30/01/2016

Batman Eternal 4

Titre : Batman Eternal 4batman-eternal-tome-4-270x417.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 29 janvier 2016
Pages : 336

Ce quatrième, et dernier, tome contient les numéros 40-52 de Batman Eternal ainsi que Batman 28. Gotham a connu des jours meilleurs. Arkham est détruite avec la grande majorité de ses pensionnaires en cavale. Ces derniers se voient offrir tout ce qu'ils souhaitent ainsi que les jouets de Batman. Selina Kyle a pris le contrôle des bas-fonds et règne d'une main de fer bien qu'elle ne veuille pas trop combattre Batman. La ville est donc à feu et à sang alors que la Batfamille est obligée de se séparer afin de s'occuper des vilain-e-s puis de sauver les habitant-e-s. Batman, lui, enquête sur la personne qui a créé cette catastrophe. Mais aucun de ses ennemis ne semble avoir l'envergure ou le style pour ce qui a été accompli. Pourtant, tous les indices sont ici. Et la fin de l'attaque approche. Gotham et Batman vont-ils tomber ou se relever ?

Maintenant que la série Batman Eternal a connu sa conclusion que penser ? Personnellement, je pense que le choix d'un numéro par semaine était mauvais. Ceci a obligé à rendre les épisodes très, trop, rapidement et donc à faire du simple soit du combat. J'aurais préféré quelque chose de mieux pensé avec un peu moins de vilains qui cachent des vilains ou de combats qui se répètent. Je trouve que l'aspect policier est largement sous-estimé. Pourquoi ne pas avoir mieux mis en scène le changement de relation entre la police et Batman ? De plus, une bonne partie des intrigues n'étaient finalement pas nécessaire et alourdissent le tout. Au final nous avons un grand spectacle qui souffre d'un trop plein d'action.

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*** Bien que j'en ai apprécié la lecture tout cette série aurait pu être meilleure avec un peu plus de temps de réflexion entre les épisodes.
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Image : Éditeur

27/01/2016

Batman Eternal 3 par Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 3batman-eternal-tome-3-270x423.jpg
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 25 septembre 2015
Pages : 296

Ce tome contient les numéros 27-39 de Batman Eternal. Le troisième tome est l'avant-dernier publié par Urban Comics. Le dernier sort, hasard des lectures, vendredi 29 janvier. Les deux premiers tomes dispersaient largement la famille ainsi que l'intrigue dans plusieurs villes du monde. Ce troisième tome est bien plus condensé. L'action se déroule à Gotham et l'on suit presque exclusivement Batman. Gotham est bien mal au point. Des explosions et séismes ont secoué la ville tandis que l'asile d'Arkham est contrôlé par des forces magiques démoniaques. La ville est sous la loi martiale tandis que la police ne fait plus confiance envers Batman. Gordon est toujours en prison malgré les preuves le disculpant. Mais ce n'est que le début. En effet, après s'être attaqué à la ville et au symbole un ennemi décide de s'attaquer à Batman et surtout à Bruce Wayne. Ses caches d'armes sont attaquées une à une tandis que Wayne Entreprises est démantelée. Batman pourra-t-il survivre ?

J'étais plutôt sceptique envers les deux premiers tomes. L'intrigue était trop divisée. Ce tome trois commence par terminer ces diverses intrigues. Chacun des personnages se voit offrir une conclusion à ses problèmes et repart dans l'ombre comme si de rien n'était pour laisser la scène à Batman et à Julia. Ce dernier personnage prend en importance. Alors qu'Alfred restait dans l'ombre elle n'hésite pas, elle, à partir sur le terrain. Ce recentrage de l'intrigue et des personnages est en faveurs du tome. Mais il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, on fait disparaitre de nombreux personnages sans trop nous expliquer pourquoi. Ensuite, l'intrigue de Batman est beaucoup trop centrée sur l'action. On passe d'une case à l'autre sans connaitre la raison de la guerre. D'ailleurs, encore une fois le méchant n'est, en fait, qu'un opportuniste qui suit les ordres ou les opportunités créées par quelqu'un d'autres... Bref, il faudrait moins d'action et plus de réflexion.

