30/04/2016

Trumbo

Dalton Trumbo était un scénariste d'Hollywood lors de l'âge d'or du cinéma. Il a combattu durant la Deuxième guerre mondiale. Mais il était aussi un membre du parti communiste des États-Unis. Ce fait devient un problème durant les années 50 alors que le monde occidental commence à entrer dans la Guerre Froide. Les sympathies communistes deviennent suspectes de cacher des traitres à l’État. Et le cinéma est l'une des industries qui entre dans le viseur des milieux anticommunistes qui entourent le comité des activités anti-américaines du Congrès. Après plusieurs batailles Trumbo et ses collègues terminent en prison pour un an. Lorsqu'ils en sortent ils trouvent un monde nouveau. Ils sont ostracisés et ne peuvent plus travailler car une liste noire est mise en place. Mais Trumbo décide de travailler sous pseudonyme. Et, au fil des années, la liste noire devient une couverture pour un énorme marché noire.

Trumbo est un bon film. Il contient de très bons acteurs et actrices. Il est bien écrit et plutôt bien mis en scène. Il y a bien quelques longueurs et quelques défauts. En fait, ces défauts dépendent plus du type de film choisit que de la production. Trumbo est un biopic qui tente de s'intéresser à près de 15 ans d'histoire en deux heures. Il y a donc de nombreux problèmes de rythme entre deux époques avec des personnages qui changent sans véritablement changer. Un autre problème concerne le propos même du film. Quand on doit faire tenir 15 ans d'une personne en deux heures on est obligé d'oublier tout ce qui est superflu. On se concentre sur un personnage sans prendre en compte ce qui existe autours de lui. Ainsi, on ne comprend pas forcément ce qui est en train de se dérouler sur les écrans ni qui sont toutes ces personnes. Le film échoue à expliquer comment fonctionnait la liste noire et quels furent ses effets car on ne peut pas faire autrement que de s'intéresser à la vie d'une seule personne. Cependant, on observe assez bien les effets de la liste sur la famille de Trumbo. Illes doivent déménager, accepter d'être insulté-e-s et surtout garder le secret et aider Donald Trumbo. Ce dernier est montré se tuant à la tâche et j'aurais apprécié en savoir plus sur les autres membres de la famille qui semblent tout autant intéressant.

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**** Un bon biopic qui, comme tous les biopics, échoue à expliquer une époque et une vie dans toutes leurs complexités.
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Images : Site officiel

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09:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trumbo | | | |  Facebook

29/04/2016

The 100 saisons 1 et 2

The 100 est une série de la CW. Elle se déroule dans un futur assez proche. Environ 100 ans se sont déroulés depuis que la Terre a vécu une apocalypse nucléaire. Les survivants se sont regroupées dans l'espace dans une douzaine de stations reliées entre elles. Ces stations permettent de nourrir et de faire vivre près de 3000 personnes mais au prix d'une discipline de fer. Tous les crimes sont punis de la même manière : la peine de mort. Seules les personnes mineures sont épargnées pour être réexaminés à leur majorité. Mais la station ne peut plus durer encore longtemps. Il est donc décidé d'envoyer les mineur-e-s criminel-le-s sur Terre afin de vérifier l'habitabilité des lieux. Ces 100 adolescents et enfants devront apprendre à survivre dans un milieu hostile. Et surtout, illes apprendront qu'illes ne sont pas seul-e-s.

La CW n'a pas une très bonne réputation pour les séries. Pourtant, je trouve que la chaine réussit à créer des œuvres intéressantes. The 100 est l'une d'elle. J'ai énormément apprécié ces deux saisons (et j'attends la troisième avec impatience). De nombreux personnages sont très bien écrit avec une évolution justifiée (bien que parfois un peu abrupt). C'est l'une des rares séries que je connaisse à mettre autant en avant de bons personnages féminins dans des rôles techniques ou de leaders. Le propos de la série, comme l'explique le poster, est la survie. De quelle manière différents groupes d'humains essaient d'éviter la mort. Bien que nous suivions principalement les personnes venues de l'Ark les scénaristes essaient de ne pas trop nous guider dans un raisonnement moral. Ainsi, on peut accepter plusieurs décisions puis se demander si une autre solution aurait pu être possible. Cet aspect est particulièrement important dans la saison 2 qui fait vraiment décoller la série.

