24/06/2018

Histoire du canton de Neuchâtel 3. La création d'une République. De la Révolution de 1848 à nos jours par Jean-Marc Barrelet

Titre : Histoire du canton de Neuchâtel 3. La création d'une République. De la Révolution de 1848
Auteurs : Jean-Marc Barrelet
Éditeur : Alphil 2011
Pages : 139

Ce troisième, et dernier, tome s'intéresse à la période de 1848 à 2011. L'auteur débute sur une Révolution en mars 1848 qui prend les tenants de l'ancien régime par surprise. En peu de temps, le pays est aux mains des insurgés, soutenus par la jeune confédération et les vainqueurs du Sonderbund. Cependant, l'auteur démontre que la République n'est pas sans faiblesses. Tout d'abord, il explique quelles sont les problèmes des radicaux. En effet, ceux-ci essaient de réformer en vitesse un pays tenus pendant longtemps par des systèmes archaïques et donc une partie de la population ne veut pas. De plus, les révolutionnaires sont eux-mêmes divisés et cela aboutis à la chute du gouvernement. Dans ce contexte, les royalistes essaient de prendre le pouvoir à l'aide d'un putsch. Leur échec est dû aussi bien à un manque de soutien que par l'action rapide des radicaux. Mais il est aussi le début de problèmes diplomatiques pour la Confédération, qui a failli tourner en une guerre avec l'Allemagne.

L'auteur offre aussi un tableau économique du pays. Après les soubresauts de la Révolution et du Putsch, il est nécessaire de réformer les industries du pays. Ces réformes impliquent la mise en place de voies de communication entre le canton et le reste de l'Europe. Les particularismes régionaux débouchent sur le choix de deux voies qui se concurrencent et coutent chers. Les autorités essaient aussi de développer l'industrie horlogère en abandonnant le travail à domicile. Bien que certains patrons tentent de garder un lien entre eux et les ouvriers, les changements impliqués permettent l'essor du syndicalisme et du socialisme.

Enfin, l'auteur essaie aussi de nous montrer les évolutions culturelles et scolaires. Celles-ci sont mises en place en lien avec l'industrie horlogère qui demande un apprentissage professionnel, avec des écoles qui lient art, commerce et mécanique. Neuchâtel devient un vivier de compétences pour la création de montres de luxe mais aussi de leur développement technologique, bien que les changements dans l'industrie poussent certains corps de métier à disparaitre. Le canton possède aussi la plus petite université de Suisse qui a un lien important avec le Front national suisse de la recherche et se spécialise dans certains domaines précis.

La lecture de ces trois tomes donne une image intéressante, complète mais aussi très synthétique du canton. Les auteurs nous permettent de comprendre d'où proviennent des particularités qui existent encore aujourd'hui, et qui peuvent parfois créer des problèmes pour le fonctionnement du canton. Il ressort de la conclusion de ce dernier tome que Neuchâtel, selon l'auteur, doit choisir entre vivre seule à l'aide de ses propres forces ou se réformer, s'unir et se lier à d'autres cantons. Une conclusion que l'auteur semble généraliser à l'ensemble de la Suisse.

Image : Éditeur

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22/06/2018

Lazarus 6. X+66 par Rucka, Lark et Arcas

Titre : Lazarus 6. X+66
Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
Éditeur : Glénat 13 juin 2018
Pages : 176

Ce volume 6 contient Lazarus X+66 1-6. Il y a deux ans l'un des fils de Carlyle trahissant. Il y a deux ans ce même fils parti chez la famille Hock, et fut capturé et torturé avant de disparaitre lors d'une réunion diplomatique de toutes les familles. Lors de ce conclave débute la guerre du même nom. Depuis deux ans les familles qui se divisèrent le monde il y a 66 ans luttent les unes contre les autres. Les Carlyle ne sont pas seul-e-s et ce tome nous permet de mieux connaitre la vie de nombreuses autres personnes qui sont aussi impliqué dans cette guerre, que cela soit voulu ou subi.

SPOILERS

Cette minisérie est un bon moyen, pour son auteur, d'étendre l'univers créé. Bien que l'on n'en sache que peu sur les événements qui ont mené à cette dystopie, tout au plus sait-on qu'il y a eu une division du monde après la chute des nations, on en sait un peu plus sur le fonctionnement contemporain de cet univers. Ce tome construit sur ce que l'on sait afin de rendre l'intrigue plus riche. Les 6 histoires s'intéressent aussi bien aux Lazares qu'aux serfs ou encore à la possibilité d'une révolte.

Mieux encore, ces 6 histoires ne font pas qu'étendre l'univers du scénariste, elles préparent la suite. En effet, chacun des personnes que l'on nous présente ou qui gagne en profondeur a un rôle à jouer dans l'intrigue principale. Ces personnages se préparent à changer de métier ou découvrent des informations importantes sur la guerre, par exemple la survie du frère perdu des Carlyle. Il est difficile de savoir ce qui sera conservé pour la série principale mais je pense que plusieurs indices s'y retrouveront. Je suis particulièrement intéressé de voir comment Johannah, Jonah, Forever est une potentielle résistance pourraient se rencontrer.

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**** Un tome constitué entièrement de standalones qui enrichissent beaucoup l'univers de cette série.
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Image : Éditeur

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Histoire du canton de Neuchâtel 2. Le temps de la monarchie, politique, religion et société de la Réforme à la Révolution de 1848 par Philippe Henry

Titre : Histoire du canton de Neuchâtel 2. Le temps de la monarchie, politique, religion et société de la Réforme à la Révolution de 1848
Auteurs : Philippe Henry
Éditeur : Alphil 2011
Pages : 160

L'auteur, en 8 chapitres, essaient de nous montrer de quelle manière Neuchâtel fonctionne dans le cadre de ce que l'on nomme l'Ancien Régime (terme qui ne peut se comprendre sans faire référence à la Révolution française). Pour cela, il s'intéresse aussi bien à la politique, l'économie qu'aux relations de la principauté avec les têtes couronnées de France et de Prusse. En effet, Neuchâtel n'entre que tardivement dans la Confédération et reste un pays soumis à un souverain étranger jusque dans le XIXe siècle.

L'auteur nous démontre que le fonctionne de la principauté est particulièrement traditionnel, les élites au pouvoir ne souhaitent pas modifier le fonctionnement du pays et préfèrent se référer à une coutume considérée comme la raison du destin favorable du peuple neuchâtelois et de son territoire. Le pouvoir contrôle la presse et le politique tout en refusant tout changements concernant le fonctionnement pénal du pays. Ce n'est que tardivement que la peine de mort, les peines corporelles et la torture seront abandonnées ou réformées, sous la pression de l'étranger. Sur place, les volontés de réformes sont qualifiées de sédition et rapidement surveillées et réprimées. Seule la presse du reste de la Confédération ainsi que l'exemple de cette dernière permet de penser un potentiel changement.

Mais l'auteur analyse aussi une époque de changements économiques. Face aux contrôles étroits de l'industrie dans les villes, des entrepreneurs décident de fonctionner en lien avec des habitant-e-s de la campagne afin de créer de nouvelles industries. Ces entrepreneurs contrôlent la vente et l'achat de matière première, la transformation dépendant d'un travail personnel à domicile. Les ouvriers et ouvrières sont soumis au bon vouloir de l'entrepreneur. L'indiennage profite de ces changements mais aussi l'industrie de la montre, malgré quelques problèmes conjoncturels.

L'Ancien régime est aussi une époque de changements importants pour la principauté en matière de souveraineté. Les bourgeois réussissent à défendre l'idée que Neuchâtel ne peut pas être divisé et, plus important encore, d'être capable de choisir leur propre souverain. À plusieurs reprises, un tribunal doit décider quel prétendant reçoit la souveraineté sur la principauté. Bien que la France souhaite contrôler le territoire c'est le roi de Prusse qui est choisi, moyen de défendre les acquis de la Réforme. Face aux royalistes, une partie des habitant-e-s souhaitent rejoindre la Confédération et abandonner l'idée d'une double appartenance et donc les particularités que cela implique, particularités de moins en moins acceptées par Berlin. L'auteur écrit un second tome riche qui réussit, selon moi, à mettre en avant le fonctionnement du pays tout en l'inscrivant dans le contexte de l'Ancien régime. Bien que les informations décrites ne soient pas des surprises pour les personnes qui connaissent la période, l'examen de Neuchâtel permet d'observer plus précisément ce que cela implique au niveau régional.