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*** L'intrigue est moins difficile à suivre mais reste peu intéressante malgré les bouleversements pour Batman.
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Image : Éditeur

23/01/2016

Carol

Nous sommes dans les années 50. Une jeune femme, Therese, travaille dans un grand magasin de New York en pleine époque de noël. Elle vit avec ses collègues dont un jeune homme qui souhaite se marier avec elle et se rendre en Europe. Sa logeuse surveille ses rentrées et sorties. Elle aime faire de la photographie mais son appareil est d'entrée de gamme et elle ne pense pas être talentueuse. Une autre femme, Carol, entre dans le magasin afin d'acheter un cadeau à sa fille. Elle est en instance de divorce mais elle veut rendre sa fille heureuse pour noël. La rencontre entre ces deux femmes commence doucement puis se transforme en quelque chose d'autre qu'une amitié. Mais dans les années 50 ce genre de relation est loin d'être simple.

Je suis un peu ennuyé avec ce film. Il parle d'un thème qui embête beaucoup de personnes (dont le PDC qui souhaite interdire le mariage entre personne de même sexe), qui peut être très difficile et créer d'énormes problèmes avec beaucoup de talents et de sensibilité. Techniquement, le film est tout simplement magnifique. Les costumes, les décors, l'ambiance,... tout hurle l'authenticité. Un énorme travail a dû être fait pour recréer les années 50. Les problèmes de moral dans le cadre d'un divorce difficile sont superbement joués et mis en scène sans drames ni scènes inutiles. Les actrices et les acteurs sont plus que convaincants. Les personnages sont très bien écrits et même les "méchants" peuvent être compris. On nous montre des gens humains donc capables tout simplement d'échouer. Malheureusement, le film n'a pas fonctionné avec moi. Ce n'est de la faute ni des actrices et acteurs ni des scénaristes. Je n'y ai tout simplement pas cru. Je ne crois pas au début de la relation entre ces deux femmes. Et si je ne peux pas croire au début d'une histoire d'amour comment croire à la suite ? Dommage pour moi.

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***** L'un des films les plus maitrisés que je connaisse. Dommage que je n'aie pas pu y croire.

Image : Allociné

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18:27 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carol | | | |  Facebook

20/01/2016

Hot Fuzz

Hot Fuzz est le premier film faisant partie de la trilogie Cornetto que je regarde. Il parle de Nicholas Angel. Ce dernier est un policier londonien. Son parcours scolaire et académique est parfait. Son parcours à l'école de police est encore plus parfait. Ses études en cours d'emploi sont toujours et encore plus parfait. Son professionnalisme est sans tâches. Ce policier d'exception réussit à recevoir un nombre élevé de récompenses, être accepté par la communauté et à appliquer la loi de manière rigoureuse aussi bien face aux citoyen-ne-s que face à lui-même. Son bilan est tellement bon que ses collègues commencent à se dire qu'ils ont l'air d'imbéciles à ses côtés. Il est donc décidé par la hiérarchie de le nommer sergent et de l'envoyer dans un petit village de campagne : Sandford. Ce n'est pas qu'un simple village c'est le plus beau du royaume avec des statistiques de criminalité plus basses que la valeur des subprimes. Il ne s'y passe rien mis à part la fuite de quelques oiseaux ou une statue vivante. Cependant, les accidents sont très nombreux. Cela cache-t-il quelque-chose ?

La trilogie Cornetto, pour celleux qui ne suivent pas, est un ensemble de films qui parodient chacun un style précis. Dans le cas de Hot Fuzz ce sont les films d'action ayant pour thème la police. Nous avons tout dans ce film. Des courses poursuites endiablées, des séances de tir, des méchants bien méchants et surtout un complot diabolique ourdi par les personnes les moins suspectes et ce à la barbe de la police qui refuse de croire le policier exceptionnel qui a des soupçons. Tout ceci est dédramatisé lorsqu'on sait que cela se déroule dans un petit village fleuri avec un grand nombre de personnes âgées sympathiques au possible. Je ne peux pas faire la liste de toutes les références parodiques. Elles sont trop nombreuses et passent du suspect suspectement présent et agissant de manière particulièrement suspecte avec une bande son tout aussi suspecte mais magnifique (le nombre de suspect est voulu) à la bataille finale qui prend les toits et les rues de la ville comme terrain de jeu sans oublier les courses poursuites particulièrement ridicules. Bref, c'est du bon.

