11/11/2018

Saga 9 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 9
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Image Comics 26 septembre 2018
Pages : 152

Ce volume 9 contient Saga 49-54. À moins que je ne me trompe, ce volume est le dernier avant un an. La petite famille de Marko et Alana continue leur périple dans l'univers. Illes ont enfin réunis le Robot Prince IV et son fils Ecuyer. Par la même occasion illes ont accepté Ghüs comme baby-sitter et deux journalistes. Bien que personne ne soit en faveurs de raconter leur histoire aux journalistes ces deux hommes ont besoin de protection et de revenir chez eux. Durant le voyage, ils proposent à Marko et Alana d'écrire leur histoire et. En échange, de leur offrir nouvelles identités et nouveaux corps afin de vivre finalement en paix. La proposition est alléchante si elle est possible. Le petit groupe décide donc de se reposer un peu sur une ile en réfléchissant.

SPOILERS

Saga est à la fois très commun et magnifiquement écrit et mis en scène. Tout semble très lent et ne concerner que la vie de tous les jours et pourtant on ne sait jamais ce qui va arriver à la prochaine page. Ce tome de Saga, comme d'autres, est pacifique. Le groupe atterrit sur une planète et en profite pour ses ressourcer et permettre à chacun de choisir de partir ou de rester. Et pourtant, en quelques pages les deux auteur-e-s nous font beaucoup de mal !

Saga volume 9 se termine par la réunion de trois hommes. Le Prince Robot IV, Marko et Le Testament. Ce dernier a besoin de redevenir un indépendant et souhaite venger la mort de son amie. Il a toujours vécu dans la violence et ne comprend pas la possibilité de la paix. Le Prince Robot IV est un soldat aristocratique qui méprise les personnes qu'il considère inférieure. Cependant, il n'a pas hésité à sacrifier sa position pour sauver son fils, et la fille de Marko. C'est un homme en reconstruction qui essaie de se créer une nouvelle vie, se rapprochant de Petrichor comme potentielle compagne. Et enfin nous avons Marko. Il est aussi soldat mais il est en faveurs des solutions pacifiques quand cela est possible. Il ne tue que par nécessité et jamais par colère, par peur de ses propres réactions. Ce n'est pas un positon facile et le personnage est très souvent mis en face de décisions difficiles. La confrontation de ces trois personnages est magnifiquement écrite et prend en compte les caractéristiques de tout le monde. Mais c'est aussi une fin très difficile, d'autant plus lorsqu'on sait que la suite ne sera pas disponible avant longtemps.

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***** Ce volume fait très mal.

Image : Éditeur

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10/11/2018

Runaways 2. Best friends forever par Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell

Titre : Runaways 2- Best friends forever
Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell
Éditeur : Marvel 30 octobre 2018
Pages : 136

Ce second tome contient Runaways (2017) 7-12. Depuis peu, Gert est revenue à la vie à cause de son ancien petit ami. Mais elle n'apprécie pas vraiment ce nouveau monde dans lequel elle a toujours 16 ans. Le groupe s'est séparé. De nombreuses catastrophes ont eu lieu. Et surtout une partie des mineures se sont retrouvées en famille d’accueil. La première mission de Gert est donc de retrouver Molly et de revenir dans leur maison. Mais bien que Molly soit heureuse de retrouver ses ami-e-s elle ne souhaite pas disparaitre pour autant, elle veut rester à l'école. Nico et Chase sont dans le même cas puisque les deux tentent de trouver un travail.

SPOILERS

Cette nouvelle série n'est pas tout à fait comme la précédente. Le danger des parents criminels qui contrôlent la ville n'est plus présente. Le groupe se trouve réunis surtout par nostalgie mais illes ont grandis depuis leur dernière rencontre et illes doivent accepter le passé de tout le monde. On sait, par exemple, qu'une partie a été Avengers tandis que d'autres préfèrent ne pas dire ce qui leur est arrivé.

