19/04/2015

Enfant 44

Je dois commencer par dire une chose : je n'ai pas lu le livre. J'ai l'impression que de nombreux lecteurs ont été déçus de l'adaptation, ce que je comprends, mais je ne peux pas en parler. Le film commence durant les années de famines en Ukraine alors que le pouvoir soviétique ne fait rien pour aider les paysans et fait tout pour les détruire. Une jeune garçon s'ensuit d'un orphelinat et rencontre l'armée rouge. Un officier le prend en pitié. Plus tard, durant la guerre, il est présent lors de la prise de Berlin. Une photo en fait un héros soviétique. Durant les années 50 il vit à Moscou. Il est l'un des meilleurs agents des services secrets. Son travail, exemplaire, lui permet d'arrêter et d'exécuter de nombreuses personnes dénoncées comme traitres. Mais un dossier étrange lui tombe dessus. Celui d'un enfant assassiné mais victime, officiellement, d'un accident. Son enquête se fera contre les ordres de ses supérieurs tandis que les intrigues politiques se forment pour l'éloigner et éliminer la menace qu'il représente. Car le meurtre est un crime des sociétés capitalistes.

Le film commence fort. Un fond noir avec les mots "il ne peut pas y avoir de meurtres au paradis". Cette phrase sera répétée à plusieurs reprises durant le film. Mais il continue de manière étrange. Plutôt que de laisser cela de côté la réalisation a décidé de montrer l'enfance et la guerre. Ces scènes permettent de situer le personnage principal mais n'offrent rien qui puisse être vraiment utile. Ce sont des scènes inutiles qui prennent du temps pour rien. En ce qui concerne l'intrigue le meurtrier lui-même n'en est pas au centre. Sa découverte est relativement rapide et ne crée pas de conséquences importantes. Le propos du film se trouve plutôt dans l'atmosphère. On nous dépeint une ville qui vit dans la peur. Les arrestations de traitres sont quotidiennes et il suffit que son nom se retrouve prononcé lors d'un interrogatoire pour être suspect et donc déjà coupable. Cet aspect se retrouve entièrement dans un dialogue du héros avec l'une de ses victimes. A la question, policière, "pourquoi fuyez-vous si vous êtes innocents" on lui répond "je fuis parce que vous me pourchassez". Le héros lui-même sera victime de cela et observera de visu ce qui arrive lorsqu'on devient un paria pour le système. Ainsi, on n'a pas vraiment un film policier mais plutôt un film qui crée un milieu. Sur ce point il est réussi.

*
**
***
**** Un film difficile, très violent, avec des scènes peu utiles et une intrigue au second plan mais une atmosphère réussie.
*****

Image : Allociné

 

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09:51 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfant 44, russie, urss | | | |  Facebook

16/04/2015

Taxi Teheran

Il n'est jamais une mauvaise chose d'aller voir des productions qui ne soient pas américaines (ou françaises). On observe d'autres manières de raconter une histoire dans des contextes différents d'un cinéma américain pour lequel la réussite prime sur tout. Taxi Teheran est un docufiction du réalisateur Jafar Panahi que je regrette de n'avoir pas connu avant. Il vit en Iran et, après une participation à des manifestations, est interdit d'exercer son travail pendant 20 ans. Il fait donc semblant de se reconvertir dans les taxis. Il se déplace dans les rues de la ville en prenant à son bord de nombreuses personnes aux idées et aux vies différentes. Que ce soient des professeures, des bandits, des pirates ou des avocates chaque personne à son mot à dire sur la situation du pays. Les rencontres peuvent faire peur tout en étant légère car nous n'observons pas le danger que vit réellement le réalisateur en dehors de quelques scènes très précises. Ce que ne savent pas les autorités c'est que Jafar Panahi filme tout dans sa voiture tout en sachant que jamais il ne pourra vendre son film en Iran.

Il y a de nombreux aspects dans ce film qui mêle le vrai au faux. Les acteurs sont-ils de vrais personnages ou sont-ils créés de toutes pièces ? Les discours sont-ils un reflet de ce que pensent les personnes ou des mots qu'on leur a écrit ? On ne sait rien. Sauf que les scènes sont trop parfaites pour être tout à fait des coïncidences. Lorsque la jeune nièce du réalisateur explique ce qu'on lui a appris à l'école sur le cinéma à son oncle réalisateur on s'étonne devant ce qui est demandé afin que le film puisse être distribué. Alors que les rencontres sont assez légères voir drôles on voit poindre des réalités bien plus sombres. Par exemple lorsque Panahi tente de reconnaitre la voix de son interrogateur et qu'on entre dans le fonctionnement de la justice iranienne ou la dernière scène du film. Bien que la réalisation semble laisser place au hasard tout est construit pour nous envoyer un message précis sur le fonctionnement d'une société qui croit tout contrôler mais dans laquelle les moyens de résistances sont nombreux.

Image : Allociné

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02/04/2015

En route!

Dans l'univers personne ne vous entend crier. C'est ce qu'ont compris les Boovs dont la plus grande réussite est d'avoir fait de la fuite un véritable art. Ils sont tout simplement incapables de rester en face d'un danger. Et le plus grand danger de l'univers ce sont les Gorgs. Des êtres qui suivent les Boovs à la trace et détruisent tout sur leur passage. Heureusement, une nouvelle planète s'apprête à donner asile aux aliens pacifiques que sont les Boovs. Cette planète porte le nom de Terre. Elle est l'endroit où vivent les humains. Cependant, les Boovs n'ont pas vraiment demandé leur avis aux terriens. Ils se contentent de prendre possession des lieux tout en déplaçant l'intégralité de la population humaine en Australie. Mais, lorsque l'un des Boovs, Oh, rencontre une jeune humaine il se pourrait bien que les deux races puissent trouver un moyen de se rapprocher.

Voilà un film sympathique. Il fonctionne assez bien et suit tous les poncifs du genre. Deux personnages se trouvent en face de situations impossibles mais apprennent à s'en sortir et à faire confiance non seulement en eux mais aussi à l'autre. Contre toutes possibilités ils réussissent à se réunir avec les personnes aimées. On a souvent vu ceci. C'est même l'une des bases des productions culturelles en particulier lorsqu'on s'adresse aux enfants. Et ce film réussit cela. Il réussit moins à parler aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Les situations humoristiques manquent un tout petit peu de saveurs pour être appréciées par tout le monde. C'est la raison pour laquelle je suis sorti de salle avec un avis très mitigé.

  • *
  • **
  • *** Pas mauvais, fonctionne très bien avec le public cible et moins bien avec les autres. Oublié aussi rapidement qu'une porte qu'on ouvre.
  • ****
  • *****

Image : Allociné

 

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16:14 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : en route | | | |  Facebook

28/03/2015

Insurgent (Divergente 2)

Il y a une semaine est sortie la suite de Divergent. J'avais bien aimé le premier film sans le considérer comme particulièrement bon. Il était même assez médiocre. Le second film reprend presque immédiatement après la fin du premier. Alors que les Altruiste sont quasiment éteints Tris, Four et d'autres se sont cachés dans la forêt chez les Fraternels. Cependant, en ville, les choses sont de moins en moins parfaites. Les Audacieux ne sont plus une force de police chargée de maintenir la paix mais une armée chargée de réprimer toute tentative de rébellions. La cheffe des Érudits a un pouvoir presque sans aucunes limites. Ce qui lui permet de lancer des actions de répressions et des tueries sans risques sa place. Son but est simple : éliminer la menace des divergent-e-s. Et pour cela rien n'est assez. Cependant, il n'y a pas que les 5 factions dans ce monde soi-disant parfait. Il existe tout une partie de la population qui n'a aucun droits et qui vit dans l'ombre. Et cette population est bien plus nombreuse qu'on ne le croit.

On va le dire tout de suite : cette suite est tout aussi médiocre que le premier. Bien entendu, il y a de belles scènes et des dialogues intéressants. Cependant, le film en entier est très peu subtil et je vous mets au défi de ne pas comprendre l'intrigue au bout de 5 minutes. Il est tellement facile de prévoir ce qui va se dérouler que l'on ne ressent aucune surprise durant les 2 heures que dure le film. Mis à part la révolte d'une partie de la population (et franchement je suis presque surpris que celle-ci n'ait pas commencé auparavant) l'histoire s'intéresse avant tout à Tris. L'intrigue concerne sa capacité à se pardonner les morts qu'elle pense avoir causée. Et c'est cette capacité de pardon qui l'ouvre, dans le final, à la possibilité de rejoindre l'humanité. Au moins on ne peut pas dire que le message soit complétement bête. On se pose aussi beaucoup de questions durant le film. Le premier montrait des tests compliqués pour placer les personnes dans une faction et les divergent-e-s pouvaient les manipuler. D'un seul coup la ville possède un nouveau test bien plus rapide et fiable. À se demander pourquoi il n'est pas utilisé. Bref, un film sympathique mais médiocre et particulièrement peu subtil.

