31/07/2016

Uncanny Avengers 5. Prélude à Axis par Remender, Bunn, Acuña, Renaud et Walta

Titre : Uncanny Avengers 5. Prélude
Auteurs : Remender, Bunn, Acuña, Renaud et Walta
Éditeur : Panini 8 juin 2016
Pages : 144

Ce tome contient Uncanny Avengers (2012) 23-25, Uncanny Avengers Annual 1 et Magneto (2014) 9-10. Les Avengers Unité ont été créé afin de continuer le rêve de Charles Xavier en étant un exemple pour le monde. Leur première mission fut de vaincre Crâne Rouge. Lors de la seconde mission leur unité fut mise à rude épreuve contre les jumeaux apocalypse. Afin de vaincre Kang illes voulaient détruire la Terre et les humain-e-s. Ces problèmes ont détourné les Avengers de la traque de Crâne Rouge. Ce dernier s'est caché à Genosha. Sur l'île il met au point ses plans avec ses C-Men. Les rares mutant-e-s au courant sont effrayé-e-s et sans voix face au carnage que prépare Crâne Rouge à l'aide des pouvoirs de Xavier.

Ce tome est qualifié de prélude à un événement Marvel. De plus, il même deux séries ainsi qu'un annual qui n'a rien à voir avec le reste. Alors que je suis entré dans les première pages j'ai eu l'impression d'être complétement perdu. Des personnages ont changé et d'autres sont revenus mais je ne sais rien de ce qu'il s'est déroulé entre-deux. Je n'ai pas pu apprendre ce qui me manquait car je suis immédiatement envoyé dans les camps de Crâne Rouge. Et le combat commence immédiatement avec des numéros intéressants sur Magneto. Mais tout va bien trop vite. J'aurais mieux aimé une mise en place plus progressive avec la montée d'une résistance. On a à peine le temps de comprendre ce qui se déroule que tout est déjà terminé.

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*** Après quatre très bons tomes un cinquième très confus. Une petite déception en ce qui me concerne.
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Image : Éditeur

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30/07/2016

Now you see me 2 / Insaisissables 2

Il y a 18 mois les Horsemen (et une women) avaient, à chaque spectacle, dévalisé plusieurs institutions et personnes. Après leur dernier coup illes avaient rencontrés le représentant de l'Œil puis ont vécu cachés. Mais les Horsemen ont besoin d'être vu. Illes ne veulent pas se cacher. Illes veulent être au centre du spectacle. Et ça tombe bien car l'Œil a une mission pour elleux. Une corporation va lancer un nouveau produit. Mais celui-ci va servir à récolter puis vendre les informations personnelles de tout le monde. Le but des Horsemen est de piéger cette corporation à son propre jeu. Le problème c'est que ce spectacle est un piège. Mais qui pourrait vouloir s'attaque à elleux de cette manière ? Et surtout, comment survivre aux prochains jours ?

Les personnes qui ont vu le premier film le savent le but n'est pas de réfléchir à un sujet mais faire du grand spectacle. Le premier film nous montrait un groupe réussir des choses extraordinaires puis tenter d'expliquer comment cela a pu être possible. Derrière une histoire de robins des bois nous avions aussi une vengeance personnelle et les problèmes de continuités étaient résolus par magie. Ce second film est dans la même veine. Malgré un thème précis, la vie privée, on ne fait que nous montrer du spectacle. Même lorsque les événements semblent imprévus on nous montre des personnes très talentueuses capables de créer des spectacles en deux minutes. Bien que le thème ne soit jamais véritablement utilisé le film comble quelques trous dans l'intrigue du précèdent. On en apprend plus sur l'Œil, les personnages et ses ennemis. Ceux-ci ne sont pas trop mal joués mais je déplore des répliques parfois ridicules.

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*** Du spectacle, un peu moins bon que le premier film, et rien de plus.
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Image : Site officiel

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09:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : now you see me, insaisissable | | | |  Facebook

The blood cell par James Goss

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Auteur : James Goss
Éditeur : BBC books 2014
Pages : 252

Le futur lointain, mais une galaxie très proche, l'univers humain a décidé de construire une prison parfaite afin de prendre en charge les pires criminel-le-s possibles. Cette prison est construite dans un astéroïde. Les systèmes de sécurité empêchent toutes les entrées non autorisées et s'en échapper est impossible. Le Gouverneur de la prison essaie de faire en sorte que la vie de ses prisonniers/ères soit agréable. Mais, dans le même temps, des petites touches sont mises en place afin d'éviter que les prisonniers/ères ne se sentent à l'aise. Il est aidé par des gardiens et par une troupe de robots menaçants. Le gouverneur reçoit un nouveau prisonnier : 422 mieux connu sous le nom de Docteur. Bien que le gouverneur pense avoir compris qui est son prisonnier il se trompe lourdement. Car le Docteur, à peine arrivé, commence par s'échapper sans que personne ne comprenne comment. Pire, la prison semble de moins en moins bien fonctionner. Est-ce une coïncidence que le Docteur apparaisse justement à ce moment précis ? Et qui est la jeune femme, Clara, qui vient aux portes de la prison chaque jour sans que personne ne trouve son vaisseau ?

