23/02/2018

52.2 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 2
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 320
TW : Tortures, harcèlement sexuel

Ce tome 2 contient52 14-26 et 41. Batman, Superman et Wonder Woman se sont absenté-e-s. La Ligue de Justice n'existe plus. Lex Luthor est lavé de tout reproches. Les héro-ïne-s les moins connu-e-s prennent donc la première place afin de protéger le monde. Mais illes doivent faire face à de nombreux problèmes. Premièrement, Lex Luthor met en place sa propre équipe avec des pouvoirs qu'il conçoit lui-même. Cependant, n'est-il pas étrange que Luthor agisse ainsi ? De plus, Black Adam parcoure le monde afin de créer un traité qui permette d'interdire les activités héroïques dans certains pays. Ce traité relie d'anciens ennemies contre les héro-ïne-s des États-Unis et pourrait bien changer l'équilibre du monde. Mais que faire lorsque la menace se cache dans de nombreux pays?

SPOILERS

J'apprécie l'idée de base de cette série. On laisse passer un an sans Ligue de Justice ni les plus héro-ïne-s les plus connu-e-s. Tout se passe à l'aide de personnages peu connus, souvent en retrait. Cela permet de redonner un intérêt à certains personnages, mais d'autres pourraient très bien disparaitre sans poser aucuns problèmes. Il y a donc beaucoup de personnages dont les relations ne sont pas toujours faciles à retrouver. On peut passer plusieurs pages sur un problème pour ensuite repartir à l'autre bout du monde avec un nouveau problème. Cela rend difficile de se souvenir de tout ce qui se déroule et de la raison de l'événement.

En fait, tout ceci pose une question : existe-t-il un plan d’ensemble ? J'ai parfois l'impression que les nombreux scénaristes ne savent pas vraiment dans quelle direction ils se rendent ni pourquoi ils écrivent une histoire précise. On a une histoire de complot, une histoire policière, un mystère, une quête mystique et du space opera. Toutes ces intrigues ne me semblent pas former un tout mais me donnent l'impression d'être placées les uns à côté des autres avec l'espoir que cela fera sens un jour. Pire encore, j'ai l'impression que certaines histoires utilisent des personnages qui ne sont pas adaptés. Bien entendu, cela peut être voulu afin de créer une surprise ou un intérêt. Mais je me demande si c'est une bonne idée.

*
**
*** J'apprécie toujours cette longue série mais je doute fortement de sa qualité scénaristique. Placer trop de scénaristes sur une même histoire est un risque.
****
*****

Image : Éditeur

52-tome-2.jpg

11/02/2018

Checkmate 2. La chute du mur par Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia

Titre : Checkmate 2. La chute du mur
Auteurs : Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia
Éditeur : Urban comics 24 février 2017
Pages : 396

Ce tome contient Checkmate 16 à 31. Checkmate fut une agence de renseignement des Etats-Unis. Mais, après la crise des OMAC, elle fut rachetée, réorganisée et mise sous le contrôle de l'ONU qui définit ses missions et les membres de l'équipe dirigeante. Cette équipe est constituée aussi bien de méta humain-e-s que d'humain-e-s. Les menaces sont nombreuses, aussi bien des pays qui violent les lois internationales que des groupes terroristes. Et alors que l'un de ces groupes se prépare à agir afin de créer un chaos jamais vu une autre menace existe. Celle-ci se nomme Amanda Waller, la reine blanche. Pour réussir à résister à toutes ces attaques Checkmate n'a pas d'autres choix que de demander de l'aide aux groupes de héro-ine-s qui existent.

SPOILERS

Ce second tome est constitué de deux actes qui continuent et terminent les intrigues mises en place par Greg Rucka. Un troisième acte est mis en place par un nouveau scénariste. La première intrigue concerne Amanda Waller. Depuis le début de la série Greg Rucka la place comme l'une des principales antagonistes, en secret. Son but est d'utiliser Checkmate pour défendre les intérêts des Etats-Unis malgré la charte de l'agence. Greg Rucka la place en position de force car elle n'a pratiquement pas d'ennemis politiques à sa mesure, sans oublier son intelligence. Malheureusement, sa défaite me semble un peu précipitée et j'aurais apprécié la voir plus longtemps après son éjection. De plus, il est dommage que la mise en place de sa remplaçante n'ait pas été montrée. Greg Rucka nous présente un nouveau personnage, avec des tensions politiques potentielles, mais il ne fait rien de plus.

Le second acte concerne le groupe religieux terroriste infiltré par Checkmate : le culte du cobra. Greg Rucka nous avait laissé dans l'attente d'une suite alors que la mise en place d'un agent au sein du culte avait pris une partie importante du premier tome. Après la chute de Waller, le scénariste n'attend pas pour relancer l'intrigue sur deux points : une menace globale et une menace pour l'agent infiltré. Bien que j'aie apprécié l'entrée en scène de Superman, elle me semble un peu hors de propos pour l'intrigue générale de la série : l'espionnage. Heureusement, la série garde son identité tout en ne trahissant pas Superman. Avec la fin de ses numéros Greg Rucka termine ce qu'il a lancé sans avoir besoin de continuer la série.

Malheureusement, les numéros 26 à 31 sont tenus par un nouveau scénariste. Celui-ci ne donne pas autant d'ampleur à la série, peut être par manque de numéros, et décide de créer immédiatement une intrigue de fin du monde qui implique l'usage d’un soldat capable de changer de formes. Il est l'unique personnage capable de vaincre les monstres qui détruisent la Terre. De plus, le nouveau scénariste change la manière de fonctionnent de l'un des personnages. Bien que celui-ci soit questionné il n'y a pas assez de temps pour examiner ses choix comme Greg Rucka aurait pu le faire. La fin est donc largement décevante et l'on se demande à quoi sert Checkmate, outre comme décors.

*
**
*** Greg Rucka termine ses intrigues, avec quelques problèmes mais rien de bien important. Mais la fin de la série par un nouveau scénariste me semble complétement ratée et sans intérêt.
****
*****

Image : Éditeur

checkmate-tome-2.jpg

10/02/2018

Batwoman volume 1. The many arms of death par Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox

Titre : Batwoman volume 1. The many arms of death
Auteur-e-s : Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox
Éditeur : DC 21 novembre 2017
Pages : 168

TW : Mention d'une possible tentative de suicide

Ce volume 1 contient Batwoman rebirth et Batwoman 1-6. Batwoman a eu une histoire mouvementée. Après un très bon run la série fut reprise par une nouvelle équipe créative, lorsque la précèdent est partie suite à un désaccord avec DC qui ne souhaitait pas permettre le mariage de Batwoman, Kate Kane, avec Maggie Sawyer. Cette nouvelle direction fut, selon toutes les critiques que j'ai lues, très mauvaises avec une direction difficilement défendable. J'avais beaucoup apprécié la première partie du run et j'étais déçu de ne pas avoir de suite à la hauteur. Lorsque j'ai appris que Batwoman allait revenir sous le label rebirth j'avais donc un certain nombre d'attentes. L'intrigue débute alors que Kate Kane et Julia Penyworth travaillent ensemble afin d'identifier la personne qui a créé et distribué un sérum capable de tuer un grand nombre de personnes. Selon Batman, ce sérum serait en vente afin d'organiser une attaque terroriste. La recherche mène les deux femmes sur une île peu connue : Coryana. Jusqu'à récemment, l'île n'était qu'un repaire de pirates mais elle est entrée sous le giron d'une société qui la vend à des personnes fortunées. Mais, avant cela, ce fut aussi la résidence de Kate Kane après son naufrage.

SPOILERS

Je préfère ne pas trop parler du numéro Rebirth. En effet, celui-ci permet surtout de mettre en place l'intrigue principale, de mettre à niveau les personnes qui entrent dans l'histoire du personnage et à mettre en place un futur possible. Ce numéro permet d'éviter la nécessité de connaitre toute l'histoire de Batwoman avant de commencer cette nouvelle série. Ces 6 premiers numéros m'ont beaucoup plut. En effet, on retrouve une Batwoman qui, avant d'être une héroïne, est une soldate entrainée par l'armée américaine. Elle prend des décisions que Batman ne prendrait pas. L'intrigue elle-même me semble construite autour de cela. Kate Kane n'est pas envoyée contre une menace pour Gotham ou face à des monstres. Elle est envoyée pour stopper une organisation terroriste qui utilise une entreprise comme moyen d'infiltration.

De plus, les numéros construisent un peu plus la mythologie de Batwoman en se concentrant sur une année perdue. On ne sait pas comment Kate Kane s'est retrouvée dans l'eau, mais il est mentionné que ce pourrait être une tentative de suicide après son expulsion de l'armée américaine pour homosexualité. On l'observe se reconstruire petit à petit. Mais, la scénariste en profite surtout pour débuter une histoire d'amour entre Kate Kane et Safiyah. La dernière planche du numéro 5 est particulièrement réussie pour expliciter le retour à la vie de Kate Kane. Cette intrigue semble être destinée à prendre une plus grande importance plus tard. Je laisse de côté le dernier numéro qui se déroule dans un futur indéterminé car je ne comprends pas sa place dans ce volume ni ce qui s'y déroule. Je ne sais pas si c'est voulu ou si l'intrigue est développée ailleurs.

*
**
***
**** J'ai bien aimé ce premier volume qui semble prendre une direction que j'apprécie. Je suis curieux de connaitre la suite. PS : je préfère éviter la comparaison avec le run précèdent de Rucka, difficile à atteindre aussi bien en ce qui concerne l'écriture que les dessins.
*****

Image : Éditeur

dc,batwoman,the many arms of death,marguerite bennett,james tynion iv,sterve epting,sephanie hans,renato arlem,jeromy cox

31/01/2018

Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star par Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat

Titre : Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star
Auteur-e-s : Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat
Éditeur : DC 8 mars 2016 et 29 novembre 2016
Pages : 168 et 144

Le premier volume contient Black Canary 1-7 et Dc sneak peek: Black Canary 1. Le second volume contient Black Canary 8-12, Gotham Academy 17 et Batgirl and the Birds of prey: Rebirth 1. Black Canary, Dinah Drake, a tout perdu dans un incendie, à cause de Barbara Gordon. Bien qu'elle lui en ait voulu cela lui a aussi permis de recevoir une opportunité. Un groupe souhaite l'engager comme chanteuse pour une tournée, ce qui lui permettrait d'avoir assez d'argent pour reconstruire sa vie. Bien qu'elle ne soit pas à l'aise en chant ni sur la scène, son groupe attire rapidement l'attention. En effet, les concerts sont toujours suivis de combats durant lesquels Dinah Drake assomme quelques personnes pour de très bonnes raisons. Le groupe possède immédiatement une réputation de danger qui, pourtant, n'empêche pas les foules de se déplacer. Le danger pourrait bien être plus important que prévu. En effet, des aliens et le gouvernement, en la personne d'Amanda Waller, suivent de très près les trajets du groupe et s'intéressent à une personne particulière.