Ce second volume possède un thème fort : est-il nécessaire de grandir ? Cette question est posée à Molly qui reçoit la possibilité d'avoir 13 ans pour l'éternité (quelle horreur !). Bien entendu, la question est plus difficile que simplement vivre pour toujours. Elle implique de comprendre la place de Molly et de comprendre ce qu'implique devenir adulte. Ainsi, la scénariste nous montre ce qu'apprécie Molly actuellement. Mais elle montre aussi les difficultés que ressentent les membres du groupe face à leur vie. Trouver un travail, construire une relation romantique stable et adulte, accepter certaines responsabilités malgré ses craintes, ... La scénariste nous présente cela d'une manière simple et efficace, permettant de se souvenir de sa préadolescence tout en étant très heureux que cela soit terminé !

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**** Un second volume qui me donne envie de continuer une série prometteuse, malgré un cliffhanger que je n'apprécie pas beaucoup.
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Image : Goodreads

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Raven daughter of darkness 1 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki

Titre : Raven daughter of darkness 1
Auteurs : Marv wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki
Éditeur : DC 23 octobre 2018
Pages : 152

Ce premier volume contient Raven daughter of darkness 1-6. Raven est une adolescente élevée dans une autre dimension. Elle est aussi une magicienne membre des Teen Titans. Il y a peu, elle a décidé de vivre avec la famille de sa tante afin de le connaitre et de comprendre comment les gens vivent sur Terre. Son souhait d'éviter les problèmes a échoué lorsqu'elle a dû combattre une menace mystérieuse. Cet acte a permis au monde d'apprendre ou elle se trouvait. Alors qu'elle continue de vivre avec sa tante une armée et des personnes sans visages semblent combattre afin de prendre le contrôle de son destin. Mais pourquoi souhaite-t-on sa mort ?

SPOILERS

La première série Raven était aussi simple qu'efficace sans être extrêmement réussie non plus. Je l'avais surtout parce que j'apprécie le personnage. Cette seconde série continue sur la même lancée, avec le même scénariste. Raven se trouve au lycée, elle a une famille et elle doit attaquer des menaces magiques. Ce sont des ingrédients simples mais souvent utilisés : place un être exceptionnel face à des problèmes de tous les jours. En ce qui concerne Raven, il faut ajouter les difficultés pour elle de s'intégrer et de comprendre qui elle est et ce qu'elle souhaite devenir. L'idée qu'elle est aussi bonne que mauvaise est souvent mise en avant dans la série, elle est un équilibre.

Ce premier volume ajoute quelques personnages mais surtout offre une nouvelle famille à Raven. En effet, une partie des adversaires du tome sont en fait ses sœurs qui essaient de vaincre leur père, le diable nommé Trigon. On nous explique de quelle manière ce diable fait pour avoir des enfants : il cherche des femmes assez fortes pour porter ses filles dans le but de se créer une armée. Leur naissance est forcée et il semble que la relation des femmes avec Trigon l'est aussi. La lutte des sœurs de Raven est donc autant une prise d'autonomie qu'une revanche face à un père qui ne veut qu'user d'elles et non leur offrir une vie.

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*** Pas exceptionnel mais dans la continuité de la série précédente.
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Image : Éditeur

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Harbinger l'intégrale par Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Titre : Harbinger l'intégrale

Auteurs : Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

Éditeur : Bliss comics 26 octobre 2018

Pages : 928

CW : Viol

Cette intégrale contient Harbinger 0-25, Bleeding Monk 0, Harbinger Wars 1-4, Harbinger : Omegas 1-3 et Harbinger : Faith 0. Bliss comics publie un certain nombre d'intégrale depuis le début de leur existence. Une partie est d'ailleurs disponible en format PDF. Ces intégrales permettent de lire des récits complets sans avoir à chercher toutes ses parties. Harbinger se déroule alors que le monde ne connait pas la vérité sur Toyo Harada. Pour les journalistes et les politicien-ne-s, Toyo Harada est un capitaliste qui utilise ses ressources pour aider le monde. Mais quelques personnes savent que Toyo Harada dirige une fondation qui se bat secrètement contre une entreprise sous contrôle de l'état des États-Unis afin de créer des êtres humains dotés de pouvoirs. Cette lutte en coulisse prend un tournant lorsque Toyo Harada recrute un jeune homme qui pourrait bien être aussi puissant que lui : Peter Stanchek. Mais ces deux personnes se soutiendront-elles ou se combattront-elles ?

