07/03/2013

Hansel et Gretel Witch Hunters

Bon, je suis donc allé voir ce film dont l'énorme affiche prend la moitié d'un mur de mon cinéma préféré. Que je m'explique tout de suite, je ne m'attendais pas à grand-chose dans ce film mais un peu d'action et d'humour. Nous sommes en Allemagne, deux enfants sont abandonnés dans la forêt par leurs parents. Ils cherchent avec difficulté un moyen de s'en sortir quand apparaît une maison construite en nourriture. Les enfants étant ce qu'ils sont ils se jettent dessus avant d'entrer. Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est que l'endroit appartient à une sorcière! Grâce à leur intelligence et leur courage ils réussissent à détruire la sorcière. Mais leur histoire ne s'arrête pas là. Au fil du temps Hansel et Gretel deviennent les chasseurs de sorcières les plus connus d'Allemagne. Mais un jour ils doivent enquêter sur des enlèvements peu communs dans une petite ville. Tout changera à jamais.

J'ai rarement vu un film aussi mauvais! En fait, je ne sais même pas par où commencer! Bon, les personnages alors. Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres. Je n'ai pas un amour inconditionnel pour Jeremy Renner mais je suis certain qu'il regrette amèrement d'avoir signé ce contrat tout comme Gemma Arterton qui joue sa sœur Gretel. Les répliques sont à mourir et pourraient être utilisées comme exemple à ne pas faire. Les costumes et le maquillage sont non seulement moches mais mal construit. En ce qui concerne les armes on dirait que le réalisateur s'est contenté de faire joujou ce qui rend chacune d'elles non seulement improbables mais débiles. C'est un gros film d'action bien stupide sans aucun intérêt dans lequel la 3D ne sert qu'à jeter des objets un peu partout. Une grosse merde.

Twilightomètre: Ce film a donc la chance d'inaugurer mon twilightomètre qui permet de mesurer la médiocrité (si vous avez des idées pour des échelles fun annoncez-vous):

  • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers. Je ne l'aurais jamais cru possible mais ce film est vraiment moins bon que Twilight! Tout est ridicule! Tout est mauvais! En fait quand j'ai vu d'autres personnes attendre pour le voir je n'avais qu'une envie: Hurler à pleins poumons "FUYEZ PAUVRES FOUS!"

  • Twilight.

  • Film de vacances.

  • Bon scénario.

  • Joss Whedon

Image: Site officiel (Même le site officiel est nul!)

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08:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hansel et gretel, sorcieres | | | |  Facebook

04/03/2013

Beautiful Creatures

Je suis désolé, je ne vais pas commenter les résultats des votations de hier. D'autres personnes le font mieux que moi dans de nombreux articles. Je vais me contenter d'un film que je présenterais sous les mots de "mieux que Twilight". J'avoue que c'est loin d'être compliqué... Ethan vit dans Gatlin une petite ville du sud des États-Unis environnée par son passé lors de la guerre de sécession et par la sécheresse de l’église et de la religion. Cet environnement aride à tendance à frustrer Nathan qui ne souhaite qu'une chose: quitter cette ville de fous! Mais avant cela il lui faut terminer sa dernière année et c'est lors de la rentrée qu'il aperçoit une femme venue tout droit de ses rêves. Ils tombent rapidement amoureux l'un de l'autre. Ce nouveau couple devra apprendre à résister aux regards de la communauté mais aussi au péril qui attend. Car cette femme n'est autre que Lena Duchannes haïe par les citoyen-ne-s de la ville et sorcière. Lors du seizième anniversaire de Lena elle devra choisir entre la lumière et l'obscurité et ce jour-là tout changera!

Ma curiosité se développa lorsque j'entendis des critiques cinémas parler assez positivement de ce film lors d'une émission de la Première. Comme je souhaitais me faire ma propre idée j'ai décidé de consacrer une séance de cinéma à ce film. Je ne m'attendais pas à grand-chose d'autre qu'un film d'adolescent sur les difficultés de cette période et les méchants adultes qui ne comprennent rien à la force de l'amour entre deux gamins qui se sont rencontrés il y a à peine deux jours ("C'EST TROP INJUSTE! JE TE DÉTESTE"). C'est tout de même un peu plus. En effet, le film réussit à peindre une société renfermée sur elle-même et sur le peu de passé qu'elle connaît. Une petite ville totalement inconnue du reste du monde et qui ne parle que de sa maigre victoire lors de la guerre de sécession. Mais aussi une ville enfermée dans la religion et ses préceptes. La bibliothèque possède plus de livres interdits qu'autorisés par exemple et les jeunes peuvent aller jusqu'à prier en classe. Les acteurs ne sont pas totalement inintéressants non plus avec des costumes assez intéressants. Mais l'histoire reste convenue et peu surprenante. Ce film est définitivement mieux que Twilight.

