10/03/2019

Captain Marvel

Les années 90, sur une planète éloignée une femme, Vers, est entrainée afin de faire partie de l'élite de sa nation. Un groupe de personnes spécialisées dans le combat et l'exfiltration. Leur travail est dangereux et implique des responsabilités et des pouvoirs importants. Leur raison d'être est de vaincre face à une espèce capable de changer son apparence à volonté afin d'infiltrer des planètes pour les envahir après. Lors d'une mission Vers est kidnappée. Ses souvenirs sont analysés. Et elle se retrouve sur une planète éloignée dont les habitant-e-s n'ont aucune idée des guerres qui se déroulent dans la galaxie. Vers va devoir agir vite si elle compte sauver une planète entière face à une race dont le seul but de l'existence semble être la guerre.

SPOILERS

Ce film n'est pas parfait. Certaines scènes ne sont pas tout à fait réussies et le rythme est parfois un peu étrange. Ce dernier point est souhaité par la réalisation puisque Carol Danvers est sujette à des flash-back lorsqu'elle comprend une partie de son histoire. Ce film concerne moins une intrigue générale que l'histoire de Carol Danvers. On la découvre amnésique et, au fur et à mesure, elle récupère son histoire personnelle et donc son identité. D'une simple soldate elle devient une personne individuelle qui prend ses propres décisions. Ce processus passe aussi par son passage d'apprentie à celui d'héroïne. Dès le début, le film et les personnages, masculins, principaux lui déclarent qu'elle n'est pas assez forte, pas assez entrainée et qu'elle a besoin d'eux. Lors d'une scène précise, elle comprend que ce qu'elle pensait être des échecs n'étaient que des épisodes durant lesquels elle se relève afin de continuer à se battre. À partir de ce point, elle refuse d'essayer de prouver ses capacités pour simplement les utiliser.

Le film s'intéresse aussi à la guerre. Dès le début, on apprend que Carol Danvers est une soldate impliquée dans une guerre entre deux espèces. L'une de ces espèces est qualifiée de terroriste tandis que l'autre est considérée comme bénéfique. Les Skrulls ayant la capacité de changer de forme peuvent s'infiltrer et agir dès que tout est prêt. Illes sont donc accusé-e-s de nombreux actes de terreurs et seuls les Krees, l'espèce alliée avec Carol Danvers, peuvent lutter afin d'éviter leur propagation. Pendant une bonne partie du film, cette présentation n'est pas modifiée. Cependant, on observe les Krees bombarder des civils pendant que des équipes au sol n'hésitent pas à tuer toutes personnes potentiellement Skrulls. Plus tard, on comprend que cette présentation de la guerre était un mensonge. Les Krees ont détruit la planète des Skrulls et celleux-ci ont dû se cacher avant d'essayer de trouver une nouvelle planète. La lutte entre les deux espèces implique des tactiques de guerre qui peuvent être présentées comme terroristes mais dépendent aussi de l'asymétrie de la situation. Les Krees deviennent une espèce impérialiste qui ne recule devant rien pour imposer ses idées, malgré les coûts en vie.

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**** Si vous cherchez un divertissement, ce film réussit parfaitement à jouer son rôle. Il permet aussi d'introduire Carol Danvers que nous allons revoir dans un prochain film
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Image : Site officiel

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12:26 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Film, Marvel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marvel, captain marvel | | | |  Facebook

28/02/2019

Mary Queen of Scotts / Marie Stuart Reine d'Écosse

XVIème siècle, Mary Stuart, veuve du roi de France, retourne dans sa partie ancestrale. Son demi-frère a régné en son nom depuis le départ de Mary pour la France. L’Écosse, bien qu'indépendante de l'Angleterre, a suivi l'entrée de sa sœur dans la religion protestante. Mary Stuart, elle, est catholique. Son arrivée pose donc de nombreux problèmes. Des problèmes qui s'étendent lorsqu'il devient clair qu'elle souhaite garder sa couronne. Certains conseillers sont forcés de partir bien qu'elle tente de créer une tolérance religieuse pour son peuple. De plus, elle souhaite être reconnue comme l'héritière d'Elizabeth pour le trône d'Angleterre. Une reconnaissance qui créerait des problèmes importants pour un royaume qui refuse un retour au catholicisme. Les deux reines tentent de se parler alors que leurs conseillers intriguent au sein de leurs cours respectives.

SPOILERS

La bande annonce m'avait fait penser à un film qui montrait une relation conflictuelle entre deux reines. Mais ce conflit n'est que peu présent. Les deux reines ne se voient, dans le film, qu'une unique fois et s'écrivent bien plus. Ces lettres montrent, selon le film, un souhait de créer une relation de respect et d'amitié mutuel entre deux personnes à la fois proches et différentes. En effet, là ou Elizabeth est montrée comme prudente, elle refuse de se marier par peur des intrigues, et âgée (bien que pas trop...) Mary est dépeinte comme jeune, belle, maternelle et courageuse. Alors qu'Elizabeth refuse d'entendre parler des intrigues contre Mary, cette dernière n'hésite pas à user d'armes et à prendre la tête d'une armée en armure. Là ou Elizabeth semble subir son conseil, Mary manipule tout le monde. Moins qu'une confrontation le film montre deux personnes différentes qui se retrouvent dans des situations équivalentes : être des reines qui gouvernent à des hommes qui usent d'intrigues.

Justement, cette confrontation qui n'existe que peu est effacée par les actions masculines. Elizabeth annonce, dans le film, qu'elle est forcée à devenir un homme car se marier impliquerait le risque de perdre son pouvoir face à un homme qui souhaiterait devenir un roi. Mary se trouve dans ce problème. Son mariage est un moyen pour elle de sécuriser son statut. Mais rapidement les hommes de sa cour, et son mari, intriguent afin d'abaisser son pouvoir et de donner la couronne à un homme. Malgré toutes ses réussites, elle est forcée à se soumettre à plusieurs groupes d'hommes qui souhaitent le pouvoir. Bien entendu, ces tentatives se basent sur la prétendue immoralité de la reine Mary, accusée de tromper son mari et de se marier après avoir assassiné son premier mari. Ces attaques sur sa prétendue immoralité permettent de justifier sa déposition. Ainsi, le film permet d'illustrer la difficulté pour une femme, reine, de garder son pouvoir face à des hommes qui la considèrent comme naturellement inférieure.

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**** malgré des raccourcis, des sauts temporels et probablement beaucoup d’erreurs historique j'ai beaucoup apprécié ce film
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Image : IMDB

mary queen of scotts,marie stuart reine d'Écosse

23/02/2019

The Lego Movie 2. The second part

Le monde des Legos ne s'en ai jamais remis. Il y a 5 ans, après avoir vaincu Lord Business, des aliens se sont rendus dans Lego City et l'ont détruite. Dès qu'une reconstruction était tentée, les aliens de planète Duplo revenaient et détruisaient à nouveau. Les personnes qui ont tenté de sauver leur univers ont disparus. 5 ans plus tard, le monde a changé. Les habitant-e-s de Lego City vivent au sein d'un désert avec les ruines qui ont pu être sauvées. Le monde est brutal, sans espoir ni faiblesses. Seul Batman est capable de protéger leur monde. Mais Emmet, lui, reste positif et essaie de créer un peu de beauté au sein de son monde. Du moins, jusqu'à ce que les aliens reviennent.

SPOILERS

Ce second film reprend immédiatement à la fin du premier. Il fonctionne exactement sur le même type d'humour. Au travers de legos, de nombreuses références sont mises en place envers la pop culture (avec l'arrivée de Bruce Willis). Ces références fonctionnement très bien, malgré quelques moments moins réussis. Bien entendu, le film prend en compte l'âge des protagonistes humains puisque le nouveau monde Lego est créé sur une base dystopique qu'un enfant de 10 ans ne va pas connaitre. Les aliens elleux, sont basé-e-s sur les gammes lego friends et les Duplos.

Le film fonctionne aussi sur une double intrigue. La première, celle qui concerne les legos, implique l'union entre deux mondes différents qui ne se comprennent pas. Cette union se forme au sein d'un mariage que certains personnages essaient d'arrêter. La seconde intrigue se base sur celle-ci pour parler de la vie de famille. L'une des parties est contrôlées par un jeune adolescent. Le second univers par une jeune fille. Les deux ne jouent pas avec les mêmes gammes de legos mais la jeune fille souhaite toutes les relier afin de jouer avec son grand frère. C'est le refus de ce dernier, qui pense avoir des histoires plus intéressantes, qui crée l'intrigue du film. Ainsi, là où le premier défendait l'imagination le second défend l'union des différences.

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**** Une suite réussie, tout aussi drôle que le premier film
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Image : IMDB

Site officiel

the lego movie

18:38 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the lego movie | | | |  Facebook

18/02/2019

Ralph breaks the internet / Ralph 2.0

En 2012 un film revenait sur l'époque des salles d'arcades à l'aide de Ralph. Ce dernier est un vilain d'un jeu mais souhaite devenir, un jour, un héros. Sa quête implique de casser son jeu est de se perdre dans la salle d'arcade. 6 ans après, cette même salle fonctionne toujours aussi bien. Sugar Rush est l'un des jeux les plus populaires, en particulier Vanellope. Cette dernière s'ennuie sans son jeu qu'elle trouve trop prévisible. Une tentative de Ralph de l'aider mène à casser le jeu. Pour le réparer, il est nécessaire de se rendre sur l'internet afin de découvrir une pièce détachée spécifique. Mais le monde de l'internet est plus dangereux que prévu.

SPOILERS

Ce film est destiné à des enfants et leurs parents. Logiquement, il essaie de parler aux deux publics et offre plusieurs niveaux de lectures. Internet y est expliqué aux enfants, parfois d'une manière peu subtile. Bien que l'internet soit montré comme une ville impressionnante le film n'oublie pas de mettre en scène les aspects moins reluisants, comme les pop-ups ou les spams mais aussi les commentaires haineux et les virus. En ce qui concerne les parents, le film est rempli de références à la culture populaire mais aussi à des sites bien connus.

Mais le film m'a aussi surpris par l'un des messages mis en avant : la relation toxique créée par Ralph avec Vanellope. Bien que je me sois attendu à des scènes, très drôles, avec les princesses Disney je ne pensais pas que cela irait beaucoup plus loin. Je m'étais trompé. Vanellope est montrée comme une femme qui rêve de changements. Ralph y est montré comme un homme qui fait tout pour empêcher son amie d'atteindre son rêve, allant jusqu'à le détruire. Il est dominateur, il essaie de l'empêcher de se faire de nouvelles amitiés et il refuse d'être considéré comme responsable des problèmes de Vanellope. Au lieu de montrer Vanellope essayant de rester amie, voire plus, le film lui permet de détruire son amitié avec Ralph tant que ce dernier n'est pas excusé et ne fait pas un effort de changement. Ce n'est qu'après, que les deux personnages peuvent commencer à reconstituer leur amitié. Sans user du mot, il est clair que Ralph y est toxique et que seule la compréhension de ses actes peut lui permettre de réparer sa relation avec Vanellope.

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*** Un film plutôt sympathique (je veux les t-shirts des princesses)
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Image : IMDB

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ralph 2.0,ralph breaks the internet

17/02/2019

Alita: battle angel

La Terre, un lieu non-identifié, 500 ans après notre ère. L'humanité avait réussi. Nous avions atteint Mars et la Lune grâce à une technologie qui permet de relier cerveau humain et corps robotique. Les sources d'énergies étaient sans fins permettant de faire voler les villes. Mais une guerre a eu lieu. Plus personne ne connait les raisons de celle-ci mais en peu de temps toutes les villes volantes sont tombées. Il n'en reste qu’une : Zalem. En dessous, autours de la décharge créée par les déchets tombés de Zalem, est formée Iron City. Les cyborgs y sont nombreux et aucune police ne défend la population sauf une élite de chasseurs de primes. Le Docteur Dyson Ido y travaille et un jour il découvre la tête d'Alita, tombée de Zalem. Il lui rend un corps mais elle ne sait rien de son passé. Malgré sa naïveté et son amour pour les gens elle comprend rapidement qu'elle a un talent : le combat.

