29/08/2016

Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini 8 juin 2016
Pages : 152

Ce tome contient les numéros 1-6 d'Amazing Spider-Man (2014). C'est fait, Otto Octavius n'est plus dans le corps de Peter Parker. Il s'est suicidé afin de permettre à son ennemi de réparer ses erreurs en tant que Superior Spider-Man. Et elles sont nombreuses. Peter comprend que son alter ego est bien plus détesté qu'auparavant. Personne ne lui fait confiance. Peter doit aussi gérer les nombreuses différences que sa vie connait après le passage d'Otto. Non seulement il a son doctorat mais il possède une entreprise et Otto a débuté une relation avec une génie. Bref, il va falloir travailler pour retrouver la confiance de la ville. Et ça risque d'être difficile lorsqu'un super-vilain souhaite tuer Spider-Man.

J'ai apprécié ce nouveau départ. J'avais beaucoup aimé la période sous Otto Octavius. Le scénariste plaçait son personnage face à de nouveaux choix et de nouvelles idées. Mais Otto n'est pas Peter. Et Peter n'accepte pas tout ce qu'a fait Otto même si certains changements sont bénéfiques. Le tome est bien rythmé entre les problèmes intimes, industriels et de super-héros. Mais, il me semble qu'il y a trop pour un seul tome. En quelques pages on nous introduit un nouveau personnage, l'entreprise, le héros et on évacue les problèmes avec les Avengers. Tout ceci aurait mérité un développement sur un plus long terme afin de mieux présenter les événements. On a presque l'impression que tout est trop facile pour Peter alors que ce ne devrait pas être le cas.

*
**
***
**** Un peu trop de contenus, un peu trop rapide et un peu trop facile. Mais j'ai bien aimé
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8758666&t=1465311101103

28/08/2016

Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
Auteur : Gary Russel
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 240

Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

*
** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
***
****
*****

Image : Éditeur

9781101905814

27/08/2016

All-New X-Men 6. Un de moins par Brian M. Bendis et Stuart Immonen

Titre : All-New X-Men 6. Un de moins
Auteurs : Brian M. Bendis et Stuart Immonen
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 152

Ce tome contient All-New X-Men 25-30 (2013). Entre ce tome et le précèdent il s'est déroulé un enlèvement. Les premiers X-Men se sont retrouvés dans l'espace et Jean a subi un procès et s'est découvert un nouveau pouvoir. Cyclope a retrouvé son père et il le suit dans l'espace. Tout ceci est expliqué dans un tome dédié lié aux Gardiens de la Galaxie. Ce tome est divisé en deux parties. Le premier est un moyen, pour Bendis, d'expliquer un peu mieux ce qu'il souhaite écrire à l'aide d'un dialogue entre deux personnages. La seconde place les premiers X-Men face à la Confrérie du Futur. Mais bien que le combat soit difficile on apprend rapidement que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Est-il seulement possible de les vaincre ?

Que penser de ce tome ? J'ai un peu l'impression que Bendis s'est un peu enfermé dans une intrigue qu'il ne maitrise pas totalement. Cette impression pourrait expliquer pour quelle raison les choses sont un peu lentes. Ainsi, on parle encore du problème du voyage dans le temps et de ses effets. Mais rien n'est fait pour expliquer la raison de la présence des premiers X-Men dans le présent. Heureusement, Bendis répare l'une de ses erreurs en expliquant un peu mieux qui sont les membres de la Confrérie du futur. Lors de l’événement de la Bataille de l'Atome on en savait très peu et j'étais très confus. Les informations données par Bendis sur certains personnages clés sont donc bienvenues. Mis à part les problèmes de continuités avec le tome précèdent ce tome est tout de même intéressant. Je me suis bien amusé et je me demande de quelle manière l'histoire va continuer.

