16/02/2019

Happy Death Day 2u / Happy birthdead 2 you

CW: Suicides

Il y a quelques années, un film sans prétentions mais sympathique à regarder était sorti. On suivait une jeune étudiante, Tree, au comportement horrible, membre d'une fraternité, qui se faisait tuer le jour de son anniversaire pour se réveiller le même matin et recommencer toute la journée. Après bien des péripéties et un grand nombre de morts elle réussit à devenir un peu meilleure, elle se réconcilie avec son père et avec la mort de sa mère et elle trouve enfin la personne qui tente de la tuer depuis le début de ses aventures. Tree pense être enfin sauvée de cette boucle infernale et de ses morts à répétition. Mais la boucle va recommencer et cette fois le tueur n'est plus la même personne. En revanche, elle risque enfin de comprendre pourquoi cette boucle a eu lieu et comment l'arrêter définitivement.

SPOILERS

Le premier film était sympa, sans être particulièrement bon. Le but était d'offrir un moment pour s'amuser et ça fonctionnait. Le second film reprend exactement les mêmes idées. Il y a une boucle, un tueur avec un masque qui en cache un second et de nombreuses morts. La construction du film est rigoureusement identique : ce qui doit être la dernière scène est annulée afin de sauver tout le monde. Même les motivations de l'héroïne sont identiques : reprendre le contrôle de sa vie et accepter la mort de sa mère. L'unique changement notable est l'explication du phénomène, dû à une expérience scientifique.

Le film n'offre donc aucune surprise, même si le tueur a changé. Cependant, il semble que certaines idées ont été abandonnées en cours de route. Alors que la victime de la boucle n'était pas Tree et que l'identité du tueur permettait de penser à quelque chose de différent le scénario repart rapidement sur Tree et sa boucle sans jamais l'expliquer. Pourquoi ne pas avoir accepté ces changements plus importants ? Je n'en ai aucune idée. De plus, le film se rapproche des comédies d'adolescents et d'universités en ajoutant des scènes ridicules avec un doyen qui semble ne pas connaitre son travail et le retour d'une amie de Tree qui devient encore plus problématique qu'elle ne l'était déjà.

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*** Un film qui n'offre rien de nouveau. Il n'est ni réussit ni raté il se contente de copier le premier
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Image : Site officiel

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11:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

14/02/2019

How to train your dragon : The hidden world / Dragons 3 : Le monde caché

Berk est plus prospère que jamais. Hiccup est le chef incontesté du village et, avec ses ami-e-s, il a fait de Berk un havre de paix entre dragons et humain-e-s. Plus encore, il lutte contre les personnes qui chassent et tuent les dragons, offrant un lieu de vie à ces derniers. Mais Berk n'est plus un petit village méconnu. Il est devenu le centre des dragonniers et le nombre importants de dragons qui s'y trouvent en font une cible. Alors que Hiccup réussit toutes ses attaques, les trappeurs décident de demander l'aide d'une légende : l'homme qui a tué tous les nightfury. Après avoir bien réfléchi, il semble qu'il n'existe qu'une solution : se cacher définitivement avec tous les dragons.

SPOILERS

Ce qui rend la saga Dragon si intéressante sont ses relations. Le premier film montrait la nécessité de ne pas suivre les pas de ses parents. Le second expliquait que les enfants peuvent être semblables à leurs parents. Ce dernier film marque le passage à la vie adulte et aux responsabilités. Bien que Hiccup soit chef depuis le second film, ce troisième film permet de montrer ce que sont les responsabilités qu'une personne choisie comme cheffe doit accepter. Ces responsabilités impliquent de créer une forme de stabilité mais aussi de prendre en compte les souhaits des personnes mises sous sa protection. Non seulement Hiccup doit accepter que son paradis des dragons ne soit pas forcément souhaité par tout le monde. Mais il doit aussi permettre aux dragons de posséder leur propre destin.

Malheureusement, ce discours sur les responsabilités passe par un discours très classique sur le mariage, l'amour et les enfants (que je ne suis pas le seul à avoir remarqué si j'en crois les discussions autour de ce film sur les réseaux sociaux). Celui-ci est double, tout comme Hiccup et Toothless sont deux chefs les deux doivent accepter l'amour et la nécessité d'élever une nouvelle génération. Hiccup est poussé par les hommes de son village d'accepter un mariage avec Astrid afin de devenir un véritable chef. Astrid, elle, est poussée par la mère d'Hiccup à accepter un rôle de confidente et de conseillère capable d'aider Hiccup à être un meilleur chef. Jamais personne ne prend en compte leurs souhaits. Une scène seulement marque leur impression de ne pas être prêt à un mariage. Toothless, lui, découvre l'existence d'une femelle de son espèce. Il est poussé par Hiccup à la charmer. Cette intrigue est explicitée par les personnages qui expliquent que les nightfurys sont monogames, la relation entre les deux dragons est donc proche d'un mariage. Faire des enfants et se marier sont donc montrés comme des nécessités qui permettent d'entrer dans l'âge adulte, un discours classique qui oublie les autres possibilités.

