17/01/2016

The big short

Que s'est-il passé durant la crise financière ? De nombreux pays sont tombés et vivent encore très mal les conséquences de la crise. Le chômage et la pauvreté se sont démultipliés à un niveau rarement atteint. Et tandis que les grandes banques étaient sauvées par l'argent des contribuables les politiques publiques furent mises en place afin de créer austérité et détruire les régulations de l'économie. Ces politiques ont eu un effet désastreux. Ce film propose de comprendre un peu mieux comment la crise des subprimes a pu se produire. Son but est d'expliquer ce que sont les subprimes et pourquoi les banques se sont jetées stupidement dans le piège sans même savoir ce qu'elles achetaient. Pour cela, le film nous fait suivre trois groupes de personnes qui ont compris avant tout le monde la chute qui allait se produire. Ces personnes ont toutes la caractéristique de ne pas être véritablement membre des traders. Ce sont des marginaux.

Que penser du film ? C'est une tentative d'expliquer simplement et avec un peu d'humour comment l'économie américaine fonctionnait. Pour cela on nous fait comprendre des termes compliqués par des illustrations simples qui mêlent économie et célébrités. Car la crise a été difficile à comprendre. Nous avions de nombreux termes décrivant de nombreux biens ainsi que de nombreuses institutions. Tout était construit pour ne pas faillir mais c'était l'exemple même du château de carte construit sur une faille tectonique extrêmement active. Quand on regarde de près, et il fallait le faire, ça ne pouvait que mal se terminer. On le sait maintenant, les paquets de prêts hypothécaires étaient en grande partie constitués de subprimes soit de personnes incapables de payer leurs dettes. Le film nous explique tout cela par des scènes clés. Les deux qui m'ont le plus frappé se déroulent au siège d'un organisme de contrôle et en Floride. La première place deux protagonistes face à une femme qui porte des lunettes noires et se plaint de ne pas pouvoir lire. Dans la suite de la scène on nous explique que cet organisme ne peut pas se permettre de contrôler et de donner de mauvaises notes car cela impliquerait la fuite des clients, les banques, en direction d'un organisme de contrôle concurrent. La seconde scène se déroule dans un parc locatif fantôme. Il y a des centaines de maisons avec des journaux datant de plusieurs semaines et seulement quatre familles locataires. Tout le monde a fui par incapacité de payer leurs dettes hypothécaires. Ce ne sont que deux scènes et il y en a d'autres. Bien que le film réussisse à expliquer la crise elle le fait en suivant des personnes qui en ont profité. Ces personnes ont gagné énormément d'argent en pariant sur la destruction de la vie de nombreuses familles. De plus, je pense que le film échoue en partie à montrer en quoi le système est toxique. On ne nous montre pas assez non plus les liens entre les instances politiques et les instances financières qui ont pensés les solutions d'austérité à la crise (solutions qui créent une crise sociale sans précédent).

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**** Plutôt réussit mais il ne va pas assez loin.
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Image : Allociné

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12:28 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the big short | | | |  Facebook

16/01/2016

The hateful eight

Ce début d'année voit la sortie d'un nouveau Tarantino. Le réalisateur est connu et souvent apprécié (bien que je ne sache pas si c'est mérité car il y a plusieurs problèmes). Donc un film de sa part est toujours un événement. The Hateful Eight se déroule peu après la guerre civile. Un chasseur de prime amène une femme vers une ville afin de la faire pendre et de recevoir une récompense. Sur la route il croise deux personnes. Les 4 voyageurs se dirigent en direction de la ville mais ils et elle sont obligé-e-s de faire halte dans une petite auberge bien connue afin de se sustenter et de se protéger d'une tempête de neige. Dans le bâtiment il y a 4 autres personnes. Tout le monde se présente mutuellement mais il est vite apparent qu’une ou plusieurs personnes ne sont pas ce qu'elles disent être. Alors que la tempête force à la cohabitation les tensions montent.

Que dire de ce film ? Les huis clos sont intéressant sur plusieurs points. Nous avons un lieu fermé avec un nombre limité de protagonistes. Bien que tout le monde puisse savoir ce que sont les autres il peut y avoir mensonges et secrets ou rien de tout cela. Un huis clos est donc un moyen de montrer comment réagissent les personnes lorsqu'elles sont effrayées et ou suspectées. D'un seul coup les liens de confiance se brisent et les problèmes deviennent de plus en plus importants même s'ils sont basés sur des choses triviales. Le problème c'est que, dans ce film, il n'y a déjà aucuns liens de confiance. L'atmosphère ne peut pas changer. En effet, jamais les personnages n'ont été francs entre eux et tout le monde le sait.

Bien que la violence soit omniprésente dans ce film elle ne détone pas trop. Tarantino a tendance à jouer sur l'esthétisme de la violence. Dans ce film on l'explique difficilement par une différence entre la justice "de vengeance" et la justice civilisée. Même à l'intérieur de l'histoire cette distinction vole très rapidement en éclat après une scène que j'ai détestée. Durant plusieurs minutes l'un des personnages, le Major, décrit à un père comment il a humilié puis violé son fils en éclatant de rire. Ce qui m'a le plus gêné dans cette scène n'est pas seulement le rapport de pouvoir instauré entre deux personnages par le passé ni la tentative de justifier un meurtre par la légitime défense. Non, ce qui m'a le plus gêné ce sont les rires des spectateurs dans la salle. Rires qui ne sont pas anomalie. La scène est clairement conçue comme une juste rétribution des choix du jeune homme. Mais ces rires posent de nombreuses questions sur la manière dont on considère les violences sexuelles dans notre société. Et ce sont ces rires dont je me souviendrais le plus.

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*** Bien que l'image et la bande son soient réussies j'ai trouvé le film mou.
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Image : Allociné

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13:45 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hateful eight | | | |  Facebook

19/12/2015

Star Wars: The force awakens

Enfin ! Enfin nous avons un nouveau Star Wars ! Enfin après une longue année d’attente depuis le premier teaser ! Et enfin j’ai pu aller le voir malgré la foule énorme qui se masse à chaque projection ! Je vais tenter une petite présentation. Je vais essayer de faire attention mais il est toujours possible qu’il y ait quelques spoilers. If you do not want to be spoiled keep calm and stop reading.

Il y a 30 ans les rebelles ont détruit la seconde étoile noire alors que l’Empereur et Vador étaient détruits. Sur les cendres se sont soulevés des planètes prenant le nom de Nouvelle République. Mais l’Empire n’est pas terminé et la Résistance lutte encore et toujours. À la place d’un Empereur nous avons le Premier Ordre. Il y a 20 ans Luke Skywalker a disparu. Depuis, une bonne partie de la galaxie est à sa recherche. Et certaines personnes pourraient bien se rapprocher de la solution. En effet, il existe une carte des voyages de Luke. Alors que l’Empire souhaite la posséder afin de détruire le dernier Jedi la Résistance souhaite le faire revenir et restaurer l’équilibre de la Force. La générale envoie son meilleur pilote retrouver cette carte. Mais l’Empire n’est pas loin derrière et détruira absolument tout afin de mettre la main sur Luke Skywalker.

Que penser de cette nouvelle suite (qui, cette fois, ne se déroule pas dans le passé) ? Est-ce qu’elle est à la hauteur pour relancer une franchise qui n’est jamais morte ? Le film vaut-il la destruction de l’univers étendu ? Difficile à dire… moi, en tout cas, j’ai aimé. Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a de nombreux problèmes scénaristiques et autres. Ainsi on se demande comment Finn passe de soldat loyal à résistant. Pourquoi existe-t-il une carte du lieu où se trouve Luke ? Pourquoi personne n’est au courant de la super base ? Mais ce qui fait la réussite et la faiblesse du film se sont, avant tout, les références. Chaque minute sont remplies de références aux autres films et, au bout d’un moment, on se demande si on regarde un film ou des scènes d’hommages envers les autres films ? Heureusement, nous avons aussi de nombreux nouveaux personnages qui rejoignent les anciens. Ces derniers sont introduits progressivement et ça fonctionne bien. J’apprécie particulièrement l’écriture des nouveaux personnages mis à part Kylo Ren que je trouve un peu bâclé. On a une sorte de nouveau Vador qui fait tout pour ressembler à ce dernier et qui semble suivre son exemple pour des raisons similaires. Donc, pour moi, c’est réussi.

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**** J’ai bien aimé. Il y a de nombreux problèmes dans l’intrigue ainsi qu’un grand méchant qui n’a pas le charisme de Vador (surtout après avoir enlevé son masque) mais je me suis bien amusé.
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Image : Site officiel

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12:05 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the force awakens | | | |  Facebook

28/11/2015

Strictly Criminal / Black Mass

1975, Boston vit dans la terreur de la mafia italienne. Un jeune agent du FBI, Connolly, revient dans sa ville de naissance afin de détruire cette organisation. Mais il est extrêmement difficile de prouver les activités illégales des membres de la mafia. Pendant des années le FBI tente de s'en occuper mais ne possède que des informations peu importantes. Connolly est ami d'enfance avec deux personnes qui pourraient l'aider. Le premier est le sénateur William Michael "Billy" Bulger. Le second est James Joseph "Whitey" Bulger. Ce dernier est à la tête d'un gang local sans grandes forces. Bien que le sénateur refuse toutes associations Connolly et James décident de faire alliance. En échange d'informations de la part de James le FBI le protégera de toutes investigations en tant qu'informateur. Bientôt, le FBI se retrouve à lutter pour la guerre de James qui, lui, prend les territoires perdus par la mafia italienne. Il n'était qu'un petit voyou mais en peu de temps il devient le roi du crime de Boston et n'a rien à craindre grâce à la protection du FBI.