*
**
***
**** Un peu confus, par ma faute, puisque le tome fait suite à un autre que je n'ai pas lu. Mais ça reste sympathique à lire.
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8674705&t=1462270706023

26/08/2016

Leçons sur la volonté de savoir. Cours au collège de France. 1970-1971. Suivi de Le savoir d'Oedipe par Michel Foucault

Titre : Leçons sur la volonté de savoir. Cours au collège de France. 1970-1971. Suivi de Le savoir d'Œdipe
Auteur : Michel Foucault
Éditeur : Seuil février 2011
Pages : 316

Michel Foucault est élu au collège de France en 1970. Son premier cours porte sur la volonté de savoir (titre que porte l'un de ses livres sur l'histoire de la sexualité). Ce livre est constitué des 12 cours conservés ainsi que de deux conférences. Foucault y développe une réponse à la question de la vérité. Qu'est-ce que la vérité ? Pour donner sa réponse il se base sur l'antiquité grecque aussi bien du point de vue des mythes que de l'histoire de la philosophie. Son développement permet de démontrer qu'il existe plusieurs types de vérités construit selon des processus que l'on peut analyser historiquement.

Foucault analyse plusieurs moyens de trouver la vérité. Il montre que, en Grèce antique, il existe plusieurs possibilités qui se suivent et fonctionnement parfois dans le même temps. Le premier type est l'appel aux dieux. Celui-ci se fait à l'aide du serment qui lie la personne aux jugements des dieux et déesses. Celleux qui osent ce serment proclament la vérité ou se condamnent à la colère des dieux et déesses. Celleux qui n'osent pas proclament leur culpabilité. La vérité peut aussi être dévoilée par les divinités à l'aide des oracles. Ceux-ci doivent être interprétés mais permettent d'entendre ce que savent les dieux et déesses. Enfin, nous avons l'enquête qui pose la question de qui a vu quoi et dans quelle circonstance. Cette analyse est particulièrement développée dans la conférence Le savoir d'Œdipe qui, selon le texte, mêle ces différentes capacités de trouver la vérité.

J'ai eu du mal à lire ce premier cours. Bien entendu, le texte est difficile. Contrairement aux prochains cours le travail d'édition s'est fait sur un matériel incomplet utilisé comme support par Foucault. Ce n'est ni texte écrit ni parlé. J'ai aussi eu du mal avec les termes écrits en grec ancien, une langue que je ne connais pas. Ces termes me sont obscurs et mon incompréhension de ceux-ci a joué sur ma lecture et, bien entendu, ma compréhension de l'analyse que fait Foucault. Enfin, je n'ai pas assez de connaissances en philosophie, et en son histoire, pour réussit à intégrer ce cours dans le contexte plus large des débats de l'époque.

Image : Éditeur

86024_couverture_Hres_0.jpg

25/08/2016

All New Hawkeye 1. Wunderkammer par Jeff Lemire et Ramón Pérez

Titre : All New Hawkeye 1. Wunderkammer
Auteurs : Jeff Lemire et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 3 février 2016
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 1-5 d'All New Hawkeye (2015). Suite au run de Fraction que j'ai déjà lue il a été décidé de passer le tour à Lemire (que je connais sur Green Arrow). Nous retrouvons donc plusieurs aspects du run précèdent : un chien, les deux Hawkeyes, Clint et Kate, et des héro-ïne-s qui sont bien plus humain-e-s que leurs comparses. L'équipe Hawkeye est envoyée par le Shield dans une base de l'Hydra. Selon des informations assez floues il y aurait une arme secrète en cours de test. Mais, la mission ne se déroule pas tellement bien. De plus, l'arme secrète n'est pas exactement ce qu'elle semble. Et surtout, le Shield n'agit pas terriblement bien. Bref c'est encore une mission pleine de malchances pour les Hawkeyes. Parallèlement, on nous en apprend plus sur la jeunesse de Clint Barton depuis la mort de ses parents.

