27/09/2016

Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

Titre : Batman et Robin Eternal 1
Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
Éditeur : Urban 20 mai 2016
Pages : 296

Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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***** Pour l'instant c'est une réussite.

Image : Éditeur

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26/09/2016

Les Helvétistes. Intellectuels et politique en Suisse romande au début du siècle par Alain Clavien

Titre : Les Helvétistes. Intellectuels et politique en Suisse romande au début du siècle
Auteur : Alain Clavien
Éditeur : Édition d'en bas 1993
Pages : 328

Au début du XXème siècle, comme le dit la quatrième de couverture, de nombreuses personnalités intellectuelles romandes s'interrogent sur ce qu'est l'identité suisse. Mais qui sont ces personnes ? Comment se rencontrent-illes et de quelle manière leurs idées, qui seront à la base des groupes de droite radicale de l'entre-deux-guerres, sont-elles communiquées ? Afin de mieux comprendre la genèse de ces intellectuels ainsi que leur évolution l'auteur s'intéresse à quelques productions particulières portées par des personnalités précises : La Voile Latine et les revues qui lui succèdent ainsi que certaines personnes dont Robert de Traz, Charles-Albert Cingria et son frère Alexandre Cingria et surtout Gonzague de Reynold.

Le livre, une thèse en histoire, est divisé en deux parties et 7 chapitres. La première partie, de quatre chapitres, permet à l'auteur d'expliquer de quelle manière les pensées politiques et artistiques de ce groupe dit des Helvétistes s'est formé. Il montre que l'art, en Suisse au début du XXème et à la fin du XIXème, est questionné. Est-il nécessaire de créer un art suisse ? Est-ce seulement possible ? Comment conjuguer demande politique, compréhension populaire et renouveau artistique ? Cette partie montre plusieurs intellectuels en mal de reconnaissances qui tentent de créer un art local qui puisse concurrencer les romans de Paris. Pour cela, il faut définir et comprendre ce qu'est l'esprit suisse. Celui-ci se concentre sur la montagne et se construit sur des prédécesseurs analysés dans la thèse de Gonzague de Reynold. Les idées sont progressivement construites dans la revue la Voile Latine. Mais celle-ci est rapidement éliminée lorsque ses fondateurs s'écharpent sur des considérations politiques et intellectuels alors que Gonzague de Reynold tente de prendre le contrôle.

La seconde partie, de trois chapitres, montre un groupe qui commence à vouloir lutter. Outre des considérations artistiques le groupe comment sérieusement à se poser des questions politiques. Cela mène certaines personnes, les Cingria et de Reynold en particulier, à se rapprocher de l'Action Française afin d'en devenir les interlocuteurs en romandie. Bien que Reynold soit très prudent il se heurte rapidement aux Cingria qui sont de plus en plus agacés par cet aristocrate venu de Fribourg. Petit à petit, de Reynold et un ami publient une nouvelle revue qui s'inquiète de la surpopulation étrangère et de l'état moral du pays. La revue permet de communiquer des conceptions anti-démocratiques malgré l'opposition de nombreux médias et politiciens.

À la sortie de ce livre on comprend mieux comment certaines idées politiques ont été défendues et pensées en Suisse. On nous montre aussi des personnes qui ont un certain capital social et intellectuel qui peinent à trouver une place à la hauteur de leurs espérances dans un univers bloqué par certains individus. Dans ces intellectuels en mal de reconnaissance il y en a un qui ressort fortement : Gonzague de Reynold. Ses idées, sa recherche de statut, ses stratégies sont impressionnantes. On nous montre quelqu'un qui essaie de jouer tous ses atouts du mieux possible tout en évitant de se fâcher trop vite avec trop de monde. Ce double jeu est dangereux et a failli couter cher mais de Reynold réussit à se faire une place au soleil dans le monde politique et intellectuel suisse.