En lien avec le thème de la survie, on observe le rôle des leaders et du pouvoir. Leur position est montrée de manière négative. Ce sont des personnes qui prennent des décisions de vie et de mort avec, parfois, la connaissance exacte des effets de ces décisions. La série, outre la survie, pose donc la question de la légitimité des décisions prises par des personnes élues ou non qui peuvent impacter toute une société et tuer des personnes pour sauver le plus grand nombre au prix d'une position éthique. Ainsi, on peut résumer la série par les mots de l'un des personnages : il n'y a pas de bons côtés. Mais j'ajouterais qu'il n'y a pas de mauvais côté non plus seulement des personnages qui agissent dans certains cadres qui leur imposent des décisions précises. En résumé, c’est une très bonne série.

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***** Une très bonne série avec une seconde saison magnifique.

Images : Allociné

Site officiel

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16:26 Écrit par Hassan dans contemporain, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the 100 | | | |  Facebook

28/04/2016

Green Room

Un groupe de rock, les Ain’t Rights, sans le sous se rend dans une petite ville de l'Oregon. Mais ce qui devait être un concert devant des fans du genre devient une interview foireuse et un bar local. C'est une catastrophe qui ne rapport que 6 dollars par personnes. Cependant, la personne qui les a invités pense être capable de leur trouver une autre salle de concert avant leur départ définitif. Cette salle est perdue dans la forêt. C'est un bar à skinheads nazis. Bien que le groupe ne soit pas forcément très heureux du lieu ils réussissent à se faire accepter durant leur performance. Malheureusement, ils sont témoins d'un meurtre au moment même où ils partaient. Ils sont enfermés dans une petite salle alors qu'ils se rendent de plus en plus compte qu'ils pourraient ne pas s'en sortir.

Ce film provient du même auteur que Blue Ruin. Ce dernier nous offrait la croisade de vengeance d'un homme face à la famille qui a tué son père. Dans Green Room les choses sont différentes. Les personnages ne voyagent pas. La majeure partie de l'intrigue se déroule dans le bar et même dans une seule salle. Les personnages sont des rockeurs un peu perdus et sans attache qui doivent trouver un moyen de survivre et de comprendre ce qui se déroule. Le film commence donc très gentiment sans aucune menaces (ou presque). Ce n'est qu'au fil du temps que les problèmes se précisent. Les ennemis, eux, sont des gros bras qui essaient de se rendre important en suivant une idéologie qui leur permette de se sentir valorisé. L'exemple parfait est celui du gérant qui, en fait, s'en fiche un peu et tente seulement de gérer le bordel de la situation. Seul le chef est vraiment inquiétant. Il est magnifiquement joué par Patrick Stewart très calme et stoïque. Green Room est un très bon film. Cependant, la réalisation n'hésite pas à user du gore sans mesure. Certaines scènes sont horribles. Ce film n'est donc pas destiné aux âmes sensibles (et Pathé l'interdit aux moins de 16 ans tout en suggérant 18 ans)

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***** L'auteur de Blue Ruin signe un nouveau très bon film. Cependant, il faut se préparer à des images difficilement soutenables.

