Film - Page 6

  • Ricki and the Flash

    Ricki alias Linda est une femme qui a toujours rêvé d'être une Rockstar. Elle avait tout quitté afin de réussir son rêve. À présent elle est caissière de jours dans un supermarché et le soir elle joue dans un petit bar rempli de personnes aussi âgées qu'elle. Son groupe y fonctionne assez bien et elle se rapproche gentiment de son partenaire. Tout irait bien si son ex-mari ne l’appelait pas. En effet, sa fille a été quittée par son mari après un court mariage et a rejoint une nouvelle femme. Ne sachant pas trop quoi faire son père appelle sa mère biologique. Mais cela fait longtemps que la famille ne s'est pas réunie et les rancœurs sont tenaces. Un pardon est-il possible ?

    Je suis sorti du film avec un gros mouais au bord des lèvres. Le film est plutôt bien joué par une actrice talentueuse mais il ne possède rien de plus qu'un téléfilm d'après-midi en semaine. On a une famille face à un drame, une histoire familiale remplie de rancœur, une mère qui regrette ses erreurs tout en essayant de refaire sa vie, deux hommes qui sont l'ex et le probable futur prochain et un mariage. C'est du réchauffé dans tous les sens du terme. On ajoute à cela un peu de distance sociale de franchises bon sens pour Ricki puis on lance les moments comiques qui font rires plus par habitude que par génie. Un film qui n'a rien de plus que du très classique. Il fonctionne et c'est déjà ça.

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    *** Mouais bof
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  • La isla minima

    Deux policiers, Pedro et Juan, sont envoyés de Madrid dans les marais de Guadalquivir dans les années 1980. Officiellement, leur mission est d'enquêter sur la disparition de deux sœurs. Mais, officieusement, la hiérarchie souhaite aussi se débarrasser de deux personnes encombrantes. En effet, l'un est un franquiste assumé tandis que l'autre critique ouvertement le pouvoir militaire. Ils ne sont donc plus acceptés à Madrid. Alors qu'ils commencent leur enquête dans les marais ils se rendent compte que de nombreux faits sont cachés. Les deux jeunes filles ne sont pas les premières à avoir disparu et de nombreuses rumeurs existent sur leur comportement. Durant l'enquête ils mettront en lumière l'étendue réelle des meurtres de Guadalquivir alors que le reste du pays tremble de la transition à la démocratie.

    Après la grosse déception que fut American Ultra c'est un soulagement de voir un bon film. La isla minima est bon à plus d'un titre. Tout d'abord, on y observe une enquête qui permet de passer au-delà des faux semblants. Derrière une petite communauté prospère nous avons les secrets et les trafics. Par exemple, les lieux sont la proie de trafic de drogue mais aussi de braconnage. Ensuite, nous avons la relation entre les deux policiers. L'un est un franquiste de la première heure. Les méthodes de brutalité policière qu'il utilisait couramment ne sont pas loin malgré le changement de régime. L'autre est un avocat de la démocratie mais né dans une période de dictature. Bien qu'ils ne se détestent pas et s'entraident on sent surtout une forme de relation de confiance entre deux personnes pourtant politiquement différents. Le film nous place aussi dans un lieu et une époque encore très traditionnelle. Bien que les jeunes, garçons comme filles, tentent de s'émanciper ces dernières sont encore sous la forte domination des hommes. Chaque jeune fille tente de quitter le village, de trouver un travail et ce en se heurtant à la désapprobation des parents. La sexualité y est cachée mais présente dans les photos et les rumeurs. Enfin, le film ne se termine pas tout à fait. Il laisse des questions en suspens et donne des informations qui permettent de douter de certains personnages. Ce qui implique de revoir toute l'intrigue d'un nouvel œil. Le final permet de mettre en valeur la réussite du démocrate face à l'abandon du franquiste qui accepte son oubli joyeusement. Bref, un film qu'il faudrait voir.

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    ***** Enfin un bon film!

    Image : Allociné

     

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  • American Ultra

    Parfois on a besoin d'un petit break. Donc on se rend au cinéma dans le but de voir un film bête mais amusant et ce sans avoir aucune attente. Parfois on est déçu. American Ultra se déroule aux États-Unis dans la petite ville de Liman. On suit un couple formé de Mike Howell, un drogué raté et phobique, et de Phoebe Larson, la seule raison pour laquelle Mike est encore en vie. Mais leur petite ville n'est pas ce qu'elle semble être. Mike est, en fait, une ancienne expérimentation qui a mal tourné. Il est implanté dans Liman afin d'y vivre jusqu'à la mort. Phoebe est chargée de vérifier que tout se déroule bien. Cependant, Mike tente toujours de s'enfuir de la ville ce qui a le don d'agacer un haut gradé de la CIA. Ce dernier décide de lancer une opération afin d'éliminer Mike. Malheureusement, ce dernier est activé. L'opération la plus débile de toute l'histoire des services secrets au cinéma vient de commencer.

    Ce film nous est présenté comme un mélange entre le genre espionnage et super héros. Il place un jeune homme drogué dans une opération de la CIA. Cette dernière ayant fait de lui un agent capable d'agir instinctivement de manière très efficace sans même avoir besoin de réfléchir. On saupoudre d'un peu de dérision et c'est censé fonctionner. Cependant, ça ne fonction pas du tout ! Dès le début du film on a l'impression que la réalisation a pris de la drogue (ça ou alors elle tente de nous faire comprendre ce que ça fait). On commence par un flashback à grande vitesse pour reprendre trois jours plus tôt. Les scènes se suivent et se ressemblent sans que jamais l'intrigue ne soit qu'un minimum développée. On ne sait rien sur rien tout comme le héros principal et on se contente, tout comme Mike, de réagir. Vu le personnage on est censé rire des gaffes qu'il ne manque pas de faire. Si rire il y a eu, dans la salle, c'était plutôt la pitié envers la réalisation ainsi que la honte de voir un film aussi mauvais. J'ai franchement hésité à quitter la salle.

    * On devrait avoir honte de présenter un film aussi mauvais.

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    Image : Allociné

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  • La belle saison

    Comme beaucoup de monde je suis allé voir, hier soir, le dernier film français sorti dans les salles : La belle saison. Nous sommes dans le début des années 70. La France connait un regain d'activisme féministe autours du MLF alors que la politique reste encore largement rétrograde. Delphine est une jeune femme qui a vécu toute sa vie à la campagne cachant ses amours. Lorsqu'elle part à Paris elle entre dans la puissance jouissive du MLF et de ses actions militantes ainsi que de la construction de sa pensée. Autours de plusieurs moments clés elle s'attachera de plus en plus avec une jeune professeure d'espagnol parisienne, Carole. Petit à petit, Delphine se rend compte qu'elle va devoir choisir entre vivre sa vie, aider sa famille et la ferme familiale et suivre son cœur.

    Que penser de ce nouveau film lesbien ? Contrairement à la vie d'Adèle il n'adapte pas un roman graphique au cinéma. La réalisatrice a eu la bonne idée de le placer dans une période d’effervescence alors qu'autant les femmes que les gays et lesbiennes tentaient de penser leur condition et de s'en défaire. Elle montre que les actions du MLF n'ont pas forcément de compréhension dans le petit monde paysan sans que, pour autant, elles ne soient vues plus négativement qu'ailleurs. C'est dans un second temps que l'histoire d'amour est dépeinte. Elle montre une Carole qui lutte entre ses désirs pour Delphine et sa relation avec un homme tout aussi militant qu'elle. Tandis que Delphine lutte pour garder son lien avec ses parents, sa ferme et la communauté tout en souhaitant rester avec Carole. Un grand écart de plus en plus difficile au fil du temps. Au final, un film plein d'émotions et un peu fleur bleu.