  • *
  • ** Médiocre avec peu d'intérêt. On ne va le voir que pour connaitre la suite de l'histoire mais surtout pas pour voir un bon film.
  • ***
  • ****
  • *****

Image : Site officiel

 

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09:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divergent, insurgent, dystopie | | | |  Facebook

18/03/2015

Son of Batman

Batman, Bruce Wayne, a eu de nombreux enfants autour de lui. Que ce soient les nombreux Robins ou Batgirl. Batman, en somme, est rarement seul. Ce qu'il n'a jamais eu, par contre, c'est un fils biologique. Ce qu'il ne sait pas c'est que l'une de ses amantes, Talia, a un fils conçu avec lui. Ce dernier vit depuis sa naissance entouré par La Ligue des Assassins et dans l'admiration de son grand père, Ra's. Cependant, lorsque ce dernier meurt suite à un assaut de la part de Deathstrock Talia décide d'emmener son fils en sécurité auprès de son père. Celui-ci décide de donner un nouvel entrainement à Damian qui mette de côté la soif de sang et les armes. Mais, face à quelqu'un d'aussi têtu et arrogant que Damian, il aura fort à faire pour le convaincre.

Le dernier animé Justice League était une grosse déception. Là on présente un personnage que j’aime : Damian Wayne. Un jeune homme extrêmement bien entraîné pour être un assassin. Il ne peut que se heurter aux valeurs de son père que refuse de tuer même en dernier recours. Le film montre bien cet aspect. Entre un Batman réfléchi qui pense chaque actions afin de la rendre la plus efficiente possible et la moins dangereuse possible pour les innocents et un Damian qui fonce sans réfléchir ni penser aux victimes potentielles. Il est tout de même dommage que le film dépeigne Damian comme un simple enfant qui souhaite une revanche alors que les comics en font un personnage glaçant à la fois proche et très éloigné de son père et de ses frères adoptifs. C'est donc un animé moyen dont l'histoire n'a pas grand intérêt.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. Pas très mauvais mais pourrait être bien mieux.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon,

Image : Site officiel

 

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08:18 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : son of batman, damian wayne, dc | | | |  Facebook

15/03/2015

Selma

Jeudi passé je suis allé voir le film qui commémore l'un des événements mythiques de la lutte en faveurs des droits civils. Nous sommes aux USA. Bien que les américain-e-s noirs aient reçu le droit de vote de nombreuses villes refusent de le leur offrir. La lutte pour les droits civiques a gagné de nombreuses batailles mais il y a encore beaucoup à faire. Martin Luther King, l'un des leaders, décide de s'attaquer, pour continuer la lutte, au droit de vote. Mais où mettre en place la bataille ? Qu'elle ville serait la plus à même de permettre de forcer le gouvernement américain de protéger ses citoyen-ne-s et de leur donner un droit censé déjà exister ? Il existe une ville en Alabama. Elle refuse le droit de vote. Mais ce qui la rend particulière c'est que son shérif est particulièrement vicieux. C'est la ville parfaite pour en faire le symbole d'une lutte pacifique contre la barbarie légale.

J'ai lu hier, je ne sais plus exactement qui l'a écrit, que l'injustice, la domination, a toujours été légale. Ce film le montre dès les premières minutes. Lorsqu'on observe une femme, noire, attendre patiemment dans le hall du palais de justice afin de donner sa demande d'entrée sur les listes électorales. Le fonctionnaire, blanc, lui hurle de vite venir et alors qu'il vérifie la fiche il pose des questions de plus en plus compliquées et ridicules afin de justifier son refus. La même idée revient plus tard alors que Martin Luther King explique au président pourquoi le droit de vote est important. Car sans droit de vote on ne peut pas entrer dans les jurys, devenir shérif, entrer en politique, ... bref on est impuissant en tant que non-citoyen et on doit accepter la domination légale des blancs sur tous les aspects de l'existence.

Je ne l'ai pas encore dit mais je ne connais pas très bien l'histoire de la lutte en faveurs des droits civiques. J'ai eu une heure sur les freedom riders dans le cadre d'un séminaire sinon absolument rien. Le reste je l'ai appris un peu au hasard sans encore prendre le temps de m'y intéresser réellement. Ce qui ne m'empêche pas de connaitre certains faits. Cependant, ce film n'est pas un documentaire. Il essaie de montrer comment une lutte justifiée est combattue par tout un appareil légal. Comment un homme qualifié de leader tente de vaincre dans une lutte où il n'a pratiquement pas d'armes face à tous les services policiers du pays. Il montre aussi les doutes et la douleur lorsque des amis et des adversaires alliés meurent sous les balles de la police et d'autres sans que jamais il n'y ait de condamnations. Ce film, à mon avis, est réussi. Non seulement on observe les doutes de King mais, aussi, on observe comment une manifestation peut être organisée. Ce qui importe c'est le spectacle. Le film montre que lorsque la répression devient injustifiable on gagne de plus en plus de force. Ce film montre aussi la haine. Celle des simples citoyen-ne-s qui s'attaquent au noirs et alliés dans la rue, celle des petits fonctionnaires qui utilisent de manière mesquine des règlements injustes, celle des services de renseignement qui refusent la remise en cause d'un système et celle de la police qui massacre des personnes sans armes et pacifiques pour le bonheur de faire du mal.

Image : Site officiel

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07/03/2015

Chappie

Pour l'instant j'ai vu les 3 films de Blomkamp sorti au cinéma. Le premier avait été, pour moi, la révélation d'un réalisateur intéressant. Le second était très décevant. Alors qu'en est-il du troisième ? 2016, l'Afrique du Sud sombre dans la violence de rue, la criminalité et les meurtres. Afin de contrôler la population et d'éviter des morts la police décide, du jour au lendemain, de mettre en place la première force, hautement armée, de maintien de l'ordre robotique. Les scouts sont déployés partout et permettent de protéger les policiers humains tout en agissant sans craintes de blessures ou de pertes. Cette nouvelle force fonctionne particulièrement bien et met à genou les plus gros réseaux criminels du pays quasiment sans problèmes. Cependant, le rêve de leur concepteur n'est pas de créer une nouvelle force de police. Il souhaite créer une véritable intelligence artificielle capable de ressentir, d'apprendre et d'être consciente d'elle-même. Mais que faire d'un robot conscient et des implications que cela comporte ?

Je suis mitigé face à ce film. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. D'un côté j'ai beaucoup apprécié ce film. J'ai rigolé, j'ai pleuré bref je me suis impliqué. Je trouve que Chappie est très réussit et j'ai apprécié suivre son développement. L'intrigue est aussi intéressante. Cependant, cette dernière est un peu simpliste. On a le geek gentil et profondément passionné qui joue le rôle de dieu, la famille nucléaire hétérosexuelle et le méchant très méchant membre d'une église. Les personnages sont très caricaturaux même si on voit pourquoi le réalisateur a fait ce choix. Il fallait un créateur honnête que Chappie pourrait questionner comme si il questionnait dieu. Les trois parents (je sens des membres de la MLP s'évanouir en lisant cela) sont peu intéressants. On a l'oncle, la maman qui reste à la maison et offre son affection à Chappie et le père qui tente d'un faire un mâle en lui apprenant le maniement des armes et l'attitude qu'un mec est censé avoir. Ce même père est abusif sur de nombreux points mais se rapproche de Chappie quand ce dernier devient moins bébé. Tout cela est donc très stéréotypé. Le méchant, lui, est méchant parce que c'est un ancien soldat fan de la bible et qui voit les IA comme une violation d'un commandement divin. Il est à peine plus intéressant que cela. Nous avons donc une idée qui, à défaut d'être originale, est bien mise en scène avec les combats Blomkamp que l'on commence à connaitre, une intrigue passable et des personnages sans intérêts. Au final un film plutôt moyen sans être, pour autant, mauvais.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. L'idée n'est pas mauvaise et on nous offre une fin presque inattendue. Il est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de réflexions sur l'intrigue ainsi que sur les personnages.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon,

Image : Allociné

 

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09:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chappie | | | |  Facebook

05/03/2015

La Ligue des Justiciers: le trône de l'Atlantide

DC a décidé de faire un animé de l'arc le plus réussit de la Ligue des Justiciers des new 52 (le seul qui soit réussi selon certaines personnes). La Ligue vient d'être formée. Du moins c'est ce que le gouvernement américain tente de vendre aux journalistes. Car seul Cyborg se rend régulièrement au quartier général afin de vérifier ce qui est en train de se dérouler. Les autres membres se contentent de leurs coins particuliers. Cependant, la destruction d'un navire de l'armée américaine force la Ligue à se réunir à nouveau. Car Cyborg est fortement attaqué lors de son enquête. Celle-ci permet de mettre au jour ce que tout le monde pensait être un mythe : l'Atlantide. Ils existent et ils ne sont pas contents.