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**** Un dernier film, réussit, d'une saga que j'aime toujours revoir
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Image : Site officiel

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11/02/2019

Le moyen âge en occident par M. Balard, J.-Ph. Genet et M. Rouche

Titre : Le moyen âge en occident
Auteurs : M. Balard, J.-Ph. Genet et M. Rouche
Éditeur : Hachette supérieur 11 janvier 2017
Pages : 367

La période médiévale est l'une des plus compliquée à comprendre. Elle est reconstituée par des penseurs de la Renaissance qui souhaitaient se rapprocher de l'Antiquité. Elle a une durée longue de près de 1 000 ans. Et surtout nous sommes victimes d'une vision à la fois négative et romantique de la période. Ce livre, destiné à des étudiant-e-s, permet de mettre à plat les connaissances les plus récentes sur la période médiévale et de mieux comprendre sa complexité. Il est divisé en trois parties selon que les auteurs examinent le haut, le classique ou le bas moyen-âge.

Le haut moyen-âge dure de 410 à 1050 dans ce livre. C'est une période charnière puisque l'europe occidentale passe du système de l'empire romain au système médiéval. Mais les changements ne sont pas brusques. Ils se mettent en place au cours des siècles par la mixité entre aristocratie romaine et barbare. Les royaumes des peuples qualifiés de barbares prennent une part de plus en plus importante en occident. Alors que les premières arrivées sont souhaitées, comme moyen de défense, cela implique rapidement un changement de mœurs et de droit. En effet, le droit romain a fonctionné avec d'autres types de droit. Les barbares suivent leurs propres codes tout en essayant de se rapprocher du fonctionnement de Rome. C'est aussi une période de consolidation et de création de l’église catholique. Toutes les populations ne sont pas converties ou sont converties à des hérésies. La conversion est fondamentale pour comprendre la réussite des Francs face aux autres royaumes. Cette période voit aussi la création et la destruction d'une nouvelle idée impériale sous la forme de l'Empire carolingien. Basé sur les relations directes entre nobles et empereur, le système est rapidement dévié pour justifier des possessions privées et des luttes contre l'empereur carolingien.

La fin de l'empire carolingien ouvre la période classique, XIème au XIIIème siècle ici. Le fonctionnement de la période est basé sur la possession de la terre et les liens féodaux. Ceux-ci étaient d'abord un moyen de contrôler les nobles et d'assurer leur loyauté. Mais au lieu de garder la terre les empereurs la donnèrent et perdirent le contrôle de la possession. Pire encore, l'empire fut divisé en plusieurs royaumes avec des rois peu puissants et des nobles attachés à leur indépendance. Les prérogatives royales sont intégrées aux droits des seigneurs qui s’insèrent dans un réseau complexe de féodalité et de serment de loyauté. L'église, elle, tente de pacifier la période tout en acceptant la création d'ordres monacaux chargés de prêcher et d'éduquer la population.

La troisième période, XIVème-XVème, est à la fois une période de perte et de recréation. D'une part, le monde occidental connait une forte perte économique et humaine à la suite des épidémies de peste. De plus, les luttes contre les hérésies commencent à prendre de l'importance alors que des mouvements s'attaquent au fonctionnement de l'église catholique. Mais c'est aussi le début d'un renouvellement du monde artistique et scientifique. Les auteurs antiques sont utilisés afin de justifier les réformes tandis que le monde de l'art connait de nouveaux mouvements basés sur l’individu qu'est l'artiste. Cette période annonce ce que l'on nomme la renaissance qui pourrait être considéré comme faisant partie de la période médiévale.

Deux aspects sont, selon ce livre, cruciaux pour comprendre le monde médiéval : l'église et l'état. Ces deux organes peuvent être en lutte mais l'église unifie le monde médiéval occidental autours d'une philosophie et d'une croyance. L’état, quant à lui, se crée selon les tensions entre les organes centraux et les seigneurs. Ces derniers veulent garder leur puissance mais l'importance des rois est de plus en plus importante à la fin de période face aux besoins militaires et financiers. Petit à petit, les seigneurs perdent leurs prérogatives et sont contrôlés par une administration de plus en plus importante. De plus, les auteurs ont ajouté, comme de coutume dans cette collection, une chronologie et de nombreuses cartes.

