09/02/2017

Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4) par Terry Pratchett

Titre : Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Les Sorcières de Lancre sont parties en voyage détruire les contes de fée. Après près de 8 mois la rumeur s'amplifie. Les trois sorcières sont de retour! Le roi Verence II ne perd pas de temps et explique à Magrat que leur mariage est déjà organisé. Cette dernière n'a qu'une seule chose à faire: devenir une reine. Cette quête est facilitée par son abandon de la carrière de Sorcière. Mais être reine n'est, peut-être, pas exactement ce qu'elle imagine. D'autant que son futur mari ne semble pas réellement savoir ce qu'il veut. Les deux autres Sorcières, Nany Ogg et Esme Wheatherwax, rentrent tranquillement et décident de reprendre leur vie normale. Mais elles apprennent rapidement que de nouvelles Sorcières vivent à Lancre. Non seulement elles sont jeunes, portent du vernis à ongle noir et se croient plus éduquées mais, en plus, elles dansent nues la nuit. Ce pourrait être acceptable si leur danse n'avait pas lieu près d'un lieu magique connu pour son lien avec les elfes.

Que dire ce quatorzième tome? Je l'ai dit auparavant, j'aime bien les histoires des Sorcières. Elles sont plus drôles que la moyenne et particulièrement bien écrites. Il fallait bien que je sois déçu à un moment donné. Ce tome avait tout pour plaire. Il prend pour thème principal les elfes et, en tant que fan de Tolkien, je ne peux qu'aimer que l'on parodie un peu ces êtres. En effet, chez Tolkien les elfes sont des êtres immortels d'une grande sagesse et d'une grande force aussi bien physique que guerrière. Ce sont, en tout, nos supérieurs mais ils n'agissent pas ainsi. Pratchett décide d'aller dans un autre sens. Il garde l'idée de l'immortalité et de la beauté mais il en conclut que les elfes auraient une psychologie très différente. En effet, pour Pratchett les elfes se savent supérieurs et donc agissent avec les autres êtres pensant en tant que chasseurs qui aiment le plaisir de la douleur. En quelque sorte, se savoir être supérieur implique de voir toutes les autres personnes comme des inférieures. De plus, l'immortalité est considérée, par l'auteur, comme un problème. Loin de permettre la sagesse celle-ci implique une forme d'enfance permanente.

Un second thème concerne le rôle d'une personne et, plus précisément, d'une femme. Magrat est une Sorcière. Mais, dans ce tome, elle abandonne rapidement son travail. Cependant, Magrat découvre que le métier de reine est très différent. Elle n'aide pas les personnes qui ont besoin d'elle. Au contraire, elle tente, difficilement, de s'occuper tout en sachant que son destin sera d'élever des enfants. Pour mieux créer le contraste, elle est entourée de personnages qui sont, elleux, fortement impliqué-e-s dans un métier (au point d'en être ridicule). Il est intéressant que ce n'est que tardivement que Magrat se découvre un rôle et ce en décidant de faire le contraire de ce qui est attendu. Bien que ce livre soit intéressant il ne m'a, malheureusement, pas autant plus que les autres tomes. Il manque un je ne sais quoi pour le rendre bon et me faire rire.

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*** Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce livre malgré de bonnes idées.
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02/02/2017

Small Gods (Discworld 13) par Tarry Pratchett

Titre : Small Gods (Discworld 13)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400

Absolument tout le monde sait que la Terre est plate et que de nombreuses divinités se partagent les cieux. Personne ne remet en cause ces faits vérifiés par des années d'expériences personnelles et scientifiques. Pourtant, un pays entier conteste cela. Tout un pays, sous un régime théocratique, se base sur un seul livre révélé pour décider que le reste du monde à tort. Alors qu'ouvrir les yeux suffit pour comprendre que le monde est plat et que les divinités existent ce pays annonce que le monde est rond et qu'il n'y a qu'un seul dieu: Om. Pire encore, les prêtres de ce pays décident qu'il est normal et même salutaire d'organiser l'exportation de leur doctrine par la grâce des armes. Cependant, l'un des apprentis de l’Église, Brutha, découvre, sur son chemin, une tortue. Celle-ci lui annonce être le dieu Om. Pire encore, il semble que cet apprenti soit le dernier véritable croyant du pays. Le pauvre Brutha a beaucoup à apprendre sur les divinités et sur son Église.

Le thème de ce treizième tome est transparent: la religion. Pour Pratchett, la religion ne découle pas des divinités. Ce sont les divinités qui découlent de la religion, des croyances. Le pouvoir des croyances est, d'ailleurs, régulièrement utilisé par Pratchett dans ses livres (ainsi que les clichés de la littérature et du cinéma). Malgré une mécanique huilée et comprise par les personnes qui lisent les tomes du Disque-Monde il pourrait être délicat de s'attaquer à un thème pareil sans risquer de heurter beaucoup de personnes. D'autant que Pratchett s'attaque directement, et sans se cacher, à l’église catholique. Ainsi, par exemple, on trouve une inquisition ainsi que des prophètes, des lois divines et un livre révélé. Bien que l'exercice soit difficile Pratchett réussit très bien à mener son intrigue pour se moquer de tout le monde tout en faisant bien attention à ne pas s'attaquer unilatéralement à une seule personne. Ainsi, ce sont plutôt les actes des personnes et des institutions au nom d'une religion qui sont moqués moins que la croyance.

Un second thème pourrait être la science. En utilisant un royaume précédemment mis en place, Éphèbe qui parodie la Grèce antique, l'auteur se moque non seulement des scientifiques mais critique aussi leur utilité. Les philosophes, dans le monde de Pratchett, se contente de parler dans le vide sans réfléchir à ce que l'autre personne a dit dans le cadre de banquets somptueux. Ils écrivent des livres qui ne sont pas censé être lus. Malgré cela, certains personnages ont conscience du problème et permettent de réutiliser des citations célèbres. C'est le cas de Didactylos. Son apprenti, par contre, incarne l'aveuglement de la science face à l'utilisation que l'on peut faire des découvertes. Il crée un outil mais ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences qui peuvent en découler avant qu'il ne soit trop tard.

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**** Un très bon treizième tome que j'aurais tendance à conseiller aux personnes qui souhaitent lire Pratchett sans, pour autant, souhaiter entrer dans un cycle précis
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29/01/2017

Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3) par Terry Pratchett

Titre : Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 368

Les sorcières sont censées être de vieilles femmes. Il est donc peu étonnant que la profession n'attire pas vraiment de jeunes talents. Il est encore moins étonnant de savoir que les sorcières ont une tendance à mourir bien qu'elles s'y préparent puisqu'elles ont la malchance de connaître le moment de leur mort. L'avantage c'est que l'on évite les conflits familiaux et entre ami-e-s puisque la défunte peut envoyer les biens qu'elle souhaite léguer en avance. C'est exactement ce qu'une sorcière a fait dans le petit royaume de Lancre. Mais ce bien n'est pas une simple pendule. Non, c'est une baguette. Une baguette qui désigne la personne qui la reçoit comme une marraine la fée. Et la personne qui a reçu cette baguette est la plus jeune sorcière du coin: Magrat. Et, rapidement, elle apprend qu'une jeune fille a besoin d'elle dans un royaume magique et lointain. En effet, on essaie de la marier de forcer à un prince.

Le premier thème, le plus important, de ce livre est l'importance des histoires. Ce douzième tome est rempli de références aux contes que nous sommes nombreux et nombreuses à connaître. Pratchett en rit à de nombreuses reprises alors qu'il nous illustre les problèmes de ces histoires et des clichés qui en sortent. Mais Pratchett semble aussi nous expliquer qu'il ne faut pas sous-estimes l'importance et la force d'une bonne histoire. Car celle-ci peut très bien devenir plus importante que la réalité. C'est une mise en garde que l'on doit garder en tête aussi bien face aux journalistes que face aux politiques.

Un second thème, à mon avis, est la liberté. Ou, plus précisément, le libre arbitre. Une partie des dialogues des Sorcières concerne l'usage de la magie. Alors que Magrat souhaite l'utiliser pour améliorer le monde les deux autres, plus âgées, ne veulent pas utiliser la magie. Selon ces dernières, la magie ne peut pas aider. Pour mieux expliquer cette idée Pratchett construit un royaume magique tenu par une Sorcière qui essaie de rendre absolument tout le monde heureux en leur offrant une vie parfaite et une fin heureuse. La ville est magnifique et propre mais surtout elle est remplie de gardes. Ainsi, Pratchett nous montre que même les souhaits les plus bénins, rendre les gens heureux, peuvent devenir mauvais si l'on refuse le libre arbitre à ces même personnes.

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***** Encore un tome sur les Sorcières que j'apprécie bien plus que le reste!

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28/01/2017

Reaper man (Discworld 11, Death 2) par Terry Pratchett

Titre : Reaper man (Discworld 11, Death 2)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 352

Dans l'ensemble du multivers il existe une règle simple. Il y a des choses vivantes et des choses mortes. Pour que cet ordre naturel, et le fonctionnement de la réalité, soient maintenus il existe des êtres spécifiques. Celleux-ci ne sont pas des individus mais des manifestations qui peuvent être plus ou moins anthropomorphique. L'une de ces manifestations est la Mort. Depuis le début des temps la Mort se charge de guider les vivant-e-s d'un état à un autre. Cependant, certains êtres mettent en question son travail. Ne serait-il pas trop proche des vivant-e-s? Ne remet-il pas en question son travail? Pire, est-ce que la Mort possède une personnalité? Ainsi, il est décidé qu'il est temps que la Mort prenne sa retraite et jouisse d'une vie pendant que l'ordre naturel se charge de créer un-e remplaçant-e. Mais qu'elles sont les conséquences de l'absence de la Mort sur le cours de la vie? Le Disque-Monde va bientôt l'apprendre alors que des événements inexpliqués commencent à se manifester.

