28/10/2018

The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot par Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 janvier 2018 et 24 avril 2018
Pages : 112 et 112

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 16-20 et 21-25. Gwen Pool se trouve dans l'univers Marvel depuis un certain temps. Mais elle n'a appris qu'il y a peu que certains personnages sont des duplicatas de personnes réelles. Bien entendu, elle décide d'aller trouver sa famille et découvre son frère qui essaie de la faire revenir dans le monde réel. Mais est-ce réellement un retour ? Ou alors Gwen Pool se trouve-t-elle toujours dans l'univers Marvel ? Et pourquoi deviendrait-elle une menace d'importance pour les personnages de cet univers ?

SPOILERS

Le quatrième volume s'intéresse aux raisons qui ont poussé Gwen Pool à entrer dans l'univers Marvel. On découvre une personne aux nombreux talents mais qui d'une part n'ose pas les utiliser et qui a peur de l'état du monde. L'imagination est donc un bon moyen de survivre. Ce volume permet aussi de questionner le destin de Gwen Pool. Son premier numéro la présentait comme une femme qui ne fait pas attention aux conséquences si cela lui permet de s'amuser. Mais elle souhaite devenir une héroïne. Malheureusement, ses souhaits se confrontent à la manière dont elle écrite. Faut-il suivre ce qu'on souhaite pour elle ou suivre ce qu'elle veut devenir ?

Le dernier volume met en place la fin de cette série. Gwen Pool étant capable de voir sa fin approcher à, bien entendu, peur et essaie de forcer sa série à continuer. On observe donc un personnage qui essaie de créer des aventures afin de ne plus être annulé. Mais on nous montre aussi quelqu'un qui essaie de réparer les dégâts commis lors de son arrivée. Il y a donc une progression entre le premier volume et son désintérêt pour les habitant-e-s de l'univers Marvel et le dernier alors qu'elle essaie d'aider tout le monde. Bien entendu, le scénariste nous explique que Gwen Pool ne va pas vraiment disparaitre puisqu'elle pourra entrer dans d'autres séries.

Ce sont deux volumes bien plus posés. Qui s'intéressent moins à rire qu'à comprendre ce qui arrive à Gwen Pool et à la manière dont elle réagit. Ces deux derniers tomes sont aussi ceux qui jouent le plus avec l'idée de vivre dans un comics puisque Gwen Pool est capable d'entrer et de sortir à volonté mais aussi de naviguer dans sa série selon ses besoins.

*
**
***
**** Deux volumes qui concluent de manière satisfaisante la série
*****

Image : Amazon et Amazon51Iqeo6hh1L._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

51pnNmaA8ML._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

27/10/2018

The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity par Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg

Titre : The unbelievable Gwenpool 3. Totally in continuity
Auteur-e-s : Christopher Jastings, Myisha Haynes, Gurihiru, Alti Firmansyah et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 août 2017
Pages : 160

Ce volume 3 contient Unbelievable Gwenpool 11-15 et Gwenpool holiday special: Merry mix-up 1. À la suite de son combat contre MODOK Gwenpool est devenue la cheffe d'une entreprise d'hommes de mains qui s'attaquent à certaines menaces en échange d'argent. Mais leur client n'a pas apprécié les actes de Gwen Pool et l'entreprise, ainsi que les employé-e-s, n'a pas résisté. Le petit groupe de mercenaire qui acceptait les ordres de Gwen Pool s'est séparé, chacun-e-s allant de son côté. Gwen en profite pour s'intéresser à plusieurs emplois jusqu'à ce qu'elle soit forcée de se réunir avec son ancien groupe dans ce qui ressemble fortement à un jeu vidéo.

SPOILERS

Les deux tomes précédents mettaient en place le personnage, son style ainsi qu'une galerie de personnes chargées de l'attaquer ou de l'aider. Il est donc presque normal que Gwen Pool se soit retrouvée à la tête d'une armée de soldat habillés comme elle. Ce troisième tome reste dans la veine des précédents. Les différentes situations sont plus ou moins difficiles selon que Gwen Pool se retrouve face à de simples figurant-e-s ou des personnages plus importants. Ce qui la pousse à chercher à se confronter à ces personnages importants.

Ce troisième tome permet aussi de confronter Gwen Pool au reste de l'univers Marvel. Elle a déjà rencontré Thor et Miles Morales. Cette fois les auteur-e-s l'envoient rencontrer Kate Bishop ainsi que le nouveau Ghost Rider. Bien qu'elle connaisse tous leurs secrets on la montre encore essayer de ne pas trahir les secrets des personnages qu'elle appréciée. Cela permet de créer des rencontres assez sympathiques. Elle rencontre aussi Deadpool, qui est aussi un personnage ayant conscience d'exister dans une œuvre de fiction. Gwenpool fonctionne assez bien, mais surtout pour les personnes qui connaissent les œuvres en question.

*
**
*** Pas mauvais mais tout le monde ne va pas apprécier.
****
*****

Image : Amazon

51LUk3PDzIL._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K. par Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg

Titres : The unbelievable Gwenpool 1. Believe it et 2. Head of M.O.D.O.C.K.
Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihiru, Danilo S. Beyruth, Tamra Bonvillain, Irene Strychlski et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 29 novembre 2016 et 28 mars 2017
Pages : 152 et 136

Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 0-4 et 5-10, Gwenpool Special 1. Howard le Canard, un personnage peu connu de l'univers Marvel, est obligé d'enquêter sur un vol commis contre Black Cat. Ce vol a été mis en place par une certaine Gwen Pool qui a ensuite vendu l'objet à Hydra. Selon Gwen Pool, elle a décidé de mettre un costume afin d'éviter de mourir en tant que simple figurante de l'univers Marvel. Mais alors qu'elle traite ce monde comme un jeu elle va devoir comprendre que pour ses habitant-e-s les conséquences sont réelles.

