Film - Page 8

  • Noé

    Bon, je suis allé voir Noé. Je ne suis même pas certain qu'il soit utile d'en faire un résumé. Après tout l'histoire est suffisamment connue. Cependant on peut tenter l'exercice. Nous nous trouvons à l'aube des temps après la chute des humains. Une dizaine de générations se sont succédés sur Terre. Alors que les enfants de Caïn ont créé une civilisation industrielle puissante les enfants de Seth sont de moins en moins nombreux mais tentent de protéger la Terre. Cependant, les péchés des humains et leur soif de conquête et d'usage a détruit la création. Alors que Noé vit dans un monde presque mort dans lequel la survie implique une lutte sans merci un rêve lui est envoyé. Le monde sera lavé par un déluge. Commence pour Noé une quête pour comprendre ce rêve et ce qui est attendu de lui.

    Il y a tellement à dire que je ne sais pas par où commencer pour expliquer en quoi ce film est probablement le plus mauvais que j'aie jamais vu (il passe devant After Earth et Oblivion dans ce palmarès c'est dire à quel point cette production est une horreur). On va donc tenter de bien faire les choses. Tout d'abord ce film est long, trèèèèèès long. Parfois je vais voir des productions de 3 heures et tout va bien. Celui-ci dure 2 heures 20 et je pense qu'on aurait pu couper la moitié et j'aurais encore trouvé le temps long. Il faut dire qu'il n'a pas grand-chose pour le sauver (si ce n'est rien). Tout d'abord les dialogues. Bon, je l'ai vu en version française car regarder une version originale, avec sous-titres, en 3D est tout simplement atroce! D'ailleurs, un petit message au passage... Pitié réalisateurs et réalisatrices arrêtez de faire de la 3D pour rien c'est souvent inutile est mauvais pour le film!

    Donc, commençons par les dialogues. Je ne sais pas qui s'est chargé des doublages ni qui a écrit ce film. Mais les répliques des différents personnages sont atroces. On sent que les acteurs et actrices (et les personnes qui doublent) ne croient pas en leurs personnages et n'entrent pas dans leurs incarnations. Non seulement ils sont mal joué mais, en plus, les répliques sont d'un pompeux du plus mauvais effet. On a l'impression de se trouver devant un prêtre qui récite sa bible pendant toute la durée du film. Je n'ai rien contre les prêtres mais si je veux en écouter un je vais dans une église (ou tout établissement du même genre) pas au cinéma.

    Mais si les problèmes de ce film ne passaient que par les dialogues ça irait encore. Non, c'est pire. Les effets spéciaux aussi sont mauvais! Dès le début ça commence. Le réalisateur tente de nous faire entrer dans un monde avec de nombreux effets pyrotechniques inutiles. De temps en temps les images de la genèse apparaissent sans raisons apparentes mis à part réveiller un spectateur endormi. Outre ce début il a été décidé de montrer les anges déchus. Ceux-ci sont des amas de roches avec un cœur de lumière. Je suppose qu'il voulait montrer le tourment intérieur par un extérieur brisé. C'est raté car c'est seulement moche. En conclusion, les images donnent l'impression que la personne responsable était sous effet d'une drogue étrange (je ne sais pas laquelle mais elle doit être bonne). Mais ce n'est pas tout! En effet, la réalisation a décidé de sévir aussi en ce qui concerne la musique. Je ne sais pas ce qui leur a pris mais même là ils se sont plantés. On sent qu'ils voulaient créer une musique épique mais on a seulement des sont bizarres qui reviennent de temps en temps pour nous expliquer que le mal approche. C'est discordant, moche et un très mauvais souvenir.

    Enfin, il y a le message. Alors on est d'accord qu'il ne faut pas attendre un message révolutionnaire de la part d'un film basé sur la bible. Mais il y a une différence entre non-révolutionnaire et carrément réactionnaire (bien qu'il faille probablement s'y attendre aussi avec ce type de film). Noé y est le patriarche, le chef de famille. En tant que tel il a droit de vie et de mort sur tous les membres de sa famille. Il ne se gène pas pour prendre des décisions sans consulter sa partenaire ni ses enfants. L'entourage de Noé est donc le symbole de la famille qui obéit le père sans le questionner. D'ailleurs, la responsabilité de la création est passée de père en fils. Les femmes sont accessoires. En fait, leur but premier est de créer des enfants (si possible des mecs). La mise en place d'un couple hétérosexuel est montré comme la seule possibilité pour un garçon de devenir un homme et la femme ne peut qu'être en couple pour créer des enfants. Comme le dit le personnage que joue Emma Watson: une femme stérile n'est pas une vrai femme et ne devrait pas être en couple avec un homme. Nous sommes donc en face de la famille patriarcale parfaite. Et la fin du film ne change pas grand chose à ce constat. En effet, la responsabilité de la terre est passée aux filles encore bébés mais ceci en raison de leur capacité d'enfantement et non par un changement de société. C'est encore le mâle qui transmet cette responsabilité. En bref, un très mauvais film à éviter à tous prix!

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Oui j'ose. J'envoie aux enfers quelqu'un qui écrit un film basé sur la bible. Il faut avouer que mon souhait est que toutes les copies soient définitivement perdues ce qui permettra d'éviter des souffrances inutiles. Aux personnes qui seraient encore tentée je ne dirais qu'une chose: Fuyez pauvres fous!

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Rio 2

    Vous vous souvenez de Blu? Ce petit oiseau qui était censé être le dernier de sa race? Lors du film précèdent il avait appris à voler et à connaître la dernière femelle de sa race. Après bien des ennuis lui et elle se déclarèrent leur amour tandis que les humains Linda et Tulio faisaient de même. Dans ce second film Blu et Jewel se sont habités à vivre à Rio dans un cadre protégé avec leur petite famille. Tandis que le carnaval se prépare une annonce inattendue les frappe de plein fouet. En effet, Linda et Tulio ont peut-être découvert toute une colonie d'Ara de Spix. La famille de Jewel est donc probablement encore en vie. Les deux oiseaux décident d'aller en Amazonie pour retrouver leurs congénères et réapprendre à vivre dans la jungle. Mais cette quête ne sera pas de tout repos entre la vengeance d'un vieil ennemi et les activités illégales d'un entrepreneur.

    J'avais bien aimé le premier film. Il ne donnait pas beaucoup plus que ce qu'il était mais il le faisait bien. Il y avait de l'aventure, de la musique et plein de couleurs. Ce second opus reste dans la même veine. Les chansons et les danses sont nombreuses et très entraînantes. Le film commence fort puisqu'il débute par une chorégraphie d'oiseaux en plein nouvel an au milieu de Rio et des gens qui font la fêtes. Les aventures sont sympathiques sans que jamais on n'ait peur pour les personnages (après tout c'est un film destiné aux enfants). Les nouveaux personnages que sont la grenouille et le fourmilier sont sympathiques et assez drôle. En somme rien de transcendant mais une bonne séance en famille (si vous en avez une bien et que voir ce film seul en tant qu'adulte vous fait peur).

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Pas de mauvaises surprises mais pas de bonnes non plus. Un film sympathique qui réussit à toucher son but sans aller plus loin et sans véritables critiques politiques malgré les apparences.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Captain America: The winter soldier

    Je suis le premier à rire de Captain America. Un héros habillé dans un drapeau américain mal cousu et qui porte un bouclier aux couleurs de la nation tout en luttant pour la justice et la liberté. C'est tout simplement d'une autre époque de propagande. Mais j'avais bien aimé le premier Captain America et le personnage restait un peu intéressant dans Avengers. Ce second film est donc très attendu. Comment peut-on moderniser un héros si ancien? Après les événements de New-York Captain travaille pour le Shield tout en essayant de rattraper le temps perdu. Il n'apprécie pas vraiment les secrets de Nick Fury mais il continue son travail. Cependant, un soir il retrouve Fury chez lui dans son fauteuil. Ce dernier peu à peine lui dire de se méfier de tout le monde avant de recevoir une balle en plein cœur. Le tireur est une légende dans les services de renseignements. Un agent auquel personne ne croit vraiment. Le Winter Soldier. Mais s'il existe il reste à savoir qui se cache derrière lui.

    Je vais tenter de rester vague mais je peux laisser passer des spoilers. Soyez averti donc. La question qui se pose est pourquoi ce film est-il si bon? Alors que nous sommes habitué aux grandes productions qui adaptent les comics marvel et dc elles sont rarement de grandes réussites. Je ne dis pas que les films sont mauvais mais pas de quoi casser trois pâtes à un canard. Celui-ci est différent. Je pense qu'il est si bon parce que, d'une part, Captain n'est pas le seul personnage principal et, d'autre part, le film s'offre le luxe d'un peu de critique bien actuel.

    Captain n'est donc pas le seul à l'écran. Pas comme les Ironman, Spiderman et autres qui se concentrent souvent sur un personnage et laissent les autres dans l'ombre. Ici on a une véritable histoire qui mêle plusieurs protagonistes principaux pour autre chose que les beaux yeux du Captain. On pourrait presque croire à une vraie équipe. Je pense, en particulier, à Black Widow qui guide Captain plus souvent que le contraire (on se demande ce qu'il ferait sans elle...) et qui prend des décisions importantes sans avoir besoin de la validation des mâles de son entourage.