Image : Éditeur

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11:05 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

24/09/2016

Juste la fin du monde

Louis a quitté sa famille il y a 12 ans. Il a maintenant 34 ans et il souhaite revoir tout le monde. Et cela tombe bien car un diner en famille est en voie de préparation. C'est l'occasion de revoir son frère devenu un ouvrier. Marié à une femme discrète mais apparemment gentille. Et surtout des enfants. C'est l'occasion de revoir sa mère qui a déménagé dans une nouvelle maison en abandonnant l'ancienne. Mais aussi c'est l'occasion de revoir sa sœur dont il n'a presque aucun souvenir. 12 ans sans ne donner presqu'aucune nouvelles et maintenant il vient pour tout un après-midi. Les relations ne sont pas au beau fixe. Et cela pourrait bien déraper. Car Louis a une annonce à faire. Il va partir, définitivement. Car Louis est mourant.

Le dernier Xavier Dolan a un thème clair et précis : le temps qui passe avant de mourir. Bien entendu, le personnage principal est mourant. Mais c'est surtout l'intrigue qui joue sur le thème. Quelqu'un revient après 12 ans. Donc les personnes, les lieux, etc. ont changé. C'est ainsi que le film joue beaucoup sur la nostalgie de Louis qui semble souhaiter revoir une dernière fois les lieux et personnes importantes de sa vie à la grande incompréhension de tout le monde. Le thème de la mort est tout aussi mis en scène. Que ce soit par les dialogues ou le décor. D'ailleurs, la dernière scène du film, en ce qui concerne ce thème, est sublime.

Il me semble que le film essaie aussi de créer une division. Celle-ci se forme entre un homme, gay, qui semble vivre dans une grande ville culturelle. C'est un homme de l'écrit connu partout. On ne nous donne pas beaucoup d'informations mais sa manière d'être et de parler semblent nous diriger vers un intellectuel. Face à lui il y a une famille qui semble plus populaire. Qui devait être très pauvre durant l'enfance de Louis. Bien que ce dernier ait changé d'identité ce n'est pas le cas de la famille. Il est calme alors qu'elle est bruyante et vulgaire. Il choisit ses mots et pas sa famille. Le contraste est au maximum avec son frère, Antoine, qui semble incapable de comprendre les mots de Louis.

Bien que le film soit plutôt maitrisé sur ces deux points j'ai tout de même ressenti quelques problèmes. Je ne reconnais pas cette famille qui semble tirée vers l'absurde au point de ne pas sembler réaliste. Je ne comprends pas les conflits qui semblent très forts. Mais surtout, certains dialogues semblent trop écrits, trop récités, pour donner l'impression d'une conversation durant un repas.

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**** À la fois beau, maitrisé et artificiel à causes de dialogues trop écrits.
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Image : Allociné

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14:19 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juste la fin du monde | | | |  Facebook

17/09/2016

Batman 8. La relève 1ère partie par Scott Snyder, Brian Azzarello, James TYnion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio

Titre : Batman 8. La relève 1ère partiebatman-tome-8-39639-270x416.jpg
Auteurs : Scott Snyder, Brian Azzarello, James Tynion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio
Éditeur : Urban 27 mai 2016
Pages : 184

Ce tome contient Batman 41-45, Batman annual 4 et Divergence FCBD special edition 1. Lors du dernier tome la ville a été attaquée par le Joker. Depuis, plusieurs mois ont passé. Ni le Joker ni le Batman n'ont réapparu. Il semblerait bien que les deux ennemis se soient entretués lors d'un dernier combat. Mais la ville est toujours en danger. Elle commence à peine à se remettre l'attaque. Plus que jamais Gotham a besoin d'un héros. C'est ici que la famille Powers, et son entreprise, décident de s'allier à la police et à la mairie afin d'offrir un nouveau Batman. Celui-ci fonctionnerait avec les institutions et non en marge. Mais qui pourrait porter le masque ?

J'aime beaucoup le travail de Snyder sur Batman. Je ne sais pas ce que devient le titre après lui mais l'heure de son départ approche et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais avant de partir Snyder décide de faire un dernier gros coup : il change l'identité du Batman ! Bruce Wayne n'est plus. C'est James Gordon qui prend la cape et le masque et le robot lapin géant. Derrière ce changement Snyder essaie surtout de nous expliquer ce qu'est le Batman selon lui. Et si on lit bien on se rend compte que le statu quo pourrait changer très rapidement. Il crée aussi un nouveau vilain qui semble intéressant. Malheureusement, l'histoire n'est pas aussi bonne que précédemment d'autant que le costume est assez ridicule. Mais ça reste une idée qu'il fallait oser écrire !