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***** Un premier film de la trilogie bien réussit avec une brochette d'acteurs britanniques connus de tous et toutes (ce n'est pas possible il n'y a qu'eux dans le boulot ? Il faut recruter les gars !)

Image : Allociné

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17/01/2016

The big short

Que s'est-il passé durant la crise financière ? De nombreux pays sont tombés et vivent encore très mal les conséquences de la crise. Le chômage et la pauvreté se sont démultipliés à un niveau rarement atteint. Et tandis que les grandes banques étaient sauvées par l'argent des contribuables les politiques publiques furent mises en place afin de créer austérité et détruire les régulations de l'économie. Ces politiques ont eu un effet désastreux. Ce film propose de comprendre un peu mieux comment la crise des subprimes a pu se produire. Son but est d'expliquer ce que sont les subprimes et pourquoi les banques se sont jetées stupidement dans le piège sans même savoir ce qu'elles achetaient. Pour cela, le film nous fait suivre trois groupes de personnes qui ont compris avant tout le monde la chute qui allait se produire. Ces personnes ont toutes la caractéristique de ne pas être véritablement membre des traders. Ce sont des marginaux.

Que penser du film ? C'est une tentative d'expliquer simplement et avec un peu d'humour comment l'économie américaine fonctionnait. Pour cela on nous fait comprendre des termes compliqués par des illustrations simples qui mêlent économie et célébrités. Car la crise a été difficile à comprendre. Nous avions de nombreux termes décrivant de nombreux biens ainsi que de nombreuses institutions. Tout était construit pour ne pas faillir mais c'était l'exemple même du château de carte construit sur une faille tectonique extrêmement active. Quand on regarde de près, et il fallait le faire, ça ne pouvait que mal se terminer. On le sait maintenant, les paquets de prêts hypothécaires étaient en grande partie constitués de subprimes soit de personnes incapables de payer leurs dettes. Le film nous explique tout cela par des scènes clés. Les deux qui m'ont le plus frappé se déroulent au siège d'un organisme de contrôle et en Floride. La première place deux protagonistes face à une femme qui porte des lunettes noires et se plaint de ne pas pouvoir lire. Dans la suite de la scène on nous explique que cet organisme ne peut pas se permettre de contrôler et de donner de mauvaises notes car cela impliquerait la fuite des clients, les banques, en direction d'un organisme de contrôle concurrent. La seconde scène se déroule dans un parc locatif fantôme. Il y a des centaines de maisons avec des journaux datant de plusieurs semaines et seulement quatre familles locataires. Tout le monde a fui par incapacité de payer leurs dettes hypothécaires. Ce ne sont que deux scènes et il y en a d'autres. Bien que le film réussisse à expliquer la crise elle le fait en suivant des personnes qui en ont profité. Ces personnes ont gagné énormément d'argent en pariant sur la destruction de la vie de nombreuses familles. De plus, je pense que le film échoue en partie à montrer en quoi le système est toxique. On ne nous montre pas assez non plus les liens entre les instances politiques et les instances financières qui ont pensés les solutions d'austérité à la crise (solutions qui créent une crise sociale sans précédent).

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**** Plutôt réussit mais il ne va pas assez loin.
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Image : Allociné

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12:28 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the big short | | | |  Facebook

16/01/2016

Batman Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins

Titre : Batman Eternal 2batmaneternaltome2couv-270x406.png
Auteur : Scott Snyder, James Tynion IV, John Layman, Ray Fawkes, Tim Seeles et Kyle Higgins
Éditeur : Urban comics 22 mai 2015
Pages : 296

Ce second tome contient les numéros Batman Eternal 14-26. Batman a bien des problèmes. Son ami et commissaire de la Gotham a été enfermé pour meurtre. Le nouveau commissaire est un pourri de mèche avec la mafia. Gotham est en pleine guerre des gangs tandis que la famille se disperse afin de suivre ses propres pistes. Batman, lui, n'a qu'à peine le temps de lutter contre les criminels tandis que la police laisse tout le monde libre. Mais les choses changent un peu. Batgirl est sur une piste qui pourrait faire sortir son père de prison. Red Robin suit une piste à Tokyo tout en embarquant une jeune femme qui commence à l'ennuyer. Et Batman pourrait bien avoir trouvé un nouvel allié. Mais n'existe-t-il pas un lien entre tous les événements à Gotham ? Se pourrait-il qu'un plan plus important existe ?