SPOILERS

Ces deux volumes font partie d'un effort, avorté, de DC de créer une certaine diversité dans leurs titres. Une grande partie des comics ont été annulé après 6 à 12 épisodes mais il y a beaucoup de bonnes idées. Ces deux volumes se basent sur les intrigues de Batgirl pour relancer le personnage de Black Canary en direction de ses propres aventures au lieu d'être une simple partenaire. Étant donné son pouvoir, sa voix, il est logique de la placer dans un groupe. Bien entendu, ce groupe sera témoin d'événements étranges liés au passé de Dinah et surtout à l'un des membres. Là aussi, l'intrigue est logique et s'insérer parfaitement dans l'idée que le son est important dans cette histoire et pour les personnages. Il est dommage que le second volume abandonne l'importance du son pour parler d'une secte de ninjas liés à la mère de Dinah. L'intrigue me semble beaucoup moins intéressante et je ne comprends pas ce qu'un groupe de musique peut bien y faire. Mis à part cela, on peut se demander si un comics est le bon média pour parler de musique. Les images peuvent créer une impression, montrer le fonctionnement d'une foule et d'une scène. Mais est-il vraiment possible de mettre en avant la musique ? De temps en temps, le dessin essaie quelque chose pour nous montrer la musique. Souvent, le dessin se contente de rendre visible le cri de Dinah. D'une certaine manière, il y a donc échec sur ce point, mais pas sans plusieurs tentatives plus ou moins heureuses.

*
**
***
**** Un premier volume que j'ai bien apprécié malheureusement suivi d'un second volume bien plus anecdotique. J'ai tout de même apprécié de lire les aventures de star de Dinah Drake.
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160302_BLKCA_v1_56be46564db348.12584428.jpg

21/01/2018

Batman: The killing joke

TW : sexisme, possible viol (ni montré ni mentionné mais sous-entendu par l'histoire)

Batman n'est pas seul dans sa lutte. Non seulement il fonctionne en partenariat avec James Gordon, commissaire de police, mais il a aussi des allié-e-s à l'instar de Nightwing. Une alliée particulière est Batgirl, Barbara Gordon. Dans Batgirl année Un on apprend de quelle manière Batgirl est née et surtout qu'elle a décidé de combattre le crime malgré son père et Batman. Mais la relation avec Batman est difficile. Il est exigeant, manipulateur et ne parle jamais. Leur relation ne risque pas d'être meilleure lorsque le Batman demande à James Gordon un accès à Arkham, afin de visiter le Joker. Mais ce dernier s'est échappé. Tous les lieux et toutes les personnes qu'il fréquente après une évasion sont fouillés et interrogées par le Batman. Mais personne n'a vu le Joker. Est-ce que cela implique qu'il va rester calme ou prépare-t-il quelque chose de pire que d’habitude ?

SPOILERS

The Killing Joke est une œuvre controversée, à raison. L'auteur, Alan Moore, s'est distancié en critiquant son œuvre ainsi que le processus créatif qui a permis d'accepter ce qui arrive à Batgirl. Une adaptation ne pouvait que créer un retour de ces controverses, malgré le souhait d'ajouter plus de substance au personnage de Barbara Gordon. Nous reviendrons à ce sujet plus bas. Personnellement, il m'a fallu beaucoup de temps pour me décider à voir l'adaptation et je doute fortement vouloir acheter le comics un jour. Suite à mon visionnage, il me semble que The Killing Joke est avant tout l'histoire de Batman et du Joker, le reste n'est qu’accessoire. Cette relation est souvent mise en avant. Les deux personnages semblent former un couple uni dans la haine l'un de l'autre et une forme de compréhension mutuelle. Dans le film, le principal problème de Batman est d'essayer d'éviter une fin qu'il pense inévitable : la mort de l'un des deux. Le Joker, lui, souhaite prouver quelque chose au Batman. Il souhaite lui prouver que tout le monde peut devenir comme lui dans des circonstances particulières. D'une certaine manière, le Joker montre ici qu'il comprend le Batman et ce qui le pousse puisque, selon le film, la folie provient de l'incapacité à accepter des événements destructeurs. On connait l'origine du Batman, le film nous ajoute des flashbacks pour connaitre celle du Joker, une origine basée sur une très mauvaise journée. La fin est intéressante dans cette optique puisqu'on peut se demander si la dernière blague ne concerne pas les deux personnages et leur relation particulière à leur santé d'esprit.

Cette adaptation se base sur un comics durant lequel Barbara Gordon reçoit une balle à bout portant par le Joker, suite à cela elle se retrouve paralysée et devient Oracle. Cependant, son attaque, dans le comics, n'est qu'un moyen de lancer l'intrigue et de forcer le Batman à chercher le Joker et la commissaire. Pire, le corps de Barbara Gordon, dénudé, est utilisé pour aider à rendre fou James Gordon. Bref, Barbara n'est pas un personnage mais un objet utilisé pour lancer une intrigue. La réalisation de l'adaptation a tenté de passer outre ce problème majeur en ajoutant une demi-heure d'écran à Barbara. Un temps d'écran dont le but, je pense, était de la montrer comme active et capable de prendre ses propres décisions. Malheureusement, ce choix est dénaturé par la manière dont elle est mise en scène. Loin d'être active elle est montrée comme dépendante du Batman. Pire, lors d'une scène elle devient l'amante de Batman. Dès que ce dernier ne lui parle plus elle décide d'abandonner son rôle d'héroïne. Le message est donc que Barbara est devenue Batgirl afin de se rapproche d'un homme dont elle est amoureuse. Ce choix scénaristique lui enlève toutes ses capacités et n'en fait qu'un être sexuel au profit d'un homme distant. Loin de lui donner l'histoire qu'elle mérite cela détruit encore un peu son personnage au sein d'une œuvre déjà dure envers elle.

* L'intrigue original a très mal vieilli, et c'est une bonne chose. Cette adaptation était un très mauvais choix de la part de DC.
**
***
****
*****

Image : Allociné

Site officiel

368064.jpg

11:40 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, the killing joke, dc | | | |  Facebook

14/01/2018

Batman and Harley Quinn

TW : sexisme, harcèlement sexuel

Un soir à Gotham, Poison Ivy et Jason Woodrue cambriolent ensemble pour rapidement partir sans n'avoir rien pris. Mais le Batman comprend rapidement que leur but n'était pas matériel mais de trouver une information. Celle-ci est potentiellement très dangereuse. En effet, Poison Ivy et Jason Woodrue essaient de comprendre ce qui a pu donner vie à Swamp Thing. Pire encore, illes ont kidnappés un expert en armes biologiques. Batman et Nightwing décident de tout faire pour retrouver les deux complices. Mais il est difficile de les suivre. C'est la raison pour laquelle ils décident de chercher Harley Quinn. En effet, sa relation avec Poison Ivy pourrait permettre de mieux la comprendre et de la retrouver. Peut-être même pourrait-elle convaincre son amie de ne pas détruire le monde ? Mais est-il possible de faire confiance en l'ancienne complice du Joker ? Même si elle n'a pas accompli de crimes depuis sa sortie d’Arkham ?

SPOILERS

Ce film est un hommage assumé envers la série Batman des années 90. Une série que je regardais quand j'étais enfant, le matin en week-end. De plus, le titre et le film semblaient vouloir rendre hommage à Harley Quinn, un personnage qui provient de la série susmentionnée. Il m'était difficile de résister à l'envie de revenir en enfance et de revoir un personnage que j'apprécie, et donc la vie est loin d'être sympathique. J'ai rapidement été déçu. Si nous prenons d'abord en compte le "scénario" on comprend vite qu'il est presque inexistant. Ce que l'on nous offre est une forme de road movie avec deux justiciers et Harley. Le format est simple, le trio discute dans la voiture, Harley fait une demande refusée puis Batman accepte et doit gérer Harley. Pire encore, il n'y a pas de fin. Le film se termine abruptement après l'arrivée d'un Swamp Thing qui... ne sert à rien et repart tout aussi rapidement. Les scénaristes nous laissent en plan sans rien savoir, comme s'ils avaient été pris d'une fainéantise intense. J'ai l'impression que l'absence de scénario est aussi basé sur l'envie de faire de l'humour via Harley Quinn. Malheureusement, les "blagues" sont très mauvaises voir de mauvais goût. Ainsi, le film échoue à créer une histoire intéressante et à nous faire rire. Pourtant, il aurait été possible de développer au moins deux thèmes. Premièrement, Poison Ivi et Jason Woodrue peuvent porter une intrigue écologiste forte. Ensuite, il aurait été possible de parler de la difficulté de la sortie de prison et du retour dans une vie active. En effet, Harley Quinn est serveuse dans un bar peu engageant malgré son doctorat. Elle explique dans une scène que ses lettres de candidatures sont toutes refusées à cause de son passé. Mais les scénaristes ont soit refusé soit eu peur de ces deux pistes.

Mais il y a pire. Il y a la manière dont Harley, et les femmes de manière générale, sont utilisées. Comme je l'ai dit, Harley est une serveuse dans un bar. Il faut comprendre que celui-ci est un bar dont le thème est les héroïnes. Les serveuses sont donc en costume, modifiés pour être bien plus révélateurs (même si les costumes classiques sont déjà bien révélateurs). Il nous est rapidement montré que les hommes n'hésitent pas à toucher ces serveuses et à les observer sans leur consentement. Même si l'un des clients est puni par Harley pour son comportement il n'est pas montré comme fondamentalement en tort. Puis, dans le reste du film, il n'y a jamais d'hésitation à montrer Harley dans des postures "sexy" ou peu vêtue. Bref, j'ai du mal à comprendre qu'un tel traitement ait été accepté durant la production puis la sortie. Heureusement, les bonus contiennent deux épisodes de la série animée Batman sur Harley Quinn. Ceux-ci mettent bien plus en valeur le personnage tout en mentionnant le comportement horrible du Joker envers elle.

* Fuyez
**
***
****
*****

Image : Site officiel

Movies-Gallery_BM%26HQ_01_59794e550eeda0.72109795.jpg

06/01/2018

Batman and Robin Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley

Titre : Batman and Robin Eternal 2
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley
Éditeur : Urban comics 14 novembre 2016
Pages : 336

Ce second tome contient Batman And Robin Eternal 13-26. Il y a 5 ans Batman et Robin, Dick Grayson, poursuivaient le docteur Crane en Europe afin de l'empêcher de répandre une toxine de terreur. Mais derrière cette affaire se cachait une autre, plus dangereuse. En effet, Batman avait mis au jours l'existence d'une organisation sous le contrôle d'une personne se faisant nommer Maman. Celle-ci a proposé à Batman de lui offrir un meilleur Robin, un enfant capable de le suivre et d'accepter ses ordres dans sa guerre contre le crime. Le tome 1 se terminait alors que Batman portait une arme dans une ruelle sombre. Dans le présent, les robins ainsi qu'Harper Row luttent contre Maman qui tue ses enfants et prépare la prise de contrôle de plusieurs villes. Elle a eu des années pour préparer ses plans et l'empêcher de vaincre pourrait bien s'avérer impossible.

