Film - Page 9

  • Now you see me (insaisissable)

    New York, quatre personnes dans les rues montent de petits spectacles de magie. Ils tentent de percer mais n'y arrive pas vraiment bien qu'ils possèdent un réel talent. Mais quelqu'un les a observé et décide de les réunir. Un an plus tard ils sont connus à Las Vegas sous le nom des 4 cavaliers. Ils sont connus mais leur célébrités va augmenter exponentiellement quand ils annonceront leur nouveau tour. En effet, les 4 cavaliers vont dévaliser une banque en direct! Il s'ensuit une course contre la montre avec le FBI qui ne comprend pas comment agissent ces magiciens exceptionnels.

    Je suis plus qu'heureux d'avoir vu ce film après la déception que fut l'horrible RIPD. Now you see me est un superbe spectacle qui n'a que peu de points négatifs. Tout d'abord je pense que les acteurs ont superbement réussi à incarner leurs personnages. On retrouve d'ailleurs quelque têtes connues qui ont parfois déjà joué ensemble. La musique accompagne le film plutôt que de forcer le spectateur dans l'intrigue. Elle est d'ailleurs très réussie. Les effets spéciaux, spectaculaires et magnifiques, forment une vraie magie sur les écrans. L'intrigue est aussi réussie. Il fallait oser mettre 4 magiciens face au FBI pour des braquages considérés comme impossible. Je suis allé de surprise en surprise et de rire en rire devant ce film que je conseille à tous les amoureux de la magie et aux autres.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon. Magique, tout simplement.

    Image: Site officiel

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  • RIPD

    Je suis allé au cinéma voir ce film avec une idée en tête: soit c'est crétin soit c'est crétin mais fun. Dans tous les cas une partie de la critique était déjà écrite grâce à la bande annonce de ce qui semblait déjà être un film bien stupide. Du moins il parait que c'est du cinéma. J'ai eu un peu de mal à le croire. Mais avant de commencer de tirer sur l'ambulance il faut au moins dire de quoi parle le film. Alors, selon le scénario que j'ai retrouvé caché sur un papier de cigarette plié en quatre l'histoire se déroule à Boston. Ce n'est pas comme si c'était important de toute manière. Le héros, Nick, a volé des preuves en or (ah ah). Alors qu'il se repend et souhaite rendre l'or son partenaire l'abat durant un raid. C'est bête parce que ça ne lui donne pas beaucoup de bons points pour son jugement. Heureusement pour lui le rest in peace departement (d'où le nom du film, super imaginatif non?) a besoin de ses talents pour ramener les morts dans le seul endroit fait pour eux: l'au-delà. Et comme on ne veut pas perdre notre temps il se trouve que, justement, le petit nouveau met au jour une conspiration des morts pour créer la fin du monde. Chanceux le flic!

    Comment critiquer quelque chose de vide? Franchement, ne gaspillez ni votre temps ni votre argent pour cette chose atroce qui se prétend être un film. A mon avis c'est une conspiration de libraire qui a demandé sa création pour que les spectateurs, dégoûtés, jurent de ne jamais plus retourner au cinéma et de lire l'intégrale de Game of Thrones a la place (ce qui est une très bonne idée soit dit en passant). L'ennui c'est qu'il n'y a rien à sauver. Non seulement les personnages sont caricaturaux, stupides et franchement emmerdant mais, en plus, l'histoire n'est qu'un prétexte pour un semblant de scènes d'actions ratées en 3D. Les gags, du moins il parait qu'il y en a, sont aussi drôle que des blagues carambars. Franchement, ce film doit être censuré, les copies détruites et tous les articles écrit sur lui supprimés pour que les générations futures n'aient pas honte de ses ancêtres.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je déclare l'accusé coupable de crime cinématographique. Il est condamné à ne plus jamais créer de film et ce pour sauvegarder la santé psychique de l'humanité. Vite ! Avant qu'il ne nous fasse subir une autre horreur!

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: site officiel

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  • Despicable Me 2

    Vous vous souvenez du premier Despicable Me? Un super méchant tentait de voler la Lune pour enfin entrer dans le hit parade des plus grands méchants de l'histoire et ceci à l'aide de ses minions. Mais il avait appris à aimer trois petites filles. Son histoire n'est pas terminée. En effet, alors que Gru tente de trouver une nouvelle activité dans la confection de gelée et de confiture une organisation ultra secrète le contacte. Un laboratoire entier a disparu et Gru est chargé de trouver qui aurait pu accomplir cela. S’il échoue les substances du laboratoire pourraient bien détruire le monde. Et pour l'aider il sera secondé par une recrue de l'agence.

    Je ne sais pas trop quoi dire de ce film. Il était sympa sans plus pourrait très bien être une critique suffisante en elle-même. On retrouve les ingrédients du premier avec ses minions, ses méchants bizarres et ses gadgets. Mais, après avoir eu des enfants, Gru pourrait bien trouver une compagne. Malgré tout ce film n'est pas aussi bon que le premier. J'ai même eu un certain problème avec la manière dont est dépeinte Lucy Wilde sa partenaire. En effet, après nous avoir montré en quoi elle est compétente le film nous montre Gru tout faire pour la sauver. Encore une fois nous n'avons pas un personnage féminin qui agit en égal des hommes mais une princesse à sauver. On aurait pu faire mieux...

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Ni bon ni mauvais simplement sympa en famille.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • After Earth

    J'ai douté, j'ai débattu avec moi-même, j'ai regretté… Puis je me suis dit que si je voulais avoir un avis je devais aller voir ce film. L'humanité dans 1000 ans, nous avons quitté la Terre quasiment détruite par nos industries et le capitalisme. Nous avons fuit dans les étoiles vers une nouvelle colonie. Mais des aliens nous attendaient. Une guerre eut lieu durant laquelle un homme réussit à supprimer sa peur permettant aux humains de vaincre. Ce n'est pas cette histoire qui nous est contée (du moins pas après les 5 premières minutes). Non, l'histoire est celle du fils de cet homme: Kitai Raige. Après qu'il ait échoué à rejoindre le corps d'élite des humains son père décide d'apprendre à le connaître en partant avec lui vers sa dernière mission. Mais, lors du voyage dans l'espace, des météorites endommagent le vaisseau qui est obligé de se poser en catastrophe sur une planète mise en quarantaine: La Terre qui a évolué pour détruire tous les humains.

    C'est étrange le synopsis a presque l'air intéressant et on pourrait croire que les cinémas se sont trompés de films en décrivant after earth. J'ai rarement vu une histoire aussi ennuyeuse. Outre le fait que le scénario est compréhensible par un enfant de 5 ans dès 20 minutes (d'ailleurs un enfant de 5 ans crée des scénarios mieux conçus en jouant aux playmobils) les acteurs sont très, mais alors très, loin d'être convaincant. En effet, Will Smith tente de faire un concours avec Kirsten Stewart intitulé « qui réussit à tenir une expression totalement sans émotion le plus longtemps ». Son fils, lui, joue un personnage insupportable que j'avais envie de baffer toutes les 5 minutes. Il n'y a qu'un seul bon point! Les paysages sont magnifiques. Mais c'est peu pour sauver un film.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Absolument sans intérêt, une honte pour l'industrie du cinéma et pour les CVs des deux Smith. Son seul usage pourrait être comme somnifère pour les personnes qui souffrent d'insomnies. Deux minutes et vous dormez comme un bébé!

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

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  • Wadjda

    Comme je voulais un peu de réflexion avant mon prochain film, after earth, j'ai été voir Wadjda dans un petit cinéma de quartier très sympa. Wadjda est une petite fille de 10 ans en Arabie-Saoudite. Sa vie est divisée entre sa maison, l'école et les rues dans lesquelles elle passe pour passer de l'un à l'autre. Mais Wadjda est aussi une petite rebelle qui porte des converses et qui ne rêve que d'une chose: acheter un vélo pour faire la course avec l'un de ses amis. Mais le vélo est interdit aux femmes et personne ne veut lui avancer l'argent. Alors quand elle apprend que son école organise un concours de connaissance du Coran avec assez d'argent à la clé pour son rêve elle n'hésite pas et se lance.