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*** Une baisse de rythme mais une idée intéressante.
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Image : Éditeur

16/09/2016

Un juif pour l'exemple

En Suisse, en 1942, dans la ville de Payerne il y a eu un meurtre. Arthur Bloch fut tué par un petit groupe local pronazi lié à la Ligue Vaudoise. Le crime a ému la ville car il fut particulièrement atroce. Mais il fut aussi oublié. Du moins jusqu'à ce que, en 2009, l'écrivain Jacques Chessex creuse un peu et écrive un roman. Le roman fut suivi par l'enquête d'un journaliste. D'un seul coup, Payerne revenait au centre des médias suisses mais pas de la manière la plus appréciée. Pourquoi cet écrivain décide-t-il de révéler cette pénible affaire ? Le film est basé sur ce livre. Il nous montre de quelle manière les différents personnages se sont rencontrés jusqu'au moment du meurtre et de l'arrestation des coupables.

Je n'ai pas aimé. J'ai beaucoup de mal avec Chessex. Je n'aime pas son style. Je n'aime pas ses livres. Je n'aime pas l'adaptation de son roman pour plein de raisons. Oui, la réalisation a voulu en faire un message un peu plus proche de notre époque. On observe des requérants d'asiles refoulés. Les discours anti-migrants sont les même que ceux que l'on entend tous les soirs. Le film même est modernisé afin de donner cette impression d'être proche de nous. Mais je n'ai pas aimé. Je n'aime pas la manière de filmer. Une manière que je trouve parfois inutilement voyeuriste. Je n'aime pas que l'histoire soit constellé d'anachronismes qui brouillent la compréhension de l'époque. Pire encore, je n'aime pas la manière dont les coupables sont dépeints. Outre le commanditaire ancien homme d'église il y a le petit - dans tous les sens du terme - entrepreneur local qui veut juste se sentir homme, une brute et deux imbéciles. C'est une explication simpliste. Je n'aime pas.

* J'ai détesté. Le sujet aurait mérité autre chose.
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Image : Site officiel

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18:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : un juif pour l'exemple | | | |  Facebook

Eye in the sky

De nos jours, une organisation terroriste frappe des cibles civiles dans le monde entier et prend le contrôle du Kenya. Ils sont puissants, organisés et ils recrutent de tous les côtés dont des occidentaux et occidentales. L'une de ces recrues est une anglaise du nom de Caroline Danford. Elle est traquée par l'armée britannique depuis 5 ans. Un jour, elle est retrouvée. Plusieurs pays - le Kenya, les USA et l'Angleterre - préparent une opération afin de la capturer. Mais les événements ne se déroulent pas comme prévu et la mission doit changer si elle doit rester un succès au prix de centaine de vies. Rien ne semble pouvoir arrêter l'opération si ce n'est une petite fille et son cerceau.

Ce film est très bon. Il l'est à plusieurs niveaux. Les acteurs et actrices sont magnifiques. Illes réussissent à incarner parfaitement les personnages. La manière de filmer est tout aussi réussie. Dès le début, ou presque, on nous plonge dans une ambiance oppressante dont on ne sort qu'après le générique. Enfin, le film aurait pu faire des drones des jouets cools comme dans Captain America Civil War ou encore en faire un usage facile : soit condamner soit encourager leur usage. La réalisation a la bonne idée de placer son sujet à un niveau différent. Les personnes qui regardent le film ont la possibilité de se faire leur propre idée.

On pourrait penser que ce film place plusieurs thèmes en opposition. L'un de ceux-ci pourrait être la vie contre la mort. En effet, le lieu qui risque d'être attaqué est un lieu de vie. Des personnes marchent. Il y a un marché juste à côté. Des maisons abritent des familles et surtout un dont on observe la vie quotidienne. Face à cela une bonne partie des soldats et des décideurs se trouvent dans des lieux sans vies. Mis à part les agents kenyan-e-s les autres se trouvent dans des bunkers. Que ce soit la colonelle britannique qui vit dans un environnement gris ou les américains qui sont entourés d'écrans. Même les agents civils ne font qu'observer en buvant le thé. Ce sont donc des personnes qui sont en dehors de la vie qui décident de tuer, ou non, des personnes qui se trouvent en plus centre d'un lieu de vie.

