30/09/2017

Wolverine and the X-Men. La saga des damnés par Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz

Titre : Wolverine and the X-Men. La saga des damnés
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz
Éditeur : Panini 1 mars 2017
Pages : 288

Ce dernier tome contient les épisodes 30-35 et 38-42 de Wolverine and the X-Men ainsi que Wolverine and the X-Men annual 1. Le club des damnés à emmener plusieurs élèves de l'école Jean Grey. Pire encore, le club a réussi à implanter un espion dans l'école et à recruter une ancienne professeure. Logan décide qu'il en a marre et envoie tous ses professeur-e-s chasser le club. Illes s'attaquent aux cachettes mais aussi aux différentes entreprises que le club contrôle. Mais personne ne semble savoir où il se trouve. De plus, il se pourrait que la fuite de certain-e-s élèves cache quelque chose de différent. De toute manière, il est l'heure de régler les comptes.

Depuis le début de cette série Aaron s'amuse à placer Logan dans un rôle inattendu. Depuis le début de la série il le fait se poser des questions sur sa capacité à enseigner aux enfants. Aaron ne se pose pas de questions trop importantes et tente de montrer les capacités de Logan en tant que directeur. De plus, il préfère éviter de trop intégrer sa série dans l'univers plus large de Marvel. Ce qui ne l'empêche pas d'être intégrée dans les différents événements qui ont eu lieu. Ainsi, ce dernier tome s'insère entre plusieurs de ces événements, mais aussi un combat entre Logan et Scott Summers, dont les différences idéologiques sont importantes. Au final, cette série n'est pas révolutionnaire, loin de là. Elle divertit, elle imite les séries d'ados qui se déroulent à l'école mais en choisissant des personnages mutants. Il est donc parfaitement adapté de la terminer sur une fin d'année scolaire.

*
**
*** Un divertissement sympathique avec une fin adaptée
****
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=9178532&t=1488009201300

29/09/2017

Wolverine and the X-Men. Rentrée des classes par Jason Aaron, Nick Bradshaw et ramón Pérez

Titre : Wolverine and the X-men. Rentrée des classes
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 24 août 2016
Pages : 240

Ce troisième tome contient Wolverine and the X-Men 19-29. L'école Jean Grey pour mutant-e-s est à peine née qu'elle a été détruite. Puis un groupe à annoncer vouloir s'en débarrasser. Et enfin elle fut impliquée dans l'événement Avengers VS X-Men. Depuis la fin de Cyclope, les élèves qu'il avait se sont rendus à l'école de Wolverine, tandis que le corps enseignant fait de même. Mais l'école n'a pas été très bien gérée avec ces petites guerres. Il manque de nombreux enseignant-e-s et les élèves semble faire comme bon leur semble. Wolverine décide donc de prendre les choses en main. Mais il aura fort à faire, entre passer des entretiens, organiser une sortie au cirque et un voyage d'étude dans une jungle remplie de dinosaures assoiffés de sang.

Bon, Jason Aaron sait exactement ce qu'il fait. Il écrit quelque chose de divertissant en plaçant l'un des personnes les moins adaptés pour cela à la tête d'une école, puis il explique pour quelle raison c'est le chaos. Le second tome, par contre, était basé sur un événement précis et Aaron devait suivre une certaine logique qui ne dépendait pas de son intrigue, mise en sommeil. Dans ce tome, il reprend ses intrigues et surtout développe l'école. C'est assez plaisant, malgré quelques points peu imaginatifs. On sent aussi que le scénariste a clairement ses personnages préférés et ne s'intéresse pas autant aux autres. De plus, j'ai l'impression qu'il se prépare, petit à petit, à terminer son intrigue et j'espère que ce sera tout aussi plaisant, mais probablement pas extrêmement bon. Ce qui est exactement ce que j'attends.

*
**
*** Divertissant, sans plus.
****
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8873942&t=1470052914000

American Made / Barry Seal: American Traffic

Barry Seal est un conducteur de bus. Certes, ces bus sont d'énormes engins capables de voler sur des centaines de Km avec une puissance sans égal. Cependant, ça reste un bu avec des procédures longues et fastidieuses ainsi qu'un manque total de surprises. Mais Barry Seal est aussi un trafiquant. Il fait venir des cigares cubains aux USA. Malheureusement pour lui, il est observé et la CIA décide de lui mettre un peu la pression. Le but est de lui proposer de construire sa propre entreprise de transport en avion. Celle-ci fonctionnerait légalement mais, en sous-main, il prendrait des photos de groupes de combattants communistes. Petit à petit, Barry Seal est impliqué dans un trafic de plus en plus important impliquant aussi bien des armes, des personnes que de la drogue.

Il faut le dire tout de suite, ce film me semble très romancé. Bien entendu, la réalisation annonce s'être inspirée de faits réels et, donc, il est fortement possible que certaines choses aient été lissées afin de donner une bonne scène. Par exemple, la scène de démission de Barry Seal n'est pas en adéquation avec son licenciement pour trafic d'explosif lors d'un faux congé maladie. En fait, il me semble que tout a été fait pour que Barry Seal ressemble à un héros américain. Ce n'est pas un tueur. Son crime est d'être une personne capable d'exploits que d'autres pilotes ne peuvent pas égaler et d'offrir ses talents à tout le monde. Barry Seal, tel qu'il a été écrit, me semble être l'incarnation du self made man américain. La CIA lui offre des choses mais il est uniquement responsable de ce qu'il en fait et devient l'homme le plus riche de sa région, ce qui lui permet d'aider un peu ses compatriotes.

