27/03/2017

Monstrous Regiment (Discworld 31, Industrial Revolution 3) par Terry Pratchett

Titre : Monstrous Regiment (Discworld 31, Industrial Revolution 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 480

Borogravia est en guerre. Borogravia est toujours en guerre. Le petit pays est soumis à une monarchie dont le rôle est d’intercéder auprès d'un dieu capable d'interdire la couleur bleu et le chocolat. Régulièrement, Borogravia déclare la guerre après qu'une partie de terrain change de main suite à un changement de lit de la part d'une rivière déclarée frontière naturelle. Mais cette guerre pourrait bien être perdue. En effet, la duchesse de Borogravia est probablement morte. Son héritier est le dirigeant de l'un des pays ennemis et il n'hésite pas à envahir sa voisine pour donner un peu plus de légitimité à ses ambitions. Pire encore, cette invasion est soutenue par les grandes puissances dont Ankh-Morpork qui envoie un corps expéditionnaire sous la direction de Vimes. Mais une petite troupe de recrue se lève entre les citoyen-ne-s de Borogravia est les ennemis. Ces recrues sont les dernières et les moins bien fournies mais elles ont l'immense avantage d'être toutes des femmes.

Ce tome est probablement le plus féministe des livres du Disque-Monde. Bien entendu, Pratchett avait déjà créé des personnages féminins et même parlé des choix possibles ou impossibles. Les naines en sont l'exemple puisque celles qui vivent à Ankh-Morpork rejettent la tradition et souhaitent avoir le choix de s'habiller comme elles le souhaitent. Mais ce livre décide de ne prendre que des femmes comme personnages principaux. Il y a des hommes, mais ils se trouvent soit en dehors de l'intrigue pour apparaître de temps en temps soit sont des imbéciles chanceux (ou des imbéciles tout court). Dans ce tome, on observe une petite troupe de recrues tenter de cacher leur identité de femmes dans le cadre d'un milieu très masculin. Pratchett aurait pu simplement en rire mais il utilise ce début d'intrigue pour mettre en question le partage des tâches ainsi que le fonctionnement genré de la société. Il va même très loin quand on connaît le dénouement de l'intrigue.

Pratchett utilise aussi ce tome pour parler de politique étrangère. Je l'ai déjà dit (je crois), Ankh-Morpork ressemble beaucoup aux USA. C'est une ville qui possède une grande puissance économique et une identité culturelle forte qui est exportée dans le monde entier. Par contre, la ville ne possède pas d'armée très importante. Vimes est ici l'incarnation de la puissance étrangère qui décide de se mêler des affaires d'autres pays pour des raisons monétaires. D'ailleurs, Vimes n'est jamais capable d'user de l'excuse officielle et éclate de rire avant de la terminer: libérer les peuples opprimés. Face à cette ingérence, Borogravia est l'exemple du petit pays qui n'est pas aussi avancé qu'Ankh-Morpork mais est fier de son histoire. Pour enrober tout cela, Pratchett ajoute un peu de réflexion sur la propagande, en particulier les journalistes de guerre. Après tout, ce n'est qu'une variante du grand thème de Pratchett: la puissance des histoires et de la croyance en elles.

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**** Un tome plutôt bon qui réussit à se détacher de personnages envahissants et bien intégré au Disque-Monde.
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24/03/2017

The wee Free Men (Discworld 30, Tiffany Aching 1) par Terry Pratchett

Titre : The wee Free Men (Discworld 30, Tiffany Aching 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 29 avril 2004
Pages : 279

L'une des personnages dont on me parle depuis un bon moment apparaît enfin: Tiffany Aching. Tiffany est une jeune fille de 9 ans. Elle vit dans une bergerie avec sa famille constituée de beaucoup de sœurs et de son petit frère, le seul enfant mâle de la famille. Ses journées sont divisées par les travaux qu'elle doit accomplir pour sa famille et faire attention à son frère qui ne souhaite de la vie que de recevoir des friandises. Mais la vie sympathique de Tiffany va changer. En effet, les fées souhaitent revenir dans le monde. Les monstres commencent à prendre forme dans les forêts et les rivières tandis que son petit frère est enlevé. Mais Tiffany n'est pas une simple petite fille de 9 ans. Elle est une sorcière de 9 ans (bien qu'elle ne soit pas entraînée). Et les sorcières n'apprécient pas lorsqu'on vole ce qui leur appartient.

Ce tome est un nouveau livre écrit à destination des enfants. Ainsi, Pratchett décide de parler des histoires et des contes de fées. Il utilise tout ce que l'on connaît et que les enfants connaissent et montre pourquoi ces histoires sont bêtes. Pendant qu'on y est... autant utiliser un personnage du même âge que le public cible. Mais l'intrigue n'est pas aussi simple. J'ai l'impression que, derrière l'aventure et la quête, Pratchett parle de deuil. Tiffany a perdu sa grand-mère récemment. Celle-ci est pourtant très présente dans le récit et dans la vie de Tiffany. À plusieurs reprises, l'intrigue s'arrête pour expliquer de quelle manière la Grand-Mère aurait réagi face à des événements précis qu'ils soient des injustices ou de simples soirées jusqu'au climax du livre.

