Film - Page 7

  • The imitation game

    La Grande-Bretagne vient d'entrer en guerre contre l'Allemagne Nazie. Mais cette guerre est couteuse aussi bien en êtres humains qu'en matériels et la nation manque cruellement de nourriture. Tout irait mieux si les Alliés pouvaient être capable de comprendre ce que disent les allemands. Mais les transmissions de ces derniers sont cryptées par la machine Enigma. Personne ne pense véritablement être capable de casser le code de cette machine d'autant plus que les réglages changent tous les jours à minuit. Le gouvernement décide de mettre en place une opération secrète occupant les meilleurs cryptographes, linguistes et mathématiciens du pays. Leur but est de casser Enigma. Et pour cela ils vont créer une machine encore plus puissante. Une machine qui sera la base de nos ordinateurs actuels. Une machine de Turing.

    The Imitation Game est un biopic sur Alan Turing. Un mathématicien génial qui a posé les bases de l'informatique et l'intelligence artificielle (ainsi que les moyens de prouver son intelligence). Un homme condamné par son pays à cause de son homosexualité et qui s'est suicidé (à moins que ce ne soit un accident. Contrairement à ce que prétendait la bande annonce je connaissais déjà Turing et de nombreuses personnes ont eu connaissance de son pardon posthume par la Reine (un pardon qui me fait me poser quelques questions... Et les autres hommes et femmes persécuté-e-s pour leur sexualité on en fait quoi ?). Le biopic est particulièrement bien dirigé et joué. Bien que la mise en scène puisse être confuse, on nous place face à de nombreux flashback, elle permet de voir l'enfance, la guerre et la fin de Turing. Il y a, bien entendu, des erreurs historiques que je ne suis pas forcément capable de trouver puisque je ne suis pas le biographe d'Alan Turing. Les acteurs et l'actrice sont très convaincants et offrent une magnifique prestation. On retrouve, d'ailleurs, quelques têtes connues comme Allen Leech venu de Downton Abbey et Charles Dance venu de Game of Thrones sans oublier la tête d'affiche Benedict Cumberbatch. J'ai donc, personnellement, beaucoup aimé.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
    • Twilight.
    • Film de vacances.
    • Bon scénario. Un bon biopic avec de bons acteurs. Mais une question : À quand un biopic consacré à une femme pour ses réussites scientifiques ?
    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • Broken land

    Entre le Mexique et les USA il y a un mur. Deux genevois sont allés à sa rencontre. C'est une balafre au milieu du désert qui divise à la fois le territoire et les personnes. Pour mieux comprendre l'effet de ce mur sur les citoyens américains - la réalisation a fait exprès de ne pas rencontrer de migrants - 7 couples sont interrogés sur leur relation avec le mur et ce qu'il implique pour leur vie et leur vision de l'existence. Ce sont aussi bien des personnes qui luttent contre la division qu'il implique que des gens qui luttent contre l'immigration clandestine de manière officielle ou non. À l'aide de ces témoignages on comprend un peu mieux l'effet que peut avoir un mur sur les personnes qu'il est censé protégé.

    Il est difficile de parler de ce film sans perdre une partie de sa substance. Le mur est omniprésent. Bien qu'il soit constitué de poteaux plantés à égales distances il projette une ombre impressionnante sur le désert. Et ce n'est que la partie visible de ce dispositif. Car, outre le mur, il y a toute la panoplie électronique qui permet de surveiller non la frontière mais le côté américain de celle-ci. Comme le dit l'une des protagonistes : nous sommes toujours surveillés, jamais seuls et le moindre faux pas fait réagir les "protecteurs". Alors que de nombreuses personnes se sont habituées cette femme se demande si ceci est une bonne chose. Est-ce bien de s'habituer, dans une démocratie, à être constamment sous surveillance au nom de la sécurité ?

    Ce n'est, bien entendu, pas le seul choc que j'ai eu. Il serait fastidieux de les dénombrer. Le plus grand est probablement celui de ce couple qui, régulièrement, vérifie l'i9ntégrité du mur en face de chez eux et qui a peur que sa destruction implique l'importation d'armes nucléaires sur le territoire. Ce même couple vit dans une maison bardée de dispositifs de surveillance. Ils ont une dizaine de caméras qu'ils observent chaque nuit observant des ombres inquiétantes tandis que les humains, en infrarouge, deviennent des fantômes, presque des monstres aux yeux vifs. Ils ne sortent qu'armées en vérifiant ce qui les entoure. Selon eux ce n'est pas de la paranoïa mais une philosophie de vie. Dans cette même scène le mari explique de qu'elle manière il peut identifier les migrants par leur odeur. Un autre homme surveille le mur par avion. Il explique que, selon lui, les USA sont le meilleur pays du monde, le plus avancé. Accepter l'immigration c'est donc courir le risque de perdre tout ce qui fait le pays et, pour cet homme, un danger pour l'humanité dont il est le gardien car, sans le mur, des millions de personnes déferleraient sur le pays. Le film se termine sur une équipe qui tente d'identifier les restes de personnes qui sont mortes en tentant de traverser.

    Je n'ai donné que quelques chocs que j'ai eus. Ce ne sont pas les seuls. En tout cas ce documentaire est très bon. Il ne dénonce pas ni ne vérifie les discours sur la nécessité de protéger les frontières. Il montre comment un mur agit sur les populations qu'il est censé protéger. À l'ombre de ce dispositif l'autre n'est plus un voisin, un ami possible, mais un Alien. Quelqu'un qui fait peur, un envahisseur dont les raisons de venir ne sont pas claires et, probablement, criminels. Le mur ne s'impose pas seulement sur le paysage. Il s'imprime dans les esprits. Il faut être méfiant, il faut vérifier, il est nécessaire de perdre ses droits si la sécurité en ressort plus importante. Le mur crée une mentalité d'assiégés. À l’extérieur il y a des monstres, des barbares, l'inconnu. L'intérieur est en danger. Suite à ce film que penser du mur, virtuel en grande partie, que l'UE construit autour du continent ? Quels effets sur nous et sur les êtres humains qui tentent de trouver une meilleure vie ?

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Un très bon documentaire que je conseille fortement.

    Image : Site officiel

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  • Les héritiers

    La classe de seconde du lycée Léon Blum est la pire de toutes. Un grand nombre d'incivilités et d'irrespect lié à un retard scolaire grandissant. Les élèves de cette classe n'ont pratiquement aucune chance de réussit leur scolarité. Mais c'est sans compter leur professeure principale qui décide de se battre pour eux et contre eux afin de leur prouver leurs capacités. Pour réussir elle leur propose de participer à un concours national : Le Concours National de la Résistance et de la Déportation. Pour le passer ils doivent répondre à un sujet. Celui-ci concerne les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi. Un sujet aussi difficile à traiter qu'à apprendre.

    Ce film est inspiré de l'histoire vraie d'une classe qui a gagné ce concours. Elle est adaptée par l'un des anciens élèves. Cette classe était perdue d'avance. De nombreuses scènes nous font ressentir ce désespoir et ce désintérêt. Quand ce n'est pas l'un des professeurs ce sont les élèves même qui se disent incapables de réussir. Et si personne ne peut réussir pourquoi faire l'effort d'être attentif et studieux ? Ce que montre ce film est non seulement la constitution d'un groupe uni dans un effort commun mais aussi, et surtout, la découverte de ses propres capacités à travers un sujet difficile pour de nombreuses raisons. Ceci est très bien mis en scène. En revanche, il est dommage de ne pas s'être attardé plus fortement sur la vie de chacun-e-s afin de comprendre pourquoi il peut être difficile de réussir l'école. Nous recevons, en allant voir ce spectacle, un message positif sur l'école et les capacités des individus. Un message positif qui n'a pas forcément été reçu par la presse.

    Image: allociné

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  • The riot club

    Nous sommes à Oxford. L'une des meilleurs et des plus couteuses universités d'Angleterre. Les nouveaux étudiants arrivent et sont accueillis, prennent leur chambre et apprennent comment vivre sur le campus. L'université ce n'est pas seulement les cours, les travaux à rendre et les soirées. C'est aussi l'occasion de rejoindre les nombreux clubs et sociétés présents sur les lieux afin de se faire des contacts. L'un de ces clubs est vieux de plus de 300 ans. Il est très secret et ne prend que 10 membres. Ceux-ci sont censés être les plus intelligents de tous. Leur vie les mènera aux plus hautes responsabilités. Ils en profitent donc pour continuer la tradition du club en s'offrant des repas abondants durant lesquels l'alcool coule à flot. Son nom est le Riot Club.