Le personnage de la Mort, dans les romans de Pratchett, lui permet de parler de la vie. En effet, quoi de mieux que l'absence de vie pour mettre en avant l'importance de celle-ci. Ainsi, la Mort, quand elle apprend sa fin prochaine, décide de faire exactement ce qu'il voit les humain-e-s faire tous les jours. Il essaie de faire l'expérience de la vie. Et, apparemment, la vie c'est le travail, les ami-e-s et l'amour. Pour mieux mettre en avant tout cela Pratchett décrit un second personnage, Windle Poons. Ce dernier est mort mais, sans la Mort, revient dans son corps et décide de se remettre à vivre après avoir tenté plusieurs méthodes de suicide. Son intrigue permet aussi d'introduire une petite gifle aux centres commerciaux caractérisés de parasites. Ce dernier bien m'a bien fait rire et je pense que nous serons tous d'accord avec Pratchett!

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**** Un dixième livre au thème particulièrement bien traité selon moi
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22/01/2017

Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1) par Terry Pratchett

Titre : Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
Pages : 400

Le Disque connaît les livres ainsi que le théâtre. Il y a des voleurs, des assassins, des sorciers et des marchands. Mais le Disque n'est pas très avancé et des légendes parlent de civilisations anciennes disparues malgré des réussites extravagantes. Il y a aussi une guilde assez pauvre et peu connues car méprisée par tout le monde. Ce sont les alchimistes. Ils ne font pas vraiment de la magie et préfèrent passer leur temps à remplir des fioles entre deux explosions inattendues. Mais, soudain, l'un d'entre-eux réussit enfin à créer un truc nouveau. Ce n'est absolument pas ce que la profession cherchait mais cela pourrait transformer quelque chose en or. Du moins ils ont en l'impression. Mais les alchimistes préfèrent ne pas être trop visibles par les sorciers qui n'aiment pas trop voir d'autres personnes faire ce qui pourrait être de la magie. C'est ainsi que la ville d'Holly Wood est créée. Rapidement, un grand nombre de personnes se sentent inexplicablement attirés par elle et par ce qui semble être le seul métier disponible: faire semblant de faire quelque chose face à une boite qui fait clic.

Pratchett n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend quelque chose que l'on connaît bien puisqu’il place celle-ci dans son univers afin de la transformer en autre chose de reconnaissable mais bien différent. En l’occurrence, il ne faut pas avoir fait de longues études pour savoir de quoi parle Pratchett. Et il en parle très bien. Il réussit, en un seul livre, à résumer ce qui fait le cinéma aussi bien en négatif qu'en positif (mais surtout en négatif). Tout est construit pour donner une impression de frivolité et d''absurdité dont les personnages principaux, Victor et Ginger, voient parfaitement. Une ville entière est construite autour d'une seule idée. Des personnes y viennent mais ne savent pas vraiment pourquoi. Elles savent seulement qu'il faut être pris, que c'est leur seul chance d'être quelqu'un! Bref, Pratchett nous parle de l'absurdité du star system. Il parle aussi de la manière de construire les films. Alors que les premiers sont de courts métrages éducatifs on passe rapidement à des films de plus en plus long, cher et surtout explosifs mais avec toujours la même histoire de base (un peu comme le Marvel Cinematic Universe). Et comme ce n'était pas assez, Pratchett termine son gâteau en le parsemant de références au cinéma. Des références bien trop nombreuses pour que je puisse toutes les citer et surtout pour que je puisse les reconnaître toutes.

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**** Pour l'instant, l'un des tomes que je le plus aimé.
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20/01/2017

Eric (discworl 9, Rincewind 4) par Terry Pratchett

Titre : Eric (discworl 9, Rincewind 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Orion 4 mars 2000
Pages : 160

Rincewind n'a pas de chance. Après s'être attaqué au Sourcier avec une simple chaussette et une brique il s'est retrouvé coincé dans un autre monde rempli de créature qui ne souhaite que torturer. Tout le monde le pensait mort et tout le monde semblait l'avoir accepté. Du moins jusqu'à ce que son fantôme semble hanter les bâtiments de l'Université Invisible. Il se trouve que quelqu'un souhaite invoquer un démon et que, par un hasard absolument improbable, il soit tombé sur Rincewind. À présent, l'invocateur, Eric, souhaite que Rincewind lui accorde trois vœux. Et à la grande horreur de ce dernier il semble être capable de les accorder.

Je crois que je n'ai pas de chance avec Rincewind et le personnage commence à m'énerver autant qu'il énerve la Mort. Dès que je tombe sur lui je tombe sur un livre que je n'apprécie pas beaucoup. Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire. Pratchett décide de rire un peu de Faust et décide de placer trois vœux dans les mains d'un magicien incapable face à un invocateur adolescent. Le voyage de ces deux personnages aurait dû marcher. En effet, Pratchett les emmène dans différents lieux et époques. Que ce soit une civilisation du type aztèque ou un retour vers la guerre de Troie (enfin... son équivalent sur le Disque-Monde) ou encore les débuts de l'univers! J'aurais dû aimer. Mais ça n'a pas marché. Il n'y a qu'une seule chose que j'ai appréciée. C'est la manière dont Pratchett décrit l'Enfer. Il en fait une administration parfaitement efficiente dans le cadre d'une entreprise avec des plantes en pot qui ne sont pas réelles, des murs horribles et surtout un open space. J'en ai encore des frissons.

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*** Je n'ai vraiment pas aimé malgré de très bonnes idées.
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Guards! Guards (discworld 8) par Terry Pratchett

Titre : Guards! Guards! (Discworld 8)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 432

Dans la ville d'Ankh-Morpork le crime est légal. Les différentes guildes de criminels sont chargées d'éviter qu'il n'y ait trop de meurtres et de vol grâce à un système complexe de bons et de quotas. Et tout ceci marche beaucoup moins que la garde qui ne réussissait qu'à peine à réduire les crimes. Depuis, les gardes sont détestés et méprisés par tout le monde. Ce n'est plus un honneur mais une punition. Sauf qu'un jeune homme décide d'entrer volontairement. Pire encore, il se met à arrêter des personnes qui commettaient des crimes en toute légalité! Les autorités sont démunies face à cette vague d'arrestations sans précédents! Et alors que les complots, les meurtres et les vols continuent dans une ville en proie à la peur d'un seul garde un crime abominable a lieu. Le libraire de la bibliothèque de l'université invisible se rend compte qu'on lui a volé un livre.

Au début du livre Pratchett décide de rendre honneurs aux garder des livres et films que l'on voit si souvent mais si peu longtemps. Oui, vous savez, ceux qui se battent un à un avec le personnage principal pour ensuite disparaître! Ce livre entier est un hommage à ces personnages secondaires que l'on ne connaît jamais. Durant toute l'intrigue on les observe tenter de mettre un peu d'ordre (ou de profiter) du chaos ambiant alors que des dirigeants et des héros détruisent tout sur leur passage! Bien entendu, ce livre est aussi un hommage aux romans noirs et aux films de gangsters. Tout y est, de la police corrompue au jeune nouveau naïf en passant par le chef alcoolique et dépressif. Pratchett lance tous ces ingrédients dans la marmite est en sort une histoire parfaitement bien menée.

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***** Un livre parfaitement réussit avec des personnages attachants et des situations qui m'ont souvent fait rire.

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15/01/2017

Pyramids (Discworld 7) par Terry Pratchett

Titre : Pyramids (Discworld 7)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 384

Sur le Disque-Monde existe un royaume plus ancien que tous les autres. 7000 ans d'histoire écrasent les citoyen-ne-s de ce royaume ainsi que ses dirigeant-e-s. Les rituels et les traditions sont tout. Ce fut donc une grande surprise quand le dernier roi en date décide de se marier avec une étrangère puis d'envoyer son fils étudier dans la plus prestigieuse académie au monde: la guilde des assassins. Les réussites à l'examen final sont de 100%. Car les personnes qui échouent n'ont pas l'occasion de retourner à la maison. Le jeune héritier réussit ses examens. Mais il a à peine le temps de fêter sa survie que sa divinité lui tombe dessus. Il est le nouveau roi et il doit rentrer chez lui. Mais sera-t-il capable de survivre à son règne?

Comme d'autres tomes, celui-ci nous montre que, dans le Disque-Monde, les croyances créent les dieux. Ainsi, la plupart des personnages ne vivent que sur ces croyances. Le plus important, de ce point de vue, est Dios. Ce dernier croit que l'univers a besoin des rites et il est certain d'être meilleur dirigeant que n'importe qui. Dios est, en fait, l'incarnation d'une personne qui refuse le changement car il est incapable de penser que le changement puisse être bon.

