13/08/2018

The darkest mind

TW : abus sur enfants, tentative de viol

The darkest mind débute dans un monde proche du notre. Les enfants vont à l’école tandis que les parents travaillent pour subvenir à leurs besoins. Mais dans ce monde une maladie touche les enfants. En peu de temps, 90% de la population mineure des États-Unis est morte. Les enfants qui survivent sont étudiés pour comprendre la raison de leur résistance. Les scientifiques comprennent que les enfants qui ont survécu ont développé des pouvoirs. Illes sont classifiés selon le type de pouvoir et leur danger en 5 couleurs dans des camps dits de réhabilitation : vert pour l'intelligence, bleu pour la télékinésie, jaune pour le contrôle de l'électricité tandis que les oranges et les rouges sont considérés comme rares et doivent être tués à vue. Ruby a réussi à forcer son classement en tant que verte. Mais en réalité elle est l'une des rares orange encore en vie. Alors que les autorités du camp commencent à comprendre qui elle est, elle réussit à s'enfuir et essaie de retrouver sa maison.

SPOILERS

La réalisation ne souhaite pas simplement jouer avec des pouvoirs et adolescent-e-s. Le but est aussi de nous présenter un état policier, probablement fasciste, qui n'hésite pas à kidnapper des enfants au nom du bien commun. Un tel thème ne peut qu'interpeller à la suite de la politique de trump concernant les enfants migrants. Une partie du film se déroule au sein d'un camp tenu par une autorité militaire tandis que l'extérieur est rempli de chasseurs, de militaires et de deux mouvements de résistance principaux. La présidence semble être restée aux mains de la même personne pour au moins 6 ans me sans que l'on sache si les libertés civiles et civiques ont été abaissée. Le film donne des indices mais rien n'est réellement montré. On a beaucoup de mal à croire en cet univers alors que la majorité des scènes sont vides de personnages autre que les principaux. La réalisation échoue complétement à nous faire croire à cet univers car elle ne nous donne pas assez d'éléments pour comprendre son fonctionnement.

De plus, le film est loin d'être réussi. Bien que l'actrice principale, Amandla Stenberg qui tient le rôle de Ruby, tienne son rôle sans trop de problèmes. Elle est même plutôt talentueuse réussissant à nous faire rire ou à nous rendre tristes selon les moments. Les 4 autres acteurs et actrice qui tiennent l'affiche ne sont pas aussi bons. L'une ne parle pas, n'usant que de gestes et sa relation avec Ruby est assez réussie. Les deux hommes du groupe ne sont pas intéressants, l'un n'étant qu'un beau gosse en vue d'une relation romantique hétérosexuelle. Le méchant de l'histoire est, en revanche, assez bien écrit. Loin d'être cruel il est surtout manipulateur et certain d'être dans son droit. Il est proclamée leader d'une résistance, blanc, fils du président donc d'une classe sociale assez élevée et il parle toujours calmement. Au fil du film, on comprend qu'il considère que certaines personnes sont supérieures à d'autres, en particulier les oranges dont le pouvoir inclut la manipulation des esprits. Se pensant légitime en tout il n'hésite pas à considérer Ruby comme sa propriété et à vouloir la manipuler pour en faire sa femme parfaite. Il est dommage que ces événements ne soient pas servis par une réalisation efficace. Au contraire, on s'ennuie souvent, on ne comprend pas grand-chose à l'intrigue tandis que les grandes révélations sont extrêmement faciles à comprendre à l'avance.

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** Une idée qui était loin d'être inintéressante mais une réalisation sans intérêt.
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Image : Site officiel

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09:47 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the darkest mind, rébellion | | | |  Facebook

12/08/2018

Ms. Marvel 6. Dégâts par seconde et 7. La Mecque par G. Willow Wilson, Marco Failla, Diego Olortegui, Mirka Andolfo, Takeshi Miyazawa et Francesco Gastón

Titre : Ms. Marvel 6. Dégâts par seconde et 7. La Mecque par G. Willow Wilson, Marco Failla, Diego Olortegui, Mirka Andolfo, Takeshi Miyazawa et Francesco Gastón
Auteur-e-s : G. Willow Wilson, Marco Failla, Diego Olortegui, Mirka Andolfo, Takeshi Miyazawa et Francesco Gastón
Éditeur : Panini 8 novembre 2017 et 1 mars 2018
Pages : 136

