09/11/2013

Ender's Game

Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu parler d'Ender. La stratégie Ender était le premier livre d'Orson Scott Card que j'avais lu. C'était avant que sa fascination pour son ami imaginaire (du nom de dieu) et pour le danger de l'homosexualité ne me gonflent. Je peux passer outre beaucoup de choses mais quand elles deviennent trop centrales dans un livre ça finit par me dégoûter. Ce n'était pas le cas dans Ender qui reste l'une des histoires les plus inventives et intéressantes selon mes souvenirs (qui sont un peu vieux il est vrai). Donc une adaptation ne pouvait que m'intéresser.

Ender est un jeune écolier. Il fait partie d'un programme d’entraînement militaire. Ce dernier a été conçu pour découvrir et élever des stratèges d'exceptions après qu'une invasion alien ait failli détruire notre race. Ce programme est difficile mais Ender l'a réussit. Il est donc envoyé à l'école de guerre en orbite autours de la Terre. Dans un environnement militaire extrêmement rude des enfants y sont habitués à tuer de sang froid et de la manière la plus efficace possible. Ender fera tout pour y prouver ses capacités hors du commun en matière de stratégie et devenir celui qui sauvera la race humaine.

Comme je l'ai dit mes souvenirs concernant le livre sont un peu anciens. Cependant je pense que l'adaptation est particulièrement fidèle. Les principaux événements sont décrits avec exactitudes ainsi que l'environnement qui entoure les enfants. On y découvre une société basée sur la violence et le culte martial. Un culte rendu nécessaire par le danger d'une invasion mais qui broie ses nouvelles générations. Ce culte est rendu plus fort encore par l'usage important des jeux de guerre à l'aide d'ordinateurs. Ces jeux font partie de l’entraînement principal à l'armée. On découvre des environnements réalistes qui permettent aux enfants de réfléchir à des tactiques de plus en plus inventives. Les problèmes concernent surtout les rôles féminins. Ceux-ci, même dans l'école, sont cantonnés à un rôle d'amour et de compassion maternelle envers le héros du film. Sur les quatre femmes importantes deux font parties de la famille d'Ender. Une est une soldate chargée du contrôle psychologique des enfants et la dernière une jeune ado qui sert d'oreiller émotionnel à Ender. Vraiment dommage.

PS: Un gros malus à la propagande contre le soi-disant "piratage" payé, entre autres, par swissmedic et les pharmas. Vous croyez vraiment qu'on ne sait pas ce que vous tentez de faire?

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Bon j'ai toujours aimé ce livre. Le film étant, à mon avis, réussit sans être flamboyant je lui offre une bonne note.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:24 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ender, invasion, aliens, armée | | | |  Facebook

02/11/2013

Thor: The dark world

l'Avengers Thor est de retour. Après une première adaptation remarquée pour son manque d'intérêt (mais toujours sympa à revoir) et son entrée dans le groupe des Avengers lors des événements de New-York il est temps pour Thor de montrer de quoi il est vraiment capable seul. Nous entrons ici dans la légende. Car il y a des milliers d'années une menace a pesé sur les 9 mondes. Les elfes noir et leur maître, Malekith, ont tenté de détruire l'univers grâce à un artefact extrêmement puissant: l’éther. Mais les forces d'Asgard menées par le père d'Odin ont vaincu et ont caché l'artefact. Malheureusement ce qui est enterré revient souvent à la surface. Et c'est ainsi que Jane retrouve l’éther forçant Thor à retourner sur Terre après avoir pacifié les 9 mondes. Mais ce retour d'un ancien artefact est-il le premier pas pour le retour d'une force bien plus obscure?

Je n'ai plus besoin de l'avouer j'aime bien ces films de super-héros. Surtout quand ils sont bien faits. Bien que j'attendais Thor avec impatience - un dieu capable de manier la foudre quoi de mieux? - j'avais certaines craintes quant à sa qualité. Après tout le premier film du nom était loin d'être intéressant et le personnage n'était pas centrale dans Avengers qui tient surtout sur Ironman. Cependant, mes craintes furent rapidement déblayées par mes rires devant les aventures de Thor et de Jane. En effet, non seulement les combats sont bien fait mais ils ont réussi à utiliser l'humour quand il le fallait. Je pense que je garderais toujours en tête cette scène de Loki se déguisant en plusieurs personnages. Il est cependant dommage que certains personnages ne reçoivent pas toute l'attention qu'ils mériteraient. Odin, par exemple, est sans intérêt. Tandis que Sif mériterait plus que d'être l'amoureuse éconduite de Thor. Un film très sympathique donc.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Je craignais le pire tout en ne le souhaitant pas et je ressors d'une salle après m'être beaucoup amusé!

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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26/10/2013

Gravity par Alfonso Cuarón

Hier soir je suis allé voir Gravity. Difficile de présenter un film qui reçoit tous les éloges depuis quelques semaines. Ce sont d'ailleurs ces commentaires très positifs qui m'ont tout d'abord permis de m'intéresser à ce film et de l'attendre avec une impatience grandissante. Après tout, on me promet un bon film qui se déroule dans l'espace alors que je suis astronome amateur et fan de SF. Qu'est-ce qui pourrait m'empêcher d'aller au cinéma? Bref, Sandra Bullock et George Clooney jouent, respectivement, le docteur Ryan Stone et le commandant Matt Kowalski. Le docteur Stone a reçu son ticket pour installer un nouvel équipement sur Hubble objet de la mission. Cependant celle-ci doit être annulée en urgence quand Houston détecte une arrivée imminente de débris. La navette spatiale détruite, les autres astronautes morts et la liaison radio coupée Stone et kowalski se retrouvent seuls dans l'espace. Ils commencent donc un long voyage dans le but de survivre.

Pfiou que j'ai aimé ce film haletant jusqu'au bout. Bon ce n'est pas le scénario qui m'a gagné. On se trouve face à un banal scénario de survie dans un environnement qui vient de sortir d'une catastrophe. Le cliché va tellement loin qu'il ajoute l'enfant mort et le besoin de retrouver l'envie de vivre avant de pouvoir survivre. Mais ce scénario classique est joué à la perfection dans un environnement magnifiquement construit. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas la 3D que je considère comme un gadget la plupart du temps inutile sauf pour vider les portefeuilles des spectateurs. C'est ainsi que je compte sur les doigts d'une seule main les films dans lesquels la 3D a été utile. Vous pouvez donc me croire quand je vous dis que ce film utilise cette technologie avec brio. On ne nous jette rien à la figure au contraire on crée un décor vivant. À la fois lointain et proche. Le film réussit aussi à faire porter l'intrigue sur les épaules de deux personnages qui, souvent, se retrouvent seuls face à la caméra. On se trouve donc en même temps dans un huis clos étouffant et dans l'infini de l'espace. Ces deux acteurs sont très convaincants dans leur rôle. Sans oublier le rythme haletant. On a à peine le temps de souffler avant la fin du film. C'est donc une vraie réussite!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Magnifique dans tous les sens du terme si je devais conseiller un seul film pour cette semaine ce serait celui-ci.

Image: Site officiel

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21/10/2013

Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra) de Steven Soderbergh

Voici le film que personne n'a vu au cinéma aux USA. Et qu'aucuns producteurs d’Hollywood n'a voulu supporter car trop "gay" (mais un film ne pourra jamais être trop hétéro apparemment). Heureusement pour nous nous ne sommes pas aux USA et le film est donc au cinéma en ce moment même (bien que uniquement en VO dans ma ville). De plus HBO, coutumière des réussites et des prises de risques, a accepté de supporter le projet. Alors comme beaucoup je ne connaissais pas Liberace. Cet homme était un pianiste de talent mais surtout un showman. Je m'explique, Liberace créait des shows autant qu'il jouait grâce à ses costumes, à sa manière d'être et à sa réputation. Nous ne suivons pas vraiment sa vie mais celle de son amant: Scott Thorson. Ce dernier est ébloui par la vie fastueuse de Liberace et se fait rapidement prendre dans sa toile.

J'ai beaucoup aimé ce film mais je ne suis pas certain de savoir pourquoi. Alors passons déjà en revue les classiques. Tout d'abord les deux acteurs principaux que sont Matt Damon et Michael Douglas incarnent parfaitement bien leurs personnages respectifs. Le premier est Scott et il joue un homme pris dans une toile sans la voir mais qui, progressivement, sent les choses lui échapper. Le second est Liberace dont il incarne la figure kitsch mais aussi profondément narcissique. Les autres acteurs sont moins visibles mais tout aussi bon. Du côté de l'intrigue il est intéressant de s'intéresser au point de vue d'un personnage, Scott, ce qui permet de choisir certains épisodes particuliers important selon le point de vue de celui-ci. Je suis aussi ébahi par le travail qui a été fait sur les décors qui sont tout simplement époustouflants. Mais HBO nous avait habitué à une grande qualité de ce côté (pensez à Game of Thrones ou Rome par exemple). L'intrigue nous plonge dans la dynamique mise en place autours du couple Liberace-Scott. Une dynamique étrange et souvent un peu malsaine entre un homme qui donne tout mais demande tout et un homme qui reçoit tout et accepte tout. En effet, bien que Liberace soit très généreux il est aussi très demandeur non seulement en temps mais aussi en sacrifice. Ce qui permet de montrer une relation psychologiquement difficile. Mais on découvre aussi l'autre face. Car Liberace n'est pas qu'une star c'est aussi un vieil homme qui commence à perdre sa beauté et qui possède de nombreux besoins inassouvis.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Il m'est franchement difficile de trouver des points négatifs à ce film. Je me suis amusé, j'ai été dérangé, les décors sont magnifiques et les acteurs au pinacle de leur art.