La version dessinée était très bonne après deux tomes peu intéressants. La version animée est une horreur sans nom. C'est très simple. La réalisation a décidé de prendre tout ce qui rendait le comics bon et de le jeter. La première victime, dès les premières minutes, en est Cyborg qui passe d'un jeune adulte qui tente d'accepter son nouvel état en un simple robot plutôt assez satisfait. Mais ceci n'est rien face au traitement d'Aquaman et de son passé. Pour une raison que je ne m'explique pas tout lui a été enlevé. Il ne connait pas son origine, n'est pas établi comme héros et ne connait pas Mera l'amour de sa vie. Cette dernière passe de fille d'un royaume étranger à simple garde du corps. Quant à l'Atlantide c'est pire encore. Le frère d'Aquaman, souverain qui avait volontairement laissé sa couronne avant qu'elle lui revienne, devient un simple va-t'en-guerre sans aucune subtilité. Je ne parle même pas de Manta dont le passé compliqué avec Aquaman est tout simplement évacué. Fuyez !

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Tout ce qui rend le comics intéressant a été évacué. L'animé est à peine intéressant. À éviter.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

02/03/2015

Les 108 Rois-démons

Il y de nombreux siècles, en Chine, les 108 Rois-démons parcouraient la Terre et détruisant tout sur leur passage créant une peur sans précèdent. Mais, bien plus tard, leur vie n'est qu'une ancienne légende et les lieux des grandes batailles de simples ruines. Du moins c'est le cas jusqu'à ce que l'Empereur soit assassiné, son garde du corps emprisonné et marqué de l'infamie, l'héritier mis sous bonne garde et qu'un régent ne blâme les Rois-démons pour le chaos infligé à la Chine. Ce que peu de personnes savent c'est que l'Empereur a été tué par le régent et qu'il souhaite se débarrasser du prince héritier par la même occasion. Heureusement, ce dernier peut s'échapper. Mais il est seul et n'a aucun entraînement dans un pays tenu d'une main de fer et sous la peur des Rois-démons. Alors comment reprendre le trône ? Pour cela il pourrait être nécessaire de s'allier aux personnes même accusées d'être les Rois-démons ? Une petite bande de 10 individus que la vie a réunie et qui sont capables de prouesses martiales. De futures légendes si elles n'étaient pas des bandits recherchés.

Après le film élitiste j'ai décidé d'aller voir un film d'animation francophone. Du point de vue purement technique on peut être surpris par ce film. Il y a de nombreuses formes d'art utilisés qui donnent une impression de réalisme sur les paysages mais une impression d'être devant un spectacle de marionnettes pour les personnages. On pourrait presque se croire sur une place de marché en train d'écouter un conteur relater une ancienne légende. En ce qui concerne le thème du film, et bien que celui-ci soit simplifié pour toucher tout le monde, j'ai aussi apprécié la réflexion mise en place. On parle de trahison, de bon roi, d'héritage et de bravoure avec une petite dose d'amour bien entendu. Mais, aussi, on parle de la propagande dans une guerre, de la justice et du partage des ressources dans un pays. Les bandits sont mis en positions de redresseurs de torts face à des autorités qui violent leurs propres lois. Bref, sans vouloir en tirer un traité de science politique, ce film est plus compliqué qu'il n'y parait.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. À la fois sympathique à voir, réussit visuellement, des personnages que l'on apprécie et des messages plutôt bien pensés.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

 

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14:11 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, rois-démons | | | |  Facebook

Birdman or the unexpected virtue of ignorance

Birdman ou le succès inattendu d'un film dont tout le monde ignorait l'existence. Un film qui a gagné, si je me souviens bien, quatre oscars (je ne regarde ni ne m'informe réellement sur ces événements). Alexandro Gonzalez Inarritu nous dépeint la fin de carrière d'un acteur, Riggan Thomson, totalement oublié après avoir incarné, il y a longtemps, Birdman. Le succès fut très important mais ne dura que peu de temps. De nos jours Riggan Thomson tente de trouver à la fois le succès et une légitimité artistique en produisant, dirigeant et jouant dans l'adaptation d'un livre au théâtre. Cependant, rien ne semble fonctionner comme prévu et, surtout, Riggan Thomson est perdu dans son ancien rôle. Un rôle qui pourrait presque devenir réel.

Le film est à la fois riche thématiquement et techniquement réussit. Techniquement, l'idée de suivre tous les personnages l'un après l'autre est à la fois intéressante et permet de donner l'impression de vivre l'histoire en même temps que les personnages. Les acteurs et actrices sont plus que convaincant-e-s et nous transportent dans leurs personnages. Les thèmes, par contre, sont plus difficiles à décrire car ils sont nombreux, entrelacés et leur message est à la fois juste et faux. Birdman pourrait être un film parlant de l'identité. De nombreuses critiques en parlent ainsi. Le personnage principal tente de retrouver son identité d'acteur face à l'identité d'un personnage qu'il a joué et qui parasite non seulement sa carrière mais aussi son esprit. Dans le même temps il tente de retrouver l'identité d'une personne réelle alors qu'il joue des personnages irréels. Comment est-il possible de retrouver ce que l'on est dans ces circonstances (coïncidence, je viens justement de lire un Batman de Vaughan qui s'intéresse au même thème). Ce thème se croise avec la propre vie de l'acteur principal qui a joué Batman au début des années 90.

Birdman pourrait être aussi sur le monde de l'art, du cinéma et du théâtre surtout. On parle d'artistes qui ne semblent pas être vraiment sains d'esprits. Qui doutent, se détestent, font tout pour réussir même en détruisant les autres et se méprisent mutuellement. Dans le même temps, le film parle de l'état du cinéma actuel. Ou plutôt, du cinéma américain actuel. Celui-ci est, actuellement, dans une frénésie de super-héros pour la simple raison que ça fonctionne (en tout cas pour l'instant). L'avis d’Inarritu est très clair : il n'aime pas. Bien que je sois d'accord, en partie, sur sa critique du genre comics (des mecs en slips qui font respecter leur vision de la justice est plutôt politiquement contestable) je ne suis pas d'accord quand il considère que c'est une sorte de sous-genre pour enfants (il suffit de lire des indépendants pour trouver une richesse intéressante) qui crée un génocide culturel. D'aussi loin que je me souvienne la culture dites populaire a toujours été accusée de mettre à mal la "vraie culture". La "vraie culture" a toujours survécu et la "culture populaire" a toujours muté. Il y a de la place pour tout le monde et geindre sur le désintérêt d'un public pour la philosophie kantienne au cinéma n'est que de l'élitisme à peine déguisé.

Cet élitisme se retrouve dans le traitement de la critique des médias et, en particulier, des médias sociaux. Les critiques et les journalistes sont dépeints d'une manière très virulente. Une critique majeure est insultée alors que le personnage principal explique en quoi elle ne comprend rien au monde. Les journalistes semblent divisés en deux groupes. Les potins qui ne font que créer du vide et les intellectuels qui s'amusent avec des concepts qu'ils ne comprennent pas afin de se rendre importants. Bien qu’Inarritu soit très clair sur sa préférence cela ne l'empêche pas de s'en moquer tout en prouvant son incompréhension totale du monde journalistique et de son fonctionnement. Suite à cela il critique les réseaux sociaux comme un monde sans intérêt rempli par des anonymes incapables de réflexions sauf pour filmer quelque chose afin de faire le buzz. Bref, dans ce film magistralement mis en scène avec des acteurs superbes et des thèmes qui valent la peine d'une réflexion mon impression, personnelle, est que Inarritu montre toutes les personnes qu'il n'aime pas et pleure sur le cinéma qu'il souhaiterait tout en lançant des messages élitistes sur la "vraie culture".

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight. Malgré une prouesse technique et un magnifique jeu de la part des acteurs et actrices je trouve que ce film est surtout un moyen, pour Inarritu, de cracher sur tout le monde tout en se plaçant en juge de ce qu'il faudrait faire.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

 

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13:56 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : birdman | | | |  Facebook

23/02/2015

Kingsman

Kingsman est, selon la pub, le film drôle à voir en ce début d'année. Armé d'un livre (pour le voyage), de popcorns (en fait non, c'est beaucoup trop cher et jamais de la vie je n'introduirais du popcorn amené en contrebande dans le cinéma ! Je suis un homme honnête moi !) et de ma carte VIP je me suis jeté dans la salle à peine les portes ouvertes. Kingsman est le nom de code d'un service tellement secret qu'il agit au-delà des états sans que ces derniers ne soient au courant. Ses membres sont peu nombreux et se vouent à deux buts : être des gentleman et préserver la paix. Lorsqu'un Kingsman meurt la tradition veut que les membres proposent chacun un-e remplaçant-e. Tous les candidat-e-s seront testé-e-s lors d'épreuves dangereuses voir sadiques afin de trouver la personne qui peut être un Kingsman (ou kingswoman d'ailleurs). Pendant ce temps, une organisation kidnappe des VIPs dans le monde entier et prennent le contrôle d'autres. Quel est le but de cette organisation ? Et comment lutter contre les personnes censées nous protéger ? Simple, il suffit d'être un gentleman.

