Astérix: Le secret de la potion magique

Tout se passe bien dans le petit village qui abrite les irréductibles gaulois. La journée commence par un bon rythme connu de tout le monde. Rien ne pourrait mettre à mal la bonne humeur d'un village qui sait ne pas être menacé par les romains. Mais c'est sans compter Panoramix qui, après un faux mouvement, tombe d'un arbre et se casse une jambe. Après réflexion, il en conclut qu'il est temps pour lui de découvrir un successeur à qui donner la recette de la potion magique. Mais personne ne sait qui pourrait bien être assez talentueux pour être accepté par Panoramix. Pour trouver cette perle rare, il est nécessaire de voyager dans toute la Gaule alors que Jules César commence à se douter qu'il se passe quelque chose qui pourrait devenir une rare opportunité de finalement conquérir toute la Gaule.

SPOILERS

Bien que, comme tout le monde, je connaisse un minimum Astérix je ne suis pas non plus particulièrement impliqué dans cet univers. Un grand nombre d'adaptation m'ont laissé sceptique sauf une. Mais lorsque Astier se lance dans l'exercice on peut se dire qu'il pourrait réussir quelque chose. Une bonne idée de sa part est de partir sur une histoire originale en créant un nouveau personnage : Pectine. Pectine est une jeune fille intelligente qui aime inventer et qui écoute attentivement les conseils de Panoramix. L'audience sait immédiatement qu'elle est destinée à remplacer Panoramix puisqu'elle possède toutes les qualités requises. Je suis donc surpris que le film ne se termine pas sur cette idée après avoir largement parlé de l'importance de la transmission. En effet, le film se pose la question de la manière dont les connaissances peuvent être défendues et transmises à de nouvelles générations. Pour cela, il faut à la fois être capable de respecter certaines règles et pouvoir trouver de nouvelles idées pas toujours utiles.

Je me pose aussi beaucoup de questions sur les Gaulois. Premièrement, on laisse le village en arrière pendant une partie du film puis celui-ci réapparait pendant une seconde partie, laissant le village aux femmes et enfants. Bien que cela permette de montrer que les femmes du village n'ont pas du tout besoin des hommes, on se demande pour quelle raison partir. Ensuite, Panoramix annonce qu'il doit donner la recette à quelqu'un d'extérieur. Il défend sa décision en expliquant qu'un druide extérieur reste, culturellement, un gaulois. Dans le même temps, les villageois s’inquiètent et tentent d'empêcher l'entrée d'un étranger dans le village. Finalement, c'est Pectine qui apprend la recette alors que la personne choisie n'en reçoit qu'une partie.

Je dois tout de même dire que j'ai passé un bon moment. J'ai ri de bon cœur à la plupart des blagues, dont une grande partie sont visuelles. Je trouve que leur écriture est plutôt réussie, malgré un scénario qui semble ne pas fonctionner entièrement. Je suis donc mitigé mais je me demande si mon incompréhension de certains choix n'est pas dû à un manque de connaissance de ce qui entoure Astérix, ce que semble mieux connaitre le youtubeur MrMeeea.

Image : IMDB

astérix le secret de la potion magique

Commentaires

  • Bonjour,
    Permettez une reflexion un peu sérieuse sur le principe de potion magique du druide Panoramix, cher à Mrs Goscinny et Uderzo.
    Commençons par rappeler que le mot « magique » est constitué de la racine « mag » qui signifie Nature. La Magie (1) est la science de la Nature.
    D'où le mots « mage », nom des savants prêtres qui ont porté en Perse les doctrines des celtes/gaulois, et qui voulait dire « scrutateur de la Nature » ; Mage c'est Maya.
    En réalité, Astérix et ses ancêtres n'avaient, en réalité, pas besoin de consommer de la potion magique.
    De tout temps, la race celtique/gauloise a affirmé la supériorité de sa nature par son empire sur le monde entier où elle a porté la civilisation dont elle possède en elle les éléments, c'est-à-dire la supériorité de l'esprit, la bonté et l'audace. Il existe en elle un principe de vie, une action secrète et puissante qui l'anime en tous ses mouvements et lui donne un empire qui n'appartient qu'à elle.
    Ce sont ces caractères qui lui ont donné une si grande puissance de développement. Elle n'a pas reçu la civilisation comme les Grecs et les Romains, elle l'a créée.
    (1) L'enseignement des Magiciennes reposait sur la puissance de leur esprit qui leur faisait connaître les lois de la Nature sans s'égarer dans un sens ou dans l'autre. Cela s'appelait « la Magie blanche ». Le Mage qui veut l'imiter tombe tout de suite dans le miracle, en cherchant à sortir de sa nature pour s'élever jusqu'à celle de la Femme ; il dépasse les bornes de la puissance humaine. Cela s'appelle « la Magie noire ».
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/celtes-et-latins.html
    Cordialement.

  • Bonjour,

    votre interprétation ne semble pas être fondée sur des sources et recherches sérieuses. Je pense que le problème principal est le lien entre Rome et Celtes qui est bien plus basée sur des relations mutuelles entre pairs aristocrates que sur une relation de conflit. Bien avant que la Gaule ne devienne une partie de Rome elle fonctionnait en relation avec Rome, en partie en ce qui concerne l'économie.