    Mais ce que j'ai le plus apprécié, et ceci a dû faire sourire un peu jaune certaines personnes, c'est la critique des dispositifs de surveillance qui sont déployés de nos jours. Le Shield, au nom de la liberté et de la sécurité, veut créer un réseau de surveillance numérique mondial allié à une capacité d'intervention quasiment immédiate. Comme le dit Captain ce n'est pas de la liberté mais de la peur. Il est intéressant de savoir qu'un tel programme existe actuellement en Europe pour détecter et agir sur les comportements suspects. Cherchez INDECT vous verrez c'est beau. Il est plus intéressant encore de mettre Captain en porte à faux face à cette entreprise du Shield et de l'observer tenter de s'échapper d'une surveillance sans répit. Autours d'une intrigue d'espionnage ce film permet donc de faire réfléchir, très rapidement et de manière imparfaite, sur les dangers de mauvais usages des technologies de surveillance actuellement utilisées dans le monde entier. Ce qui place Captain comme défenseur de la liberté face à la destruction des libertés au nom de la sécurité.

    Cependant, j'ai tout de même quelques critiques. La principale d'entre-elle concerne la mise en place de l'intrigue. Alors que le début commence très bien, on entre dans un monde dans lequel on ne sait pas à qui faire confiance, la suite donne trop vite les clés de l'histoire. Ainsi, le gros méchant de l'histoire est très rapidement dévoilé (même si je m'y attendais) et on apprend très facilement qui se cache derrière les problèmes que connait Captain. Il aurait été plus intéressant de le laisser réfléchir et entrer dans la paranoïa et la perte de confiance. Il est tout aussi dommage que le Winter Soldier ne soit qu'un instrument de l'intrigue et non son moteur. Mais on en saura probablement plus dans un prochain film. D'ailleurs, les suites des événements de ce Captain America promettent des répercussions intéressantes dans les autres films Marvel. On verra.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Un film réussi dont on espère d'autres avatars dans le futur. Les quelques défauts se voient à peine face à la qualité globale de l'intrigue. D'ailleurs, qui aura remarqué la référence rapide à un prochain héros?

    • Joss Whedon.

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  • The Monuments Men

    C'est un peu le film à ne pas rater cette semaine. Grosse production, acteurs plus que célèbres, des affiches partout, un thème toujours rassembleur, ... Bref la personne qui ne sait pas que ce film est sorti mercredi est probablement enfermée dans une grotte. The Monuments Men est un groupe de soldats mis en place dans le cadre d'un programme militaire de sauvegarde des monuments et œuvres d'art d'Europe. Alors que les bombardements détruisent l'Europe et que Hitler vole toutes les œuvres possibles et détruit ce qu'il n'aime pas ces hommes tenteront de retrouver ce qui a été volé. Mais ils devront passer outre l'incompréhension de leurs supérieurs et des découvertes glaçantes.

    Un film sur le plus grand vol d’œuvre d'art du siècle présenté comme quelque chose de léger et sympathique. Les acteurs qui nous sont offerts suivent cette idée puisque les rôles sont construits pour créer une atmosphère plus ou moins drôle. Cependant, dans le même temps, on nous offre des éléments d'une histoire tragique. Alors qu'on nous offre des scènes d'humour entre passionnés d'arts on nous montre aussi ce que l'Allemagne nazie a fait a des familles entières. Que ce soit cet appartement entièrement visé ou alors ces barils de plombs en or le film montre, un tout petit peu, que des vies ont été détruites. Et c'est probablement l'un des principaux problèmes de la réalisation. On oscille entre le léger et le difficile. Mais jamais on n'entre vraiment dans l'un ou l'autre registre. Ainsi, les moments tragiques sont rapidement effacés derrière une blague. Celle-ci sonnant souvent creux. Et, malgré la qualité du jeu, on ne s'attache pas vraiment aux personnages. Tout oscille entre le plus ou moins bon et le plus ou moins mauvais.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Drôle et pas drôle, tragique et pas tragique, ... Tout est moyen jusqu'au bout des détails.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Saving Mr. Banks

    Ne voulant pas aller voir 300 (j'avais détesté le premier film) et n'ayant pas beaucoup d'intérêts pour les autres films sortis cette semaine je me suis décidé pour Saving Mr. Banks. Ce dernier se déroule dans les années 60. L'auteure P.L. Travers est courtisée, depuis 20 ans, par Walt Disney pour les droits de Mary Poppins. Mais Travers n'accepte jamais. Cependant, son agent la convainc d'aller à Los Angeles rencontrer tout le monde. L'entreprise Disney a beaucoup de mal à contenter cette femme très exigeante qui défend son œuvre à tous prix contre les dangers qu'elle sent venir de la part d'une entreprise d'amusement.

    Ce qui m'a permit de m'intégrer dans cette histoire tient en plusieurs choses. Tout d'abord le jeu magnifique d'Emma Thompson qui incarne véritablement Travers. Cette femme exigeante et franche dont les répliques cachent, selon le film, un besoin de protéger une œuvre qu'elle considère comme sa famille. Face à des personnes très frivoles elle crée un sentiment de malaise par sa capacité à dire non de manières très créatives. De plus, je trouve très intéressant de mettre en parallèle la création de Mary Poppins avec l'histoire personnelle de Travers. Bien qu'il me semble que le film prend quelques raccourcis cette façon de faire permet de mieux comprendre le besoin de protection que ressent Travers. Ainsi, les fréquents flash-back éclairent les années 60 comme ces derniers permettent de comprendre le passé. Ce qui est dommage, par contre, c'est que le réalisateur ait décidé de falsifier la fin de l'histoire. Plutôt que de montrer la réelle pensée de Travers il a été décidé de terminer sur une réconciliation. Vraiment dommage.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Drôle, bien joué et intéressant. Quand j'étais petit j'avais beaucoup aimé Mary Poppins et j'ai beaucoup apprécié d'entendre à nouveau certaines chansons et de voir comment le film fut créé.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Marvel complete animation

    J'ai décidé que je n'écrirais qu'une seule présentation mais le coffret posséde 8 films: Ultimate avengers 1 et 2, Next avengers, Ivincible Ironman, Thor tales of asgard, Doctor Strange, Hulk Vs et Planet Hulk. Chacun de ces films d'animation possède sa propre histoire. Ainsi, les Ultimate avengers nous offrent la création des Avengers face à un danger planétaire. Tandis que Next avengers s'intéresse à leurs enfants après la destruction du monde par Ultron. Invincible Ironman place notre héros contre le Mandarin en chine contemporaine tandis que Doctor Strange nous narre la création de ce personnage et son premier combat contre le mal absolu. Hulk Vs nous offre deux films durant lesquels Hulk attaquera Asgard et Wolverine. Enfin, Planet Hulk nous montre l'exil de Hulk et son combat pour sa liberté et celle des autres.

    Les films sont de qualités variées. Autant j'ai trouvé Next avengers peu réussit autant j'ai beaucoup aimé Planet Hulk. En effet, le premier nous offre une histoire peu intéressante avec des personnages que je n'aime pas. Tandis que le second nous permet d'entrer dans la tête de Hulk. Ce dernier est d'ailleurs beaucoup plus intelligent que d'habitude. L'histoire, adaptée du comics du même nom, est intéressante et surprenante pour les gens comme moi qui n'ont pas le livre. Les autres films sont surtout des introductions parfois sympathiques parfois ratées mais pas inintéressants. Enfin, Hulk Vs est un bon moment de défoulement durant lesquels Hulk n'a pas de limites.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Moyen, parfois bon parfois mauvais. Heureusement une bonne surprise avec Planet Hulk.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • The Lego Movie

    Comme beaucoup de monde je jouais aux legos quand j'étais petit (bon d'accord je ne suis plus petit et je joue toujours aux legos...). J'ai de nombreux souvenirs d'enfance qui concernent aussi bien des moments durant lesquels j'ai scrupuleusement suivi les instruction que ceux durant lesquels j'ai tout mit ensemble pour construire n'importe quoi. Alors quand j'ai su qu'il y aurait un film lego j'ai tout de suite voulu le voir! Mes rêves d'enfants qui bougent enfin à l'écran? C'est trop exaltant pour oublier de voir le film!

    Nous sommes dans un monde de legos. Le héros, Emmet, est un personnage comme un autre. Il suit toutes les instructions que lui donne le président Business à l'instar de tous ses camarades. Tout est parfaitement réglé dans sa vie et il est tellement imprégné des instructions qu'il en devient transparent. Mais un soir il tombe sur une pièce inconnue. Il se réveille dans les locaux de la police et il apprend qu'une prophétie parle de lui. En effet, avoir trouvé cette pièce fait de lui le Spécial. Son destin est de contrecarrer les plans du président Business et, donc, de sauver le monde. Mais il devra aussi apprendre à utiliser son imagination!

    Youhou! Vive les legos! J'ai adoré ce film! Je ne dirais pas qu'il est parfait mais il est superbement réussit. J'ai beaucoup rit, je me suis retrouvé dans mes souvenirs, j'ai eu envie de racheter des legos, ... Bref, que du bonheur! J'ai adoré les différentes références qu'elles visent des personnages vendus par l'entreprise lego ou des petites critiques politiques. Le moment ou on apprend que Lord Business s'occuper aussi bien de lait que de sécurité et de la création des machines à voter était superbe! Ce film est un appel à l'imagination et au jeu. Plutôt que de ne faire que suivre les instructions autant construire ce qui nous plaît même si ce n'est pas forcément logique à première vue.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Drôle et plein de souvenirs pour moi. Je le conseille sans hésitations!