Dès le début on se rend compte que Vaughn ne souhaite que trois choses : s'éclater, nous faire rire et rendre hommage aux vieux James Bond bien moins sérieux que les actuels (je n'aime pas les nouveaux Bond, il n'y a même pas de gadgets !). Les références à ces vieux films sont très nombreuses. On les trouve aussi bien dans les répliques, les scènes que lors de conversations entre personnages (ce qui flirte fortement avec le quatrième mur). Je ne peux qu'avouer que le film réussit à être drôle tout en parodiant un genre. Entre l'espion gentleman qui explique calmement être un adorateur de Satan dans une Église de fondamentalistes haineux, le grand méchant qui ne supporte pas la violence et sa garde du corps, Gazelle, capable de tuer d'une jambe on a de tout. La violence est très présente et tellement exagérée qu'on n'arrive pas à la considérer comme réelle. Cependant, je trouve que le film tombe à plat. Il y a tellement de référence, d'humour et de parodies qu'on ne trouve quasiment pas d'intrigue. Une grande partie de l'humour est bien dosée mais une autre est très lourde et ne fonctionne tout simplement pas sur moi (par exemple la fameuse blague sexy qui transforme l'un des trois personnages féminins en récompense pour le héros blanc hétéro). Au final le film ne fait que du très classique qu'il saupoudre d'un peu d'irrévérencieux sans réussir à me convaincre.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances. Pas mauvais ni bon un film parfaitement moyen qui vous fera oublier de réfléchir pendant deux heures pour être définitivement oublié à peine sorti de la salle.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

Site officiel

 

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08:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kingsman, espions, espionnage, humour | | | |  Facebook

16/02/2015

Unbroken

Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Les USA bombardent régulièrement les territoires que le Japon possède. L'un de ces bombardiers a un passager différent des autres. Son nom est Louie Zamperini. Il fut médaille d'or aux jeux olympiques de Berlin avant que la guerre n'éclate et son rêve était de courir à Tokyo. Depuis il est soldat. Suite à une mission de recherche et de secours qui tourne mal il se retrouve, avec deux autres soldats, perdus sur la mer avec seulement deux canots de sauvetage et peu de nourriture. Cependant, il survit à près d'un mois de dérive. Malheureusement, il est retrouvé par un navire japonais qui envoie les deux survivants dans des camps militaires qui regroupent les prisonniers alliés sur le sol japonais. Il est mis en face d'un directeur qui aime utiliser les coups pour briser ses prisonniers. Il s'ensuivra de longues années de mauvais traitements durant lesquels Zamperini résistera.

Ce biopic est produit par Angelina Jolie. Il est très bien mis en scène. Les images sont magnifiques et on sent une envie de reconstituer cette période de l'histoire. Le film, par contre, est un peu long. Certaines scènes auraient pu être raccourcies (par exemple la dérive sur l'océan). Cependant, ce film possède tous les problèmes des biopics soit se concentrer sur un seul point de vue au risque de perdre une vision d'ensemble. Ainsi, on suit pas à pas Louie Zamperini est c'est à peine si on connait le déroulement de la guerre ainsi que la vie de sa famille. Le film fait de cet homme une sorte de héros destiné dès son enfance à être fort et incapable d'abandonner. C'est ce que l'on appelle, dans la recherche, l'illusion biographique. Une erreur qui consiste à penser que les personnes qui ont réussi de grandes choses sont destinées dès leur enfance à ce destin. Le fait que l'on suive ce soldat durant la guerre a aussi un effet paradoxal. La guerre est quasiment effacée. On n'observe qu'une seule fois ce que fait un bombardement sur une population civile. Le reste du temps on observe de loin incapable de voir les dégâts humains et matériels. La fin de la guerre arrive d'un seul coup sans que l'on observe le coût de celle-ci. Un dernier problème concerne le traitement des geôliers. Ce sont des japonais montrés comme sadiques et incapables d'empathie. Le film échoue à montrer non seulement que nous nous trouvons dans un contexte précis mais ne permet pas, car il ne peut pas, de montrer que les alliés ont aussi mis en place des camps dans lesquels il y a eu des maltraitances. En résumé, plus le temps passe et moins je suis convaincu par les biopics.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Un film qui est bien joué avec une superbe image mais qui possède de nombreux points faibles dû au style biopic.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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08/02/2015

Jupiter Ascending

Que faire quand un nouveau Wachowski arrive dans les cinémas ? La plupart du temps je vais le voir sans même savoir de quoi parle le film. Jupiter Ascending se déroule sur Terre. Une jeune femme, Jupiter Jones, est arrivée illégalement, bébé, aux USA. Son père est mort et sa mère est passée de professeure de mathématique à femme de ménage. Sa vie est monotone, contrôlée par sa famille. Ce que Jupiter ne sait pas c'est que son ADN est spécial. En effet, dans l'univers existent de nombreuses planètes habitées ainsi que des dynasties millénaires. Son ADN la place dans les plus hauts rangs de l'une d'elle. Bien entendu, beaucoup de personnes souhaitent soit sa mort soit l'utiliser afin de gagner un peu plus de pouvoir. Envoyée du jour au lendemain dans un univers qu'elle ne connait ni ne comprend elle devra se battre et surtout trouver des alliés afin de survivre.

Que penser de ce nouveau Wachowski ? "Essayé, pas pu" est le premier terme qui me vient à l'esprit. Tout d'abord, nous avons de magnifiques effets spéciaux créant une image époustouflante. La musique, par contre, est beaucoup trop présente. Malheureusement, des effets ne suffisent pas à faire un film. Bien que je ne puisse parfaitement juger de la performance des acteurs et actrices (malheureusement la seule séance sans 3D était en VO et je déteste la 3D plus que la VF). Mais l'histoire, elle, possède de gros manques. Mon impression est à la fois de recevoir trop et pas assez d'informations, Pas assez car l'univers décrit par les Wachowski a énormément de potentiel en terme d'histoires. Trop car il est nécessaire d'expliquer comment l'univers fonctionne mais ceci joue négativement sur le rythme de l'intrigue. Celle-ci, d'ailleurs, a une tendance à se répéter. Mais le pire c'est que l'intrigue n'a aucun but. On ne sait pas pourquoi le film se termine. Quel fut l'intérêt de ces deux heures ? Aucune idée. C'est pourquoi je considère ce film comme très moyen.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight. Trop lent, trop long, aucun intérêt. Ne pas aller le voir.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario.
  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

 

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09:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jupiter ascending | | | |  Facebook

31/01/2015

The imitation game

La Grande-Bretagne vient d'entrer en guerre contre l'Allemagne Nazie. Mais cette guerre est couteuse aussi bien en êtres humains qu'en matériels et la nation manque cruellement de nourriture. Tout irait mieux si les Alliés pouvaient être capable de comprendre ce que disent les allemands. Mais les transmissions de ces derniers sont cryptées par la machine Enigma. Personne ne pense véritablement être capable de casser le code de cette machine d'autant plus que les réglages changent tous les jours à minuit. Le gouvernement décide de mettre en place une opération secrète occupant les meilleurs cryptographes, linguistes et mathématiciens du pays. Leur but est de casser Enigma. Et pour cela ils vont créer une machine encore plus puissante. Une machine qui sera la base de nos ordinateurs actuels. Une machine de Turing.

The Imitation Game est un biopic sur Alan Turing. Un mathématicien génial qui a posé les bases de l'informatique et l'intelligence artificielle (ainsi que les moyens de prouver son intelligence). Un homme condamné par son pays à cause de son homosexualité et qui s'est suicidé (à moins que ce ne soit un accident. Contrairement à ce que prétendait la bande annonce je connaissais déjà Turing et de nombreuses personnes ont eu connaissance de son pardon posthume par la Reine (un pardon qui me fait me poser quelques questions... Et les autres hommes et femmes persécuté-e-s pour leur sexualité on en fait quoi ?). Le biopic est particulièrement bien dirigé et joué. Bien que la mise en scène puisse être confuse, on nous place face à de nombreux flashback, elle permet de voir l'enfance, la guerre et la fin de Turing. Il y a, bien entendu, des erreurs historiques que je ne suis pas forcément capable de trouver puisque je ne suis pas le biographe d'Alan Turing. Les acteurs et l'actrice sont très convaincants et offrent une magnifique prestation. On retrouve, d'ailleurs, quelques têtes connues comme Allen Leech venu de Downton Abbey et Charles Dance venu de Game of Thrones sans oublier la tête d'affiche Benedict Cumberbatch. J'ai donc, personnellement, beaucoup aimé.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
  • Twilight.
  • Film de vacances.
  • Bon scénario. Un bon biopic avec de bons acteurs. Mais une question : À quand un biopic consacré à une femme pour ses réussites scientifiques ?
  • Joss Whedon.