Pratchett décide de placer cette idée dans le cadre d'un royaume inspiré de l’Égypte ancienne (voisin d'un royaume curieusement hellénistique). Cela lui permet de rire un peu sur les théories absurdes autours des pyramides mais aussi d'essayer d'imaginer ce qui arrive aux momies qui vivent à l'intérieur. Personnellement, je trouve que Pratchett a réussi à rendre drôle de nombreuses scènes. Je suis toujours en train de rigoler doucement au souvenir des dialogues entre le nouveau roi et Dios. À mon avis, ce tome est assez réussi avec une fin intéressante.

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***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

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13/01/2017

Wyrd sisters (Discworld 6) par Terry Pratchett

Titre : Wyrd sisters (Discworld 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
Pages : 368

Le petit royaume de Lancre n'est pas habitué aux nouveautés. Bien entendu, il y a tellement de magie dans l'air que le royaume et ses habitant-e-s acceptent une certaine forme de bizarrerie. Mais la nouveauté c'est autre chose. Pourtant, Lancre est le lieu duquel deux nouvelles choses vont se mettre en place. Premièrement, les sorcières locales décident, sous la pression de la plus jeune d'entre-elles, de créer une forme d'association sous le nom de couvent. Ensuite, le royaume a un nouveau roi puisque le précédent est tombé subitement malade après être tombé dans les escaliers suite à un coup de poignard dans le dos. Bien que ce genre d'événements soit parfaitement normal et même attendu dans le cas d'une fin de carrière royale le royaume n'est pas très heureux du comportement du nouveau roi. Celui-ci décide de retourner l'opinion en s'en prenant aux sorcières. Il n'y a plus qu'un espoir pour elles et pour le royaume: le retour d'un héritier mystérieux probablement adopté par une famille des plus morales et possédant sûrement une épée magique.

Ce sixième tome est probablement mon préféré actuellement. Je l'ai trouvé drôle, bien pensé et j'apprécie les personnages. Selon moi, le thème principal du livre est le pouvoir des mots. Il n'est pas difficile de s'en rendre compte alors qu'une bonne partie de l'intrigue se déroule dans le cadre d'une troupe de théâtre avec un acteur génial et un auteur tout aussi bon. À plusieurs reprises, des personnages expliquent que la violence fonctionne mais que les mots permettent de modifier non seulement le présent mais aussi le passé. J'ai, personnellement, beaucoup aimé toute la scène durant laquelle un personnage aide le roi à justifier la destruction de la forêt en en parlant comme d'un développement de l'économie agricole. Donc, personnellement, j'ai beaucoup apprécié ce sixième tome et j'espère aimer le prochain.

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***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

Image : Site de l'auteur

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31/12/2016

Mort par Terry Pratchett

Titre : Mort
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1987
Pages : 315

Normalement, quand la Mort vient vous chercher c'est dans le but de vous permettre de suivre vos croyances en un monde après la vie terrestre. Quand la Mort vient chercher un jeune garçon, nommé Mortimer, c'est pour une toute autre raison. En effet, la Mort souhaite lui donner une opportunité. Il lui offre un apprentissage ! Le jeune homme apprend vite et comprend rapidement l'intérêt du travail. Il lui est offert l'occasion de ne jamais être au chômage ainsi que le couvert et de quoi manger avec un petit plus : l'éternel jeunesse. Mais le travail de la Mort est loin d'être aussi facile qu'on ne le croit. Pire encore, ce travail pourrait avoir un effet des plus déplaisant sur le jeune homme. D'autant plus lorsque ce dernier décide de changer l'Histoire et que l'Histoire décide de se battre.

Pour des raisons parfaitement compréhensibles la Mort est un personnage que j'apprécie dans le Disque-Monde. Contrairement aux autres personnages, la Mort sait de quoi elle parle et comprend parfaitement que l'univers est absurde. Mieux encore, ses dialogues sont écrits et majuscules. Mais écrire tout un roman sur ce personnage aurait pu être un problème. Et pourtant, Pratchett réussit parfaitement à rendre la Mort sympathique. Tout simplement parce que ce roman parle de la vie. En effet, on comprend rapidement que si Mortimer apparait ce n'est que pour donner une impression de vie à la Mort. Durant une bonne partie du roman, on suit les aventures de la Mort qui essaie de comprendre les plaisirs des vivants et d'être apprécié. Pendant le même temps, Pratchett décrit un petit drame à 4 adolescents pris dans les tentacules de l'amour.

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**** J'ai franchement beaucoup aimé même si j'ai été surpris par la fin.
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16:27 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terry pratchett, mort, discworld, disque-monde | | | |  Facebook

28/12/2016

Equal rites par Terry Pratchett

Titre : Equal rites
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Harper Collins 2009
Pages : 272

Il y a de nombreux lieux sur le Disque. Les personnes qui ne connaissent rien de ces lieux sont encore plus nombreux. Et, comme le dit l'auteur, c'est justement dans ces nombreux lieux inconnus que l'extraordinaire a lieu. Oui, l'extraordinaire a toujours lieu dans le contexte le plus ordinaire possible ! Alors que Mort accompagne un vieux magicien une telle chose eu lieu. En effet, ce vieux magicien souhaitait offrir son bâton à la personne qui lui succédera. Mais il y a un problème, le fils attendu est, en fait, une fille ! Celle-ci, ayant reçu le prénom d'Eskarina grandit sans savoir qu'elle possède des pouvoirs. Puis, la sorcière du coin, Wheatherwax, décide de l'entrainer. Mais il apparait rapidement que les pouvoirs d'Eskarina ne peuvent être compris que par des magiciens. Mais jamais une femme ne fut acceptée dans les locaux de l'Université Invisible ! Eskarina, elle, ne le sait pas et décide de se rendre à l'Université, de trouver un magicien important et de calmement, mais fermement, lui demander de l'entrainer.

Le problème avec le Disque-Monde c'est de choisir un point d'entrée. Il y a de nombreux personnages qui vivent leur petite vie sans forcément se rencontrer. Ainsi, ce troisième tome est complétement en dehors des deux premiers. En effet, ce tome 3 s'intéresse aux Sorcières ! Et, plus précisément, il s'intéresse à la manière dont on divise en deux capacités genrées une même chose (un peu comme les déodorants, le gel douche et les stylos). Car il semble que l'humanité ne puisse pas survivre si des gens très intelligents ne trouvent pas un moyen de nous montrer sans aucun doute que l'on utilise bien l'outil prévu pour notre genre et ce à l'aide d'un code couleur sophistiqué.

Dans ce livre les personnes qui utilisent la magie sont divisées en deux catégories (avec quelques subtilités de classes): Il y a les hommes et il y a les femmes. Les hommes sont des magiciens adeptent de la haute magie. Ils s’intéressent aux livres et au tabac et refusent tout contacts avec des femmes. Les femmes, elles, sont des sorcières. Elles travaillent avec le peuple et les herbes et ne voient pas l'intérêt des livres de sort. Mais que se passe-t-il quand une femme souhaite devenir non une sorcière mais une magicienne ? D'un seul coup il devient beaucoup plus difficile de défendre une division arbitraire et inutile.

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**** De nouveaux personnages hauts en couleurs et très sympathiques !
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14:52 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : equal rites, terry pratchett, discworld | | | |  Facebook

27/12/2016

The light fantastic par Terry Pratchett

Titre : The light fantastic
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi books 1986
Pages : 284

Twoflower, le bagage et Rincewind sont tombé du disque. Ils sont morts. Cependant la Mort ne vient pas les chercher. Et ce parce qu'elle est un tout petit peu vexée par l'inaptitude de Rincewind à accepter de mourir à l'heure dite. Mais nous parlons du Disque-Monde. À Ankh-Morpork, à l'Université invisible, dans la librairie, au fond d'un cachot, entouré par de nombreuses chaines le livre le plus puissant de la création n'est pas d'accord. Non, Rincewind ne doit pas mourir. Après tout il possède l'un des 8 sortilèges et, en famille, on s'entre-aide. Alors le livre change la nature de la réalité et sauve tout ce petit monde en les envoyant dans une forêt enchantée remplie d'arbres qui parlent. En effet, il est plus que nécessaire que Rincewind survive et puisse réciter les 8 sortilèges. Car le Disque-Monde sera détruit dans exactement deux mois.

Ce livre est le second par ordre d'écriture et de lecture dans l'univers du Disque-Monde. Il suit immédiatement le premier et, donc, on retrouve notre magicien préféré, notre bagage préféré et l'espèce la plus dangereux de tout le multiverse : un touriste. Le premier livre pourrait être résumé tout simplement en en parlant comme de la tentative d'amis bourrés de créer une histoire qui inclue absolument tous les clichés de la fantasy afin de s'en moquer. Pour ce second tome, l'auteur est un peu plus sobre. Contrairement au premier livre, il y a, cette fois, une véritable intrigue avec une fin, un milieu et un début. L'histoire suit donc une suite logique qui passe d'un point A à un point Z via tout le reste de l'alphabet. En effet, ce livre reste aussi, et surtout, l'occasion d'ajouter quelques blagues sur des poncifs récurrents comme les elfes, les maisons de pain d'épice et les druides (qui préfèrent le terme de programmeurs informatiques). Je dois bien avouer... que ça marche assez bien sur moi. Bien que l'intrigue soit souvent tirée par les cheveux j'ai beaucoup rigolé et on sent que le Disque-Monde commence véritablement à prendre vie. Longue vie à A’Tuin !

