31/10/2016

Storks / Cigognes et Cie

Depuis des temps immémoriaux les cigognes ont livré les bébés à des parents en attente. Mais c'est un travail difficile aussi bien physiquement que moralement. Car les bébés sont des êtres fragiles. Lorsque l'une des cigognes perd pied il est décidé d'abandonner la livraison de bébé. À la place, les cigognes décident de livrer des paquets en partenariat avec Amazon ! Euh... non... c'est autre chose mais définitivement pas Amazon car ce serait probablement violer plusieurs lois. Bref, tout va bien. Les profits sont en hausses. Les humain-e-s sont ravie-s. Et l'une des cigognes, Junior, est particulièrement heureuse. Car c'est bientôt son tour de devenir le boss des livraisons. Mais il reste un obstacle : une humaine et le bébé qu'elle a créé.

Que penser de ce film ? Est-il d'un niveau capable de se faire apprécier aussi bien des parents, des adolescents et des enfants ? Est-ce une horreur du même type que les Minions (un film à oublier) ? Ou quelque chose qui se trouve entre les deux ? À mon avis, c'est plutôt un film moyen. Les blagues peuvent être assez drôles mais elles sont aussi souvent très exagérées ou utilisées trop souvent (l'exemple parfait étant les loups). Les différentes piques sur la vie de parents sont loin d'être mauvaises. J'ai plus de mal avec les personnages humain-e-s qui me semblent moins drôles et plus classique. On découvre un couple coincé dans le travail et un jeune enfant qui semble ne jamais se rendre à l'école. Je pense aussi que le film souffre de ne pas suivre un thème précis. Il est, souvent, très facile. Et, parfois, je me suis demandé quel est l'intérêt de celui-ci.

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** Mouais... bof.
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Image : Site officiel

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18:16 Écrit par Hassan dans Enfant, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : storks, cigognes et cie | | | |  Facebook

29/10/2016

Black Science 3. L'impossible odyssée par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 3. L'impossible odyssée
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 15 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 12-16 publiés dans Black Science Vol. 3 : Vanishing Pattern. Le dernier saut a été difficile. Un double de Grant est mort et la femme de celui-ci, Sara, est en colère. Dans le même temps, Nate fait une crise par manque d'insuline. Le monde dans lequel le groupe se trouve semble abandonné. Mais une force armée s'y trouve et ressemble étrangement à des romains. Rapidement, le groupe apprend que ce monde avait aussi un groupe chargé de trouver le moyen de traverser les dimensions. Et elleux aussi n'ont amené que la mort. De plus en plus, il apparait que les sauts sont loin d'être aléatoires.

Remender se calme encore un peu plus. On pourrait diviser le tome en deux intrigues. Premièrement, plusieurs courtes parties des numéros permettent de visiter encore un peu plus le passé des personnages. On en apprend plus sur Pia et sur Shawn mais aussi sur la famille de Grant (ce dernier est toujours un homme particulièrement abject). La seconde partie est la prise de conscience des effets de la technologie qui permet les sauts. Non seulement le pilier suit un chemin déjà tracé mais celui-ci débouche sur des mondes détruits et en guerre. La prise de conscience est rude mais elle permet à Grant de retrouver le but qu'il s'était fixé. Un tome essentiel, donc, pour l'avancée psychologique des personnages et aussi pour continuer à instaurer l'ambiance négative de l'histoire.

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**** J'apprécie toujours autant l'histoire de Remender même s'il prend son temps pour mettre en place les choses.
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Image : Éditeur

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L'idéologie du glaive. Préhistoire de la chevalerie par Jean Flori

Titre : L'idéologie du glaive. Préhistoire de la chevaleriel-id%C3%A9ologie-du-glaive-pr%C3%A9histoire-de-la-chevalerie.jpg
Auteur : Jean Flori
Éditeur : Droz 1 janvier 2009
Pages : 205

Il y a longtemps j'adorais l'histoire médiévale. Je découvrais un monde à la fois proche et très différent. Une histoire qui avait été manipulée en direction d'une légende noire alors qu'il y avait énormément de beauté. Mais je me suis beaucoup plus intéressé à la période contemporaine. Pourtant, je souhaitais revenir un peu à la période médiévale. Et quoi de mieux que de lire l'ouvrage qui annonce l'histoire de la chevalerie de Jean Flori ?

Jean Flori propose d'examiner les sources ecclésiastiques afin de comprendre de quelle manière ce qu'il nomme l'idéologie chevaleresque. Il prend en compte l'histoire des IX au XI siècle. Son but est d'examiner les écrits afin de mettre en évidence la mise en place progressive d'une société d'ordre dont les chevaliers. Ceux-ci, selon Flori, s'inscrivent dans certaines valeurs défendues par l’Église. Le livre est divisé en trois parties de 9 chapitres.