Le film adapte librement des événements ayant réellement eu lieu. Mais il ne peut pas tout expliquer ce qui permet probablement de comprendre certaines insuffisances. Le film n'est pas centré sur les gangsters. J'ai eu l'impression de voir un film qui me montrait comment une relation peur mal tourner pour un agent du FBI. Connolly est un jeune agent qui a connu James durant son enfance. Il a les mêmes valeurs que lui. Ce que le film montre ce sont deux personnes qui se comprennent et qui agissent afin de s'aider mutuellement. Alors que James crée un empire sous la protection du FBI Connolly crée sa carrière sur les informations de James. Ce qu'on nous montre c'est un agent du FBI dont la vie dépend de son informateur. Il lui est tellement lié qu'il ne peut rien faire pour stopper les crimes de son associé. Ce qu'on ne nous montre pas assez ce sont les informations offertes par James. Mis à part une fois on ne le revoit jamais donner quelque chose d'autre que des cadeaux. En fait, le film semble vouloir montrer que les informations sont en fait des faux trouvés par Connolly dans les rapports d'autres informateurs. Le film est donc lent avec peu d'action et des sauts temporels de plusieurs années. Son but n'est pas de divertir mais de montrer comment un système se met en place puis explose. D'une certaine manière le film a échoué car on ne comprend pas vraiment ce système. Mais il reste très bon.

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**** Moins qu'un film de gangster c'est plutôt un film qui tente de démonter un système et ne réussit pas tout à fait à le faire.
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Image : Allociné

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09:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : black mass, strictly criminal | | | |  Facebook

Le voyage d'Arlo

Il y a 65 millions d'années un astéroïde s'est dirigé en direction de la Terre. Bien qu'il se soit fortement approché il n'a pas percuté notre planète. Quelques millions d'années plus tard les dinosaures sont toujours sur la Terre avec quelques races de mammifères. Une famille de dinosaure vit dans une vallée. Une ferme a été mise en place afin de nourrir toute la famille qui compte trois enfants. Tout le monde, dans la famille, agit en faveurs du bien commun. Mais il y en a un qui a un peu de mal. Son nom est Arlo et il a peur de tout. Ses craintes l’empêchent d'aider au maximum de ses capacités. Alors son père lui donne une mission : surveiller le grenier afin d'empêcher les animaux de voler les provisions. Mais lorsqu'il découvre un jeune humain aussi effrayé que lui il le laisse partir et, bientôt, il se retrouve loin de chez lui avec seulement cet humain pour l'aider. Un long trajet l'attend pour retrouver sa maison et il devra lutter contre ses peurs s'il souhaite survivre.

Pixar a tendance à tourner en or toutes les histoires qui lui sont confiées. Ici on part sur un what if afin de créer une famille de dinosaure vivant dans un monde dans lequel les reptiles ont atteint une forme d'intelligence proche de la nôtre. Les images sont magnifiques. On a parfois du mal à croire que les paysages sont virtuels tellement ils semblent réels. Les personnages sont attachants sans être particulièrement difficile à oublier. Ce sont d'abord des stéréotypes qui permettent de faire avancer l'intrigue plus que de véritables personnes. La véritable richesse du film s'inscrit dans le lien entre l'histoire et les paysages. L'histoire est un moyen d'expliquer pour quelles raisons il est nécessaire de lutter contre ses peurs. On nous montre que même seuls on est toujours accompagné et que l'on peut toujours retrouver sa famille ainsi que des amis. D'une certaine manière, il n'y a pas vraiment de méchants dans ce film sauf les démons intérieurs d'Arlo.

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**** Un beau film qui m'a fait passer un bon moment.
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Image : Site officiel

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09:20 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le voyage d'arlo | | | |  Facebook

26/11/2015

Les Suffragettes

J'attends ce film depuis un bon moment. Malgré les polémiques je voulais le voir. Le film prend place en 1912. Les femmes militent depuis de nombreuses années de manière pacifique afin de recevoir le droit de vote et donc d'être des citoyennes à part entière. Mais ce droit leur est encore et toujours refusé. Le mouvement se pense donc dans une nouvelle direction. Si le pacifisme ne fonctionne pas et ne donne lieu qu'aux moqueries il est temps de passer aux actes. Le mot d'ordre est lancé les femmes vont faire preuve de désobéissance civile. Le film suit une jeune ouvrière de 25 ans : Maud Watts. La journée elle travaille du matin au soir dans un intérieur suffoquant et bruyant sans être payée autant que les hommes. Le reste du temps elle s'occuper de son fils ainsi que de son mari. Après réflexions et prises de connaissances elle s'implique de plus en plus fortement dans le mouvement des Suffragettes malgré son mari et la violente répression policière.

Qu'ai-je pensé de ce film ? Tout d'abord, je trouve que montrer le mouvement par les yeux d'une ouvrière est une très bonne idée. On se trouve face aux personnes les plus démunies par les conséquences du militantisme et du sexisme. En effet, Maud Watts est victime des avances de son patron tandis que ses collègues sont battues par leurs maris. Le film montre ce que coute ses idées à Maud. Elle est seule, elle perd son fils ainsi que sa communauté ce qui implique l'incapacité de trouver du travail ainsi que la pauvreté. Le film montre aussi la répression extrêmement forte de la police. On les suit, on les fiche et on les arrête afin d'éviter que le système soit remis en cause. Il faut surtout éviter la publicité autours des actions des Suffragettes afin d'éviter de nouvelles recrues. Le film nous montre aussi que demander gentiment est inutile. Les droits ne peuvent être reçus qu'après de longues luttes parfois physiques. Le jeu et la réalisation sont très froides. On suit Maud comme si elle portait la caméra. Les conditions de vie nous sont jetées aux visages tandis que tout tremble dans tous les sens lors des assauts de la police ou des fuites. Bien que ce ne soit pas un film parfait sur un sujet difficile je l'ai apprécié.

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**** Intéressant avec une bonne prise sur le contexte historique des ouvrières.
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Image : Allociné

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18/11/2015

Hunger Games Mockingjay 2

Nous avions quitté Katniss en très mauvaise posture. Alors qu'une équipe avait réussi à entrer dans le Capitole afin de libérer les survivants des Hunger Games, dont Peeta, elle était attaquée par surprise. Nous sommes quelques temps plus tard. Katniss va bien mais elle n'a plus confiance en Peeta qui a été programmé pour la détester et la tuer. Mais la guerre continue. Les rebelles ont réussi à prendre tous les districts sauf le second. Il s'y trouve une base capable d'envoyer des bombardiers sur le territoire entier de Panem sans oublier les nombreuses autres armes en réserve. Mais les lieux sont tenus par les plus loyaux membres du Capitole ainsi que par des civils sans choix. De plus en plus, Katniss se rend compte qu'elle va devoir faire des choix. Accepter que toutes les règles soient inexistantes en temps de guerre ou lutter pour un minimum d'humanité.

Je suis fortement déçu. Déjà je n'aime pas l'idée de couper en deux sans bonnes raisons une histoire qui pourrait tenir en un film. Ensuite je n'aime pas la 3D. Ce film, à mon avis, est raté. Il aurait été bien plus logique de fusionner les deux dernier afin de créer un bon film d'action avec un rythme soutenu. À la place nous avons un premier film très lent, mais assez réussi, et un second tout aussi lent mais peu réussi. Pour quelles raisons ? Parce que, selon moi, la production n'a pas pris la peine de transformer ce temps à disposition pour approfondir le sujet. Ainsi, on nous offre de nouveaux personnages mais on ne connait presque rien de leur histoire. Ils sont là et peuvent partir sans que personne ne s'en soucie. Il aurait été possible, aussi, de creuser un peu plus les thèmes. Ainsi, nous avons des pistes intéressantes en ce qui concerne les lois durant la guerre ou la propagande. Mais rien n'est poussé assez loin pour que cela fasse une impression plus que fugace. En conclusion, on voit les évènements, on peut les comprendre mais ils se suivent sans véritablement avoir été pensé dans un tout cohérent, dans le cadre d'un message. C'est une fin ratée et je trouve ça vraiment dommage.

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** Je place ce film ici pour montrer la hauteur de ma déception.
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Image : Allociné

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21:28 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hunger games, mockingjay | | | |  Facebook

15/11/2015

James Bond. Spectre

Ce soir je me suis rendu au cinéma afin de voir le dernier Bond. L'aventure débute après Skyfall. Bond se trouve à Mexico durant la fête de la mort. Tout se passe relativement bien jusqu'à ce que Bond fasse ce qu'il fait toujours : tout faire exploser et causer un accident diplomatique international. Retourné à Londres il apprend que M n'a plus vraiment confiance en lui et souhaite le suivre de très près. Plus important, les activités de Bond et du secteur 00 sont critiqués, à nouveau, au niveau du gouvernement. Un plan est mis en place qui consiste à fusionner le MI6 avec un nouveau service sous le contrôle de C. Ce service n'utilisera plus d'agents de terrain mais l'information, la surveillance totale et des drones. Il ne reste que trois jours avant que le MI6 cesse d'exister. C'est peu pour suivre la dernière piste de Bond. Celle-ci semble le conduire vers une organisation qu'il a déjà croisée lors des dernières affaires : Spectre.