Image : Éditeur

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08/02/2019

Black Lightning saison 1

CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

SPOILER

Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

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**** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
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Image : IMDB

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18:05 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black lightning, dc, cw | | | |  Facebook

Batwoman 3. Fall of the house of Kane par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

Titre : Batwoman 3. Fall of the house of Kane
Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
Éditeur : DC 22 janvier 2019
Pages : 168

Ce volume 3 contient Batwoman 12-18. Kate Kane a été envoyée par Batman afin de combattre une organisation terroriste vendant des armes capables de détruire des nations entières. Mais cette quête a aussi impliqué de revenir sur ses pas, sur son passé et sur une année durant laquelle elle a côtoyé une cheffe de guerre sur une île sans lois. Cette femme lui a récemment annoncé que seule son retour chez elle permettrait à Kate de sauver sa sœur. Envahi par les doutes et l'impression d'être coupable, Kate se rend donc au dernier endroit qui a pu être une maison pour elle et sa sœur.

SPOILER

J'ai lu que cette série était moins appréciée. Elle n'a en tout cas pas la magnifique écriture que lui a offert Greg Rucka mais non seulement les dessins sont beaux mais la scénariste a le mérite de placer Kate Kane sur un chemin qui lui correspond. Prenant acte de son passé, la scénariste lui a offert une année oubliée. Elle suit aussi les événements les plus récents afin de la placer contre Batman, et lui offrir une victoire bien pensée. Mieux encore, cette série construit sur la mythologie déjà connue sans donner trop d'informations. Si on en sait plus sur la raison de l'attaque subie par la famille Kane, il y a encore assez de mystères pour permettre de continuer.

Mais cette série répare aussi ce qui a fait le plus de mal au personnage. Durant la précédente série le première équipe créative avait démissionné. Elle avait été remplacée par une nouvelle équipe qui avait détruit tout ce qui avait été construit. Batwoman était seule, attaquée par une vampire et finalement la série fut stoppée au grand soulagement de tout le monde. Lors des derniers épisodes de cette nouvelle série, la scénariste fait le bon choix de réparer cette erreur. Elle replace Kate Kane et Renee Montoya dans le cadre d'une relation romantique alors que Kate, sa soeur Elizabeth et Julia Pennyworth vivent ensemble.

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**** Une série que j'ai apprécié avec une fin que mérite le personnage
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Image : Éditeur

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05/02/2019

Geoff Johns présente Green lantern intégrale 5 par Geoff Johns, Tony Bedard et peter J. Tomasi

Titre : Geoff Johns présente Green lantern intégrale
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
Pages : 112

Les intégrales de Green Lantern regroupent tous les volumes parus à ce jour. En revanche, cette cinquième intégrale s'intéresse à des épisodes jamais édités soit Green lantern 53-67, Green lantern corps 58-60 et Green lantern emerald warriors 8-10. Cette intégrale débute juste après la guerre contre la mort. Le corps des Green lanterns a dû accepter une alliance avec tous les autres corps afin de vaincre l'entité de la mort ce qui a libéré l'entité de la vie. La guerre est terminée mais une nouvelle menace s'attaque aux différentes entités. Hal Jordan décide de s'allier à des membres d'autres corps afin de les sauver et de les expulser de la Terre. Mais les Gardiens risquent de ne pas aimer cette alliance.

SPOILERS

Cette intégrale semble fonctionner en lien avec l'épisode Brightest Day, que je n'ai pas lu. En utilisant cette nouvelle lanterne Geoff Johns ajoute d'autres éléments à la mythologie qu'il manipule depuis plusieurs années. On en sait donc enfin plus sur ces entités mais aussi sur leur pouvoir et sur les origines des Lanterns et des problèmes connus par les Gardiens. Loin d'être une erreur, on apprend que leur premier corps a été manipulé par l'un de leurs membres : Krona.

Mais ce tome permet aussi d'ouvrir l'intrigue à ce qui arrive lors des New 52 lorsque l'univers DC fut recréé. Les dernières pages s'ouvrent sur le statu quo d'Hal Jordan mais aussi des autres membres humains du corps ainsi que sur la mort de Mogo. De plus, Geoff Johns continue à ajouter des éléments afin de continuer son intrigue. Outre le Premier Lanterne, il tente surtout de montrer en quoi les Gardiens deviennent dangereux et commencent à se méfier de leurs corps, une intrigue qui se conclut lors du quatrième tome de Green Lantern publié par Urban Comics.