SPOILERS

Cette série nous permet de connaitre plusieurs personnes et leurs idéologies différentes. D'un côté, il y a le projet Rising Spirit. Ce projet considère les humain-e-s comme des propriétés qu'il convient d'utiliser même si cela met des vies innocentes en danger. De l'autre, nous avons Toyo Harada et sa fondation Harbinger. Il se considère comme le futur sauver de l'humanité et crée un culte de la personnalité autours de lui. Enfin, nous avons Peter Stanchek qui est impliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Peter Stanchek et Toyo Harada sont aussi puissants l'un que l'autre mais aussi très différent. Peter est sans domicile, se drogue et ne se lie à presque personne. Toyo Harada, bien que d'origine modeste, est l'une des personnes les plus riches du monde. Il est aussi convaincu de sa supériorité et de son droit à diriger l'humanité. Ils sont secondés par différents personnages plus ou moins intéressants. J'ai un faible pour Faith dont j'adore l'aspect optimiste.

Cette intégrale s'intéresse donc fortement à Toyo Harada et à sa lutte contre Peter Stanchek. C'est un personnage que je connais depuis Imperium, qui se déroule après Harbinger, et que l'on rencontre aussi dans Unity. Bien que ses actes puissent être qualifiés de terroriste dans Imperium, je n'ai pas tout à fait compris pour quelle raison il est considéré comme un vilain. Cette intégrale répare ce problème en montrant Toyo Harada dans toute son arrogance. Il n'hésite pas à sacrifier des vies pour se sauver. Il manipule tout le monde sans se poser de questions. Il met d'autres personnes en danger parce qu'il pense être plus intelligent. Le personnage est très intéressant et on peut accepter ses buts. Mais il est clair qu'il n'est pas sympathique et ce tome explicite pourquoi des personnes ayant connaissance de ses actes le suivent. C'est moins une question d'idéologie que de foi, de loyauté et surtout un moyen d'éviter que Toyo Harada ne commence à se considérer comme une divinité. Face à son envie d'agir, Peter Stanchek incarne le souhait de ne pas s'impliquer, d'abord pas paresse puis, à la fin du récit, par nécessité face à l'étendue de ses pouvoirs.

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**** Une très longue intégrale pour une intrigue très intéressante.

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Image : Éditeur

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09/11/2018

Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal par James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez

Titre : Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal
Auteurs : James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez
Éditeur : DC 11 septembre 2018
Pages : 176

Ce volume 7 contient Detective Comics 975-981. Si j'ai bien compris, ce tome est le dernier écrit par James Tynion IV. Batman, Tim Drake et Batwoman ont décidé de créer une force militaire autours du Batman afin de vaincre les criminels et les menaces importantes pour la ville de Gotham. Le but est de créer la paix pour les habitant-e-s. Mais cette force de maintien de la paix a inquiété la population et les pouvoirs publics, surtout lorsque l'un des membres, Clayface, a perdu le contrôle et a commencé à mettre la ville en danger. Cela a poussé Batwoman à tuer Clayface pour éviter d'autres morts. Mais sa décision est-elle adéquate ? Peut-on tuer lorsqu'on prétend être membre de l'équipe de Batman ?

SPOILER

Lorsque j'ai lu la fin du dernier volume et commencé celui-ci je m'attendais à des numéros centrés sur les conséquences des actes de Batwoman. Je pensais que les différents personnages prendraient un camp ou l'autre selon qu'illes pensent que parfois il n'y a pas d'autre choix que la létalité. Ce n'est pas la direction prise par les auteurs. Le procès de Batwoman est assez court et pose moins la question de ses actes que des actes de Batman et de Tim Drake. Lorsque Batman a recruté Batwoman souhaitait-il aider Tim Drake ou éviter que Batwoman ne soit recruté par la colonie ? Ce procès est donc relativement court mais il reste tout de même surprenant.