Image: Site officiel

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09:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bitlit, mieux que twillight, sorciere | | | |  Facebook

18/02/2013

Searching for Sugar Man

Nous sommes dans les années post-68. L'industrie de la musique est florissante et de nombreux groupes et chanteurs sont sur le point d'entrer dans une carrière de superstar. L'un d'entre eux est Rodriguez. Tout le monde s'accorde sur son talent d'écrivain et de chanteur. Mais ses disques ne fonctionnent absolument pas aux États-Unis. On a rarement vu un flop pareil pour quelqu'un qui intéressait tellement de personnes. Par hasard ces chansons se retrouvent en Afrique du Sud ou le chanteur devient l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid et des tentatives de libérations du peuple. Mais qui est Rodriguez? Est-il mort comme certains le pensent? D’où vient-il? La recherche de ce chanteur sera difficile et frustrante mais offre aussi de nombreuses surprises.

Je trouve toujours difficile de commenter un documentaire sur un sujet que je ne connais pas. La musique fait partie des sujets sur lesquels je suis totalement ignare. Ca ne m'empêche pas d'aimer certain-e-s chanteurs ou chanteuses ou d'apprécier ce que j’entends à la radio mais je suis totalement incapable d'en parler de manière sérieuse. Alors je peux simplement dire que la musique que l'on entend dans ce documentaire est très sympa. J'ai surtout aimé l'histoire. Celle-ci est tout simplement extraordinaire. Un homme totalement inconnu est en fait une superstar au minimum disque d'or et personne ne le savait ni même le chanteur. Un disque impossible à trouver se vend à tous les coins de rue en Afrique du Sud. Bref, on ne voit pas ça tous les jours. C'est aussi une histoire de fans. Des hommes et des femmes qui ont grandi avec Rodriguez et qui cherchent à retrouver des informations sur un homme qu'il adorent. On ne peut qu'imaginer l'émotion quand ces personnes se rendent compte que leur chanteur est vivant et qu'il va venir en Afrique du Sud. Que dire? C'est un superbe documentaire.

Image: Allociné

Site officiel du film

Site officiel de Rodriguez

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12:06 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sugar man, rock, afrique du sud | | | |  Facebook

17/02/2013

Hotel Transylvanie

Transylvanie, fin du XIXe siècle, un homme enveloppé dans une sombre cape observe la construction d'un énorme château. Cet homme est Dracula et il souhaite construire un lieu qui puisse offrir la sécurité à sa fille. Mais ce sera aussi un lieu dans lequel les monstres du monde entier pourront venir se réfugier pour éviter l'humanité et ses colères. Tout se passe bien durant une centaine d'année. Mais quand sa fille souhaite partir explorer le vaste monde Dracula décide de mettre en place un faux village pour lui faire peur. Ce plan mettra en danger la sécurité du château puisqu'un humain sera attiré par ces événements. Alors comment s'en débarrasser? Et comment éviter que sa fille ne suive cet humain baroudeur qui parle toujours de ses voyages?

J'ai bien aimé ce film. Il n'a rien d'extraordinaire et je ne m'en souviendrais plus dans trois jours. Mais je l'ai mieux aimé que les Misérables. Il y a une raison simple à cela: Hôtel Transylvanie ne tente pas de faire croire qu'il est plus que ce qu'il est réellement. C'est un simple film de divertissement familial destiné surtout aux enfants. Cet aspect se sent très fortement dans l'humour et dans la construction des caractères des monstres. L'humour, donc, est assez pipi caca. Rien de très subtil juste quelques situations et un peu de blagues sympathiques. Les monstres ne sont de loin pas des monstres. Ils ont peur des humains et, d'ailleurs, ils ne savent plus comment les effrayer! Mieux encore, aucun d'entre eux n'a envie de tuer des humains (Dracula n'aime pas le sang humain trop gras). Leur histoire montre surtout que ces monstres ont été incompris et qu'ils ne souhaitaient pas faire du mal. C'est aussi un film sur le passage à l'age adulte. Le moment ou les enfants doivent quitter la maison pour commencer à construire leur propre vie et une relation (avec un mec en l’occurrence on est pas dans Trueblood avec des vampires bisexuels). Ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est bien sympa.