SPOILERS

J'avais, il y a longtemps, expliqué que Batman Eternal m'avait déçu. En particulier, l'intrigue était trop brouillonne et les numéros trop nombreux. Batman et Robin Eternal, par contre, m'a beaucoup plu. Bien que l'intrigue s'attache à un plan de vilain de comics, prendre le contrôle des enfants afin de tuer les adultes, elle cache quelque chose d'autre. Ce que cette série propose est une définition de Robin et de sa relation avec Batman. Maman pense que les enfants, pour survivre dans un monde difficile, doivent devenir des soldats capables de tuer. Pour cela, il est nécessaire de créer un traumatisme. Maman est donc très proche de Batman puisque les deux ont subi un traumatisme et souhaitent éviter ce destin à d'autres enfants, mais de la même manière. En effet, Batman ne souhaite pas créer des soldats. Comme le disent les auteurs, le but de Robin n'est pas de suivre les ordres mais d'apprendre, faire des erreurs et devenir capable d'être meilleur que Batman. Que ce soit en ce qui concerne la stratégie, la capacité de prendre des choix difficiles ou encore la capacité à faire confiance à autrui. De plus, j'apprécie que l'un des personnages, Harper Row, prend une place plus importante encore dans la famille tout en gardant une possibilité de faire un choix différent. D'une certaine manière, ce titre permet de terminer son histoire tout en donnant la possibilité de lui donner une suite.

*
**
***
**** Un second tome que je trouve réussit car il s'intéresse plus à une idée qu'à une intrigue trop abracadabrantesque.
*****

Image : Site officiel

batman-amp-robin-eternal-tome-2.jpg

02/01/2018

Batman and Robin 7. Le retour de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman and Robin 7. Le retour de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban Comics 24 février 2017
Pages : 248

Ce tome contient Batman and Robin 35-40, Robin Rises: Alpha 1, Batman and Robin Annual 3 et Secret Origins 4 publiés dans Batman and Robin vol. 7: Robin rises. Robin est mort. Après cette perte Bruce Wayne s'est perdu dans le déni et son alter égo. Il est allé trop loin pour beaucoup de personnes qu'il a fait souffrir intentionnellement dans sa quête d'un remède à la mort. Puis, il a accepté la mort de son fils. Mais quelqu'un a volé le corps de Damian Wayne ce qui a poussé Bruce à la recherche dans le monde entier, pour voir le corps de son fils emmené par l'un des habitants d'Apokolips, la planète de Darkseid. Tout le monde déconseille à Bruce de se rendre sur cette planète infernale. Mais ce dernier n'a qu'un seul but : retrouver le corps de son fils. D'autant qu'il se pourrait bien que Bruce Wayne ait trouvé le moyen de redonner vie à son fils.

SPOILERS

J'ai bien apprécié le run de Tomasi sur Batman and Robin. L'auteur mettait en place moins une série sur Batman qu'une série sur la relation entre un père et un fils. Les deux sont montré comme très différents mais aussi proches sur certains points. La mort de Robin, qui n'y est pas mise en scène, était très bien traitée par Tomasi qui montrait, à l'aide des relations avec d'autres personnages, ce que la mort de son fils fait à Bruce mais aussi Alfred. J'avais aussi apprécié le tome 6 qui montrait Batman lutter pour retrouver le corps volé de son fils.

Ce tome permet de conclure la série de Tomasi. Pour cela, il est nécessaire de reprendre enfin le corps de Damian et de lui redonner vie. Bien que l'on puisse se demander si un simple humain peut réellement combattre sur Apokolips, les pages sont plutôt intéressantes et bien écrites. En particulier, j'apprécie que la famille de Batman soit utilisée et réunie dans le but de retrouver l'un des leurs. Malheureusement, j'ai moins apprécié la seconde partie qui s'intéresse aux conséquences des pouvoirs de Robin. Ceux-ci ne sont pas vraiment expliqué mais surtout il me semble que le scénario repart dans des directions déjà examinées bien avant. Batman n'a pas confiance envers Robin, ce dernier essaie de vivre en dehors de l'ombre de son père, ils se heurtent mais on termine avec l'idée que les deux ont encore plus confiance l'un envers l'autre. Pire encore, Tomasi n'a pas le temps de vraiment examiner les conséquences des pouvoirs de Robin que ceux-ci disparaissent, alors que la série doit se terminer. Ce dernier tome termine de manière mitigée une série que j'ai beaucoup apprécié.

*
**
*** Une bonne première partie suivie d'une seconde partie trop vite expédiée et un peu fainéante en ce qui concerne le scénario.
****
*****

Image : Éditeur

batman-038-robin-tome-7.jpg

31/12/2017

Arrow saison 5

TW: Torture, meurtres

Il y a plusieurs mois, Oliver Queen était confronté à Damien Dark. Ce dernier souhaitait protéger une petite partie de l'humanité tout en détruisant la Terre grâce à un objet capable de prendre le contrôle de toutes les ogives nucléaires du monde. Heureusement, son plan a échoué mais avec la perte d'une ville entière. Finalement, l'équipe Arrow a réussi à confronter Dark, avec l'aide de la population, et à le tuer supprimant définitivement sa menace. Mais cet épisode a créé des tensions dans l'équipe. Laurel Lance, aka Black Canary, est morte, Thea décide de ranger son costume tandis que Diggle recherche à nouveau un sens à sa vie en retournant dans l'armée. En ce qui concerne Oliver, il est nommé maire par intérim. Plusieurs mois plus tard, il est toujours maire mais sa popularité est extrêmement basse. En effet, il s'occupe non seulement de son poste mais aussi de son rôle de Green Arrow, seul. Tout le monde est d'accord, il est temps de réunir une nouvelle équipe capable de seconder Oliver Queen aussi bien sur le terrain qu'à la mairie.

SPOILERS

Arrow est une série de la CW avec une qualité en dent de scie. La première saison plaçait l'intrigue et devenait meilleure au fil du temps. La seconde saison était très réussie car elle prenait en compte les deux parties de la série, passé et présent, pour expliciter l'intrigue. Les deux saisons suivantes sont bien moins intéressantes, sans être véritablement ratées. La série passait outre l'identité des personnages principaux, des héro-ïne-s dans un milieu urbain confronté à des problèmes socio-économiques, pour s'intéresser à la magie et au mysticisme. Cette saison 5 revient à l'identité de base d'Oliver Queen en le plaçant non seulement face aux conséquences de son passé mais aussi dans la chaise du maire. Malheureusement, ses actions de maire ne sont pas très bien mises en scène. On ne voit que rarement Oliver Queen tenter de sauver sa ville par des actions à grande échelle, de temps en temps il parle à des milieux privés pour recevoir des dons en faveurs d'une aide sociale quelconque. La série semble penser que le rôle de l’État n'est pas d'agir mais de réguler les actions privées. L'absence de véritable propos politique rend cet aspect moins intéressant et, parfois, crée des épisodes entièrement ratés. C'est le cas, par exemple, de l'épisode qui pose la question du droit à porter des armes dans le but de se défendre. Il y a un refus de prendre position qui se traduit par la création d'une loi capable de lier les souhaits des camps pro et anti armes à feu. Mais jamais cet éclair de génie n'est explicité ! En ne souhaitant pas s'aliéner une partie de son audimat en s'intéressant à des sujets importants la série échoue à les traiter d'une manière adéquate. Mais c'est un problème récurrent dans les séries des États-Unis (pensez à l'avortement qui est rarement discuté comme choix possible par les personnages des séries provenant des États-Unis).

Heureusement, la série contrebalance cet échec en réussissant sur la seconde partie de l'intrigue. En effet, outre recréer une équipe Oliver Queen doit s'occuper d'un nouveau vilain nommé Prometheus. On pourrait penser que ce n'est qu'un nouveau personnage lambda mais son intérêt est d'être inscrit dans le passé d'Oliver Queen et de remettre en question les actes commis par son alter ego. En effet, lors de la première saison on nous montrait un homme capable de tuer et de torturer. Ceci était confirmé par les flash-back qui construisent un homme de plus en plus dangereux et capable d'horreur, parfois sous l'instigation d'autres personnes. Mais ces actes ne sont que rarement condamnés. Pire, ils sont parfois justifiés sous l'idée de justice ou de nécessité en faveurs du bien commun et de la sécurité. C'est un aspect dérangeant de la série qui peut poser de gros problèmes, même si ce n'est pas la seule ayant justifié des actes de torture au nom de la sécurité. Prometheus est créé par Oliver Queen lors de l'un de ses meurtres. Le personnage a ensuite tout fait pour connaitre Oliver Queen dans tous ses aspects. Son but n'est pas simplement de tuer ou de détruire mais de révéler à tout le monde qu'Oliver Queen n'est rien d'autre qu'un monstre. Les flash-backs nourrissent cette intrigue en montrant un Oliver Queen qui crée son alter ego afin de pouvoir tuer et torturer sans se sentir coupable, ce qui est promptement dénoncé comme impossible par l'un de ses amis de la mafia russe. Bref, ce qui rend cette saison meilleure que les deux précédentes est non seulement son inscription dans le passé d'Oliver Queen mais aussi de créer des conséquences pour ses actes passés qui sont un peu rapidement balayés sous le tapis dès la seconde saison.

*
**
***
**** Une saison mieux construite et plus intéressante que les deux précédentes qui a la bonne idée de juger les actes de son personnage, ce que j'attendais depuis longtemps.
*****

Image : Allociné

073775.jpg

10:45 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

18/12/2017

Batman 9. La relève - 2e partie par Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo

Titre : Batman 9. La relève - 2e partie
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo
Éditeur : Urban Comics 10 novembre 2016
Pages : 208

Ce tome contient Batman 46-52. Batman est mort, Bruce Wayne est amnésique. Il a perdu son entreprise ainsi que le manoir familial. Mais jamais il n'a été plus heureux. Il essaie d'aider les enfants de Gotham avec l'aide de sa fiancée tandis qu'Alfred se réjouit de voir l'homme qu'il a élevé prendre enfin soin de lui. Mais Gotham ne peut pas existe sans Batman. La famille Powers, qui a racheté les entreprises Wayne, lance donc un programme afin de créer un nouveau Batman. Celui-ci doit fonctionner au sein des forces de polices et non comme un possible adversaire. Et qui mieux que Jim Gordon pour être le Batman ? Mais la ville possède de nombreuses surprises. L'une de celles-ci est le dénommé Bloom. Ce dernier donne des pouvoirs à tous les habitant-e-s de Gotham, ce qui débouche sur une catastrophe. Bruce Wayne doit redevenir Batman même s'il doit tout sacrifier pour cela.

SPOILERS

J'ai l'impression que le run de Snyder s'est basé sur des thèmes principaux : Gotham et Batman. Durant son run la ville de Gotham est décrite de différentes manières par plusieurs groupes. Au lieu de la ville de Batman on apprend qu'un groupe s'y cache, et contrôle la politique et l'économie dans l'ombre. Pire encore, l'an zéro permet de briser la ville pour mieux la reconstruire. Gotham, dans le run de Snyder, est un personnage à part entière qui se modifie selon les besoins de l'intrigue. Elle n'est que trompeusement familière. Dès que Batman semble comprendre la ville elle mute en autre chose.

