. Chaque minute sont remplies de références aux autres films et, au bout d’un moment, on se demande si on regarde un film ou des scènes d’hommages envers les autres films ? Heureusement, nous avons aussi de nombreux nouveaux personnages qui rejoignent les anciens. Ces derniers sont introduits progressivement et ça fonctionne bien. J’apprécie particulièrement l’écriture des nouveaux personnages mis à part Kylo Ren que je trouve un peu bâclé. On a une sorte de nouveau Vador qui fait tout pour ressembler à ce dernier et qui semble suivre son exemple pour des raisons similaires. Donc, pour moi, c’est réussi.

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**** J’ai bien aimé. Il y a de nombreux problèmes dans l’intrigue ainsi qu’un grand méchant qui n’a pas le charisme de Vador (surtout après avoir enlevé son masque) mais je me suis bien amusé.
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Image : Site officiel

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12:05 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the force awakens | | | |  Facebook

16/12/2015

All-New X-Men 5. Déménagement par Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson

Titre : All-New X-Men 5. Déménagement
Auteurs : Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Brandon Peterson
Éditeur : Panini comics 14 octobre 2015
Pages : 248

Ce tome contient les numéros All-New X-Men 18-21 et X-Men Gold 1. Kitty Pride et ses étudiants, les X-Men d'origine, sont partis de l'école de Wolverine pour se rendre à l'école de Cyclope. C'est une surprise pour les mutants qui suivent Wolverine. Ce tome reprend exactement à ce point. Les jeunes mutants doivent apprendre à accepter ce nouveau lieu froid et peu engageant rempli de nouveaux mutants et d'anciens ennemis. Puisque c'est une remise à niveau il est aussi décidé de changer d'uniforme pour des versions plus moderne et plus proche de l'idéal des Power Rangers. Il ne faut pas longtemps pour qu'il y ait des ennuis. En Floride une mutante est pourchassée par des hommes surarmés citant la bible. Cette jeune femme n'est autre que X-23 et elle est bien décidée à se venger de ses agresseurs.

Ce tome est peu mieux que le précédent. Au lieu de je ne sais plus combien d'équipe nous en avons une. L'intrigue ne la fait pas beaucoup interagir avec les Uncanny X-Men étant donné qu'on est immédiatement envoyé en Floride. L'histoire n'est pas vraiment intéressante. Elle permet, encore une fois, de placer les X-Men face à la peur et à la haine même si cette fois on parle de religieux chrétiens. C'est surtout un bon moyen d'introduire un nouveau membre qui est X-23. Je ne sais pas encore quoi penser d'elle mais je l'apprécie (bien que j'apprécie moins que les membres masculins des origines draguent tout ce qui semble féminin). J'ai mieux aimé le numéro Gold qui s'intéresse à des événements précis du passé. Mes histoires préférées, dans ce numéro, sont celles qui concernent Kitty et Wolverine.

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**** Moins pire que le tome 4 ce tome 5 reçoit aussi de l'aide de la part du numéro Gold.
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Image : Amazon

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All-New X-Men 4. La bataille de l'atome par Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho

Titre : All-New X-Men 4. La bataille de l'atome
Auteurs : Brian M. Bendis, Jason Aaron, Brian Wood, Stuart Immonen, Chris Bachalo et Frank Cho
Éditeur : Panini comics 16 septembre 2015
Pages : 248

Ce tome contient X-men: battle of the atom 1-2, All-new X-men 16-17, Uncanny X-men 12-13, Wolverine and the X-men 36-37 et X-men 5-6. Ce gros tome est comme son contenu : un gros foutoir avec plein de séries différentes. Mais que s'y passe-t-il ? Dans le présent les X-Men d'origine sont envoyés afin de stopper une nouvelle mutante particulièrement puissante et de mettre les civils à l'abris. Le problème c'est qu'ils ne sont pas les seuls sur le terrain. Premièrement, il y a un escadron entier de sentinelles dont les X-Men d'origine ne peuvent pas se débarrasser. Ensuite, l'équipe de Cyclope dit bonjour et sauve tout le monde. Mais pas assez vite car Cyclope du passé meurt ce qui fait disparaitre celui du présent et crée une sorte de tremblement dans l'univers. Heureusement, il est ramené à la vie par l'un des nouveaux mutants. Mais, pour Wolverine, c'en est trop. Les X-Men d'origine doivent retourner à leur époque. En même temps, des X-Men du futur (oui il y a beaucoup de X-Men) arrivent dans le passé afin d'être certain que ceux du passé repartent. Cependant, Jean ne veut pas revenir. Elle décide de lutter et c'est ainsi qu'une bataille s'engage entre différents groupes mutants.

