31/05/2016

The World's end / Le dernier pub avant la fin du monde

En 1990 cinq amis terminent la dernière année d'école de leur vie. Afin de fêter dignement cet événement tant attendu ils décident de faire la tournée des pubs de leur ville. Il y a 12 pubs et il faut au minimum prendre une pinte dans chacun ! Mais la soirée se termine sans être un succès. Vingt ans plus tard les cinq amis sont tous à l'extérieur de la ville. Tout le monde a sa propre vie et sa propre réussite professionnelle et familiale. Ce sont des individus normaux intégrés à la société. Tous sauf Gary qui, à 40 ans, restent libre et sauvage et sans responsabilités. Malgré la destruction de leur amitié Gary réussit à convaincre ses anciens amis de tenter à nouveau la légendaire tournée des bars. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le groupe dévoile une invasion durement préparée.

Enfin ! Enfin j'ai regardé le dernier film de la trilogie cornetto ! Et il est tout aussi bon que les autres avec les même acteurs et actrices (c'est un fait connu que la Grande Bretagne ne possède que 10 acteurs et 10 actrices qui créent la nouvelle génération). Ce film ne parle ni d'action, ni de zombie mais de SF. Et nous en avons tous les ingrédients : des personnages pris dans des événements impossibles et incompréhensibles, des robots, de la lumière et une invasion. Tout cela se pose sur fonds de bière et de pubs. Cependant, le véritable thème du film est la jeunesse. Alors que quatre personnages, mâles, montrent ce qu'est la vie adulte : responsabilité, famille et échecs. Gary King est l'exemple parfait du personnage qui refuse de grandir. Alors qu'il était un leader durant l'adolescence la vie adulte est un gigantesque échec pour lui. La quête des bars n'est qu'un dernier moyen de terminer un rêve de jeune. En fait, son personnage montre que ce film est avant tout une tragédie. Bien que le personnage soit drôle et exubérant cela ne fait que cacher sa dépression. Ce dernier film est donc une réussite et je regrette de ne pas l'avoir vu au cinéma.

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***** Une réussite et un plaisir !

Image : Allociné

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27/05/2016

Dangerous citizens. The greek left and the terror of the state par Neni Panourgiá

Titre : Dangerous citizens. The Greek left and the terror of the state9780823229673_47.jpg
Auteure : Neni Panourgiá
Éditeur : Fordham university press septembre 2009
Pages : 302

De quelle manière un état, qu'il soit démocratique ou non, crée-t-il une catégorie d'individus désignés comme dangereux pour son existence ? Cette question est la problématique principale du livre de Neni Panourgiá. L'auteure, pour y répondre, décide d'examiner la difficile et turbulente histoire de la Grèce contemporaine des années 30 à actuellement. Elle fait cet exercice en 8 chapitres qui sont autant de parties de la guerre civile connue par la Grèce. Le premier chapitre est plutôt méthodologique et pose quelques questions sur la manière de traiter un tel sujet. C'est aussi le cas du dernier chapitre qui permet d'examiner de quelle manière la mémoire des dictatures a été utilisée et écrite tout en démontrant que le passage de la Junta des colonels à la démocratie s'est fait en "oubliant" le passé violent aussi bien en ce qui concerne la gauche que les tortures pratiquées contre les citoyen-ne-s grec-ques.

D'une certaine manière, on peut diviser le livre en trois parties principales. La première partie examine la dictature de Metaxas. L'auteure explique que, selon elle, c'est dans ce cadre que la mise en place d'une division entre les citoyen-ne-s légitimes et les autres s'est faites. Elle démontre que cette division se base sur une loi du XIXe siècle dont la philosophie considère que la criminalité se répand dans "l'ADN" - je reprends son terme - de la famille. Ainsi, c'est toute une famille qui est suspecte et non seulement une personne. C'est aussi cette époque qui permet d'observer la mise en place des camps de prisonniers chargés de rééduquer les communistes qualifiés d'ennemis de la nation par le gouvernement.