SPOILERS

J'étais très sceptique face à ce film. Je ne connaissais pas l'univers d'origine et je ne savais pas de quelle manière il pourrait être adapté. En tout cas, les images sont belles. Zalem est lointaine sans être écrasante alors qu'Iron City semble être construite par des déchets. Le symbole est transparent : une élite supérieure et des inférieurs qui peuvent espère, un jour, monter dans l'échelle sociale, bien que, comme le dit l'un des personnages, il pourrait être mieux d'être un roi des pauvres qu'un esclave des riches. Malheureusement, ces belles images sont détruites par un film très brouillon. La réalisation veut trop en dire en trop peu de temps et on a à peine le temps de comprendre un aspect de cet univers qu'on nous lance sur l'une des intrigues pour ensuite réexpliquer l'univers. Pour finir, on ne comprend rien : on suit l'intrigue sur la découverte du passé d'Alita, l'intrigue "policière", l'intrigue amoureuse, l'intrigue générale qui pourrait implique un second film, l'intrigue sportive et on nous montre le fonctionnement de ce monde. Il y a trop pour trop peu de temps. Ce qui implique une simplification importante des personnages et des liens entre les intrigues créant le second problème.

Celui-ci est très simple : les personnages sont peu intelligents et réagissent sans raisons. Dyson Ido dit en savoir peu, mais il en sait beaucoup, mais il en sait peu... En revanche il refuse d'aider Alita mais finalement il accepte de l'aider parce que... je ne sais pas mais il y a une question de paternité alors qu'il n'est pas le père d'Alita mais qu'il lui a donné le nom et le corps de sa fille (un peu morbide...). Son ex-femme, Chiren, est prête à tout pour aller à Zalem mais finalement elle change d'idée en 2 secondes et aide Alita. Alita elle-même est construite comme très naïve mais on peut le comprendre vu qu'elle n'a pas de souvenirs. Hugo, cependant, est le personnage le plus insupportable du film et son histoire d'amour avec Alita m'exaspère. Les événements eux-mêmes se déroulent rapidement, sans liens logiques, simplement parce qu'il faut créer un film avec un peu d'action, certes bien mis en scène, mais peu intéressant. Tout cela se termine sur une scène frustrante au possible qui annonce une suite qui pourrait ne jamais avoir lieu.

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** Je déconseille fortement
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Image : Site officiel

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09:02 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

16/02/2019

Happy Death Day 2u / Happy birthdead 2 you

CW: Suicides

Il y a quelques années, un film sans prétentions mais sympathique à regarder était sorti. On suivait une jeune étudiante, Tree, au comportement horrible, membre d'une fraternité, qui se faisait tuer le jour de son anniversaire pour se réveiller le même matin et recommencer toute la journée. Après bien des péripéties et un grand nombre de morts elle réussit à devenir un peu meilleure, elle se réconcilie avec son père et avec la mort de sa mère et elle trouve enfin la personne qui tente de la tuer depuis le début de ses aventures. Tree pense être enfin sauvée de cette boucle infernale et de ses morts à répétition. Mais la boucle va recommencer et cette fois le tueur n'est plus la même personne. En revanche, elle risque enfin de comprendre pourquoi cette boucle a eu lieu et comment l'arrêter définitivement.

SPOILERS

Le premier film était sympa, sans être particulièrement bon. Le but était d'offrir un moment pour s'amuser et ça fonctionnait. Le second film reprend exactement les mêmes idées. Il y a une boucle, un tueur avec un masque qui en cache un second et de nombreuses morts. La construction du film est rigoureusement identique : ce qui doit être la dernière scène est annulée afin de sauver tout le monde. Même les motivations de l'héroïne sont identiques : reprendre le contrôle de sa vie et accepter la mort de sa mère. L'unique changement notable est l'explication du phénomène, dû à une expérience scientifique.

Le film n'offre donc aucune surprise, même si le tueur a changé. Cependant, il semble que certaines idées ont été abandonnées en cours de route. Alors que la victime de la boucle n'était pas Tree et que l'identité du tueur permettait de penser à quelque chose de différent le scénario repart rapidement sur Tree et sa boucle sans jamais l'expliquer. Pourquoi ne pas avoir accepté ces changements plus importants ? Je n'en ai aucune idée. De plus, le film se rapproche des comédies d'adolescents et d'universités en ajoutant des scènes ridicules avec un doyen qui semble ne pas connaitre son travail et le retour d'une amie de Tree qui devient encore plus problématique qu'elle ne l'était déjà.

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*** Un film qui n'offre rien de nouveau. Il n'est ni réussit ni raté il se contente de copier le premier
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Image : Site officiel

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11:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

14/02/2019

How to train your dragon : The hidden world / Dragons 3 : Le monde caché

Berk est plus prospère que jamais. Hiccup est le chef incontesté du village et, avec ses ami-e-s, il a fait de Berk un havre de paix entre dragons et humain-e-s. Plus encore, il lutte contre les personnes qui chassent et tuent les dragons, offrant un lieu de vie à ces derniers. Mais Berk n'est plus un petit village méconnu. Il est devenu le centre des dragonniers et le nombre importants de dragons qui s'y trouvent en font une cible. Alors que Hiccup réussit toutes ses attaques, les trappeurs décident de demander l'aide d'une légende : l'homme qui a tué tous les nightfury. Après avoir bien réfléchi, il semble qu'il n'existe qu'une solution : se cacher définitivement avec tous les dragons.

SPOILERS

Ce qui rend la saga Dragon si intéressante sont ses relations. Le premier film montrait la nécessité de ne pas suivre les pas de ses parents. Le second expliquait que les enfants peuvent être semblables à leurs parents. Ce dernier film marque le passage à la vie adulte et aux responsabilités. Bien que Hiccup soit chef depuis le second film, ce troisième film permet de montrer ce que sont les responsabilités qu'une personne choisie comme cheffe doit accepter. Ces responsabilités impliquent de créer une forme de stabilité mais aussi de prendre en compte les souhaits des personnes mises sous sa protection. Non seulement Hiccup doit accepter que son paradis des dragons ne soit pas forcément souhaité par tout le monde. Mais il doit aussi permettre aux dragons de posséder leur propre destin.

Malheureusement, ce discours sur les responsabilités passe par un discours très classique sur le mariage, l'amour et les enfants (que je ne suis pas le seul à avoir remarqué si j'en crois les discussions autour de ce film sur les réseaux sociaux). Celui-ci est double, tout comme Hiccup et Toothless sont deux chefs les deux doivent accepter l'amour et la nécessité d'élever une nouvelle génération. Hiccup est poussé par les hommes de son village d'accepter un mariage avec Astrid afin de devenir un véritable chef. Astrid, elle, est poussée par la mère d'Hiccup à accepter un rôle de confidente et de conseillère capable d'aider Hiccup à être un meilleur chef. Jamais personne ne prend en compte leurs souhaits. Une scène seulement marque leur impression de ne pas être prêt à un mariage. Toothless, lui, découvre l'existence d'une femelle de son espèce. Il est poussé par Hiccup à la charmer. Cette intrigue est explicitée par les personnages qui expliquent que les nightfurys sont monogames, la relation entre les deux dragons est donc proche d'un mariage. Faire des enfants et se marier sont donc montrés comme des nécessités qui permettent d'entrer dans l'âge adulte, un discours classique qui oublie les autres possibilités.

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**** Un dernier film, réussit, d'une saga que j'aime toujours revoir
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Image : Site officiel

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01/02/2019

Colette

Je me dois de l'avouer, je ne connaissais pas cette autrice ni son histoire avant d'aller voir le dernier film qui met en scène sa vie. Le film débute lors de sa jeunesse en campagne et se termine lors de sa séparation. Colette est une jeune femme qui connait bien la vie campagnarde. Elle n'a malheureusement pas beaucoup de possibilités pour le futur vu la pauvreté de ses parents. Mais un auteur connu de Paris semble tomber amoureux d'elle. Cette personne est connue sous le nom de Willy. Il est l'un des personnages les plus en vues de la ville et il aime ce statut mondain, ainsi que les liens que cela implique. Mais il est aussi quelqu'un de plus pauvre qu'il ne l'avoue, ne réussissant pas à payer les auteurs dont il publie les œuvres, sous son nom. Lors d'une période particulièrement difficile, il enjoint Colette à écrire ses souvenirs d'enfance sous une forme romancée. Avec surprise, le couple se rend compte que ces œuvres sont une grande réussite demandée partout.

SPOILERS

Willy est d'abord montré de manière positive. Il est un auteur connu et célébré avec une certaine richesse selon ce que l'on nous montre. Sa relation avec Colette est formée d'une grande complicité et leur amour est difficile à nier. Cependant, petit à petit, ce portrait est brisé pour montrer ce qu'il est réellement. On apprend qu'il implique sa femme dans l'écriture de ses lettres et des travailleurs pour écrire ses romans. Son but est de recevoir assez d'argent pour financer son train de vie. Jamais il n'accepte une remise en cause du fonctionnement de son ménage, laissant Colette dans l'ignorance subissant les problèmes sans pouvoir s'y préparer ni avoir son mot à dire. Pire encore, le film le montre comme une personne paternaliste qui n'hésite pas à enfermer Colette pour la forcer à écrire, sans prendre en compte ses besoins et désirs personnels. Alors qu'il accepte que Colette ait des relations avec des femmes ou des personnes qu'il identifie comme féminine, il refuse toutes relations avec un homme. Lui, en revanche, n'hésite pas à la tromper en refusant de suivre les règles qu'il impose à Colette. Willy est donc un homme toxique qui ment, manipule et vole allégrement les personnes qui se trouvent dans sa vie.

L'intrigue concernant Colette est très différente. Le film débute sur la présentation de cette jeune femme. Son but est le mariage et même si elle se méfie de Paris elle apprécie de vivre avec Willy en tant que couple officiel. Colette est une provinciale qui ne comprend ni la mode ni les relations mondaines que son mari aime tant. Au début du film, elle accepte toutes les demandes de ce dernier jusqu'à ce qu'elle le trouve avec une prostituée. À partir de ce point, les choses changent de plus en plus. Premièrement, son couple s'ouvre un peu et elle commence à avoir une relation extra-conjugale avec une autre femme. Petit à petit, ces relations lui permettent de s'ouvrir à un monde différent de la ville de Paris. Elle se lie à des femmes mais aussi des personnes que l'on pourrait qualifier de transgenre, je pense en particulier à Mathilde de Morny, marquise, qui, si j'ai bien entendu, est genré au masculin par Colette. Ainsi, on nous présente la libération sexuelle de Colette qui passe de femme mariée à un homme à femme bisexuelle ayant des relations extra-conjugales qui lui donnent bien plus de moments heureux que sa vie avec Willy. En parallèle, elle commence à se détacher de Willy. Elle le comprend de plus en plus comme une personne qui l'utilise pour son propre bien et non comme quelqu'un qui lui donne l'occasion de devenir meilleure. Malgré ses chantages et son paternalisme, elle réussit à le quitter et à devenir son propre nom. Son émancipation est donc aussi sociale puisqu'elle n'a plus besoin d'un homme pour être connue et reconnue en tant qu'artiste.