Mais si l'on se demande ce qu'est Gotham on doit se poser la question de l'identité de Batman. En donnant le rôle à Jim Gordon je pense que Snyder voulait mieux décrire ce qu'il pense. Il crée un personnage qui fonctionne avec la police. Qui utilise un robot géant avec de nombreuses options accessoires. Dont le logo est décliné en nombreuses marchandises. Mais Gordon n'est pas Batman. Selon Snyder, l'identité profonde de Batman fonctionne sur deux points. Premièrement, il est nécessaire de vivre une crise intense au point de briser la personne. Ensuite, le symbole doit être un moyen de rendre espoir aux habitant-e-s de la ville. Ce qui permet au scénariste d'écrire que jamais un super-héros ne pourrait réellement résoudre les problèmes d'une ville. Il peut s'attaquer au crime et aux super-vilains mais les problèmes systémiques sont au-delà de ses capacités. Batman est présent pour s'attaquer aux cauchemars, la réalité doit être résolue par des personnes vivantes

Il faut aussi noter que le scénariste termine son run sur deux numéros que j'ai beaucoup apprécié. Le premier a lieu lors d'une coupure de courant. Alors que la police et Batman cherchent la personne responsable et se préparent à une attaque il apparait rapidement que la ville continue à vivre normalement et que, parfois, personne ne tente de la détruire. La seconde explique pourquoi Bruce Wayne est devenu Batman. Il crée une liste des pas à prendre pour passer au-delà du deuil de la mort de ses parents et se termine sur une étape inscrite par Alfred. Ces deux numéros sont à la fois en dehors de l'intrigue précèdent et un bon moyen de terminer un run sur une dose d''optimisme.

*
**
***
**** Ce tome est loin d'être parfait mais j'ai beaucoup apprécié les deux derniers numéros.
*****

Image : DC

Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160323_bm_50_56d9d3898bd774.52001353.jpg

10/12/2017

Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit par Alex Irvine

Titre : Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit
Auteur : Alex Irvine
Éditeur : Titan Books
Pages : 320

Depuis plusieurs années le Batman, alias Bruce Wayne, se bat contre le Joker. Leur lutte s'est déroulée aussi bien en ville que dans l'asile d'Arkham. Mais alors que Hugo Strange préparait son protocole 10 afin de détruire non seulement les criminels mais aussi les opposant-e-s politiques le Joker, lui, préparait une dernière lutte contre le Batman. Lors de celle-ci il expliqua être mourant et il fut bel et bien mort après la destruction d'Arkham City. Depuis, le monde criminel est resté calme tandis que Batman a évité de sortir, ayant lui-même besoin de repos. Mais un paquet est envoyé à la police de Gotham. L'expéditeur est le Joker. Rapidement, la police ainsi que Batman comprennent que Ed Nygma a décidé de créer un puzzle sans commune mesure afin de piéger tout le monde. Mais quel est ce puzzle et surtout comment y survivre ?

SPOILERS

Ce livre est mauvais. Ce n'est pas qu'il est particulièrement mal écrit ni que l'intrigue soit particulièrement mauvaise, elle est surtout sans intérêt. Il y a même une bonne idée. Entre deux chapitres l'auteur a décidé d'inclure des articles de journaux qui questionnent les évènements en cours ainsi que l'opportunité de laisser Batman à Gotham. Cependant, ses articles et les journalistes censé les avoir écrits sont très caricaturaux. Cependant, cela ne suffit pas à sauver le roman. Je ne m'attendais pas non plus à une intrigue flamboyante et je n'ai pas été surpris par un manque total d'enjeux. Je n'arrive tout simplement pas à croire en l'histoire ni aux personnages. L'un des problèmes est que l'auteur tente de créer un puzzle pratiquement impossible à réussir à résoudre pour Batman. Mais celui-ci découvre les solutions très rapidement, alors qu'il combat encore de nombreux vilains. Encore une fois, nous avons un complot massif qui inclut la nécessité de se battre contre une bonne partie des vilains les plus connus de Batman. Certes, cela se rapproche du jeu mais ce qui fonctionne dans un jeu ne fonctionne pas forcément dans un roman.

Et là se trouve le point le plus problématique du livre : l'écriture dans le cadre d'une histoire créée pour un jeu-vidéo. J'ai apprécié les jeux qui permettent de combattre de simples personnes comme des vilains plus impressionnants tout en suivant de nombreuses quêtes secondaires (et récolter des centaines d'objets pour vraiment le terminer). Le point important du livre sont les puzzles. Ceux-ci sont aussi présent dans les jeux. Mais les jeux usent de l'image pour permettre de résoudre les puzzles. Un livre ne peut pas en faire autant, du moins pas sans bien décrire celui-ci. Cela n'est pas fait et l'on se trouve face à des puzzles qui ne peuvent pas être résolu lors de la lecture car il est difficile de les visualiser. Ce qui implique que l'aspect le plus important de l'intrigue est mal écrite. Pire encore, au lieu d’être un prologue, comme cela est annoncé, ce roman ne met pas en place l’intrigue du dernier jeu. On en apprend un peu plus sur Nygma et ses puzzles et sur la psychologie de Batman. Mais ce ne sont que des allusions très discrètes, et donc inutiles.

* Tout simplement mauvais, passez votre chemin
**
***
****
*****

Image : Éditeur

Riddler's%20Gambit.jpg

08/12/2017

Batgirl 3. Jeux d'esprit par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

Titre : Batgirl 3. Jeux d'esprit
Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr
Éditeur : Urban comics
Pages : 184

Ce troisième, et dernier, tome contient Batgirl 46-52 publiés dans Batgirl vol. 3: Mindfields. Depuis qu'elle a déménagé à Burnside Barbara Gordon, alias Batgirl, a connu de nombreux changements. Elle apprend que son père est devenu un Batman sous contrôle d'une famille d'industriel-le-s. Elle comprend qu'elle possède un double maléfique qui tente de la détruire. Elle essaie d'écrire sa thèse dans le but de rendre la vie plus facile aux personnes. Et surtout elle apprend que Dick Grayson n'est pas mort le jour même d'un mariage. Mais ces changements ne sont que le début. Car elle décide de s'allier à d'autres héroïnes afin de lutter contre... elle-même ? En effet, Barbara commence à comprendre que ses souvenirs ne peuvent pas être sans risques. Elle perd la mémoire et donc une partie d'elle-même. Pour une femme qui a souvent compté sur sa mémoire sans faille cela ne peut qu'être perturbant.

Que penser de ce dernier tome ? Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce run qui tente d'être jeune et dynamique en essayant d'éviter les personnages masculins trop importants tout en utilisant ce qu'est Barbara d'une manière intelligente dans ce monde. En effet, les scénaristes utilisent sa mémoire et sa connaissance de la technologie pour la placer dans un monde qui utilise les réseaux sociaux et qui met en question l'identité. Ce thème est au centre de ce run puisque, dans le premier tome, elle lutte contre une version altérée, technologique et passée d'elle-même. Dans ce tome, son identité est remise en question par la destruction de ses souvenirs. De plus, elle se lie à d'autres personnages, pas toujours populaires mais que j'apprécie un peu. Malheureusement, ce tome est aussi le dernier et il me semble que cette fin est un peu précipitée. Tout se passe comme s'il était nécessaire de terminer le plus rapidement possible afin de mettre en place la suite et donc d'oublier une partie de ce qui s'est fait. Alors que Batgirl est restaurée et prend la tête d'une équipe et d'une entreprise elle part presque immédiatement sans nous donner la possibilité de souffler. C'est un peu dommage.

*
**
***
**** J'ai, personnellement, apprécié ce run et ce personnage. Mais je suis un peu déçu que l'on n'ait pas eu un peu plus de temps pour s'y attacher et explorer les intrigues mises en place lors de ce run.
*****

Image : Éditeur

batgirl-tome-3.jpg

02/12/2017

Wonder Woman 4. Godwatch par Greg Rucka, Bilquis Evely et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Wonder Woman 4. Godwatch
Auteurs : Greg Rucka, Bilquis Evely et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC 21 novembre 2017
Pages : 144

Ce volume 4 contient Wonder Woman 16, 18, 20, 22, 24 et Wonder Woman Annual 1. Ce volume est le dernier écrit par Greg Rucka dans la gamme Rebirth. Diana est présente sur le monde depuis peu. Mais elle n'est pas passée inaperçue. Elle agit autant que possible tout en essayant d'aider tout le monde de manière pacifique. Bien qu'elle soit appréciée par de nombreuses personnes d'autres souhaitent s'attaquer à elle. En particulier, un petit groupe essaie de l'attaquer à plusieurs reprises. Leur but n'est pas simplement de tester Wonder Woman mais de trouver, dans son esprit, l'endroit où se trouve Themyscira. C'est une quête difficile car même Diana ne sait pas dans quel lieu se trouve sa maison. Mais c'est l'unique moyen de sauver une petite fille.

J'ai, personnellement, beaucoup aimé le travail de Greg Rucka. Bien que le retour en arrière puisse être considéré comme inutile - pour quelle raison refaire les origines de Diana ? - le scénariste utilise les numéros ayant lieu dans le passé pour expliciter ce qui se déroule dans le présent. Ainsi, on en apprend bien plus sur les adversaires de Diana que sur elle. Greg Rucka montre de quelle manière Veronica Cale s'implique dans les affaires des divinités et comment elle piège des amies de Diana. Chaque numéro se déroulant un peu plus tardivement, l'état présent des choses nous est expliqué petit à petit. De plus, cela permet de terminer un run sans laisser d'intrigues irrésolues, et donc de laisser une personne future faire ses proches choix de scénarios.

*
**
***
**** Sans être exceptionnel cette fin de run est bien maitrisée par Greg Rucka qui a la gentillesse de donner une vraie fin à ses intrigues.
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20170208_WW_Cv16_587984e3103f66.91201099.jpg

18/11/2017

Justice League

Superman est mort. Il a sauvé le monde de l'attaque de Doomsday tandis que l'instigateur de celle-ci passe le reste de sa vie en prison. Mais en perdant Superman la Terre a perdu plus qu'un homme, elle a perdu un phare d'optimisme et son principal gardien. Il ne faudra pas longtemps à l'univers pour avoir connaissance de la mort de l'être le plus puissant de la Terre. Et, lorsque ce sera le cas, il faudra être prêt à la guerre. C'est pourquoi Batman s'est allié à Wonder Woman. Ensemble, illes cherchent des êtres d'une grande puissance capable de se battre pour les innocent-e-s. Mais ces êtres ont tendance à se cacher. De plus, il se pourrait qu'il soit déjà trop tard. Un vieil ennemi s'est réveillé et compte bien se venger des armées de la Terre qui l'ont vaincu autrefois.

Par un tour de force auquel je ne m'attendais pas ce film a réussi à me décevoir alors que je n'en attendais rien. Certes, j'ai beaucoup apprécié Wonder Woman malgré quelques problèmes. Cependant, Suicide Squad m'a vacciné de toutes attentes envers les films du DCEU, envers lesquels je n'ai que peu confiance au vu de la communication chaotique qui est faites autours de ces films. Cependant, on peut toujours être surpris.

Soyons honnête, le début du film est une réussite. Bien que cela soit construit sur un manque, jamais Superman n'a pu remplir ce rôle en deux films, Justice League débute sur un monde en deuil après la mort de son plus grand héros, et du seul connu avec Batman. Ce deuil est partagé par Batman et Wonder Woman qui continuent à se battre pour sauver des personnes. Malheureusement, très rapidement, le film devient très moche. Il y a trop d'effets spéciaux manqués sur des personnages dont j'ai détesté le design. Je parle aussi bien du grand méchant sans intérêt que de Cyborg ou encore de Flash dont je n'aime pas le costume. Pire encore, les dialogues me semblent forcés. À plusieurs reprises, des phrases sont censées être drôles mais j'ai eu l'impression que l'on tentait trop de me faire rire et, donc, ça n'a pas fonctionné (en fait je riais du film plus qu'avec le film).