Un second thème est celui de l'efficacité militaire contre les problèmes politiques. Les militaires, dans ce film, sont très efficaces. Une cible est identifiée, une frappe est préparée et une estimation des morts est établie. C'est à la fois impressionnant et apeurant. Les militaires sont prêts et illes exigent des décisions claires et rapides. Face à elleux nous avons les membres du monde civil : politiciens et juristes. Contrairement aux militaires ce sont des personnes qui cherchent à justifier une décision. Ainsi, illes se renvoient la balle, cherche des confirmations et tentent de se contacter mutuellement. Plusieurs scènes du film montrent des politiciens contactés aux pires moments possibles alors que leur avis est nécessaire pour prendre une décision.

Le film pose aussi, et surtout, la question de l'éthique dans les frappes par drones. Comment peut-on justifier une frappe à distance, en buvant du thé, qui pourrait tuer une petite fille innocente ? Quels sont les arguments qui pourraient permettre de justifier cette possibilité ? Alors que certaines personnes parlent de la valeur des personnes ciblées et des morts qui résulteraient du refus d'agir d'autres s'inquiètent des effets politiques et de la propagande. Comment le pays pourrait-il accepter le sacrifice d'une jeune fille pour tuer trois personnes ? Comment les terroristes pourraient utiliser cette frappe pour recruter encore plus de monde ? Bref, on ne se trouve pas face à une question facile. Les spectateurs et spectatrices doivent se faire leur propre idée face à plusieurs informations et une horloge qui tourne.

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***** Un très bon film. Très bien joué par des acteurs et actrices parfaites. Un sujet difficile et bien traité. Je le conseille.

Image : Site officiel

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09:37 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : eye in the sky | | | |  Facebook

15/09/2016

Arrow saison 4

Durant la saison 3 Oliver Queen, sous l'alias d'Arrow, a combattu Ras Al Guhl. Durant le combat il a tout perdu. Son entreprise a été rachetée, ses identités ont été fracassées, ses amitiés sont en dangers et il a failli perdre son âme et sa vie. Depuis, il a décidé d'arrêter les frais et d'aller vivre ailleurs avec Felicity. Le couple a une vie parfaite. Alors que Felicity est riche Oliver a appris à cuisiner en 3 semaines. La vie est belle pour l'ancien héros. Mais alors qu'illes vivent le parfait amour les choses sont pires que jamais à Star City. Après trois attaques terroristes la vie est désertée. La police est en sous-effectifs et manque d'argent. La mairie a été laissée vacante depuis plusieurs mois. Pire encore, un groupe armée a pris le contrôle de la ville et fait régner la terreur. L'équipe laissée par Oliver Queen n'arrive pas à résister. Illes décident donc de faire revenir Oliver en ville. Mais ce dernier veut changer les choses. Il veut devenir un symbole d'espoir. Et, pour cela, il change de nom. Il devient Green Arrow.

Les saisons d'Arrow ont toutes un thème précis qui se déroule aussi bien durant le présent que lors des flashbacks. Après l'identité et la famille cette saison nous parle d'espoir et de magie. Espoir car Oliver est à la recherche d'une identité qui lui permette non seulement d'offrir protection mais aussi espoir. Bien que Green Arrow soit considéré comme nécessaire il n'est pas suffisant. Ainsi, la série décide de jouer avec l'idée de placer Oliver en plein jour en tant que maire. Bien que l'on se demande qui pourrait bien voter pour lui (maire... sérieusement...) il est intéressant que la série considère que les personnes masquées ne peuvent pas offrir de l'espoir. Le second thème est la magie. Celui-ci avait fait ses débuts lors de la saison 3. Mais la saison 4 est remplie de magie. Le méchant principal est celui qui en use le plus. Même le cross over entre Arrow et Flash est basé sur la magie.