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    **** Un film sympathique, bien mis en scène avec des actrices très convaincantes.
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  • Mission Impossible: Rogue Nation

    Comme de nombreuses personnes je suis allé voir le dernier Mission impossible avec la pub vivante en faveur de la scientologie. Le film se déroule après le précèdent. Le IMF se trouve pris dans un scandale international après la destruction du Kremlin. Le directeur de la CIA et William Brandt passent devant une commission d'enquête afin de dissoudre l'agence et de la déclarer illégitime. Cependant, alors même que l'IMF est détruit et absorbé par la CIA, l'agent Ethan Hunt tombe sur des indices pouvant le mener face à une organisation secrète et discrète : les communistes ! Euh, je veux dire le Syndicat. Son existence est un mythe. Ses agents sont des transfuges d'autres pays et ses capacités et méthodes sont sans communes mesures. Il faudra tout le talent d'Ethan pour détruire ce syndicat terroriste alors même qu'il est traqué par la CIA.

    Que penser de ce cinquième Mission Impossible ? Il faut bien avouer que, depuis, la recette est connue et appliquée sans problèmes. Nous avons une mission extrêmement difficile avec des traitres de tous les côtés. Nous avons une équipe soudée aux nombreuses compétences. Nous avons aussi Ethan Hunt qui permet au film de mettre en place des cascades extrêmement impressionnantes. En gros, tout fonctionne parfaitement pour un bon film d'action qui permet de bien s'amuser. Il ne faut tout de même pas regarder l'intrigue de trop près puisque nous n'avons quasiment aucune informations. On sait que les communistes... je veux dire le Syndicat... est un groupe caché dans l'ombre qui attend son heure de cinquième colonne. Mais on ne connait ni ses buts ni son idéologie. C'est à peine si on apprend quelles sont ses actions précédentes qui pourraient très bien être des catastrophes "naturelles". On ne sait rien non plus de ce qui arrive au groupe à la fin du film. On se lasse aussi un peu des multiples trahisons mutuelles dont certaines sont réelles tandis que d'autres ne sont qu'un moyen en vue de la mission. À la fin on ne sait plus trop qui a trahi qui et pourquoi. Enfin, je ne peux pas m'arrêter sans parler des trois personnages féminins. En fait, seule une est nommée les autres étant des "femmes de" ne parlant que peu. La dernière est une agente du MI6 censée être aussi compétente qu'Ethan Hunt. Selon ce que j'ai lu son arrivée dans le film devait éviter d'avoir des personnages féminins en tant que faire valoir. C'est dommage car c'est raté. Bien que l'on montre ses compétences elle est très souvent sexualisée dans les scènes où elle apparait que ce soit à cause d'une robe ou d'un maillot de bain.

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    **** Un bon film d'action mais rien de plus.
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    Image : Allociné

     

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  • Fantastic Four

    Il est l'heure pour moi de faire quelque chose que je ne pensais pas devoir accomplir un jour. Après les deux grosses daubes que furent Fantastic Four et Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer voici un nouveau Fantastic Four ! Je l'avoue, malgré les très mauvaises discussions qui ont existé sur le film avant même sa sortie et une quelconque information je m'étais dit que, peut-être, il pourrait être bien. J'avais tort. Ce film est l'un des plus mauvais que je connaisse et il entre directement au panthéon aux côtés de Green Lantern.

    Bref, quelle est l'histoire. Nous sommes sur Terre. Un jeune garçon présente son dernier projet devant sa classe. Vu que le garçon et le projet sont bizarres la classe entière se moque de lui tandis que son professeur se fait l'avatar du manque de pédagogie envers un jeune homme étrange, certes, mais clairement intelligent. Seul un autre enfant s'intéresse au projet. 7 ans plus tard ils sont disqualifiés du concours de science pour un projet qui fonctionnait (mais l'école publique ce n'est plus ce que c'était). Heureusement les privés vont secourir Reed qui se retrouve étudiant dans une institution à la pointe de la recherche. Il continue donc son petit projet avec l'aide des deux enfants du directeur, Sue et Johnny, et d'un certain Victor. Et ils réussissent ! Ils ouvrent la porte des voyages entre dimensions ! Mais un accident arrive et tous les voyageurs (ainsi que Sue Storm laissée en dehors du voyage par tous les mecs malgré son génie apparent) sont exposés à une étrange énergie qui fait muter leur pouvoir. Lorsque les militaires s'intéressent à ce nouveau monde ils libèrent un être surpuissant au nom de Victor Von Doom. Les Fantastc Four naissent à ce moment.

    Bon, dans un film normal ce résumé devrait durer un tiers du film afin de laisser le reste du temps pour créer la transformation des personnages et leur lutte contre le grand méchant. Dans ce film ça prend 9/10 du film. Mais ne vous inquiétez pas. Si vous vous sentez spoiler vous n'avez, en fait, rien perdu car ce film ne vaut pas la peine d'aller le voir. Absolument rien ne fonctionne et on a la douloureuse impression que la production ne sait absolument rien à la manière de créer un film et un script. Toutes les scènes hurlent pour se terminer et montrer la suite tandis que les dialogues donnent l'impression d'avoir été copié de livres de développement personnel achetés à la FNAC dans le rayon ésotérisme. Bien que les personnages semblaient avoir été bien écrit absolument tout est jeté par la fenêtre en 30 secondes pour absolument aucune bonnes raisons. On ne peut même pas s'amuser devant des scènes d'action car celles-ci sont inexistantes. Je ne parle même pas des effets spéciaux atroces qui sont même pires que ceux de Green Lantern. Pour terminer en trois mots : Aussi mauvais qu'atroce.

    * Bon, j'espère que la 20th Century Fox va arrêter les frais avec les Fantastic Four. Ils sont clairement incapables d'en faire un bon film.
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  • Magic Mike XXL

    Dans un premier film Mike prenait sa retraite, créait une entreprise et sortait avec une femme. Dans ce second film Mike a toujours une entreprise mais la femme a disparu alors qu'il décide de créer un dernier spectacle avec ses anciens camarades. Le petit groupe se rend donc, à l'aide d'un petit van, en direction de la convention de strip-tease annuel afin de terminer en beauté une carrière qui avait bien commencé. Sur la route ils rencontreront de nombreuses femmes sur lesquelles ils pourront tester leurs pas de danse. Mais ils auront aussi de nombreux problèmes qui empêcheront, peut-être, de bien terminer cette dernière virée.

    Je vous assure qu'il a été difficile d'écrire autant sur une intrigue qui n'existe pas. Le film n'a aucun but autre que de placer plusieurs mecs ensembles, de les faire parler du bon vieux temps et de terminer avec des abdos. Ce film est un gigantesque désastre. Les dialogues sont pitoyables, l'intrigue est inexistante, les personnages sont absolument tous et toutes inutiles. Il n'y a strictement rien pour sauver ce film. Pire, les scènes de strip-tease, rares, sont absolument ignobles. On dirait que pour la réalisation un homme qui fait un strip-tease doit absolument mime une pénétration. Ce serait encore passable si ça s'arrêtait à ce point. Mais ce qui est théorisé, par les personnages, comme un moyen de placer au centre et au contrôle les femmes n'est en fait qu'un moyen de faire des femmes de simples objets de scène autours desquels les hommes dansent et desquels ils usent pour leur numéro. Lors d'une scène, par exemple, une femme est attachée et reste dans cet état jusqu'à la fin de la soirée. Ne surtout pas se rendre au cinéma pour voir ce film. Il vaut mieux le laisser tomber dans l'oubli duquel il n'aurait jamais dû sortir.