Image : Éditeur

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20/06/2018

Histoire du canton de Neuchâtel 1. Aux origines médiévales d'un territoire par Jacques Bujard, Jean-Daniel Morerod, Grégoire Oguey et Christian De Reynier

Titre : Histoire du canton de Neuchâtel 1. Aux origines médiévales d'un territoire
Auteurs : Jacques Bujard, Jean-Daniel Morerod, Grégoire Oguey et Christian De Reynier
Éditeur : Alphil 2014
Pages : 160

Neuchâtel est un canton qui me fascine depuis plusieurs années. Je ne connais que peu son histoire mais lorsque j'ai su qu'il y avait eu des comtes je me suis toujours demandé ce qui leur était arrivé. D'autant que la famille a laissé derrière elle un magnifique monument funéraire que j'ai pu contempler. Il n'est donc pas étonnant que je souhaite en savoir plus et que je profite que Alphil ait édité trois livres sur l'histoire de ce canton. Ce premier tome se divise en 15 chapitres écrits par 4 personnes

Les auteurs commencent par expliquer l'origine de Neuchâtel. Ils essaient de mettre en avant les zones antiques, qui prouvent que le territoire était habité depuis longtemps. Ces chapitres sont nourris par l'archéologie qui permet de comprendre quels furent les premières zones d'habitations. Mais cette partie est aussi l'occasion, pour les auteurs, de mettre en question quelques sources sur l'histoire du canton. En effet, une partie de ces sources sont des faux conçus par un ancien notable neuchâtelois. Les auteurs essaient aussi de montrer comment le territoire s'est étendu sous la période médiévale, là aussi en se concentrant sur une analyse des bâtiments et de l'archéologie.

En seconde partie, les auteurs essaient de placer Neuchâtel dans le contexte médiéval en s'intéressant aux différents membres de la seigneurie de Neuchâtel. Cette histoire est riche, ce qui est mis en avant par les auteurs. En effet, la famille seigneuriale est très proche de certaines des familles les plus importantes des différentes époques, comme les Zähringen mais aussi les Savoies et la Bourgogne. Ces rapprochements sont démontrés par les choix des noms des héritiers, qui marquent le souhait d'un rapprochement de la part de la famille de Neuchâtel.

Cependant, ces mêmes seigneurs doivent lutter contre des branches différentes de leur propre famille. Elle se rapproche du royaume de France, se plaçant en porte-à-faux face à l'Empire mais aussi aux cantons Suisses et surtout elle perd ses héritiers mâles, forçant un passage par les femmes. Petit à petit, les comtes quittent Neuchâtel pour n'en faire qu'un moyen de justifier une position et de payer une vie de Seigneur dans les cours françaises. Ce qui permet aux confédérés de prendre le contrôle du territoire, contrôle qui sera abandonné après l'alliance avec la France.

Ce premier tome n'est pas le livre le plus intéressant que je connaisse. Le propos est souvent aride, non pas à cause des informations offertes mais parce que les auteurs s'intéressent beaucoup aux informations archéologiques et du bâti. De plus, je me demande à quel point ce livre est compréhensible sans une connaissance de base de l'époque. Les auteurs traversent une partie de la fin de l'Empire romain et toute l'époque médiévale, s'arrêtant à la Réforme. Les informations plus générales sur la société et la politique médiévale ne sont pas offertes ce qui pourrait poser problèmes pour comprendre ce livre.

Image : Éditeur

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18/06/2018

Jurassic World Fallen Kingdom

Il y a quelques années, le monde a regardé avec horreur la destruction du Jurassic World. Des milliers de victimes ont été rapatriée en urgence tandis que les dinosaures retrouvaient leur liberté. Depuis, l'île est laissée tranquille. Mais celle-ci n'est pas simplement sujette aux ouragans, aux coupures d'électricité et aux trahisons militaires. L'île est aussi un volcan qui est maintenant classé comme actif. La question qui passionne le monde concerne le droit théorique des dinosaures à la vie, et donc leur classement comme espèce menacée. Alors que certains groupes, menés par Claire Dearing, souhaitent les sauver et créer un sanctuaire d'autres considèrent que ce volcan n'est qu'un moyen adéquat pour détruire ce qui n'aurait jamais dû être créé. Le monde est suspendu à la réponse qui sera donnée à cette question

SPOILERS

On ne se le cachera pas, ce film n'est pas trop mauvais. Il est très loin d'être bon mais il a de jolis moments. La partie qui se déroule sur l'île est très réussie, et même belle à certains moments lorsqu'on oublie l'arrivée extrêmement kitsch du logo du film. Il y a des scènes véritablement fortes, d'un point de vue émotionnel et l'on commence à comprendre pour quelle raison ou souhaiterait sauver les dinosaures. Malheureusement, la seconde partie est beaucoup moins intéressante. Elle continue sur une simple copie du second film de la franchise mais au lieu d'un parc au centre d'une ville les méchants veulent faire des dinosaures les armes du siècle, tentant de vendre les spécimens vivants à des riches. Cette partie du film ne montre que peu de dinosaures, il n'y en a que 3 en liberté, et préfère nous expliquer à quel point le méchant est vraiment méchant. Malgré tout, je tiens à mettre en avant un point très positif de cette seconde partie. Bien qu'elle soit peu intéressante elle place des centaines de personnes particulièrement riches dans une salle et décide d'en massacrer une grande partie. Le monde ne peut que s'en sentir mieux.

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** Un film peu intéressant.
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Image : Éditeur

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09:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jurassic world, fallen kingdom | | | |  Facebook

Histoire de Fribourg 3. Ancrages traditionnels et renouveaux (XIXe-XXe siècle) par Francis Python

Titre : Histoire de Fribourg 3. Ancrages traditionnels et renouveaux (XIXe-XXe siècle)
Auteur : Francis Python
Éditeur : Alphil 2018
Pages : 136

Ce court, du moins plus court que les deux autres, volume clôture cette histoire de Fribourg en s'intéressant à l'époque contemporaine, durant laquelle le canton essaie de résister à des changements importants. L'auteur divise son livre en 8 chapitres afin de décrire les problèmes, les changements et les résistances mis en place par les autorités cantonales durant ces deux siècles. On pourrait considérer que ce livre se divise en trois grosses parties selon le fonctionnement politique du canton.

La première partie concernerait la sortie de l'Ancien régime et les résistance face aux changements imposés par la République helvétique et la Constitution de 1848. Bien que l'on ait souvent l'impression d'une histoire traditionnelle, l'auteur nous explique que le canton est en faveurs des changements mis en place dans la Constitution de 1848. Ce n'est que dans les années 1830 que les forces conservatrices reprennent le dessus et poussent le canton à s'engager dans une alliance séparée, ce qui débouche sur un siège de 3 jours et une capitulation un peu misérable. Dès la mise en place de la Constitution de 1848, le canton est soumis aux forces radicales qui imposent des changements politiques et sociétaux importants, sans jamais demander l'avis du peuple.

La seconde partie débute vers 1857 et pourrait se terminer en 1946. C'est la période de la République chrétienne. Bien que celle-ci commence par une coalition entre modérés et conservateurs, face aux radicaux, elle devient vite une force purement conservatrice dont le but est de défendre l’église et ses acquis. Cela n'empêche pas de mettre en place des travaux importants. En particulier, les autorités cantonales s'intéressent de près à l'éducation des jeunes hommes et poussent à la construction d'une université, considérée comme chrétienne. Ce sont aussi des constructions importantes. Mais ce système est mis à mal par des changements économiques suivant les deux guerres mondiales et, petit à petit, le paysage politique se modifie permettant de penser l'entrée des socialistes au parlement et, à terme, au gouvernement.