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**** Un film très calme mais qui, derrière un aspect très académique, défend une émancipation radicale de son personnage principal.
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Image : IMDB

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colette

11:18 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colette | | | |  Facebook

04/01/2019

Aquaman

Arthur Curry a combattu aux côtés d'autres héros et héroïnes pour sauver la terre. Mais il est encore peu connu. Lorsqu'il ne sauve pas des navires de pirates ou de tempêtes, il boit de la bière avec son père dans le bar local. Arthur Curry a toujours été étrange mais il a aussi toujours vécu plus ou moins seul, refusant de se rendre en Atlantide depuis qu'on lui a expliqué que sa mère a été sacrifiée pour l'avoir conçu avec un humain. Son frère s'occupe du royaume. Ce dernier est fatigué des atteintes humaines contre les royaumes marins. Il décide de parlementer avec d'autres rois et reines afin de devenir le dirigeant d'une force armée commune chargée de combattre les humains de la surface. Mais ni Mera ni Vulko, sa future femme et son conseiller, ne sont en accord avec cette politique. Illes décident de se rendre à la surface afin de trouver Arthur et de l'envoyer en quête du trident du premier roi de l'Atlantide. Sa possession en ferait le roi à la place de son frère et permettrait de rester en paix.

SPOILERS

Les adaptations DC ont une mauvaise réputation depuis quelques années, à raison. Bien que tout ne soit pas aussi catastrophique que l'horrible Suicide Squad, aucun film n'a réussi à convaincre largement. Sauf si l'on prend en compte les avis négatifs. Ce nouveau film doit prouver qu'il est possible d'adapter un personnage peu connu et foncièrement ridicule. De plus, la réalisation doit être capable de filmer sou l'eau de manière convaincante.

De ce point de vue, il faut avouer que les effets spéciaux me semblent réussis. La réalisation semble avoir lissé les visages et modifié les voix pour donner une impression différente de la vie en pleine air. Outre cela, les paysages marins sont magnifiques et on rêve devant des décors qui semblent aliens et proches de nous à la fois. Les ruines antiques sont mises au même niveau que les bâtiments de science-fiction, donnant l'impression d'une société qui s'est reconstruite sur le passé. Bien que la musique soit intéressante et tente d'accompagner notre impression d'étrangeté, elle n'est pas toujours bien choisie. Parfois, je suis sorti du film à cause d'une bande son inadaptée.

Si la forme semble réussie, ce qui est un minimum pour un blockbuster, on peut se demander si le scénario est convaincant. Celui-ci est à la fois simpliste et très dense. Simpliste car l'on se trouve face à un roi en exil qui doit prouver sa valeur face à une société traditionaliste. Cette preuve passe par un artefact capable de prouver la royauté d'un individu, dont on ne peut s'emparer qu'après une dangereuse quête. Cette quête est transparente et la réalisation nous bombarde de son message : les personnes humbles qui veulent le pouvoir par nécessité plutôt que par droit font de meilleures dirigeantes. Avec cela, la réalisation crée toute une mythologie qui complexifie le fonctionnement de l'Atlantide. On découvre de nombreux royaumes et leurs propres histoires, sans toujours en savoir beaucoup sur leurs fonctionnements parfois caricatural (les philosophes, les brutes, etc.…). Je ne suis probablement pas le seul à y voir l'influence de Geoff Johns.

Le film nous offre aussi deux personnages féminins : Atlana et Mera. Les deux sont membres de la royauté et capables de se battre, tout en ayant une connaissance importante de l'histoire et de la politique atlante. Les deux sont aussi destinées à accepter des mariages arrangés. Atlana disparait rapidement, après avoir combattu des soldats, mais elle revient vers la fin du film. Mera est décrite comme une combattante féroce capable de se défendre contre des soldats spécialement entrainés grâce à sa maitrise des arts martiaux et à son intelligence. Elle est un ajout d'intelligence à côté d'un Aquaman peu subtil. Bien que cela doit être confirmé, je ne suis pas certain de mes souvenirs, je crois que jamais Aquaman ne sauve Mera. Soit elle se débrouille seule soit elle est sauvée par une autre femme, quand elle n'est pas la personne qui sauve Aquaman.

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*** Très loin de la catastrophe que je craignais. Mais tout aussi loin d'être un bon film.
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Image : Site officiel

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08:26 Écrit par Hassan dans Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquaman, dc | | | |  Facebook

03/01/2019

On the basis of sex

Ruth Bader Ginsburg est l'une des premières, et rares, femmes à entrer dans la faculté de droit d'Harvard, en 1956. Elle se trouve presque seule face à 500 hommes, le corps professoral et un doyen dont la première question concerne la raison pour laquelle ces femmes décident de prendre la place d'un homme. Elle mène ses études, soigne son maris, l'aide dans ses propres études et élève sa fille. Malgré ces nombreux devoirs, elle réussit à devenir la meilleure des étudiantes en droit d'Harvard. Mais alors qu'elle pense pouvoir suivre son rêve de devenir une avocate, toutes les portes se ferment devant elle. Elle devient une professeure en droit à New York mais elle garde son rêve d'être une avocate. Quand soudain elle découvre un cas qui pourrait lui permettre de mettre à bas toutes les lois qui créent une différence entre les hommes et les femmes.

SPOILERS

Je ne connais pas la véritable Ruth Bader Ginsburg. Je ne pourrais donc pas juger de ses réussites professionnelles et personnelles. Cependant, le film veut nous montrer une femme parfaite secondée par une famille parfaite, ayant ses propres problèmes. Ainsi, Ruth Bader Ginsburg est montrée comme une étudiante talentueuse capable de suivre deux années de cours en même temps. Elle s'occupe du ménage, bien que sa cuisine ne semble pas parfaite. Elle s'occupe aussi de son mari lorsque son cancer est diagnostiqué. Ce dernier est montré comme un brillant avocat en droit fiscal, un père aimant et attentif mais aussi un homme qui accepte sa part du ménage, en particulier la cuisine. Enfin, il y a leur fille. Celle-ci est décrite comme militante, intelligente et coincée entre son amour pour sa mère et sa frustration. Leur fils n'est que peu décrit, étant un peu jeune lors des faits du film. Si cette famille est décrite ainsi je pense que ce n'est pas un accident. Ruth Bader Ginsburg est montrée se heurtant au système patriarcal qui l'empêche de devenir une avocate. Si une femme aussi parfaite qu'elle ne peut pas y arriver, alors qu'elle a tous les mérites, qui le peut ? Bien entendu, on peut se demander si une personne ordinaire n'aurait pas les mêmes droits ? Pourquoi faut-il que Ruth Bader Ginsburg soit parfaite ?

Le film s'intéresse aussi, forcément, à l'importance du système légal. Après tout, une grande majorité des personnages sont des avocat-e-s, parfois célèbres. Mais le film pose aussi la question du lien entre la société et la loi. En effet, la période durant laquelle ont lieu les événements et un moment de remises en cause du fonctionnement de la société. Féminisme et antiracisme mais aussi luttes politiques contre la guerre ont lieu sur les campus et dans les lieux publics. Le militantisme est aussi bien public que privé. La société est donc en train de changer. Mais est-il possible de modifier le fonctionnement de la société lorsque les lois protègent un ordre qualifié de traditionnel ? Ou vaut-il mieux changer les lois avant de changer la société ? Ce qui permettrait de valider et défendre ces changements. Selon ce film, il existe une relation difficile entre le système légal et la société. Loin de se diriger l'une l'autre elles s'accompagnent plus qu'elles ne se confrontent. Ainsi, selon Ruth Bader Ginsburg, paraphrasant l'un de ses anciens professeurs, la justice doit interpréter la loi à la lumière du fonctionnement du monde contemporain.

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*** Un film biographique intéressant qui défend avec brio une avocate talentueuse, Ruth Bader Ginsburg, mais il manque un petit quelque chose.
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Image : Site officiel

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14/12/2018

Spider-Man: Into the Spider-Verse

Depuis plusieurs années, Spider-Man est l'unique héros de New-York. Il aide toutes les personnes qu'il peut et il est l'une des personnes les plus populaires de la ville, ce qui implique aussi de nombreux ennemis. Récemment, une suite de tremblement de terre a secoué la ville. En enquêtant, Spider-Man tombe sur Miles Morales. Il comprend vite que Miles est comme lui, il possède les mêmes pouvoirs. Mais Miles Morales est encore très jeune et il ne sait ni comment se contrôler ni que faire de pouvoirs qu'il vient tout juste de découvrir. Heureusement, Spider-Man lui propose de l'aider. Et rapidement, les deux hommes comprennent qu'ils sont loin d'être les seules personnes aux pouvoirs identiques.

SPOILERS

Ce film d'animation est une véritable réussite. Il n'était pourtant pas facile de redonner l'envie de découvrir un Spider-Man après les films de Sam Raimi, les catastrophes que furent The amazing Spider-Man et la réussite de l'entrée de Peter Parker dans le MCU. Mais ce film réussit à réunir tous les ingrédients d'un bon Spider-Man. Les personnages sont attachants, drôles et touchants tout en donnant une diversité nécessaire. Ainsi, je salue l'idée de créer un film basé sur le point de vue de Miles Morales avec Gwen comme second rôle important. Peter Parker, ici, n'est qu'un mentor ce qui le rend important mais qui ne fait pas de lui le personnage principal du film, sauf par son impact sur la ville. L'intrigue est servie par une animation magnifique qui permet à la fois de créer une vie de tous les jours réussie et des séquences de combats superbes. Et, bien entendu, la bande originale est magnifiquement choisie.

De plus, la réalisation a parfaitement compris que les ingrédients d'un bon Spider-Man doivent permettre au film d'être à la fois drôle et sérieux. Nous ne sommes pas dans le dark and gritty de DC. Ce film est lumineux. Les personnages savent plaisanter et montrent leur bonheur d'être des héros et héroïnes mais aussi de tout simplement être vivants, avoir des ami-e-s et être capable d'aider les gens. Mais il ne faut pas oublier que Spider-Man est aussi défini selon ses pertes. Tous les personnages ont en connu et Miles Morales et le dernier à comprendre cela. La réalisation utilise cet aspect mais crée aussi un soutien de la part des autres Spiders qui n'amoindrissent pas les pertes ressenties mais montrent qu'il est possible de les surmonter, même si cela implique de garder des cicatrices ou des problèmes. L'intrigue elle-même se base sur la perte ressentie par l'antagoniste principale. Celui-ci accuse Spider-Man d'être la raison derrière la fuite de sa femme et de son fils, et leur mort dans un accident. Au lieu d'accepter sa perte et sa responsabilité, comme les Spiders le font, il essaie de les retrouver même si cela implique de combattre la ville entière et de la mettre en danger. Ce film est donc une parfaite réussite qui se suffit à lui-même tout en ouvrant la possibilité d'une suite.

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***** Une véritable pépite. J'ai passé un très bon moment !

Image : Site officiel

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Mortal Engines

1000 se sont passés depuis ce qui est nommé la guerre de 60 minutes. En une heure, le monde a changé. Des bombes ont détruit non seulement les grandes villes mais aussi la technologie et l'écorce terrestre. Au début, les petites communautés se sont repliées en elles-mêmes afin de récolter et de défendre les ressources nécessaires à la survie. Mais, petit à petit, une nouvelle forme d'habitat fut créée. Des villes devinrent mobiles et s'attaquèrent aux autres communautés qu'elles absorbent pour être capable de survivre et de continuer la chasse. Mais un homme souhaite changer ce système.

SPOILERS

Le film commence parfaitement bien. On est pris dans l'urgence d'une petite communauté minière qui tente de fuir face à l'arrivée de la ville de Londres. Alors que les londonien-ne-s applaudissent la chasse, le film met en scène une poursuite que j'imagine basée sur les combats navals. Ce début est magnifique et augurait du bon. J'adorais l'idée de la poursuite, d'une forme de piratage entre villes. D'une manière générale, ce film est beau. L'image, les décors et les costumes sont magnifiques et l'on sent une histoire derrière chaque décor. Le mur est aussi particulièrement bien réussi et tente de nous faire probablement penser à la Grande Muraille. Malheureusement, le film perd rapidement de son intérêt pour deux raisons.