Un autre problème concerne les personnages et les acteurs. Bien que la plupart d'entrelleux soient bons ils ne semblent pas à leur place, comme s'il manquait une véritable vision, un esprit d'équipe, une envie d'être présent. Mais c'est aussi leur caractérisation qui peut être trop rapide, le film doit en introduire un certain nombre avant de réellement démarrer. L'acteur qui joue Cyborg, par exemple, n'a presque pas la possibilité de jouer puisque son corps est presque intégralement en effets spéciaux. Flash est censé être intelligent mais il est écrit comme un idiot inutile. Le jeu pour Batman et celui pour Superman sont tout aussi problématique puisqu'ils donnent l'impression de ne pas vouloir se trouver là. À mon avis, seul Gal Gadot aurait pu permettre de donner une consistance au groupe si la réalisation lui avait donné un rôle de leadership. Malheureusement, elle est presque toujours au second plan alors que Superman est bien trop présent.

Au final, j'ai l'impression d'un gros gâchis. On a tous les ingrédients qui pourraient permettre de faire un film intéressant mais ça ne fonctionne pas. On ne se prend pas d'affection pour les personnages. On ne comprend pas le déroulement de l'intrigue entre Batman V Superman et Justice League. Le méchant n'a aucune consistance. Les combats sont mous, mis à part un flashback bien réussi. Et surtout on n'a pas l'impression qu'il y ait construction d'un véritable danger. Bien que ce film ne soit pas le pire qui ait été produit dans cet univers il est tout de même très décevant.

*
**
*** Le film n'est pas mauvais, il est sans intérêt. Médiocre malgré des personnages et des idées intéressantes mais qui ne sont pas bien mises en scènes ni bien écrites.
****
*****

Image : Site officiel

JL-FP-0132_master_gallery_5a04bbdfdbe525.77101583.jpg

20:52 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice league, dc, dceu | | | |  Facebook

04/11/2017

Zatanna by Paul Dini par Paul Dini, Adam Beechen, Stephane Roux, Jamal Igle, Chad Hardin et Cliff Chiang

Titre : Zatanna by Paul Dini
Auteurs : Paul Dini, Adam Beechen, Stephane Roux, Jamal Igle, Chad Hardin et Cliff Chiang
Éditeur : DC 7 mars 2017
Pages : 440

Ce volume contient Zatanna 1-16 et Zatanna : Everyday Magic. Lorsque j'ai appris que Paul Dini, créateur d'Harley Quinn et de The New Batman Adventures avait scénarisé 16 numéros de Zatanna je me suis lancé dedans. J'avais déjà beaucoup apprécié Paul Dini sur Batman, édité en trois tomes chez Urban comics. Zatanna, elle, est aussi un personnage que j'apprécie malgré qu'elle n’apparaisse que peu. Ce volume se déroule alors que Zatanna s'est un peu éloignée de la Ligue de Justice, depuis qu'elle a accepté d'effacer les souvenirs de criminels et qu'elle est peu appréciée par Batman pour cela. Mais Zatanna n'est pas simplement une magicienne et une héroïne. Elle est aussi une célébrité dont les spectacles font salles combles tous les soirs. Bien qu'elle aime donne des spectacles et aider elle adore encore plus dormir sur son lit. Mais il semble qu'elle ne puisse jamais avoir de repos sans être dérangée en pleine nuit afin de résoudre une crise mystique. Que ce soit un criminel du monde magique ou de sauver son cousin voire même Constantine.

Ce volume de Zatanna par Paul Dini fonctionne de la même manière que son travail sur Batman. Au lieu d'une intrigue construite sur plusieurs numéros Paul Dini préfère mettre en place de courtes aventures numéros par numéros. Ce qui ne l'empêche pas, de temps en temps, de construire des intrigues sur 2 ou 3 numéros. C'est le cas de la lutte contre Brother Night ou encore contre une marionnette maléfique. Ce genre de fonctionnement permet de varier les histoires et d'éviter de se coincer dans des intrigues trop compliquées pour le nombre de numéros à disposition. Cependant, Paul Dini ajoute un certain nombre de personnes récurrents comme Mickey, le cousin de Zatanna ou un inspecteur de police.

Malheureusement, le problème de Zatanna est le même que son point fort. Le fonctionnement d'intrigues qui se concluent dans le même numéro. En effet, bien que j'apprécie cette construction elle implique une forme de répétition. De plus, cette répétition dépend du personnage même dont les pouvoirs n'ont pas de limites réelles mis à part la nécessité de parler à l'envers. Ainsi, Paul Dini est obligé de toujours trouver une limite ou un problème qui empêche Zatanna de s'en sortir avec trois mots et une page. Ces solutions impliquent souvent un piège ou un manque d'attention de la part de la magicienne (manque d'attention que l'on peut expliquer par son manque chronique de sommeil). De plus, je déplore que certaines pistes aient été laissées à l'abandon. C'est en particulier le cas du problème de Brother Night.

*
**
***
**** Malgré un schéma répétitif et des intrigues en partie non résolue j'ai bien aimé ce Zatanna. De plus, Constantine fait une apparition en tant que guest star.
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20170301_ZATA_by_Dini_589ba6fbd0e6b2.36601731.jpg

03/11/2017

Wonder Woman by Greg Rucka volume 2 par Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 2
Auteurs : Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales
Éditeur : DC 11 juillet 2017
Pages : 320

Ce second volume contient Wonder Woman 206-217 et The Flash 219. Wonder Woman n'est pas seulement une héroïne, une ambassadrice ou une princesse. Elle est aussi la championne de la déesse Athéna. Dernièrement, les divinités ont conspiré dans l'ombre. Leurs plans pour agir suite aux changements de pouvoirs dans le monde humain a permis le retour de Méduse. Celle-ci se joint à Circé afin de se venger d'Athéna et donc des Amazones et plus précisément de Diana. Mais ce n'est que le début d'une lutte sans merci entre les pions choisis par les divinités. Car Athéna a un but précis en tête et elle compte bien utiliser tout ce qu'elle peut pour réussir. Bien que cela risque de ne pas plaire à tout le monde.

Le premier volume se base fortement sur la vie publique de Diana, jusqu'à l'effacer des pages dans certains numéros. Cependant, Greg Rucka gardait les divinités dans un coin, ce qui permettait de préparer des intrigues futures. Celle-ci sont largement utilisées dans ce second volume qui voit le rôle de championne d'Athéna prendre une place bien plus importante. Au prix de la vie de l'ambassade mais aussi de son personnel que l'on rencontrer moins fréquemment. Une part importante des intrigues politiques est laissée de côté avec le but, j'espère, de les terminer plus tard.

Ce que met en scène Greg Rucka est une guerre des divinités suite à l'attaque contre Themyscira. Une partie de celles-ci sont considérées comme trop anciennes et devant laisser la place à un nouvel ordre, plus en phase avec l'humanité. Derrière cette lutte de pouvoir j'ai l'impression que Greg Rucka met en scène une forme de guerre des sexes. Nous avons d'une part de vieux dieux moins puissants mais qui refusent de partager le pouvoir et d'autre part de jeunes déesses bien plus puissantes que par le passé et qui tentent de changer l'ordre ancien. À mon avis, il est révélateur que le choix de Diana se fasse après que Zeus lui ordonne de rester à sa place. Une forme d'insulte sexiste qu'utilise aussi Hadès dans un autre numéro. D'une certaine manière, j'apprécie un peu moins ce volume qui est plus mythologique que politicien. Mais je le trouve tout de même bien écrit et intéressant (malgré un numéro de Flash que je n'ai pas du tout apprécié).

*
**
***
**** Un second volume qui m'a un peu dérouté mais que j'ai apprécié après avoir accepté le changement de ton. J'espère tout de même pouvoir connaître la fin des intrigues politiques dans un volume 3, à paraître ?
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20170621__WW_Cv215_R1_5935ba446653f6.23070501.jpg

Wonder Woman by Greg Rucka volume 1 par Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 1
Auteurs : Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson
Éditeur : DC 19 juillet 2016
Pages : 392

Ce premier volume contient Wonder Woman: The Hiketeia et Wonder Woman 195-205. Après avoir lu les numéros rebirth sous l'égide de Greg Rucka j'ai souhaité en savoir plus sur la manière dont il conçoit le personnage. Ainsi, j'ai décidé de découvrir les numéros de son un précédent sur Wonder Woman, actuellement édité en deux tomes en version anglaise. Ce premier volume est constitué de deux choses différentes. Il débute par une courte histoire, Hiketeia. On y découvre une jeune femme qui use d'un rituel grec afin de demander la protection de Diana, sous le regard des divinités. Mais cette femme est une meurtrière poursuivie par Batman. Que se passe-t-il quand deux personnes au tempérament aussi fort se rencontrent ? La seconde partie est constituée d'une longue intrigue mise en place par Rucka. Dans ces numéros, Wonder Woman est une ambassadrice aux Nations Unions pour le compte des Amazones. Elle profite de sa position afin de publier un livre présentant ses idées féministes, religieuses et écologistes. Mais son livre provoque un débat national et une forte opposition.

Je le dis immédiatement, j'ai beaucoup aimé ce premier volume ! Selon moi, la première histoire, Hiketeia, est un moyen pour Greg Rucka de proposer ce qu'il considère être l'essence de Diana, alias Wonder Woman. Pour cela, l'auteur place son personnage face à une femme qui a besoin d'aide. Bien que Diana sache qu'elle n'est pas innocente elle accepte de l'aider suivant en cela les préceptes d'un ancien rituel. Diana, dans cette histoire, ne force personne à lui dire la vérité. Elle observe quelqu'un ayant besoin d'aide et, si elle en est capable, elle décide de l'aider à tous prix. Cette caractéristique est mise en valeur par la confrontation avec Batman qui, lui, est l'incarnation de l'arrogance et de la volonté. D'ailleurs, j'apprécie particulièrement une scène durant laquelle Batman tente de recréer le rituel sans le comprendre véritablement.

La seconde partie du volume se déroule dans une continuité que je ne connais pas parfaitement. Bien que des aspects étaient mis en avant dans Hiketeia ce n'est que dès le numéros 195 de ce volume que l'on comprend à quel point Wonder Woman est entourée. En effet, elle vit dans une ambassade avec un personnel tandis que les Amazones acceptent des visites de dignitaires et de cherchereuses. Le contraste est flagrant avec les New 52.

Selon moi, ces numéros sont particulièrement intéressants. En effet, Wonder Woman n'est que peu dépeinte comme l'héroïne membre de la Justice League, elle n'apparait qu'à la toute fin du numéro 195. Son travail d'ambassadrice et d'écrivaine est beaucoup plus mis en avant. Ce qui explique pour quelle raison un personnel si nombreux l'accompagne. Comme d'autres personnes l'ont mis en avant, ces numéros parlent moins de Wonder Woman que de réactions face à ses idées, à son comportement. Celles-ci sont inscrites dans le fonctionnement politique des Etats-Unis et toutes personnes qui connait un peu les lignes de fractures comprendra à quel point Greg Rucka inscrit Wonder Woman dans une forme de réalité. Bien que j'aurais aimé en savoir plus sur les idées que Greg Rucka inscrit dans le personnage j'ai trouvé sa caractérisation très intéressante. Les rares moments héroïques sont efficaces et n'effacent pas le propos véritable de l'intrigue.