    Pour l'histoire le film commence plutôt doucement. Le synopsis et la bande annonce donnaient l'idée d'un film qui montrait débauches sur débauches toutes plus impressionnantes les uns que les autres. Mais ce que le film nous montre c'est d'abord l'entrée dans un cercle de relations, comment on s'y intègre et les liens sociaux importants que ces hommes - les femmes pas vues comme des égales par ces hommes - connaissent dans leur vie ainsi que leur grande culture. Bien entendu, on nous annonce que ces 10 personnes se retrouveront devant un repas pour boire et manger le plus possible. Ce que l'on nous montre aussi c'est l'arrogance d'une poignée de jeunes personnes qui sont certaines que le monde leur appartient de droit et que l'argent ainsi que le pouvoir leur donne la capacité de toujours s'en sortir. Ces caractéristiques sont liées à un mépris de classe impressionnant que montre toute son ampleur dans un discours durant le repas. Est-ce une critique des clubs ? Je ne pense pas. À mon avis, c'est un portrait du comportement d'une certaine classe sociale certaine de sa supériorité.

    Image : Allociné

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  • Les Pingouins de Madagascar

    Après un film sympa et plutôt bien joué je suis allé voir les personnages secondaires les plus appréciés de Madagascar : les pingouins ! Dans le dernier film ils avaient acquis un cirque. Malheureusement, les animaux n’arrêtent pas de chanter la chanson du diable (qui m’est restée dans la tête, damn you !) Les 4 volatiles s’envolent donc (si si les pingouins ça vole !) vers l’infini et l’au-delà afin de vivre de nouvelles aventures et trouver un cadeau pour les 10 ans de Soldat. Cependant, la recherche de ce cadeau les mène à affronter un ancien, et inconnu, ennemi. Ce dernier souhaite se venger de sa disgrâce sur tous les pingouins ! L’équipe sera-t-elle assez compétente pour sauver leur espèce ? Ou l’aide d’une autre équipe (avec du Cumberbatch dedans) sera-t-elle nécessaire ?

    Personne n’ira voir ce film en pensant tomber sur du grand cinéma. Le but est de créer une histoire pour toute la famille afin que les enfants les plus jeunes puissent suivre leurs parents dans la salle. L’histoire est donc particulièrement simple avec une morale bon enfant comme on en trouve toujours dans ce genre. Oui, être gentil c’est bien, l’amitié c’est chouette et être méchant c’est pas bien. Il reste à savoir si les blagues sont réussies. Elles ne sont en tout cas pas ratées mais loin d’être particulièrement bonnes. Il y a de nombreuses répétitions et, à la fin, on en a un peu marre. De plus, et malheureusement, le film envoie un message problématique aux enfants. Le but du grand méchant est de se venger des pingouins. Mais pourquoi ? Tout simplement car la beauté des pingouins l’on rendu impopulaire car moche. Comment veut-il se venger ? En rendant les pingouins moches afin de les rendre impopulaires. Autrement dit, les gentils sont beaux et populaires tandis que les méchants sont moches et rejetés. Voila un magnifique message… On aurait pu s’en passer.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. On peut s’en passer. Surtout avec le prix du cinéma et de la 3D (inutile comme toujours).

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • The Hobbit: The battle of the five armies

    L’image qui se fige en plein film mais avec le son qui continue. Le son qui fonctionne mais pas l’image pour que, ensuite, ce soit l’image mais pas le son bien que les sous-titres soient présents. Avec, enfin, une séance annulée et un remboursement. Du moins pour les personnes qui avaient gardé leur billet. Ce sont les joies du cinéma moderne. Au moins la bande annonce du prochain Starwars a eu le temps de passer (avec un entracte). Autant dire que voie ce dernier film n’a pas été facile et qu’il a été nécessaire de trouver un autre moment que celui initialement prévu.

    Le Hobbit : la bataille des cinq armées, la fin de la saga qui débute l’aventure du Seigneur des Anneaux qui s’est terminée il y a 11 ans qui mais qui commence dans 77 ans selon la chronologie de Tolkien (et mes calculs si ils sont justes). En gros, c’est le boxon dans les aventures de Bilbo filmées en temps réel sans coupures mais avec des avances rapides (je ne sais pas pour vous mais, à mon avis, c’est la seule manière d’expliquer l’adaptation en trois films de trois heures). LA quête touche à sa fin puisque le Royaume sous la Montagne a été repris au dragon Smaug. Mais les aventures ne sont pas terminées. En effet, durant de longues minutes nous verront l’attaque en temps réel du dragon sur lacville. Pour, ensuite, suivre, toujours en temps réel, la marche des réfugiés. La reprise du Royaume est rapidement connue partout sur la Terre du Milieu et de nombreuses armées marchent vers l’entrée pour reprendre ce qui est leur dû où simplement pour le plaisir de massacrer du nain. L’ennemi est en marche.

    Enfin, après deux long, très looooooong film dont l’intrigue était lente mais leeeeeente on arrive à la fin du Hobbit. Dire que faire trois films pour un petit livre de 300 pages était exagéré est en dessous de la réalité. Bref, nous avons enfin la fin de ces films. Et cette fin nous offre quelques grands moments de ridicule tout en échouant lamentablement à reconduire l’esprit épique du Seigneur des Anneaux. Mais est-ce une surprise quand on adapte un livre destiné à de jeunes enfants et quand on sait à quel point les batailles n’ont aucune importance pour Tolkien qui préfère les descriptions. Ce n’est donc pas un hasard si la réalisation a ajouté de nombreuses intrigues qui n’existent pas dans le livre et qui sont à peine mentionnée dans le Seigneur des Anneaux (dans les annexes en plus). Le personnage qui obtient la palme du ridicule est, bien entendu, Legolas. Qui, après avoir inventé le skateboard dans le Seigneur des anneaux nous fait part de ses autres hobbys. Ainsi, on l’observe au lance de couteau, en stage d’architecture (construire un pont n’est pas donné à tout le monde) et surtout lors d’une séance de parachute ascensionnel. Thorin, lui, passe dans les rangs de roi égoïste paranoïaque alors que personne, à part Bilbo, semble s’en inquiéter. En guest star nous avons aussi une histoire d’amour inutile, les trolls / machines de siège et, surtout, les vers des sables de Dune. Pfiou, on est content que ça se termine.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Une seule raison de voir ce film : on veut connaître la fin. Cette saga en trois films est un échec monumental qui ne fonctionne que pour les personnes qui ont aimé le Seigneur des Anneaux. Pitié plus jamais ça !

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • Justice League: War

    DC continue l’adaptation de certains de ses comics en s’intéressant aux New 52 (qui ne sont plus si neufs que ça). Pour ce film ils s’intéressent au titre phare (mais pas majeur) de leur catalogue : Justice League. Et c’est le premier arc qui est adapté. Le monde ne connaît pas les super-héros. Le monde craint ces êtres et les considère hors-la-loi. Ce qui ne les empêche pas d’agir malgré le manque de confiance qu’on leur donne. Mais, quand des créatures kidnappent des humains et posent des boites étranges dans plusieurs grandes villes, les plus grands des héros se réunissent pour comprendre la menace et collaborer. La Justice League va naître devant les yeux de la population.

    L’arc qui est adapté n’est pas le meilleur qui existe. Le scénario du comics, et du film, se contente de placer les héros les plus connu face à une menace et leur propose de simplement massacrer du méchant. Il n’y a donc aucun liens qui ne se créent. Il y a bien une esquisse des personnages mais elle est particulièrement développée. Ainsi, Batman est… eh bien il est Batman. Tandis que Green Lantern incarne non pas le vert de la volonté mais l’arrogance au plus haut point. Flash et Cyborg sont pratiquement oubliés et pourraient ne pas apparaître sans que cela ne change grand-chose. Shazam est rapidement intégré comme l’élément comique mais il serait plus juste de parler de lui comme de l’élément immature. Superman, lui, n’attache aucune sympathie. Il n’est qu’une brute. Enfin, Wonder Woman tente de comprendre le monde et réussit à être drôle mais donne l’impression de toujours menacer tout le monde. Bref, on est loin de se trouver dans du grand scénario mais ça se regarde bien un dimanche après-midi alors qu’il pleut.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. On est très loin d’un bon scénario. Ce film est du divertissement pur et l ne faut rien lui demander de plus.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • Justice league crisis on two earths

    Les héros que nous connaissons, membres de la Justice League, sont dévoués à la justice et tentent de protéger la Terre face à de nombreuses menaces. Mais cette Terre n’est pas la seule. Il existe une infinité d’autres réalités. Certaines sont proches tandis que d’autres différents fortement. Ce qui veut dire que dans l’une d’elles existe une version criminelle de la Justice League. Sur cette Terre le monde est soumis à la terreur du Crime Syndicate. Ce groupe tient les gouvernements en otage sans prendre le contrôle par peur d’une attaque nucléaire. Les héros sont anéantis et il ne reste plus que Luthor. Celui-ci comprend qu’il ne peut rien seul. Il décide donc de changer de réalité pour trouver de l’aide. Et c’est la Justice League qu’il rencontre. Mais pourront-ils vraiment aider cette autre Terre contre leurs doubles ?