Image : Allociné

Site officiel

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10:33 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biopic, alan turing, cumberbatch | | | |  Facebook

27/01/2015

Broken land

Entre le Mexique et les USA il y a un mur. Deux genevois sont allés à sa rencontre. C'est une balafre au milieu du désert qui divise à la fois le territoire et les personnes. Pour mieux comprendre l'effet de ce mur sur les citoyens américains - la réalisation a fait exprès de ne pas rencontrer de migrants - 7 couples sont interrogés sur leur relation avec le mur et ce qu'il implique pour leur vie et leur vision de l'existence. Ce sont aussi bien des personnes qui luttent contre la division qu'il implique que des gens qui luttent contre l'immigration clandestine de manière officielle ou non. À l'aide de ces témoignages on comprend un peu mieux l'effet que peut avoir un mur sur les personnes qu'il est censé protégé.

Il est difficile de parler de ce film sans perdre une partie de sa substance. Le mur est omniprésent. Bien qu'il soit constitué de poteaux plantés à égales distances il projette une ombre impressionnante sur le désert. Et ce n'est que la partie visible de ce dispositif. Car, outre le mur, il y a toute la panoplie électronique qui permet de surveiller non la frontière mais le côté américain de celle-ci. Comme le dit l'une des protagonistes : nous sommes toujours surveillés, jamais seuls et le moindre faux pas fait réagir les "protecteurs". Alors que de nombreuses personnes se sont habituées cette femme se demande si ceci est une bonne chose. Est-ce bien de s'habituer, dans une démocratie, à être constamment sous surveillance au nom de la sécurité ?

Ce n'est, bien entendu, pas le seul choc que j'ai eu. Il serait fastidieux de les dénombrer. Le plus grand est probablement celui de ce couple qui, régulièrement, vérifie l'i9ntégrité du mur en face de chez eux et qui a peur que sa destruction implique l'importation d'armes nucléaires sur le territoire. Ce même couple vit dans une maison bardée de dispositifs de surveillance. Ils ont une dizaine de caméras qu'ils observent chaque nuit observant des ombres inquiétantes tandis que les humains, en infrarouge, deviennent des fantômes, presque des monstres aux yeux vifs. Ils ne sortent qu'armées en vérifiant ce qui les entoure. Selon eux ce n'est pas de la paranoïa mais une philosophie de vie. Dans cette même scène le mari explique de qu'elle manière il peut identifier les migrants par leur odeur. Un autre homme surveille le mur par avion. Il explique que, selon lui, les USA sont le meilleur pays du monde, le plus avancé. Accepter l'immigration c'est donc courir le risque de perdre tout ce qui fait le pays et, pour cet homme, un danger pour l'humanité dont il est le gardien car, sans le mur, des millions de personnes déferleraient sur le pays. Le film se termine sur une équipe qui tente d'identifier les restes de personnes qui sont mortes en tentant de traverser.

Je n'ai donné que quelques chocs que j'ai eus. Ce ne sont pas les seuls. En tout cas ce documentaire est très bon. Il ne dénonce pas ni ne vérifie les discours sur la nécessité de protéger les frontières. Il montre comment un mur agit sur les populations qu'il est censé protéger. À l'ombre de ce dispositif l'autre n'est plus un voisin, un ami possible, mais un Alien. Quelqu'un qui fait peur, un envahisseur dont les raisons de venir ne sont pas claires et, probablement, criminels. Le mur ne s'impose pas seulement sur le paysage. Il s'imprime dans les esprits. Il faut être méfiant, il faut vérifier, il est nécessaire de perdre ses droits si la sécurité en ressort plus importante. Le mur crée une mentalité d'assiégés. À l’extérieur il y a des monstres, des barbares, l'inconnu. L'intérieur est en danger. Suite à ce film que penser du mur, virtuel en grande partie, que l'UE construit autour du continent ? Quels effets sur nous et sur les êtres humains qui tentent de trouver une meilleure vie ?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Un très bon documentaire que je conseille fortement.

Image : Site officiel

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26/01/2015

Les héritiers

La classe de seconde du lycée Léon Blum est la pire de toutes. Un grand nombre d'incivilités et d'irrespect lié à un retard scolaire grandissant. Les élèves de cette classe n'ont pratiquement aucune chance de réussit leur scolarité. Mais c'est sans compter leur professeure principale qui décide de se battre pour eux et contre eux afin de leur prouver leurs capacités. Pour réussir elle leur propose de participer à un concours national : Le Concours National de la Résistance et de la Déportation. Pour le passer ils doivent répondre à un sujet. Celui-ci concerne les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi. Un sujet aussi difficile à traiter qu'à apprendre.

Ce film est inspiré de l'histoire vraie d'une classe qui a gagné ce concours. Elle est adaptée par l'un des anciens élèves. Cette classe était perdue d'avance. De nombreuses scènes nous font ressentir ce désespoir et ce désintérêt. Quand ce n'est pas l'un des professeurs ce sont les élèves même qui se disent incapables de réussir. Et si personne ne peut réussir pourquoi faire l'effort d'être attentif et studieux ? Ce que montre ce film est non seulement la constitution d'un groupe uni dans un effort commun mais aussi, et surtout, la découverte de ses propres capacités à travers un sujet difficile pour de nombreuses raisons. Ceci est très bien mis en scène. En revanche, il est dommage de ne pas s'être attardé plus fortement sur la vie de chacun-e-s afin de comprendre pourquoi il peut être difficile de réussir l'école. Nous recevons, en allant voir ce spectacle, un message positif sur l'école et les capacités des individus. Un message positif qui n'a pas forcément été reçu par la presse.

Image: allociné

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14:27 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : héritiers | | | |  Facebook

03/01/2015

The riot club

Nous sommes à Oxford. L'une des meilleurs et des plus couteuses universités d'Angleterre. Les nouveaux étudiants arrivent et sont accueillis, prennent leur chambre et apprennent comment vivre sur le campus. L'université ce n'est pas seulement les cours, les travaux à rendre et les soirées. C'est aussi l'occasion de rejoindre les nombreux clubs et sociétés présents sur les lieux afin de se faire des contacts. L'un de ces clubs est vieux de plus de 300 ans. Il est très secret et ne prend que 10 membres. Ceux-ci sont censés être les plus intelligents de tous. Leur vie les mènera aux plus hautes responsabilités. Ils en profitent donc pour continuer la tradition du club en s'offrant des repas abondants durant lesquels l'alcool coule à flot. Son nom est le Riot Club.

Pour l'histoire le film commence plutôt doucement. Le synopsis et la bande annonce donnaient l'idée d'un film qui montrait débauches sur débauches toutes plus impressionnantes les uns que les autres. Mais ce que le film nous montre c'est d'abord l'entrée dans un cercle de relations, comment on s'y intègre et les liens sociaux importants que ces hommes - les femmes pas vues comme des égales par ces hommes - connaissent dans leur vie ainsi que leur grande culture. Bien entendu, on nous annonce que ces 10 personnes se retrouveront devant un repas pour boire et manger le plus possible. Ce que l'on nous montre aussi c'est l'arrogance d'une poignée de jeunes personnes qui sont certaines que le monde leur appartient de droit et que l'argent ainsi que le pouvoir leur donne la capacité de toujours s'en sortir. Ces caractéristiques sont liées à un mépris de classe impressionnant que montre toute son ampleur dans un discours durant le repas. Est-ce une critique des clubs ? Je ne pense pas. À mon avis, c'est un portrait du comportement d'une certaine classe sociale certaine de sa supériorité.

Image : Allociné

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09:52 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the riot club | | | |  Facebook

19/12/2014

Les Pingouins de Madagascar

Après un film sympa et plutôt bien joué je suis allé voir les personnages secondaires les plus appréciés de Madagascar : les pingouins ! Dans le dernier film ils avaient acquis un cirque. Malheureusement, les animaux n’arrêtent pas de chanter la chanson du diable (qui m’est restée dans la tête, damn you !) Les 4 volatiles s’envolent donc (si si les pingouins ça vole !) vers l’infini et l’au-delà afin de vivre de nouvelles aventures et trouver un cadeau pour les 10 ans de Soldat. Cependant, la recherche de ce cadeau les mène à affronter un ancien, et inconnu, ennemi. Ce dernier souhaite se venger de sa disgrâce sur tous les pingouins ! L’équipe sera-t-elle assez compétente pour sauver leur espèce ? Ou l’aide d’une autre équipe (avec du Cumberbatch dedans) sera-t-elle nécessaire ?