Une seconde partie pourrait prendre en compte les années de la deuxième guerre mondiale jusqu'à la fin des années 50. Celles-ci commencent par une lutte contre les envahisseurs italiens et allemands. La résistance est un point commun. En effet, dans la première partie de la période de nombreux groupes politiques se constituent et résistent ou collaborent avec les envahisseurs alors que les allemands perpètrent des atrocités et que la famine menace. La seconde partie de la période permet de montrer de quelle manière les autorités anglaises, puis américaines, se retournent contre les résistants communistes en mettant au pouvoir d'anciens collaborateurs. Les anglais et les USA ont peur d'une prise de contrôle par les communistes et donc soutiennent un régime qui use de la torture et des camps d'internements dans lesquels sont exilés les communistes supposés ou non.

Enfin, la troisième partie s'intéresse aux années 50 à la fin des années 70. Bien qu'elle commence dans un semblant de normalisation la période connait une forme d'instabilité politique. En effet, non seulement le roi mais les différents gouvernements ne prennent pas en compte la loi. La période change radicalement alors que quelques colonels décident de prendre le pouvoir et, en pleine nuit, arrêtent des milliers de personnes accusées d'être de gauche qui peuvent ne posséder qu'une sensibilité démocratique et dont l'âge moyen s'étend de 50 à 80 ans. Bien que les résistances existent elles sont écrasées par la police et l'armée -en particulier lors de l'épisode de Polytechnique - et la torture et les camps sont à nouveau utilisés aussi bien contre les gauchistes que les royalistes.

Il m'est difficile d'apprécier ce livre. Dans les points négatifs je dois noter une discussion théorique qui me semble parfois un peu stérile et un système de notes assez étrange. Le livre est écrit par une ethnologue ce qui permet de comprendre pourquoi la méthode historique est assez peu développée. L'auteure préfère récolter des informations via des entretiens et ne nous offre pas des sources de l'époque (bien qu'une partie de ces documents aient été détruit il reste probablement suffisamment d'écrits). En fait, la lecture donne l'impression d'une grande histoire de famille. Tous les protagonistes semblent se connaitre tandis que l'auteure s'inscrit dans l'histoire en dévoilant ses pensées de l'époque ainsi que les endroits dans lesquels elle vivait. Ce n'est pas négatif en soi mais ça donne une impression un peu étrange de familiarité entre toutes les personnes. Cependant, le propos du livre est intéressant et nécessaire. Dans une époque dites de "guerre contre le terrorisme" qui voit des lois d'urgence se normaliser et des procédures extraordinaires devenir normales il faut se poser la question de la manière dont un état constitue une population comme dangereuse et donc moins qu'humaine. Ce processus permet de justifier des mesures qui, sinon, ne seraient pas acceptables dans un cadre démocratique. Pire, ce type de procédures, en se normalisant, a un effet négatif sur toute la population dont les membres individuels peuvent rapidement devenir suspect. L'auteure pose donc des questions nécessaires en montrant de quelle manière des lois peuvent rapidement être utilisées contre tout le monde.

Image : Éditeur

22/05/2016

Miss Marvel 3. Coup de foudre par Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona

Titre : Miss Marvel 3. Coup de foudre
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona
Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
Pages : 176

Ce troisième tome contient les numéros 12-19. La super-héroïne préférée de tout le monde est de retour dans un troisième tome ! Lors du premier tome Kamala Khan apprenait à utiliser ses pouvoirs et découvrait l'existence de l'Inventeur. Le second tome lui permettait de comprendre qui elle est tout en affrontant les folies de l'Inventeur. Ce troisième tome commence sans trop de problèmes. Kamal maitrise ses pouvoirs et s'entraine régulièrement chez les Inhumains. Bien que ses relations souffrent un peu de sa double vie elle réussit assez bien à les concilier. Cependant, deux choses vont arriver. Premièrement, un dieu de la malice décide de venir au New Jersey pour la Saint-Valentin. Ensuite, elle apprend qu'une personne proche est aussi Inhumaine. L'amour est-il au rendez-vous ?

Le thème de ce troisième tome est clair : comment grandir, avoir sa propre vie tout en restant près des personnes que l'on aime. Depuis le début de la série Miss Marvel est une jeune héroïne résolument optimiste et qui ne souhaite qu'aider un maximum de personnes. Ce tome la place face à cette volonté alors que plusieurs de ses proches pourraient être en danger. Malgré des moments très sombres la scénariste arrive à rendre les épisodes tout aussi magique qu'au début. L'humour est omniprésent et on ne peut qu'aimer cette jeune héroïne dont j'attends toujours les suites avec impatience. Bref, foncez dessus c'est génial !

