29/03/2017

A hat full of sky (Discworld 32, Tiffany Aching 2) par Terry Pratchett

Titre : A hat full of sky (Discworld 32, Tiffany Aching 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Harper Collins septembre 2015
Pages : 400

Tiffany Aching a maintenant 11 ans. Il y a deux ans qu'elle a vaincu la reine des fées en combat singulier. Mais elle ne sait pas exactement comment elle a accompli cet exploit. Il y a exactement deux ans que Granny Weatherwax lui a signifié son respect et lui a offert un chapeau de sorcière invisible. Cette même journée, il avait été expliqué à Tiffany Aching que lorsqu'elle serait prête une sorcière viendrait la chercher pour l'emmener en apprentissage. Son territoire serait mis en observation pendant son départ en attendant son retour. Il est maintenant l'heure de partir. Bien que Tiffany ne sache pas vraiment ce qu'est la sorcellerie elle se rend rapidement compte que ce n'est pas du tout ce qu'elle pensait. Faire attention aux petits soucis du voisinage ne semble pas être un acte particulièrement magique. Alors elle essaie de petits tours. Mais ce qu'elle pense être parfaitement inoffensif pourrait bien mettre sur sa trace un prédateur aussi ancien que puissant.

Lors du premier tome du cycle de Tiffany Aching je concluais sur l'impression que le livre créait un personnage. Toutes les aventures de Tiffany n'étaient que des moyens pour elle de découvrir son identité de sorcière et son lien avec son territoire. Ce second tome s'inscrit dans cette même impression. Bien que Tiffany sache ce qu'elle est cela n'implique pas qu'elle sache qui elle est. Quoi de mieux, pour parler d'identité, que d'utiliser une jeune adolescente? Ainsi, ce tome permet à l'auteur de confronter Tiffany Aching à ses paires et aux identités imposées par un monstre venu des débuts des temps. Les sorcières sont, chez Pratchett, une sororité large et peu régulée. Il existe une ou deux institutions mais les personnages sont souvent seuls. Ainsi, la quête d'identité de Tiffany Aching lui permet de découvrir plusieurs styles de sorcellerie et de décider de celle qui lui convient. Ces styles se divisent en deux: la sorcellerie modeste mais toujours présente de Granny Weatherwax et de l'enseignante de Tiffany Aching et la sorcellerie qui utilise des objets et qui essaie d'avoir du style. D'une certaine manière, on trouve dans ces deux styles une tension entre ce qui est pensé archaïque et ce qui est vu comme moderne.

De plus, ce tome est probablement l'un de ceux qui parle le plus de la puissance des histoires. C'est un thème presque universel sur le cycle du Disque-Monde mais certains livres s'y attachent de manière plus importante que d'autres. À mon avis ce tome fait partie de ceux-ci. En effet, Granny Weatherwax y personnifie l'importance des histoires pour non seulement aider les autres mais aussi imposer le respect. Les histoires n'ont pas forcément besoin d'être racontées ni d'être la vérité il faut simplement qu'elles existent. Mais, si j'ai bien lu, les histoires sont aussi des moyens de se créer une identité. Il y a toute une scène, probablement la meilleure du livre à mon avis, qui explicite cette idée. En conclusion, Pratchett signe un second tome d'un cycle qui possède tout ce qui fonctionne dans le Disque-Monde mais qui est, ici, mature et non en construction.

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**** Un bon second tome pour un cycle encore jeune. Je me réjouis de lire la suite des aventures de Tiffany Aching.
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Image: Site officiel

a_hat_full_of_sky1.jpg

Commentaires

Tout pareil. Je ne suis vraiment pas fan du cycle des sorcières mais j'apprécie paradoxalement pas mal des thèmes qui y sont abordés et j'ai trouvé avec les aventures de Tiffany un bon compromis. Son personnage est je trouve très attachant et je parviens bien plus à m'identifier à elle qu'à Magrat ou Agnes/Perdita, les précédentes tentatives de Pratchett pour intégrer un personnage proche du lecteur (de par leur âge et leur recul) dans l'univers des Sorcières.

Comme toi, j'ai apprécié dans ce tome l'importance des histoires puisque je suis une fan assumée de méta mais j'aime aussi beaucoup l'autre thème prédominant que Pratchett utilises aussi beaucoup : le fait que l'huile de coude soit préférable à la magie et que des personnages extrêmement puissants comme Weatherwax, Lu Tze ou (dans un autre genre) le Patricien obtiennent leurs meilleurs résultats grâce au bon sens et au travail et n'utilisent leurs dons naturels qu'avec parcimonie. Enfin, le fait que nous en découvrions un peu plus sur la communauté à la fois très lâche et très soudée des sorcières fait toujours plaisir.

Bref, une saga que je trouve fort sympathique, d'autant plus que les wee free men me font beaucoup rire (j'assume mon humour lourd^^).