    De plus, il me semble que votre essai étymologique soit fausse. Le mot magie vient du latin et du grec et ne concerne jamais la nature.

  • "Permettez une reflexion un peu sérieuse sur le principe de potion magique du druide Panoramix"
    A mon avis, l'approche de Goscinny & Uderzo est plus sérieuse que celle mentionnée dans le commentaire de Anwen...qui est pour le moins...sexiste, suprématiste féministe ?

  • Je ne vois pas en quoi être féministe serait un problème.

  • EUh... le féminisme est justement le refus du sexisme, Anwen.

  • Par ailleurs, on se demande ce que peut bien etre une "race" celtique... Surtout que l`on peine meme a définir une civilisation celtique, tellement la notion est vague et fourre-tout tant pour ce qui est de l`aspect événementiel que de la géographie et de la chronologie.

  • "EUh... le féminisme est justement le refus du sexisme, Anwen."
    Encore une fois en complet désaccord avec Jean Jarogh. Le féminisme est sexiste par définition, cela paraît une évidence première. Ensuite, si le terme race celtique m'a choqué, je me suis souvenu avoir été choqué aussi par l'affirmation contraire dans le petit opuscule du grand archéologue Gilbert Kaenel, "L'An -58, Les Helvètes, archéologie d'un peuple celte" Quoi qu'il en soit,les Celtes ne se définissent en tout cas pas à l'aide de critères anthropologiques traditionnels (physiques) avec les errements idéologiques que l'on sait lorsque l'on veut à tout prix superposer des concepts de peuples et de nations, pire de races, alors qu'une telle assimilation ne repose sur aucun fondement scientifique."
    Une vraie bouillie politiquement correcte assez choquante de la part de cette personne. Pour ma part, mon expérience de l'Afrique durant une vingtaine d'années m'a appris qu'il était très facile de distinguer les gens de différentes "tribus" ou ethnies si vous préférez au bout de peu de temps. Et je pense que c'était la même chose du temps des Celtes. Aujourd'hui encore, si on met ensemble une centaine de Belges et une centaine d'Italiens, personne n'aura beaucoup de peine à les distinguer avec un taux de réussite élevé...

  • Vous ne connaissez clairement rien au féminisme ni aux sciences sociales en terme général. Merci de sortir de ce blog ou de parler du sujet de ce billet: un film.

  • Le féminisme est sexiste par définition, cela paraît une évidence première. A moins que le machisme ne soit pas sexiste ???

  • Le féminisme de Suisse romande des années septante qui affirmait qu'il n'y a pas de raison qu'un homme qui pleure se fasse traiter de femmelette: pourquoi dénigrer les hommes en leur sensibilité, pourquoi, parce qu'hommes, n'auraient-ils pas, selon leur ressenti, le droit de pleurer...

    était-il sexiste?

    Fin des couleurs rose et bleue pour différencier les bébés.

    Ce féminisme ne prétendait pas que les hommes et les femmes sont égaux comme passés au moule mais souhaitait que les droits soient les mêmes pour les femmes et pour les hommes à commencer par le droit de vote... puis des salaires calculés non en fonction du sexe mais des études, de la formation professionnelle, de la qualification et de l'expérience des personnes concernées.

    La contraception.
    En lutte directe avec l'Eglise catholique de Jean Paul II

    L'avortement décriminalisé inconditionnellement (en Suisse) selon les situations tragiques sans issues… ou refus net des femmes.

    Un enfant doit être désiré, non subi.

    Création de crèches et plannings.

    Où voir problème… ?

    Aujourd'hui, hélas, il y a pire que dérive.
    Aliénation, franchement.

    Notre féminisme des années septante avec nos revendications entendues fut officiellement déclaré terminé "chacune ayant désormais à obtenir dans la réalité ce qu'obtenu sur le papier".

  • Ce n'est pas parce que la plus grande partie de la doctrine féministe est pertinente, les femmes ayant connu quelques difficultés à faire reconnaître l'égalité des droits que le féministe n'est pas sexiste. Le féminisme est une défense partielle des individus de sexe féminin. C'est la définition même de sexiste.
    Quant à dire que je ne connais rien aux sciences sociales : je trouve cette affirmation assez inquiétante. Pensez-vous, M.Hassan, que seuls ceux qui ont étudié la sociologie ont le droit de s'exprimer sur la société ?
    Un peu comme en France, où seuls ceux qui ont été banquier peuvent parler de l'économie du pays...?

  • @ Géo,

    On peut se demander si le terme même de féminisme était, à choisir, le meilleur.

    "Justice sociale" également concernant les femmes eut signifié exactement ce que ressentaient des femmes célibataires avec ou sans enfants, d'autres mariées et mères de famille, veuves, etc.

    Mon commentaire précédent évoquait la démarche de l'ADF non le MLF (j'y passai mais le manque de structure nuisait à l'ensemble une fois l'enthousiasme de départ retombé, d'une part, et puis entendu ce "oui aux ouvrières pour bosser avec, non avec les mêmes dans nos loisirs…!"


    (De formation professionnelle non ouvrière je n'étais pas concernée).

    Quelqu'un a dit joliment que "Les mains sont les ouvrières de l'esprit"!

    Arrogance de ces "cols blancs" dans les bureaux qui ne serraient pas la main aux ouvriers de leur entreprise.

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