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***** Il y a des points négatifs ? Ah oui... il faut attendre la suite.

Image : Amazon

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X-Men: Apocalypse

C'est fait, j'ai vu le dernier X-Men. D'après ce que j'ai compris les critiques anglophones et francophones sont loin d'être bonnes. Je ne suis pas tout à fait d'accord tout en admettant qu'il y a d'énormes problèmes. Bref, le film débute - après une brève origine d'Apocalypse - dans les années 80. Les événements de Days of future past sont maintenant de l'histoire enseignée à tous les enfants tandis que Mystique est une héroïne. Les relations entre humain-e-s et mutant-e-s ne sont pas parfaites mais se déroulent assez bien tandis que Xavier à l'école qu'il souhaitait. Les X-Men ne sont plus et les menaces mutantes semblent ne plus exister. Bref, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Bien entendu, ce monde magnifique ne peut que cacher une réalité sombre et méconnue. Celle-ci pourrait éclater au grand jour alors que le plus puissant, et le plus ancien, des mutants revient à la vie. Son nom est Apocalypse et il le porte bien.

Que dire de ce film ? Je commencerais par le positif. Le film est plutôt beau. Bien que la musique ne soit pas toujours parfaite certaines scènes sont assez réussies. On sent que le réalisateur a tenté de créer du neuf tout en faisant référence avec l'ancien. Ce n'est pas toujours réussit et parfois ça donne une forte impression de recyclage mais pourquoi pas ? J'ai beaucoup aimé la transformation de Mystique en icône de la paix avec une nouvelle génération qui en a fait son idole. Malheureusement, les points négatifs sont beaucoup plus nombreux. Le premier problème est le personnage de Magneto. Ce personnage est censé être celui qui se prépare à la guerre pour des raisons parfaitement rationnelles. Magneto ne massacre pas sans raisons sauf sur le coup de la colère. Malheureusement, ce film en fait une coquille vide. Même l'acteur semble s'en être rendu compte. Son expression est un vide du début à la fin. Le second problème, plus global, concerne le ton du film. Le réalisateur donne l'impression d'osciller entre grand spectacle et contemplation. Alors qu'il crée des scènes d'action et d'effets spéciaux qu'il tente de rendre impressionnantes dans le même temps il essaie de créer quelque chose de plus intime et surtout de plus réfléchi. Mais il ne peut y réussir puisque les personnages doivent nécessairement prendre en compte les destructions massives qui se forment devant elleux. En fait, je pense que le film s'est trompé de thème. Au lieu d'un énorme super-vilain destructeur une autre partie du film aurait mérité plus de développement et surtout d'être l'histoire principale. Je parle de la quête de Mystique de sauver les mutant-e-s dans un monde pro-mutant-e mais qui, dans l'ombre, a toujours peur et les utilise. Ce monde aurait mérité son film. On aurait pu avoir une histoire qui place les différents personnages face à la réalité et permette de remettre en question leur méthodes et leurs croyances. En l'état, nous avons un film qui ne sait pas quel message offrir et qui se contente de répondre au cahier des charges tout en créant un statu quo vu et revu.

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*** Pas aussi mauvais que je le craignais. Mais le film est vide. Il oscille entre plusieurs idées tout en ne développant pas les aspects intéressants.
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Image : Site officiel

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09:24 Écrit par Hassan dans Comics, Film, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : x-men, apocalypse | | | |  Facebook

21/05/2016

Luthor, Lex par Brian Azzarello et Lee Bermejo

Titre : Luthor, Lexluthor-270x407.jpg
Auteurs : Brian Azzarello et Lee Bermejo
Éditeur : Urban comics 11 mars 2016
Pages : 160

Ce comics contient les numéros 1-5 de Luthor : Man of steel. Depuis que Superman existe nous avons pris l'habitude de le considérer comme un héros. Un homme, à défaut d'être humain, capable de protéger le monde et l'humanité face aux dangers les plus grands de l'univers. Ses adversaires sont dépeints comme de dangereux criminels qui s'attaquent au plus grand des héros. Lex Luthor, lui, est décrit comme un businessman sans foi ni loi qui n'hésite pas à menacer pour atteindre ses buts. Il se lie aux pires criminels afin de faire tomber Superman. Et si ce n'était qu'une partie, fausse, de la vérité ? Et si Luthor n'était pas un vilain mais un humain qui tente de montrer ce qu'est vraiment Superman : une menace non seulement pour l'humanité mais aussi pour ses futures réalisations. Luthor serait-il le véritable héros ?