SPOILERS

Gwenpool n'aurait jamais dû fonctionner. Son personnage est celui d'une jeune femme fan de comics qui entre, soudainement, dans l'univers Marvel. Elle fait donc exactement ce que tout le monde ferait à sa place, elle traite cet univers comme un lieu imaginaire dans lequel elle est capable de tout faire sans risquer de mourir. Étant capable de comprendre les procédés scénaristiques ainsi que les secrets des personnages elle peut donc facilement s'en sortir sans trop de problèmes. Ainsi, ce personnage permet de rigoler du fonctionnement de l'univers Marvel en ne s'attachant pas aux personnages principaux mais à leurs némésis ou encore aux personnes ordinaires, comme les policiers. Pour l'instant, c'est assez drôle. Mais je ne sais pas si cette série fonctionnera sur le long terme.

Images : Amazon et Amazon51MqAlMQ15L._SX327_BO1,204,203,200_.jpg

61Y9xe3BBBL._SX328_BO1,204,203,200_.jpg

26/10/2018

The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor

Titre : The Mighty Thor 3. The Asgard/Shi'Ar war et 4 The war Thor
Auteurs : Jason Aaron, Steve Epting, Russel Dauterman, Valerio Schiti et Mahmud Asrar
Éditeur : Marvel 19 juillet 2017 et 18 janvier 2018
Pages : 156 et 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 13-19 et 20-23 ainsi que Generations: The unworthy Thor and the Mighty Thor. Le Conseil des Royaumes est toujours paralysé par l'indécision et les machinations de Malekith. Pendant que les débats et les décisions sont bloquées les elfes s'enfuient en masse de leur Royaume et sont accueillis par les nains. Mais une partie des Royaumes n'accepte pas l'absence d'action. La Ligue des Royaumes est reconstituée afin de sauver la reine des elfes de l'emprise de Malekith. Mais cela sera-t-il suffisant alors que deux grandes menaces planes sur Asgardia ? Des menaces qui pourraient impliquer la création d'un nouveau Thor. Un Thor qui se veut dieu de la guerre.

SPOILERS

Dans ces deux nouveaux tomes Jason Aaron continue sur sa lancée mythologique tout en développant sa propre histoire. En effet, Aaron ajoute de nouveaux éléments à l'histoire de Thor, éléments qui semblent se trouver dans d'autres productions Marvel. Mais il continue aussi son intrigue de base. Celle-ci a commencé par une question simple : qu'est-ce qui rend une divinité digne d’adoration ? Ce thème continue alors que Thor, alias Jane Foster, est mise au défi par deux divinités qui se considèrent plus puissantes qu'elles. Alors que ces divinités tentent de gagner en lançant des épreuves meurtrières Thor refuse et essaie d'aider les personnes mises en danger. Pour Jason Aaron la réponse est simple, une divinité digne est une divinité qui fait attention au bien-être des habitant-e-s de l'univers.

Aaron continue aussi à développer sa guerre des Royaumes. Loin de s'attacher à créer des combats majestueux entre des êtres surpuissants il préfère d'abord montrer la difficulté d'agir contre la guerre et surtout face à ses conséquences. Ainsi, il explique rapidement que la chute de l'un des Royaumes pourrait conduire à une famine générale tandis qu'il montre des réfugié-e-s qui essaient de survivre. Ces réfugié-e-s sont rapidement assassiné-e-s ce qui permet de lancer l'existence du War Thor, qui ne vit que pour la vengeance. Jason Aaron n'essaie donc pas de cacher les horreurs de la guerre. Des personnes meurent, pas seulement des adultes mais aussi des enfants. Et la vengeance n'est pas non plus une solution. Car l'autre camps est aussi constitué de personnes innocentes. Face au War Thor Jane Foster essaie d'expliquer que la guerre ne peut être stoppée que par une forme de compassion pour les personnes innocentes et non par la vengeance sur un peuple entier considéré comme coupable et inhumain.

*
**
***
**** Il ne reste qu'un seul tome avant la fin de cette série. Il doit conclure beaucoup d'éléments tout en répondant aux promesses d'une guerre des Royaumes dévastatrices. J'espère qu'il sera dans la lignée de ces deux tomes.
*****

Images : Amazon et Amazon51rDgXIxzNL._SX328_BO1,204,203,200_.jpg

613Px-NIoYL._SX325_BO1,204,203,200_.jpg

25/10/2018

The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard par Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving

Titre : The Mighty Thor 1. Thunder in her veins et 2. Lords of Midgard
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman, Rafa Garres et Frazer Irving
Éditeur : Marvel 17 mai 2016 et 30 novembre 2016
Pages : 136

Ces deux volumes contiennent Mighty Thor volume 7 1-5 et 6-12. De grands changements ont eu lieu en Asgardia. Thor n'est plus, il est remplacé par l'Odinson. Car Thor Odinson, prince d'Asgard, n'est plus capable de soulever Mjolnir. À sa place une femme a réussi à le soulever et Odinson, reconnaissant ses capacités, a décidé de lui donner son nom. Mais Odinson a disparu. Freyja est enfermée dans les donjons pour s'être révoltée contre les actions d'Odin. Celui-ci règne mais sans sortir de son trône, se contentant d'espionner son royaume et de punir les personnes qui douteraient de lui. La guerre civile risque d'exploser en Asgardia alors que les Royaumes ont besoin d'aide. Car une alliance entre plusieurs entités a eu lieu qui débouche sur la guerre. Les premières victimes sont les elfes.