    Image: Site officiel

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  • Le héros était une femme... le genre de l'aventure par Loïse Bilat et Gianni Haver

    Titre : Le héros était une femme... le genre de l'aventure
    Directeur/trice : Loïse Bilat et Gianni Haver
    Éditeur : Antipodes 2011
    Pages : 268

    Les femmes héros ne sont pas nombreuses dans la culture populaire. Les dernières productions le montrent parfaitement. Les rares femmes sont de simples faire valoir quand elles ne pourraient pas être remplacées par des chaises. Et les choses ne risquent pas de changer si l'on en croit le programme de la phase 3 de Marvel. Cependant, il existe un certain nombre de femmes qui ont accédé au statut d'héroïnes. Sont-elles pour autant différente des hommes ou des femmes normales? Peuvent-elles briser la norme patriarcale? Ce livre souhaite répondre à ces questions sur plusieurs chapitres qui étudient chacun un personnage particulier.

    Alors que le premier chapitre crée ce que l'on pourrait nommer une théorie de l'héroïne - conçue comme un personnage qui agit sur l'intrigue plutôt que de la subir - les autres s'intéressent à quelques personnages qui peuvent venir du monde des romans ou des comics. Ceci rend une présentation complète difficile. Je vais donc parler de quelques exemples que j'ai apprécié. Et comme je suis logique on va commencer par le dernier chapitre concernant Wonder Woman. Ceux et celles qui suivent ce blog savent que ma connaissance des comics est récente et parcellaire. Je me suis rapidement intéressé à Wonder Woman dont j'ai lu avec intérêt les aventures dans le DC Comics Anthologie. Alors un article sur elle n'allait pas me rendre indifférent! Celui-ci permet de déconstruire le caractére féministe de Wonder Woman. Oui, elle se bat pour les femmes. Mais ce combat a lieu dans un contexte particulier et dans une direction particulière. Les femmes peuvent être aussi forte que les hommes pour les remplacer lors de la WWII. Mais leur combat pour la liberté doit se faire en direction de leur charme, amour et l'acceptation de la soumission. C'est donc un message de soumission plus que d'empowerment qui est lancé. Un autre article que j'ai apprécié concerne Yoko Tsuno. Je lisais ses aventures avec passion lors de mon enfance. L'article montre bien l'intérêt de son personnage, une femme japonaise technicienne, dans un monde masculin hostile. Les tenues sont aussi analysées avec attention. On y trouve aussi une analyse de Catwoman qui conclut sur l'aspect beaucoup plus novateur face à Batman (pas celui de Nolan) que dans le film centré sur elle. Nous avons donc un livre à la fois intéressant mais un peu décousu. Il permet de créer des liens et l'analyse de personnages précis est un bon moyen de montrer comment utiliser la théorie face à un objet particulier. Un livre que je recommande.

    Image: Éditeur

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  • Minuscule: la vallée des Fourmis Perdues

    Après un certain nombre de films qui avaient les fourmis comme personnages principaux ce filon s'est un peu épuisé. Mais, à présent, il pourrait être possible de passer à nouveau sur le thème? Minuscule se déroule dans une petit vallée de montagne en été. Alors qu'un couple a abandonné son pique-nique pour des raisons qui ne nous regardent pas une jeune coccinelle est née. Mais cette dernière se perd. Heureusement pour elle des fourmis noires passent par là et décident de transporter du sucre jusqu'à leur reine. La coccinelle décidera de les aider et deviendra celle qui sauvera les fourmis noires des fourmis rouges.

    Je ne sais pas exactement pourquoi ce film n'a pas fonctionné sur moi. Je l'ai trouvé un peu long et pas très intéressant. Pourtant il a tout pour plaire. En effet, sur un décor réel on trouve des insectes irréels. On entre dans leur monde et dans les sons qu'ils créent. Il n'y a donc pas de dialogues mais différentes onomatopées selon le personnage qui les forment. On a aussi différents bruitages selon la taille et la vitesse des différents insectes. C'est une méthode inventive et intéressante. Dès le début on entre dans une sorte de monde féerique sous nos pieds. Ajouté à cela on trouve une intrigue simple mais qui fonctionne bien. On n'a pas besoin de grandes réflexions sur la vie et l'origine de l'univers. Il suffit de mettre en place une amitié et de voir comment elle se développe et comment un jeune personnage grandit. en bref tout est présent pour que ça fonctionne et ce fut le cas pour une bonne partie de la salle.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. C'est très subjectif car le film n'a pas fonctionné dans mon cas. Mais ça n’enlève absolument rien aux efforts qui ont été accomplis ni à l'imagination nécessaire pour cela.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Snowpiercer (le Transperceneige)

    Nous sommes en 2031, il y a 17 ans les gouvernements du monde ont décidé d'utiliser un produit révolutionnaire pour stopper le réchauffement climatique. Mais cet exercice s'est révélé destructeur et la Terre est plongée dans une nouvelle ère glaciaire. Seuls quelques humains ont survécu. Ils vivent dans un train qui traversent tous les continents et qui permet à tous ses pensionnaires de survivre aussi longtemps que la machine est en marche. Mais ce train fonctionne sur un système de classe extrêmement rigide. Certaines personnes ne sont pas d'accord et décident de se révolter. Mais pour gagner il faudra passer outre les gardes et atteindre la tête du train pour contrôler la machine.

    Certaines personnes pourraient penser que regarder ce film après Soylent green est une coïncidence. Eh bien non c'était voulu. D'ailleurs, ce film a un grand nombre de similarités avec le précèdent. Ainsi, le train est surpeuplé chez les pauvres et ceux-ci ne peuvent manger que des rations de protéines fabriquées dans un processus douteux tout en vivant dans le noir. Les riches, eux, vivent dans l'opulence et la nourriture saine avec une vision sur le monde. Il y a de nombreuses problématiques qui sont posés dans ce film. Comment doit-on contrôler une population de plus en plus nombreuse dans un endroit fermé? Le chef du train opte pour une régulation sur les armes autours de révoltes cycliques soigneusement préparées. La classe est-elle un destin? Selon les personnes qui contrôlent le train il est extrêmement important de connaître sa place et de s'y conformer. Souhaiter et lutter pour changer de place est non seulement vain mais dangereux pour la survive de l'espèce. Cet aspect est rendu encore plus fort par une croyance religieuse envers le train et son système jamais remis en question. Mais ces problématiques ne sont pas poussées jusqu'au bout et la conclusion même du film est très peu convaincante. On se demande vraiment ce que souhaitait la personne qui a écrit l'histoire et si elle savait vers quoi elle se dirigeait. Ce fut une grosse déception avec de nombreuses incohérences. Par exemple, à un moment les armes à feu sont inutiles et d'un seul coup elles sont à nouveau utilisées.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Ce film est sombre et intéressant mais les nombreuses incohérences et l'aspect bâclé de la fin qui oublie de répondre aux questions du film a largement joué sur cette note.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Le loup de Wall Street

    Jordan Belfort est un jeune homme d'une vingtaine d'année quand il est engagé dans une agence de courtage. C'est aussi un homme marié dont le rêve est de devenir riche. Mais alors qu'il obtient sa licence il est viré le jour même lors de l'un des plus grands krachs boursier de l'histoire. Cependant, rien ne saurait l'arrêter et il se retrouve bien vite dans une petite agence qui vend des actions sans valeurs d'entreprises naissantes. Il s'y fera vite remarquer par sa capacité à vendre de manière agressive. C'est alors qu'il décide de créer sa propre entreprise qui doit lui permettre de devenir riche! Mais cela est-il légal et, si oui, moral? Peu importe, car il n'y a que l'argent qui compte et nul ne saurait se mettre en travers de son chemin.

    Qui est Jordan Belfort? Cet homme dont la vie est au centre de deux livres et maintenant de ce film est un courtier qui a réussit. Mais il a réussi d'une certaine manière. En effet, on observe un homme dont la seule obsession est l'argent et le meilleur moyen de le recevoir grâce à un système capitaliste en roue libre. Comme le dit l'un des personnages au début du film: Tout n'est que virtuel. Le client croit devenir riche alors qu'il ne reçoit rien tandis que le courtier se prend une commission importante. Le but du jeu n'est donc pas de bien conseiller son client mais de lui vendre et de garder son argent sur le marché tout en empochant la commission. Prendre l'argent dans la poche d'autrui pour le mettre dans la sienne. Cette philosophie reste au centre de tout le film. Les courtiers sont dépeints comme des rapaces qui vendent des produits sans les connaître ni même tenter de comprendre. Leur seul but est de gagner et si certains perdent de l'argent autant que ce soit leurs clients.

    Dans ce contexte l'argent est devenu une drogue dont la dose quotidienne est nécessaire. Mais ce n'est pas la seule addiction de Jordan. Celles-ci sont expliquées par un besoin de détente et d'acuité durant toute une journée. Ainsi, l'usage des drogues permet de survivre à des journées éprouvantes durant lesquelles tout est basé sur la performance. Cette excitation s'évacue aussi par la sexualité affichée. Les bureaux de l'entreprise sont donc les lieux d'un spectacle continuel de débauche et de fête ou la drogue, la sexualité et la performance sont au centre de tout. Rien ne compte si ce n'est de pouvoir faire ce que l'on veut avec l'argent de sa réussite.

    La sexualité me mène à parler d'un autre aspect central dans le film: les femmes. Elles sont centrales non pas grâce à leur rôle. Les rares femmes nommées sont soit des épouses, des mères ou des courtières. Et encore elles ont rarement beaucoup de choses à dire à l'écran. Car Jordan ne voit pas les femmes comme des partenaires mais comme des biens permettant de prouver sa réussite matérielle. A plusieurs reprises il explique que la richesse permet de vivre avec une belle femme tandis que le marqueur de pauvreté serait de posséder (j'utilise ce terme exprès) des femmes moches. Ainsi, non seulement Jordan a une femme mannequin mais il achète aussi de nombreuses prostituées et offre même une augmentation mammaire à une employée. Moins que des êtres humains les femmes sont des biens dont il est possible de faire cadeau à ses employés. La nudité fait partie de ce cadeau et elle est souvent affichée et imposée aux femmes. Nous nous trouvons clairement dans un usage d'un bien pour prouver sa réussite sociale.

