DC - Page 4

  • Grayson 2. Nemesis par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

    Titre : Grayson 2. Nemesis
    Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
    Éditeur : Urban comics 20 mai 2016
    Pages : 208

    Ce second tome contient Grayson 9-14, Annual 2 et DC sneek peak : Grayson 1. Dick Grayson est mort. Du moins c'est ce que tout le monde a cru. Mais, en secret, Bruce Wayne l'a envoyé infiltrer l'agence Spyral. Cette mission est une réussite. Dick Grayson est intégré à l'agence ainsi qu'à l'académie pour jeunes filles qui la cache. Il aimerait bien rentrer à Gotham et annoncer son retour à ses ami-e-s. Mais Batman semble ne pas répondre. Et pour cause, Bruce Wayne est amnésique suite à son dernier combat contre le Joker. De plus, Spyral pourrait ne pas être si facile à quitter. En effet, les personnes à sa tête se méfient de Grayson et veulent le contrôler. Cette méfiance est rendue plus importante pas de nombreux meurtres dans la communauté des agences de renseignements.

    J'avais bien aimé le premier tome de Grayson. La série fait suite à la série Nightwing dont la fin, décevante, avait été précipitée par l'événement Forever Evil. Contrairement à la majorité des séries DC, le contexte de Grayson est en parallèle de l'univers super-héroïque. Bien que les personnages rencontrent des êtres méta-humains l'intrigue se concentre sur l'agence elle-même, ses buts et ses secrets. Ce second tome est un peu plus intégré au reste de l'univers DC. Non seulement on retrouve les personnages de la famille de Batman mais on rencontre aussi Superman et Lex Luthor. Ces rencontres ne sont pas trop mal réussies et s’intègrent assez bien à l'intrigue. Ce second tome met aussi en place la fin, prochaine, de la série puisque Grayson commence à comprendre ce qu'est réellement Spyral et comment l'agence fonctionne. Malheureusement, l'académie est, elle, laissée en arrière alors que j'aurais apprécié en savoir plus sur elle.

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    ***** Un second tome dont j'ai bien apprécié la lecture pour une série que j'aime beaucoup.

    Image : Éditeur

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  • Ex Machina 4 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

    Titre : Ex Machina 4
    Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
    Éditeur : Urban comics 24 juin 2016
    Pages : 272

    Ce tome contient les numéros 30-40 publiés dans Ex Machina deluxe edition book 4. Le maire Hundred entame sa quatrième année de mandat. Et il est temps de penser à la suite. Que deviendra-t-il après avoir été maire de New York ? Que souhaite-t-il accomplir ? Est-ce que son bilan est réellement bon ? Autant de questions qui pourraient aussi propulser sa carrière que n'en faire qu'une simple anecdote de bas de page. Et il n'est pas le seul à se poser des questions. Une ancienne admiratrice voudrait bien se rendre visible et imposer une conduite à Hundred. Pire, ou mieux, le Pape souhaite le rencontrer.

    Ce tome est composé de deux grandes intrigues et de trois numéros qui se suffisent à eux-mêmes. Le numéro 34, par exemple, est un bon moyen de nous présenter le point de vue de la commissaire présente depuis le début mais dont les idées sont assez peu développées. Concrètement, ce tome permet de lancer le début de la fin. Ainsi, les décisions locales sont moins dépeintes que dans les tomes précédents. Au contraire, ce sont les niveaux internationaux et nationaux qui prennent le devant de la scène. Pour cela, les auteurs décident de parler d'une rencontre avec le Pape et de la Convention nationale républicaine. Ces deux intrigues permettent au personnage de poser la question de son futur et de l'usage de ses pouvoirs. Sont-ils diaboliques ? Peut-il faire plus ? Mais surtout, est-ce que nous saurons enfin d'où ils viennent ?

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    **** Les auteurs commencent à préparer la fin de leur création et c'est plutôt réussi.
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    Image : Éditeur

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  • Evil Empire 2. La désunion fait la force par Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma

    Titre : Evil Empire 2. La désunion fait la force
    Auteurs : Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma
    Éditeur : Glénat comics 6 juillet 2016
    Pages : 128

    Ce tome contient les numéros 5-8 publiés dans Evil Empire volume 2. Dans le tome précédent les États-Unis étaient enfoncés dans un débat sur le bien et le mal alors que le candidat républicain à la présidentielle professait sa croyance et la liberté totale. Suite à sa mort, le candidat démocrate, Sam Duggins, aidé par sa sœur, Julia Duggins, gagne la présidence. Lors de son discours il professe sa croyance en la même philosophie et appelle le peuple des États-Unis à agir comme il lui semble nécessaire. Personne ne s'y attendait, personne ne comprend ce qui se déroule, alors que le pays sombre petit à petit dans la violence sans fin. Les règles n'ont plus cours et seules les conséquences des actions peuvent avoir une répercussion tant que personne n'est empêché d'agir. Mais, en secret, une résistance s'organise autour de la chanteuse Reese Greenwood.

    J'avais beaucoup aimé le premier tome. C'était une bonne surprise, les auteurs prenaient leur sujet au sérieux et tentaient réellement de montrer de quelle manière un débat peut déraper et devenir le fondement d'une modification tellement importante du régime en place et des valeurs d'un pays que celui-ci devient dangereux voir fasciste. Bien entendu, ce comics s’insère dans un contexte américain face à un certain Trump au discours dangereux qui permet de justifier des personnes tout aussi dangereuses que lui (mais ne nous cachons, nous ne somment pas meilleurs). Ce second tome m'a paru moins réussi pour une raison très importante : je n'y crois pas !

    Les auteurs sont les même, le style est le même, le sujet est toujours pris au sérieux mais je n'y crois pas. La raison en est simple : tout cela me semble trop facile. Je ne parle pas du débat qui justifie des violences sur une partie de la population (on voit les effets de l'élection Trump en ce moment même). Je ne parle pas non plus de la capacité d'un président d'user de ses pouvoirs pour défendre et étendre son point de vue. Non, je n'y crois pas parce que c'est trop rapide et trop facile. Le comics se déroule sur trois mois après l'élection et le pays est déjà pratiquement à feu et à sang. Or, à mon avis, il devrait au minimum y avoir une guerre civile interne et pas seulement une petite résistance. Dans ce comics, tout fonctionne comme si rien n'arrêtait Sam et Julia. Même au niveau international les choses ne sont pas crédibles. Certains des actes pratiqués devraient, au minimum, déboucher sur une guerre et non un effondrement pur et simple des nations en une journée. Bref, ce n'est pas crédible.