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*** Une intégrale qui donne parfois l'impression de ne pas donner toutes les informations nécessaires. Mais elle permet de prouver que Geoff Johns avait préparé ses idées, même si la fin de son run fut plutôt médiocre selon moi.
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Image : Éditeur

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Black Science 8. Later than you think par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 8. Later than you think
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
Pages : 112

Ce volume 8 contient les épisodes 35-38. Grant et Sara ont tout perdu. Leur monde d'origine a été attaqué par deux espèces, l'une parasitaire et l'autre génocidaire, avant que Kadir ne tente d'envoyer leur univers au-delà de tous liens avec le reste des univers. Il n'y a pratiquement pas d'espoir de les retrouver mais ni Grant ni Sara n'ont abandonné. Et les deux sont convaincu d'une chose : il faut atteindre le centre des univers pour avoir une chance, même infime, de retrouver leurs enfants. Mais cela demande de lutter et de découvrir la réalité derrière le multivers.

SPOILERS

Ce volume 8 est divisé en deux parties distinctes mais qui fonctionnent entre-elles et avec le reste de l'histoire. La première partie forme une thérapie à la fois individuelle pour Grant et Sara et commune pour leur couple. Durant les autres volumes, nous avons observé ces deux personnages se détruire mutuellement. Cette thérapie permet non seulement de leur offrir une nouvelle voie, mais aussi de leur permettre de faire le deuil de leurs enfants et donc de sauver le multivers. Derrière un discours de l'importance de la parole Remender n'oublie donc pas son intrigue générale ni les dangers des voyages entre univers parallèles.

La seconde partie se déroule, enfin, au centre du multivers. Bien que les auteurs ne nous aient donné que quelques indices et théories, un personnage apparaissait régulièrement comme une forme d'observateur, la vérité est à la fois simple et inattendue. On comprend enfin les raisons des voyages des différents Grant mais aussi la vérité derrière le centre du multivers. Celui-ci est un monde dans lequel les individus vivent des vies différentes, au sein d'autres mondes qui ne sont, pour elleux, que des simulations. Les voyages de Grant sont un moyen de détruire ce multivers afin de sauver les individus du centre. Une destruction simplifiée par l'idée que ces univers parallèles n'existent pas vraiment. Ce huitième volume permet donc à la fois de s'intéresser aux individus et à l'intrigue générale d'une manière, à mon avis, parfaitement maitrisée. Je ne peux dire qu'une chose : vivement la suite !

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***** Un volume à la fois intimiste et mythologique. Un plaisir à lire.

Image : Éditeur

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03/02/2019

Doctor Who. Combat Magicks par Steve Cole

Titre : Doctor Who. Combat Magicks
Auteur : Steve Cole
Éditeur : BBC books 22 novembre 2018
Pages : 272

CW : Nombreuses morts

La Doctor et ses ami-e-s voyagent ensembles depuis plusieurs semaines. Mais leur dernier voyage est plus mouvementé que prévu. Illes traversent quelque chose dans l'atmosphère terrestre ce qui pousse la Doctor à atterrir. Le groupe se retrouve en Gaule romain. Ce ne serait pas un problème si le lieu de leur atterrissage n'était pas aussi le lieu de la bataille entre les Romains, les Huns et leurs alliés respectifs. Mais le groupe n'a pas le temps d'observer la création sanglante de l'histoire car des êtres étranges semblent manipuler les événements sous le couvert de la magie. Il n'en faut pas plus pour que la Doctor décide de s'impliquer, malgré les risques.

SPOILERS

J'étais curieux de savoir comment les auteurs de ces livres allaient traiter le groupe et la Doctor. Pendant longtemps, seule une ou deux personnes voyageaient dans le TARDIS et cette nouvelle Doctor est bien plus pacifique que ses anciennes incarnations. Il semble que les auteurs et autrices aient reçu certaines informations car le fonctionnement du roman est proche de celui de la saison 11. L'aspect science-fiction et la Doctor ne sont pas aussi importants. Steve Cole se concentre sur l'époque durant lequel a lieu l'intrigue. Il décrit les généraux importants ainsi que les raisons derrière leurs combats, sans pour autant écrire un livre d'histoire. Comme dans la saison 11, quelques faits sont donnés par l'auteur. De plus, la Doctor est tout aussi bricoleuse que dans la série et fait tout pour rester pacifique.