    Au final, ce film éprouvant possède-t-il une morale? Je ne crois pas. Même quand Jordan est puni (que ce soit par la justice ou les circonstances) il réussit à s'en sortir. Il n'y a pas non plus de véritables explications d'un système vicié. Le film manque donc singulièrement de point de vue. En effet, tout est mis selon le regard de Jordan qui se fiche de savoir véritablement comment le système fonctionne ou est régulé (mal) tant qu'il gagne de l'argent. Mais ce que ce film nous offre est une ambiance. Celle d'un groupe d'individus mis au centre d'une machine qui brasse des millions et dont on demande une performance à toute épreuve. Un système qui broie les employé-e-s même qui y gagnent puisqu'ils et elles perdent tout sens de la réalité. Une ambiance de toute puissance et de stress intense qui permet de comprendre comment certaines affaires et crises récentes ont pu avoir lieu.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Superbement joué, extrêmement bien réalisé, ce film est éprouvant et épuisant. Malgré sa longueur on ne sent pas le temps passé. Est-ce une véritable explication du fonctionnement de la bourse? Non, pour cela il vaut mieux s'intéresser à Margin Call qui y réussit beaucoup mieux (et qui montre aussi un dédain des clients).

    Image: Allociné

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  • Discworld

    Dans l'un des mondes du Multivers il existe une tortue. Celle-ci se nomme A’Tuin. Sur sur dos se trouvent 4 éléphants qui, eux-mêmes, portent le Disque-Monde. Et sur ce monde existe la plus grande des cités: Ankh-Morpork. La vie s'y déroule comme dans toutes les grandes villes entre les bagarres, l'université et les diverses guildes d'assassins et de voleurs. Mais tout ce petit monde sera bientôt ébahi par l'arrivée d'un homme qui se prétend être un touriste et qui donne de l'or comme si cela n'avait aucune valeur. Après quelques péripéties le mage raté Rincevent devient son guide ce qui lui voudra un certain nombre de morts (ou presque). Mais, alors que les deux camarades visitent les lieux les plus fameux du Disque-Monde une ancienne prophétie annonce la fin. Seuls les 8 sortilèges peuvent l'empêcher mais le dernier a disparu.

    Je me suis toujours dit que je devrais plus m'intéresser au travail de Pratchett. Autant commencer par des films pour, ensuite, aller plus avant dans son univers complètement déjanté (même la liste des titres est chaotique). Ce film est l'adaptation des deux premiers romans de l'univers du Disque-Monde. Bien que le premier livre ne soit pas le meilleur (je l'ai lu et on sent un humour féroce mais il n'y a pas de véritable intrigue) on apprécie beaucoup, à mon avis, cette adaptation. Ankk-Morpork est sale à souhait tandis que la mort se présente toutes les 5 minutes à l'écran pour parler à ce pauvre Rincevent. J'ai beaucoup apprécié les nombreuses références à la littérature classique de la fantasy (Conan, le Necronomicon, etc). Le jeux des acteurs est tout aussi bon. Pour une histoire qui se veut délurée et distrayante c'est une réussite!

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Drôle et rempli de références. L'université me semble être une parfaite illustration du fonctionnement des établissements actuels. Si vous aimez Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous ne connaissez pas Pratchett plongez-vous dans ce film. Si vous n'aimez pas Pratchett eh bien dommage pour vous.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • La ligue des justiciers: Echec

    Suite à une action express contre le gang du flush royal la Ligue des Justiciers se sépare pour se reposer chacun chez soi. Cependant leur repos sera de courte durée (à moins qu'il ne devienne éternel). Car le Maître des miroirs s'introduit chez Batman pour voler ses plans en cas de problèmes avec la Ligue. Suite à ce vol chacun des membres est attaqué par son pire ennemi qui possède un plan parfait pour les neutraliser. Toute la ligue est en danger de mort. Mais l'usage de ces plans par les plus grands vilains de la Terre cache un bien plus sombre plan. Car, derrière ces attaques, se cache une organisation mise en place par un être éternel qui souhaite prendre en main le destin des humains. La ligue survivra-t-elle pour pouvoir s'opposer aux plans de ce psychopathe.

    Ce qui est intéressant dans cet animé n'est pas le combat contre Savage. Ni les plans, du moins pas en soit. Ce qui est intéressant c'est d'observer la relation de Batman avec les autres membres de la Ligue. Car celle-ci regroupe les individus les plus puissants et donc les plus dangereux de la Terre. Que pourrait faire l'armée contre Superman, Wonder Woman et Green Lantern par exemple? Batman pense à ce genre de choses. Mais il n'y pense pas comme un être normal mais comme un homme paranoïaque. Toute la question est de savoir si celle-ci est justifiée ou si elle ne risque pas de détruire l'équipe? La question peut aussi se poser aux spectateurs/trices. Peut-on laisser un groupe décider de ce qui est juste sans être contrôlé? Je laisse la question en suspens

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Moins bien que les deux Batman que j'ai vu mais tout de même intéressant et sympa à voir.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon

  • Carrie, la vengeance

    Faut-il vraiment présenter Carrie? La femme dont l'histoire a été adaptée quatre fois sur les écrans. L'histoire de Stephen King probablement la plus connue au monde. Bref, Carrie est une jeune ado en dernière année dans un petit lycée des USA. Elle est assez peu appréciée par ses camarades qui se moquent de sa différence et de sa timidité. Sa mère est une femme qui croit en dieu et qui pense que la douleur peut lui permettre de sublimer ce qu'elle est et de passer outre ses pulsions. Malgré tout les choses ne se déroulent pas trop mal jusqu'à une douche après le sport durant laquelle Carrie a ses premières règles. Humiliée et moquée par ses camarades alors qu'elle ne comprenait pas ce qui se déroulait cet épisode la suivra durant le reste de sa scolarité. Mais Carrie n'est pas ordinaire, elle est dangereuse.

    Il est difficile pour moi de parler d'un film dont j'avais vu l'adaptation plus jeune. D'autant plus que je ne me souviens pas dans les détails de cette adaptation. Parlons tout d'abord de la performance des acteurs/trices. J'avoue que j'apprécie beaucoup le jeu de Chloë Grace Moretz. Cette actrice ira, à mon avis, très loin. Malheureusement pour elle on lui demande aussi de faire des gestuelles un peu bizarres. Malgré sa réussite dans l'entrée dans le corps d'une jeune fille timide et apeurée cette gestuelle bizarre qu'on lui a fait faire à la fin casse tout. Les autres personnages restent dans leur rôles sans être particulièrement bons. Ils et elles réussissent tout de même à créer l'ambiance horrible qui règne dans n'importe quel lycée. Il est dommage que les personnages soient si stéréotypés. Ainsi, on a le beau gosse gentil et populaire, la fille qui regrette, la méchante jusqu'au bout, la prof concernée et le directeur largué.

    Ce remake n'est pas particulièrement bon tout en n'étant pas mauvais non plus. On retrouve les scènes que l'on connaissait déjà dans le film précèdent. Ainsi, les grandes lignes de l'histoire sont parfaitement identiques. Ce qui change c'est l'aspect plus moderne de ce remake. Ainsi, les adolescentes possèdent des smartphones et des ordinateurs et la crise de Carrie se retrouve sur Youtube (mais sans le nom parce que les droits c'est cher). Plus que de la fantasy ce film nous parler d'humiliation et de colère. Une jeune femme est constamment attaquée par ses camarades de toutes les manières possibles. Celle-ci, à la fin, craque. On connait tous ça et on a tous des exemples tragiques en tête. Il est dommage que le film ne se donne pas les moyens d'être un peu plus critique sur ce point.

    Il est aussi dommage que le film ait gardé quelques incohérences. Ainsi, Carrie passe à ne pas connaître son pouvoir jusqu'à être capable de détruire un bâtiment entier puis sait à peine s'en servir malgré un entraînement. On ne sait pas vraiment non plus comment elle se sauve de la salle de bal. Mais, surtout, d'où viennent toutes ces pierres rondes que l'on observe dans sa maison à la fin du film? Si c'était pour donner l'impression de destruction c'est raté.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. J'ai bien aimé sans le trouve superbe.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon

    Image: Site officiel

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  • Green Lantern: les chevaliers de l'émeraude

    Le film Green Lantern hante encore mes cauchemars. Cette horrible chose a bien failli détruire tout intérêt que je possédais envers cet univers. Heureusement j'ai pu voir la série animée ainsi que ce film. Très étrangement ces derniers sont mieux construits que le film pour moins de moyens. Vous me direz, avec raison, que ce n'est pas difficile. Bref, cet animé se situe dans l'espace après la mort d'une Green Lantern par des démons venus de l'univers d'antimatière. Ceux-ci annoncent l'arrivée d'un vieil ennemi qui souhaite détruire Oa. Tous les Green Lantern sont convoqués pour combattre ainsi qu'une nouvelle recrue. Cette dernière est initiée par Hall Jordan qui lui raconte les légendes narrée par le livre des Green Lanterns.