Images : Allociné

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08:14 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : green room | | | |  Facebook

24/04/2016

Jessica Jones: Alias. Secrets et mensonges par Brian M. Bendis et Michael Gaydos

Titre : Jessica Jones: Alias. Secrets et mensonges
Auteurs : Brian M. Bendis et Michael Gaydos
Éditeur : Panini 13 janvier 2016
Pages : 352

Ce tome contient les épisodes Alias 1-15. Jessica Jones fut une héroïne. Elle a eu plusieurs pseudonymes et a rencontré les Avengers. Mais cette vie est terminée. Jessica Jones a décidé de devenir une détective privée. Ce n'est pas le travail le plus glamour du monde et, souvent, elle découvre des informations qui ne passent pas bien pour le ou la client-e. Sa nouvelle cliente est une femme qui semble venir du haut de la société. Elle demande à Jessica Jones de retrouver sa soeur qui a disparu de son emploi et de son appartement après avoir rencontré un homme dont elle a dit être amoureuse. C'est une affaire banale. Mais Jessica Jones se rend compte que lors de son enquête elle a démasqué un héros sans s'en rendre compte.

Vous connaissez probablement la série mise en place par netflix sur ce personnage (si ce n'est pas le cas il faut la découvrir). Selon Panini elle est inspirée de ce comics. Celui-ci commence durant les années 2000 alors que Marvel essaie de faire du nouveau. Jessica Jones n'est pas un personnage connu, elle ne porte pas de costume et elle boit, fume et fait l'amour. Bref, c'est une personne normale. Le ton est très différent de la plupart des séries. L'univers de Marvel n'est qu'un prétexte pour écrire une suite d'histoire d'enquête qui peuvent aussi bien s'attacher à un aspect ou à un autre. Ainsi, alors que la première intrigue est plutôt politique la seconde place Jessica Jones face à une personne qui pourrait mentir ou dire la vérité sans possibilité de vérifier ses propos. La troisième intrigue, par contre, lance Jessica Jones en plein dans une petite ville qui déteste les mutant-e-s et dans laquelle une adolescente a disparu. Enfin, il y a le magnifique épisode 10 durant lequel Jessica Jones est engagée pour démasquer Spiderman. Mis à part les intrigues les dessins sont magnifiques. Il n'y a pas de fioritures mais de la simplicité. Bref, c'est du très bon.

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***** A acheter les yeux bandés.

Images : Éditeur

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The politics of german child welafre from the Empire to the Federal Republic par Edward Ross Dickinson

Titre : The politics of German child welfare from the Empire to the Federal Republic
Auteur : Edward Ross Dickinson
Éditeur : Harvard University Press
Pages : 365

L'histoire de l'enfance délinquante et en danger (voir en danger de devenir dangereuse) est assez longue. Elle débute durant le XIXe siècle alors que de nombreux réseaux et pays réforment leurs pratiques afin d'atteindre un idéal d'individualisation et de spécialisation. Ce livre s'intéresse à étudier un cas particulier : l'Allemagne. Pour cela, l'auteur dépeint le pays depuis 1840 jusqu'en 1961 (en laissant de côté l'Allemagne de l'Est). Le livre est constitué de 9 chapitres que l'on pourrait diviser en trois parties.

Les chapitres 1-5 prennent en compte la période 1840 à 1918. Cette période prend en compte l'Empire ainsi que la première guerre mondiale. L'auteur y montre de quelle manière la protection de l'enfance est conçue dans un contexte fortement christianisé et politiquement conservateur. La peur de la modernité et des actions des jeunes permet de mettre en place un réseau qui relie les acteurs privés et publics. Les acteurs privés sont majoritairement des mouvements catholiques et protestants. Les tensions entre les milieux religieux et avec les milieux publics sont fortes et aboutissent à la mise en place de garanties quant au fonctionnent des charités privées face à ce qui est vu comme un étatisme dangereux

La seconde période pourrait prendre en compte les années 1918-1945 soit les chapitres 6-8. L'auteur s'y intéresse à la République de Weimar et au nazisme. Il tente de montrer de quelle manière les crises de l'entre-deux-guerres impactent sur les réformes qui tentent d'être mises en place dans les milieux de la protection de l'enfance. Ces crises, en particulier économiques, ont un effet sur la pensée de l'aide sociale. Les théoricien-ne-s commencent à penser plus sérieusement l'eugénisme mais aussi la nécessité de choisir qui mérite d'être aidé. Ce mouvement est progressivement détourné par le régime nazi qui prend le contrôle de la protection des mineur-e-s et met en place des politiques criminalisantes et meurtrières.