SPOILERS

Cette série débute immédiatement après la fin de la dernière alors que nous apprenions que Jane Foster est Thor après un combat contre Odin. Il est donc normal de retrouver Freyja en prison puisqu'elle a décidé de se battre contre son mari Odin. Ce dernier, dans cette série, incarne le "glorieux passé masculin". Il veut revenir à un temps durant lequel il agissait comme bon il lui semblait sans prendre en compte les besoins ni les souhaits de ses sujets et des Royaumes. Odin ne comprend pas pour quelle raison son statut pourrait être mis en cause que ce soit par de simples personnes ou des femmes comme Freyja ou la nouvelle Thor. Il agit donc en homme et décide de les punir pour souhaite l'égalité. L'écriture montre bien que la position d'Odin est non seulement arrogante mais qu'elle est aussi en dehors des réalités. Personne ne le soutient, sauf son frère.

Mais cette série met aussi en place un événement longtemps annoncé par le scénariste : une guerre des Royaumes. Bien que celle-ci ait un aspect magique, les espèces impliquées sont des elfes, des nains et des géants qui utilisent de la magie, elle a aussi un aspect bien plus concret. En effet, la guerre débute à la fois par les attaques du roi des elfes noirs, aspect magique, et par les attaques de l'entreprise Roxxon. Celle-ci est décrite comme une entreprise prédatrice que son chef, Dario Agger, utilise pour récolter des richesses et détruire la Terre. Il ne s'intéresse pas aux conséquences de ses actes si celles-ci ne lui permettent pas de devenir un peu plus riche. Il est l'incarnation du capitalisme sans conscience et même s'il doit se confronter à Thor son véritable ennemi est Rosalid Solomon, une agente du SHIELD spécialisée dans l'environnement. Cette guerre est donc aussi une guerre pour le contrôle des ressources et l'extension du capitalisme.

*
**
***
**** Jason Aaron continue de nous proposer une Thor intéressante mêlée aussi bien à des affaires mythologiques que très terrestres.
*****

Images : Amazon et Amazon51OEKOY6bHL._SX326_BO1,204,203,200_.jpg

518yAIodbmL._SX325_BO1,204,203,200_.jpg

21/10/2018

First Man / First Man : Le Premier Homme sur la Lune

Le programme Apollo qui permit l'envoi sur la Lune de plusieurs équipes d'astronautes est probablement le plus célèbre des programmes d'exploration spatiale. Apollo 11 est sûrement la mission la plus connue puisqu'elle fut le premier alunissage réussit, Neil Armstrong étant le premier homme à marcher sur la Lune. Si on pose la question, il est probable que la mission Apollo 13 soit aussi citée avec d'autres catastrophes de l'aventure spatiale. Ce film se veut un biopic à la fois fidèle, respectueux et intimiste autour de la personne de Neil Armstrong entre son dernier vol en X-15 et sa rentrée sur Terre après son alunissage. La réalisation essaie de montrer le fonctionnement du programme lunaire de la NASA depuis les tests technologiques des Gemini jusqu'aux missions Apollo. On nous fait aussi rentrer dans l'intimité d'un homme montrée comme stoïque, incapable d'exprimer ses émotions et très professionnel.

SPOILERS

Que l'on soit clair, ce film est une ode à l'aventure spatiale américaine. Les réussites communistes sont mentionnées, comme des échecs pour les USA ce qui est en accord avec le contexte de l'époque. La réalisation aurait pu se perdre et ne pas parler des mises en causes ni des contraintes placées sur le projet de la NASA. Ce n'est pas le cas, on nous montre que tout le monde ne pense pas que l'argent soit utile dans le contexte de guerre et de pauvreté des USA. On nous montre aussi les échecs du programme, parfois dangereux. L'explosion d'Apollo 1 est particulièrement rempli d'émotions. Ce sont surtout les enterrements qui se succèdent qui montrent le danger que représente ce programme. La manière dont les fusées sont filmées est aussi particulièrement impressionnant. L'écran, les décors, vibrent avec un son presque assourdissant. On pourrait presque ressentir ce qu'implique le fait de partir dans l'espace dans le nez d'une gigantesque bombe chargée de carburant. On se demande surtout comment ces machines ont pu rester en une seule pièce et comment des personnes ont pu accepter d'entrer à l'intérieur.

Étant un biopic, le film se concentre sur Neil Armstrong et Janet Elizabeth Shearon, les deux sont mariés. Je ne sais pas si la manière de représenter Neil Armstrong est réaliste. On nous montre un homme profondément affecté par la mort de sa fille. Mais surtout un homme incapable de parler à ses amis, à sa femme et encore moins à ses enfants. Cette incapacité à exprimer ses sentiments conduit à une scène durant laquelle Armstrong fait ses bagages frénétiquement pendant que Janet Elizabeth Shearon lui demande de s'arrêter afin de parler à ses enfants, de les préparer à la possibilité de sa mort. En effet, Neil Armstrong est dépeint de manière respectueuse comme une personne très professionnelle. Un travailleur incapable de s'arrêter qui ne pense qu'à ses missions et refuse presque de s'amuser. Les conséquences du programme sont visibles à travers Janet Elizabeth Shearon qui observe les dégâts de la mort des astronautes sur leurs familles. Bien que je ne sache pas la vérité concernant cette famille, cette peinture de son fonctionnement me semble trop respectueuse et pas assez critique. Je me demande ce que voulait faire la réalisation.