Cependant, j'ai plusieurs problèmes avec cette saison. J'ai l'impression que la série a un peu oublié son identité. Il est sympa de faire de la magie à l'écran mais ce n'est pas une série qui parle d'occulte. C'est une série urbaine qui, lors de la première saison, plaçait un homme face aux mauvais comportements des élites économiques de la ville. Il serait bien que la série retrouve cette identité. De plus, j'ai du mal à croire que les citoyen-ne-s de Star City n'aient aucune idée de qui est Green Arrow. Oliver agit comme si la saison 3 n'avait jamais eu lieu mais personne n'est aussi naïf. Le même problème existe pour les flashbacks. Oliver n'a aucune difficulté à s'intégrer dans le groupe armé qu'il doit infiltrer. Pire, alors qu'un thème était annoncé celui-ci est finalement écrasé par la magie sans que cela ne rende l'histoire plus intéressante, bien au contraire. Bref, une saison qui oublie l'identité de la série.

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*** La série perd son identité. Mais elle reste sympa.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:26 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc, cw | | | |  Facebook

11/09/2016

Batgirl 2. Affaires de famille par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 2. Affaires de famille
Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batgirl sneak peek, batgirl 41-45 et batgirl annual 3 publiés dans Batgirl vol. 2: Family Business. Batgirl s'occupe de Burnside. Elle a réussi à mettre sous les verrous un voleur d'identités, des voleuses et une personne se faisant passer pour l'héroïne avant de détruire une Batgirl maléfique. Dans le même temps, elle a un nouveau travail avec des collègues et des amies tout aussi intelligentes qu'elle. Tout semble bien se passer. Mais il y a aussi un nouveau Batman dans le coin. Et il semble que celui-ci n'apprécie pas beaucoup la concurrence. Mais qui est-il ? Et comment agit-il ? Parallèlement, Barbara Gordon doit gérer un défi : organiser le mariage de son ancienne colocataire.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. On nous offrait une Barbare délivrée de la famille, jeune et qui réagit comme une jeune femme de notre époque : responsabilités, fêtes et amitiés. Ce second tome continue sur cette lancée. Alors que quelques numéros permettent d'introduire le nouveau Batman ou d'apprendre ce qu'a fait Barbara durant Endgame une bonne partie du tome est consacrée à une enquête précise. Celle-ci est un moyen de faire en sorte que Batgirl rencontre une bonne partie des membres de la famille. C'est parfois un peu tiré par les cheveux. Et les dessins sont modifiés selon l'univers dans lequel elle se trouve. Mais ça reste sympathique. J'aime toujours autant et je me réjouis de lire la suite.

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**** Toujours aussi plaisant à lire.
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Image : Éditeur

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10/09/2016

Rara

Rara est un film dirigé par Pepa San Martín qui l'a écrit en collaboration avec Alicia Scherson. Le film se déroule au Chili. Sara et sa sœur, Cata, vivent avec leur mère, récemment divorcée, et sa compagne. Tout se passe assez bien dans une famille parfaitement normale. Bien qu'il y ait les regards et une école assez conservatrice qui s’inquiète de simples dessins tout va bien pour les enfants et le couple. Ainsi, Cata et Sara vivent leur vie d'enfants ou de jeunes adolescentes. Elles s'amusent, font la fête, adoptent un chat... Mais cette belle vie est mise à mal lorsque le père décide de porter plainte pour recevoir la garde des enfants.

Il me semble que le parti pris de la réalisation a été de laisser de côté tous les débats légaux, tous les problèmes et tous les débats. On ne nous montre pas un juge qui questionne les capacités de deux femmes à vivre avec des enfants. On ne nous montre pas un directeur d'école qui engueule les mères. Non, il a été choisi de tout montrer via les yeux d'une jeune adolescente qui observe, se pose des questions et ne comprend pas tout en vivant sa propre vie. Ainsi, alors que les adultes lui posent des questions, tentent de l'analyser ou s’inquiètent elle ne fait que vivre sa vie. Bien que le combat judiciaire soit laissé de côté la réalisation nous montre les effets sur une famille. Les relations entre les deux parents deviennent de plus en plus tendues. Les deux mères commencent à s'engueuler. Et, surtout, Cata commence à s'inquiéter et ne comprend rien tandis que Sara essaie tout simplement de grandir dans un environnement de moins en moins apaisé tandis que la justice entre dans la famille.