Cette romance se retrouve dans le cadre de l'agent de la CIA tel qu'il est dépeint. De l'extérieur, il nous donne l'impression d'un doux dingue qui adore monter des opérations compliquées (tout en dansant devant des avions). J'ai tendance à y mettre une forme de romance des années de la Guerre Froide. Oui il y avait des risques et des problèmes. Mais les USA savaient être le plus grand pays du monde, celui qui défendait la liberté. Ses actions ne peuvent qu'être légitimes. On se trouve aussi avant les grands scandales concernant les activités de la CIA en matière de soutien à es groupes armés mais aussi de trafics d'armes et de drogues. Cependant, ce même agent est aussi dépeint comme particulièrement intelligent et faisant partie d'une agence au fonctionnement sans failles. Dès que Barry est abandonné tout est détruit et rien ne permet plus de lier les deux.

Bref, ce film est agréable, assez drôle et fonctionne assez bien. L'idée de le découper comme si on suivait le récit filmé de Barry sur cassettes vidéo est bien trouvé. Mais c'est aussi un film fasciné par son personnage qu'il ne peut pas dépeindre en nuance de gris. Barry Seal est nécessairement un héros et sa vie doit être reconstruire pour le montrer. On ne peut pas non plus trop critiquer les activités des USA. Un communiste est un criminel et il faut le montrer, même s'il semble que ces preuves soient moins convaincantes que le film ne le laisse croire. Bref, c'est un film qui défend un point de vue sur son héros : un homme exceptionnel pris dans des évènements exceptionnels.

*
**
***
**** Une fin que j'accepte pour une série qui promet beaucoup, tout en ne donnant que peu de réponses.
*****

Image : Allociné

Site officiel

557760.jpg

28/09/2017

Uncanny X-men 6. Le procès de Henry McCoy par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 6. Le procès de Henry McCoy
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 mars 2017
Pages : 144

Ce dernier tome contient les numéros 32-35 d'Uncanny X-Men (2013) et 600 d'Uncanny X-Men (1963). Scott Summers a reçu tous les biens de Charles Xavier en héritage. Mais il n'en veut pas et laisse Ororo tout recevoir. Il ferme son école, transfère ses élèves et professeur-e-s chez Ororo et attend de décider quoi faire. L'une de ses idées et de se rendre aux autorités afin de payer pour le meurtre de Charles Xavier. Mais d'autres personnes pourraient vouloir l'arrêter. Car Scott Summers ne s'est jamais expliqué sur ce que signifie sa révolution mutante. Et beaucoup de personnes puissantes l'on soit crainte soit souhaitée. Alors Scott Summers essaie de d'exprimer ce que le terme signifie pour lui. Dans le même temps, d'autres personnages qui l'ont entouré décident d'agir de leur côté et apprennent plusieurs leçons.

Ce tome termine Uncanny X-Men de 2013, et le run de Bendis sur ce titre. Depuis le début, ce dernier essaie de faire de Scott à la fois une menace et un leader dont les idées sont acceptables. C'est difficile, particulièrement parce que ces idées ne sont jamais expliquées et qu'il est exprimé, à plusieurs reprises, que Scott Summers essaie surtout d'échapper à son sentiment de culpabilité, voire à sa dépression. De plus, Bendis essaie de conclure la série tout en replaçant les personnages sur une perspective plus pacifique, et acceptée par les autorités. D'une certaine manière, Bendis ne va pas jusqu'au bout de ses idées, frustre les personnes qui lisent, et j'ai presque l'impression que le scénariste lui-même ne sait pas vraiment ce qu'est cette révolution mutante. Bien que l’explication de Scott Summers soit acceptable dans l'univers marvel. Au final, j'ai plutôt apprécié cette série malgré ses défauts et l'impression que cela n'avance pas toujours en direction d'une conclusion des différentes intrigues mises en place par Bendis.

*
**
***
**** Une fin que j'accepte pour une série qui promet beaucoup, tout en ne donnant que peu de réponses.
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=9191220&t=1489069569850

Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga par Brian M. Bendi, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 février 2017
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 26-31 d'Uncanny X-Men (2013). Dans le tome précèdent les mutant-e-s ont écouté le testament de Charles Xavier et apprirent que ce dernier a caché un mutant d'une puissance sans égale. Xavier leur demande de protéger ce mutant et de l'empêcher d'user de ses pouvoirs. Cette information n'aide pas les mutant-e-s à se réunir puisque l'un de leurs héros se révèle plus hypocrite que prévu. Cependant, les mutant-e-s décident d'envoyer un groupe d'intervention, avec l'une des télépathes les plus puissantes du monde, afin de vérifier les dires de Xavier et d'agir si nécessaire. Ce qu'illes ne savent c'est que le mutant est déjà capable d'user de ses pouvoirs et qu'il a tué. Pire, le SHIELD et donc plusieurs pays du monde sont au courant et agissent de la seule manière possible face à ce niveau de puissance : par l'assassinat.