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    *** Après une très bonne surprise un second tome beaucoup moins réussi et surtout beaucoup moins crédible.
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    Image : Éditeur

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  • Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

    Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
    Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
    Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
    Pages : 440

    Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

    J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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    **** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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    Image : Éditeur

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  • Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

    Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
    Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
    Éditeur : Urban 21 octobre 2016
    Pages : 192

    Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

    Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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    **** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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    Image : Éditeur

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  • Batman Terre-un. 2 par Geoff Johns et Gary Frank

    Titre : Batman Terre-un. 2batman-terre-1-tome-2-270x406.jpg
    Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank
    Éditeur : Urban 29 février 2016
    Pages : 168

    Ce second tome contient Batman Earth-One vol. 2. Dans le tome précédent Bruce Wayne débutait sa quête de justice. Son enquête sur la mort de ses parents l'a conduit à s'intéresser au maire de Gotham : Cobblepot. Mais ce dernier n'était pas responsable et, après avoir menacé Bruce, il est mort assassiné par Alfred Pennyworth. Il a aussi fait la connaissance de Jim Gordon et de Bullock. Alors que le premier commence à s'affirmer comme l'exemple de la police non-corrompue le second, lui, tombe dans le désespoir après avoir vu ce qui reste des victimes d'un tueur en série local. Bien que le maire soit mort Gotham n'est pas en sécurité. De nouvelles menaces se mettent en place. Outre le réseau criminel de l'ancien maire un terroriste s'attaque à la bourgeoisie de la ville. Et des rumeurs de crocodile tueur se répandent dans la ville. Bruce est-il vraiment prêt à devenir le Batman ?

    Terre 1 est une série de comics qui permettent de créer des histoires en dehors de la continuité. Mais les suites sont très longues à venir. Ainsi, le premier tome date de 2013 ! J'avais bien aimé sa lecture. Les auteurs nous décrivaient un Batman encore jeune, faillible. Ce second tome continue sur cette lancée. La légende commence à être bâtie mais une grande partie de ce qu'est le Batman n'existe pas encore. Bruce vit seul, cloîtré, et il n'enquête pas il combat. Cependant, ce tome permet de rajouter des personnages connus ou de leur donner un peu plus de substance. Il prend aussi des décisions inattendues et je me demande si cela débouchera sur quelque chose. Le tome reste donc dans la lignée du précèdent.

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    **** Une lecture sympathique pour un comics qui peut prendre des directions différentes de ce dont on a l'habitude.
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    Image : Éditeur

  • Batman. L'énigme de Red Hood par Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun

    Titre : Batman. L'énigme de Red Hoodbatman-lenigme-de-red-hood-270x417.jpg
    Auteurs : Judd Winick, Doug Mahnke, Shane Davis et Jeremy Haun
    Éditeur : Urban 29 avril 2016
    Pages : 512

    Ce tome contient Batman 635-341 et 646-650, Batman Annual 25 et Red Hood: The lost days 1-6. Depuis la mort de Sue Dibny le monde DC est de pire en pire, de plus en plus sombre. Gotham a connu de nombreuses épreuves entre les vilain-e-s et l'épisode No Man's Land. Et Batman a des soucis avec une invention de son cru. Mais la ville frémit de nouvelles rumeurs. Il semble que quelqu'un prenne en cible les trafiquants et les malfrats de Gotham. Bien qu'il soit sans pitié il s'attaque à des personnes spécifiques. Et ses activités mettent à mal l'empire difficilement construit par Black Mask. Mais son existence est-elle un mythe ou une réalité ? Même Batman a du mal à le savoir et lorsqu'il trouve cette personne il ne peut que se poser la question : qui se cache derrière le masque rouge ?

    Le tome est constitué de trois parties. Dans la première et la seconde nous avons la confrontation proprement dite. La troisième offre des informations sur des points obscurs de l'histoire. On aurait presque pu la mettre avant les deux autres mais cela aurait pu gâcher la surprise. Il faut se souvenir, tout de même, que l'identité du Red Hood n'allait pas de soi. Bien entendu un Jason était apparu dans Silence mais, à l'époque, c'était un usurpateur. Jason semblait bel et bien mort. Cette saga était l'occasion de le remettre sur le devant de la scène. On pourrait croire que l'intrigue est un moyen de confronter deux visions : la justice aveugle de Batman mais soumise à des règles et la vengeance aveugle et sans pitié de Jason. Il y a un peu de ça. L'histoire permet de se demander pourquoi Batman ne tue pas la bande de psychopathes qui vivent à Gotham ce au prix de la mort de personnes innocentes. Mais, le reste de l'histoire permet de comprendre que l'intrigue concerne la trahison et la déception. L'histoire de ce tome est celui d'un enfant se sentant abandonné par son père et c'est plutôt réussi.

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    **** Une histoire connue mais efficace
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    Image : Éditeur

  • Batman et Robin 5. La brûlure par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke

    Titre : Batman et Robin 5. La brûlurebatman-robin-tome-5-40550-270x420.jpg
    Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke
    Éditeur : Urban 26 août 2016
    Pages : 168

    Ce tome contient Batman and Two-Face 24-28 et Batman and Robin annual 2 publiés dans Batman and Robin vol. 5 The Big Burn. Robin est mort et son corps enlevé par Ras Al Ghul. Batman compte bien le lui faire payer. Mais une autre affaire le force à rester à Gotham. Une cheffe de famille vient de rentrer après avoir passé son temps en Irlande pour se cacher. Elle est responsable de ce qui est arrivé au procureur Harvey Dent, faisant de lui Two-Face. Son retour à Gotham intéresse donc énormément la police et Batman. Mais il se pourrait qu'il force aussi Two Face à revenir sur le devant de la scène afin d'exercer une vengeance nourrie pendant des années. De plus, la pègre de Gotham semble avoir des plans pour la ville. Mais quels sont-ils ?

    La série change un peu et prend le nom de Batman et Two face pour ces 5 épisodes. Alors que les 4 autres tomes sont très précis dans leur idée de base, la relation entre un père et son fils, ce tome est tout autre chose. Je dois dire que j'ai apprécié les origines d'Harvey Dent. On nous montre un personnage qui aurait pu être attachant avec un peu plus de substance. D'ailleurs, son origine est tellement courte que le scénariste est obligé d'utiliser le woman in the refrigerator pour donner un but à Harvey. Je pensais que l'on avait dépassé ce stade. Pire encore, l'ennemie mortelle de Two Face a, elle-même, une woman in the refrigerator ! Le tome est donc facile et peu intéressant au final malgré une idée intéressante. L'idée que la mafia de la ville en a marre des costumé-e-s. Mais celle-ci est à peine développée. Vivement que la série retourne à la normale.

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    *** Un tome 5 faible et peu intéressant
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    Image : Éditeur

  • Batman et Robin 4. Requiem par Peter J. Tomasi et Patrick Gleason

    Titre : Batman et Robin 4. Requiem
    Auteurs : Peter J. Tomasi et Patrick Gleason
    Éditeur : Urban 26 février 2016
    Pages : 176

    Ce tome contient les numéros 18-23 publiés dans Batman and Robin vol. 4 : Requiem for Damian. Damian Wayne est mort. Il s'est sacrifié afin de sauver la ville. Mais alors que nous avions déjà vu les effets sur Batman dans la série principale c'est celle-ci qui permet de vraiment montrer à quel point Bruce Wayne est touché. Batman arpente le monde afin de punir les responsables mais aussi pour trouver un moyen de faire revenir Damian. Et quand tout cela échoue il fait la seule chose qu'il est capable de faire : il s'attaque aux malfrats de la ville. Mais cette fois il ne s'arrête pas. Il leur fait vraiment mal. Malgré l'aide de la famille il semble bien que Batman s'enfonce dans sa propre noirceur. Est-ce que cela pourrait être définitif ?