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*** Un second tome dans la même veine que le premier mais moins chaotique.
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Vaiana, la Légende du bout du monde / Moana

Il y a très longtemps le monde fut créé. Puis, une déesse ayant le pouvoir de créer la vie remplit les océans et les îles de créatures. Mais son pouvoir était convoité par de nombreux êtres. Il y a très longtemps un demi-dieu vivait sur Terre : Maui. Ce dernier avait une force surhumaine et la capacité de se changer en tous les êtres vivant. Il a utilisé ses dons afin de voler à la déesse ce qui lui permet de créer la vie. Mais, ce faisant, il déclencha un chaos sans mesure. Près de 1000 ans ont passé et les océans sont devenus dangereux. Les humain-e-s se sont repliés sur les îles. Sur l'une d'elles vit une jeune fille, Moana, choisie par l'océan. Lorsqu'elle sera prête elle voguera sur les océans, elle cherchera Maui et le forcera à rendre à la déesse ce qu'il lui a volé. Mais le voyage sera difficile et dangereux !

Ah Disney... C'est souvent un plaisir que d'aller voir un nouveau animé Disney. Cette fois, l'histoire est un peu différente. En effet, nous sommes tous et toutes habitué-e-s aux histoires de princesses, avec des animaux, dont le seul but est de trouver un prince ? Il semble que ceci commence enfin à changer (mais j'attendrais encore un peu avant de crier victoire).

Moana n'est pas une princesse. Du moins, elle ne l'est pas au sens occidental du terme. Ce n'est pas une jeune femme contrôlée par son père en attendant qu'elle marie un héritier qui dirigera le royaume. Moana est la fille d'un chef. À ce titre elle est éduquée à diriger son peuple et à la conseiller. Plusieurs scènes permettent de montrer Moana prendre des décisions pour le bien commun sans l'aide de personne. Ainsi, bien qu'il existe une tension entre ses envies et ce qu'elle doit faire, Moana est tout d'abord une personne de devoir. Face à elle l'intrigue place Maui. Je ne vais pas commencer par critiquer le lien avec les mythes originaux car je ne les connais pas (malheureusement). Maui, contrairement à Moana, est seul. C'est un guerrier et un héros. Bien qu'il ait souvent aidé les humain-e-s il ne le fait pas par devoir ni pour le bien commune mais afin d'être honoré. Ainsi, nous avons deux personnages intéressants. L'une pense à ses devoirs mais agit "égoïstement" en partant sur les océans. L'autre agit pour le bien commun mais pour des raisons égoïstes.

J'ai beaucoup aimé ces deux personnages. Mais j'ai aussi beaucoup apprécié le film en soi. L'histoire est portée par des scènes superbes. Je pense particulièrement à l'océan qui non seulement a l'air conscient mais qui est tout simplement beau. Il semble que beaucoup d'efforts aient été porté sur l'eau. J'apprécie aussi les chansons et surtout la fin du film. L'intrigue, elle, est une quête d'apprentissage. Mais aussi, et surtout, une défense de la nécessité d'explorer et de quitter sa famille pour mieux y revenir plus tard. Bref, un film que j'ai beaucoup aimé.

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***** Un beau film avec des personnages que j'apprécie.

Image : Allociné

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10:20 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaiana, la légende au bout du monde, moana | | | |  Facebook

20/11/2016

Les animaux fantastiques / Fantastic beasts and where to find them

J.K. Rowling a écrit un certain nombre de textes annexes à sa saga Harry Potter. L'un d'eux est un dictionnaire censé faire partie des livres de cours de l'école Poudlard. Il est écrit par Newt Scamander. Et pourquoi ne pas en faire un film ? Ou, du moins, écrire une histoire autours de la constitution de ce livre ? Les années 20, l'Europe magique vit dans la peur d'un mage noir nommé Grindelwald. Celui-ci attaque les moldus sans prendre en compte le danger d'exposition que cela implique pour le reste de la communauté. Et soudain, il disparait. De l'autre côté de l'Atlantique New York est la proie de nombreux événements inexpliqués. Ils sont tellement nombreux que la découverte de la communauté magique est imminente tandis que des groupes de haines commencent à se constituer contre les mages. C'est dans ce contexte que Newt débarque avec une valise remplie de créatures mythiques. Malheureusement, ces dernières s'échappent.

Il y a du bon, du moins bon et des opportunités manquées. En ce qui concerne le bon, le film a la bonne idée de nous placer dans un contexte différent. Ce n'est ni la même époque, ni le même lieu ni les mêmes personnages que dans Harry Potter. Bien entendu, on a déjà rencontré Grindelwald mais de manière très indirecte. De plus, le contexte d'un mage noir qui s'attaque aux moldus est connu. Mais il est intéressant de passer d'une école aux rues de New York et d'un enfant à un jeune homme. Les personnages sont assez intéressants. Newt est montré comme jeune et avec assez peu de capacités sociales. Mais ce sont surtout les deux sœurs, Tina et Queenie Goldstein, qui sortent de l'écran. Elles sont drôles, intéressantes et plus que capables. L'image est magnifique. Que ce soient les rues ou les objets magiques voir même les créatures il semble qu'il y ait eu une réelle envie de rendre tout cela réel. J'ai particulièrement aimé l'horloge qui marque le danger que la communauté magique soit découverte. Cependant, on reste dans du classique avec des explosions et une lutte entre le bien et le mal au milieu d'une immense destruction avec une solution magique parce que c'est magique.

Personnellement, je trouve que l'intrigue aurait pu être différente. J'ai l'impression que le film souhaite parler des créatures mais les oublie au profit d'autre chose sans, pour autant, vraiment en parler. J'aurais apprécié voir plus de créatures. Une intrigue qui se dirige vers la sauvegarde des espèces et de la nécessité de vivre avec elles. En fait, il aurait été possible de faire de ce film, et de ses futures suites, une sorte de road movie avec un arrière fond écologique bien pensé. Mais, malheureusement, ce choix semble ne pas avoir été pris en compte.

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*** Un peu de magie est toujours une bonne idée. Mais ça ne suffit pas.
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Image : Allociné

Site officiel

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01/10/2016

Kubo and the two strings / Kubo et l'armure magique

Kubo et l'armure magique parle du jeune Kubo. Il vit avec sa mère dans une grotte. Son père est le grand Hanzo, un samouraï reconnu et héroïque. Durant la journée il récolte de l'argent en racontant des histoires à l'aide de ses origamis. Il est un très bon conteur mais ses histoires se terminent rarement au grand malheur des habitant-e-s du village. Mais la nuit il doit retourner dans sa grotte selon les vœux de sa mère. Car son grand-père et ses tantes maternelles font tout pour le retrouver. Illes ont tué son père et Kubo a perdu son œil à cause d'elleux. Sa famille maternelle souhaite lui prendre son second œil. Et justement, un soir il est retrouvé. Son seul espoir est de se mettre en quête de l'armure magique afin de pouvoir se défendre. Il est aidé par un singe et un scarabée tous deux chargés de sa protection.

J'ai énormément aimé ce film ! Il est beau, il est poétique, il est bien écrit et bien mis en scène avec une musique d'ambiance magnifique ! Bien entendu, nous avons les contenus classiques des quêtes : un ou plusieurs dangers que le jeune garçon doit vaincre, des compagnons et compagnes ainsi que de la magie. Cette dernière est superbement mise en scène et je me suis souvent pris à attendre quel serait le prochain tour de Kubo et de ses papiers. Bien entendu, certaines révélations sont en fait faciles à voir venir. Je ne dirais pas lesquelles ici pour ne pas gâcher la surprise.

Le film est aussi un mélange réussit entre l'horreur, l'humour et la tristesse. Dès le début on sent que l'on ne se trouve pas dans un film avec une fin parfaitement heureuse. De nombreux événements le confirment ensuite. C'est aussi un film avec plusieurs scènes particulièrement flippantes. L'une des plus réussies est la venue des tantes pour la première fois dans la vie de Kubo. Mais c'est aussi un film drôle et léger qui réussit souvent à faire rire sur des moments bêtes et pourtant normaux. Enfin, j'ai adoré la conclusion du film. Elle était inattendue mais, à mon avis, parfaitement adéquate. Bref, n'hésitez pas à aller voir ce petit bijou !

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***** Un film magnifique. L'un de mes préférés pour 2016

Image : Allociné

Site officiel

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10:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

12/08/2016

Harry Potter and the cursed child par J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Titre : Harry Potter and the cursed childisbn9780751565355-detail.jpg
Auteur-e-s : J. K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
Éditeur : Little, Brown 2016
Pages : 343

Après des années nous avons une suite pour Harry Potter. Je me souviens encore des files d'attente dans les librairies, de mes lectures passionnées des tomes, ... Ce fut la première fois que j'ai lu en langue originale. Retrouver ce monde après tant d'années est un peu comme retrouver sa jeunesse, retrouver un univers qui, finalement, n'a pas vraiment disparu. Bref, il y a une grosse pression sur ce script. Car ce n'est pas un livre mais le texte de la pièce jouée actuellement à Londres.

Nous reprenons les choses exactement au point où nous les avions laissé dans l'épilogue ridicule du dernier livre. 19 ans ont passé depuis la bataille d'Hogwarts. Harry est marié à Ginny, Hermione avec Ron. Leurs enfants sont enfin en âge de se rendre à Hogwarts. Mais il est loin d'être facile pour les enfants de porter sur eux le poids de leurs noms. Que ce soit Potter, Weasley ou Malefoy ces noms sont chargés d'histoires. Alors les choses ne se passent pas forcément bien. Et lorsqu'une possibilité existe de changer les choses pourquoi hésiter ?