    C'est un beau film. Je l'ai apprécié et je n'ai pas regretté le temps que j'ai passé devant l'écran. Ce film nous emmené ailleurs que dans les éternelles banlieues américaines. On découvre une culture et un univers différent, poussiéreux, chaud et très sexiste. C'est, en effet, une impression forte que j'ai ressentie dans ce film. Le poids de la tradition sexiste dans l'oppression des femmes. A tout moment il est montré et démontré pourquoi les femmes ne doivent pas être visible. Que ce soit dans la cour de l'école face au regard des hommes, dans les magasins ou il faut se changer dans les toilettes des femmes (avec une superbe affiche de mode censurée) ou encore dans la maison lorsque les deux femmes ne doivent pas parler trop fort et se cacher derrière la porte avec le plat pour que le mari emmène la nourriture à l'intérieur. Bref, c'est un monde dans lequel les femmes doivent se garder de tous contacts avec les hommes. Mais c'est aussi un film qui nous montre que derrière cette façade rigide il existe de petits lieux de contestations. Que ce soit rapidement utiliser du vernis à ongle, les hommes qui acceptent de vendre quelque chose d'interdit ou les chaussures... C'est aussi le film d'un rêve. Celui d'une petite fille qui veut simplement avoir un vélo.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Une ville que je ne connaissais pas, une histoire à la fois poétique et revendicatrice. Il y a de quoi apprécier.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Hannah Arendt

     Hannah Arendt, une femme dont tout le monde a entendu parler pour sa chronique sur le procès d'Eichmann qui a eu lieu à Jérusalem. Justement, ce nouveau biopic commence lors de l’enlèvement du nazi. Il est rapidement jeté à l'arrière d'une camionnette puis on retrouve Hannah Arendt chez elle en train de lire le journal qui annonce la venue d'un procès. Nous suivrons donc Hannah Arendt à Jérusalem lors de ce procès mais surtout lors de la polémique qui eu lieu après que son travail fut publié par le New Yorker. En effet, non seulement certains croient qu'elle défend Eichmann mais, en plus, elle s'attaque à certains dignitaires juifs et leurs activités.

    Je n'ai jamais lu les ouvrages d'Hannah Arendt. Je ne suis donc pas du tout capable de critiquer le rendu de la philosophie et des idées de cette femme dans ce film. Mais je peux parler de ce dernier. Les acteurs, pour commencer, sont tous très bien choisis. Je n'ai pas vu un seul acteur qui semblait en dehors de son rôle. Montrer les capacités de ces hommes et femmes dans plusieurs langues m'a aussi plu. Je préfère avoir des sous-titres mais entendre de l'hébreu à Jérusalem plutôt que de l'anglais. Ce qui permet de donner une forme d'authenticité au film. Ce dernier me semble très maîtrisé. Il y a tout de même quelques problèmes entre deux scènes qui, parfois, ne semblent pas logique. Je me demande aussi s'il était nécessaire de s'attarder sur la relation qu'elle avait avec son ancien professeur de philosophie. Le plus gros problème de ce film dure une ou deux scènes et se déroule durant le fameux procès. Il a été fait le choix d'utiliser des images d'archives et je suis pour. Je suis beaucoup plus sceptique quand on décide de reconstituer le tribunal pour passer du noir et blanc à la couleur lors de la même scène. Heureusement ce cas est rare mais il reste très étrange et raté. Bref, j'arrête la une critique peu profonde de part mes propres incapacités pour vous conseiller d'aller le voir et se vous faire votre propre idée. Je doute que vous perdiez votre temps!

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  • Iron Man 3

    Iron Man, ces deux mots résument un peu tout ce qu'il y a à dire sur Tony Stark. Un homme riche qui décide que ce serait drôle de créer une armure et de jouer les justiciers. Le film débute quelque temps après les événements de New York lors de Avengers. Tony Stark ne dort plus et fait quelques crises d'anxiété. Pour les éviter il construit un nombre impressionnant d'armures toutes avec des options différentes. Ce qui implique qu'il s'occupe de moins en moins de Peper. Mais durant ses constructions un nouveau terroriste réussit plusieurs attentats sur le sol américain. Cet homme recherché par le monde entier se fait appeler le Mandarin et menace de mort le président. Après avoir été touché personnellement Tony Stark lui lance un défi qu'il regrettera bientôt puisque sa maison est détruite en directe tandis qu'il est évacué par son armure dans un autre état. Blessé et avec une armure défaillante il se lancera dans la traque du Mandarin.

    J'ai bien apprécié ce film qui ne quitte pas l'attendu pour un film de super-héros mais réussit à faire bien mieux que d'autres. Les premiers films jouaient surtout sur l'armure et la musique rock autour d'un homme arrogant aux petites piques verbales. Ce troisième film réussit à aller un peu plus loin. On y trouve un début d'analyse de la guerre contre la terreur en termes de société de spectacle (je n'irais pas plus loin, regardez). Le gouvernement américain est moqué dans ses tentatives de créer des symboles du monde libre par la transformation ridicule du War Machine en Iron Patriot peint dans les couleurs du drapeau. L'assistance a aussi beaucoup aimé les blagues sur les fans un peu fous. En fait, ce film réussit à mêler le comique à l'action sans trop de problèmes. J'apprécie particulièrement de voir un changement dans le caractère de Tony Stark qui montre une forme de vulnérabilité tout en passant une grande partie du film sans armure fonctionnel ce qui permet de montrer que, bien que Tony ne soit qu'un mec dans une boite de conserve, il reste Iron Man. Enfin, Peper gagne quelques moments qui rendent ce film un tout petit, mais vraiment vraiment petit, mieux sur le coté féminin. Peper a l'habitude d'être une simple copine de héros qui n'est jamais présente lors de l'action. Dans ce film le personnage gagne un peu en offrant de l'aide à Tony et ce dès le début quand elle lui annonce en armure qu'elle le protège. Bon, il faut chercher pour s'en rendre compte mais j'espère que d'autres films suivront le mouvement, en allant plus loin, et créeront des personnages féminins vraiment intéressants plutôt que de simples faire valoir pour les mâles tout musclé et trempé de sueur. Personnellement j'en ai marre des femmes dans ces films qui ont 5 master, trois doctorats et un prix Nobel ainsi qu'un entraînement de 20 ans d'arts martiaux mais qui ont besoin d'un mec pour les protéger. Bref, je conseille ce dernier Iron Man aux personnes qui aiment les marvel tout en espérant que ce sera le dernier car je trouve la conclusion adéquate et je ne vois pas l'intérêt de continuer la franchise.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. De l'action, des armures, des blagues drôle (ça nous change) et un bon final pour, je l'espère, une conclusion de la franchise. Tout ce qu'on attend d'un film de super-héros et pas vraiment beaucoup plus.

    • Joss Whedon.

    Image: site officiel

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  • Oblivion

    Je suis donc allé voir Oblivion un film qui me semblait intéressant avec, malheureusement, Tom Cruise. L'année n'est pas précisée mais on imagine que nous sommes sur Terre aux alentours de 2080. La Terre a été attaquée en 2017 par des aliens. La Lune est détruite ce qui a rendu la planète difficilement habitable. Mais l'humanité a vaincu. Un grand exode en direction de Titan est organisé ce qui implique de pomper toute l'eau disponible pour alimenter les réacteurs à fusion. Jack Harper aide à protéger et maintenir les pompes et les drones de protection. Il doit parfois se défendre contre les restes des aliens ayant attaqués la Terre. Mais est-ce aussi simple?

    J'ai compris l'histoire au bout de 15 minutes ce qui est rarement bon signe. Mais j'aurais pu m'y faire si la mise en place des informations n'était pas si longue! En effet, alors que le spectateur a compris depuis longtemps qu'elle est la vérité le réalisateur a décidé de le réexpliquer trois fois en 2 heures. Soit le réalisateur considère que ses spectateurs sont stupides soit il ne savait pas quoi faire. C'est dommage car la bande annonce semblait intéressante. Une Terre dans le futur après une invasion et des humains qui tentent de survivre est toujours un moyen intéressant de poser des questions importantes. Malheureusement le film ne pose aucune question et se contente de donner une philosophie de bas étage sur la puissance de l'amour. Absolument rien n'est inattendu, rien n'est intéressant et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages. Je suis sorti de ce film avec un énorme ennui tout de même contrebalancé par la satisfaction d'une bonne sieste dans des fauteuils confortables.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight. Scénario et personnages sans intérêts pour un film ennuyeux au possible. Ne perdez pas votre temps ni votre argent.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Inch’Allah

    Une jeune médecin canadienne a décidé de travailler dans une clinique pour femmes en Palestine. Cependant elle vit en Israël de l'autre coté du mur. Elle a des amis et des connaissances dans les deux cotés mais elle arrive plus ou moins à garder un équilibre. Mais ces amitiés sont-elles vraiment aussi simples à maintenir alors que la haine, l'incompréhension et la guerre font rage? Tandis que l'un des cotés du mur enragent contre des attaques organisées à l'assaut des colonies l'autre coté pleure et enrage autours de la mort de ses enfants. Et cette jeune médecin est au milieu. Elle n'arrive pas à se rendre objective et extérieure. Elle tente d'aider mais ses échecs commencent à la détruire.  Vivre dans deux mondes à la fois est une position inconfortable et probablement impossible à tenir pour cette jeune femme.