    Après trois tomes qui mettaient à mal la relation entre père et fils voici celui qui la détruit. Cette fois Robin n'est pas présent. Le récit se concentre donc sur la douleur de Batman / Bruce Wayne. Pour cela le tome commence sur un numéro 18 magnifique de sobriété. C'est, probablement, le meilleur de la série. Les scénaristes essaient aussi de créer des liens entre la famille et Batman. Les différents numéros sont donc l'occasion de ramener un face à face entre deux personnes : l'une en deuil et l'autre qui essaie d'aider. Mais on regarde surtout Bruce Wayne oublier totalement ses allié-e-s et leur peine éventuelle. Ce tome est donc particulièrement triste.

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    **** Un numéro 18 magnifique suivi par de bons numéros !
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    Image : Éditeur

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  • Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

    Titre : Batman et Robin Eternal 1
    Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
    Éditeur : Urban 20 mai 2016
    Pages : 296

    Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

    Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

    Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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    ***** Pour l'instant c'est une réussite.

    Image : Éditeur

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  • Batman 8. La relève 1ère partie par Scott Snyder, Brian Azzarello, James TYnion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio

    Titre : Batman 8. La relève 1ère partiebatman-tome-8-39639-270x416.jpg
    Auteurs : Scott Snyder, Brian Azzarello, James Tynion IV, Greg Capullo, Jock et Roge Antonio
    Éditeur : Urban 27 mai 2016
    Pages : 184

    Ce tome contient Batman 41-45, Batman annual 4 et Divergence FCBD special edition 1. Lors du dernier tome la ville a été attaquée par le Joker. Depuis, plusieurs mois ont passé. Ni le Joker ni le Batman n'ont réapparu. Il semblerait bien que les deux ennemis se soient entretués lors d'un dernier combat. Mais la ville est toujours en danger. Elle commence à peine à se remettre l'attaque. Plus que jamais Gotham a besoin d'un héros. C'est ici que la famille Powers, et son entreprise, décident de s'allier à la police et à la mairie afin d'offrir un nouveau Batman. Celui-ci fonctionnerait avec les institutions et non en marge. Mais qui pourrait porter le masque ?

    J'aime beaucoup le travail de Snyder sur Batman. Je ne sais pas ce que devient le titre après lui mais l'heure de son départ approche et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais avant de partir Snyder décide de faire un dernier gros coup : il change l'identité du Batman ! Bruce Wayne n'est plus. C'est James Gordon qui prend la cape et le masque et le robot lapin géant. Derrière ce changement Snyder essaie surtout de nous expliquer ce qu'est le Batman selon lui. Et si on lit bien on se rend compte que le statu quo pourrait changer très rapidement. Il crée aussi un nouveau vilain qui semble intéressant. Malheureusement, l'histoire n'est pas aussi bonne que précédemment d'autant que le costume est assez ridicule. Mais ça reste une idée qu'il fallait oser écrire !

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    *** Une baisse de rythme mais une idée intéressante.
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    Image : Éditeur

  • Arrow saison 4

    Durant la saison 3 Oliver Queen, sous l'alias d'Arrow, a combattu Ras Al Guhl. Durant le combat il a tout perdu. Son entreprise a été rachetée, ses identités ont été fracassées, ses amitiés sont en dangers et il a failli perdre son âme et sa vie. Depuis, il a décidé d'arrêter les frais et d'aller vivre ailleurs avec Felicity. Le couple a une vie parfaite. Alors que Felicity est riche Oliver a appris à cuisiner en 3 semaines. La vie est belle pour l'ancien héros. Mais alors qu'illes vivent le parfait amour les choses sont pires que jamais à Star City. Après trois attaques terroristes la vie est désertée. La police est en sous-effectifs et manque d'argent. La mairie a été laissée vacante depuis plusieurs mois. Pire encore, un groupe armée a pris le contrôle de la ville et fait régner la terreur. L'équipe laissée par Oliver Queen n'arrive pas à résister. Illes décident donc de faire revenir Oliver en ville. Mais ce dernier veut changer les choses. Il veut devenir un symbole d'espoir. Et, pour cela, il change de nom. Il devient Green Arrow.

    Les saisons d'Arrow ont toutes un thème précis qui se déroule aussi bien durant le présent que lors des flashbacks. Après l'identité et la famille cette saison nous parle d'espoir et de magie. Espoir car Oliver est à la recherche d'une identité qui lui permette non seulement d'offrir protection mais aussi espoir. Bien que Green Arrow soit considéré comme nécessaire il n'est pas suffisant. Ainsi, la série décide de jouer avec l'idée de placer Oliver en plein jour en tant que maire. Bien que l'on se demande qui pourrait bien voter pour lui (maire... sérieusement...) il est intéressant que la série considère que les personnes masquées ne peuvent pas offrir de l'espoir. Le second thème est la magie. Celui-ci avait fait ses débuts lors de la saison 3. Mais la saison 4 est remplie de magie. Le méchant principal est celui qui en use le plus. Même le cross over entre Arrow et Flash est basé sur la magie.

    Cependant, j'ai plusieurs problèmes avec cette saison. J'ai l'impression que la série a un peu oublié son identité. Il est sympa de faire de la magie à l'écran mais ce n'est pas une série qui parle d'occulte. C'est une série urbaine qui, lors de la première saison, plaçait un homme face aux mauvais comportements des élites économiques de la ville. Il serait bien que la série retrouve cette identité. De plus, j'ai du mal à croire que les citoyen-ne-s de Star City n'aient aucune idée de qui est Green Arrow. Oliver agit comme si la saison 3 n'avait jamais eu lieu mais personne n'est aussi naïf. Le même problème existe pour les flashbacks. Oliver n'a aucune difficulté à s'intégrer dans le groupe armé qu'il doit infiltrer. Pire, alors qu'un thème était annoncé celui-ci est finalement écrasé par la magie sans que cela ne rende l'histoire plus intéressante, bien au contraire. Bref, une saison qui oublie l'identité de la série.

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    *** La série perd son identité. Mais elle reste sympa.
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    Image : Allociné

    Site officiel

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  • Batgirl 2. Affaires de famille par Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr

    Titre : Batgirl 2. Affaires de famille
    Auteur-e-s : Cameron Stewart, Brenden Fletcher et Babs Tarr
    Éditeur : Urban 29 avril 2016
    Pages : 192

    Ce tome contient Batgirl sneak peek, batgirl 41-45 et batgirl annual 3 publiés dans Batgirl vol. 2: Family Business. Batgirl s'occupe de Burnside. Elle a réussi à mettre sous les verrous un voleur d'identités, des voleuses et une personne se faisant passer pour l'héroïne avant de détruire une Batgirl maléfique. Dans le même temps, elle a un nouveau travail avec des collègues et des amies tout aussi intelligentes qu'elle. Tout semble bien se passer. Mais il y a aussi un nouveau Batman dans le coin. Et il semble que celui-ci n'apprécie pas beaucoup la concurrence. Mais qui est-il ? Et comment agit-il ? Parallèlement, Barbara Gordon doit gérer un défi : organiser le mariage de son ancienne colocataire.

    J'avais beaucoup aimé le premier tome. On nous offrait une Barbare délivrée de la famille, jeune et qui réagit comme une jeune femme de notre époque : responsabilités, fêtes et amitiés. Ce second tome continue sur cette lancée. Alors que quelques numéros permettent d'introduire le nouveau Batman ou d'apprendre ce qu'a fait Barbara durant Endgame une bonne partie du tome est consacrée à une enquête précise. Celle-ci est un moyen de faire en sorte que Batgirl rencontre une bonne partie des membres de la famille. C'est parfois un peu tiré par les cheveux. Et les dessins sont modifiés selon l'univers dans lequel elle se trouve. Mais ça reste sympathique. J'aime toujours autant et je me réjouis de lire la suite.