Je suis... mitigé... D'une part j'ai beaucoup aimé retrouver un univers familier mais un peu modifié. Les évolutions des personnages me semblent assez logiques sans aller trop loin. Le fils d'Harry et Ginny, Albus, est bien le fils de son père et ce n'est pas une bonne chose ! J'ai souvent ri tout seul devant le livre tandis que je me demandais de quelle manière les scènes pourront être construites dans un théâtre. Mais, je suis aussi ennuyé par plusieurs aspects de l'intrigue. Premièrement, elle est extrêmement facile à comprendre. Dès que tous les éléments sont en place on sait pourquoi, comment et ce qui va se dérouler. Ainsi, la seconde partie est pratiquement inutile tant elle se répète sans raison. Ensuite, l'intrigue me semble surtout être un moyen de revisiter des lieux et des moments connus. Il n'y a pas vraiment de nouveautés. L'intrigue joue sur le sentiment de nostalgie des personnes sans vraiment ajouter quelque chose. Si vous aimez cette série vous apprécierez probablement revenir dans l'univers de Rowling. Sinon, vous ne comprendrez pas l'intérêt.

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**** Vive Hermione !
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Image : Éditeur

29/07/2016

Race / La couleur de la victoire

Cette semaine est sorti un biopic sur Jesse Owens. Le film débute alors que Jesse Owens est accepté à l'université de l'Ohio durant les années 30. Il est, semble-t-il, le premier étudiant de sa famille dans un contexte économique difficile. Bien qu'il soit heureux d'étudier il sait que son véritable but est de courir. Le coach de l'équipe de course de l'université, Larry Snyder, a entendu parler de lui et compte bien tester ses capacités mais aussi travailler à l'améliorer. Alors que Jesse Owens multiplie les victoires et les records le reste des USA se tend autours d'un débat difficile : Faut-il boycotter les JO de 1936 à Berlin ? Le comité olympique des USA envoie un observateur afin de vérifier les informations qui se propagent et permettre un vote sur la question.

Je suis toujours sceptique face aux biopics. Et ce film en exemplifie la raison. Le problème des biopics, et des biographies, est le risque de tomber dans la reconstitution d'un destin implacable. On oublie les problèmes, les choix, les rencontres et les incertitudes. Tout dans la vie d'une personne mène à un destin inoubliable, historique, impossible à éviter. Cet aspect problématique des biopics semble même revendiqué dans ce film qui, à plusieurs reprises, annonce que le destin de Jesse Owens est de courir, de gagner et d'être le meilleur athlète du monde. Face à ce "destin exceptionnel" plusieurs tentations et obstacles sont mis en avant. La plus importante des tentations est une femme. Alors qu'Owens est fiancé il sort avec cette autre femme ce qui lui pose un certain nombre de problèmes personnels. Le second obstacle est la ségrégation. Sa ville, son université, les stades, ... tout est envahi de racisme et Owens doit apprendre à faire abstraction afin de pouvoir se concentrer sur sa course.

Ce qui nous mène au troisième obstacle : La politique. Toutes personnes qui s'intéresse à l'actualité politique et à ses effets sur le sport sait que le CIO, ainsi que d'autres fédérations internationales, défendent l'idée que sport et politique sont deux sphères totalement séparées. Cette idée permet de défendre l'organisation d'événements sportifs dans des lieux ou des contextes troublés. Bien que l'on puisse être d'accord sur l'idée que le sport et la politique ne sont pas identiques on ne peut que déplorer que cela débouche sur l'impression, fausse, que le sport n'a aucun effet politique. Il faut garder cela à l'esprit quand on regarder ce film. En effet, il montre une tension entre d'une part des personnes qui défendent un idéal politique et des personnes qui refusent de penser politiquement. On sait qui a gagné et ceci a permis à l'Allemagne de 1936 d'organiser une propagande massive en faveurs du régime nazi.

On y trouve le point faible du film. La réalisation tente, apparemment, de faire le lien entre le racisme des USA et celui de l'Allemagne. Bien que les USA ne soit pas l'Allemagne hitlérienne il existe un racisme profondément ancré avec une ségrégation forte. Mais celle-ci est à peine montrée. On a l'impression que le racisme se traduit par une simple nécessité d'avoir des sièges, dortoirs et entrées séparées. Face à cela, l'Allemagne est montrée comme plus tolérante. Il est vrai que les diplomates allemands ont fait des efforts pour éviter de donner mauvaises impressions. Mais le film échoue à montrer de quelle manière la propagande allemande fonctionnait. Leni Riefenstahl est montrée comme une productrice qui veut simplement faire les meilleures images des jeux possibles. Mais son travail était bien plus important et bien plus intégré à la propagande. Bref, du point de vue politique le film échoue.

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**** Un bon film avec de bon-ne-s acteurs et actrices mais un sujet politique simplifié à l'extrême comme s'il fallait éviter de heurter des personnes.
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Image : Allociné

Site officiel

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24/03/2016

Game of thrones 5

J'ai enfin visionné la dernière saison de Game of Thrones. Celle qui fut la victime de maintes passions et critiques pour des raisons parfaitement légitimes et compréhensibles. Est-ce que cette saison est la catastrophe annoncée ? Je vais tenter d'y répondre. Il faut tout de même que je précise avoir regardé la saison en continu et donc que je n'ai pas subi les épisodes à une semaine d'intervalle. Ce doit probablement jouer sur la compréhension de la saison puisque celle-ci est très brouillonne.

Bon, petit retour en arrière, Tywin Lannister est mort ainsi que son petit-fils. Tyrion est déclaré coupable et fuit avec Varys en direction de Daenerys. Il fera une petite rencontre sympathique avec le personnage que je déteste le plus car il pue la condescendance. Meereen est sous la domination de Daenerys qui devra trouver un moyen de gouverner la ville. En effet, elle souhaite une petite pause dans sa petite ballade de massacre. Cette intrigue permet de placer une personnage face aux problèmes du pouvoir et du gouvernement. Elle doit trouver des conseillers, comprendre la population, faire justice et éviter les rebellions. C'est loin d'être facile. À Westeros il y a quatre intrigues. L'une se déroule à Dorne et n'a presque pas d'intérêts. La seconde place Cersei et Margaery face à face alors qu'un groupe de fanatiques religieux prend le contrôle de la ville avec des conséquences importantes pour un grand nombre de personnages. Nous avons aussi une intrigue à Winterfell avec Sansa qui doit accepter ce qui est arrivé à sa famille. Enfin, le Mur a aussi son mot à dire puisqu'une guerre se prépare entre les humains et les Autres. Mais la Garde de Nuit est loin d'être prête d'autant plus qu'elle n'a pas de dirigeant. Enfin, il y a Arya qui visite Braavos et tente de retrouver un ancien ami.

Bon... alors on va commencer par dire que cette saison est remplie d'intrigues qui partent dans tous les sens. Il peut y avoir 5 voire 6 groupes de personnages différents qui vivent des aventures dans autant de lieu. Dans un épisode de 50 minutes environ ça donne au maximum 10 minutes pour passer sur une intrigue avant d'aller voir ailleurs. L'effet est très mauvais quand on regarde en continu alors je n'ose pas imaginer lorsqu'on doit attendre une semaine entre les épisodes. On a à peine le temps de comprendre avec qui et où l'on se trouve qu'il faut passer à autre chose. Heureusement, l'adaptation laisse en dehors une grande partie des intrigues qui se trouvent dans les livres pour accélérer certaines choses ou abandonner des personnages. Ce n'est pas une mauvaise idée mais le résultat est loin d'être réussi. En effet, on a Tyrion qui passe en accéléré ce qui lui prendre presque un an dans les livres et, d'un autre côté, on abandonne tout un aspect des livres pour les rendre beaucoup moins logiques. On a l'impression que les scénaristes savent qu'ils doivent commencer à se passer des livres mais qu'illes ne savent pas dans quelle direction se rendre. Cela prend la forme d'intrigues qui se reposent sur l'acquis du passé. Comme un commentateur de YouTube le disait : on fait du Game of Thrones pour faire du Game of Thrones sans se poser la question de l'intérêt des scènes pour l'histoire et les personnages. On se trouve donc face à des images de tortures et de viols dont le seul intérêt est de suivre la réputation de la série. Mais ces scènes sont inutiles et gratuites. Deux en particulier sont particulièrement mal écrites et je pense que tout le monde saura lesquelles. Bref, les scénaristes se reposent sur un oreiller de paresse tandis que les intrigues partent dans tous les sens en donnant l'impression que plus personne ne tient la barre. J'espère que la prochaine saison corrigera tout cela mais, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai des doutes.

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*** Ce n'est pas mauvais c'est simplement vide et de moins en moins bien dirigé et scénarisé.
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Image : Site officiel

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09:56 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thrones | | | |  Facebook

13/02/2016

Chair de poule

Quand j'étais jeune j'ai lu un certain nombre de chair de poule. Les histoires ne m'ont jamais effrayé et elles fonctionnent toujours de la même manière. Je me souviens aussi de la série au générique si particulier mais qui permettait d'entrer immédiatement dans l'ambiance. Donc lorsque j'ai vu qu'un film allait sortir j'ai compris que je ne pourrais pas laisser l'occasion de revoir une histoire d'enfance. Zach déménage avec sa mère après avoir perdu son père. Sa mère a pris un emploi dans une école d'une petite ville. Alors que Zach essaie de survivre à ses premiers jours dans une nouvelle école et une nouvelle ville il fait la connaissance de sa voisine : Hannah. Elle est sympathique mais son père l'est moins. Alors que Zach tente de comprendre cette famille il ouvre un manuscrit gardé sur une étagère. Il en sort un monstre. Car son voisin n'est pas qu'un simple voisin. C'est R. L. Stine auteur des chairs de poule. Et ses livres enferment de vrais monstres.