Le thème de ce livre est facile à trouver : la prison. Plutôt que de nous montrer ce que pense le Docteur l'auteur a préféré nous mettre dans la tête du Gouverneur. Celui-ci n'est jamais nommé. Bien que l'on sente que son identité ait une certaine importance on ne l'apprend qu'à la fin du livre. L'ouvrage nous décrit une prison et ses effets sur une population. Tout y est construit afin d'écraser les personnes. On n'en sort pas. On ne peut pas être contacté et sa famille ne peut pas venir visiter. Les couleurs, le mobilier (ou son absence) et les règlements sont tous fait pour atteindre deux objectifs. Le premier est de déshumaniser les prisonniers/ères. Le second est de permettre aux gardiens de justifier leur choix. Ce livre montre que l'on peut facilement détourner le regarde dès que les règles nous permettent de justifier cela. Malgré ce thème peu sympathique le livre réussit à être drôle. On s'amuse beaucoup devant la perplexité du gouverneur qui ne comprend pas de quelle manière le Docteur s'enfuit. J'aime aussi les apparitions de Clara qui suit un schéma de revendications simples tout en gardant une posture critique face à ses capacités à réussir. Au final, c'est un livre plutôt sympathique.

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*** Assez drôle et intéressant.
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Image : Éditeur

29/07/2016

Race / La couleur de la victoire

Cette semaine est sorti un biopic sur Jesse Owens. Le film débute alors que Jesse Owens est accepté à l'université de l'Ohio durant les années 30. Il est, semble-t-il, le premier étudiant de sa famille dans un contexte économique difficile. Bien qu'il soit heureux d'étudier il sait que son véritable but est de courir. Le coach de l'équipe de course de l'université, Larry Snyder, a entendu parler de lui et compte bien tester ses capacités mais aussi travailler à l'améliorer. Alors que Jesse Owens multiplie les victoires et les records le reste des USA se tend autours d'un débat difficile : Faut-il boycotter les JO de 1936 à Berlin ? Le comité olympique des USA envoie un observateur afin de vérifier les informations qui se propagent et permettre un vote sur la question.

Je suis toujours sceptique face aux biopics. Et ce film en exemplifie la raison. Le problème des biopics, et des biographies, est le risque de tomber dans la reconstitution d'un destin implacable. On oublie les problèmes, les choix, les rencontres et les incertitudes. Tout dans la vie d'une personne mène à un destin inoubliable, historique, impossible à éviter. Cet aspect problématique des biopics semble même revendiqué dans ce film qui, à plusieurs reprises, annonce que le destin de Jesse Owens est de courir, de gagner et d'être le meilleur athlète du monde. Face à ce "destin exceptionnel" plusieurs tentations et obstacles sont mis en avant. La plus importante des tentations est une femme. Alors qu'Owens est fiancé il sort avec cette autre femme ce qui lui pose un certain nombre de problèmes personnels. Le second obstacle est la ségrégation. Sa ville, son université, les stades, ... tout est envahi de racisme et Owens doit apprendre à faire abstraction afin de pouvoir se concentrer sur sa course.

Ce qui nous mène au troisième obstacle : La politique. Toutes personnes qui s'intéresse à l'actualité politique et à ses effets sur le sport sait que le CIO, ainsi que d'autres fédérations internationales, défendent l'idée que sport et politique sont deux sphères totalement séparées. Cette idée permet de défendre l'organisation d'événements sportifs dans des lieux ou des contextes troublés. Bien que l'on puisse être d'accord sur l'idée que le sport et la politique ne sont pas identiques on ne peut que déplorer que cela débouche sur l'impression, fausse, que le sport n'a aucun effet politique. Il faut garder cela à l'esprit quand on regarder ce film. En effet, il montre une tension entre d'une part des personnes qui défendent un idéal politique et des personnes qui refusent de penser politiquement. On sait qui a gagné et ceci a permis à l'Allemagne de 1936 d'organiser une propagande massive en faveurs du régime nazi.

On y trouve le point faible du film. La réalisation tente, apparemment, de faire le lien entre le racisme des USA et celui de l'Allemagne. Bien que les USA ne soit pas l'Allemagne hitlérienne il existe un racisme profondément ancré avec une ségrégation forte. Mais celle-ci est à peine montrée. On a l'impression que le racisme se traduit par une simple nécessité d'avoir des sièges, dortoirs et entrées séparées. Face à cela, l'Allemagne est montrée comme plus tolérante. Il est vrai que les diplomates allemands ont fait des efforts pour éviter de donner mauvaises impressions. Mais le film échoue à montrer de quelle manière la propagande allemande fonctionnait. Leni Riefenstahl est montrée comme une productrice qui veut simplement faire les meilleures images des jeux possibles. Mais son travail était bien plus important et bien plus intégré à la propagande. Bref, du point de vue politique le film échoue.

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**** Un bon film avec de bon-ne-s acteurs et actrices mais un sujet politique simplifié à l'extrême comme s'il fallait éviter de heurter des personnes.
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Image : Allociné

Site officiel

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28/07/2016

The legend of Korra book four: Balance

Enfin ! J'ai enfin pu voir la dernière saison de la Légende de Korra après une (trop) longue attente. En guise de rappel : l'histoire se déroule dans le même univers qu’Avatar le dernier maitre de l'air. Korra est une femme de la tribu de l'eau. Elle est aussi la nouvelle Avatar chargée de garder l’harmonie dans le monde. Durant les trois premiers chapitres elle a dû combattre Amon, son oncle et Zaheer. Ce dernier a réussi à la blesser profondément et la fin du livre trois laissait en suspens le destin de Korra. Le livre quatre se déroule trois ans après. Korra n'est pas revenue à Republic City depuis tout ce temps. Alors que la nation de l'air tente de retrouver une place dans le monde en aidant autant que possible les personnes qui en ont besoin les autres ami-e-s de Korra se sont dispersés. Makko est garde du corps pour le prochain roi de la Terre. Asami est une cheffe d'entreprise a succès qui a redessiné la ville. Bolein a rejoint une armée unie par Kuvira. Cette dernière a lutté pendant trois ans afin de réunir à nouveau la nation de la Terre après le meurtre de sa reine. Mais va-t-elle accepter de laisser un roi prendre sa place ?