Premièrement, le world building est insuffisant. On ne comprend ni les motivations des personnages ni leur place dans cet univers. On comprend qu'il existe des factions mais on ne connait ni leurs idéologies ni leurs chef-fe-s. Bien qu'il ne soit pas forcément utile de refaire toute l'histoire, il aurait fallu au moins expliciter les enjeux. Ainsi, on ne sait pas pourquoi deux personnages travaillent ensemble au sein de Londres, pour ne plus vraiment apparaitre. On ne sait pas pourquoi il y a un mur ni pour quelle raison Londres devrait l'attaquer. Tout se passe comme si la réalisation nous demande simplement de suivre les événements en donnant la promesse qu'il existe une raison derrière les décisions des personnages, mais sans jamais nous l'expliciter.

Ensuite, les personnages ne sont pas intéressants (c'est à peine si je me souviens des noms). Hester Shaw aurait pu être sympathique. Mais elle devient simplement une survivante un peu bourrue qui tombe amoureux d'un homme après l'avoir connu à peine trois secondes. Celui-ci aurait pu être intéressant, mais il est simplement quelqu'un d'incapable de survivre sans aides et on se demande fréquemment pour quelle raison il est accepté. Il y en a d'autres qui ont le potentiel de devenir cultures, mais qui ne sont pas assez construits. Même le grand antagoniste n'est qu'un simple homme avide de pouvoir. De plus, il y a le problème de Shrike. Il apparait sans explication, et prend du temps d'écran via des flash-back sans ajouter une once d'information utile à l'intrigue. D'ailleurs, il disparait aussi soudainement qu'il est apparu. Ce film aurait pu être bon, si la réalisation avait décidé de s'intéresser à plus que la photographie.

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** Une grande déception

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Image : Site officiel

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09:58 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mortal engines | | | |  Facebook

09/12/2018

Astérix: Le secret de la potion magique

Tout se passe bien dans le petit village qui abrite les irréductibles gaulois. La journée commence par un bon rythme connu de tout le monde. Rien ne pourrait mettre à mal la bonne humeur d'un village qui sait ne pas être menacé par les romains. Mais c'est sans compter Panoramix qui, après un faux mouvement, tombe d'un arbre et se casse une jambe. Après réflexion, il en conclut qu'il est temps pour lui de découvrir un successeur à qui donner la recette de la potion magique. Mais personne ne sait qui pourrait bien être assez talentueux pour être accepté par Panoramix. Pour trouver cette perle rare, il est nécessaire de voyager dans toute la Gaule alors que Jules César commence à se douter qu'il se passe quelque chose qui pourrait devenir une rare opportunité de finalement conquérir toute la Gaule.

SPOILERS

Bien que, comme tout le monde, je connaisse un minimum Astérix je ne suis pas non plus particulièrement impliqué dans cet univers. Un grand nombre d'adaptation m'ont laissé sceptique sauf une. Mais lorsque Astier se lance dans l'exercice on peut se dire qu'il pourrait réussir quelque chose. Une bonne idée de sa part est de partir sur une histoire originale en créant un nouveau personnage : Pectine. Pectine est une jeune fille intelligente qui aime inventer et qui écoute attentivement les conseils de Panoramix. L'audience sait immédiatement qu'elle est destinée à remplacer Panoramix puisqu'elle possède toutes les qualités requises. Je suis donc surpris que le film ne se termine pas sur cette idée après avoir largement parlé de l'importance de la transmission. En effet, le film se pose la question de la manière dont les connaissances peuvent être défendues et transmises à de nouvelles générations. Pour cela, il faut à la fois être capable de respecter certaines règles et pouvoir trouver de nouvelles idées pas toujours utiles.

Je me pose aussi beaucoup de questions sur les Gaulois. Premièrement, on laisse le village en arrière pendant une partie du film puis celui-ci réapparait pendant une seconde partie, laissant le village aux femmes et enfants. Bien que cela permette de montrer que les femmes du village n'ont pas du tout besoin des hommes, on se demande pour quelle raison partir. Ensuite, Panoramix annonce qu'il doit donner la recette à quelqu'un d'extérieur. Il défend sa décision en expliquant qu'un druide extérieur reste, culturellement, un gaulois. Dans le même temps, les villageois s’inquiètent et tentent d'empêcher l'entrée d'un étranger dans le village. Finalement, c'est Pectine qui apprend la recette alors que la personne choisie n'en reçoit qu'une partie.

Je dois tout de même dire que j'ai passé un bon moment. J'ai ri de bon cœur à la plupart des blagues, dont une grande partie sont visuelles. Je trouve que leur écriture est plutôt réussie, malgré un scénario qui semble ne pas fonctionner entièrement. Je suis donc mitigé mais je me demande si mon incompréhension de certains choix n'est pas dû à un manque de connaissance de ce qui entoure Astérix, ce que semble mieux connaitre le youtubeur MrMeeea.

Image : IMDB

astérix le secret de la potion magique

18:04 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : astérix le secret de la potion magique | | | |  Facebook

21/10/2018

First Man / First Man : Le Premier Homme sur la Lune

Le programme Apollo qui permit l'envoi sur la Lune de plusieurs équipes d'astronautes est probablement le plus célèbre des programmes d'exploration spatiale. Apollo 11 est sûrement la mission la plus connue puisqu'elle fut le premier alunissage réussit, Neil Armstrong étant le premier homme à marcher sur la Lune. Si on pose la question, il est probable que la mission Apollo 13 soit aussi citée avec d'autres catastrophes de l'aventure spatiale. Ce film se veut un biopic à la fois fidèle, respectueux et intimiste autour de la personne de Neil Armstrong entre son dernier vol en X-15 et sa rentrée sur Terre après son alunissage. La réalisation essaie de montrer le fonctionnement du programme lunaire de la NASA depuis les tests technologiques des Gemini jusqu'aux missions Apollo. On nous fait aussi rentrer dans l'intimité d'un homme montrée comme stoïque, incapable d'exprimer ses émotions et très professionnel.

SPOILERS

Que l'on soit clair, ce film est une ode à l'aventure spatiale américaine. Les réussites communistes sont mentionnées, comme des échecs pour les USA ce qui est en accord avec le contexte de l'époque. La réalisation aurait pu se perdre et ne pas parler des mises en causes ni des contraintes placées sur le projet de la NASA. Ce n'est pas le cas, on nous montre que tout le monde ne pense pas que l'argent soit utile dans le contexte de guerre et de pauvreté des USA. On nous montre aussi les échecs du programme, parfois dangereux. L'explosion d'Apollo 1 est particulièrement rempli d'émotions. Ce sont surtout les enterrements qui se succèdent qui montrent le danger que représente ce programme. La manière dont les fusées sont filmées est aussi particulièrement impressionnant. L'écran, les décors, vibrent avec un son presque assourdissant. On pourrait presque ressentir ce qu'implique le fait de partir dans l'espace dans le nez d'une gigantesque bombe chargée de carburant. On se demande surtout comment ces machines ont pu rester en une seule pièce et comment des personnes ont pu accepter d'entrer à l'intérieur.

Étant un biopic, le film se concentre sur Neil Armstrong et Janet Elizabeth Shearon, les deux sont mariés. Je ne sais pas si la manière de représenter Neil Armstrong est réaliste. On nous montre un homme profondément affecté par la mort de sa fille. Mais surtout un homme incapable de parler à ses amis, à sa femme et encore moins à ses enfants. Cette incapacité à exprimer ses sentiments conduit à une scène durant laquelle Armstrong fait ses bagages frénétiquement pendant que Janet Elizabeth Shearon lui demande de s'arrêter afin de parler à ses enfants, de les préparer à la possibilité de sa mort. En effet, Neil Armstrong est dépeint de manière respectueuse comme une personne très professionnelle. Un travailleur incapable de s'arrêter qui ne pense qu'à ses missions et refuse presque de s'amuser. Les conséquences du programme sont visibles à travers Janet Elizabeth Shearon qui observe les dégâts de la mort des astronautes sur leurs familles. Bien que je ne sache pas la vérité concernant cette famille, cette peinture de son fonctionnement me semble trop respectueuse et pas assez critique. Je me demande ce que voulait faire la réalisation.

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**** Un film qui respecte énormément son personnage et la conquête spatiale. Ce respect est presque trop important et parfois on a presque l'impression que certaines étapes ne sont qu'anecdotiques.
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Image : Site Officiel

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14/10/2018

Den skyldige / The Guilty

Asger Holm est un policier du Danemark actuellement affecté à la centrale téléphonique, le 112. Son travail implique de recevoir les appels d'urgence de la population, récolter un maximum d'informations sur les circonstances et la localisation des personnes et transférer ces informations aux patrouilles de police afin de les envoyer sur les lieux en besoins d'aide. C'est un travail monotone, difficile et ennuyeux. Mais tout change lorsque Asger reçoit l'appel d'une jeune femme inconnue qu'il ne peut localiser avec précision. Rapidement, il comprend que celle-ci a été enlevée et mime une conversation avec sa fille. Alors qu'Asger envoie la police tenter de retrouver cette femme dont il ne connait que peu de choses il essaie de l'aider et de réunir le plus d'informations possibles sur son identité, son kidnappeur et sa famille.

SPOILERS (des gros spoilers)

Ce film se déroule entièrement dans deux salles d'une centrale d'appel. L'image est sombre avec seulement la lumière des écrans et du bureau. L'ambiance est donc très froide. On ne voit rien de l'extérieur et toutes les informations nous sont communiqués, ainsi qu'à Asger, au travers des appels téléphoniques. Au film du temps, on ressent la frustration croissante d'Asger qui essaie de comprendre ce qui se déroule tout en ne pouvant pas chercher lui-même les indices dont il a besoin car ce n'est pas son travail. Ce n'est souvent qu'après-coup que l'on apprend ce qui se déroule et donc que l'on apprend l'étendue réelle du problème.

Ce film est aussi l'histoire de deux personnes. La première est Asger qui est provisoirement assigné à la centrale d'appel après avoir tué un homme, en légitime défense selon lui. On ne sait que peu de choses sur les circonstances sauf que le procès a lieu le lendemain et qu'un partenaire est son témoin. Ce n'est qu'à la fin du film que l'on apprend ce qui s'est réellement déroulé, donnant tout son sens au titre du film. En parallèle, la police poursuit un homme qu'elle pense être coupable de kidnapping et de meurtre. Tout semble l'accuser, il a été condamné pour violences, il a perdu la garde de ses enfants lors de son divorce et sa fille parle d'une dispute entre lui et son ex-femme après une visite dans la chambre d'un des enfants, encore bébé. Ces indices ne sont donnés que petits à petits afin de faire monter la tension. Nous avons donc ceux hommes. Un est coupable mais le cache. Tandis que l'autre est présumé coupable mais il est encore poursuivi. Ce sont deux hommes violents dont on ne connait pas les circonstances. Ce n'est que tardivement que toutes les explications nous sont données, changeant complétement la perspective du film.

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***** Un très bon huis-clos dont la tension monte rapidement

Image : Site officiel

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10:03 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : den skyldige, the guilty | | | |  Facebook

11/10/2018

Johnny English Strikes Again

Le MI7 est la victime d'une attaque d'ampleur inégalée. Un pirate a trouvé le moyen d'entrer dans la base de données des renseignements britanniques et de rendre public l'identité des agent-e-s du MI7. Cette catastrophe a des conséquences incalculables alors que le Royaume Uni s'apprête à organiser une rencontre entre les pays les plus riches de la planète. Personne ne peut enquêter car il n'y a plus aucun agent-e-s. La Première ministre ordonne de faire revenir les membres du MI7 qui se trouvent à la retraite. Cela implique Johnny English, actuellement enseignant de géographie dans une petite école privée. Lorsqu'on lui demande de revenir il s'exécute avec le plus grand plaisir.