Personne n’ira voir ce film en pensant tomber sur du grand cinéma. Le but est de créer une histoire pour toute la famille afin que les enfants les plus jeunes puissent suivre leurs parents dans la salle. L’histoire est donc particulièrement simple avec une morale bon enfant comme on en trouve toujours dans ce genre. Oui, être gentil c’est bien, l’amitié c’est chouette et être méchant c’est pas bien. Il reste à savoir si les blagues sont réussies. Elles ne sont en tout cas pas ratées mais loin d’être particulièrement bonnes. Il y a de nombreuses répétitions et, à la fin, on en a un peu marre. De plus, et malheureusement, le film envoie un message problématique aux enfants. Le but du grand méchant est de se venger des pingouins. Mais pourquoi ? Tout simplement car la beauté des pingouins l’on rendu impopulaire car moche. Comment veut-il se venger ? En rendant les pingouins moches afin de les rendre impopulaires. Autrement dit, les gentils sont beaux et populaires tandis que les méchants sont moches et rejetés. Voila un magnifique message… On aurait pu s’en passer.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. On peut s’en passer. Surtout avec le prix du cinéma et de la 3D (inutile comme toujours).

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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09:17 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les pingouins de madagascar | | | |  Facebook

17/12/2014

The Hobbit: The battle of the five armies

L’image qui se fige en plein film mais avec le son qui continue. Le son qui fonctionne mais pas l’image pour que, ensuite, ce soit l’image mais pas le son bien que les sous-titres soient présents. Avec, enfin, une séance annulée et un remboursement. Du moins pour les personnes qui avaient gardé leur billet. Ce sont les joies du cinéma moderne. Au moins la bande annonce du prochain Starwars a eu le temps de passer (avec un entracte). Autant dire que voie ce dernier film n’a pas été facile et qu’il a été nécessaire de trouver un autre moment que celui initialement prévu.

Le Hobbit : la bataille des cinq armées, la fin de la saga qui débute l’aventure du Seigneur des Anneaux qui s’est terminée il y a 11 ans qui mais qui commence dans 77 ans selon la chronologie de Tolkien (et mes calculs si ils sont justes). En gros, c’est le boxon dans les aventures de Bilbo filmées en temps réel sans coupures mais avec des avances rapides (je ne sais pas pour vous mais, à mon avis, c’est la seule manière d’expliquer l’adaptation en trois films de trois heures). LA quête touche à sa fin puisque le Royaume sous la Montagne a été repris au dragon Smaug. Mais les aventures ne sont pas terminées. En effet, durant de longues minutes nous verront l’attaque en temps réel du dragon sur lacville. Pour, ensuite, suivre, toujours en temps réel, la marche des réfugiés. La reprise du Royaume est rapidement connue partout sur la Terre du Milieu et de nombreuses armées marchent vers l’entrée pour reprendre ce qui est leur dû où simplement pour le plaisir de massacrer du nain. L’ennemi est en marche.

Enfin, après deux long, très looooooong film dont l’intrigue était lente mais leeeeeente on arrive à la fin du Hobbit. Dire que faire trois films pour un petit livre de 300 pages était exagéré est en dessous de la réalité. Bref, nous avons enfin la fin de ces films. Et cette fin nous offre quelques grands moments de ridicule tout en échouant lamentablement à reconduire l’esprit épique du Seigneur des Anneaux. Mais est-ce une surprise quand on adapte un livre destiné à de jeunes enfants et quand on sait à quel point les batailles n’ont aucune importance pour Tolkien qui préfère les descriptions. Ce n’est donc pas un hasard si la réalisation a ajouté de nombreuses intrigues qui n’existent pas dans le livre et qui sont à peine mentionnée dans le Seigneur des Anneaux (dans les annexes en plus). Le personnage qui obtient la palme du ridicule est, bien entendu, Legolas. Qui, après avoir inventé le skateboard dans le Seigneur des anneaux nous fait part de ses autres hobbys. Ainsi, on l’observe au lance de couteau, en stage d’architecture (construire un pont n’est pas donné à tout le monde) et surtout lors d’une séance de parachute ascensionnel. Thorin, lui, passe dans les rangs de roi égoïste paranoïaque alors que personne, à part Bilbo, semble s’en inquiéter. En guest star nous avons aussi une histoire d’amour inutile, les trolls / machines de siège et, surtout, les vers des sables de Dune. Pfiou, on est content que ça se termine.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Une seule raison de voir ce film : on veut connaître la fin. Cette saga en trois films est un échec monumental qui ne fonctionne que pour les personnes qui ont aimé le Seigneur des Anneaux. Pitié plus jamais ça !

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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09:31 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the hobbit, battle of the five armies | | | |  Facebook

Justice League: War

DC continue l’adaptation de certains de ses comics en s’intéressant aux New 52 (qui ne sont plus si neufs que ça). Pour ce film ils s’intéressent au titre phare (mais pas majeur) de leur catalogue : Justice League. Et c’est le premier arc qui est adapté. Le monde ne connaît pas les super-héros. Le monde craint ces êtres et les considère hors-la-loi. Ce qui ne les empêche pas d’agir malgré le manque de confiance qu’on leur donne. Mais, quand des créatures kidnappent des humains et posent des boites étranges dans plusieurs grandes villes, les plus grands des héros se réunissent pour comprendre la menace et collaborer. La Justice League va naître devant les yeux de la population.

L’arc qui est adapté n’est pas le meilleur qui existe. Le scénario du comics, et du film, se contente de placer les héros les plus connu face à une menace et leur propose de simplement massacrer du méchant. Il n’y a donc aucun liens qui ne se créent. Il y a bien une esquisse des personnages mais elle est particulièrement développée. Ainsi, Batman est… eh bien il est Batman. Tandis que Green Lantern incarne non pas le vert de la volonté mais l’arrogance au plus haut point. Flash et Cyborg sont pratiquement oubliés et pourraient ne pas apparaître sans que cela ne change grand-chose. Shazam est rapidement intégré comme l’élément comique mais il serait plus juste de parler de lui comme de l’élément immature. Superman, lui, n’attache aucune sympathie. Il n’est qu’une brute. Enfin, Wonder Woman tente de comprendre le monde et réussit à être drôle mais donne l’impression de toujours menacer tout le monde. Bref, on est loin de se trouver dans du grand scénario mais ça se regarde bien un dimanche après-midi alors qu’il pleut.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. On est très loin d’un bon scénario. Ce film est du divertissement pur et l ne faut rien lui demander de plus.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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08:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice league, war | | | |  Facebook

22/11/2014

Justice league crisis on two earths

Les héros que nous connaissons, membres de la Justice League, sont dévoués à la justice et tentent de protéger la Terre face à de nombreuses menaces. Mais cette Terre n’est pas la seule. Il existe une infinité d’autres réalités. Certaines sont proches tandis que d’autres différents fortement. Ce qui veut dire que dans l’une d’elles existe une version criminelle de la Justice League. Sur cette Terre le monde est soumis à la terreur du Crime Syndicate. Ce groupe tient les gouvernements en otage sans prendre le contrôle par peur d’une attaque nucléaire. Les héros sont anéantis et il ne reste plus que Luthor. Celui-ci comprend qu’il ne peut rien seul. Il décide donc de changer de réalité pour trouver de l’aide. Et c’est la Justice League qu’il rencontre. Mais pourront-ils vraiment aider cette autre Terre contre leurs doubles ?

Cet animé emprunte des idées à Justice League l’autre Terre de Grant Morisson dont j’ai déjà parlé. Mais aussi à d’autres œuvres. Donc, bien que certains points m’étaient familiers, je me suis trouvé face à une histoire différente. Je trouve que l’animé n’est pas aussi subtil que l’ouvrage de Morisson. Dans ce dernier c’est le monde qui fonctionnait différemment. Dans le film tout le monde souhaite la réussite de la Justice mais personne n’ose. Il suffit donc, probablement, d’une petit coup de pouce. Ainsi, le message est fondamentalement différent. Alors que le comics parlait d’échec le film parle de réussite. Mis à part cela j’ai apprécié la mise en place du duo Batman et Owlman. Deux êtres très proches mais qui sont différents sur des points très précis. Ce qui permet à l’un de trouver un idéal tandis que l’autre perd tout. En bref, un bon animé assez sympathique.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé sympathique à regarder avec de bonnes idées et un Batman réussit.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

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Hunger Games la révolte 1

Les derniers jeux se sont arrêtés alors que Katniss détruisait le dôme. Elle était évacuée avec d’autres tributs tandis que certain-e-s étaient laissé-e-s en bas et capturés par le Capitole. Le film reprend immédiatement après cet événement. Katniss tente de réaliser ce qui se déroule. Par exemple, le district 13 existe encore alors que le 12 a été rasé. De plus, la présidente de 13 souhaite faire de Katniss un symbole. Celui d’une révolte contre le Capitole. Un moyen pour tous les districts de s’unir et de permettre une nouvelle guerre civile. S’engage alors entre le district 13 et le Capitole une guerre des médias sur fond de tensions de plus en plus vives et une répression sans commune mesure.