    * Pas d'intrigue, dialogues ignobles, personnages sans intérêts, scènes de danses (aka strip-tease) seulement en direction de la sexualité et en usant des femmes comme des objets de scène. À fuir.
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    Image : Allociné

     

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  • Les Minions

    Vous les aviez appréciés dans Moi, moche et méchant 1. Vous les aviez A.D.O.R.E dans Moi, moche et méchant 2 ! Vous allez les détester dans leur propre film. Les Minions, ces petites bestioles jaunes existent depuis les débuts des temps. Leur but dans la vie est de suivre et d'aider le mal à s'accomplir en s'alliant aux plus gros méchants de l'histoire. Mais leur maladresse rend la vie de ces méchants plutôt courte et difficile. Depuis des années, les Minions sont seuls. Il manque un chef bien méchant dans leur vie. Trois d'entre eux décident de se lancer dans cette quête afin de découvrir un nouvel être à suivre. Arrivé aux USA ils découvriront la foire du mal et la plus grande méchante de tout le temps : Scarlet. Mais, encore une fois, les choses ne se déroulent pas comme prévu.

    Les pingouins de Madagascar avaient tenté le même pari. Rendre sympa un film qui ne s'occupe que d'un petit groupe ridicule servant à créer des situations humoristiques dans une intrigue. C'était un échec flagrant. C'est au tour des Minions de se lancer. C'est un échec encore plus flagrant ! Ce qui ne fonctionne pas dans ce film interminable c'est le rythme. Comment réussir à rendre intéressant un film dans lequel les personnages ne parlent pas un langage compréhensible ? On peut tenter la voix off. Mais ça ne fonctionne pas et on sort avec une envie de massacrer ces bestioles jaunes. Mais le pire c'est le rythme. Le film est un simple prétexte à placer le plus possible de petits sketchs de Minions. Et ce qui fonctionne en parallèle d'une intrigue échoue lamentablement quand on essaie d'en faire tout un film. Ça ne fait que prouver le manque de cohérence d'une intrigue inexistante. La réalisation a tenté de placer des petits bouts pour faire rire les adultes. C'est aussi un échec. Bref, fuyez !

    * Surtout n'allez pas dépenser de l'argent pour voir ce film au cinéma. Il vaut mieux le faire bruler dans quelque chose d'autre. Les feux d'artifice par exemple ?
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    Image : Allociné

     

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  • Terminator Genisys

    Le jour du jugement a eu lieu en 1997. Skynet a lancé une attaque qui permit d'éliminer près de la moitié de l'humanité en une seule journée. Depuis, les humain-e-s se cachent tandis qu'illes sont traqués par des robots nommés Terminators. Il n'y avait plus aucun espoir jusqu'à ce qu'un homme, John Connor, décide de se soulever contre Skynet et d'organiser les humain-e-s. Ce soir est le grand soir. Ce soir est la fin des machines. Mais ces dernières ont encore une carte dans leur manche. Une machine qui permet d'envoyer un Terminator dans le passé afin de tuer la mère de John. Il n'y a qu'une seule réponse possible : envoyer une personne à sa suite afin de protéger Sarah Connor. Kyle Reese se porte volontaire. Mais, lorsque ce dernier arrive en 1984 les choses ne sont pas telles qu'elles devraient être. Alors qu'il s'attendait à rencontrer une jeune serveuse effrayée il tombe sur une guerrière accomplie accompagnée d'un modèle de Terminator T-800. Les lignes temporelles ont changé et le jour du jugement n'est plus prévu pour 1997 mais 20 ans plus tard.

    Que penser de ce nouvel épisode ? D'autant plus lorsqu'on n'a vu que le premier et le second (pour des raisons que je ne saurais expliquer je suis passé à côté des 3 et 4 mais il semblerait que ce ne soit pas un gros problème). Que l'on soit clair : c'est un bon gros film d'action avec assez de pyrotechnie pour détruire une petite troupe d'Avengers. L'intrigue est donc surtout un moyen de passer outre une chronologie qui n'a plus aucun sens. D'ailleurs, on ne nous explique pas trop les changements. On nous dit qu'ils ont eu lieu puis on envoie les robots tueurs. Il n'y a donc pas de temps morts dans ce film. Les acteurs et actrices sont parfaitement intégré-e-s dans leurs rôles respectifs. J'apprécie aussi le changement concernant l'un des personnages ainsi que celui du jour du jugement. Je déplore tout de même les flashbacks. Je sais qu'ils sont utiles à l'intrigue mais je trouve ce procédé un peu lourd. On a donc un film d'action qui fonctionne bien avec une intrigue qu'il vaut mieux ne pas regarder de trop près et un personnage féminin qui lutte contre son entourage masculin afin d'avoir le choix et de pouvoir se sauver seule.

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    **** Un film d'action plutôt sympa. Une intrigue sans queue ni tête. Mais peut-on espère mieux avec des voyages dans le temps ?
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  • Inside Out / Vice-versa

    On avait un peu moins entendu parler de Pixar ces derniers temps. Les studios qui ont réussis à nous résumé toute une vie entre deux amoureux en 15 minutes. Qui a rendu deux robots plus romantiques que toute une armada d'humains et qui a donné vie aux jouets. Mais ils sont de retour ! Et pas pour vous jouer de mauvais tours ! Non, ils vont plutôt vous l'histoire de Riley. Dès sa naissance cette petite fille a connu la joie. Bien qu'elle fût rapidement suivie par la tristesse celle-ci fut laissée à l'écart tandis que Joie créait de bons souvenirs afin que Riley aime la vie. Mais un événement inattendu, lors des 11 ans de Riley, change tout. La famille déménage à San Francisco et rien n'est aussi beau que l'ancienne maison. Progressivement Tristesse contamine les anciens souvenirs et alors que Joie tente de l'en empêcher elles sont toutes les deux envoyées au fin fond de la mémoire. Il ne reste plus que Peur, Colère et Dégout. Sans ses deux autres émotions la vie émotionnelle de Riley est totalement déstabilisée et, petit à petit, elle perd toute joie de vivre. Il est donc nécessaire de retrouver Joie et Tristesse.

    Wow, il y a longtemps qu'un Pixar ne m'ait pas fait cet effet. Dès le début on nous envoie des émotions directement dans la gueule (en 3d en plus mais je suis prêt à pardonner cela au vu de la qualité du film). Mieux encore, il me semble que le film recrée parfaitement l'effet des émotions. Lorsque la Joie est présente tout s'illumine tandis que Tristesse rend le monde sombre et froid. Le film tente aussi de montrer que les émotions sont plus complexes qu'on ne le croit. Un souvenir peu devenir triste ou joyeux selon le point de vue que l'on choisit. Ainsi on se trouve face à des sentiments mélangés. On tente aussi de nous faire comprendre le fonctionnement du cerveau et des souvenirs. Je pense que cela est réussi mais je suis loin d'avoir les connaissances nécessaires pour le savoir. Il faudra que j'en parle à d'autres personnes. Bien que cela ne soit pas le thème principal du film on pourrait l'approcher d'une vision de la dépression. Selon moi, on nous montre cela comme un puit dans lequel se perd toute joie et dont il faut lutter et sacrifier pour en sortir. Bref, allez-y ! Seul-e-s ou avec des enfants ce sera toujours aussi bien.

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    ***** Il y a des points négatifs dans ce film ?