Je n'attendais strictement rien de ce film mis à part un léger retour à l'enfance. Bien que la tranche d'âge visée soit plutôt jeune il est claire qu'un certain nombre de personnes de mon âge se réjouiront de retrouver certains des monstres de R. L. Stine. Mais ni le jeu des acteurs et actrices, ni l'intrigue et encore moins les dialogues ne fonctionnent bien. Le film joue sur le genre et donc tous les clichés y passent. Non seulement les clichés des chairs de poule avec certains monstres si connus mais aussi ceux des films d'horreur. Ainsi, personne ne s'étonne lorsque le groupe traverse un cimetière, tente de sauver des lycéen-ne-s en péril ou que la police soit incapable de faire face à la situation. Les monstres sont très nombreux et l'on ne nous présente presque aucun d'entre eux. Il n'y a que Slappy qui possède un rôle important par son statut de leader. Ainsi, le film suit au mot près les structures des livres jusqu'à la fin.

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** Le film possède trop de monstres et ne fait que jouer sur les souvenirs d'enfance au détriment d'une intrigue qui aurait pu être intéressante.
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Image : Allociné

Site officiel

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14:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chair de poule | | | |  Facebook

10/01/2016

A knight of the seven kingdoms par George R. R. Martin

Titre : A knight of the seven kingdoms
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Harper Collins 2015
Pages : 355


Il y a 100 ans les Targaryens siégeaient toujours sur le trône de fer. Les dragons n'étaient pas oubliés tandis que le royaume se remettait à peine de la rébellion d'un usurpateur. Il y a 100 ans un chevalier est mort. Mais, sur son lit de mort, il a pu adouber son écuyer : Dunk qui se fait nommer ser Duncan the Tall. Ce dernier décide de se rendre à un tournoi qui regroupe tous les plus grands chevaliers de Westeros. Son but est de gagner quelques tours ce qui lui permettrait de gagner un peu d'argent et, s'il est chanceux, de se faire un nom afin d'entrer au service d'un noble. Il y trouvera tout autre chose lorsqu'il rentre dans les affaires des Targaryens au péril de sa vie.

Ce petit livre est constitué de trois nouvelles déjà publiée et, ici, offertes avec des illustrations. Son but est, bien entendu, de placer les lecteurs et lectrices dans une époque que la série principale ne fait qu'évoquer. Sous l'excuse d'un chevalier errant on peut retrouver des lieux connus et moins connus alors que le royaume était encore Targaryen. Heureusement, ce livre n'est pas que cela. George a la capacité à créer des situations et des personnages que l'on aime connaître et suivre. Dunk est un chevalier dans tous les sens du terme. Il place son honneur au plus haut même si cela implique de se mettre en danger pour protéger des personnes plus faibles (et donc un risque de mourir jeune). Son écuyer est bien plus intelligent bien que son tempérament soit fougueux. Dans ses trois nouvelles George pose plusieurs questions. Que ce soient la valeur d'un prince face à la vérité ou la raison d'une guerre inutile ? Ce sont aussi des histoires dont j'ai apprécié la lecture.

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***** À la fin du livre George promet une suite. Je ne sais pas quand il pourra s'y mettre mais je l’attends.

Image : Éditeur

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22/11/2015

Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2 par George R. R. Martin

Titre : Dreamsongs: a rretrospective livre 1 et 2isbn9780752890098-detail.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : Goliancz 15 mai 2008
Pages : 656 et 717

Avant de me relance dans Game oh thrones afin de coller à la saison j'ai voulu en savoir plus sur le travail précédent de George R. R. Martin. Quoi de mieux, pour cela, que de commencer par un recueil de nouvelles ? Ces deux tomes regroupent un certain nombre de nouvelles depuis sa jeunesse jusqu'à maintenant. Elles sont classées chronologiquement et thématiquement. Une présentation écrite par George R. R. Martin précède. Celle-ci lui permet d'expliquer la vie des nouvelles (parfois difficile) mais aussi ce qui se déroulait dans sa vie au même moment. Ainsi, on apprend quelles sont les premières histoires qu'il a réussi à vendre et avec quelles difficultés mais aussi les prix qui commencent à tomber malgré la difficulté d'écrire de manière professionnelle. Le dernier tome ajouter une bibliographie.

Il est difficile de présenter ces deux livres. D'une part je n'ai pas lu certaines nouvelles car je les possède déjà ou parce qu'elles font parties de livres que je compte lire plus tard. D'autre part les nouvelles sont diverses aussi bien en qualité qu'en genre. Alors que certaines, la première par exemple, sont loin d'être bonnes (bien que supérieure à tout ce que je suis capable d'écrire) d'autres sont tout simplement magistrales (Pear Shaped Man par exemple). Martin écrit aussi bien dans le registre de l'horreur, de la SF que de la fantasy voir du fantastique sans se soucier des frontières. En fait, il aime mêler les genres afin de raconter une histoire. Il y a donc du bon, du moins bon et du très bon. On peut aussi saluer le courage de publier ses premiers travaux nécessairement imparfaits. Ce sont donc deux livres parfaitement adaptés aux personnes qui souhaitent lire le travail de Martin depuis le début sans avoir à chercher toutes les différentes éditions des nouvelles.

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**** Un livre intéressant pour les fans qui souhaitent en savoir plus sur le travail de Martin.
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Image : Éditeur

17/10/2015

Pan

Pan est le film qui parle de Peter Pan. Mais on ne nous offre pas l'histoire habituelle que tout le monde connait. Non, on nous offre la genèse de Peter. Avant la Deuxième guerre mondiale une jeune femme abandonne son fils devant un orphelinat avec une lettre. Le jeune Peter y vivra toute son enfance sous la poigne d'acier de méchantes nonnes. Durant la guerre, il se rend compte que la nourriture et les enfants disparaissent. Il décide d'enquêter et découvre que la supérieure de l'établissement cache argent et nourriture dans son bureau. Celle-ci vend des orphelins à des pirates qui viennent les enlever à bord d'un bateau volant. Peter est capturé et se retrouve au Royaume Imaginaire à travailler dans des mines pour le capitaine Barbe Noir. Mais il existe une prophétie. Elle concerne un jeune garçon fils d'une fée et d'un humaine. Celui-ci saura voler et lancera une rébellion contre Barbe Noir. Cependant, Peter ne veut que retrouver sa mère.

Comment expliquer, en quelques mots, le désastre qu'est ce film ? Honnêtement, j'ai rarement vu une prestation aussi mauvaise. Tout, et je dis bien tout, tombe à plat. Le film est rempli de personnages plus grossiers et caricaturaux les uns que les autres qui, pour des raisons mystérieuses, aiment chanter. L'intrigue est tout simplement grotesque et Peter y est totalement inutile (comme tous les élus en général). La révolte était possible avant lui alors pourquoi attendre ? Les décors sont censés être enfantins et colorés ils ne sont que kitsch et ratés. Les effets spéciaux et les séquences humoristiques sont ratés. Bref, fuyez ce film.

* Qui a osé créer ce film?
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Image : Site officiel

 

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09:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pan, peter pan | | | |  Facebook

26/06/2015

Avatar: The last airbender saisons 1-3

Après la catastrophe cinématographique que fut Avatar : le dernier maitre de l'air il m'a fallu beaucoup de temps, et Korra, avant de me lancer dans la version originale animée. Je me suis donc jeté sur les trois saisons qui permettent de suivre la lutte de l'Avatar Aang contre le Seigneur du feu Ozai et ses alliés. La série commence alors que la guerre fait rage depuis 100 ans. Le monde a plié face à la puissance de la nation du feu et la férocité de ses soldats. l'Avatar a disparu depuis 100 ans. Il est la seule menace capable de mettre un terme à la guerre. Ce sont deux membres des tribus de l'eau, Sokka et Katarra, qui sont capables de retrouver l'Avatar enfermé dans la glace. Suite à son retour dans le monde Aang apprend ce qui s'est déroulé. Mais il apprend aussi qu'il n'a que peu de temps pour mettre fin à la guerre. Car, en été, une comète offrira des pouvoirs sans commune mesures aux maitres du feu rendant la victoire impossible. Il s'ensuit une quête pour permettre à l'Avatar de se faire des alliés et d'apprendre la maitrise des quatre éléments.

Dire que la série animée n'a rien à voir avec le film implique d'être en dessous de la réalité. Là où nous avions un film mal réalisé, mal joué, mal écrit dont les personnages ont changé de couleur de peau nous avons une série bien écrite, bien jouée avec des personnages plus complexes qu'il n'y parait et un humour omniprésent. Durant les trois saisons les personnages principaux changent énormément et passent, parfois, d'un extrême à l'autre. Zuko, par exemple, est dans ce cas (le pauvre a besoin d'un gros câlin). Tous les personnages sont écrits afin de leur offrir une possibilité de changer. Que ce soient les maitres des éléments ou ceux qui ne maitrisent rien. Ainsi, Sokka est à la fois le bouffon du groupe et un combattant et stratège exceptionnel capable de donner une cohésion au groupe. Il ne faut pas non plus oublier les personnages féminins comme Katarra capable aussi bien de soigner que de combattre toute une armée. Ou encore Toph la plus grande des maitresses de la terre. En fait, la série est trop riche pour simplement résumer tout cela. Il vaut mieux acheter et se plonger dans l'histoire.