Image: Allociné

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10:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biopic, liberace, hbo | | | |  Facebook

20/10/2013

Omar de Hany Abu-Assad

Bon après avoir vu Turbo je me suis dis que j'allais passer à un autre style en allant voir Omar. Ce film dont le titre est le nom du principal personnage est décrit comme un thriller palestinien par la presse. Omar est donc un jeune homme palestinien qui vit à l'ombre du mur qu'il traverse parfois en risquant de se faire tuer. Mais comme beaucoup de jeunes il souhaite résister à l'occupation israélienne en accomplissant ce que l'ennemi nomme du terrorisme. C'est avec deux amis d'enfance qu'il prépare une attaque contre l'armée qui réussira. Mais il y a un traître dans les rangs et la police rattrape vite Omar qui se voit offrir un choix: coopérer ou passer sa vie en prison sachant que tous ses amis et la femme de sa vie seront détruits.

Il est rafraîchissant de ne pas toujours voir de thriller américain. Ce n'est pas que je ne les apprécie pas mais Omar fonctionne différemment. On ne se trouve pas dans une grande ville sombre dont l'on parcourt les bas-fonds à la recherche de la vérité. Au contraire on se trouve au soleil de la Palestine et les seuls moments sombres sont ceux de l'attentat et des emprisonnements. Ce film regroupe à la fois une histoire d'amis, une histoire d'amour et une histoire politique. Car tout le monde est impliqué dans l'occupation qu'ils luttent activement, passivement, aient renoncés ou qu'ils aident les occupants quand ils ne sont pas ces derniers. Ce film est donc assez dense.

Ce que l'on observe dans l'histoire qui nous est contée est la difficulté de résister avec des armes considérées comme terroriste. En effet, la seule résistance armée possible (car je suis convaincu qu'une résistance pacifique est possible) est cachée, une forme de guérilla. Mais l'opportunité de cette résistance n'est jamais questionnée. Est-ce la seule voie? Est-ce vraiment une bonne idée? Le film nous montre aussi le danger de la paranoïa et de la méfiance entre amis et amants. En effet, dès que quelqu'un est soupçonné tout commence à tomber par terre. Que ce soit l'envie de se marier ou l'amitié. Ceci est mis en place par les forces de sécurité d'Israël qui comprennent bien ce qu'elles peuvent en tirer. Mais on observe aussi l'humiliation quotidienne des Palestiniens. Que ce soit le mur, les forces armées israéliennes qui s'amusent à humilier ou la prison dans laquelle la torture psychologique et physique est utilisée. On trouve aussi quelques informations intéressantes sur la place des femmes qui se doivent d'être chastes, silencieuses et d'accepter l'échange qui se fait lors d'un mariage décidé par les hommes vu comme pourvoyeurs de l'argent. Au final ce film dépeint la perte d'une amitié et de l'amour face à un occupant tout puissant qui prend le contrôle des personnes.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une histoire qui nous permet de visiter les deux cotés du mur et de comprendre ce que ressent un peuple sous occupation constamment humilié. Mais aussi un thriller qui permet de lier divers histoires entre elles dans une intrigue de méfiance.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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19/10/2013

Turbo

Turbo est le nouveau film d'animation que nous offre dreamworks. Il parle d'un jeune escargot qui a une passion: les courses de voiture. Il a aussi un héros qui n'est autre que le meilleur coureur automobile du monde. Son rêve est simple: être capable de concourir dans une course et d'aller aussi vite qu'il le souhaite. Mais n'étant qu'un escargot il doit se contenter d'une vie monotone et lente entre la culture de tomate et le danger des corbeaux. Ses rêves sont mal vu par toute la communauté dont son frère qui s'adapte très bien à la monotonie. Mais un jour, alors que Turbo rampe près d'une autoroute, il est absorbé à l'intérieur d'une voiture et son ADN est revisité ce lui permet de développer des pouvoirs de vitesse. Enfin il pourra tenter de concrétiser son rêve et d'entrer comme compétiteur dans une course officielle. Mais réussir un rêve n'est pas facile.

Turbo a tout du film familial que l'on va voir avec ses enfants. La recette est loin d'être compliquée. Il faut un héros sympathique, des obstacles et un méchant bien méchant. Vous secouez un peu, on laisse mijoter pendant une petite heure et vous avez un film pas trop mal pour peu d'efforts intellectuels. La plupart des films d'animation familiaux fonctionnent la-dessus et ce n'est pas l'histoire mais la manière de la dépeindre qui permet à un film de sortir du lot. Turbo restera dans la moyenne des films sympas devant lesquels on a passé un bon moment mais qui ne serait jamais revu. Ce n'est pas qu'il ne fonctionne pas mais qu'il est déjà connu avant même que le film ne commence. Nous avons le héros rêveur et naïf, Turbo, qui doit passer outre les dangers du monde et la désapprobation de son frère et un méchant jaloux et hypocrite. Mais le héros fera tout pour réussir son rêve malgré les doutes et les dangers lançant le message du film que l'on reçoit depuis le début: aucun rêve n'est trop grand et aucun rêveur trop petit. Bref, du classique que nous avons déjà tous vu.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Rien de bien inventif mais ça fonctionne sans trop d'accrocs.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turbo | | | |  Facebook

15/09/2013

The Butler /Le Majordome de Lee Daniel

Le Majordome est ce film qui aurait fait pleurer Obama. Il est donc logique que tout le monde décide d'aller le voir pour savoir si on pleure vraiment devant l'écran. C'est aussi une histoire particulièrement importante pour les USA qui n'ont pas encore réussi à créer une égalité de fait entre les communautés. Nous n'avons pas le même type de mouvements en Europe. Ce film est l'histoire d'un homme, Cecil Gaines qui quitte le Sud des USA pour éviter les risques qui entourent les personnes noires. Son voyage lui permettra de devenir un très bon majordome et d'être observé par les services de la Maison Blanche. Il sera dans cette Maison au service de 7 présidents ce qui lui permettra de voir de l'intérieure des bribes de décisions concernant les questions importantes de la seconde moitié du XXe siècle tout en restant le plus discret possible.

Je pense qu'il est nécessaire de le dire immédiatement. J'ai lu de temps en temps que ce film permet de voir la petite histoire d'un homme face à la grande histoire. A mon avis il n'y a pas de grande ni de petite histoire. Il y a des individus qui sont mêlés à des événements qu'ils ne contrôlent pas. Et ce film réussit bien à montrer cet emmêlement. Alors que Cecil Gaines tente de garder son travail et de rester discret sa famille est nécessairement engloutie par l'arrivée de Martin Luther King puis du Black Panther Party. Perdu dans des mouvements de masse qu'il ne comprend pas et dont il a peur alors que l'un de ses fils s'y engage fortement pour ensuite entrer en politique. On observe, en fait, un changement de génération. L'une souhaitait la discrétion pour survivre et la nouvelle fait tout pour démontrer son droit à l'existence.

Mais ce beau film est loin d'être parfait. En fait c'est un film très simple. On peut difficilement échouer quand on place toutes les idées connues sur le mouvement des droits civiques et l'histoire des populations noires des USA. Ainsi, le réalisateur nous montre les champs de cotons, la brutalité policière et des simples personnes et porte sur un piédestal les combattants du mouvement freedom puis du Black Panther Party en mettant face à face des mouvements qui se veulent pacifistes et une réaction violente encadrée et légitimée par la justice. Il n'y a aucune vision de ces événements dans toute leur complexité. Le personnage de Cecil Gaines est lui-même simplifié à l'extrême. C'est un père de famille travailleur consciencieux qui a des problèmes avec sa famille entre sa femme délaissée, son aîné engagé et son cadet qui accepte tout sans critiques. Il ne manque plus que le chien et nous avons la bonne famille américaine. Les femmes, elles, apparaissent à peine. Et tandis que le réalisateur nous montre les mouvements de luttes contre la ségrégation rien n'est fait pour y montrer l'importance des femmes ainsi que leur vision critique du patriarcat. Ou est passée la critique des blacks feminists? C'est à peine si on nous montre quelques scènes durant lesquels les hommes sont dominants et les femmes dominées et mises à l'arrière plan. Ceci étant fait sans visions critiques.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Ce n'est pas un mauvais film malgré quelques scènes peu maitrisées mais surtout un film facile. Dans l'Amérique d'Obama il n'était que logique que ce type d'histoire soit mis en scène. Mais il n'y a pas de profondeurs et j'en suis sorti avec une impression de manque.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site Officiel

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30/08/2013

Jeune et Jolie

Jeune et Jolie est le dernier film d'Ozon un réalisateur français. La presse et les critiques sont majoritairement conquis par la prestation du réalisateur et de son actrice Marine Vacth. Je ne suis pas de cet avis. Loin d'y voir une magnifique ode à l'adolescence ou encore la beauté des femmes et leur force face aux hommes victimes de leurs charmes j'y vois un film qui pue. Mais tout d'abord de quoi parle-t-il? Nous suivons sur une année, égrainée par les saisons, la vie d'une jeune femme de 17 ans. Après avoir perdu sa virginité sur la plage avec un bel allemand elle commence, lors de son retour de vacances, à se prostituer. Une double vie se met en place entre sa vie de lycéenne et ses activités de prostituée.