Bon, alors j'aime bien cette série. Je sais, elle est très critiquée pour des raisons parfaitement légitimes. On ne sait pas où va le scénariste et les choses tournent un peu en rond. Mais j'aime bien l'idée ainsi que les personnages et leurs réactions face à leur futur eux-mêmes (bien que Jean soit un peu agaçante). En plus j'aime beaucoup Kitty Pride et elle est souvent présente. Alors pourquoi n'ai-je pas aimé ce tome ? Premièrement, on a beaucoup d'action mais on ne comprend pas vraiment qui combat qui ni pourquoi. Il faut se rendre compte que nous avons, si j'ai bien compté, six équipes différentes qui ne s'apprécient pas toujours et qui se mentent mutuellement. Ces six équipes n'expliquent strictement rien mis à part que les voyages dans le temps sont dangereux (le seul danger est montré dans les premières pages). Je veux bien le croire mais je souhaiterais en savoir plus. J'aimerais comprendre comment certains personnages se sont retrouvés dans leurs différentes positions. Mais, rien ne nous est dit. Ensuite, les conséquences sont peu apparentes. J'ai l'impression d'un retour à la normal avec quelques changements mineurs alors que l'intrigue pose des questions sérieuses. Le SHIELD, par exemple, n'agit pas directement sur Wolverine et se laisse déborder aussi facilement qu'un bébé. Bref, un tome dont l'intrigue est à la fois trop confuse et trop facile.

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*** Une intrigue confuse, une conclusion facile, un petit changement intéressant mais qui tombe un peu comme un cheveux sur la soupe.
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Image : Amazon

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15/12/2015

Wonder Woman 6. La chute de l'Olympe par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-6-270x417.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 168

Ce sixième et dernier tome du run contient les numéros30-35 et Secret origins 6. Dans le dernier tome l'Olympe était tombée avec la mort d’Apollon. Ce dernier avait rendu ses pouvoirs à Héra mais le Premier Né règne. Ni la mer ni les enfers ne sont à l’abri. Tandis que Diana tente de convaincre ses sœurs de s'unir à leurs frères afin de faire la guerre au Premier Né elle voit ses allié-e-s disparaitrez et tomber un-e à un-e. Il est temps pour Diana de prendre ses rôles au sérieux : Héroïne, reine, guerrière et déesse de la guerre. Mais, face au Premier Né, cela pourrait ne pas être suffisant. D'autant qu'Eris souhaite la discorde sur l'ile du paradis et qu'Héra est à nouveau elle-même.

Bien que j'ai énormément apprécié ce run je suis content d'en voir la fin. Celui-ci trainait un peu en longueur. Le cinquième tome donnait l'impression de tout faire pour que deux jours tiennent en 160 pages. Ce tome va bien plus vite. Pratiquement immédiatement nous sommes engagés dans la guerre avec la vision d'un Olympe absolument horrible. Ce qui m'a le plus frappé est le destin de Cassandra. Elle passe de chef de guerre à esclave affamée en loque. Je ne m'attendais pas à un tel changement. Diana, de son côté, tente de créer des nouveautés mais celles-ci n'ont pas le temps d'être contestées étant donné la menace du Premier Né. Il est dommage que le prochain run ne soit pas à la hauteur car j'aurais aimé voir ces changements se former dans la société des Amazones. Je ne dirais pas comment le tome se termine et je vous laisse découvrir ce run par vous-même.

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***** Enfin nous sommes à la fin de l'intrigue. Du début au dernier tome j'ai apprécié ce run pour l'une des meilleurs séries que je possède actuellement.