La première partie, semences, permet à Flori de nous expliquer la relation entre la guerre et la chrétienté. Alors que les premiers chrétiens voyaient le meurtre et la guerre en négatif la guerre devint, progressivement, une nécessité voir une bonne chose. Pour cela, il est nécessaire de comprendre de quelle manière l’Église a fonctionné dans le cadre de l'Empire romain. Lorsque les chrétiens sont minoritaires il est possible de refuser le service. Mais que faire lorsque l'Empire devient majoritairement chrétien ? Il devient nécessaire de défendre par les armes le territoire pour éviter la perte de l’Église. Cette partie permet aussi de débuter l'histoire des ordres qui sont censés être au centre du fonctionnement médiéval. Ceux-ci n'existent pas encore mais une justification de la hiérarchie sociale commence à être débattue à l'aide de la théologie.

La seconde partie, germination, permet de mettre en évidence un lien entre les évêques et les rois. Progressivement, une forme de dualité des rôles est mise en place entre les serviteurs de l’Église et les rois. Ces derniers ont la charge de pacifier le monde aussi bien à l'intérieur des terres que face aux dangers extérieurs. Pour cela, on utilise des justifications théologiques qui permettent de théoriser les rôles de tout le monde. Ainsi, Flori nous explique que la paix est défendue par une alliance entre le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir séculier. Cependant, le pouvoir royale devient progressivement moins fort ce qui nous mène à une multiplication des pouvoirs locaux et à la troisième partie.

Celle-ci, nommée croissance, permet en particulier de particulier des paix et des trêves divines. En effet, le pouvoir royale est devenu incapable d'imposer la paix. Il échoue à mettre en place ses devoirs. De plus, les pouvoirs locaux armés sont de plus en plus nombreux et se font la guerre. Il devient donc nécessaire de mettre en place des institutions capables d'imposer la paix. Pour cela, l'Église se porte sur le peuple. À l'aide du peuple, des trêves sont mises en place. Celles-ci sont nombreuses - preuve de leur incapacité à les imposer ? - et s'imposent sur deux points. Premièrement, certaines personnes sont protégées contre la guerre. Ce sont les paysans mais aussi les guerriers qui ne sont pas en armes et les membres de l’Église. Certains lieux sont aussi protégés. De plus, des périodes sont définies durant lesquelles toutes activités guerrières sont interdites. Mais cette entrée dans le siècle et l'ordre des militaires par les membres de l’Église et le peuple est en contradiction avec le fonctionnement théorique des ordres. Ainsi, la même période permet d'observer une défense importante de ces ordres et leur définition stricte.

 Au final, Flori écrit un livre qui peut faire office d'introduction à ses travaux ultérieurs sur la chevalerie. Bien que le propos soit intéressant j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre et à m'intéresser au sujet. C'est, bien entendu, de ma propre faute et d'autres personnes pourraient trouver ce livre passionnant.

Image : Éditeur

28/10/2016

Black Science 2. La boîte de Pandore par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 2. La boîte de Pandore
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 7 mai 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Black Science vol. 2 : Welcome, Nowhere. Dans le tome précédent on apprenait qu'un certain Grant a inventé une machine capable de traverser les murs de la réalité afin de voyager dans ce qu'il nomme l'infinivers. Malheureusement, ce "pilier" est défectueux et le groupe emmené par Grant se perd dans les dimensions parallèles. Certains sont déjà mort-e-s. Grant est même considéré comme mort et sa disparition a mis à mal le groupe. En effet, les enfants de Grant se sont enfuis forçant Kadir à les rechercher. Le groupe est secondé par le chaman kidnappé précédemment. Cependant, dans de multiples univers de nombreux Grant créent des piliers et d'autres personnes essaient de s'en emparer. Il semblerait que la machine soit encore plus dangereuse que prévue.

Le tome précédent nous jetait dans la piscine en nous intimant de nager. On ouvrait à peine une page qu'une catastrophe se mettait en place. Ce tome permet de mieux construire certains personnages en particulier Grant, Kadir, Nate et Pia. On comprend un peu mieux qui illes sont et quels sont les envies qui leur permettent de survivre. Plus encore, ce tome permet d'introduire la menace posée par le pilier. Le Chaman l'explique précisément mais ce sont certains personnages qui permettent de mieux comprendre pourquoi cette invention est une mauvaise idée. Il faut aussi noter les magnifiques dessins. Remender aime créer des mondes particuliers et chacun sont sublimés par des styles très différents. On passe de rues sortis d'un film noir à une forêt luxuriante. Un bon second tome qui, encore une fois, ne place pas trop d’éléments.