Site officiel

Image: Allociné

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12:18 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vampire, dracula, momies, loup-garou, transylvanie | | | |  Facebook

16/02/2013

Les Misérables

Un bagne dans un lieu non-identifié mais vers une plage. Des hommes tirent un navire à quai sous l’œil vigilant de gardes impassibles. L'un de ces hommes va sortir ce jours après avoir purgé une peine de 19 ans pour avoir volé une miche de pain. Cet homme est Jean Valjean. Mais son périple en dehors du bagne dans la France post-napoléonienne est loin d'être facile. Tous lui tournent le dos et lui refusent l'aide et le travail. Tous sauf un prêtre qui le protège et lui offre de l'argent pour reconstruire sa vie. Cet argent lui permettra de devenir respectable et d'aider une femme et son enfant: Fantine et Colette. Mais la loi continue à le suivre à la trace et sa vie pourrait bien continue à être menacée pour un simple bout de pain.

Bon, j'avoue, je n'ai jamais lu le livre. Je n'ai d'ailleurs jamais lu Victor Hugo. Je sais c'est un péché de lèse-majesté qui permet d'avoir une place réservée au septième cercle des enfers. Mais je me pardonne en me souvenant qu'en enfer au moins il fait chaud! Donc cette note ne concernera que mon ressenti face au film de 2012 et pas face au livre.

Bon, premier personnage et l'un des deux que l'on observe depuis le début: Jean Valjean. Le pauvre n'a pas de chance puisqu'il se trouve au bagne pour 19 ans et que, dès qu'il sort, personne ne veut lui faire confiance. C'est vrai que si ça m'était arrivé j'aurais aussi un peu la rage. Mais pas Valjean. Non, lui il trouve Dieu à nouveau et se consacre de manière très paternaliste à aider son prochain. En fait Valjean est la figure du personnage qui cherche éternellement la rédemption. Quoi qu'il fasse son crime passé lui est constamment jeté à la figure et on continue à le traiter en criminel. Valjean devient un homme honorable, un homme qui aide son prochain, un homme apprécié mais il reste un filou qui doit se faire pardonner pendant toute sa vie devant dieu. Tout ceci pour avoir volé un bout de pain... Ce dieu c'est un salopard quand même!

Le second personnage apparaît en même temps il se nomme Javert. Javert c'est un peu Judge Dredd mais à Paris et au XIXe siècle. Après tout (dire ceci avec une voix grave de celui qui fume 5 paquets de cigarettes par heure depuis sa plus tendre enfance) LA LOI C'EST LUI! Alors Javert il aime la loi. C'est un peu son amante et il déteste la tromper. Il lui importe peu de faire du mal aux gens tant que la loi est suivie. Bref c'est terminator sans une once d'humanité ce qui permet d'en faire un gros méchant pas beau.

Suivent les deux autres personnages importants: Colette et Marius. En fait eux ce sont les gentils. Et pour qu'on s'en rende bien compte on leur fait chanter de jolies chansons d'amours et on tente de les faire séparer dans l'histoire. Mais l'amour est plus fort que tout (même plus fort que les balles)! Marius est un peu l'homme qui reprend la garde de Colette quand Valjean ne peut plus le faire. C'est un peu la symbolique du mariage. On passe du tuteur paternelle au tuteur marital. Mais ce couple ne peut exister qu'après la mort de tous les autres personnages. C'est un peu méchant je trouve. Marius est aussi un révolutionnaire. Alors on m'a dit que Victor Hugo était un peu gauchiste. Ça n’apparaît pas dans le film. Marius veut faire la révolution mais ses parents n'approuvent pas. D'ailleurs, ces révolutionnaires sont un peu nul. Le jours d'après sera surtout l'occasion pour Marius de revenir dans sa famille et la société en se mariant et en acceptant son héritage aristocratique. Bref, pas très révolutionnaire l'histoire.

C'est aussi un film plein de chants. Le problème c'est qu'on en a vite marre de ces chants. Les personnages ne s'arrêtent jamais et je pense que j'aurais mieux apprécié le film s'il nous offrait quelques pauses. Les décors sont d'un kitsch que j'ai rarement vu au cinéma. Que ce soit le début du film avec ces images grandiloquentes d'un bateau sous la tempête ou la fin du film et sa barricade impossible. Il y a aussi quelques problèmes de temporalité. On passe de la nuit au jours en trois secondes et La pluie et le soleil se succèdent en aussi peu de temps qu'il en faut pour changer de chaussettes. Bref, en résumé: Valjean doit toujours demander à dieu de le pardonner pour avoir volé un bout de pain, Colette et Marius ne peuvent se mettre ensemble que lorsque tout le monde est mort et Paris se soulève un peu tardivement le temps qu'un enfant soit tué. Mouais, ne perdez pas d'argent et évitez ce film.