Alors, avant de massacrer ce film puant je vais tout de même annoncer les rares points positifs. Après tout il faut être réaliste Ozon sait réaliser. C'est éviter de dire des bêtises qu'il semble être incapable de réussir. Bref, ce film est beau et maîtrisé. L'image donne envie de retrouver les personnages du film et ces derniers sont assez sympathiques dans leur genre sexiste. Marine Vacth réussit à incarner une lycéenne mais loin de la beauté décrite dans les médias j'y vois un personnage triste et mélancolique. Elle fait la gueule durant tout le film.

Il est maintenant important d'expliquer pourquoi ce film pue comme je le répète depuis le début. Ozon l'avait expliqué devant la presse: Il considère que toutes les femmes souhaitent être des prostituées. Plus qu'un fantasme se serait une envie. On se rend très facilement compte que ce film ne fait qu'illustrer cette thèse défendue par Ozon. Je m'explique, dans ce film toutes les femmes sont des putes et les hommes le savent très bien et mieux que les femmes qui font semblant de ne pas savoir. Tandis que le personnage principal, Isabelle, accepter cette envie de se prostituer, de créer et d'entretenir le désir chez les hommes, les autres femmes (qui sont au nombre de cinq) agissent de manière hypocrite en plaisantant sur la prostitution ou en la refusant. Que ce soit l'amie du lycée qui aimerait mais n'ose pas, la mère qui pense que le "vice" est inscrit dans sa fille ou les relations de la mère qui ont peur de la prédation d'Isabelle aucune n'est honnête. Chacune d'entre-elles souhaite se prostituer et aime faire croire en la possibilité d'être possédées par un homme. Il n'y a que la dernière femme à apparaitre sur l'écran qui ne ment pas. Elle explique très clairement que si elle n'avait pas été aussi timide dans sa jeunesse elle aurait adoré se prostituer de la même manière qu'Isabelle. Les hommes, eux, savent bien que les femmes ne demandent qu'à être des putes. Sans le dire trop ouvertement ils réagissent comme si de rien n'était face aux activités d'Isabelle en tentant de demander la compréhension des autres femmes. Parfois ils sont plus directs et abordent ouvertement les jeunes lycéennes pour leur demander un prix sans que cela ne soit problématisé par le réalisateur. On se rend donc compte que, pour Ozon, la relation de prédation des hommes sur les femmes et leur prise de possession du corps féminin est normalisé comme une relation naturelle entre les sexes. Bien que l'on puisse considérer avec Paola Tabet que l'échange économico-sexuel se place sur une continuité de la prostitution au mariage dans le cadre du système patriarcal capitaliste peut-on vraiment ne pas le déplorer et le normaliser dans ce film?

La deuxième critique que je place concerne le fonctionnement proprement dit du film. Celui est une gigantesque machine à fantasme! Ozon montre dès le début sa fascination du corps de Marine Vacth. Dès les premières minutes du film le/la spectateur-trice est placé-e dans une position de voyeurisme face au corps du personnage d'Isabelle sur la plage. Durant tout le film Isabelle est considérée comme un objet de fantasmes fascinés pour les hommes souvent plus âgés. C'est ainsi qu'Ozon met en place une scène durant laquelle Isabelle flirte ouvertement avec son beau père qui joue volontiers le jeu. Évacué comme de la provocation par ce dernier face au regard désapprobateur de sa femme c'est Isabelle qui est accusée de jouer avec le désir des hommes. Jamais le désir d'un adulte pour une mineure n'est considéré comme problématique. Et qu'est-ce qui fait cette fascination du personnage d'Isabelle? Cette dernière sait ce qu'elle est, une pute, et l'accepte. Encore une fois la sexualité des femmes est vue comme le problème, la tentation, et non le regard et les actes des hommes sur les femmes.

Enfin, je suis très sceptique face au traitement de la prostitution par Ozon. Bien que je sache qu'il existe une prostitution choisie, de nombreux travaux existent sur le sujet, il existe aussi une prostitution subie. De plus, cette activité en marge de l'économie pour des raisons politiques implique des dangers spécifiques qui ne sont pas montrés par Ozon. Ce dernier ne fait que s'attarder sur la gentillesse des clients et le glamour des chambres d’hôtels luxueux. L'argent est vu comme facilement gagné laissant de coté toutes les connaissances et l'effort mis en place pour l'activité de prostitution. De plus, aucune explication n'est donnée. Cet aspect rejoint le caractère naturellement féminin de la prostitution mais pose problème pour une film encensé par la presse.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. En conclusion Ozon nous fait subir un film qui pue le sexisme et le fantasme a peine caché d'un homme âgé pour des adolescentes.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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22/08/2013

Kick-ass 2

Vous vous souvenez de Kick-ass? Ce jeune adolescent un peu bête qui décide de jouer au super-héros dans la rue. Son petit jeu avait failli le tuer et il ne survécut que grâce à sa rencontre avec deux personnages haut en couleurs: un père et sa jeune fille tous les deux plus psychopathes l'un que l'autre. Eh bien Kick-ass est de retour. Après avoir abandonné son costume durant un temps pour pouvoir se consacrer à sa copine le monde n'était qu'ennui pour lui. Mais Hit-girl, elle, n'avait pas abandonné. Il lui demande donc son aide pour qu'il puisse s'entrainer à être un vrai héros. Et il décide de rejoindre un groupe de personnes qui ont décidé, comme lui, de prendre le costume et d'aider les gens. Mais quand il sera ciblé par un ancien ennemi qui a pris le nom de Motherfucker il devra peut-être accepter de laisser la police faire son travail. Où pas...

Ce second volet reste dans le style du précèdent. On retrouve donc les scènes d'action sanglante et les personnages sans état d'âme. Mais, contrairement au précèdent, une partie de l'intrigue concerne la mise en place d'un groupe d'amis super-héros. Chacun des membres du groupe a une histoire et souhaite aider son prochain. Le film montre donc la constitution d'un groupe de personnes qui pensent avoir le droit d'agir tandis que la police serait incompétente ou corrompue. On peut parfaitement critiquer l'idée de cette forme de justice personnelle et externe à l'état. Mis à part cela ce film concerne surtout la quête d'identité de différents personnages. Le trio du film, Kick-ass, Hit-girl et Motherfucker, est au cœur de ce problème. Alors que le premier pense avoir compris qui il veut être et pourquoi il ne comprend pas encore tout à fait quelles en sont les conséquences. Pour Hit-girl c'est justement son identité de super-héros qui est au centre du problème. Est-elle vraiment cette femme où alors est-elle un masque qui dévoilera une autre femme? Pour le dernier c'est la vengeance qui le conduit à considérer son identité comme celle d'un homme qui souhaite faire souffrir son prochain. C'est aussi le plus immature des trois puisque son identité provient d'une révolte contre sa mère et de caprices d'adolescents riches. Ses amis sont d'ailleurs des personnes payées tandis que Kick-ass se fait de véritables relations. Ce n'est que lors de la fin du film que chacun acceptera vraiment son identité et deviendra, d'une certaine manière, plus adulte.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Sans être révolutionnaire je trouve ce second volet intéressant. J'aurais apprécié en savoir plus sur Hit-girl et je déplore qu'il y ait eu besoin de sexualiser l'une des membres du groupe de héros et de la considérer simplement pour la relation romantique qu'elle noue avec Kick-ass.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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13:02 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kick-ass, hit-girl | | | |  Facebook

15/08/2013

Percy Jackson Sea of Monsters

Hier soir je suis allé voir le second film concernant un jeune adolescent nommé Parcy Jackson. Ce dernier, comme son nom ne le dit pas, serait le fils de Poséidon ce qui fait de lui un demi-dieu. Comme tous les membres de son espèce il connaît de nombreux lieux cachés aux simples humains. Il participe aussi à une sorte de camp parfaitement sûre pour lui et ses semblables. Mais tandis qu'il se faisait battre à plate couture par Clarisse fille du dieu de la guerre un monstre mécanique attaque le camp et réussit à traverses une barrière magique installée par Zeus. Cette chute pose problème aux adolescents puisqu'ils souhaitent rester en vie. Une quête est donc organisée pour retrouver un artefact capable de soigner et ressusciter n'importe qui: La toison d'or. Mais, dans cette quête, Percy se retrouvera confronté à un ancien ennemi des dieux.