Lex Luthor est un personnage que j'apprécie. J'ai cet avis en grande partie parce que je suis d'accord avec lui. Et j'attendais beaucoup du film Batman V Superman de ce point de vue. Malheureusement, on nous a servi un Luthor fade. Ce comics, un one shot, me permet d'avoir enfin accès au Luthor que l'on mérite. Un personnage qui allie cruauté, génie et business tout en justifiant ses actions par le bien commun. Un homme qui se trouve au-dessus de tout le monde mais qui pense être capable de comprendre celleux dont il dirige les destinées. Et, face à lui, un homme qui a été placé au-dessus de tout le monde et aux pouvoirs sans communes mesures avec les possibilités humaines. Un combat est inévitable. Ce comics dessine un Luthor tout en nuance mais dont le seul but est de protéger l'humanité même si cela implique qu'il perde tout. Bref, ce comics fait exactement ce que je souhaite pour un tel personnage.

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**** Un très bon oneshot qui écrit un Luthor nuancé et avec lequel on pourrait être d'accord.
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Image : Éditeur

Low 2. Optimisme de surface par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 2. Optimisme de surfacelow-tome-2-270x412.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 22 avril 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-10 publiés dans Low vol. 2 : Before the dawn burns us. Le tome précédent présentait les personnages, l'intrigue et plaçait plusieurs événements traumatisants. Ce tome continue sur la lancée de ces même événements. Alors que la scientifique Stel reçoit de plein fouet la douleur des pertes qu'elle a connue récemment et dans le passé son vaisseau continue à monter mais doit se ravitailler dans une ville abandonnée. Cette ville n'est, cependant, pas si déserte que cela. Les humain-e-s qui y vivaient ont changé pour le pire. Parallèlement, on en apprend plus sur ce qui est arrivé à sa seconde fille dans une ville qui criminalise l'espoir et l'art. La seule question importante concerne la capacité des trois personnages de se réunir.

Je le dis immédiatement, les graphismes sont toujours aussi beaux. J'aime beaucoup l'art de Tocchini et chaque page est un émerveillement alors que ses pinceaux me permettent de plonger sous les océans. L'intrigue, elle, reste plutôt basique. Elle est divisée en deux. La première partie concerne la seconde fille de Stel dont on suit le destin. On apprend qu'elle fait partie d'une force de police chargée de bannir l'art dès les premières pages. Encore une fois, le thème de l'espoir et de ses conséquences est au centre. Mais, cette fois, on nous présente une société militarisée et standardisée à l'extrême. La seconde partie concerne Stel. Remender a la bonne idée de lui faire perdre espoir puis d'essayer d'expliquer pour quelle raison le personnage réagit ainsi et comment s'en sortir. En effet, le personnage donne tout mais ne prend jamais le temps de penser à elle ce qui ne peut que lui faire du mal. Bien que l'intrigue me laisse perplexe j'ai tout de même envie de lire la suite.

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*** Je suis toujours mitigé mais ma curiosité est toujours présente.
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Image : Éditeur

20/05/2016

Low 1. L'ivresse de l'espoir par Rick Remender et Greg Tocchini

Titre : Low 1. L'ivresse de l'espoirlow-tome-1-39176-270x416.jpg
Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
Éditeur : Urban comics 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 1-6 publiés dans Low Vol 1 : The delirium of hope. Dans ce comics Remender tente quelque chose de très personnel. D'une part, il parle d'un thème qui l'avait frappé étant enfant. D'autre part, il essaie de créer un personnage optimiste alors que lui-même est pessimiste. Low se déroule dans le futur très lointain. Le soleil se transforme en géante rouge et la Terre est mourante. L'humanité a réagi de deux manières : elle a envoyé des sondes pour tenter de trouver des planètes habitables et elle s'est réfugiée sous la surface des océans. Mais les sondes n'ont jamais donné de résultats concluants. L'humanité a progressivement perdu espoir et s'est réfugiée dans le cynisme et l'oubli alors que les dernières villes s'éteignent les unes après les autres. Mais une femme, une scientifique, a encore de l'espoir. Et elle lutte afin de récupérer les données d'une sonde qui vient de retourner à la surface.