Malheureusement, je n'ai pas exactement apprécié ce livre. Je l'ai trouvé trop facile. Comme si Tiffany ne pouvait pas échouer. Mais il est possible que ce soit voulu. Peut-être est-il plus intéressant de penser le personnage de Tiffany comme un personnage en construction durant l'intrigue. Au début du livre, Tiffany Aching ne sait rien ni ne comprend rien, elle agit selon ce qu'elle pense juste. Elle ne fait que suivre son instinct. L'intrigue lui permet de mettre en doute ce qu'elle pense savoir et de découvrir non seulement l'identité de sa famille mais aussi ce qui est réel, l'identité de son ennemi et surtout sa propre identité. À mon avis, le livre est un moyen facile de créer Tiffany. Mon problème est donc dû au fonctionnement même du tome. Ce qui explique pourquoi j'ai, d'un seul coup, énormément apprécié la fin du livre. Tiffany est enfin créée.

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*** D'un côté j'ai trouvé ce tome laborieux... de l'autre il crée un personnage qui pourrait donner un nouveau souffle au cycle des sorcières.
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23/03/2017

Night Watch (Discworld 29, City watch 6) par Terry Pratchett

Titre : Night Watch (Discworld 29, City watch 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 480

La garde est en alerte. Un tueur, Carcer, parcoure les rues de la cité. La garde est habituée aux assassin-e-s qui suivent un code et sont parfaitement à l'aise dans le cadre d'une soirée entre personnes civilisées. Mais un tueur c'est autre chose. Surtout que celui-ci tue des gardes. Il tue et en rit. Clairement, il est fou et sa disparition ne peut que rendre le monde un tout petit peu plus sûre pour toutes les autres personnes et surtout celles qui se trouvent à moins de 50Km de Carcer. Heureusement, Carcer est piégé aux alentours de l'Université Invisible. La nuit tombe et l'orage tonne alors que Vimes se lance à la poursuite après avoir laissé sa femme accoucher seule. Vimes, un tueur, de la magie et un orage? Cela n'augure rien de bon... Soudain, Vimes se réveille sur un lit à Ankh-Morpork plusieurs décennies dans le passé lors des heures les plus sombres de la ville.

Enfin! Enfin j'ai atteint le tome dont on me parle depuis le début! Le tome qui est censé montrer à quel point Pratchett peut être génial quand il écrit. Et ce tome est dense, très dense. Les livres faisant parties du cycle de la garde parlent souvent de gouvernement. Mais aucun, à mon avis, n'en a parlé aussi bien que celui-ci. Pratchett décide de placer Vimes dans une ville en proie à un Patricien devenu fou après une tentative de meurtre (je te vois Néron!). La ville est donc en proie à la peur devenue folie de son leader. Celle-ci est tellement importante que toutes personnes un peu en dehors de la loi deviennent suspectes de trahison et de rébellion. Bien entendu, une telle politique crée, automatiquement, des rebelles. Et là Pratchett décide de devenir très sombre. Il aurait été possible d'écrire un tome qui célèbre la beauté de la rébellion face à l'injustice. Certains personnages sont dans cette idée. Mais Vimes permet à Pratchett d'exprimer une pensée très cynique de la vie politique. Les rebelles sont simplement des personnes qui veulent survivre et qui se trouvent embarquées dans les évènements. Pire, les personnes à la tête des rébellions ne sont pas forcément, et même jamais, meilleurs que les tyrans. Bref, comme le dit Vimes, les rébellions ont tendance à rapidement recréer ce qu'elles critiquent. Pratchett crée même un personnage spécifiquement pour incarner cette idée!

Le cycle de la garde est aussi l'occasion de parler de la police et du fonctionnement de la justice. La garde, depuis le premier tome du cycle, est passée d'un corps corrompu et impuissant à une véritable force publique capable d'arrêter le Patricien sans même sourciller. Comme je l'ai déjà dit, Vimes est l'incarnation de ce changement puisqu'à chaque hausse de l'importance de la garde Vimes gagne en stature politique et publique. Là encore, ce tome traite ce thème à un point jamais atteint auparavant dans le cycle. Les idées de Pratchett sont tout simplement trop nombreuses pour réussit à toutes les résumer. Je pense que l'envoi de Vimes à une époque durant laquelle la garde est un ramassis de personnes corrompues est une très bonne idée. Après plusieurs tomes qui ont développé la garde voir ce qu'elle était permet de créer un choc à la personne qui lit et de mieux traiter le tome. De plus, Pratchett place une seconde garde face à la Night Watch: les Cable Street Particulars. Il faut lire avec attention ce qu'est ce groupe. Ce sont des policiers qui surveillent, vivent en secret et refusent de donner leurs identité. Leur rôle est de trouver les rebelles ou les personnes dangereuses et de les emprisonner puis de les écouter. Le fonctionnement de cette police secrète coupable de torture pourrait être utilisée par beaucoup de monde dont certain-e-s candidat-e-s à certaines hautes fonctions politiques. Je me suis particulièrement intéressé à leur chef qui personnifie Cesare Lombroso et sa thèse du criminel né. Un homme intelligent incapable de comprendre que ses idées n'ont aucune place dans le fonctionnement pratique du monde. Bref, lisez Night Watch c'est un très bon tome et l'un des plus riches.