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**** La surprise passée on se pose un peu mais on ne sait encore presque rien de l'intrigue.
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Image : Éditeur

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23/10/2016

Black Science 1. De Charybde en Scylla par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 1. De Charybde en Scyllablack-science-tome-1-33864-270x445.jpg
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 13 février 2015
Pages : 176

Ce tome contient Black Science vol. 1: How to fall forever (numéros 1-6). J'ai mis longtemps à me décider à lire Black Science. Je connais Remender et j'aime bien son travail. Mais je n'étais pas certain d'apprécier Black Science. Après de longs mois je me suis décidé. Nous sommes à une époque indéterminée. Une bande d'humain-e-s fuient face à des bestioles qui semblent ne pas leur vouloir beaucoup de bien. On apprend qu'il est nécessaire de trouver un ingrédient précis afin de faire fonctionner une machine et de partir dans un autre univers. Car ces humain-e-s sont des membres de la Ligue Scientifique Anarchiste. Ensemble, illes ont réussi à briser la barrière entre les mondes et de voyager entre les univers parallèles. Mais illes ne savent pas comment rentrer et tout semble vouloir les tuer. Non ce n'est pas une adaptation de Sliders. C'est le nouveau comics de Remender !

Il y a une chose à dire sur Remender : il aime créer des lieux et des univers colorés. Immédiatement, il nous plonge dans l'action sans nous donner beaucoup d'informations. Ce n'est qu'après un ou deux numéros qu'on en sait un peu plus sur les personnages et l'intrigue. Remender ajoute aussi quelques flash backs afin de nous donner un peu d'information sur la raison des problèmes de l'équipe. Bref, concrètement, les voyageurs se trouvent dans l'infinivers. Celui-ci a la forme d'un oignon chaque couche étant un univers complet avec, au centre, la première décision. Tout y est possible. Les personnages sont aussi bien des scientifiques que des enfants ou encore des managers. Pour l'instant, les deux plus importants sont Grant, anarchiste et inventeur de la machine, et Kadir. Bien que l'on puisse être en faveurs de certains personnages Remender réussit à justifier les actions de certain-e-s tout en diminuant la sympathie pour d'autres. Au final, c'est un bon début.

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**** Une série qui commence bien et qui m'a accroché. Mais comment sera la suite ?
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Image : Éditeur

21/10/2016

Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban 21 octobre 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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**** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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Image : Éditeur

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15/10/2016

Daredevil saison 1

Avant la série il y avait le film. Ce film avait fait un gros flop. Avant la série il y avait le Marvel Cinematic Universe. Celui-ci fonctionne assez bien malgré un manque flagrant d'enjeux. Il existait aussi l'idée de créer des séries qui s'y inscrivent. Outre Agent Carter les personnes qui prennent les décisions ont laissé Agent of Shield qui est censée être une sorte de colonne vertébrale chargée de remplir le vide entre les films. Cependant, ces mêmes personnes ont aussi décidé de mandater Netflix. La première série sortie de leurs cartons est Daredevil. Elle est suivie par Jessica Jones, une réussite, et maintenant Luke Cage puis, bientôt, Iron Fist et Defenders. Comme vous le savez, ou pas, la particularité de Netflix est de diffuser tous les épisodes en même temps ce qui permet de faire du binge watching tout en n'ayant pas à attendre la suite semaines après semaines.

Matt Murdock et Foggy Nelson viennent de quitter un cabinet prestigieux et un avenir radieux de fortune et de réussite sociale. Leur but est de créer un cabinet chargé de défendre les personnes qui n'ont rien. De leur donner une chance dans la dure jungle de la loi. Pour cela ils ouvrent dans un milieu pauvre et rempli de criminalité : Hells Kitchen. Bien que les deux avocats travaillent de jours Matt, lui, travaille aussi de nuit. En effet, la nuit il porte un costume entièrement noir et s'attaque aux criminels et aux brutes du quartier. Mais Matt se rend rapidement compte que son combat le mène à se heurter à un milieu très bien organisé. Car le quartier est sous le contrôle d'un conglomérat de quatre groupes criminels sous la direction d'un certain Wilson Fisk. Mais qui est cet homme ? Quel est son but ? Et comment vaincre quelqu'un qui contrôle tout ?