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**** Le film prend le temps de construire les personnages et la famille. Il est tranquille, bien joué et triste. Personnellement, j'ai bien aimé
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Image : IMDb

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15:34 Écrit par Hassan | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce second tome contient les épisodes 26-28 de New Avengers (2013) et 38-39 d'Avengers (2013). Depuis que Steve Rogers a décidé de poursuivre les illuminatis les Avengers se sont divisés en trois camps : Steve Rogers et le Shield, les Illuminatis et les Avengers. Le monde entier observe Steve Rogers utiliser le Shield afin de faire tomber les Illuminatis. Et ces derniers essaient de lui échapper tout en cherchant une solution au problème. Le troisième groupe, lui, a envoyé une mission d'exploration et de combat dans le multivers. Mais ses membres se posent des questions. Ils ont rejoint les Avengers afin de s'unir en cas de besoin. Mais leurs amis, des fondateurs des Avengers, se combattent au lieu de s'unir. Ne serait-il pas temps de faire entrer un troisième joueur dans la petite guerre de Steve Rogers ?

Hickman semble avoir décidé de s'intéresser exclusivement au problème des incursions. Bien que la majeure partie de ce tome soit consacrée aux plans des différentes factions on en apprend aussi beaucoup plus sur un protagoniste jusqu'ici mystérieux : les prêtres. Apparemment, Hickman a décidé qu'il était temps pour les personnes qui le lise de mieux comprendre ce qu'il écrit. A mon avis, les prochains tomes permettront de nous expliquer la raison précise des Incursions et de la mort de tout. Parallèlement, il continue de mettre à mal l'union - ou plutôt la désunion - des Avengers. Ce moment atteint son plan haut niveau à la fin du tome. Une fin que j'ai beaucoup aimée. Il ne reste plus que deux tomes et je me réjouis de les lire.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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09/09/2016

Avengers: Time runs out. 1 La Cabale par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 1 La Cabale
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 144

Ce tome contient les numéros 35-37 d'Avengers (2013) et 24-25 de New Avengers (2013). 8 mois ont passé. Les Avengers ne sont plus ce qu'illes étaient. Le divorce est consommé. Une partie des Avengers a rejoint le Shield sous la direction de Steve Rogers. Ce dernier est plus têtu que jamais et fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en prison les personnes qu'il considère mériter sa colère. Sous son égide, le Shield use de tous les moyens pour traquer et emprisonner. Les Illuminatis, elleux, sont forcés de se cacher. Le groupe est affaibli car autant Tony Stark que le roi d'Attilan ont disparu. Enfin, un troisième groupe essaie aussi d'enquêter en entrant dans le multivers. Face à eux il n'y a rien de moins que la fin de tout et un groupe sanguinaire proclamé protecteur de la Terre.

À mon avis, Hickman a eu une très bonne idée en créant un saut de 8 mois. Cela lui permet de reprendre de nouveaux statuts quo aussi bien connus qu'inconnus tout en évitant de devoir trop se lier aux événements Marvel. De plus, cela permet d'intéresser les lecteurs et lectrices qui se demandent comment les choses ont pu dégénérer à ce point et ce qui est arrivé aux différents personnages. Dans ce premier tome, Hickman pose les bases tout en commençant à faire agir les différents groupes selon leur logique propre. Bien que certains choix soient surprenants je suis convaincu par ceux-ci. Enfin, je trouve Captain America très intéressant dans cette version impitoyable et, surtout, particulièrement en colère.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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Avengers 6. Le dernier Avenger par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 6. Le dernier Avenger
Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu
Éditeur : Panini 2 mars 2016
Pages : 144

Ce dernier tome contient les épisodes 29-34 d'Avengers (2013). Dans la saga New Avengers Captain America fait partie des Illuminatis. Un groupe de personnes qui se chargent de prendre des décisions difficiles pour l'avenir de la Terre. Il s'est reformé suite à la menace des incursions afin d'y trouver une solution avant que la Terre ne soit détruite. Mais le Captain en est exclu et sa mémoire est effacée. Pas pour longtemps, car, durant l'événement Original Sin, la mémoire lui revient. Le Captain est furieux (bien plus que durant Civil War). Il souhaite immédiatement s'expliquer avec Tony Stark et, pour cela, emmène les gros calibres. Mais la discussion tourne mal et après plusieurs menaces mutuelles le groupe est envoyé dans le futur par la gemme du temps. Là, le Captain va enfin mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler.