Le tome précèdent lançait deux intrigues et je me demande s'il n'aurait pas été plus logique de relier toutes les histoires concernant ce mutant oméga. Ce dernier est assez bien mis en scène, malgré qu'on ne le connaisse que peu. Mais son écriture se base sur les idées normales de l'entrée en scène des mutant-e-s : l'incrédulité, la perte de contrôle et la peur. Les conséquences, face à son niveau de puissance, sont logiquement des destructions très importantes. Par la même occasion, les réactions des autorités sont tout aussi logiques selon ce que l'on connait du monde des marvel et des X-Men : la peur et la violence face à des personnes capables d'agir sans freins.

Brian M. Bendis ne se contente pas de mettre en avant son nouveau mutant et d'organiser des combats. Il essaie d'user de celui-ci pour avancer son intrigue concernant Scott Summers. En effet, depuis le début de son run sur Uncanny X-Men, Scott Summers annonce une révolution mutante mais on ne nous explique pas ce que cela implique. Cette confrontation permet au scénariste de placer Summers face à un mutant qui est l'équivalent de la bombe nucléaire. Menace d'en faire usage devrait suffire à être écouté et, donc, à tenir l'avenir dans ses mains. Bien entendu, tout n'est pas aussi simple et le prochain tome devrait pouvoir conclure cette intrigue.

*
**
***
**** Un tome plus cohérent que le quatrième, l'écriture est un peu facile sans être inintéressante. J'espère surtout revoir souvent Eva Bell
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=9173282&t=1487608834507

Le jeune Karl Marx

Le XIXème siècle, une troupe de policiers se massent devant un bâtiment à l'aspect peu amène. À l'intérieur on trouve plusieurs intellectuels allemands qui éditent, et écrivent, une revue maintenant interdite. Ils vont être arrêté, parmi eux se trouve Karl Marx. En Angleterre, une usine de filature est sabotée. Le patron décide de licencier les meneuses ainsi que les personnes qui ne souhaitent pas travailler, à la grande colère des ouvrières. Son fils est présent, un certain Friedrich Engels. Une bonne partie de l'Europe sépare ces deux personnages, ainsi que d'autres grands théoriciens de la lutte ouvrière. Mais ces personnes se lisent mutuellement, se critiquent et, parfois se rencontrent et tentent d'organiser la lutte ouvrière. La rencontre entre Karl Marx et Friedrich Engels est explosive, elle débouche sur une action sans fin ainsi que la création d'un texte fondateur : le manifeste du parti communiste.

Adapter la vie de Karl Marx, ou ses écrits, est difficile. Marx lui-même n'est pas facile à lire. La réalisation a eu la bonne idée de ne pas adapter sa vie ou ses écrits, mais de mettre en scène une époque. Une époque durant laquelle Karl Marx rencontre de nombreuses personnes et écrit beaucoup, mais n'est pas lu par tout le monde. La réalisation nous montre une personne en colère qui essaie d'écrire afin d'offrir non des concepts mais une théorie pratique qui devrait permettre de fonder un programme, une lutte. Ce que l'on nous montre, d'une certaine manière, c'est le début de la pensée du Capitale, alors que Marx est pauvre, expulsé et souvent seul car il se fâche avec beaucoup de monde.

Cependant, j'ai un problème avec ce film. Ce n'est ni les acteurs ni la réalisation. J'ai bien apprécié les différents personnages et la manière dont illes sont joué-e-s. Bien qu'il soit dommage que les différences entre les droits des femmes et des hommes ne soient pas explicitées. J'ai aussi apprécié l'aspect très "sale" mis en place. On se croirait à l'époque, alors que les villes grouillent de personnes pauvres, enfermées dans ce que l'on nomme les bas-fonds. J'ai apprécié que l'on insiste sur la répression exercée contre ces penseurs. Et surtout, tout aussi important, le problème posé par la propagande en faveurs de la lutte ouvrière alors que l'on est, soi-même, un bourgeois voir un fabriquant qui gagne sa richesse sur le travail d'ouvriers et d'ouvrières sous payé-e-s.

Le problème n'est pas là, ce qui m'a ennuyé dans ce film c'est qu'il ne nous donne presque aucune idée de la raison des différences théoriques et des souhaits de Marx et Engels. À plusieurs reprises, on rencontre d'autres penseurs qui sont souvent critiqués derrière leur dos. Mais pour quelles raisons ces critiques existent-elles ? Pourquoi Marx et Engels sont-ils contre telle ou telle personne ? Le film ne nous donne aucune réponse car il ne prend pas le risque d'exprimer la pensée de Marx et Engels. Pire encore, il semble que le film essaie de nous montrer les deux jeunes hommes tenter une prise de contrôle. Mais, là encore, rien ne nous est expliqué. On se contente de ridiculiser l'adversaire sans expliquer les raisons du désaccord. Le film n’approfondit pas assez et cela nous empêche de comprendre ce que l'on regarde.