Avatar le dernier maitre de l'air ne donnait rien à l'Avatar. Aang avait tout perdu. Il était seul et il devait ramener la paix après un siècle de guerre. Le propos de la série tentait d'expliquer pourquoi le pardon, la paix et le travail en commun étaient nécessaire pour passer outre des différents entre personnes et peuples. Aang cherche toujours une solution pacifique qui puisse convenir à tout le monde malgré la difficulté de la tâche. Aang tentait toujours de contrôler ses émotions non pour les supprimer mais pour ne pas être contrôlés par elles.

Korra est différente. La série parle d'une femme beaucoup plus active qu'Aang. Elle est tête brulée, moins réfléchie et surtout elle aime se battre. Tout comme la première série, elle est rejointe par un groupe d'ami-e-s dont Asami une inventeuse et cheffe d'entreprise à succès considérée comme l'une des personnes les plus intelligentes du monde. Alors qu'Aang essayait de ramener la paix Korra vit dans un monde en paix et possède tout ce qu'Aang n'avait pas dès le début de la série.

Il est donc normal que la série parte sur d'autres idées. Korra doit protéger une paix précaire mise à mal par différentes personnes aux motivations qui se ressemblent assez. En effet, Korra vit dans un monde proche du notre. La technologie a fait un bond en avant et permet aux personnes qui ne possèdent pas de maitrises de pouvoir jouer à égalité. Les anciens modèles sont questionnés. Ainsi, Republic city devient la première nation démocratique après avoir été un flambeau de la paix entre nations. Face à ses mutations aussi bien technologique qu'économiques ou politiques la série pose la question des révolutions. Depuis la première saison les ennemi-e-s de Korra ont pour but de supprimer ce qui existe afin d'atteindre une idée soit futur soit d'un passé révolu. Le premier ennemi voulait l'égalité, le second souhaitait revenir à un âge d'or sous sa protection et le troisième était un défenseur de l'anarchisme (mais un anarchisme mal compris par les scénaristes). La dernière ennemie souhaite seulement protéger tout le monde mais, pour cela, crée une force militaire écrasante qui contrôle tout et tout le monde. Bref, Korra se retrouve face à des personnes aux certitudes inébranlables. D'une certaine manière, ces différentes personnes sont assez proche de Korra, ou de nous-même. En effet, il est plus simple de rester dans ses certitudes que de les remettre en cause.

Cependant, et le Docteur Pralinus l'explique très bien dans sa vidéo consacrée à Korra, la série échoue à traiter de son sujet politique. En effet, durant les quatre saisons il est posé différentes questions face à l'émergence de milieux communistes et anarchistes. Cependant, et là encore je renvoie à la vidéo du Docteur Pralinus, l'intrigue ne réussit pas à questionner la légitimité, ou l'illégitimité, questionnée par ces milieux. Le premier méchant posait la question légitime de la place des personnes qui n'ont pas de maitrises des éléments. D'une certaine manière, on peut penser que cette maitrise, ou son absence, équivaut à des castes ou des classes sociales. On ne peut pas les traverser. On est forcé de vivre dans sa classe et avoir une maitrise implique des privilèges certains. Amon souhaitait éviter ces privilèges via une société égalitaire mais les scénaristes en ont fait un méchant de base. La seconde saison posait la question de la cohabitation et, surtout, de l'harmonie entre un monde industriel et un monde traditionnel, spirituel. D'une certaine manière, on pourrait penser que le monde spirituel permet de défendre la nécessité de l'écologie soit d'un équilibre entre les besoins économiques et les besoins du monde pour survivre. Et je ne peux que déplorer le traitement atroce de l'anarchisme dans la saison 3 qui, bien que l'on pourrait faire le lien avec le terrorisme anarchiste du début du XXème siècle, échoue à comprendre cette idéologie. Une idée complexe est simplifiée à l'extrême et, donc, mal comprise. Durant la dernière saison on observe la montée en puissance de Kuvira après la mort de la reine de la Terre. On peut assez facilement comprendre que Kuvira représente le communisme. Elle possède une gigantesque armée aux uniformes identiques, une technologie de pointe et n'hésite pas à user des armes les plus dangereuses tout en ne respectant pas les souhaits individuels. Mais, encore une fois, la série échoue. De nombreux thèmes sont annoncés mais aucun ne sont développés. On ne fait qu'apprendre de seconde main ce qui se déroule réellement sans que la série ne questionne Kuvira et son leadership.

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***** Bien que je sois critique que l'on ne croît pas que je n'aime pas cette série. Je l'apprécie beaucoup et je conseille à tout le monde de regarder Avatar le dernier maitre de l'air et sa suite La légende de Korra.