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***** Probablement le meilleur tome à l'heure actuelle. Ce tome continue sur le tournant bien plus sombre que prend Discworld.

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19/03/2017

The amazing Maurice and his educated rodents (discworld 28) par Terry Pratchett

Titre : The amazing Maurice and his educated rodents (discworld 28)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 26 mai 2011
Pages : 288

Nous connaissons tous et toutes l'histoire. Une ville est envahie par les rats. Les habitant-e-s et les autorités décident de faire appel à un être de légende: le joueur de flûte. Et celui-ci, après quelques aventures, s'occupe des rats. On apprend qu'il faut toujours payer la personne qui joue de la flûte. Mais ne pourrait-il pas y avoir un peu plus de substance à l'histoire? Et si, au lieu d'un homme si talentueux que sa flûte contrôle les rats, il y avait un homme qui suit les ordres des rats? Un homme qui se contente de jouer après que les rats aient fait croire à une invasion? On pourrait faire pas mal d'argent avec une idée de ce genre!

Au final, ce tome 28 continue dans la lignée du précédent: un livre destiné aux jeunes. Ici, Pratchett brode sur une histoire bien connue des personnes qui lisent les frères Grimm. Cet ajout est assez réussi et on se prend à trouver logique que le flûtiste soit membre d'une petite troupe de voleurs (même si celle-ci est constituée de rats et d'un chat). Pratchett utilise un thème qu'il apprécie: l'importance d'une bonne histoire. Si l'histoire est bien racontée avec une fin acceptable tout le monde va l'accepter. Deux personnages incarnent cette idée. Le premier est Maurice. Le chat, malgré son ironie, sait que la survie du groupe dépend du bon fonctionnement de l'histoire qui va être vendue aux villes et villages traversés. Malicia, elle, est une experte en histoires. Elle connait leur fonctionnement et elle s'attend à ce que certaines choses suivent un certain code narratif (et, de manière surprenante, c'est le cas). Au final, ce tome nous parle de l'importance d'une bonne histoire non seulement pour la vie de tous les jours mais aussi pour tenir une ville, ou un pays, face aux incertitudes de l'avenir. Jusqu'à ce que l'histoire devienne la réalité.

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*** Un tome sympathique mais vite oublié.
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18/03/2017

The last Hero (Discworld 27, Rincewind 7) par Terry Pratchett

Titre : The last Hero (Discworld 27, Rincewind 7)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Gollancz 13 septembre 2007
Pages : 176

Cohen le barbare s'ennuie. Il a réussi à prendre le contrôle d'un continent entier avec seulement quelques compagnons aussi âgé que lui. Son gouvernement est un souffle de liberté après les horreurs des anciens empereurs. Mais l'Empire envoie un message au Patricien. Ce dernier prévient le reste du monde en quelques heures. Cohen, le nouvel empereur, est parti après avoir kidnappé un barde. Il semble que Cohen ait décidé qu'une dernière chevauchée serait un bon moyen de réparer un vieux problème entre les divinités et les humain-e-s. Cohen compte rentre le feu, avec des intérêts. Et cela pourrait bien amener la fin du monde. Une dernière mission est mise en place pour arrêter l'homme le plus connu du Disque-Monde. Trois personnes sont choisies: Leonard de Quirm, Carrot et Rincewind qui préfère venir de son plein gré plutôt que de se retrouver mêlé aux événements par un hasard des plus suspects.

Ce tome 27 a été écrit pour des enfants et ça se voit. Ce n'est pas une question de taille mais d'intrigue. Contrairement à certains autres tomes, celui-ci laisse de côté une bonne partie de l'ironie à laquelle on était habitué. Le résultat est navrant en ce qui concerne les personnages. Leonard n'a jamais vraiment été développé mais Carrot est simplement un homme avec des muscles et une épée tandis que Rincewind perd tout ce qui fait son charme malgré la qualité bien moindre de la plupart des intrigues qui le mette en scène. Le Patricien reste un peu plus drôle que la moyenne avec une vision particulière du fonctionnement de l'Université Invisible. Bien entendu, on pourrait dire que ce tome parle de la Mémoire. Celle qui permet à des personnes de se lancer dans des idées ou des quêtes pour devenir immortel dans des sagas (et des livres d'histoire). Mais je trouve que cette idée est assez mal mise en place. On ne comprend que tardivement ce qui se déroule et il me semble que les évènements ne font que se suivre pour le plaisir d'exister sans s'insérer dans l'intrigue.