Les deux derniers chapitres s'intéressent à cette période durant laquelle la société fribourgeoise connait des changements majeurs. Bien entendu, cela implique l'entrée des socialistes au gouvernements, Denis Clerc étant le premier. Mais ce sont aussi des tentatives de réformes et des investissements dans le milieu industriel. Le canton souffre de ne pas avoir fait attention à l'éducation des jeunes du babybooms dans des secteurs industriels mais il contrebalance ceci avec des espaces importants qui permettent de nombreuses constructions. Malheureusement, le canton est aussi impacté par les chocs pétroliers, ce qui implique le retour d'un chômage.

Ce dernier tome se termine pratiquement en 2018. Il permet de connaitre le fonctionnement d'un canton souvent considéré comme traditionnel et peu développé. Malheureusement, je déplore que l'auteur n'ait pas examiné la République helvétique dont il ne parle que très peu. C'est une période que je connais assez peu et qui est souvent considérée comme la pire de l'histoire du pays. Cependant, elle a permis de construire ce qui est considéré comme la Suisse moderne.

Image : Éditeur

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16/06/2018

Histoire de Fribourg 2. Une ville-Etat pour l'éternité (XVIe-XVIIIe siècle) par François Walter

Titre : Histoire de Fribourg 2. Une ville-État pour l'éternité
Auteur : François Walter
Éditeur : Alphil 2018
Pages : 178

Ce second tome de l'histoire de Fribourg est écrit par François Walter, auteur de l'histoire Suisse en 5 tomes chez le même éditeur. La période examinée est celle de l'Ancien Régime qui débute après l'époque médiévale et se termine par la Révolution française, en tout cas ses effets en Suisse. L'auteur divise son livre en deux parties. La première prend en compte le XVIe siècle, siècle qu'il qualifie de réformes, tandis que la seconde partie s'intéresse aux deux siècles qui suivent que l'avant-propos qualifie de plus stable. Mis à part cela, le livre est divisé en 15 chapitres, les 6 premiers étant intégrés à la première partie.

Bien que la période étudiée soit moins longue que pour le premier volume (5 siècles contre 3) l'histoire est tout aussi riche. La division en deux parties permet de mettre en avant les différences entre deux périodes, une de conflits et une stable, permettant la consolidation du système de l'Ancien régime. La période du XVIe siècle est un moment de changements territoriaux mais aussi religieux. Non seulement la concurrence bernoise gagne des points en prenant le contrôle du pays de Vaud mais Luther prend de l'importance. La ville de Fribourg choisit résolument de rester proche de la religion catholique alors que l’évêque de Lausanne perd ses possessions ainsi que son siège, bien que Fribourg tente de l'attirer dans ses murs.

La seconde partie du livre s'intéresse aussi à ces sujets, mais le contexte est stabilisé si l'on en croit l'auteur. Cela lui permet d'examiner le fonctionnement politique de la ville. Il montre tout d'abord que la bourgeoisie commence à se fermer. Ce qui permet de créer des statuts divers à l'intérieur même de celle-ci entre les bourgeois qui ont des droits politiques et les familles qui peuvent régner. Ceux-ci ont de plus en plus de privilèges tandis que le système politique donne un pouvoir important à un groupe précis de personnes. Mais cela n'empêche pas des révoltes contre les seigneurs, basés sur les demandes d'accès aux archives qui pourraient posséder des exemptions.

L'auteur essaie aussi de montrer des changements économiques, parfois liés au mercenariat. Celui-ci est contrôlé par les familles les plus riches qui intègrent des personnes faisant partie des lieux sous leurs contrôles. Empêchant une possible concurrence. L'époque permet aussi de mettre en avant l'importance de la production du fromage à pâte dure. Sa production implique de posséder des bêtes mais aussi des pâturages en montagne et des routes pour les marchands. Ceux-ci sont encore soumis à de nombreuses taxes.

Le livre se termine sur l'annonce de la Révolution française et les Lumières. Bien que les événements de Paris soient vus de loin les inquiétudes sont de plus en plus importantes alors que des bannis fribourgeois sont libérés et que des exilés et soldats suisses rentrent en ville. La période est aussi celle d'une censure plus importante des idées et des textes, alors que les révoltes sont considérées comme une violation de l'ordre naturel provenant de dieu. Bien que la période ne soit de loin pas ma préférée, j'ai apprécié la lecture de ce livre qui permet de mieux comprendre les changements importants de ces trois siècles dans une ville helvétique. J'ai particulièrement apprécié comprendre de quelle manière fonctionnait politiquement l'Ancien régime dans cette ville, système qualifié de patriciat qui n'est pas universel sur le territoire de la Confédération.

Image : Éditeur

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Jessica Jones 3. Return of the purple man par Bendis, Gaydos et Hollingsworth

Titre : Jessica Jones 3. Return of the purple man
Auteurs : Bendis, Gaydos et Hollingsworth
Éditeur : Marvel 8 mai 2018
Pages : 112

Ce troisième volume contient Jessica Jones 13-18. Jessica Jones a survécu à l'homme pourpre a plusieurs reprises. Elle a construit une famille, un couple et une carrière qui a plus ou moins de succès. Dernièrement, elle a accepté d'aider des ami-e-s et même une ennemie. Ce qui lui a couté très cher au point de vue personnel puisque cela a faille détruire son couple. Mais les choses vont mieux entre elle et Luke Cage. Cependant, elle a appris que l'homme pourpre s'est échappé de la prison du SHIELD. Personne ne sait où il se trouve. Jessica, elle, ne pense qu'à se préparer et essaie de savoir qui de ses ami-e-s est sous le contrôle de l'une des pires personnes du monde.

SPOILERS

Cette série se termine avec ce troisième volume et le départ de Bendis en direction de DC, pour écrire Superman. Jessica Jones est probablement sa meilleure création et son adaptation en série par Netflix a permis de la faire connaitre par beaucoup de monde. Cette série est un moyen de naviguer sur la réussite de l'adaptation Netflix mais aussi de replacer Jessica Jones dans son rôle de détective. Malgré qu'elle ne se soit occupée que de problèmes de super héro-ïne-s cela restait intéressant et assez bien écrit.

Ce dernier volume est clairement un moyen pour Bendis de boucler la boucle. Cela implique une confrontation entre l'homme pourpre et Jessica Jones. Loin d'excuser les actions de l'homme pourpre cela permet de le supprimer et de développer un peu plus Jessica en lui proposant de contrôler la personne qui l'a contrôlée, afin de créer le bien. Il est facile de savoir qu'elle sera la décision de l'héroïne. Bendis termine aussi en replaçant Jessica dans le monde des détectives en lui offrant un dernier cas qui débute exactement de la même manière que dans Alias. En ce qui me concerne, l'exercice est réussi.

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**** Une conclusion bien écrite qui laisse ouverte une potentielle nouvelle série tout en offrant une fin adéquate au personnage.
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Image : Éditeur

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Injustice Ground Zero 2 par Christopher Sebela, Tom Derenick, Daniel Sampere et pop Mhan

Titre : Injustice Ground Zero 2
Auteurs : Christopher Sebela, Tom Derenick, Daniel Sampere et pop Mhan
Éditeur : DC 3 octobre 2017
Pages : 136

Ce second volume contient Injustice : Ground Zero 7-12. Dans la série Ground Zero les auteurs essaient de mettre en scène les événements du jeu Injustice afin de placer les intrigues pour la suite, en comic et en jeux. Ce second volume continue sur la lancée du premier en montrant ces combats du point de vue d'Harley Quinn, vilaine devenue héroïne. Ce choix est une bonne manière d'éviter de redire à l'identique ce que le jeu montre tout en développant ce personnage alternatif. En effet, les auteurs essaient de la confronter au Joker mais aussi à ses responsabilités en la plaçant à la tête d'un gang.

SPOILERS

On va le dire immédiatement, comme le premier tome ce second est dispensable si l'on ne souhaite pas terminer la série autours de l'univers Injustice. Il est d'autant plus dispensable si l'on connait le jeu puisque le comics ne fait que broder autours. Cependant, il y a tout de même quelques bonnes idées. Ce que j'ai le plus apprécié concerne la manière d'écrire Harley Quinn. Au cinéma, dans le cadre de Suicide Squad, Harley et le Joker sont montrés comme un couple de criminel-le-s. Oubliant la caractéristique principale de leur relation : sa toxicité. Ce comics, malgré ses problèmes, n'oublie pas ce sujet et tenter de montrer de quelle manière Harley Quinn essaie de se détacher du Joker, et échoue souvent. Bien que je déplore le manque d'aide de ses ami-e-s j'apprécie qu'on la montre se battant seule et prenant la décision par elle-même de refuser cette relation.