    Je dois bien avouer que j'ai moins aimé ce film que les précédents. Il faut dire qu'il est plus difficile de s'attacher. En effet, cet animé est constitué de plusieurs histoires qui sont racontées durant l'intrigue principale (qui devient donc secondaire). On ne suit donc pas un mais plusieurs personnages emblématiques lors d'un grand nombre d'aventures. Ces histoires permettent de mieux connaître l'univers des Green Lanterns mais il est difficile de rester longtemps dans le cadre principal. Ceci met aussi à mal le danger créé par Krona. On ne sait rien de lui ni de son but et encore moins de ses raisons. Il est donc impossible de comprendre ce qu'il représente. Cette intrigue est à peine intéressante. Bref, pas un choix des plus heureux pour les scénaristes.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. J'aime bien Green Lantern mais je met en question la manière donc ce film est construit. Trop d'histoires tue l'histoire.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Batman: Year one

    Oui bon ce n'est peut-être pas chronologiquement logique mais après Red Hood j'ai regardé Year one. Nous sommes à Gotham City et deux personnes sont sur le point de faire leur entrée. La première est Gordon. Il a été muté avec sa femme enceinte dans la pire ville du pays. Bien qu'il en ait peur il compte bien garder son sang froid et nettoyer la ville. Mais que se passe-t-il quand même la police est devenue criminelle? La seconde personne est Bruce Wayne. Après 12 ans à l'étranger il revient chez lui. Mais derrière le masque du milliardaire se cache le futur Batman. Il ne tardera pas à faire parler de lui et à intéresser à la fois la police et les milieux criminels. En un an Gotham va changer.

    Cet animé est tout aussi sombre que la précèdent. Cela se voit tout autant par l'histoire que par le dessin qui se déroule la nuit parfois sous la pluie. Les nuances de gris sont nombreuses. Il est intéressant de suivre les deux partenaires de Gotham pour observer ce qu'ils peuvent faire avant même de se connaître. Ainsi, Gordon se perd dans un département corrompu au maximum et qui n'hésite pas à tuer. Batman, lui, tente de se construire tout en survivant aux différents gangs et policiers. Ce qui m'a intéressé sont aussi les références. Ainsi, on découvre Harvey Dent en tant que procureur inconnu. On a aussi la naissance de Catwoman. Mais il est dommage qu'on n'en sache pas plus. Ce film promettrait presque une suite.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Moins de questionnements que dans Red Hood mais une peinture des débuts de Batman que j'ai beaucoup aimé.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Batman: Under the red hood

    Batman a eu quelques comparses. Ce sont les Robins. Nous commençons cette histoire alors que Jason Todd, le second Robin, est kidnappé et tué par le Joker. Ce dernier est capturé par Batman mais ce dernier ne se remet pas de mort de son équipier. Quelques années plus tard Batman se bat toujours en faveurs de Gotham avec Nightwing. Mais un nouveau patron de la pègre commence à faire parler de lui. Ce dernier se nomme Red Hood et se cache derrière un masque rouge. Alors que les combats de gangs se font de plus en plus violents Batman tente de comprendre qui est ce Red Hood.

    Je ne sais pas qui pense encore que les animés sont pour les enfants mais si c'est votre cas vous devriez vous renseigner. Batman: Under the red hood n'est clairement pas un film pour enfants. On y voit de la torture a plusieurs reprises sans oublier les problèmes éthiques posés par les personnages. Car ce que ce film animé nous demande c'est de savoir à quel moment il est justifié de tuer au nom de la justice. Est-ce que cela peut se faire selon les crimes abominables d'un personnage, l'état de santé psychique ou la vengeance? Red Hood incarne cette interrogation pour Batman. Mis à part cette question, suivie d'une réponse, j'ai beaucoup aimé ce film prenant. Bien que l'on n'entre pas vraiment dans les autres personnages (j'aurais aimé en savoir plus sur Nightwing par exemple) on se prend d'affection pour eux. C'est aussi un film qui n'a pas beaucoup de temps morts et qui réussit à lier l'action et l'humour. J'ai aimé.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Sympa, une histoire intéressante et une question qui l'est tout autant.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Ender's Game

    Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu parler d'Ender. La stratégie Ender était le premier livre d'Orson Scott Card que j'avais lu. C'était avant que sa fascination pour son ami imaginaire (du nom de dieu) et pour le danger de l'homosexualité ne me gonflent. Je peux passer outre beaucoup de choses mais quand elles deviennent trop centrales dans un livre ça finit par me dégoûter. Ce n'était pas le cas dans Ender qui reste l'une des histoires les plus inventives et intéressantes selon mes souvenirs (qui sont un peu vieux il est vrai). Donc une adaptation ne pouvait que m'intéresser.

    Ender est un jeune écolier. Il fait partie d'un programme d’entraînement militaire. Ce dernier a été conçu pour découvrir et élever des stratèges d'exceptions après qu'une invasion alien ait failli détruire notre race. Ce programme est difficile mais Ender l'a réussit. Il est donc envoyé à l'école de guerre en orbite autours de la Terre. Dans un environnement militaire extrêmement rude des enfants y sont habitués à tuer de sang froid et de la manière la plus efficace possible. Ender fera tout pour y prouver ses capacités hors du commun en matière de stratégie et devenir celui qui sauvera la race humaine.

    Comme je l'ai dit mes souvenirs concernant le livre sont un peu anciens. Cependant je pense que l'adaptation est particulièrement fidèle. Les principaux événements sont décrits avec exactitudes ainsi que l'environnement qui entoure les enfants. On y découvre une société basée sur la violence et le culte martial. Un culte rendu nécessaire par le danger d'une invasion mais qui broie ses nouvelles générations. Ce culte est rendu plus fort encore par l'usage important des jeux de guerre à l'aide d'ordinateurs. Ces jeux font partie de l’entraînement principal à l'armée. On découvre des environnements réalistes qui permettent aux enfants de réfléchir à des tactiques de plus en plus inventives. Les problèmes concernent surtout les rôles féminins. Ceux-ci, même dans l'école, sont cantonnés à un rôle d'amour et de compassion maternelle envers le héros du film. Sur les quatre femmes importantes deux font parties de la famille d'Ender. Une est une soldate chargée du contrôle psychologique des enfants et la dernière une jeune ado qui sert d'oreiller émotionnel à Ender. Vraiment dommage.

    PS: Un gros malus à la propagande contre le soi-disant "piratage" payé, entre autres, par swissmedic et les pharmas. Vous croyez vraiment qu'on ne sait pas ce que vous tentez de faire?

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Bon j'ai toujours aimé ce livre. Le film étant, à mon avis, réussit sans être flamboyant je lui offre une bonne note.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Thor: The dark world

    l'Avengers Thor est de retour. Après une première adaptation remarquée pour son manque d'intérêt (mais toujours sympa à revoir) et son entrée dans le groupe des Avengers lors des événements de New-York il est temps pour Thor de montrer de quoi il est vraiment capable seul. Nous entrons ici dans la légende. Car il y a des milliers d'années une menace a pesé sur les 9 mondes. Les elfes noir et leur maître, Malekith, ont tenté de détruire l'univers grâce à un artefact extrêmement puissant: l’éther. Mais les forces d'Asgard menées par le père d'Odin ont vaincu et ont caché l'artefact. Malheureusement ce qui est enterré revient souvent à la surface. Et c'est ainsi que Jane retrouve l’éther forçant Thor à retourner sur Terre après avoir pacifié les 9 mondes. Mais ce retour d'un ancien artefact est-il le premier pas pour le retour d'une force bien plus obscure?

    Je n'ai plus besoin de l'avouer j'aime bien ces films de super-héros. Surtout quand ils sont bien faits. Bien que j'attendais Thor avec impatience - un dieu capable de manier la foudre quoi de mieux? - j'avais certaines craintes quant à sa qualité. Après tout le premier film du nom était loin d'être intéressant et le personnage n'était pas centrale dans Avengers qui tient surtout sur Ironman. Cependant, mes craintes furent rapidement déblayées par mes rires devant les aventures de Thor et de Jane. En effet, non seulement les combats sont bien fait mais ils ont réussi à utiliser l'humour quand il le fallait. Je pense que je garderais toujours en tête cette scène de Loki se déguisant en plusieurs personnages. Il est cependant dommage que certains personnages ne reçoivent pas toute l'attention qu'ils mériteraient. Odin, par exemple, est sans intérêt. Tandis que Sif mériterait plus que d'être l'amoureuse éconduite de Thor. Un film très sympathique donc.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Je craignais le pire tout en ne le souhaitant pas et je ressors d'une salle après m'être beaucoup amusé!

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Gravity par Alfonso Cuarón

    Hier soir je suis allé voir Gravity. Difficile de présenter un film qui reçoit tous les éloges depuis quelques semaines. Ce sont d'ailleurs ces commentaires très positifs qui m'ont tout d'abord permis de m'intéresser à ce film et de l'attendre avec une impatience grandissante. Après tout, on me promet un bon film qui se déroule dans l'espace alors que je suis astronome amateur et fan de SF. Qu'est-ce qui pourrait m'empêcher d'aller au cinéma? Bref, Sandra Bullock et George Clooney jouent, respectivement, le docteur Ryan Stone et le commandant Matt Kowalski. Le docteur Stone a reçu son ticket pour installer un nouvel équipement sur Hubble objet de la mission. Cependant celle-ci doit être annulée en urgence quand Houston détecte une arrivée imminente de débris. La navette spatiale détruite, les autres astronautes morts et la liaison radio coupée Stone et kowalski se retrouvent seuls dans l'espace. Ils commencent donc un long voyage dans le but de survivre.

