• Black Lightning saison 2

    Black Lightning et sa famille sont finalement saufs. Illes ont vaincu une opération illégale d'une agence fédérale. Une opération qui utilisait le trafic de drogue afin de conduire des expérimentations sur la population noire de la ville de Freeland. Mais la ville et l'école de Garfield ne sont pas encore sauvées. Après que l'opération fut connue par le public un nombre de plus en plus important de jeunes reçurent des pouvoirs et furent confrontés à une police peu compréhensive. L'école, elle, doit survivre après l'attaque qu'elle a subi en l'absence de son proviseur, occupé à être Black Lightning. Mais surtout, Tobias Whale est encore dans la nature et il possède un outil qui pourrait lui permettre de contrôler les méta-humain-e-s.

    SPOILER

    Cela était déjà le cas lors de la première saison et continue lors de cette seconde saison, la communauté est très importante dans cette série. Lors de la première saison on l'observait via l'église locale qui permet de relier les familles en besoin. Là encore, cette église s'occupe des personnes qui ont besoin d'aides. C'est elle qui trouve les fonds nécessaires pour combattre le gouvernement en justice. C'est aussi elle qui contrôle la clinique gratuite de la ville. Et c'est elle qui contrôle et pacifie la population. Cette communauté se trouve aussi au sein de la famille des Pierce, de Black Lightning. Même lorsque les membres ne sont pas en accord la série fait en sorte de les réunir afin de permettre une entraide et un soutien mutuel. S'il y a bien un message que je ressens dans cette série c'est l'importance des liens familiaux, des lieux d'amitiés et des liens communautaires.

    Bien que les points positifs de la première saison soient toujours présents - j’adore la manière dont est incarné et écrit Tobias Whale qui garde une impression de puissance et de menace tout au long de la saison - je déplore que la saison s'intéresse moins à l'école Garfield. Les intrigues autours de cette école permettait de montrer l'importance de l'éducation. Mais cela allait plus loin. On nous montrait de quelle manière une école peut être instrumentalisée pour contrôler et pénaliser des jeunes. Alors que la première saison montrait un principal qui refusait cette logique la seconde saison montre un principal qui met immédiatement en place des détecteurs de métaux et des gardes armés tout en imposant une politique de tolérance 0. Bien que la série montre les aspects de racisme que cela implique, elle ne peut aller loin car l'école disparait presque totalement de cette seconde saison. C'est, à mon avis, dommage.

    *
    **
    ***
    **** Une seconde saison tout aussi intéressante que la première mais qui s'intéresse trop à mettre en place une saison 3.
    *****

    Image : IMDB

  • L'europe de la Renaissance par Alain Tallon

    Titre : L’Europe de la Renaissance
    Auteur : Alain Tallon
    Éditeur : PUF 28 août 2013
    Pages : 128

    La période qui se déroule entre le Moyen Âge et l'époque contemporaine ne m'a jamais réellement intéressé. D'où un manque important de connaissances de ma part. Ce qui explique la raison de mes lectures actuelles, puisque je suis censé connaitre cette période pour mon travail. La lecture des que sais-je permet d'avoir des informations concises qui peuvent, ensuite, être développées à l'aide des biographies. Ce que sais-je essaie de synthétiser la Renaissance en 6 chapitres.

    Les deux premiers sont plus concentrés sur les questions politiques. Après un premier chapitre qui nous offre un récit de la période jusqu'à la fin du XVIème siècle un second chapitre explicite la pensée du politique. Ce second chapitre permet aussi de présenter l'extension des états durant la Renaissance. On y découvre les liens entre les Princes et la manière dont ceux-ci justifient leur pouvoir, aussi bien par le contrôle des arts que par la puissance militaire. On pourrait étendre cette question au chapitre 3 qui montre de quelle manière l'Europe s'étend au reste du monde et surtout ce qui arrive aux aristocraties. Celles-ci se ferment alors que les Princes essaient d'y ajouter des personnes anoblies à cause de leurs services envers l'état.