Ces deux tomes contiennent Ms Marvel 13-24. Cette dernière année a été difficile pour Kamala Khan. Elle a reçu des pouvoirs, découvert son origine Inhumaine, elle est tombée amoureuse puis a été trahie et a appris que l'un de ses amis est amoureux d'elle puis elle a survécu à la fin du monde. Si cela ne suffisait pas elle a été impliquée dans la guerre entre Captain Marvel et Iron Man et les conséquences furent difficiles pour elle puisqu'elle a perdu son meilleur ami. Un voyage en direction de ses origines était le bienvenu pour lui permettre de comprendre son identité. Quand elle revient elle est à nouveau prête à se battre pour sa ville. Mais des ennemis très particuliers l'attendent et il se pourrait qu'elle ne soit pas capable de protéger sa ville, ses ami-e-s et elle-même.

SPOILERS

Cette série ne s'est jamais excusée de s'occuper de thèmes concernant l'immigration et l'intégration dans une culture différente, sans pour autant appeler à oublier ses origines. Ces deux tomes continuent sur cette voie. Dans le premier, le numéro 13 s'intéresse spécifiquement aux techniques électorales mises en place pour éviter un vote des "minorités". À l'aide de la construction de circonscriptions le monde politique trouve un moyen de rester au pouvoir en évitant les mises en causes. Ce numéro s'attaque spécifiquement à ce type d'action et donne plusieurs informations pour s'inscrire sur les listes électorales et voter. La question de l'opinion publique et des actions politiques continue dans le second tome. Celui-ci met en scène un ennemi déjà rencontrée, membre d'Hydra, qui essaie de "normaliser" la ville en s'attaquant aux personnes qui semblent différentes, dans le cadre du tome cela concerne les personnes ayant des pouvoirs et les personnes qui se démarquent comme membres d'une culture non-occidentale. Le tome montre que ce type d'ennemi ne peut être vaincu que de manière politique et avec la force du nombre et non en tapant sur des méchants.

Le premier tome, lui, s'intéresse bien plus aux secrets et à leur statut sur l'Internet. Kamala Khan est mise en face d'un être qui récolte les secrets et les diffuse afin d'humilier ses victimes. L'une des premières ayant vu ses messages par SMS avec son petit-ami envoyé à tout le monde tandis que la seconde est outée. Je ne pense pas que les effets du harcèlement et du piratage d'informations personnelles soit inconnu à notre époque. De nombreuses campagnes de harcèlement en groupe ont eu lieu tandis que des informations personnelles ont souvent été utilisée pour s'attaquer à des personnes précises, avec parfois des effets dramatiques. Loin de s'attaquer aux victimes, l'autrice défend une réaction d'entraide et de soutien mutuel afin de soutenir les personnes qui en sont victimes.

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**** Deux tomes toujours aussi sympathiques à lire tandis que l'autrice continue à s'attaquer à des thèmes politiques sans s'en excuser.
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Images : Éditeur tome 6 et tome 7ms marvel,panini,marvel,dégâts par secone,la mecque,g. willow wilson,marco failla,diego olortegui,mirka andolfo,takeshi miyazawa,francesco gastón

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10/08/2018

Undir Trénu (Under the tree)

TW : Relations toxiques (violence conjugale, harcèlement, parents toxiques) et maltraitance envers des animaux

Atli et Agnes sont en couple avec une petite fille et vivent dans une copropriété. Tout semble bien fonctionner mais Agnes accuse Atli de l'avoir trompée. Ne lui faisant plus confiance, elle l'éjecte de l'appartement et de sa vie tout en ne sachant pas encore exactement comment les choses se dérouleront. Atli, n'ayant nulle part où aller, se rend chez ses deux parents : Baldwin et Inga. Le couple est encore sous le choc de la perte de leur second fils. Pire encore, leurs voisins, Eybjorg et Konrad, se plaignent de l'ombre portée par l’arbre qui pousse sur leur terrain. Le problème est mineur. Mais les relations entre les deux couples deviennent de plus en plus compliquées alors que les accusations et les attaques mutuelles semblent se multiplier. Petit à petit, le conflit devient incontrôlé.