Cette série place deux personnes face à face : Matt Murdock et Wilson Fisk. À leur côté il y a d'autres personnages mais ce sont ces deux personnes qui sont importantes car elles sont semblables sur de nombreux points. En effet, aussi bien Murdock que Fisk souhaitent changer leur quartier. Le premier répond à la corruption par le combat anonyme, le fait de devenir un justicier. Le second essaie de contrôler les institutions afin de reconstruire la ville à son image et selon ses souhaits. Ce qui change est la méthode. Le premier tente de combattre et le second tente de contrôler la criminalité en lui offrant un cadre et, surtout, de l'argent. La série pose donc la question de la légitimité du combat de Murdock face à un monde tout aussi illégitime. Bien que Daredevil soit très réussi il y a plusieurs problèmes. Tout d'abord, je trouve dommage que les autres personnages restent dans l'ombre de la stature de Murdock et de Fisk. Ce ne sont presque que des figurants dans un drame plus important. Pourtant, j'aurais aimé en savoir plus sur un grand nombre d'entre elleux comme Vanessa et Wesley pour n'en citer que deux. Ensuite, la ville est singulièrement vide. On ne sait rien sur elle ni sur ses habitant-e-s sauf quelques rares exceptions. On a l'impression que le quartier n'est que le décor d'un affrontement et non un lieu de vie qui subit où se modifie. J'espère que ces quelques problèmes seront corrigés dans la saison 2 et la 3 qui n'est pas encore diffusée.

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**** Une série intéressante, bien mise en scène et bien plus intéressante que les films du Marvel Cinematic Universe.
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Image : Site officiel marvel

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11:27 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, marvel, netflix | | | |  Facebook

Captain Fantastic

Dans les montagnes des États-Unis, au sein d'une magnifique forêt, un jeune homme se cache dans les buissons. Il se prépare à chasser. Ce jeune homme fait partie d'une famille de six enfants. Leur père et leur mère pensent que le monde extérieur est inadéquat. Illes ont donc décidé de vivre dans la nature et d'enseigner à leurs enfants. Le monde de cette famille est partagé entre la chasse, l'entrainement et l'apprentissage à l'aide de livres parfois très avancés. Ce qui importe n'est pas d'apprendre par cœur mais de forger une opinion argumentée. Mais ce petit monde vole en éclats lorsque leur mère se suicide après des mois de thérapie. Malgré le danger et l'étrangeté la famille décide de se rendre au Nouveau-Mexique pour l'enterrement. Ce départ est l'occasion de mettre en question ce qui semble connu et ce qui semble juste.

Je vois deux thèmes dans ce film. Le premier est celui de l'éducation. Les enfants sont éduqués librement dans une forêt. Leurs cours se divisent en plusieurs phases. Il y a tout d'abord les cours de survie. C'est l'occasion de savoir comment vivre dans la nature sans rien. D'être capable de se soigner et de chasser. Il y a des cours physiques qui permettent d'avoir un corps en pleine forme. Et des cours de cultures. Ceux-ci sont réglés par le père et permettent de s'intéresser à des thèmes parfois très avancés tel que la théorie M. Il est intéressant que la parole du père, et des livres, ne sont pas évangiles. Les enfants sont encouragés à poser des questions et à expliquer les thèmes avec leurs propres mots. Face à cela nous avons, dans une scène, des enfants qui connaissent l'école. Eux sont incapables de répondre aux questions et de penser seuls. J'ai tendance à y voir une tension entre une éducation qui prend en compte les capacités de réflexions des enfants et l'éducation scolaire, standardisée, qui tente d'inculquer une certaine somme de connaissances spécifiques et mesurable par des notes avant d'exercer la réflexion.

Un second thème pourrait être la parentalité. En effet, les deux parents essaient d'offrir ce qu'illes pensent adéquat pour leurs enfants. Pour cela plusieurs règles sont mises en place. Celles-ci concernent la manière de parler, de se comporter, d'obéir et d'aider. Ces règles concernent aussi l'attitude des parents. À plusieurs reprises, on observe le père répondre très franchement à ses enfants sur des questions difficiles. Certaines personnes pourraient penser que ces enfants ne sont pas capables de comprendre les concepts impliqués. D'autres pourraient penser que les thèmes sont inadéquats pour des enfants. Personnellement, je suis plutôt en faveurs de répondre franchement et précisément aux questions afin d'éviter qu'un sujet devienne tabou ou incompris. Mais c'est mon avis personnel. On observe aussi une personne qui pense prendre les bons choix les remettre en cause. Face à un monde différent ses méthodes semblent dangereuses voir abusives. Et nous commençons à nous demander si cet homme est si sympathique que cela. Il se pose cette même question et ses enfants aussi. La réalisation permet donc de se faire sa propre opinion face à des moments qui sont, parfois, dangereux.