Le centre de ce volume, et de la série, est plutôt Tim Drake. L'équipe qu'il met en place devait permettre de créer une force Batman capable de survivre à Bruce Wayne et à l'absence de Tim Drake en tant que Robin. Ce dernier souhaitant étudier afin d'aider le monde différemment. La légitimité d'agir comme héros a souvent été mise en question dans la série, Spoiler décidant de ne plus agir ainsi. Au centre de l'intrigue est aussi la question de l'avenir potentiel de Tim Drake. La série nous montre un Tim Drake adulte obligé de prendre en main le manteau de Batman après la mort de ses ami-e-s et l'échec d'autre personne. Mais moins qu'une Gotham pacifiée on nous présente une ville soumise à la terreur par un Batman qui ne respecte ni les lois ni la vie privée. La fin de cette série essaie de montrer deux choses. Premièrement, on nous explique comme ce futur a pu avoir lieu. En second lieu, l'intrigue essaie d'éviter que Tim Drake ne devienne comme son futur. Pour cela, il doit renoncer à l'idée que Batman est indispensable et qu'il est le seul à pouvoir l'aider. Bien que la fin de la série soit un peu rapide, j'aurais apprécié une dernière confrontation idéologique entre Batwoman et la Colonie contre Batman, elle est efficace et permet de conclure les différentes intrigues.

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**** Une fin efficace avant qu'une nouvelle équipe ne prenne cette série en main.
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Image : Éditeur

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Batman White Knight par Sean Murphy et Matt Hollingsworth

Titre : Batman White Knight
Auteurs : Sean Murphy et Matt Hollingsworth
Éditeur : DC 9 octobre 2018
Pages : 232
CW : Violences policières, violences médicales

Ce tome contient Batman: White knight 1-8. Après l'échec, annoncé, de DC You et la destruction de la branche Vertigo DC a créé un nouveau label : Black Label. Encore jeune, cette branche doit se spécialiser dans des récits en dehors de la continuité dans une direction qualifiée de plus adulte. White Knight débute comme dans toute bonne histoire entre le Joker et le Batman. La batmobile se gare près d'Arkham. Mais la personne qui en sort n'est pas Batman. C'est Jack Napier, alias le Joker. Il y a un an, le Joker a été guéri après une dernière course-poursuite entre lui et Batman. Enfin débarrassé de l'identité du Joker, Napier décider de s'attaquer au plus grand vilain de Gotham. Un être qui sème la terreur sans jamais être mis en cause : Batman.

SPOILERS

Je n'aime pas le Joker. C'est un personnage qui m'insupporte et je déteste que l'on écrive encore sur sa relation avec Harley Quinn. Cependant, je comprends que les scénaristes aiment placer le Joker avec Batman. Ce sont deux faces d'une même pièce et l'idée qu'ils se soient créés mutuellement et qu'ils se comprennent mieux que personne n’a été récemment mise en avant par Scott Snyder. White Knight suit exactement la même logique. Jack Napier est décrit comme une personne qui essaie simplement de créer un spectacle. Le Batman est la meilleure personne pour l'aider. Mais Napier, sous son identité de Joker, est aussi fasciné par le Batman.

Ce qui change est la manière d'écrire cette histoire. Au lieu de se placer du côté de Batman, un mal nécessaire dans une ville en danger permanent. Les scénaristes posent la question des méthodes et du message que l'existence même du Batman implique. Selon les scénaristes, l'existence du Batman est l'incarnation de la corruption d'une ville. D'une part, les dégâts créés par ses activités sont payés par le contribuable. Mais surtout, Batman ne répond devant personne. Il n'écoute pas la police, il n'agit pas en accord avec elle. Cela permet de mettre en scène des pages qui montrent Batman attaquant une manifestation pacifique, mettant en danger des civils et détruisant des bâtiments de la ville.

