28/05/2017

Mockingbird 2. My feminist agenda par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 2. My feminist agenda
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 mai 2017
Pages : 120

Ce second tome contient Mockingbird 6-8 et New Avengers (2010) 13-14. Bobbi Morse a besoin de vacances. Après avoir vaincu une armée des morts dans un hôpital secret du SHIELD elle aimerait pouvoir se reposer. Mais Civil War II la rattrape et elle est invitée à participer à une croisière dans les caraïbes. Malheureusement, c'est une croisière durant laquelle a lieu une convention à la gloire de son ex-mari : Clint Barton. Mais elle doit s'y rendre car quelqu'un lui explique posséder une preuve de l'innocence de Clint dans le meurtre dont il est accusé. Alors s'il faut enquêter autant apprécier le moment même si le bateau semble rempli par le passé de Bobbi Morse.

Le second, et dernier, tome de Mockingbird ne contient que 3 épisodes. Les autres sont un retour sur la mort et la résurrection du personnage. Bien qu'ils ne soient pas indispensables ils donnent un peu d'épaisseur au tome et permettent aux personnes qui ne connaissaient pas l'histoire de connaitre le contexte de la résurrection de Bobbi Morse. Malheureusement, ils s'inscrivent aussi dans un contexte plus large de la série New Avengers 2010 et de l'événement Fear Itself, deux histoires que je ne connais pas.

L'intrigue de ce tome es directe au contraire du premier tome qui expliquait le numéro 1 par la suite pour tout remettre en place lors du numéro 5. L'histoire est efficace et directe. Il y a quelqu'un avec des preuves qui peuvent innocenter Clint Barton. Cet homme est assassiné. Il faut enquêter. Il n'y a rien de bien compliqué mais c'est efficace. J'ai aimé suivre les réflexions de Bobbi et on sent que la scénariste est une habituée du thriller. Elle réussit parfaitement à s'adapter au genre des comics et ajoute des références au passé ainsi que des schémas à la fois drôle et adaptés au déroulement de l'intrigue. Tout comme le premier tome, beaucoup de choses ses déroulent dans les détails qu'il faut tenter de trouver et de lire. Encore une fois, il est dommage que cette série soit annulée. Elle était bien partie pour être très bonne si l'on en croit les 8 épisodes que nous possédons.

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***** Un second tome tout autant réussi que le premier avec une intrigue efficace qui réussit à conclure la série en beauté.

Image : Éditeur

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Mockingbird 1. I can explain par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 1. I can explain
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberga
Éditeur : Marvel 1 novembre 2016
Pages : 136

Ce tome contient Mockingbird 1-5 et mockingbird. SHIELD 50th anniversary 1. Bobbi Morse est beaucoup de chose. Elle est une super-héroïne, une agente du SHIELD et une biochimiste. Bobbi Morse est l'une des personnes les plus intelligentes de la planète et il n'y a rien qu'elle apprécie plus que de se verser un ver de chardonnay après une dure journée au SHIELD. Bon, elle aime aussi garder ses ex à proximité en cas de besoins. Mais Bobbi Morse est aussi la personne dont le corps est rempli à la fois du sérum du super-soldat, ayant créé Captain America, et l'Infinity Formula, permettant à Nick Furry de ne pas vieillir trop vite. Ces deux cocktails n'ont jamais été utilisé ensemble et personne ne sait ce qui pourrait advenir. Donc, le SHIELD décide de forcer Bobbi Morse à suivre des check-up réguliers et jamais annoncé une fois par semaines. Cependant, la base médicale du SHIELD cache beaucoup de secrets dont un lié à Bobbi Morse.

Mockinbird fut annulé après 8 numéros alors que la scénariste, Chelsea Cain, était la cible d'un harcèlement dû à une couverture ouvertement féministe. Pourtant, la série était très bien notée et, malheureusement, Chelsea Caine a décidé de quitter l'industrie des comics. Acheter les deux tomes de Mockingbird est donc un moyen de soutenir une série qui s'est arrêtée trop tôt et qui possède un ton très particulier. En effet, on suite une super-héroïne plus intelligente que tout le monde, qui aime le sexe et très compétente. De plus, elle revendique son droit à être sur le devant de la scène.

Mockinbird est un comics féministe. Que ce soit le personnage, les situations, les détails ou l'intrigue tout nous le dit. L'intrigue place Bobbi Morse face à une organisation qui souhaite contrôler son corps pour des motifs médicaux. Bien que l'idée de départ soit bienveillante on observe Bobbi Morse perdre le contrôle des informations qu'elle doit donner et de son propre corps qui devient un objet d'expérimentation scientifique désincarné. Outre cette intrigue principale, les autrices placent la personne dans différents contextes à la fois drôle et bien écrit. Que ce soit dans un donjon SM, au milieu d'une catastrophe écologique ou encore face à une jeune préadolescente de 12 ans qui développe des pouvoirs. Je ne saurais dire qu'elle est le meilleur épisode ni la meilleure planche. Toutes sont à observer à la fois dans la totalité et le détail puisqu'on y trouve souvent des références féministes discrètes. L'annulation de cette série est un véritable gâchis et je me réjouis de continuer avec le second et, malheureusement, dernier tome.

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***** Drôle, militant, bien écrit et qui ne s'excuse pas. Une réussite !