SPOILER

Ce troisième film s'intéresse à un thème très actuel : la place de la gouvernance par l'informatique dans nos vies. Bien que l'intrigue débute par une série s'attaque informatique contre les infrastructures britanniques et européennes, on comprend rapidement que le but du méchant est de prendre le contrôle des informations créées par les états et leur population. Selon son argumentation, ces données permettent de créer des algorithmes capables d'éviter les plus gros problèmes actuels : des bouchons aux problèmes de santé. Bien entendu, il n'explique pas immédiatement que cela implique une destruction de la démocratie telle qu'on la connait et un gouvernement par une élite capable de comprendre les algorithmes. Cette démission des élites politiques traditionnelles s'explique par leur incapacité à comprendre les enjeux de l'informatique. Ce point est incarné par la Première ministre qui se contente de signer tout ce qu'elle trouve si cela lui permet de gagner quelques points grâce à la proximité du jeune et beau méchant.

Ce film pourrait donc être assez intéressant. À travers l'humour il pourrait dénoncer la fascination ignorante envers les nouvelles technologies et les miracles que celles-ci pourraient permettre pour notre société, sans jamais penser aux conséquences. La réalisation s'amuse du décalage entre le jeune, beau et intelligent méchant qui use de tout ce qui est neuf, comme les imprimantes 3D, et Johnny English incapable d'utiliser un IPad, de comprendre la réalité virtuelle et qui décide de rouler dans une vieille voiture plutôt qu'une hybride remplie d'aides à la conduite. À certains moments, Johnny English incarne même le passé en se retrouvant dans un costume traditionnel ou en armure. Malheureusement, l'humour me semble très forcé. Plutôt que de laisser les situations parler par elles-mêmes la réalisation explicite toujours, au travers des dialogues, ce qui va se dérouler. Pire encore, l'humour ressemble plus à une série de sketch collés artificiellement ensemble pour construire un film d'une longueur acceptable. Ce qui aurait pu devenir un film intéressant échoue donc largement.

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*** Parfois c'est drôle
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Image : IMDB

Site officiel

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10:23 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : johnny english strikes again | | | |  Facebook

28/09/2018

La Prophétie de l'horloge / The house with a clock

Lewis, 10 ans, a récemment perdu ses deux parents. Il rejoint sa seule famille : son oncle Jonathan. Celui-ci vit dans une petite ville dans un immense manoir rempli de livres et d'horloges. Il organise fréquemment des soirées poker avec sa voisine, Florence. Bien que les deux adultes s'insultent mutuellement illes s'apprécient beaucoup et aiment passer du temps ensemble. Selon Jonathan, il n'y a aucune règle dans cette maison. Lewis essaie de passer outre la mort de ses parents tout en cherchant l'amitié dans sa nouvelle école. Être un peu étrange n'aide pas. Vivre dans la maison hantée de la ville rend la chose encore plus difficile. Bien que Lewis rie de l'idée que son manoir soit hanté il se rend rapidement compte qu'il s'y passe des choses étranges. Les meubles bougent, les peintures se modifient et le bruit d'une horloge résonne à travers les murs tandis que son oncle parcoure les couloirs du manoir la nuit tombée.

SPOILERS

Une chose au moins est réussie dans ce film : le sens du merveilleux face à la découverte de la magie par un jeune enfant de 10 ans. Dès que Lewis rencontre son oncle on comprend que cet enfant est surpris. Il est intimidé par le manoir. Il a peur des petits bruits durant la nuit, des craquements du plancher. Et il est émerveillé par la magie même s’il ne la comprend pas. Il est naturel que Lewis ne souhaite qu'une chose : apprendre à devenir magicien. Un souhait qui implique de longues études mais qui ne nécessite pas de dons (coucou l'élitisme d'Harry Potter). Ce merveilleux est aidé par une maison mise en scène comme un lieu étrange, dangereux mais aussi beau. La maison est un personnage à part entière avec ses bons côtés mais aussi sa part d'ombre. Elle aide les habitant-e-s mais elle peut aussi combattre si nécessaire ou si l'ordre lui est donné par son possesseur original.

Bien que la mise en scène soit réussie, les effets spéciaux sont plutôt convaincants, et que l'intrigue soit simpliste mai efficace le film n'est pas aidé par l'humour de Jack Black. Même si j'ai apprécié les piques que se lancent Jonathan et Florence, celle-ci est montrée comme une sorcière bien plus compétente que Jonathan, le reste de l'humour n'est pas très élaboré. À plusieurs reprises, le lion de la maison est montré faisant ses besoins en dehors de sa litière. Une bonne partie des scènes de fin est passée à combattre du vomi de courges. Et je ne parle pas du bébé Jonathan dont le seul acte est de se faire pipi dessus. J'aurais apprécié quelque chose d'un peu plus construit.

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*** De jolies images mais un humour douteux.
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Image : Allociné

Site officiel

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27/08/2018

BlacKkKlansman

TW : Racisme, antisémitisme, négationnisme, images d'attentats racistes entre 2016 et 2017

Ron Stallworth vit dans une petite ville du Colorado. La police y est fréquemment accusée d'actes racistes mais les autorités politiques souhaitent changer l'image de ses forces de police. À la suite d’une campagne en faveurs des minorités Ron Stallworth y est inclus au service des archives. Après plusieurs semaines, on lui demande d'infiltrer une réunion du syndicat des étudiant-e-s noir-e-s. Cette mission lui permet d'être intégré à une unité d'enquête. Il décide de débuter une enquête sur le KKK local en contactant son chef local. C'est un succès. Avec l'aide d'un collègue il découvre des informations inquiétantes sur les activités et les membres du Clan, pourtant présenté comme de plus en plus pacifique.

SPOILERS

Ce film est résolument anti-raciste. Que ce soit le racisme contre les personnes de couleurs (pour inclure plus que les personnes noires) ou contre les juifs. La réalisation ne nous épargne pas les propos les plus extrêmes de personnes parfaitement ordinaires. Que ce soit david duke ou le chef du KKK du Colorado, ce sont deux hommes bien habillés qui parlent calmement. Sans appeler au meurtre, ils ne cachent pas leur racisme et leur envie de reconquête. Le film s'intéresse, évidemment, aux actions de la police. Ron Stallworth y est décrit comme le premier policier noir de sa ville et sa première mission est d'infiltrer un groupe d’activiste en faveurs du Black Power. Malheureusement, la réalisation ne s'intéresse pas beaucoup à ce groupe ni aux Black Panthers et encore moins aux activités antisubversives des polices, à l'aide du programme cointelpro. Bien que l'un des policiers soit décrit comme un raciste, le film ne s'intéresse pas à la manière dont les activités policières discriminantes sont permises par le système. Au contraire, la réalisation n'hésite pas à héroïser la police, les racistes devenant des exceptions. Je pense que le film manque ici un thème important qui touche non seulement les États-Unis mais aussi d'autres états occidentaux, dont la Suisse.

Il est très difficile de ne pas voir que ce film est tout aussi contre le racisme qu'il est contre trump. Les différentes scènes sont constellées de références plus ou moins subtiles. Plusieurs personnages du KKK utilise des slogans mis en avant par trump, que ce soit le "make america great again" ou "america first." La réalisation cache encore moins sa posture politique à la fin du film lorsqu'elle diffuse des images d'attentats terroristes racistes avec la réaction de trump, plus que complaisante. Le plus intéressant est que ce film explicite les tactiques pour faire accepter le racisme. Ainsi, l'un des personnages mentionne les recherches "scientifiques" qui prouvent l'infériorité intellectuelle de certaines populations, des recherches largement discréditées et pourtant encore défendues par des chercheurs. La réalisation montre aussi que si david duke et d'autres essaient de se présenter comme propre sur eux c'est pour mieux faire accepter leurs propos dans la population et dans le milieu politique, avec comme but qu'un politicien puisse défendre leurs idées au plus haut niveau de l'état. On observe cette même tactique en Europe par exemple en ce qui concerne les migrations. Les personnes qui migrent, pour recevoir l'asile, ne sont plus qualifiées comme des personnes en besoin d'aides mais des dangers qui impliquent des mesures d'enfermement et d'expulsion même au prix de leur mort. Tandis que les personnes qui les aides ne sont plus des humanitaires mais des criminels qu'il faut arrêter.

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**** Un bon film mais qui lisse le rôle de la police et de son héros. J'aimerais aussi savoir quels sont les événements écrits par la réalisation et quelle est la réalité.
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Image : IMDB

Site officiel

blackkklansman

10:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blackkklansman | | | |  Facebook

17/08/2018

Kona fer í stríð (Woman at war)

Woman at war est le second film islandais à sortir en deux semaines en Suisse. Halla est une cinquantenaire. Elle se rend à son travail à vélo. Elle donne des cours de chants et elle visite de temps en temps sa sœur, professeure de yoga en attente d'une place pour un voyage dans un sanctuaire. Il y a 4 ans, les deux sœurs ont demandé le droit d'adopter un enfant et Halla reçoit enfin une réponse positive. Mais elle ne sait pas quoi répondre à l'agence d'adoption car sa vie est plutôt compliquée. En effet, elle est responsable de la destruction des lignes électriques qui paralyse l'industrie lourde du pays depuis quelques semaines. À la suite de ces actes de sabotage le gouvernement commence à s’inquiéter et organise une recherche frénétique et hystérique de la ou des personnes responsables. Car ces attaques risquent de mettre à mal un investissement chinois en Islande.

SPOILERS

La première chose que l'on remarque dans ce film est l'attention envers des détails de la photo et l'usage de la musique. Cette dernière est jouée par un groupe de musicien et une chorale féminine. Ce film décide de les inclure directement dans l'image, avec de légères interactions en direction des personnages. Loin d'être incongru, leur apparition est souvent assez drôle car absurde tout en annonçant des problèmes dans l'intrigue. La photo utilise l'Islande dans toute sa splendeur. Il est difficile de ne pas souhaiter organiser une petite randonnée dans les coins filmés par la réalisation. Mais il y a aussi de petits détails assez drôles. Par exemple, les télévisions sont souvent réglées sur des questions concernant l'écologie. J'ai aussi particulièrement apprécié le passage à Thingvellir. Alors que le président explique l'histoire de ce lieu, une sorte de parlement, et l'usage des chefs de se réunir en cercle pour décider des condamnations les aides du président se réunissent elleux-même en cercle afin de discuter de ce qui arrivera à Hella. Ce n'est pas tout à fait maîtrisé mais j'ai aimé.

Bien entendu, le thème principal du film est l'écologie dans un monde capitaliste. Hella, ainsi que sa sœur, sont deux personnes très liées à la terre. À plusieurs reprises, on les observe se coucher par terre et respirer comme moyen de communion. Hella utilise la nature pour se défendre et se cacher lorsque nécessaire ainsi que pour sauver sa vie. Elle le fait car elle considère que le fonctionnement de l'économie n'est pas compatible avec les nécessités de protection de la nature, un point de vue que j'ai tendance à partager. Mais le film s'intéresse aussi aux questions de militantisme dans un cadre sécuritaire. On apprend rapidement que ses actions de sabotage, qui ne tuent ni ne blessent, sont qualifiés d'actes de terrorisme. Ici le film décide de prendre deux directions. En premier lieu, il s'intéresse à un jeune touriste particulièrement malchanceux qui est systématiquement visé par les autorités comme le responsable potentiel des actes de sabotage. Bien que ce ne soit pas explicité, on y voit facilement la tendance raciste des sociétés occidentales. En second lieu, le film met en avant un usage de plus en plus hystérique des technologies de surveillance. Alors qu'il n'y a que des dégâts matériels l'état décide de demander l'aide de la CIA et du Mossad. La police se met à utiliser des satellites espions et des drones équipés de caméras thermiques. Pire encore, il est mentionné, vers la fin du film, que le gouvernement a pris la décision de récolter des échantillons ADN de toutes les personnes quittant et entrant en Islande. Ainsi, pour retrouver une seule et unique personne qui ne crée que des dégâts matériels une grande partie de la population doit accepter d'être fichée. Le film montre très bien la logique d'extension des technologies de surveillance qui ne s'arrêtent pas lorsque la personne recherchée est enfin arrêtée.