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** Il suffit de m'imaginer en train de bailler. Au moins il se lit rapidement.
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The thief of time (Discworld 26, Death 5) par Terry Pratchett

Titre : The thief of time (Discworld 26, Death 5)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 432

Les Auditeurs sont de retour. Illes ont échoué à mettre Mort à la retraite. Illes ont échoué à tuer le Père Porcher. Mais illes n'abandonnent pas! Cette fois leur problème est administratif. En effet, contrairement à un certain politicien français, les Auditeurs aiment l'administration. Illes adorent créer des fichiers, avoir des régulations et suivre les ordres et ce depuis la naissance de l'univers. Malheureusement, il existe une chose dans l'univers qui détruit tout sens de l'ordre. Une horreur qui se retrouve dans tous leurs cauchemars. Dans l'univers il y a de la vie. Et la vie a une tendance à être chaotique. Le pire ce sont ces humain-e-s qui sont, non seulement, l'incarnation du chaos mais aussi des créateurs de concepts incompréhensibles. Pour arrêter tout cela les Auditeurs décident de mettre fin au Temps. Mais les 5 cavaliers de l'apocalypse se soulèvent et leurs alliés sont un balayeur, son apprenti, Susan et une boite de chocolat.

Je suis triste. Je pensais que, enfin, j'aurais pu lire un Death que je puisse apprécier. Après tout, ce tome a tout pour plaire. Des moines qui en savent moins sur la sagesse ancestrale qu'un balayeur, un jeune homme à la destinée intéressante, du chocolat et surtout Susan Sto Hellit. En plus, Death n'est finalement pas central à l'histoire. Il est présent mais il se contente de lancer l'intrigue. Au moins on ne le retrouve pas en dehors de son rôle traditionnel comme la majorité du cycle. En parlant de Susan, son personnage continue à s'améliorer tout en gardant son identité majeure. Elle est logique, elle est éduquée et elle sait comment traiter les enfants. Ses scènes en tant que professeure d'une école sont très bien écrites et, à mon avis, la meilleure partie de ce roman. J'ai aussi bien aimé la description des Auditeurs et les conséquences de leur incarnation. Cependant, au final je n'ai pas grand-chose à dire. Je n'ai pas apprécié ce tome que je trouve à la fois lent et long et sans véritable ajout pour le Disque-Monde. Le cycle de Death continue à ne pas me plaire.

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** Je me suis ennuyé, malgré Susan et ses aventures dans une classe d'enfant.
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13/03/2017

The truth (Discworld 25, Industrial revolution 2) par Terry Pratchett

Titre : The truth (Discworld 25, Industrial revolution 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 448

Il y a longtemps, les citoyen-ne-s d'Ankh-Morpork ont eu l'idée de graver des pages pour faire plusieurs copies d'un même document. La technologie n'avait pas été développée de manière plus importante car de nombreuses personnes et guildes voyaient d'un mauvais œil un accès trop important à l'écriture. Après tout, que deviennent les mots sacrés et les formules magiques quand on peut les réutiliser pour un livre de cuisine? Mais le centenaire de la roussette se termine. Il est temps pour la ville d'entrer dans la modernité. Et, justement, des nains ont trouvé le moyen d'inventer l'imprimerie! Ils comprennent à peine ce qu'ils ont créé qu'un certain William se demande s'il ne pourrait pas utiliser ce nouvelle instrument pour écrire une petite feuille de nouvelles. Il pourrait l'éditer une fois par jours et même payer des gens pour y écrire! C'est ainsi que le plus grand cauchemar de François Fillon arrive sur le Disque-Monde: la presse libre est née! Et il est plus que l'heure d'une telle presse. Car le patricien est accusé de tentative de meurtre. Mais les faits semblent mener à d'autres personnes.

Qu'est-ce que la vérité? Comment l'atteindre et surtout comment la reconnaître? Pratchett se lance, dans ce tome 25, dans l'examen du quatrième pouvoir. Honnêtement, il réussit à examiner et décrire ce qu'est la presse. Pour cela, il crée un personnage venu des couches sociales supérieures, intelligent, qui essaie de ne pas être son père et qui aime écrire mais surtout qui veut, à tous prix, trouver la vérité. La manière dont son idée de lettre envoyée à quelques personnes se développe rapidement en un journal édité quotidiennement est très intéressante. En peu de pages, le journal est créé, les journalistes arrivent, la concurrence est lancée et le journalisme d'investigation se forme malgré les critiques de la garde. Mieux que ça, Pratchett montre que la publicité est un bon moyen de vérifier et de stopper ce que font les personnes puissantes tout en expliquant que les personnes qui fondent, ou possèdent, les journaux ne sont pas des membres des classes populaires.