    Pfiou que j'ai aimé ce film haletant jusqu'au bout. Bon ce n'est pas le scénario qui m'a gagné. On se trouve face à un banal scénario de survie dans un environnement qui vient de sortir d'une catastrophe. Le cliché va tellement loin qu'il ajoute l'enfant mort et le besoin de retrouver l'envie de vivre avant de pouvoir survivre. Mais ce scénario classique est joué à la perfection dans un environnement magnifiquement construit. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas la 3D que je considère comme un gadget la plupart du temps inutile sauf pour vider les portefeuilles des spectateurs. C'est ainsi que je compte sur les doigts d'une seule main les films dans lesquels la 3D a été utile. Vous pouvez donc me croire quand je vous dis que ce film utilise cette technologie avec brio. On ne nous jette rien à la figure au contraire on crée un décor vivant. À la fois lointain et proche. Le film réussit aussi à faire porter l'intrigue sur les épaules de deux personnages qui, souvent, se retrouvent seuls face à la caméra. On se trouve donc en même temps dans un huis clos étouffant et dans l'infini de l'espace. Ces deux acteurs sont très convaincants dans leur rôle. Sans oublier le rythme haletant. On a à peine le temps de souffler avant la fin du film. C'est donc une vraie réussite!

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Magnifique dans tous les sens du terme si je devais conseiller un seul film pour cette semaine ce serait celui-ci.

    Image: Site officiel

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  • Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra) de Steven Soderbergh

    Voici le film que personne n'a vu au cinéma aux USA. Et qu'aucuns producteurs d’Hollywood n'a voulu supporter car trop "gay" (mais un film ne pourra jamais être trop hétéro apparemment). Heureusement pour nous nous ne sommes pas aux USA et le film est donc au cinéma en ce moment même (bien que uniquement en VO dans ma ville). De plus HBO, coutumière des réussites et des prises de risques, a accepté de supporter le projet. Alors comme beaucoup je ne connaissais pas Liberace. Cet homme était un pianiste de talent mais surtout un showman. Je m'explique, Liberace créait des shows autant qu'il jouait grâce à ses costumes, à sa manière d'être et à sa réputation. Nous ne suivons pas vraiment sa vie mais celle de son amant: Scott Thorson. Ce dernier est ébloui par la vie fastueuse de Liberace et se fait rapidement prendre dans sa toile.

    J'ai beaucoup aimé ce film mais je ne suis pas certain de savoir pourquoi. Alors passons déjà en revue les classiques. Tout d'abord les deux acteurs principaux que sont Matt Damon et Michael Douglas incarnent parfaitement bien leurs personnages respectifs. Le premier est Scott et il joue un homme pris dans une toile sans la voir mais qui, progressivement, sent les choses lui échapper. Le second est Liberace dont il incarne la figure kitsch mais aussi profondément narcissique. Les autres acteurs sont moins visibles mais tout aussi bon. Du côté de l'intrigue il est intéressant de s'intéresser au point de vue d'un personnage, Scott, ce qui permet de choisir certains épisodes particuliers important selon le point de vue de celui-ci. Je suis aussi ébahi par le travail qui a été fait sur les décors qui sont tout simplement époustouflants. Mais HBO nous avait habitué à une grande qualité de ce côté (pensez à Game of Thrones ou Rome par exemple). L'intrigue nous plonge dans la dynamique mise en place autours du couple Liberace-Scott. Une dynamique étrange et souvent un peu malsaine entre un homme qui donne tout mais demande tout et un homme qui reçoit tout et accepte tout. En effet, bien que Liberace soit très généreux il est aussi très demandeur non seulement en temps mais aussi en sacrifice. Ce qui permet de montrer une relation psychologiquement difficile. Mais on découvre aussi l'autre face. Car Liberace n'est pas qu'une star c'est aussi un vieil homme qui commence à perdre sa beauté et qui possède de nombreux besoins inassouvis.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Il m'est franchement difficile de trouver des points négatifs à ce film. Je me suis amusé, j'ai été dérangé, les décors sont magnifiques et les acteurs au pinacle de leur art.

    Image: Allociné

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  • Omar de Hany Abu-Assad

    Bon après avoir vu Turbo je me suis dis que j'allais passer à un autre style en allant voir Omar. Ce film dont le titre est le nom du principal personnage est décrit comme un thriller palestinien par la presse. Omar est donc un jeune homme palestinien qui vit à l'ombre du mur qu'il traverse parfois en risquant de se faire tuer. Mais comme beaucoup de jeunes il souhaite résister à l'occupation israélienne en accomplissant ce que l'ennemi nomme du terrorisme. C'est avec deux amis d'enfance qu'il prépare une attaque contre l'armée qui réussira. Mais il y a un traître dans les rangs et la police rattrape vite Omar qui se voit offrir un choix: coopérer ou passer sa vie en prison sachant que tous ses amis et la femme de sa vie seront détruits.

    Il est rafraîchissant de ne pas toujours voir de thriller américain. Ce n'est pas que je ne les apprécie pas mais Omar fonctionne différemment. On ne se trouve pas dans une grande ville sombre dont l'on parcourt les bas-fonds à la recherche de la vérité. Au contraire on se trouve au soleil de la Palestine et les seuls moments sombres sont ceux de l'attentat et des emprisonnements. Ce film regroupe à la fois une histoire d'amis, une histoire d'amour et une histoire politique. Car tout le monde est impliqué dans l'occupation qu'ils luttent activement, passivement, aient renoncés ou qu'ils aident les occupants quand ils ne sont pas ces derniers. Ce film est donc assez dense.

    Ce que l'on observe dans l'histoire qui nous est contée est la difficulté de résister avec des armes considérées comme terroriste. En effet, la seule résistance armée possible (car je suis convaincu qu'une résistance pacifique est possible) est cachée, une forme de guérilla. Mais l'opportunité de cette résistance n'est jamais questionnée. Est-ce la seule voie? Est-ce vraiment une bonne idée? Le film nous montre aussi le danger de la paranoïa et de la méfiance entre amis et amants. En effet, dès que quelqu'un est soupçonné tout commence à tomber par terre. Que ce soit l'envie de se marier ou l'amitié. Ceci est mis en place par les forces de sécurité d'Israël qui comprennent bien ce qu'elles peuvent en tirer. Mais on observe aussi l'humiliation quotidienne des Palestiniens. Que ce soit le mur, les forces armées israéliennes qui s'amusent à humilier ou la prison dans laquelle la torture psychologique et physique est utilisée. On trouve aussi quelques informations intéressantes sur la place des femmes qui se doivent d'être chastes, silencieuses et d'accepter l'échange qui se fait lors d'un mariage décidé par les hommes vu comme pourvoyeurs de l'argent. Au final ce film dépeint la perte d'une amitié et de l'amour face à un occupant tout puissant qui prend le contrôle des personnes.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Une histoire qui nous permet de visiter les deux cotés du mur et de comprendre ce que ressent un peuple sous occupation constamment humilié. Mais aussi un thriller qui permet de lier divers histoires entre elles dans une intrigue de méfiance.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Turbo

    Turbo est le nouveau film d'animation que nous offre dreamworks. Il parle d'un jeune escargot qui a une passion: les courses de voiture. Il a aussi un héros qui n'est autre que le meilleur coureur automobile du monde. Son rêve est simple: être capable de concourir dans une course et d'aller aussi vite qu'il le souhaite. Mais n'étant qu'un escargot il doit se contenter d'une vie monotone et lente entre la culture de tomate et le danger des corbeaux. Ses rêves sont mal vu par toute la communauté dont son frère qui s'adapte très bien à la monotonie. Mais un jour, alors que Turbo rampe près d'une autoroute, il est absorbé à l'intérieur d'une voiture et son ADN est revisité ce lui permet de développer des pouvoirs de vitesse. Enfin il pourra tenter de concrétiser son rêve et d'entrer comme compétiteur dans une course officielle. Mais réussir un rêve n'est pas facile.

    Turbo a tout du film familial que l'on va voir avec ses enfants. La recette est loin d'être compliquée. Il faut un héros sympathique, des obstacles et un méchant bien méchant. Vous secouez un peu, on laisse mijoter pendant une petite heure et vous avez un film pas trop mal pour peu d'efforts intellectuels. La plupart des films d'animation familiaux fonctionnent la-dessus et ce n'est pas l'histoire mais la manière de la dépeindre qui permet à un film de sortir du lot. Turbo restera dans la moyenne des films sympas devant lesquels on a passé un bon moment mais qui ne serait jamais revu. Ce n'est pas qu'il ne fonctionne pas mais qu'il est déjà connu avant même que le film ne commence. Nous avons le héros rêveur et naïf, Turbo, qui doit passer outre les dangers du monde et la désapprobation de son frère et un méchant jaloux et hypocrite. Mais le héros fera tout pour réussir son rêve malgré les doutes et les dangers lançant le message du film que l'on reçoit depuis le début: aucun rêve n'est trop grand et aucun rêveur trop petit. Bref, du classique que nous avons déjà tous vu.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Rien de bien inventif mais ça fonctionne sans trop d'accrocs.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • The Butler /Le Majordome de Lee Daniel

    Le Majordome est ce film qui aurait fait pleurer Obama. Il est donc logique que tout le monde décide d'aller le voir pour savoir si on pleure vraiment devant l'écran. C'est aussi une histoire particulièrement importante pour les USA qui n'ont pas encore réussi à créer une égalité de fait entre les communautés. Nous n'avons pas le même type de mouvements en Europe. Ce film est l'histoire d'un homme, Cecil Gaines qui quitte le Sud des USA pour éviter les risques qui entourent les personnes noires. Son voyage lui permettra de devenir un très bon majordome et d'être observé par les services de la Maison Blanche. Il sera dans cette Maison au service de 7 présidents ce qui lui permettra de voir de l'intérieure des bribes de décisions concernant les questions importantes de la seconde moitié du XXe siècle tout en restant le plus discret possible.