J'avoue que ne pas avoir vu le premier volet était un peu handicapant. Certaines références et certains faits m'étaient inconnus ce qui rendait mon immersion dans le film un peu plus difficile que prévu. Cependant j'ai tout de même apprécié le temps passé devant l'écran. Ce que j'ai apprécié n'est pas tant l'intrigue assez basique ni les personnages classiques. On se retrouve devant un énième récit d'initiation d'un adolescent qui doit comprendre qui il est et ce qu'il compte faire sur cette terre tout en cherchant à se faire bien voir de son père (la mère est inexistante). Non, ce que j'ai aimé c'est la manière dont la mythologie - que je ne connais qu'imparfaitement - est insérée dans des lieux connu. Ainsi un taxi devient un chariot de l'apocalypse tandis qu'un centre de tri UPS devient l'antre d’Hermès. Cet aspect est, à mon avis, assez réussi. Le film, lui, reste du cinéma classique pour jeunes.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. On a tous vu à de nombreuses reprises ce type de films. Un héros qui entre dans un monde étrange et qui est destiné à faire quelque chose. Une quête initiatrice qui lui permet de connaître son identité. Bref, on connaît. Mais le film est plutôt réussit.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:59 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pery jackson, dieux | | | |  Facebook

09/08/2013

The lone ranger

Bon, les sorties sont de retour j'ai donc été voir un film. C'est une habitude. Je suis donc passé devant Lone Ranger le nouveau film avec Johnny Depp en star. L'action se passe dans le farwest. Tandis que les USA sont sur le point d'être relié par le rail un jeune procureur aide à emmener un prisonnier qui doit être pendu après la cérémonie de mise en place des rails. Mais ce prisonnier s'échappe et le jeune procureur décide de suivre son frère, ranger, dans une course poursuite à travers le désert. Ils se font pièger et meurent. Mais l'un d'eux survit et décide de s'allier à un Indien qui le considère comme un esprit errant revenu du royaume des morts. La légende du lone ranger et de Tonto commence.

Un grand bâillement, voila ce que ce film m'a offert. Je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour énumérer ses problèmes. Personnellement je n'ai absolument pas été convaincu par le jeu d'acteur. Bien que Depp soit toujours aussi bon dans le personne doux dingue on se lasse rapidement d'un jeu que l'on connaît par cœur et qui n'a presque plus rien de drôle. Ce point aussi pose problème. Le film est censé être drôle. Pourtant je n'ai que rarement entendu des rires. D'ailleurs j'ai très rarement rit aussi. C'est à peine si les gags font mouches et, la plupart du temps, on se contente de regarder d'un air absent quelque chose qui était censé être drôle. Ce film est un gigantesque gag carambar en plus cher. Mais ce qui fait le plus de mal à Lone Ranger c'est que l'on sent que la production a souhaité faire un nouveau Pirate des Caraïbes. Mais les recettes qui ont permis à Pirate de fonctionner jouaient aussi sur la surprise. Au bout de 4 films ce Lone Ranger ne peut que donner l'impression d'un éternel retour à une ancienne recette que plus personne n'apprécie vraiment car elle a trop été utilisée. A noter que, encore une fois, les femmes sont très peu présentes. Elles sont deux: une prostituée et une mère de famille qui doit être sauvée. Ce n'est pas encore cette fois que l'on aura des rôles féminins intéressants dans un Disney.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Sans être une horreur ce film n'est qu'un énième retour d'une recette que plus personne ne veut voir. Disney pense faire de l'argent mais n'a réussit qu'à lasser son public. Évitez ce film sauf si vous avez des problèmes de sommeil.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

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10:55 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lone ranger, western, johnny depp | | | |  Facebook

02/08/2013

Now you see me (insaisissable)

New York, quatre personnes dans les rues montent de petits spectacles de magie. Ils tentent de percer mais n'y arrive pas vraiment bien qu'ils possèdent un réel talent. Mais quelqu'un les a observé et décide de les réunir. Un an plus tard ils sont connus à Las Vegas sous le nom des 4 cavaliers. Ils sont connus mais leur célébrités va augmenter exponentiellement quand ils annonceront leur nouveau tour. En effet, les 4 cavaliers vont dévaliser une banque en direct! Il s'ensuit une course contre la montre avec le FBI qui ne comprend pas comment agissent ces magiciens exceptionnels.

Je suis plus qu'heureux d'avoir vu ce film après la déception que fut l'horrible RIPD. Now you see me est un superbe spectacle qui n'a que peu de points négatifs. Tout d'abord je pense que les acteurs ont superbement réussi à incarner leurs personnages. On retrouve d'ailleurs quelque têtes connues qui ont parfois déjà joué ensemble. La musique accompagne le film plutôt que de forcer le spectateur dans l'intrigue. Elle est d'ailleurs très réussie. Les effets spéciaux, spectaculaires et magnifiques, forment une vraie magie sur les écrans. L'intrigue est aussi réussie. Il fallait oser mettre 4 magiciens face au FBI pour des braquages considérés comme impossible. Je suis allé de surprise en surprise et de rire en rire devant ce film que je conseille à tous les amoureux de la magie et aux autres.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon. Magique, tout simplement.

Image: Site officiel

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11:22 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : now you see me, insaisissable, magie | | | |  Facebook

01/08/2013

RIPD

Je suis allé au cinéma voir ce film avec une idée en tête: soit c'est crétin soit c'est crétin mais fun. Dans tous les cas une partie de la critique était déjà écrite grâce à la bande annonce de ce qui semblait déjà être un film bien stupide. Du moins il parait que c'est du cinéma. J'ai eu un peu de mal à le croire. Mais avant de commencer de tirer sur l'ambulance il faut au moins dire de quoi parle le film. Alors, selon le scénario que j'ai retrouvé caché sur un papier de cigarette plié en quatre l'histoire se déroule à Boston. Ce n'est pas comme si c'était important de toute manière. Le héros, Nick, a volé des preuves en or (ah ah). Alors qu'il se repend et souhaite rendre l'or son partenaire l'abat durant un raid. C'est bête parce que ça ne lui donne pas beaucoup de bons points pour son jugement. Heureusement pour lui le rest in peace departement (d'où le nom du film, super imaginatif non?) a besoin de ses talents pour ramener les morts dans le seul endroit fait pour eux: l'au-delà. Et comme on ne veut pas perdre notre temps il se trouve que, justement, le petit nouveau met au jour une conspiration des morts pour créer la fin du monde. Chanceux le flic!

Comment critiquer quelque chose de vide? Franchement, ne gaspillez ni votre temps ni votre argent pour cette chose atroce qui se prétend être un film. A mon avis c'est une conspiration de libraire qui a demandé sa création pour que les spectateurs, dégoûtés, jurent de ne jamais plus retourner au cinéma et de lire l'intégrale de Game of Thrones a la place (ce qui est une très bonne idée soit dit en passant). L'ennui c'est qu'il n'y a rien à sauver. Non seulement les personnages sont caricaturaux, stupides et franchement emmerdant mais, en plus, l'histoire n'est qu'un prétexte pour un semblant de scènes d'actions ratées en 3D. Les gags, du moins il parait qu'il y en a, sont aussi drôle que des blagues carambars. Franchement, ce film doit être censuré, les copies détruites et tous les articles écrit sur lui supprimés pour que les générations futures n'aient pas honte de ses ancêtres.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je déclare l'accusé coupable de crime cinématographique. Il est condamné à ne plus jamais créer de film et ce pour sauvegarder la santé psychique de l'humanité. Vite ! Avant qu'il ne nous fasse subir une autre horreur!

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: site officiel

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15:01 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ripd, fantômes, mort | | | |  Facebook

30/06/2013

Despicable Me 2

Vous vous souvenez du premier Despicable Me? Un super méchant tentait de voler la Lune pour enfin entrer dans le hit parade des plus grands méchants de l'histoire et ceci à l'aide de ses minions. Mais il avait appris à aimer trois petites filles. Son histoire n'est pas terminée. En effet, alors que Gru tente de trouver une nouvelle activité dans la confection de gelée et de confiture une organisation ultra secrète le contacte. Un laboratoire entier a disparu et Gru est chargé de trouver qui aurait pu accomplir cela. S’il échoue les substances du laboratoire pourraient bien détruire le monde. Et pour l'aider il sera secondé par une recrue de l'agence.

Je ne sais pas trop quoi dire de ce film. Il était sympa sans plus pourrait très bien être une critique suffisante en elle-même. On retrouve les ingrédients du premier avec ses minions, ses méchants bizarres et ses gadgets. Mais, après avoir eu des enfants, Gru pourrait bien trouver une compagne. Malgré tout ce film n'est pas aussi bon que le premier. J'ai même eu un certain problème avec la manière dont est dépeinte Lucy Wilde sa partenaire. En effet, après nous avoir montré en quoi elle est compétente le film nous montre Gru tout faire pour la sauver. Encore une fois nous n'avons pas un personnage féminin qui agit en égal des hommes mais une princesse à sauver. On aurait pu faire mieux...

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Ni bon ni mauvais simplement sympa en famille.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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18:08 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

13/06/2013

After Earth

J'ai douté, j'ai débattu avec moi-même, j'ai regretté… Puis je me suis dit que si je voulais avoir un avis je devais aller voir ce film. L'humanité dans 1000 ans, nous avons quitté la Terre quasiment détruite par nos industries et le capitalisme. Nous avons fuit dans les étoiles vers une nouvelle colonie. Mais des aliens nous attendaient. Une guerre eut lieu durant laquelle un homme réussit à supprimer sa peur permettant aux humains de vaincre. Ce n'est pas cette histoire qui nous est contée (du moins pas après les 5 premières minutes). Non, l'histoire est celle du fils de cet homme: Kitai Raige. Après qu'il ait échoué à rejoindre le corps d'élite des humains son père décide d'apprendre à le connaître en partant avec lui vers sa dernière mission. Mais, lors du voyage dans l'espace, des météorites endommagent le vaisseau qui est obligé de se poser en catastrophe sur une planète mise en quarantaine: La Terre qui a évolué pour détruire tous les humains.