Image: Site Officiel

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11:33 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les misérables, victor hugo | | | |  Facebook

12/02/2013

Hitchcock

Adapter au cinéma un livre qui parle de l'adaptation d'un livre au cinéma il fallait oser! Heureusement que c'est à propos d'Hitchcock sinon il y aurait eu moins d'intérêt. Ce biopic adapte un livre qui parle d'un film culte de la filmographie de Hitchcock: Psychose. On en a tous entendu parler, on connaît tous au moins une scène du film et on a tous entendu une musique du film. Mais qui connaît l'origine de ce film? Pas moi! D'ailleurs, c'est un peu honteux, je n'ai même jamais vu de film d'Hitchcock! Nous sommes donc emmené dans le quotidien du réalisateur alors qu'il tente de mettre sur pied psychose. Ce film lui donne bien des soucis puisque rien ne semble fonctionner. Les studios comme les censeurs s'abattent sur le réalisateur et l'empêchent de faire ce qu'il souhaite. Mais quand son mariage est touché par les ennuis de Psychoses le film pourrait bien ne pas s'en remettre.

Comme d'habitude ce film possède les problèmes des biopics. Ceux-ci sont en partie atténué par l'attention portée envers la femme d'Hitchcock: Alma. A plusieurs reprises des répliques tentent de montrer en quoi l'apport d'Alma a été sous-estimé et c'est d'ailleurs elle qui sait le mieux gérer Hitchcock et sur qui il se repose en cas de problèmes. Je trouve presque dommage que le film ne se base pas plus sur la réalisation de Psychose. Au lieu de ça on nous offre la vie d'Hitchcock durant le tournage du film avec, de temps en temps, des scènes qui parlent de Psychose. Mais ce dernier est utilisé comme décor plutôt que comme sujet. Pourtant, on aurait pu faire quelque chose d’intéressant. Comment construire un film? Comment passer outre la censure de l'époque? Mais on préfère nous offrir les tourments psychologiques d'Hitchcock avec des scènes qui reconstituent la vie du tueur dont Psychose parle. Ces scènes sont tout de même bien construites et montrent Hitchcock en train d'observer et de commenter les faits et gestes du tueur. Au final je me suis bien amusé durant ce film mais je reste en partie sur ma faim sur de nombreux points. Dommage.

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09:46 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hitchcock, psycho, psychose, biopic | | | |  Facebook

10/02/2013

Shadow Dancer

Nous sommes en 1973, une petite famille vit en Irlande comme si de rien n'était malgré les troubles de l'époque. Un petit garçon est envoyé par sa sœur à l'extérieur parce qu'elle ne veut pas acheter les cigarettes de son père. Tout semble bien aller à l'intérieur de la maison mais les rares images de l'extérieur montrent que quelque chose se passe. Le petit garçon a été abattu en pleine rue par un tireur non-identifié. 20 ans plus tard une femme se trouve à Londres dans le métro. Elle abandonne un sac avant de prendre la fuite. Heureusement celui n'explose pas mais elle est arrêtée par le MI5 qui lui offre un choix: la prison à vie ou collaborer et espionner sa propre famille.

Comme tous les bons thriller ce qui compte dans ce film ce n'est pas l'action mais l'aspect psychologique et les luttes de pouvoirs dans des administrations aussi tentaculaires qu'obscures. Il y a deux aspects dans ce film. Tout d'abord l'héroïne qui tente de cacher son espionnage au MI5 tout en aidant l'IRA pour éviter les soupçons alors qu'elle semble ne pas véritablement croire en l'action violente. De l'autre nous avons l'agent du MI5 qui fait tout pour protéger son agente menacée par des décisions de l'agence. N'y aurait-il pas quelque chose de caché derrière cette nouvelle informatrice. Tout ceci est formé sur le contexte de la lutte armée pour l'Irlande et contre l'Angleterre. Belfast est remplie de soldats et de policiers lourdement armés qui agissent en présence d'une population probablement hostile qui peut cacher des terroristes. Le moindre regroupement peut cacher des membres de l'IRA et même un enterrement est sous contrôle de la police pour éviter l'hommage militaire. Pourtant, il est toujours possible de vivre plus ou moins normalement.

Image: Allociné

Site officiel

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11:43 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shadow dancer, ira, irlande, angleterre | | | |  Facebook

09/02/2013

Gangster Squad

Un film de policier durant l'époque de la lutte contre la mafia à toujours un petit parfum qui attire. Et j'ai été attiré malgré l'impression que le film envoie un message que je n'apprécie pas vraiment. Nous sommes dans les années 50 à Los Angeles. La ville est sous la main de fer de Mickey Cohen. Ce dernier est si puissant que les rares magistrats et policiers qu'il n'a pas acheté sont totalement découragés. Malgré le fait que tout le monde sache qui il est vraiment personne n'ose être critique envers lui. La ville est sur le point de tomber durablement sous la coupe de la mafia. Heureusement, un dernier policier ose encore s'élever face à la puissance de Cohen. Avec l'aide du chef de la police il va monter un escadron particulier. Celui-ci n'existe pas, il ne rend pas de compte et il n'arrête personne. Son seul but est de faire la guerre contre Cohen et tous les moyens sont bons pour atteindre la victoire. Tous? Vraiment?