Je suis mitigé. Ce comics me parle. J'aime beaucoup l'idée de Remender. Un monde caché, sous la surface, qui tente d'oublier sa future destruction dans un milieu futuristique qui permet une liberté de création importante. Les dessins de Greg Tocchini qui accompagnent l'histoire sont tout simplement magnifique et permettent d'intégrer cet univers sans résistances. J'ai plus de problèmes avec l'intrigue. On suit une femme scientifique, c'est déjà une bonne idée, mais elle semble toujours se retrouver face aux mêmes problèmes. Et je me demande si cela est nécessaire. De plus, le pouvoir de l'espoir me semble être un artifice un peu facilement utiliser par l'auteur. Il aurait pu mieux l'écrire et même le problématiser. Ce qui ne veut pas dire que les effets du désespoir ne soient pas intéressants. Remender réussit à décrire des sociétés qui sont perdues. Mais je me demande si l'intrigue se développera un peu plus ou non. Je verrais lors de ma lecture du second tome.

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*** Un avis mitigé mais j'espère un tome 2 qui me convaincra.
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Image : Éditeur

15/05/2016

Letter 44. 3 Matière négative par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44. 3 Matière négative9782344014769-L.jpg
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 13 avril 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 14-20. Il s'est déroulé 9 mois depuis le second tome. Durant ces 9 mois Le Clarke a été incapable de communiquer avec la Terre. Les membres de l'équipage ont réparé le vaisseau avec l'aide des aliens alors que ceux-ci ont sauvé le bébé. Dans le même temps, certains lieux sont ouverts à l'équipage. Mais il semble que certaines choses soient cachées. En effet, pendant ces 9 mois la Terre a connu une troisième guerre mondiale qui se déroule entre la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre, la France et les États-Unis. Tous les pays possèdent une technologie similaire alors que le monde connait une crise économique et sociale extrêmement importante. L'humanité va-t-elle disparaitre ?

Ce troisième tome avance gentiment les deux intrigues. Dans l'espace on en apprend un tout petit plus sur les aliens. La relation avec les humaines est intéressantes et troublantes mais les auteurs ne donnent pas encore trop d'informations se contentant de souligner la supériorité technologique. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique prend un bond en avant. Celle-ci concerne non seulement la guerre mais aussi la présidence américaine. En ce qui concerne la guerre j'avoue être surpris du choix de certains pays et de leur alliance que je ne trouve pas toujours très logique. Par contre, la présidence est toujours aussi intéressante et permet d'en savoir beaucoup plus sur les intrigues politiques qui entourent tout le monde. J'espère bientôt connaitre la suite.

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**** Une série que j'apprécie toujours autant malgré quelques choix que je ne comprends pas.
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Image : Éditeur

Letter 44. 2 Décalage spectral par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44. 2 Décalage spectral9782344009376-L.jpg
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 18 novembre 2015
Pages : 160

Ce second tome contient les numéros 8-13 de Letter 44. Dans les épisodes précédents le nouveau président des États-Unis, le 44ème, apprenait par son prédécesseur qu'une forme de vie alien avait construit un artefact dans la ceinture d'astéroïde. Toutes ses actions avaient pour but de préparer le pays à une guerre qu'il juge inévitable. Blade, le nouveau président, a décidé qu'il était temps d'effacer les erreurs de son prédécesseur en utilisant les technologies les plus avancées pour gagner les guerres dans lesquelles les États-Unis sont empêtrés et réparer le tissu social du pays. Mais les tensions internationales sont à leur comble. Dans l'espace, les membres du Clarke subissent plusieurs pertes en tentant de comprendre les buts des aliens.