C'est étrange le synopsis a presque l'air intéressant et on pourrait croire que les cinémas se sont trompés de films en décrivant after earth. J'ai rarement vu une histoire aussi ennuyeuse. Outre le fait que le scénario est compréhensible par un enfant de 5 ans dès 20 minutes (d'ailleurs un enfant de 5 ans crée des scénarios mieux conçus en jouant aux playmobils) les acteurs sont très, mais alors très, loin d'être convaincant. En effet, Will Smith tente de faire un concours avec Kirsten Stewart intitulé « qui réussit à tenir une expression totalement sans émotion le plus longtemps ». Son fils, lui, joue un personnage insupportable que j'avais envie de baffer toutes les 5 minutes. Il n'y a qu'un seul bon point! Les paysages sont magnifiques. Mais c'est peu pour sauver un film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Absolument sans intérêt, une honte pour l'industrie du cinéma et pour les CVs des deux Smith. Son seul usage pourrait être comme somnifère pour les personnes qui souffrent d'insomnies. Deux minutes et vous dormez comme un bébé!

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

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18:27 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : after earth, smith will | | | |  Facebook

12/06/2013

Wadjda

Comme je voulais un peu de réflexion avant mon prochain film, after earth, j'ai été voir Wadjda dans un petit cinéma de quartier très sympa. Wadjda est une petite fille de 10 ans en Arabie-Saoudite. Sa vie est divisée entre sa maison, l'école et les rues dans lesquelles elle passe pour passer de l'un à l'autre. Mais Wadjda est aussi une petite rebelle qui porte des converses et qui ne rêve que d'une chose: acheter un vélo pour faire la course avec l'un de ses amis. Mais le vélo est interdit aux femmes et personne ne veut lui avancer l'argent. Alors quand elle apprend que son école organise un concours de connaissance du Coran avec assez d'argent à la clé pour son rêve elle n'hésite pas et se lance.

C'est un beau film. Je l'ai apprécié et je n'ai pas regretté le temps que j'ai passé devant l'écran. Ce film nous emmené ailleurs que dans les éternelles banlieues américaines. On découvre une culture et un univers différent, poussiéreux, chaud et très sexiste. C'est, en effet, une impression forte que j'ai ressentie dans ce film. Le poids de la tradition sexiste dans l'oppression des femmes. A tout moment il est montré et démontré pourquoi les femmes ne doivent pas être visible. Que ce soit dans la cour de l'école face au regard des hommes, dans les magasins ou il faut se changer dans les toilettes des femmes (avec une superbe affiche de mode censurée) ou encore dans la maison lorsque les deux femmes ne doivent pas parler trop fort et se cacher derrière la porte avec le plat pour que le mari emmène la nourriture à l'intérieur. Bref, c'est un monde dans lequel les femmes doivent se garder de tous contacts avec les hommes. Mais c'est aussi un film qui nous montre que derrière cette façade rigide il existe de petits lieux de contestations. Que ce soit rapidement utiliser du vernis à ongle, les hommes qui acceptent de vendre quelque chose d'interdit ou les chaussures... C'est aussi le film d'un rêve. Celui d'une petite fille qui veut simplement avoir un vélo.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Une ville que je ne connaissais pas, une histoire à la fois poétique et revendicatrice. Il y a de quoi apprécier.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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12:12 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wadjda | | | |  Facebook

11/06/2013

Hannah Arendt

 Hannah Arendt, une femme dont tout le monde a entendu parler pour sa chronique sur le procès d'Eichmann qui a eu lieu à Jérusalem. Justement, ce nouveau biopic commence lors de l’enlèvement du nazi. Il est rapidement jeté à l'arrière d'une camionnette puis on retrouve Hannah Arendt chez elle en train de lire le journal qui annonce la venue d'un procès. Nous suivrons donc Hannah Arendt à Jérusalem lors de ce procès mais surtout lors de la polémique qui eu lieu après que son travail fut publié par le New Yorker. En effet, non seulement certains croient qu'elle défend Eichmann mais, en plus, elle s'attaque à certains dignitaires juifs et leurs activités.

Je n'ai jamais lu les ouvrages d'Hannah Arendt. Je ne suis donc pas du tout capable de critiquer le rendu de la philosophie et des idées de cette femme dans ce film. Mais je peux parler de ce dernier. Les acteurs, pour commencer, sont tous très bien choisis. Je n'ai pas vu un seul acteur qui semblait en dehors de son rôle. Montrer les capacités de ces hommes et femmes dans plusieurs langues m'a aussi plu. Je préfère avoir des sous-titres mais entendre de l'hébreu à Jérusalem plutôt que de l'anglais. Ce qui permet de donner une forme d'authenticité au film. Ce dernier me semble très maîtrisé. Il y a tout de même quelques problèmes entre deux scènes qui, parfois, ne semblent pas logique. Je me demande aussi s'il était nécessaire de s'attarder sur la relation qu'elle avait avec son ancien professeur de philosophie. Le plus gros problème de ce film dure une ou deux scènes et se déroule durant le fameux procès. Il a été fait le choix d'utiliser des images d'archives et je suis pour. Je suis beaucoup plus sceptique quand on décide de reconstituer le tribunal pour passer du noir et blanc à la couleur lors de la même scène. Heureusement ce cas est rare mais il reste très étrange et raté. Bref, j'arrête la une critique peu profonde de part mes propres incapacités pour vous conseiller d'aller le voir et se vous faire votre propre idée. Je doute que vous perdiez votre temps!

Image: site officiel

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12:08 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hannah arendt, biopic, eichmann | | | |  Facebook

26/04/2013

Iron Man 3

Iron Man, ces deux mots résument un peu tout ce qu'il y a à dire sur Tony Stark. Un homme riche qui décide que ce serait drôle de créer une armure et de jouer les justiciers. Le film débute quelque temps après les événements de New York lors de Avengers. Tony Stark ne dort plus et fait quelques crises d'anxiété. Pour les éviter il construit un nombre impressionnant d'armures toutes avec des options différentes. Ce qui implique qu'il s'occupe de moins en moins de Peper. Mais durant ses constructions un nouveau terroriste réussit plusieurs attentats sur le sol américain. Cet homme recherché par le monde entier se fait appeler le Mandarin et menace de mort le président. Après avoir été touché personnellement Tony Stark lui lance un défi qu'il regrettera bientôt puisque sa maison est détruite en directe tandis qu'il est évacué par son armure dans un autre état. Blessé et avec une armure défaillante il se lancera dans la traque du Mandarin.

J'ai bien apprécié ce film qui ne quitte pas l'attendu pour un film de super-héros mais réussit à faire bien mieux que d'autres. Les premiers films jouaient surtout sur l'armure et la musique rock autour d'un homme arrogant aux petites piques verbales. Ce troisième film réussit à aller un peu plus loin. On y trouve un début d'analyse de la guerre contre la terreur en termes de société de spectacle (je n'irais pas plus loin, regardez). Le gouvernement américain est moqué dans ses tentatives de créer des symboles du monde libre par la transformation ridicule du War Machine en Iron Patriot peint dans les couleurs du drapeau. L'assistance a aussi beaucoup aimé les blagues sur les fans un peu fous. En fait, ce film réussit à mêler le comique à l'action sans trop de problèmes. J'apprécie particulièrement de voir un changement dans le caractère de Tony Stark qui montre une forme de vulnérabilité tout en passant une grande partie du film sans armure fonctionnel ce qui permet de montrer que, bien que Tony ne soit qu'un mec dans une boite de conserve, il reste Iron Man. Enfin, Peper gagne quelques moments qui rendent ce film un tout petit, mais vraiment vraiment petit, mieux sur le coté féminin. Peper a l'habitude d'être une simple copine de héros qui n'est jamais présente lors de l'action. Dans ce film le personnage gagne un peu en offrant de l'aide à Tony et ce dès le début quand elle lui annonce en armure qu'elle le protège. Bon, il faut chercher pour s'en rendre compte mais j'espère que d'autres films suivront le mouvement, en allant plus loin, et créeront des personnages féminins vraiment intéressants plutôt que de simples faire valoir pour les mâles tout musclé et trempé de sueur. Personnellement j'en ai marre des femmes dans ces films qui ont 5 master, trois doctorats et un prix Nobel ainsi qu'un entraînement de 20 ans d'arts martiaux mais qui ont besoin d'un mec pour les protéger. Bref, je conseille ce dernier Iron Man aux personnes qui aiment les marvel tout en espérant que ce sera le dernier car je trouve la conclusion adéquate et je ne vois pas l'intérêt de continuer la franchise.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. De l'action, des armures, des blagues drôle (ça nous change) et un bon final pour, je l'espère, une conclusion de la franchise. Tout ce qu'on attend d'un film de super-héros et pas vraiment beaucoup plus.

  • Joss Whedon.

Image: site officiel

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09:48 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iron man, tony stark, marvel | | | |  Facebook

11/04/2013

Oblivion

Je suis donc allé voir Oblivion un film qui me semblait intéressant avec, malheureusement, Tom Cruise. L'année n'est pas précisée mais on imagine que nous sommes sur Terre aux alentours de 2080. La Terre a été attaquée en 2017 par des aliens. La Lune est détruite ce qui a rendu la planète difficilement habitable. Mais l'humanité a vaincu. Un grand exode en direction de Titan est organisé ce qui implique de pomper toute l'eau disponible pour alimenter les réacteurs à fusion. Jack Harper aide à protéger et maintenir les pompes et les drones de protection. Il doit parfois se défendre contre les restes des aliens ayant attaqués la Terre. Mais est-ce aussi simple?