    Je pense qu'il est nécessaire de le dire immédiatement. J'ai lu de temps en temps que ce film permet de voir la petite histoire d'un homme face à la grande histoire. A mon avis il n'y a pas de grande ni de petite histoire. Il y a des individus qui sont mêlés à des événements qu'ils ne contrôlent pas. Et ce film réussit bien à montrer cet emmêlement. Alors que Cecil Gaines tente de garder son travail et de rester discret sa famille est nécessairement engloutie par l'arrivée de Martin Luther King puis du Black Panther Party. Perdu dans des mouvements de masse qu'il ne comprend pas et dont il a peur alors que l'un de ses fils s'y engage fortement pour ensuite entrer en politique. On observe, en fait, un changement de génération. L'une souhaitait la discrétion pour survivre et la nouvelle fait tout pour démontrer son droit à l'existence.

    Mais ce beau film est loin d'être parfait. En fait c'est un film très simple. On peut difficilement échouer quand on place toutes les idées connues sur le mouvement des droits civiques et l'histoire des populations noires des USA. Ainsi, le réalisateur nous montre les champs de cotons, la brutalité policière et des simples personnes et porte sur un piédestal les combattants du mouvement freedom puis du Black Panther Party en mettant face à face des mouvements qui se veulent pacifistes et une réaction violente encadrée et légitimée par la justice. Il n'y a aucune vision de ces événements dans toute leur complexité. Le personnage de Cecil Gaines est lui-même simplifié à l'extrême. C'est un père de famille travailleur consciencieux qui a des problèmes avec sa famille entre sa femme délaissée, son aîné engagé et son cadet qui accepte tout sans critiques. Il ne manque plus que le chien et nous avons la bonne famille américaine. Les femmes, elles, apparaissent à peine. Et tandis que le réalisateur nous montre les mouvements de luttes contre la ségrégation rien n'est fait pour y montrer l'importance des femmes ainsi que leur vision critique du patriarcat. Ou est passée la critique des blacks feminists? C'est à peine si on nous montre quelques scènes durant lesquels les hommes sont dominants et les femmes dominées et mises à l'arrière plan. Ceci étant fait sans visions critiques.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Ce n'est pas un mauvais film malgré quelques scènes peu maitrisées mais surtout un film facile. Dans l'Amérique d'Obama il n'était que logique que ce type d'histoire soit mis en scène. Mais il n'y a pas de profondeurs et j'en suis sorti avec une impression de manque.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

    Site Officiel

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  • Jeune et Jolie

    Jeune et Jolie est le dernier film d'Ozon un réalisateur français. La presse et les critiques sont majoritairement conquis par la prestation du réalisateur et de son actrice Marine Vacth. Je ne suis pas de cet avis. Loin d'y voir une magnifique ode à l'adolescence ou encore la beauté des femmes et leur force face aux hommes victimes de leurs charmes j'y vois un film qui pue. Mais tout d'abord de quoi parle-t-il? Nous suivons sur une année, égrainée par les saisons, la vie d'une jeune femme de 17 ans. Après avoir perdu sa virginité sur la plage avec un bel allemand elle commence, lors de son retour de vacances, à se prostituer. Une double vie se met en place entre sa vie de lycéenne et ses activités de prostituée.

    Alors, avant de massacrer ce film puant je vais tout de même annoncer les rares points positifs. Après tout il faut être réaliste Ozon sait réaliser. C'est éviter de dire des bêtises qu'il semble être incapable de réussir. Bref, ce film est beau et maîtrisé. L'image donne envie de retrouver les personnages du film et ces derniers sont assez sympathiques dans leur genre sexiste. Marine Vacth réussit à incarner une lycéenne mais loin de la beauté décrite dans les médias j'y vois un personnage triste et mélancolique. Elle fait la gueule durant tout le film.

    Il est maintenant important d'expliquer pourquoi ce film pue comme je le répète depuis le début. Ozon l'avait expliqué devant la presse: Il considère que toutes les femmes souhaitent être des prostituées. Plus qu'un fantasme se serait une envie. On se rend très facilement compte que ce film ne fait qu'illustrer cette thèse défendue par Ozon. Je m'explique, dans ce film toutes les femmes sont des putes et les hommes le savent très bien et mieux que les femmes qui font semblant de ne pas savoir. Tandis que le personnage principal, Isabelle, accepter cette envie de se prostituer, de créer et d'entretenir le désir chez les hommes, les autres femmes (qui sont au nombre de cinq) agissent de manière hypocrite en plaisantant sur la prostitution ou en la refusant. Que ce soit l'amie du lycée qui aimerait mais n'ose pas, la mère qui pense que le "vice" est inscrit dans sa fille ou les relations de la mère qui ont peur de la prédation d'Isabelle aucune n'est honnête. Chacune d'entre-elles souhaite se prostituer et aime faire croire en la possibilité d'être possédées par un homme. Il n'y a que la dernière femme à apparaitre sur l'écran qui ne ment pas. Elle explique très clairement que si elle n'avait pas été aussi timide dans sa jeunesse elle aurait adoré se prostituer de la même manière qu'Isabelle. Les hommes, eux, savent bien que les femmes ne demandent qu'à être des putes. Sans le dire trop ouvertement ils réagissent comme si de rien n'était face aux activités d'Isabelle en tentant de demander la compréhension des autres femmes. Parfois ils sont plus directs et abordent ouvertement les jeunes lycéennes pour leur demander un prix sans que cela ne soit problématisé par le réalisateur. On se rend donc compte que, pour Ozon, la relation de prédation des hommes sur les femmes et leur prise de possession du corps féminin est normalisé comme une relation naturelle entre les sexes. Bien que l'on puisse considérer avec Paola Tabet que l'échange économico-sexuel se place sur une continuité de la prostitution au mariage dans le cadre du système patriarcal capitaliste peut-on vraiment ne pas le déplorer et le normaliser dans ce film?

    La deuxième critique que je place concerne le fonctionnement proprement dit du film. Celui est une gigantesque machine à fantasme! Ozon montre dès le début sa fascination du corps de Marine Vacth. Dès les premières minutes du film le/la spectateur-trice est placé-e dans une position de voyeurisme face au corps du personnage d'Isabelle sur la plage. Durant tout le film Isabelle est considérée comme un objet de fantasmes fascinés pour les hommes souvent plus âgés. C'est ainsi qu'Ozon met en place une scène durant laquelle Isabelle flirte ouvertement avec son beau père qui joue volontiers le jeu. Évacué comme de la provocation par ce dernier face au regard désapprobateur de sa femme c'est Isabelle qui est accusée de jouer avec le désir des hommes. Jamais le désir d'un adulte pour une mineure n'est considéré comme problématique. Et qu'est-ce qui fait cette fascination du personnage d'Isabelle? Cette dernière sait ce qu'elle est, une pute, et l'accepte. Encore une fois la sexualité des femmes est vue comme le problème, la tentation, et non le regard et les actes des hommes sur les femmes.

    Enfin, je suis très sceptique face au traitement de la prostitution par Ozon. Bien que je sache qu'il existe une prostitution choisie, de nombreux travaux existent sur le sujet, il existe aussi une prostitution subie. De plus, cette activité en marge de l'économie pour des raisons politiques implique des dangers spécifiques qui ne sont pas montrés par Ozon. Ce dernier ne fait que s'attarder sur la gentillesse des clients et le glamour des chambres d’hôtels luxueux. L'argent est vu comme facilement gagné laissant de coté toutes les connaissances et l'effort mis en place pour l'activité de prostitution. De plus, aucune explication n'est donnée. Cet aspect rejoint le caractère naturellement féminin de la prostitution mais pose problème pour une film encensé par la presse.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. En conclusion Ozon nous fait subir un film qui pue le sexisme et le fantasme a peine caché d'un homme âgé pour des adolescentes.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Kick-ass 2

    Vous vous souvenez de Kick-ass? Ce jeune adolescent un peu bête qui décide de jouer au super-héros dans la rue. Son petit jeu avait failli le tuer et il ne survécut que grâce à sa rencontre avec deux personnages haut en couleurs: un père et sa jeune fille tous les deux plus psychopathes l'un que l'autre. Eh bien Kick-ass est de retour. Après avoir abandonné son costume durant un temps pour pouvoir se consacrer à sa copine le monde n'était qu'ennui pour lui. Mais Hit-girl, elle, n'avait pas abandonné. Il lui demande donc son aide pour qu'il puisse s'entrainer à être un vrai héros. Et il décide de rejoindre un groupe de personnes qui ont décidé, comme lui, de prendre le costume et d'aider les gens. Mais quand il sera ciblé par un ancien ennemi qui a pris le nom de Motherfucker il devra peut-être accepter de laisser la police faire son travail. Où pas...

