22/01/2017

Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1) par Terry Pratchett

Titre : Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 400

Le Disque connaît les livres ainsi que le théâtre. Il y a des voleurs, des assassins, des sorciers et des marchands. Mais le Disque n'est pas très avancé et des légendes parlent de civilisations anciennes disparues malgré des réussites extravagantes. Il y a aussi une guilde assez pauvre et peu connues car méprisée par tout le monde. Ce sont les alchimistes. Ils ne font pas vraiment de la magie et préfèrent passer leur temps à remplir des fioles entre deux explosions inattendues. Mais, soudain, l'un d'entre-eux réussit enfin à créer un truc nouveau. Ce n'est absolument pas ce que la profession cherchait mais cela pourrait transformer quelque chose en or. Du moins ils ont en l'impression. Mais les alchimistes préfèrent ne pas être trop visibles par les sorciers qui n'aiment pas trop voir d'autres personnes faire ce qui pourrait être de la magie. C'est ainsi que la ville d'Holly Wood est créée. Rapidement, un grand nombre de personnes se sentent inexplicablement attirés par elle et par ce qui semble être le seul métier disponible: faire semblant de faire quelque chose face à une boite qui fait clic.

Pratchett n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend quelque chose que l'on connaît bien puisqu’il place celle-ci dans son univers afin de la transformer en autre chose de reconnaissable mais bien différent. En l’occurrence, il ne faut pas avoir fait de longues études pour savoir de quoi parle Pratchett. Et il en parle très bien. Il réussit, en un seul livre, à résumer ce qui fait le cinéma aussi bien en négatif qu'en positif (mais surtout en négatif). Tout est construit pour donner une impression de frivolité et d''absurdité dont les personnages principaux, Victor et Ginger, voient parfaitement. Une ville entière est construite autour d'une seule idée. Des personnes y viennent mais ne savent pas vraiment pourquoi. Elles savent seulement qu'il faut être pris, que c'est leur seul chance d'être quelqu'un! Bref, Pratchett nous parle de l'absurdité du star system. Il parle aussi de la manière de construire les films. Alors que les premiers sont de courts métrages éducatifs on passe rapidement à des films de plus en plus long, cher et surtout explosifs mais avec toujours la même histoire de base (un peu comme le Marvel Cinematic Universe). Et comme ce n'était pas assez, Pratchett termine son gâteau en le parsemant de références au cinéma. Des références bien trop nombreuses pour que je puisse toutes les citer et surtout pour que je puisse les reconnaître toutes.

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**** Pour l'instant, l'un des tomes que je le plus aimé.
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Image : Site de l'auteur

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