J'ai compris l'histoire au bout de 15 minutes ce qui est rarement bon signe. Mais j'aurais pu m'y faire si la mise en place des informations n'était pas si longue! En effet, alors que le spectateur a compris depuis longtemps qu'elle est la vérité le réalisateur a décidé de le réexpliquer trois fois en 2 heures. Soit le réalisateur considère que ses spectateurs sont stupides soit il ne savait pas quoi faire. C'est dommage car la bande annonce semblait intéressante. Une Terre dans le futur après une invasion et des humains qui tentent de survivre est toujours un moyen intéressant de poser des questions importantes. Malheureusement le film ne pose aucune question et se contente de donner une philosophie de bas étage sur la puissance de l'amour. Absolument rien n'est inattendu, rien n'est intéressant et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages. Je suis sorti de ce film avec un énorme ennui tout de même contrebalancé par la satisfaction d'une bonne sieste dans des fauteuils confortables.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight. Scénario et personnages sans intérêts pour un film ennuyeux au possible. Ne perdez pas votre temps ni votre argent.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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12:44 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oblivion, invasion, énergie | | | |  Facebook

07/04/2013

Inch’Allah

Une jeune médecin canadienne a décidé de travailler dans une clinique pour femmes en Palestine. Cependant elle vit en Israël de l'autre coté du mur. Elle a des amis et des connaissances dans les deux cotés mais elle arrive plus ou moins à garder un équilibre. Mais ces amitiés sont-elles vraiment aussi simples à maintenir alors que la haine, l'incompréhension et la guerre font rage? Tandis que l'un des cotés du mur enragent contre des attaques organisées à l'assaut des colonies l'autre coté pleure et enrage autours de la mort de ses enfants. Et cette jeune médecin est au milieu. Elle n'arrive pas à se rendre objective et extérieure. Elle tente d'aider mais ses échecs commencent à la détruire.  Vivre dans deux mondes à la fois est une position inconfortable et probablement impossible à tenir pour cette jeune femme.

La question qui occupe Israël et la Palestine dans une guerre depuis près de 60 ans est compliquée. Personne ne connaît la solution et je pense que plus personne n'est véritablement innocent. Je ne vais donc pas entrer dans un débat que je ne maîtrise pas ni ne comprend. Ce que je sais c'est que la guerre équivaut à la tristesse et à l'injustice. Et la réalisatrice a réussit à mettre ceci en évidence. Les petites vexations quotidiennes, la chape de plomb de l'occupation armée, les soldats qui deviennent fous et les combattants qui ne savent quoi faire d'autre que se suicider. Est-ce réaliste? Probablement. Est-ce la réalité? Probablement pas tout a fait. De ce coté je pense que le film est réussi. Ce sont les personnages qui ne m'ont pas convaincu. Je n'arrive pas à m'identifier ni à m'intéresser à leur vie. Ils ne me paraissent ni réaliste ni important et j'aurais très bien pu m'en passer. Cet imbroglio plombe un film qui reste intéressant.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. Intéressant, bien réalisé mais des personnages peu convaincants qui font chuter mon appréciation.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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18:39 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : palestine, israël, mur, colonisation | | | |  Facebook

29/03/2013

The Croods

Il y a déjà un petit moment qu'on entend parler de ce film qui apparaît sur toutes les pubs possibles et imaginables. Les Croods sont une famille. Ils sont des hommes (et femmes) des cavernes qui vivent seuls et difficilement dans un environnement très hostile. Leurs règles visent toutes à la survie et cette dernière n'est possible qu'en se cachant dans une caverne pour n'en sortir que le jour et peu de temps. En fait, quand les Croods sortent c'est avant tout pour chercher à manger. Tout le monde accepte cette vie sauf Eep l’aînée des enfants. Eep est curieuse de connaître ce qui se cache derrière la falaise. Et cette curiosité ne fait qu'augmenter quand elle rencontre Guy qui fuit une catastrophe et cherche son rêve.

Ce film d'animation est vraiment bon! Ils se sont amusés à changer les animaux pour créer des espèces exotiques tout en étant familières. Je parle, par exemple, du hibou plein de griffes, du chat à la tête gigantesque ou encore des baleines terrestres. Ce qui nous permet d'entrer dans un univers très colorés et surprenant. Il y a aussi de très nombreuses références envers des objets que l'on connaît tous aujourd’hui comme l'animal qui se nomme Belt et que Guy porte autour de sa taille. Le message de l'histoire n'est trop mauvais non plus. Il concerne l'importance de se jeter dans l'inconnu malgré ses peurs pour réussir à trouver ce qui nous attend. On apprécie aussi les nombreux gags qui ne tombent pas du tout à plat. C'est donc un très bon film d'animation que j'apprécierais de revoir!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. C'est drôle, c'est exotique, c'est romantique et plein d'action... Que demander de plus?

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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11:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croods | | | |  Facebook

27/03/2013

Casablanca

Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale, l'Europe est sous la coupe de l'Allemagne nazie. Des milliers de personnes font tout pour quitter le continent et partir aux États-Unis. Mais les voies sont difficiles quand elles ne sont tout simplement pas fermées. Casablanca sous contrôle de Vichy est l'une des villes de transitions. Mais il est bien plus difficile d'en sortir que d'y rentrer. Entre le marché noir et la corruption des magistrats personne n'est à l’abri. Dans cette ville un américain, Rik, tient un café dans lequel une bonne partie de la criminalité se déroule. Que ce soient les jeux de casinos ou les ventes de visas. Mais quand le célèbre dissident Victor Laszlo et sa femme Ilsa débarquent la tranquillité relative du café pourrait bien être compromise. Car Laszlo ne doit pas quitter Casablanca et Ilsa et Rik ont un passé chargé.

Du romantisme, du suspens et de la comédie parfaitement dosés dans ce film vieux et un peu étrange. Étrange car il est souvent ridicule. Bien que les acteurs me semblent des plus convaincants les dialogues m'ont parus très ridicules. C'est probablement voulu dans certains cas. J'ai bien aimé, par exemple, la manière dont le policier français et le policier italien se chamaillent constamment. L'italien est d'ailleurs superbement ignoré par le représentant de l'Allemagne. Je doute que Mussolini ait apprécié. Outre ceci il y a les dialogues romantiques qui sont dégoulinant de mièvrerie. Mais aussi les scènes que je trouve des plus irréalistes. Imaginez, vous êtes un leader de la résistance en fuite. Est-ce que vous réservez une table à votre nom dans un café? Je ne pense pas! Eh bien Laszlo le fait et continue sa soirée avec une dialogue poli entre lui et le dignitaire nazi! Je ne trouve pas ça très réaliste... Et pourtant le film fonctionne!

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Intéressant, écrit et réalisé en 1942 il y a probablement des aspects de propagandes qui m'ont échappé (après tout je ne suis pas un expert), il est bien joué. Bref, j'ai gagné quelques points d'expérience en culture cinématographique.

  • Joss Whedon

Image: Allociné

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25/03/2013

Warmbodies

J'étais fatigué, j'en avais marre, je ne voulais surtout pas réfléchir. Je suis donc allé voir Warm Bodies qui avait l'intérêt de ne pas sembler être casse-tête et de ne pas durer trop longtemps. L'histoire a lieu après un cataclysme mondial qui aboutit à la zombification de la Terre. Une seule enclave humaine résiste à la maigre connaissance des personnes encore capables de réfléchir. Mais le héros est un zombie. Son nom est R et il n'est pas tout a fait comme les autres. Surtout quand il fait la connaissance de Julie. Leur rencontre semble lancer un changement qui risque de tout changer!

Je n'ai pas honte de dire que j'ai bien aimé ce film. Il est bien joué par des acteurs convaincants. Celui qui joue R a dû souffrir mais il réussit à bien incarner un zombie. On aurait pu avoir peur que le film soit ridicule mais la réalisation a réussi à l'éviter. En effet, le film possède un petit coté décalé sympathique qui s'incarne dans les pensées de R sur ce qu'il est et ce qu'il est en train de faire. La réalisation réussit à créer des relations entre les zombies qui sont à la fois humaines et zombies. Mais sa plus grande réussite est sa longueur. En effet, le film dure exactement le temps nécessaire pour qu'il ne devienne pas ennuyeux. J'ai aussi apprécié le message que j'ai pensé trouver dans le film. En effet, il me semble que le plus important pour la fin du film est de montrer que la peur du différent, de l'étranger, ne résout rien. Il est inutile de s'entourer de murs et de considérer que l'extérieur n'est qu'un lieu barbare dans lequel on ne doit voyager que fortement armé et prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Au contraire, il faut briser les différences et s'accepter pour réussir à atteindre la paix.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario. Rien qui ne soit révolutionnaire mais un bon film bien joué et bien écrit qui ne tente pas d'être plus que ce qu'il est.

  • Joss Whedon.