Mais ce livre est aussi très pessimiste. Oui, le journal de William s'intéresse à la vérité, publie des enquêtes, cherche les sources et n'hésite pas à se corriger si nécessaire tout en trouvant des tournures de phrases qui permettent d'éviter de mentir tout en ne donnant pas toute la vérité. Mais, Pratchett décrit aussi les problèmes de la presse en créant une concurrence. Le journal concurrent, un 20 minutes d'Ankh-Morpork, ne se soucie pas de recherches ou de sources. Il se contente d'écrire ce qui lui a été rapporté sans essayer de vérifier. Et Pratchett décide de montrer que non seulement ce concurrent se vend mieux mais que, en plus, il intéresse bien plus les lecteurs et lectrices. Comment le dit Pratchett à la fin du livre: il y a ce qui intéresse les gens et ce qui est important pour les gens. Malheureusement, selon l'auteur, ce qui est important n'intéresse pas et n'est pas lu. Mais cela implique-t-il qu'il n'y a pas de conséquences?

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***** Un livre réussi, bien écrit mais aussi pessimiste. Ce tome ajoute encore un peu plus de richesse au Disque-Monde et c'est une très bonne chose.

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12/03/2017

The fifth elephant (Discworld 24, city watch 5) par Terry Pratchett

Titre : The fifth elephant (Discworld 24, city watch 5) par Terry Pratchett
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 464

Les nains ont une vie politique un peu étrange. Les rois sont des ingénieurs un peu plus élevés que les autres et on n'en sait pas beaucoup plus. C'est donc une surprise pour Sam Vimes d'apprendre qu'il est envoyé au couronnement du nouveau roi des nains. Son rôle semble être moins de gouverner que de prendre des décisions juridiques. Mais il est essentiel pour définir ce qu'est un nain. Ainsi, le patricien envoie Sam Vimes, en tant que Duc d'Ankh-Morpork, dans le pays d'Überwald. Uberwald est une contrée forestière, sans véritables lois et avec plusieurs facteurs adverses qui tentent de prendre plus ou moins de contrôle dans le cadre d'une entente séculaire. Malheureusement, l'entente est contestée par une faction particulière: la famille d'Angua. Et Sam Vimes, comme à son habitude, se trouve embourbé dans une histoire qu'il ne comprend pas. Mais il soupçonne quelque chose. Un crime a probablement eu lieu et il est de son devoir de le résoudre avec diplomatie et un Troll armé d'une arbalète de siège.

Avec les Sorcières, la garde est mon cycle préféré. Les personnages sont très réussis, les situations à la fois drôle et intéressante à comprendre et Pratchett ne se prive pas d’asticoter le fonctionnement de notre société, ses lois et ses juges. Dans ce tome, Pratchett s'attaque à beaucoup de choses. On retrouve une ambiance faussement gothique, de vastes complots et des personnes ordinaires victimes des personnes qui se croient importantes. L'une des idées qui traverse le tome est celui de la modernité face à la tradition. Ankh-Morpork est qualifié de phare de la civilisation. Les idées nouvelles y fleurissent et ce tome 24 introduit les Clack qui permettent une communication rapide entre des villes éloignées. Ankh-Morpork est aussi une ville multiculturelle qui accepte les différences des individus et des groupes. Il n'est donc pas étonnant que de nombreux peuples y viennent tout en gardant des liens avec leurs origines. Face à cela, Pratchett décrit Überwald, une contrée qui ne connait pas encore de lois mais la tradition. Toutes les factions que rencontre Sam Vimes essaient de garder un lien avec le passé. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne les loups-garous dont le souhait de garder la tradition permet de justifier un nouvel ordre plaçant des races supérieurs au-dessus de races inférieurs (franchement, l'analogie est transparente...).

Mais Pratchett pose aussi la question du changement. Celui-ci existe-t-il vraiment? L'intrigue du livre se résout à l'aide de cette question. Bien que la fin ouvre vers un changement elle le fait en défendant une forme de permanence symbolique. Oui, tout change, mais cela implique-t-il que la modernité est différente du passé? Et j'ai l'impression que Pratchett s'est bien amusé à donner la réponse à l'énigme qui ouvre le livre à l'aide d'un groupe particulier: les Igors. Igor est un être qui est en constant changement, mais il se modifie à l'aide des objets du passé qu'il réutilise et réarrange selon son bon plaisir. Je crois que Pratchett s'est bien amusé à placer la réponse sous notre nez.

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***** La garde est un cycle que j'apprécie encore et toujours avec des personnages toujours aussi attachant! Malheureusement, cette journée est aussi l'anniversaire de la mort de Terry Pratchett. Deux ans ont déjà passé.