    Cet animé emprunte des idées à Justice League l’autre Terre de Grant Morisson dont j’ai déjà parlé. Mais aussi à d’autres œuvres. Donc, bien que certains points m’étaient familiers, je me suis trouvé face à une histoire différente. Je trouve que l’animé n’est pas aussi subtil que l’ouvrage de Morisson. Dans ce dernier c’est le monde qui fonctionnait différemment. Dans le film tout le monde souhaite la réussite de la Justice mais personne n’ose. Il suffit donc, probablement, d’une petit coup de pouce. Ainsi, le message est fondamentalement différent. Alors que le comics parlait d’échec le film parle de réussite. Mis à part cela j’ai apprécié la mise en place du duo Batman et Owlman. Deux êtres très proches mais qui sont différents sur des points très précis. Ce qui permet à l’un de trouver un idéal tandis que l’autre perd tout. En bref, un bon animé assez sympathique.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Un animé sympathique à regarder avec de bonnes idées et un Batman réussit.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Site officiel

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  • Hunger Games la révolte 1

    Les derniers jeux se sont arrêtés alors que Katniss détruisait le dôme. Elle était évacuée avec d’autres tributs tandis que certain-e-s étaient laissé-e-s en bas et capturés par le Capitole. Le film reprend immédiatement après cet événement. Katniss tente de réaliser ce qui se déroule. Par exemple, le district 13 existe encore alors que le 12 a été rasé. De plus, la présidente de 13 souhaite faire de Katniss un symbole. Celui d’une révolte contre le Capitole. Un moyen pour tous les districts de s’unir et de permettre une nouvelle guerre civile. S’engage alors entre le district 13 et le Capitole une guerre des médias sur fond de tensions de plus en plus vives et une répression sans commune mesure.

    Lorsque j’apprends que la production décide de diviser un dernier film en deux je m’inquiète toujours. Souvent, le premier film tire en longueur tout en préparant le second pour une énorme bataille de deux heures. Celui-ci n’échappe pas à cette règle. Il n’y a pratiquement pas de combats en dehors de quelques moments de la part de la population des districts. L’entier du film s’intéresse à deux choses. Tout d’abord, on nous présente un peu mieux certains personnages. Ce qui permet de mieux comprendre les raisons de leurs choix ainsi que leur vie passée. Ensuite, et surtout, il met en place une guerre de propagande. L’apparence et les médias sont un thème important des trois films. C’est encore le cas ici alors que Katniss est embarquée dans un plan qui vise à faire d’elle non un leader mais un symbole. Et celui-ci doit être construit. Sauf que, dans le cas présent, on le construit sur la qualité principale de Katniss : sa capacité à aider et à s’énerver quand des innocent-e-s sont tué-e-s. Ce thème a toujours été mon favori dans ces films et je suis heureux de le voir bien plus au centre.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. le film souffre d’être divisé en deux mais la réalisation a réussi à développer d’autres thèmes ce qui empêche de faire du film une vaste perte de temps.

    • Joss Whedon.

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    Image : Allociné

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  • Green Lantern first flight

    Il y a plusieurs années le monde du cinéma a connu l'un des pires films du monde: Green Lantern. Mais comme ce n'était pas une femme les films de super héros ont survécu. Le plus embarrassant pour ce "film" est que les versions animées de Green Lantern sont plus intéressantes, mieux jouées et mieux écrites. Celui dont je parle aujourd'hui est un film de 77 minutes sorti en 2009. L'histoire commence alors que Abin Sur arriver, mortellement blessé, sur Terre. Il envoie l'anneau choisir un nouveau porteur. Celui-ci est Hal Jordan. Mais le corps des Green Lantern se méfie des humains une race vue comme fourbe, dangereuse et à laquelle il ne faut pas faire confiance. Cependant, Sinestro réussit à convaincre es Gardiens qu'il peut entrainer Hal Jordan et vérifier ses aptitudes. Alors que Hal Jordan apprend ce qu'implique être membre du Corps un conflit couve. Car quelqu'un a volé la puissance de l'élément jaune. Une menace extrêmement importante pour le Corps.

    Encore une fois, il est très embarrassant qu'un animé de 77 minutes soit mieux réussit qu'un film qui a couté des millions. Là où le film se perd dans des effets et des clichés l'animé décide d'introduire très gentiment ce qu'est le Corps sans trop s'y attarder. Car la véritable histoire est celle de Sinestro et de son envie de contrôle. La caractérisation est plutôt réussie puisqu'on retrouve l'arrogance mais aussi le but d'ordre qu'il a toujours défendu. Cependant, n'oublions pas que ce n'est qu'un simple animé. Il est réussit mais reste très simple et ne va pas trop loin dans la présentation de Hal Jordan et du reste du corps. C'est donc un simple divertissement assez bien réussi.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Si on considère que le but est de divertir celui-ci est atteint sans plus.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image : Site officiel

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  • Pride

    Après de longues semaines je suis enfin allé voir Pride qui m’avait été conseillé par tout le monde. Pride se déroule en 1984. La grève des mineurs face à l’intransigeance de Thatcher est brutalement réprimée par la police anglaise. La Pride, elle, se déroule presque sans incidents. En tout cas moins que d’habitude. Pourquoi ? Mark pense que cette relative tranquillité est due à la répression à laquelle font faces les mineurs. Il décide donc de proposer la création d’un groupe de soutien chargé de récolter des fonds afin d’aider les mineurs pressurisés par le gouvernement anglais. Une telle initiative n’est pas facile à faire accepter que ce soit par les LGBT où par les mineurs. Cependant, après plusieurs problèmes, les deux groupes réussissent à plus où moins collaborer.

    Ce film est rempli de magnifiques acteurs et actrices. Je les connaissais pas tous et toutes mais il y a un grand nombre de visages qui ne m’étaient pas inconnu. Et ces personnes sont très talentueuses. Le film réussit aussi parfaitement bien à mêler des problèmes qui commencent à être connu à l’époque, le SIDA, avec de l’homophobie encore d’actualité, les luttes sociales et l’humour. Mais ce qui est, à mon avis, le plus important dans ce film tient en deux choses. Premièrement, et j’aurais aimé que ce soit montré de manière plus importante, la transmission du savoir militant entre les gays et lesbiennes et les grévistes. Ceci n’est visible que durant quelques scènes qui permettent de faire sortir de prisons deux grévistes. Le second point important est la convergence des luttes. A plusieurs reprises certains personnages expliquent qu’il ne sert à rien de lutter pour ses seuls problèmes sans prendre en compte ceux des autres et leur importance. C’est via l’union que l’on peut véritablement peser face à un gouvernement inégalitaire. Ce qui permet au film de terminer sur une Pride avec, en tête de cortège, une pancarte « screw you Thatcher » (je veux la même !). J’ai donc beaucoup aimé ce film.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Pas parfait mais un film que j’ai beaucoup apprécié !

    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • The Maze Runner

    Imaginez : vous vous réveillez dans une cage grillagée qui remonte de plus en plus vite, et en grinçant, un profond tunnel. Vous ne savez pas qui vous êtes, où vous êtes ni pourquoi mais des vivres vous entourent. Soudain, la lumière vous aveugle et vous vous retrouvez entouré par de nombreux visages de garçons bruyants. Après une réaction bien naturelle de votre part (fuir) on vous explique ce qui se passe. Quelqu’un ou quelque chose vous a envoyé dans ce qui se nomme le bloc. La société est constituée exclusivement d’hommes avec peu de règles et des conditions de vie difficiles. Mais le pire c’est que ce petit endroit est entouré par un gigantesque labyrinthe qui s’étend à perte de vue, change de configuration et renferme des créatures extrêmement dangereuses. Chaque nuit les portes se ferment et personne ne peut survivre à l’intérieur. Pourtant, c’est la seule voie pour s’échapper.