Image : Éditeur

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27/05/2017

Pirates of the Caribbeans: Dead men tell no tales / Pirates des Caraïbes: La vengeance de Salazar

Un jeune enfant fuit sa chambre emplie de posters de pirates recherchés. Il part en mer avec une petite barque et plonge dans l'eau pour rejoindre le Hollandais Volant. Ce jeune garçon est Henry Turner et il veut retrouver son père. Mais la malédiction de ce dernier est bien trop forte pour lui permettre de revenir à terre. 9 ans plus tard, Henri est marin dans la flotte britannique. Il connait toutes les légendes des mers. Il est aussi le seul survivant de son navire après une poursuite dans un lieu maudit dans lequel se trouve le navire fantôme d'Armando Salazar. Ce dernier lui donne un message : Jack Sparrow va mourir. Mais Jack n'est déjà plus que l'ombre de lui-même. Une quête afin de trouver un objet capable de briser toutes les malédictions de la mer sera-t-elle suffisante pour restaurer Jack à son rang de Capitaine ?

Pirate des Caraïbes est la franchise qui devient de pire en pire au fur et à mesure. Le premier était drôle et sympathique. Le second trop lié au troisième qui était très décevant tandis que le quatrième... on ne parle pas du quatrième ! Je me suis donc demandé s'il était possible de renouveler la série et surtout si Johhny Depp peut jouer à nouveau. Alors, je vais immédiatement le dire, je trouve intéressant de créer un lien entre les films avec l'arrivée de Henry Turner. Je me suis souvent demandé ce qu'il était advenu de cette famille et pour quelle raison on ne savait rien. En faire un érudit en ce qui concerne les pirates et les malédictions est une très bonne idée. Après tout, il a grandi avec l'histoire de sa mère et de son père combattant sur les mers des créatures de légende.

Les effets spéciaux sont assez réussis et j'aime bien le style des fantômes. Plutôt que de créer un navire fonctionnel il est logique que les navires fantômes soient brisés tandis que les fantômes sont les restes de ce qui était organique. Il est tout aussi logique que les fantômes marchent sur l'eau. Parfois, ces effets sont un peu étranges et on se demande quels sont les règles de cette malédiction. Pourquoi le navire peut-il se soulever ainsi ? Pourquoi les animaux morts reviennent-ils aussi en fantômes alors qu'il semble que ce soit la colère qui crée la malédiction. Et surtout, pourquoi cette fin ? De plus, l'intrigue est déjà mise en scène dans le premier film. On retrouve un équipage maudit qui a besoin du compas de Jack pour retrouver son humanité tandis que tout le monde se rend sur une île introuvable sur les cartes normales. Il y a un manque d'imagination important.

Si l'on s'intéresse aux personnages les choses ne s'améliorent pas. Johhny Depp est fatigué et son Jack Sparrow n'a pas la flamboyance qu'il possédait avant. Bien entendu, cela est lié à l'intrigue mais on reste sur notre faim face à un alcoolique fade et sans intérêt. Henry lui-même, aurait mérité plus de construction puisque sa seule identité est la recherche de son père. Salazar n'est qu'un simple boucher qui se croit en mission. Pourquoi ne pas mieux caractériser sa haine des pirates ? Les anglais sont, comme d'habitudes, des êtres horribles qui veulent contrôler les mers à tout prix ce qui était déjà le cas dans les films précédents. Je noterais simplement l'apparition de Bruce Spence (connu pour avoir joué dans Mad Max II mais aussi pour son rôle de Zeddicus Zu’l Zorander dans Legend of the seeker dans lequel il est très drôle) qui aurait pu sauver le film à lui tout seul si on lui avait donné la possibilité (oui, j'aime beaucoup cet acteur). Cette nouvelle déclinaison, encore une fois, ne donne pas de place aux femmes. Il n'y en a qu'une seule qui parle et trois de nommées. Carina Smyth aurait pu être intéressante. C'est une scientifique accusée de sorcellerie. Il aurait été possible de parler de sexisme et de patriarcat à l'aide de son personnage mais la réalisation a préféré rire du gouffre entre elle et les hommes sans jamais réellement questionner le sexisme. De plus, malgré qu'elle se soit construite seule elle est entièrement définie par son père dont elle pense continuer le travail et qu'elle recherche. Tout ce qu'elle accomplit est en l'honneur de son père et non pour elle-même. Jusqu'à la fin lors de laquelle elle décide même d'oublier son identité pour reprendre celle de son père. Bref, ce personnage est une opportunité manquée de donner un peu de profondeur critique au film d'autant qu'elle est l'unique personnage féminin majeur du film face 4 hommes. En conclusion, un film qui n'est pas raté mais clairement médiocre avec des opportunités manquées et un Johhny Depp qu'il vaudrait mieux oublier définitivement.