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    **** Toujours aussi plaisant à lire.
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    Image : Éditeur

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  • Suicide Squad

    Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

    Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

    Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

    Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

    * Non, juste non !
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    ****
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    Image : Site Officiel

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  • Superman / Batman 2 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco

    Titre : Superman / Batman 2superman-batman-tome-2-270x406.jpg
    Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco
    Éditeur : Urban comics 4 mars 2016
    Pages : 336

    Ce tome contient les numéros 14-26 publiés dans Superman/Batman vol. 2. Superman et Batman font partie des trois héros les plus puissants et les plus apprécié des USA. Avec Wonder Woman ils protègent le monde des menaces humaines, méta humaines et aliens. Bien entendu, illes ne sont pas seul-e-s. Illes sont aidé-e-s par plusieurs groupes. Ce qui définit Batman et Superman provient de leur enfance. Mais que se passerait-il si, d'une part, les deux amis se retrouveraient seuls et si, d'autre part, leur enfance était modifiée ? La réponse à cette question se trouve dans ce tome. En effet, du jour au lendemain le monde change. La Ligue de Justice n'a jamais existé. Les héro-ïne-s sont pourchassés. Batman et Superman sont les maitres du monde. L'humanité n'a que deux choix : obéir ou mourir.

    Le tome précèdent, bien que loin d'être bon, partait sur de bonnes bases. Ce second tome est un échec monumental. Le problème n'est pas l'intrigue. Celle-ci aurait pu permettre une réflexion intéressante sur le destin et les conséquences des voyages dans le temps (ce ne serait pas inédit mais ça peut toujours être bien). Le problème est son traitement. En effet, le scénariste a décidé de passer très rapidement sur le monde alternatif des dictateurs Batman et Superman pour passer dans plusieurs mondes alternatifs. L'effet, durant la lecture, est un fouillis improbable de personnages et d'intrigues. Cela n'est pas aidé par la seconde partie du tome qui introduit un nouveau groupe dans un nouveau monde parallèle. Bien qu'il soit difficile de ne pas y comprendre une petite moquerie entre concurrents là aussi le traitement est défaillant. On ne comprendre pas grand-chose et, en fait, on se lasse très rapidement. Seuls les deux derniers numéros sont intéressants. Leur point commun est de s'attacher à un thème fort et de coudre autours. Dommage que le reste du tome soit si médiocre.

    *
    ** Non, juste non...
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    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman / Batman 1 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner

    Titre : Superman / Batman 1superman-batman-tome-1-270x416.jpg
    Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner
    Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
    Pages : 336

    Ce premier tome contient les numéros 1-13 ainsi que Superma/Batman secret files 1 publiés dans Superman/Batman vol. 1. Superman et Batman sont très différent. Alors que l'un incarne le jour, la justice et l'espoir l'autre est la nuit, la peur et la vengeance. Pourtant, ces deux personnages si différents sont amis. Les deux savent qu’un jour il pourrait être possible qu'ils se combattent. Et alors que l'un se prépare l'autre accepte et fait confiance. Dans ce tome les deux amis se trouvent mêlés à deux intrigues. Dans la première moitié du tome Lex Luthor est le président des USA. Durant son mandat il apprend qu'un astéroïde s'approche de la Terre et risque de détruire toute vie. Il décide donc d'arrêter Superman. Mais ce dernier n'est pas d'accord. Dans la seconde moitié du tome on en apprend plus sur l'astéroïde. En effet, une jeune fille y était cachée. Celle-ci déclare être la cousine de Superman. Alors que Superman est heureux de ne plus être seule Batman se demande si cela ne cache pas autre chose.

    Les deux intrigues de ce tome ont été adaptées en film d'animation. Je connaissais donc déjà l'histoire. Cependant, les comics sont un peu différents. On en apprend plus sur ce que fait vraiment Luthor. Kara Zor'el, elle, a un rôle beaucoup moins important. Une bonne partie de ce qu'elle fait dans le film est abandonné ce qui lui laisse un rôle beaucoup plus passif face à un Superman protecteur. Et, à mon avis, c'est dommage. Enfin, les deux parties de l'histoire sont mieux reliées que dans les adaptations. Et il semble que cela va continuer. Les dessins sont assez plaisants même si je me pose des questions en ce qui concerne certains costumes et certaines poses des personnages féminins. En bref, j'apprécie l'histoire mais il n'y a pas de surprise ni rien de particulièrement transcendant. Seulement, on nous offre deux héros très différents et j'aime bien voir de quelle manière chacun d'eux voit le monde et les actions entreprises.

    *
    **
    *** Ni mauvais, ni bon mais sympathique.
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    *****

    Image : Éditeur

  • Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gotham par Paul Dini et Dustin Nguyen

    Titre : Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gothampaul-dini-presente-batman-tome-3-270x418.jpg
    Auteurs : Paul Dini et Dustin Nguyen
    Éditeur : Urban comics 5 février 2016
    Pages : 344

    Ce tome contient les numéros 1-4, 7, 10-14 et 16-21 de Batman : Streets of Gotham. Batman a changé. Suite au combat contre Darkseid une nouvelle personne porte le manteau de la chauve-souris. Aussi bien la police que les criminelles se sont rendus compte de ce changement. Ceci permet quelques opportunités. C'est ainsi que le passé de Gotham refait surface. Et certains des ennemis les plus féroces du Batman décident de sortir de l'ombre afin de se servir. Mais la ville n'est pas isolée pour autant. De nombreux héro-ine-s étaient allié-e-s au Batman et pourraient avoir leur mot à dire.

    Ce troisième, et dernier, tome contient deux grosses intrigues. Mais seule une me semble intéressante. Nous avons aussi deux Batman qui se succèdent. La première intrigue place le Batman sur les traces d'un assassin d'enfant disparus. Cette histoire permet de donner un peu de profondeur à Damian tout en présentant un nouveau personnage. La seconde intrigue concerne Silence. Elle est bien plus longue et s'inscrit véritablement dans le tome. En effet, durant tous les épisodes la menace de Silence est palpable. Ce dernier a un plan afin d'accomplir, enfin, son but. Paul Dini utilise ce personnage afin de relier plusieurs fils tendus depuis longtemps tout en approfondissant fortement l'histoire des familles Wayne et Elliot en les liant à la mafia de Gotham. On observe les conséquences de vieilles querelles. Bien que ce tome soit encore très bon il est tout de même dommage que plusieurs événements ne soient pas plus approfondis. Le retour de Bruce Wayne se trouve dans une autre collection mais j'aurais aimé qu'il soit moins abrupt. De plus, un vilain des derniers épisodes est laissé à l'abandon au profit du Silence. J'ai donc beaucoup aimé ces trois tomes que je conseille.

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    ***** Un très bon tome 3 malgré quelques défauts.