Ce second tome continue sur la lancée du premier avec deux intrigues complémentaires mais parallèles. D'une part, nous suivons ce que les membres d'équipage du Clarke font et de quelle manière illes tentent de survivre. Les auteurs ne nous donnent pas beaucoup d'informations sur les aliens ni sur leurs buts et je me demande ce que cela donnera. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique se développe à vitesse grand V. Il est difficile d'en parler sans spoiler mais les décisions de Blade - dont l'identité n'est qu'un paravent au vu de certaines décisions - posent de nombreux problèmes au niveau aussi bien international que national. Les auteurs ont eu la bonne idée de placer les États-Unis sur un pied d'argile en montrant en quoi des décisions unilatérales peuvent avoir des conséquences dangereuses. L'intrigue prend un tour très intéressant pour le personnage de Blade et ses idées. Bien qu'une simple réflexion permette de savoir ce qui arrivera je me réjouis de lire le prochain tome.

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**** De la politique et de la SF ? Je suis toujours au rendez-vous !
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Image : Éditeur

Money Monster

Nous sommes dans une époque d'incertitudes économiques. Un présentateur star, Lee Gates, avait conseillé de prendre des actions d'une compagnie qui semblait ne pas pouvoir tomber. Mais un programme informatique a mal fonctionné et 800 millions de dollars sont perdus dans la nature. De nombreuses personnes ont perdu leur économique dans ce qui est considéré comme un simple bug. Lee Gates, lui, continue comme si de rien n'était et explique que l'entreprise ne peut que sortir du trou dans lequel elle se trouve actuellement. L'émission continue comme si de rien n'était avec les pitreries de Lee. Mais, dans l'arrière fond, un homme est présent alors qu'il n'en a pas le droit. En quelques minutes il prend la salle en otage et force la chaine à continuer la diffusion. Il ne veut pas d'argent mais des réponses : que s'est-il vraiment passé ?

Ce film est dirigé par Jodie Foster. L'intrigue mêle plusieurs thèmes. L'un des principaux est l'infotainment. Vous savez, cette tendance des chaines, publiques ou privées, à considérer ses spectateurs et spectatrices comme des imbéciles qui ne peuvent regarder un sujet sérieux que si le présentateur ou la présentatrice fait le pitre. Lee Gates, joué par Clooney, est l'un de ces pitres. On observe un homme donner des conseils sans arguments mais avec des effets censés être drôle. À plusieurs reprises, on comprend que son émission n'est pas considérée avec sérieux. Ainsi, comme le dit Julia Roberts au début : on ne fait pas de journalisme. Lee Gates fait partie de ses faux journalistes qui acceptent les explications sans jamais poser de questions qui fâchent. Ce thème est lié à celui de la société du spectacle. La prise d'otage est rapidement transformée en un phénomène médiatique disponible en directe sur internet et la population semble regarder sans avoir conscience de ce qui se déroule.

Le second thème important concerne l'économie de marché capitaliste. On sait comment ça marche : le marché est une entité naturelle qui fonctionne selon la demande et l'offre. Toutes tentatives de réguler le marché, selon les libéraux, ne peut que dénaturer celui-ci et détruire l'économie. Dans ce film nous avons une entreprise qui perd 800 millions et qui ne donne aucune explication. La seule excuse se concentre sur un bug dont personne ne comprend la provenance. Tout le propos du film est d'expliquer que même si on nous présente le système comme trop compliqué pour le comprendre cela peut cacher des manipulations qui n'ont rien de naturelles et qui peuvent être illégales. Ainsi, se pose la question de la moralité d'un marché laissé libre.

Bien que le film pose ces deux questions il faut tout de même noter qu'il échoue en partie. Le film est bien écrit et les acteurs et actrices sont très bonnes. Cependant, les questions que posent le film ne reçoivent ni le développement ni les réponses que cela mérite. Tout se passe comme si la réalisation s'est retrouvée empêtrée dans le spectacle et a oublié de prendre en compte l'intrigue. À mon avis, ce film aurait mérité une attention plus grande sur les mécanismes du marché et les dérives dont il est constitué.

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**** Bien écrit avec un très bon casting mais qui ne va pas assez loin dans le propos.
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Image : Site officiel

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10:26 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : money monster | | | |  Facebook

11/05/2016

Lazarus 4. Poison par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344015988-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 4 mai 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 16-21. Les problèmes sont plus que nombreux pour la famille Carlyle. Le patriarche de la famille a été empoisonné par le Docteur Hock suite au procès par combat engagé, et perdu, par ce dernier. La conclusion n'a donc pu être que la guerre entre les familles qui gouvernent le monde. Mais sans le patriarche la famille Carlyle est-elle capable de vaincre ses nombreux ennemi-e-s? Ses allié-e-s sont de moins en moins nombreux et de plus en plus inquiets. La guerre semble être en passe d'être perdue. Seule Forever pourrait modifier le cours de celle-ci en allant directement sur le terrain. Mais elle pourrait bien ne pas en revenir.