*
**
*** Bien que l'un des points de l'intrigue soit résolu celle-ci ne m'a pas convaincu. Cependant, j'apprécie tout de même encore les personnages et leur développement.
****
*****

Image : Site officiel

Der_junge_Karl_Marx_13.jpg

08:59 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le jeune karl marx | | | |  Facebook

25/09/2017

Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 24 aout 2016
Pages : 168

Ce quatrième tome contient Uncanny X-Men (2013) 19-25. Cyclope, Scott Summers, est un homme recherché dans le monde entier. Mais la raison est gardée secrète, bien que la communauté mutante ainsi que les Avengers savent que le principal crime de Cyclope est le meurtre de Charles Xavier. Cependant, Scott c'est échappé de la prison dans laquelle il se trouvait, avec un peu d'aide. Depuis, il annonce une révolution tout en sauvant des mutant-e-s en danger de mort. Mais, depuis le début, ses élèves et lui-même sont attaqué-e-s par des sentinelles. Personne n'accepte la responsabilité mais Scott décide que le SHIELD doit répondre de ces attaques. Cyclope déclare, en direct, la guerre au SHIELD. Bien que ce dernier tente d'user de diplomatie avec l'aide de son agente de liaison les efforts sont inutiles, car cette dernière est kidnappée et remplacée par Mystique.

Cette fois c'est la bonne, Brian M. Bendis se décide enfin à conclure un arc narratif ! Depuis le début, on se demande qu'elle est l'organisation, ou qui, envoie les sentinelles attaquer les mutant-e-s. Beaucoup de possibilités étaient posées sur la table mais il n'y avait presque pas d'indices. La révélation n'est pas celle que j'imaginais, car je ne connais pas le personnage. Je déplore aussi une grande facilité. Pendant trois tomes on ne sait rien et tout est révélé soudainement au bout de quelques numéros. J'aurais préféré un peu de temps qui aurait permis la construction d'une enquête.

Ce tome est aussi constitué d'un arc lié à la saga Original Sin, que je n'ai pas lu. Lors de cet évènement les personnages de l'univers Marvel apprennent des secrets sur plusieurs héro-ïne-s. En ce qui concerne les X-Men, le secret est attaché à Charles Xavier. Bien que nous n'ayons que la première partie de l'intrigue elle me semble tout de même intéressante. En effet, elle permet de remettre en cause un personnage souvent présenté comme sans faille. Mieux encore, il pourrait poser la question de la gestion des pouvoirs d'une personne qui n'a pas de limites, ni de capacités à se contrôler. J'attends de voir de quelle manière Bendis va gérer son intrigue.

*
**
*** Bien que l'un des points de l'intrigue soit résolu celle-ci ne m'a pas convaincu. Cependant, j'apprécie tout de même encore les personnages et leur développement.
****
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=8873974&t=1470053858557

23/09/2017

Histoire romaine par Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni

Titre : Histoire romaine
Auteur-e-s : Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni
Éditeur : Armand Colin juin 2016
Pages : 479

L'histoire de Rome, aussi bien la République que l'Empire, continue de m'intéresser avec ce nouveau manuel écrit par trois auteur-e-s, spécialisé-e-s dans des périodes particulières. Leur but, comme pour tous les manuels, est de proposer une synthèse à la fois complète, en prenant en compte les dernières découvertes et débats historiographiques, et utiles aux étudiant-e-s. Afin de mieux atteindre leur souhait le livre est divisé en trois parties, suivant en cela une division classique de l'histoire romain, chacune prise en charge par l'un-e des auteur-e-s.

La première partie se charge de dépeindre l'origine de Rome, depuis les étrusques, puis la période républicaine avant de mettre en avant la fin de celle-ci. L'auteure est chargée d'expliquer aussi bien les problèmes posés par l'étude historique de la fondation de la ville de Rome que son extension rapide et impressionnante d'abord dans le Latium, puis en Italie et enfin autours de la méditerranée. Cette partie décrit aussi le fonctionnement de la République, avec ses magistratures et sa religion. Plus important encore, l'auteure y explique de quelle manière, et pourquoi, les institutions républicaines ont débouché sur une crise qui a permis la prise de contrôle par des hommes forts puis la mise en place du principat augustéen.

Une seconde partie s'occupe du haut-empire jusqu'en 284. Afin de nous permettre de comprendre cette période l'auteur s'occupe d'expliquer de quelle manière l'Empire est constitué, idéologiquement et légalement parlant. Pour cela, il met aussi en scène les successeurs d'Auguste et la manière dont ils sont arrivés au pouvoir. Ce qui permet de mettre en avant la nécessité d'une dynastie qui se justifie par le lien avec une famille choisie par les divinités. C'est aussi une période qui connait son lot de crises, d'usurpations, et de changements culturels. L'auteur nous montre de quelle manière les Empereurs ont tenté de défendre Rome contre les périls aussi bien externes qu'internes à l'aide de réformes.

La dernière partie s'occupe de l'antiquité tardive jusqu'au VIème siècle. Ce dernier auteur a la dure mission de nous expliquer non seulement les changements culturels et politiques importants de l'époque, par exemple avec l’avènement de la chrétienté, mais aussi de différencier, tout en n'oubliant pas les similarités, la partie occidentale et la partie orientale de l'Empire, coupé et dirigé chacun par un Empereur. L'auteur y met en question un certain nombre d'idées reçues. Par exemple, il récuse le passage de l'esclavage à la féodalité. Il s'attaque aussi à l'idée des invasion barbares, qu'il peint comme une entrée pacifique permettant un apport de soldats mais aussi de ressources économiques.