    Image : Site officiel

     

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  • Jurassic World

    Lorsque j'ai vu la bande annonce qui annonçait l'ouverture du parc mon enfant intérieur a bondi de joie. Après tout, Jurassic Park est le film qui aurait pu faire de moi un paléontologue (comme beaucoup d'autres enfants). Bien que ma voie actuelle se pose des questions sur des sujets beaucoup plus récents le film qui m'a donné des cauchemars (saleté de raptors !) durant des semaines reste l'un des films de mon enfance. Malheureusement, il n'y avait pas eu de suite avant aujourd'hui (non il n'y pas eu de suites et si c'était le cas les gens qui ont produits ces hypothétiques deux films devraient avoir honte !). Peu d'efforts étaient nécessaires afin de me convaincre d'aller voir Jurassic World !

    20 ans après les évènements de Jurassic Park les attractions sont ouvertes depuis 10 ans. C'est le plus grand parc animalier du monde avec près de 20 000 visiteurs par jours. La sécurité est au maximum tandis que tout est fait pour permettre aux gens de se rapprocher des dinosaures en sécurité que ce soit en train où dans des boules de hamster. Mais le public se lasse. Après des études marketing les concepteurs et propriétaires décident de créer un hybride. Un dinosaure encore jamais vu car il n'y jamais existé. Il est gros, il a d'énormes dents, il peut se cacher et visualiser la chaleur et il est hautement intelligent. Alors que peut-il bien se passer lorsque cette nouvelle attraction s’échappe ?

    Alors que penser de ce second opus ? Mon enfant intérieur a beaucoup aimé. Il fait peur, il fait rire et il y a une jolie fin. Mieux encore, on retrouve des éléments du premier film. J'avoue avoir fortement apprécié l'entrée dans l'ancien parc avec les anciennes voitures sans oublier le bon vieux ADN animé. Scientifiquement parlant, il suffit d'une recherche sur Google pour savoir que le film st une daube. Mais, comme le dit un personnage, "vous n'avez pas demandé la réalité mais de plus grosses dents". On peut donc comprendre tout en étant tout de même déçu que le film ne tente pas d'être plus proche de la réalité scientifique. Mais, comme d'autres personnes l'ont déjà dit, les personnages sont extrêmement stéréotypés. Nous avons les deux enfants dont le tout jeune heureux de tout et l'ado chiant. Nous avons les geeks aux ordinateurs. Le méchant militaire allié au savant fou sans conscience. Et nous avons la femme d'affaire ainsi que son ami le MÂLE. Vous ajoutez à cela un scénario qui tient sur un post-it et vous terminez avec e bons effets spéciaux et un message sur le danger de la gestion moderne. Ça se laisse regarder mais ça ne vaut pas le premier film.

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    *** Mon enfant intérieur aime mais il faut avouer que ce film est moyen dans tous les sens du terme.
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  • Ex Machina (attention spoilers!)

    Lorsque j'ai vu la bande annonce du film pour la première fois je me suis dit que celui-ci avait l'air intéressant. J'imaginais un film de SF intelligent autours des IA. Le film nous place dans notre époque. Un jeune programmeur gagne un voyage dans la demeure du chef de l'entreprise qui gère un moteur de recherche extrêmement sophistiqué. Mais ce gain n'est pas seulement un moyen de rencontrer un génie et un employeur. C'est aussi l'occasion de signer un contrat. Le rôle du gagnant est de tester une machine afin de vérifier si celle-ci est vraiment une IA. Rapidement, les rôles deviennent de plus en plus flous et on se rend compte que tout le monde cache des choses aux autres.

    J'ai vu qu'il y avait de bonnes critiques de ce film sur internet. Honnêtement je me demande si on a vu la même chose. Car je suis très déçu et écœuré. Bon, tout n'est pas raté. La réalisation est superbe. Le ton du film ainsi que son rythme collent parfaitement avec des paysages magnifiques. Mais tout le reste s'effondre. Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes. On a le gentil programmeur naïf, sans petite amie et totalement ébloui, l'employeur génial mégalo et fou et ensuite on a deux femmes dont une est seulement nommée mais ne parle pas (elle ne sert qu'à servir les repas et danser ainsi que pour le sexe et elle est asiatique ce qui pose déjà problème). De plus, le propos du film sur les IA est classique et n'ajoute absolument rien qui ne soit déjà mieux dit.

    Mais cela n'est que le début et si j'ai laissé les femmes de côté c'est parce que le problème du film vient de leur utilisation. En fait, la seule phrase du film que l'on peut sauver concerne la programmation des attirances sexuelles. Le reste est à jeter. En effet, le mégalo construit une IA. Il dote cette machine d'un corps et tente de vérifier sa conscience. Pour cela il invite un jeune homme. Mais l'IA est placée dans un corps sexualisé afin de correspondre aux attirances du jeune homme en se basant sur ses recherches pornos sur internet. Le but, et c'est un spoiler, est de vérifier la capacité de la machine à s'enfuir en utilisant la sexualité, la drague et la sensualité. D'ailleurs, le créateur l'a dotée d'un vagin (mais de rien d'autre seule la pénétration est prise en compte). Quand on apprend que l'autre femme qui n'a qu'un nom et rien d'autre est aussi un machine utilisée comme esclave sexuelle (car elle est consciente) on comprend que le créateur est un fou qui s'est créé des poupées gonflables conscientes. De plus, la réalisation ajoute à ce discours puant des scènes inutiles de contemplation du corps de l'actrice principale ; Alicia Vikander. Et encore, il y a de nombreuses autres scènes plus que dérangeantes comme celle des placards dans lesquels se trouvent les autres robots dénudées, sans vie et, parfois, en mauvais état…

    * Sexiste et mauvais. À fuir.
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  • Tomorrowland (A la poursuite de demain)

    C'est l'histoire d'une jeune fille qui rêve d'aller à Disney World. Mais son père n'est jamais d'accord alors elle y va seule avec un vieux monsieur un peu bizarre... Mmm non ce n'est pas exactement le film mais presque. Nous sommes au XXIe siècle. Le monde est de pire en pire. Les rêves ont disparus et les découvertes sont abandonnées pour des problèmes plus terres à terres. Dans ce monde de moins en moins optimiste vit une jeune fille particulièrement intelligente, débrouillarde et qui aime détruire les propriétés de l’État : Casey Newton. Son père est un ingénieur de la Nasa au chômage puisque l'institution est démantelée. Ce qui ennuie Casey dont le rêve est de partir dans l'espace. Un soir, après un petit tour dans une cellule, elle entre en possession d'un pin dont le contact permet d'être projeté aux alentours d'une ville magnifique, futuriste et qui continue de rêve ! C'est Disney World ! Euh non, c'est Tomorrowland ! Il n'en faut pas plus pour qu'elle se mette en tête l'idée fixe de s'y rendre. Cependant, d'autres individus refusent on entrée. Ce refus est lié à une ancienne invention qui a tout changé.

    Ce film est un gros gâchis. Donc oui, j'ai bien aimé le petit message naïf et optimiste. Alors que le monde va de plus en plus mal le film propose de croire aux rêves, en l'optimisme et d'offrir aux enfants le futur. Les enfants, pour ce film, sont l'avenir aussi bien via leurs rêves que via leurs capacités intellectuelles. Mais le film est aussi rempli de mauvaises scènes et d'idées que j'apprécie peu. Par exemple, Tomorrowland est un lieu dans lequel se trouvent les plus grands esprits de la Terre. Il n'y a ni état ni fonctionnaire pour les empêcher de rêve et de créer voir de dénaturer leurs projets. Nous avons donc une vision extrêmement élitiste d'une partie de la population qui se croit meilleure que tout le monde et qui décide d'abandonner la Terre à son destin pendant qu'ils cherchent sans prendre en compte les problèmes qui peuvent découler de leurs inventions. Mais il y a pire ! Il y a Casey. La jeune fille nous est présentée comme optimiste, extrêmement intelligente, débrouillarde et têtue. Elle est capable de prendre soin d'elle toute seule sans aucuns problèmes. Un personnage que personne ne pourrait critique non ? Eh bien ce serait le cas si l'intrigue n'était pas un moyen de lui enlever toute possibilité d'action afin de l'offrir au personnage principal mâle et à la petite fille robot qui l'accompagne. Ça c'est vraiment du gâchis !