Bon, on va commencer par les aspects qui ne font pas débats. La bande originale est plutôt intéressante et assez exaltante. Les acteurs n'ont pas vraiment à rougir non plus. Ce qui m'a dérangé concerne plutôt le message du film. Le héros se dit policier. Mais, et on s'en rend compte rapidement, c'est un policier violent qui fait fi de la procédure. Peu lui importe d'avoir un mandat ou de frapper des suspects pour avoir des aveux. Il souhaite des résultats. La mise en place de son escadron suit cette même logique. La loi et l'aspect légal ne comptent pas. Ce qui compte c'est détruire Cohen. Le message serait donc que la loi et les procédures ne font que ralentir les policiers si ce n'est, pire, aider les criminels. Il est donc légitime pour lutter contre la haute criminalité d'abandonner l'aspect légal de la procédure pour agir dans l'arbitraire total. C'est oublier que les procédures ont un but: protéger les citoyens contre l'arbitraire de l'état. Heureusement, la seconde partie du film montre l'escadron rechercher la légalité et tenter de faire tomber Cohen par les voies légitimes. L'ordre revient donc non pas grâce à des actions musclées mais par l'usage des instruments légaux. Ce point sauve le film d'un message dangereux dans une démocratie. C'est aussi un film de mecs. Il y a, en tout et pour tout, deux personnages féminins construits (les autres sont des figurantes qui disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues). Dans ces personnages la première est une femme de flic enceinte qui tente de garder son maris en vie et qui lui rappelle son rôle de père et la seconde est une starlette déchue qui tombe amoureuse d'un flic. Elles n'ont pratiquement aucune importance si ce n'est rappeler un devoir envers la famille ou pour être sauvée. Ce serait bien d'avoir un film ou les femmes ont un véritable rôle pour une fois...

Image: Site officiel

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10:27 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gangster squad, los angeles, mafia, loi, corruption | | | |  Facebook

03/02/2013

Seven Psychopaths

Seven Psychopaths semble ne pas être très apprécié par la critique. Il est clair que ce n'est pas Tarrantino mais la comparaison est-elle souhaitable? Ce film suit un homme, Irlandais, qui tente d'écrire un scénario pour un film sur 7 psychopathes. Le problème c'est que l'écriture n'avance pas. C'est à peine s'il réussit à décrire un seul des 7 personnages et il n'a encore rien qui pourrait, théoriquement, les relier. C'est donc un peu la merde pour cet écrivain. Heureusement pour lui il a quelques amis qui sont prêts à l'aider s'il en a besoin. Mais alors qu'il tente de mettre de l'ordre dans ses idées il se retrouve impliqué dans une entreprise de kidnapping de chiens qui a mal tourné. Il est vrai que les choses vont rarement bien quand on vole le chien préféré du chef de la mafia locale.

Les critiques sont peut-être dubitatives voir négatives mais moi j'ai bien aimé. La première bonne surprise est Colin Farrell qui gagne définitivement son surnom de sexy irish guy dans mes futures conversations. Il est tout de même bien entouré par Christopher Walken qui joue Hans, Sam Rockwell et Woody Harrelson (oui il y a assez peu de personnages féminins...). Ce trio fonctionne très bien à l'écran. La seconde surprise est l'histoire proprement dites. Je m'attendais à un banal film d'action qui joue sur des personnages plus dingues les uns que les autres. Je me suis trouvé face à quelque chose d'un peu plus compliqué avec des personnes tous plus dingues les uns que les autres. D'ailleurs, l'ouverture du film marque l'ambiance. Mais ce qui est le plus troublant dans l'histoire c'est de trouver qu'elle est la réalité et qu'elle est a fiction. Les personnages naviguent entre le scénario en train d'être écrit, le film qui figure la réalité et nous, spectateurs, questionnés sur notre rapport face à la fiction. L'auteur se rend compte que ce qu'il écrit n'est pas forcément si fictionnel tandis que les personnages décrivent - et fantasment - des scènes de films d'action. Ces fantasmes sont rapidement évacués par une tentative de faire ce qui peut sembler réel. Bref, on se perd et on se retrouve dans un monde coincé entre fiction et réalité ou l'un et l'autre ne sont plus si clairement identifiés. Et j'avoue que j'aime bien ça.