*
**
***
**** Un film qui respecte énormément son personnage et la conquête spatiale. Ce respect est presque trop important et parfois on a presque l'impression que certaines étapes ne sont qu'anecdotiques.
*****

Image : Site Officiel

image4.jpg

20/10/2018

Midnighter 2. Hard par Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,

Titre : Midnighter 2. Hard
Auteurs : Steve Orlando, Aco, Hugo Petrus, Davis Messina et Romulo Fajardo Jr,
Éditeur : DC 25 octobre 2016
Pages : 168

Ce second volume contient Midnighter 8-12 ainsi que deux numéros classiques. Dans le volume précèdent Midnighter et Apollo se quittaient à cause des méthodes de Midnighter. En effet, ce dernier a tendance à considérer que la seule solution est de faire du mal, voire de tuer, les personnes qui font du mal aux innocent-e-s. Le fait qu'il ait été programmé pour tuer n'excuse pas ses activités en ce qui concerne Apollo. Ce changement a conduit Midnighter à s'ouvrir à d'autres personnes et à se lier romantiquement avec un homme qui utilise ses sentiments pour lui faire du mal. Après avoir survécu Midnighter est recruté par Spyral afin de retrouver une arme volée par la Suicide Squad. Cette recherche permet à Midnighter de comprendre qu'Amanda Waller essaie de recréer ce qui a permis à Midnighter d'exister et il ne veut pas la laisser faire.

SPOILER

Le premier volume était très intéressant. Derrière la brutalité du personnage principal on voyait un homme tenter de se lier à d'autres hommes que ce soit pour des relations courtes ou plus longues. La série n'hésitait pas à montrer l'identité de Midnighter ni ses matinées avec d'autres hommes. Cela donnait une certaine cohérence à la série qui essaie de montrer qui est Midnighter et pourquoi il agit comme il le fait. Il est certes brutal mais seulement envers les personnes qu'il considère mériter sa brutalité.

Ce second volume est moins cohérent. Le scénariste essaie de lier son intrigue au monde plus large de l'univers DC en ajoutant à la fois Spyral et la Suicide Squad. Le problème c'est que je n'apprécie pas la Suicide Squad alors que Spyral ne fait sens qu'autours de Grayson, du moins selon moi. Bien que le scénariste essaie de montrer le danger d'user d'armes de plus en plus puissantes ou la nécessité de les utiliser en vue de créer de la sécurité cet aspect est minimisé par des scènes de combats qui empêchent une véritable réflexion. Ce second volume échoue donc largement à créer une intrigue intéressante mais il permet au moins de remettre en place le couple de Midnighter et d'Apollo.

*
**
*** Un second volume beaucoup moins intéressant que le premier car les auteurs essaient de relier leur intrigue à l'univers DC sans que cela ne soit véritablement utile.
****
*****

Image : Éditeur

midnighter,hard,dc,steve orlando,aco,hugo petrus,davis messina,romulo fajardo jr

16/10/2018

Noumenon Infinity par Marina J. Lostetter

Titre : Noumenon Infinity
Autrice : Marina J. Lostetter
Éditeur : Harper Voyager 14 août 2018
Pages : 576

Il y a près de 2000 ans, l'humanité a envoyé 12 convois dans l'espace chargés d'étudier des points intéressants de l'espace. Seul Noumenon est revenu sur une terre bien différente avec des informations concernant une mégastructure dans le système Lq Pyx. Malgré les réticences des autorités terriennes, une seconde mission est décidée afin de compléter la super structure et de comprendre l'espèce qui semble l'avoir construite, ou qui semble avoir tenté de continuer sa construction. Là encore, le temps impliqué sera énorme. De plus, une seconde mission pourrait bien donner des informations importantes sur Lq Pyx. Car le convoi 12 qui a étrangement disparu n'est pas perdu.

SPOILERS

Noumenon Infinity est la suite directe de Noumenon. Bien que le premier chapitre se déroule bien avant l'envoi des convois, alors que le convoi 12 est réaffecté sous la direction de Vahni Kapoor, titulaire d'un doctorat sur le mode de propulsion utilisé par les convois. Tout comme dans Noumenon, on suit plusieurs points de vue dans des chapitres consacrés après un temps plus ou moins long. Mais cette fois nous avons la perspective du convoi 12 et celle du convoi 7. Alors que ce dernier permet de mettre en avant les changements sociologiques dû à la construction de la mégastructure et de la division de la flotte afin de comprendre les aliens le convoi 12 s'intéresse au mystère de leur arrivée dans une région et un temps inconnu. Ces deux points de vue fonctionnent très bien tout en se mêlant afin de donner de nombreuses réponses à l'intrigue générale.

Le premier tome se concentrait sur les voyages et les changements culturels et sociologiques, avec le choc du retour sur Terre comme problème majeur de la seconde partie. Ce second tome s'intéresse toujours autant à ces changements mais l'autrice, Marina J Lostetter, s'amuse avec des temporalités bien plus importantes et plusieurs convois. Comme dans le premier tome, ces changements sont logiques et basés sur un fonctionnement antérieur. Mais le convoi 7 s'intéresse bien plus à la construction de la mégastructure et à l'effet que celle-ci a sur l'équipage. Pendant la lecture, on passe d'une attente à la construction puis à la fin de celle-ci pour mieux continuer sur l'impression d'une erreur destructrice et enfin une impression de merveilleux. Lors de toutes ces étapes, ce qui compte n'est pas la division mais la mise en place d'une société unie en direction d'un but commun, que celui-ci soit la survie, une œuvre ou la recherche scientifique. L'autrice nous donne un point de vue optimiste sur l'humanité, certes imparfaite mais capable de tout si on lui donne un but futur.

