• Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

    *****

    Image : Éditeur

  • Star Wars. The force awakens. Before the awakening par Greg Rucka

    Titre : Star Wars. The force awakens. Before the awakening
    Auteur : Greg Rucka
    Éditeur : Disney 18 décembre 2015
    Pages : 224

    La Galaxie est en danger. Les forces du Premier Ordre n'hésitent plus à frapper dans les territoires de la Nouvelle République, violant l'accord de paix mis en place après la bataille au-dessus de la planète Jakku. Mais la Nouvelle République refuse d'agir car elle ne souhaite pas être la cause d'une nouvelle guerre galactique. Dans ce contexte de plus en plus difficile trois personnes vont se trouver et être mêlées aux événements de la future guerre : Finn, Rey et Poe. Cette anthologie narre leur histoire peu de temps avant le début de Star Wars : The force Awakens.

    SPOILER

    Ce livre est composé de trois histoires écrites par Greg Rucka. Elles préparent à la sortie du septième film en présentant trois personnages centraux : Finn, Poe et Rey. Autant j'apprécie chacun de ces personnages autant je suis navré d'annoncer que ce livre ne leur fait pas honneur. Sur les trois courtes histoires seule une me semble être intéressante. La pire étant celle de Rey qui se concentre sur ces capacités de pilotes et de mécano mais qui oublie d'être intéressante. On suit Rey alors qu'elle cherche des composants afin de pouvoir survivre au sein du désert.

    La première histoire de l'anthologie, celle de Finn que l'on ne connait que par son nom de code, est en contradiction avec le septième film. Alors que The force Awakens présente Finn comme sous-fifre peu intéressante et même en danger face à sa supérieure, Phasma, cette histoire le présente comme un soldat d'exception qui se trouve dans les meilleurs à tous les tests. Une seule chose le rend différent : il n'arrive pas à accepter d'abandonner ses camarades ni à tuer des civils innocents. Même si ces deux caractéristiques sont louables, et dénoncée par l'Empire et le Premier Ordre, je n'ai jamais eu l'impression de lire les aventures de Finn mais celles d'un autre soldat du Premier Ordre.

    Enfin, nous avons l'histoire de Poe. C'est l'unique nouvelle qui me semble pouvoir être sauvée de cette courte anthologie. L'intrigue autours de Poe permet de présenter sa famille, son père et sa mère étant d'anciens membres de la Rébellion, et les événements présents. J'ai particulièrement aimé les informations autours du père de Poe, dont la principale peur est que la guerre soit rendue inutile. Cette aventure permet aussi d'en savoir plus que les actions du Premier Ordre mais aussi ses liens avec la Nouvelle République, dont certains sénateurs sont des traitres. La Résistance y est présentée comme une organisation très secrètes dont les actions sont à peine connues de la population et des militaires de la Nouvelle République.

    Pour finir, ces trois histoires s’insèrent très bien dans les débuts du septième film. La fin de deux d'entre-elles permettent de comprendre comment les personnages du film se sont trouvés dans le contexte des premières scènes. Malheureusement, elles sont très peu intéressantes voire en contradiction avec les films.

    *

    **

    *** Deux histoires médiocres avec une dernière histoire un peu meilleure.

    ****

    *****

    Image : Éditeur

  • Star wars: Bloodline par Claudia Gray

    Titre : Star Wars : Bloodline
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Del Rey 31 janvier 2017
    Pages : 432

    La galaxie est en paix. La Nouvelle République est formée de la majorité des mondes de la galaxie. Seules quelques petites planètes et des lieux inexplorés ne sont pas intégrés. Depuis longtemps, l'Empire a disparu et devient un objet d'histoire pour la nouvelle génération qui commence à entrer en politique. Malheureusement, le Sénat de la Nouvelle République est incapable de dépasser les batailles de factions. Deux mouvements s’opposent : les centristes qui souhaitent un pouvoir central fort et les Populistes qui désirent une indépendance forte des mondes de la Nouvelle République. Alors que le Sénat devient incapable d'agir une nouvelle menace monte. Une menace que la Sénatrice Leia Organa identifie et souhaite examiner. Mais elle est obligée d'accepter que le Sénat la contrôle à l'aide d'un jeune politicien qu'elle n'apprécie que peu.

    SPOILERS

    Quand j'ai lu le résumé j'étais un peu sceptique. Après une première trilogie au cinéma qui démontrait les incapacités d'une démocratie à travailler et à contrer une menace tyrannique ce livre semblait suivre exactement la même direction. Là aussi, quelques personnes observent un Sénat incapable de prendre des décisions, bloqués dans des questions administratives et de préséances, alors qu'une partie de ses membres souhaitent réinstaurer un pouvoir central fort. Heureusement, l'autrice est capable de donner de la substance à la manière dont ce Sénat fonctionne. On comprend parfaitement quelles sont les raisons mais aussi les complots derrière chacune des positions. Il est particulièrement intéressant que l'autrice ne place pas un parti au-dessus de l'autre. Au contraire, le parti de Leia Organa se dirige vers l'abandon de la possibilité d'une politique au niveau de la galaxie. Ainsi, ce livre permet de mieux comprendre le statu quo du septième film sans pour autant trop donner d'indices puisque celui-ci sortait après le livre.