Image: Site officiel

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11:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psychopathes, irlandais sexy | | | |  Facebook

23/01/2013

La Parade (Parada)

Serbie, après la guerre, un homme se douche quand, soudain, son chien est attaqué au pistolet. Ne prenant même pas le temps de s'habiller cet homme court en direction d'un vétérinaire auquel il offre un marché: si son chien meurt il meurt. Cet homme se nomme Lemon. C'est un ancien soldat et gangster notoire qui s'occupe d'une salle de sport ez d'une société de sécurité qui ne sont que des couvertures pour des activités de protection musclées et probablement assez peu légales. Mais Lemon souhaite aussi se marier une seconde fois avec une femme qui a tout de la diva. Malheureusement son attitude méprisante et distante le conduit à des disputes de plus en plus violentes. Après une dernière dispute musclée ou il reçut des coups il se voit contraint d'aider l'organisateur du mariage de sa futur femme a réussir son propre rêve. Et ce rêve c'est d'organiser une gay pride réussie en plein Belgrade. Mais comment protéger un tel événement sans employés? Lemon parcourera les différents pays de l'est ou la paix est fragile pour constituer un groupe d'amis anciens ennemis. Il sera aidé dans cette quête par le compagnon de l'organisateur: le vétérinaire.

Ces derniers temps les discours franchement homophobes ou homophobes mais pas trop (je ne suis pas homophobe mais...) sont légions dans les médias et la rue. J'en avais un peu marre qu'autant de monde se lient pour dénier des droits tout en se considérant démocrates. Et je ne suis pas le seul. Le réalisateur de ce film aussi en avait marre des lois de plus en plus répressives contre l'homosexualité en Europe de l'Est. Ce film vient donc à pic. J'avais besoin d'un peu de militantisme mâtiné d'humour pour reprendre un peu d'esprit positif (d'autant plus après le précédent film présenté ici). La Parade joue sur les clichés. Aussi bien ceux concernant les gays et lesbiennes - qui sont soit des fillettes apeurées soit des hommes déguisés en femmes - mais aussi sur les clichés ethniques. Tous ce condensé de clichés sur lesquelles la haine se forme sont mélangés pour montrer à quel point ils sont absurdes. Ainsi, Lemon décide de protéger des gays avec d'anciens ennemis qui malgré les insultes qu'ils se lancent les uns aux autres s'apprécient profondément. Lemon apprécie des films qu'il considère masculins et qui sont, en fait, des monuments dans la culture gay. Bref, la brute beauf et la fillette homo ont plus en commun que prévu. Le principal message du film, à mon avis, est donc que l’identité ethnique ou sexuel ne compte pas. Ce qui compte c'est la fierté. Être fier de ce que l'on est et marcher la tête droite dans la rue. Entre les homosexuels qui décident de faire la gay pride et les milliers de contre-manifestants violents la fierté et le courage ne sont pas forcément du coté de ceux qui se considèrent comme de vrais mâles, bien au contraire...

Image: Allociné

Site officiel

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Después de Lucía

J'ai vu deux films au cinéma hier soir. J'avais peur que les deux ne disparaissent des écrans aujourd'hui je n'ai donc rien voulu manquer. Je vais commencer par parler du premier et du plus déprimant, de loin, des deux. Ce qui veut dire que ma promesse de regarder un film un peu plus guilleret après le dernier Tarantino a été trahie...

Después de Lucía se passe après la mort de Lucía mère de l'adolescente,  Alejandra, dont le film parle. Le père, Roberto, semble avoir beaucoup moins résisté à la mort de sa femme. Pour éviter la douleur des souvenirs il décide de déménager et de tout abandonner derrière lui. C'est donc un nouveau lycée et une nouvelle pour sa fille ainsi qu'un nouveau restaurant pour le père. Tout semble plutôt bien aller malgré la tristesse du père qui n'arrive même pas à soutenir une conversation sur le mariage prochain d'un couple. Mais pour la fille tout va vraiment bien. Le lycée ne pose aucun problèmes et des amitiés se forment très rapidement. Mais un séjour entre amis durant un week-end va tout changer. Bourrée et attirée par un garçon du groupe elle décide d'aller jusqu'au bout. Mais ces ébats sont filmés par le portable du garçon et les images se retrouvent, on ne sait trop comment, sur internet. Alejandra connaît ensuite une descente aux enfers qu'elle n'arrive pas à stopper, qu'elle n'ose pas stopper, et personne ne s'en rend compte...