    Maze Runner fait partie des nombreux films uchroniques qualifiés de Young Adult. On retrouve donc un nombre important d’adolescents qui tentent de s’intégrer dans une société et de survivre à une épreuve initiatrice qui leur permettra de lever le voile sur le monde. Il y a de bons films dans le genre mais Maze Runner n’en est pas un. À mon avis l’intrigue est particulièrement simple à comprendre. Chaque personnage à un style particulier et, donc, un rôle précis dans le cour des choses. Il suffit de trente secondes pour savoir qui sera qui et à quel moment. Heureusement, la raison de l’enfermement n’est pas facile à comprendre et j’avoue que c’est la seule raison de ma présence continue dans la salle. L’image, elle, est particulièrement réussie. Le labyrinthe est gigantesque et oppressif. Il entoure tout et fonctionne selon des règles que l’on découvre en même temps que le personnage principal. Dès que l’écran y entre le film gagne en intensité et en intérêt. Ce n’est malheureusement pas assez pour sauver le tout.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Sans une intrigue plus large et un labyrinthe superbement mis en image rien ne pourrait sauver ce film de l’oubli total.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image : Allociné

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  • Sils Maria

    Dans mon entourage j'ai beaucoup entendu parler de ce film. Il m'a été expliqué que je pouvais difficilement le laisser passer. Sils Maria se déroule dans le lieu du même nom. Une actrice américaine qui doit le début de sa carrière à une pièce écrite par un homme solitaire retourne en Suisse. Elle doit accepter un prix au nom de son mentor. Mais ce dernier meurt le jour même. Ce choc est rapidement suivi par son engagement dans cette même pièce. Mais son rôle change. Au lieu d'être la jeune Sigrid elle devient la femme Helena. Cette pièce commence à lui faire du mal et à détruire sa croyance en elle-même alors que son assistante remet en doute ses capacités face au monde artistique moderne.

    Voila un film long, lent et contemplatif aux multiples niveaux de lectures. Il est construit en deux actes et un épilogue. Le premier acte met en place le décor. On découvre les personnages ainsi que la pièce qui sera au centre du film. Le second acte, le cœur du film, est bien plus important. C'est dans celui-ci que l'on découvre les multiples facettes du film. Il est difficile de toutes les dénombrer. C'est aussi bien la peinture d'une relation entre deux femmes dont l'une est l'employeuse de l'autre qu'une réflexion sur cette même relation via les discussions autours de la pièce. C'est aussi une réflexion sur le monde actuel du cinéma où encore sur la jeunesse et la vieillesse. C'est probablement encore beaucoup d'autres choses. Ce qui est certain c'est que ce film est servi par trois actrices incroyables. Justine Binoche est parfaite dans son rôle avec son rire communicatif et son travail sur la pièce. Kristen Stewart nous montre un jeu tout aussi bon et que j'espère revoir un jour. Chloë Grace Moretz est moins présente mais prend rapidement toute la couverture du film (en lien avec l'intrigue) durant les dernières scènes. Je déplore malgré tout une certaine longueur ainsi que des plans parfois peu maîtrisés. L'épilogue me semble aussi dispensable. Malgré tout, nous avons reçu ici un film particulièrement bon.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Pour les personnes qui sont d'accord de passer outre quelques problèmes de scènes et de lenteur je pense qu'on peut dire que ce film est presque parfait.

  • Batman: The Dark Knight returns (parties 1 et 2)

    Cet animé est basé sur un comic de Frank Miller baptisé The Dark Knight returns. Nous sommes dans le futur - du moins un futur tel qu'il pouvait être imaginé en 1986 - depuis 10 ans les super-héros ont accepté de se mettre à la retraite suite à des mouvements de protestations. Batman est devenu une simple légende dont la réalité est mise en doute. Même le commissaire Gordon est sur le point de partir à la retraite. Cependant les rues de Gotham sont de moins en moins sécurisées. Un nouveau gang qui se dit mutant attaque les citoyens de la ville sans aucune craintes et menace même Gordon et la mairie. Alors qu'un ancien ennemi refait surface Batman se décide à sortir de sa retraite pour nettoyer Gotham. Mais son retour ne passe par inaperçus ni pour le Joker ni pour Superman.

    Frank Miller est au centre d’œuvres qui ont été récemment adaptées au cinéma. Je parle de 300 et de sin city. Cette œuvre est basée sur un comic qui a reçu de nombreuses critiques positives. On serait face à l'une des meilleures histoires de Batman. Mais, n'ayant pas lu le comic, je ne le critiquerais pas. Je peux simplement dire que l'animé est probablement beaucoup plus simpliste. On se trouve face à un Batman âgé extrêmement violent. Il n'hésite pas à faire du mal. Mais ce héros a toujours eu un côté très sombre. Ce qui m'a choqué, par contre, c'est son dernier acte face au Joker. Je n'ai, personnellement, pas trouvé le Batman que je connais. Ce n'était plus un héros sombre et violent mais qui mesure ses coups mais un fou qui n'hésite plus à tuer et à affronter l'armée et la police. De ce point de vue je trouve le Joker beaucoup mieux caractérisé. On se trouve bel et bien face à un fou dangereux. Mis à part cela j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'histoire dans cet animé. On se contente de placer Batman face à différents criminels et à mettre en scène les combats. Enfin, on sent dans cet animé une opinion politique très tranchée. Tous les personnages qui font mines de critiques Batman sont dépeints soit comme ridicules soit comme mesquins alors que leurs arguments sont légitimes. L'impression qui en sort est que Miller considère que les personnes qui défendent un point de vue opposé au sien n'ont aucune légitimité et leurs propos doit être ridiculisé par tous les moyens. Par exemple, le psychiatre le plus opposé à Batman est une sort de gourou hippie au discours pseudo-mystique. Cet aspect a eu, je l'avoue, un effet négatif sur mon plaisir.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Un animé intéressant avec une dernière partie que j'attendais beaucoup. Mais un discours politique que je trouve difficile à avaler.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Batman: Assault on Arkham

    Alors qu'Amanda Waller s'attaque au Riddler Batman l'intercepte et empêche la police de l'interroger. Car ce dernier à une question très importante à lui poser. Mais Waller s'en fiche. Elle veut le Riddler à tous prix. Malheureusement pour elle il est enfermé dans la passoire la mieux gardée de Ghotam: Arkham. Pour y entrer il faut soit être arrêté soit être fou. Heureusement, elle se trouve à la tête d'un programme secret du gouvernement des États-Unis. Celui-ci permet d'utiliser des prisonniers sans espoirs de libérations pour des missions à la fois impossibles et extrêmement dangereuses sans soutien officiel du gouvernement. Ce programme se nomme Suicide Squad. Et sa mission est d'infiltrer Arkham pour retrouver le Riddler sans attirer l'attention ni des gardes ni de Batman.

    Ce film est basé en grande partie sur la suite de jeu Arkham. Les personnes qui y ont joué retrouvent donc des lieux familiers et des personnages enfermés. Même le graphisme suit les jeux. Mais ce film se déroule en dehors des histoires que l'on connaît. Ce n'est pas non plus un vrai Batman puisque le film se contente de le faire apparaître de temps en temps. Par contre, on se retrouve face à un animé bourré d'action. Les relations entre les différents personnages sont plutôt savoureuses. Harley, par exemple, est totalement folle et c'est exactement ce qu'il faut. Cependant l'histoire n'est pas vraiment développée. Le film est surtout un moyen de voir de l'action dans un bâtiment culte de Gotham. Je note aussi une sexualisation inutile des personnages féminins. Ceux-ci sont souvent dénudés sans qu'il y ait un véritable intérêt à cela. Encore une fois la production fait dans la facilité en ne s'adressant qu'aux hommes ados hétéros.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Un animé basique mais qui fonctionne bien et que j'ai aimé regarder malgré l'inutile sexualisation des personnages féminins.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Lucy

    Lucy c'est LE film qui agite le monde du cinéma cette semaine. Il est très attendu et tout le monde en parle. Comment aurais-je pu éviter d'aller le voir? Nous sommes a Taipei. Une jeune étudiante du nom de Lucy se fait piéger par des trafiquants de drogue. Elle doit faire un travail de mule avec trois autres personnes. Si elle parle à la police elle meurt ainsi que sa famille. Mais quelque chose d'imprévu se produit. La drogue s'enfonce dans son organisme. Elle se rend immédiatement compte que celle-ci lui a offert des capacités importantes. Mais que faire de celles-ci?