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10/03/2017

Carpe Jugulum (Discworld 23, Witches 6) par Terry Pratchett

Titre : Carpe Jugulum (Discworld 23, Witches 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 416

Le royaume de Lancre se prépare à prendre part à de sérieuses réjouissances. En effet, le roi et la reine ont une enfant. La petite n'a pas encore de noms mais ce petit problème fait partie du rituel normal. Le roi a même demandé à un prêtre d'Om de venir baptiser sa fille. La reine, elle, a décidé de donner le nom de Granny Weatherwax à l'enfant. Bref, tout ira bien alors que les riches mangent de petits plats avec de l'alcool et que les pauvres s'amusent avec de la bière et de la vraie nourriture! Malheureusement, le roi a plein d'idées pour aider Lancre. Et l'une de ces idées est d'inviter les voisin-e-s d'Uberwald pour fêter la naissance. Bien que, diplomatiquement parlant, ce pourrait être une bonne idée le roi a oublié que la famille dirigeante d'Uberwald est composée de vampires. Il ne faut pas plus de quelques heures pour que les vampires prennent le contrôle de Lancre. Malheureusement pour elleux, les sorcières décident de s'intéresser aux vampires... un intérêt qui pourrait bien être mortel.

Encore une fois, les sorcières réussissent à me plaire (malgré un tome précédent un peu faible...). Il se passe beaucoup de choses dans ce livre. Pratchett se moque beaucoup des vampires tout en essayant d'expliquer pourquoi il est important de rester classique. Je pense aussi que le thème principal de Pratchett, dans ce tome, est la foi. Et, plus précisément, la foi en l'importance religieuse de certains objets et rituels. Ainsi, les vampires du livre réussissent à passer outre leur foi que certains objets peuvent leur faire du mal. Oublier leur croyance en la puissance de ces objets leur permet d'y survivre. En parallèle, le prêtre d'Om montre un voyage différent. Oats est un homme d'Eglise qui doute car il en sait trop. Bien qu'il connaisse les rituels et les objets il n'arrive pas à différencier la vérité des mensonges. Ce n'est qu'en oubliant l'importance des objets qu'il retrouve une forme de certitude puis de foi. Personnellement, je trouve ce personnage intéressant et j'aimerais bien le retrouver plus tard.

On retrouve aussi la question de Granny Weatherwax. Lors du dernier tome du cycle, j'avais l'impression que l'identité de Granny allait rapidement se poser à nouveau. Ce nouveau livre me donne raison. Terry Pratchett place son personnage face à ce qu'elle est vraiment. Granny est-elle une personne fondamentalement mauvaise ou fondamentalement bonne? Les décisions qu'elle prend  sont-elles mauvaises ou bonnes? À plusieurs reprises, Granny est confrontée à ces questions et au poids que cela implique pour son esprit. Au final, Granny fait partie de ces personnages qui ont conscience de leur tendance à vouloir faire du mal. Ces personnages savent quelle est leur identité et décident de placer tous leurs efforts pour éviter de tomber dans ce qu'illes considèrent comme mauvais. Ce qui permet à Granny d'expliquer à partir de quel moment débute la mal. Et je suis d'accord avec elle.

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***** Encore un livre du cycle des Sorcières que j'apprécie!

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06/03/2017

The last continent (Discworld 22, Rincewind 6) par Terry Pratchett

Titre : The last continent (Discworld 22, Rincewind 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 février 2006
Pages : 416

Rincewind n'aime pas voyager. Il souhaite vivre tranquillement chez lui, se rendre sans soucis à son travail d'adjoint au libraire et manger sans être interrompu par une catastrophe. Rincewind n'a pas de chance. Depuis le début de la série il est ballotté entre toutes les différentes nations du Disque-Monde au point de se retrouver non seulement dans des lieux particulièrement dangereux mais aussi au sein de royaumes oubliés. Après s'être rendu dans l'Empire Agatéen, et avoir aidée une révolution sans le vouloir, Rincewind se retrouve sur un continent oublié et inconnu: XXXX. Il y fait chaud, l'eau est rare (mais la bière est abondante), les locaux sont sympathiques et tout ce qui bouge semble vouloir le tuer. Une après-midi ordinaire pour Rincewind. Malheureusement, il se retrouve embarqué, encore une fois, dans une quête dont le but est de sauver le monde et ses habitant-e-s.