Vous aimiez les Avengers ? Vous allez aimer leur destruction. Comme je l'ai dit dans un autre épisode, les éléments ont été progressivement mis en place par Hickman afin d'aboutir au point mis en place dans ce tome. L'histoire a commencé avec la mise en place d'une machine Avengers capable de vaincre les plus gros problèmes. Parallèlement, les Illuminatis gèrent les incursions. Il était inévitable que ces deux groupes et ces deux intrigues se rencontrent. Bien que certains tomes soient plus faibles que d'autres j'ai, globalement, bien aimé le travail d'Hickman. Mais il demande un certain investissement. En effet, l'intrigue se déroule sur deux séries. L'une donne de nombreuses informations sur l'univers Marvel tandis que l'autre présente un grand nombre de personnages. Il est parfois difficile de s'y retrouver. Personnellement, j'attends de voir comment la suite, qui prend un nouveau nom, est écrite.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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08/09/2016

Avengers 5. Planète vagabonde par Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic

Titre : Avengers 5. Planète vagabonde
Auteurs : Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 24-28 d'Avengers (2013). La nouvelle version, plus puissante et étendue, des Avengers a fonctionné. Non seulement la Terre est sauve. Mais les Avengers sont célébrés dans l'univers entier pour leur courage et leur victoire contre les Bâtisseurs. Ils ont même réussi à capturer Thanos. Mais bien qu'il soit l'heure des célébrations cela ne veut pas dire que la Terre est définitivement sauvée. Au moment même d'un barbecue géant (avec des tartes et des burgers végétariens) une planète est lancée sur une trajectoire de collision avec la Terre. Pire encore, des Avengers maléfiques se dirigent vers New York.

Je n'avais pas beaucoup aimé le tome précèdent. L'histoire était très compliquée et j'ai eu du mal à y entrer. Ce tome est un peu moins intégré dans la tapisserie d'Hickman. On pourrait penser qu'il fait office de transition avant de repartir de plus belle. Cela permet aux auteurs de commencer à mettre en place des liens pour la suite. Ainsi, on commence à voir le secret des incursions se fissurer. On en apprend un peu plus sur les Cartographes qui ne sont pas aussi étrange que je le pensais. En ce qui concerne les personnages, j'ai bien aimé découvrir ces Avengers maléfiques. Malheureusement, le tome ne donne pas assez de temps pour en apprendre plus sur elleux. À peine sont-illes arrivé-e-s qu'illes repartent. J'aurais apprécié quelque chose d'un peu plus élaboré sur plus de numéros.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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06/09/2016

Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3 par Trevor Baxendale

Titre : Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3
Auteur : Trevor Baxendale
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 256

Le Docteur et Clara se rendent dans un lointain futur. Un homme extrêmement riche capable de s'acheter des systèmes solaires pour son week-end prépare une expédition avec l'aide des plus grands expert-e-s en archéologie, histoire, ingénierie et navigation. Dans ce groupe de personnes très intelligentes les rôles de Clara et du Docteur ne sont pas faciles à comprendre. Le Docteur, lui, sait exactement ce qu'il fait. Il sait que ce groupe essaie d'explorer le dernier trou de ver du mythique empire des Phareon. Cette race a soudainement disparu après avoir été l'une des plus puissantes de l'histoire. Bien que les raisons de cette disparation soient inconnues le Docteur soupçonne que le Glamour pourrait y être lié. Et il n'y a rien de plus dangereux que cet objet dans l'univers.

En ce qui concerne cette trilogie je suis partagé. J'ai bien aimé le premier tome. Le second était trop mauvais. Ce troisième me réconcilie avec l'histoire. En peu de pages l'auteur a réussi à m'impliquer dans le destin des personnages. Bien que j’aie eu mes préférés ce qui leur arrive a pu me toucher. Les décors sont assez vastes et variés. En effet, on aurait pu croire à huis clos angoissant (ou raté) mais l'auteur décide d'aller dans une autre direction. Bien que l'on se doute de la solution le voyage reste sympathique à lire. Ce tome conclut assez bien la trilogie et est assez plaisant à lire.

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**** Un troisième tome assez réussit avec un Docteur bien plus proche de celui que je connais sous les traits de Capaldi.
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Image : Éditeur

9781101905791