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*** Une série loin d'être indispensable.
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Hawkeye 3. Family Reunion par Thompson, Romero et Bellaire

Titre : Hawkeye 3. Family Reunion
Auteur-e-s : Thompson, Romero et Bellaire
Éditeur : Marvel 22 mai 2018
Pages : 112

Ce troisième volume contient Hawkeye (2016) 13-16 et Generations : Hawkeye & Hawkeye 1. Ce troisième volume marque la fin de cette série. Depuis son arrivée à Los Angeles Kate s'est confrontée à son père et à Madame Masque, qui ne l'apprécie pas beaucoup. Elle s'est aussi rapprochée de plusieurs personnes dont une détective de police un peu irascible. Mais cette fois elle a besoin d'aide. Naturellement, elle demande à Clint de la rejoindre. En effet, elle pense que sa mère pourrait être encore vivante. Bien que Clint soit d'accord de l'aider il a ses propres problèmes, on essaie de le tuer mais il ne sait pas qui ni pourquoi.

SPOILERS

Je savais par avance que cette série ne durait pas longtemps. Mais j'apprécie le personnage de Kate depuis que je l'ai découvert dans les pages de Hawkeye scénarisé par Matt Fraction. J'aimais encore plus l'idée de laisser le personnage se lancer dans des aventures sans avoir un homme, un mentor, derrière son dos. Malheureusement, ce volume débute par une aventure peu intéressante qui fait partie de Generations, une tentative de relier nouveaux et anciens personnages afin de revenir aux sources (les sources étant des hommes blancs hétéros). Heureusement, la scénariste a le bon sens d'utiliser ce qu'on lui impose afin de préparer la fin des aventures de Kate. On retrouve donc quelques idées dans les autres numéros qui composent ce volume.

Il est tout aussi dommage que la fin de cette série se termine si abruptement. Je ne sais pas si la scénariste pensait pouvoir écrire plus de numéros ou si elle souhaitait simplement créer des pistes pour la suite. L'une des amies de Kate dévoile des pouvoirs, on nous montre des indices d'une possible relation amoureuse entre Kate et l'une de ses amies et le dernier numéro se termine avec l'arrivée de presque tout ce qui fait la vie d'Hawkeye. Pire, on retourne au départ avec la fuite du père de Kate et surtout la révélation de la série concernant sa mère. Bref, ce dernier volume est très frustrant puisque l'on ne sait pas ce qui a en découler et si les pistes laissées en place par la scénariste seront utilisées.

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*** Une fin de série frustrante car un grand nombre d'idées sont laissées en suspens.
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13/06/2018

Batwoman 2. Wonderland par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

Titre : Batwoman 2. Wonderland
Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
Éditeur : DC 5 juin 2018
Pages : 128

Ce second volume contient Batwoman 7-11. Batwoman s'occupe à la fois d'une équipe en plein Gotham chargée d'éviter les problèmes qu’une personne unique ne peut résoudre. Cette équipe a dû s'attaquer à une opération secrète du père de Batwoman : Jacob Kane. Mais Batman a aussi décidé d'envoyer Batwoman en mission à l'étranger. Une société vend des armes à toutes les personnes et organisations qui possèdent assez d'argent. Ces armes sont aussi bien biologiques que nucléaires ou humaines. Elles sont fortement défendues par des agent-e-s spécifiques. Depuis l'île Batwoman a détruit plusieurs de ces armes. En ce moment, elle est sur les traces de Needle, en plein milieu du Sahara. Elle est aussi isolée, sans moyens de fuir ou de communiquer.

SPOILERS

Il est difficile d'atteindre le niveau du Batwoman de Rucka, mis à mal par une équipe créative qui n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait. J'attendais particulièrement cette nouvelle série dont le premier volume me semblait intéressant et intégré dans une continuité artistique et scénaristique, tout en ajoutant quelques informations. Ce second volume me semble moins bon. Bien qu'une partie de l'impression que j'ai découle des nombreuses pages durant lesquelles Batwoman est droguée, il y a aussi, à mon avis, beaucoup de confusion entre les événements. J'ai presque l'impression qu'il manque des pages afin de vraiment comprendre ce qui se déroule.

L'intrigue me semble moins importante que la question régulièrement posée dans les pages de ce second volume : qui est Kate Kane alias Batwoman ? Elle est une jeune soldate virée de l'armée pour cause d'homosexualité, une jeune fêtarde héritière d'une fortune, la fille d'un colonel de l'armée, l'un des membres de l'équipe de Batman mais aussi, peut-être, une héroïne qui pourrait aller plus loin que Batman. Dans ces pages elle est aussi décrite comme un poison qui détruit tout ce qu'elle touche : famille, ami-e-s, amantes ou encore protégé-e-s. Si j'ai bien compris les propos de la scénariste, Batwoman est surtout une survivante qui connait ses traumas et les utilise pour se rendre plus forte et agir selon ce qui est nécessaire.

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*** Moins bon que le premier volume mais tout de même intéressant à la fois d'un point de vue artistique et pour le personnage.
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Image : Éditeur

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Jessica Jones 2. The secrets of Maria Hill par Bendis, Gaydos, Pulido et Hollingsworth

Titre : Jessica Jones 2. The secrets of Maria Hill
Auteurs : Bendis, Gaydos, Pulido et Hollingsworth
Éditeur : Marvel 12 décembre 2017
Pages : 136

Ce second volume contient Jessica Jones 7-12. Le monde de Jessica Jones est sens dessus dessous. Bien qu'elle ait réussi à terminer la mission que lui a confié Carol Danvers sa vie privée en a fortement souffert. Son mari est parti avec sa fille, après avoir parlé à la mère de Jessica. Elle ne sait pas où se trouve ni l'un ni l'autre. Ses ami-e-s ne sont pas capables, voire ne veulent pas l'aider. Pire encore, une agente du SHIELD est en train de saigner sur le sol de sa salle de bain. Cette agente est Maria Hill, récemment renvoyée du SHIELD, et elle est la victime de tentatives d'assassinats. Selon elle, seule Jessica Jones est capable de découvrir qui souhaite tuer Maria Hill.

SPOILERS

Ce second volume est en demi-teinte en direction d'un mieux. Tout d'abord, il permet de s'occuper de la relation de Jessica Jones avec le SHIELD, le monde des héro-ine-s et le monde plus proche de l'illégalité. L'enquête sur Maria permet d'user de ces différents points de vue tout en continuant sur des points litigieux du passé, rapidement mentionnés. L'enquête est assez intéressante sans être particulièrement inventive et sa conclusion permet d'ouvrir la suite de la série tout en humanisant Maria Hill.

Le problème concerne la vie privée de Jessica Jones. À la fin du premier volume on nous annonçait une vie chamboulée par les actions de Jessica. Il semblait difficile de permettre une réconciliation entre elle, ses ami-e-s et son mari. Le début de ce second volume continue sur cette voie, tout en faisant de Luke Cage un père incapable de prendre soin de sa fille (il devrait apprendre !) ... Mais, presque immédiatement, Jessica et Luke semblent se réconcilier sans même véritablement parler de leurs problèmes. Cela me semble trop facile et cette relation brisée aurait mérité plus de développement pour une conclusion finale plus tardive.