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*****J'ai rarement vu une série aussi maitrisée du début à la fin.

Image : Allociné

 

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09:01 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avatar, aang, last airbender | | | |  Facebook

24/05/2015

Trueblood saison 7

Après 7 saisons parfois bonnes parfois mauvaises et parfois médiocres il est temps de conclure cette série en 80 épisodes. Lors de la fin de la saison 6 les vampires avaient été libérés du camp officiel dans lequel ils et elles étaient torturé-e-s. Bon Temps avait aussi beaucoup changé étant donné que le bar de la ville avait changé de nom et de propriétaire, Sam est devenu maire et Sookie vit avec Alcide. Mais la fin de la saison 6 nous montrait surtout l'arrivée de vampires contaminés par une maladie artificielle : le Hep V. Et Bon Temps tentait de s'organiser pour résister. La saison 7, comme d'habitude, reprend immédiatement après la fin du dernier épisode de la saison précédente. On est donc témoin de l'attaque dévastatrice contre la ville. Il y a de nombreux humains et vampires morts ainsi que des disparus. Mais, plus grave, les habitant-e-s ont perdu confiance envers le gouvernement et envers Sookie. Cependant, il pourrait exister un remède à la maladie.

Quand j'ai commencé à regarder True Blood j'aimais beaucoup. On avait le sud, des vampires, des crimes et une télépathe. Les saisons qui ont suivi ont commencé à décliner en qualité alors que de trop nombreuses intrigues étaient développées. Que penser de cette dernière saison ? Contrairement aux précédentes nous n'avons pas un protagoniste central contre lequel lutter. La saison fonctionne autours de quatre axes : retrouver les disparus, trouver un remède, accepter la mort et offrir une conclusion pour tous les personnages du plus important au moins important. C'est donc une dernière saison beaucoup plus intimiste puisqu'elle se concentre sur les histoires des personnages à l'aide, par exemple, de flash-back. On leur offre aussi une change d'accepter la mort des proches et de se pardonner. Cette saison n'est donc de loin pas la meilleure. Elle est hors catégorie car elle sert surtout à créer une atmosphère de fin qui se fait de plus en plus présente au fil des 10 épisodes. Il est néanmoins dommage que cette saison serve aussi à introduire une intrigue autours des créateurs du True Blood. Ces derniers semblent avoir eu bien plus d'importance qu'on ne le croyait. True Blood est donc terminé, enfin !

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*** Sans être mauvaise l'atmosphère est différente, plus intime et plus triste. Sookie doit accepter les morts mais aussi tenter d'avancer ainsi que tous les autres personnages. La fin n'est pas si mauvaise.
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Image : Site officiel

 

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09:49 Écrit par Hassan dans Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trueblood, vampires | | | |  Facebook

29/04/2015

La légende de Korra livre 1-3

Je suis navré j'ai eu besoin d'un peu de temps pour me remettre de la fin du livre 3 (et dire que je n'ai pas le quatrième !). Pour les personnes qui, comme moi (bouh la honte !), n'ont pas vraiment vu Avatar le dernier maitre de l'air (le film ne compte pas) un petit résumé. La légende de Korra se déroule dans un monde où les humains sont capables de contrôler un élément à la fois : la terre, le feu, l'air ou l'eau. Dans ce monde les esprits ont une grande importance. Afin de garder un équilibre entre les nations et avec les esprits chaque génération voit l'arrivée d'un avatar. L'Avatar est un être capable de contrôler tous les éléments. Il y a 100 ans l'avatar Aang a lutté contre la nation du feu alors que toute la nation de l'air avant été détruite. La légende de Korra se déroule après son histoire. Le monde a changé. L'industrialisation est importante alors que le monde vit plus ou moins en paix. Korra est le nouvel Avatar. Elle n'a plus qu'un élément à apprendre à maitrise : l'air. Elle se rend donc à Republic City afin de terminer son entrainement avec le fils d’Aang. Mais la cité n'est pas tout à fait en paix.

Difficile à exprimer à quel point j'ai adoré cette série (dont je ne connais toujours pas la fin). Une grande partie de son intérêt vient des personnages. Aussi bien les caractères principaux que secondaires sont bien écrit et intéressants. Que ce soit Bolin, Tenzin ou ses enfants (dont surtout une). En ce qui concerne Korra j'ai rarement vu un personnage féminin aussi bien écrit. C'est une femme capable de tout pour protéger ses amis. Elle possède des faiblesses et elle vainc rarement sans aide. Cependant, ce n'est pas le schéma de la femme qui a besoin d'être sauvée. Plutôt celui d'une femme qui fait en sorte de pouvoir être aidée en sauvant les personnes qui seront présentes pour elle ensuite. Elle est toujours dans un rôle actif tout en ne devenant pas une simple "femme forte". Les intrigues sont aussi particulièrement bien mises en place. Dans tous les cas il y a deux intrigues principales par saisons. L'une est plutôt personnelle tandis que l'autre est globalement plus politique. Les méchants, bien que rapidement identifiables, ne sont pas manichéens. Ils et elles ont tous et toutes plus ou moins raison sur certains points. Ce qui change est leur manière d'agir plutôt que leurs opinions que Korra peut partager ne serait-ce qu'en partie. Ainsi, on voit souvent l'Avatar lutter pour tenter de comprendre ce qui est bien de ce qui est mal face à des individus qui n'ont pas forcément tort. Je ne peux donc que conseiller cette série et espérer bientôt voir la fin.

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***** N'hésitez pas. Foncez voir cette série !

Image : Site officiel

 

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08:45 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : korra, avatar, légende de korra | | | |  Facebook

28/02/2015

Sanctuary saisons 1-4

Notre monde n'est pas ce qu'il parait. Dans l'ombre vive des créatures à la fois magnifiques et dangereuses. Sirènes, loup-garou et vampires ne sont pas des mythes mais des êtres pensants qui vivent, cachés, parmi nous. Durant toute l'histoire humaine leur peuple a été pourchassé et, parfois, détruit. Les raisons en sont la peur ou l'argent. Cependant, de nos jours, il existe un institut chargé d'étudier et de protéger ces êtres. Sous l'égide de l'ONU l'institut enquête dans tous les pays et sauve les personnes qui ont besoin d'être sauvées tout en évitant que la connaissance de ce monde n'échappe à un cercle strictement contrôlé. Cet institut c'est le Sanctuaire. Il fonctionne depuis près de 100 ans et l'arrivée du XXIème siècle sera un défi presque insurmontable pour celui-ci et ses employé-e-s.

Sanctuary est une série qui a oublié d'échouer. Pourtant, tout ne pouvait que mal se passer. Les effets spéciaux sont mauvais, l'image est étrangement mise en place, les intrigues basiques... Ca n'aurait pas dû fonctionner. Et pourtant, dès la sortie en web série Sanctuary a réussi à intriguer et réunir une communauté fortement unie derrière cette histoire. Parce que, malgré les problèmes évidents, la série réussit à créer des personnages plus qu'attachants avec un suspens assez bien dosé. Qui n'apprécie pas Helen Magnus, scientifique depuis 100 ans et l'une des premières femmes entrées à Oxford, ou Nikola Tesla ? Qui n'a pas envie de parcourir les couloirs du Sanctuaire? Cet institut qui a élu domicile dans une ancienne cathédrale. Sanctuary est aussi une série qui parle de l'importance d'accepter l'autre tel qu'il est. Magnus, systématiquement, veut protéger et comprendre. Elle refuse toute solution aboutissant à la mort tant que celle-ci n'est pas absolument nécessaire. Et, souvent, elle réussit à trouver un moyen de communiquer. Cette série est étrangement réussie.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Je ne peux pas dire que c'est une bonne série. Cependant, c'est une série qui réussit à faire entrer dans son intrigue et à faire apprécier ses personnages tout en s'amusant à faire de nombreuses références à la culture geek.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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10:38 Écrit par Hassan dans Fantasy, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sanctuary | | | |  Facebook

25/02/2015

Game of Thrones saison 4

Il ne reste qu'un peu plus d'un mois avant l'arrivée de la prochaine saison et, comme d'habitude, la sortie du DVD de la saison précédente est très tardive. Rien ne va plus à Westeros depuis la saison 1. Mais, cette fois, de nombreuses choses ont changé. Le Nord a perdu suite au red wedding. La capitale est sauvée et de nouvelles alliances se forment. Certaines personnes commencent même à s'intéresser à Daenarys et à ses dragons. Cette saison est l'occasion aussi bien de renforcer les positions de certain-e-s que de changer à tout jamais l'équilibre pour d'autres tandis que, dans certains cas, les choses ne vont que dans le même sens. On continue à suivre Arya et son kidnappeur tandis que Brienne rejoint la route afin de la retrouver. Daenarys fait ce qu'elle fait de mieux et commence à apprendre la difficulté de gouverner. Et, surtout, un évènement attendu par tout le monde depuis quatre ans arrive enfin !