Bien que les scènes d'action soient nombreuses ce tome est, étrangement, une forme de répit dans l'intrigue. En effet, les questions posées dès le premier tome sont laissées de côté. Les explications sur ce monde dystopique sont aussi abandonnées. Ces manques se font au profit de la guerre et des liens que la famille Carlyle entretien avec ses allié-e-s. Alors que, d'une part, on nous montre que personne ne peut prendre le flambeau chez les enfants de l'autre on nous présente un petit groupe de soldat-e-s mené-e-s par Forever. D'une part nous avons une intrigue politique sommaire et de l'autre l'intrigue d'un film de guerre classique. Le tome est réussi mais on espère rapidement en savoir plus. Par contre, le premier numéro sort clairement du lot. Celui-ci nous fait lire le journal d'une espionne au service des Carlyle. Le numéro est particulièrement bien réussi et intéressant.

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***** Un tome un peu moins bons que les précédents mais toujours aussi intéressant.

Image : Éditeur

07/05/2016

Lazarus 3. Conclave par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 3. Conclave9782344011010-L.jpg
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat 25 novembre 2015
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 10-15. Il y a quatre mois l'un des fils Carlyle, Jonah, a trahi sa famille. Il s'est enfui en direction du territoire Hock mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Alors que Forever parlementait avec les Morray et qu'elle stoppait une attaque terroriste contre sa famille son frère vivait en captivité. Il est drogué et charcuté afin de découvrir les secrets des Carlyle. Mais le temps du secret est terminé. Les Hock annoncent officiellement détenir Jonah. Face à cette révélation il n'y a que peu de choix. L'un de ceux-ci est la convocation d'un conclave de toutes les familles afin de régler le problème. Mais ces événements, sous leurs dessous aristocratiques, cachent trahisons et complots. La guerre pourrait bien découler des décisions des familles réunies et de leurs Lazares.

Greg Rucka est un scénariste génial. Les tomes précédents ont donné des aperçus de son univers. On apprenait comment fonctionne la famille ainsi que leurs possessions. Le tome 2 permettait de mieux comprendre le quotidien des déchets et des serfs. Bien que ce troisième tome explique comment fonctionne une famille concurrente - et celui-ci est loin d'être sympathique - l'intrigue se déroule principalement dans un lieu unique. On reçoit peu d'informations sur les relations entre familles car Forever, l'héroïne, et est exclue comme les autres Lazares. Ceci permet de mieux peindre la relation que les Lazares entretiennent. Bien qu'ils et elles soient des allié-e-s ou des ennemi-e-s ces personnes se traitent de manière respectueuses en tant qu'égale. Il est troublant de voir des ami-e-s discuter calmement de la possibilité d'une lutte à mort future. Ce tome permet aussi de comprendre un peu mieux le fonctionnement global de la dystopie mise en place par Rucka. On apprend que les familles sont liées par les termes d'un accord qui défend les intérêts économiques de tout le monde. On savait que le monde appartenait à l'argent et maintenant on comprend mieux le fonctionnement des relations entre les familles. Bref, Rucka donne toujours des miettes tout en réussissant à créer une impression d'un monde bien plus vaste et compliqué mais dont on comprend les règles sans qu'elles soient toujours expliquées. Ce comics est probablement l'un des meilleurs du moment et je ne peux presque pas attendre de lire la suite.

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***** L'un des meilleurs comics en cours selon moi. J'aime tout et tous les personnages. Vive Greg Rucka.