Ce gros manuel permet de mieux comprendre l'histoire longue de l'Empire romain dans sa complexité mais aussi ses changements au fil des siècles. Les auteur-e-s semblent s'appuyer, pour ce que j'en connais, sur une littérature récente. Chaque partie s'accompagne d'une large bibliographique thématique qui permet aux personnes intéressées d'entrer plus avant dans un point ou un autre, nécessairement survolé dans le cadre d'un manuel. Au final, ce livre est un bon outil de travail qui permet de se retrouver dans l'histoire de l'Empire romain. La personne qui le lit pourra mieux comprendre aussi bien le cadre strictement chronologique des évènements que les changements sociaux et culturels que connait l'espace romain.

Image : Éditeur

9782200614522-001-T.jpeg?itok=PTokKN4r

22/09/2017

Star wars rebels saison 3

Lors du dernier épisode les membres de la petite équipe de rebelles avaient réussi à trouver une base et survivre non seulement à des inquisiteurs mais aussi Vador. Cependant, un combat sur une planète éloignée, Malachor, change tout et modifie durablement les relations et l'avenir des personnages. Plusieurs mois plus tard, Kanaan semble s'être isolé tandis que son apprentis, Ezra, est devenu un commandant de la rébellion. Le petit groupe est maintenant relié, et fait partie, d'une organisation bien plus large qui pourrait devenir l'Alliance telle que l'on connait dans Star Wars. Mais, pour l'instant, l'unité est loin d'être acquise et chacun agit de son côté en tentant de survivre. Et le groupe d'Ezra aura beaucoup de peine à survivre car l'Empire décide de faire appel à l'un de ses généraux les plus dangereux : Thrawn.

SPOILERS

La saison 3 continue sur la lancée des deux précédentes. Pour mémoire, j'expliquais avoir l'impression que la série nous montre une rébellion en voie de constitution, débutant par un groupe restreint sur une planète, pour ensuite partir sur une région de la galaxie avec un groupe plus grand. Lors de cette saison 3, on observe un lien de plus en plus important avec d'autres groupes d'importance moyenne de rébellions locales. Mieux encore, un personnage central de l'Alliance rebelle apparait et inaugure les premiers pas de l'Alliance, qui peut impliquer un début de combats militaires à grande échelle. Ainsi, la dernière saison, qui sera la 4, sera probablement l'occasion de faire le lien direct avec Rogue One et Star Wars a new hope, l'un des derniers épisodes pourrait valider mon impression.

Malheureusement, je trouve cette saison moins bonne que les deux premières. Le problème principal, à mon avis, concerne la structure de cette saison 3. En effet, au lieu d'une construction de l'intrigue générale qui donne l'impression de se diriger vers un point précis cette saison donne l'impression d'un brouillon. On suit les personnages lors de diverses aventures qui, toutes, ont eu logique pour la rébellion mais ne donnent que rarement l'impression de rentrer dans une méta-intrigue. Heureusement, il y a de très bons épisodes, je pense particulièrement aux trois derniers.

Un second problème concerne Thrawn. Les personnes qui connaissent un peu l'univers étendu Légende de Star Wars savent que Thrawn est l'une des menaces les plus importantes subies par la Nouvelle République. Son entrée dans l'univers étendu Canon est donc attendu avec impatience par beaucoup de monde. C'est un être d'un génie militaire sans égal. Sa caractérisation est très réussie, son calme lors des situations les plus dangereuses liée à son refus de faire preuve de pitié s’intègrent parfaitement à ma vision du personnage. Cependant, la série échoue à lui donner cette impression de menace qu'il devrait donner. Le problème c'est qu'à chaque fois qu'il apparait, en dehors des derniers épisodes, il échoue ou laisse les rebelles gagner. On a donc du mal à prendre au sérieux Thrawn alors qu'il ne fait rien de plus pour vaincre que les autres officiers impériaux présents.

*
**
***
**** Une troisième saison un peu en dessous des deux premières, surtout à cause d'un méchant mal utilisé et d'une structure trop brouillonne.
*****

Image : Allociné

459628.jpg

09:24 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels | | | |  Facebook

The unworthy Thor par Jason Aaron et Olivier Coipel

Titre : The unworthy Thor
Auteurs : Jason Aaron et Olivier Coipel
Éditeur : Marvel 6 juin 2017
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 1-5 de The Unworthy Thor. Depuis les évènements d'Original Sin Thor n'est pas digne de Mjolnir. Même son nom n'est pas le sien et Thor, maintenant Odinson, semble s'être plongé dans le doute alors qu'une nouvelle Thor a pris les cieux. Mais il s'est passé de nombreuses choses depuis Original Sin. Des univers sont morts et de l'un de ces univers un marteau est entré dans le nôtre, s'écrasant sur ce qui était Asgard. Il y a donc un second marteau de Thor dans l'univers et l'Odinson fera tout pour le porter, le protéger, et redevenir digne, redevenir le plus grand des dieux.

Que l'on soit clair, cette minisérie n'apporte pas grand-chose et sert surtout à relier plusieurs points du run de Jason Aaron tout en étant l'occasion de placer Thor dans le cadre de plusieurs bagarres. Ainsi, l'intrigue commence par Thor qui se bat pour atteindre le marteau et se termine par Thor qui se bat pour atteindre le marteau. Bien que cela ne soit pas le plus intéressant, ces combats servent un propos puisque Thor explique être moins puissant qu'avant, avec un statut moindre aussi bien sur Terre que chez les divinités.