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** Médiocre
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Image : Site officiel

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21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

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**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
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Image : Allociné

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20/05/2017

Ms. Marvel 5. Guerre civile par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona

Titre : Ms. Marvel 5. Guerre civile
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona
Éditeur : Panini 5 avril 2017
Pages : 136

Ce tome 5 contient Ms. Marvel (2016) 7-12. Lors du tome précédent on observait une forme de tension entre les deux mentors de Kamala Khan. Aussi bien Iron Man que Captain Marvel semblent ne pas apprécier d'être l'un en face de l'autre. Mais ce n'est que dans ce tome que la rupture est consommée après l'apparition d'un Inhumain capable de calculer l'avenir et, donc, d'éviter les crimes et catastrophes futurs. Et Kamala se trouve en plein milieux. Elle ne se bat pas sur le front mais elle est chargée, par Captain Marvel, de gérer la justice prédictive au New Jersey. Kamala croit en Captain Marvel et ne pose aucune question. Mais ses ami-e-s et sa famille n'apprécient pas ce qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Lorsque la poussière retombera il se pourrait que Kamala Khan ait perdu plus qu'elle ne le pense.

Je n'ai pas lu Civil War II et les retours ne sont pas très bons. Avec l'apparition d'Ulysse Marvel a créé deux camps. L'un des camps pense que les prédictions peuvent permettre d'arrêter les personnes avant le crime et, donc, sauver des vies. Le second considère qu'une personne qui n'a pas commis de crime ne devrait pas se trouver en prison. Derrière cette idée on comprend aisément que l'on parle de justice prédictive. Pourquoi ne pas utiliser toutes les ressources à disposition pour éviter des problèmes ? Ce que ce tome montre bien c'est que la justice prédictive ne fonctionne pas. En effet, elle se base sur des interprétations humaines qui peuvent suivre des préjugés. Pire encore, la prison n'est pas forcément une réponse à tout. Dans certains cas, et le tome le montre, il suffit d'être attentif et de communiquer. Ce tome montre Kamala Khan naviguer de l'un à l'autre camp sans réellement savoir que faire ni quelle est la bonne solution.

Les auteur-e-s ont la bonne idée de créer de véritables conséquences pour Kamala Khan. Au lieu de s'attaquer à des inconnus son groupe de justice prédictive impacte directement la vie de Kamala Khan. Ce ne sont pas des vilain-e-s qui sont inquiétés mais de simples citoyen-ne-s emprisonné-e-s illégalement. Il n'est donc pas étonnant que Kamala Khan se retrouve isolée, sans ami-e-s et que sa famille se pose des questions. Au final, Kamala Khan perd tout simplement son identité et cela permet aux auteur-e-s d'écrire un dernier numéro qui permet un retour aux sources.

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***** Sans juge de l'évènement, ce tome 5 de Ms Marvel est réussi et fonctionne bien.

Image : Éditeur

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19/05/2017

Ms. Marvel 4.Super célébre par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon

Titre : Ms. Marvel 4. Super célèbre
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon
Éditeur : Panini 14 septembre 2016
Pages : 144

Ce tome contient Ms Marvel (2016) 1-6. Lors du tome précèdent la fin du monde a eu lieu. Maintenant ça va mieux. Il s'est passé six mois depuis les évènements de Last Days et la reconstruction de l'univers Marvel après l'évènement d'Hickman. Le monde a continué de tourner et Ms Marvel avec. Après avoir beaucoup travaillé, et la permission de sa mère, elle a été acceptée au sein des Avengers. Depuis, elle jongle entre son équipe, sa ville, l'école, ses ami-e-s et sa famille. Elle pense pouvoir tout mener sans problèmes mais lorsque son image est utilisée pour défendre la reconstruction de la ville elle comprend qu'elle a laissé trop de choses de côté. Pire encore, l'homme qu'elle aime est en couple !

Ms Marvel est toujours aussi sympathique. Depuis le début, j'ai beaucoup aimé ce personnage de jeune lycéenne musulmane d'une famille migrante. Elle est drôle, bien écrite et le personnage adore la pop culture et les jeux-vidéos ! Ce tome permet même de faire une référence à Dune (ce qui suffit à le conseiller à tout le monde). Les tomes précédents permettaient de répondre à la recherche d'identité de Kamala Khan. D'où viennent ses pouvoirs ? Qui est-elle et quelle est sa place dans le monde ? Ce nouveau tome donne l'impression que cette quête est terminée. Il donne donc plus de temps à parler de la gestion de son temps par Kamala Khan. Quelles sont ses priorités et ce qu'elle accepte de sacrifier afin de devenir Avengers ? Les premiers numéros parlent aussi de gentrification avec un changement important pour la ville de Ms Marvel. Les auteur-e-s montrent que cette mutation s'accompagne d'une perte d'identité locale, d'emplois mais aussi de loyers élevés et surtout d'une forme de ghettoïsation des riches qui contrôlent les personnes ayant l'accès au quartier à l'aide de vigiles citoyen-ne-s. Pour mieux nous le faire comprendre, l'une des premières victimes est une femme voilée de couleur. Heureusement, le tome célèbre aussi les différentes cultures et le fait grâce à un mariage. Bref, j'apprécie toujours le personnage et les intrigues.

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***** Ms Marvel est toujours aussi bien écrit et sympathique. Je recommande.