    Image : Éditeur

  • Luthor, Lex par Brian Azzarello et Lee Bermejo

    Titre : Luthor, Lexluthor-270x407.jpg
    Auteurs : Brian Azzarello et Lee Bermejo
    Éditeur : Urban comics 11 mars 2016
    Pages : 160

    Ce comics contient les numéros 1-5 de Luthor : Man of steel. Depuis que Superman existe nous avons pris l'habitude de le considérer comme un héros. Un homme, à défaut d'être humain, capable de protéger le monde et l'humanité face aux dangers les plus grands de l'univers. Ses adversaires sont dépeints comme de dangereux criminels qui s'attaquent au plus grand des héros. Lex Luthor, lui, est décrit comme un businessman sans foi ni loi qui n'hésite pas à menacer pour atteindre ses buts. Il se lie aux pires criminels afin de faire tomber Superman. Et si ce n'était qu'une partie, fausse, de la vérité ? Et si Luthor n'était pas un vilain mais un humain qui tente de montrer ce qu'est vraiment Superman : une menace non seulement pour l'humanité mais aussi pour ses futures réalisations. Luthor serait-il le véritable héros ?

    Lex Luthor est un personnage que j'apprécie. J'ai cet avis en grande partie parce que je suis d'accord avec lui. Et j'attendais beaucoup du film Batman V Superman de ce point de vue. Malheureusement, on nous a servi un Luthor fade. Ce comics, un one shot, me permet d'avoir enfin accès au Luthor que l'on mérite. Un personnage qui allie cruauté, génie et business tout en justifiant ses actions par le bien commun. Un homme qui se trouve au-dessus de tout le monde mais qui pense être capable de comprendre celleux dont il dirige les destinées. Et, face à lui, un homme qui a été placé au-dessus de tout le monde et aux pouvoirs sans communes mesures avec les possibilités humaines. Un combat est inévitable. Ce comics dessine un Luthor tout en nuance mais dont le seul but est de protéger l'humanité même si cela implique qu'il perde tout. Bref, ce comics fait exactement ce que je souhaite pour un tel personnage.

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    **** Un très bon oneshot qui écrit un Luthor nuancé et avec lequel on pourrait être d'accord.
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    Image : Éditeur

  • The Flash saison 1

    Barry Allen est un jeune homme intelligent. Il travaille en tant qu'expert scientifique pour la police de Central City. Mais ce travail n'est qu'une couverture. En effet, il utilise son temps libre et son argent afin de trouver le meurtrier de sa mère. Lorsqu'il était encore enfant il a été témoin d'un phénomène impossible. Tellement impossible que la police n'y a pas cru un seul mot et a mis son père en prison. Mais Barry sait ce qu'il a vu. Et s'il veut prouver l'impossible il doit étudier les cas qui défient toutes explications. Cette quête est sans fin jusqu'à un jour précis. Alors qu'un scientifique local voit son travail exploser Barry Allen, lui, est frappé par la foudre et se réveille avec des capacités extraordinaires. Il n'est pas qu'un humain. Il est le Flash. Et sa nouvelle mission est de s'entrainer à utiliser ses pouvoirs tout en protégeant la ville contre les personnes qui ont des capacités extraordinaires.

    Flash se déroule dans le même monde qu'Arrow, il y a plusieurs liens entre les séries, mais là où Arrow est sombre jusqu'à la caricature Flash est lumineux. Alors que la série Arrow se déroule souvent la nuit Flash se déroule souvent en plein jour. Les personnages sont aussi très différents. Barry est jeune, insouciant et positif. Son seul but est d'aider les gens. Tandis qu'Oliver est mélancolique, un assassin et surtout pessimiste. Le problème principal de Flash est de placer le héros face à des adversaires sans consistances durant les épisodes. Il y a toujours le vilain de la semaine qu'il faut réussir à vaincre. Ainsi, il faut plusieurs épisodes avant que la gestion de prisonniers possédant des pouvoirs ne se pose et celle-ci n'est pas questionnée. Il n'y a que deux vilains qui valent la peine : Captain Cold et le Reverse Flash. Ce dernier est très intéressant et, jusqu'à la fin, on se demande ce qu'il pense vraiment. Bref, ce n'est pas une série qui révolutionne le genre. Mais on s'amuse bien et j'apprécie le héros principal ainsi que ses ami-e-s.

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    **** Rien de bien révolutionnaire mais j'aime bien les personnages et cet univers.
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    Image : Allociné

    Site officiel

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  • Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

    Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 3. Première partieinjustice-annee-3-1ere-partie-tome-5-270x406.jpg
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
    Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
    Pages : 144

    Ce tome contient Injustice. Gods among us year three 1-6. Superman a gagné la guerre contre les Green Lanterns grâce à ses alliés du corps de Sinestro. Le corps est brutalement atteint et tous ses membres humains sont morts ou ont trahis. Cependant, cette guerre n'a pas été sans conséquences sur le monde. Les dégâts sont importants et les corps jonchent les rues. Des civils innocents ont été tué par le déchainement de puissance de Superman et des Gardiens. Cette guerre a définitivement ouvert les yeux du monde sur celui qui fut un héros et mis à mal le camp de Superman. Un homme en particulier en a marre. Son nom est John Constantine. Il est très puissant et la guerre a mis en danger des personnes importantes à ses yeux. Il décide de lancer les forces de la magie contre le tyran Superman.

    Cette première partie pose de nombreuses questions. Bien entendu, il ne fallait pas longtemps avant que la magie soit utilisée. C'est l'une des rares faiblesses de Superman. Mais on se pose des questions sur de nombreux personnages. Le premier est le Spectre qui se range derrière Superman sans que l'on comprenne vraiment pour quelle raison. Les auteurs décident de laisser l'énigme irrésolue. Beaucoup de personnages sont laissés dans l'ombre tandis que la résistance est totalement oubliée. En fait, l'intrigue magique est trop importante pour laisser de la place. Et Constantine prend une place très importante qui empêche d'autres personnages de se faire une place au soleil.

    *
    **
    ***
    **** J'apprécie toujours autant la série bien que ce tome laisse dans l'ombre de nombreuses choses que je souhaiterais voir.
    *****

    Images : Éditeur

  • Injustice. Les dieux sont parmi nous. année 2, Première et seconde partie par Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

    Titre : Injustice. Les dieux sont parmi nous. Année 2, Première et seconde partie
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
    Éditeur : Urban comics 28 août 2015 et 9 octobre 2015
    Pages : 144 et 184

    Ces deux tomes contiennent Injustice : Gods among us year two 1-12 et Annual 1. La Terre subit une seconde année sous le règne de Superman. Nous n'en sommes pas encore à la dictature. Mais, Superman a prévenu les gouvernements du monde qu'il interviendrait dans les affaires politiques à l'aide d'une milice privée de superhumains. Ces derniers sont envoyés à Gotham sans l'assentiment de Gordon. C'est dans cette ville que la résistance décide de s'implanter malgré l'absence de Batman. De plus, les nouvelles règles de Superman ne sont pas passées inaperçues dans l'univers. Sinestro observe la Terre de près et se dit qu'il pourrait s'allier à cette nouvelle Ligue de justice. Mais cela implique manipulations et discrétion. Car les Gardiens de l'univers sont aussi au courant et souhaitent examiner les actions de l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

    La première année a permis de mettre en place les raisons derrière les décisions de Superman. Cette seconde année, en deux tomes, permet de placer définitivement Superman de l'autre côté de la ligne. Bien qu'il se présente encore comme un bienfaiteur ses actes et ses alliés permettent d'en faire une figure de plus en plus malsaine. Que ce soit la prise de contrôle de villes et de parlements ou encore le lien avec Sinestro, un terroriste. Ainsi, pour de nombreux personnages, le point de non-retour est atteint. C'est particulièrement le cas pour Hal Jordan. J'ai, encore une fois, adoré le personnage de Sinestro qui montre une capacité de manipulation tout à fait machiavélique. Bien que les dessins ne soient pas des plus beaux les combats contre les Green Lanterns sont superbes de puissance. Ces deux tomes sont dans la droite ligne des précédents et restent tout aussi bons.