*
**
***
**** Je conseille fortement ce premier volume.
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160713_WWbyGRv1hc_573622456f9418.33551696.jpg

15/10/2017

52 tome 1 par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52 tome 1
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 29 septembre 2017
Pages : 320

Ce premier tome contient 52 1-13 ainsi que The origin of Elongated man et The origin of Booster Gold. Hier le monde a failli être détruit, et l'univers avec lui. De nombreuses menaces se sont abattues sur les héro-ïne-s de la Terre et, les cendres tombées, la Terre n'en est pas ressortie indemne. Les dégâts sont nombreux et les morts bien plus encore. Mais les héro-ine-s de la Terre ont réussi à vaincre et à empêcher des personnes particulièrement puissantes de détruite l'univers au nom d'un idéal. Cependant, la Terre attend que ses plus grands héro-ïne-s parlent devant les caméras. Mais, le moment venu, Batman, Superman et Wonder Woman n'apparaissent pas. Illes ont disparus mais la Terre n'est pas exempte d'héro-ïne-s.

Après avoir terminé ce premier tome j'ai eu une impression de grande confusion. On peut l'expliquer par le fonctionnement du titre. Celui-ci est écrit pendant un an avec un numéro par semaines. Pire encore, il est écrit par plusieurs scénaristes au style différent en même temps. Chacune de ces personnes a des idées et des personnages préférés. Ceci donne l'impression, parfois, que le titre ne sait pas dans quelle direction il se rend. De nombreuses pistes sont données et la personne qui lit ce tome sera emmenée sur plusieurs planètes, villes et pays parfois d'une page à l'autre. Ce qui peut créer l'impression de ne pas avoir un titre construit mais un agrégat d'idées que l'on essaie de faire tenir ensemble.

Cependant, j'ai tout de même beaucoup apprécié de lire des personnages que je n'ai pas l'habitude de voir. En effet, DC avait décidé de prendre un risque et d'oublier ses plus grands personnages pour n'utiliser que des personnages secondaires, parfois très peu connus. Ainsi, le titre utilise un grand nombre de ces héro-ïne-s secondaires qui tentent de pallier à l'absence des autres. Ce qui permet de mettre en avant un peu plus de diversité (mais pas beaucoup). Il est dommage que cela implique aussi des choix éditoriaux discutables, sexistes, qui sont ouvertement discutés voir appréciés par les scénaristes dans les bonus du tome.

*
**
*** Une idée intéressante mais dont la réalisation est très confuse pour l'instant. Je déplore surtout des choix artistiques sexistes en ce qui concerne une partie des personnages féminins.
****
*****

Image : Éditeur

52-tome-1.jpg

14/10/2017

Wonder Woman volume 3: The truth par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 3: The truth
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 29 août 2017
Pages : 176

Ce tome contient Wonder Woman 13, 15, 17, 19, 21, 23 et 25. Diana connait maintenant la vérité. Jamais elle n'est retournée sur son île. Elle n'a jamais revu sa mère. Tout n'était que mensonge et son séjour récent n'était qu'une illusion. L'identité de Diana est en miette et elle retourne à ses débuts, alors que Steve Trevor décide qu'il vaut mieux lui permettre de se remettre grâce à une aide médicale. Alors que Diana essaie de s'en sortir, ses ami-e-s sont attaqué-e-s par un groupe nommé Godwatch. Alors que Diana pensait être en sécurité elle pourrait bien être en grand danger. Heureusement, un vieil ami va revenir la voir et l'aider à retrouver le chemin de son identité

Ce tome contient les derniers numéros scénarisés par Greg Rucka, mais ce n'est que le prochain tome qui termine véritablement l'intrigue puisque les numéros pairs y seront regroupés. Ce volume 3 contient donc la fin que souhaite mettre en place Greg Rucka et, selon moi, il a parfaitement réussi. Depuis le début de rebirth il est clair que Rucka a décidé de s'attaquer au thème de l'identité. Pour cela il met en cause tout ce qu'a connu Diana, ses aventures et, donc, son identité profonde. Cela aurait pu donner des moments faciles, mais Rucka décide de véritablement montrer en quoi la remise en cause de son passé peut heurter une personne, lui faire du mal et l'empêcher d'avancer. Il est donc normal que ce volume ne voie pas Wonder Woman agir pendant un certain temps, et que la guérison véritable n'arrive que plus tard. Ceci est aidé par les dessins qui différencient les moments de doutes des moments de certitudes. Au final, j'aurais beaucoup apprécié ce run dont certains points peu clairs seront probablement remplis par le prochain volume.

*
**
***
****
***** À mon avis, l'intrigue débutée dans le premier volume se conclut d'une très belle manière. Je suis tout de même intrigué de savoir ce qui se déroule dans les numéros pairs.

Image : Éditeur

WW_Cv23_GALLERY_59a752488eb310.04703432.jpg

Wonder Woman volume 2: Year one par Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Wonder Woman volume 2: Year one
Auteurs : Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC 9 mai 2017
Pages : 168

Ce second volume contient Wonder Woman 2, 4, 6, 8, 10, 12 et 14. Avant d'être Wonder Woman Diana était la fille de la reine de Themyscira, une princesse. Elle vivait sur l'île, immortelle mais sans n'avoir jamais connu le monde des hommes, au contraire des autres Amazones. Bien que ses études, combats et les jeux organisent sa vie dans un rythme sans fin, Diana souhaite connaitre l'extérieur. Mais personne ne peut entrer ni sortir. Cependant, un jour, un avion tombe sur l'île. L'équipage est mort mis à part un seul homme : Steve Trevor. Il faudra bien que quelqu'un le ramène dans le monde et l'aide à combattre la menace qui l'a conduit sur l'île.

Comme je l'ai dit plus bas, j'ai apprécié le premier tome qui me semble construire un personnage intéressant. Je me demandais si ce second volume, qui reprend les origines de Diana, ne risquait pas d'être trop connu et donc peu utile. L'histoire de Diana et de son entrée dans le monde des hommes est connu et, régulièrement, remise au gout du jours. Cependant, j'ai eu l'impression que Greg Rucka a parfaitement réussi à intégrer son année une dans le cadre de son intrigue présente. En effet, on observe une princesse aimée et capable de vaincre ses sœurs amazones. J'ai aussi aimé de lui donner une autre langue, ce qui est parfaitement logique. De plus, Rucka décrit une version plus jeune et naïve de son personnage tout en montrant que cette part de son identité est centrale. Au final, j'ai l'impression que cette origine n'est pas un simple exercice un peu facile mais s'inscrit réellement dans l'intrigue que souhaite mettre en place Rucka. J'espère avoir raison.

*
**
***
****
***** Personnellement, je trouve ce second tome presque meilleur que le premier. Il est drôle, triste et bien écrit.

Image : Éditeur

WW_Cv4_R1_gallery_57965011497719.47784833.jpg

13/10/2017

Wonder Woman volume 1: The lies par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 1: The lies
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 28 février 2017
Pages : 176

Ce volume contient Wonder Woman Rebirth 1 et Wonder Woman 1, 3, 5, 7, 9, 11. Durant son existence l'histoire de Wonder Woman, Diana, a beaucoup changé. Elle fut d'abord une femme créée par des prières, aimée par toutes. Puis une paria dans sa civilisation avant d'apprendre être la fille de Zeus et d’Hippolyte. Durant ses aventures elle a pris le rôle et le manteau de déesse de la guerre. Mais ces histoires se contredisent entre-elles et Diana se demande qui elle est vraiment. Elle décide donc de partir en quête. Mais aussi bien l'Olympe que Themiscyra lui sont fermés. Wonder Woman ne peut pas rentrer chez elle. Elle n'a donc pas d'autres choix que demander l'aide de l'une de ses plus anciennes amies, et ennemie féroce : Cheetah.

Lors de son arrivée sur le titre Greg Rucka a décidé d'écrire deux histoires. La première a lieu dans le passé et on peut la suivre dans les numéros pairs. La seconde a lieu dans le présent, dans les numéros impairs. C'est cette dernière qui est éditée dans ce premier volume. Dès le numéro Rebirth le titre est marqué comme un tournant dans l'histoire de Diana. Alors que les intrigues des new 52 ont donné une forme de divinité à Wonder Woman, avant que le titre ne soit confié à d'autres scénaristes que je n'ai pas lu, Greg Rucka décide d'oublier cela. Mais il ne le fait pas gratuitement et décide de s'attaquer aux différentes origines de Wonder Woman et de lui offrir une quête identitaire.

J'avoue que Greg Rucka est l'un de mes scénaristes préférés. Il a écrit de nombreux titres que j'apprécie particulièrement. Dans le cadre de Wonder Woman il réussit à effacer le passé, parfois vu très négativement, tout en construisant dessus. L'idée de faire des intrigues que l'on connait des mensonges et de Diana une femme en quête de vérité me plait beaucoup car elle permet à la fois de créer de nouvelles bases pour le personnage et de ne pas oublier entièrement ce qui a été fait. C'est aussi un moment difficile et je pense que Rucka a réussi à la fois à nous montrer ce qu'est le personnage tout en mettant en scène l'impact que ces mensonges ont sur elle. Personnellement, je suis intrigué et je souhaite connaitre la suite.

*
**
***
**** À mon avis ce volume est un bon début et j'espère que la suite me donnera raison
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160608_WW_RBN_Cv1_57211674a38718.66845598.jpg

15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

*
**
***
**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
*****

Image : Allociné

001255.jpg

08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

09/09/2017

Superman Terre un. tome 2 par Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf

Titre : Superman Terre un. tome 2
Auteurs : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 8 juillet 2016
Pages : 136

Ce tome contient Superman Earth-One vol. 3. Superman n'est arrivé que récemment dans la vie des gens. Bien entendu, il a vécu longtemps dans une petite ville, passant son temps à grandir dans l'ombre. Mais lorsque des aliens décident d'attaquer la Terre pour le tuer puis lorsqu'un tueur en série apparait soudainement il décide de sortir en plein jour et de se faire connaitre en tant que Superman. Mais le monde a peur, que faire de cet être dont la puissance ne semble pas connaitre de limites ? Que faire d'un être capable de choisir ce qu'il souhaite et de forcer le monde à l’accepter ? La réponse pourrait bien se trouver à Krypton, car Superman n'est pas le seul rescapé. Son oncle est en route et il a un message pour la Terre.

Terre Un fait partie d'une gamme de romans graphiques de DC. Il existe plusieurs tomes sur quelques-uns des personnages iconiques de l'éditeur. Le but est de donner une nouvelle version de la jeunesse et des débuts de ces personnages. Contrairement aux autres productions, il n'y a pas de numéros mensuels et les tomes sortent immédiatement en librairie. J'ai Batman Terre Un, que j'apprécie, et j'ai bien aimé lire le premier tome de Superman Terre Un, qui me semble avoir fortement influencé le film Man of Steel. Il groupait le tome un et le tome 2.