Comme annoncé dans le petit résumé, ce tome contient deux histoires. Bien que chacune ait son intrigue elles sont liées et, d'ailleurs, on retrouve toujours une partie de l'une quand on parle principalement de l'autre. En ce qui concerne les dessins, le présent reste dans le style du run précèdent. C'est un dessin que j'apprécie. Le passé, lui, est en pastel et j'aime beaucoup. C'est non seulement beau mais aussi bien choisi tout en permettant de bien différencier les temporalités. L'intrigue du présent est intéressant en ce qui concerne les effets sur les deux partenaires et quelques problèmes d'éthique. Celle du passé permet d'éclairer la première en explicitant le passé de Clint. Les deux intrigues sont donc bien menées et équilibrées. Il est simplement dommage que la série se soit arrêtée et que l'on doive attendre un moment avant d'avoir une nouvelle série Hawkeye qui reprenne ce qui est laissé en plan.

*
**
***
**** Un bon premier tome qui garde le lien avec le précèdent run. Malheureusement, il s'arrête de manière un peu abrupte.
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8473066&t=1454533720257

24/08/2016

Star Trek Beyond / Star Trek Sans Limites

James T Kirk a réussi à devenir capitaine sur un défi puis il a vaincu Kahn. À présent, il vit son rôle comme une forme de routine incompréhensibles alors que sa mission de cinq ans est arrivée à sa troisième année. Son vaisseau fonctionne toujours aussi bien avec un très bon équipage alors que l'Entreprise essaie de créer des contacts diplomatiques et d'explorer un univers sans fins. Lors d'une brève escale sur la nouvelle base de la Fédération des Planètes Unies on lui confie la mission de retrouver et secourir un équipage d'un vaisseau écrasé sur une planète à l'intérieur d'une nébuleuse dont le territoire est inconnu. Mais ce qui devait être une mission de routine se transforme en catastrophe. Seul, sans vaisseau ni équipage, Kirk doit trouver le moyen d'alerter la Fédération qu'un ennemi est apparu.

Le premier film du reboot de Star Trek était peu intéressant (une manière polie de dire chiant à mourir). Le second film partait sur de bonnes idées mais n'osait pas aller jusqu'au bout de ce qui était promis. Heureusement, il avait un "méchant" magnifique incarné par Benedict Cumberbatch. Ce troisième film était donc attendu au tournant. Allait-il continuer vers la médiocrité ou créer un renouveau ? Alors que le second donnait l'impression de trahir la mission de Starfleet par une forme de militarisation ce dernier film reprend les bases : la mission est avant tout l'exploration pacifique et la diplomatie. Bien que cela aurait pu déboucher sur de nombreux objets inutiles la réalisation permet d'éviter cet écueil. Au contraire, tout, dans ce Star Trek, est utile. Même une vidéo dans le fond aura une conséquence sur l'intrigue. Ce qui donne l'impression d'une intrigue bien ficelée et sans accrocs.

Quel est le propos du film ? Comme son prédécesseur Star Trek Beyond décide de s'attaquer au fonctionnement de la Fédération même. Avec Kahn on avait un ennemi qui défendait son équipage contre un haut gradé meurtrier (spoiler alert). Dans ce film ce qui est remis en question c'est le fondement philosophique même de la Fédération. Celle-ci est constituée sur une idée forte : l'union pacifique et l'acceptation des différences est une force. Face à cette philosophie les scénaristes placent une personne qui pense que seul le combat, la lutte, permet aux différents êtres sentients de devenir forts. Nous avons donc deux philosophies opposées qui luttent à mort. Ainsi, Kirk, et la Fédération, travaille avec de nombreuses personnes envers lesquelles il est loyal. Son équipage est constitué de plusieurs races et nations et chacun-e peut choisir son comportement. Face à lui, nous avons une force de combat unique, monolithique constituée de nombreux vaisseaux mais sans réelle autonomie face aux décisions d'un chef. Ainsi, le film réussit à défendre son propos pacifiste et exploratoire face à un guerrier.