    L'un des points majeurs de ce roman est le secret de la famille de Leia. Depuis le sixième film nous savons que Leia et Luke sont les enfants de Darth Vader. Mais nous ne savions pas de quelle manière l'univers allait réagir face à cela. On apprend, dans ce roman, que les deux enfants ont décidé de garder secret leur père. Bien entendu, l'autrice décide de rendre publique ce secret et imagine les conséquences pour la force politique de Leia. Immédiatement, celle-ci est discréditée, perd ses ami-e-s et risque même d'être incapable de travailler au sein de Sénat. Là aussi, derrière cette révélation on observe la mise en place, par l'autrice, d'un statu quo qui permet d'expliquer pourquoi une politicienne décide de devenir une résistante et de créer un groupe paramilitaire que la Nouvelle République ne soutient pas.

    Avec surprise, je termine l'un des meilleurs romans du nouvel univers étendu Star Wars. Bien que j’eusse apprécié le premier ouvrage de l'autrice j'étais sceptique face au résumé de ce livre qui semblait n'annoncer qu'une mise en place du statu quo avec des idées éculées. Pourtant, l'autrice réussit à donner vie et intérêt à un univers politique en danger. Elle réussit aussi à donner de la substance à la politicienne Leia et à son passage de Sénatrice à résistante proche de l'illégalité. Ce roman permet aussi de mieux comprendre l'état financier de la Résistance et son lien avec la Nouvelle République. Bref, ce roman est une étonnante réussite au sein d'autres livres souvent médiocres.

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    **** Une surprise.

    *****

    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

    ****

    *****

    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

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    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

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    **

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Legends of tomorrow

    La CW l'a fait. Après une première saison peu intéressante et deux saisons plus absurdes l'une que l'autre une quatrième saison est arrivée. Et il se pourrait qu'une cinquième ait lieu. Les Légendes ont donc réussi à vaincre Mallus mais Nora s'est enfuie avec l'aide de Ray Palmer. Depuis, le groupe continue à nettoyer l'histoire afin d'empêcher que le flux du temps ne soit à nouveau mis à mal. La fin de leur mission implique aussi la fin des financements pour les Bureau du Temps. Le gouvernement des Etats-Unis se demande pourquoi donner autant d'argent à une agence gouvernementale maintenant inutile et un groupe d'individus incapables de réussir leurs missions. Mais une nouvelle menace est annoncée par rien de moins que John Constantine : une porte s'est ouverte sur les enfers quand Mallus a été vaincu et plusieurs démons et autres créatures magiques se sont enfuies. Les Légendes doivent maintenant collaborer avec le bureau pour les gérer.

    SPOILERS

    Cette série n'est ni la mieux écrite ni la mieux jouée et encore moins la mieux mise en scène de la chaine CW. Après la saison 1, la production est partie sur l'absurde. Et plus le temps passe plus les saisons jouent sur cette absurdité et le quatrième mur. Cette saison est en plein dans ce processus. La production commence par se moquer de sa propre série, sans pour autant se moquer des personnes qui l'apprécie, pour mieux créer des situations incohérentes, mais plutôt drôles (ainsi on apprend qu'une partie de l'enfer est constitué d'un magasin Ikea, ce que je trouve parfaitement logique).

    En dehors des missions des épisodes et des situations absurdes cette saison nous offre plusieurs romances. Plusieurs personnages sont placés à différents points de leurs relations et essaient de comprendre leurs sentiments et l'impact du couple sur leur futur. On pense, bien entendu, à Ava et Sara Lance mais ce ne sont pas les seules. La création des couples est accompagnée de l'arrivée de Mona, une jeune femme qui adore les livres à l'eau de rose et qui ship tout le monde, elle incarne probablement l'audience. La production est incarnée par Mick Rory qui devient, lors de cette saison, un auteur de romance... reconnu et adulé. On retrouve aussi l'amitié, l'amour filial, bref ce qui crée des liens entre personnes qui s'apprécient. On pourrait croire que ces arcs narratifs sont inutiles mais ils sont utilisés une dernière fois lors du dernier épisode afin de permettre la victoire des Légendes.

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    **** Une série qui ne devrait pas fonctionner mais qui pourtant me fait rire.