Image : Allociné

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Comme des bêtes / The secret life of pets

Vous ne vous êtes jamais demandé ce que faisaient les animaux de compagnie que vous avez adopté lorsque vous partez au travail ? À moins de posséder une webcam ou un collier GPS pour chats vous n'en avez aucune idée. Max, un petit chien, vit avec Katie depuis très longtemps. Tout va très bien mais il ne comprend pas ce que fait Katie pendant la journée. Pire encore, un soir Katie ramène un gros chien mouillé, encombrant et un peu agressif : Duke. Alors qu'il essaie de comprendre ce qui se déroule et de protéger sa vie parfaite Max et Duke s'échappe d'un parc pour chien lors d'une sortie. Perdus, seuls, effrayés, ... Seront-ils capables de retrouver leur maison ?

Comme beaucoup de films d'animation consacrés aux familles Secret life of pets fait peu mais bien. Il n'y a pas d'intrigues compliquées. Les personnages sont ce qu'illes sont : des animaux légèrement humanisés. Toutes personnes qui a adopté un chien, un chat, un oiseau ou autre chose reconnaitra certains comportements parmi les plus drôles tandis que l'amour de YouTube pour les chats est célébré. Les prémisses ne sont pas très importants. Car le véritable propos du film est de placer deux personnages dans un milieu hostile et inconnu. Une intrigue qui rejoint de nombreuses autres.

Le message du film, comme souvent, est basé sur l'importance de l'amitié et de la tolérance. Alors que Duke et Max étaient rivaux ils apprennent à se tolérer et à s'apprécier face à un monde hostile. En parallèle, leurs ami-e-s se mobilisent afin de pouvoir les aider. Ce petit groupe est à l'origine de nombreuses scènes particulièrement drôles. J'ai aussi beaucoup apprécié le petit lapin et son penchant de super vilain de film de James Bond. Un film qui réussit sur tous les points.

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**** Un très bon film d'animation que tout le monde peut apprécier. Et vive les chats !
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Image : Site officiel

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08:53 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : comme des bêtes, the secret life of pets | | | |  Facebook

24/07/2016

Thor 4. Les dernières heures de Midgard par Jason Aaron et Esad Ribic

Titre : Thor 4. Les dernières heures de Midgard
Auteurs : Jason Aaron et Esad Ribic
Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 19 à 25 de Thor : God of Thunder. Thor a combattu un massacreur de dieux, il a créé une communauté chargée de capturer un être maléfique et il en est sorti grandi aussi bien dans le passé, le présent que le futur. Mais cette fois, ce pourrait bien être la fin pour Thor. En ce qui concerne le passé les auteurs vont dans deux directions. D'une part ils explicitent l'origine de Malekith et, d'autre part, ils mettent en place les éléments nécessaires pour la suite de l'histoire. En ce qui concerne le futur, Thor est opposé à l'un des êtres les plus puissants de l’univers : Galactus. Ce dernier souhaite détruire la Terre mais Thor veut la protéger malgré la fin de toute vie sur celle-ci. Mais c'est dans le présent que l'intrigue est véritablement mise en place. Thor a combattu des aliens, des monstres et des dieux et se repose entre temps à Asgardia dans le ciel de Broxton. Mais un ennemi implacable a décidé de détruire tout ce que Thor aime. Cet ennemi c'est Agger le PDG de Roxxon. Thor doit combattre une multinationale remplie d'avocats et de capitalistes. Qui va gagner ?

Depuis le premier tome j'aime cette série. Les deux premiers parlaient de la divinité et de son utilisé. Ils avaient la bonne idée de placer Thor face à ses échecs et ses doutes. Le troisième tome me plait moins mais reste de très bonne qualité. Cette fois Jason Aaron va dans une tout autre direction. On en parle plus de dieux ni de mythes mais d'humanité et surtout de l'effet de celle-ci sur la Terre. Pour cela les auteurs créent un ennemi qui incarne tout ce que le capitalisme peut avoir de mauvais. Roxxon et son PDG ne sont pas seulement ignorants des effets de leurs actions. Ils agissent consciemment en direction de la destruction afin d'amasser le plus d'argent possible. Je trouve particulièrement intéressant de confronter un dieu qui incarne une force de la nature à une personne qui souhaite contrôler et détruire cette nature. De plus, ce tome conclut les aventures d'un personnage pour lancer quelque chose d'autre. Les personnes qui suivent l'actualité savent déjà de quoi je parle et je me réjouis de lire ces nouveaux tomes.

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***** Encore une fois, Jason Aaron réussit à me passionner (même si en matière de Vikings je suis bon public).

Image : Amazon

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Elvis and Nixon

Nous sommes dans les années 70. Les USA connaissent une période de tensions interne sans précédents alors que le pays est impliqué dans une guerre meurtrière. Nixon est très peu populaire tandis que des mouvements marginaux sont infiltrés et attaqués par le gouvernement et le FBI. Mais la révolte ne faiblit pas alors que la contre-culture devient de plus en plus importante. Dans ce contexte difficile un homme a réussi à garder l'amour de beaucoup de monde : Elvis Presley. Mais ce dernier est inquiet de l'état de la jeunesse, de l'état du rock et de la culture hippie ainsi que de l'usage de drogues. Elvis décide de se rendre à Washington DC afin de donner une lettre au président Nixon. Il lui demande deux choses : une rencontre et un badge d'agent fédéral afin de lutter contre les drogues.