Lorsque j’apprends que la production décide de diviser un dernier film en deux je m’inquiète toujours. Souvent, le premier film tire en longueur tout en préparant le second pour une énorme bataille de deux heures. Celui-ci n’échappe pas à cette règle. Il n’y a pratiquement pas de combats en dehors de quelques moments de la part de la population des districts. L’entier du film s’intéresse à deux choses. Tout d’abord, on nous présente un peu mieux certains personnages. Ce qui permet de mieux comprendre les raisons de leurs choix ainsi que leur vie passée. Ensuite, et surtout, il met en place une guerre de propagande. L’apparence et les médias sont un thème important des trois films. C’est encore le cas ici alors que Katniss est embarquée dans un plan qui vise à faire d’elle non un leader mais un symbole. Et celui-ci doit être construit. Sauf que, dans le cas présent, on le construit sur la qualité principale de Katniss : sa capacité à aider et à s’énerver quand des innocent-e-s sont tué-e-s. Ce thème a toujours été mon favori dans ces films et je suis heureux de le voir bien plus au centre.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. le film souffre d’être divisé en deux mais la réalisation a réussi à développer d’autres thèmes ce qui empêche de faire du film une vaste perte de temps.

  • Joss Whedon.

Site officiel

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09:23 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hunger games, la révolte, uchronie | | | |  Facebook

09/11/2014

Green Lantern first flight

Il y a plusieurs années le monde du cinéma a connu l'un des pires films du monde: Green Lantern. Mais comme ce n'était pas une femme les films de super héros ont survécu. Le plus embarrassant pour ce "film" est que les versions animées de Green Lantern sont plus intéressantes, mieux jouées et mieux écrites. Celui dont je parle aujourd'hui est un film de 77 minutes sorti en 2009. L'histoire commence alors que Abin Sur arriver, mortellement blessé, sur Terre. Il envoie l'anneau choisir un nouveau porteur. Celui-ci est Hal Jordan. Mais le corps des Green Lantern se méfie des humains une race vue comme fourbe, dangereuse et à laquelle il ne faut pas faire confiance. Cependant, Sinestro réussit à convaincre es Gardiens qu'il peut entrainer Hal Jordan et vérifier ses aptitudes. Alors que Hal Jordan apprend ce qu'implique être membre du Corps un conflit couve. Car quelqu'un a volé la puissance de l'élément jaune. Une menace extrêmement importante pour le Corps.

Encore une fois, il est très embarrassant qu'un animé de 77 minutes soit mieux réussit qu'un film qui a couté des millions. Là où le film se perd dans des effets et des clichés l'animé décide d'introduire très gentiment ce qu'est le Corps sans trop s'y attarder. Car la véritable histoire est celle de Sinestro et de son envie de contrôle. La caractérisation est plutôt réussie puisqu'on retrouve l'arrogance mais aussi le but d'ordre qu'il a toujours défendu. Cependant, n'oublions pas que ce n'est qu'un simple animé. Il est réussit mais reste très simple et ne va pas trop loin dans la présentation de Hal Jordan et du reste du corps. C'est donc un simple divertissement assez bien réussi.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Si on considère que le but est de divertir celui-ci est atteint sans plus.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Site officiel

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19/10/2014

Pride

Après de longues semaines je suis enfin allé voir Pride qui m’avait été conseillé par tout le monde. Pride se déroule en 1984. La grève des mineurs face à l’intransigeance de Thatcher est brutalement réprimée par la police anglaise. La Pride, elle, se déroule presque sans incidents. En tout cas moins que d’habitude. Pourquoi ? Mark pense que cette relative tranquillité est due à la répression à laquelle font faces les mineurs. Il décide donc de proposer la création d’un groupe de soutien chargé de récolter des fonds afin d’aider les mineurs pressurisés par le gouvernement anglais. Une telle initiative n’est pas facile à faire accepter que ce soit par les LGBT où par les mineurs. Cependant, après plusieurs problèmes, les deux groupes réussissent à plus où moins collaborer.

Ce film est rempli de magnifiques acteurs et actrices. Je les connaissais pas tous et toutes mais il y a un grand nombre de visages qui ne m’étaient pas inconnu. Et ces personnes sont très talentueuses. Le film réussit aussi parfaitement bien à mêler des problèmes qui commencent à être connu à l’époque, le SIDA, avec de l’homophobie encore d’actualité, les luttes sociales et l’humour. Mais ce qui est, à mon avis, le plus important dans ce film tient en deux choses. Premièrement, et j’aurais aimé que ce soit montré de manière plus importante, la transmission du savoir militant entre les gays et lesbiennes et les grévistes. Ceci n’est visible que durant quelques scènes qui permettent de faire sortir de prisons deux grévistes. Le second point important est la convergence des luttes. A plusieurs reprises certains personnages expliquent qu’il ne sert à rien de lutter pour ses seuls problèmes sans prendre en compte ceux des autres et leur importance. C’est via l’union que l’on peut véritablement peser face à un gouvernement inégalitaire. Ce qui permet au film de terminer sur une Pride avec, en tête de cortège, une pancarte « screw you Thatcher » (je veux la même !). J’ai donc beaucoup aimé ce film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Pas parfait mais un film que j’ai beaucoup apprécié !

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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11:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, LGBTIQ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pride, grève, lgbt | | | |  Facebook

18/10/2014

The Maze Runner

Imaginez : vous vous réveillez dans une cage grillagée qui remonte de plus en plus vite, et en grinçant, un profond tunnel. Vous ne savez pas qui vous êtes, où vous êtes ni pourquoi mais des vivres vous entourent. Soudain, la lumière vous aveugle et vous vous retrouvez entouré par de nombreux visages de garçons bruyants. Après une réaction bien naturelle de votre part (fuir) on vous explique ce qui se passe. Quelqu’un ou quelque chose vous a envoyé dans ce qui se nomme le bloc. La société est constituée exclusivement d’hommes avec peu de règles et des conditions de vie difficiles. Mais le pire c’est que ce petit endroit est entouré par un gigantesque labyrinthe qui s’étend à perte de vue, change de configuration et renferme des créatures extrêmement dangereuses. Chaque nuit les portes se ferment et personne ne peut survivre à l’intérieur. Pourtant, c’est la seule voie pour s’échapper.

Maze Runner fait partie des nombreux films uchroniques qualifiés de Young Adult. On retrouve donc un nombre important d’adolescents qui tentent de s’intégrer dans une société et de survivre à une épreuve initiatrice qui leur permettra de lever le voile sur le monde. Il y a de bons films dans le genre mais Maze Runner n’en est pas un. À mon avis l’intrigue est particulièrement simple à comprendre. Chaque personnage à un style particulier et, donc, un rôle précis dans le cour des choses. Il suffit de trente secondes pour savoir qui sera qui et à quel moment. Heureusement, la raison de l’enfermement n’est pas facile à comprendre et j’avoue que c’est la seule raison de ma présence continue dans la salle. L’image, elle, est particulièrement réussie. Le labyrinthe est gigantesque et oppressif. Il entoure tout et fonctionne selon des règles que l’on découvre en même temps que le personnage principal. Dès que l’écran y entre le film gagne en intensité et en intérêt. Ce n’est malheureusement pas assez pour sauver le tout.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Sans une intrigue plus large et un labyrinthe superbement mis en image rien ne pourrait sauver ce film de l’oubli total.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image : Allociné

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10:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maze runner, labyrinthe, uchronie | | | |  Facebook

06/09/2014

Sils Maria

Dans mon entourage j'ai beaucoup entendu parler de ce film. Il m'a été expliqué que je pouvais difficilement le laisser passer. Sils Maria se déroule dans le lieu du même nom. Une actrice américaine qui doit le début de sa carrière à une pièce écrite par un homme solitaire retourne en Suisse. Elle doit accepter un prix au nom de son mentor. Mais ce dernier meurt le jour même. Ce choc est rapidement suivi par son engagement dans cette même pièce. Mais son rôle change. Au lieu d'être la jeune Sigrid elle devient la femme Helena. Cette pièce commence à lui faire du mal et à détruire sa croyance en elle-même alors que son assistante remet en doute ses capacités face au monde artistique moderne.

Voila un film long, lent et contemplatif aux multiples niveaux de lectures. Il est construit en deux actes et un épilogue. Le premier acte met en place le décor. On découvre les personnages ainsi que la pièce qui sera au centre du film. Le second acte, le cœur du film, est bien plus important. C'est dans celui-ci que l'on découvre les multiples facettes du film. Il est difficile de toutes les dénombrer. C'est aussi bien la peinture d'une relation entre deux femmes dont l'une est l'employeuse de l'autre qu'une réflexion sur cette même relation via les discussions autours de la pièce. C'est aussi une réflexion sur le monde actuel du cinéma où encore sur la jeunesse et la vieillesse. C'est probablement encore beaucoup d'autres choses. Ce qui est certain c'est que ce film est servi par trois actrices incroyables. Justine Binoche est parfaite dans son rôle avec son rire communicatif et son travail sur la pièce. Kristen Stewart nous montre un jeu tout aussi bon et que j'espère revoir un jour. Chloë Grace Moretz est moins présente mais prend rapidement toute la couverture du film (en lien avec l'intrigue) durant les dernières scènes. Je déplore malgré tout une certaine longueur ainsi que des plans parfois peu maîtrisés. L'épilogue me semble aussi dispensable. Malgré tout, nous avons reçu ici un film particulièrement bon.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Pour les personnes qui sont d'accord de passer outre quelques problèmes de scènes et de lenteur je pense qu'on peut dire que ce film est presque parfait.