    La question qui occupe Israël et la Palestine dans une guerre depuis près de 60 ans est compliquée. Personne ne connaît la solution et je pense que plus personne n'est véritablement innocent. Je ne vais donc pas entrer dans un débat que je ne maîtrise pas ni ne comprend. Ce que je sais c'est que la guerre équivaut à la tristesse et à l'injustice. Et la réalisatrice a réussit à mettre ceci en évidence. Les petites vexations quotidiennes, la chape de plomb de l'occupation armée, les soldats qui deviennent fous et les combattants qui ne savent quoi faire d'autre que se suicider. Est-ce réaliste? Probablement. Est-ce la réalité? Probablement pas tout a fait. De ce coté je pense que le film est réussi. Ce sont les personnages qui ne m'ont pas convaincu. Je n'arrive pas à m'identifier ni à m'intéresser à leur vie. Ils ne me paraissent ni réaliste ni important et j'aurais très bien pu m'en passer. Cet imbroglio plombe un film qui reste intéressant.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Intéressant, bien réalisé mais des personnages peu convaincants qui font chuter mon appréciation.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • The Croods

    Il y a déjà un petit moment qu'on entend parler de ce film qui apparaît sur toutes les pubs possibles et imaginables. Les Croods sont une famille. Ils sont des hommes (et femmes) des cavernes qui vivent seuls et difficilement dans un environnement très hostile. Leurs règles visent toutes à la survie et cette dernière n'est possible qu'en se cachant dans une caverne pour n'en sortir que le jour et peu de temps. En fait, quand les Croods sortent c'est avant tout pour chercher à manger. Tout le monde accepte cette vie sauf Eep l’aînée des enfants. Eep est curieuse de connaître ce qui se cache derrière la falaise. Et cette curiosité ne fait qu'augmenter quand elle rencontre Guy qui fuit une catastrophe et cherche son rêve.

    Ce film d'animation est vraiment bon! Ils se sont amusés à changer les animaux pour créer des espèces exotiques tout en étant familières. Je parle, par exemple, du hibou plein de griffes, du chat à la tête gigantesque ou encore des baleines terrestres. Ce qui nous permet d'entrer dans un univers très colorés et surprenant. Il y a aussi de très nombreuses références envers des objets que l'on connaît tous aujourd’hui comme l'animal qui se nomme Belt et que Guy porte autour de sa taille. Le message de l'histoire n'est trop mauvais non plus. Il concerne l'importance de se jeter dans l'inconnu malgré ses peurs pour réussir à trouver ce qui nous attend. On apprécie aussi les nombreux gags qui ne tombent pas du tout à plat. C'est donc un très bon film d'animation que j'apprécierais de revoir!

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. C'est drôle, c'est exotique, c'est romantique et plein d'action... Que demander de plus?

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Casablanca

    Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale, l'Europe est sous la coupe de l'Allemagne nazie. Des milliers de personnes font tout pour quitter le continent et partir aux États-Unis. Mais les voies sont difficiles quand elles ne sont tout simplement pas fermées. Casablanca sous contrôle de Vichy est l'une des villes de transitions. Mais il est bien plus difficile d'en sortir que d'y rentrer. Entre le marché noir et la corruption des magistrats personne n'est à l’abri. Dans cette ville un américain, Rik, tient un café dans lequel une bonne partie de la criminalité se déroule. Que ce soient les jeux de casinos ou les ventes de visas. Mais quand le célèbre dissident Victor Laszlo et sa femme Ilsa débarquent la tranquillité relative du café pourrait bien être compromise. Car Laszlo ne doit pas quitter Casablanca et Ilsa et Rik ont un passé chargé.

    Du romantisme, du suspens et de la comédie parfaitement dosés dans ce film vieux et un peu étrange. Étrange car il est souvent ridicule. Bien que les acteurs me semblent des plus convaincants les dialogues m'ont parus très ridicules. C'est probablement voulu dans certains cas. J'ai bien aimé, par exemple, la manière dont le policier français et le policier italien se chamaillent constamment. L'italien est d'ailleurs superbement ignoré par le représentant de l'Allemagne. Je doute que Mussolini ait apprécié. Outre ceci il y a les dialogues romantiques qui sont dégoulinant de mièvrerie. Mais aussi les scènes que je trouve des plus irréalistes. Imaginez, vous êtes un leader de la résistance en fuite. Est-ce que vous réservez une table à votre nom dans un café? Je ne pense pas! Eh bien Laszlo le fait et continue sa soirée avec une dialogue poli entre lui et le dignitaire nazi! Je ne trouve pas ça très réaliste... Et pourtant le film fonctionne!

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Intéressant, écrit et réalisé en 1942 il y a probablement des aspects de propagandes qui m'ont échappé (après tout je ne suis pas un expert), il est bien joué. Bref, j'ai gagné quelques points d'expérience en culture cinématographique.

    • Joss Whedon

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  • Warmbodies

    J'étais fatigué, j'en avais marre, je ne voulais surtout pas réfléchir. Je suis donc allé voir Warm Bodies qui avait l'intérêt de ne pas sembler être casse-tête et de ne pas durer trop longtemps. L'histoire a lieu après un cataclysme mondial qui aboutit à la zombification de la Terre. Une seule enclave humaine résiste à la maigre connaissance des personnes encore capables de réfléchir. Mais le héros est un zombie. Son nom est R et il n'est pas tout a fait comme les autres. Surtout quand il fait la connaissance de Julie. Leur rencontre semble lancer un changement qui risque de tout changer!

    Je n'ai pas honte de dire que j'ai bien aimé ce film. Il est bien joué par des acteurs convaincants. Celui qui joue R a dû souffrir mais il réussit à bien incarner un zombie. On aurait pu avoir peur que le film soit ridicule mais la réalisation a réussi à l'éviter. En effet, le film possède un petit coté décalé sympathique qui s'incarne dans les pensées de R sur ce qu'il est et ce qu'il est en train de faire. La réalisation réussit à créer des relations entre les zombies qui sont à la fois humaines et zombies. Mais sa plus grande réussite est sa longueur. En effet, le film dure exactement le temps nécessaire pour qu'il ne devienne pas ennuyeux. J'ai aussi apprécié le message que j'ai pensé trouver dans le film. En effet, il me semble que le plus important pour la fin du film est de montrer que la peur du différent, de l'étranger, ne résout rien. Il est inutile de s'entourer de murs et de considérer que l'extérieur n'est qu'un lieu barbare dans lequel on ne doit voyager que fortement armé et prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Au contraire, il faut briser les différences et s'accepter pour réussir à atteindre la paix.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario. Rien qui ne soit révolutionnaire mais un bon film bien joué et bien écrit qui ne tente pas d'être plus que ce qu'il est.

    • Joss Whedon.

    Image: Allociné

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  • Cloud Atlas

    J'ai fait des cauchemars cette nuit en essayant d'imaginer comment je pourrais présenter ce film en une note plus ou moins compréhensible. Ceci me stress tellement que je sens mon cœur en train d'exploser. Toutes les personnes qui ont déjà été voir Cloud Atlas comprennent sûrement pourquoi il me semble si difficile de présenter l'histoire de ce film. Mais je vais tout de même essayer et très probablement échouer. Le problème c'est que ce film ne nous présenter pas une histoire mais six histoires. Celles-ci ne se passent même pas dans les même lieux ou époques mais dans le passé, le présent et le futur lointain voir très lointain. Mais, au fur et à mesure que ces histoires nous sont contées, il apparaît que des liens et des points-communs existent entre les différents protagonistes même quand ils sont éloignés par des centaines d'années.

    Ma première réaction à la sortir du cinéma a été l'incrédulité. Mais qu'est-ce que je viens de voir en fait? Mais, en y repensant, j'ai commencé à trouver des liens et des idées sur ce qui pourrait se cacher derrière ce film. Du moins j'espère parce que je suis absolument pas certain d'avoir compris l'histoire. Bien que le début des histoires soit difficile car on ne comprend ni la logique ni la raison des passages entre les époques et personnages on commence à comprendre ce qui est en train de se dérouler vers la deuxième moitié. En effet, petit à petit on commence à trouver des liens aussi bien par les personnages qui ont des noms proches que des mentions qui traversent les époques (ainsi l'histoire qui se déroule au pacifique arrive dans l'histoire du XXe en Angleterre grâce à un livre). De plus, les acteurs reviennent dans différents personnages ce qui est parfois très réussit et à d'autres moments assez raté mais ce qui permet de faire un lien. Et on découvre qu'en fait la même histoire recommence encore et toujours.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Bon ben j'ai décidé que ce film était hors catégorie. D'un coté je ne suis pas certain de l'avoir apprécié ni de l'avoir compris. Mais de l'autre il peut devenir un film culte qui sera encore connu dans 100 ans. Bref, je ne sais pas.