Enfin, la dernière partie est dépeinte dans le dernier chapitre. L'auteur essaie d'y montrer de quelle manière les milieux intéressés par l'enfance essaient de dépasser le sinistre régime qui l'a dépassé. Bien que les acteurs étatiques soient réformées en partie les acteurs privés, eux, restent les même. De plus, les inquiétudes sont semblables à celles du XIXe siècle. Ce qui explique pourquoi les milieux catholiques réussissent à garder le contrôle de la protection de l'enfance. De plus, les craintes sont identiques puisque la modernité est pointée du doigt pour expliquer les problèmes de l'époque. Cependant, les réformes sont plus simples car les milieux anti-démocratiques ont disparu et les communistes aussi.

Ce livre, assez ancien, permet d'exemplifier un milieu particulier de l'aide sociale : la protection des mineurs. À l'aide de l'étude d'un cas particulier, l'Allemagne, sur un siècle il permet de montrer comment une politique publique est mise en place et réformée en traversant plusieurs crises et régimes. L'auteur montre aussi les continuités entre les époques tout en considérant le régime nazi comme une discontinuité dans l'évolution de l'aide sociale. Ainsi, ce livre permet de comprendre comme l'état providence a pu se mettre en place en même temps qu'une progressive démocratisation.

Éditeur

23/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partieinjustice-annee-3-1ere-partie-tome-5-270x406.jpg
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
Pages : 144

Ce tome contient Injustice. Gods among us year three 1-6. Superman a gagné la guerre contre les Green Lanterns grâce à ses alliés du corps de Sinestro. Le corps est brutalement atteint et tous ses membres humains sont morts ou ont trahis. Cependant, cette guerre n'a pas été sans conséquences sur le monde. Les dégâts sont importants et les corps jonchent les rues. Des civils innocents ont été tué par le déchainement de puissance de Superman et des Gardiens. Cette guerre a définitivement ouvert les yeux du monde sur celui qui fut un héros et mis à mal le camp de Superman. Un homme en particulier en a marre. Son nom est John Constantine. Il est très puissant et la guerre a mis en danger des personnes importantes à ses yeux. Il décide de lancer les forces de la magie contre le tyran Superman.

Cette première partie pose de nombreuses questions. Bien entendu, il ne fallait pas longtemps avant que la magie soit utilisée. C'est l'une des rares faiblesses de Superman. Mais on se pose des questions sur de nombreux personnages. Le premier est le Spectre qui se range derrière Superman sans que l'on comprenne vraiment pour quelle raison. Les auteurs décident de laisser l'énigme irrésolue. Beaucoup de personnages sont laissés dans l'ombre tandis que la résistance est totalement oubliée. En fait, l'intrigue magique est trop importante pour laisser de la place. Et Constantine prend une place très importante qui empêche d'autres personnages de se faire une place au soleil.

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**** J'apprécie toujours autant la série bien que ce tome laisse dans l'ombre de nombreuses choses que je souhaiterais voir.
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Images : Éditeur

22/04/2016

Injustice. Les dieux sont parmi nous. année 2, Première et seconde partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 2, Première et seconde partie
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 28 août 2015 et 9 octobre 2015
Pages : 144 et 184

Ces deux tomes contiennent Injustice : Gods among us year two 1-12 et Annual 1. La Terre subit une seconde année sous le règne de Superman. Nous n'en sommes pas encore à la dictature. Mais, Superman a prévenu les gouvernements du monde qu'il interviendrait dans les affaires politiques à l'aide d'une milice privée de superhumains. Ces derniers sont envoyés à Gotham sans l'assentiment de Gordon. C'est dans cette ville que la résistance décide de s'implanter malgré l'absence de Batman. De plus, les nouvelles règles de Superman ne sont pas passées inaperçues dans l'univers. Sinestro observe la Terre de près et se dit qu'il pourrait s'allier à cette nouvelle Ligue de justice. Mais cela implique manipulations et discrétion. Car les Gardiens de l'univers sont aussi au courant et souhaitent examiner les actions de l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