Depuis quelques années les médias font comme si le harcèlement scolaire était une nouveauté née avec internet. C'est faux, la seule différence avec le passé c'est que les images circulent plus facilement et plus rapidement. Mais le harcèlement scolaire existe depuis que l'école existe. Peut-être que d'autres pratiques et d'autres noms ont été donné. Ce n'est en tout cas pas neuf seulement différent car les technologies sont différentes. Ce film essaie de montrer une descente aux enfers. Il a fallu peu de choses pour que cela arrive. La peur d'Alejandra après avoir agi en suivant son cœur. Mais la honte n'est que sienne car elle est une femme. Alors que le garçon, tout aussi filmé, est probablement mis sur un piédestal Alejandra devient une pute. Le double standard du sexe a encore frappé... On peut se poser une question: pourquoi Alejandra ne parle pas? Pourquoi personne ne voit-il rien? La honte, et l'envie de protéger son père, peuvent répondre. Il est rare que des adultes se rendent compte du harcèlement scolaire. La plupart du temps tout reste caché jusqu'à un événement particulier comme dans ce film. Mais pour ces rares cas connus il y en a encore beaucoup d'autres qui n'auront jamais été identifié. Ce film a le mérite de parler de ce phénomène ancien mais est-ce assez?

Image: Allociné

Site officiel

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11:54 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : harcélement, école, mexique, internet | | | |  Facebook

22/01/2013

Django Unchained

Je n'avais jamais vu de Tarantino. Il me semblait que c'était un gros vide dans ma culture cinématographique et ce Django m'intéressait. Je me suis donc lancé dans le far west mais j'étais loin d'être solitaire dans le soleil couchant. Bon, quelle est l'histoire de ce film qui fleure bon la beauté et la tolérance du sud américain pré-sécession? La première image est celle d'une colonne d'esclave. Celle-ci s'étire sous la chaleur du soleil et frissonne durant le froid de la nuit sous l’œil plus ou moins précis et vigilant des gardiens. Mais ce que ces gardiens n'avaient pas prévus c'est de rencontrer le Docteur Schultz. Ce dernier ne prend pas de pincettes pour libérer Django et lui offrir un marché. Ce dernier l'aide à trouver trois frères poursuivis par la justice et il ne sera pas seul pour retrouver sa femme. Un ancien esclave qui tue des blancs pour de l'argent... Comment dire non?

Pour une première fois c'est une réussite. L'image est superbement maîtrisée, la musique géniale et l'histoire un peu n'importe quoi suivi de beaucoup de coups de feu et de sang. Bon, je ne suis pas sorti tout a fait indemne de ce déchaînement de violence et je ne referais pas ça tous les jours. Certaines scènes sont tout simplement horribles et on est heureux de savoir qu'aucun cheval n'a subi ces violences en réalité. Mais, mis à part cette violence, ce film nous offre un message intéressant. C'est un message d'empowerment que nous envoie Tarantino. En fait, je ne pensais qu'à Frantz Fanon dans le cinéma. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de lire Frantz Fanon (mais ça viendra ne vous inquiétez pas) mais je connais une partie de sa pensée. Frantz Fanon a écrit durant la guerre d'Algérie. Il considère que cette guerre et son déchaînement de violence contre le colon blanc et français vient de la violence originelle de ces blancs contre les populations autochtones. Django est l'illustration de cette idée. Les blancs sont des monstres sadiques. Mais leur violence se déchaîne sur eux via la personne de Django. A l'appui de cette analyse on peut utiliser une phrase de Candy: "Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous". Bonne question!

Malheureusement aucun film n'est absent de points faibles. Et il faut bien avouer que je suis obligé de faire une critique sur un point qui saute aux yeux les plus inattentifs. Encore une fois, nous avons un film de mecs sur des mecs avec des femmes qui n'ont aucune utilité. Les seules femmes de ce films ne parlent pas ou sont des servantes. Leur seul but est d'être sauvée. Le bon vieux schéma de la princesse et du prince charmant sur son destrier blanc bravant tempêtes et adversités pour sa belle. Dommage de rester dans cette idée de femme passive dans la domination alors que Django suit un chemin d'empowerment.

Image: Site officiel

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11:08 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarantino, western, django, esclavage, usa | | | |  Facebook

12/01/2013

The Master

Après la déception que fut Sightseers je souhaitais voir un film qui me plairait plus et j'ai jeté mon dévolu sur The Master. Le film raconte l'histoire d'un homme qui revient de la Deuxième Guerre Mondiale. Il essaie de se réadapter à la vie civile mais ce n'est pas une réussite. Freddie cumule les problèmes dans ses différents postes de travail. Le fait qu'il est alcoolique n'aide pas non plus. Sa colère qu'il ne réprime qu'avec difficulté peut exploser à tout moment. La vie de Freddie n'est donc de loin pas une réussite. Mais la rencontre d'un homme qui se fait nommer Maître va tout changer. Cet homme prétend être capable de rendre l'humanité meilleure grâce à l'hypnose et à la compréhension de ses vies antérieures. Freddie va-t-il croire ou cracher sur ce Maître qui se dit son ami?