Enfin, je suis dans l'obligation de mentionner la diversité mise en place par l'autrice. Cette question est particulièrement importante alors que les communautés concernées demandent une véritable diversité et non une annonce externe sans que rien ne puisse permettre de le deviner au sein de l’œuvre, une annonce dont J.K. Rowling est malheureusement devenue une experte à la tristesse de nombreuses personnes. Premièrement, les personnages sont de cultures et de provenance diverses, ce qui était le cas aussi du premier roman. Mais les personnages du convoi 12 ne sont pas clonés selon leur potentiel génétique, une décision remise en cause dans ce roman, mais selon leurs capacités et les besoins du convoi en termes scientifiques. Illes ne sont pas élevés dans un monde conçu pour les préparer mais proviennent de cultures différentes. De plus, l'autrice n'hésite pas à user de personnages à la sexualité et à l'identité de genre différents. Le premier tome donnait le point de vue d'une lesbienne. Ce tome nous offre une asexuelle en relation polyromantique et une femme transgenre. Ces caractéristiques ne sont pas mises en question mais sont décrites comme une part de l'humanité. Ainsi, l'autrice ne justifie pas leur existence, ces personnages sont ce qu'illes sont. Bien que j'apprécie cet effort, je ne me permettrais pas de juger de la réussite ou de l'échec de l'autrice à bien représenter ces identités. Je terminerais sur l'impression que certaines scènes n'auraient probablement pas pu être écrites par un homme.

*
**
***
****
***** Le premier tome a été l'une de mes meilleures surprises en SF de l'année. Je me suis immédiatement procuré le second tome qui, selon moi, est meilleur que le premier. J'espère que Marina J. Lostetter écrira encore beaucoup de romans.

Image : Éditeur

x400.jpg

14/10/2018

Den skyldige / The Guilty

Asger Holm est un policier du Danemark actuellement affecté à la centrale téléphonique, le 112. Son travail implique de recevoir les appels d'urgence de la population, récolter un maximum d'informations sur les circonstances et la localisation des personnes et transférer ces informations aux patrouilles de police afin de les envoyer sur les lieux en besoins d'aide. C'est un travail monotone, difficile et ennuyeux. Mais tout change lorsque Asger reçoit l'appel d'une jeune femme inconnue qu'il ne peut localiser avec précision. Rapidement, il comprend que celle-ci a été enlevée et mime une conversation avec sa fille. Alors qu'Asger envoie la police tenter de retrouver cette femme dont il ne connait que peu de choses il essaie de l'aider et de réunir le plus d'informations possibles sur son identité, son kidnappeur et sa famille.

SPOILERS (des gros spoilers)

Ce film se déroule entièrement dans deux salles d'une centrale d'appel. L'image est sombre avec seulement la lumière des écrans et du bureau. L'ambiance est donc très froide. On ne voit rien de l'extérieur et toutes les informations nous sont communiqués, ainsi qu'à Asger, au travers des appels téléphoniques. Au film du temps, on ressent la frustration croissante d'Asger qui essaie de comprendre ce qui se déroule tout en ne pouvant pas chercher lui-même les indices dont il a besoin car ce n'est pas son travail. Ce n'est souvent qu'après-coup que l'on apprend ce qui se déroule et donc que l'on apprend l'étendue réelle du problème.

Ce film est aussi l'histoire de deux personnes. La première est Asger qui est provisoirement assigné à la centrale d'appel après avoir tué un homme, en légitime défense selon lui. On ne sait que peu de choses sur les circonstances sauf que le procès a lieu le lendemain et qu'un partenaire est son témoin. Ce n'est qu'à la fin du film que l'on apprend ce qui s'est réellement déroulé, donnant tout son sens au titre du film. En parallèle, la police poursuit un homme qu'elle pense être coupable de kidnapping et de meurtre. Tout semble l'accuser, il a été condamné pour violences, il a perdu la garde de ses enfants lors de son divorce et sa fille parle d'une dispute entre lui et son ex-femme après une visite dans la chambre d'un des enfants, encore bébé. Ces indices ne sont donnés que petits à petits afin de faire monter la tension. Nous avons donc ceux hommes. Un est coupable mais le cache. Tandis que l'autre est présumé coupable mais il est encore poursuivi. Ce sont deux hommes violents dont on ne connait pas les circonstances. Ce n'est que tardivement que toutes les explications nous sont données, changeant complétement la perspective du film.

*
**
***
****
***** Un très bon huis-clos dont la tension monte rapidement

Image : Site officiel

Still2_credit+Nikolaj+M%C3%B8ller.jpeg?format=750w

10:03 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : den skyldige, the guilty | | | |  Facebook

11/10/2018

52. 4 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 4
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 28 septembre 2018
Pages : 344

Ce tome 4 contient 52 40-52, The origin of Black Adam de 52 16 et The Origin of Steel de 52 15. Les événements de l'année sans Superman, Batman et Wonder Woman commencent à se relier entre-eux. Alors que des personnes plus secondaires ont pris les devants de la scène le monde criminel en a profité pour essayer de prendre le contrôle. Luthor est enfin démasqué ainsi que son programme qui permet à tout le monde de posséder des pouvoirs. La secte du crime continue de lancer son ambitieux programme tout en essayant de tuer Batwoman. Mais personne n'avait pris en compte Black Adam qui, après avoir perdu sa famille, se venge en détruisant un pays entier puis en attaquant la Chine. Sera-t-il possible de l'arrêter à temps ?

SPOILERS

Il y a un sentiment d'urgence dans ces derniers numéros. En effet, on nous promet une intrigue sur un an avec des conséquences importantes et des plans reliés entre-eux. Mais il y a de nombreux points d'intrigues et tous les relier n'est pas facile. Ainsi, la chute de Luthor est-elle très, trop, rapide tandis que le combat de Black Adam contre la Chine ne dure qu'un épisode. Cela est un peu court pour ce qui est décrit comme une troisième guerre mondiale. Je déplore aussi que le personnage soit ramené au point de départ, tout son développement étant annulé.