Ce film dépeint une histoire que je ne connaissais pas. Je n'avais aucune idée que Nixon et Elvis s'étaient rencontrés. Apparemment, un autre film avait déjà été tourné en 1997. Je ne l'avais pas vu. En ce qui concerne les acteurs ils sont brillants. Les deux principaux réussissent parfaitement à incarner leur rôle. Nous avons un Elvis en dehors de la réalité et un Nixon qui prend une place massive à l'écran malgré ses apparitions bien moindre. Étant un film qui parle de deux hommes les femmes n'ont que peu de place sauf en tant que fans hystériques. L'intrigue est menée tranquillement. On ne nous donne pas de scènes flamboyantes au contraire on préfère nous offrir une forme de vie de tous les jours à la fois dans l'entourage d'Elvis et à la Maison Blanche jusqu'à atteindre le pinacle lors de la rencontre des deux hommes.

Celle-ci est dépeinte comme la rencontre de deux personnes très différentes mais en même temps identiques. Alors que Nixon est montré comme un être intelligent et retors Elvis est montré comme quelqu'un qui vit en dehors de la réalité. Mais tout est fait pour montrer à quel point ils sont proches. Ils vivent dans des maisons qui se ressemblent, ils aiment les armes, ils sont patriotes, ils sont inquiet face au communisme dont ils voient l'infiltration dans tous les recoins et surtout ils ont les mêmes idées. Le film nous montre deux personnes qui pensent de la même manière. Qui considèrent les USA comme un flambeau de liberté mis en danger par une jeunesse manipulée par des jaloux. Cependant, le film ne va pas trop loin dans cette direction. Il reste très lisse et refuse de prendre une distance critique face à son sujet et en particulier face à Elvis. Cette absence fait du film plus une hagiographie qui continue un mythe qu'un réel travail de compréhension d'un évènement particulier et du contexte de celui-ci. Et cette absence de distance critique empêche le film d'atteindre un niveau bien supérieur.

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**** de très bons acteurs, une bonne mise en scène, le choix d'une anecdote intéressante mais pas de distance critique seulement la continuation d'un mythe.
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Image : Allociné

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11:14 Écrit par Hassan dans Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elvis, nixon | | | |  Facebook

22/07/2016

Independance day: resurgence

Il y a 20 ans les aliens attaquaient la Terre. Dans un effort héroïque un petit groupe parvint à s'infiltrer dans le vaisseau mère afin de le désactiver et permettre une contre-attaque victorieuse. Mais les pertes furent lourdes. Aujourd'hui, en 2016, le monde n'a jamais été aussi pacifique, uni ni aussi fort technologiquement et militairement. Sachant que les aliens allaient probablement revenir l'humanité s'est préparée. Le système solaire est colonisé par quelques bases militaires équipées d'armes à la technologie hybride. La Lune elle-même est notre première défense. Quant à la Terre, elle est défendue par un conseil composé des grandes puissances. Malgré ces préparations la paix règne. Mais des évènements étranges se déroulent un peu partout. En soi, ce ne sont pas des causes d'inquiétudes, mais les experts se posent des questions. Et alors qu'un vaisseau géant approche le monde comprend qu'illes sont de retour. Et illes sont plus nombreux et plus puissant que la première fois.

Comment prendre ce film ? Il fait suite à un classique des blockbusters d'été. Un film de 1996 qui changea beaucoup de choses. Il y a beaucoup de bonnes idées dans sa suite. D'une part, les 20 ans se sont réellement déroulés. Nous avons une nouvelle génération, un monde différent avec une avancée technologique impressionnante. Malheureusement, le film ne nous montre pas vraiment cette évolution alors que cela m'aurait beaucoup intéressé. Les personnages ne sont pas non plus très bien écrits. Ce sont des personnages tel Hollywood en construit à la chaine : le bad boy, le mec sage, le mec lourd, la femme qui reste à l'arrière, les adolescents paumés... rien de nouveau sous le soleil. La réalisation essaie aussi de mieux nous faire comprendre l'univers dans lequel s'inscrit le film (tout en annonçant une suite) mais il le fait de manière tellement ridicule que l'on se croit dans une série B. La seule avancée se sont les effets spéciaux particulièrement impressionnant, bien qu’un poil ridicule. En bref, le film est loin d'être bon même pour un blockbuster. Mais on rigole bien, le temps passe assez vite et on se moque facilement aussi bien de l'intrigue que des personnages.

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** On ne peut pas dire qu'il est mauvais car ce film est vide.
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Image : Site officiel

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09:54 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : independance day, resurgence | | | |  Facebook

17/07/2016

Doctor Who. Engines of war par George Mann

Titre : Doctor Who. Engines of war
Auteur : George Mann
Éditeur : BBC Books 18 juin 2015
Pages : 320

Les aventures du Docteur sont largement connues. Toutes ses incarnations sont observées avec attention alors qu'il se déplace dans le temps et l'espace. Mais une incarnation est oubliée : le War Doctor. Tandis que la Guerre du Temps entre les Daleks et les Seigneurs du Temps explose dans l'univers et dans toutes les époques le Docteur a changé. Il a abandonné son nom, son corps et ses idéaux afin de devenir ce qu'il avait besoin d'être pour survivre à la guerre : un guerrier. Alors qu'il mène un escadron de Tardis contre une flotte Dalek le Docteur est touché et s'écrase sur une planète locale : Moldox. Les humain-e-s qui y vivent se trouvent sous le joug des Daleks qui les capturent et expérimentent sur elleux. Seules quelques poches de résistance subsistent. L'une de ces résistantes se nomme Cinder. Alors que le Docteur la sauve d'une mort certaine cette dernière accepte de le mener dans les camps de prisonniers tenus par les Daleks. Le Docteur y découvre le véritable plan des Daleks et doit avertir son peuple. Mais peut-il encore leur faire confiance ?