Au final, Captain Fantastic est un beau film avec un Viggo Mortensen en forme. On nous offre une histoire triste mais qui réussit à relier des moments d'émotions à des moments d'humour. Personne ne nous dit ce qui est bien ou mal. La réalisation nous laisse décider seul ce que l'on pense tout en confrontant cette famille à d'autres familles et à la société. La fin est particulièrement belle et réussie. Personnellement, je le conseille.

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***** Viggo Mortensens possède une magnifique barbe !

Image : Site officiel

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10:57 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : captain fantastic | | | |  Facebook

09/10/2016

Hermaphrodites and the Medical Invention of Sex par Alice Domurat Dreger

Titre : Hermaphrodites and the Medical Invention of Sex9780674001893.jpg
Auteure : Alice Domurat Dreger
Éditeur : Harvard University Press 2000
Pages : 268

Qu'est-ce que le sexe ? Plus précisément, qu'est-ce qui différencie les hommes des femmes (et inversement). Durant des siècles la question s'est posée dans le monde médical. L'auteure, Alice Domurat Dreger, tente de répondre à la question en examinant l'histoire de l'hermaphrodisme (ou intersexualité pour les personnes qui choisissent ce terme). Bien qu'il existe quelques sources écrites par les intéressé-e-s même la plupart des écrits concernant l'hermaphrodisme au XIXe siècle sont médicaux. Ce sont les docteurs qui examinent les patient-e-s qui expliquent leurs trouvailles et les questions et réponses apportées du point de vue médical. L'auteure a récolté ces écrits et les examine dans 7 chapitres. Le dernier, la conclusion, est spécifiquement dédié à notre époque et à l'effet des actes chirurgicaux sur les enfants, les familles et l'éthique.

Dans ce livre je pense que l'on peut observer deux fils rouges. Premièrement, la question de la différence des sexes est posée. Alors que notre époque différencie le sexe, naturel, du genre, social, et de la sexualité ces termes sont indifférenciés au XIXe siècle. Ainsi, être une femme implique de se comporter en femme, d'avoir un corps féminin et d'être attirée par les hommes. Être un homme implique un corps masculin, un comportement masculin et d'être attiré par les femmes. En gros, comme le dit l'auteure, un corps possède obligatoirement un sexe, et un seul, qui implique des conséquences aussi bien comportementales que de sexualités. Cependant, cette division de l'humanité est attaquée par l'existence de deux groupes de personnes. Premièrement, les personnes attirées par des personnes de même sexe. Ensuite, les personnes au sexe anatomique douteux. Sous le terme douteux on comprend une difficulté à catégoriser la personne en tant qu'homme ou femme. Ainsi, les docteurs de l'époque se voient forcé d'une part d'agir sur les corps afin de les "normaliser" mais aussi de redéfinir l'hermaphrodisme afin que la règle d'un sexe unique par corps soit respectée par la nature.

Le second fil rouge concerne la pratique médicale. Celui-ci est particulièrement mis en avant dans la conclusion mais il traverse tout le livre. En effet, les docteurs dans leur quête de normalisation agissent selon l'impression qu'un sexe douteux implique des problèmes psychiatriques (dont, par exemple, l'homosexualité). Il devient nécessaire de cacher l'imperfection, à notre époque, afin d'éviter les problèmes posés. De plus, il est nécessaire de défendre un certain ordre social. Celui-ci peut être défendu par la publicité qui permet de réassigner une personne dans sa "véritable" identité et donc d'empêcher des mariages ou des comportements. Mais c'est aussi un moyen de défendre la sexualité qualifiée de normale, soit la pénétration. Ainsi, plusieurs auteur-e-s expliquent que les actes chirurgicaux sont basés sur une idéologie hétéro-sexiste. Enfin, le livre pose la question des pratiques éthiques du corps médical. Est-il normal d'agir sur un corps sans le consentement de la personne ? Peut-on réellement exercer une chirurgie lourde sans avoir d'informations sur les effets à long terme ? Le secret, défendu par des praticiens, est-il une atteinte au droit des patient-e-s ?

Au final, ce livre est extrêmement intéressant. En effet, il pose des questions sur les pratiques paternalistes d'un corps de métier qui possède un pouvoir important sur nos corps. Bien que les docteurs décrits étaient certains de leur bon choix ceux-ci ont pu être douloureux pour les patient-e-s et avoir un impact négatif sur leurs vies. Il montre aussi que les sexes ne sont pas aussi "naturels" qu'on ne le croit. Ceux-ci, en effet, sont examinés et compris dans une époque, une culture et une idéologie précise mais aussi un état de la connaissance des corps humains.