Il y a trois aspects dans ce film. Le premier concerne le passé et la famille de Bond. On en avait déjà beaucoup appris dans Skyfall. Cette fois on apprend ce qui est arrivé durant l'enfance de Bond alors qu'il se trouvait sous tutelle. Encore une fois, la rivalité est d'ordre familial tandis que le méchant est, d'une certaine manière, le frère de Bond. Cet aspect a tendance à amenuiser le second point. En effet, depuis Casino Royal on entend parler d'une organisation. Bond est sur sa trace à plusieurs reprises sans pouvoir prouver son existence. On avait, en face de nous, une organisation criminelle qui prenait le contrôle de plusieurs secteurs nécessaires pour la survie. Cependant, faire des deux personnages principaux (car les femmes n'ont aucun rôle dans les Bond) des frères rivaux rend l'organisation moins menaçante car l'histoire devient un banal problème entre deux personnes plutôt qu'un problème social. Le troisième aspect concerne des décisions qui ont déjà été prises. Bond et le MI6 se trouvent face à une nouvelle vision des services de renseignements. Les hommes comptent moins que les informations tandis que l'action est robotisée. La récolte d'information est massive et partagée entre services nationaux sans contrôle démocratique. Ce que le film veut montrer c'est d'abord la nécessité d'un contrôle humain sur les renseignements. Tout surveiller ne mène à rien sans un être humain capable de prendre des décisions et responsables devant le peuple. Le contraire ne peut mener qu'à la tyrannie. Ce que le film tente aussi de montrer, et échoue, c'est le danger de la surveillance totale. Dans le film le danger est pour Bond qui est affaiblit, en tant qu'agent de l'État, par les informations, en temps réel, récoltées sur lui. Rien n'est dit sur les problèmes posés pour la démocratie. Pire encore, le film peint ce danger comme extérieur à l'État. C'est un groupe secret, criminel et privé qui incarne les problèmes de la surveillance. L'État n'est jamais pensé. Or, à notre époque ce sont les États qui mettent en place cette politique en ce moment même sans se poser de questions sur les effets futurs pour la démocratie. Le film est donc raté dans son message.

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*** Ça aurait pu être un bon film. En l'état il n'est pas mauvais mais tout de même raté.
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Image : Site officiel

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21:50 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james bond, spectre, 007 | | | |  Facebook

Avril et le monde truqué

XIXe siècle, Napoléon III se prépare à la guerre contre la Prusse. Il visite un savant qui lui avait promis un sérum permettant de rendre ses troupes invulnérables. Mais l'expérience est ratée. Le laboratoire explose et Napoléon IV prend la suite et signe la paix avec la Prusse. Durant les mêmes années des savants disparaissent dans le monde entier. Ces disparitions empêchent de nombreuses découvertes et, en 1931, le monde en est encore à la machine à vapeur tandis que la France est un empire dont le chef est Napoléon V. Le manque de charbon crée une guerre de l'énergie entre l'Europe et les Amériques. C'est dans ce contexte qu'une jeune fille est séparée de ses parents savants poursuivis par la police afin d'aider à l'effort de guerre. Alors qu'elle tente de comprendre la raison de leur disparition elle tombe sur un complot mondial mis en place par une civilisation très avancée en matière technologique.

Ce court film est une très bonne surprise. J'en suis sortis détendu et plutôt content. Bien qu'il ne soit pas un chef d’œuvre il est drôle à de bons moments. J'ai apprécié le personnage principal. Une jeune femme qui réussit à devenir l'une des meilleur-e-s scientifiques seules par elle-même sans l'aide d'un homme. J'aime bien le chat et son humour. Le Grand-Père est aussi drôle. Ce qu'offre ce film n'est pas seulement une idée de ce qui se serait déroulé si un point particulier de l'histoire change. Il pose des questions sur l'éthique des scientifiques. Doit-on accepter des recherches pour des armes ? Peut-on faire de la recherche sans penser aux conséquences ? Mais on nous offre aussi une vision d'un monde en pleine guerre pour des raisons de manque de matière première. Un monde pollué et sans arbres. Difficile de ne pas faire un parallèle avec notre époque. Je le conseille pour une bonne soirée en famille

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**** Sans être génial le film est sympathique avec de bonnes idées et une animation réussie.
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Image : Site officiel

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08:10 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avril et le monde truqué | | | |  Facebook

17/10/2015

Pan

Pan est le film qui parle de Peter Pan. Mais on ne nous offre pas l'histoire habituelle que tout le monde connait. Non, on nous offre la genèse de Peter. Avant la Deuxième guerre mondiale une jeune femme abandonne son fils devant un orphelinat avec une lettre. Le jeune Peter y vivra toute son enfance sous la poigne d'acier de méchantes nonnes. Durant la guerre, il se rend compte que la nourriture et les enfants disparaissent. Il décide d'enquêter et découvre que la supérieure de l'établissement cache argent et nourriture dans son bureau. Celle-ci vend des orphelins à des pirates qui viennent les enlever à bord d'un bateau volant. Peter est capturé et se retrouve au Royaume Imaginaire à travailler dans des mines pour le capitaine Barbe Noir. Mais il existe une prophétie. Elle concerne un jeune garçon fils d'une fée et d'un humaine. Celui-ci saura voler et lancera une rébellion contre Barbe Noir. Cependant, Peter ne veut que retrouver sa mère.

Comment expliquer, en quelques mots, le désastre qu'est ce film ? Honnêtement, j'ai rarement vu une prestation aussi mauvaise. Tout, et je dis bien tout, tombe à plat. Le film est rempli de personnages plus grossiers et caricaturaux les uns que les autres qui, pour des raisons mystérieuses, aiment chanter. L'intrigue est tout simplement grotesque et Peter y est totalement inutile (comme tous les élus en général). La révolte était possible avant lui alors pourquoi attendre ? Les décors sont censés être enfantins et colorés ils ne sont que kitsch et ratés. Les effets spéciaux et les séquences humoristiques sont ratés. Bref, fuyez ce film.

* Qui a osé créer ce film?
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Image : Site officiel

 

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09:35 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pan, peter pan | | | |  Facebook

10/10/2015

Sicario

Les USA, aujourd'hui, la police et le FBI mènent une opération commune afin de retrouver des personnes enlevées. Une attaque est formée contre une maison. Mais, lorsque celle-ci est lancée, tout tourne mal. Les murs sont remplis de cadavres et une bombe explose tuant deux policiers. Kate était en charge de l'assaut avec son partenaire. Après cette dure journée elle est convoquée au siège du FBI. Elle y apprend qu'une opération conjointe entre plusieurs agences a été autorisée. Elle part dès le lendemain. Mais elle ne sait ni pourquoi ni où. Petit à petit elle se rendra compte de ce que peut couter une guerre alors qu'elle est impliquée dans une opération dont elle ne sait rien.

Ce film fut difficile à voir. Il est rude, violent et extrêmement pessimiste. Il est aussi très bien écrit, parfaitement réalisé avec une BO sans accroc. Il y a un certain nombre de personnages. Le premier dont je parlerais est Matt Graver. C'est un agent dont le seul but est la victoire. Le reste n'a aucune important. Il combat dans la boue donc il utilise la boue. Il est suivi par Alejandro dont la politesse cache un esprit glacial. Et enfin, nous avons Kate jouée par Emily Blunt. Nous sommes censés nous incarner dans son personnage et vivre selon ce qu'elle ressent. Donc ses émotions sont les plus vives de tous les personnages. C'est une femme compétente qui se pose de nombreuses questions concernant l'éthique de ce qu'elle découvre. On voit ses peurs et ses doutes que l'on ressent à notre tour.

L'histoire, elle, concerne la guerre contre la drogue. L'intrigue nous emmène d'un point de vue parfaitement légal à des actions illégales. On se pose la question de la possibilité de ce qui arrive et la guerre à tous prix, sans prendre en compte les victimes, est fortement critiquée via le personnage de Kate. On observe une forte militarisation d'une action policière sans prise en compte des lois. Tout est fait, dans le film, pour montrer en quoi la fin ne justifie pas les moyens. Pire, le film nous montre les conséquences quand on accepte tous les moyens. Alors que les policiers de Kate sont humain-e-s les membres de l'équipe conjointe sont froids et blaguent sur les meurtres quand ils ne complimentent pas leurs auteurs. Au final nous avons un très bon film avec une actrice parfaite dans son rôle mais difficile à regarder.

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***** Un film parfaitement maitrisé.

 

 

 

 

16:01 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sicario, drogue | | | |  Facebook

09/10/2015

The Program

Même moi qui ne regarde pas le sport et hurle d'horreur devant les retransmissions annuelles du tour de France je sais qui est Lance Armstrong. Un sportif qui fut considéré comme le meilleure de sa génération. Un homme capable de dévaler une montagne en montée comme si c'était une descente. Bref, il est l'élite de l'élite. Du moins jusqu'à ce qu'une sombre affaire de dopage le rattrape. Ce film commence alors que Lance tente son premier tout de France. Il est naïf et seul. Dès le premier départ on lui explique qu'il n'a aucune chance de gagner. Il se lance donc dans le dopage et fait une magnifique performance. Juste après il apprend qu'il a le cancer. S'ensuivent de longues journées pour s'en remettre puis un retour spectaculaire sur le Tour. Et là les questions se posent. Ses résultats sont-ils réels ?