Il est toujours difficile de parler de Game of Thrones sans spoiler. D'où une présentation très succincte. Car il suffit d'un mot déplacé, surtout quand on connait les livres (ce qui ne servira plus très longtemps) pour qu'une horde assoiffée de sang vous tombent dessus. Il suffit de dire que la série continue sur ce qu'elle avait lancé. Nous avons des morts, de la violence et du sexe (avec plein de nudité). Personnellement, je suis d'accord avec les personnes qui pensent que la réalisation pourrait se calmer sur ces deux points. Il y a de nombreuses scènes peu utiles qui ne servent qu'à meubler avec du choc. D'autres sont ratées. Je parle, par exemple, du viol de Cersei que j'ai détesté. Une scène que l'on a failli revoir. Mis à part cela je continue à apprécier la série et ses acteurs en contrats à durée inconnue.

Image : Site officiel

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07:39 Écrit par Hassan dans Fantasy, george r r martin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : game of thones, martin | | | |  Facebook

17/12/2014

The Hobbit: The battle of the five armies

L’image qui se fige en plein film mais avec le son qui continue. Le son qui fonctionne mais pas l’image pour que, ensuite, ce soit l’image mais pas le son bien que les sous-titres soient présents. Avec, enfin, une séance annulée et un remboursement. Du moins pour les personnes qui avaient gardé leur billet. Ce sont les joies du cinéma moderne. Au moins la bande annonce du prochain Starwars a eu le temps de passer (avec un entracte). Autant dire que voie ce dernier film n’a pas été facile et qu’il a été nécessaire de trouver un autre moment que celui initialement prévu.

Le Hobbit : la bataille des cinq armées, la fin de la saga qui débute l’aventure du Seigneur des Anneaux qui s’est terminée il y a 11 ans qui mais qui commence dans 77 ans selon la chronologie de Tolkien (et mes calculs si ils sont justes). En gros, c’est le boxon dans les aventures de Bilbo filmées en temps réel sans coupures mais avec des avances rapides (je ne sais pas pour vous mais, à mon avis, c’est la seule manière d’expliquer l’adaptation en trois films de trois heures). LA quête touche à sa fin puisque le Royaume sous la Montagne a été repris au dragon Smaug. Mais les aventures ne sont pas terminées. En effet, durant de longues minutes nous verront l’attaque en temps réel du dragon sur lacville. Pour, ensuite, suivre, toujours en temps réel, la marche des réfugiés. La reprise du Royaume est rapidement connue partout sur la Terre du Milieu et de nombreuses armées marchent vers l’entrée pour reprendre ce qui est leur dû où simplement pour le plaisir de massacrer du nain. L’ennemi est en marche.

Enfin, après deux long, très looooooong film dont l’intrigue était lente mais leeeeeente on arrive à la fin du Hobbit. Dire que faire trois films pour un petit livre de 300 pages était exagéré est en dessous de la réalité. Bref, nous avons enfin la fin de ces films. Et cette fin nous offre quelques grands moments de ridicule tout en échouant lamentablement à reconduire l’esprit épique du Seigneur des Anneaux. Mais est-ce une surprise quand on adapte un livre destiné à de jeunes enfants et quand on sait à quel point les batailles n’ont aucune importance pour Tolkien qui préfère les descriptions. Ce n’est donc pas un hasard si la réalisation a ajouté de nombreuses intrigues qui n’existent pas dans le livre et qui sont à peine mentionnée dans le Seigneur des Anneaux (dans les annexes en plus). Le personnage qui obtient la palme du ridicule est, bien entendu, Legolas. Qui, après avoir inventé le skateboard dans le Seigneur des anneaux nous fait part de ses autres hobbys. Ainsi, on l’observe au lance de couteau, en stage d’architecture (construire un pont n’est pas donné à tout le monde) et surtout lors d’une séance de parachute ascensionnel. Thorin, lui, passe dans les rangs de roi égoïste paranoïaque alors que personne, à part Bilbo, semble s’en inquiéter. En guest star nous avons aussi une histoire d’amour inutile, les trolls / machines de siège et, surtout, les vers des sables de Dune. Pfiou, on est content que ça se termine.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Une seule raison de voir ce film : on veut connaître la fin. Cette saga en trois films est un échec monumental qui ne fonctionne que pour les personnes qui ont aimé le Seigneur des Anneaux. Pitié plus jamais ça !

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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09:31 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hobbit, battle of the five armies | | | |  Facebook

17/09/2014

The Rigante 4. Stormrider par David Gemmell

Titre : The Rigante 4. Stormrider9780345445865?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 2002
Pages : 489

Il y a quelques années Jaym Grimauch est mort en sauvant Maev Ring. Depuis, les relations entre les Varlish et les clans se sont normalisées. Bien que de nombreuses lois restent en place un tout aussi grand nombre n'est plus appliqué. Mais ce qui se déroule au nord n'est rien. Les évènements importants se déroulent au sud durant la guerre civile entre les hommes du roi et ceux des rebelles. La guerre dure depuis longtemps. Personne ne semble en mesure de gagner. Mais un certain nombre de nobles montent dans la hiérarchie du pouvoir. C'est le cas de Winter Kay créateur d'un nouvel ordre de chevalerie et possesseur d'une relique sans âge. Cette relique est la dernière chance pour un ancien Seidh de revenir dans le monde des vivants et tout détruire sur son passage. Mais, pour cela, il devra d'abord visiter le nord et vaincre les Rigantes.

Me voici donc à la fin du cycle des Rigantes. Dans l'avant-dernier tome nous avions fait un voyage de plusieurs siècles dans le futur. Nous nous y trouvons encore. Mais ce que nous avions appris dans le tome précèdent n'est plus si important. Les personnages restent et ont évolué dans la direction voulue. Mais ils sont pris dans une trame plus importante. Encore une fois, on retrouve les viens thèmes de Gemmell que sont la rédemption, les erreurs, les choix et la question du bien et du mal ainsi que de la masse grise qui se trouve entre les deux. Mis à part cela, j'ai beaucoup apprécié lire les aventures des personnages de Gemmell. Bien que les intrigues ne soient pas difficiles à comprendre j'ai aimé la manière dont l'auteur les a tissées. Une bonne conclusion pour un cycle que j'ai bien apprécié.

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. On reste sur les même personnages et le même monde. Mais on place tout le monde face à un mal absolu qui se cache sous le masque de la sainteté. Une bonne conclusion à une histoire que j'apprécie.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

17:11 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stormrider, rigante, david gemmell | | | |  Facebook

05/09/2014

The Rigante 3. Ravenheart par David Gemmell

Titre : The Rigante 3. Ravenheart9780345432285?&height=281&maxwidth=190
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 2001
Pages : 427

Je suis enfin sorti de l'avant-dernier ouvrage de Gemmell que je lirais. Nous sommes toujours en terre des Rigante. Mais, 800 ans plus tard, cette terre n'est plus libre. Elle est contrôlée par les Varlishs qui ont construit un immense empire. Les Rigante ont perdu le droit d'être reconnu. L'histoire des clans est empoisonnée par celle de leurs vainqueurs. La culture des clans est en train de lentement disparaitre. Pire, les personnes qui ont une ascendance non-varlish sont soumis à des lois vexatoires dont le but est d'empêcher le retour d'une fierté. La société est donc fortement inégalitaire et divisée entre les clans et les Varlishs. Dans ce monde où l'industrie commence à pointer son nez deux jeunes hommes naissent. Les deux ont des ancêtres liés aux grands rois Connavar et Bane. L'un est le fils d'un noble très puissant tandis que l'autre n'est qu'un humble enfant des clans. Mais la soif de justice du second l'envoie vers les hauteurs de l'héroïsme.

Les livres de Gemmell sont souvent placés dans des sociétés qui n'ont pas connu la révolution industrielle. Mais, de temps en temps, il écrit dans une société qui connait une forme d'industrie. C'était le cas de Shannow. C'est maintenant le cas du cycle Rigante. On pourrait penser que passer 800 ans d'histoire sans beaucoup d'informations et ne recevoir que quelques bribes de ce qui s'est déroulé serait très frustrant. C'est le cas, un peu, mais on remplit facilement les blancs et la ressemblance avec l'histoire de l'Europe est assez forte pour qu'on ne soit pas dépaysé (par exemple Bane est décrit comme le roi qui a mis à sac la cité de Roche/Rome). J'ai particulièrement aimé retrouver cette société maintenant sous la loi d'une nation étrangère. Malgré tout, on retrouve ce que sont les Rigante. Mais aussi comment ils ont changé. L'intrigue n'est, par contre, pas très variée. On retrouve un jeune homme révolté qui tente de se venger. Gemmell a aussi l'habitude d'utiliser ses personnages féminins non seulement pour offrir un intérêt romantique à ses héros mais, en plus, pour offrir une raison de se venger et, donc, de devenir des héros. Dans ce livre Gemmell le fait trois fois. Il est vraiment dommage qu'il n'ait pas pensé utile de mieux écrire ses personnages féminins...

  • L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.

  • Papier toilette.

  • Roman de gare.

  • À lire. Malgré des points faibles évidents j'ai beaucoup apprécié ce troisième tome. Les 800 ans qui passent permettent un peu de fraicheur.

  • Tolkien.

Image: Éditeur

07:54 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rigante, ravenheart, gemmell | | | |  Facebook