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***** Plutôt drôle, beau, un film qui maitrise plutôt bien les thèmes mis en avant sans nous donner toutes les clés d'explication

Image : IMDB

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13/08/2018

The darkest mind

TW : abus sur enfants, tentative de viol

The darkest mind débute dans un monde proche du notre. Les enfants vont à l’école tandis que les parents travaillent pour subvenir à leurs besoins. Mais dans ce monde une maladie touche les enfants. En peu de temps, 90% de la population mineure des États-Unis est morte. Les enfants qui survivent sont étudiés pour comprendre la raison de leur résistance. Les scientifiques comprennent que les enfants qui ont survécu ont développé des pouvoirs. Illes sont classifiés selon le type de pouvoir et leur danger en 5 couleurs dans des camps dits de réhabilitation : vert pour l'intelligence, bleu pour la télékinésie, jaune pour le contrôle de l'électricité tandis que les oranges et les rouges sont considérés comme rares et doivent être tués à vue. Ruby a réussi à forcer son classement en tant que verte. Mais en réalité elle est l'une des rares orange encore en vie. Alors que les autorités du camp commencent à comprendre qui elle est, elle réussit à s'enfuir et essaie de retrouver sa maison.

SPOILERS

La réalisation ne souhaite pas simplement jouer avec des pouvoirs et adolescent-e-s. Le but est aussi de nous présenter un état policier, probablement fasciste, qui n'hésite pas à kidnapper des enfants au nom du bien commun. Un tel thème ne peut qu'interpeller à la suite de la politique de trump concernant les enfants migrants. Une partie du film se déroule au sein d'un camp tenu par une autorité militaire tandis que l'extérieur est rempli de chasseurs, de militaires et de deux mouvements de résistance principaux. La présidence semble être restée aux mains de la même personne pour au moins 6 ans me sans que l'on sache si les libertés civiles et civiques ont été abaissée. Le film donne des indices mais rien n'est réellement montré. On a beaucoup de mal à croire en cet univers alors que la majorité des scènes sont vides de personnages autre que les principaux. La réalisation échoue complétement à nous faire croire à cet univers car elle ne nous donne pas assez d'éléments pour comprendre son fonctionnement.

De plus, le film est loin d'être réussi. Bien que l'actrice principale, Amandla Stenberg qui tient le rôle de Ruby, tienne son rôle sans trop de problèmes. Elle est même plutôt talentueuse réussissant à nous faire rire ou à nous rendre tristes selon les moments. Les 4 autres acteurs et actrice qui tiennent l'affiche ne sont pas aussi bons. L'une ne parle pas, n'usant que de gestes et sa relation avec Ruby est assez réussie. Les deux hommes du groupe ne sont pas intéressants, l'un n'étant qu'un beau gosse en vue d'une relation romantique hétérosexuelle. Le méchant de l'histoire est, en revanche, assez bien écrit. Loin d'être cruel il est surtout manipulateur et certain d'être dans son droit. Il est proclamée leader d'une résistance, blanc, fils du président donc d'une classe sociale assez élevée et il parle toujours calmement. Au fil du film, on comprend qu'il considère que certaines personnes sont supérieures à d'autres, en particulier les oranges dont le pouvoir inclut la manipulation des esprits. Se pensant légitime en tout il n'hésite pas à considérer Ruby comme sa propriété et à vouloir la manipuler pour en faire sa femme parfaite. Il est dommage que ces événements ne soient pas servis par une réalisation efficace. Au contraire, on s'ennuie souvent, on ne comprend pas grand-chose à l'intrigue tandis que les grandes révélations sont extrêmement faciles à comprendre à l'avance.

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** Une idée qui était loin d'être inintéressante mais une réalisation sans intérêt.
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Image : Site officiel

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09:47 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the darkest mind, rébellion | | | |  Facebook

10/08/2018

Undir Trénu (Under the tree)

TW : Relations toxiques (violence conjugale, harcèlement, parents toxiques) et maltraitance envers des animaux

Atli et Agnes sont en couple avec une petite fille et vivent dans une copropriété. Tout semble bien fonctionner mais Agnes accuse Atli de l'avoir trompée. Ne lui faisant plus confiance, elle l'éjecte de l'appartement et de sa vie tout en ne sachant pas encore exactement comment les choses se dérouleront. Atli, n'ayant nulle part où aller, se rend chez ses deux parents : Baldwin et Inga. Le couple est encore sous le choc de la perte de leur second fils. Pire encore, leurs voisins, Eybjorg et Konrad, se plaignent de l'ombre portée par l’arbre qui pousse sur leur terrain. Le problème est mineur. Mais les relations entre les deux couples deviennent de plus en plus compliquées alors que les accusations et les attaques mutuelles semblent se multiplier. Petit à petit, le conflit devient incontrôlé.

SPOILERS

Le film est soumis à l'ombre portée par l'arbre, ainsi que l'ombre de la perte du frère d'Atli. Tout ce qui se déroule est excusé par cette perte qui n'est pas encore acceptée par Inga, qui l'utilise pour se justifier sans jamais se remettre en question. Il y a deux conflits dans ce film. Le premier est conjugal. Atli et Agnes doivent résoudre leurs problèmes tout en prenant en compte leur fille. Ce conflit commence difficilement et Atli est montré comme abuseur une bonne partie de l'intrigue. Il suit Agnes, la harcèle jusqu'à son bureau, se rend à l'école de sa fille pour l'enlever avant de la ramener... Mais bien que ce conflit soit difficile il se résout aussi facilement lorsque les deux adultes décident de prendre du recul, de se parler par mail interposés et d'organiser une conciliation juridique qui permette de protéger les intérêts de leur fille. Le conflit se résout donc sur la promesse d'une relation brisée mais qui se casse entre adultes ayant consciences des responsabilités personnelles et sur une médiation juridique qui permette de protéger les personnes en ayant besoin.

Le second conflit se déroule entre deux couples voisins, dont les parents d'Atli. Contrairement au précédent, ce conflit s'envenime jusqu'à devenir incontrôlé. Le film a la bonne idée de ne pas montrer les actes de sabotages que se font subir les deux couples, on peut penser que ces actes ne sont pas commis par les personnes accusées. Petit à petit, la réalisation montre que les quatre adultes ne peuvent tout simplement plus dialoguer normalement sans que l'une des parties ne considèrent être victime de menaces ou de moqueries. Ce sont les images les plus drôles lorsque, par exemple, on observe l'un des voisins sortir une tronçonneuse de sa voiture. Ce sont aussi les scènes les plus dures, je parle en particulier de l'acte de cruauté subit par le chien de l'un des couples. Selon moi, la personne qui est à l'origine de cette escalade est clairement Inga. À plusieurs reprises, elle pousse son mari à refuser le dialogue avec leurs voisins tandis qu'elle jalouse sa voisine, plus jeune. Elle n'hésite pas non plus à pousser Atli à plus de fermeté face à Agnes plutôt qu'à tenter de désamorcer la situation. Son comportement est excusé par la perte de son second fils qu'elle n'arrive pas à accepter. Inga est clairement une personne toxique et il me semble habile que le film se termine sur elle comme seule rescapée.

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**** Un film réussit, parfois drôle mais aussi avec des scènes difficiles et d'autres un peu sanglantes.
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Image : Allociné

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08:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : undir trénu, under the tree | | | |  Facebook

07/08/2018

The children act (My Lady)

Fiona Maye est une personne qui a réussi. Elle possède un appartement qui lui permet de s'adonner à sa passion, la musique. Bien que son mari ne soit pas très intelligent, voire lâche, son mariage a duré 20 ans dans un respect mutuel intense. Son mari est presque aussi intelligent qu'elle. Et elle a atteint le grade de juge à la Haute Cour, spécialisée dans le droit de la famille et des enfants. Dans sa pratique, elle doit prendre des décisions difficiles et parfois controversée avec, d'une part, la nécessité de respecter la loi et, d'autre part, la nécessité de protéger des enfants face aux dangers encourus. Un soir, un hôpital demande une action urgente de la part de la Cour. Un mineur de 17 ans, Adam, est victime d'un cancer qui nécessite une transfusion de sang pour permettre la possibilité de vivre. Mais l'enfant et ses deux parents refusent cette transfusion au nom de leur religion. Fiona Maye décide d'aller visiter ce jeune homme afin de comprendre ce qu'il souhaite vraiment.

SPOILERS

Je suis déçu. Selon le synopsis, tel que je l'avais compris, le film proposait une réflexion sur l'usage d'une loi chargée de protéger les mineur-e-s et de ses limites face à leur dignité et leur capacité de réflexion. En basant le film sur un jeune homme pratiquement majeur le film pouvait se demander à quel point il est nécessaire de prendre une décision basée sur une limite artificielle. Durant quelques scènes, la réalisation met en place un début de réflexion. Les avocats présentent des points de vue spécifiques tandis que le père, la mère ne parlant jamais, explique de quelle manière fonctionne sa religion. De plus, le film fait parler le jeune homme en question qui remet en question le droit de la juge de s'intéresser à son cas. Il aurait été possible de s'intéresser à la loi, sa pratique, ses limites et la question du respect de la religion de chacun et des limites nécessaires, mais ce n'est pas le cas.

A la place de cette réflexion la réalisation, qui adapte un roman, s'intéresse à la relation entre la juge et Adam. En parallèle, on nous présente la relation entre Fiona et son mari. Ce dernier souhaite un mariage plus affectueux mais semble ne jamais avoir partagé ses souhaits et décide, brutalement, d'annoncer le début d'une relation avec une jeune statisticienne. La réaction de Fiona Maye, compréhensible, est de préparer un divorce. Bien que le film montre surtout les problèmes du couple, et l’absence de communication de la part du mari, la réalisation nous permet de comprendre que ce mariage est un mariage d'amour avec des liens de respect entre les deux membres du couple. La relation entre Fiona Maye et Adam est plus problématique. Bien que majeur durant une grande partie du film Adam reste très jeune et semble chercher chez Fiona Maye une mentor et une guide qui lui permette de comprendre le monde. Mais il agit en la suivant, en cherchant ses informations privées sur internet et en essayant de s'imposer malgré les refus répétés de Fiona Maye. Leur relation me semble pour le moins problématique.

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** Ce film est une grande déception pour moi. J'ai l'impression que le synopsis m'a induit en erreur.
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Image : Allociné

Site officiel

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10:49 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : my lady, the children act | | | |  Facebook

03/08/2018

Mission Impossible: Fallout

Ce nouveau film est la suite directe de Rogue Nation. Après avoir exposé les agent-e-s du Syndicat Mission Impossible est redevenu une agence officielle des Etats-Unis. Hunt est réintégré dans la hiérarchie et continue ses activités de destruction de biens publics et de violations du code de la route. Ses capacités sont à nouveau nécessaires pour sauver le monde. Le Syndicat n'est pas entièrement démantelé et les agent-e-s qui en font encore partie se sont renommé-e-s les Apôtres. Au lieu de suivre un agenda, illes se vendent au plus offrant afin d'aider des attaques terroristes, à l'instar d'une épidémie de variole. Leur prochaine action semble être l'usage de trois bombes atomiques. La mission d'Ethan Hunt est de trouver ces bombes et d'empêcher les Apôtres, et leur client, d'y avoir accès. Mais cette fois il est accompagné d'un agent de la CIA, joué par Henry "Moustache" Cavill.