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    ** À votre place je n'irais pas le voir.
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    Image : Site officiel

     

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  • La tête haute

    Suite au film précédent je passe dans du totalement différent puisque je me suis intéressé au film La tête haute. Celui-ci se déroule en France, à Dunkerque. Dès la première scène nous sommes dans le cabinet d'une juge. Une femme de 25 ans et ses deux enfants, dont l'un de 6 ans, sont interrogés. Car le petit Malony pose de nombreux problèmes à l'Éducation Nationale. C'est la vie de Malony que l'on suit jusqu'à ses 17 ans. On l'observe alors qu'il se trouve sur une pente de plus en plus difficile et qu'il a déjà multiplié les placements tout en ayant perdu une grande partie de sa scolarité. Sa mère accepte difficilement les jugements sur ses capacités, le père est absent et Malony en veut à tout le monde. Comment le système de protection des mineurs va-t-il pouvoir s'occuper de ce jeune adulte afin de le sauver ?

    Je suis très partagé envers ce film. Il est à la fois réussit et particulièrement conservateur. Il est réussi car les personnages sont plus que convaincants et très bien joués. Que ce soient la juge, l'éducateur / figure paternelle, la mère perdue / indigne / aimante où encore tous les acteurs et actrices du système de protection de l'enfance. L'acteur qui joue Malony réussit parfaitement bien à créer cet adolescent en colère et incapable de se réguler. En ce qui concerne le système il est parfaitement mis en scène aussi bien dans son fonctionnement que dans les idéologies qui se trouvent derrière. Que ce soit les juges où les maisons de placement on sent fortement la puissance de la psychologie pour comprendre et gérer un mineur. On observe aussi les parents et les enfants qui refusent ou ne comprennent pas l'action ainsi que les enquêtes qui leur sont imposées. De ce point de vue le film me semble réussit et fidèle à la réalité.

    Donc, pourquoi suis-je partagé ? Comme je l'ai dit plus haut ce film est très conservateur. En effet, la réalisation ne pose jamais de questions critiques au système. Celui-ci est posé et les échecs sont systématiquement portés sur Malony sans que jamais on ne réfléchisse à la dimension sociologique. Seul l’individu pose problème et son intégration à la société normale est une obligation si ce dernier souhaite prouver la réussite des mesures. Celles-ci sont particulièrement violentes et peuvent être mal reçues. Une scène me vient en tête. Après une fugue, pour une raison valable, Malony est réintégré dans son placement malgré la menace d'un emprisonnement. Les autres jeunes ne comprennent pas cela et les membres du personnel tentent d'expliquer que la justice des mineurs est individuelle. C'est en effet le cas, mais pourquoi ne pose-t-on pas la question de ce que l'on peut ressentir face à une justice qui traite tout le monde de manière différente ? Ne pourrait-il pas y avoir un sentiment d’injustice ? Plus important encore, toutes les mesures sont montrées comme obligatoires. Pour s'en sortir Malony doit prouver son envie d'accepter les mesures et de créer un plan de vie qui implique relations amoureuses et travail salarié. Autrement dit le but est de normaliser un jeune déviant sans réellement se questionner sur ce que l'on demande. D'ailleurs, le film se termine sur un jeune homme qui réussit dans un travail, a fait son permis et a commencé une relation amoureuse avec un enfant (la jeune femme qui accouche passe de garçon manqué un peu rebelle à la jupe à fleur du jour au lendemain). On nous présente donc la famille hétérosexuelle bourgeoise presque parfaite comme preuve ultime de la réussite de la justice des mineurs et de l'intégration dans la société.

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    **** Très bien joué le film nous montre plutôt bien comment fonctionne le système de protection des mineurs. Mais il est aussi porté par une idéologie conservatrice qui implique de ne pas oublier son esprit critique au placard.
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    Image : Site officiel

     

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  • Mad Max: Fury Road

    J'avais vu des Mad Max quand j'étais très jeune. Ce nouveau film, qui n'a pas besoin des précédents pour vivre, faisait donc sonner quelques souvenirs dans mon esprit. Nous sommes dans le futur. Après les guerres et la chute des gouvernements le monde de Max n'est qu'un immense désert dans lequel il roule seul. Bon, il n'est pas exactement seul étant donné que des groupes plus ou moins sectaires et cannibales s'y trouvent aussi et luttent pour le contrôle des armes et de l'essence. Max est capturé par l'un de ces groupes dont le chef est Immortan. Il devient une banque d'organe et de sang. Ce pourrait être la fin de Max si l'une des impératrices d'Immortan, Furiosa, n'était pas en train de s'enfuir avec ses femmes. Il s'ensuit une gigantesque course-poursuite dans le désert au son d'une voiture composée d'une guitare et de tambours. Pour survivre Max n'a pas le choix : il devra s'allier à Furiosa.

    Vous souhaitiez voir un film dans lequel le héros sauve de la captivité une belle demoiselle en détresse pour ensuite la séduire et disparaitre dans le soleil couchant ? Dommage c'est raté. Mad Max fury road fait bouger certaines parties de l'internet pour être féministe (comme si cela pouvait être négatif). Les premières personnes à s'en être émues furent les Men's Right Activists qui ne souhaitent surtout pas de libertés artistiques mais seulement des stéréotypes éculés (ce sont les même qui considèrent le prochain Terminator et la série Supergirl qui sort prochainement comme des effets du complot féministe mondial). Il est difficile de dire si Mad Max est réellement féministe. En effet, le film est une succession de scènes de poursuites, de musique et de combats montés en scènes magnifiques. On a donc peu de temps pour trouver, penser et créer un message féministe. Si on part sur ce dernier point Mad Max ressemble énormément à un film de série Z. Aussi bien le monde tel qu'il est mis en place que l'intrigue pourraient être le comble du kitsch. Nous avons tout de même une secte organisée autour d'une famille plutôt horrible et qui adorent des volants de voiture ! Cependant, Mad Max est parfaitement réussit. Malgré les scènes qui se suivent et se ressemblent jamais je n'ai eu l'impression de m'ennuyer et la mise en place de l'environnement est tellement maitrisée que l'on accepte absolument tout.

    En ce qui concerne l'agenda féministe celui-ci concerne surtout une différence importante entre les personnages féminins de ce film et ceux de tous les autres : Les princesses se sauvent elles-mêmes et le héros, Max, ne fait que les soutenir et non les prendre en charge. En effet, Max n'arrive qu'après que les princesses se soient évadées. Alors que ce dernier apparait les femmes sont en train de se libérer aussi bien symboliquement que réellement des chaines imposées par Immortan. Dans la suite de l'intrigue les femmes jouent un rôle tout aussi important puisqu'elles se battent, prennent des décisions et, en fait, choisissent leur destin. Max ne fait qu'aider et non imposer ses idées. Cet aspect se trouve aussi dans la différence entre les dirigeants masculins et féminins. Immortan et sa famille exercent le pouvoir en utilisant la mort et la possession des humains. Que ce soient les femmes transformées en objets aussi bien sexuels que productifs ou les hommes transformés en soldat fanatique sur le point de mourir. Les autres, hommes comme femmes, sont des personnes pauvres qui ne vivent que de la générosité d'Immortan. Les dirigeantes sont différentes. Elles fonctionnent sur la culture et donc la vie. Malheureusement, on ne les voit pas assez pour réellement juger de leur gouvernement. Mais celui-ci est clairement de nature différente de celui d'Immortan.

