09/02/2017

Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4) par Terry Pratchett

Titre : Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Les Sorcières de Lancre sont parties en voyage détruire les contes de fée. Après près de 8 mois la rumeur s'amplifie. Les trois sorcières sont de retour! Le roi Verence II ne perd pas de temps et explique à Magrat que leur mariage est déjà organisé. Cette dernière n'a qu'une seule chose à faire: devenir une reine. Cette quête est facilitée par son abandon de la carrière de Sorcière. Mais être reine n'est, peut-être, pas exactement ce qu'elle imagine. D'autant que son futur mari ne semble pas réellement savoir ce qu'il veut. Les deux autres Sorcières, Nany Ogg et Esme Wheatherwax, rentrent tranquillement et décident de reprendre leur vie normale. Mais elles apprennent rapidement que de nouvelles Sorcières vivent à Lancre. Non seulement elles sont jeunes, portent du vernis à ongle noir et se croient plus éduquées mais, en plus, elles dansent nues la nuit. Ce pourrait être acceptable si leur danse n'avait pas lieu près d'un lieu magique connu pour son lien avec les elfes.

Que dire ce quatorzième tome? Je l'ai dit auparavant, j'aime bien les histoires des Sorcières. Elles sont plus drôles que la moyenne et particulièrement bien écrites. Il fallait bien que je sois déçu à un moment donné. Ce tome avait tout pour plaire. Il prend pour thème principal les elfes et, en tant que fan de Tolkien, je ne peux qu'aimer que l'on parodie un peu ces êtres. En effet, chez Tolkien les elfes sont des êtres immortels d'une grande sagesse et d'une grande force aussi bien physique que guerrière. Ce sont, en tout, nos supérieurs mais ils n'agissent pas ainsi. Pratchett décide d'aller dans un autre sens. Il garde l'idée de l'immortalité et de la beauté mais il en conclut que les elfes auraient une psychologie très différente. En effet, pour Pratchett les elfes se savent supérieurs et donc agissent avec les autres êtres pensant en tant que chasseurs qui aiment le plaisir de la douleur. En quelque sorte, se savoir être supérieur implique de voir toutes les autres personnes comme des inférieures. De plus, l'immortalité est considérée, par l'auteur, comme un problème. Loin de permettre la sagesse celle-ci implique une forme d'enfance permanente.

Un second thème concerne le rôle d'une personne et, plus précisément, d'une femme. Magrat est une Sorcière. Mais, dans ce tome, elle abandonne rapidement son travail. Cependant, Magrat découvre que le métier de reine est très différent. Elle n'aide pas les personnes qui ont besoin d'elle. Au contraire, elle tente, difficilement, de s'occuper tout en sachant que son destin sera d'élever des enfants. Pour mieux créer le contraste, elle est entourée de personnages qui sont, elleux, fortement impliqué-e-s dans un métier (au point d'en être ridicule). Il est intéressant que ce n'est que tardivement que Magrat se découvre un rôle et ce en décidant de faire le contraire de ce qui est attendu. Bien que ce livre soit intéressant il ne m'a, malheureusement, pas autant plus que les autres tomes. Il manque un je ne sais quoi pour le rendre bon et me faire rire.

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*** Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce livre malgré de bonnes idées.
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Image : Site de l'auteur

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