Les autres intrigues, scientifiques, la secte du crime et intergang, sont reliées au sein d'un complot de la secte du crime qui contrôle aussi bien intergang que les scientifiques enlevés. Ce complot d'une grande ampleur devient beaucoup moins ambitieux alors que leur seul acte est de tenter de tuer Batwoman. Heureusement, cette intrigue permet de revoir quelques pages de Batwoman, bien qu'elle n'y soit pas à son avantage. Finalement, on peut se demander s'il n'aurait pas été nécessaire de donner plus de temps à ce nombre impressionnant de scénaristes aux styles si différents.

*
**
*** Une conclusion abrupte pour une longue série.
****
*****

Image : Éditeur

52-tome-4.jpg

Johnny English Strikes Again

Le MI7 est la victime d'une attaque d'ampleur inégalée. Un pirate a trouvé le moyen d'entrer dans la base de données des renseignements britanniques et de rendre public l'identité des agent-e-s du MI7. Cette catastrophe a des conséquences incalculables alors que le Royaume Uni s'apprête à organiser une rencontre entre les pays les plus riches de la planète. Personne ne peut enquêter car il n'y a plus aucun agent-e-s. La Première ministre ordonne de faire revenir les membres du MI7 qui se trouvent à la retraite. Cela implique Johnny English, actuellement enseignant de géographie dans une petite école privée. Lorsqu'on lui demande de revenir il s'exécute avec le plus grand plaisir.

SPOILER

Ce troisième film s'intéresse à un thème très actuel : la place de la gouvernance par l'informatique dans nos vies. Bien que l'intrigue débute par une série s'attaque informatique contre les infrastructures britanniques et européennes, on comprend rapidement que le but du méchant est de prendre le contrôle des informations créées par les états et leur population. Selon son argumentation, ces données permettent de créer des algorithmes capables d'éviter les plus gros problèmes actuels : des bouchons aux problèmes de santé. Bien entendu, il n'explique pas immédiatement que cela implique une destruction de la démocratie telle qu'on la connait et un gouvernement par une élite capable de comprendre les algorithmes. Cette démission des élites politiques traditionnelles s'explique par leur incapacité à comprendre les enjeux de l'informatique. Ce point est incarné par la Première ministre qui se contente de signer tout ce qu'elle trouve si cela lui permet de gagner quelques points grâce à la proximité du jeune et beau méchant.

Ce film pourrait donc être assez intéressant. À travers l'humour il pourrait dénoncer la fascination ignorante envers les nouvelles technologies et les miracles que celles-ci pourraient permettre pour notre société, sans jamais penser aux conséquences. La réalisation s'amuse du décalage entre le jeune, beau et intelligent méchant qui use de tout ce qui est neuf, comme les imprimantes 3D, et Johnny English incapable d'utiliser un IPad, de comprendre la réalité virtuelle et qui décide de rouler dans une vieille voiture plutôt qu'une hybride remplie d'aides à la conduite. À certains moments, Johnny English incarne même le passé en se retrouvant dans un costume traditionnel ou en armure. Malheureusement, l'humour me semble très forcé. Plutôt que de laisser les situations parler par elles-mêmes la réalisation explicite toujours, au travers des dialogues, ce qui va se dérouler. Pire encore, l'humour ressemble plus à une série de sketch collés artificiellement ensemble pour construire un film d'une longueur acceptable. Ce qui aurait pu devenir un film intéressant échoue donc largement.

*
**
*** Parfois c'est drôle
****
*****

Image : IMDB

Site officiel

MV5BMjI4MjQ3MjI5MV5BMl5BanBnXkFtZTgwNjczMDE4NTM@._V1_SY1000_CR0,0,674,1000_AL_.jpg

10:23 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : johnny english strikes again | | | |  Facebook

08/10/2018

The good place 1

Il existe un certain nombre de séries qui prennent une position humoristique sur la mort. On peut penser à Dead Like Me qui profite de la mort pour parler de la vie ou encore Pushing Daisies au style si coloré. The Good Place, qui m'a été conseillé, se déroule après la mort. Lorsque l'on meurt les activités que l'on a eu sur Terre sont dénombrées selon qu'elles soient positives ou négatives. Le résultat permet de classer les personnes soit dans le Mauvais Endroit soit dans le Bon Endroit. Ce dernier est un lieu très exclusif réservé aux meilleures personnes ayant été vivantes. Eleanor Shellstrop vient tout juste de mourir. Elle se réveille dans une salle d'attente dans laquelle on lui annonce qu'elle est acceptée dans le Bon Endroit. Le problème c'est qu'Elenaor est loin d'être une bonne personne.

SPOILER

Les séries humoristiques qui fonctionnent réellement sont rares. Même s'il existe de nombreuses productions dans ce genre leur humour est souvent fainéant, mal écrit et peut rapidement devenir une honte secrète pour les personnes qui les regardent. Je compte sur les doigts d'une seule main les séries qui restent drôles après plusieurs années et sur de nombreuses saisons, malgré quelques longueurs de temps en temps. Leurs points communs sont de prendre au sérieux l'humour et les cibles des blagues. On rit avec les personnages et non pas des personnes. Lorsque ces personnages se comportement mal l'écriture permet de comprendre que c'est le cas. The Good Place est dans cette veine. Les situations dans lesquelles se trouvent Eleanor sont drôle parce que son comportement est déplacé, ce qui est montré et jugé comme tel.