    Les chapitres 4 et 5 se concentrent sur les arts et l'humanisme. On y découvre un récit qui examine les élites artistiques et scientifiques de l'époque et, en particulier, leur pensée du monde. Comme le dit l'auteur, la période permet de créer l'artiste comme génie créateur, bien que de nombreux artistes restent anonymes. On observe une modification de l'art qui voyage rapidement au sein de l'Europe. L'Humanisme, lui, repose sur la centralité de l'homme mais reste fortement lié à la question religieuse. Même si de nouvelles méthodes de critiques des écrits se développent, le but est de revenir à une pureté originelle et non de mettre en question la Bible ou la chrétienté.

    Enfin, dans un dernier chapitre, l'auteur se concentre sur les aspects religieux. L'Europe est entièrement chrétienne mais la religion entre en crise. La papauté, les ordres mendiants et les membres du clergé sont critiqués pour leurs incapacités et leur richesse. Cette critique sera particulièrement forte lors du combat entre le Pape et Luther. Combat qui débouche sur le Protestantisme qui remet en cause les dogmes de l'Église. Celle-ci va réagir au sein de la contre-réforme, mais les travaux du Concile de Trente vont déboucher sur une défense des traditions contre les idées réformées et les souhaits de compromis, aboutissant à une Europe religieusement divisée.

    Ce que sais-je suit parfaitement son programme de présentation concise d'une période spécifique. L'auteur présente chacun des points classiques de la période, ce qui nous permet d'avoir les connaissances nécessaires pour la comprendre. Seule une étude plus spécifique permettrait de questionner certaines idées, même si l'auteur marque sa position au sein de l'historiographie.

    Image : Éditeur

  • Battlefront II: Inferno Squad par Christie Golden

    Titre : Battlefront II : Inferno Squad
    Autrice : Christie Golden
    Éditeur : Penguin 27 mars 2018
    Pages : 400

    Iden Versio est la fille d'un amiral et d'une propagandiste. Deux personnes parmi les plus loyales envers l'Empire. Elle-même, est extrêmement loyale. Son entrainement et ses capacités sont proches de la perfection. Ses capacités lui ont permis d'être l'une des personnes envoyées sur l'Etoile de la mort, chargées de sa défense au sein d'un escadron de chasseurs Ties. Mais ce que personne au sein de l'Empire ne pouvait imaginer est arrivé. Les rebelles ont gagné, détruit l'arme la plus puissante jamais construite par l'Empire et seules quelques personnes ont survécu à cette bataille. Iden Versio est l'une de ces personnes. Après un peu de temps pour guérir son père décide de la mettre en charge d'un escadron spécial chargés de missions spécifiques qui demandent l'action des meilleurs des meilleurs : L'Escadron Inferno.

    SPOILERS

    L'escadron Inferno est connu par les personnes qui ont joué à Battlefront II version EA. En effet, nous y prenons le contrôle d'Iden Versio pendant et peu après la bataille d'Endor. Ce roman se déroule bien avant puisqu'il se déroule après la destruction de la première Etoile Noire. On observe la constitution de l'escadron et quelques missions avant d'entrer dans le propos principal du livre : la destruction des derniers partisans de Saw Gerrera.

    Aussi bien nous que les personnages passent de l'autre côté. Nous car, cette fois, nous suivons les aventures de membres de l'Empire chargés de le défendre. Les personnages car illes doivent infiltrer les Partisans. Dans les deux cas, on est forcé de penser un peu plus aux personnes qui sont rebelles ou membre de l'Empire. Le livre montre que le combat n'est rendu possible que parce que l'ennemi est déshumanisé, que ce soit à l'aide de mots mais aussi par la distance. Pour tous les membres de l'Escadron, il devient difficile de tuer lorsqu'on apprécie la personne en face.

    Ce roman suit un premier roman portant le titre de Battlefront. Les deux sont très différents. Le premier nous faisait suivre une unité entière de rebelles sur plusieurs fronts. Celui-ci se concentre sur 4 personnages et prend le temps de mettre en place une mission particulière et ses effets sur les personnages. Selon moi, ce second roman est bien mieux réussi que le premier. Je me suis bien plus attaché aux personnages et aux événements. Il me semble aussi plus intéressant en développant le fonctionnement militaire de l'Empire.

