11/10/2018

52. 4 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 4
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 28 septembre 2018
Pages : 344

Ce tome 4 contient 52 40-52, The origin of Black Adam de 52 16 et The Origin of Steel de 52 15. Les événements de l'année sans Superman, Batman et Wonder Woman commencent à se relier entre-eux. Alors que des personnes plus secondaires ont pris les devants de la scène le monde criminel en a profité pour essayer de prendre le contrôle. Luthor est enfin démasqué ainsi que son programme qui permet à tout le monde de posséder des pouvoirs. La secte du crime continue de lancer son ambitieux programme tout en essayant de tuer Batwoman. Mais personne n'avait pris en compte Black Adam qui, après avoir perdu sa famille, se venge en détruisant un pays entier puis en attaquant la Chine. Sera-t-il possible de l'arrêter à temps ?

SPOILERS

Il y a un sentiment d'urgence dans ces derniers numéros. En effet, on nous promet une intrigue sur un an avec des conséquences importantes et des plans reliés entre-eux. Mais il y a de nombreux points d'intrigues et tous les relier n'est pas facile. Ainsi, la chute de Luthor est-elle très, trop, rapide tandis que le combat de Black Adam contre la Chine ne dure qu'un épisode. Cela est un peu court pour ce qui est décrit comme une troisième guerre mondiale. Je déplore aussi que le personnage soit ramené au point de départ, tout son développement étant annulé.

Les autres intrigues, scientifiques, la secte du crime et intergang, sont reliées au sein d'un complot de la secte du crime qui contrôle aussi bien intergang que les scientifiques enlevés. Ce complot d'une grande ampleur devient beaucoup moins ambitieux alors que leur seul acte est de tenter de tuer Batwoman. Heureusement, cette intrigue permet de revoir quelques pages de Batwoman, bien qu'elle n'y soit pas à son avantage. Finalement, on peut se demander s'il n'aurait pas été nécessaire de donner plus de temps à ce nombre impressionnant de scénaristes aux styles si différents.

*
**
*** Une conclusion abrupte pour une longue série.
****
*****

Image : Éditeur

52-tome-4.jpg

Johnny English Strikes Again

Le MI7 est la victime d'une attaque d'ampleur inégalée. Un pirate a trouvé le moyen d'entrer dans la base de données des renseignements britanniques et de rendre public l'identité des agent-e-s du MI7. Cette catastrophe a des conséquences incalculables alors que le Royaume Uni s'apprête à organiser une rencontre entre les pays les plus riches de la planète. Personne ne peut enquêter car il n'y a plus aucun agent-e-s. La Première ministre ordonne de faire revenir les membres du MI7 qui se trouvent à la retraite. Cela implique Johnny English, actuellement enseignant de géographie dans une petite école privée. Lorsqu'on lui demande de revenir il s'exécute avec le plus grand plaisir.

SPOILER

Ce troisième film s'intéresse à un thème très actuel : la place de la gouvernance par l'informatique dans nos vies. Bien que l'intrigue débute par une série s'attaque informatique contre les infrastructures britanniques et européennes, on comprend rapidement que le but du méchant est de prendre le contrôle des informations créées par les états et leur population. Selon son argumentation, ces données permettent de créer des algorithmes capables d'éviter les plus gros problèmes actuels : des bouchons aux problèmes de santé. Bien entendu, il n'explique pas immédiatement que cela implique une destruction de la démocratie telle qu'on la connait et un gouvernement par une élite capable de comprendre les algorithmes. Cette démission des élites politiques traditionnelles s'explique par leur incapacité à comprendre les enjeux de l'informatique. Ce point est incarné par la Première ministre qui se contente de signer tout ce qu'elle trouve si cela lui permet de gagner quelques points grâce à la proximité du jeune et beau méchant.

Ce film pourrait donc être assez intéressant. À travers l'humour il pourrait dénoncer la fascination ignorante envers les nouvelles technologies et les miracles que celles-ci pourraient permettre pour notre société, sans jamais penser aux conséquences. La réalisation s'amuse du décalage entre le jeune, beau et intelligent méchant qui use de tout ce qui est neuf, comme les imprimantes 3D, et Johnny English incapable d'utiliser un IPad, de comprendre la réalité virtuelle et qui décide de rouler dans une vieille voiture plutôt qu'une hybride remplie d'aides à la conduite. À certains moments, Johnny English incarne même le passé en se retrouvant dans un costume traditionnel ou en armure. Malheureusement, l'humour me semble très forcé. Plutôt que de laisser les situations parler par elles-mêmes la réalisation explicite toujours, au travers des dialogues, ce qui va se dérouler. Pire encore, l'humour ressemble plus à une série de sketch collés artificiellement ensemble pour construire un film d'une longueur acceptable. Ce qui aurait pu devenir un film intéressant échoue donc largement.

*
**
*** Parfois c'est drôle
****
*****

Image : IMDB

Site officiel

MV5BMjI4MjQ3MjI5MV5BMl5BanBnXkFtZTgwNjczMDE4NTM@._V1_SY1000_CR0,0,674,1000_AL_.jpg

10:23 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : johnny english strikes again | | | |  Facebook