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*** Un second volume un peu meilleur que celui d'avant mais avec des problèmes d'écritures, du moins selon moi.
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Image : Éditeur

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Histoire de Fribourg 1. La ville de Fribourg au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) par Kathrin Utz Tremp

Titre : Histoire de Fribourg 1. La ville de Fribourg au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)
Autrice : Kathrin Utz Tremp
Éditeur : Alphil 2018
Pages : 176

Ce petit livre fait partie d'une "trilogie" sur l'histoire du canton de Fribourg, éditée dans la collection Focus qui a déjà offert une histoire de la Suisse, de Genève et de Neuchâtel. Ces livres permettent de connaitre les points fondamentaux d'un territoire dans le cadre d'une chronologie basée sur les grandes périodes que sont le Moyen Âge, l'Ancien Régime et l'époque contemporaine. Ce premier tome est confié à une médiéviste chevronnée. Le livre est divisé en 10 chapitres que l'on peut résumer en quelques thèmes : histoire politique, histoire économique et histoire religieuse.

L'histoire politique commence avec un chapitre introductif, chronologique et un peu aride qui résume le passage de la ville sous différents seigneurs : Zähringen, Habsbourg et Savoie. Malgré ces dépendances, les autorités de la ville ont tout de même réussi à garder une forte autonomie et des alliances spécifiques qui ont permis une extension du territoire contrôlé. Ce sont surtout les relations avec la ville de Berne qui marque l'histoire de Fribourg. En effet, celles-ci sont constellées d'alliances, de guerres et de frustrations face aux difficultés d'extension de la ville. L'autrice examine aussi le fonctionnement interne, en particulier l'élection de l'avoyer et du curé, ceux-ci étant simplement accepté par les seigneurs au lieu d'être nommé.

Dans une seconde partie, l'autrice s'intéresse au fonctionnement économique. Elle montre que la ville de Fribourg prend une importance sur deux artisanats : la draperie et les faux. Cette dernière est surprenante étant donné que Fribourg ne se trouve pas près d'une source de fer. En ce qui concerne la draperie, la ville est la seule du territoire suisse actuel à fonctionner en direction de l'exportation, aussi bien Genève que l'international. Mais celle-ci baissera en activité vers la fin du Moyen Âge. Cette prospérité permet de racheter des droits de seigneuries, et donc le contrôle de territoires, mais aussi de permettre à de nouveaux habitant-e-s d'entrer dans la ville, voire d'acheter la bourgeoisie et donc la possibilité d'entrer dans le système politique de la ville.

Enfin, l'autrice s'intéresse à l'aspect religieux. Elle examine le fonctionne de la paroisse et l'élection du curé par les bourgeois. Une élection contestée par les seigneurs de la famille de Habsbourg mais rapidement acceptée. L'autrice s'intéresse aussi aux hôpitaux et à l'aide envers les pauvres. Elle démontre que les organisations religieuses d'aides aux pauvres sont particulièrement riches et deviennent pratiquement des banques en faveurs de la ville. Elle s'intéresse aussi plus spécifiquement à la chasse aux sorcières, et aux vaudois. Celles-ci ont lieu plus vite que dans le reste de l'Europe et permettent surtout à la ville, selon l'autrice, de justifier la prise de contrôle de territoire spécifique, donc une extension des droits de la ville.

Ce livre permet de synthétiser une longue histoire et montre à quel point une petite ville peut posséder un passé passionnant, parfois encore important aujourd'hui. Les relations entre la ville et Berne sont particulièrement intéressantes. Mais je note aussi la grande indépendance de Fribourg et la capacité de la ville de changer de seigneurs quand cela est considéré nécessaire, avant d'obtenir l'immédiateté impériale et l'entrée dans la confédération.

Image : Éditeur

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Jessica Jones 1. Uncaged! par Bendis, Gaydos et Hollingsworth

Titre : Jessica Jones 1. Uncaged!
Auteurs : Bendis, Gaydos et Hollingsworth
Éditeur : Marvel 23 mai 2017
Pages : 136

Ce premier volume contient Jessica Jones 1-6. La série Alias est probablement l'une de celles que je préfère. Bendis y créait un personnage, Jessica Jones, avec un passé d'ancienne héroïne et un présent de détective. Les différents cas qui lui sont confiés ne sont pas toujours une réussite. Ses relations sociales étaient difficiles. Bien que Jessica Jones soit toujours une part du monde Marvel il n'y eut que peu de série complète la concernant. Après la reconstruction de l'univers Marvel, Bendis fut chargé d'écrire une nouvelle série autours de ce personnage qui contient 3 volumes. Dans ce premier volume, on apprend que Jessica Jones sort tout juste de prison. Son enfant est caché dans un lieu secret tandis que ses ami-e-s et son mari ne lui font plus confiance. Dans ce contexte, elle est chargée d'enquêter sur une personne qui semble se souvenirs de l'existence du multivers.

SPOILERS

Bien que j'apprécie le personnage, le style graphique et les histoires autours de Jessica Jones ce premier volume m'a posé quelques problèmes. Premièrement, ce que j'apprécie dans le personnage et son éloignement du monde héroïque. Elle est une part du monde mais elle enquête à la marge avec de rares expériences avec des héros. Ce qui fait l'intérêt d'Alias sont ses enquêtes concernant des personnes de tous les jours. Ce volume, en revanche, implique Jessica Jones directement dans une enquête de Carol Danvers, que je ne décrirais pas pour ne pas spoiler.

J'ai aussi eu des frustrations concernant l'enquête "humaine" de Jessica Jones. Il est intéressant d'essayer de créer des conséquences plus importantes à l'évènement Secret War. Durant celui-ci, l'univers fut détruit puis reconstruit. Certains personnages ont changé d'univers. Dans ce volume, Bendis crée un personnage normal qui s'est réveillé dans un autre appartement, avec une autre famille et un autre travail mais qui se souvient encore de son ancienne vie. En s'intéressant directement à ce problème le volume aurait pu poser des questions éthiques et existentielles intéressantes. Mais il se complait dans une facilité scénaristique en oubliant ce cas puis en terminant l'enquête par un meurtre basé sur l'idée que rien n'a d'importance.

*
**
*** J'apprécie beaucoup ce personnage mais je suis frustré par le début de cette nouvelle série. J'espère pouvoir changer d'avis.
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Image : Éditeur

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12/06/2018

Ivar, Timewalker par Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez

Titre :  Ivar, Timewalker
Auteurs : Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez
Éditeur : Bliss comics 9 mars 2017
Pages : 328

Ce tome contient Ivar, Timewalker 1-12. 2015, deux heures du matin, la physicienne Neela Sethi travaille encore sur le projet de sa vie. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de lancer son expérience un homme étrange l'interrompt. Selon lui, elle est sur le point de créer, par accident, le voyage dans le temps. Il dit se nommer Ivar et il propose à Neela de le rejoindre afin de sauver l'univers. En effet, le voyage dans le temps permet d'ouvrir la voie à de nombreux dangers pour l'entier de l'histoire. Mais Ivar cache bien des secrets dont l'un des moins importants est l'existence de ses deux frères immortels.

SPOILER

Il est impossible de ne pas comparer cette série à Doctor Who. Dans les deux cas, nous avons un homme assez beau qui propose des aventures et des voyages dans le temps à une jeune femme. Dans les deux cas, le héros est capable de se sortir de toutes les situations quel que soient les problèmes rencontrés. Et dans les deux cas, il n'est pas permis de modifier l'histoire (bien que le Docteur semble prendre cette interdiction bien plus comme un conseil qu'un ordre nécessaire). Cette série ne peut donc que parler aux fans de Doctor Who, dont je fais partie.

Mais c'est aussi une série qui décide de modifier ses caractéristiques principales au fil de la lecture. En effet, nous commençons avec un Ivar sûr de lui, qui connait toutes les conséquences des voyages temporels. Neela n'est qu'un bagage avant de devenir une acolyte un peu plus active. Son changement de caractéristique aura lieu lorsque Neela comprend qu'elle est sa place dans la quête d'Ivar. Loin de se laisser transporter, elle décide de devenir actrice de son histoire. Les auteurs décident donc d'en faire l'héroïne de la série pour les derniers épisodes, transférant le titre de Timewalker. Neela n'est plus une simple compagne d'un homme, elle devient la voyageuse et l'héroïne qui explique ce qui est en train de se dérouler aux autres personnages.