    Ce fonctionne si on tente d'oublier les incohérences ainsi que tout ce qui ne devrait pas être fait quand on est un scénariste de talent. Ainsi, Lucy est plein d'incohérences, de scènes inutiles, de problèmes mais il réussit tout de même à être un film d'action efficace servi en cela par Scarlett Johanssen. Par exemple, l'idée que nous n'utiliserions que 10% de nos cerveaux est tout simplement fausse. Ce ne serait pas si grave si tout le propos du film n'était pas basé sur ce point. Le professeur incarné par Morgan Freeman ainsi que la voix off ne sont que des digressions sur le thème. On peut aussi parler des scènes off qui sont un choix audacieux que tout le monde ne va pas apprécier. Il faut ajouter des personnages caricaturaux tout droit sorti d'une série policière des années 90. Bref, ce film devrait largement être considéré comme un navet mais un navet qui marche. Mon conseil, après réflexion, serait de déconseiller d'aller au cinéma pour le voir.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Le vrai point positif est sa durée puisque on sort très vite de la salle. Ainsi nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Mais est-ce suffisant pour sauver ce Besson?

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Blue Ruin

    Blue Ruin est le dernier thriller en date. Nous sommes aux USA actuellement. Un jeune homme, Dwight, vit en tant que SDF dans sa voiture bleu. Pour survivre il ramasse des déchets, mange dans les poubelles et s'introduit dans les maisons du coin pour faire sa toilette. Mais qu'est-ce qui a poussé Dwight à entrer dans cette vie? Les circonstances ou un acte particulier? Si cet homme a décidé de couper tous les liens avec sa famille et la société c'est à cause du meurtre de ses parents. Mais lorsque le meurtrier est libéré Dwight décide de retourner à la civilisation. Il compte bien se venger et venger sa famille. Mais cet acte pourrait-il être le début d'une vendetta plus importante et plus sanglante encore?

    Je n'aime pas forcément les thriller. Je ne les déteste pas non plus. Mais ce n'est pas un style que j'apprécie et que j'aime regarder. Cependant, ce film paraissait particulier. L'ambiance me semblait intéressante et les critiques sont plus que positives. Et je pense qu'elles sont dans le vrai. Lorsqu'on suit Dwight on suit un homme brisé. Mais un homme brisé qui souhaite se venger. Tuer un homme, dans ce film, arrive souvent mais n'est pas simple. Il faut se préparer, il faut agir, il faut savoir comment utiliser une arme. Et, parfois, on se perd dans des conversations dangereuses. Une vengeance c'est aussi l'attente. Celle de porter ses coups mais aussi d'attendre celle des autres qui peuvent venir à tout moment. Le film montre très bien ces moments de solitude avant l'arrivée inévitable de personnes qui veulent vous tuer. En bref, c'est un film réussit avec des acteurs et actrices qui convainquent les spectateurs et spectatrices. Si vous aimez les thrillers vous devriez aimer ce film.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Sanglant, un personnage principal maladroit, une histoire très bien mise en scène. Un bon thriller.

    • Joss Whedon.

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  • How to train your dragon 2

    Il y a quelques années une adaptation arrivait sur nos écrans. Nous découvrions le petit village de Berk et son problème important de dragons. Mais le jeune fils du chef, Harold, apprenait que ces créatures ne sont pas aussi sauvages que tout le monde le croit. Et ce jeune homme a réussi à changer la manière de vivre de tout un village. De nos jours, après 5 ans, le village de Berk va beaucoup mieux. Les humains et les dragons vivent dans la confiance mutuelle et tout est fait pour que les deux parties du partenariat se sentent à l'aise. Alors qu'Harold et son partenaire Krokmou parcourent le ciel et la terre ensemble pour découvrir de nouvelles contrées et de nouveaux peuples ils tombent sur des chasseurs. Ces derniers sont sous les ordres d'un viking sans foi ni lois. Le village de Berk va devoir se préparer pour la guerre.

    J'avais beaucoup aimé le premier film. On découvrait la construction d'une amitié entre deux êtres qui, a priori, ne se comprenaient pas. La mise en place de cette relation qui tient plus du partenariat que de la domestication continue à être thématisée dans ce  second film. En effet, alors que le grand méchant pas beau (il est méchant et vraiment pas beau) du film impose sa domination sur les Dragons, qu'il utilise pour dominer le monde. Harold et Krokmou montrent une relation différente. Les deux amis communiquent et forment leur relation sur la confiance mutuelle. Ceci est mis en parallèle avec la manière dont on peut devenir un chef. Faut-il se placer au-dessus des autres et se considérer en servant des personnes qui vous ont institué chef? Au final ce n'est pas un grand film mais un très bon film qui devrait plaire à tout le monde. Mais comment peut-on détester les dragons?

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. J'aime les dragons et ce film ne me fera pas changer d'avis. 

    • Joss Whedon.

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  • Transcendence

    Hier Will Caster n'était qu'un humain normal. C'est la phrase d'accroche que l'on retrouve sur les posters du film. C'est aussi cette phrase qui m'a le plus intrigué. Nous sommes dans un futur proche. La recherche est sur le point d'atteindre le rêve de l'intelligence artificielle. Et Will Caster est le scientifique le plus avancé sur le projet. Cependant, un groupe anti-technologique s'inquiète de ces recherches et attaque plusieurs laboratoires aux USA. Will Caster n'a plus que quelques semaines à vivre. Mais sa femme ne veut pas le laisser partir et décide de tenter le tout pour le tout et de transférer son esprit dans une machine. Hier Will Caster n'était qu'un humain. Aujourd'hui il est une machine. Mais que sera-t-il demain?

    Le sujet n'est pas du tout simple à mettre en scène dans un film. Comment montrer la manière dont un homme se transcende grâce à la technologie? Bien que les critiques soient globalement négatives dans la presse je considère que, au moins sur ce point, le film est réussit. On nous montre un homme qui devient un dieu. Par parce qu'il a des pouvoirs divins mais parce sa transcendance lui permet une vision totale du monde. Si vous ajoutez à cela les miracles de la technologie on se rend vite compte que Will Caster atteint un point où tout devient possible. La question principale du film, et son côté pessimiste, concerne ce qui peut arriver à un être purement rationnel doté d'une puissance sans égale? Bien que Will Caster souhaite aider le monde il commence à mettre en place des processus de contrôle de plus en plus important et à recevoir un pouvoir qui en fait un danger pour le libre arbitre des êtres humains. Où se trouve le problème? A mon avis celui-ci se trouve dans l'absence d'émotions. En effet, Will Caster semble ne plus comprendre les émotions car il est devenu trop rationnel. Sans cette compréhension il ne comprend plus quand il dépasse les limites de la décence et de l'éthique. Les points faibles du film concernent surtout la caractérisation des personnages qui sont tous et toutes un peu brouillon. On ne peut pas vraiment les comprendre car on ne les connaît pas. Cependant, j'ai tout de même passé un bon moment.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Un film qui ne réussit pas l'essai mais qui reste très intéressant.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • An adventure in time and space

    Le 23 novembre passé a eu lieu l'anniversaire de la série plus emblématique de la BBC. En effet, Doctor Who avait 50 ans. Cette célébration s'est faites avec un épisode spécial mais aussi avec un biopic sur les premières années de la série. Nous sommes dans les années 60. La BBC cherche à remplir un créneau vide. Une idée de série de science-fiction se forme dans la tête Sidney Newman. Pour celle-ci il souhaite avoir des idées neuves. C'est la raison pour laquelle il propose le poste de productrice à Verity Lambert, première femme de la BBC à ce poste, et de réalisateur à Warris Hussein premier Indien à ce poste. Mais la construction de cette série ne sera pas facile. Entre les personnes qui ne prennent pas au sérieux cette simple production pour enfants et les personnes qui créent des délais ainsi que les bâtiments délabrés rien ne fonctionne. Heureusement, Verity Lambert a réussit à s'adjoindre l'acteur William Hartnell qui devient le tout premier Docteur. Et le succès est immédiat.

    Nous connaissons la fin. Doctor Who fonctionne toujours aussi bien malgré les années. Et, prochainement, la série reprendra pour une nouvelle saison. Mais cela n'enlève rien à l'intérêt de ce biopic. En particulier pour les personnes qui, comme moi, suivent les aventures du Docteur. Retrouver les premiers moments, la construction de la série, est particulièrement émotionnel. De nombreuses scènes sont magnifiquement écrites. Je pense, en particulier, à Hartnell et les enfants dans le parc ou encore aux conversations de ce dernier avec sa petite fille. Mais ce bipic montre aussi à quel point cette série fut difficile pour le premier Docteur. On l'observe perdre ses moyens et le jeu devenir, malheureusement, de plus en plus difficile. Un très bon moyen de retourner aux sources de la série pour les personnes qui ne connaissent pas l'originale. Le Docteur vivra toujours.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Quelques raccourcis dans l'histoire mais un biopic émotionnellement fort pour rendre hommage à une série entière et à toutes les personnes qui ont permis sa naissance et sa continuation.