*
**
***
**** Un film que j'ai apprécié et qui semble revenir aux idées du matériel original.
*****

Image : Allociné

Site officiel

370427.jpg

09:33 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star trek, beyond, sans limites | | | |  Facebook

23/08/2016

Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
Auteure : Una McCormack
Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
Pages : 240

Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

*
**
***
**** Plutôt réussit.
*****

Image : Éditeur

cover.jpg.rendition.460.707.png

12/08/2016

Harry Potter and the cursed child par J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Titre : Harry Potter and the cursed childisbn9780751565355-detail.jpg
Auteur-e-s : J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
Éditeur : Little, Brown 2016
Pages : 343

Après des années nous avons une suite pour Harry Potter. Je me souviens encore des files d'attente dans les librairies, de mes lectures passionnées des tomes, ... Ce fut la première fois que j'ai lu en langue originale. Retrouver ce monde après tant d'années est un peu comme retrouver sa jeunesse, retrouver un univers qui, finalement, n'a pas vraiment disparu. Bref, il y a une grosse pression sur ce script. Car ce n'est pas un livre mais le texte de la pièce jouée actuellement à Londres.

Nous reprenons les choses exactement au point où nous les avions laissé dans l'épilogue ridicule du dernier livre. 19 ans ont passé depuis la bataille d'Hogwarts. Harry est marié à Ginny, Hermione avec Ron. Leurs enfants sont enfin en âge de se rendre à Hogwarts. Mais il est loin d'être facile pour les enfants de porter sur eux le poids de leurs noms. Que ce soit Potter, Weasley ou Malefoy ces noms sont chargés d'histoires. Alors les choses ne se passent pas forcément bien. Et lorsqu'une possibilité existe de changer les choses pourquoi hésiter ?

Je suis... mitigé... D'une part j'ai beaucoup aimé retrouver un univers familier mais un peu modifié. Les évolutions des personnages me semblent assez logiques sans aller trop loin. Le fils d'Harry et Ginny, Albus, est bien le fils de son père et ce n'est pas une bonne chose ! J'ai souvent ri tout seul devant le livre tandis que je me demandais de quelle manière les scènes pourront être construites dans un théâtre. Mais, je suis aussi ennuyé par plusieurs aspects de l'intrigue. Premièrement, elle est extrêmement facile à comprendre. Dès que tous les éléments sont en place on sait pourquoi, comment et ce qui va se dérouler. Ainsi, la seconde partie est pratiquement inutile tant elle se répète sans raison. Ensuite, l'intrigue me semble surtout être un moyen de revisiter des lieux et des moments connus. Il n'y a pas vraiment de nouveautés. L'intrigue joue sur le sentiment de nostalgie des personnes sans vraiment ajouter quelque chose. Si vous aimez cette série vous apprécierez probablement revenir dans l'univers de Rowling. Sinon, vous ne comprendrez pas l'intérêt.

*
**
***
**** Vive Hermione !
*****

Image : Éditeur

Ghostbusters

Ghostbusters 2016 a libéré les passions. Lorsque certaines personnes ont appris que le cast serait entièrement féminin des hommes enragés se sont jetés toutes griffes dehors sur le film, le trailer, le cast afin de bien faire comprendre qu'ils n'étaient pas d'accord. Ghostbuster est probablement le film qui a été le plus haï avant même sa sortie en salle et ce pour une seule raison : un seul homme dans le casting et c'est un personnage secondaire stéréotypé. Au lieu d'un blockbuster d'été le film est devenu le représentant de la réussite, ou non, des histoires qui mettent en avant des personnages féminins. Un échec impliquerait la fin de ce genre de films pour longtemps. Donc Ghostbuster se doit d'être parfait à tous points de vue. Ce qu'il n'est clairement pas et ce qu'il ne devrait pas être.

Nous sommes en 2016. Une scientifique des particules, Erin, est sur le point d'être titularisée après des années de travail et de politique universitaire (ce qui implique de lécher les pompes de pas mal de monde ainsi qu'un CV parfait). Mais un ancien livre ressort de l'oubli dans lequel il devrait se trouver. Il y a longtemps, Erin a coécrit avec une collègue, Abby, un ouvrage qui théorise l'existence des fantômes. Alors qu'elle essaie de le faire retirer de la vente en parlant avec son ancienne amie elle est témoin de l'arrivée d'un fantôme et sa réaction se retrouve sur youtube. Sa carrière était détruite elle décide de relancer les idées d'études du paranormal qu'elle avait avec Abby. Les deux amies sont secondées par une brillante ingénieure, Jillian ainsi que Patty et leur secrétaire Kevin. Tandis que leur petite entreprise commence à se faire connaitre les apparitions se multiplient. Se pourrait-il qu'il se passe quelque chose d’important ?