Bien que la série pose de nombreuses choses et personnages il y a de nombreux problèmes. Le plus flagrant est le rythme. On passe d'un événement à un autre en quelques pages sans avoir le temps de comprendre ce qui s'est déroulé. Ceci est encore plus flagrant quand on pense aux nombreuses intrigues différentes. On suit de nombreux personnages - qu'il faut parfois présenter créant un problème supplémentaire - sur de nombreuses intrigues et sous-intrigues. Il est difficile de s'y retrouver et de comprendre s'il existe un plan d'ensemble de la part des scénaristes. On a plutôt l'impression d'être jeté dans tous les sens par des personnes qui souhaitent dire des histoires différentes et ce sans se concerter entre eux. Enfin, je trouve particulièrement dommage que la guerre des gangs et la corruption de la police soient résolues aussi rapidement. Il y avait des questions intéressantes ainsi que des effets que j'appréciais. Selon moi, il aurait été mieux d'écrire moins vite et de se concentrer sur une intrigue précise plutôt qu'un tel brouillon incompréhensible.

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*** Je vais être gentil mais bon voilà quoi...
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Image : Éditeur

The hateful eight

Ce début d'année voit la sortie d'un nouveau Tarantino. Le réalisateur est connu et souvent apprécié (bien que je ne sache pas si c'est mérité car il y a plusieurs problèmes). Donc un film de sa part est toujours un événement. The Hateful Eight se déroule peu après la guerre civile. Un chasseur de prime amène une femme vers une ville afin de la faire pendre et de recevoir une récompense. Sur la route il croise deux personnes. Les 4 voyageurs se dirigent en direction de la ville mais ils et elle sont obligé-e-s de faire halte dans une petite auberge bien connue afin de se sustenter et de se protéger d'une tempête de neige. Dans le bâtiment il y a 4 autres personnes. Tout le monde se présente mutuellement mais il est vite apparent qu’une ou plusieurs personnes ne sont pas ce qu'elles disent être. Alors que la tempête force à la cohabitation les tensions montent.

Que dire de ce film ? Les huis clos sont intéressant sur plusieurs points. Nous avons un lieu fermé avec un nombre limité de protagonistes. Bien que tout le monde puisse savoir ce que sont les autres il peut y avoir mensonges et secrets ou rien de tout cela. Un huis clos est donc un moyen de montrer comment réagissent les personnes lorsqu'elles sont effrayées et ou suspectées. D'un seul coup les liens de confiance se brisent et les problèmes deviennent de plus en plus importants même s'ils sont basés sur des choses triviales. Le problème c'est que, dans ce film, il n'y a déjà aucuns liens de confiance. L'atmosphère ne peut pas changer. En effet, jamais les personnages n'ont été francs entre eux et tout le monde le sait.

Bien que la violence soit omniprésente dans ce film elle ne détone pas trop. Tarantino a tendance à jouer sur l'esthétisme de la violence. Dans ce film on l'explique difficilement par une différence entre la justice "de vengeance" et la justice civilisée. Même à l'intérieur de l'histoire cette distinction vole très rapidement en éclat après une scène que j'ai détestée. Durant plusieurs minutes l'un des personnages, le Major, décrit à un père comment il a humilié puis violé son fils en éclatant de rire. Ce qui m'a le plus gêné dans cette scène n'est pas seulement le rapport de pouvoir instauré entre deux personnages par le passé ni la tentative de justifier un meurtre par la légitime défense. Non, ce qui m'a le plus gêné ce sont les rires des spectateurs dans la salle. Rires qui ne sont pas anomalie. La scène est clairement conçue comme une juste rétribution des choix du jeune homme. Mais ces rires posent de nombreuses questions sur la manière dont on considère les violences sexuelles dans notre société. Et ce sont ces rires dont je me souviendrais le plus.