Dans ce tome 3 les auteurs continuent sur leur lancée en répondant aux deux questions principales : pourquoi Kryton a-t-elle explosé et que faire face à un être tout puissant ? La première question est répondue d'une manière assez classique. On retrouve des aspects connus de la mythologie de Superman et je dois avouer que je n'ai pas ressenti de surprises. La seconde question est plus humaine. Elle permet aussi bien de montrer les problèmes diplomatiques que des essais technologiques. Les conséquences sont intéressantes mais je ne crois pas qu'elles seront développées. Je suis tout de même déçu que cet aspect ne soit pas mieux mis en scène avec de réels débats. Ce second tome permet au moins de terminer l'intrigue de manière classique mais maitrisée.

*
**
***
**** Pas de surprises, mais pas de problèmes non plus
*****

Image : Éditeur

superman-terre-1-tome-2.jpg

02/07/2017

Raven par Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves

Titre : Raven
Auteurs : Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves
Éditeur : DC 10 mai 2017
Pages : 144

Ce tome contient Raven (2016) 1-6. Raven est une membre des Teen Titans. Une héroïne au passé difficile car son rapport envers sa famille est loin d'être parfait. C'est rarement le cas quand son père est un démon et sa mère une adoratrice. Mais elle fut élevée afin de ne pas tomber dans le côté sombre de son caractère et, plus âgée, elle devint une héroïne. Malheureusement, les Teen Titans se séparent après des évènements sombres (que je ne connais pas). Les membres du groupe vont tous dans leur propre direction. Raven décide de retrouver sa famille : des personnes qui croient en un dieu chrétien. Pour mieux s’assimiler elle décide d'entrer dans l'école et de vivre la vie la plus normale possible. Mais sa nouvelle ville est rapidement liée à des disparitions étranges qui touchent les écoliers.

Depuis Teen Titans la série animée j'apprécie beaucoup Raven (ainsi que Starfire). C'est un personnage que je ne connais pas dans les comics mais qui m'intéresse beaucoup. Après avoir lu quelques critiques, j'ai décidé de me lancer dans la minisérie qui fait le lien, si j'ai bien compris, entre la fin de Teen Titans new 52 et Rebirth. Je n'ai donc aucune idée de ce qui s'est déroulé auparavant et je ne connais pas encore Rebirth. Mais la série peut se lire sans trop de problèmes et elle a l'avantage d'être terminée.

Assez logiquement, me semble-t-il, la question principale de la série est l'identité. Raven a vécu dans beaucoup d'endroits et son retour vers sa famille est un moyen, pour elle, de retrouver une parcelle de son identité humaine. Il est normal de la placer dans une école et ses réactions aux interactions sociales que cela implique sont drôle et en accord avec le personnage, du moins de ce que j'en sais. Il est dommage, mais compréhensible vu la longueur de la série, que cet aspect ne soit pas assez mis en avant et développé au profit du combat qu'elle doit mener.

Ce combat, spoiler alert, est celui d'une adolescente élevée dans le contrôle de ses émotions face à un être qui se nourrit des émotions incontrôlées des personnes vivantes. C'est une idée intéressante qui fonctionne bien avec Raven. Les victimes sont décrites comme seules, perdues dans leur souffrance individuelle. Durant tous les épisodes, Raven est montrée essayant de se lier à elleux afin de leur prêter sa capacité à résister. C'est, à mon avis, fondamental. Ce que cette intrigue montre est la force du collectif face à une menace inconnue. Ce n'est que lorsque les personnages décident de se relier pour s’entre-aider que la lutte devient possible de manière positive et que Raven peut enfin vaincre. La résolution, un peu rapide tout de même, est parfaitement logique. Sans être parfaite la série fonctionne bien et l'on ne peut qu'être déçu qu'elle n'ait pas eu plus de temps pour construire ses bases et créer une menace plus substantielle au lieu d'une menace abstraite car jamais réellement expliquée.

*
**
***
**** Parfaite ? Non. Mais j'apprécie le personnage, je trouve l'intrigue logique et donc j'ai bien aimé ma lecture
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160921_RAVEN_Cv1_581145c863db66.91912106.jpg

12/06/2017

Wonder Woman

De nos jours, Diana vit à Paris et travaille au Louvre. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Une photo, en particulier, prouve que Wonder Woman s'est impliquée dans la Première Guerre Mondiale. Mais quelle est l'histoire derrière cette image ? Il y a longtemps, Wonder Woman fut entrainée par les plus grandes guerrières de son île. Elle devait devenir la meilleure de toutes afin de suivre la mission des Amazones : protéger le monde de la guerre. Après des années d'entrainement, un avion s'écrase sur l'île. L'événement est sans précèdent. Plus surprenant encore, le pilot est un mâle. Ce dernier, Steve Trevor, explique que le monde extérieur est entrainé dans une guerre sans fin. Les armes les plus destructrices sont utilisées. Hommes, femmes, enfants ne sont pas à l'abri. Pour Diana sa mission est claire. Une telle guerre ne peut qu'être l’œuvre d'Arès. Elle doit se rendre dans le monde des hommes et détruire Arès.

Attention ça va spoiler.

Après le critiqué Man of steel, le bancale Batman V Superman et l’horreur que fut Suicide squad Wonder Woman est l'espoir pour l'univers DC. Alors que la plupart des annonces donnent l'impression que DC ne sait pas comment lancer ses films Wonder Woman a réussi à incarner la possibilité de réussir à faire un film. Oui, nous en sommes au point de se demander si DC est capable de créer des films. Wonder Woman est une réussite. Une réussite classique qui ne prend pas les risques de Batman V Superman mais une réussite.

Il y a plusieurs aspects que j'ai apprécié dans ce film. Les chorégraphies des Amazones sont magnifiques. La scène du No Man's Land est épique et les dialogues sont souvent savoureux. Mais un point que j'ai particulièrement apprécié est l'effort de contraste entre le monde des Amazones et le monde des Humain-e-s. Les Amazones vivent sur une île qualifiée de paradis. On nous montre un peuple cultivé qui semble vivre en harmonie avec la nature, les divinités et l'humanité. Tout est vert ou chaud. L'entrainement des Amazones est guerrier mais pour se préparer et non pour lancer une guerre. Le monde des hommes s'incarne par Londres. La ville est grise, polluée. Cet aspect continue dans les tranchées. Les humain-e-s vivent en guerre contre elleux-même et contre le monde. C'est ainsi que d'une île en harmonie, qui ne semble pas connaitre une forte pudeur ni une division en classe sociale importante. On passe à une ville divisée entre classes, entre nations et entre hommes et femmes, visible dans les vêtements et le comportement masculine face à Diana.

Le film met aussi en contraste la guerre et l'amour. La guerre, pour Diana, est d'abord une histoire. Une fable belle emplie de bravoure. Un combat pour ce qui est juste. Cela me rappelle un peu les écrivains qui faisaient l'apologie de la guerre avant d'être impliqué dans les tranchées. Diana est fascinée mais elle ne connait pas réellement la véritable guerre. Elle est naïve à cause de cela. Ce film est un moyen de casse cette naïveté en la confrontant à une guerre dans laquelle il n'y a pas de bons ou de mauvais côtés mais seulement des personnes qui meurent. Ce qui mène au climax vers la fin du film lorsqu'elle croit avoir enfin détruit Arès mais que la guerre continue. Diana réalise soudainement que le mal ne s'incarne pas simplement dans un être mais existe partout. Que, peut-être, personne ne mérite la compassion et l'amour. Cependant, ces deux émotions sont nécessaires. Il n'est donc pas surprenant, et même logique, que Diana ne puisse vaincre qu'en usant de son amour et de sa compassion pour les humain-e-s. Bien que l'amour avec Steve Trevor soit un peu difficile à croire - on a l'impression que Diana ne l'aime que parce que c'est le premier homme qu'elle voit tandis que Steve aime Diana parce qu'elle est belle - la compassion est utilisée à plusieurs reprises pour expliquer les actions de Diana. La scène du No Man's Land existe à cause de la compassion de Diana.

Il est malheureusement dommage que la fin soit, selon moi, ratée. Durant tout le film Diana est convaincue qu'un général allemand, Ludendorff. Ce dernier est montré comme un jusqu’au boutiste qui ne souhaite que la guerre même si des innocent-e-s en souffriront. Lors d'une scène il n'hésite pas à bombarder un village civil afin de tester une nouvelle arme. Je craignais que les allemands soient, encore une fois, utilisés comme vilains génériques alors que la Première guerre mondiale n'est pas aussi simple. Heureusement, le film retourne la situation en révélant que Arès n'est pas un général allemand mais un lord anglais, moustachu et en costume. La confrontation entre Arès et Diana est très réussie lors de cette partie. Arès ne se bat pas, il parle. Arès ne peut pas être confronté, il est une ombre. Arès ne fait pas la guerre il murmure, influence, et laisse l'humanité décider. À mon avis, cet aspect est fondamental. Arès ne veut pas détruire, il veut prouver que l'humanité est maléfique en la laissant se détruire seule. Lorsque Arès enfile une armure et décide de se battre tout ceci disparait pour une scène générique en CGI. Ce qui fonctionnait parfaitement quelques minutes auparavant, un petit homme gris moustachu parfaitement poli, devient ridicule (en particulier la moustache sous l'armure). Les scènes de combat qui terminent le film ne sont qu'une salade d'effets spéciaux, longues et sans intérêts. Cette fin illustre un problème récurrent dans les block buster : privilégier le spectaculaire, l'image épique, à l'écriture dans une intrigue logique et pensée. Le final enlève toute sa force à Arès et j'aurais préféré le voir lentement disparaitre dans l'ombre, annonçant par-là que la guerre ne peut être tuée mais seulement temporairement arrêtée (et, en plus, cela aurait pu lancer une quête des origines et des divinités pour Diana).

*
**
***
**** Le meilleur film DC dans l'univers qu'illes souhaitent lancer. Certes, ce n'est pas compliqué et Wonder Woman reste classique.
*****

Image : Site officiel

GalleryMovies_1920x1080_WW-13686r_58f90b627ce913.61666947.jpg

08:57 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wonder woman, dc | | | |  Facebook

03/06/2017

Teen Titans: The Judas contract

Les Teen Titans sont une famille. Des enfants et des jeunes qui ont tout perdu ou qui ont besoin d'un lieu dans lequel vivre en sécurité. Dernièrement, l'équipe a accepté l'entrée de Terra. Une jeune femme capable de manipuler la terre et la roche. L'équipe est toujours aussi compétente et s'intéresse grandement à une église dont les activités semblent plus proche du terrorisme que de la religion, HIVE. Dans cette guerre plusieurs bases de HIVE sont détruites. Il n'en faut pas beaucoup plus pour persuader son dirigeant, brother Blood, d'engager Slade Wilson. Mais le but n'est pas simplement de s'attaquer aux Titans. Slade et Blood ont un plan bien plus élaboré qui pourrait détruire les Titans.

Ce nouvel animé prend part dans la continuité actuelle des films d'animation DC. On retrouve donc plusieurs personnages déjà connu et leurs relations ne sont pas une surprise. Damian est toujours aussi drôle et j'aime ses répliques face à Dick Grayson. On en sait un peu plus sur Beast Boy et Beetle mais encore trop peu pour vraiment s'y intéresser. Par contre, la relation entre Starfire et Dick Grayson est précisée. Là aussi, on retrouve plusieurs dialogues assez drôles et je commence à douter de la "naïveté" de Starfire. Les scènes d'actions sont réussies. Le film ne perd pas de temps et on entre rapidement dans les combats et l'intrigue.