Image: Allociné

Site officiel

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12:07 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zombies, amour, murs, warmbodies | | | |  Facebook

16/03/2013

Cloud Atlas

J'ai fait des cauchemars cette nuit en essayant d'imaginer comment je pourrais présenter ce film en une note plus ou moins compréhensible. Ceci me stress tellement que je sens mon cœur en train d'exploser. Toutes les personnes qui ont déjà été voir Cloud Atlas comprennent sûrement pourquoi il me semble si difficile de présenter l'histoire de ce film. Mais je vais tout de même essayer et très probablement échouer. Le problème c'est que ce film ne nous présenter pas une histoire mais six histoires. Celles-ci ne se passent même pas dans les même lieux ou époques mais dans le passé, le présent et le futur lointain voir très lointain. Mais, au fur et à mesure que ces histoires nous sont contées, il apparaît que des liens et des points-communs existent entre les différents protagonistes même quand ils sont éloignés par des centaines d'années.

Ma première réaction à la sortir du cinéma a été l'incrédulité. Mais qu'est-ce que je viens de voir en fait? Mais, en y repensant, j'ai commencé à trouver des liens et des idées sur ce qui pourrait se cacher derrière ce film. Du moins j'espère parce que je suis absolument pas certain d'avoir compris l'histoire. Bien que le début des histoires soit difficile car on ne comprend ni la logique ni la raison des passages entre les époques et personnages on commence à comprendre ce qui est en train de se dérouler vers la deuxième moitié. En effet, petit à petit on commence à trouver des liens aussi bien par les personnages qui ont des noms proches que des mentions qui traversent les époques (ainsi l'histoire qui se déroule au pacifique arrive dans l'histoire du XXe en Angleterre grâce à un livre). De plus, les acteurs reviennent dans différents personnages ce qui est parfois très réussit et à d'autres moments assez raté mais ce qui permet de faire un lien. Et on découvre qu'en fait la même histoire recommence encore et toujours.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Bon ben j'ai décidé que ce film était hors catégorie. D'un coté je ne suis pas certain de l'avoir apprécié ni de l'avoir compris. Mais de l'autre il peut devenir un film culte qui sera encore connu dans 100 ans. Bref, je ne sais pas.

Image: Site officiel

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16:09 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cloud atlas | | | |  Facebook

14/03/2013

Oz the great and powerful

Je n'ai jamais vu le Magicien d'Oz. Mais comme tout le monde je connais vaguement l'histoire. C'est tout de même avec un énorme trou dans ma culture cinématographique que je suis allé voir le nouveau Disney. Ce film prend place avant les événements du Magicien d'Oz. Il commence au début du XXème siècle au Kansas. Un magicien forain, Oz, tente d'intéresser les villageois à ses petits tours de passe-passe tout en draguant les femmes. Mais un mauvais choix le conduit à devoir fuir la fête foraine. Ce qui est un tout aussi mauvais choix puisque Oz se retrouve pris dans une tornade! Quand il s'en sort enfin il se retrouve dans une contrée inconnue et colorée. Il apprendra bientôt qu'une prophétie annonçait son arrivée. Mais est-il vraiment le magicien auxquelles s'attendent les citoyen-ne-s de ce pays?

J'ai beaucoup apprécié ce film et en particulier les premières minutes. Dès le générique le ton est donné, on nous donne l'impression de revenir vers le passé du spectacle quand les décors étaient amenés avec des cordes et que ces derniers étaient peints sur du carton. Les premières minutes du film sont en noir et blanc et donnent  un aspect de retour dans le passé que j'ai beaucoup aimé. Ce n'est qu'en arrivant à Oz que la couleur arrive accentuant un aspect féerique qui restera tout le long du film. C'est donc vraiment Disney et très beau à voir.

Mais il y a tout de même quelques questions. La prophétie annonce qu'un homme arrivera à Oz pour remettre les choses à leur juste place. Il faut comprendre que l'ancien roi d'Oz est mort assassiné par l'une de ses filles. Cette dernière a pris le pouvoir, une autre a fuit et se cache et la dernière ne sert pas à grand-chose (à part être trahie et donc devenir méchante). Les femmes sont donc au pouvoir mais c'est un homme qui doit amener la paix. Pourtant Glynda, la gentille sorcière, est parfaitement capable de combattre et le prouve durant le film. Qu'en conclure? Le film semble dire que les hommes doivent être à la tête des nations pour que ces dernières fonctionnent. Alors qu'elle est la place des femmes? Si on considère Glynda comme la femme parfaite du film et Oz comme le magicien annoncé par la prophétie il suffit s'observer leur relation pour comprendre. Ce qui compte c'est de recréer au niveau de l'état ce qui sera créé au niveau du couple. L'homme comme figure paternelle qui gouverne la cité et la famille et la femme comme figure maternelle (Glynda en est la forme parfaite même avec son peuple elle se comporte en mère, en est témoin la scène ou elle lit la lettre d'Oz comme si elle lisait un conte à ses enfants). Bref, on pourrait dire que ce film défend la forme traditionnelle de la famille comme première pierre de la société qui doit généraliser cette forme. Il m'est difficile d'accepter un tel message même en ayant apprécié le film.

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

  • Twilight.

  • Film de vacances. De superbes décors, une mise en scène intéressante et une histoire pas si mal. Il est dommage que le film semble défendre un discours traditionnel de la place des hommes et femmes dans la société. Ce dernier point pèse fortement sur mon appréciation.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon.

Image: Site officiel

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12:04 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oz, magie | | | |  Facebook

07/03/2013

Hansel et Gretel Witch Hunters

Bon, je suis donc allé voir ce film dont l'énorme affiche prend la moitié d'un mur de mon cinéma préféré. Que je m'explique tout de suite, je ne m'attendais pas à grand-chose dans ce film mais un peu d'action et d'humour. Nous sommes en Allemagne, deux enfants sont abandonnés dans la forêt par leurs parents. Ils cherchent avec difficulté un moyen de s'en sortir quand apparaît une maison construite en nourriture. Les enfants étant ce qu'ils sont ils se jettent dessus avant d'entrer. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est que l'endroit appartient à une sorcière! Grâce à leur intelligence et leur courage ils réussissent à détruire la sorcière. Mais leur histoire ne s'arrête pas là. Au fil du temps Hansel et Gretel deviennent les chasseurs de sorcières les plus connus d'Allemagne. Mais un jour ils doivent enquêter sur des enlèvements peu communs dans une petite ville. Tout changera à jamais.

J'ai rarement vu un film aussi mauvais! En fait, je ne sais même pas par où commencer! Bon, les personnages alors. Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres. Je n'ai pas un amour inconditionnel pour Jeremy Renner mais je suis certain qu'il regrette amèrement d'avoir signé ce contrat tout comme Gemma Arterton qui joue sa sœur Gretel. Les répliques sont à mourir et pourraient être utilisées comme exemple à ne pas faire. Les costumes et le maquillage sont non seulement moches mais mal construit. En ce qui concerne les armes on dirait que le réalisateur s'est contenté de faire joujou ce qui rend chacune d'elles non seulement improbables mais débiles. C'est un gros film d'action bien stupide sans aucun intérêt dans lequel la 3D ne sert qu'à jeter des objets un peu partout. Une grosse merde.

Twilightomètre: Ce film a donc la chance d'inaugurer mon twilightomètre qui permet de mesurer la médiocrité (si vous avez des idées pour des échelles fun annoncez-vous):

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je ne l'aurais jamais cru possible mais ce film est vraiment moins bon que Twilight! Tout est ridicule! Tout est mauvais! En fait quand j'ai vu d'autres personnes attendre pour le voir je n'avais qu'une envie: Hurler à pleins poumons "FUYEZ PAUVRES FOUS!"

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel (Même le site officiel est nul!)

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08:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hansel et gretel, sorcieres | | | |  Facebook

04/03/2013

Beautiful Creatures

Je suis désolé, je ne vais pas commenter les résultats des votations de hier. D'autres personnes le font mieux que moi dans de nombreux articles. Je vais me contenter d'un film que je présenterais sous les mots de "mieux que Twilight". J'avoue que c'est loin d'être compliqué... Ethan vit dans Gatlin une petite ville du sud des États-Unis environnée par son passé lors de la guerre de sécession et par la sécheresse de l’église et de la religion. Cet environnement aride à tendance à frustrer Nathan qui ne souhaite qu'une chose: quitter cette ville de fous! Mais avant cela il lui faut terminer sa dernière année et c'est lors de la rentrée qu'il aperçoit une femme venue tout droit de ses rêves. Ils tombent rapidement amoureux l'un de l'autre. Ce nouveau couple devra apprendre à résister aux regards de la communauté mais aussi au péril qui attend. Car cette femme n'est autre que Lena Duchannes haïe par les citoyen-ne-s de la ville et sorcière. Lors du seizième anniversaire de Lena elle devra choisir entre la lumière et l'obscurité et ce jour-là tout changera!

Ma curiosité se développa lorsque j'entendis des critiques cinémas parler assez positivement de ce film lors d'une émission de la Première. Comme je souhaitais me faire ma propre idée j'ai décidé de consacrer une séance de cinéma à ce film. Je ne m'attendais pas à grand-chose d'autre qu'un film d'adolescent sur les difficultés de cette période et les méchants adultes qui ne comprennent rien à la force de l'amour entre deux gamins qui se sont rencontrés il y a à peine deux jours ("C'EST TROP INJUSTE! JE TE DÉTESTE"). C'est tout de même un peu plus. En effet, le film réussit à peindre une société renfermée sur elle-même et sur le peu de passé qu'elle connaît. Une petite ville totalement inconnue du reste du monde et qui ne parle que de sa maigre victoire lors de la guerre de sécession. Mais aussi une ville enfermée dans la religion et ses préceptes. La bibliothèque possède plus de livres interdits qu'autorisés par exemple et les jeunes peuvent aller jusqu'à prier en classe. Les acteurs ne sont pas totalement inintéressants non plus avec des costumes assez intéressants. Mais l'histoire reste convenue et peu surprenante. Ce film est définitivement mieux que Twilight.