    • Joss Whedon.

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  • All star Superman

    Alors que la première mission humaine vers le soleil est en difficulté Superman décide d'aller la sauver. Mais c'était un piège de Lex Luthor. En effet, après avoir sauvé cette mission Superman se rend compte que ses cellules ont absorbé trop de radiations solaires. Le verdict est inévitable. Superman va mourir. Luthor a enfin réussit. Mais, au lieu de lutter, Superman décide de garder l'information secrète. Et il décide de s'offrir tout ce qu'il voulait faire. Ses derniers moments seront donc consacré à lui-même et à son héritage. Mais même sa mort pourrait ne pas être aussi paisible qu'il le voudrait. Et le monde a toujours besoin de Superman.

    Contrairement a la plupart des aventures de super héros ce film n'est pas un moyen pour créer une gigantesque bataille. Cela ne veut pas dire que Superman ne se bat pas. Mais ce n'est pas l'aspect important de l'histoire adaptée d'un comics de Grant Morisson. Bien que ce film soit, à mon avis, réussi il laisse de coté un grand nombre des éléments du comics. Les intrigues vont donc parfois très rapidement tout en donnant l'impression que Superman n'a pas vraiment le temps de réagir. Ainsi, par exemple, le changement psychologique des deux Kryptoniens est trop rapide pour être réaliste. Par contre, on nous offre un Superman tout puissant qui accepte sa mort. Mieux encore, il accepte le sacrifice si cela permet de sauver la Terre. C'est donc une véritable figure christique qui nous est offerte. Le personnage est secondé par un Lex Luthor qui explique la raison de ses actes face à un Superman qui refuse ses arguments et qui lui tend la main. Il est par contre dommage que Lois Lane ne soit pas mieux caractérisée. Bref, un film intéressant qui donne envie de lire le comic book.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Un Superman tout puissant et humble face à sa propre mortalité. On découvre ici ce qui fait réellement le superman.

    • Joss Whedon.

  • Wonder Woman

    Etant donné que nous attendons toujours une bonne adaptation d'une super héroïne au cinéma nous sommes obligé de nous tourner vers les films d'animation. Celui-ci concerne, comme son titre l'indique, l'amazone Wonder Woman. Dans un lointain passé la reine des Amazones a lutté contre le Dieu Arès et sa soif de guerre. Après sa victoire elle fut chargée par l'Olympe de le garder en prison au-delà du monde des hommes. En échanges les Amazones reçurent l'immortalité et la possibilité de construire une civilisation gardée des méfaits des humains. De nos jours un pilote s'écrase sur l'île. Après l'avoir interrogé il est décidé qu'une émissaire irait le renvoyer dans son pays. Cette émissaire est Diana fille de la Reine. Mais, dans le même temps, Arès s'est échappé et tente de placer le monde dans le chaos d'une guerre sans fin.

    Wonder Woman, l'une des trois personnes les plus importantes de la Justice League avec Superman et Batman. L'une des personnes les plus puissantes de la mythologie DC. Et pourtant aucune adaptation n'existe mis à part une vieille série alors qu'elle va probablement apparaitre dans le prochain Superman. Il est donc normal que je m'intéresse à cet animé. Bien que le début soit laborieux et que certaines scènes manquent de ressemblance (détruire tout un centre commercial sans qu'un seul policier n'apparaisse? Vraiment?) j'ai beaucoup aimé ce film. On nous offre un personnage qui ne connait que son île et qui est heureuse d'en savoir plus sur le monde extérieur. Mais son regarde est très acéré et elle ne comprend pas, avec raison, la manière dont les femmes sont traitées. Ce qui permet de mettre en scène des moments particulièrement savoureux durant lesquels Wonder Woman explique ce que peuvent faire les femmes. Il est donc particulièrement navrant que ces propos soient immédiatement contrebalancé par le retour de Diana vers la "normalité féminine" quand elle est "au civil". Ainsi, elle apprend à accepter les signes de faiblesses et de soumissions de son rôle de femmes. Pire encore, les Amazones expriment leur besoin d'être avant tout des mères dans une famille plutôt que des guerrières. Qu'on me comprenne, vouloir une vie de famille n'est pas honteux. Mais pourquoi vouloir détruire la mythologie des Amazones telle qu'elle était dépeinte pour tenter de recréer une "normalité" patriarcale? Ce point est très décevant alors que ce peuple aurait pu permettre une critique du fonctionnement actuel du monde.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Un début laborieux mais au final réussi et drôle. Je ne souscris par contre pas du tout à la fin du film.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Eega

    Je ne connais pas bien le cinéma indien. Mais je n'ai rien contre un peu de découverte. Une amie m'a donc proposé de voir ce film. Dans une ville un jeune homme est épris d'une jeune femme. Cette dernière est belle, artiste et tente d'aider les personnes qui en ont besoin. Durant plusieurs années il a tenté de la séduire mais elle a refusé de faire attention à lui. Ce refus n'est qu'une façade puisqu'elle l'apprécie au moins autant. Mais un riche industriel tente aussi de la séduire pour en faire l'une de ses conquêtes. Il comprend que ses assauts n'ont aucune chance tant que l'autre est vie. Il décide donc de le tuer. Mais ce dernier se réincarne en mouche et entreprend de se venger.

    On déteste tous et toutes les mouches. Ces créatures qui bourdonnent dans les oreilles. Mais il fallait vraiment un esprit particulièrement absurde pour imaginer une mouche qui se venge. Et le film fonctionne très bien en suivant cette intrigue. Mis à part que les acteurs et actrices ont une tendance à surjouer, mais ceci semble venir du style, tout fonctionne parfaitement bien. Autant les situations que les dialogues et les jeux sont savoureux à souhait. On se prend à regarder une simple mouche faire preuve d'une grande ingéniosité pour réussir sa vengeance. Les critiques concernent surtout certains problèmes idéologiques. Par exemple l'alcoolique fainéant et voleur qui se transforme dès qu'il arrête de boire. Mais aussi l'idée qu'il est normal pour un prétendant de protéger la femme qu'il aime sans même que celle-ci ne soit forcément au courant. Plus encore, ce même prétendant suit constamment cette femme et ce sans répits du matin au soir. Ce comportement n'est pas de l'amour mais plutôt du harcèlement. Si on laisse ceci de coté le film est très drôle.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Pour un premier essai je suis très heureux. Je ne suis pas d'accord avec tous les messages du film mais au moins il réussit à être drôle et distrayant.

    • Joss Whedon.

  • Naissance des pieuvres

    15 ans, l'âge de l'adolescence et des premières fois. Ce film nous montre trois jeunes femmes. Elles sont encore adolescentes et elles apprennent l'attirance et la sexualité ensemble et seule à la fois. La première est Anne. Elle est membre d'une équipe de natation synchronisée. Elle essaie désespérément d'attirer le garçon de ses rêves. Mais ce dernier s'intéresse beaucoup plus à l'autre jeune femme: Florianne. Elle est capitaine d'une autre équipe et semble être très à l'aise avec sa sexualité et son corps. Mais ceci n'est-il pas une façade. Enfin, nous avons Marie. Elle est secrètement amoureuse de Florianne mais ne sait pas comment le lui avouer. Leur trio se rejoindra, se disjoindra et tentera de se lier dans l'apprentissage du désir.

    Naissance des pieuvres est un film étrange au style à la fois simple et glacial. Les actrices ne sourient que rarement. Elles sont trop perdues dans la recherche de leur propre identité pour sembler être capable de montrer un peu de joie de vivre. Car ce que montre ce film ce n'est pas une adolescence optimiste mais des personnes encore jeunes qui tentent de comprendre comment devenir des adultes. Alors elles essaient, elles se trompent, elles croient réussir ou elles se sacrifient pour essayer d'atteindre leur féminité. Un idéal qui s'apprend et qui se construit. Preuve en est la scène de vérification du rasage des aisselles durant laquelle une adulte demande, à une jeune fille, "que diras-tu à ton mari?" (eh bien rien, le maris il fermera sa gueule mais ça c'est une autre histoire). C'est donc un film sans véritable conclusion puisqu'il montre un processus. Un film intéressant, un peu étrange mais beau.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Qu'est-ce qu'être une femme? Comment attirer? Autant de questions posées dans ce film avec d'autres.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Maléfique

    Dans une contrée lointaine deux royaumes sont ennemis depuis toujours. L'un est gouverné d'une main de fer par les hommes. L'autre fonctionne de manière anarchique entre fées et autres créatures magiques. Dans ce même royaume une jeune fille est née. Elle se nomme Maléfique. Elle possède non seulement un cœur d'or mais aussi des ailes puissantes. Elle deviendra la protectrice des fées. Dans l'autre royaume un jeune garçon s'apprête à la rencontrer. Mais quand il la trahit sa vengeance s'abat sur son seul enfant. Celle-ci sera belle et gracieuse mais elle tombera dans un sommeil sans fin avant ses 16 ans. La malédiction peut-elle être levée?