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  • Oz the great and powerful

    Je n'ai jamais vu le Magicien d'Oz. Mais comme tout le monde je connais vaguement l'histoire. C'est tout de même avec un énorme trou dans ma culture cinématographique que je suis allé voir le nouveau Disney. Ce film prend place avant les événements du Magicien d'Oz. Il commence au début du XXème siècle au Kansas. Un magicien forain, Oz, tente d'intéresser les villageois à ses petits tours de passe-passe tout en draguant les femmes. Mais un mauvais choix le conduit à devoir fuir la fête foraine. Ce qui est un tout aussi mauvais choix puisque Oz se retrouve pris dans une tornade! Quand il s'en sort enfin il se retrouve dans une contrée inconnue et colorée. Il apprendra bientôt qu'une prophétie annonçait son arrivée. Mais est-il vraiment le magicien auxquelles s'attendent les citoyen-ne-s de ce pays?

    J'ai beaucoup apprécié ce film et en particulier les premières minutes. Dès le générique le ton est donné, on nous donne l'impression de revenir vers le passé du spectacle quand les décors étaient amenés avec des cordes et que ces derniers étaient peints sur du carton. Les premières minutes du film sont en noir et blanc et donnent  un aspect de retour dans le passé que j'ai beaucoup aimé. Ce n'est qu'en arrivant à Oz que la couleur arrive accentuant un aspect féerique qui restera tout le long du film. C'est donc vraiment Disney et très beau à voir.

    Mais il y a tout de même quelques questions. La prophétie annonce qu'un homme arrivera à Oz pour remettre les choses à leur juste place. Il faut comprendre que l'ancien roi d'Oz est mort assassiné par l'une de ses filles. Cette dernière a pris le pouvoir, une autre a fuit et se cache et la dernière ne sert pas à grand-chose (à part être trahie et donc devenir méchante). Les femmes sont donc au pouvoir mais c'est un homme qui doit amener la paix. Pourtant Glynda, la gentille sorcière, est parfaitement capable de combattre et le prouve durant le film. Qu'en conclure? Le film semble dire que les hommes doivent être à la tête des nations pour que ces dernières fonctionnent. Alors qu'elle est la place des femmes? Si on considère Glynda comme la femme parfaite du film et Oz comme le magicien annoncé par la prophétie il suffit s'observer leur relation pour comprendre. Ce qui compte c'est de recréer au niveau de l'état ce qui sera créé au niveau du couple. L'homme comme figure paternelle qui gouverne la cité et la famille et la femme comme figure maternelle (Glynda en est la forme parfaite même avec son peuple elle se comporte en mère, en est témoin la scène ou elle lit la lettre d'Oz comme si elle lisait un conte à ses enfants). Bref, on pourrait dire que ce film défend la forme traditionnelle de la famille comme première pierre de la société qui doit généraliser cette forme. Il m'est difficile d'accepter un tel message même en ayant apprécié le film.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. De superbes décors, une mise en scène intéressante et une histoire pas si mal. Il est dommage que le film semble défendre un discours traditionnel de la place des hommes et femmes dans la société. Ce dernier point pèse fortement sur mon appréciation.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Site officiel

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  • Hansel et Gretel Witch Hunters

    Bon, je suis donc allé voir ce film dont l'énorme affiche prend la moitié d'un mur de mon cinéma préféré. Que je m'explique tout de suite, je ne m'attendais pas à grand-chose dans ce film mais un peu d'action et d'humour. Nous sommes en Allemagne, deux enfants sont abandonnés dans la forêt par leurs parents. Ils cherchent avec difficulté un moyen de s'en sortir quand apparaît une maison construite en nourriture. Les enfants étant ce qu'ils sont ils se jettent dessus avant d'entrer. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est que l'endroit appartient à une sorcière! Grâce à leur intelligence et leur courage ils réussissent à détruire la sorcière. Mais leur histoire ne s'arrête pas là. Au fil du temps Hansel et Gretel deviennent les chasseurs de sorcières les plus connus d'Allemagne. Mais un jour ils doivent enquêter sur des enlèvements peu communs dans une petite ville. Tout changera à jamais.

    J'ai rarement vu un film aussi mauvais! En fait, je ne sais même pas par où commencer! Bon, les personnages alors. Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres. Je n'ai pas un amour inconditionnel pour Jeremy Renner mais je suis certain qu'il regrette amèrement d'avoir signé ce contrat tout comme Gemma Arterton qui joue sa sœur Gretel. Les répliques sont à mourir et pourraient être utilisées comme exemple à ne pas faire. Les costumes et le maquillage sont non seulement moches mais mal construit. En ce qui concerne les armes on dirait que le réalisateur s'est contenté de faire joujou ce qui rend chacune d'elles non seulement improbables mais débiles. C'est un gros film d'action bien stupide sans aucun intérêt dans lequel la 3D ne sert qu'à jeter des objets un peu partout. Une grosse merde.

    Twilightomètre: Ce film a donc la chance d'inaugurer mon twilightomètre qui permet de mesurer la médiocrité (si vous avez des idées pour des échelles fun annoncez-vous):

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je ne l'aurais jamais cru possible mais ce film est vraiment moins bon que Twilight! Tout est ridicule! Tout est mauvais! En fait quand j'ai vu d'autres personnes attendre pour le voir je n'avais qu'une envie: Hurler à pleins poumons "FUYEZ PAUVRES FOUS!"

    • Twilight.

    • Film de vacances.

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon

    Image: Site officiel (Même le site officiel est nul!)

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  • Beautiful Creatures

    Je suis désolé, je ne vais pas commenter les résultats des votations de hier. D'autres personnes le font mieux que moi dans de nombreux articles. Je vais me contenter d'un film que je présenterais sous les mots de "mieux que Twilight". J'avoue que c'est loin d'être compliqué... Ethan vit dans Gatlin une petite ville du sud des États-Unis environnée par son passé lors de la guerre de sécession et par la sécheresse de l’église et de la religion. Cet environnement aride à tendance à frustrer Nathan qui ne souhaite qu'une chose: quitter cette ville de fous! Mais avant cela il lui faut terminer sa dernière année et c'est lors de la rentrée qu'il aperçoit une femme venue tout droit de ses rêves. Ils tombent rapidement amoureux l'un de l'autre. Ce nouveau couple devra apprendre à résister aux regards de la communauté mais aussi au péril qui attend. Car cette femme n'est autre que Lena Duchannes haïe par les citoyen-ne-s de la ville et sorcière. Lors du seizième anniversaire de Lena elle devra choisir entre la lumière et l'obscurité et ce jour-là tout changera!

    Ma curiosité se développa lorsque j'entendis des critiques cinémas parler assez positivement de ce film lors d'une émission de la Première. Comme je souhaitais me faire ma propre idée j'ai décidé de consacrer une séance de cinéma à ce film. Je ne m'attendais pas à grand-chose d'autre qu'un film d'adolescent sur les difficultés de cette période et les méchants adultes qui ne comprennent rien à la force de l'amour entre deux gamins qui se sont rencontrés il y a à peine deux jours ("C'EST TROP INJUSTE! JE TE DÉTESTE"). C'est tout de même un peu plus. En effet, le film réussit à peindre une société renfermée sur elle-même et sur le peu de passé qu'elle connaît. Une petite ville totalement inconnue du reste du monde et qui ne parle que de sa maigre victoire lors de la guerre de sécession. Mais aussi une ville enfermée dans la religion et ses préceptes. La bibliothèque possède plus de livres interdits qu'autorisés par exemple et les jeunes peuvent aller jusqu'à prier en classe. Les acteurs ne sont pas totalement inintéressants non plus avec des costumes assez intéressants. Mais l'histoire reste convenue et peu surprenante. Ce film est définitivement mieux que Twilight.

    Image: Site officiel

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  • Searching for Sugar Man

    Nous sommes dans les années post-68. L'industrie de la musique est florissante et de nombreux groupes et chanteurs sont sur le point d'entrer dans une carrière de superstar. L'un d'entre eux est Rodriguez. Tout le monde s'accorde sur son talent d'écrivain et de chanteur. Mais ses disques ne fonctionnent absolument pas aux États-Unis. On a rarement vu un flop pareil pour quelqu'un qui intéressait tellement de personnes. Par hasard ces chansons se retrouvent en Afrique du Sud ou le chanteur devient l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid et des tentatives de libérations du peuple. Mais qui est Rodriguez? Est-il mort comme certains le pensent? D’où vient-il? La recherche de ce chanteur sera difficile et frustrante mais offre aussi de nombreuses surprises.