SPOILERS

Je n'ai jamais été très fan de la franchise Mission Impossible. Les films sont divertissants mais sans plus. C'est le cas de ce nouvel opus qui n'a de loin pas été inoubliable en ce qui me concerne. Comme beaucoup de films d'action, la réalisation souffre d'avoir un personnage principal chargé d'être le meilleur en tout. Hunt est toujours dans l'action et ne prend jamais le temps de souffler un peu pour avoir un véritable plan. Ce film en est l'incarnation. Dès le début du film on comprend que la question ne sera pas la nouvelle menace mais la nécessité de l'existence d'Ethan Hunt. À plusieurs reprises, on nous explique qu'il aurait pu démissionner mais qu'il ressentirait un sentiment de culpabilité à chaque événement qu'il aurait pu empêcher. Même le méchant du film, identique à celui de Rogue Nation, agit pour s'attaquer personnellement à Ethan Hunt, oubliant les raisons de son entrée dans le Syndicat.

La réalisation souffre aussi d'un problème majeur : le scénario. Je ne parle pas des scènes d'action, des combats ou de l'intrigue. Je parle d'une tendance générale à expliciter les événements après qu'ils aient eu lieu. Souvent le film fonctionne dans l'ordre qui suit : on nous explique un plan, ce plan est modifié dans la scène et on termine on nous expliquant pourquoi et comment le plan a été modifié. Dans d'autres cas, une scène a lieu puis on nous explique que le fonctionnement de l'intrigue a été préparé par les membres de l'intrigue en avance, sans que jamais l'on nous montre cette préparation. Le problème est particulièrement important lorsqu'il s'agit de confronter le traitre. Hunt est mis à mal par un dossier et se retourne contre son supérieur. Puis, d'un seul coup, on nous explique que ce n'était qu'un coup de théâtre pour confondre le traitre. Pour que la scène fonctionne il aurait fallu donner à Hunt des raisons de perdre sa confiance envers ce personnage puis de trouver le temps de créer le scénario chargé de l'atteindre. La réalisation préfère laisser ça en dehors du film.

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*** Sans intérêt
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Image : Allociné

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08:11 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mission impossible, fallout | | | |  Facebook

20/07/2018

Ant-Man and the Wasp

Ant-Man n'apparait pas dans Avengers Infinity War. Comme d'autres personnages, on ne sait pas ce qui lui est arrivé ni où il se trouve lors des événements du dernier Avengers. Scott Lang a accepté un accord avec le gouvernement allemand ainsi que le gouvernement des Etats-Unis. Au lieu de la prison, il retourne chez lui mais il est assigné à résidence pour deux ans avec une période de probation. Bien entendu, il ne doit contacter ni Captain America ni Hank Pym et Hope van Dyne. La vie se déroule difficilement entre une routine de tous les jours, l'apprentissage de la magie, le gardiennage de sa fille et l'irruption de la police pour fouiller la maison. Bien qu'il regrette de ne plus être Ant-Man, Scott refuse de mettre en danger ses relations avec sa fille qu'il juge plus important que son envie d'être un héros. C'est sans compter Hank et Hope.

SPOILERS

Le premier film mettait en avant Scott Lang alors que Hope van Dyne était bien plus capable que lui. Scott était un Ant-Man qui apprenait à utiliser le costume ainsi que les fourmis tout en suivant les ordres d'Hank Pym. Hope van Dyne était à peine un personnage dont Scott tombe amoureux ou une fille fâchée contre son père. Pourtant, elle est clairement bien plus entrainée et intelligente que Scott. Ce second film lui rend enfin justice. Non seulement elle est inscrite dans le titre mais elle est active une grande partie du film. Bien entendu, elle a parfois besoin d'aide mais c'est elle qui décide quand et où. Je tiens d’ailleurs à mettre en avant une scène particulière. Alors que Scott s'apprête à les sauver Hope a déjà mis en place un plan. Hope n'est pas une princesse Disney en attente d'un homme. Scott, dans ce film, perd de sa superbe. Alors que Hope est active et compétente Scott échoue et utilise un costume qui ne fonctionne pas bien. Le personnage et ses capacités sont clairement diminués face à Hope van Dyne.

Sans être révolutionnaire, le premier film usait habilement des capacités de miniaturisation et d’agrandissement. Outre des scènes humoristiques cela permettait aussi un changement de perspective au sein même des scènes. Cette suite utilise les mêmes idées que le premier. On retrouve les mêmes personnages avec les mêmes caractéristiques. On retrouve le bus et son klaxon. Et le film utilise encore plus les changements de tailles des héros et du décor. Les voitures et les immeubles ne sont plus indemne (et l'on se dit que Hope et Hank feraient fortunes en tant que déménageurs). Il n'y a donc aucune surprise mais simplement de l'efficacité. Heureusement, ce film ajoute une adversaire bien plus intéressante que le premier. Son but n'est pas de contrôler le monde mais tout simplement de survivre et de tout faire pour éviter la souffrance. Il est dommage que ce personnage ne soit pas examiné de plus près dans ce film.

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*** On ne peut pas parler d'un bon film mais d'un film efficace et rien de plus.
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Image : Site officiel

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16/07/2018

The 100 saison 3 et 4

TW : meurtres, tentatives de suicides

Le monde a été détruit dans une apocalypse nucléaire. Mais l'humanité a survécu dans des stations spatiales qui se sont réunies sous la forme d'une Arc. Il y a quelques mois, 100 adolescent-e-s, des délinquant-e-s, ont été envoyé sur Terre afin de vérifier la viabilité du terrain. Car l'Arc meurt et sans une autre solution l'humanité va disparaitre. Mais les 100 et leurs parents ne sont pas aussi seuls qu'on ne l'a cru. Les survivant-e-s de la Terre se sont regroupé-e-s en tribus qui considèrent la survie et la violence comme nécessaire dans un monde dangereux. Les 100 ont décidé de s'allier à ces tribus afin de combattre un second groupe caché dans le bunker d'une montagne, qui utilise le sang des survivant-e-s et des 100 afin de trouver un moyen de survivre aux radiations externes. À la suite de cette guerre, la cheffe des 100, Clarke, a décidé de vivre en ermite. 6 mois plus tard tout le monde est à sa recherche. Et alors qu'elle revient sur les devants de la scène de nouvelles menaces risquent de détruire ce qui reste de l'humanité.

SPOILERS

Le propos de la série, depuis le début, concerne la survie. Face aux 100 nous avions un groupe de personnes très violentes qui considèrent que la survie provient de la capacité de combattre et de sacrifier les personnes faibles et dangereuses. Un autre groupe utilise l'esclavage et le vampirisme tout en se considérant comme la quintessence de la civilisation humaine (surprise, ce sont des blancs aux habits riches). Durant la série, les 100 et les terrien-ne-s essaient de créer une nouvelle civilisation basée sur la paix. Mais la série aime bien créer de nouveaux problèmes. Ainsi, la saison 4 montre les 100 devenir équivalents au groupe du bunker puisqu'illes utilisent le sang et les corps d'autres personnes afin de trouver un moyen de survivre à la fin du monde. La question posée est limpide : Que peut-on justifier au nom de la survie ?

L'une des réponses est donnée par Luna. Ce personnage aurait mérité un meilleur développement au fil de la série. Luna est membre d'un groupe qui peut accéder au statut suprême. Ce statut s'acquière lors d'un combat rituel qui implique la mort de toutes personnes prétendantes au trône. Mais Luna a fui et, depuis, refuse de rester sur la voie de la violence. Elle essaie de créer une nation basée sur la paix. À plusieurs reprises, elle accuse Clarke de justifier des atrocités au nom de la survie et, petit à petit, refuse à l'humanité le droit de continuer à exister. Malheureusement, ce refus se traduit par un retour à la violence. Luna fait partie des rares personnages censés être purement pacifistes que je connais (un autre exemple étant la Duchesse Satine dans la série Clone Wars). J'aurais apprécié que la série lui laisse le temps de développer sa philosophie avant d'en faire une tueuse sans remords.

Un second problème concerne Jasper. Jasper est l'un des 100 présents depuis le début de la série. Lors de la saison 2, il fait la connaissance de Maya qui meurt à la suite de la décision de Clarke de détruire le bunker contre lequel les 100 sont en guerre. Cette décision implique de tuer non seulement des soldats mais aussi des enfants et des personnes innocentes ou alliées. À la suite de cela, Jasper est furieux, ce qui est justifié, mais il entre aussi en dépression. À plusieurs reprises lors des saison 3 et 4 il exprime très clairement son envie de se suicider, avec plusieurs tentatives. Mais il est très mal écrit. Au lieu de le montrer pour ce qu'il est, une personne suicidaire, la production en fait l'un des personnages les plus antipathiques de la série. Il semble que les scénaristes souhaitent nous dire que les personnes suicidaires sont désagréables. À plusieurs reprises, des ami-e-s de Jasper se contentent de lui demander d'agir pour ne plus être désagréable. Jamais la raison de sa dépression n'est exprimée comme légitime. Aucun personnage, même considéré comme des docteur-e-s, ne tente de l'aider. Il est laissé à l'abandon. Je suis très déçu de son traitement et j'en attendais beaucoup plus.

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**** Une série que j'apprécie mais ces deux saisons traitent mal deux personnages que j'aurais préférés être mieux écrits.
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Image : Allociné

Site officiel

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10:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the 100, les 100, cw | | | |  Facebook

06/07/2018

The Incredibles 2 / Les Indestructibles 2

Il y a quelques jours la famille Paar se trouvait sur l'île d'un super-vilain qui souhaitait attaquer une ville afin de devenir un super-héros adulé. Après leur combat, le Démolisseur attaque la banque mais il ne sait pas que les Paar sont dans les parages. Malgré l'illégalité de leurs activités, personne dans la famille n'hésite à s'attaquer au Démolisseur, ce qui se termine par leur arrestation. La loi étant ce qu'elle est la famille se retrouve dans un motel avant que le programme de relocation et d'aide aux anciens supers ne soit fermé par décision politique. Heureusement pour elleux, un riche industriel était présent. Il décide de contacter les Paars ainsi que Frozone afin de leur proposer un plan pour rendre les activités des supers à nouveau légales. Mais pour cela il souhaite commencer par Elastigirl.

SPOILERS

Les Indestructibles n'est pas seulement un film de super-héros. Il est aussi, et surtout, un film contant l'histoire d'une famille. Ce n'est pas la seule famille de héros dotés de supers pouvoirs qui ai connu une adaptation au cinéma. Les 4 Fantastiques sont aussi membre d'une famille mais leurs adaptations, au nombre douloureux de 4, n'ont jamais réussi à mettre en avant cette caractéristique. A la place, nous avions des acteurs et actrices qui peinaient à donner envier de suivre une intrigue lourde et mal écrite. Malgré quelques bonnes idées pour la dernière adaptation, celle-ci était moche et très mal montée alors que son réalisateur semble avoir disparu après un début de carrière prometteur (il pourrait toujours revenir). La réalisation des Indestructibles comprend parfaitement qu'elle parle d'une famille. Les activités de héros sont montrées comme un travail qui implique des contraintes sur la vie personnelle. Dans ce contexte, le couple de parents doit mettre en place une division des tâches afin de s'occuper aussi bien des enfants que de leur travail.