Ce biopic a l'ambition de décrire le programme mis en place par Armstrong pour que son équipe gagne à tous les coups. Il est rempli de bonnes idées et de pistes de réflexions mais échoue systématiquement. Il échoue car il tente de montrer une progression dans le système de dopage mais le fait d'une scène à l'autre qui se déroulent d'une année à l'autre. À la fois on a une continuité et, en même temps, une forte discontinuité temporelle. Il échoue aussi car il force la nécessité, cinématographique, d'avoir un méchant et un gentil. Armstrong est le méchant corrupteur qui crée quasiment le dopage tout en mentant à tout le monde. Le gentil est un journaliste irlandais qui lutte seul envers tous pour la vérité et la justice (non il n'est pas Batman mais ça pourrait). Or, ni l'un ni l'autre n'étaient seuls. Ils faisaient partie d'un système entier. De temps en temps, le film tente de montrer que le problème est bien plus important. Il lorgne sur les journalistes, sur les nécessités économiques, sur la célébrité qui rend une personne intouchable mais jamais ne tente de se lancer dans le sujet. On ne fait que l'effleurer et, donc, le film échoue.

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*** Le film n'est pas mauvais en soi. Mais il échoue sur tous les tableaux. Dommage.
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Image : Allociné

 

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11:43 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the program | | | |  Facebook

25/09/2015

Mustang

Hier soir je suis allé voir le film qui sera présenté aux Oscars par la France. Spoiler alert : le film mérite largement de représenter la France et de recevoir un prix. L'histoire se déroule dans un petit village de Turquie à 1000km d'Istanbul. On nous parle de 5 sœurs de 11 à 18 ans orphelines et élevées par leur grand-mère. Celles-ci quittent l'école après le dernier jour. Ce sont les vacances d'été, il fait beau et, jeunesse oblige, les jeunes filles et leurs amis décident de rentrer en marchant et s'amusent dans l'eau. Mais ce comportement revient aux oreilles d'une matriarche du village. Qui prend sur elle de prévenir la grand-mère des filles et, donc, leur oncle. Il est décidé de reprendre leur éducation sous la supervision de la grand-mère, de l'oncle et des autres femmes du village. Les tentations sont évacuées tandis que la maison devient une prison. Mais, après un évènement, les choses deviennent encore plus sombres. Les 5 sœurs seront-elles capables de résister à la pression des hommes et des femmes du village ?

Voilà un film comme je souhaiterais un voir plus (prend ça dans ta tronche Hollywood). Il est réussi de tous les points de vues. Les actrices qui jouent les sœurs réussissent parfaitement à incarner différentes facettes de compromis et de résistance. Que ce soit l'ainée qui réussit tout ou la plus jeune qui résiste avec une grande ingéniosité. Les acteurs hommes sont assez bons aussi mais effacés car ce n'est pas leur histoire. Ils sont présents mais rarement dans la pièce principale. On les fait entrer pour prendre des décisions et non pour discuter de la vie de tous les jours. Les autres femmes montrent à quel point la tradition est d'abord contrôlée et reproduites par elles. Ce sont les femmes qui instruisent les jeunes filles dans l'art d'être une bonne esclave / mère et femme d'un homme. L'atmosphère est tout aussi bonne. Le film commence dans l'insouciance et continue dans une attitude rebelle remplie de moments comiques. Ce n'est que durant la seconde moitié que le film devient un drame parfaitement maitrisé. En conclusion voilà un grand et bon film que je conseille sans hésiter.

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***** Un excellent film qui dépeint magnifiquement la domination exercée sur les femmes pour être pure, servante et de bonnes ménagères.

Image : Allociné

 

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19/09/2015

Ricki and the Flash

Ricki alias Linda est une femme qui a toujours rêvé d'être une Rockstar. Elle avait tout quitté afin de réussir son rêve. À présent elle est caissière de jours dans un supermarché et le soir elle joue dans un petit bar rempli de personnes aussi âgées qu'elle. Son groupe y fonctionne assez bien et elle se rapproche gentiment de son partenaire. Tout irait bien si son ex-mari ne l’appelait pas. En effet, sa fille a été quittée par son mari après un court mariage et a rejoint une nouvelle femme. Ne sachant pas trop quoi faire son père appelle sa mère biologique. Mais cela fait longtemps que la famille ne s'est pas réunie et les rancœurs sont tenaces. Un pardon est-il possible ?

Je suis sorti du film avec un gros mouais au bord des lèvres. Le film est plutôt bien joué par une actrice talentueuse mais il ne possède rien de plus qu'un téléfilm d'après-midi en semaine. On a une famille face à un drame, une histoire familiale remplie de rancœur, une mère qui regrette ses erreurs tout en essayant de refaire sa vie, deux hommes qui sont l'ex et le probable futur prochain et un mariage. C'est du réchauffé dans tous les sens du terme. On ajoute à cela un peu de distance sociale de franchises bon sens pour Ricki puis on lance les moments comiques qui font rires plus par habitude que par génie. Un film qui n'a rien de plus que du très classique. Il fonctionne et c'est déjà ça.

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*** Mouais bof
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09:07 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ricki and the flash | | | |  Facebook

04/09/2015

La isla minima

Deux policiers, Pedro et Juan, sont envoyés de Madrid dans les marais de Guadalquivir dans les années 1980. Officiellement, leur mission est d'enquêter sur la disparition de deux sœurs. Mais, officieusement, la hiérarchie souhaite aussi se débarrasser de deux personnes encombrantes. En effet, l'un est un franquiste assumé tandis que l'autre critique ouvertement le pouvoir militaire. Ils ne sont donc plus acceptés à Madrid. Alors qu'ils commencent leur enquête dans les marais ils se rendent compte que de nombreux faits sont cachés. Les deux jeunes filles ne sont pas les premières à avoir disparu et de nombreuses rumeurs existent sur leur comportement. Durant l'enquête ils mettront en lumière l'étendue réelle des meurtres de Guadalquivir alors que le reste du pays tremble de la transition à la démocratie.

Après la grosse déception que fut American Ultra c'est un soulagement de voir un bon film. La isla minima est bon à plus d'un titre. Tout d'abord, on y observe une enquête qui permet de passer au-delà des faux semblants. Derrière une petite communauté prospère nous avons les secrets et les trafics. Par exemple, les lieux sont la proie de trafic de drogue mais aussi de braconnage. Ensuite, nous avons la relation entre les deux policiers. L'un est un franquiste de la première heure. Les méthodes de brutalité policière qu'il utilisait couramment ne sont pas loin malgré le changement de régime. L'autre est un avocat de la démocratie mais né dans une période de dictature. Bien qu'ils ne se détestent pas et s'entraident on sent surtout une forme de relation de confiance entre deux personnes pourtant politiquement différents. Le film nous place aussi dans un lieu et une époque encore très traditionnelle. Bien que les jeunes, garçons comme filles, tentent de s'émanciper ces dernières sont encore sous la forte domination des hommes. Chaque jeune fille tente de quitter le village, de trouver un travail et ce en se heurtant à la désapprobation des parents. La sexualité y est cachée mais présente dans les photos et les rumeurs. Enfin, le film ne se termine pas tout à fait. Il laisse des questions en suspens et donne des informations qui permettent de douter de certains personnages. Ce qui implique de revoir toute l'intrigue d'un nouvel œil. Le final permet de mettre en valeur la réussite du démocrate face à l'abandon du franquiste qui accepte son oubli joyeusement. Bref, un film qu'il faudrait voir.

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***** Enfin un bon film!

Image : Allociné

 

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03/09/2015

American Ultra

Parfois on a besoin d'un petit break. Donc on se rend au cinéma dans le but de voir un film bête mais amusant et ce sans avoir aucune attente. Parfois on est déçu. American Ultra se déroule aux États-Unis dans la petite ville de Liman. On suit un couple formé de Mike Howell, un drogué raté et phobique, et de Phoebe Larson, la seule raison pour laquelle Mike est encore en vie. Mais leur petite ville n'est pas ce qu'elle semble être. Mike est, en fait, une ancienne expérimentation qui a mal tourné. Il est implanté dans Liman afin d'y vivre jusqu'à la mort. Phoebe est chargée de vérifier que tout se déroule bien. Cependant, Mike tente toujours de s'enfuir de la ville ce qui a le don d'agacer un haut gradé de la CIA. Ce dernier décide de lancer une opération afin d'éliminer Mike. Malheureusement, ce dernier est activé. L'opération la plus débile de toute l'histoire des services secrets au cinéma vient de commencer.

Ce film nous est présenté comme un mélange entre le genre espionnage et super héros. Il place un jeune homme drogué dans une opération de la CIA. Cette dernière ayant fait de lui un agent capable d'agir instinctivement de manière très efficace sans même avoir besoin de réfléchir. On saupoudre d'un peu de dérision et c'est censé fonctionner. Cependant, ça ne fonction pas du tout ! Dès le début du film on a l'impression que la réalisation a pris de la drogue (ça ou alors elle tente de nous faire comprendre ce que ça fait). On commence par un flashback à grande vitesse pour reprendre trois jours plus tôt. Les scènes se suivent et se ressemblent sans que jamais l'intrigue ne soit qu'un minimum développée. On ne sait rien sur rien tout comme le héros principal et on se contente, tout comme Mike, de réagir. Vu le personnage on est censé rire des gaffes qu'il ne manque pas de faire. Si rire il y a eu, dans la salle, c'était plutôt la pitié envers la réalisation ainsi que la honte de voir un film aussi mauvais. J'ai franchement hésité à quitter la salle.

* On devrait avoir honte de présenter un film aussi mauvais.

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Image : Allociné

Site officiel

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08:25 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : american ultra | | | |  Facebook

21/08/2015

La belle saison

Comme beaucoup de monde je suis allé voir, hier soir, le dernier film français sorti dans les salles : La belle saison. Nous sommes dans le début des années 70. La France connait un regain d'activisme féministe autours du MLF alors que la politique reste encore largement rétrograde. Delphine est une jeune femme qui a vécu toute sa vie à la campagne cachant ses amours. Lorsqu'elle part à Paris elle entre dans la puissance jouissive du MLF et de ses actions militantes ainsi que de la construction de sa pensée. Autours de plusieurs moments clés elle s'attachera de plus en plus avec une jeune professeure d'espagnol parisienne, Carole. Petit à petit, Delphine se rend compte qu'elle va devoir choisir entre vivre sa vie, aider sa famille et la ferme familiale et suivre son cœur.

