• Runaways 4. But you can't hide par Rainbow Rowell et Andres Genolet

    Titre : Runaways 4. But you can't hide
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell et Andres Genolet
    Éditeur : Marvel 16 octobre 2019
    Pages : 130

    Ce volume contient Runaways 19-24. Les Runaways ont survécu aux enfants des Gibborims qui souhaitaient terminer le travail de leurs parents. Malgré les désirs d'Alex Wilder, ils n'ont pas assassiné quelqu'un ni tué les Gibborims. Cependant, les restes de cet événement sont encore difficiles pour le groupe. Tout le monde doit apprendre à accepter les difficultés et les changements qui ont eu lieu dans leur vie. Et quelqu'un tente de se créer une vie super-héroïque en secret.

    SPOILERS

    Chaque volume rend les personnages plus sympathiques qu'avant. Il m'est difficile de choisir un moment préféré dans ce volume car les bonnes pages sont nombreuses. Que ce soit la discussion adulte avec Molly, Gert et Chase ou encore Niko et Karolina. Sans oublier Chase seul dans un magasin. Ces différents personnages ne sont pas là pour faire des choses fantastiques mais essaient seulement de réussir à grandir et à accepter les changements, malgré les difficultés.

    Si je devais ne donner qu'un unique mauvais point ce serait Alex. La fin du volume trois montrait que quelqu'un avait décidé de le suivre. Bien entendu, on se demande qui cela pourrait être et surtout pourquoi. Malheureusement, la résolution ne prend qu'un seul et unique numéro puis Alex disparait à nouveau. Je ne sais pas si on le reverra mais j'aurais préféré que les auteur-e-s prennent un peu plus de temps pour écrire autours de ce choix et d'Alex.

    *

    **

    ***

    ****

    ***** A chaque volume je souhaite lire la suite immédiatement !

    Image : Éditeur

  • La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire par Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale

    Titre : La Suisse et les transactions sur l’or pendant la Seconde Guerre Mondiale Rapport intermédiaire
    Auteur-e-s : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale
    Éditeur : Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale mai 1998
    Pages : 274

    La commission Bergier, du nom de son président, fut chargées dans les années 90 d'examiner les pratiques économiques de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. Elle a publié 26 volumes, dont le rapport final, et plusieurs volumes intermédiaires sous forme de rapports. Ces publications furent largement commentées voire refusées par une partie du monde médiatique, politique et scientifique. Cependant, on ne peut passer outre le travail de la Commission si l'on souhaite comprendre l'histoire contemporaine de la Confédération Helvétique. Ce rapport intermédiaire se concentre sur les achats d'or par la BNS et les banques commerciales durant la guerre. Cet examen se forme sur 6 chapitres et des annexes.

    Ce rapport intermédiaire est intéressant mais aussi particulièrement complexe. Les auteur-e-s se concentrent sur un thème extrêmement technique de l'achat et de la vente dans le cadre des banques. Une bonne partie de l'analyse concerne la publication de chiffres et de statistiques basées sur les archives et productions des banques. Ce n'est pas seulement l'achat d'or à la Reichsbank qui est analysée mais aussi les achats d'or des Alliés. Ces analyses démontrent une différence de traitement. La BNS est bien plus souple envers l’Allemagne qu'envers les Alliés.

    Les auteur-e-s se concentrent aussi sur les raisons de l'achat d'or et les défenses mises en place par la BNS face aux revendications des Alliés. La BNS souhaite acheter de l'or pour permettre une défense de la monnaie, qui doit être convertible en or, mais aussi pour permettre une relation commerciale nécessaire pour la Suisse. Les auteur-e-s expliquent que les dirigeants savaient qu'il existait un risque d'acheter de l'or pillé mais ce n'est qu'en 1943 que des arguments en faveurs de ces achats sont construits, face aux pressions des Alliés. La BNS souhaite user de la nécessité de dissuasion économique face à l'Allemagne. Les besoins économiques allemands les auraient forcés à accepter une Suisse libre au lieu d'en prendre le contrôle. Les auteur-e-s considèrent que cet argument est acceptable dans le contexte de l'époque mais que la BNS se trompe sur les besoins allemands. Mais l'argument le plus important sera celui de la bonne foi. Les dirigeants de la BNS demandent des garanties et donc ne peuvent pas être accusés d'avoir acheté de l'or pillé en connaissance de cause. Cette défense sera rapidement intenable lorsque l'ancien dirigeant de la Reichsbank avouera avoir prévenu les dirigeants de la BNS.

    Ainsi, ce rapport intermédiaire est très technique. De nombreuses statistiques sont utilisées pour porter l'argumentation. Les auteur-e-s ont conscience de certains problèmes dans leurs accès aux archives et décrivent celles-ci dans les annexes. Les auteur-e-s considèrent que le travail ne fait que commencer mais que l'achat par la BNS d'or volé est incontestable, tout comme leur connaissance des faits et des risques.

    Site de la Commission