Bien que j'apprécie le premier film, celui-ci suivait un schéma classique. Bob Paar travaillait à l'extérieur tandis que Hélène Paar s'occupait des enfants et de la maison. Plusieurs scènes montraient Hélène dans son rôle de mère de famille tandis que son mari lisait le journal sans se lever. Ce second film décide d'aller à l'opposé. Cette fois Hélène travaille tandis que Bob s'occupe de la maison et des enfants. Immédiatement, on nous montre que le support de Bob implique aussi l'impression qu'il serait meilleur que sa femme, ce qu'elle semble laisser couler à ma plus grande incompréhension. Le film joue beaucoup sur l'incapacité d'un homme adulte marié depuis au moins 15 ans de s'occuper d'enfants et du ménage. Autrement dit, Bob Paar est montré comme un incapable, ce qui est triste vu qu'il est censé être un parent...

Le film nous donne aussi un nouveau vilain, ou plutôt une vilaine. Il y a longtemps qu'on attend d'avoir une bonne vilaine dans un film de héros, mais il est rare que celles-ci soient seules ou même les principales instigatrices. Ce personnage est réussi car même si l'on s'attend assez rapidement à ce qu'elle soit l'opposante principale son discours est clair et construit. Si elle s'oppose aux Supers ce n'est pas pour contrôler le monde mais pour éviter que l'humanité ne prenne le chemin de la facilité, soit de suivre des supers qui ouvrent le chemin et s'occupent des problèmes pour le reste du monde. Cette position est basée sur une histoire personnelle et son interprétation, logique, de celle-ci. Il est dommage que le personnage ne puisse pas avoir plus de présence à l'écran, bien que cela soit logique dans le cadre de l'intrigue du film.

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**** Distrayant, drôle, une suite que je pense réussie.
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Image : Allociné

Site officiel

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01/07/2018

Love. Simon

Simon est un jeune adolescent comme les autres. Sa famille est heureuse. Il a reçu une voiture pour ses 16 ans et, comme tout bon adolescent des Etats-Unis motorisé, il va chercher ses ami-e-s pour les emmener en cours. Il est en dernière année et se prépare à se rendre à l'université de Los Angeles. Il aime le café et le théâtre tandis que ses enseignant-e-s n'ont rien à lui reprocher. Mais Simon a un secret. Ce secret il ne l'a avoué à personne et son refus d'en parler, afin de se protéger lui-même mais aussi d'autres personnes, risque de tout changer. Simon est gay et il ne connait qu'une seule autre personne dans son école mais il ne lui parle jamais.

SPOILERS

La première caractéristique de ce film que l'on doit mettre en avant est simple : Love, Simon est un film d'adolescent-e mais aussi, et surtout, un feel good movie. Ce genre tente de faire passer les personnes qui le regarde par toutes les émotions possibles mais de manière positive. On ne sort pas d'un tel film sans se sentir bien, heureux, optimiste. C'est pour cette raison que les questions les plus difficiles ne sont pas forcément mises en avant, préférant s'intéresser aux questions d'amitiés et de réussites malgré les problèmes subis par les personnages, principaux ou secondaires. Regarder ce type de film fait toujours du bien. D'autant qu'une grande partie des productions qui s'intéressent à des personnes homosexuelles, ou transgenres, sont particulièrement difficiles.

Le point focal de ce film est l'outing. En effet, Simon ne sort pas du placard de son plein gré. Il est forcé de se rendre public par une personne anonyme qui l'a fait chanter pendant une bonne moitié de l'histoire. Même si le film fait le choix de ne pas être négatif, cela n'empêche pas de condamner l'outing comme une atteinte à la vie privée. Comme le dit le personnage principal, être out ne dépend pas des autres mais de lui seul. Seule la personne directement concernée peut décider de quelle manière déclarer son identité. Je suis donc particulièrement heureux de voir que l'un des autres personnages empêche, à un moment du film, de filmer avec un natel une personne potentiellement homosexuelle. C'est un geste qui devrait être normal.

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**** On passe un très bon moment devant ce film

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Image : Site officiel

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16:30 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : love simon | | | |  Facebook

18/06/2018

Jurassic World Fallen Kingdom

Il y a quelques années, le monde a regardé avec horreur la destruction du Jurassic World. Des milliers de victimes ont été rapatriée en urgence tandis que les dinosaures retrouvaient leur liberté. Depuis, l'île est laissée tranquille. Mais celle-ci n'est pas simplement sujette aux ouragans, aux coupures d'électricité et aux trahisons militaires. L'île est aussi un volcan qui est maintenant classé comme actif. La question qui passionne le monde concerne le droit théorique des dinosaures à la vie, et donc leur classement comme espèce menacée. Alors que certains groupes, menés par Claire Dearing, souhaitent les sauver et créer un sanctuaire d'autres considèrent que ce volcan n'est qu'un moyen adéquat pour détruire ce qui n'aurait jamais dû être créé. Le monde est suspendu à la réponse qui sera donnée à cette question

SPOILERS

On ne se le cachera pas, ce film n'est pas trop mauvais. Il est très loin d'être bon mais il a de jolis moments. La partie qui se déroule sur l'île est très réussie, et même belle à certains moments lorsqu'on oublie l'arrivée extrêmement kitsch du logo du film. Il y a des scènes véritablement fortes, d'un point de vue émotionnel et l'on commence à comprendre pour quelle raison ou souhaiterait sauver les dinosaures. Malheureusement, la seconde partie est beaucoup moins intéressante. Elle continue sur une simple copie du second film de la franchise mais au lieu d'un parc au centre d'une ville les méchants veulent faire des dinosaures les armes du siècle, tentant de vendre les spécimens vivants à des riches. Cette partie du film ne montre que peu de dinosaures, il n'y en a que 3 en liberté, et préfère nous expliquer à quel point le méchant est vraiment méchant. Malgré tout, je tiens à mettre en avant un point très positif de cette seconde partie. Bien qu'elle soit peu intéressante elle place des centaines de personnes particulièrement riches dans une salle et décide d'en massacrer une grande partie. Le monde ne peut que s'en sentir mieux.

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** Un film peu intéressant.
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Image : Éditeur

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09:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jurassic world, fallen kingdom | | | |  Facebook

03/06/2018

La révolution silencieuse / Das schweigende Klassenzimmer

Stalinstad, Allemagne de l'Est, 1956. Le monde est divisé entre l'ouest et l'est. Bien que le mur n'existe pas encore les camps sont visibles et l'armée russe occupe encore l'Allemagne de l'est. Cependant, la vie fonctionne sans problèmes dans le cadre du système socialiste. Les gens travaillent, débattent et les enfants vont à l'école dans une discipline de fer. Une classe de terminale est particulièrement intéressée par les problèmes du monde. En secret, illes écoutent une radio de l'ouest afin de comprendre ce qui se déroule en Pologne. À la suite des actions de l'URSS, illes décident de donner une minute de silence dans leur classe. Bien que cette minute semble peu importante elle aura de lourdes conséquences sur leurs familles.

SPOILERS

J'avais déjà vu Fritz Bauer du même réalisateur. Il y montrait de quelle manière un homme seul pouvait se battre contre un système prétendu dénazifié. J'avais beaucoup aimé la reconstitution de l'Allemagne de l'Ouest et des problèmes politiques posés par l'étude et la sanction du passé nazi du pays et de citoyen-ne-s. Dans ce film, le réalisateur s'intéresse au côté communiste de l'Allemagne. Là aussi, il essaie de reconstituer la vie de l'époque à l'aide d'habits, de meubles mais aussi d'une ambiance particulière à la fois pleine d'espoir mais aussi de craintes.

En effet, l'idée première des jeunes était une simple minute de silence. Mais aucun de ces terminales n'a imaginé les conséquences que pouvait prendre cette minute, considérée comme un défi envers l'état voire même une contre-révolution. Le film commence doucement, par une idée lancée dans une vieille ferme et soutenue par un homme âgé et politiquement intelligent. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'on nous met en garde par les paroles du directeur de l'école. Puis, toute la force de l'état est utilisée afin d'écraser ce qui est considéré comme une révolte en s'attaquant au futur des enfants, porteurs de l'espoir de leurs parents envers un avenir meilleur. On nous montre des autorités qui n'hésitent pas à interroger, mentir et manipuler afin d'atteindre des conséquences acceptables. On nous montre aussi des autorités qui constituent de nombreux dossiers qui dorment dans des tiroirs avant de pouvoir être utilisés afin de faire pression. Bref, le film nous montre de quelle manière un état peut réagir face à un défi pourtant modeste et pacifique.

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**** Prenant, drôle et inquiétant. J'ai beaucoup aimé ce film.
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Image : Allociné

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02/06/2018

Solo: A Star Wars Story

La galaxie est grande. Il existe un nombre incalculable de planètes. Cette diversité implique des régimes et des situations nombreuses, mais toutes sous l'égide de l'Empire et de son armée. L'une de ces planètes est sous le contrôle de plusieurs groupes criminels qui utilisent des enfants dans leurs opérations : Corellia. La plupart des personnes se soumettent aux criminels. Mais il existe un espoir de quitter la planète si l'on possède les documents nécessaires. Han espère réussir à passer outre la sécurité avec son amie d'enfance. Son but est simple. Il veut devenir un pilote, acheter son propre vaisseau et éviter toutes les factions de la galaxie afin de vivre seul. Mais les circonstances vont le forcer à prendre bien des détours.

SPOILERS

Selon les rumeurs qui nous sont parvenues la production de ce film semble avoir été très chaotique. Je ne sais pas à quel point il a été réécrit et re-filmé mais cette impression de chaos reste importante lorsqu'on le regarde. Les événements se suivent sans véritables logiques. On se trouve d'abord sur une planète sans explication, puis une autre et encore une autre avec des personnages qui ne nous sont pas présentés et dont les morts ne nous émeuvent pas. Pire encore, on n'a jamais l'impression de se retrouver face à Han Solo, sauf une seule et unique fois à la toute fin du film.

À mon avis, le film souffre d'un problème d'intrigue de base : la production n'a pas su choisir entre écrire l'origine de Han Solo et faire un film de banditisme qui permette d'étendre l'univers de Star Wars. Ainsi, Solo est rempli d'éléments qui annoncent des informations importantes, qui ne nous sont jamais données. Apparemment, l'esclavage est de retour. Il semblerait que de nombreux groupes criminels aient pris de l'importance dans le cadre de l'Empire, et agissent presque comme des armées privées. Pire encore, on nous montre Maul, sans jamais expliquer la raison de sa présence... Face à cela, la production essaie de nous parler de Han en offrant au personnage des éléments iconiques comme son arme, l'amitié avec Chewbaka et le Faucon. Mais ces éléments empêchent de véritablement étendre l'intrigue qui semble avoir souhaitée, créant un film double dont aucune des deux intrigues ne fonctionne véritablement.

Il y a, heureusement, un point positif : L3-37. L3-37 est une droïde, dont la voix a été féminisée, chargée de la navigation spatiale. Tout comme d'autres droïdes, elle a développé une personnalité particulière. Il faut aussi noter que les robots, dans Star Wars, sont des possessions soumises aux ordres de leurs maitres et maitresses, même si cela met leur vie en danger. De plus, il semble que les droïdes soient sentients. La question du traitement de cette race synthétique n'a jamais été posée dans les films. Tout se passe comme s'il était considéré normal d'acheter des êtres sentients et d'effacer leur mémoire en cas d'envie. L3-37 en revanche pose frontalement la question du traitement de son espèce. Elle va jusqu'à créer des révoltes ponctuelles et refuse d'être considérée comme inférieur aux biologiques. L3-37 est, à mon avis, le personnage le plus intéressant de ce film et j'adorerais en savoir plus sur son histoire.

Image : Site officiel

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13:27 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, solo | | | |  Facebook