SPOILERS

Le film est soumis à l'ombre portée par l'arbre, ainsi que l'ombre de la perte du frère d'Atli. Tout ce qui se déroule est excusé par cette perte qui n'est pas encore acceptée par Inga, qui l'utilise pour se justifier sans jamais se remettre en question. Il y a deux conflits dans ce film. Le premier est conjugal. Atli et Agnes doivent résoudre leurs problèmes tout en prenant en compte leur fille. Ce conflit commence difficilement et Atli est montré comme abuseur une bonne partie de l'intrigue. Il suit Agnes, la harcèle jusqu'à son bureau, se rend à l'école de sa fille pour l'enlever avant de la ramener... Mais bien que ce conflit soit difficile il se résout aussi facilement lorsque les deux adultes décident de prendre du recul, de se parler par mail interposés et d'organiser une conciliation juridique qui permette de protéger les intérêts de leur fille. Le conflit se résout donc sur la promesse d'une relation brisée mais qui se casse entre adultes ayant consciences des responsabilités personnelles et sur une médiation juridique qui permette de protéger les personnes en ayant besoin.

Le second conflit se déroule entre deux couples voisins, dont les parents d'Atli. Contrairement au précédent, ce conflit s'envenime jusqu'à devenir incontrôlé. Le film a la bonne idée de ne pas montrer les actes de sabotages que se font subir les deux couples, on peut penser que ces actes ne sont pas commis par les personnes accusées. Petit à petit, la réalisation montre que les quatre adultes ne peuvent tout simplement plus dialoguer normalement sans que l'une des parties ne considèrent être victime de menaces ou de moqueries. Ce sont les images les plus drôles lorsque, par exemple, on observe l'un des voisins sortir une tronçonneuse de sa voiture. Ce sont aussi les scènes les plus dures, je parle en particulier de l'acte de cruauté subit par le chien de l'un des couples. Selon moi, la personne qui est à l'origine de cette escalade est clairement Inga. À plusieurs reprises, elle pousse son mari à refuser le dialogue avec leurs voisins tandis qu'elle jalouse sa voisine, plus jeune. Elle n'hésite pas non plus à pousser Atli à plus de fermeté face à Agnes plutôt qu'à tenter de désamorcer la situation. Son comportement est excusé par la perte de son second fils qu'elle n'arrive pas à accepter. Inga est clairement une personne toxique et il me semble habile que le film se termine sur elle comme seule rescapée.

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**** Un film réussit, parfois drôle mais aussi avec des scènes difficiles et d'autres un peu sanglantes.
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Image : Allociné

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08:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : undir trénu, under the tree | | | |  Facebook

07/08/2018

The children act (My Lady)

Fiona Maye est une personne qui a réussi. Elle possède un appartement qui lui permet de s'adonner à sa passion, la musique. Bien que son mari ne soit pas très intelligent, voire lâche, son mariage a duré 20 ans dans un respect mutuel intense. Son mari est presque aussi intelligent qu'elle. Et elle a atteint le grade de juge à la Haute Cour, spécialisée dans le droit de la famille et des enfants. Dans sa pratique, elle doit prendre des décisions difficiles et parfois controversée avec, d'une part, la nécessité de respecter la loi et, d'autre part, la nécessité de protéger des enfants face aux dangers encourus. Un soir, un hôpital demande une action urgente de la part de la Cour. Un mineur de 17 ans, Adam, est victime d'un cancer qui nécessite une transfusion de sang pour permettre la possibilité de vivre. Mais l'enfant et ses deux parents refusent cette transfusion au nom de leur religion. Fiona Maye décide d'aller visiter ce jeune homme afin de comprendre ce qu'il souhaite vraiment.