    Au final, nous avons ici un film qui aurait parfaitement pu échouer spectaculairement. Cependant, ceci n'arrive pas et nous avons un magnifique film qui ne reprend presque pas son souffle et qui comment immédiatement sans prendre le temps de réellement poser l'univers et le personnage. Un film qu'il faut voir et une série de films que je pense revoir un jour (ne serait-ce que pour me remettre les souvenirs en tête).

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    ***** Beau, impressionnant, sans aucune pause... On y entre et on y sort deux heures plus tard sans s'être ennuyé

    Image : Site officiel

     

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  • La légende de Korra livre 1-3

    Je suis navré j'ai eu besoin d'un peu de temps pour me remettre de la fin du livre 3 (et dire que je n'ai pas le quatrième !). Pour les personnes qui, comme moi (bouh la honte !), n'ont pas vraiment vu Avatar le dernier maitre de l'air (le film ne compte pas) un petit résumé. La légende de Korra se déroule dans un monde où les humains sont capables de contrôler un élément à la fois : la terre, le feu, l'air ou l'eau. Dans ce monde les esprits ont une grande importance. Afin de garder un équilibre entre les nations et avec les esprits chaque génération voit l'arrivée d'un avatar. L'Avatar est un être capable de contrôler tous les éléments. Il y a 100 ans l'avatar Aang a lutté contre la nation du feu alors que toute la nation de l'air avant été détruite. La légende de Korra se déroule après son histoire. Le monde a changé. L'industrialisation est importante alors que le monde vit plus ou moins en paix. Korra est le nouvel Avatar. Elle n'a plus qu'un élément à apprendre à maitrise : l'air. Elle se rend donc à Republic City afin de terminer son entrainement avec le fils d’Aang. Mais la cité n'est pas tout à fait en paix.

    Difficile à exprimer à quel point j'ai adoré cette série (dont je ne connais toujours pas la fin). Une grande partie de son intérêt vient des personnages. Aussi bien les caractères principaux que secondaires sont bien écrit et intéressants. Que ce soit Bolin, Tenzin ou ses enfants (dont surtout une). En ce qui concerne Korra j'ai rarement vu un personnage féminin aussi bien écrit. C'est une femme capable de tout pour protéger ses amis. Elle possède des faiblesses et elle vainc rarement sans aide. Cependant, ce n'est pas le schéma de la femme qui a besoin d'être sauvée. Plutôt celui d'une femme qui fait en sorte de pouvoir être aidée en sauvant les personnes qui seront présentes pour elle ensuite. Elle est toujours dans un rôle actif tout en ne devenant pas une simple "femme forte". Les intrigues sont aussi particulièrement bien mises en place. Dans tous les cas il y a deux intrigues principales par saisons. L'une est plutôt personnelle tandis que l'autre est globalement plus politique. Les méchants, bien que rapidement identifiables, ne sont pas manichéens. Ils et elles ont tous et toutes plus ou moins raison sur certains points. Ce qui change est leur manière d'agir plutôt que leurs opinions que Korra peut partager ne serait-ce qu'en partie. Ainsi, on voit souvent l'Avatar lutter pour tenter de comprendre ce qui est bien de ce qui est mal face à des individus qui n'ont pas forcément tort. Je ne peux donc que conseiller cette série et espérer bientôt voir la fin.

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    ***** N'hésitez pas. Foncez voir cette série !

    Image : Site officiel

     

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  • Avengers: Age of Ultron

    Depuis la bataille de New York le monde a pris connaissance de l'existence d'être doté de pouvoirs ou de technologies qui défient l'entendement. Certains se sont liés dans une équipe sous le nom d'Avengers. Ils sont réunis à nouveau suite aux événements de Captain America : The winter soldier. Leur mission : détruire l'Hydra et retrouver le sceptre de Loki. Mais certains membres de l'équipe ont des rêves. Tony Stark est de ceux-là. Suite à la bataille de New York il s’inquiète des menaces futures. Il souhaite protéger le monde entier. Il nomme ceci le projet Ultron mais il semble n'être qu'un horizon lointain. Du moins jusqu'à ce qu'il tombe sur un programme d'IA qu'il tente d'adapter. Ultron nait mais il n'est pas un protecteur. Son but est la destruction pour laisser la place à l'évolution. Les Avengers doivent se réunir pour vaincre leur plus grand ennemi : eux-mêmes.

    Le principal problème du premier film était de réunir les personnages tout en lançant l'intrigue. Ceci avait créé un gros problème dans le rythme. Ce second Avengers décide de passer outre cela. Tous les Avengers sont réunis dès le début et attaquent une base de l'Hydra. Cette organisation n'a qu'un rôle mineur dans le film et ne sert qu'à faire le lien entre le dernier Captain America et Avengers 2. L'intrigue, bien qu'elle ne commence pas tout de suite, ne souffre donc pas de temps morts. Dès le début on nous offre des combats plutôt spectaculaires ainsi qu'une équipe qui semble bien fonctionner. On nous montre aussi quelques tensions entre la population et les Avengers mais sans s'y attarder (dommage). Les destructions sont aussi bien plus importantes puisque ce n'est pas un quartier mais deux villes qui souffrent des combats. Les nouveaux personnages eux, sont intéressants, je ne me suis pas trop intéressé à Pietro car je préfère Wanda. Vision est un peu étrange et, surtout, assez moche. Quant à Ultron. Il est très réussi et du niveau d'un bon vieux Loki. Enfin, le film fait tout pour ouvrir la porte à la prochaine phase des Marvel. Plusieurs scènes donnent des indices plus ou moins subtils (ou pas du tout subtil) et permettent de montrer ce qui pourrait arriver. En bref, un Avengers comme je l'attendais et rien de plus.

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    **** Personnellement, je le trouve réussi. J'ai aimé et j'apprécie les nouveaux personnages. Mais le film n'offre pas grand-chose d'autre qu'un divertissement.
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    Image : Site officiel

     

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  • Enfant 44

    Je dois commencer par dire une chose : je n'ai pas lu le livre. J'ai l'impression que de nombreux lecteurs ont été déçus de l'adaptation, ce que je comprends, mais je ne peux pas en parler. Le film commence durant les années de famines en Ukraine alors que le pouvoir soviétique ne fait rien pour aider les paysans et fait tout pour les détruire. Une jeune garçon s'ensuit d'un orphelinat et rencontre l'armée rouge. Un officier le prend en pitié. Plus tard, durant la guerre, il est présent lors de la prise de Berlin. Une photo en fait un héros soviétique. Durant les années 50 il vit à Moscou. Il est l'un des meilleurs agents des services secrets. Son travail, exemplaire, lui permet d'arrêter et d'exécuter de nombreuses personnes dénoncées comme traitres. Mais un dossier étrange lui tombe dessus. Celui d'un enfant assassiné mais victime, officiellement, d'un accident. Son enquête se fera contre les ordres de ses supérieurs tandis que les intrigues politiques se forment pour l'éloigner et éliminer la menace qu'il représente. Car le meurtre est un crime des sociétés capitalistes.