Ghostbuster mérite-t-il la campagne haineuse qui l'a accompagné ainsi que son casting ? Clairement non ! À mon avis, c'est un film très réussi pour le but qu'il souhaite atteindre : faire rire. L'humour est omniprésent. Il est rare de ne pas avoir une scène sans deux voire trois situations humoristiques. Chris Hemsworth est particulièrement à l'aise dans son rôle. Les quatre actrices sont tout aussi bien jouées et on sent une magnifique alchimie entre elles. Tout le monde a dû bien s'amuser durant le tournage et avoir beaucoup apprécié celui-ci et ça se sent. Les acteurs et actrices s'apprécient et sont heureux/euses d'être là. L'intrigue est basique et se base sur les autres ghostbusters il n'y a donc pas beaucoup de surprises. Mais c'est efficace. Je déplore tout de même quelques scènes un peu longues ou découpées de manière étrange. On a parfois l'impression de louper quelque chose sans raisons. Globalement, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a beaucoup fait rire.

*
**
***
**** Parfait ? Non. Réussi ? Oui
*****

Image : Site officiel

ghostbusters_2016_image_009.jpg

09:59 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghostbusters | | | |  Facebook

07/08/2016

The crawling terror (Doctor Who) par Mike Tucker

Titre : The crawling terror (Doctor Who)9781849907736.jpg
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : Random House 2014
Pages : 251

Le Docteur et Clara se retrouvent dans un petit village de la campagne anglaise. Celui-ci est comme tous les villages. De nombreux voisin-e-s, un local de poste, une école, ... Il n'y a rien qui ne sorte de l'ordinaire mis à part un cercle de pierre. Le Docteur et Clara se demandent pourquoi le TARDIS décide de passer du temps dans ce village. Mais, dans un petit tunnel, un homme est enfermé dans un cocon. Ailleurs, un enfant est attaqué par un moustique. Dans une maison récemment achetée une femme tente de protéger sa fille contre une araignée. Il y a quelque chose qui se déroule dans ce village et qui modifie les insectes. Et le mystère pourrait bien être lié à un projet secret durant la seconde guerre mondiale et un bombardement allemand.

Deux choses : premièrement je déteste la couvertures - qui a pu penser que mettre une araignée en couverture était une bonne idée - ensuite tous mes pires cauchemars se sont déroulés dans les 16 premières pages. En clair, je me suis plongé dans ce livre et j'ai eu du mal à en ressortir. Durant la première moitié l'auteur réussit à jouer sur nos peurs des insectes (en tout cas sur la mienne). Les pages sont horribles et on se demande comment les personnages peuvent survivre. Malheureusement, dès la moitié on commence à comprendre les règles de l'intrigue. Cela m'a empêché d'être effrayé pour les personnages. Étant donné qu'il y a des règles il y a une manière de les utiliser et, donc, le danger devient moins important. Ce qui n'en fait pas moins un très bon tome pour cette série de livre.

*
**
***
**** Une très bonne première moitié gâchée par une seconde moitié beaucoup trop facile à comprendre.
*****

Image : Éditeur

Suicide Squad

Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

* Non, juste non !
**
***
****
*****

Image : Site Officiel

2.jpg

09:12 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suicide squad, dc | | | |  Facebook

05/08/2016

A bas la guerre! A bas le gouvernement! Le procès Liebknecht par Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Titre : À bas la guerre ! À bas le gouvernement ! Le procès LiebknechtPremCouv_Luxemburg_Libknecht.jpg?itok=YIA3B-Rb
Auteur-e-s : Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht
Éditeur : Les éditions de l'Épervier 2011
Pages : 96

Lors de la première guerre mondiale la plupart des pays engagés ont mis en place une alliance politique entre la gauche et la droite afin d'éviter toutes remises en causes de la politique de guerre. Cependant, cette alliance trahissait les résolutions de l'Internationale. En Allemagne un homme a, en particulier, lutté contre la guerre avec une comparse. Karl Liebknecht était un député déjà passé plusieurs fois en prison pour ses idées. En 1916 il participe au 1er mai et crie "À bas la guerre ! À bas le gouvernement !" Il est immédiatement emprisonné et accusé de haute trahison par un tribunal militaire. Rosa Luxemburg le soutient tout le long du procès par des tracts illégaux. Elle est aussi mise en prison mais sans jugement. Illes ne sortiront qu'à la fin de la guerre pour mourir assassinés en 1919.