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**** Une série que j'ai apprécié surtout parce que je suis déjà fan de Doctor Who.
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Image : Éditeur

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06/06/2018

Injustice II 1 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller

Titre :  Injustice II 1
Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller
Éditeur : DC 1 mai 2018
Pages : 144

Ce volume 1 contient Injustice II 1-6. La guerre est terminée. Le règne de Superman a touché à sa fin. Le régime est mort et enterré, ses soutiens emprisonnés dans le lieu le plus sécurisé du monde. À la suite des combats des 5 dernières années le monde essaie de se reconstruire. Mais toutes les menaces ne sont pas neutralisées. Le monde a vécu 5 ans de paix forcées, les tensions resurgissent. Tout le monde ne pense pas que Superman ait eu tort et certaines forces sont prêtes à l'aider à s'échapper. Et d'autres personnes veulent prendre le pouvoir. L'une de ces personnes prend le costume de Batman et décide de prendre le contrôle de la Suicide Squad, devenant une cible prioritaire. Et pendant ce temps une capsule provenance de Krypton se dirige en direction de la Terre.

SPOILERS

Cette nouvelle série se veut une introduction au second jeu Injustice. Elle permet de faire le lien entre le premier et le second. Pour cela, DC a proposé à Tom Taylor de revenir, scénariste des meilleurs tomes de la première série. Ce premier volume ne donne pas beaucoup d'informations sur l'état du monde mais permet de comprendre que l'on revient au statu quo précédent. Les Etats-Unis ont élu un nouveau président. Les nations sont à nouveau armées. L'administration est fonctionnelle. Bien que cela soit nécessaire il est dommage que Tom Taylor ne fasse pas plus attention aux conséquences de la fin du régime de Superman et à la reconstruction politique.

Car le scénariste s'intéresse à Batman. Bruce Wayne a perdu sa fortune, ses fils et son identité. Mais il a gagné la guerre. À plusieurs reprises des personnages, dont Superman, explique que Batman est maintenant capable de modeler le monde à son image, mais que cela aboutirait à un cauchemar. Le propos de ce premier volume est de montrer de quelle manière Bruce Wayne va utiliser son nouveau statut afin d'aider à la reconstruction du monde. Tom Taylor décide de lui laisser endosser l'identité de Batman, ce que je trouve un peu dommage. Car ce que montre le scénariste est un Bruce Wayne qui décide de travailler avec les personnes élues et les héros, mais aussi et surtout les riches, afin d'améliorer le monde. D'une certaine manière, Tom Taylor essaie de montrer ce qu'aurait dû faire Superman et la Ligue de Justice plutôt que de prendre le pouvoir et d'imposer leurs idées.

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**** Un premier volume intéressant qui augure une bonne suite. À voir.
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Image : Éditeur

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Injustice ground zero 1 par Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere

Titre :  Injustice ground zero 1
Auteurs : Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere
Éditeur : DC 2 janvier 2018
Pages : 144

Ce volume 1 contient Injustice ground zero 1-6. Le monde est en guerre. Des doubles de la Ligue de Justice ont été introduit par Batman et ses allié-e-s afin de combattre le régime de Superman. Mais ces gros calibres ne sont pas seuls. Mis à part des civils, la police et l'armée de Superman la résistance peut compter sur la personne la plus surprenante dans ce contexte : Harley Quinn. Certes, elle a aidé le Joker à plusieurs reprises. Mais depuis sa mort elle comprend mieux son identité et se sent prête à changer. Il faudrait simplement éviter que le Joker ne revienne mais aussi que Batman lui fasse confiance.

SPOILERS

Le dernier tome d'Injustice ne donne pas de conclusion à l'intrigue mise en place par Tom Taylor avant le jeu. Il se contente de mettre en place les différents personnages et s'arrête immédiatement lorsque le jeu commence. DC a donc choisi de redire ce que le jeu fait dans une adaptation accessoire. Cependant, il a été choisi de le faire par les yeux de Harley, dont les combats se déroulent en dehors de l'intrigue principale.

D'une certaine manière, cette vision du monde de la part de Harley n'est pas totalement inintéressante. Sans être écrit de manière adéquate, sa relation avec le Joker est montrée comme une relation toxique dont elle n'est pas capable de se détacher. Ce qui explique pourquoi elle revient à son point de départ dans cette série. On peut aussi apprécier ses réflexions sur les combats de super-héros qui ne prennent pas en compte les dégâts sur les civils et les bâtiments. Il est dommage que l'écriture soit si faible.

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** Si vous souhaitez compléter la collection, sinon ce volume est largement dispensable.
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Image : Éditeur

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05/06/2018

Injustice gods among us year five volume 3 par Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick

Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick
Éditeur : DC 17 octobre 2017
Pages : 168

Ce volume 3 contient Injustice gods among us 15-20 et Injustice gods among us annual 1. Tous les plans ont échoué. Batman avait plusieurs idées mais rien n'a jamais pu mettre à mal le Régime qui ne s'est que renforcé, usant de meurtres et de tyrannie en se justifiant par la paix imposée à la Terre. Mais Superman doute, il sait que certains de ses sujets veulent le détrôner. Il décide donc de forcer les dernières forces encore libres à se soumettre à lui au prix de la destruction en cas de refus. Pendant ce temps, Batman essaie de faire la lumière sur la véritable nature de Superman tout en essayant un plan de la dernière chance : kidnapper des versions alternatives de la Ligue de Justice.

SPOILERS

Dès le début de la série je me suis demandé de quelle manière elle serait conclue. J'avais eu beaucoup de craintes à l'arrivée de Buccellato mais il commençait à être un peu meilleur. Ce dernier volume lui permet de mettre en place les derniers éléments du jeu, dont le gang de Harley. Pour cette raison, les attaques de la résistance sont beaucoup moins importantes. Leur but est soit un combat un contre un avec de la kryptonite soit du vol d'informations. En effet, il est nécessaire d'ouvrir la série au jeu et de ne pas donner trop d'informations. La fin de cette série devient donc incompréhensible aux personnes qui n'ont pas joué et donc qui ne connaissent pas le scénario mis en place. En quelques pages, on nous offre une version alternative puis on emmène les personnages à différents points du monde. Puis, tout se termine sans explications.

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*** Un dernier volume qui, malheureusement, ne conclut pas de manière satisfaisante l'intrigue de la série.
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Image : Éditeur

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Histoire des transsexuels en France par Maxime Foerster

Titre : Histoire des transsexuels en France
Auteur : Maxime Foerster
Éditeur : H&O 2006
Pages : 186

Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, la transsexualité (je reprends les termes utilisés par l'auteur qui les justifie dans son introduction) est considérée comme un crime, une maladie, quelque chose qu'il faut effacer. Pourtant, les transsexuels ont une histoire, difficile à décrire mais qui existe. L'auteur essaie de démontrer la richesse de cette histoire et de poser les pistes concernant les liens entre le militantisme transsexuels et le militantisme gay et lesbien. Pour cela il décrit la France, et surtout Paris, en 7 chapitres.

Les deux premiers sont des chapitres introductifs. Ils permettent à l'auteur d'expliquer d'où provient la pensée du transsexualisme. Il ne peut donc pas passer outre l'Allemagne et Magnus Hirschfeld. Ce dernier a permis de mieux penser la variété des possibilités sexuelles de l'humanité grâce à son centre d'étude. En particulier, il s'inscrit dans la théorie du troisième sexe qui considère que les personnes homosexuelles ont une âme qui ne correspond pas à leur corps. L'arrivée des nazis au pouvoir implique la fin de son travail, ses livres sont brulés. Dans ce contexte, la France commence à connaitre des mouvements en faveurs des transsexuels par deux personnes qui commencent à être connues. Leur statut permet de poser les bases d'un mouvement.

Les chapitres 3 et 4 s’intéressent plus particulièrement aux cabarets et à leurs artistes. L'auteur s'attache à une artiste précise, Coccinelle, pour démontrer l'importance de ces lieux comme moyens de sociabilités. En effet, plusieurs cabarets proposent des numéros de travestissement qui, petit à petit, deviennent des numéros mettant en scènes des personnes transsexuelles. Ces différentes personnes commencent à se connaitre et à s'aider mutuellement, en particulier en offrant des noms de docteurs prêt à pratique une opération. L'existence de ces artistes permet aussi à de nombreuses personnes de s'accepter en sachant ne pas être isolées.