    Le film commence fort. Un fond noir avec les mots "il ne peut pas y avoir de meurtres au paradis". Cette phrase sera répétée à plusieurs reprises durant le film. Mais il continue de manière étrange. Plutôt que de laisser cela de côté la réalisation a décidé de montrer l'enfance et la guerre. Ces scènes permettent de situer le personnage principal mais n'offrent rien qui puisse être vraiment utile. Ce sont des scènes inutiles qui prennent du temps pour rien. En ce qui concerne l'intrigue le meurtrier lui-même n'en est pas au centre. Sa découverte est relativement rapide et ne crée pas de conséquences importantes. Le propos du film se trouve plutôt dans l'atmosphère. On nous dépeint une ville qui vit dans la peur. Les arrestations de traitres sont quotidiennes et il suffit que son nom se retrouve prononcé lors d'un interrogatoire pour être suspect et donc déjà coupable. Cet aspect se retrouve entièrement dans un dialogue du héros avec l'une de ses victimes. A la question, policière, "pourquoi fuyez-vous si vous êtes innocents" on lui répond "je fuis parce que vous me pourchassez". Le héros lui-même sera victime de cela et observera de visu ce qui arrive lorsqu'on devient un paria pour le système. Ainsi, on n'a pas vraiment un film policier mais plutôt un film qui crée un milieu. Sur ce point il est réussi.

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    **** Un film difficile, très violent, avec des scènes peu utiles et une intrigue au second plan mais une atmosphère réussie.
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    Image : Allociné

     

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  • Taxi Teheran

    Il n'est jamais une mauvaise chose d'aller voir des productions qui ne soient pas américaines (ou françaises). On observe d'autres manières de raconter une histoire dans des contextes différents d'un cinéma américain pour lequel la réussite prime sur tout. Taxi Teheran est un docufiction du réalisateur Jafar Panahi que je regrette de n'avoir pas connu avant. Il vit en Iran et, après une participation à des manifestations, est interdit d'exercer son travail pendant 20 ans. Il fait donc semblant de se reconvertir dans les taxis. Il se déplace dans les rues de la ville en prenant à son bord de nombreuses personnes aux idées et aux vies différentes. Que ce soient des professeures, des bandits, des pirates ou des avocates chaque personne à son mot à dire sur la situation du pays. Les rencontres peuvent faire peur tout en étant légère car nous n'observons pas le danger que vit réellement le réalisateur en dehors de quelques scènes très précises. Ce que ne savent pas les autorités c'est que Jafar Panahi filme tout dans sa voiture tout en sachant que jamais il ne pourra vendre son film en Iran.

    Il y a de nombreux aspects dans ce film qui mêle le vrai au faux. Les acteurs sont-ils de vrais personnages ou sont-ils créés de toutes pièces ? Les discours sont-ils un reflet de ce que pensent les personnes ou des mots qu'on leur a écrit ? On ne sait rien. Sauf que les scènes sont trop parfaites pour être tout à fait des coïncidences. Lorsque la jeune nièce du réalisateur explique ce qu'on lui a appris à l'école sur le cinéma à son oncle réalisateur on s'étonne devant ce qui est demandé afin que le film puisse être distribué. Alors que les rencontres sont assez légères voir drôles on voit poindre des réalités bien plus sombres. Par exemple lorsque Panahi tente de reconnaitre la voix de son interrogateur et qu'on entre dans le fonctionnement de la justice iranienne ou la dernière scène du film. Bien que la réalisation semble laisser place au hasard tout est construit pour nous envoyer un message précis sur le fonctionnement d'une société qui croit tout contrôler mais dans laquelle les moyens de résistances sont nombreux.

    Image : Allociné

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  • En route!

    Dans l'univers personne ne vous entend crier. C'est ce qu'ont compris les Boovs dont la plus grande réussite est d'avoir fait de la fuite un véritable art. Ils sont tout simplement incapables de rester en face d'un danger. Et le plus grand danger de l'univers ce sont les Gorgs. Des êtres qui suivent les Boovs à la trace et détruisent tout sur leur passage. Heureusement, une nouvelle planète s'apprête à donner asile aux aliens pacifiques que sont les Boovs. Cette planète porte le nom de Terre. Elle est l'endroit où vivent les humains. Cependant, les Boovs n'ont pas vraiment demandé leur avis aux terriens. Ils se contentent de prendre possession des lieux tout en déplaçant l'intégralité de la population humaine en Australie. Mais, lorsque l'un des Boovs, Oh, rencontre une jeune humaine il se pourrait bien que les deux races puissent trouver un moyen de se rapprocher.

    Voilà un film sympathique. Il fonctionne assez bien et suit tous les poncifs du genre. Deux personnages se trouvent en face de situations impossibles mais apprennent à s'en sortir et à faire confiance non seulement en eux mais aussi à l'autre. Contre toutes possibilités ils réussissent à se réunir avec les personnes aimées. On a souvent vu ceci. C'est même l'une des bases des productions culturelles en particulier lorsqu'on s'adresse aux enfants. Et ce film réussit cela. Il réussit moins à parler aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Les situations humoristiques manquent un tout petit peu de saveurs pour être appréciées par tout le monde. C'est la raison pour laquelle je suis sorti de salle avec un avis très mitigé.

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    • *** Pas mauvais, fonctionne très bien avec le public cible et moins bien avec les autres. Oublié aussi rapidement qu'une porte qu'on ouvre.
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    Image : Allociné

     

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  • Insurgent (Divergente 2)

    Il y a une semaine est sortie la suite de Divergent. J'avais bien aimé le premier film sans le considérer comme particulièrement bon. Il était même assez médiocre. Le second film reprend presque immédiatement après la fin du premier. Alors que les Altruiste sont quasiment éteints Tris, Four et d'autres se sont cachés dans la forêt chez les Fraternels. Cependant, en ville, les choses sont de moins en moins parfaites. Les Audacieux ne sont plus une force de police chargée de maintenir la paix mais une armée chargée de réprimer toute tentative de rébellions. La cheffe des Érudits a un pouvoir presque sans aucunes limites. Ce qui lui permet de lancer des actions de répressions et des tueries sans risques sa place. Son but est simple : éliminer la menace des divergent-e-s. Et pour cela rien n'est assez. Cependant, il n'y a pas que les 5 factions dans ce monde soi-disant parfait. Il existe tout une partie de la population qui n'a aucun droits et qui vit dans l'ombre. Et cette population est bien plus nombreuse qu'on ne le croit.

    On va le dire tout de suite : cette suite est tout aussi médiocre que le premier. Bien entendu, il y a de belles scènes et des dialogues intéressants. Cependant, le film en entier est très peu subtil et je vous mets au défi de ne pas comprendre l'intrigue au bout de 5 minutes. Il est tellement facile de prévoir ce qui va se dérouler que l'on ne ressent aucune surprise durant les 2 heures que dure le film. Mis à part la révolte d'une partie de la population (et franchement je suis presque surpris que celle-ci n'ait pas commencé auparavant) l'histoire s'intéresse avant tout à Tris. L'intrigue concerne sa capacité à se pardonner les morts qu'elle pense avoir causée. Et c'est cette capacité de pardon qui l'ouvre, dans le final, à la possibilité de rejoindre l'humanité. Au moins on ne peut pas dire que le message soit complétement bête. On se pose aussi beaucoup de questions durant le film. Le premier montrait des tests compliqués pour placer les personnes dans une faction et les divergent-e-s pouvaient les manipuler. D'un seul coup la ville possède un nouveau test bien plus rapide et fiable. À se demander pourquoi il n'est pas utilisé. Bref, un film sympathique mais médiocre et particulièrement peu subtil.