Cette histoire est aussi fortement contemporaine. Les scénaristes essaient d'éviter de trop donner leur point de vue. Des positions opposées, mais en dialogue, sont donc mises en scène par deux journalistes : un homme conservateur qui utilise des termes très connotés comme SJW et une femme qui semble être de gauche. Je me demande si cette manière de faire est adéquate dans le contexte actuel. Le terme Social Justice Warrior est utilisé comme un moyen d'attaquer la pertinence de réflexions de gauche et donc de les étouffer dans l’œuf. Heureusement, ces dialogues sont coupés par des scènes qui montrent les obligations de la police et des politiques face aux actions dangereuses du Batman. L'œuvre s'inscrit aussi dans un contexte racial très particulier : les émeutes et les tueries d'hommes noirs par une police raciste. Pour mettre cela en avant les auteurs expliquent que Gotham a connu des émeutes avant le nettoyage de la police par Gordon. Mais on nous montre aussi que les quartiers pauvres, habités par des personnes racisées, sont abandonnés par les pouvoirs publics. Poussant ces quartiers à se gérer seuls et, dans ce comics, à pousser à l'élection de Jack Napier à un poste politique. Les auteurs vont jusqu'à redessiner des scènes prises en photos par des journalistes contemporains !

J'apprécie aussi que la relation entre le Joker et Harley Quinn soit enfin décrite pour ce qu'elle est : une relation toxique avec un homme abusif. Les auteurs expliquent qu'une première Harley Quinn s'est enfuie, alors que le Joker menaçait de tuer un Robin, et qu'elle fut remplacée par une seconde Harley Quinn. Une partie importante de ce livre s'intéresse à la relation du Joker avec Harley. L'une est l'incarnation d'une relation mutuellement consentie qui rend les deux membres meilleurs. Tandis que la seconde incarne une relation toxique basée sur les abus physiques et psychiques. Bien que cela arrive tardivement, il est intéressant de décrire Harley Quinn comme une force positive dans la vie du Joker, ce qui permet de donner la grande révélation sur l'identité d'Harley et ses actes dans Gotham.

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***** Non cette histoire n'est pas parfaite et j'aurais aimé plus de numéros pour les auteurs. Mais c'est probablement le meilleur comics autours de Batman, de la batfamily et du Joker que je connaisse.

Image : Éditeur

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01/11/2018

The infinite loop 2. Nothing but the truth par Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo

Titre : The infinite loop 2. Nothing but the truth
Auteur-e-s : Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo
Éditeur : IDW mai 2018
Pages : 128

Ce volume 2 contient les numéros 1-4. Le premier Infinite Loop fut une très bonne surprise. J'avais beaucoup aimé l'histoire qui jouait à la fois sur les voyages dans le temps, une relation entre deux femmes et les exclusions dans une société qui se dit tolérante et pacifiée. En peu de numéros, les auteur-e-s critiquaient fortement le racisme, le sexisme et l'homophobie d'une société tout en mettant en scène des hommes à la masculinité toxique et un nice guy qui ne devient utile que lorsqu'il laisse les femmes agir, se contentant de les aider sans les guider. Ce second volume est la suite directe, les anomalies sont acceptées mais une grande partie est envoyée dans des camps de réfugiés. Teddy est à la recherche d'une anomalie qui a disparu. Elle tombe sur une ville qui n'accepte plus la réalité et ne souhaite que vivre dans des faits alternatifs, fournis par un homme qui se prétend docteur et qui prétend savoir mieux que personne ce dont la population a besoin.

SPOILERS

Tout comme le premier volume, le principal défaut est le nombre restreint de numéros. Seulement 4 pour parler de vérité, de capitalisme, de démocratie et de politique. Uniquement 4 pour à la fois suivre Teddy en aventure dans la ville du mensonge et Ano qui essaie d'arracher une loi en tant que députée au congrès des États-Unis. Tout va très vite et on espère plus d'informations sur certains points. En particulier, l'intrigue autours d'Ano est très frustrante puisqu'on ne sait pratiquement rien sur son travail de députée. On apprend à peine qu'elle et Teddy se sont séparées, pour mieux se voir en secret.

Ce second volume est fortement lié au contexte politique actuel, aux États-Unis comme ailleurs en occident. Les politicien-ne-s et les citoyen-ne-s vivent avec une technologie qui permet de créer une version alternative de la réalité, plus acceptable et plus proche de leurs envies. Ces mensonges sont vendus par un personnage qui prend le nom de Docteur. Il aurait été facile de s’engouffrer dans une brèche et de critiquer vertement la population pour son acceptation des mensonges. Les scénaristes prennent une autre direction. Illes expliquent que les mensonges sont bien plus faciles à vendre lorsque la réalité n'offre plus aucun rêve, plus aucun espoir. Ainsi, la ville du mensonge est-elle une ancienne ville riche qui a perdu tous ses emplois après le départ des industries. Les politicien-ne-s sont décrits de manière bien plus critique. Ce sont des personnes qui refusent d'agir sur la réalité, préférant défendre un idéal qui n'a jamais existé afin de garder leur pouvoir. Dès qu'Ano démontre leurs mensonges elle est expulsée par la force et considérée comme une traitresse.