Que penser de ce nouveau film lesbien ? Contrairement à la vie d'Adèle il n'adapte pas un roman graphique au cinéma. La réalisatrice a eu la bonne idée de le placer dans une période d’effervescence alors qu'autant les femmes que les gays et lesbiennes tentaient de penser leur condition et de s'en défaire. Elle montre que les actions du MLF n'ont pas forcément de compréhension dans le petit monde paysan sans que, pour autant, elles ne soient vues plus négativement qu'ailleurs. C'est dans un second temps que l'histoire d'amour est dépeinte. Elle montre une Carole qui lutte entre ses désirs pour Delphine et sa relation avec un homme tout aussi militant qu'elle. Tandis que Delphine lutte pour garder son lien avec ses parents, sa ferme et la communauté tout en souhaitant rester avec Carole. Un grand écart de plus en plus difficile au fil du temps. Au final, un film plein d'émotions et un peu fleur bleu.

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**** Un film sympathique, bien mis en scène avec des actrices très convaincantes.
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14:49 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, LGBTIQ, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la belle saison | | | |  Facebook

15/08/2015

Mission Impossible: Rogue Nation

Comme de nombreuses personnes je suis allé voir le dernier Mission impossible avec la pub vivante en faveur de la scientologie. Le film se déroule après le précèdent. Le IMF se trouve pris dans un scandale international après la destruction du Kremlin. Le directeur de la CIA et William Brandt passent devant une commission d'enquête afin de dissoudre l'agence et de la déclarer illégitime. Cependant, alors même que l'IMF est détruit et absorbé par la CIA, l'agent Ethan Hunt tombe sur des indices pouvant le mener face à une organisation secrète et discrète : les communistes ! Euh, je veux dire le Syndicat. Son existence est un mythe. Ses agents sont des transfuges d'autres pays et ses capacités et méthodes sont sans communes mesures. Il faudra tout le talent d'Ethan pour détruire ce syndicat terroriste alors même qu'il est traqué par la CIA.

Que penser de ce cinquième Mission Impossible ? Il faut bien avouer que, depuis, la recette est connue et appliquée sans problèmes. Nous avons une mission extrêmement difficile avec des traitres de tous les côtés. Nous avons une équipe soudée aux nombreuses compétences. Nous avons aussi Ethan Hunt qui permet au film de mettre en place des cascades extrêmement impressionnantes. En gros, tout fonctionne parfaitement pour un bon film d'action qui permet de bien s'amuser. Il ne faut tout de même pas regarder l'intrigue de trop près puisque nous n'avons quasiment aucune informations. On sait que les communistes... je veux dire le Syndicat... est un groupe caché dans l'ombre qui attend son heure de cinquième colonne. Mais on ne connait ni ses buts ni son idéologie. C'est à peine si on apprend quelles sont ses actions précédentes qui pourraient très bien être des catastrophes "naturelles". On ne sait rien non plus de ce qui arrive au groupe à la fin du film. On se lasse aussi un peu des multiples trahisons mutuelles dont certaines sont réelles tandis que d'autres ne sont qu'un moyen en vue de la mission. À la fin on ne sait plus trop qui a trahi qui et pourquoi. Enfin, je ne peux pas m'arrêter sans parler des trois personnages féminins. En fait, seule une est nommée les autres étant des "femmes de" ne parlant que peu. La dernière est une agente du MI6 censée être aussi compétente qu'Ethan Hunt. Selon ce que j'ai lu son arrivée dans le film devait éviter d'avoir des personnages féminins en tant que faire valoir. C'est dommage car c'est raté. Bien que l'on montre ses compétences elle est très souvent sexualisée dans les scènes où elle apparait que ce soit à cause d'une robe ou d'un maillot de bain.

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**** Un bon film d'action mais rien de plus.
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Site officiel

Image : Allociné

 

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09:04 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mission impossible, rogue nation | | | |  Facebook

07/08/2015

Fantastic Four

Il est l'heure pour moi de faire quelque chose que je ne pensais pas devoir accomplir un jour. Après les deux grosses daubes que furent Fantastic Four et Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer voici un nouveau Fantastic Four ! Je l'avoue, malgré les très mauvaises discussions qui ont existé sur le film avant même sa sortie et une quelconque information je m'étais dit que, peut-être, il pourrait être bien. J'avais tort. Ce film est l'un des plus mauvais que je connaisse et il entre directement au panthéon aux côtés de Green Lantern.

Bref, quelle est l'histoire. Nous sommes sur Terre. Un jeune garçon présente son dernier projet devant sa classe. Vu que le garçon et le projet sont bizarres la classe entière se moque de lui tandis que son professeur se fait l'avatar du manque de pédagogie envers un jeune homme étrange, certes, mais clairement intelligent. Seul un autre enfant s'intéresse au projet. 7 ans plus tard ils sont disqualifiés du concours de science pour un projet qui fonctionnait (mais l'école publique ce n'est plus ce que c'était). Heureusement les privés vont secourir Reed qui se retrouve étudiant dans une institution à la pointe de la recherche. Il continue donc son petit projet avec l'aide des deux enfants du directeur, Sue et Johnny, et d'un certain Victor. Et ils réussissent ! Ils ouvrent la porte des voyages entre dimensions ! Mais un accident arrive et tous les voyageurs (ainsi que Sue Storm laissée en dehors du voyage par tous les mecs malgré son génie apparent) sont exposés à une étrange énergie qui fait muter leur pouvoir. Lorsque les militaires s'intéressent à ce nouveau monde ils libèrent un être surpuissant au nom de Victor Von Doom. Les Fantastc Four naissent à ce moment.

Bon, dans un film normal ce résumé devrait durer un tiers du film afin de laisser le reste du temps pour créer la transformation des personnages et leur lutte contre le grand méchant. Dans ce film ça prend 9/10 du film. Mais ne vous inquiétez pas. Si vous vous sentez spoiler vous n'avez, en fait, rien perdu car ce film ne vaut pas la peine d'aller le voir. Absolument rien ne fonctionne et on a la douloureuse impression que la production ne sait absolument rien à la manière de créer un film et un script. Toutes les scènes hurlent pour se terminer et montrer la suite tandis que les dialogues donnent l'impression d'avoir été copié de livres de développement personnel achetés à la FNAC dans le rayon ésotérisme. Bien que les personnages semblaient avoir été bien écrit absolument tout est jeté par la fenêtre en 30 secondes pour absolument aucune bonnes raisons. On ne peut même pas s'amuser devant des scènes d'action car celles-ci sont inexistantes. Je ne parle même pas des effets spéciaux atroces qui sont même pires que ceux de Green Lantern. Pour terminer en trois mots : Aussi mauvais qu'atroce.

* Bon, j'espère que la 20th Century Fox va arrêter les frais avec les Fantastic Four. Ils sont clairement incapables d'en faire un bon film.
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Image : Site officiel

 

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11/07/2015

Magic Mike XXL

Dans un premier film Mike prenait sa retraite, créait une entreprise et sortait avec une femme. Dans ce second film Mike a toujours une entreprise mais la femme a disparu alors qu'il décide de créer un dernier spectacle avec ses anciens camarades. Le petit groupe se rend donc, à l'aide d'un petit van, en direction de la convention de strip-tease annuel afin de terminer en beauté une carrière qui avait bien commencé. Sur la route ils rencontreront de nombreuses femmes sur lesquelles ils pourront tester leurs pas de danse. Mais ils auront aussi de nombreux problèmes qui empêcheront, peut-être, de bien terminer cette dernière virée.

Je vous assure qu'il a été difficile d'écrire autant sur une intrigue qui n'existe pas. Le film n'a aucun but autre que de placer plusieurs mecs ensembles, de les faire parler du bon vieux temps et de terminer avec des abdos. Ce film est un gigantesque désastre. Les dialogues sont pitoyables, l'intrigue est inexistante, les personnages sont absolument tous et toutes inutiles. Il n'y a strictement rien pour sauver ce film. Pire, les scènes de strip-tease, rares, sont absolument ignobles. On dirait que pour la réalisation un homme qui fait un strip-tease doit absolument mime une pénétration. Ce serait encore passable si ça s'arrêtait à ce point. Mais ce qui est théorisé, par les personnages, comme un moyen de placer au centre et au contrôle les femmes n'est en fait qu'un moyen de faire des femmes de simples objets de scène autours desquels les hommes dansent et desquels ils usent pour leur numéro. Lors d'une scène, par exemple, une femme est attachée et reste dans cet état jusqu'à la fin de la soirée. Ne surtout pas se rendre au cinéma pour voir ce film. Il vaut mieux le laisser tomber dans l'oubli duquel il n'aurait jamais dû sortir.

* Pas d'intrigue, dialogues ignobles, personnages sans intérêts, scènes de danses (aka strip-tease) seulement en direction de la sexualité et en usant des femmes comme des objets de scène. À fuir.
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Image : Allociné

 

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12:01 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magic mike xxl | | | |  Facebook

Les Minions

Vous les aviez appréciés dans Moi, moche et méchant 1. Vous les aviez A.D.O.R.E dans Moi, moche et méchant 2 ! Vous allez les détester dans leur propre film. Les Minions, ces petites bestioles jaunes existent depuis les débuts des temps. Leur but dans la vie est de suivre et d'aider le mal à s'accomplir en s'alliant aux plus gros méchants de l'histoire. Mais leur maladresse rend la vie de ces méchants plutôt courte et difficile. Depuis des années, les Minions sont seuls. Il manque un chef bien méchant dans leur vie. Trois d'entre eux décident de se lancer dans cette quête afin de découvrir un nouvel être à suivre. Arrivé aux USA ils découvriront la foire du mal et la plus grande méchante de tout le temps : Scarlet. Mais, encore une fois, les choses ne se déroulent pas comme prévu.