Ce qui rend cette série particulièrement bien écrite concerne aussi son message. Au lieu de se contenter de parler de la mort par le rire la production décide de parler de philosophie. Pour cela, outre Janet et Michael qui sont des êtres éternels, on nous offre 4 personnages. Tahani est une membre de la haute société anglo-saxonne qui a lancé de nombreuses organisations de charité tout en accomplissant un haut degré d'éducation. Chidi est un chercheur spécialisé en philosophie de l'éthique. Jason est un DJ trafiquant de drogue. Et Eleanor est une personne égocentrique incapable du moindre acte de gentillesse. Le personnage de Chidi permet à la production de nous parler d'éthique par les grands philosophes, résumés rapidement. Ensuite, Eleanor se retrouve dans une situation qui implique l'usage de ce qu'elle a appris ou de ce que Chidi explique. Je me souviens particulièrement bien d'un dilemme éthique qui concerne la possibilité de tuer une personne si cela permet de sauver la vie d'une autre personne. La série ne nous offre pas de réponse mais complexifie la question en offrant de nouvelles informations au fur et à mesure de l'épisode. Ce type de scène me permet de considérer que cette série est probablement l'une des mieux écrites du moment et qu'elle mérite d'être largement connue.

*
**
***
****
***** Probablement l'une des meilleures séries actuellement en cours. Ne me lisez pas, regardez la série.

Image : Site officiel

the good place

14:29 Écrit par Hassan dans série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the good place | | | |  Facebook

06/10/2018

The expanse 1

L'humanité, un futur proche, a réussi à créer un moteur qui donne la possibilité de coloniser le système solaire. Depuis, la Terre s'est unie autours des Nations Unis et a colonisé la Lune. Des dômes ont été montés sur Mars qui est devenu une nation militariste indépendante qui n'a qu'un seul but : créer un monde habitable. Les deux planètes vivent dans une paix militaire relative et prennent le contrôle de la ceinture d'astéroïde, habitée par les Belters depuis plusieurs générations. Celleux-ci ce sont liés au sein d'une confédération qualifiée de terroriste aussi bien par la Terre que par Mars. Tout fonctionne dans un équilibre instable qui pourrait bien être mis à mal alors que deux vaisseaux disparaissent soudainement. La réponse à leur destruction est-elle aussi simple qu'elle parait ?

SPOILERS

Depuis Battlestar Galactica je n'ai pas trouvé de série SF ayant lieu principalement dans l'espace qui prenne au sérieux son univers. Battlestar Galactica créait une technologie et un univers politique pour ensuite montrer de quelle manière les humain-e-s interagissent à l'intérieur. Cette série prend très au sérieux son univers et en particulier sa technologie. Tout y est à la fois familier et très avancé. Ainsi, le fonctionnement de cet univers est compréhensible tout en ne jouant pas sur la magie de la science pour expliquer les réussites ou les échecs des personnages. Lorsque la gravité disparait les personnages utilisent des bottes magnétiques. Les vaisseaux doivent être réparés à la main, ce qui est sale. La défense passe par des balles physiques et non des boucliers énergétiques.

Cette première saison doit aussi nous permettre de comprendre le statu quo politique de cet univers grâce au point de vue de plusieurs personnages. Ainsi, on comprend que Mars est une grande puissance militaire et une société créée en vue d'atteindre un but spécifique. La Ceinture est contrôlée par les deux planètes mais elle est aussi déstabilisée par une alliance syndicale qui pourrait se transformer en mouvement nationaliste. Ce point de vue nous est fourni par Miller, enquêteur au profit d'une corporation sur un astéroïde contrôlé par la Terre. Enfin, le point de vue de la Terre est offert par une membre importante de son administration. Elle est décrite comme une personne sans pitié connaissant parfaitement le jeu politique et l'état stratégique du système solaire. Cet équilibre est brisé par un joueur inconnu dont l'identité n'est que très progressivement dévoilé par un équipage naufragé et ses tentatives de survivre. Bien entendu, ceci n'est qu'un résumé très rapide d'une série riche aussi bien au point de vue de l'écriture que de l'image, qui est magnifique. Je ne regrette pas d'avoir essayé de la regarder et je vais faire mon possible pour rattraper mon retard.

*
**
***
****
***** Une première saison qui démarre très fort. Elle utilise à son avantage les dix épisodes qui lui sont offerts pour débuter une intrigue et un univers complexe.

Image : Site officiel

TheExpanse_101_season_one_02.jpg?itok=pYuK2Fxg&timestamp=1455829775

18:10 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the expanse, syfy | | | |  Facebook

Supergirl 3

Supergirl a vaincu les terroristes de Cadmus. Mais elle a été obligée d'accepter leur aide afin d'empêcher l'invasion des Daxamites, le peuple de Mon-El. Malheureusement, la seule manière de vaincre durablement les Daxamites a été de polluer l'atmosphère terrestre au plomb, empêchant Mon-El de continuer à vivre sur Terre. Depuis, Kara Danvers met en cause l'existence de son alter-ego humaine. Au lieu de souffrir des pertes difficiles et de devoir travailler dans le cadre civil ne serait-il pas plus logique de devenir Supergirl à plein temps ? D'oublier son identité humaine et de devenir l'un des êtres les plus puissants de la Terre sans prendre le temps de connaitre les gens et de se lier à d'autres personnes ? Cela pourrait-il lui permettre de survivre à la nouvelle menace qui se réveille sur Terre ?

SPOILERS

La première saison de Supergirl était moyenne mais résolument positive. Dès la seconde saison, la CW prend la série en main et décide d'en faire une série anti-trump. L'intrigue concernait la migration et la nécessité d’accueillir les personnes dans le besoin afin de les aider à vivre et à offrir leurs richesses au monde. La CW allait jusqu'à créer une femme présidente issue de l'immigration alien qui débute son arrivée sur les écrans en légalisant toutes les personnes migrantes qui vivaient auparavant en cachette. Cette troisième saison continue sur cette lancée en créant un personnage masculin : Morgan Edge. Cet homme est décrit comme un être puissant, riche, blanc, qui veut prendre le contrôle de la ville à la suite des destructions de l'invasion daxamite. Il déteste Léna Luthor ainsi que Supergirl et fait tout ce qu'il peut pour les détruire ou les enfermer. La réalisation de la série va jusqu'à créer une manifestation, contrôlée par Edge, qui chante "lock her up" devant les locaux de Luthor. Le parallèle ne pourrait pas être plus clair.