    *
    **
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    **** Pas beaux mais intéressants avec un Sinestro bien écrit et des personnages aux actions qui ont de réelles conséquences.
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    Images : Éditeur tome 1 et tome 2

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  • Batman VS Robin

    Batman VS Robin se déroule chronologiquement après le film animé Son of Batman. Dans ce dernier on apprenait que Bruce Wayne a un fils avec Talia Al Guhl : Damian. Après quelques péripéties Damian décide de s'attaquer aux assassins de Deathstroke afin de se venger. Mais il revient dans la vision de son père et ne tue pas son ennemi. Batman VS Robin se déroule quelque temps plus tard. Damian a volé la batmobile afin d'enquêter sur des enfants enlevés. Alors qu'il combat le kidnappeur il rencontre une figure qui porte un masque de hibou. Ce dernier est un talon, un assassin de la cour des hiboux qui règne sur Gotham. Alors que la cour s'attaque à Bruce Wayne et à Batman Damian, lui, est séduit par Talon afin de suivre son instinct de tueur. La relation entre Bruce et son fils pourrait bien ne pas en sortir intacte.

    Quand on regarde un film animé DC on sait que l'on n'aura pas quelque chose de bien poussé. Ce sont souvent des adaptations d'intrigues plus poussées dans la version papier et transformées afin de donner un peu plus de place à l'action. L'intrigue de ce film emprunte à la fois au premier tome de Batman et Robin et à l'arc de la cour des hiboux publié en deux tomes. L'intrigue se concentre donc à la fois sur la lutte de Bruce pour garder le contrôle de Gotham et sur la tentation que subit Damian ainsi qu'à une relation difficile avec son père et son fils adoptif, Dick Grayson. Les intrigues sont très concentrées en perdent une grande partie de la substance des comics. Les deux points de l'intrigue sont trop importants pour être traités en aussi peu de temps et chacun vole à l'autre le temps nécessaire pour devenir vraiment intéressant. C'est donc un film dans la veine des animés DC : une bonne façon de passer le temps.

    *
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    *** Sympathique mais l'intrigue perd tout ce qui rend les comics géniaux.
    ****
    *****

    Image : Allociné

    Site officiel

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  • Infinite crisis 5. Crise infinie par Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez

    Titre : Infinite crisis 5. Crise infinieinfinite-crisis-tome-5-270x416.jpg
    Auteur-e-s : Geoff Johns, Greg Rucka, Gail Simone et Phil Jimenez
    Éditeur : Urban comics 1 avril 2016
    Pages : 320

    Ce cinquième, et dernier, tome contient Infinite crisis 5-7, Rann-Thanagar war special 1, OMAC projet special 1, Villains united special 1, Superman 226, Action comics 836, Adventures of Superman 649. Ça explose dans tous les sens. La guerre interstellaire entre Rann et Thanagar implique toutes les espèces pensantes de l'univers autours d'un événement cosmique inconnu et destructeur. Les héro-ïne-s humain-e-s décident de s'en mêler. Mais la Terre elle-même est danger. De nombreux complots attaquent en même temps afin de déborder les héro-ïne-s et laisser Alexander Luthor terminer son plan majeur : créer à nouveau un multivers afin de trouver la Terre parfaite et de détruire les autres. Le monde magique est mis à mal, les vilain-e-s de la Terre entière s'échappent et pendant ce temps les Supermen se combattent alors que Superboy prime devient de plus en plus agressif.

    Ce pourrait être une énorme explosion de personnages. Ça l'est en partie. De nombreuses scènes montrent des centaines de personnages se combattre et mourir. Les morts ont pu d'impacts car on ne connait pas ses personnages et on ne les a pas suivis. Leurs morts ne permettent que de montrer l'atmosphère de guerre. Heureusement, certaines scènes sont plus intimes. En ce qui concerne Superman Terre 1 et Superman Terre 2 des numéros entiers sont dédiés à leur combat. Celui-ci prend la forme aussi bien d'une destruction physique que de la tentative de comprendre son adversaire en apprenant quel a été sa vie. Ceci permet de donner une vision étrange de plusieurs réalités dans lesquels rien ne se déroule bien et dans lesquels Superman pourrait bien devenir un tyran. J'ai beaucoup apprécié les dernières planches même si elles ne sont plus d'actualité.

    *
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    *** Ce dernier tome est surtout l'occasion de faire combattre tout le monde. Heureusement il y a quelques intrigues plus intimistes.
    ****
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    Image : Éditeur

  • Infinite crisis 4. Les survivants par Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez

    Titre : Infinite crisis 4. Les survivantsinfinite-crisis-tome-4-270x416.jpg
    Auteur-e-s : Geoff Johns, Bill Willingham, Amanda Conner et Phil Jimenez
    Éditeur : Urban comics 27 novembre 2015
    Pages : 336

    Ce tome contient Infinite crisis 1-4, Day of vengeance special 1, JSA classified 1-4 et Infinite crisis secret files 1. Les introductions sont terminées. Il est l'heure d'entrer dans le vif du sujet. Le rocher de l'éternité a explosé au-dessus de Gotham libérant des horreurs sur la ville, l'univers a changé de centre tandis que les guerres interstellaires se multiplient, la ligue de justice n'est plus et la Tour de garde a explosé. En gros, ça ne se passe pas très bien. Depuis le premier tome on nous répète que l'univers, et la Terre, sont de pire en pire. Les héro-ïne-s se comportent comme des vilain-e-s et ces derniers sont plus dangereux que jamais alors qu'illes se sont regroupés au sein d'une organisation commune. Celle-ci a déclaré la guerre. Mais tous ces événements pourraient faire partie d'une même et vaste conspiration. Qui en serait capable ?

    Ce tome contient trois choses. Tout d'abord on nous offre une conclusion sur l'arc day of vengeance. Ceci nous permet de mieux comprendre ce qui arrive au monde de la magie et de terminer la confrontation avec le Spectre. On nous offre aussi plusieurs numéros sur Power Girl. Ceux-ci permettent de réintroduire le personnage mais aussi d'offrir une explication à sa continuité chaotique. Cette explication permet d'introduire le sujet d'Infinite Crisis tout en soumettant Power Girl a une pression psychologique insoutenable. C'est enfin ce dernier arc qui débute dans ce tome. Après trois tomes qui introduisent les différents événements on sait enfin ce qui se cache derrière tout cela. Les différents numéros sont souvent spectaculaires et permettent d'expliquer comment des personnes censées agir pour le bien dérapent vers le meurtre. L'exemple parfait est Superboy Prime qui perd, petit à petit, toute conscience morale mais qui se considère souillé, et donc il n'est pas responsable, par une terre et des héro-ine-s imparfait-e-s. Il n'y a plus qu'à terminer cette crise avec le cinquième et dernier tome.