Les pingouins de Madagascar avaient tenté le même pari. Rendre sympa un film qui ne s'occupe que d'un petit groupe ridicule servant à créer des situations humoristiques dans une intrigue. C'était un échec flagrant. C'est au tour des Minions de se lancer. C'est un échec encore plus flagrant ! Ce qui ne fonctionne pas dans ce film interminable c'est le rythme. Comment réussir à rendre intéressant un film dans lequel les personnages ne parlent pas un langage compréhensible ? On peut tenter la voix off. Mais ça ne fonctionne pas et on sort avec une envie de massacrer ces bestioles jaunes. Mais le pire c'est le rythme. Le film est un simple prétexte à placer le plus possible de petits sketchs de Minions. Et ce qui fonctionne en parallèle d'une intrigue échoue lamentablement quand on essaie d'en faire tout un film. Ça ne fait que prouver le manque de cohérence d'une intrigue inexistante. La réalisation a tenté de placer des petits bouts pour faire rire les adultes. C'est aussi un échec. Bref, fuyez !

* Surtout n'allez pas dépenser de l'argent pour voir ce film au cinéma. Il vaut mieux le faire bruler dans quelque chose d'autre. Les feux d'artifice par exemple ?
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Image : Allociné

 

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11:52 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les minions | | | |  Facebook

05/07/2015

Terminator Genisys

Le jour du jugement a eu lieu en 1997. Skynet a lancé une attaque qui permit d'éliminer près de la moitié de l'humanité en une seule journée. Depuis, les humain-e-s se cachent tandis qu'illes sont traqués par des robots nommés Terminators. Il n'y avait plus aucun espoir jusqu'à ce qu'un homme, John Connor, décide de se soulever contre Skynet et d'organiser les humain-e-s. Ce soir est le grand soir. Ce soir est la fin des machines. Mais ces dernières ont encore une carte dans leur manche. Une machine qui permet d'envoyer un Terminator dans le passé afin de tuer la mère de John. Il n'y a qu'une seule réponse possible : envoyer une personne à sa suite afin de protéger Sarah Connor. Kyle Reese se porte volontaire. Mais, lorsque ce dernier arrive en 1984 les choses ne sont pas telles qu'elles devraient être. Alors qu'il s'attendait à rencontrer une jeune serveuse effrayée il tombe sur une guerrière accomplie accompagnée d'un modèle de Terminator T-800. Les lignes temporelles ont changé et le jour du jugement n'est plus prévu pour 1997 mais 20 ans plus tard.

Que penser de ce nouvel épisode ? D'autant plus lorsqu'on n'a vu que le premier et le second (pour des raisons que je ne saurais expliquer je suis passé à côté des 3 et 4 mais il semblerait que ce ne soit pas un gros problème). Que l'on soit clair : c'est un bon gros film d'action avec assez de pyrotechnie pour détruire une petite troupe d'Avengers. L'intrigue est donc surtout un moyen de passer outre une chronologie qui n'a plus aucun sens. D'ailleurs, on ne nous explique pas trop les changements. On nous dit qu'ils ont eu lieu puis on envoie les robots tueurs. Il n'y a donc pas de temps morts dans ce film. Les acteurs et actrices sont parfaitement intégré-e-s dans leurs rôles respectifs. J'apprécie aussi le changement concernant l'un des personnages ainsi que celui du jour du jugement. Je déplore tout de même les flashbacks. Je sais qu'ils sont utiles à l'intrigue mais je trouve ce procédé un peu lourd. On a donc un film d'action qui fonctionne bien avec une intrigue qu'il vaut mieux ne pas regarder de trop près et un personnage féminin qui lutte contre son entourage masculin afin d'avoir le choix et de pouvoir se sauver seule.

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**** Un film d'action plutôt sympa. Une intrigue sans queue ni tête. Mais peut-on espère mieux avec des voyages dans le temps ?
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Image : Site officiel

 

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17/06/2015

Inside Out / Vice-versa

On avait un peu moins entendu parler de Pixar ces derniers temps. Les studios qui ont réussis à nous résumé toute une vie entre deux amoureux en 15 minutes. Qui a rendu deux robots plus romantiques que toute une armada d'humains et qui a donné vie aux jouets. Mais ils sont de retour ! Et pas pour vous jouer de mauvais tours ! Non, ils vont plutôt vous l'histoire de Riley. Dès sa naissance cette petite fille a connu la joie. Bien qu'elle fût rapidement suivie par la tristesse celle-ci fut laissée à l'écart tandis que Joie créait de bons souvenirs afin que Riley aime la vie. Mais un événement inattendu, lors des 11 ans de Riley, change tout. La famille déménage à San Francisco et rien n'est aussi beau que l'ancienne maison. Progressivement Tristesse contamine les anciens souvenirs et alors que Joie tente de l'en empêcher elles sont toutes les deux envoyées au fin fond de la mémoire. Il ne reste plus que Peur, Colère et Dégout. Sans ses deux autres émotions la vie émotionnelle de Riley est totalement déstabilisée et, petit à petit, elle perd toute joie de vivre. Il est donc nécessaire de retrouver Joie et Tristesse.

Wow, il y a longtemps qu'un Pixar ne m'ait pas fait cet effet. Dès le début on nous envoie des émotions directement dans la gueule (en 3d en plus mais je suis prêt à pardonner cela au vu de la qualité du film). Mieux encore, il me semble que le film recrée parfaitement l'effet des émotions. Lorsque la Joie est présente tout s'illumine tandis que Tristesse rend le monde sombre et froid. Le film tente aussi de montrer que les émotions sont plus complexes qu'on ne le croit. Un souvenir peu devenir triste ou joyeux selon le point de vue que l'on choisit. Ainsi on se trouve face à des sentiments mélangés. On tente aussi de nous faire comprendre le fonctionnement du cerveau et des souvenirs. Je pense que cela est réussi mais je suis loin d'avoir les connaissances nécessaires pour le savoir. Il faudra que j'en parle à d'autres personnes. Bien que cela ne soit pas le thème principal du film on pourrait l'approcher d'une vision de la dépression. Selon moi, on nous montre cela comme un puit dans lequel se perd toute joie et dont il faut lutter et sacrifier pour en sortir. Bref, allez-y ! Seul-e-s ou avec des enfants ce sera toujours aussi bien.

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***** Il y a des points négatifs dans ce film ?

Image : Site officiel

 

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22:03 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inside out, vice-versa, pixar, disney | | | |  Facebook

14/06/2015

Jurassic World

Lorsque j'ai vu la bande annonce qui annonçait l'ouverture du parc mon enfant intérieur a bondi de joie. Après tout, Jurassic Park est le film qui aurait pu faire de moi un paléontologue (comme beaucoup d'autres enfants). Bien que ma voie actuelle se pose des questions sur des sujets beaucoup plus récents le film qui m'a donné des cauchemars (saleté de raptors !) durant des semaines reste l'un des films de mon enfance. Malheureusement, il n'y avait pas eu de suite avant aujourd'hui (non il n'y pas eu de suites et si c'était le cas les gens qui ont produits ces hypothétiques deux films devraient avoir honte !). Peu d'efforts étaient nécessaires afin de me convaincre d'aller voir Jurassic World !

20 ans après les évènements de Jurassic Park les attractions sont ouvertes depuis 10 ans. C'est le plus grand parc animalier du monde avec près de 20 000 visiteurs par jours. La sécurité est au maximum tandis que tout est fait pour permettre aux gens de se rapprocher des dinosaures en sécurité que ce soit en train où dans des boules de hamster. Mais le public se lasse. Après des études marketing les concepteurs et propriétaires décident de créer un hybride. Un dinosaure encore jamais vu car il n'y jamais existé. Il est gros, il a d'énormes dents, il peut se cacher et visualiser la chaleur et il est hautement intelligent. Alors que peut-il bien se passer lorsque cette nouvelle attraction s’échappe ?

Alors que penser de ce second opus ? Mon enfant intérieur a beaucoup aimé. Il fait peur, il fait rire et il y a une jolie fin. Mieux encore, on retrouve des éléments du premier film. J'avoue avoir fortement apprécié l'entrée dans l'ancien parc avec les anciennes voitures sans oublier le bon vieux ADN animé. Scientifiquement parlant, il suffit d'une recherche sur Google pour savoir que le film st une daube. Mais, comme le dit un personnage, "vous n'avez pas demandé la réalité mais de plus grosses dents". On peut donc comprendre tout en étant tout de même déçu que le film ne tente pas d'être plus proche de la réalité scientifique. Mais, comme d'autres personnes l'ont déjà dit, les personnages sont extrêmement stéréotypés. Nous avons les deux enfants dont le tout jeune heureux de tout et l'ado chiant. Nous avons les geeks aux ordinateurs. Le méchant militaire allié au savant fou sans conscience. Et nous avons la femme d'affaire ainsi que son ami le MÂLE. Vous ajoutez à cela un scénario qui tient sur un post-it et vous terminez avec e bons effets spéciaux et un message sur le danger de la gestion moderne. Ça se laisse regarder mais ça ne vaut pas le premier film.