    Je trouve toujours difficile de commenter un documentaire sur un sujet que je ne connais pas. La musique fait partie des sujets sur lesquels je suis totalement ignare. Ca ne m'empêche pas d'aimer certain-e-s chanteurs ou chanteuses ou d'apprécier ce que j’entends à la radio mais je suis totalement incapable d'en parler de manière sérieuse. Alors je peux simplement dire que la musique que l'on entend dans ce documentaire est très sympa. J'ai surtout aimé l'histoire. Celle-ci est tout simplement extraordinaire. Un homme totalement inconnu est en fait une superstar au minimum disque d'or et personne ne le savait ni même le chanteur. Un disque impossible à trouver se vend à tous les coins de rue en Afrique du Sud. Bref, on ne voit pas ça tous les jours. C'est aussi une histoire de fans. Des hommes et des femmes qui ont grandi avec Rodriguez et qui cherchent à retrouver des informations sur un homme qu'il adorent. On ne peut qu'imaginer l'émotion quand ces personnes se rendent compte que leur chanteur est vivant et qu'il va venir en Afrique du Sud. Que dire? C'est un superbe documentaire.

    Image: Allociné

    Site officiel du film

    Site officiel de Rodriguez

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  • Hotel Transylvanie

    Transylvanie, fin du XIXe siècle, un homme enveloppé dans une sombre cape observe la construction d'un énorme château. Cet homme est Dracula et il souhaite construire un lieu qui puisse offrir la sécurité à sa fille. Mais ce sera aussi un lieu dans lequel les monstres du monde entier pourront venir se réfugier pour éviter l'humanité et ses colères. Tout se passe bien durant une centaine d'année. Mais quand sa fille souhaite partir explorer le vaste monde Dracula décide de mettre en place un faux village pour lui faire peur. Ce plan mettra en danger la sécurité du château puisqu'un humain sera attiré par ces événements. Alors comment s'en débarrasser? Et comment éviter que sa fille ne suive cet humain baroudeur qui parle toujours de ses voyages?

    J'ai bien aimé ce film. Il n'a rien d'extraordinaire et je ne m'en souviendrais plus dans trois jours. Mais je l'ai mieux aimé que les Misérables. Il y a une raison simple à cela: Hôtel Transylvanie ne tente pas de faire croire qu'il est plus que ce qu'il est réellement. C'est un simple film de divertissement familial destiné surtout aux enfants. Cet aspect se sent très fortement dans l'humour et dans la construction des caractères des monstres. L'humour, donc, est assez pipi caca. Rien de très subtil juste quelques situations et un peu de blagues sympathiques. Les monstres ne sont de loin pas des monstres. Ils ont peur des humains et, d'ailleurs, ils ne savent plus comment les effrayer! Mieux encore, aucun d'entre eux n'a envie de tuer des humains (Dracula n'aime pas le sang humain trop gras). Leur histoire montre surtout que ces monstres ont été incompris et qu'ils ne souhaitaient pas faire du mal. C'est aussi un film sur le passage à l'age adulte. Le moment ou les enfants doivent quitter la maison pour commencer à construire leur propre vie et une relation (avec un mec en l’occurrence on est pas dans Trueblood avec des vampires bisexuels). Ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est bien sympa.

    Site officiel

    Image: Allociné

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  • Les Misérables

    Un bagne dans un lieu non-identifié mais vers une plage. Des hommes tirent un navire à quai sous l’œil vigilant de gardes impassibles. L'un de ces hommes va sortir ce jours après avoir purgé une peine de 19 ans pour avoir volé une miche de pain. Cet homme est Jean Valjean. Mais son périple en dehors du bagne dans la France post-napoléonienne est loin d'être facile. Tous lui tournent le dos et lui refusent l'aide et le travail. Tous sauf un prêtre qui le protège et lui offre de l'argent pour reconstruire sa vie. Cet argent lui permettra de devenir respectable et d'aider une femme et son enfant: Fantine et Colette. Mais la loi continue à le suivre à la trace et sa vie pourrait bien continue à être menacée pour un simple bout de pain.

    Bon, j'avoue, je n'ai jamais lu le livre. Je n'ai d'ailleurs jamais lu Victor Hugo. Je sais c'est un péché de lèse-majesté qui permet d'avoir une place réservée au septième cercle des enfers. Mais je me pardonne en me souvenant qu'en enfer au moins il fait chaud! Donc cette note ne concernera que mon ressenti face au film de 2012 et pas face au livre.

    Bon, premier personnage et l'un des deux que l'on observe depuis le début: Jean Valjean. Le pauvre n'a pas de chance puisqu'il se trouve au bagne pour 19 ans et que, dès qu'il sort, personne ne veut lui faire confiance. C'est vrai que si ça m'était arrivé j'aurais aussi un peu la rage. Mais pas Valjean. Non, lui il trouve Dieu à nouveau et se consacre de manière très paternaliste à aider son prochain. En fait Valjean est la figure du personnage qui cherche éternellement la rédemption. Quoi qu'il fasse son crime passé lui est constamment jeté à la figure et on continue à le traiter en criminel. Valjean devient un homme honorable, un homme qui aide son prochain, un homme apprécié mais il reste un filou qui doit se faire pardonner pendant toute sa vie devant dieu. Tout ceci pour avoir volé un bout de pain... Ce dieu c'est un salopard quand même!

    Le second personnage apparaît en même temps il se nomme Javert. Javert c'est un peu Judge Dredd mais à Paris et au XIXe siècle. Après tout (dire ceci avec une voix grave de celui qui fume 5 paquets de cigarettes par heure depuis sa plus tendre enfance) LA LOI C'EST LUI! Alors Javert il aime la loi. C'est un peu son amante et il déteste la tromper. Il lui importe peu de faire du mal aux gens tant que la loi est suivie. Bref c'est terminator sans une once d'humanité ce qui permet d'en faire un gros méchant pas beau.

    Suivent les deux autres personnages importants: Colette et Marius. En fait eux ce sont les gentils. Et pour qu'on s'en rende bien compte on leur fait chanter de jolies chansons d'amours et on tente de les faire séparer dans l'histoire. Mais l'amour est plus fort que tout (même plus fort que les balles)! Marius est un peu l'homme qui reprend la garde de Colette quand Valjean ne peut plus le faire. C'est un peu la symbolique du mariage. On passe du tuteur paternelle au tuteur marital. Mais ce couple ne peut exister qu'après la mort de tous les autres personnages. C'est un peu méchant je trouve. Marius est aussi un révolutionnaire. Alors on m'a dit que Victor Hugo était un peu gauchiste. Ça n’apparaît pas dans le film. Marius veut faire la révolution mais ses parents n'approuvent pas. D'ailleurs, ces révolutionnaires sont un peu nul. Le jours d'après sera surtout l'occasion pour Marius de revenir dans sa famille et la société en se mariant et en acceptant son héritage aristocratique. Bref, pas très révolutionnaire l'histoire.

    C'est aussi un film plein de chants. Le problème c'est qu'on en a vite marre de ces chants. Les personnages ne s'arrêtent jamais et je pense que j'aurais mieux apprécié le film s'il nous offrait quelques pauses. Les décors sont d'un kitsch que j'ai rarement vu au cinéma. Que ce soit le début du film avec ces images grandiloquentes d'un bateau sous la tempête ou la fin du film et sa barricade impossible. Il y a aussi quelques problèmes de temporalité. On passe de la nuit au jours en trois secondes et La pluie et le soleil se succèdent en aussi peu de temps qu'il en faut pour changer de chaussettes. Bref, en résumé: Valjean doit toujours demander à dieu de le pardonner pour avoir volé un bout de pain, Colette et Marius ne peuvent se mettre ensemble que lorsque tout le monde est mort et Paris se soulève un peu tardivement le temps qu'un enfant soit tué. Mouais, ne perdez pas d'argent et évitez ce film.

    Image: Site Officiel

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  • Hitchcock

    Adapter au cinéma un livre qui parle de l'adaptation d'un livre au cinéma il fallait oser! Heureusement que c'est à propos d'Hitchcock sinon il y aurait eu moins d'intérêt. Ce biopic adapte un livre qui parle d'un film culte de la filmographie de Hitchcock: Psychose. On en a tous entendu parler, on connaît tous au moins une scène du film et on a tous entendu une musique du film. Mais qui connaît l'origine de ce film? Pas moi! D'ailleurs, c'est un peu honteux, je n'ai même jamais vu de film d'Hitchcock! Nous sommes donc emmené dans le quotidien du réalisateur alors qu'il tente de mettre sur pied psychose. Ce film lui donne bien des soucis puisque rien ne semble fonctionner. Les studios comme les censeurs s'abattent sur le réalisateur et l'empêchent de faire ce qu'il souhaite. Mais quand son mariage est touché par les ennuis de Psychoses le film pourrait bien ne pas s'en remettre.