La première année a permis de mettre en place les raisons derrière les décisions de Superman. Cette seconde année, en deux tomes, permet de placer définitivement Superman de l'autre côté de la ligne. Bien qu'il se présente encore comme un bienfaiteur ses actes et ses alliés permettent d'en faire une figure de plus en plus malsaine. Que ce soit la prise de contrôle de villes et de parlements ou encore le lien avec Sinestro, un terroriste. Ainsi, pour de nombreux personnages, le point de non-retour est atteint. C'est particulièrement le cas pour Hal Jordan. J'ai, encore une fois, adoré le personnage de Sinestro qui montre une capacité de manipulation tout à fait machiavélique. Bien que les dessins ne soient pas des plus beaux les combats contre les Green Lanterns sont superbes de puissance. Ces deux tomes sont dans la droite ligne des précédents et restent tout aussi bons.

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**** Pas beaux mais intéressants avec un Sinestro bien écrit et des personnages aux actions qui ont de réelles conséquences.
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Images : Éditeur tome 1 et tome 2

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17/04/2016

Batman VS Robin

Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

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*** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
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Image : Allociné

Site officiel

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16:36 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman vs robin, dc, batman, robin | | | |  Facebook

16/04/2016

Infinite crisis 5. Crise infinie par Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 5. Crise infinieinfinite-crisis-tome-5-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 1 avril 2016
Pages : 320

Ce cinquième, et dernier, tome contient Infinite crisis 5-7, Rann-Thanagar war special 1, OMAC projet special 1, Villains united special 1, Superman 226, Action comics 836, Adventures of Superman 649. Ça explose dans tous les sens. La guerre interstellaire entre Rann et Thanagar implique toutes les espèces pensantes de l'univers autours d'un événement cosmique inconnu et destructeur. Les héro-ïne-s humain-e-s décident de s'en mêler. Mais la Terre elle-même est danger. De nombreux complots attaquent en même temps afin de déborder les héro-ïne-s et laisser Alexander Luthor terminer son plan majeur : créer à nouveau un multivers afin de trouver la Terre parfaite et de détruire les autres. Le monde magique est mis à mal, les vilain-e-s de la Terre entière s'échappent et pendant ce temps les Supermen se combattent alors que Superboy prime devient de plus en plus agressif.

Ce pourrait être une énorme explosion de personnages. Ça l'est en partie. De nombreuses scènes montrent des centaines de personnages se combattre et mourir. Les morts ont pu d'impacts car on ne connait pas ses personnages et on ne les a pas suivis. Leurs morts ne permettent que de montrer l'atmosphère de guerre. Heureusement, certaines scènes sont plus intimes. En ce qui concerne Superman Terre 1 et Superman Terre 2 des numéros entiers sont dédiés à leur combat. Celui-ci prend la forme aussi bien d'une destruction physique que de la tentative de comprendre son adversaire en apprenant quel a été sa vie. Ceci permet de donner une vision étrange de plusieurs réalités dans lesquels rien ne se déroule bien et dans lesquels Superman pourrait bien devenir un tyran. J'ai beaucoup apprécié les dernières planches même si elles ne sont plus d'actualité.