Depuis le début de la nouvelle série les scénaristes nous expliquent que le Docteur a combattu dans une guerre apocalyptique et que ce qu'il y a vu l'a changé à jamais. Durant cette guerre le Docteur a décidé de prendre la décision de détruire deux races afin de sauver l'univers. Plus tard, Steven Moffat, alors showrunner, nous offrit l'incarnation du War Doctor sous les traits de John Hurt. Mais qui est-il ? Qu'a-t-il fait ? C'est ce que ce seul tome souhaite nous expliquer. Bien que le Docteur y soit dépeint comme beaucoup plus rude il n'est pas fondamentalement différent de ce que l'on connait. C'est un personnage qui place en haute estime les valeurs de pitié et de respect de la vie. Ce que nous offre ce livre est différent. Il montre de quelle manière une civilisation pacifique et avancée perd son identité afin de devenir, en pleine guerre, un ennemi aussi impitoyable que les Daleks. Alors que le Docteur questionne ses choix et refuse de prendre certaines décisions on observe des dirigeants être certains de leurs décisions capables de génocide au nom du bien commun. On observe l'effet d'une guerre sur des personnes qui, autrement, reculeraient devant l'horreur de ce qui leur est demandé. Bref, on parle de l'effet d'une guerre que l'on croit juste, nécessaire et, surtout, sans concession.

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*** Intéressant mais les personnages ne sont pas toujours assez bien décrits pour que l'on s'y attache.
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Image : Éditeur

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16/07/2016

Ice Age 5. Collision Course

One pensait pas qu'illes l'oseraient. Mais si ! Un cinquième Ice Age a lieu (alors que la planète est en plein réchauffement global...). Tout va bien dans le meilleur des mondes. Diego est heureux, Manny est heureux en mariage, Syd est... Syd et surtout Peach est amoureuse. Bon d'accord tout ne va pas très bien car Manny n'apprécie pas beaucoup le futur mari de Peach. Apparemment, même avant l'humanité un père qui hait son gendre était un cliché déjà en cours. Tout ça pourrait ne pas trop mal se passer (mis à part les peines de cœurs d'un Syd qui ne comprend pas qu'il est la cause de ses échecs) si Scrat ne faisait pas encore des siennes. Je soupçonne Scrat d'être le chaos incarné chargé de la destruction de toutes vies dans l'univers et habilement déguisé en un mignon personnage. Cette fois il ne chôme pas puisqu'il est la cause du système solaire, des constellations et surtout d'un astéroïde tueur de monde qui se dirige vers la Terre. Il reste deux jours pour qu'un plan impossible réussisse.

Que penser de ce cinquième volet ? L'un des thèmes de la série Ice Age est la famille. Dans le premier un veuf découvrait que les amis peuvent remplacer la perte d'une famille, le second permet à Manny de chercher ses semblables et surtout une femme, le troisième parlait de bébés tandis que le quatrième était en pleine adolescence. Dans le cinquième Peach est une jeune adulte encore plein d'espoirs et de rêves mais prête à quitter le foyer. Bref, Manny et Ellie doivent accepter le départ prochain de leur petite fille plus si petite que ça. Derrière ce thème assez classique se met en place des idées tout aussi classiques. Ainsi, Manny protège régulièrement Ellie et Peach contre l'adversité. Cette fois il doit passer la main à un gendre et ça pose des problèmes. Ainsi, on observe Manny et Ellie tester le jeune couple dans un cadre très genré. Alors que Manny test la virilité du jeune homme, Ellie test les capacités maternelles de Peach. Bref, nous sommes en 2016 et nous sommes réduits à observer encore et toujours les difficultés hétérosexuelles d'un modèle de famille qui n'a jamais existé. Ajoutez à cela un bon nombre de blagues et ça passe bien que difficilement. Bref, une série de films à bout de souffle pour un thème éculé jusqu’à la racine.

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*** Les scénaristes ont trop fumé pour pondre un épisode fait à la va vite
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Image : Site officiel

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09:40 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ice age, collision course | | | |  Facebook

03/07/2016

L'échec d'une prophétie par Leon Festinger, Hank Riecken et Stanley Schachter

Titre : L'échec d'une prophétie
Auteurs : Leon Festinger, Hank Riecken et Stanley Schachter
Éditeur : PUF 1993 (1956)
Pages : 252

Que se passe-t-il lorsqu'un groupe met en place une croyance qui s'avère erronée ? La question semble simple mais sa résolution fut compliquée. Pour y répondre les auteurs, et leurs observateurs et observatrices, ont infiltré un groupe plus ou moins mystique et amateur d'OVNIs. Le récit de cette étude se déroule sur 10 chapitres. Le premier chapitre permet aux auteurs de mettre en place leur position théorique. Ils expliquent pourquoi il est difficile d'observer la réaction à l'échec d'une prophétie. Les sources manquent et les individus se sont rarement intéressé aux réactions. Selon les auteurs, l'échec devrait déboucher sur un prosélytisme plus intense.