Mais cette minisérie permet de faire deux choses. Premièrement, il permet de mieux comprendre ce qu'est devenu ce personnage depuis qu'il a perdu Mjolnir. Il permet aussi de poser la question de ce qu'est être digne tout en répondant enfin au mystère des mots qui ont permis de le faire tomber. Bien que je trouve cette révélation intéressante j'ai l'impression que cela revient sur quelque chose de terminé depuis longtemps. Mais ça reste logique. De plus, cette minisérie permet de relier plusieurs parties des intrigues mises en place par Aaron. Aussi bien le passé, la fin de Secret Wars et la guerre qui est annoncée, que le futur en donnant un premier aperçu d'un nouveau personnage. Je ne sais pas ce que Aaron souhaite faire, mais j'espère que ce sera réussi.

*
**
***
**** Cette minisérie s'adresse principalement aux personnes qui souhaitent continuer le run d'Aaron sur Thor, et mieux comprendre ce qu'il est devenu après être déclaré indigne.
*****

Image : Éditeur

detail.jpg

17/09/2017

Thor vol 1: The Goddess of Thunder par Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina

Titre : Thor vol 1: The Goddess of Thunder
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina
Éditeur : Marvel 13 mai 2015
Pages : 116

Ce volume contient Thor Vol. 4 1-5. Thor, fils d'Odin, est un grand combattant, un dieu vénéré et un Avengers. Ces derniers temps, il a non seulement stoppé un massacre des divinités commis par un être aux pouvoirs immenses mais il a aussi lutté contre le retour de Malekith, roi des elfes noirs tout en essayant de sauver la Terre de la pollution en s'attaquant à l'entreprise Roxxon. Mais, lors d'un combat sur la Lune, une personne lui a murmuré une phrase à l'oreille. Depuis, Thor ne mérite plus son marteau, Mjolnir, et passe ses journées à tenter de le soulever. Alors qu'il s'absente afin de combattre les géants des glaces une main soulève le marteau et devient Thor, déesse de l'orage. Oui, Thor est maintenant une femme et elle ne compte pas rester dans l'ombre.

Récemment, Marvel a été beaucoup critiqué pour un nombre élevé d'événements et le changement d'identité de plusieurs personnages, considéré comme certains milieux comme du "politiquement correct." Cependant, ces changements d'identités, ces recréations de personnes nouveaux ou anciens, fait partie d'un mouvement pour tenter de se diversifier et de mieux représenter un monde réel. Thor fait partie de ces changements puisque l'ancien Thor devient Odinson et donne son titre à une femme, dont on ne connait pas l'identité. Et celle-ci, écrite par les scénaristes, ne se laisse pas faire. Les dialogues commentent largement son changement de genre et elle répond à coup de marteau. Lors d'un épisode, elle décide même de s'attaquer au gamergate.

De plus, cette nouvelle série reste dans la continuité de l'ancienne. Même sans connaitre Original Sin, qui ne semble pas être très bon, on peut facilement comprendre pourquoi et comment les choses se sont déroulées. Lors des épisodes précèdent Thor était réintégré dans un univers mythique. La nouvelle Thor y reste et continue la lutte contre Roxxon. En gros, ce n'est pas parce qu'un nouveau personnage porte le marteau que l'intrigue va forcément changer. Personnellement, j'ai retrouvé une grande partie de ce qui me fait apprécier le run de Jason Aaron et je me réjouis de lire la suite.

*
**
***
****
***** La continuation d'un run que j'apprécie beaucoup. Vive Thor déesse de l’orage !

Image : Éditeur

detail.jpg

15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

*
**
***
**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
*****

Image : Allociné

001255.jpg

08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

09/09/2017

Superman Terre un. tome 2 par Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf

Titre : Superman Terre un. tome 2
Auteurs : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 8 juillet 2016
Pages : 136

Ce tome contient Superman Earth-One vol. 3. Superman n'est arrivé que récemment dans la vie des gens. Bien entendu, il a vécu longtemps dans une petite ville, passant son temps à grandir dans l'ombre. Mais lorsque des aliens décident d'attaquer la Terre pour le tuer puis lorsqu'un tueur en série apparait soudainement il décide de sortir en plein jour et de se faire connaitre en tant que Superman. Mais le monde a peur, que faire de cet être dont la puissance ne semble pas connaitre de limites ? Que faire d'un être capable de choisir ce qu'il souhaite et de forcer le monde à l’accepter ? La réponse pourrait bien se trouver à Krypton, car Superman n'est pas le seul rescapé. Son oncle est en route et il a un message pour la Terre.

Terre Un fait partie d'une gamme de romans graphiques de DC. Il existe plusieurs tomes sur quelques-uns des personnages iconiques de l'éditeur. Le but est de donner une nouvelle version de la jeunesse et des débuts de ces personnages. Contrairement aux autres productions, il n'y a pas de numéros mensuels et les tomes sortent immédiatement en librairie. J'ai Batman Terre Un, que j'apprécie, et j'ai bien aimé lire le premier tome de Superman Terre Un, qui me semble avoir fortement influencé le film Man of Steel. Il groupait le tome un et le tome 2.