    *
    **
    ***
    **** Un second roman Battlefront réussit après la déception que fut le premier.
    *****

    Image : Éditeur

  • Les guerres de religion par Nicolas Le Roux

    Titre : Les guerres de religion
    Auteur : Nicolas Le Roux
    Éditeur : PUF 17 octobre 2018
    Pages : 128

    La période du XVIème siècle est chaotique car marquée par l'apparition de la religion dites protestante et des guerres de religion entre les tenants du catholicisme et les personnes qui décident de suivre Luther. De nombreux pays européens furent impliqués dans cette lutte sanglante qui, souvent, dépendit aussi de cause purement économique. Ce petit livre permet de mieux comprendre de quelle manière la France a subi les guerres de religion et le fonctionnement des différentes factions. Le pays ne put s'en relever qu'après 8 guerres et plusieurs traités de tolérances jusqu'au fameux édit de Nantes en 1598. Pour cela, l'auteur divise son texte en six chapitres.

    Ces six chapitres permettent à l'auteur de mettre en place un récit chronologique des différentes guerres, de leur déroulement et du moyen de les terminer. Le récit met au centre les personnages nobles, les rois de France et Catherine de Médicis. On comprend rapidement que ces guerres portent moins sur des questions religieuses qu'on ne pourrait le croire. La religion est souvent utilisée comme contexte pour porter des questions politiques. Ainsi, lorsque le roi est trop proche des protestants on commence à penser la possibilité de le détrôner. De plus, on essaie surtout de garantir l'ordre public même si cela implique une tolérance envers les protestants et donc la colère du Pape.

    Malheureusement, je trouve ce livre un peu faible sur plusieurs points. En premier lieu, la quatrième de couverture donnait l'impression d'un examen européen des guerres de religion. Ce n'est pas du tout le cas puisque l'auteur se concentre uniquement sur la France. Bien que celui-ci montre à quel point les intérêts des autres royaumes jouent au sein de la France jamais on ne nous donne des informations sur l'Empire, par exemple. D'ailleurs, ces guerres de religion ne sont pas explicitées. On ne sait pas ce que sont les doctrines réformées et l'on ne sait que très peu de choses sur la population réformée. On se contente des grands noms, sans jamais avoir d'informations sur la population. Ce livre demande donc des connaissances importantes pour bien comprendre le contexte dans lequel il s'inscrit.

    Image : Éditeur

  • Arrow saison 7

    Oliver Queen est enfin dans le lieu qui lui correspond le plus. Après avoir considéré sa ville comme son champ de tir personnel. Après des années de meurtres et de destruction. Il a accepté de se rendre au FBI. Il est immédiatement emmené dans une prison Supermax, après que Ricardo Diaz ait perdu le contrôle de la ville. Mais ni Oliver Queen, ni sa famille et encore moins Star City ne sont sauvées. Après la catastrophe que fut le contrôle criminel de Ricardo Diaz sur les membres les plus hauts placés de l'administration la confiance de la population envers les institutions est à son plus bas. Oliver, lui, essaie d'éviter les problèmes. Mais plusieurs des prisonniers souhaitent s'en prendre à lui et annoncer avoir tué le Green Arrow.

    SPOILER

    Oliver Queen et son équipe ont agi sans prendre en compte les lois ni les procédures. Certes, illes ont sauvé la ville et le monde à plusieurs reprises. Mais cette saison montre qu'il est important de suivre les procédures et de justifier ses actions devant le peuple. Oliver Queen et les membres de son équipe doivent, à plusieurs reprises, parler publiquement de leurs actions et des problèmes impliqués. Enfin, Oliver Queen arrête de mentir et dit tout. Il est particulièrement intéressant que l'équipe devienne une partie intégrale de la police. Malheureusement, les auteur-e-s ont rapidement oublié ce point pour recréer une dynamique plus secrète. J'aurais apprécié une critique plus intense des gens qui prennent la justice entre leurs mains sans prendre en compte les procédures.