La maison d'édition qui édite ce livre se revendique libertaire. Elle souhaite aussi éditer des textes oubliés ou qui risquent de l'être. Ce livre est constitué de différents documents qui constituent des éclairages sur le procès intenté contre Liebknecht. Ce sont aussi bien des tracts, des lettres, des documents officiels que de courts essais. L'appareil critique est réduit à son minimum. C'est à peine si les documents sont introduits après une courte introduction au début du livre. Bien que cela permette de lire les textes traduits cela enlève en grande partie la possibilité, pour les lecteurs et lectrices non averti-e-s, d'insérer ceux-ci dans un contexte plus large. Ainsi, on a presque l'impression de se trouver face à des textes en dehors de tout contexte ce qui est un comble pour deux personnes qui souhaitaient intégrer leur pensée à une action concrète. Malgré ce défaut ce livre mérite d'être lu surtout dans le contexte actuel.

Image : Éditeur

Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

Titre : Silhouette (Doctor Who)
Auteur : Justin Richards
Éditeur : BBC 2014
Pages : 245

Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

*
**
*** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
****
*****

Image : Éditeur

9780804140881

02/08/2016

Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain par Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy

Titre : Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 14-18 de Uncanny X-Men (2013). Depuis un bon moment les X-Men sont divisé-e-s. Mais le schisme précédent n'est rien comparé à celui qui se forme entre Scott Summers et le reste des mutant-e-s. Car Scott annonce une révolution mutante face aux crimes des humain-e-s. Depuis quelques temps il prend en charge de nouveaux/elles mutant-e-s qu'il accueille dans sa propre école. Récemment, Kitty Pryde et les nouveaux X-Men ont quitté Wolverine afin de s'installer avec Scott Summers. Bien que ce soit un choix fait par tout le monde la cohabitation n'est pas facile. Pire encore, la chute d'Attilan a été suivie d'une bombe tératogène qui crée de nouvelles personnes membres du groupe des inhumain-e-s. Face à ce déferlement de pouvoirs les tensions entre mutant-e-s et humain-e-s risquent de se renforcer.

Ce titre a lieu après la bataille de l'atome et fonctionne en parallèle de la série All-New X-Men du même scénariste. Le tome est composé de 5 numéros qui peuvent se lire indépendamment. En effet, chaque numéro développe une histoire spécifique qui permet d'avancer un peu le groupe tout en n'étant pas nécessaire à la compréhension générale. Ainsi, on passe de l'entrainement très particulier de l'un à une journée shopping entre filles puis un entrainement général. Je note en particulier un coup de cœur pour le dernier épisode qui réconcilie Kitty et Scott. Le dessin y est magnifique et, bien qu'un peu confus, plutôt inventif.

*
**
*** Après quatre très bons tomes un cinquième très confus. Une petite déception en ce qui me concerne.
****
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8399351&t=1451718906450

01/08/2016

La garçonne et l'assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles par Fabrice Virgili et Danièle Voldman

Titre : La garçonne et l'assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles9782228906500.jpg
Auteur-e-s : Fabrice Virgili et Danièle Voldman
Éditeur : Payot mai 2011
Pages : 173

En 1925 une femme quitte son domicile afin d'aller voir la police parisienne. Elle se nomme Louise et elle vient de tuer son mari. Ce drame clôt plusieurs années de vie de couple, de parenté et de fuite durant la guerre. Ce ne pourrait être qu'un assassinat "ordinaire." Une femme ne peut plus supporter les coups d'un homme violent. Prise de peur pour sa sécurité et celle de son enfant elle décide de tuer le monstre. Mais ce n'est pas un crime ordinaire. Car Paul, durant la guerre, a déserté. Afin de ne pas être reconnu il s'est travesti. Le procès n'est plus celui d'une assassin mais celui d'un homme coupable d'avoir traversé les frontières de genre afin de ne pas accomplir ses devoirs masculins envers la patrie.