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*** Bien que l'image et la bande son soient réussies j'ai trouvé le film mou.
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Image : Allociné

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13:45 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hateful eight | | | |  Facebook

10/01/2016

A knight of the seven kingdoms par George R. R. Martin

Titre : A knight of the seven kingdoms
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Harper Collins 2015
Pages : 355


Il y a 100 ans les Targaryens siégeaient toujours sur le trône de fer. Les dragons n'étaient pas oubliés tandis que le royaume se remettait à peine de la rébellion d'un usurpateur. Il y a 100 ans un chevalier est mort. Mais, sur son lit de mort, il a pu adouber son écuyer : Dunk qui se fait nommer ser Duncan the Tall. Ce dernier décide de se rendre à un tournoi qui regroupe tous les plus grands chevaliers de Westeros. Son but est de gagner quelques tours ce qui lui permettrait de gagner un peu d'argent et, s'il est chanceux, de se faire un nom afin d'entrer au service d'un noble. Il y trouvera tout autre chose lorsqu'il rentre dans les affaires des Targaryens au péril de sa vie.

Ce petit livre est constitué de trois nouvelles déjà publiée et, ici, offertes avec des illustrations. Son but est, bien entendu, de placer les lecteurs et lectrices dans une époque que la série principale ne fait qu'évoquer. Sous l'excuse d'un chevalier errant on peut retrouver des lieux connus et moins connus alors que le royaume était encore Targaryen. Heureusement, ce livre n'est pas que cela. George a la capacité à créer des situations et des personnages que l'on aime connaître et suivre. Dunk est un chevalier dans tous les sens du terme. Il place son honneur au plus haut même si cela implique de se mettre en danger pour protéger des personnes plus faibles (et donc un risque de mourir jeune). Son écuyer est bien plus intelligent bien que son tempérament soit fougueux. Dans ses trois nouvelles George pose plusieurs questions. Que ce soient la valeur d'un prince face à la vérité ou la raison d'une guerre inutile ? Ce sont aussi des histoires dont j'ai apprécié la lecture.

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***** À la fin du livre George promet une suite. Je ne sais pas quand il pourra s'y mettre mais je l’attends.

Image : Éditeur

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09/01/2016

Batman 7. Mascarade par Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo

Titre : Batman 7. Mascaradebatman-tome-7-270x417.jpg
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV et Greg Capullo
Éditeur : Urban comics 13 novembre 2015
Pages : 256

Ce tome contient les numéros Batman 35-40 et Annual 3. Les choses ne sont pas parfaites pour Bruce Wayne et Batman après Batman Eternal. Cependant, notre héros se remet petit à petit de sa dernière année. Malheureusement, il est immédiatement attaqué par la Ligue de Justice entière. Ses amis ne veulent qu'une chose : le tuer ! Batman se rend rapidement compte que la Ligue a été attaquée et manipulée par son vieil ennemi : le Joker. Oui, le Joker est de retour après sa chute dans les grottes. Et cette fois il ne veut pas rendre Batman meilleur. Cette fois il décide qu'il veut détruire Batman et Gotham avec. Bruce Wayne a connu de nombreux jours difficiles mais survivra-t-il à cette nouvelle attaque ?

Après la déception que fut le dernier tome celui-ci est un énorme bond en avant. Cette fois le Joker est moins glauque. Il a de nouveau un visage. Mais cette fois il montre à quel point il sait tout de Batman tandis que ce dernier ne sait rien du Joker. Le scénariste tente ici d'ajouter un peu plus au mythe. Et si le Joker ne revenait pas seulement parce qu'il est résistant mais parce qu'il est immortel ? Et s'il était présent depuis les débuts de la ville ? Les chapitres principaux sont suivis par deux autres intrigues. La première place une chercheuse d'Arkham face aux multiples origines du Joker. Elle est forcée de suivre des patient-e-s qui lui racontent une histoire. La question concerne la véracité de ces histoires. L'une d'elle est vraie mais laquelle ? Les auteurs sont aussi très talentueux sur ces épisodes qui à la fois offrent des réponses tout en niant leur utilité et leur véracité. Enfin, on termine sur une histoire concernant un journaliste. En voulant comprendre le Joker il en parle comme d'un homme seul et sans amis. L'histoire est glaçante. Le Joker fait tout pour détruire la vie du journaliste en retournant son papier contre lui. Petit à petit le personnage perd la raison et ne peut que se cacher dans un coin. Bref, un très bon tome que j'ai beaucoup aimé lire.