13:10 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sils maria | | | |  Facebook

15/08/2014

Batman: The Dark Knight returns (parties 1 et 2)

Cet animé est basé sur un comic de Frank Miller baptisé The Dark Knight returns. Nous sommes dans le futur - du moins un futur tel qu'il pouvait être imaginé en 1986 - depuis 10 ans les super-héros ont accepté de se mettre à la retraite suite à des mouvements de protestations. Batman est devenu une simple légende dont la réalité est mise en doute. Même le commissaire Gordon est sur le point de partir à la retraite. Cependant les rues de Gotham sont de moins en moins sécurisées. Un nouveau gang qui se dit mutant attaque les citoyens de la ville sans aucune craintes et menace même Gordon et la mairie. Alors qu'un ancien ennemi refait surface Batman se décide à sortir de sa retraite pour nettoyer Gotham. Mais son retour ne passe par inaperçus ni pour le Joker ni pour Superman.

Frank Miller est au centre d’œuvres qui ont été récemment adaptées au cinéma. Je parle de 300 et de sin city. Cette œuvre est basée sur un comic qui a reçu de nombreuses critiques positives. On serait face à l'une des meilleures histoires de Batman. Mais, n'ayant pas lu le comic, je ne le critiquerais pas. Je peux simplement dire que l'animé est probablement beaucoup plus simpliste. On se trouve face à un Batman âgé extrêmement violent. Il n'hésite pas à faire du mal. Mais ce héros a toujours eu un côté très sombre. Ce qui m'a choqué, par contre, c'est son dernier acte face au Joker. Je n'ai, personnellement, pas trouvé le Batman que je connais. Ce n'était plus un héros sombre et violent mais qui mesure ses coups mais un fou qui n'hésite plus à tuer et à affronter l'armée et la police. De ce point de vue je trouve le Joker beaucoup mieux caractérisé. On se trouve bel et bien face à un fou dangereux. Mis à part cela j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'histoire dans cet animé. On se contente de placer Batman face à différents criminels et à mettre en scène les combats. Enfin, on sent dans cet animé une opinion politique très tranchée. Tous les personnages qui font mines de critiques Batman sont dépeints soit comme ridicules soit comme mesquins alors que leurs arguments sont légitimes. L'impression qui en sort est que Miller considère que les personnes qui défendent un point de vue opposé au sien n'ont aucune légitimité et leurs propos doit être ridiculisé par tous les moyens. Par exemple, le psychiatre le plus opposé à Batman est une sort de gourou hippie au discours pseudo-mystique. Cet aspect a eu, je l'avoue, un effet négatif sur mon plaisir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé intéressant avec une dernière partie que j'attendais beaucoup. Mais un discours politique que je trouve difficile à avaler.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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Batman: Assault on Arkham

Alors qu'Amanda Waller s'attaque au Riddler Batman l'intercepte et empêche la police de l'interroger. Car ce dernier à une question très importante à lui poser. Mais Waller s'en fiche. Elle veut le Riddler à tous prix. Malheureusement pour elle il est enfermé dans la passoire la mieux gardée de Ghotam: Arkham. Pour y entrer il faut soit être arrêté soit être fou. Heureusement, elle se trouve à la tête d'un programme secret du gouvernement des États-Unis. Celui-ci permet d'utiliser des prisonniers sans espoirs de libérations pour des missions à la fois impossibles et extrêmement dangereuses sans soutien officiel du gouvernement. Ce programme se nomme Suicide Squad. Et sa mission est d'infiltrer Arkham pour retrouver le Riddler sans attirer l'attention ni des gardes ni de Batman.

Ce film est basé en grande partie sur la suite de jeu Arkham. Les personnes qui y ont joué retrouvent donc des lieux familiers et des personnages enfermés. Même le graphisme suit les jeux. Mais ce film se déroule en dehors des histoires que l'on connaît. Ce n'est pas non plus un vrai Batman puisque le film se contente de le faire apparaître de temps en temps. Par contre, on se retrouve face à un animé bourré d'action. Les relations entre les différents personnages sont plutôt savoureuses. Harley, par exemple, est totalement folle et c'est exactement ce qu'il faut. Cependant l'histoire n'est pas vraiment développée. Le film est surtout un moyen de voir de l'action dans un bâtiment culte de Gotham. Je note aussi une sexualisation inutile des personnages féminins. Ceux-ci sont souvent dénudés sans qu'il y ait un véritable intérêt à cela. Encore une fois la production fait dans la facilité en ne s'adressant qu'aux hommes ados hétéros.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Un animé basique mais qui fonctionne bien et que j'ai aimé regarder malgré l'inutile sexualisation des personnages féminins.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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10:53 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, suicide squad, arkham | | | |  Facebook

08/08/2014

Lucy

Lucy c'est LE film qui agite le monde du cinéma cette semaine. Il est très attendu et tout le monde en parle. Comment aurais-je pu éviter d'aller le voir? Nous sommes a Taipei. Une jeune étudiante du nom de Lucy se fait piéger par des trafiquants de drogue. Elle doit faire un travail de mule avec trois autres personnes. Si elle parle à la police elle meurt ainsi que sa famille. Mais quelque chose d'imprévu se produit. La drogue s'enfonce dans son organisme. Elle se rend immédiatement compte que celle-ci lui a offert des capacités importantes. Mais que faire de celles-ci?

Ce fonctionne si on tente d'oublier les incohérences ainsi que tout ce qui ne devrait pas être fait quand on est un scénariste de talent. Ainsi, Lucy est plein d'incohérences, de scènes inutiles, de problèmes mais il réussit tout de même à être un film d'action efficace servi en cela par Scarlett Johanssen. Par exemple, l'idée que nous n'utiliserions que 10% de nos cerveaux est tout simplement fausse. Ce ne serait pas si grave si tout le propos du film n'était pas basé sur ce point. Le professeur incarné par Morgan Freeman ainsi que la voix off ne sont que des digressions sur le thème. On peut aussi parler des scènes off qui sont un choix audacieux que tout le monde ne va pas apprécier. Il faut ajouter des personnages caricaturaux tout droit sorti d'une série policière des années 90. Bref, ce film devrait largement être considéré comme un navet mais un navet qui marche. Mon conseil, après réflexion, serait de déconseiller d'aller au cinéma pour le voir.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Le vrai point positif est sa durée puisque on sort très vite de la salle. Ainsi nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Mais est-ce suffisant pour sauver ce Besson?

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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07:50 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

10/07/2014

Blue Ruin

Blue Ruin est le dernier thriller en date. Nous sommes aux USA actuellement. Un jeune homme, Dwight, vit en tant que SDF dans sa voiture bleu. Pour survivre il ramasse des déchets, mange dans les poubelles et s'introduit dans les maisons du coin pour faire sa toilette. Mais qu'est-ce qui a poussé Dwight à entrer dans cette vie? Les circonstances ou un acte particulier? Si cet homme a décidé de couper tous les liens avec sa famille et la société c'est à cause du meurtre de ses parents. Mais lorsque le meurtrier est libéré Dwight décide de retourner à la civilisation. Il compte bien se venger et venger sa famille. Mais cet acte pourrait-il être le début d'une vendetta plus importante et plus sanglante encore?

Je n'aime pas forcément les thriller. Je ne les déteste pas non plus. Mais ce n'est pas un style que j'apprécie et que j'aime regarder. Cependant, ce film paraissait particulier. L'ambiance me semblait intéressante et les critiques sont plus que positives. Et je pense qu'elles sont dans le vrai. Lorsqu'on suit Dwight on suit un homme brisé. Mais un homme brisé qui souhaite se venger. Tuer un homme, dans ce film, arrive souvent mais n'est pas simple. Il faut se préparer, il faut agir, il faut savoir comment utiliser une arme. Et, parfois, on se perd dans des conversations dangereuses. Une vengeance c'est aussi l'attente. Celle de porter ses coups mais aussi d'attendre celle des autres qui peuvent venir à tout moment. Le film montre très bien ces moments de solitude avant l'arrivée inévitable de personnes qui veulent vous tuer. En bref, c'est un film réussit avec des acteurs et actrices qui convainquent les spectateurs et spectatrices. Si vous aimez les thrillers vous devriez aimer ce film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Sanglant, un personnage principal maladroit, une histoire très bien mise en scène. Un bon thriller.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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08:37 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blue ruin, thriller | | | |  Facebook