Les auteur-e-s nous décrivent longuement la vie du couple. Les deux partenaires sont originaires d'un milieu ouvrir plutôt modeste. Les deux familles se sont rendues à Paris pour trouver du travail. Mais le père de Paul quitte la famille et Paul n'aime pas sa mère. Depuis son enfance il est décrit comme difficile et peu travailleur à l'école. Ce qui ne l'empêche pas de terminer avec succès un apprentissage qualifié qui lui permet de vivre un peu mieux que ses collègues. Un succès bloqué par ses classes puis la guerre durant laquelle il déserte, se travesti, découvre l'amour libre et sa bisexualité. Après la guerre, il essaie de continuer son mode de vie dans un Paris tolérant mais dans une certaine limite. Car Paul double ses transgressions sexuelles de transgressions de son rôle d'homme. Il est alcoolique et paresseux et menace et bat sa femme ainsi que la mère de Louise. Cette dernière provient du même milieu. Mais là où Paul est mal considéré Louise est décrite comme sérieuse, intelligente, pleine de ressources mais aussi une femme consciente de son rôle. Elle aide son mari mais pas comme militante, selon les descriptions de l'époque, mais comme une femme dévouée. C'est après cette peinture que les auteur-e-s vont décrire le procès et essayer de comprendre pour quelle raison Louise fut acquittée à l'aide de l'analyse des journaux, de l'enquête de police et des archives du procès et des avocats.

Selon les auteur-e-s, il aurait été possible d'analyser ce cas selon de nombreux thèmes. Les auteur-e-s ont choisi de prendre en compte le genre. En effet, les deux époux transgressent de nombreuses manières l'ordre genré. Et le procès met en lumière ces transgressions afin d'alourdir la charge contre l'un ou l'autre membre du couple. Louise est décrite comme une mère et une femme parfaite. Face aux frasques de son maris elle aide sa famille, elle se dévoue à lui, elle aide ses parents et elle travaille. Bien qu'elle ait aidé son mari à se travestir et l'ait accompagné aux vois de Boulogne, dans lequel elle trouva un amant, ces transgressions sont oubliées face à ce qui est qualifié d'un acte maternel de protection face à un homme dangereux et violent.

Car Paul, parallèlement, est très mal considéré. Sa vie est faite de transgressions. Sa désertion aurait dû aboutir à sa mort mais il a réussi à se cacher ce qui lui permit de profiter des lois d'amnistie. Pire encore, cet homme décide de se faire passer pour une femme. Celui lui permet de ne pas travailler, aidé financièrement par sa femme, de créer une relation monétaire avec des hommes et de femmes rencontrées dans les bois et de préparer, lors de l'amnistie, une carrière dans le spectacle qui n'aboutira jamais. Suite à cet échec Paul s'enfonce de plus en plus. Les auteur-e-s essaient d'expliquer, sans toujours avoir les éléments, la raison de cette perte de soi. Paul est un ancien soldat et il est possible que son alcoolisme et ses colères aient été influencée par cette expérience traumatisante. Ensuite, Paul ne veut plus travailler comme ouvrier. Bien que son intelligence et ses capacités professionnelles lui permettent de meilleurs salaires que la plupart des personnes il souhaite se détacher de son environnement afin d'entrer entièrement dans un milieu artistique d'amour libre. Ainsi, le procès a permis de créer deux personnes. Louise, une femme et mère parfaite, et Paul, un homme transgresseur. Le procès a été le lieu de l'inversion de l'accusation. Louise est devenue une victime tandis que Paul devenait un agresseur. Par ce renversement de l'accusation les auteur-e-s expliquent que le tribunal protégeait l'ordre social.

Image : Éditeur