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***** J'ai du mal à trouver des points faibles à ce tome.

Image : Éditeur

Batman 6. Passé, présent, futur

Titre : Batman 6. Passé, présent, futurbatman-tome-6-270x422.jpg
Auteurs : Snyder, Capullo, Kubert, Maleev, Murphy, Craig et Scalera
Éditeur : Urban comics 3 juillet 2015
Pages : 192

Ce tome contient les numéros Batman 18-20, 34 et Annual 2 ainsi que Detective comics 27. Damian Wayne est mort. Bruce Wayne fait tout pour s'en sortir mais son alter ego, Batman, non. Depuis la mort De Damian il travaille sans repos nuits après nuits et combat tout ce qu'il trouve. Et ce qu'il trouve pourrait bien être plus dangereux que prévu. Car bien qu'il ait l'habitude de combattre les pires des criminels que peut-il faire contre son passé et contre ceux et celles qui sont invisibles, ceux et celles qu'il ne peut voir ou identifier ?

Ce tome 6 est un interlude. Plutôt que des intrigues précises nous avons plusieurs épisodes non liés qui permettent de faire le lien entre l'après Eternal et l'avant. En effet, entre le tome 5 et le 7 il y a la série Eternal qui a changé pas mal de choses à Gotham. En attendant, Urban nous offre quelques informations sur la manière dont Batman a géré la mort de Damian. On nous montre aussi comment Arkham a changé pour passer de lieu de guérison à un lieu de punition. C'est une histoire que j'ai trouvé assez intéressante car j'ai rarement eu l'impression que le changement de statut d'Arkham ait été thématisé. On nous montre aussi brièvement le nouveau statut après Eternal pour terminer sur une histoire qui explique comment le futur sera protégé par Batman. Au final rien de bien mauvais mais rien de bon non plus.

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*** Un tome de transition afin de patienter avant le prochain et rien de plus.
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Image : Éditeur

06/01/2016

De l'utilité du genre par Joan W. Scott

Titre : De l'utilité du genre9782213661551-X_0.jpg?itok=vUHK_R54
Auteure : Joan W. Scott
Éditeur : Fayard 2012
Pages : 219

Joan W. Scott est connue pour son article théorique "Le genre : une catégorie utile d'analyse historique". Ce petit livre recueil plusieurs articles de l'historienne autours du genre comme concept et de la manière de l'utiliser en histoire. Le premier article est, bien entendu, celui que je viens de citer. Joan W Scott y définit le genre comme concept tout en critiquant d'autres formes de définitions. Ensuite, elle décortique le terme et explique comment on peut l'utiliser dans des travaux de recherche. Bien que l'article soit très théorique il n'en est pas moins passionnant pour les personnes intéressées malgré une difficulté de lecture plutôt importante. Dans l'article suivant l'auteure déconstruit le travail de E. P. Thompson. Elle démontre que ce dernier a totalement écarté les femmes dans son livre majeur sur la classe ouvrière anglaise.