Afin de vérifier cette hypothèse ils mettent en place l'observation secrète d'un groupe ayant récemment annoncé l'apocalypse pour un mois plus tard. Sur cinq chapitres on nous dépeint de quelle manière le groupe s'est constitué, qui en fait partie et surtout comment il fonctionne. Le but est de vérifier la croyance individuelle ainsi que l'état de l'engagement. Les auteurs montrent que certaines personnes restent à la marge tandis que d'autres s'impliquent fortement dans cette nouvelle foi. L'implication n'est pas seulement mesurée en temps mais aussi en relation avec la vie extérieure. Les plus endoctriné-e-s abandonnent études, métiers et familles tout en suivant scrupuleusement les ordres venu du plan supérieur. Mais personne ne tente réellement de créer un prosélytisme actif.

Le chapitre sept explique de quelle manière le groupe et les membres ont réagis à la défaite de leur prophétie. Les auteurs montrent que les membres du groupes présents dans le même lieu ont pu mettre en place une explication commune qui a permis de les convaincre et même de renouveler une foi vacillante. Les personnes isolées, par contre, ont perdu leur foi et se sont rapidement éloignées du groupe. Les auteurs montrent aussi que le groupe, d'un seul coup, souhaite propager son message par tous les moyens. Les journalistes sont convoqués et des séances publiques sont mises en place tandis que les écrits de la doctrine sont offerts au public après un secret quasiment intégral. Le chapitre 8 explique les conséquences de cette publicité. En effet, les voisins, les patrons et les autorités ont agi contre des personnes qui se rapprochaient des enfants et qui les inquiétaient. Plusieurs femmes se sont vues menacées d'un examen psychiatrique tandis que le second perdait emploi, statut et passait devant la justice pour être soumis à une expertise afin de juger de sa capacité à gérer ses biens et à garder ses enfants. Le groupe, à la finale, s'est dissous et s'est perdu de vue.

Les deux derniers chapitres permettent, en particulier, d'expliquer la méthodologie de l'enquête. En effet, les auteurs ont dû agir dans l'urgence dans un cadre mouvant avec des réunions longues. Les observateurs et observatrices se sont infiltré-e-s et donc les observé-e-s n'ont jamais consenti à la recherche, ce qui crée un problème éthique important. L'infiltration ainsi que l'enquête ont été difficiles et les personnes envoyées par les chercheurs ont eu un effet, certes involontaire, important sur le fonctionnement du groupe. Au final, ce livre décrit une recherche passionnante au sein d'un groupe de personnes discrètes et convaincues de la fin du monde. La manière dont ces personnes réagissent à l'échec de la prophétie est passionnant et ne peut que donner des enseignements importants pour de nombreuses personnes s'interrogeant sur l'endoctrinement, les sectes et la radicalisation (religieuse ou non).

Image : Amazon

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Guibord s'en va-t-en guerre

Steve Guibord est un député indépendant d'une petite province canadienne constituée en grande partie de trois villes, une mine, de camions qui passent, de la pépinière de sa femme et d'une réserve d'amérindiens. Son local se trouve dans un petit immeuble à l'arrière-boutique d'un magasin de lingerie fine. Récemment, un jeune stagiaire est venu tout droit d'Haïti afin de le seconder : Souverain Pascal. Ce dernier est une encyclopédie vivante de philosophie politique. Bien qu'il ne connaisse pas encore le terrain il sait tout des grand-e-s philosophes. Son stage va lui permettre voir un politicien faire de la politique. Guibord, lui, n'a pas de vrais pouvoirs. Il est un indépendant en dehors de tous les partis et ne peut parler qu'un ou deux fois par années. Son quotidien est régulé par les visites entre des villes distantes de millier de kilomètres, la rencontre des maires, les problèmes de barrages routiers et les relations avec les Algonquins. Mais tout changer alors qu'un débat national s'ouvre sur l'opportunité d'entrer en guerre. Le Premier Ministre souhaite recevoir l'aval du parlement. Mais il y a un problème, l'opposition est unie contre cette décision et le parti majoritaire perd une députée qui va s'abstenir. Il ne reste que Guibord qui peut faire basculer le pays dans la guerre ou garder la paix. Ce petit député local est soudainement devenu l'homme politique le plus important du pays et tout le monde veut savoir ce qu'il va faire.

Le réalisateur de ce film avait déjà offert l'excellent Starbuck (qui eut une adaptation française désastreuse qu'il faut fuir à tous prix). Cette fois il décide de faire un film de comédie politique sur la politique. L'intrigue est particulièrement réussie, les dialogues sont savoureux et les acteurs et actrices superbes. Mais, pour en venir à la substance, on peut mettre en avant deux aspects principaux.

Premièrement, il est clair que le réalisateur considère la politique comme une forme de théâtre dont les figurant-e-s se connaissent mutuellement. C'est simple, Guibord est capable de saluer amis comme ennemis par leurs prénoms et de leur laisser des messages discrets face à la caméra. Personne n'est dupe et tout le monde sait que tout est construit. Que ce soit la journaliste, le syndicaliste, le maire ou d'autres personnes chacun-e-s sait comment l'autre (ré)agit et tout le monde est capable de se contacter en cas de besoin. Ce thème est particulièrement mis en avant lors du débat alors que les pacifistes débarquent dans une magnifique représentation parfaitement contrôlée et montrant la preuve d'une grande préparation. De plus, Souverain lui-même y participe en créant des séances Skype sous forme de conférences pour sa famille et son public à Haïti qui observent le drame politique sous un œil à la fois intéressé et surpris.