Dans ce tome 3 les auteurs continuent sur leur lancée en répondant aux deux questions principales : pourquoi Kryton a-t-elle explosé et que faire face à un être tout puissant ? La première question est répondue d'une manière assez classique. On retrouve des aspects connus de la mythologie de Superman et je dois avouer que je n'ai pas ressenti de surprises. La seconde question est plus humaine. Elle permet aussi bien de montrer les problèmes diplomatiques que des essais technologiques. Les conséquences sont intéressantes mais je ne crois pas qu'elles seront développées. Je suis tout de même déçu que cet aspect ne soit pas mieux mis en scène avec de réels débats. Ce second tome permet au moins de terminer l'intrigue de manière classique mais maitrisée.

*
**
***
**** Pas de surprises, mais pas de problèmes non plus
*****

Image : Éditeur

superman-terre-1-tome-2.jpg

07/09/2017

Star Wars rebels (saison 1-2)

La République est morte à la fin de la guerre des clones. Les Jedis ont été massacrés et personne ne croit en leur survie. Les Siths et l'Empire ont pris leur place, secondé par une impressionnante machine de guerre testée durant la guerre des clones. Mais l'espoir n'est pas mort. Alors que l'Empire montait en puissance certaines personnes ont pris la décision de lutter pour les valeurs de la démocratie et de la liberté. Mais illes sont peu nombreux, désunis et isolés. Alors que l'Empire spécialise des pans entiers de son armée pour éviter un retour des Jedis et toutes possibilités de rébellions. L'un des petits groupes qui décide d'attaquer l'Empire se trouve sur Lothal. Alors qu'illes tentent de voler l'Empire illes rencontrent un jeune garçon qui pourrait bien avoir le potentiel d'user de la Force. Serait-il un atout futur pour la rébellion ?

SPOILER

Il y a une grande différence entre cette série et son prédécesseur : Clone Wars. The Clone Wars se déroulait sur de nombreux mondes et présentait un grand nombre de personnages dans le cadre de batailles gigantesques, même si, parfois, l'intrigue était plus individualisée. La série utilisait un univers entier comme décors en s'intéressant aux espèces, à la philosophie et à la politique aussi bien qu'aux combats. Rebels, en comparaison, est beaucoup plus spécifique. Durant les deux saisons, et probablement les deux suivantes, l'intrigue est concentrée sur un petit groupe et ses aventures. Ce qui permet de les présenter dans le détail et de les faire évoluer selon les évènements. Durant la première saison, la série est aussi concentrée sur une planète précise et le groupe ne voyage que peu, alors que la politique et la philosophie ne sont à peine effleurés. On passe donc d'une fresque gigantesque à une intrigue beaucoup plus intimiste qui s'attache aux besoins d'un groupe de rebelles et non sur une intrigue plus vaste avec des complexités politiques.

Il me semble aussi que la série ne souhaite pas devenir un Clone Wars qui explicite certains problèmes et manquements du troisième film. À mon avis, la série se concentre sur la création d'une rébellion et la structure de deux premières saisons pourrait me donner raison. En effet, la première saison débute sur une petite cellule sur une planète lointaine. Bien que d'autres groupes soient mentionnés on ne sait rien sur leur constitution ni sur leur fonctionnement. Durant la saison 2 la perspective change puisque le groupe s’intègre à une flotte de rebelles qui tente de coordonner des actions dans toute la galaxie. Mais cette flotte n'est pas encore l'organisation dont nous suivons les aventures durant Rogue One et le quatrième film. Elle est modeste et ne possède pas de bases pour ses actions, ce qui la rend vulnérable. Selon moi, cette série permet de montrer comment une rébellion se constitue depuis les petits combats sur le terrain jusqu'à devenir une organisation capable d'espionnage et d’actions militaires de grande envergure.

*
**
***
**** Moins spectaculaire que Clone Wars avec une attention moindre envers le fonctionnement de la galaxie Rebels me semble une série bien écrite dont l'écriture fonctionne parfaitement avec son thème.
*****

Image : Allociné

339624.jpg

09:51 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

06/09/2017

Secret Wars. Thors par Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka

Titre : Secret Wars. Thors
Auteur-e-s : Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka
Éditeur : Panini 23 août 2017
Pages : 96

Ce tome contient Thors (2015) 1-4. Le multivers Marvel est détruit, il ne reste qu'un agrégeas qui constitue le Battleworld. Un monde constitué de différents univers, divisé entre différents royaumes se trouvant sous les ordres de Victor von Fatalis. La vie y est difficile. Ce n'est pas un paradis et de nombreux crimes se déroulent qui peuvent mettre à mal le fragile équilibre de l'univers. Alors Fatalis a décidé de créer une force de police. Mais il est nécessaire de trouver les personnes dignes de servir la justice, des personnes capables d'être respectées. Et il se trouve que Fatalis a un certain nombre de Thors a son service. Alors pourquoi ne pas créer une force de police constituée exclusivement de Thors ? tout se passe bien jusqu'à ce que des femmes et des hommes inconnu-e-s et mort-e-s apparaissent subitement. Qui sont ces personnes et pourquoi les avoir tuées ?

J'ai bien apprécié ce tome de Secret Wars et cela parce qu'il est différent des autres que j'ai lu. En effet, lorsqu'on entend parler de Thor on s'attend à des intrigues autours de divinités et de mythes. Les comics réutilisent la mythologie pour créer quelque chose de différent mais toujours lié à un matériel de base supposé connu des lecteurs et lectrices, donc simplifié. Jason Aaron décide de passer totalement de l'autre côté. Il crée une intrigue policière avec des Thors comme force de maintien de l'ordre. La lecture donne l'impression d'un décalage car l'on retrouve des aspects familiers avec une grande différence dans le ton et le fonctionnement de l'intrigue. Bien que l'on pourrait avoir l'impression que cela ne puisse pas fonctionner c'est plutôt réussi.