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*** Mon enfant intérieur aime mais il faut avouer que ce film est moyen dans tous les sens du terme.
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Image : Allociné

Site officiel

 

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09:21 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jurassic world, jurassic park | | | |  Facebook

06/06/2015

Ex Machina (attention spoilers!)

Lorsque j'ai vu la bande annonce du film pour la première fois je me suis dit que celui-ci avait l'air intéressant. J'imaginais un film de SF intelligent autours des IA. Le film nous place dans notre époque. Un jeune programmeur gagne un voyage dans la demeure du chef de l'entreprise qui gère un moteur de recherche extrêmement sophistiqué. Mais ce gain n'est pas seulement un moyen de rencontrer un génie et un employeur. C'est aussi l'occasion de signer un contrat. Le rôle du gagnant est de tester une machine afin de vérifier si celle-ci est vraiment une IA. Rapidement, les rôles deviennent de plus en plus flous et on se rend compte que tout le monde cache des choses aux autres.

J'ai vu qu'il y avait de bonnes critiques de ce film sur internet. Honnêtement je me demande si on a vu la même chose. Car je suis très déçu et écœuré. Bon, tout n'est pas raté. La réalisation est superbe. Le ton du film ainsi que son rythme collent parfaitement avec des paysages magnifiques. Mais tout le reste s'effondre. Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes. On a le gentil programmeur naïf, sans petite amie et totalement ébloui, l'employeur génial mégalo et fou et ensuite on a deux femmes dont une est seulement nommée mais ne parle pas (elle ne sert qu'à servir les repas et danser ainsi que pour le sexe et elle est asiatique ce qui pose déjà problème). De plus, le propos du film sur les IA est classique et n'ajoute absolument rien qui ne soit déjà mieux dit.

Mais cela n'est que le début et si j'ai laissé les femmes de côté c'est parce que le problème du film vient de leur utilisation. En fait, la seule phrase du film que l'on peut sauver concerne la programmation des attirances sexuelles. Le reste est à jeter. En effet, le mégalo construit une IA. Il dote cette machine d'un corps et tente de vérifier sa conscience. Pour cela il invite un jeune homme. Mais l'IA est placée dans un corps sexualisé afin de correspondre aux attirances du jeune homme en se basant sur ses recherches pornos sur internet. Le but, et c'est un spoiler, est de vérifier la capacité de la machine à s'enfuir en utilisant la sexualité, la drague et la sensualité. D'ailleurs, le créateur l'a dotée d'un vagin (mais de rien d'autre seule la pénétration est prise en compte). Quand on apprend que l'autre femme qui n'a qu'un nom et rien d'autre est aussi un machine utilisée comme esclave sexuelle (car elle est consciente) on comprend que le créateur est un fou qui s'est créé des poupées gonflables conscientes. De plus, la réalisation ajoute à ce discours puant des scènes inutiles de contemplation du corps de l'actrice principale ; Alicia Vikander. Et encore, il y a de nombreuses autres scènes plus que dérangeantes comme celle des placards dans lesquels se trouvent les autres robots dénudées, sans vie et, parfois, en mauvais état…

* Sexiste et mauvais. À fuir.
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Image : Site officiel

 

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12:35 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ai, ia, ex machina | | | |  Facebook

21/05/2015

Tomorrowland (A la poursuite de demain)

C'est l'histoire d'une jeune fille qui rêve d'aller à Disney World. Mais son père n'est jamais d'accord alors elle y va seule avec un vieux monsieur un peu bizarre... Mmm non ce n'est pas exactement le film mais presque. Nous sommes au XXIe siècle. Le monde est de pire en pire. Les rêves ont disparus et les découvertes sont abandonnées pour des problèmes plus terres à terres. Dans ce monde de moins en moins optimiste vit une jeune fille particulièrement intelligente, débrouillarde et qui aime détruire les propriétés de l’État : Casey Newton. Son père est un ingénieur de la Nasa au chômage puisque l'institution est démantelée. Ce qui ennuie Casey dont le rêve est de partir dans l'espace. Un soir, après un petit tour dans une cellule, elle entre en possession d'un pin dont le contact permet d'être projeté aux alentours d'une ville magnifique, futuriste et qui continue de rêve ! C'est Disney World ! Euh non, c'est Tomorrowland ! Il n'en faut pas plus pour qu'elle se mette en tête l'idée fixe de s'y rendre. Cependant, d'autres individus refusent on entrée. Ce refus est lié à une ancienne invention qui a tout changé.

Ce film est un gros gâchis. Donc oui, j'ai bien aimé le petit message naïf et optimiste. Alors que le monde va de plus en plus mal le film propose de croire aux rêves, en l'optimisme et d'offrir aux enfants le futur. Les enfants, pour ce film, sont l'avenir aussi bien via leurs rêves que via leurs capacités intellectuelles. Mais le film est aussi rempli de mauvaises scènes et d'idées que j'apprécie peu. Par exemple, Tomorrowland est un lieu dans lequel se trouvent les plus grands esprits de la Terre. Il n'y a ni état ni fonctionnaire pour les empêcher de rêve et de créer voir de dénaturer leurs projets. Nous avons donc une vision extrêmement élitiste d'une partie de la population qui se croit meilleure que tout le monde et qui décide d'abandonner la Terre à son destin pendant qu'ils cherchent sans prendre en compte les problèmes qui peuvent découler de leurs inventions. Mais il y a pire ! Il y a Casey. La jeune fille nous est présentée comme optimiste, extrêmement intelligente, débrouillarde et têtue. Elle est capable de prendre soin d'elle toute seule sans aucuns problèmes. Un personnage que personne ne pourrait critique non ? Eh bien ce serait le cas si l'intrigue n'était pas un moyen de lui enlever toute possibilité d'action afin de l'offrir au personnage principal mâle et à la petite fille robot qui l'accompagne. Ça c'est vraiment du gâchis !

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** À votre place je n'irais pas le voir.
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Image : Site officiel

 

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16/05/2015

La tête haute

Suite au film précédent je passe dans du totalement différent puisque je me suis intéressé au film La tête haute. Celui-ci se déroule en France, à Dunkerque. Dès la première scène nous sommes dans le cabinet d'une juge. Une femme de 25 ans et ses deux enfants, dont l'un de 6 ans, sont interrogés. Car le petit Malony pose de nombreux problèmes à l'Éducation Nationale. C'est la vie de Malony que l'on suit jusqu'à ses 17 ans. On l'observe alors qu'il se trouve sur une pente de plus en plus difficile et qu'il a déjà multiplié les placements tout en ayant perdu une grande partie de sa scolarité. Sa mère accepte difficilement les jugements sur ses capacités, le père est absent et Malony en veut à tout le monde. Comment le système de protection des mineurs va-t-il pouvoir s'occuper de ce jeune adulte afin de le sauver ?

Je suis très partagé envers ce film. Il est à la fois réussit et particulièrement conservateur. Il est réussi car les personnages sont plus que convaincants et très bien joués. Que ce soient la juge, l'éducateur / figure paternelle, la mère perdue / indigne / aimante où encore tous les acteurs et actrices du système de protection de l'enfance. L'acteur qui joue Malony réussit parfaitement bien à créer cet adolescent en colère et incapable de se réguler. En ce qui concerne le système il est parfaitement mis en scène aussi bien dans son fonctionnement que dans les idéologies qui se trouvent derrière. Que ce soit les juges où les maisons de placement on sent fortement la puissance de la psychologie pour comprendre et gérer un mineur. On observe aussi les parents et les enfants qui refusent ou ne comprennent pas l'action ainsi que les enquêtes qui leur sont imposées. De ce point de vue le film me semble réussit et fidèle à la réalité.

Donc, pourquoi suis-je partagé ? Comme je l'ai dit plus haut ce film est très conservateur. En effet, la réalisation ne pose jamais de questions critiques au système. Celui-ci est posé et les échecs sont systématiquement portés sur Malony sans que jamais on ne réfléchisse à la dimension sociologique. Seul l’individu pose problème et son intégration à la société normale est une obligation si ce dernier souhaite prouver la réussite des mesures. Celles-ci sont particulièrement violentes et peuvent être mal reçues. Une scène me vient en tête. Après une fugue, pour une raison valable, Malony est réintégré dans son placement malgré la menace d'un emprisonnement. Les autres jeunes ne comprennent pas cela et les membres du personnel tentent d'expliquer que la justice des mineurs est individuelle. C'est en effet le cas, mais pourquoi ne pose-t-on pas la question de ce que l'on peut ressentir face à une justice qui traite tout le monde de manière différente ? Ne pourrait-il pas y avoir un sentiment d’injustice ? Plus important encore, toutes les mesures sont montrées comme obligatoires. Pour s'en sortir Malony doit prouver son envie d'accepter les mesures et de créer un plan de vie qui implique relations amoureuses et travail salarié. Autrement dit le but est de normaliser un jeune déviant sans réellement se questionner sur ce que l'on demande. D'ailleurs, le film se termine sur un jeune homme qui réussit dans un travail, a fait son permis et a commencé une relation amoureuse avec un enfant (la jeune femme qui accouche passe de garçon manqué un peu rebelle à la jupe à fleur du jour au lendemain). On nous présente donc la famille hétérosexuelle bourgeoise presque parfaite comme preuve ultime de la réussite de la justice des mineurs et de l'intégration dans la société.