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**** Un second volume intéressant mais bien trop court !
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Image : Éditeur

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Wakfu saison 3

La confrérie du Tofu a sauvé le monde a plusieurs reprises. Illes ont commencé par combattre Nox qui, pour atteindre ses enfants, menaçait de détruire un peuple entier. Illes ont continué avec Quilby qui voulait s'enfuir du monde en le détruisant tout en préparant une invasion de démons. Enfin, illes se sont confrontés à l'une des légendes de leur monde, découvrant par la même occasion que l'un des leurs est une divinité. Depuis, les membres de la confrérie se reposent chacun de leur côté. Pinpin et Evangeline s'occupent de leur famille. Amalia suit ses devoirs de princesses et futures reines de son peuple. Yugo, lui, cherche son frère, Adamaï, après leur dispute sur l'usage de leurs pouvoirs. Après plusieurs années, Adamaï réapparait. Mais au lieu de la retrouvaille attendue il s'attaque à Pinpin et Evangeline afin de leur voler leurs enfants.

SPOILERS

Chacune des saisons de Wakfu posait une question particulière autours d'un vilain précis. Le premier ne voulait que réparer ses erreurs et retrouver sa famille. Le second ne souhaitait qu'éviter la solitude et l'ennui. Le troisième posait la question de l'usage de pouvoirs divins (mais ce fut le moins bien écrit puisque le thème ne durait que trois épisodes). Cette troisième saison pose la question des divinités et de leur rôle. La réalisation met en place une nouvelle confrérie qui accuse les divinités de ne pas se soucier des personnes qui les adorent. Elles resteraient entre-elles sans agir face aux malheurs. Les membres de cette confrérie sont tous et toutes des enfants de divinités, qui possèdent un certain nombre de pouvoirs. Mais illes ont été abandonnés par leurs parents avant même leur naissance. Il y a donc deux questions : le rôle des divinités dans le monde et la responsabilité parentale. Il est dommage que la série ne s'y intéresse pas autant qu'au plan du vilain de la saison qui consiste en la destruction des divinités et leur remplacement par d'autres.

Bien que j'apprécie Wakfu je sais que la série possède un certain nombre de problèmes, ainsi que cette saison en particulier. La saison 3 a lieu presque entièrement dans une tour que l'on monte petit à petit afin d'atteindre le dernier méchant et sauver la princesse. Ceci implique un manque criant de diversité dans les décors. Au contraire des deux premières saisons qui utilisaient les voyages pour cela. On perd aussi le lien avec la population du monde que la confrérie du Tofu aidait régulièrement. Mais cette saison étend aussi les problèmes des deux premières. Premièrement, je déplore que Pinpin retrouve un bras au lieu de continuer à se battre en usant de son propre corps. Il y a aussi un énorme problème de sexisme. Celui-ci existait déjà, par exemple l'épisode des "princesses moches", mais il est démultiplié ici. Evangeline n'est qu'une mère défendue par ses enfants et son mari. Amalia est décrite comme une princesse dont le seul intérêt de la saison est sa relation avec Yugo. Pire encore, certains épisodes sont particulièrement dérangeants. L'un des premiers est une suite de fessées donnée par un homme adulte à une petite fille qui essaie simplement de se défendre, ainsi que sa famille. Un autre se déroule chez un fétichiste qui ne souhaite qu'une chose : arracher les sous-vêtements de la confrérie même sans leur accord si nécessaire. Je ne peux que me demander pour quelle raison ces personnages et ces épisodes ont été écrits ainsi et ce que pensaient les personnes chargées de les valider.

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** Bien moins intéressante que les deux premières saisons elle étend les problèmes de sexisme de la série
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Site officiel

Image : IMDB

wakfu

09:55 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wakfu | | | |  Facebook