Image : Éditeur

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17/05/2017

Making Money (Discworld 36, Moist Von Lipwig 2) par Terry Pratchett

Titre : Making Money (Discworld 36, Moist Von Lipwig 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 480

Pour la première fois depuis des années la poste d'Ankh-Morpork fonctionne à la perfection. Non seulement elle est rapide et efficiente mais elle a à cœur les besoins des client-e-s ainsi que la sécurité des colis et des lettres. Même le bâtiment a retrouvé sa gloire d'antan alors que les employé-e-s sont en nombre de plus en plus important. Moist Von Lipwig peut être fier de son œuvre. Mais il s'ennuie. Et il trompe son ennui en revenant à de vieilles habitudes dangereuses. Mais la poste crée un problème. Elle fonctionne tellement bien que les banques ont perdu la confiance que les citoyen-ne-s avaient en elles au profit des timbres, devenus la monnaie non-officielle de la ville. Vetinari a donc une idée. Pourquoi ne pas faire nommer Moist Von Lipwig à la tête de l'une des plus grandes banques privées de la ville ? Piégé, Moist n'a pas le choix. Et, rapidement, il comprend que devenir banquier peut être mortel... mais pas à cause des chiffres... à cause de la possibilité d'une mort rapide.

Ce tome 36 pose une question importante : qu'est-ce que l’argent ? Comment peut-on croire en l’argent ? L'argent, pour Pratchett et beaucoup de personnes, est un mensonge. Un mensonge auquel tout le monde croit ce qui lui permet de fonctionner. Ainsi, dans ce livre Moist essaie d'écrire une nouvelle histoire. Au lieu de la valeur d'un "simple accident géologique" Moist Von Lipwig essaie de placer la valeur de l'argent sur la ville même. Dit comme cela on pourrait croire que l'histoire est un peu naïve. Après tout, il y a une raison derrière l'usage de l'or comme référence (même si on l'a abandonné). Mais l'histoire est un peu plus subtile. En effet, derrière ce changement de paradigme Pratchett essaie de penser l'économie. Selon lui, si je l'ai bien compris, ce qui compte pour donner de la valeur à de l'argent est la force de travail que le montant garanti. Ainsi, derrière l'idée de garantir la monnaie par la ville se cache l'idée de garantir la monnaie derrière la capacité de travail de la ville entière. D'une certaine manière, on pourrait parler d'une économie réelle, basée sur les industries et services ainsi que les personnes qui travaillent.

De manière obligatoire, ce livre nous parle aussi de capitalisme. En effet, derrière la création de monnaie il y a tout un système économique qui fonctionne plus ou moins bien (durant l'un des chapitres un économiste un peu fou explique pourquoi un événement particulier peut avoir des conséquences catastrophiques pour la ville). Il y a une logique, en effet, depuis le début de la série, Ankh-Mopork s'est beaucoup développée. Elle a un nombre de plus en plus important de citoyen-ne-s et de services. Les organismes de l’État sont eux-mêmes de plus en plus importants (comme la poste ou la garde). De plus, Vetinari a des projets ambitieux. Il y a un besoin d'argent. Il y a donc besoin d'une économie qui fonctionne et de banques en pleine santé. La réforme mise en place par Lipwig s'inscrit donc dans le développement de la série qui, elle-même, montre une ville en développement dans le cadre d'une économie libre. Pratchett nous montre donc de quelle manière fonctionne une société de capitalisme à la fois libre et fermée, par l'existence de guildes qui contrôlent fortement les activités des professions. Sans aller dans les détails, Pratchett décrit aussi les conséquences de l'argent sur une famille. Celle-ci possède une origine de piraterie et de vols mais s'est convertie dans la banque (une autre forme de piraterie). Mais les membres de la famille ne sont plus capables de gérer leur banque ni de prendre des risques. Ils sont décrits comme arrogants, prétentieux et surtout intéressés uniquement par leur propre richesse. Ce n'est pas un hasard si, à quelques reprises, les membres de cette famille regrettent les anciens temps de la garde lorsqu'elle était corrompue. Pratchett nous montre une famille qui est toujours aussi riche mais qui a perdu en pouvoir au fur et à mesure du développement de la puissance de l’État. Pour cette famille, la loi leur appartient et il est exclu que l’État s'intéresse à la gestion des banques au prix d'une perte plus importante encore de leur pouvoir.

Encore une fois, Pratchett est ambitieux. En un seul livre il essaie d'analyser le fonctionnement de l'économie et de la monnaie tout en nous faisant rire. Il est dommage que ce livre démarre un peu laborieusement. Le début du livre n'est pas très bon mais, heureusement, cela s'améliore au fil des pages. Cependant, Pratchett réutilise un bon nombre de ficelles utilisées auparavant. Ainsi, Moist Von Lipwig est mis en danger de mort après une nomination volontaire qu'il ne peut refuser, il doit réformer une institution qui ne fonctionne plus et, pour cela, se heurte à des personnes riches qui ne souhaitent pas le voir réussir pour éviter que leur corruption ne soit connue de tout le monde. Heureusement, l'intrigue fonctionne assez bien et les personnages sont toujours aussi savoureux. J'aime beaucoup Moist Von Lipwig ainsi qu'Adora Belle Dearheart. Mr. Bent, à l'histoire tragique, donne une atmosphère étrangement légère.  C'est aussi un livre très sombre. En particulier pour un personnage qui perd de plus en plus au fur et à mesure du développement de l'intrigue. Son histoire et le dénouement sont tragiques.