    Comme d'habitude ce film possède les problèmes des biopics. Ceux-ci sont en partie atténué par l'attention portée envers la femme d'Hitchcock: Alma. A plusieurs reprises des répliques tentent de montrer en quoi l'apport d'Alma a été sous-estimé et c'est d'ailleurs elle qui sait le mieux gérer Hitchcock et sur qui il se repose en cas de problèmes. Je trouve presque dommage que le film ne se base pas plus sur la réalisation de Psychose. Au lieu de ça on nous offre la vie d'Hitchcock durant le tournage du film avec, de temps en temps, des scènes qui parlent de Psychose. Mais ce dernier est utilisé comme décor plutôt que comme sujet. Pourtant, on aurait pu faire quelque chose d’intéressant. Comment construire un film? Comment passer outre la censure de l'époque? Mais on préfère nous offrir les tourments psychologiques d'Hitchcock avec des scènes qui reconstituent la vie du tueur dont Psychose parle. Ces scènes sont tout de même bien construites et montrent Hitchcock en train d'observer et de commenter les faits et gestes du tueur. Au final je me suis bien amusé durant ce film mais je reste en partie sur ma faim sur de nombreux points. Dommage.

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  • Shadow Dancer

    Nous sommes en 1973, une petite famille vit en Irlande comme si de rien n'était malgré les troubles de l'époque. Un petit garçon est envoyé par sa sœur à l'extérieur parce qu'elle ne veut pas acheter les cigarettes de son père. Tout semble bien aller à l'intérieur de la maison mais les rares images de l'extérieur montrent que quelque chose se passe. Le petit garçon a été abattu en pleine rue par un tireur non-identifié. 20 ans plus tard une femme se trouve à Londres dans le métro. Elle abandonne un sac avant de prendre la fuite. Heureusement celui n'explose pas mais elle est arrêtée par le MI5 qui lui offre un choix: la prison à vie ou collaborer et espionner sa propre famille.

    Comme tous les bons thriller ce qui compte dans ce film ce n'est pas l'action mais l'aspect psychologique et les luttes de pouvoirs dans des administrations aussi tentaculaires qu'obscures. Il y a deux aspects dans ce film. Tout d'abord l'héroïne qui tente de cacher son espionnage au MI5 tout en aidant l'IRA pour éviter les soupçons alors qu'elle semble ne pas véritablement croire en l'action violente. De l'autre nous avons l'agent du MI5 qui fait tout pour protéger son agente menacée par des décisions de l'agence. N'y aurait-il pas quelque chose de caché derrière cette nouvelle informatrice. Tout ceci est formé sur le contexte de la lutte armée pour l'Irlande et contre l'Angleterre. Belfast est remplie de soldats et de policiers lourdement armés qui agissent en présence d'une population probablement hostile qui peut cacher des terroristes. Le moindre regroupement peut cacher des membres de l'IRA et même un enterrement est sous contrôle de la police pour éviter l'hommage militaire. Pourtant, il est toujours possible de vivre plus ou moins normalement.

    Image: Allociné

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  • Gangster Squad

    Un film de policier durant l'époque de la lutte contre la mafia à toujours un petit parfum qui attire. Et j'ai été attiré malgré l'impression que le film envoie un message que je n'apprécie pas vraiment. Nous sommes dans les années 50 à Los Angeles. La ville est sous la main de fer de Mickey Cohen. Ce dernier est si puissant que les rares magistrats et policiers qu'il n'a pas acheté sont totalement découragés. Malgré le fait que tout le monde sache qui il est vraiment personne n'ose être critique envers lui. La ville est sur le point de tomber durablement sous la coupe de la mafia. Heureusement, un dernier policier ose encore s'élever face à la puissance de Cohen. Avec l'aide du chef de la police il va monter un escadron particulier. Celui-ci n'existe pas, il ne rend pas de compte et il n'arrête personne. Son seul but est de faire la guerre contre Cohen et tous les moyens sont bons pour atteindre la victoire. Tous? Vraiment?

    Bon, on va commencer par les aspects qui ne font pas débats. La bande originale est plutôt intéressante et assez exaltante. Les acteurs n'ont pas vraiment à rougir non plus. Ce qui m'a dérangé concerne plutôt le message du film. Le héros se dit policier. Mais, et on s'en rend compte rapidement, c'est un policier violent qui fait fi de la procédure. Peu lui importe d'avoir un mandat ou de frapper des suspects pour avoir des aveux. Il souhaite des résultats. La mise en place de son escadron suit cette même logique. La loi et l'aspect légal ne comptent pas. Ce qui compte c'est détruire Cohen. Le message serait donc que la loi et les procédures ne font que ralentir les policiers si ce n'est, pire, aider les criminels. Il est donc légitime pour lutter contre la haute criminalité d'abandonner l'aspect légal de la procédure pour agir dans l'arbitraire total. C'est oublier que les procédures ont un but: protéger les citoyens contre l'arbitraire de l'état. Heureusement, la seconde partie du film montre l'escadron rechercher la légalité et tenter de faire tomber Cohen par les voies légitimes. L'ordre revient donc non pas grâce à des actions musclées mais par l'usage des instruments légaux. Ce point sauve le film d'un message dangereux dans une démocratie. C'est aussi un film de mecs. Il y a, en tout et pour tout, deux personnages féminins construits (les autres sont des figurantes qui disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues). Dans ces personnages la première est une femme de flic enceinte qui tente de garder son maris en vie et qui lui rappelle son rôle de père et la seconde est une starlette déchue qui tombe amoureuse d'un flic. Elles n'ont pratiquement aucune importance si ce n'est rappeler un devoir envers la famille ou pour être sauvée. Ce serait bien d'avoir un film ou les femmes ont un véritable rôle pour une fois...

    Image: Site officiel

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  • Seven Psychopaths

    Seven Psychopaths semble ne pas être très apprécié par la critique. Il est clair que ce n'est pas Tarrantino mais la comparaison est-elle souhaitable? Ce film suit un homme, Irlandais, qui tente d'écrire un scénario pour un film sur 7 psychopathes. Le problème c'est que l'écriture n'avance pas. C'est à peine s'il réussit à décrire un seul des 7 personnages et il n'a encore rien qui pourrait, théoriquement, les relier. C'est donc un peu la merde pour cet écrivain. Heureusement pour lui il a quelques amis qui sont prêts à l'aider s'il en a besoin. Mais alors qu'il tente de mettre de l'ordre dans ses idées il se retrouve impliqué dans une entreprise de kidnapping de chiens qui a mal tourné. Il est vrai que les choses vont rarement bien quand on vole le chien préféré du chef de la mafia locale.

    Les critiques sont peut-être dubitatives voir négatives mais moi j'ai bien aimé. La première bonne surprise est Colin Farrell qui gagne définitivement son surnom de sexy irish guy dans mes futures conversations. Il est tout de même bien entouré par Christopher Walken qui joue Hans, Sam Rockwell et Woody Harrelson (oui il y a assez peu de personnages féminins...). Ce trio fonctionne très bien à l'écran. La seconde surprise est l'histoire proprement dites. Je m'attendais à un banal film d'action qui joue sur des personnages plus dingues les uns que les autres. Je me suis trouvé face à quelque chose d'un peu plus compliqué avec des personnes tous plus dingues les uns que les autres. D'ailleurs, l'ouverture du film marque l'ambiance. Mais ce qui est le plus troublant dans l'histoire c'est de trouver qu'elle est la réalité et qu'elle est a fiction. Les personnages naviguent entre le scénario en train d'être écrit, le film qui figure la réalité et nous, spectateurs, questionnés sur notre rapport face à la fiction. L'auteur se rend compte que ce qu'il écrit n'est pas forcément si fictionnel tandis que les personnages décrivent - et fantasment - des scènes de films d'action. Ces fantasmes sont rapidement évacués par une tentative de faire ce qui peut sembler réel. Bref, on se perd et on se retrouve dans un monde coincé entre fiction et réalité ou l'un et l'autre ne sont plus si clairement identifiés. Et j'avoue que j'aime bien ça.

    Image: Site officiel

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  • La Parade (Parada)

    Serbie, après la guerre, un homme se douche quand, soudain, son chien est attaqué au pistolet. Ne prenant même pas le temps de s'habiller cet homme court en direction d'un vétérinaire auquel il offre un marché: si son chien meurt il meurt. Cet homme se nomme Lemon. C'est un ancien soldat et gangster notoire qui s'occupe d'une salle de sport ez d'une société de sécurité qui ne sont que des couvertures pour des activités de protection musclées et probablement assez peu légales. Mais Lemon souhaite aussi se marier une seconde fois avec une femme qui a tout de la diva. Malheureusement son attitude méprisante et distante le conduit à des disputes de plus en plus violentes. Après une dernière dispute musclée ou il reçut des coups il se voit contraint d'aider l'organisateur du mariage de sa futur femme a réussir son propre rêve. Et ce rêve c'est d'organiser une gay pride réussie en plein Belgrade. Mais comment protéger un tel événement sans employés? Lemon parcourera les différents pays de l'est ou la paix est fragile pour constituer un groupe d'amis anciens ennemis. Il sera aidé dans cette quête par le compagnon de l'organisateur: le vétérinaire.