Malheureusement, cet homme disparait assez rapidement pour laisser la place au véritable propos de cette saison. Quelle est la différence entre la divinité et l'humanité. Kara, en tant que Supergirl, approche la divinité avec un nombre restreint de points faibles. Tandis que Kara humaine souffre régulièrement de la perte d'ami-e-s et d'amants. Pendant la première partie de la saison, elle choisit de donner plus d'importance à son côté divin, Supergirl, avant de comprendre que son humanité lui donne bien plus de chance de gagner. En effet, Supergirl, lorsqu'elle combat des êtres de sa puissance, est montrée comme froide et détachée. C'est son humanité qui lui donne l'occasion de ressentir de la compassion et de l'amour. Cette dichotomie est incarnée par les Tueuses de mondes qui sont des êtres artificiels créés par Kryptons. Leur humanité est combattue voire abandonnée afin de laisser place à une grande puissance mais aussi à l'absence total d'empathie. La fin de la saison donne aussi la possibilité d'une confrontation entre Kara et Lena Luthor. Bien que le développement de leur relation soit logique j’espère que nous n'aurons pas un développement débouchant sur un combat entre les deux femmes.

*
**
*** J'ai un peu moins apprécié cette saison, plus intimiste et moins politique, mais je garde mon intérêt pour les personnages et les intrigues.
****
*****

Image : IMDB

supergirl,cw

09:25 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl, cw | | | |  Facebook

L'ile aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie par Nicolas Werth

Titre : L'ile aux cannibales. 1933, une déportation-abandon en Sibérie
Auteur : Nicolas Werth
Éditeur : Perrin 2006
Pages : 204

Nicolas Werth est connu pour être un spécialiste de l'URSS et l'un des auteurs du Livre noir du communisme (que je n'ai pas lu). Dans ce petit ouvrage il s'intéresse à l'ile de Nazino, en Sibérie. Selon des témoignages oraux, la petite ile inhospitalière fut le théâtre d'actes inhumains suivi de la mort de nombreuses personnes au point qu'une commission d'enquête fut mise en place peu de temps après les événements. Mais moins que cette petite histoire c'est le processus global de déportation que souhaite comprendre l'auteur en partant de l’arrivée : l'ile de Nazino.

L'auteur divise son travail en 5 chapitres qui permettent de mieux comprendre la raison des déportations. Le premier chapitre dévoile le plan derrière ces déportations. Loin d'être de simples actes de destruction le but est double. Premièrement, il semble nécessaire aux autorités communistes de vider la campagne et les villes d'éléments considérés comme dangereux, en particulier les Koulaks mais aussi les anciens membres de l'état tsaristes. En second lieu, cette déportation doit être un moyen de prendre le contrôle de territoire peu habités et d'en faire des lieux productifs par le travail des déportés.

Cependant, le troisième chapitre montre les difficultés de la mise en place de ce plan. En effet, une population importante est destinée à la déportation. Mais comment les déporter, qui déporter et surtout qu'en faire à l’arrivée ? L'auteur démontre que les autorités policières suivent les ordres de la manière la plus large possible. Les personnes déportées peuvent aussi bien être des criminel-le-s que de simples passants qui allaient au marché sans leur passeport ou encore des membres éminents du partis. Les décisions sont rapides, sans recours et les déporté-e-s ne sont pas écouté-e-s. Pire encore, les villes et villages chargés d’accueillir cette population ne sont pas préparés. Les autorités ne savent pas forcément quel type de population va arriver, leur nombre et ne possède pas les ressources en hommes nécessaires pour la surveillance. L'auteur montre aussi les difficultés d'approvisionnement pour vêtir et nourrir les déporté-e-s.

Ceci débouche sur l'échec total de la déportation à Nazino. L'auteur nous explique que les autorités locales ne savent pas combien de personnes vont arriver ni leur profil. Au lieu de paysans endurcis capables de travailler la terre ce sont des citadins. Celleux-ci ont été largement dépouillé par les éléments criminels de la déportation et peuvent arriver peu vêtu-e-s, voire nu-e-s, affamé si ce n'est déjà mort. Alors que les infrastructures de transit sont remplies il est difficile de transférer la population, par manque de bateaux. Les populations qui se retrouvent en Sibérie ne savent pas construire de logements ni cultiver. Rapidement, la famine s'installe et des actes de cannibalisme ont lieu. Ce contexte n'est pas aidé par des gardes qui n'hésitent pas à profiter de la situation pour devenir un peu plus riche ou qui font actes de cruauté contre les personnes déportées.

Partant d'une histoire précise, qui a donné lieu à une enquête officielle, l'auteur essaie de nous faire comprendre le fonctionnement des déportations : de la décision policière à la mise en place des infrastructures. Ce qu'il nous montre est un acte administratif qui ne prend pas en compte la situation réelle et qui est rapidement dépassée par les décisions personnelles des autorités locales et de la police. Par cet exemple, l'auteur essaie de nous faire comprendre le fonctionnement global d'une politique qui débouche sur des centaines de milliers de morts dans un contexte de famine pour les populations paysannes de l'URSS. Sans pouvoir juger de la place de ce livre dans l'historiographie, n'étant pas un spécialiste de l'URSS, je peux tout de même considérer ce livre comme intéressant pour comprendre le fonctionnement de l'état communiste en Russie sous Staline.

Image : Éditeur

9782262029418ORI.jpg