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**** Un peu laborieux mais, au final, ça fonctionne très bien.
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Image : Site officiel

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16/05/2017

Justice League Dark

Le Hall de la Justice est mis en fonction. La Justice League fonctionne parfaitement et s'est un peu agrandie avec quelques membres en plus voir des remplaçants. Individuellement, les différents héro-ïne-s qui la compose sont tous et toutes en pleine possession de leurs moyens et agissent avec la justice pour soutenir la loi et s'attaquer aux criminel-le-s ou simplement aider. Mais, depuis peu de temps, de simples citoyen-ne-s qui, normalement, ne violent pas la loi se mettent à agir de manière étrange. Des meurtres sont commis, des suicides ont lieu et personne ne comprend ce qui arrive. Mais tout le monde dit la même chose : des monstres les ont attaqués et illes n'ont fait que se défendre. La Ligue pense que la magie pourrait être à l'œuvre mais Batman n'y croit pas. Cependant, il se retrouve embarqué dans une quête pour trouver un maitre de la magie : John Constantine. Petit à petit, il va l'aider à résoudre les attaques et découvrir un mal qui date de plusieurs siècles.

Jusqu'à maintenant, j'ai plutôt apprécié les films animés de l'univers partagé malgré beaucoup de simplisme. Mais ça fonctionne bien et c'est assez plaisant. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le premier problème est Batman. Le film précèdent, on l'observe aux prises avec un démon. Dans ce film, il nie toute existence de la magie. Ce n'est tout simplement pas logique. Mais, surtout, il est totalement inutile. Il se contente de suivre et de sortir un gadget de temps en temps. Il aurait très bien pu ne pas être présent. Il aurait été bien plus intéressant de réunir plusieurs mages de l'univers DC en dehors du groupe de la Justice League. En l'occurrence, cette Justice League Dark n'est qu'un ersatz sans intérêts.

Le problème tient aussi en l'intrigue. J'ai, personnellement, un problème avec la magie dans les œuvres de fiction. Trop souvent, c'est un moyen simpliste de résoudre un problème compliqué. La magie, son fonctionnement et ses limites, ne sont pas forcément explicitées et cela crée une résolution à la Deus ex Machina. Une résolution que l'on retrouve ici puisque le grand méchant passe de quasi dieu sur Terre à un mortel qui peut être vaincu par Constantine. Pourquoi n'y a t'il aucuns couts ? Ou se trouvent les règles ? De plus, l'intrigue n'existe tout simplement pas. On suit un petit groupe de personnages dont la moitié disparaissent rapidement ou ne sont pas assez présentés pour que l'on s'intéresse. Le film est une suite de combats de magie sans intérêts et l'on se demande pour quelle raison on parle d'une enquête... Je n'ai donc pas du tout aimé ce film.

* Sans intérêt.
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Image : Site officiel

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08:49 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice league dark, dc | | | |  Facebook

14/05/2017

Justice League VS Teen Titans

Damian Wayne est de retour en tant que Robin. Il accompagne Batman à l'inauguration du Hall de Justice. Mais, un groupe qui se nomme lui-même la Legion of Doom décide de perturber les festivités. La Justice League fonctionne bien et s'occupe sans trop de problèmes des vilain-e-s. Damian, lui, est chargé de prendre soin des civil-e-s. Mais il n'apprécie pas trop ce rôle et décide de se lancer dans la bataille avec des conséquences désastreuses. Il est clair que Damian ne sait pas agir en équipe et la Justice League n'est pas appropriée pour les enfants. Il est donc envoyé dans une autre équipe qui permet de donner une maison à des personnes qui en ont besoin : les Teen Titans sous la direction de Starfire. Le contact est loin d'être facile avec un Damian qui n'est pas très sociable et particulièrement arrogant. De plus, Damian est très intrigué par Raven et ses secrets. Des secrets qui pourraient expliquer pourquoi la Justice League agit si bizarrement.

J'ai toujours des craintes avec les histoires de combats entre héros. Souvent, ce sont simplement des personnages qui refusent de discuter lorsque l'opportunité se présente. Heureusement, parfois l'intrigue est un peu plus subtile (mais pas trop, il ne faudrait pas exagérer). Dans le cas présent, l'intrigue est avant tout un moyen de présenter des personnages et de créer une relation entre-elleux. Ainsi, le groupe majeur de ce film est formé des membres des Teen Titans. Je trouve intéressant que, contrairement à la Justice League, ce groupe permet à ses membres d'apprendre et de s'améliorer mutuellement. Les personnages se construisent encore. C'est aussi un refuge pour les personnes qui en ont besoin. J'ai plutôt apprécié Raven et Damian, j'ai moins aimé Blue Beetle et Beast Boy (qui fonctionne bien plus comme le créateur de blagues qu'autre chose).

Bien que le film soit plaisant à regarder il possède quelques problèmes et ces problèmes peuvent être résumé en un seul mot : Starfire. Cette dernière est une alien qui provient d'une planète bien moins prude. Malheureusement, plutôt que d'utiliser ceci pour mettre en question nos catégories et nos normes elle fut souvent écrite comme un fantasme masculin. Une femme très peu vêtue possédant une sexualité très ouverte (ce qui n'est pas mal en soi, le problème c'est que celle-ci est construite pour faire fantasmer des hommes et non comme un choix de la part de Starfire). Ce film possède plusieurs scènes qui fonctionnent de cette manière. À plusieurs reprises, elle est montrée dans des poses suggestives avec la caméra pointant sur des parties très précises de son anatomie. À une autre reprise, la caméra nous donne une vision précise des fesses de Starfire. La réalisation a donc fait le choix de fortement sexualiser un personnage censé être présent pour ses capacités en tant que dirigeante dans un film considéré acceptable dès 12 ans. Pire encore, il est très rare que l'on observe Starfire diriger, elle est mise au second plan par Damian qui prend immédiatement ce rôle sans se poser de questions ni réactions de la part des Teen Titans. N'aurait-il pas été possible, et souhaitable, d'écrire ce personnage et cette intrigue différemment ? J'en suis, personnellement, persuadé.