    Après le film très moyen que fut Edge of tomorrow je suis très heureux d'avoir ce retour à l'histoire de la Belle au bois dormant. Pourquoi ce film est-il si bien? En majeur partie ceci repose sur Angelina Jolie qui joue Maléfique. Son jeu est tout simplement magnifique. Son incarnation de Maléfique est impressionnant de charisme et de puissance. Sa simple apparition à l'écran offre une toute nouvelle dimension à une scène. Que ce soit pour agir ou pour commenter ce qui se déroule. Elle porte véritablement toute l'intrigue. A coté d'elle on a créé le personnage du corbeau qui ne peut que plaire aux spectateurs. Il permet de donner un peu de style à Maléfique et d'offrir un peu de légèreté. De plus ce film est moins l'histoire de la Belle au bois dormant que celle de la fée qui l'a maudite. Pour quelle raison est-elle devenue aussi amère et comment pourrait-elle changer? En résumé: un film à voir.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Une personnage principale magnifiquement jouée qui porte à la fois l'intrigue et le film. Il serait normal d'aller le voir seulement pour regarder la prestation d'Angelina Jolie

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Edge of Tomorrow

    Hier soir je suis allé voir le block buster de la semaine. Nous sommes dans un monde en guerre. L'Europe est tombée face à l'envahisseur. Mais une alliance internationale a réussit à créer trois fronts. Le premier se trouve à l'est aux frontières de la Russie, le second au milieu de l'Italie et le troisième front est la Grand Bretagne. Non vous n'êtes pas devant un film sur la Deuxième Guerre Mondiale. Vous regardez le dernier film de science-fiction dans lequel jouent Emily Blunt et Tom Cruise. Alors que les soldats terriens luttent difficilement contre les aliens une nouvelle technologie offre un nouvel espoir. Une grande invasion est programmée pour libérer le continent. Alors que Bill Cage, officier déserteur, se retrouve en plein milieu de la bataille il meurt face aux aliens. Pour se réveiller exactement un jour avant. Que lui arrive-t-il? Peut-il utiliser cette nouvelle possibilité pour vaincre les aliens? Seule une femme, l'héroïne du monde, pourra l'aider à répondre à ces questions.

    Lorsque je suis entré dans la salle je n'avais aucune attente. Je voulais simplement voir un film d'action. Je doutais même que ce film soit un bon film d'action. J'ai été déçu... en bien! Alors ne pensez pas que je vais en parler comme d'un chef d’œuvre. Bien au contraire ce film est basique sur de nombreux points. Mais je m'attendais à bien pire. Pourquoi ce film est-il basique? Tout simplement parce que l'on connait la plupart des éléments. Un jeune homme est pris dans des événements extraordinaires et se révèle l'espoir de l'humanité. C'est du déjà vu/lu/entendu. Malgré tout la réalisation réussit à jouer avec les retours dans le passé. Loin de les maitriser le héros les subit la plupart du temps. De nombreuses morts sont ridicules et drôles. Les acteurs et les actrices entrent bien dans leurs personnages. Petit aparté, j'ai eu le grand plaisir de retrouver l'acteur Brendan Gleeson. Il est malheureux, par contre, qu'aucun risques ne soient pris. Ainsi, la fin est très décevante. Plus déplaisant encore, un film qui montre une femme comme héroïne de guerre ne possède que deux personnages féminins nommés qui ne se voient qu'à une seule occasion. Cette héroïne ne sert, d'ailleurs, qu'à créer le héros puis à se faire guider par lui. La femme ne devient qu'un moyen pour le héros d'être l'acteur du film. Dommage. A noter aussi que le film est basé sur une histoire écrite par un japonais avec des personnages japonais mais qui deviennent tous des américains blancs (à de rares exceptions).

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Bien qu'il soit meilleur que ce que j'aurais cru ce film reste simplement basé sur l'action dans lequel il vaut mieux ne pas chercher trop loin les raisons des décisions ou des événements.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Godzilla

    Ca alors un film de monstre? Mais lequel est-ce? Serais-ce... Oui c'est bien Godzilla! L'un des monstres les plus connus et les plus emblématiques d'un certain type de film. Un monstre venu du Japon qui ravage le monde depuis des décennies. Bien que je ne connaisse pas vraiment son histoire je pouvais difficilement échapper à un retour de Godzilla. Mal m'en a pris puisque ce fut un très mauvais film devant lequel je me pris à bailler ostensiblement durant les scènes les plus destructrices. Mais avant de dire ce qui ne fonctionne pas qui et qu'est-ce que Godzilla dans ce nouveau film? Nous sommes au Japon en 1999. Un ingénieur d'origine américaine s'inquiète de secousses sismiques au rythme trop régulier pour être naturel. Alors qu'il tente de comprendre le phénomène il doit aussi s'assurer de la sécurité de la centrale nucléaire dont il a la charge (coucou Fukushima). Soudainement tout explose et il doit fuir en laissant sa femme coincée dans le réacteur. 15 ans plus tard son fils est devenu un militaire spécialisé dans les bombes alors que lui-même continue de tenter de découvrir la vérité. Et la vérité c'est que la centrale est devenue le nid d'une créature antédiluvienne. Et celle-ci se réveille ce qui risque d'attirer l'attention de Godzilla. L'humanité sera-t-elle capable de survivre au combat des titans?

    Sur le papier ça marche bien. On ne risque pas de se trouver devant un chef d'oeuvre mais on peut au moins espérer un truc sympa qui passe le temps. Malheureusement rien ne fonctionne. Bon, commençons par les personnages féminins. Ceux-ci sont au nombre de trois. La première meurt pour offrir un but au père ingénieur. Elle a juste le temps de montrer qu'elle est une bonne mère et une merveilleuse épouse (quelle surprise pour un film américain). La seconde est l'assistante d'un savant japonais. Elle ne sert à rien mis à part énoncer les évidences. La troisième est la femme du gentil fils à papa militaire. Une caricature en soi puisque son mari est militaire protecteur de la famille, son fils un jeune homme qui demande son père et elle-même une mère de famille de profession médicale. Elle se contente de regarder ce qui se passe en répandant à tout le monde que non même si elle se trouve en plein milieu de la zone dangereuse elle doit rester car son mari vient la chercher pour la protéger. C'est un miracle qu'elle survive. Le savant japonais est le prototype du type qui veut comprendre mais qui s'inquiète des choix de l'humanité. Il est donc la conscience écologique du film et il se contente de répéter qu'on ne peut rien faire et qu'il faut laisser ces petits monstres faire joujou entre eux. Enfin, nous avons le héros. Le pauvre a reçu la malédiction du héros américain. Ou qu'il se trouve les ennuis le suivent et lorsqu'il doit se déplacer quelque part il est dans l'obligation de s'insérer dans les événements les plus dangereux du film. De vouloir retrouver sa famille il devient donc un pion majeur dans l'échiquier.

    Les autres problèmes concernent les incohérences du film même. Ainsi, durant deux heures on nous répète que les créatures sont capables de lancer des charges IEM détruisant tout électronique à des kilomètres à la ronde. Ceci n'empêche pas les militaires de se lancer à l'assaut avec des appareils électroniques et, pire, de continuer d'envoyer l'aviation durant tout le film. Alors ça fait de jolis effets d'avions en chutes libres mais c'est totalement crétin (et cher, ce sont les impôts qui paient ces avions). Les procédures d'évacuations sont lentes et beaucoup trop tardive ce qui permet de créer un suspense insoutenable! Est-ce que ce type qu'on ne reverra plus jamais va survivre? Ainsi, les gens travaillent encore dans la ville alors que celle-ci est attaquée. Enfin, et c'est la plus grosse incohérence, ces monstres utilisent les radiations comme nourriture. Qui est le scénariste qui s'est dit: et si on les faisait exploser avec une bombe nucléaire? Rien de plus stupide.... Ajouter une musique sans intérêt et des intrigues qui se voient une heure à l'avance et vous avez le résultat: un mauvais film.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Des personnages inutiles et stupides. Une intrigue incohérente et sans intérêt. Pourquoi subir ce film? Je ne sais pas... Masochisme?