SPOILERS

Je suis déçu. Selon le synopsis, tel que je l'avais compris, le film proposait une réflexion sur l'usage d'une loi chargée de protéger les mineur-e-s et de ses limites face à leur dignité et leur capacité de réflexion. En basant le film sur un jeune homme pratiquement majeur le film pouvait se demander à quel point il est nécessaire de prendre une décision basée sur une limite artificielle. Durant quelques scènes, la réalisation met en place un début de réflexion. Les avocats présentent des points de vue spécifiques tandis que le père, la mère ne parlant jamais, explique de quelle manière fonctionne sa religion. De plus, le film fait parler le jeune homme en question qui remet en question le droit de la juge de s'intéresser à son cas. Il aurait été possible de s'intéresser à la loi, sa pratique, ses limites et la question du respect de la religion de chacun et des limites nécessaires, mais ce n'est pas le cas.

A la place de cette réflexion la réalisation, qui adapte un roman, s'intéresse à la relation entre la juge et Adam. En parallèle, on nous présente la relation entre Fiona et son mari. Ce dernier souhaite un mariage plus affectueux mais semble ne jamais avoir partagé ses souhaits et décide, brutalement, d'annoncer le début d'une relation avec une jeune statisticienne. La réaction de Fiona Maye, compréhensible, est de préparer un divorce. Bien que le film montre surtout les problèmes du couple, et l’absence de communication de la part du mari, la réalisation nous permet de comprendre que ce mariage est un mariage d'amour avec des liens de respect entre les deux membres du couple. La relation entre Fiona Maye et Adam est plus problématique. Bien que majeur durant une grande partie du film Adam reste très jeune et semble chercher chez Fiona Maye une mentor et une guide qui lui permette de comprendre le monde. Mais il agit en la suivant, en cherchant ses informations privées sur internet et en essayant de s'imposer malgré les refus répétés de Fiona Maye. Leur relation me semble pour le moins problématique.

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** Ce film est une grande déception pour moi. J'ai l'impression que le synopsis m'a induit en erreur.
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Image : Allociné

Site officiel

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10:49 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : my lady, the children act | | | |  Facebook

04/08/2018

Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams par Peter F. Hamilton

Titre : Chronicle of the Fallers 1. The abyss beyond dreams
Auteur : Peter F. Hamilton
Éditeur : Pan books 2014
Pages : 687

Après la guerre contre les Primes l'humanité est devenue encore plus puissante, une des forces les plus importantes de la galaxie au point d'être invité par les Raiel dans la lutte contre l'ennemi le plus implacable de la voie lactée : le Vide. Mais l'humanité a aussi compris qu'elle ne pouvait pas risquer une nouvelle fois la possibilité d'une extinction. Alors que le Commonwealth se modifie de plus en plus, créant une nouvelle culture dont les membres se préparent à un changement de forme d'existence, d'autres humain-e-s décident de créer des vaisseaux trans-galactiques chargés de créer de nouvelles colonies humaines. Certains de ces vaisseaux sont attirés dans le Vide, comme la trilogie du Vide le montre. Face à cette nouvelle information. Les Raiels se tournent vers Nigel Sheldon afin de monter une mission interne au Vide. Mais au lieu de la planète que toute l'humanité connait Nigel s'écrase sur Bienvenido, une planète humaine mais soumise à un assaut constant de la part d'une espèce alien capable de prendre forme humaine.

SPOILERS

J'apprécie toujours autant Peter F. Hamilton, bien que je n'aie pas lu l'entier de son œuvre. Mais c'est par hasard que j'ai aperçu ce premier tome. J'étais un peu surpris et je me demandais ce que Hamilton pouvait bien montrer de plus concernant le Vide alors que sa trilogie précédente répondait à beaucoup de questions. L'auteur préfère, et c'est une bonne chose, changer de perspective en changeant de planète. Bienvenido est hostile, scientifiquement un peu plus avancée et gouvernée par une dictature héréditaire. Face à cela, il décrit un jeune officier fanatique dans sa lutte contre les Fallers qui devient, petit à petit, le chef d'une armée révolutionnaire. Enfin, il fait venir Nigel Sheldon, dont l'absence de la trilogie du vide était surprenante.