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*** Sympathique et assez réussi. Mais il y a des scènes sexistes problématiques.
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Image : Allociné

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Batman bad blood / batman mauvais sang

Batman a disparu. Les journalistes se ruent à Gotham pour cet événement et pour le sommet de la technologie mis en place par l'entreprise Wayne. Mais Batman disparu, le crime atteint des sommets inégalés dans les rues. Bien que la police tente de garder le contrôle il semble que jamais le chaos ne fut plus important. La disparition de Batman est assez importante pour faire revenir Damian Wayne de sa retraite dans un sanctuaire. Elle force Nightwing à prendre le costume de Batman et à s'allier à deux nouvelles personnes : Batwoman et Batwing. Les allié-e-s ont fort à faire car il semble que tous les secrets du Batman sont éventés. Mais qui a pu le faire disparaitre et découvrir ces secrets ? Pour quelle raison s'intéressent-illes autant à la technologie Wayne ?

L'univers DC se porte très mal au cinéma (si, du moins, il a commencé à exister...) et un peu mieux en série (malgré un manque de qualité flagrant). Mais, DC a décidé, depuis quelques années, de lancer un univers partagé en film d'animation disponible immédiatement en DVD. Il existe un bon nombre de ces films et certains sont moins bons que d'autre. Il est intéressant de voir que les différents films gèrent bien mieux les relations entre personnages et épisodes que leurs contreparties cinématographiques. Cet animé s'insère dans une trilogie autours de Batman. Le premier nous faisait découvrir Damian et le second jouait sur la tension entre Batman et Damian. Dans les deux cas, la Ligue des assassins joue un grand rôle même sans apparaitre.

Ce dernier film conclut à la fois l'arc de la Ligue et celui concernant la relation entre Batman et Damian. Personnellement, je trouve qu'il réussit à atteindre son but de manière plutôt efficace. Faire disparaitre Batman était une bonne idée. Cela permet de donner plus de place à d'autres personnages tel que Nightwing et Alfred. Mais je suis bien plus heureux de voir arriver Batwoman (qui mérite ses propres films, vraiment). Elle est efficace et drôle. Ses dialogues fonctionnent très bien tout en brisant un tout petit peu le quatrième mur. Batwing est moins intéressant et aurait pu ne pas être présent. Bien que l'idée soit peu développée, le plan de la Ligue n'est pas si mauvais et aurait mérité un peu plus d'attention de la part des scénaristes pour donner quelque chose de vraiment intéressant. Je déplore quelques petites choses qui m'ont agacé. Par exemple, je n'aime pas la justification de Talia. Je n'apprécie pas du tout la version adaptée de l'origine de Batwoman. La version originale, en comics, est bien plus intéressante que ce qui nous a été montré. Mais, globalement, c'est plutôt sympathique.

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*** Une bonne conclusion, ça fonctionne bien mais ça reste très classique.
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Image : Allociné

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10:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, bad blood, mauvais sang, dc | | | |  Facebook

13/05/2017

Low 3. Les rivages de l'espérance par Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig

Titre : Low 3. Les rivages de l'espérance
Auteurs : Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig
Éditeur : Urban 17 mars 2017
Pages : 144

Ce tome 3 contient Low 11-15 publiés dans Low col. 3: Shore of the dying light. Il y a dix ans, une famille était détruite lors d'une attaque pirate. Il y a des milliers d'années, l'humanité s'est réfugiée sous les eaux face à un soleil en expansion. Il ne reste plus que trois cités humaines. La mort est proche et l'espoir presque éteint. Mais une sonde est arrivée d'une autre planète. Il est possible que la vie soit possible. Depuis, Stel Caine a décidé de retrouver cette sonde, d'en faire le but de sa vie, de sauver ce qui reste de l'humanité. Par la même occasion, elle retrouve ses filles qui lui ont été volée il y a longtemps. Et aujourd'hui, Stel Cain a enfin atteint la surface et y trouve une vie nouvelle et différente de tout ce qu'elle a connu. Ses filles, elles, suivent de près. Mais sont-elles identiques aux souvenirs qu'en a Stel ?

Rick Remender écrit ce comics afin de parler d'espoir. Il met en place plusieurs cités et plusieurs personnages qui se trouvent toujours sur le spectre de l'espoir. Salis est une démocratie condamnée, Paloma une civilisation pirate qui interdit le savoir et Volden une dictature qui tue toutes personnes accusées d'espoir. Stel est l'incarnation de l'espoir tandis que l'une de ses filles croit en l'idéologie de Volden. Avec ces différents personnages et cités Rick Remender nous demande de nos situer nous-même : sommes-nous des optimistes invétérés ou plutôt des pessimistes ?