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*** Ce dernier tome est surtout l'occasion de faire combattre tout le monde. Heureusement il y a quelques intrigues plus intimistes.
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Image : Éditeur

Sherlock: The abominable bride

Il y a deux ans que nous n'avions pas vu Sherlock sous les traits du magnifique (avec la non moins sublime voix) Benedict Cumberbatch. Il faut dire qu'il est un peu occupé à devenir une super star qui apparait dans toutes les grosses productions actuelles. On devra attendre encore un an avant de retrouver Sherlock sur la BBC. Cet épisode est donc un épisode spécial du nouvel an destiné à combler un trou. Il se déroule au XIXe siècle à Londres. Sherlock est toujours un détective de génie tandis que Watson décrit pour un journal local les aventures de son compagnon. Le mystère du jour est celui d'Emelia Ricoletti. Cette femme s'est suicidé d'un tir dans la tête après avoir tiré dans la rue à plusieurs reprises. Le problème c'est qu'elle revient d'entre les morts afin de se venger de son mari. Pire encore, de nombreux autres hommes meurent sous ses coups. La terreur s'empare de Londres alors que la rumeur d'un fantôme vengeur se répand. Il n'y a que Sherlock qui peut expliquer ce qui se déroule.

Spoiler alert. Que se passe-t-il quand Moffat essaie d'être intelligent et souhaite nous faire partir en conjoncture ? Eh bien il se déroule un épisode spécial particulièrement confus. Ce n'est pas qu'il est mauvais mais il y a tellement de mouvements dans la réalité que l'on se demande si on comprend vraiment ce que l'on est en train de regarder. Est-ce la réalité, le rêve, un rêve dans un rêve ou la réalité d'un rêve éveillé ? L'intrigue nous emmène en plein dans l'esprit de Sherlock alors que ce dernier essaie de résoudre le retour de Moriarty en essayant de résoudre un ancien crime qui n'a jamais été résolu. Donc Sherlock se créer une nouvelle histoire. Outre cela, cet épisode est aussi l'occasion de mieux montrer comment fonctionnent les relations que possèdent Sherlock. Alors que Watson est de plus en plus furieux on nous présente un Mycroft qui donne presque l'impression de s'inquiéter. Pourrait-on penser que Moffat va tenter de parler du problème d'addiction de Sherlock dans les prochains épisodes ? La réalisation n'est pas mauvaise. On apprécie retrouver nos acteurs et actrices dans un nouvel environnement. Certaines caractéristiques de la série sont modifiées pour coller à l'esprit du temps (j'ai particulièrement aimer les dépêches de presse en suspension). Moffat essaie aussi de démontrer qu'il connait les critiques qui le vise, en particulier en ce qui concerne l'écriture des personnage féminins, et qu'il les comprend. Malheureusement, les dialogues qu'il écrit, bien que drôle, ne vont pas plus loin qu'une déclaration d'intention qui s'apparente à peine à de l'autocritique. Les femmes restent au second plan tandis que les hommes sauvent le monde.

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*** Un scénario confus et parfois difficile à comprendre. Il manque un petit quelque chose pour en faire un vrai bon épisode à la hauteur des saisons 1-3.
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Image : Site officiel

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12:47 Écrit par Hassan dans Film, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sherlock, the abominable bride | | | |  Facebook

15/04/2016

Infinite crisis 4. Les survivants par Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez

Titre : Infinite crisis 4. Les survivantsinfinite-crisis-tome-4-270x416.jpg
Auteur-e-s : Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez
Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
Pages : 336

Ce tome contient Infinite crisis 1-4, Day of vengeance special 1, JSA classified 1-4 et Infinite crisis secret files 1. Les introductions sont terminées. Il est l'heure d'entrer dans le vif du sujet. Le rocher de l'éternité a explosé au-dessus de Gotham libérant des horreurs sur la ville, l'univers a changé de centre tandis que les guerres interstellaires se multiplient, la ligue de justice n'est plus et la Tour de garde a explosé. En gros, ça ne se passe pas très bien. Depuis le premier tome on nous répète que l'univers, et la Terre, sont de pire en pire. Les héro-ïne-s se comportent comme des vilain-e-s et ces derniers sont plus dangereux que jamais alors qu'illes se sont regroupés au sein d'une organisation commune. Celle-ci a déclaré la guerre. Mais tous ces événements pourraient faire partie d'une même et vaste conspiration. Qui en serait capable ?