    Ce second volet reste dans le style du précèdent. On retrouve donc les scènes d'action sanglante et les personnages sans état d'âme. Mais, contrairement au précèdent, une partie de l'intrigue concerne la mise en place d'un groupe d'amis super-héros. Chacun des membres du groupe a une histoire et souhaite aider son prochain. Le film montre donc la constitution d'un groupe de personnes qui pensent avoir le droit d'agir tandis que la police serait incompétente ou corrompue. On peut parfaitement critiquer l'idée de cette forme de justice personnelle et externe à l'état. Mis à part cela ce film concerne surtout la quête d'identité de différents personnages. Le trio du film, Kick-ass, Hit-girl et Motherfucker, est au cœur de ce problème. Alors que le premier pense avoir compris qui il veut être et pourquoi il ne comprend pas encore tout à fait quelles en sont les conséquences. Pour Hit-girl c'est justement son identité de super-héros qui est au centre du problème. Est-elle vraiment cette femme où alors est-elle un masque qui dévoilera une autre femme? Pour le dernier c'est la vengeance qui le conduit à considérer son identité comme celle d'un homme qui souhaite faire souffrir son prochain. C'est aussi le plus immature des trois puisque son identité provient d'une révolte contre sa mère et de caprices d'adolescents riches. Ses amis sont d'ailleurs des personnes payées tandis que Kick-ass se fait de véritables relations. Ce n'est que lors de la fin du film que chacun acceptera vraiment son identité et deviendra, d'une certaine manière, plus adulte.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Sans être révolutionnaire je trouve ce second volet intéressant. J'aurais apprécié en savoir plus sur Hit-girl et je déplore qu'il y ait eu besoin de sexualiser l'une des membres du groupe de héros et de la considérer simplement pour la relation romantique qu'elle noue avec Kick-ass.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Percy Jackson Sea of Monsters

    Hier soir je suis allé voir le second film concernant un jeune adolescent nommé Parcy Jackson. Ce dernier, comme son nom ne le dit pas, serait le fils de Poséidon ce qui fait de lui un demi-dieu. Comme tous les membres de son espèce il connaît de nombreux lieux cachés aux simples humains. Il participe aussi à une sorte de camp parfaitement sûre pour lui et ses semblables. Mais tandis qu'il se faisait battre à plate couture par Clarisse fille du dieu de la guerre un monstre mécanique attaque le camp et réussit à traverses une barrière magique installée par Zeus. Cette chute pose problème aux adolescents puisqu'ils souhaitent rester en vie. Une quête est donc organisée pour retrouver un artefact capable de soigner et ressusciter n'importe qui: La toison d'or. Mais, dans cette quête, Percy se retrouvera confronté à un ancien ennemi des dieux.

    J'avoue que ne pas avoir vu le premier volet était un peu handicapant. Certaines références et certains faits m'étaient inconnus ce qui rendait mon immersion dans le film un peu plus difficile que prévu. Cependant j'ai tout de même apprécié le temps passé devant l'écran. Ce que j'ai apprécié n'est pas tant l'intrigue assez basique ni les personnages classiques. On se retrouve devant un énième récit d'initiation d'un adolescent qui doit comprendre qui il est et ce qu'il compte faire sur cette terre tout en cherchant à se faire bien voir de son père (la mère est inexistante). Non, ce que j'ai aimé c'est la manière dont la mythologie - que je ne connais qu'imparfaitement - est insérée dans des lieux connu. Ainsi un taxi devient un chariot de l'apocalypse tandis qu'un centre de tri UPS devient l'antre d’Hermès. Cet aspect est, à mon avis, assez réussi. Le film, lui, reste du cinéma classique pour jeunes.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. On a tous vu à de nombreuses reprises ce type de films. Un héros qui entre dans un monde étrange et qui est destiné à faire quelque chose. Une quête initiatrice qui lui permet de connaître son identité. Bref, on connaît. Mais le film est plutôt réussit.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • The lone ranger

    Bon, les sorties sont de retour j'ai donc été voir un film. C'est une habitude. Je suis donc passé devant Lone Ranger le nouveau film avec Johnny Depp en star. L'action se passe dans le farwest. Tandis que les USA sont sur le point d'être relié par le rail un jeune procureur aide à emmener un prisonnier qui doit être pendu après la cérémonie de mise en place des rails. Mais ce prisonnier s'échappe et le jeune procureur décide de suivre son frère, ranger, dans une course poursuite à travers le désert. Ils se font pièger et meurent. Mais l'un d'eux survit et décide de s'allier à un Indien qui le considère comme un esprit errant revenu du royaume des morts. La légende du lone ranger et de Tonto commence.

    Un grand bâillement, voila ce que ce film m'a offert. Je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour énumérer ses problèmes. Personnellement je n'ai absolument pas été convaincu par le jeu d'acteur. Bien que Depp soit toujours aussi bon dans le personne doux dingue on se lasse rapidement d'un jeu que l'on connaît par cœur et qui n'a presque plus rien de drôle. Ce point aussi pose problème. Le film est censé être drôle. Pourtant je n'ai que rarement entendu des rires. D'ailleurs j'ai très rarement rit aussi. C'est à peine si les gags font mouches et, la plupart du temps, on se contente de regarder d'un air absent quelque chose qui était censé être drôle. Ce film est un gigantesque gag carambar en plus cher. Mais ce qui fait le plus de mal à Lone Ranger c'est que l'on sent que la production a souhaité faire un nouveau Pirate des Caraïbes. Mais les recettes qui ont permis à Pirate de fonctionner jouaient aussi sur la surprise. Au bout de 4 films ce Lone Ranger ne peut que donner l'impression d'un éternel retour à une ancienne recette que plus personne n'apprécie vraiment car elle a trop été utilisée. A noter que, encore une fois, les femmes sont très peu présentes. Elles sont deux: une prostituée et une mère de famille qui doit être sauvée. Ce n'est pas encore cette fois que l'on aura des rôles féminins intéressants dans un Disney.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Sans être une horreur ce film n'est qu'un énième retour d'une recette que plus personne ne veut voir. Disney pense faire de l'argent mais n'a réussit qu'à lasser son public. Évitez ce film sauf si vous avez des problèmes de sommeil.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Now you see me (insaisissable)

    New York, quatre personnes dans les rues montent de petits spectacles de magie. Ils tentent de percer mais n'y arrive pas vraiment bien qu'ils possèdent un réel talent. Mais quelqu'un les a observé et décide de les réunir. Un an plus tard ils sont connus à Las Vegas sous le nom des 4 cavaliers. Ils sont connus mais leur célébrités va augmenter exponentiellement quand ils annonceront leur nouveau tour. En effet, les 4 cavaliers vont dévaliser une banque en direct! Il s'ensuit une course contre la montre avec le FBI qui ne comprend pas comment agissent ces magiciens exceptionnels.

    Je suis plus qu'heureux d'avoir vu ce film après la déception que fut l'horrible RIPD. Now you see me est un superbe spectacle qui n'a que peu de points négatifs. Tout d'abord je pense que les acteurs ont superbement réussi à incarner leurs personnages. On retrouve d'ailleurs quelque têtes connues qui ont parfois déjà joué ensemble. La musique accompagne le film plutôt que de forcer le spectateur dans l'intrigue. Elle est d'ailleurs très réussie. Les effets spéciaux, spectaculaires et magnifiques, forment une vraie magie sur les écrans. L'intrigue est aussi réussie. Il fallait oser mettre 4 magiciens face au FBI pour des braquages considérés comme impossible. Je suis allé de surprise en surprise et de rire en rire devant ce film que je conseille à tous les amoureux de la magie et aux autres.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Magique, tout simplement.

    Image: Site officiel

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  • RIPD

    Je suis allé au cinéma voir ce film avec une idée en tête: soit c'est crétin soit c'est crétin mais fun. Dans tous les cas une partie de la critique était déjà écrite grâce à la bande annonce de ce qui semblait déjà être un film bien stupide. Du moins il parait que c'est du cinéma. J'ai eu un peu de mal à le croire. Mais avant de commencer de tirer sur l'ambulance il faut au moins dire de quoi parle le film. Alors, selon le scénario que j'ai retrouvé caché sur un papier de cigarette plié en quatre l'histoire se déroule à Boston. Ce n'est pas comme si c'était important de toute manière. Le héros, Nick, a volé des preuves en or (ah ah). Alors qu'il se repend et souhaite rendre l'or son partenaire l'abat durant un raid. C'est bête parce que ça ne lui donne pas beaucoup de bons points pour son jugement. Heureusement pour lui le rest in peace departement (d'où le nom du film, super imaginatif non?) a besoin de ses talents pour ramener les morts dans le seul endroit fait pour eux: l'au-delà. Et comme on ne veut pas perdre notre temps il se trouve que, justement, le petit nouveau met au jour une conspiration des morts pour créer la fin du monde. Chanceux le flic!

    Comment critiquer quelque chose de vide? Franchement, ne gaspillez ni votre temps ni votre argent pour cette chose atroce qui se prétend être un film. A mon avis c'est une conspiration de libraire qui a demandé sa création pour que les spectateurs, dégoûtés, jurent de ne jamais plus retourner au cinéma et de lire l'intégrale de Game of Thrones a la place (ce qui est une très bonne idée soit dit en passant). L'ennui c'est qu'il n'y a rien à sauver. Non seulement les personnages sont caricaturaux, stupides et franchement emmerdant mais, en plus, l'histoire n'est qu'un prétexte pour un semblant de scènes d'actions ratées en 3D. Les gags, du moins il parait qu'il y en a, sont aussi drôle que des blagues carambars. Franchement, ce film doit être censuré, les copies détruites et tous les articles écrit sur lui supprimés pour que les générations futures n'aient pas honte de ses ancêtres.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je déclare l'accusé coupable de crime cinématographique. Il est condamné à ne plus jamais créer de film et ce pour sauvegarder la santé psychique de l'humanité. Vite ! Avant qu'il ne nous fasse subir une autre horreur!

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: site officiel

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