En second lieu, le film nous montre, à mon avis, que toute politique est locale et dépend du peuple. Je ne dis pas ça seulement parce que Guibord tente de créer une forme de démocratie directe mais aussi parce que la population s'empare du thème et en transforme la signification. D'une question philosophique sur la nécessité d'une guerre déclarée juste on passe à la question des effets de celle-ci pour la prospérité locale. Ainsi, le film montre particulièrement bien non seulement la difficulté de créer des discussions démocratiques lorsque la population manque d'informations ou ne souhaite pas discuter du thème choisi mais aussi l'importance de la vie quotidienne pour les décisions du peuple. Prendre une décision au niveau de la nation, voir du monde, a bel et bien des effets. Certains sont positifs tandis que d'autres sont négatifs. La question est moins philosophique que pratique.

En conclusion, j'avais beaucoup aimé Starbuck qui offrait un magnifique moment d'humour et de légèreté. J'aime tout autant, et je conseille, ce film qui sous ses abords humoristiques envoie un message important sur ce qu'est la politique et sur la manière dont le spectacle est mis en scène par les professionnel-le-s du monde politique.

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***** Un film drôle et bien écrit. Une réussite.

Image : Allociné

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09:24 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guibord s'en va-t-en guerre | | | |  Facebook

02/07/2016

Superman / Batman 2 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco

Titre : Superman / Batman 2superman-batman-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco
Éditeur : Urban comics 4 mars 2016
Pages : 336

Ce tome contient les numéros 14-26 publiés dans Superman/Batman vol. 2. Superman et Batman font partie des trois héros les plus puissants et les plus apprécié des USA. Avec Wonder Woman ils protègent le monde des menaces humaines, méta humaines et aliens. Bien entendu, illes ne sont pas seul-e-s. Illes sont aidé-e-s par plusieurs groupes. Ce qui définit Batman et Superman provient de leur enfance. Mais que se passerait-il si, d'une part, les deux amis se retrouveraient seuls et si, d'autre part, leur enfance était modifiée ? La réponse à cette question se trouve dans ce tome. En effet, du jour au lendemain le monde change. La Ligue de Justice n'a jamais existé. Les héro-ïne-s sont pourchassés. Batman et Superman sont les maitres du monde. L'humanité n'a que deux choix : obéir ou mourir.

Le tome précèdent, bien que loin d'être bon, partait sur de bonnes bases. Ce second tome est un échec monumental. Le problème n'est pas l'intrigue. Celle-ci aurait pu permettre une réflexion intéressante sur le destin et les conséquences des voyages dans le temps (ce ne serait pas inédit mais ça peut toujours être bien). Le problème est son traitement. En effet, le scénariste a décidé de passer très rapidement sur le monde alternatif des dictateurs Batman et Superman pour passer dans plusieurs mondes alternatifs. L'effet, durant la lecture, est un fouillis improbable de personnages et d'intrigues. Cela n'est pas aidé par la seconde partie du tome qui introduit un nouveau groupe dans un nouveau monde parallèle. Bien qu'il soit difficile de ne pas y comprendre une petite moquerie entre concurrents là aussi le traitement est défaillant. On ne comprendre pas grand-chose et, en fait, on se lasse très rapidement. Seuls les deux derniers numéros sont intéressants. Leur point commun est de s'attacher à un thème fort et de coudre autours. Dommage que le reste du tome soit si médiocre.

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** Non, juste non...
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Image : Éditeur

Superman / Batman 1 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner

Titre : Superman / Batman 1superman-batman-tome-1-270x416.jpg
Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner
Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
Pages : 336

Ce premier tome contient les numéros 1-13 ainsi que Superma/Batman secret files 1 publiés dans Superman/Batman vol. 1. Superman et Batman sont très différent. Alors que l'un incarne le jour, la justice et l'espoir l'autre est la nuit, la peur et la vengeance. Pourtant, ces deux personnages si différents sont amis. Les deux savent qu’un jour il pourrait être possible qu'ils se combattent. Et alors que l'un se prépare l'autre accepte et fait confiance. Dans ce tome les deux amis se trouvent mêlés à deux intrigues. Dans la première moitié du tome Lex Luthor est le président des USA. Durant son mandat il apprend qu'un astéroïde s'approche de la Terre et risque de détruire toute vie. Il décide donc d'arrêter Superman. Mais ce dernier n'est pas d'accord. Dans la seconde moitié du tome on en apprend plus sur l'astéroïde. En effet, une jeune fille y était cachée. Celle-ci déclare être la cousine de Superman. Alors que Superman est heureux de ne plus être seule Batman se demande si cela ne cache pas autre chose.

Les deux intrigues de ce tome ont été adaptées en film d'animation. Je connaissais donc déjà l'histoire. Cependant, les comics sont un peu différents. On en apprend plus sur ce que fait vraiment Luthor. Kara Zor'el, elle, a un rôle beaucoup moins important. Une bonne partie de ce qu'elle fait dans le film est abandonné ce qui lui laisse un rôle beaucoup plus passif face à un Superman protecteur. Et, à mon avis, c'est dommage. Enfin, les deux parties de l'histoire sont mieux reliées que dans les adaptations. Et il semble que cela va continuer. Les dessins sont assez plaisants même si je me pose des questions en ce qui concerne certains costumes et certaines poses des personnages féminins. En bref, j'apprécie l'histoire mais il n'y a pas de surprise ni rien de particulièrement transcendant. Seulement, on nous offre deux héros très différents et j'aime bien voir de quelle manière chacun d'eux voit le monde et les actions entreprises.

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*** Ni mauvais, ni bon mais sympathique.
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Image : Éditeur