Malheureusement, il est dommage que le film mette en scène une relation très toxique entre Terra et Slade Wilson voir avec Beast Boy. Ce dernier, dans une scène, enserre Terra et tente de la forcer à donner un baiser, ce qui est clairement un abus lié à l'usage de la force physique. C'est très problématique et il aurait été de bon ton de mettre en question ce comportement encore trop souvent accepté de nos jours. Mais le pire est Slade Wilson. Lors d'une scène on nous montre Terra en nuisette et maquillée qui drague ouvertement Slade. Le problème n'est pas Terra mais Slade. Selon le film, il existe une relation sexuelle entre les deux personnages (même si celle-ci n'est jamais montrée). Mais Terra est une jeune adolescente, orpheline, tandis que Slade est un adulte qui contrôle la vie de Terra depuis qu'il l'a recueillie. Il est très problématique de considérer comme normale une relation entre un adulte, qui fait figure de parent, et une jeune femme encore adolescente. Jamais le film ne remet en question cette relation. Au contraire, les scénaristes insistent à plusieurs reprises sur son existence. Je ne sais pas si les scénaristes n'ont pas compris ce qu'ils ont écrit ou non mais j'ai peu apprécié ces scènes qui, je pense, n'auraient pas dû exister.

*
** Bien que le film ne soit pas mauvais et même plaisant il est amoindri par une scène d'abus et la mise en place d'une relation toxique entre deux personnages, sans aucune remise en cause.
***
****
*****

Image : Site officiel

Movies-Gallery_TTJudasContract_Group_06_contract_58e5afa84abec3.07748151.jpg

02/06/2017

Nightwing vol. 1: Better than Batman par Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing vol. 1: Better than Batman
Auteurs : Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 25 janvier 2017
Pages : 168

Ce volume 1 contient nightwing rebirth 1, Nigtwing 1-4 et Nightwing 7-8. L'intrigue se déroule après Grayson donc attention aux spoilers.  Nightwing est mort, son identité révélée au monde entier. Il est donc devenu, sur la demande de Batman, un agent de Spyral chargé d'étudier cette agence d'espionnage et de la faire tomber. En tant qu'espion il était connu sous le nom de Grayson ou encore d'Agent 37. Mais les choses changent. Et, après le succède de sa mission, Dick Grayson décide de reprendre son identité secrète, malgré les difficultés que cela implique. Mais Dick Grayson n'est pas tiré d'affaire. En effet, le parlement des Hiboux, une émanation internationale de la cour des Hiboux de Gotham, piège Grayson et le force à travailler pour elleux. Son identité est maintenant aux mains d'une élite riche et meurtrière. Mais Grayson a un plan.

J'ai bien aimé Grayson, dont je n'ai toujours pas la fin, et je fais plutôt confiance au scénariste Tim Seeles. Après avoir regardé les sorties sous le label Rebirth j'ai souhaité lui faire confiance et me lancer dans sa série Nightwing qui reprend exactement après Grayson. Le thème principal de ce volume est l'identité. En effet, depuis un grand nombre de numéros Nightwing, alias Dick Grayson, ne possède plus son identité. Celle-ci lui a été volée puis il l'a abandonnée au profit d'un travail dans les ombres en tant qu'espion. Dick Grayson n'est plus vraiment lui-même. Ce retour au costume classique ainsi qu'à son identité de héros lui permet de tenter de retrouver ce qui fait ce qu'il est. Cependant, là aussi, son identité est utilisée et corrompue par un groupement. De ce point de vue, il est intéressant que le partenaire de Grayson, Raptor, soit si intéressé par l'importance des noms et des marques au point d'en faire une sorte de philosophie.

Mais ce tome parle aussi de la division entre criminel et héros. Un héros est censé faire respecter la loi et protéger les innocents. Cependant, n'est-il pas parfois nécessaire de violer la loi dans le but de faire justice ? La question est au centre de ce volume qui place Grayson face à un groupement élitiste puissant et sans remords. Doit-il agir immédiatement ou prendre le temps de mieux connaitre son ennemi afin de le faire tomber définitivement au prix de la souffrance de personnes innocentes. Face à ce problème de conscience Batman incarne le respect de la loi, malgré son statut de héros qui fonctionne en dehors du système, tandis que son partenaire Raptor incarne la nécessité de violer la loi pour aider les plus faibles. Il est dommage que cette dichotomie ne soit pas mieux mise en scène et plus réfléchie. L'écriture me semble un peu faible en ce qui concerne ce thème. Cependant, ce premier volume sous le label Rebirth me semble réussit. J'ai apprécié suivre Nightwing et je vais probablement apprécier la suite.

*
**
***
**** Un premier volume dans la lignée de la série Grayson, bien écrit et drôle.
*****

Image : Éditeur

GalleryComics_1920x1080_20160713_NTWREB_Cv1_573f62b6471862.95828598.jpg

21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

*
**
***
**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
*****

Image : Allociné

321741.jpg

16/05/2017

Justice League Dark

Le Hall de la Justice est mis en fonction. La Justice League fonctionne parfaitement et s'est un peu agrandie avec quelques membres en plus voir des remplaçants. Individuellement, les différents héro-ïne-s qui la compose sont tous et toutes en pleine possession de leurs moyens et agissent avec la justice pour soutenir la loi et s'attaquer aux criminel-le-s ou simplement aider. Mais, depuis peu de temps, de simples citoyen-ne-s qui, normalement, ne violent pas la loi se mettent à agir de manière étrange. Des meurtres sont commis, des suicides ont lieu et personne ne comprend ce qui arrive. Mais tout le monde dit la même chose : des monstres les ont attaqués et illes n'ont fait que se défendre. La Ligue pense que la magie pourrait être à l'œuvre mais Batman n'y croit pas. Cependant, il se retrouve embarqué dans une quête pour trouver un maitre de la magie : John Constantine. Petit à petit, il va l'aider à résoudre les attaques et découvrir un mal qui date de plusieurs siècles.

Jusqu'à maintenant, j'ai plutôt apprécié les films animés de l'univers partagé malgré beaucoup de simplisme. Mais ça fonctionne bien et c'est assez plaisant. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le premier problème est Batman. Le film précèdent, on l'observe aux prises avec un démon. Dans ce film, il nie toute existence de la magie. Ce n'est tout simplement pas logique. Mais, surtout, il est totalement inutile. Il se contente de suivre et de sortir un gadget de temps en temps. Il aurait très bien pu ne pas être présent. Il aurait été bien plus intéressant de réunir plusieurs mages de l'univers DC en dehors du groupe de la Justice League. En l'occurrence, cette Justice League Dark n'est qu'un ersatz sans intérêts.

Le problème tient aussi en l'intrigue. J'ai, personnellement, un problème avec la magie dans les œuvres de fiction. Trop souvent, c'est un moyen simpliste de résoudre un problème compliqué. La magie, son fonctionnement et ses limites, ne sont pas forcément explicitées et cela crée une résolution à la Deus ex Machina. Une résolution que l'on retrouve ici puisque le grand méchant passe de quasi dieu sur Terre à un mortel qui peut être vaincu par Constantine. Pourquoi n'y a t'il aucuns couts ? Ou se trouvent les règles ? De plus, l'intrigue n'existe tout simplement pas. On suit un petit groupe de personnages dont la moitié disparaissent rapidement ou ne sont pas assez présentés pour que l'on s'intéresse. Le film est une suite de combats de magie sans intérêts et l'on se demande pour quelle raison on parle d'une enquête... Je n'ai donc pas du tout aimé ce film.

* Sans intérêt.
**
***
****
*****

Image : Site officiel

GalleryMovies_1920x1080_JLDark_04_5848c174881b18.77687657.jpg

08:49 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice league dark, dc | | | |  Facebook

14/05/2017

Justice League VS Teen Titans

Damian Wayne est de retour en tant que Robin. Il accompagne Batman à l'inauguration du Hall de Justice. Mais, un groupe qui se nomme lui-même la Legion of Doom décide de perturber les festivités. La Justice League fonctionne bien et s'occupe sans trop de problèmes des vilain-e-s. Damian, lui, est chargé de prendre soin des civil-e-s. Mais il n'apprécie pas trop ce rôle et décide de se lancer dans la bataille avec des conséquences désastreuses. Il est clair que Damian ne sait pas agir en équipe et la Justice League n'est pas appropriée pour les enfants. Il est donc envoyé dans une autre équipe qui permet de donner une maison à des personnes qui en ont besoin : les Teen Titans sous la direction de Starfire. Le contact est loin d'être facile avec un Damian qui n'est pas très sociable et particulièrement arrogant. De plus, Damian est très intrigué par Raven et ses secrets. Des secrets qui pourraient expliquer pourquoi la Justice League agit si bizarrement.

J'ai toujours des craintes avec les histoires de combats entre héros. Souvent, ce sont simplement des personnages qui refusent de discuter lorsque l'opportunité se présente. Heureusement, parfois l'intrigue est un peu plus subtile (mais pas trop, il ne faudrait pas exagérer). Dans le cas présent, l'intrigue est avant tout un moyen de présenter des personnages et de créer une relation entre-elleux. Ainsi, le groupe majeur de ce film est formé des membres des Teen Titans. Je trouve intéressant que, contrairement à la Justice League, ce groupe permet à ses membres d'apprendre et de s'améliorer mutuellement. Les personnages se construisent encore. C'est aussi un refuge pour les personnes qui en ont besoin. J'ai plutôt apprécié Raven et Damian, j'ai moins aimé Blue Beetle et Beast Boy (qui fonctionne bien plus comme le créateur de blagues qu'autre chose).

Bien que le film soit plaisant à regarder il possède quelques problèmes et ces problèmes peuvent être résumé en un seul mot : Starfire. Cette dernière est une alien qui provient d'une planète bien moins prude. Malheureusement, plutôt que d'utiliser ceci pour mettre en question nos catégories et nos normes elle fut souvent écrite comme un fantasme masculin. Une femme très peu vêtue possédant une sexualité très ouverte (ce qui n'est pas mal en soi, le problème c'est que celle-ci est construite pour faire fantasmer des hommes et non comme un choix de la part de Starfire). Ce film possède plusieurs scènes qui fonctionnent de cette manière. À plusieurs reprises, elle est montrée dans des poses suggestives avec la caméra pointant sur des parties très précises de son anatomie. À une autre reprise, la caméra nous donne une vision précise des fesses de Starfire. La réalisation a donc fait le choix de fortement sexualiser un personnage censé être présent pour ses capacités en tant que dirigeante dans un film considéré acceptable dès 12 ans. Pire encore, il est très rare que l'on observe Starfire diriger, elle est mise au second plan par Damian qui prend immédiatement ce rôle sans se poser de questions ni réactions de la part des Teen Titans. N'aurait-il pas été possible, et souhaitable, d'écrire ce personnage et cette intrigue différemment ? J'en suis, personnellement, persuadé.

*
**
*** Sympathique et assez réussi. Mais il y a des scènes sexistes problématiques.
****
*****

Image : Allociné

586192.jpg