De plus, Remender crée des intrigues difficiles pour tous les personnages. Quel que soit le personnage elle se retrouve mêlé à des dangers, à des trahisons et des difficultés extrêmes. Stel garde l'espoir mais elle doit d'abord remonter la pente après la perte de sa famille. Ce changement s'est mis en place durant le second tome face à une cité assombrie peuplée de cannibales. Les autres personnages doivent aussi revenir sur leur passé et réussir à accepter leurs erreurs, voir leurs crimes, pour continuer leur quête. L'intrigue est servie par un art que j'apprécie beaucoup. On sent que les dessinateurs se sont amusés à créer des espèces et des lieux flamboyants.

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**** Une intrigue global mêlée à quelque chose de plus intime dans un cadre toujours aussi beau.
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Image : Éditeur

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Letter 44 4. Le temps des sauveurs par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44 4. Le temps des sauveurs
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 26 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 22-27. Le président des États-Unis, Stephen Blades, a révélé l'existence des aliens et de leur construction. Par la même occasion, il a révélé le nouvel arsenal technologique du pays. Malheureusement, le monde n'a pas réagi comme prévu. Une partie des anciens alliés du pays s'est retourné contre les États-Unis dans le cadre d'une alliance spécifiquement prévue pour détruire l'arrogance guerrière des États-Unis. Sa technologie volée, son arsenal détruit Stephen Blades n'avait pas d'autres choix que de demander l'armistice. Mais il y a pire, un astéroïde allait s'écraser et détruire le monde. Sauf que, au dernier moment, l'astéroïde change de course et s'arrête juste devant la Maison Blanche. Il en sort l'un des membres de la mission chargée d'espionner les aliens. Et cet homme explique au président que seuls 666 personnes vont être sauvées.

Depuis le début de la série les auteurs nous placent face à une énigme. Le président Blades apprend en même temps que nous l'existence des aliens. L'équipage du Clarke arrive près de la structure alors que nous commençons à lire. Tout est fait pour que les révélations fonctionnent à la fois pour les personnages et pour les personnes qui lisent. Ce tome permet de répondre à quelques questions. Bien que l'on ne sache presque rien sur les aliens on sait enfin pour quelle raison ils sont venus dans le système solaire. Letter 44 est aussi un comics de nature politique. Le président ne doit pas seulement gérer une menace lointaine mais aussi les guerres et les problèmes économiques mis en place par son prédécesseur. Mais, depuis le dernier tome, cet aspect est éclipsé par la connaissance de la présence des aliens. Dans le tome 3, seule la guerre mondiale comptait. Dans ce tome, toutes les décisions dépendent de la mort prochaine de l'humanité. De ce point de vue, je trouve la réaction de Stephen Blades intéressante. Il ne dit rien au monde mais il décide de tout faire pour rendre la vie de l'humanité meilleur pour le peu de temps qui reste. On sent qu'il ne reste que peu de numéros avant la fin qui pourrait résoudre une bonne partie des questions.

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**** Une idée toujours aussi intéressante, des auteurs qui réussissent à adapter leur histoire selon ce qui est nécessaire. Je suis curieux de lire la suite.
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Image : Éditeur

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07/05/2017

Guardians of the galaxy volume II / Les gardiens de la galaxie volume II

Nous avons enfin la suite des Gardiens de la galaxie. Enfin, des questions fondamentales comme le nom du père de Peter ou la vie de Groot dans l'équipage reçoivent une réponse. Les gardiens, depuis les évènements du premier film, sont maintenant connu largement dans toutes la galaxie comme une petite bande que l'on peut payer pour résoudre des problèmes. Illes voyagent sur plusieurs planètes selon les contrats signés ou les problèmes en cours. Mais leur dernier contrat ne tourne pas exactement comme prévu et le groupe se retrouve coursé par une armée entière. Cependant, le père de Peter les sauve. Ce dernier souhaite inviter Peter sur sa planète et lui explique le mystère de ses origines. Mais la fête pourrait bien tourner cours alors que plusieurs armées se rendent sur la même planète afin de tuer les gardiens.

Les films Marvel sont des films Marvel. Ils suivent un but, divertir, et une recette simple et efficace. Il est donc difficile de voir des nouveautés puisque tout est fait pour fonctionner sans prendre de vrais risques. Donc, le premier film marchait sur quelque chose de simple. Un groupe de personnes plus ou moins marginales, voir criminelles, qui décident de travailler ensemble pour vaincre un gros méchant qui est méchant parce que... on ne sait pas il l'est donc il faut le vaincre. Le second film reprend cet humour de base qui fonctionne assez bien. Les personnages se lancent des pics toutes les deux minutes et ça fonctionne assez bien. Cependant, il y a tout de même, parfois, un humour assez limite qui provient, là aussi, du premier film. Le thème du film est aussi assez basique : la famille. Plus exactement, qu'est-ce que la famille et que faire pour en faire partie ? Il y a, d'un côté, la famille que l'on choisit et, de l'autre, celle du sang. Ce thème est au centre des décisions du grand méchant dont je vous laisse découvrir la forme et les raisons par vous-même.