Image : Éditeur

08/12/2015

Wonder Woman 5. Chair de ma chair par Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka

Titre : Wonder Woman 5. Chair de ma chairwonder-woman-tome-5-270x414.jpg
Auteurs : Brian Azzarello, Cliff Chiang et Goran Sudzuka
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 24-29. Arès, dieu de la guerre, est mort durant la bataille contre le premier né. Mais, avant de partir pour l'enfer, il a offert ses pouvoirs et ses devoirs à Diana. Le monde a une nouvelle déesse de la guerre. Mais celle-ci ne souhaite pas prendre son rôle. Elle veut seulement protéger Zola et son enfant. Pendant que Wonder Woman tente de suivre Zola qui souhaite rester tranquille l'Olympe ne reste pas sans réagir. Alors que le premier né est torturé par Apollon ce dernier souhaite se préparer à une guerre prophétisée. De plus, Cassandre tente de retrouver son dieu et d'entrer sur l'Olympe. Il sera nécessaire que Diana accepte sa nouvelle identité si elle souhaite vaincre le premier né et protéger les humain-e-s.

J'aime toujours autant ce run sur Wonder Woman malgré sa longueur. En effet, j'ai l'impression que les auteurs tentent de combler du vide avant d'arriver enfin à la fin de leur run sur cette héroïne. Bien que le tome ne soit pas inutile il aurait pu ne pas exister. Wonder Woman doit, ici, apprendre à accepter son statut et retrouver ses différents alliés. Il est presque dommage que sa divinité ne soit pas plus présentée. J'aurais apprécié avoir un peu de politique olympienne sous la dent. Cette première intrigue fonctionne en parallèle avec la torture du premier né par Apollon. Celle-ci fonctionne un peu comme une horloge. On attend la fin qui ne peut qu'advenir et qui ouvre l'intrigue à sa conclusion prochaine dans le tome 6. En ce qui concerne les dessins c'est, encore une fois, une réussite.

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***** J'apprécie toujours autant ce run mais j'attends sa conclusion avec impatience.

Image : Éditeur

01/12/2015

Tuf Voyaging par George R. R. Martin

Titre : Tuf Voyagingisbn9780575118676-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Gollancz 2014
Pages : 435

Haviland Tuf est un simple marchant. Il voyage de planètes en planètes au sens de l'ancien empire humain. Il est un amoureux des chats et un végétarien. Les affaires ne sont malheureusement pas florissantes. Depuis de longs mois il est bloqué sur une seule planète. Il décide donc de prendre, en dernier recours, un équipage. Celui-ci est constitué de mercenaires ainsi que de scientifiques. La mission confiée à Tuf est de se rendre à certaines coordonnées. Celles-ci sont proches d'un système qui serait maudit. Toutes les trois générations des épidémies s'abattent sur la population entière détruisant tout effort de sortir de l'âge de pierre. Mais les scientifiques pensent que ce n'est pas une simple légende. Ils pensent avoir trouvé les coordonnées du dernier vaisseau écologiste de l'empire terrien capable de détruire, ou de reconstruire, des planètes entières. Tuf, lui, n'est qu'un simple marchand mais il pourrait bien surprendre tout le monde.

Ce roman est constitué de plusieurs nouvelles reconstruites afin de les faire fonctionner ensemble. La structure est toujours la même : Tuf se rend sur une planète et un humain lui explique les problèmes rencontrés, après de nombreuses recherches Tuf propose une solution qui est acceptée et enfin celle-ci contient des effets inattendus et que les clients ne souhaitent pas mais Tuf part à la recherche de nouveaux clients. Chaque histoire est l'occasion d'observer comment Tuf va se rendre plus intelligent que les protagonistes et quelles sont les solutions qu'il offre. Mais, les nouvelles vont plus loin que ça. En effet, Martin commence par nous décrire un homme qui abhorre la violence, et le contact humain, amoureux de ses chats. C'est aussi un homme profondément honnête qui fait tout pour aller au bout de ses contrats. Mais, au fil des nouvelles, le personnage change. Il passe de marchand honnête à quelque chose de bien plus inquiétant. Les trois dernières histoires montrent un Tuf qui prend la capacité de juger et condamner certaines personnes et planètes. Bien entendu, Martin permet à tous les lecteurs et lectrices de justifier les décisions de Tuf. Néanmoins, certaines sont éthiquement difficiles à défendre. Haviland Tuf est donc un personnage à la Martin : ni un héros ni un vilain mais un être humain avec ses défauts. Personnellement, j'aimerais beaucoup savoir ce qu'il advient de Tuf dans le futur.

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***** Des histoires intéressantes et variées malgré un schéma identique et un personnage que j'ai beaucoup apprécié.

Image : Éditeur