    *
    **
    ***
    **** On n'a pas beaucoup de temps pour réfléchir car les numéros vont très vites. On en sort avec une impression de catastrophe imminente et sans espoir.
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    Image : Éditeur

  • Harley Quinn 2. Folle à lier par Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin

    Titre : Harley Quinn 2. Folle à lierharley-quinn-tome-2-270x439.jpg
    Auteurs : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti et Chad Hardin
    Éditeur : Urban Comics 12 février 2016
    Pages : 232

    Ce second tome contient les numéros 9-13, futures end 1, annual 1 et Harley Quinne invades Comic-Con international San Diego publiés dans Harley Quinn : Power outage. Il est difficile de résumer Harley Quinn. Ça part dans tous les sens et, d'ailleurs, ça n'a pas de sens. Ce second tome contient plusieurs courtes intrigues dont certaines n'ont lieu que durant un seul numéro. On retrouve Harley à New York dans son immeuble. Mais elle n'y reste pas longtemps. En effet, elle doit sauver son amie, et amante, Poison Ivy. Celle-ci est enfermée dans Arkham la prison la moins bien gardée du monde. Elle a à peine le temps de rentrer qu'elle est kidnappée par son plus grand fan qui ne veut que l'enfermer dans une cage. Et enfin, elle doit s'occuper de Power Girl. L'amnésie de cette dernière donne l'idée à Harley de lui faire croire qu'elles sont un couple d'héroïnes.

    Ce tome, comme le premier, part dans tous les sens. J'ai plutôt bien aimé avoir autant de personnages féminins haut et en couleur qui doivent survivre à des situations abracadabrantes. Il ne faut d'ailleurs pas vraiment chercher de logiques dans les intrigues. J'ai apprécié le futures end qui permet à Harley de retrouver le Joker et de lui rendre la monnaie de sa pièce. Bien que les épisodes autours de Power Girl soient assez drôle je trouve que les blagues autours de la poitrine de Power Girl auraient pu être beaucoup moins nombreuses (voir être absente). Elles sont à la fois lourdes et absolument pas drôle. Ce tome est rempli de références et de bris de quatrième mur ce qui est assez réussi.

    *
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    *** Dans l'ensemble j'ai plutôt apprécié mais il manque une véritable intrigue.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Batman V Superman dawn of justice

    Batman V Superman commence 18 mois après la guerre des kryptoniens sur Terre. Cette guerre entre 4 personnes avait détruit une ville entière en 1 heure à tous casser. Près de dans ans après Superman continue à aider les personnes. Il sauve des gens de la noyade, des explosions, des balles, etc. Mais ses actions sont questionnées par un comité du Sénat chargé d'étudier les dangers et les points positifs de l'existence de Superman. Il est accusé d'agir sans ne répondre devant personne de ses actes et de mettre en danger des personnes voir même de les assassiner. Pendant ce temps, le Batman continue son ancienne croisade contre le crime. Cependant, ses méthodes ont évolué. Il n'hésite pas à torturer voir à tuer sans se poser de questions. De plus, le Batman considère Superman comme une menace qu'il faut éliminer si l'humanité souhaite survivre. La confrontation est inévitable et personne ne sait qui vaincra.

    Spoilers alerts, le film est mauvais. J'avais déjà entendu des échos très négatifs ce qui m'a permis de me préparer. Et ces échos avaient raisons : le film est un échec. J'ai tout de même apprécié mais surtout parce que je n'en attendais plus rien. Donc tout ce qui était positif était une surprise alors que le négatif était attendu. Il y a plein de problèmes dans tous les sens. Premièrement, les personnages ne sont pas attachants. On a un tyran d'un côté et un assassin qui torture de l'autre. À cela il faut ajouter des personnages féminins dont les seules raisons d'être sont d'être sauvées par les mâles (Lois Lane est sauvée quatre fois). Seule Wonder Woman, Diana Prince, sort du lot et on ne la voit que trop peu. Et on a aussi un Lex Luthor raté. Lex est censé être un génie, voir un savant fou, dont les méfaits ne peuvent jamais lui être imputé. Ce que j'aime dans le personnage de Lex c'est qu'il pourrait avoir raison. Dans ce film il n'est rien et il ballade un homme censé être le meilleur détective du monde... Il y a, bien entendu, d'énormes incohérences dans le "scénario" et il serait trop long de toutes les lister mais la pire et la facilité pour Bruce de faire de l'espionnage industriel chez Lex.

    On pourrait passer outre tout ceci. Après tout c'est une adaptation donc modifier des personnages et des intrigues est normal et même salutaire. On peut aussi pardonner les incohérences et les trous dans le scénario si le reste fonctionne bien. Malheureusement, il y a un énorme problème dans le montage de ce film. On commence par plusieurs scènes qui se déroulent dans trois époques différentes sans que rien ne nous soit expliqué. Il est très difficile de comprendre de quoi on nous parle et ce que l'on nous montre d'autant plus que les transitions sont extrêmement abruptes. De plus, l'intrigue concernant l'abus supposé de pouvoirs dans le cadre d'une démocratie est intéressante mais totalement abandonnée avant même qu'elle ne commence à prendre un intérêt. On aurait pu y poser des questions qui auraient rendu le film bien meilleur mais tout cela explose au profit du combat. Ce dernier est bien mis en scène mais sa conclusion est ridicule et débouche un changement incompréhensible. Le film a donc de gros problèmes de transitions et dans le fonctionnement de ses intrigues ce qui le rend presque incompréhensible.

    *
    ** Je ne déteste pas ce film. Mais il est mauvais. En plus je n'aime pas la 3D
    ***
    ****
    *****

    Image : Site officiel

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  • Green Arrow 3. Brisé par Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan

    Titre : Green Arrow 3. Briségreen-arrow-tome-3-270x417.jpg
    Auteurs : Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Denys Cowan
    Éditeur : Urban Comics 16 octobre 2015
    Pages : 112

    Ce tome contient les numéros Green Arrow 32-34, Green Arrow : futures end 1 et Secret origins 4. Pour terminer le run de Lemire Urban nous offre un tome très court qui, outre deux épisodes spéciaux, ne contient que trois numéros. Le Secret Origins permet de dépeindre à nouveau qui est Oliver Queen et comment il est devenu Green Arrow. Il n'y a rien qui change face à ce que l'on connait déjà. Le Futures End prend place 5 ans dans le futur alors que Oliver découvre ce que fait Cadmus aux héros réfugiés de Earth 2. Les trois autres numéros débutent peu après qu'Oliver ait vaincu les Outsiders et refusé de prendre la tête de la Flèche. Seattle est à feu et à sang tandis qu'un nouveau criminel a pris le contrôle des mafias et de la ville. Mais son bu est bien plus personnel qu'il ne parait. Il veut faire souffrir Green Arrow. Mais il sous-estime ce dernier.