Image : Éditeur

05/05/2016

The Flash saison 1

Barry Allen est un jeune homme intelligent. Il travaille en tant qu'expert scientifique pour la police de Central City. Mais ce travail n'est qu'une couverture. En effet, il utilise son temps libre et son argent afin de trouver le meurtrier de sa mère. Lorsqu'il était encore enfant il a été témoin d'un phénomène impossible. Tellement impossible que la police n'y a pas cru un seul mot et a mis son père en prison. Mais Barry sait ce qu'il a vu. Et s'il veut prouver l'impossible il doit étudier les cas qui défient toutes explications. Cette quête est sans fin jusqu'à un jour précis. Alors qu'un scientifique local voit son travail exploser Barry Allen, lui, est frappé par la foudre et se réveille avec des capacités extraordinaires. Il n'est pas qu'un humain. Il est le Flash. Et sa nouvelle mission est de s'entrainer à utiliser ses pouvoirs tout en protégeant la ville contre les personnes qui ont des capacités extraordinaires.

Flash se déroule dans le même monde qu'Arrow, il y a plusieurs liens entre les séries, mais là où Arrow est sombre jusqu'à la caricature Flash est lumineux. Alors que la série Arrow se déroule souvent la nuit Flash se déroule souvent en plein jour. Les personnages sont aussi très différents. Barry est jeune, insouciant et positif. Son seul but est d'aider les gens. Tandis qu'Oliver est mélancolique, un assassin et surtout pessimiste. Le problème principal de Flash est de placer le héros face à des adversaires sans consistances durant les épisodes. Il y a toujours le vilain de la semaine qu'il faut réussir à vaincre. Ainsi, il faut plusieurs épisodes avant que la gestion de prisonniers possédant des pouvoirs ne se pose et celle-ci n'est pas questionnée. Il n'y a que deux vilains qui valent la peine : Captain Cold et le Reverse Flash. Ce dernier est très intéressant et, jusqu'à la fin, on se demande ce qu'il pense vraiment. Bref, ce n'est pas une série qui révolutionne le genre. Mais on s'amuse bien et j'apprécie le héros principal ainsi que ses ami-e-s.

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**** Rien de bien révolutionnaire mais j'aime bien les personnages et cet univers.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:43 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the flash | | | |  Facebook

01/05/2016

Captain America: Civil War

Après Batman V Superman il est temps de s'intéresser à l'autre univers des super-héros qui se battent entre elleux : Marvel. Le monde a connu de nombreuses catastrophes que les Avengers et leurs membres individuels ont aidé à arrêter. Que ce soit la chute du SHIELD, la destruction de New York ou celle de la Sokovie les Avengers ont aidé. Mais illes n'ont pas réussi à sauver tout le monde. Et alors qu'une mission tourne mal et se conclut par la mort de diplomates du Wakanda l'ONU se demande s'il ne serait pas nécessaire de contrôler les activités de ces personnes extrêmement puissantes. Un accord est écrit et une grande majorité des pays signent. Il est demandé aux Avengers de signer aussi afin de se soumettre aux décisions d'une autorité légitime. Alors que certain-e-s sont d'accord d'autres, dont Captain America, craignent que cela les empêchent d'agir quand cela est nécessaire. Après un attentat la lutte des arguments devient une lutte physique alors que des ami-e-s s'affrontent.

Je me suis demandé de quelle manière il serait possible d'adapter Civil War. L'évènement concerne des centaines de personnages et met à mal de nombreuses relations ce qui a des conséquences encore maintenant dans l'univers des comics. Le film, si on le prend comme un simple moyen de s'amuser en regardant de belles scènes d'action, réussit à crée de belles images dont certaines sont tirées des films. Mais il échoue sur bien des points plus importants si l'on souhaite de véritables enjeux. L'arrivée de nouveaux personnages, nécessaire pour créer des batailles plus importantes malgré le petit nombre de personnages, est mal géré et même très artificiel. Les enjeux sont balayés d'un revers de la main. Au final, cette guerre civile n'a aucun impact sur les relations ni sur le futur du MCU. En effet, ce qu'on nous montre ce sont des personnes qui restent amies même en pleine bataille. Normalement, cet événement aurait dû détruire des relations d'amitié. Là elles existent toujours. Par contre, le film réussit à passer d'un point de vue global, les accords, à un point de vue plus intime entre deux personnages. Bref, comme d'habitude Marvel fait mine de prendre des risques sans en prendre aucun. Il faudra bien, un jour, que quelque chose soit vraiment risqué.

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**** Un bon film d'action mais sans aucuns enjeux ni conséquences.
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Images : Site officiel

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