    Cette septième saison est aussi un moyen pour la réalisation de préparer la fin de leur série. La huitième sera la dernière et se déroule sur seulement 10 épisodes. Depuis l'arrivée d'Arrow, plusieurs autres séries sont entrées dans le même univers mais c'est Arrow qui l'a rendu possible. Il y a donc un effort de marquer la fin et la continuité. La réalisation marque la continuité à l'aide d'Emiko, la sœur d'Oliver. Leur père ayant trompé la mère d'Oliver avec une autre femme. Emiko est aussi furieuse que le fut Oliver au début et on apprend, au fil de la saison, qu'elle est responsable de plusieurs des problèmes que connu Oliver durant sa vie, en premier lieu de la mort de son père. Mais aussi continuité par le passage du rôle de protection à d'autres personnages, passage que l'on retrouve dans les flash forwards mais en direction des enfants d'Oliver et de Felicity.

    *
    **
    *** Des idées intéressantes mais que la réalisation ne développe pas à leur terme, dommage.
    ****
    *****

    Image : IMDB

  • Leia, Princess of Alderaan Journey to Star Wars: The Last Jedi par Claudia Gray

    Titre : Leia, Princess of Alderaan Journey to Star Wars : The Last Jedi
    Autrice : Claudia Gray
    Éditeur : Disney 1 septembre 2017
    Pages : 416

    Leia a 16 ans. Elle est la fille adoptive de la famille régnante d'Alderaan. Et cette année elle doit accepter le passage de l'enfance à la vie adulte. Cette année elle doit prendre trois défis qui permettent de prouver non seulement ses capacités physiques mais aussi son intelligence et sa loyauté envers la population d'Alderaan et de la Galaxie. Mais Leia vit son adolescence au sein d'une galaxie contrôlée par l'Empereur Palpatine. Et alors qu'elle tente de réussir ses différents défis elle commence à se rendre compte que certaines choses lui sont cachées et que ses connaissances de leur existence pourraient la mettre en danger, ainsi que le peuple qu'elle doit protéger et servir.

    SPOILER

    Ce roman est l'un de meilleurs du nouvel univers étendu star wars. Il se concentre sur le personnage de Leia lors de sa jeunesse et de son apprentissage de la politique, de son identité et de sa place au sein de l'univers. On observe une Leia fortement impliquée au sein de sa famille et qui souffre de l'éloignement de ses parents. Elle ne veut que leur amour et leur fierté. Bien qu'elle ne recherche pas ses parents de sang, la question est mise en avant lors d'une scène précise sur Naboo. Le roman marque aussi l'importance de l'amitié pour construire son futur et préparer des alliances qui permettront de lutter contre Palpatine. Certains personnages ne semblent pas dignes de confiance mais l'autrice montre qu'il faut tout de même creuser un peu avant d'abandonner une amitié potentielle.

    Le roman parle aussi du devoir. Leia, durant ce roman, suit ce qu'elle considère son devoir : défendre son peuple et sa planète. De nombreuses pages permettent de décrire une famille royale humble qui considère que la loyauté de leurs sujets dépend de la capacité de la royauté à mériter celle-ci. Bien que le devoir soit important, l'autrice marque tout de même que Leia a le droit de connaitre le bonheur et de prendre le temps de prendre soin d'elle-même. Surtout si elle souhaite être capable de lutter à l'avenir. On a donc un propos qui prend en compte l'importance de prendre soin de soi tout en marquant l'importance d'accepter ses devoirs.

    Pour finir, voici un roman qui capture parfaitement Leia. Une jeune femme capable d'amour mais aussi extrêmement intelligente. Aussi forte pour comprendre les rouages de l'administration que pour apprendre le maniement des armes à feu. Mais surtout une Leia qui prend à cœur la nécessité de faire son travail pour le bien de tous et non pour elle-même.

    Image : Éditeur

  • Dark Water

    Robert Bilott est un avocat qui vient tout juste d'accéder au partenariat au sein de la firme dans laquelle il travaille. Celle-ci est spécialisé dans la défense des industries. Alors que sa première réunion se termine, il est demandé à l'entrée par deux fermiers de sa ville d'origine. Sa grand-mère aurait donné son nom à ces personnes. Ce fermier, Wilbur Tennant, est inquiet de l'état de son cheptel. Il pense que la décharge de l'industrie Dupont pourrait être la cause de ses problèmes. Alors qu'il décide, sans trop y croire, de prendre le client Bilott se rend compte que le problème pourrait bien être beaucoup plus étendu que prévu et contrôler une grande partie de sa carrière.