    Ces derniers temps les discours franchement homophobes ou homophobes mais pas trop (je ne suis pas homophobe mais...) sont légions dans les médias et la rue. J'en avais un peu marre qu'autant de monde se lient pour dénier des droits tout en se considérant démocrates. Et je ne suis pas le seul. Le réalisateur de ce film aussi en avait marre des lois de plus en plus répressives contre l'homosexualité en Europe de l'Est. Ce film vient donc à pic. J'avais besoin d'un peu de militantisme mâtiné d'humour pour reprendre un peu d'esprit positif (d'autant plus après le précédent film présenté ici). La Parade joue sur les clichés. Aussi bien ceux concernant les gays et lesbiennes - qui sont soit des fillettes apeurées soit des hommes déguisés en femmes - mais aussi sur les clichés ethniques. Tous ce condensé de clichés sur lesquelles la haine se forme sont mélangés pour montrer à quel point ils sont absurdes. Ainsi, Lemon décide de protéger des gays avec d'anciens ennemis qui malgré les insultes qu'ils se lancent les uns aux autres s'apprécient profondément. Lemon apprécie des films qu'il considère masculins et qui sont, en fait, des monuments dans la culture gay. Bref, la brute beauf et la fillette homo ont plus en commun que prévu. Le principal message du film, à mon avis, est donc que l’identité ethnique ou sexuel ne compte pas. Ce qui compte c'est la fierté. Être fier de ce que l'on est et marcher la tête droite dans la rue. Entre les homosexuels qui décident de faire la gay pride et les milliers de contre-manifestants violents la fierté et le courage ne sont pas forcément du coté de ceux qui se considèrent comme de vrais mâles, bien au contraire...

    Image: Allociné

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  • Después de Lucía

    J'ai vu deux films au cinéma hier soir. J'avais peur que les deux ne disparaissent des écrans aujourd'hui je n'ai donc rien voulu manquer. Je vais commencer par parler du premier et du plus déprimant, de loin, des deux. Ce qui veut dire que ma promesse de regarder un film un peu plus guilleret après le dernier Tarantino a été trahie...

    Después de Lucía se passe après la mort de Lucía mère de l'adolescente,  Alejandra, dont le film parle. Le père, Roberto, semble avoir beaucoup moins résisté à la mort de sa femme. Pour éviter la douleur des souvenirs il décide de déménager et de tout abandonner derrière lui. C'est donc un nouveau lycée et une nouvelle pour sa fille ainsi qu'un nouveau restaurant pour le père. Tout semble plutôt bien aller malgré la tristesse du père qui n'arrive même pas à soutenir une conversation sur le mariage prochain d'un couple. Mais pour la fille tout va vraiment bien. Le lycée ne pose aucun problèmes et des amitiés se forment très rapidement. Mais un séjour entre amis durant un week-end va tout changer. Bourrée et attirée par un garçon du groupe elle décide d'aller jusqu'au bout. Mais ces ébats sont filmés par le portable du garçon et les images se retrouvent, on ne sait trop comment, sur internet. Alejandra connaît ensuite une descente aux enfers qu'elle n'arrive pas à stopper, qu'elle n'ose pas stopper, et personne ne s'en rend compte...

    Depuis quelques années les médias font comme si le harcèlement scolaire était une nouveauté née avec internet. C'est faux, la seule différence avec le passé c'est que les images circulent plus facilement et plus rapidement. Mais le harcèlement scolaire existe depuis que l'école existe. Peut-être que d'autres pratiques et d'autres noms ont été donné. Ce n'est en tout cas pas neuf seulement différent car les technologies sont différentes. Ce film essaie de montrer une descente aux enfers. Il a fallu peu de choses pour que cela arrive. La peur d'Alejandra après avoir agi en suivant son cœur. Mais la honte n'est que sienne car elle est une femme. Alors que le garçon, tout aussi filmé, est probablement mis sur un piédestal Alejandra devient une pute. Le double standard du sexe a encore frappé... On peut se poser une question: pourquoi Alejandra ne parle pas? Pourquoi personne ne voit-il rien? La honte, et l'envie de protéger son père, peuvent répondre. Il est rare que des adultes se rendent compte du harcèlement scolaire. La plupart du temps tout reste caché jusqu'à un événement particulier comme dans ce film. Mais pour ces rares cas connus il y en a encore beaucoup d'autres qui n'auront jamais été identifié. Ce film a le mérite de parler de ce phénomène ancien mais est-ce assez?

    Image: Allociné

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  • Django Unchained

    Je n'avais jamais vu de Tarantino. Il me semblait que c'était un gros vide dans ma culture cinématographique et ce Django m'intéressait. Je me suis donc lancé dans le far west mais j'étais loin d'être solitaire dans le soleil couchant. Bon, quelle est l'histoire de ce film qui fleure bon la beauté et la tolérance du sud américain pré-sécession? La première image est celle d'une colonne d'esclave. Celle-ci s'étire sous la chaleur du soleil et frissonne durant le froid de la nuit sous l’œil plus ou moins précis et vigilant des gardiens. Mais ce que ces gardiens n'avaient pas prévus c'est de rencontrer le Docteur Schultz. Ce dernier ne prend pas de pincettes pour libérer Django et lui offrir un marché. Ce dernier l'aide à trouver trois frères poursuivis par la justice et il ne sera pas seul pour retrouver sa femme. Un ancien esclave qui tue des blancs pour de l'argent... Comment dire non?

    Pour une première fois c'est une réussite. L'image est superbement maîtrisée, la musique géniale et l'histoire un peu n'importe quoi suivi de beaucoup de coups de feu et de sang. Bon, je ne suis pas sorti tout a fait indemne de ce déchaînement de violence et je ne referais pas ça tous les jours. Certaines scènes sont tout simplement horribles et on est heureux de savoir qu'aucun cheval n'a subi ces violences en réalité. Mais, mis à part cette violence, ce film nous offre un message intéressant. C'est un message d'empowerment que nous envoie Tarantino. En fait, je ne pensais qu'à Frantz Fanon dans le cinéma. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire Frantz Fanon (mais ça viendra ne vous inquiétez pas) mais je connais une partie de sa pensée. Frantz Fanon a écrit durant la guerre d'Algérie. Il considère que cette guerre et son déchaînement de violence contre le colon blanc et français vient de la violence originelle de ces blancs contre les populations autochtones. Django est l'illustration de cette idée. Les blancs sont des monstres sadiques. Mais leur violence se déchaîne sur eux via la personne de Django. A l'appui de cette analyse on peut utiliser une phrase de Candy: "Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous". Bonne question!

    Malheureusement aucun film n'est absent de points faibles. Et il faut bien avouer que je suis obligé de faire une critique sur un point qui saute aux yeux les plus inattentifs. Encore une fois, nous avons un film de mecs sur des mecs avec des femmes qui n'ont aucune utilité. Les seules femmes de ce films ne parlent pas ou sont des servantes. Leur seul but est d'être sauvée. Le bon vieux schéma de la princesse et du prince charmant sur son destrier blanc bravant tempêtes et adversités pour sa belle. Dommage de rester dans cette idée de femme passive dans la domination alors que Django suit un chemin d'empowerment.

    Image: Site officiel

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  • The Master

    Après la déception que fut Sightseers je souhaitais voir un film qui me plairait plus et j'ai jeté mon dévolu sur The Master. Le film raconte l'histoire d'un homme qui revient de la Deuxième Guerre Mondiale. Il essaie de se réadapter à la vie civile mais ce n'est pas une réussite. Freddie cumule les problèmes dans ses différents postes de travail. Le fait qu'il est alcoolique n'aide pas non plus. Sa colère qu'il ne réprime qu'avec difficulté peut exploser à tout moment. La vie de Freddie n'est donc de loin pas une réussite. Mais la rencontre d'un homme qui se fait nommer Maître va tout changer. Cet homme prétend être capable de rendre l'humanité meilleure grâce à l'hypnose et à la compréhension de ses vies antérieures. Freddie va-t-il croire ou cracher sur ce Maître qui se dit son ami?