La caractérisation du groupe et de certains personnages est proche de la série. Cela permet de créer quelques situations cocasses, comme Ryan qui essaie de faire peur à une romaine grâce à son natel. Malheureusement, l'intrigue générale ne m'a pas convaincu. Inclure les ennemis dans l'histoire de Rome et des barbares est intéressant. Cela permet aussi de montrer que la Doctor ne passe pas inaperçue. Mais j'ai l'impression que l'intrigue est trop lente. Steve Cole prend trop de temps à décrire la future bataille et les actes des ennemis au lieu de nous donner des indices sur leur fonctionnement ainsi que de faire avancer l'intrigue.

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*** Un roman moyen même s'il réussit à rester fidèle aux personnages de la série.
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Image : Éditeur

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01/02/2019

Colette

Je me dois de l'avouer, je ne connaissais pas cette autrice ni son histoire avant d'aller voir le dernier film qui met en scène sa vie. Le film débute lors de sa jeunesse en campagne et se termine lors de sa séparation. Colette est une jeune femme qui connait bien la vie campagnarde. Elle n'a malheureusement pas beaucoup de possibilités pour le futur vu la pauvreté de ses parents. Mais un auteur connu de Paris semble tomber amoureux d'elle. Cette personne est connue sous le nom de Willy. Il est l'un des personnages les plus en vues de la ville et il aime ce statut mondain, ainsi que les liens que cela implique. Mais il est aussi quelqu'un de plus pauvre qu'il ne l'avoue, ne réussissant pas à payer les auteurs dont il publie les œuvres, sous son nom. Lors d'une période particulièrement difficile, il enjoint Colette à écrire ses souvenirs d'enfance sous une forme romancée. Avec surprise, le couple se rend compte que ces œuvres sont une grande réussite demandée partout.

SPOILERS

Willy est d'abord montré de manière positive. Il est un auteur connu et célébré avec une certaine richesse selon ce que l'on nous montre. Sa relation avec Colette est formée d'une grande complicité et leur amour est difficile à nier. Cependant, petit à petit, ce portrait est brisé pour montrer ce qu'il est réellement. On apprend qu'il implique sa femme dans l'écriture de ses lettres et des travailleurs pour écrire ses romans. Son but est de recevoir assez d'argent pour financer son train de vie. Jamais il n'accepte une remise en cause du fonctionnement de son ménage, laissant Colette dans l'ignorance subissant les problèmes sans pouvoir s'y préparer ni avoir son mot à dire. Pire encore, le film le montre comme une personne paternaliste qui n'hésite pas à enfermer Colette pour la forcer à écrire, sans prendre en compte ses besoins et désirs personnels. Alors qu'il accepte que Colette ait des relations avec des femmes ou des personnes qu'il identifie comme féminine, il refuse toutes relations avec un homme. Lui, en revanche, n'hésite pas à la tromper en refusant de suivre les règles qu'il impose à Colette. Willy est donc un homme toxique qui ment, manipule et vole allégrement les personnes qui se trouvent dans sa vie.

L'intrigue concernant Colette est très différente. Le film débute sur la présentation de cette jeune femme. Son but est le mariage et même si elle se méfie de Paris elle apprécie de vivre avec Willy en tant que couple officiel. Colette est une provinciale qui ne comprend ni la mode ni les relations mondaines que son mari aime tant. Au début du film, elle accepte toutes les demandes de ce dernier jusqu'à ce qu'elle le trouve avec une prostituée. À partir de ce point, les choses changent de plus en plus. Premièrement, son couple s'ouvre un peu et elle commence à avoir une relation extra-conjugale avec une autre femme. Petit à petit, ces relations lui permettent de s'ouvrir à un monde différent de la ville de Paris. Elle se lie à des femmes mais aussi des personnes que l'on pourrait qualifier de transgenre, je pense en particulier à Mathilde de Morny, marquise, qui, si j'ai bien entendu, est genré au masculin par Colette. Ainsi, on nous présente la libération sexuelle de Colette qui passe de femme mariée à un homme à femme bisexuelle ayant des relations extra-conjugales qui lui donnent bien plus de moments heureux que sa vie avec Willy. En parallèle, elle commence à se détacher de Willy. Elle le comprend de plus en plus comme une personne qui l'utilise pour son propre bien et non comme quelqu'un qui lui donne l'occasion de devenir meilleure. Malgré ses chantages et son paternalisme, elle réussit à le quitter et à devenir son propre nom. Son émancipation est donc aussi sociale puisqu'elle n'a plus besoin d'un homme pour être connue et reconnue en tant qu'artiste.

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**** Un film très calme mais qui, derrière un aspect très académique, défend une émancipation radicale de son personnage principal.
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Image : IMDB

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colette

11:18 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colette | | | |  Facebook