Écrit par : Tyr | 29/03/2017

Sorciers ou sorcières du mot sourcier.
Eau.
Les personnes qui pratiquent le yoga en se concentrant sur leurs centres nerveux et de conscience, chakras, passent de la terre à l'éther sans oublier l'eau, émotion, sexualité ("mais avec amour"!) écrivait un psychologue habitant CH Nyon, Christophe Baroni
Les infirmières de La Source, à Lausanne, sont des..."Sourciennes" ce qui peut nous conduire à Lourdes auprès d'une infirmière incomparable, Bernadette Soubirous, faisant toutes ses preuves pendant la guerre, à l'Hôpital de Lourdes tenu par des religieuses dont elle était l'une d'elles.
Gênante, parce que témoin par excellence des apparitions... elle fut reléguée ensuite, après la guerre, à la lingerie activité pour laquelle elle n'éprouvait aucun goût.
Mais, en rapport, avec l'article présent, Massabielle, l'endroit des apparitions de Lourdes, était, du point de vue du folklore, "lieu de passage des fées".

Le tout réjouissant, certes, mais en ces temps particulièrement durs, éprouvants où n'importe qui est en mesure d'acheter un "Grimoire de magie noire" (!) on ne saurait trop recommander sinon censure au moins prudence.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/03/2017

Bonsoir,

je suis navré je n'ai pas compris votre commentaire.

Écrit par : Hassan | 30/03/2017

@ Hassan

Vous adressez-vous à Tyr ou à moi-même?


En ce qui me concerne je ne vois pas comment clarifier autrement.
Donnant la racine du mot sorcière.
Non question de "diablesse" mais de source, d'eau.
Puis de sorcière à Sourciennes, infirmières à la Clinique de La Source, à CH Lausanne.
Allusion à Lourdes, histoire thermale donc eau donc source.
Allusion au magistère romain sans compliment.

En tête les bûchers réservés aux sorcières et sorciers de naguère sans oublier que les médecins sans oublier les prêtres sont des descendants des sorciers ce qui pourrait conduire à Jung et de là au chamanisme.
De notre inconscient individuel à l'inconscient collectif et de l'inconscient collectif à la noosphère et de la noosphère au phénomène OVNI en terminant s'il le fallait, par la chanson un brin paillarde du duc de Bordeaux que, par respect pour les lecteurs, je tairai.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/03/2017

A vous Myriam Belakovsky.

Je ne vois strictement aucun liens avec l'article. Je présente un livre écrit par l'auteur de fantasy Terry Pratchett, dans le cadre du cycle Tiffany Aching, et vous commentez en était complètement hors sujet!

Écrit par : Hassan | 30/03/2017

@ Hassan

Les commentaires sont ce qu'ils sont et vous ne diriez pas qu'il n'est pas question de sorcellerie et sorcières en l'article qu'il est possible de commenter selon ressentis.
.
Les auteures ou auteurs de blogs ont libre choix de publier ou non les commentaires.

Les familiers de la psychanalyse auront reconnu les association de mots en mes lignes.

Parlant de source et d'eau si j'avais chantonné la chanson du duc de Bordeaux vous auriez, Hassan, constaté qu'elle se termine par "deux gouttes d'eau"!

De la belle ouvrage, Hassan.

Nous n'irons pas plus loin.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/03/2017

De manière générale un commentaire sur blog n'est pas plus un article qu'une lettre de lecteur.
Ce commentaire selon les blogs serait publié ou non selon les autres inconditionnellement publiés.
Présentement a priori inconditionnellement publié.
On peut ne pas connaître du tout Terry Pratchett ni rien sur les aventures de Tiffany tout en relevant en cours de lectures que les thèmes concernant les fées (qui existent en Inde, des deux sexes) ou les sorcières.
Quel enfant de langue française ou venant de l'étranger en apprentissage linguistique serait en mesure de vous dire qu'à l'origine une sorcière est une sourcière qui collecte des plantes pour en faire des tisanes de même qu'avec de l'eau et de la terre pour la peau des masques ou des emplâtres?
Mai s il y a alarme (en mon commentaire allusion aux grimoires dr magie à portée de tous... Chercher sous fondations occultes du 3ème Reich satanistes magie noire perversions sexuelles avec, également sur les animaux, des rituels traumatiques toutes horreurs auxquelles s'adonnait Hitler.
Or, si on nous apprend qu'il y a des djihadistes partout chez nous de même concernant, antisémitisme au plus haut ces temps, les néonazis.

Ces lignes n'analysent évidemment ce que j'ignore de Terry Pratchett mais elles ne sont pas forcément inutiles en aucun cas étrangères aux croyances sur fées et sorcières incluses en le texte ici présenté.
Etant de formation pro éducatrice avec en complément psychanyse et psychologie des profondeurs je puis rendre service aux parents en disant qu'enfant je cherchais comment on pourrait soigner sans faire mal?! avec, en conclusion, qu'il faudrait assurément être une fée. Je fus interrompue par mon grand-mère qui m'apprit que j'allais commencer des leçons de piano.
Séparée alors d'avec ma mère je fut au plus haut point charmée par ma maîtresse de piano ce qui me fit progresser fort pour le piano.
Comme je n'étais pas forcément une enfant stupide mais non scolaire parce que, exactement comme pour la nourriture, tendance à choisir en *laissant le reste" de côté, la famille se rassura en se disant que la petite ferait du piano.
Ce qui n'advint pas non plus.
Beaucoup de temps perdu avec enguirlandades de part et d'autre à revendre.
Chers parents,intensifier le dialogue avec les enfants non à partir de vous-même mais d'eux et de leurs centres d'intérêts.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 31/03/2017

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