Image: Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bitlit, mieux que twillight, sorciere | | | |  Facebook

18/02/2013

Searching for Sugar Man

Nous sommes dans les années post-68. L'industrie de la musique est florissante et de nombreux groupes et chanteurs sont sur le point d'entrer dans une carrière de superstar. L'un d'entre eux est Rodriguez. Tout le monde s'accorde sur son talent d'écrivain et de chanteur. Mais ses disques ne fonctionnent absolument pas aux États-Unis. On a rarement vu un flop pareil pour quelqu'un qui intéressait tellement de personnes. Par hasard ces chansons se retrouvent en Afrique du Sud ou le chanteur devient l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid et des tentatives de libérations du peuple. Mais qui est Rodriguez? Est-il mort comme certains le pensent? D’où vient-il? La recherche de ce chanteur sera difficile et frustrante mais offre aussi de nombreuses surprises.

Je trouve toujours difficile de commenter un documentaire sur un sujet que je ne connais pas. La musique fait partie des sujets sur lesquels je suis totalement ignare. Ca ne m'empêche pas d'aimer certain-e-s chanteurs ou chanteuses ou d'apprécier ce que j’entends à la radio mais je suis totalement incapable d'en parler de manière sérieuse. Alors je peux simplement dire que la musique que l'on entend dans ce documentaire est très sympa. J'ai surtout aimé l'histoire. Celle-ci est tout simplement extraordinaire. Un homme totalement inconnu est en fait une superstar au minimum disque d'or et personne ne le savait ni même le chanteur. Un disque impossible à trouver se vend à tous les coins de rue en Afrique du Sud. Bref, on ne voit pas ça tous les jours. C'est aussi une histoire de fans. Des hommes et des femmes qui ont grandi avec Rodriguez et qui cherchent à retrouver des informations sur un homme qu'il adorent. On ne peut qu'imaginer l'émotion quand ces personnes se rendent compte que leur chanteur est vivant et qu'il va venir en Afrique du Sud. Que dire? C'est un superbe documentaire.

Image: Allociné

Site officiel du film

Site officiel de Rodriguez

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12:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sugar man, rock, afrique du sud | | | |  Facebook

17/02/2013

Hotel Transylvanie

Transylvanie, fin du XIXe siècle, un homme enveloppé dans une sombre cape observe la construction d'un énorme château. Cet homme est Dracula et il souhaite construire un lieu qui puisse offrir la sécurité à sa fille. Mais ce sera aussi un lieu dans lequel les monstres du monde entier pourront venir se réfugier pour éviter l'humanité et ses colères. Tout se passe bien durant une centaine d'année. Mais quand sa fille souhaite partir explorer le vaste monde Dracula décide de mettre en place un faux village pour lui faire peur. Ce plan mettra en danger la sécurité du château puisqu'un humain sera attiré par ces événements. Alors comment s'en débarrasser? Et comment éviter que sa fille ne suive cet humain baroudeur qui parle toujours de ses voyages?

J'ai bien aimé ce film. Il n'a rien d'extraordinaire et je ne m'en souviendrais plus dans trois jours. Mais je l'ai mieux aimé que les Misérables. Il y a une raison simple à cela: Hôtel Transylvanie ne tente pas de faire croire qu'il est plus que ce qu'il est réellement. C'est un simple film de divertissement familial destiné surtout aux enfants. Cet aspect se sent très fortement dans l'humour et dans la construction des caractères des monstres. L'humour, donc, est assez pipi caca. Rien de très subtil juste quelques situations et un peu de blagues sympathiques. Les monstres ne sont de loin pas des monstres. Ils ont peur des humains et, d'ailleurs, ils ne savent plus comment les effrayer! Mieux encore, aucun d'entre eux n'a envie de tuer des humains (Dracula n'aime pas le sang humain trop gras). Leur histoire montre surtout que ces monstres ont été incompris et qu'ils ne souhaitaient pas faire du mal. C'est aussi un film sur le passage à l'age adulte. Le moment ou les enfants doivent quitter la maison pour commencer à construire leur propre vie et une relation (avec un mec en l’occurrence on est pas dans Trueblood avec des vampires bisexuels). Ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est bien sympa.

Site officiel

Image: Allociné

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12:18 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vampire, dracula, momies, loup-garou, transylvanie | | | |  Facebook

16/02/2013

Les Misérables

Un bagne dans un lieu non-identifié mais vers une plage. Des hommes tirent un navire à quai sous l’œil vigilant de gardes impassibles. L'un de ces hommes va sortir ce jours après avoir purgé une peine de 19 ans pour avoir volé une miche de pain. Cet homme est Jean Valjean. Mais son périple en dehors du bagne dans la France post-napoléonienne est loin d'être facile. Tous lui tournent le dos et lui refusent l'aide et le travail. Tous sauf un prêtre qui le protège et lui offre de l'argent pour reconstruire sa vie. Cet argent lui permettra de devenir respectable et d'aider une femme et son enfant: Fantine et Colette. Mais la loi continue à le suivre à la trace et sa vie pourrait bien continue à être menacée pour un simple bout de pain.

Bon, j'avoue, je n'ai jamais lu le livre. Je n'ai d'ailleurs jamais lu Victor Hugo. Je sais c'est un péché de lèse-majesté qui permet d'avoir une place réservée au septième cercle des enfers. Mais je me pardonne en me souvenant qu'en enfer au moins il fait chaud! Donc cette note ne concernera que mon ressenti face au film de 2012 et pas face au livre.

Bon, premier personnage et l'un des deux que l'on observe depuis le début: Jean Valjean. Le pauvre n'a pas de chance puisqu'il se trouve au bagne pour 19 ans et que, dès qu'il sort, personne ne veut lui faire confiance. C'est vrai que si ça m'était arrivé j'aurais aussi un peu la rage. Mais pas Valjean. Non, lui il trouve Dieu à nouveau et se consacre de manière très paternaliste à aider son prochain. En fait Valjean est la figure du personnage qui cherche éternellement la rédemption. Quoi qu'il fasse son crime passé lui est constamment jeté à la figure et on continue à le traiter en criminel. Valjean devient un homme honorable, un homme qui aide son prochain, un homme apprécié mais il reste un filou qui doit se faire pardonner pendant toute sa vie devant dieu. Tout ceci pour avoir volé un bout de pain... Ce dieu c'est un salopard quand même!

Le second personnage apparaît en même temps il se nomme Javert. Javert c'est un peu Judge Dredd mais à Paris et au XIXe siècle. Après tout (dire ceci avec une voix grave de celui qui fume 5 paquets de cigarettes par heure depuis sa plus tendre enfance) LA LOI C'EST LUI! Alors Javert il aime la loi. C'est un peu son amante et il déteste la tromper. Il lui importe peu de faire du mal aux gens tant que la loi est suivie. Bref c'est terminator sans une once d'humanité ce qui permet d'en faire un gros méchant pas beau.

Suivent les deux autres personnages importants: Colette et Marius. En fait eux ce sont les gentils. Et pour qu'on s'en rende bien compte on leur fait chanter de jolies chansons d'amours et on tente de les faire séparer dans l'histoire. Mais l'amour est plus fort que tout (même plus fort que les balles)! Marius est un peu l'homme qui reprend la garde de Colette quand Valjean ne peut plus le faire. C'est un peu la symbolique du mariage. On passe du tuteur paternelle au tuteur marital. Mais ce couple ne peut exister qu'après la mort de tous les autres personnages. C'est un peu méchant je trouve. Marius est aussi un révolutionnaire. Alors on m'a dit que Victor Hugo était un peu gauchiste. Ça n’apparaît pas dans le film. Marius veut faire la révolution mais ses parents n'approuvent pas. D'ailleurs, ces révolutionnaires sont un peu nul. Le jours d'après sera surtout l'occasion pour Marius de revenir dans sa famille et la société en se mariant et en acceptant son héritage aristocratique. Bref, pas très révolutionnaire l'histoire.

C'est aussi un film plein de chants. Le problème c'est qu'on en a vite marre de ces chants. Les personnages ne s'arrêtent jamais et je pense que j'aurais mieux apprécié le film s'il nous offrait quelques pauses. Les décors sont d'un kitsch que j'ai rarement vu au cinéma. Que ce soit le début du film avec ces images grandiloquentes d'un bateau sous la tempête ou la fin du film et sa barricade impossible. Il y a aussi quelques problèmes de temporalité. On passe de la nuit au jours en trois secondes et La pluie et le soleil se succèdent en aussi peu de temps qu'il en faut pour changer de chaussettes. Bref, en résumé: Valjean doit toujours demander à dieu de le pardonner pour avoir volé un bout de pain, Colette et Marius ne peuvent se mettre ensemble que lorsque tout le monde est mort et Paris se soulève un peu tardivement le temps qu'un enfant soit tué. Mouais, ne perdez pas d'argent et évitez ce film.

Image: Site Officiel

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11:33 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les misérables, victor hugo | | | |  Facebook