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**** Très bien joué le film nous montre plutôt bien comment fonctionne le système de protection des mineurs. Mais il est aussi porté par une idéologie conservatrice qui implique de ne pas oublier son esprit critique au placard.
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Image : Site officiel

 

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Mad Max: Fury Road

J'avais vu des Mad Max quand j'étais très jeune. Ce nouveau film, qui n'a pas besoin des précédents pour vivre, faisait donc sonner quelques souvenirs dans mon esprit. Nous sommes dans le futur. Après les guerres et la chute des gouvernements le monde de Max n'est qu'un immense désert dans lequel il roule seul. Bon, il n'est pas exactement seul étant donné que des groupes plus ou moins sectaires et cannibales s'y trouvent aussi et luttent pour le contrôle des armes et de l'essence. Max est capturé par l'un de ces groupes dont le chef est Immortan. Il devient une banque d'organe et de sang. Ce pourrait être la fin de Max si l'une des impératrices d'Immortan, Furiosa, n'était pas en train de s'enfuir avec ses femmes. Il s'ensuit une gigantesque course-poursuite dans le désert au son d'une voiture composée d'une guitare et de tambours. Pour survivre Max n'a pas le choix : il devra s'allier à Furiosa.

Vous souhaitiez voir un film dans lequel le héros sauve de la captivité une belle demoiselle en détresse pour ensuite la séduire et disparaitre dans le soleil couchant ? Dommage c'est raté. Mad Max fury road fait bouger certaines parties de l'internet pour être féministe (comme si cela pouvait être négatif). Les premières personnes à s'en être émues furent les Men's Right Activists qui ne souhaitent surtout pas de libertés artistiques mais seulement des stéréotypes éculés (ce sont les même qui considèrent le prochain Terminator et la série Supergirl qui sort prochainement comme des effets du complot féministe mondial). Il est difficile de dire si Mad Max est réellement féministe. En effet, le film est une succession de scènes de poursuites, de musique et de combats montés en scènes magnifiques. On a donc peu de temps pour trouver, penser et créer un message féministe. Si on part sur ce dernier point Mad Max ressemble énormément à un film de série Z. Aussi bien le monde tel qu'il est mis en place que l'intrigue pourraient être le comble du kitsch. Nous avons tout de même une secte organisée autour d'une famille plutôt horrible et qui adorent des volants de voiture ! Cependant, Mad Max est parfaitement réussit. Malgré les scènes qui se suivent et se ressemblent jamais je n'ai eu l'impression de m'ennuyer et la mise en place de l'environnement est tellement maitrisée que l'on accepte absolument tout.

En ce qui concerne l'agenda féministe celui-ci concerne surtout une différence importante entre les personnages féminins de ce film et ceux de tous les autres : Les princesses se sauvent elles-mêmes et le héros, Max, ne fait que les soutenir et non les prendre en charge. En effet, Max n'arrive qu'après que les princesses se soient évadées. Alors que ce dernier apparait les femmes sont en train de se libérer aussi bien symboliquement que réellement des chaines imposées par Immortan. Dans la suite de l'intrigue les femmes jouent un rôle tout aussi important puisqu'elles se battent, prennent des décisions et, en fait, choisissent leur destin. Max ne fait qu'aider et non imposer ses idées. Cet aspect se trouve aussi dans la différence entre les dirigeants masculins et féminins. Immortan et sa famille exercent le pouvoir en utilisant la mort et la possession des humains. Que ce soient les femmes transformées en objets aussi bien sexuels que productifs ou les hommes transformés en soldat fanatique sur le point de mourir. Les autres, hommes comme femmes, sont des personnes pauvres qui ne vivent que de la générosité d'Immortan. Les dirigeantes sont différentes. Elles fonctionnent sur la culture et donc la vie. Malheureusement, on ne les voit pas assez pour réellement juger de leur gouvernement. Mais celui-ci est clairement de nature différente de celui d'Immortan.

Au final, nous avons ici un film qui aurait parfaitement pu échouer spectaculairement. Cependant, ceci n'arrive pas et nous avons un magnifique film qui ne reprend presque pas son souffle et qui comment immédiatement sans prendre le temps de réellement poser l'univers et le personnage. Un film qu'il faut voir et une série de films que je pense revoir un jour (ne serait-ce que pour me remettre les souvenirs en tête).

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***** Beau, impressionnant, sans aucune pause... On y entre et on y sort deux heures plus tard sans s'être ennuyé

Image : Site officiel

 

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09:08 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mad max, fury road, uchronie | | | |  Facebook

29/04/2015

La légende de Korra livre 1-3

Je suis navré j'ai eu besoin d'un peu de temps pour me remettre de la fin du livre 3 (et dire que je n'ai pas le quatrième !). Pour les personnes qui, comme moi (bouh la honte !), n'ont pas vraiment vu Avatar le dernier maitre de l'air (le film ne compte pas) un petit résumé. La légende de Korra se déroule dans un monde où les humains sont capables de contrôler un élément à la fois : la terre, le feu, l'air ou l'eau. Dans ce monde les esprits ont une grande importance. Afin de garder un équilibre entre les nations et avec les esprits chaque génération voit l'arrivée d'un avatar. L'Avatar est un être capable de contrôler tous les éléments. Il y a 100 ans l'avatar Aang a lutté contre la nation du feu alors que toute la nation de l'air avant été détruite. La légende de Korra se déroule après son histoire. Le monde a changé. L'industrialisation est importante alors que le monde vit plus ou moins en paix. Korra est le nouvel Avatar. Elle n'a plus qu'un élément à apprendre à maitrise : l'air. Elle se rend donc à Republic City afin de terminer son entrainement avec le fils d’Aang. Mais la cité n'est pas tout à fait en paix.

Difficile à exprimer à quel point j'ai adoré cette série (dont je ne connais toujours pas la fin). Une grande partie de son intérêt vient des personnages. Aussi bien les caractères principaux que secondaires sont bien écrit et intéressants. Que ce soit Bolin, Tenzin ou ses enfants (dont surtout une). En ce qui concerne Korra j'ai rarement vu un personnage féminin aussi bien écrit. C'est une femme capable de tout pour protéger ses amis. Elle possède des faiblesses et elle vainc rarement sans aide. Cependant, ce n'est pas le schéma de la femme qui a besoin d'être sauvée. Plutôt celui d'une femme qui fait en sorte de pouvoir être aidée en sauvant les personnes qui seront présentes pour elle ensuite. Elle est toujours dans un rôle actif tout en ne devenant pas une simple "femme forte". Les intrigues sont aussi particulièrement bien mises en place. Dans tous les cas il y a deux intrigues principales par saisons. L'une est plutôt personnelle tandis que l'autre est globalement plus politique. Les méchants, bien que rapidement identifiables, ne sont pas manichéens. Ils et elles ont tous et toutes plus ou moins raison sur certains points. Ce qui change est leur manière d'agir plutôt que leurs opinions que Korra peut partager ne serait-ce qu'en partie. Ainsi, on voit souvent l'Avatar lutter pour tenter de comprendre ce qui est bien de ce qui est mal face à des individus qui n'ont pas forcément tort. Je ne peux donc que conseiller cette série et espérer bientôt voir la fin.

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***** N'hésitez pas. Foncez voir cette série !

Image : Site officiel

 

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08:45 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : korra, avatar, légende de korra | | | |  Facebook

25/04/2015

Avengers: Age of Ultron

Depuis la bataille de New York le monde a pris connaissance de l'existence d'être doté de pouvoirs ou de technologies qui défient l'entendement. Certains se sont liés dans une équipe sous le nom d'Avengers. Ils sont réunis à nouveau suite aux événements de Captain America : The winter soldier. Leur mission : détruire l'Hydra et retrouver le sceptre de Loki. Mais certains membres de l'équipe ont des rêves. Tony Stark est de ceux-là. Suite à la bataille de New York il s’inquiète des menaces futures. Il souhaite protéger le monde entier. Il nomme ceci le projet Ultron mais il semble n'être qu'un horizon lointain. Du moins jusqu'à ce qu'il tombe sur un programme d'IA qu'il tente d'adapter. Ultron nait mais il n'est pas un protecteur. Son but est la destruction pour laisser la place à l'évolution. Les Avengers doivent se réunir pour vaincre leur plus grand ennemi : eux-mêmes.

Le principal problème du premier film était de réunir les personnages tout en lançant l'intrigue. Ceci avait créé un gros problème dans le rythme. Ce second Avengers décide de passer outre cela. Tous les Avengers sont réunis dès le début et attaquent une base de l'Hydra. Cette organisation n'a qu'un rôle mineur dans le film et ne sert qu'à faire le lien entre le dernier Captain America et Avengers 2. L'intrigue, bien qu'elle ne commence pas tout de suite, ne souffre donc pas de temps morts. Dès le début on nous offre des combats plutôt spectaculaires ainsi qu'une équipe qui semble bien fonctionner. On nous montre aussi quelques tensions entre la population et les Avengers mais sans s'y attarder (dommage). Les destructions sont aussi bien plus importantes puisque ce n'est pas un quartier mais deux villes qui souffrent des combats. Les nouveaux personnages eux, sont intéressants, je ne me suis pas trop intéressé à Pietro car je préfère Wanda. Vision est un peu étrange et, surtout, assez moche. Quant à Ultron. Il est très réussi et du niveau d'un bon vieux Loki. Enfin, le film fait tout pour ouvrir la porte à la prochaine phase des Marvel. Plusieurs scènes donnent des indices plus ou moins subtils (ou pas du tout subtil) et permettent de montrer ce qui pourrait arriver. En bref, un Avengers comme je l'attendais et rien de plus.

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**** Personnellement, je le trouve réussi. J'ai aimé et j'apprécie les nouveaux personnages. Mais le film n'offre pas grand-chose d'autre qu'un divertissement.
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Image : Site officiel

 

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