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    • ** Médiocre avec peu d'intérêt. On ne va le voir que pour connaitre la suite de l'histoire mais surtout pas pour voir un bon film.
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    Image : Site officiel

     

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  • Son of Batman

    Batman, Bruce Wayne, a eu de nombreux enfants autour de lui. Que ce soient les nombreux Robins ou Batgirl. Batman, en somme, est rarement seul. Ce qu'il n'a jamais eu, par contre, c'est un fils biologique. Ce qu'il ne sait pas c'est que l'une de ses amantes, Talia, a un fils conçu avec lui. Ce dernier vit depuis sa naissance entouré par La Ligue des Assassins et dans l'admiration de son grand père, Ra's. Cependant, lorsque ce dernier meurt suite à un assaut de la part de Deathstrock Talia décide d'emmener son fils en sécurité auprès de son père. Celui-ci décide de donner un nouvel entrainement à Damian qui mette de côté la soif de sang et les armes. Mais, face à quelqu'un d'aussi têtu et arrogant que Damian, il aura fort à faire pour le convaincre.

    Le dernier animé Justice League était une grosse déception. Là on présente un personnage que j’aime : Damian Wayne. Un jeune homme extrêmement bien entraîné pour être un assassin. Il ne peut que se heurter aux valeurs de son père que refuse de tuer même en dernier recours. Le film montre bien cet aspect. Entre un Batman réfléchi qui pense chaque actions afin de la rendre la plus efficiente possible et la moins dangereuse possible pour les innocents et un Damian qui fonce sans réfléchir ni penser aux victimes potentielles. Il est tout de même dommage que le film dépeigne Damian comme un simple enfant qui souhaite une revanche alors que les comics en font un personnage glaçant à la fois proche et très éloigné de son père et de ses frères adoptifs. C'est donc un animé moyen dont l'histoire n'a pas grand intérêt.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
    • Twilight.
    • Film de vacances. Pas très mauvais mais pourrait être bien mieux.
    • Bon scénario.
    • Joss Whedon,

    Image : Site officiel

     

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  • Selma

    Jeudi passé je suis allé voir le film qui commémore l'un des événements mythiques de la lutte en faveurs des droits civils. Nous sommes aux USA. Bien que les américain-e-s noirs aient reçu le droit de vote de nombreuses villes refusent de le leur offrir. La lutte pour les droits civiques a gagné de nombreuses batailles mais il y a encore beaucoup à faire. Martin Luther King, l'un des leaders, décide de s'attaquer, pour continuer la lutte, au droit de vote. Mais où mettre en place la bataille ? Qu'elle ville serait la plus à même de permettre de forcer le gouvernement américain de protéger ses citoyen-ne-s et de leur donner un droit censé déjà exister ? Il existe une ville en Alabama. Elle refuse le droit de vote. Mais ce qui la rend particulière c'est que son shérif est particulièrement vicieux. C'est la ville parfaite pour en faire le symbole d'une lutte pacifique contre la barbarie légale.

    J'ai lu hier, je ne sais plus exactement qui l'a écrit, que l'injustice, la domination, a toujours été légale. Ce film le montre dès les premières minutes. Lorsqu'on observe une femme, noire, attendre patiemment dans le hall du palais de justice afin de donner sa demande d'entrée sur les listes électorales. Le fonctionnaire, blanc, lui hurle de vite venir et alors qu'il vérifie la fiche il pose des questions de plus en plus compliquées et ridicules afin de justifier son refus. La même idée revient plus tard alors que Martin Luther King explique au président pourquoi le droit de vote est important. Car sans droit de vote on ne peut pas entrer dans les jurys, devenir shérif, entrer en politique, ... bref on est impuissant en tant que non-citoyen et on doit accepter la domination légale des blancs sur tous les aspects de l'existence.

    Je ne l'ai pas encore dit mais je ne connais pas très bien l'histoire de la lutte en faveurs des droits civiques. J'ai eu une heure sur les freedom riders dans le cadre d'un séminaire sinon absolument rien. Le reste je l'ai appris un peu au hasard sans encore prendre le temps de m'y intéresser réellement. Ce qui ne m'empêche pas de connaitre certains faits. Cependant, ce film n'est pas un documentaire. Il essaie de montrer comment une lutte justifiée est combattue par tout un appareil légal. Comment un homme qualifié de leader tente de vaincre dans une lutte où il n'a pratiquement pas d'armes face à tous les services policiers du pays. Il montre aussi les doutes et la douleur lorsque des amis et des adversaires alliés meurent sous les balles de la police et d'autres sans que jamais il n'y ait de condamnations. Ce film, à mon avis, est réussi. Non seulement on observe les doutes de King mais, aussi, on observe comment une manifestation peut être organisée. Ce qui importe c'est le spectacle. Le film montre que lorsque la répression devient injustifiable on gagne de plus en plus de force. Ce film montre aussi la haine. Celle des simples citoyen-ne-s qui s'attaquent au noirs et alliés dans la rue, celle des petits fonctionnaires qui utilisent de manière mesquine des règlements injustes, celle des services de renseignement qui refusent la remise en cause d'un système et celle de la police qui massacre des personnes sans armes et pacifiques pour le bonheur de faire du mal.

    Image : Site officiel

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  • Chappie

    Pour l'instant j'ai vu les 3 films de Blomkamp sorti au cinéma. Le premier avait été, pour moi, la révélation d'un réalisateur intéressant. Le second était très décevant. Alors qu'en est-il du troisième ? 2016, l'Afrique du Sud sombre dans la violence de rue, la criminalité et les meurtres. Afin de contrôler la population et d'éviter des morts la police décide, du jour au lendemain, de mettre en place la première force, hautement armée, de maintien de l'ordre robotique. Les scouts sont déployés partout et permettent de protéger les policiers humains tout en agissant sans craintes de blessures ou de pertes. Cette nouvelle force fonctionne particulièrement bien et met à genou les plus gros réseaux criminels du pays quasiment sans problèmes. Cependant, le rêve de leur concepteur n'est pas de créer une nouvelle force de police. Il souhaite créer une véritable intelligence artificielle capable de ressentir, d'apprendre et d'être consciente d'elle-même. Mais que faire d'un robot conscient et des implications que cela comporte ?

    Je suis mitigé face à ce film. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. D'un côté j'ai beaucoup apprécié ce film. J'ai rigolé, j'ai pleuré bref je me suis impliqué. Je trouve que Chappie est très réussit et j'ai apprécié suivre son développement. L'intrigue est aussi intéressante. Cependant, cette dernière est un peu simpliste. On a le geek gentil et profondément passionné qui joue le rôle de dieu, la famille nucléaire hétérosexuelle et le méchant très méchant membre d'une église. Les personnages sont très caricaturaux même si on voit pourquoi le réalisateur a fait ce choix. Il fallait un créateur honnête que Chappie pourrait questionner comme si il questionnait dieu. Les trois parents (je sens des membres de la MLP s'évanouir en lisant cela) sont peu intéressants. On a l'oncle, la maman qui reste à la maison et offre son affection à Chappie et le père qui tente d'un faire un mâle en lui apprenant le maniement des armes et l'attitude qu'un mec est censé avoir. Ce même père est abusif sur de nombreux points mais se rapproche de Chappie quand ce dernier devient moins bébé. Tout cela est donc très stéréotypé. Le méchant, lui, est méchant parce que c'est un ancien soldat fan de la bible et qui voit les IA comme une violation d'un commandement divin. Il est à peine plus intéressant que cela. Nous avons donc une idée qui, à défaut d'être originale, est bien mise en scène avec les combats Blomkamp que l'on commence à connaitre, une intrigue passable et des personnages sans intérêts. Au final un film plutôt moyen sans être, pour autant, mauvais.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
    • Twilight.
    • Film de vacances. L'idée n'est pas mauvaise et on nous offre une fin presque inattendue. Il est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de réflexions sur l'intrigue ainsi que sur les personnages.
    • Bon scénario.
    • Joss Whedon,

    Image : Allociné

     

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