Je suis plutôt déçu du cycle de Rincewind. La majorité des livres ne m'ont pas plus. Le seul que j'apprécie et Interesting Times. Donc, je suis rentré dans ce tome 22 avec une certaine crainte. Je me demandais si ce tome retomberait dans les travers précédents ou si Pratchett avait réussi à atteindre ce qui fonctionnait dans Interesting Times. Ce livre ne réussit ni à être aussi bon qu'Interesting Times ni à être aussi difficile à lire que les autres Rincewind. En fait, j'ai l'impression de retrouver le problème principal de Maskerade. Les personnages, et l'intrigue, avancent tout seul comme sous l'effet d'une écriture automatique. Les situations fonctionnent, Pratchett crée un continent qui ressemble fortement à l'Australie et en rigole un peu, les personnages suivent ce qu'illes sont sans accrocs. Mais un livre qui fonctionne n'implique pas un bon livre. A la lecture, je me suis contenté de suivre l'intrigue sans vraiment m'y sentir impliqué tout en comprenant assez rapidement le nœud du problème. Au final, je suis assez content de l'avoir terminé pour pouvoir passer à autre chose. Si possible, un tome plus intéressant.

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*** Le livre fonctionne, mais il ne fait rien de plus
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04/03/2017

Jingo (Discworld 21, Citywatch 4) par Terry Pratchett

Titre : Jingo (Discworld 21, Citywatch 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 1 novembre 1998
Pages : 416

Ankh-Morpork est la ville la plus grande du Disque-Monde. Dans le passé, elle était à la tête d'un empire sans commune mesure dans l'histoire. Actuellement, Ankh-Morpork est une ville cosmopolite sans armée (mais qui possède les dettes de tous les pays voisins). Tout fonctionne plus ou moins bien dans une ville qui abrite tous les peuples du monde avec les envies de se taper dessus qui vont avec. Les guildes tiennent tout cela en place avec la garde de la ville de plus en plus puissante sous l'égide de Vimes. Cependant, au milieu de la mer qui séparer Ankh-Morpork de l'empire klatchien, une petite île sort des eaux. Un lieu particulièrement important stratégiquement parlant. Mais qui possède les droits sur ce territoire? Rapidement, les personnes de bonnes volontés laissent la place à des personnes en quête de gloire et tout le monde commence à parler de la nécessité d'une guerre.

Jusqu'à maintenant mon tome préféré était Small Gods. Bien qu'il reste bien haut dans la liste j'avoue qu'il a laissé la place à ce tome 21. Terry Pratchett a réussi un coup de maître. Non seulement l'intrigue est maîtrisée mais les situations et les dialogues sont hilarants! Et si cela ne suffisait pas, Pratchett réussit à traiter de nouveaux thèmes presque à la perfection.

L'un des thèmes traité est assez logique et déjà vu dans le cycle de la garde: les crimes, la vérité et la justice. Mais, bien plus important, la question se pose des crimes trop importants pour être vus et traités par la police. Durant le tome, plusieurs personnages insultent Vimes que ce soit en parlant de son intelligence, de son rôle de chien de garde ou encore son métier. En effet, le rôle de la garde est de faire en sorte que la ville fonctionne en paix et, pour cela, s'attaque aux incivilités et aux crimes. Mais que faire lorsque les criminels ne sont pas les pauvres et les impuissants mais les personnes en charge des décisions politiques. Pire encore, que faire lorsque ces mêmes hommes sont adorés par une population prête à les suivre? Si l'on lit un peu attentivement, on observe que la réponse de Pratchett tient en peu de mots: la publicité internationale et l'humiliation.

Ce qui me permet de parler du second thème qui me semble important: la guerre. Ou, plus précisément, les effets des discours guerriers sur la population. Ici, Pratchett décrit des patriotes, des guerriers, des généraux mais aussi des profiteurs et surtout des incompétents. Même le début du conflit est ridicule! Mais Pratchett montre qu'un conflit ridicule n'en a pas moins des effets importants. Il commence par décrire une ville en proie au racisme qui commence à s'en prendre aux personnes qualifiées d'ennemies simplement parce qu'elles viennent d'ailleurs (même lorsqu'elles sont nées sur place). Pratchett décrit la perte du pouvoir civil face au pouvoir militaire qui peut mettre en place des mesures illégales sans en répondre devant la loi, car le pouvoir militaire n'est pas celui des procédures mais celui des armes. Le tome permet aussi d'observer des personnes parfaitement ordinaires souhaiter se battre et devenir des soldats au nom d'un idéal patriotique. Il y a de nombreuses références, que ce soit Jules César ou encore les plumes blanches offertes aux lâches lors de la Première guerre mondiale. Pratchett écrit de très bonnes scènes qui touchent au cœur du problème tout en faisant rire.

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***** À mon avis, l'un des deux meilleurs tomes sur les 21 que j'ai lu pour l'instant.