    SPOILERS

    Mark Ruffalo continue son effort de soutien de films qui ont une cause politique. Dans celui-ci, il s'intéresse à l'importance de la loi pour défendre les gens. Mais même si son personnage est un avocat cela n'implique pas que le film soit aveugle à la difficulté d'obtenir justice. Dès les premières minutes du film Wilbur Tennant affirme que la justice sera extrêmement difficile à atteindre si ce n'est impossible. Le film, en fait, montre la difficulté pour une population de se défendre face à des firmes puissantes ayant des liens importants avec le monde politique et dont la perte pourrait mener au chômage un grand nombre de personnes. Chacune des actions de Bilott est contrée par une autre action qui tente de rendre plus difficile la réussite de son travail. Que ce soit une simple lettre ou l'envoi de l'entier des archives de l'entreprise, enterrant les informations importantes sous une masse de papiers. Ainsi, les plaignant-e-s ont l'impression de se battre contre un conglomérat qui récuse toute responsabilité avec le soutien du monde politique et social.

    Bien entendu, le film se concentre sur des pratiques industrielles illégitimes dans un contexte capitaliste. Alors que la firme, ainsi que le milieu industriel, se posent en champion de l'autogestion on comprend rapidement que celle-ci est fortement remise en cause par les événements dépeints dans le film. Dupont n'aurait pas annoncé toutes les substances dangereuses et peut donc les déverser dans la nature sans avoir besoin d'être contrôlé. Pire encore, le film montre des recherches illégales et contraire à l'éthique afin de comprendre, à l'interne, le danger d'une substance mais sans jamais communiquer sur ces expériences ni demander l'accord des victimes. Il est donc difficile d'apprécier le capitalisme et l'autogestion en sortant du film.

    Encore une fois, l'acteur se concentre sur un film qui marque les besoins et la nécessité d'un contrôle démocratique du monde. Que ce soit par le journalisme ou le droit il défend les actions citoyennes contre des entreprises ou institutions qui refusent d'être soumises à la justice ainsi que la responsabilité de leurs actes.

    *
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    ***
    **** Un film qui s'attaque à un scandale récent avec un regard désabusé sur les possibilités d'obtenir justice
    *****

    Image : Site officiel

  • The life and death of Toyo Harada par Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe

    Titre : The life and death of Toyo Harada
    Auteurs : Joshua Dysart, Cafu, Andrew Dalhouse et Dave Sharpe
    Éditeur : Valiant 9 octobre 2019
    Pages : 224

    Ce volume contient The life and death of Toyo Harada 1-6. Toyo Harada est né après que la bombe nucléaire soit tombée sur le Japon. En quelques minutes, il comprit qu'il possédait des pouvoirs bien plus étendu que la plupart des humain-e-s. Presque sans effort, il réussit rapidement à devenir un homme que l'on suit et ce malgré sa jeunesse. Mais Toyo Harada n'est pas simplement puissant, il a une mission. Il souhaite supprimer la guerre et les inégalités. Que tous les humain-e-s puissent vivre dans l'abondance et la sécurité. Récemment, il dû revoir son plan car Peter Stanchek le força à se dévoiler au monde. Depuis, il a pris le contrôle d'une zone qu'il nomme la Fondation. Mais ceci n'est pas apprécié par les nations du monde.

    SPOILERS

    Ce comics s'inscrit dans une trilogie débutée sur Harbinger et continuée dans Imperium. On pourrait même ajouter une partie d'Unity. On y observe Toyo Harada prendre de l'importance et changer. Dans ce comics on remonte bien plus loin puisque l'auteur dépeint l'enfant et l'adolescence de Toyo Harada en s'intéressant à des événements particuliers de sa vie. Cela permet de nous offrir l'identité de Toyo. Loin d'être divin ou un messie il est avant tout une personne de puissance qui cherche le pouvoir.