Ce tome contient trois choses. Tout d'abord on nous offre une conclusion sur l'arc day of vengeance. Ceci nous permet de mieux comprendre ce qui arrive au monde de la magie et de terminer la confrontation avec le Spectre. On nous offre aussi plusieurs numéros sur Power Girl. Ceux-ci permettent de réintroduire le personnage mais aussi d'offrir une explication à sa continuité chaotique. Cette explication permet d'introduire le sujet d'Infinite Crisis tout en soumettant Power Girl a une pression psychologique insoutenable. C'est enfin ce dernier arc qui débute dans ce tome. Après trois tomes qui introduisent les différents événements on sait enfin ce qui se cache derrière tout cela. Les différents numéros sont souvent spectaculaires et permettent d'expliquer comment des personnes censées agir pour le bien dérapent vers le meurtre. L'exemple parfait est Superboy Prime qui perd, petit à petit, toute conscience morale mais qui se considère souillé, et donc il n'est pas responsable, par une terre et des héro-ine-s imparfait-e-s. Il n'y a plus qu'à terminer cette crise avec le cinquième et dernier tome.

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**** On n'a pas beaucoup de temps pour réfléchir car les numéros vont très vites. On en sort avec une impression de catastrophe imminente et sans espoir.
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Image : Éditeur

Shaun of the dead

Londres, Shaun a 30 ans. Il est un petit employé senior dans un magasin d'électronique local. Sa vie se divise entre sa maison, dans laquelle vivent ses deux colocataires dont Ed qui est resté dans l'adolescence, le travail, dans lequel il subit les moqueries des jeunes employés, et le Winchester, un pu dans lequel il passe toute ses soirées avec sa petite amie Liz. Mais cette dernière n'est pas très heureuse de ne rien faire d'autre que de passer la soirée dans un seul et unique pub. Leur relation est sur la corde raide. De plus, Shaun a un beau-père qu'il n'a jamais apprécié. Shaun n'a rien réussi et ne fais attention à rien. C'est à peine s'il remarque l'apparition de comportements étranges dans le voisinage. Ce n'est qu'après plusieurs jours que la réalité le frappe de plein fouet. À ce moment il décide de reprendre sa vie en main et d'aller sauver les personnes qu'il aime. Cependant, personne ne lui fait confiance.

Ceci est le second film de la trilogie corneto. Le premier parodie les films d'action, le dernier parodie la SF et celui-ci parodie les films d'horreur. Il y a toutes les briques d'un film d'horreur classique : le héros inattendu, le groupe d'amis face à un péril inconnu et monstrueux, les indices que personne ne remarque, la nuit et les tensions entre les personnes. Mais Shaun of the dead parodie tout cela. On peut donc s'attendre à ce que certaines scènes classiques ne fonctionnent pas comme d'habitude et ça marche très bien. Il y en a un exemple parfait vers le début du film alors que Shaun continue sa vie comme si de rien n'était tandis que le spectateur remarque tout ce que Shaun ne voit pas. Bref, vous aimez les zombies ? Vous aimez l'humour anglais et leurs situations absurdes ? Vous devriez regarder Shaun of the dead.

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***** Le seul film de zombies dont je n'ai pas peur.

Image : Allociné

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10/04/2016

Truth

Nous sommes en 2004. George W. Bush est en pleine campagne pour sa réélection. Le thème de l'armée s'est imposé alors que les USA vivent une guerre difficile. C'est dans ce contexte que Mary Mapes décide de produire une enquête sur la carrière du président dans la garde aérienne nationale du Texas. Son enquête lui permet de mettre en plein jours des documents dévastateurs pour le président. En effet, il ne serait pas entré dans les bases. Pire, il aurait évité l'envoi au Vietnam grâce à ses relations. CBS diffuse extrêmement rapidement l'enquête avec des interviews menées par son présentateur star : Dan Rather. Cependant, le soir même de la diffusion les blogueurs se déchainent et mettent à jours de nombreux problèmes avec les documents. Ceux-ci pourraient être faux et Mary Mapes et son équipe doivent maintenant défendre leur travail ainsi que s'inquiéter de l’authenticité de leurs documents.