    *****

    Image : IMDB

  • Avatar. The last airbender. Team Avatar tales par Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes

    Titre : Avatar. The last airbender. Team Avatar tales
    Auteur-e-s : Gene Luen Yang, Dave Scheidt, Sara Goetter, Ron Koertge et Kiku Hughes
    Éditeur : Dark Horse 2 octobre 2019
    Pages : 80

    Après une première anthologie Dark Horse publie une seconde anthologie. Celle-ci est composée de 8 petites histoires. Elles prennent place après et pendant les événements de la dernière saison, si j'ai bien compris la chronologie. Celle-ci n'est pas précisée et les histoires ne semblent pas avoir été classée selon la chronologie de la série. Nous retrouvons donc tous nos personnages favoris lors de petites aventures. Loin de la flamboyance ce sont de petits moments lors desquels les auteur-e-s nous permettent de nous souvenir pour quelles raisons on les apprécie.

    SPOILERS

    Que penser de cette anthologie ? J'ai beaucoup apprécié certaines histoires. Ainsi, celle de Mai permet de préparer les événements de l'un des tomes de la série chez Dark Horse. J'aime bien aussi l'histoire autours de Ty Lee et encore plus la sortie au marché de Sokka et Suki. La relation de ces deux personnages est décidément l'une de celles que je préfère et je trouve que l'auteur de cette petite histoire a très bien mis en scène leur complicité et leur respect mutuel. Mais d'autres histoires de cette anthologie semblent moins intéressantes, plus anecdotiques. À la fin, on se demande si cette anthologie, très courte, vaut vraiment son prix.

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    *** Bien que remplie d'histoire sympathique j'aurais aimé quelque chose de peu plus substantiel.

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    *****

    Image : Éditeur

  • Good Omens

    Certes, je regarde la série bien après tout le monde. Cependant, lorsque j'ai su que le roman écrit par Gaiman et Pratchett allait être adapté en mini-série je savais que je ne pouvais pas faire autrement que la regarder. Good Omens commence comme toute bonne histoire par le début, pour arriver rapidement à la fin de tout. En effet, la fin des temps est proche. L'antéchrist est né et il va être placé auprès d'un humain afin de pouvoir faire le plus de dégâts possibles. Alors que le Paradis et les Enfers se préparent à la guerre qui marque la fin de tout, et la réponse à qui a raison, un ange et un démon se rendent compte que l'antéchrist est perdu et se mettent à sa recherche.

    SPOILERS

    Je vais le dire immédiatement, cette série est une très bonne adaptation. On sent que les personnes qui ont travaillé sur celle-ci souhaitent faire du bon travail et donc rendre hommage à Pratchett. Dès le générique on se rend compte de la qualité de la production. Une bonne partie du matériel du roman est gardé en l'état mais, comme toute bonne adaptation, ce qui était inutile ou redondant a été laissé de côté voire remplacé par de nouvelles scènes. Ainsi, ce qui rend le roman bon est gardé en l'état mais la série réussit à magnifier ces aspects. Ce fut donc un véritable plaisir de la regarder, plaisir qui sera sûrement renouvelé à plusieurs reprises.

    Ce que j'ai apprécié, et qui a créé une certaine discussion sur l'internet, est la relation entre Crowley et Aziraphale. Les deux sont montrés comme proche dès le début et une grande partie de l'un des épisodes présente leur histoire commune lors de plusieurs événements historiques. A la base les deux doivent lutter en secret l'un contre l'autre. Le démon créant le chaos et l'ange faisant en sorte de restaurer la paix. Rapidement ils comprennent le désintérêt de ce travail et commencent à faire connaissance alors que les humain-e-s agissent sans aides. Tout est fait pour créer l'impression que les deux personnages sont très proches, probablement en couple. Certains dialogues vont, en tout cas, dans cette direction. Les choix des personnages le font croire aussi. Il est dommage que cet aspect ne soit pas affirmé mais leur relation est ce qui l'un des aspects les plus sympathiques de la série.

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    ***** Une série que j'attendais de pied ferme, et que j'ai énormément apprécié.

    Image : IMDB

  • L'europe barbare. 476-714 par Sylvie Joye

    Titre : L’Europe barbare. 476-714
    Autrice : Sylvie Joye
    Éditeur : Arman Colin 2019
    Pages : 251

    La fin de l'Empire Romain d'Occident et la création des Royaumes barbares est une époque peu comprise. Elle est souvent utilisée pour des raisons politiques qui n'ont que peu à voir avec le fonctionnement réel de cette époque. C'est un contexte de changements basés sur des causes lentes. Des changements qui permettent à de nouveaux royaumes de se constituer tout en restant impliqué dans le cadre de la romanité, qui reste un idéal important. 251 pages ne sont guère suffisantes pour nous montrer toute la richesse de la période mais permettent de créer une bonne entrée en matière.