Les derniers chapitres s'intéressent à la répression et à la réaction face à celle-ci. Bien que les trente glorieuses soient une période qui permet une relative expression, et un accès facilité aux hormones, de nombreuses personnes et autorités n'acceptent pas l'existence du transsexualisme. La police contrôle fréquemment les concerné-e-s au nom de la lutte contre la prostitution et les agents n'hésitent pas à demander des actes sexuels gratuits. L'accès aux papiers est particulièrement délicat et une association offre des faux papiers, dont les doubles sont envoyés à la préfecture (permettant un fichage). Ces faux papiers sont un moyen d'accès au travail mais aussi aux services étatiques qui, sinon, sont inaccessibles. Mais ce sont aussi les psychiatres de l'école de Lacan qui répriment les personnes transsexuelles. Selon elleux, ce sont des personnes malades qu'il faut traiter psychiatriquement et non aider par l'accès à la chirurgie et aux hormones.

L'auteur termine en montrant de quelle manière les personnes concernées se sont reliées en association afin de lutter contre la police, les psychiatres de Lacan mais aussi l'état en général. Aujourd'hui, des journées sont dédiées et il existe des essais de forcer les milieux politiques à accepter la devise française de liberté et d'égalité. Cependant, le combat est loin d'être terminé et certains refus officiels, malgré des condamnations par la CEDH, sont parfois difficiles à comprendre. L'auteur décrit par exemple l'annulation du mariage d'un couple considéré comme hétéro par l’État français qui a refusé le changement d'état civil de l'un des membres au nom de l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe.

Je ne connais pas grand-chose concernant les besoins des personnes concernées et encore moins leur histoire. Ce petit livre m'a permis d'avoir enfin des informations concernant cette histoire. Il me semble aussi que l'auteur s'inscrit résolument dans une posture militante en faveurs des personnes concernées, en essayant de décrire leur histoire en France, à Paris surtout. J'ai personnellement apprécié ma lecture et j'essaierais d'en savoir plus.

Image : Éditeur

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game of thrones saison 7

Un an après tout le monde, j'ai enfin regardé la dernière saison en date de Game of Thrones (lors que la toute dernière est annoncée pour 2019). La guerre a détruit de nombreuses personnes et de nombreux lieux. Mais certains groupes que l'on pensait avoir été annihilé commencent à revenir sur le devant de la scène. Le Nord a proclamé un nouveau roi en la personne de John Snow qui décide d'entrer en rébellion contre la couronne. Le sud s'est aussi rebellé après la mort de la reine et la destruction du temple de Baelor. Pire encore, Daenerys a enfin débarqué avec deux armées, une flotte et trois dragons. Les Lannisters sont isolés et en danger d'être écrasés. Mais John essaie d'éviter la guerre qui s'annonce. Il sait qu'une menace bien plus importante est en passe de déferler sur les royaumes : le roi des morts et son armée se préparent à envahir Westeros.

SPOILERS

S'il y a un terme qui peut définir cette saison c'est la vitesse. Le nombre d'épisodes est moindre. Le problème principal concerne des événements qui auraient mérités d'être montrés mais qui ne le sont pas par manque de temps. On ne nous montre pas de quelle manière ni quand les alliées de Daenarys décident de la soutenir. Les batailles et les stratégies ne sont pas explicitées. Ce qui donne parfois l'impression d'un tour de magie alors que soudain des châteaux changent de main puis que l'on nous explique que cette victoire est en fait une défaite. Les Starks, qui ont passé 6 saisons séparés, sont soudain tous et toutes à Winterfell sans aucuns problèmes. Les événements vécus ne sont même pas questionnés.

Bien entendu, il y a une explication. La série se termine bientôt et il était nécessaire de mettre en place les personnages pour sa conclusion. On ne pouvait plus passer la moitié du temps à suivre 15 personnages sur 6 régions différentes. Il est nécessaire de condenser, en reliant enfin les intrigues. Ceci permet de s'attacher à ce qui était annoncé depuis le début : la guerre contre les morts lors de l'hiver. Toute cette saison ne sert qu'à la préparer. Pour cela, il faut convaincre les sceptiques de la série de la réalité du danger. John Snow est ici le pivot principal de la série et vu les informations sur son passé il ne risque pas de perdre ce statut.

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***
**** Une saison meilleure que la précédente mais aussi très, voire trop, rapide sur certains événements clés.
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Image : Allociné

Site officiel

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08:44 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

04/06/2018

Injustice gods among us year five volume 2 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 13 juin 2017
Pages : 160

Ce tome contient Injustice gods among us year five numéros 8-14. Cela fait pratiquement 5 ans que Superman a mis en place son nouvel ordre. Petit à petit, il a pris le contrôle des états, de l'armée et de la police sans que personne ne lève le petit doigt, parfois même avec de l'aide. Depuis 5 ans, une résistance menée par Batman lutte pour l'arrêter. Bien qu'il y ait des victoires Batman n'a pas réussi à véritablement faire du mal à Superman malgré l'aide de la magie et des Green Lanterns. Durant ce temps, Superman est devenu de plus en plus dictatorial et dangereux. Sa façade de gentillesse s'effrite petit à petit alors qu'il est prêt à user de tout pour rendre son pouvoir incontesté.

SPOILERS

Cette série a eu des hauts et des bas. Ses premiers tomes ont permis de donner bien plus de consistance à un jeu qui se déroulait 5 ans plus tard. Mais, dès que Buccellato est arrivé, la scénarisation a donné l'impression que l'histoire n'allait nulle part, que personne ne savait dans quelle direction se rendre. Après les Green Lanterns, la magie et les divinités on avait l'impression d'une suite continue de menaces qui échouaient toutes.

Ce second volume de l'année 5 change un peu la donne. Enfin, Buccellato donne l'impression de savoir quoi faire. Pourquoi réussit-il là où il a échoué auparavant ? Parce qu'il commence à s'intéresser au fonctionnement du régime et de Superman. Enfin, on nous montre des personnes qui se rebellent. Enfin, on voit les ami-e-s de certains membres du régime refuser ce qu'est devenue la Ligue de Justice. Et surtout, le scénariste montre ce qu'est devenu Superman. Alors que les tomes précédents donnent l'impression que Buccellato n'ose pas aller jusqu'au bout, allant jusqu'à permettre à Bruce de survivre à sa rencontre avec Superman, ce nouveau volume montre Superman tuer 200 opposants politiques, utiliser un tueur en série pour assassiner les proches de Bruce Wayne et se retourner contre ses ami-e-s. Bref, on a enfin l'impression de retrouver l'identité de la série.

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**** Après du mauvais Buccellato semble enfin avoir compris ce qu'il scénarise, dommage que ce soit si tard.
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Image : Éditeur

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03/06/2018

La révolution silencieuse / Das schweigende Klassenzimmer

Stalinstad, Allemagne de l'Est, 1956. Le monde est divisé entre l'ouest et l'est. Bien que le mur n'existe pas encore les camps sont visibles et l'armée russe occupe encore l'Allemagne de l'est. Cependant, la vie fonctionne sans problèmes dans le cadre du système socialiste. Les gens travaillent, débattent et les enfants vont à l'école dans une discipline de fer. Une classe de terminale est particulièrement intéressée par les problèmes du monde. En secret, illes écoutent une radio de l'ouest afin de comprendre ce qui se déroule en Pologne. À la suite des actions de l'URSS, illes décident de donner une minute de silence dans leur classe. Bien que cette minute semble peu importante elle aura de lourdes conséquences sur leurs familles.

SPOILERS

J'avais déjà vu Fritz Bauer du même réalisateur. Il y montrait de quelle manière un homme seul pouvait se battre contre un système prétendu dénazifié. J'avais beaucoup aimé la reconstitution de l'Allemagne de l'Ouest et des problèmes politiques posés par l'étude et la sanction du passé nazi du pays et de citoyen-ne-s. Dans ce film, le réalisateur s'intéresse au côté communiste de l'Allemagne. Là aussi, il essaie de reconstituer la vie de l'époque à l'aide d'habits, de meubles mais aussi d'une ambiance particulière à la fois pleine d'espoir mais aussi de craintes.