Image: Site officiel

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03/03/2017

Logan

Nous sommes en 2029. Après une longue vie Logan se trouve au sud des États-Unis. Il conduit une limousine de location pour une entreprise. Après une histoire mouvementée les X-Men n'existent plus. Pire encore, les mutant-e-s semblent ne plus naître. L'espèce est en voie d'extinction et il est rare d'en croiser un membre. Leurs aventures ne sont plus que des histoires pour comics book. Mais Logan n'est pas seul. Il vit avec Caliban et, ensemble, ils s'occupent d'un Charles Xavier dont les pouvoirs semblent poser de gros problèmes. Logan ne souhaite qu'une chose: vivre en sécurité tout en s'occupant de Charles. Malheureusement, une femme le reconnaît et tente de lui parler. Elle essaie de lui demander de protéger une jeune fille nommée Laura.

J'avais trouvé le premier Wolverine très mauvais. Le second était pire encore. Ces deux films m'ont poussé à détester le personnage de Wolverine et ses passages, surtout les récents, dans les X-Men m'ont beaucoup déçu (alors que d'autres personnages bien plus intéressants auraient pu prendre la charge de l'intrigue... oui je parle de toit Days of future past). Et soudain on me parle d'un troisième film, conclusif, autours du même Wolverine. J'étais sceptique. Et, d'un seul coup, j'entends que ce film serait particulièrement réussi! J'étais très intrigué vu l'histoire cinématographique du personnage. Malheureusement, je n'ai pas aimé.

En fait je suis un peu ennuyé. Les acteurs et actrices principales sont plutôt talentueuses. Pour les deux acteurs, ils jouent les personnages depuis longtemps et ce film leur donne l'occasion de créer une petite différence. Ainsi, Xavier semble regretter quelque chose dans son passé. Sans trop en dire, il est logique que ce qu'il a fait ne puisse que détruire Charles Xavier. Son être entier est en contradiction avec les actes qui l'ont brisé. Wolverine, lui, devient un personnage dépressif. Contrairement aux autres films ce n'est plus une machine de guerre indestructible. Son corps commence à lâcher et son esprit a déjà abandonné. Bref, nous avons deux personnages qui sont sur leur fin et le film met en place des scènes réussies sur le sujet. Face à eux, nous avons Laura qui est très bien jouée et qui fait un peu peur. Bref, les personnages sont plutôt réussis et certaines scènes fonctionnement très bien. Mais je trouve l'intrigue très ennuyeuse. Je n'ai pas aimé suivre l'histoire, je n'ai pas aimé son fonctionnement et je n'ai pas aimé la mise en scène du combat. Au final, j'avoue que le film est plutôt bien écrit mais je ne peux pas dire que j'ai apprécié.

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*** Pas mauvais, mais je n’ai pas aimé
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Image : Site officiel

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02/03/2017

Hogfather (Discworld 20, Death 4) par Terry Pratchett

Titre : Hogfather (Discworld 20, Death 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 6 juin 2013
Pages : 432

Les Auditeurs de la réalité ont échoué à contrer La Mort une fois. Alors qu'ils pensaient l'avoir détruite elle est revenue plus puissante que jamais. Mais l'administration de l'univers n'en a pas terminé avec le Disque-Monde. Car, sur ce monde, il existe des êtres bien pires que les personnifications anthropomorphiques, des êtres pires que les plantes ou les animaux. Sur ce monde il existe des humain-e-s! Et les humain-e-s ont la faculté de croire, donc de créer dans un univers qui devrait, selon les Auditeurs, être en ordre et non soumis au chaos des croyances. Alors les Auditeurs décident de tenter quelque chose. Pourquoi ne pas demander aux humain-e-s de travailler contre leur propre capacité? Pourquoi ne pas leur demander de tuer un être immortel? Un certain homme avec un embonpoint et un habit rouge qui a l'habitude d'offrir des cadeaux lors de la plus courte des journées d'hiver par exemple.

Je l'ai déjà dit, le cycle de la Mort est loin d'être mon préféré. Je trouve que Pratchett a mis en place la même histoire avec quelques changements. Ce tome, par contre, est l'un de ceux qui ont été adapté en film et qui sont sortis en DVD. Je le connais donc assez bien et je le regarde de temps en temps. Mais que penser du livre?

Je n'ai eu aucune surprise. Le film est très fidèle envers la livre. Bien entendu, certaines scènes n'apparaissent pas mais une grande partie de l'intrigue est identique. Le problème, c'est que l'adaptation est celle que j'apprécie le moins. Je déteste, en particulier, Teatime (mais c'est probablement voulu) ainsi que les Sorciers que je trouve peu utiles. Ce problème se retrouve donc dans le livre qui laisse une large place à l'intrigue des Sorciers. Le tome décide aussi de s'attaquer directement à l'un des thèmes principaux de Pratchett: la puissance de la croyance. Malheureusement, ce thème était beaucoup mieux mis en scène dans Small Gods qui reste l'un de mes tomes préférés. Bref, je préfère vous conseiller Small Gods.

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*** Meilleur que les autres Death mais moins bon que Small Gods qui reste bien plus intéressant en ce qui concerne le traitement du thème de la croyance.
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Image : Site officiel

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