Mais ce que j'ai surtout apprécié sont les liens que crée Aaron avec l'avant et l'après. Thors n'est pas en dehors de l'intrigue principale de Secret Wars et fonctionne en parallèle sans donner trop d'informations. On peut lire le tome sans connaitre l'évènement principal et ce dernier est enrichi par la lecture de Thors. Les auteur-e-s reprennent des personnages qui sont au même point que là où on les avait laissés dans les séries, ce qui permet de retrouver le Thor indigne mais aussi la Déesse du tonnerre qui a pris sa place. Mieux encore, Aaron décide de créer un lien avec la suite de Secret Wars en plaçant un point central de l'intrigue qui sera probablement utilisé dans la série Thor ultérieure à l'évènement.

*
**
***
**** Décalée, inattendue, et la mise en place de liens avec l'univers Marvel normal... Des raisons qui me font beaucoup apprécier cette lecture
*****

Image : Éditeur

image_gallery?img_id=9244983&t=1500998419977

04/09/2017

Star Wars: The clone wars (1-6)

Les films de la prélogie Star Wars se préoccupent de deux époques : l'entrée dans la Guerre des Clones et la destruction des Jedi lors de sa fin. Mais, entre deux, de nombreux évènements ont eu lieu. Étant moi-même un grand fan de Star Wars je ne pouvais pas justifier plus longtemps de ne pas avoir regardé la série The Clone Wars. Celle-ci se déroule pendant plusieurs années, la chronologie des épisodes n'est pas toujours très claire et, parfois, des épisodes de saisons ultérieures se déroulent avant des épisodes que nous avons vus plus tôt. Globalement, on nous fait suivre plusieurs personnages au cœur de la guerre : que ce soit sur le champ de bataille ou sur le champ politique et diplomatique.

Cette série a le grand mérite de densifier un univers déjà très large. En effet, plutôt que de ne s'intéresser qu'au versant militaire la production a décidé de faire attention aux problèmes politiques et diplomatique, dont de prendre en compte les conséquences d'une guerre sur la population et sur les combattant-e-s. Ainsi, il existe un certain nombre d'épisodes qui tentent de permettre une paix entre les deux parties du conflit, ce qui implique de normaliser les Séparatistes. De manière générale, la République n'est pas présentée comme spécifiquement bonne tandis que les Séparatistes, or situation de combats, sont présentés comme des personnes qui ont des arguments légitimes face à une République en échec. Nous allons donc bien plus loin que les films qui se contentent d'opposer deux forces pour mieux comprendre le fonctionnement de la guerre.

Cette série met aussi en avant la tragédie de la guerre de clones. En effet, lorsqu'on connait le film III de la prélogie on sait que cette guerre est un piège pour détruire les Jedis. Mais la série va plus loin encore. On entre concrètement dans le jeu d'échec de Palpatine, qui contrôle les deux parties du conflit. On comprend que l'échec, pour les Jedis, était obligatoire. Non seulement illes ont accepté d'entrer en guerre mais une guerre créée pour que les Siths ne puissent que gagner, étant au contrôle des deux parties. À plusieurs reprises les Siths sont montrés manipulant l'une ou l'autre partie sans prendre en considération les enjeux stratégiques à court terme si cela permet de faire avancer leur agenda.

Enfin, cette série permet de réparer le problème le plus important de la prélogie : Anakin. Le second film permettait de le montrer aux prises de la tentation du côté sombre de la force pour basculer entièrement et d'un seul coup lors du troisième film. Mais la transition est bien trop brutale pour être acceptable et je fais partie des personnes qui ont trouvé cela ridicule et mal écrit. La série permet de construire sur l'entre-deux. Pour cela, elle utilise un nouveau personnage qui sert, à mon avis, de point d'ancrage moral à Anakin : Ashoka Tano. Je pense que si la saison 6 avait pu être terminée son départ aurait été construit comme l'une des causes de la chute d'Anakin. Mieux encore, la série montre les conséquences néfastes de la guerre pour les Jedis. Plusieurs d'entre-elleux sont montrés comme tombant dans le côté obscur ou trahissant l'Ordre et la République. La guerre, dans la série, renforce les Siths tout en affaiblissant les Jedis ce qui implique nécessairement un certain nombre de passage du côté obscur. Enfin, la série ne néglige pas Anakin qu'elle décrit comme un stratège doué mais aussi offensif et n'hésitant pas à tout faire pour gagner, Là encore, la série construit ceci sur les points positifs d’Anakin : sa volonté de tout faire pour éviter des pertes. Plusieurs épisodes montrent Anakin soit en train de résister à tomber dans le côté obscur soit tuant sans merci des ennemis.

*
**
***
**** Selon moi, cette série de 6 saisons est un très bon moyen d'entrer plus avant dans l'univers Star Wars et, plus spécifiquement, l'époque de la Guerre des Clones. Elle est bien écrite, elle s'améliore avec le temps et possède de nombreux personnages attachant (vive Ashoka)
*****

Image : Allociné

119627.jpg

08:58 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the clone wars | | | |  Facebook