Malheureusement, je n'ai pas l'impression que ce livre soit très utile. Le début est très réussi. On observe le stress et la peur de personnes entrées sans le souhaiter dans un univers aux règles différentes. On suit une petite équipe qui rencontre les Fallers et qui est victime de leurs attaques. Mais dès que l'on passe ce point du livre, l'introduction, les intrigues sont bien plus proches de ce que l'on connait déjà. Peter F. Hamilton nous fait suivre un jeune homme talentueux qui essaie de monter les échelons du gouvernement. Mais là où le héros de la trilogie du vide le fait de manière légale celui de ce livre décide de mettre en place une révolution sanglante. Dans les deux cas il y a lutte contre un gouvernement corrompu et placide. Mais l'évolution d'Edeard, telle que décrite par Hamilton, prend le temps de montrer le changement de ses méthodes. Dans ce nouveau livre, ce changement est brusque. On ne comprend pas pourquoi ni comment une personne considérée comme un héros devient un fanatique enragé par la paranoïa. Malheureusement, l'intrigue est beaucoup moins bien écrite.

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*** Loin d'être le meilleur roman de Peter F. Hamilton il reste intéressant dans le cadre plus large de la saga du Commonwealth.
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Image : Éditeur

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03/08/2018

Mission Impossible: Fallout

Ce nouveau film est la suite directe de Rogue Nation. Après avoir exposé les agent-e-s du Syndicat Mission Impossible est redevenu une agence officielle des Etats-Unis. Hunt est réintégré dans la hiérarchie et continue ses activités de destruction de biens publics et de violations du code de la route. Ses capacités sont à nouveau nécessaires pour sauver le monde. Le Syndicat n'est pas entièrement démantelé et les agent-e-s qui en font encore partie se sont renommé-e-s les Apôtres. Au lieu de suivre un agenda, illes se vendent au plus offrant afin d'aider des attaques terroristes, à l'instar d'une épidémie de variole. Leur prochaine action semble être l'usage de trois bombes atomiques. La mission d'Ethan Hunt est de trouver ces bombes et d'empêcher les Apôtres, et leur client, d'y avoir accès. Mais cette fois il est accompagné d'un agent de la CIA, joué par Henry "Moustache" Cavill.

SPOILERS

Je n'ai jamais été très fan de la franchise Mission Impossible. Les films sont divertissants mais sans plus. C'est le cas de ce nouvel opus qui n'a de loin pas été inoubliable en ce qui me concerne. Comme beaucoup de films d'action, la réalisation souffre d'avoir un personnage principal chargé d'être le meilleur en tout. Hunt est toujours dans l'action et ne prend jamais le temps de souffler un peu pour avoir un véritable plan. Ce film en est l'incarnation. Dès le début du film on comprend que la question ne sera pas la nouvelle menace mais la nécessité de l'existence d'Ethan Hunt. À plusieurs reprises, on nous explique qu'il aurait pu démissionner mais qu'il ressentirait un sentiment de culpabilité à chaque événement qu'il aurait pu empêcher. Même le méchant du film, identique à celui de Rogue Nation, agit pour s'attaquer personnellement à Ethan Hunt, oubliant les raisons de son entrée dans le Syndicat.

La réalisation souffre aussi d'un problème majeur : le scénario. Je ne parle pas des scènes d'action, des combats ou de l'intrigue. Je parle d'une tendance générale à expliciter les événements après qu'ils aient eu lieu. Souvent le film fonctionne dans l'ordre qui suit : on nous explique un plan, ce plan est modifié dans la scène et on termine on nous expliquant pourquoi et comment le plan a été modifié. Dans d'autres cas, une scène a lieu puis on nous explique que le fonctionnement de l'intrigue a été préparé par les membres de l'intrigue en avance, sans que jamais l'on nous montre cette préparation. Le problème est particulièrement important lorsqu'il s'agit de confronter le traitre. Hunt est mis à mal par un dossier et se retourne contre son supérieur. Puis, d'un seul coup, on nous explique que ce n'était qu'un coup de théâtre pour confondre le traitre. Pour que la scène fonctionne il aurait fallu donner à Hunt des raisons de perdre sa confiance envers ce personnage puis de trouver le temps de créer le scénario chargé de l'atteindre. La réalisation préfère laisser ça en dehors du film.

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*** Sans intérêt
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Image : Allociné

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08:11 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mission impossible, fallout | | | |  Facebook