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*** ça fait le job
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Image : Site officiel

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Usages de la violence en politique par Carole Villiger

Titre : Usages de la violence en politique
Autrice : Carole Villiger
Éditeur : Antipodes 2017
Pages : 296

Après la deuxième guerre mondiale et les années 68 l'Europe a connu les années de plomb. L’Italie et l'Allemagne ont été le terrain de plusieurs attentats de la gauche radicale. Dans le même temps, la nouvelle droite se constituait. Enfin, plusieurs conflits se mettaient en place au niveau international. En Suisse même, les luttes entre les séparatistes du Jura et les antis séparatistes donnaient lieu à plusieurs attentats. Cependant, dans l'idée communément admise, la Suisse est vue comme un pays neutre qui n'a pas connu de grande violence. Il ne se serait pratiquement rien passé alors que le système politique Suisse a permis d'accepter des militant-e-s et des sujets dans l’arène parlementaire. Le pays serait immunisé contre l'usage de la violence en politique. Ce livre examine l'histoire de la Suisse afin de mettre en avant les moments de violence mais aussi les réponses politiques et policières.

Pour cela, l'autrice examine cinq thèmes en autant de chapitres dont deux prennent en compte les liens internationaux. Le premier chapitre examine l'histoire du Jura et la lutte en faveurs de l'indépendance. L'autrice démontre que les milieux indépendantistes et leurs adversaires se sont heurtés surtout après que les tentatives politiques aient échoués. Les indépendantistes ont eu l'impression que seule la violence permettait de défendre leurs idées tandis que leurs adversaires étaient, secrètement, soutenus par la police et le gouvernement bernois. Ce n'est qu'après que le Jura ne soit né que les actions violentes se firent moins importantes bien que la question jurassienne soit encore tendue de temps en temps.

Les deuxième et troisième chapitres se concentrent sur les gauches et les droites radicales. En ce qui concerne les gauches radicales, l'autrice s'intéresse à certains hauts lieux de militantisme comme Zurich. Elle montre que la gauche radicale est vue comme dangereuse car elle met en question le fonctionnement même de l'État. De plus, on ne peut pas passer outre le contexte de la Guerre froide qui permet de dépeindre les milieux radicaux comme téléguidés par l'ennemi extérieur communiste. Ainsi, la répression est très forte même contre des personnes et actions peu voire non violentes (comme, par exemple, le refus de prêcher pour éviter une enquête pour apologie du refus de servir dans l'armée ce qui fut classifié sous terrorisme). Cependant, il faut noter que le militantisme de gauche ne pose pas de problèmes quand les thèmes choisis sont très spécifiques et vu favorablement par la population. Le cas de la lutte contre le nucléaire est ici intéressant. En ce qui concerne la droite radicale l'autrice explique avoir eu plus de mal à parler à des militant-e-s. Le chapitre est, d'ailleurs, bien plus court. Mais elle met en avant les liens internationaux des milieux de droite radicale suisse. Elle explique aussi de quelle manière les anciens défendent des milieux bien plus violentes comme les skinheads. La répression, selon l'autrice, est bien moins importante car le militantisme n'est, ici, pas vu comme dangereux pour l'État. Mais la pression de l'opinion publique a permis de mieux prendre en compte leur violence. De plus, il y a peu d'usages d'armes à feu ou d'explosifs.

Enfin, les deux derniers chapitres prennent en compte les réseaux internationaux. Pour le quatrième, l'autrice s'intéresse à des mouvements qui ne sont pas soutenus par les pays d'origine des militant-e-s. Elle montre que les autorités suisses s'intéressent fortement aux liens entre l'extérieur et l'intérieur, en particulier en ce qui concerne la gauche. Les enquêtes sont importantes et permettent de décrire des groupes comme armés et dangereux avec une capacité stratégique importante alors que, parfois, ce ne sont que des groupes isolés ou du militantisme en soutien à des prisonniers qualifiés de politiques. La justice est implacable même pour des cas anciens. En ce qui concerne la droite, la justice est bien moins prompte. Le danger est vu comme beaucoup moins important. Cependant, dans les deux cas, les militant-e-s sont décrit-e-s comme liés ou pilotés par l'extérieur ou venu de l'extérieur. Dans le dernier chapitre, l'autrice s'intéresse à du militantisme soutenu par des pays. Elle s'intéresse à plusieurs attentats ayant eu lieu après des arrestations. En particulier, elle s'intéresse aux liens avec les luttes liées à la guerre d’Algérie. En effet, la Suisse fut un espace de gestion d'argent mais aussi d'assassinats politiques perpétrés, probablement, par les services secrets français. Mais le pays a été capable de garder le contrôle. En ce qui concerne les luttes en faveurs de la Palestine ou de arméniens, la Suisse s'est retrouvée dans l'incapacité de prendre en compte la perspective diplomatique dans des enquêtes pour terrorisme. La conséquence fut un certain nombre d'attentats incompris par la population et les autorités.

Pour terminer, ce livre examine une époque durant laquelle de nombreux milieux de militantismes se sont créés ou ont mutés. Que ce soit à droite ou à gauche de nombreux groupes sont apparus pour défendre des causes parfois très spécifiques. Face à cela, les autorités ont agi bien plus fortement sur la gauche vue comme un danger militaire et pour le fonctionnement de l’État. Ainsi, les enquêtes de police sur les milieux de gauche sont presque toujours classifiées comme terrorisme. L'autrice montre aussi de quelle manière il est possible de répondre à de la violence politique et les raisons de leur usage. Enfin, ce livre permet de casser une image pacifiée du pays qui serait une exception à l'intérieur de l'Europe.

Image : Éditeur

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