Image : Éditeur

08/10/2016

Batman Terre-un. 2 par Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman Terre-un. 2batman-terre-1-tome-2-270x406.jpg
Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
Éditeur : Urban 29 février 2016
Pages : 168

Ce second tome contient Batman Earth-One vol. 2. Dans le tome précédent Bruce Wayne débutait sa quête de justice. Son enquête sur la mort de ses parents l'a conduit à s'intéresser au maire de Gotham : Cobblepot. Mais ce dernier n'était pas responsable et, après avoir menacé Bruce, il est mort assassiné par Alfred Pennyworth. Il a aussi fait la connaissance de Jim Gordon et de Bullock. Alors que le premier commence à s'affirmer comme l'exemple de la police non-corrompue le second, lui, tombe dans le désespoir après avoir vu ce qui reste des victimes d'un tueur en série local. Bien que le maire soit mort Gotham n'est pas en sécurité. De nouvelles menaces se mettent en place. Outre le réseau criminel de l'ancien maire un terroriste s'attaque à la bourgeoisie de la ville. Et des rumeurs de crocodile tueur se répandent dans la ville. Bruce est-il vraiment prêt à devenir le Batman ?

Terre 1 est une série de comics qui permettent de créer des histoires en dehors de la continuité. Mais les suites sont très longues à venir. Ainsi, le premier tome date de 2013 ! J'avais bien aimé sa lecture. Les auteurs nous décrivaient un Batman encore jeune, faillible. Ce second tome continue sur cette lancée. La légende commence à être bâtie mais une grande partie de ce qu'est le Batman n'existe pas encore. Bruce vit seul, cloîtré, et il n'enquête pas il combat. Cependant, ce tome permet de rajouter des personnages connus ou de leur donner un peu plus de substance. Il prend aussi des décisions inattendues et je me demande si cela débouchera sur quelque chose. Le tome reste donc dans la lignée du précèdent.

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**** Une lecture sympathique pour un comics qui peut prendre des directions différentes de ce dont on a l'habitude.
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Image : Éditeur

14:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, terre 1, dc, urban, geoff johns, gary frank, earth one | | | |  Facebook

Hell or High Water / Comancheria

Les USA, le Texas, un matin. Il fait déjà chaud alors que le soleil se trouve bas sur l'horizon. La ville est silencieuse. Il n'y a personne dans les rues poussiéreuses. Les pipelines sont aussi nombreux que les avis de fermeture des entreprises et les avis de saisie des maisons. Une femme se rend à son travail dans une petite banque locale qui a l'air d'être construire en préfabriqué. Mais aujourd'hui n'est pas un matin comme les autres. Ce matin deux hommes l'attendent, armés, et lui demandent de vider les caisses. C'est le début d'une suite d'attaques de banques dans les petites villes du Texas. Les deux hommes qui en sont coupables savent ce qu'ils veulent, savent combien de temps il leur reste et ne cherchent pas à être plus intelligent que les banques. Ils ne prennent que ce qui est nécessaire. Pour les arrêter on leur envoie deux rangers aux trousses. L'un d'eux est presque à la retraite et c'est probablement sa dernière affaire.

Je ne savais pas trop ce que je souhaitais voir cette semaine. Je suis assez sceptique face au dernier Tim Burton (bien entendu je peux me tromper). Je n'avais pas envie d'aller voir le dernier film français non plus. Et soudain je suis tombé sur la bande annonce de Hell or High Water / Comancheria. On y voyait deux hommes attaquer des banques suivis par un ranger d'un certain âge. L'ambiance dégagée par la bande annonce m'a tout de suite attiré. Et celle-ci fonctionne aussi durant le film. On suit des hommes qui vivent dans un univers poussiéreux et délabré. Il y a de vieilles maisons, des villes mortes, des restaurants sans clients, ... Il y fait chaud et le désespoir est partout. Nous avons vraiment l'impression de tomber dans un monde sans avenir dans lequel la pauvreté et le désespoir sont une fatalité qu'il est impossible de vaincre.