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Babysitting

    Babysitting c'est l'histoire d'un jeune trentenaire. Jeune car le soir même il va fêter ses trente ans. Un jeun trentenaire, donc, qui essaie d'atteindre son rêve en travaillant pour un éditeur de BD. Mais il n'y réussit pas. Pire, en essayant de se rapprocher de son patron il est engagé, sans avoir vraiment le choix, pour babysitterle soir même le fils du patron un ignoble morveux. En gros la fête est annulée. Mais ses amis décident qu'au contraire la fête ne peut que se dérouler dans la magnifique villa du patron. Au risque que tout dégénère?

    Un profond malaise m'a guidé tout le long de ce film. Déjà c'est un film français qui tente de copier des films américains (que, d'ailleurs, je n'ai pas regardé). La grande fête qui dégénère dans la propriété d'une pauvre famille innocente ça ne vous rappelle rien? A coté de ça on place un cadre comique sous la forme d'une intrigue autours du babysitting qui permet d'ajouter, en lien, un peu de sentiment sous la forme d'un pauvre gamin abandonné (et d'un mec qui veut se faire une femme qu'il invite à sa fête rien que pour ça). Alors les situations rocambolesques se suivent et se ressemblent dans leur exagération comique et irréelle. Mais mon malaise n'est pas venu de là. Ces différents matériaux augurent d'un film moyen mais qu'on a le droit d'apprécier. Ce que je n'ai vraiment pas aimé c'est la manière dont les trentenaires sont dépeints. Ce sont des crétins qui ne veulent que faire la fête et dont le seul but est le sexe pour lequel ils sont prêts à mentir. Bref, je n'aime pas.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Bien qu'il puisse être drôle c'est surtout un grand vide dont on sent la tentative de copier les recettes venues des USA. Rien d'originale.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • The Amazing Spiderman: Le destin d'un héros

    Après les événements du dernier film l'homme araignée est de plus en plus populaire. Bien que des débats se forment sur son droit à agir comme un héros les habitant-e-s de New York l'acceptent de mieux en mieux. Et Peter Parker s'amuse comme un petit fou dans son costume. Il aime voler entre les immeubles, sauver les gens et s'attaquer aux bandits tout en aidant les forces de l'ordre de sa ville. Mais sa vie privée n'est pas aussi simple. Gwen Stacy le quitte (pour une très bonne raison), sa tante essaie de comprendre ce jeune homme alors que lui-même en veut toujours à ses parents de l'avoir abandonné. Alors quand deux nouveaux personnages apparaissent dans la ville les choses pourraient devenir dangereuses. Et elles le seront car entre Electro et Osborn tous les ingrédients sont réunis pour une rencontrer explosive.

    Personne n'a pu échapper à la promotion autours de Spiderman. C'était même un peu trop et on se demandait tous si ça ne risquait pas de gâcher le film. De plus, de nombreuses personnes s'inquiétaient des multiples intrigues liées en un seul film: 3 super vilains, une histoire d'amour et un mystère à éclaircir. Dans le sens de cette peur j'ai lu, après avoir vu le film, une critique qui considère que l'intrigue a été écrite en essayant d'ajouter des aspects sans s'inquiéter de leur cohérence. Je pense que ce point est parfaitement justifié. Après être sorti du film j'ai eu l'impression que les scénaristes se sont demandés comment attirer le plus de monde pour voir un film de super héros. Il faut de la romance, de l'action, une touche de mystère et, surtout, un danger important! Et, dans The Amazing Spiderman 2, on a de la romance, de l'action, du mystère et un danger important. Le problème c'est que ces différents aspects, bien qu'intéressants, ne fonctionnent pas du tout ensemble! Nous avons donc un film décousu et très long.

    Le point le plus inutile est le mystère autours de la mort des parents de Peter Parker. Le film s'ouvre sur ce point et nous donne quelques éléments. Le problème c'est que ces idées ne servent à rien. On se trouve face à une intrigue différente qui aurait été mieux utilisé dans un autre film.Ce point ne fait que rajouter du temps inutile. La romance m'a aussi déçu. Ce ne sont pas les acteurs, qui jouent bien leur rôle, mais la manière dont leur relation est écrite. Ainsi, on doit attendre la fin pour que Gwen Stacy revendique son droit au choix - ce qui aurait dû être fait au début durant une scène parfaite pour ceci - alors que premier film et la majeure partie de second volet (autrement dit les 90% et je suis gentil) parlent de la nécessité pour les hommes de protéger les femmes. On pourrait d'ailleurs croire, et attention au spoiler, que la revendication de Gwen Stacy permet aussi de montrer ce qui arrive quand une femme refuse la protection du mâle. Ceci est très décevant d'autant plus quand il recrée la scène usée jusqu'à la corde, et sexiste, du héros qui doit perdre quelqu'un pour trouver son but. Pourtant, ce personnage avait un grand potentiel. Non seulement elle connait et accepte l'identité de Peter Parker mais elle lui offre une stabilité et son intelligence redoutable. On peut dire que la réussite de Spiderman est à moitié celle de Gwen Stacy (chose qui se voyait aussi dans le premier épisode puisque c'est Gwen qui créait l'antidote). Il n'y avait pas besoin de cette scène. Spiderman a déjà perdu ses parents et son oncle ce qui lui a donné son but et son code.

    Nous avons aussi le danger important. Celui-ci est principalement incarné par Electro. Les deux autres super vilains permettent d'ouvrir à une menace future (tout en donnant l'idée qu'il pourrait y avoir d'autres introductions dans le futur). Bien que j'aie apprécié la manière dont son arrivée est décrite je trouve ce personnage un peu simpliste. Mais, surtout, les scénaristes n'ont pas pu faire autrement que de créer une menace qui implique la destruction de toute la ville si Spiderman échoue. Ainsi, on nous offre des plans inutiles sur deux avions qui vont s'écraser l'un sur l'autre et un hôpital sans énergie. Les spectateurs ne sont pourtant pas bêtes. Ils et elles ont compris que la ville est en danger il n'y a pas besoin d'en rajouter. Ce qui me mène à l'action. Bien que ces scènes soient très bien faites elles n'ont pas beaucoup d'intérêt en sois en dehors de sauver le film. Car ce second volet n'est pas bon. La seule raison d'aller le voir est de regarder un combat de super héros contre des super vilains. En dehors de ceci je n'y vois pas d'intérêt. Au final, un film bâclé. En effet, les scénaristes se sont contentés d'ajouter des intrigues sans se soucier de leur cohérence. Ce manque crée une impression de brouillon qui peut très facilement fatiguer les spectateurs et spectatrices.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Un film moyen qu'on ne regarde que pour Spiderman tout en éteignant son cerveau pour ne pas subir les incohérences. Ne payez pas, attendez sa sortie à la TV si vous souhaitez le voir.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • The Grand Budapest Hotel

    Hier soir je suis allé voir The Grand Budapest Hotel (oui ces temps je vais souvent au cinéma). L'histoire prend place dans une petite république de l'est de l'Europe en 1968. Un jeune écrivain en vacance dans le Grand Budapest parle avec un vieil homme qui fut l'une des plus grosses fortunes du pays, Zero Moustafa. Cet homme vient toujours à l’hôtel dans lequel il loue la plus petite chambre alors que les lieux lui appartiennent. L'écrivain, curieux, lui demande comment son histoire s'est déroulée. Zero Moustafa commence donc son récit lors de son arrivé à l'hôtel en 1932. Alors que l'Europe s'apprête à entrer en guerre ce jeune homme et son mentor, le concierge, sont mêlés à une obscure histoire d'héritage et de tableau.

    Je vais commencer tout de suite: ce film est délicieusement absurde. Le personnage du concierge est un homme sophistiqué, aimant son métier mais aussi un séducteur invétérè qui sort des insultes de manière particulièrement classe. Son couple mentor-apprenti avec Zero Moustafa est particulièrement bien réussit et les deux acteurs réagissent parfaitement bien entre eux. Ce duo est porté par d'autres personnages tout aussi réussit. Par exemple l'avocat procédurier, l'assassin style James Bond et les policiers au look superbement suranné. Bien que l'intrigue se déroule durant les années 30 on n'a que très peu d'informations sur le contexte international qui ne se voit que par la présence de quelques soldats. Tout se passe dans le petit monde du grand hôtel. Un monde en disparition, un peu décadent et rempli d'intrigues. En bref un film très sympathique après l'énorme déception que fut Noé.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Magnifiquement absurde, drôle et beau. Un film que j'ai beaucoup apprécié.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

    Site officiel

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