En effet, l'idée première des jeunes était une simple minute de silence. Mais aucun de ces terminales n'a imaginé les conséquences que pouvait prendre cette minute, considérée comme un défi envers l'état voire même une contre-révolution. Le film commence doucement, par une idée lancée dans une vieille ferme et soutenue par un homme âgé et politiquement intelligent. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'on nous met en garde par les paroles du directeur de l'école. Puis, toute la force de l'état est utilisée afin d'écraser ce qui est considéré comme une révolte en s'attaquant au futur des enfants, porteurs de l'espoir de leurs parents envers un avenir meilleur. On nous montre des autorités qui n'hésitent pas à interroger, mentir et manipuler afin d'atteindre des conséquences acceptables. On nous montre aussi des autorités qui constituent de nombreux dossiers qui dorment dans des tiroirs avant de pouvoir être utilisés afin de faire pression. Bref, le film nous montre de quelle manière un état peut réagir face à un défi pourtant modeste et pacifique.

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**** Prenant, drôle et inquiétant. J'ai beaucoup aimé ce film.
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Image : Allociné

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02/06/2018

L'égalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République par Laurence Klejman et Florence Rochefort

Titre : L'égalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République
Autrice : Laurence Klejman et Florence Rochefort
Éditeur : Presses de la fondation nationale des sciences politiques
Pages : 356

Lorsqu'on parle de féminisme on nous répond souvent en mentionnant des groupes récents dont les actions sont mises en contradiction avec celles des féministes en faveurs du droit de vote et d'élection, au XIXème siècle et début du XXème. Cela permet de créer une échelle des bonnes et mauvaises pratiques, celles qui sont les plus récentes étant considérées comme mauvaises car trop extrêmes. Mais qui sont et comment militent les féministes de ce qu'il est commun de nommer la première vague. Les autrices de ce livre essaient de nous répondre à l'aide de l'analyse d'un corpus important d'archives françaises. Il est difficile de synthétiser ce livre qui est non seulement assez épais mais qui est aussi très riches, aussi bien en personnes qu'en groupes analysés. Je vais donc tenter de mettre en avant quelques aspects qui laissent sûrement une grande partie du livre de côté.

La lutte principale des féministes décrites dans ce livre, qui s'intéresse à la période 1860-1939 avec peu d'informations pour les années postérieurs à la guerre mondiale de 1914-1918, est la possibilité de voter et d'être élue. C'est une question générale en Europe et l'avancée du droit de vote est général au début du XXème siècle avec une France un peu retardataire. L'accès au vote implique de trouver des hommes alliés. Leur rôle est décrit par les autrices. On trouve des chefs de groupe qui essaient de constituer des mouvements féministes mais aussi un certain nombre de députés qui tentent de faire avancer la cause au niveau parlementaire, malgré les difficultés. Ainsi, les féministes de la Troisième République doivent aussi penser le rôle que les hommes peuvent avoir dans leurs groupes, avec l'idée d'en faire des alliés politiques voire de les amener à s'occuper des tâches ménagères.

Lorsque l'on parle de suffragistes on pense immédiatement à des femmes bien coiffées et habillées porteuses de pancartes et organisant des débats. On oublie souvent que les britanniques ont aussi organisé des attentats à la bombe, des grèves de la faim et que l'un d'entre-elles s'est jetée sous une voiture. Il existe donc une possibilité de choisir la voie du radicalisme et des actions violentes. Les autrices se demandent si ce choix a été fait en France. Elles concluent que malgré l'existence d'un groupe féministe radical la violence ne fut que peu utilisée mais a permis une attention médiatique importante alors que les peines furent finalement assez légères. Les autrices sont forcées de se demander pour quelle raison la violence ne fut que peu utilisées. Une explication pourrait être, selon elles, l'importance moindre de la religion dans les groupes français.

Enfin, j'ai souvent eu l'impression d'un mouvement assez suranné, voire conservateur, en particulier en comparaison avec la seconde vague des années 60-70. Cependant, les autrices démontrent que cette impression est fausse. Les féministes de la Troisième République posent des questions qui sont encore d'actualité aujourd'hui, certaines allant jusqu'à refuser le mariage comme une souillure imposée par les hommes. Il faut parler, bien entendu, des mouvements néo-malthusiens qui militent en faveurs du contrôle des naissances par des procédés contraceptifs et abortifs, parfois comme un moyen d'éviter la pauvreté. La pensée de ces mouvements permet de discuter du contrôle de leur propre corps par les femmes. J'ai aussi noté des tentatives de réformes de la langue française en direction d'une langue plus neutre, par la création de mots nouveaux. Ces efforts font tout autant débats qu'aujourd'hui. Ainsi, loin de ne se concentrer que sur le vote les féministes étudiées dans ce livre posent des questions nombreuses et importantes sur le fonctionnement de la société, de la langue et de la mode qui permettent de comprendre que les débats actuels ne sont pas toujours récents.

Image : Amazon

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Solo: A Star Wars Story

La galaxie est grande. Il existe un nombre incalculable de planètes. Cette diversité implique des régimes et des situations nombreuses, mais toutes sous l'égide de l'Empire et de son armée. L'une de ces planètes est sous le contrôle de plusieurs groupes criminels qui utilisent des enfants dans leurs opérations : Corellia. La plupart des personnes se soumettent aux criminels. Mais il existe un espoir de quitter la planète si l'on possède les documents nécessaires. Han espère réussir à passer outre la sécurité avec son amie d'enfance. Son but est simple. Il veut devenir un pilote, acheter son propre vaisseau et éviter toutes les factions de la galaxie afin de vivre seul. Mais les circonstances vont le forcer à prendre bien des détours.

SPOILERS

Selon les rumeurs qui nous sont parvenues la production de ce film semble avoir été très chaotique. Je ne sais pas à quel point il a été réécrit et re-filmé mais cette impression de chaos reste importante lorsqu'on le regarde. Les événements se suivent sans véritables logiques. On se trouve d'abord sur une planète sans explication, puis une autre et encore une autre avec des personnages qui ne nous sont pas présentés et dont les morts ne nous émeuvent pas. Pire encore, on n'a jamais l'impression de se retrouver face à Han Solo, sauf une seule et unique fois à la toute fin du film.

À mon avis, le film souffre d'un problème d'intrigue de base : la production n'a pas su choisir entre écrire l'origine de Han Solo et faire un film de banditisme qui permette d'étendre l'univers de Star Wars. Ainsi, Solo est rempli d'éléments qui annoncent des informations importantes, qui ne nous sont jamais données. Apparemment, l'esclavage est de retour. Il semblerait que de nombreux groupes criminels aient pris de l'importance dans le cadre de l'Empire, et agissent presque comme des armées privées. Pire encore, on nous montre Maul, sans jamais expliquer la raison de sa présence... Face à cela, la production essaie de nous parler de Han en offrant au personnage des éléments iconiques comme son arme, l'amitié avec Chewbaka et le Faucon. Mais ces éléments empêchent de véritablement étendre l'intrigue qui semble avoir souhaitée, créant un film double dont aucune des deux intrigues ne fonctionne véritablement.

Il y a, heureusement, un point positif : L3-37. L3-37 est une droïde, dont la voix a été féminisée, chargée de la navigation spatiale. Tout comme d'autres droïdes, elle a développé une personnalité particulière. Il faut aussi noter que les robots, dans Star Wars, sont des possessions soumises aux ordres de leurs maitres et maitresses, même si cela met leur vie en danger. De plus, il semble que les droïdes soient sentients. La question du traitement de cette race synthétique n'a jamais été posée dans les films. Tout se passe comme s'il était considéré normal d'acheter des êtres sentients et d'effacer leur mémoire en cas d'envie. L3-37 en revanche pose frontalement la question du traitement de son espèce. Elle va jusqu'à créer des révoltes ponctuelles et refuse d'être considérée comme inférieur aux biologiques. L3-37 est, à mon avis, le personnage le plus intéressant de ce film et j'adorerais en savoir plus sur son histoire.

Image : Site officiel

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13:27 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, solo | | | |  Facebook