Dans ce film on nous offre quatre personnes. Elles sont toutes différentes sans être forcément bien caractérisées. C'est, probablement, l'un des rares points faibles du film. Les personnages ne sont pas toujours bien écrits. Ces quatre personnes ont des envies et des buts légèrement différents. Le premier aime voler, il aime l'impression que lui donne le vol et la fuite. Le second est méthodique. Il sait ce qu'il veut et pourquoi. Son but n'est pas de continuer ad æternam mais d'atteindre un certain point pour un but précis. Face à eux il y a deux rangers. L'un est un jeune peu développé. Le second est un vieux ranger qui aime la chasse et qui incarne l'esprit du Texas. Et tout ce petit monde parle et joue dans un décor magnifique avec la crise économique en toile de fond. Ce qui donne l'impression que, sans excuser les vols, attaquer des banques est en partie justifié car celles-ci détruisent familles, avenir et villes dans leur envie de faire des bénéfices. Bref, un film que j'ai beaucoup apprécié. Un film qui dose très bien ses scènes. Il est lent mais sans tirer sur la longueur. Les scènes d'actions sont strictement nécessaires et ont de réelles conséquences. Un film que j'aurais tendance à conseiller.

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***** Une belle ambiance sans moralité inutile.

Image : Allociné

Site officiel

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09:48 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : comancheria | | | |  Facebook

06/10/2016

Batman. L'énigme de Red Hood par Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun

Titre : Batman. L'énigme de Red Hoodbatman-lenigme-de-red-hood-270x417.jpg
Auteurs : Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun
Éditeur : Urban 29 avril 2016
Pages : 512

Ce tome contient Batman 635-341 et 646-650, Batman Annual 25 et Red Hood: The lost days 1-6. Depuis la mort de Sue Dibny le monde DC est de pire en pire, de plus en plus sombre. Gotham a connu de nombreuses épreuves entre les vilain-e-s et l'épisode No Man's Land. Et Batman a des soucis avec une invention de son cru. Mais la ville frémit de nouvelles rumeurs. Il semble que quelqu'un prenne en cible les trafiquants et les malfrats de Gotham. Bien qu'il soit sans pitié il s'attaque à des personnes spécifiques. Et ses activités mettent à mal l'empire difficilement construit par Black Mask. Mais son existence est-elle un mythe ou une réalité ? Même Batman a du mal à le savoir et lorsqu'il trouve cette personne il ne peut que se poser la question : qui se cache derrière le masque rouge ?

Le tome est constitué de trois parties. Dans la première et la seconde nous avons la confrontation proprement dite. La troisième offre des informations sur des points obscurs de l'histoire. On aurait presque pu la mettre avant les deux autres mais cela aurait pu gâcher la surprise. Il faut se souvenir, tout de même, que l'identité du Red Hood n'allait pas de soi. Bien entendu un Jason était apparu dans Silence mais, à l'époque, c'était un usurpateur. Jason semblait bel et bien mort. Cette saga était l'occasion de le remettre sur le devant de la scène. On pourrait croire que l'intrigue est un moyen de confronter deux visions : la justice aveugle de Batman mais soumise à des règles et la vengeance aveugle et sans pitié de Jason. Il y a un peu de ça. L'histoire permet de se demander pourquoi Batman ne tue pas la bande de psychopathes qui vivent à Gotham ce au prix de la mort de personnes innocentes. Mais, le reste de l'histoire permet de comprendre que l'intrigue concerne la trahison et la déception. L'histoire de ce tome est celui d'un enfant se sentant abandonné par son père et c'est plutôt réussi.

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**** Une histoire connue mais efficace
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Image : Éditeur

02/10/2016

Batman et Robin 5. La brûlure par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke

Titre : Batman et Robin 5. La brûlurebatman-robin-tome-5-40550-270x420.jpg
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke
Éditeur : Urban 26 août 2016
Pages : 168

Ce tome contient Batman and Two-Face 24-28 et Batman and Robin annual 2 publiés dans Batman and Robin vol. 5 The Big Burn. Robin est mort et son corps enlevé par Ras Al Ghul. Batman compte bien le lui faire payer. Mais une autre affaire le force à rester à Gotham. Une cheffe de famille vient de rentrer après avoir passé son temps en Irlande pour se cacher. Elle est responsable de ce qui est arrivé au procureur Harvey Dent, faisant de lui Two-Face. Son retour à Gotham intéresse donc énormément la police et Batman. Mais il se pourrait qu'il force aussi Two Face à revenir sur le devant de la scène afin d'exercer une vengeance nourrie pendant des années. De plus, la pègre de Gotham semble avoir des plans pour la ville. Mais quels sont-ils ?