    Je ne parlerais pas des deux épisodes spéciaux qui se déroulent soit dans le passé soit dans le futur lors d'évènements que je ne connais pas. Les autres épisodes ne sont pas inintéressants mais terminent de manière un peu trop brusque le run. En trois épisodes Green Arrow doit se défendre face à une attaque, échouer face à Dragon qu'il doit comprendre et réussit à le vaincre. Tout ceci aurait pu prendre un peu plus de temps à se mettre en place afin de véritablement briser Oliver Queen ce qui aurait justifié le titre. En l'état tout est résolu en 1 heure à peine. Par contre, je trouve intéressant que Oliver Queen et Green Arrow changent de méthodes. Au lieu de réagir et de poursuivre il décide d'agir et d'aider les victimes. C'est un changement intéressant puisque les deux autres tomes ne laissent absolument aucune place aux victimes ni au futur d'Oliver. Il reste à voir comment cela sera utilisé ensuite.

    *
    **
    *** Une fin de run trop précipitée pour être bonne.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Grayson 1. Agent de Spyral par Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney

    Titre : Grayson 1. Agent de Spyralgrayson-tome-1-270x426.jpg
    Auteurs : Tom King, Tim Seeley, Mikel Janin et Stephen Mooney
    Éditeur : Urban Comics 6 novembre 2015
    Pages : 232

    Ce premier tome contient les numéros Grayson 1-8, Annual 1 et Secret origins 8. Nightwing est mort. Plus précisément, il est mort lors de l'évènement Forever Evil après avoir été démasqué devant les caméras. Non seulement Nightwing est mort mais Dick Grayson l'est aussi. Cependant, il a survécu. Batman en profite pour lui demander d'infiltrer l'organisation Spyral. Pour cela Grayson voyage dans le monde entier afin d'attirer l'attention des espions de Spyral tout en luttant contre une organisation terroriste. Lorsqu'il est recruté on lui offre une nouvelle identité et surtout un moyen de cacher son visage au monde entier. Et on lui demande de retrouver les organes de parangons. Un être qui possédait les pouvoirs de la Justice League et dont les organes ont été disséminés dans le monde. Mais Grayson ne doit pas oublier qu'il n'est pas un vrai agent.

    Bien que j'avais apprécié les Nightwings les intrigues avaient deux faiblesses : elles étaient trop liées à Batman et jamais le personnage ne reçoit la chance de vivre pour lui-même. Donc, je me demandais ce qui allait arriver dans un tome qui commence après la mort de Dick Grayson et la fin de son identité de Nightwing. Les auteurs promettent une histoire d'espionnage sexy et sympa à suivre. Et je pense que cela est réussi. Bien que l'intrigue principale n'avance que peu l'intrigue secondaire du tome est réussie. On voit le directeur de Spyral récolter de plus en plus d'informations tandis que Dick Grayson en apprend plus sur ce monde nouveau pour lui. Par exemple, il commence à connaitre Midnighter que j'espère il verra plus souvent encore. L'intrigue montre aussi à quel point le passage de héros à espion change les règles. Dick Grayson ne tue pas et aime être admiré. Mais un espion doit se cacher et tuer si nécessaire. Ce tome essaie de montrer comment Dick Grayson tente de ne pas changer ses opinions malgré la pression de ses supérieur-e-s et collègues. En conclusion j'ai beaucoup aimé ce comics frais et sympathique à lire. Je me réjouis de la suite.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Un très bon premier tome.

    Image : Éditeur

  • Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orange par Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque

    Titre : Geoff Johns présente Green Lantern 7. Agent orangegeoff-johns-presente-green-lantern-tome-7-270x404.jpg
    Auteurs : Geoff Johns, Ivan Reis, philip Tan, Eddy Barrows et Raphael Albuquerque
    Éditeur : Urban Comics 26 février 2016
    Pages : 176

    Ce septième, et dernier, tome contient les numéros 38-42 édités dans Green Lantern : Agent orange. Dans le dernier tome les green lanterns sont attaqués par le corps de Sinestro ainsi que par les nouveaux red lanterns alors que Sinestro était déplacé sur sa planète d'origine afin d'être exécuté. Après quelques péripéties Hal Jordan se retrouvait possesseur de deux anneaux : un vert et un bleu. Mais les deux ne fonctionnent pas très bien ensemble. Les Gardiens n'ont pas le temps d'examiner le problème qu'un ancien mal décide de se réveiller : Larfleeze. Au début de l'univers ce dernier avait reçu le système Vega de la part des gardiens en échange d'une boite et du contrôle de la lumière orange de l'avarice. Mais les incursions répétées des green lanterns l'ont fâché. Le corps part en guerre. Mais, dans l'ombre, quelque chose se prépare.

    Ce dernier tome est assez mince dans tous les sens du terme. Il est court et je me suis demandé s'il n'aurait pas été possible de l'inclure dans le dernier. D'autant plus que son intrigue n'est pas assez différente du précèdent pour justifier une coupure. Hal Jordan en passe par toutes les couleurs. On se demande s'il souhaite vraiment en rester avec les gardiens. D'ailleurs, je trouve son refus de discuter avec les blue lanterns peu compréhensible. Ce refus est relié à des positions plus ou moins philosophiques sur le lien entre volonté et espoir. Larfleeze est beaucoup moins intéressant que dans Blackest Night. Dans Blackest Night il est drôle et chacune de ses apparitions est un régal. Dans ce comics, par contre, il n'est qu'un simple glouton. Je suis donc un peu déçu par ce dernier tome peu utile.

    *
    ** Court, dispensable, une intrigue sans intérêt.
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Flash 3. Guerre au gorille par Francis Manapul et Brian Buccellato

    Titre : Flash 3. Guerre au gorilleflash-tome-3-270x416.jpg
    Auteurs : Francis Manapul et Brian Buccellato
    Éditeur : Urban Comics 28 août 2015
    Pages : 168

    Ce tome contient les numéros 13-19 publiés dans The Flash volume 3 : Gorilla warfare. Barry Allen, le Flash, a eu une année difficile. Il apprend que ses pouvoirs sont responsables du blackout de Central City pour ensuite perdre des citoyen-ne-s dans un lieu en dehors du temps. Il est envoyé dans une cité gorille dont le roi tente de le tuer pour ensuite enfin revenir chez lui. Mais sa compagne déteste Flash et croit Barry mort tandis que les Lascars veulent se venger. Et tout cela se déroule juste avant l'invasion de Grodd. Ce dernier a repris son royaume et il attaque Central City afin de voler les pouvoirs de Flash. La police est dépassée et seuls les Lascars peuvent agir. Les civils sont enlevés et l'armée ne peut pas réagir. De plus, Grodd est bien plus puissant que prévu. Comment Flash pourra-t-il le vaincre ?

    Ce tome conclut un peu les intrigues précédentes. Lorsqu'on le termine le Flash est à nouveau un héros aux yeux de sa ville. Cette conclusion termine rapidement le rapport avec les Lascars tandis que le combat avec Grodd est bien plus long. Je le trouve même un peu trop long. Celui-ci n'a pas beaucoup d'intérêt et je trouve dommage de ne s'être intéressé un peu plus aux Lascars ainsi qu'aux réactions des différentes personnes. Le tome se termine sur le lancement de ce qui semble être deux nouvelles intrigues dont je ne sais pas encore grand-chose. Au final c'est assez bon pour passer un moment sympathique.

    *
    **
    *** Loin d'être mauvais mais pas génial non plus. J'apprécie particulièrement les dessins de Francis Manapul.
    ****
    *****

    Image : Éditeur