    Le livre est divisé en 10 chapitres. Les deux premiers permettent de situer le contexte. L'autrice examine d'abord la période tardive de l'antiquité. Elle montre que les changements subis par l'Empire romain, en particulier la création d'une nouvelle capitale et sa division en deux Empires. Elle se concentre en particulier sur l'occident qui subit plusieurs invasions et problèmes économiques. Ce qui force à se reposer sur des peuples dits barbares. Ces derniers sont définis dans le second chapitre. Le terme provient des grecs et marque le fait de ne pas utiliser certaines langues. L'autrice veut surtout éviter les idées peu historiques sur la fin de l'Empire Romain d’occident : sa destruction par les invasions.

    L'autrice essaie de présenter plusieurs royaumes barbares. Elle nous parle des Wisigoths, des Lombards mais aussi des Burgondes. Ces chapitres permettent de montrer ce qui constitue ces peuples et quelles furent leurs divisions et leur manière de gouverner. Mais l'autrice s'intéresse aussi à l'Irlande et au territoire de la Grande-Bretagne actuelle, qui connait des divisions compliquées tout en étant en dehors de la zone romaine. Je ne connais que peu ce dernier point et je trouve dommage qu'elle ne se soit pas un peu plus concentrée sur cette région.

    Bien entendu, elle donne une grande place aux Francs. Elle explique de quelle manière les Francs ont pu gagner en pouvoir et comment les rois francs ont pu contrôler une partie importante de l'Europe occidental. En particulier, la défense des Papes fut un bon moyen de créer une légitimité. Mais les Mérovingiens furent aussi soumis à des luttes intestines contestant les divisions du royaume. Ces luttes ont affaibli la dynastie qui a dû se reposer sur de grandes familles. Petit à petit, les rois ont perdu de leur pouvoir au profit d'une autre famille : les Pippinides.

    Ce manuel s'intéresse aussi aux questions plus sociales. L'autrice examine les rapports sociaux. Elle nous présente, en particulier, le fonctionnement de la justice. J'ai aussi beaucoup apprécié son examen de la religion. Car les royaumes barbares sont rarement catholiques mais ariens. Cependant, cela n'implique pas forcément une attaque contre les catholiques. L'autrice termine son manuel sur un examen plus historiographique et méthodologique. Elle ajoute aussi une chronologie et un lexique, bien utile.

    Image : Éditeur

  • Harbinger Wars 2 par Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Wars 2
    Auteur-e-s : Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 7 novembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume contient Harbinger Wars 2: Prelude 1, Harbinger Wars 2: 1-4 et Harbinger Wars 2: Aftermath 1. Livewire est une alliée des États-Unis. Elle travaille pour ce pays depuis qu'elle trahi Toyo Harada. Sa trahison a débuté lorsqu'elle l'a vu user de ses pouvoirs afin d'être certain de n'avoir aucuns opposants. Depuis, elle démantèle ce qui reste des outils d'Harada sur les États-Unis. Cet effort lui a permis de découvrir des psiotiques qui ont été mis de côté par Harada, car peu utiles. Elle décide de les aider. Dans le même temps, les forces de police massacrent des enfants psiotiques dans une petite ville. Livewire décide de refuser de tels actes et détruit le réseau électrique des Etats-Unis. Une guerre a commencé.

    SPOILERS

    Il m'a fallu un certain temps avant de me décider à lire ce comics. Le premier événement du nom était maitrisé et entrait dans une construction plus vaste. Ce second événement promet la même chose. Malheureusement, je ne sais pas à quel point il est relié aux autres ouvrages, ne les ayant pas lus. En revanche, cet événement me semble surtout un bon moyen de relier différents personnages sur quelques pages au nom du spectaculaire. Celui-ci n'a pas lieu et certains groupes sont montrés sans jamais préciser la raison de leur présence ni leur donner l'occasion de combattre. Cela n'est pas possible car le nombre de numéros ne permet pas de créer un enjeu véritablement important avec des personnes qui réfléchissent à leur place au sein de ce combat. Tout est donc assez artificiel.

    Cependant, je tiens à mentionner un point positif. Dans les comics les combat ont souvent lieu alors que les personnages principaux ne communiquent pas. Dans ce comics il y a, enfin, une véritable tentative de communication. Ce sont, particulier, Livewire et Aric qui essaient de se comprendre mutuellement et de créer les bases d'une nouvelle manière de collaborer. La fin de la guerre est due à leur capacité à communiquer malgré leurs différends. C'est tout l'intérêt du numéro Aftermath. Il est tout de même dommage que ce sujet ne soit pas mieux mis en avant par les auteur-e-s.

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    *** Un événement qui offrait beaucoup de promesses mais qui n'en concrétise que peu.

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    Image : Éditeur