La série change un peu et prend le nom de Batman et Two face pour ces 5 épisodes. Alors que les 4 autres tomes sont très précis dans leur idée de base, la relation entre un père et son fils, ce tome est tout autre chose. Je dois dire que j'ai apprécié les origines d'Harvey Dent. On nous montre un personnage qui aurait pu être attachant avec un peu plus de substance. D'ailleurs, son origine est tellement courte que le scénariste est obligé d'utiliser le woman in the refrigerator pour donner un but à Harvey. Je pensais que l'on avait dépassé ce stade. Pire encore, l'ennemie mortelle de Two Face a, elle-même, une woman in the refrigerator ! Le tome est donc facile et peu intéressant au final malgré une idée intéressante. L'idée que la mafia de la ville en a marre des costumé-e-s. Mais celle-ci est à peine développée. Vivement que la série retourne à la normale.

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*** Un tome 5 faible et peu intéressant
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Image : Éditeur

01/10/2016

Kubo and the two strings / Kubo et l'armure magique

Kubo et l'armure magique parle du jeune Kubo. Il vit avec sa mère dans une grotte. Son père est le grand Hanzo, un samouraï reconnu et héroïque. Durant la journée il récolte de l'argent en racontant des histoires à l'aide de ses origamis. Il est un très bon conteur mais ses histoires se terminent rarement au grand malheur des habitant-e-s du village. Mais la nuit il doit retourner dans sa grotte selon les vœux de sa mère. Car son grand-père et ses tantes maternelles font tout pour le retrouver. Illes ont tué son père et Kubo a perdu son œil à cause d'elleux. Sa famille maternelle souhaite lui prendre son second œil. Et justement, un soir il est retrouvé. Son seul espoir est de se mettre en quête de l'armure magique afin de pouvoir se défendre. Il est aidé par un singe et un scarabée tous deux chargés de sa protection.

J'ai énormément aimé ce film ! Il est beau, il est poétique, il est bien écrit et bien mis en scène avec une musique d'ambiance magnifique ! Bien entendu, nous avons les contenus classiques des quêtes : un ou plusieurs dangers que le jeune garçon doit vaincre, des compagnons et compagnes ainsi que de la magie. Cette dernière est superbement mise en scène et je me suis souvent pris à attendre quel serait le prochain tour de Kubo et de ses papiers. Bien entendu, certaines révélations sont en fait faciles à voir venir. Je ne dirais pas lesquelles ici pour ne pas gâcher la surprise.

Le film est aussi un mélange réussit entre l'horreur, l'humour et la tristesse. Dès le début on sent que l'on ne se trouve pas dans un film avec une fin parfaitement heureuse. De nombreux événements le confirment ensuite. C'est aussi un film avec plusieurs scènes particulièrement flippantes. L'une des plus réussies est la venue des tantes pour la première fois dans la vie de Kubo. Mais c'est aussi un film drôle et léger qui réussit souvent à faire rire sur des moments bêtes et pourtant normaux. Enfin, j'ai adoré la conclusion du film. Elle était inattendue mais, à mon avis, parfaitement adéquate. Bref, n'hésitez pas à aller voir ce petit bijou !

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***** Un film magnifique. L'un de mes préférés pour 2016

Image : Allociné

Site officiel

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10:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

Batman et Robin 4. Requiem par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

Titre : Batman et Robin 4. Requiem
Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
Éditeur : Urban 26 février 2016
Pages : 176

Ce tome contient les numéros 18-23 publiés dans Batman and Robin vol. 4 : Requiem for Damian. Damian Wayne est mort. Il s'est sacrifié afin de sauver la ville. Mais alors que nous avions déjà vu les effets sur Batman dans la série principale c'est celle-ci qui permet de vraiment montrer à quel point Bruce Wayne est touché. Batman arpente le monde afin de punir les responsables mais aussi pour trouver un moyen de faire revenir Damian. Et quand tout cela échoue il fait la seule chose qu'il est capable de faire : il s'attaque aux malfrats de la ville. Mais cette fois il ne s'arrête pas. Il leur fait vraiment mal. Malgré l'aide de la famille il semble bien que Batman s'enfonce dans sa propre noirceur. Est-ce que cela pourrait être définitif ?

Après trois tomes qui mettaient à mal la relation entre père et fils voici celui qui la détruit. Cette fois Robin n'est pas présent. Le récit se concentre donc sur la douleur de Batman / Bruce Wayne. Pour cela le tome commence sur un numéro 18 magnifique de sobriété. C'est, probablement, le meilleur de la série. Les scénaristes essaient aussi de créer des liens entre la famille et Batman. Les différents numéros sont donc l'occasion de ramener un face à face entre deux personnes : l'une en deuil et l'autre qui essaie d'aider. Mais on regarde surtout Bruce Wayne oublier totalement ses allié-e-s et leur peine éventuelle. Ce tome est donc particulièrement triste.

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**** Un numéro 18 magnifique suivi par de bons numéros !
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Image : Éditeur

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