    Après la déception que fut ce film il faudra vraiment que je puisse aller voir quelque chose qui me plaise. Je ne vais pas prendre de gants, je me suis emmerdé durant les deux heures, interminables, que dure ce film! Je ne dis pas que tout soit à jeter. Les critiques sont très fortement en faveurs de ce film et il faut avouer qu'il y a des tours de force. Le plus spectaculaire est le jeu Joaquin Phoenix qui incarne Freddie. Sa manière de parler, la façon dont il use de son corps et son visage sont frappants. On a là un magnifique acteur qui explique presque le jeu des autres. Malheureusement, cet aspect ne cache pas un film poussif à la fois long et lent.

    Image: Allociné

    Site officiel

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  • Sightseers (Touristes)

    J'aime l'humour anglais, j'apprécie les films et séries anglaise et je pense que les scénaristes et réalisateurs de Grande-Bretagne sont souvent au moins aussi bon que leurs pendants américains (si ce n'est plus...). Pourtant, je n'ai pas aimé ce film. Mais je vais tout de même faire l'effort d'en parler un peu plus.

    Tina et Chris sont de jeunes amoureux. Ils ont entre 30 et 40 ans et commencent à sentir la vieillesse passer. Tina vit encore chez sa mère tandis que Chris a pris une année sabbatique. Le besoin de s'enfuir les prend et ils décident de préparer des vacances d'une semaine en caravane et de visiter les musées et paysages des environs. Mais, lors de ces visites, les rencontres peuvent bien se dérouler comme très mal se passer. Que ce soient les personnes qui jettent leurs papiers partout ou les bourgeois qui jugent le couple Chris voit rouge. Et c'est comme ça qu'a lieu son premier meurtre. D'abord honteux ces meurtres seront ensuite de plus en plus assumés et justifiés.

    Il parait que c'est un film comique. Je ne m'en suis pas rendu compte. Mes rires étaient plutôt de rares rires de pitié face à un film que je n'ai pas apprécié et que j'ai trouvé particulièrement bizarre. Tout d'abord les personnages. Bien qu'on en apprenne un peu sur eux il nous est difficile de les comprendre et de savoir pourquoi ils agissent de cette manière. On nous donne simplement quelques informations basiques puis on illustre celles-ci par des individus qui agissent étrangement. Ensuite l'histoire du film. Bon en fait je ne suis pas certain qu'il y ait une histoire. J'ai eu l'impression de passer une heure et demie devant des images de routes et de paysages sans qu'un cheminement de l'histoire ne semble se dessiner. Les quelques arrêts sont surtout l'occasion de mettre en scène un meurtre plus ou moins sanglant mais sans plus. Si je pousse très loin je pourrais dire que le film met en scène le cheminement d'un couple en direction d'une justification du meurtre absurde. Mais ce serait vraiment aller très loin. La vérité c'est que je n'ai rien vu. Bon, il y a quand même un point positif dans ce film: les paysages.

    Image: Allociné

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  • The Hobbit: An unexpected journey

    On va lire un grand nombre de critiques plus ou moins objective ou non. Un certain nombre de critiques totalement subjectives de personnes qui n'apprécient pas du tout, et c'est leur droit, la fantasy sont déjà sorties. Des fans absolus de Tolkien ont déjà critiqué largement cette adaptation entre autre à cause du format trilogie. Je ne suis pas un critique. Je présente ce que j'ai apprécié ou moins aimé. Je sais que j'apprécie énormément Tolkien. Cet homme a réussit à créer un univers intemporel qui a permis l’essor sous un nouveau jour d'un genre déjà ancien. On ne peut pas nier qu'il y a un avant et un après Tolkien. J'ai été tout de suite enthousiasmé par l'adaptation du Seigneur des Anneaux mais celle du Hobbit me rendait sceptique. On passe d'un énorme livre écrit pour des adultes ou des jeunes adultes à un petit livre écrit pour ses enfants dont Tolkien lui-même regrettait l'existence. Mais pourquoi critiquer quand on n'a pas vu? Et pourquoi bouder un retour dans la Terre du Milieu? Je ne vois aucune bonnes raisons! D'autant plus quand on est invité à l'avant-première et que l'on a reçu de superbes lunettes 3D spéciales Hobbit! [Insert gniiiii here]

    Le Hobbit a été écrit avant le Seigneur des Anneaux et après le Silmarillion (bon c'est un peu plus compliqué mais on ne va pas se lancer dans l'histoire littéraire de la Terre du Milieu). L'univers de Tolkien a donc déjà un certain nombre de légendes et un contexte historique. L'histoire commence dans la Compté. Un jeune Hobbit, Bilbo Baggins, tout juste majeur fume devant sa porte. Un étranger errant s'arrête devant lui pour lui demander son aide dans une aventure. Suite à de rocambolesques quiproquo et machinations Bilbo est embarqué dans une compagnie de treize nains. Leur but est de reconquérir Erebor un ancien royaume nain conquis par le dragon Smaug. Mais un Hobbit est-il le bon choix quand il s'agit d'une guerre?

    Il est fort possible que ma caractéristique de fan de Tolkien crée un a priori favorable envers le film. Mais je vais tout de même tenter de montrer ce que j'ai apprécié. Bien que ce point m'ait d'abord un brin agacé je trouve que les références faites envers le Seigneur des Anneaux sont intéressantes. Ainsi, nous retrouvons certains événements et acteurs peu de temps avant le début du Seigneur des Anneaux. Ce qui permet de créer un lien entre les deux trilogies. Le retour de certains décors permet aussi de retrouver des souvenirs (mais de regretter l'absence de certains sex symbol à l'instar de Viggo Mortensen). Que dire des nains? On peut regretter que Jackson se concentre surtout sur certains d'entre-eux. Mais peut-on faire autrement dans une compagnie qui compte 15 personnes. Je les trouve plutôt réussit. Jackson réussit à les rendre à la fois sérieux et drôle. C'est, d'ailleurs, une caractéristique générale du film que j'ai beaucoup apprécié. Le livre est bien plus léger dans son ton que le Seigneur des Anneaux. On pouvait craindre que ça passe mal à l'écran. Peter Jackson a réussit le tour de force de garder ce ton léger tout en ne rendant pas ceci ridicule. Les nombreux chants sont réussi et s’intègrent bien dans l'histoire. C'est aussi un film long et même très long. L'une des questions que je me posais concernait justement ce point. Comment réussir à faire une trilogie d'un si petit livre? Premièrement, la fidélité est presque parfaite. Pas un seul chapitre n'est mis de coté. Certains événements sont légèrement modifiés ou abandonnés mais, surtout, Jackson puise dans d'autres livres de Tolkien. Ce qui permet d'ajouter de la profondeur au film en développant des points tout juste mentionné dans certains cas. Je n'ai rien à dire contre les acteurs que j'apprécie beaucoup. Ian McKellen, Martin Freeman, Cate Blanchet, etc rien à dire aucun problèmes. Mais que dire du débat sur le 48 images par secondes pour la 3D? Je vais le résoudre en deux secondes: aucune différence la 3D de ce film est inutile. En bref, je considère que cette adaptation est réussie. Je me suis beaucoup amusé et j'ai apprécié ce film. J’attends maintenant les deux autres films avec une certaine impatience.

    Image: Site officiel

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  • Wreck-it Ralph / Le monde de Ralph

    Dans les films tout mignons tout gentils qui sortent à Noël les 5 gardiens tient le haut du pavé. Mais il n'est pas le seul. Le monde de Ralph est aussi sorti récemment! Ralph est un méchant dans un jeux vidéo. Son travail est de détruire un immeuble pendant que le héros tente de le réparer. Mais cette vie de méchant lui pèse. Il est seul et personne ne l'aime alors il va visiter, après la fermeture du magasin, d'autres jeux vidéos pour parler de ses problèmes à d'autres méchants. Alors que ses collègues fêtent le 30ème anniversaire de son jeu il n'est pas invité. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et il décide donc de visiter d'autres jeux dans lesquels il pourrait devenir un héros.

    Ce film de noël tout mignon tout gentil ne mérite pas une grosse critique du message interne. On connaît ces films. Ils proposent toujours une illustration de la nécessité des amitiés et du danger de l'égoïsme depuis que le cinéma est né. Souvent on préfère donc savoir sir le film est réussi et fait oublier le message gnangnan tout rose. Honnêtement, j'ai bien aimé. Je considère que ce film reste au niveau des 5 légendes soit sympathique et drôle mais sans plus ou, dans un autre langage, ça casse pas trois pattes à un canard. Mais je me suis amusé et j'ai rigolé. J'ai par contre peur que le film ne puisse pas forcément être compris par les personnes qui ne sont pas amateurs de jeux vidéos. Il y a, en effet, de nombreuses références et on peut facilement passer à coté. Le film n'a pas non plus la même inventivité qu'un Toy Story beaucoup plus intéressant dans l'idée des jeux qui vivent quand l'enfant tourne le dos. Mais, encore une fois, un divertissement de noël sympathique.

    Image: Site officiel

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