Les deux articles suivant sont ceux qui m'ont le plus intéressé. La raison en est le lien avec des débats et affaires récentes durant lesquelles les arguments déconstruits par Scott ont été utilisé par des politiciens, des journalistes et des experts. Le premier concerne le voile. Elle montre que ce dernier est pensé comme fondamentalement incompatible avec la laïcité alors que celle-ci n'a jamais été construite comme moyen de créer une égalité entre les hommes et les femmes. Plus important, elle déconstruit les arguments qui considèrent que les femmes qui se voilent sont opprimées ou aveugles. En effet, elle explique que ces femmes s'inscrivent dans une religion et une culture et que cette inscription identitaire, communautaire, permet une capacité d'agir et donc de choisir. Le dernier article concerne la séduction française. À plusieurs reprises, le terme a été utilité afin d'expliquer, ou d'innocenter, des actes sur des femmes. Au lieu d'une agression ce n'était qu'un élan séducteur bien français incompris. Joan W Scott commence par présenter les arguments. Elle montre que cette séduction est basée sur une société particulière et une vision spécifique. Cette dernière considère que les femmes sont ouvertes à la séduction de manière passive tandis que les hommes sont actifs (prédateurs). Les femmes, par l'amour, doivent contrôler et abaisser la prédation masculine en utilisant l'amour. Dans cette vision des relations entre les sexes il faut que tout le monde soit bien identifiable comme homme ou femme. Par conséquence, Scott montre en quoi cette forme de séduction se doit de lutter contre le féminisme et les luttes pour les droits des gays et lesbiennes. Non seulement les sexes sont brouillés mais, en plus, l'acte de séduction est dénaturé. La cible principale est le féminisme américain accusé d'être la cause des guerres des mâles impérialistes américain.

Ce petit livre se termine sur une conclusion qui permet non seulement de faire le bilan du féminisme universitaire mais aussi de tenter de repousser les frontières. Joan W. Scott apprécie les remises en causes des acquis et pousse à passer outre les chemins débroussaillés même, et surtout, si cela rend certaines personnes et institutions inconfortables. Au final, la lecture est stimulante. Le propos n'est pas toujours très facile à comprendre. Les concepts sont nombreux et ne me sont pas toujours connus. Mais il est fascinant de voir la pensée de Scott se modifier et s'étendre vers d'autres horizons.

Image : Éditeur

Batman 3. Le deuil de la famille par Scott Snyder, Greg Capullo et Jock

Titre : Batman 3. Le deuil de la famillebatman-tome-3-270x428.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Greg Capullo et Jock
Éditeur : Urban comics 14 février 2014
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 13-17 publiés dans Batman Vol. 3 : Death of the family. Batman a tout juste réussit à vaincre la cour des hiboux. Ce groupe était constitué des plus hauts dignitaires de Gotham ainsi que d'un grand nombre d'assassin. Mais Batman a tout de même été touché plus que prévu. Non seulement il a été psychologiquement torturé mais il ne pensait pas que la ville même se retournerait contre lui. Malheureusement, ce n'est que le début. En effet, un vieil ennemi est de retour après un an d'absence. Le Joker est revenu à Gotham et organise plusieurs meurtres en vue d'un final explosif. Et cette fois Batman n'est pas visé directement. Ce sont ses alliés qui sont en danger.

J'ai mis longtemps avant de décider de prendre ce tome. Je me suis finalement lancé car le tome 7 parle du Joker et parce que j'apprécie beaucoup le travail de Snyder. Cependant, je n'aime pas le personnage du Joker. Il est plus que dangereux en tant que personnage. L'écrire demande un grand talent si on souhaite éviter de tomber dans le grotesque ou l'effusion de sang inutile. De plus, le Joker écrit par Snyder, ici, porte son propre visage sous la forme d'un masque et torture ses plus proches (pauvre Harley). En gros, tout ceci est très glauque ! Cependant, j'ai tout de même apprécié l'intrigue. En effet, Snyder décider de décrire Batman et le Joker comme un couple. Le Joker est jaloux des alliés de Batman et tente de retrouver son ancien partenaire de jeu en recréant ses anciens crimes tout en cassant la relation qui existe dans la bat-family. Ce plan est particulièrement bien écrit. Je salue aussi la recréation absolument terrifiante de l'asile d'Arkham. Celle-ci pourrait donner des cauchemars. Enfin, les interludes permettent de se "détendre" entre deux crimes du Joker tout en expliquant comment ceux-ci ont été mis en place. Au final, ce tome est glauque mais j'ai tout de même réussit à le lire.

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**** Ce tome me faisait peur mais je suis content de l'avoir finalement lu.
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Image : Éditeur