Spotlight montrait comment une équipe de journalistes d'investigations travaillaient pendant plusieurs mois afin de mettre à jours des abus sexuels dans le cadre de l’église catholique. Truth montre comment une équipe de journaliste d'investigation de la TV travaillent dans l'urgence afin de monter un sujet. Le premier film montre une réussite celui-ci montre un échec. Le film prend clairement le parti de Mary Mapes car il se base sur son propre livre. Je commence donc par dire que j'aurais aimé en savoir plus sur les problèmes qu'a connu l'enquête. En effet, il me semble que cette affaire montre une investigation qui s'est très mal passée. En l'état, on sait surtout que les documents posaient de nombreux problèmes. En effet, ceux-ci sont des copies et non des originaux et leur provenance et très douteuse. L’authentification n'a donc pas pu avoir lieu dans les règles de la science.

Ce film essaie aussi de montrer ce qui arrive quand une personne devient une cible. Il échoue un peu en cela mais le gamergate est passé par là. En effet, Mary Mapes est questionnée sur tous les aspects de sa vie aussi bien par ses employeurs que par ses collègues, des politiciens ou encore des militant-e-s politiques en ligne. On observe Mary Mapes devenir de plus en plus fatiguée face au combat constant qu'elle doit mener. Au lieu d'être soutenue elle est de plus en plus isolée ainsi que son équipe. Bien que le film tente de mettre en avant les possibles raisons politiques de cet isolement il échoue à moitié car il ne démontre rien (tout comme le film ne montre pas comment une enquête peut mal se passer). Au final, bien que le film ne soit de loin pas inintéressant car il permet d'entrer dans une enquête de journalistes d'investigations il passe à côté de sa cible et c'est dommage.

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*** Pas un mauvais film mais il ne réussit pas à démontrer ce qu'il souhaite nous expliquer.
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Image : Allociné

Site officiel

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18:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : truth | | | |  Facebook

08/04/2016

Hawkeye Rio Bravo par Matt Fraction et David Aja

Titre : Hawkeye Rio Bravo
Auteurs : Matt Fraction et David Aja
Éditeur : Panini 16 septembre 2015
Pages : 160

Ce quatrième et dernier tome contient les numéros 12, 13, 15, 17, 19, 21 et 22. Il a fallu du temps pour enfin connaitre la conclusion de la série de Matt Fraction. Il a fallu attendre tellement longtemps qu'un autre tome s'occupe des numéros pairs. On retrouve Hawkeye à New York. Il essaie toujours de protéger les habitant-e-s de son immeuble. Bien qu'il repousse tout le monde il n'est pas seul. En effet, son frère passe lui dire bonjour et décide de rester pour lutter. On en sait aussi beaucoup plus sur la raison de l'importance de cet immeuble. Derrière un vieux truc se cache un gigantesque investissement immobilier. Hawkeye se doit de comprendre que seule l'union lui permettra d'aider les gens qui en ont besoin.

Ce tome, comme toute la série, est rempli de bons épisodes. L'un de mes préférés décrit un dessin animé pour enfants. Mais, en fait, il est facile de s'apercevoir qu'il décrit Hawkeye. Bien que le propos du tome soit plus la lutte d'Hawkeye il nous permet tout de même d'en savoir plus sur son enfance et son frère. On comprend un peu mieux le personnage grâce à cela. Plus important, les auteurs décident de changer un point important de l'état actuel du héros. En effet, suite à un combat, Hawkeye devient sourd et décide de le revendiquer en usant de la langue des signes. On ne peut qu'apprécier que Marvel mette en place un peu plus de diversité dans ses héros et héroïnes.

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***** Un très bon dernier tome pour l'une des meilleures séries du moment autour d'un personnage héroïque.

Image : Éditeur

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