    Cela implique de parler du thème du pouvoir. Toyo Harada est, avec Peter Stanchek, la personne le plus puissante du monde. Il ajoute à cette puissance une capacité économique formidable, mais qu'il est en train de perdre. Bien entendu, il se pose la question de l'effet que tant de pouvoir peut avoir sur une personne. Peut-on rester humble et humain lorsque personne n'a la capacité de nous arrêter ? Alors que l'on peut apprécier le but de Toyo Harada il est clair que ses méthodes sont fortement questionnables. Il n'hésite pas à tuer pour le bien commun où à s'allier avec des êtres monstrueux si cela l'aide.

    En dehors de ceci, l'auteur a eu la bonne idée d'intervertir le passé avec le présent. Alors que l'on lit comment Harada devint Harada on observe sa fin quasiment en direct. Cette peinture se termine sur une conclusion satisfaisante tout en gardant quelques surprises. Je ne sais pas quand Valiant continuera cette fresque, mais j'espère que la suite sera tout aussi bien écrite.

    *
    **
    ***
    **** Un volume qui pourrait parfaitement faire office de conclusion au travail de Dysart chez Valiant
    *****

    Image : Éditeur

  • L'Europe des Lumières par Pierre-Yves Beaurepaire

    Titre : L'Europe des Lumières
    Auteur : Pierre-Yves Beaurepaire
    Éditeur : PUF 27 juin 2018
    Pages : 125

    Je dois avouer que la période moderne, les Lumières et les guerres de religions en particulier, ne m'a jamais intéressé. Malheureusement, je suis dans l'obligation de connaitre les bases de la période pour des raisons professionnelles. Sans forcément me lancer dans des recherches universitaires, il est toujours possible de consulter de petits livres synthétiques afin d'intégrer les informations les plus importantes d'un sujet donné.

    L'auteur tente une synthèse de l'Europe des Lumières en 4 chapitres. Le premier chapitre permet de passer outre l'histoire des grands hommes afin de mettre en avant un fonctionnement social et culturel du monde européen. Dans ces pages, l'auteur explicite la construction des académies mais aussi les liens de sociabilités. Ceux-ci impliquent de connaitre des codes précis. La méconnaissance implique l'éjection du milieu, qui devient très difficile d'accès.

    Un second chapitre, que j'ai beaucoup apprécié, se concentre sur la circulation des imprimés. L'auteur y examine les journaux mais aussi les productions plus confidentielles qui tentent de s'extraire de la censure. Les productions écrites essaient de lever le voile du fonctionnement politique du monde, mais doivent rester dans certaines limites pour avoir le droit d'être diffusés publiquement. Les journaux plus clandestins essaient de jouer sur l'exclusivité des informations pour créer l'intérêt et avoir des abonnés. Ces écrits sont lus par les personnes même qui sont à la charge de l'état, et peuvent être des instruments importants de diplomatie.

    Enfin, les troisième et quatrième chapitres tentent de parler de deux sujets antinomiques : l'intégration européenne et les divisions internes. L'auteur met en avant l'existence d'une élite européenne qui essaie de créer une union qui dépasse les frontières, en particulier via les loges maçonniques. Mais la période moderne se trouve aussi dans un contexte de guerres qui créent des divisions importantes au sein du continent. L'auteur pense, d'ailleurs, que la période voit l'apparition d'un début de conscience nationale, ce qui n'implique pas un nationalisme. Malgré les tentatives de paix mondiales et d'union entre les peuples le continent est fortement divisé entre certaines puissances.

    J'ai apprécié que ce petit volume abandonne les grands hommes pour essayer de comprendre une société européenne. On ressort de ce livre avec l'impression de l'importance des circulations d'écrits et d'hommes pour créer un continent uni dans l'idée de Lumières, de progrès et de science. Nous n'y trouvons pas d'événements politiques, en dehors de ceux qui permettent de mieux comprendre certains points. Il peut être nécessaire d'avoir un peu de connaissances sur ce sujet pour certains chapitres.

    Image : Éditeur