Après la déception que fut ce film il faudra vraiment que je puisse aller voir quelque chose qui me plaise. Je ne vais pas prendre de gants, je me suis emmerdé durant les deux heures, interminables, que dure ce film! Je ne dis pas que tout soit à jeter. Les critiques sont très fortement en faveurs de ce film et il faut avouer qu'il y a des tours de force. Le plus spectaculaire est le jeu Joaquin Phoenix qui incarne Freddie. Sa manière de parler, la façon dont il use de son corps et son visage sont frappants. On a là un magnifique acteur qui explique presque le jeu des autres. Malheureusement, cet aspect ne cache pas un film poussif à la fois long et lent.

Image: Allociné

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16:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the master, secte | | | |  Facebook

05/01/2013

Sightseers (Touristes)

J'aime l'humour anglais, j'apprécie les films et séries anglaise et je pense que les scénaristes et réalisateurs de Grande-Bretagne sont souvent au moins aussi bon que leurs pendants américains (si ce n'est plus...). Pourtant, je n'ai pas aimé ce film. Mais je vais tout de même faire l'effort d'en parler un peu plus.

Tina et Chris sont de jeunes amoureux. Ils ont entre 30 et 40 ans et commencent à sentir la vieillesse passer. Tina vit encore chez sa mère tandis que Chris a pris une année sabbatique. Le besoin de s'enfuir les prend et ils décident de préparer des vacances d'une semaine en caravane et de visiter les musées et paysages des environs. Mais, lors de ces visites, les rencontres peuvent bien se dérouler comme très mal se passer. Que ce soient les personnes qui jettent leurs papiers partout ou les bourgeois qui jugent le couple Chris voit rouge. Et c'est comme ça qu'a lieu son premier meurtre. D'abord honteux ces meurtres seront ensuite de plus en plus assumés et justifiés.

Il parait que c'est un film comique. Je ne m'en suis pas rendu compte. Mes rires étaient plutôt de rares rires de pitié face à un film que je n'ai pas apprécié et que j'ai trouvé particulièrement bizarre. Tout d'abord les personnages. Bien qu'on en apprenne un peu sur eux il nous est difficile de les comprendre et de savoir pourquoi ils agissent de cette manière. On nous donne simplement quelques informations basiques puis on illustre celles-ci par des individus qui agissent étrangement. Ensuite l'histoire du film. Bon en fait je ne suis pas certain qu'il y ait une histoire. J'ai eu l'impression de passer une heure et demie devant des images de routes et de paysages sans qu'un cheminement de l'histoire ne semble se dessiner. Les quelques arrêts sont surtout l'occasion de mettre en scène un meurtre plus ou moins sanglant mais sans plus. Si je pousse très loin je pourrais dire que le film met en scène le cheminement d'un couple en direction d'une justification du meurtre absurde. Mais ce serait vraiment aller très loin. La vérité c'est que je n'ai rien vu. Bon, il y a quand même un point positif dans ce film: les paysages.

Image: Allociné

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10:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film nul, tourisme, grande-bretagne | | | |  Facebook

12/12/2012

The Hobbit: An unexpected journey

On va lire un grand nombre de critiques plus ou moins objective ou non. Un certain nombre de critiques totalement subjectives de personnes qui n'apprécient pas du tout, et c'est leur droit, la fantasy sont déjà sorties. Des fans absolus de Tolkien ont déjà critiqué largement cette adaptation entre autre à cause du format trilogie. Je ne suis pas un critique. Je présente ce que j'ai apprécié ou moins aimé. Je sais que j'apprécie énormément Tolkien. Cet homme a réussit à créer un univers intemporel qui a permis l’essor sous un nouveau jour d'un genre déjà ancien. On ne peut pas nier qu'il y a un avant et un après Tolkien. J'ai été tout de suite enthousiasmé par l'adaptation du Seigneur des Anneaux mais celle du Hobbit me rendait sceptique. On passe d'un énorme livre écrit pour des adultes ou des jeunes adultes à un petit livre écrit pour ses enfants dont Tolkien lui-même regrettait l'existence. Mais pourquoi critiquer quand on n'a pas vu? Et pourquoi bouder un retour dans la Terre du Milieu? Je ne vois aucune bonnes raisons! D'autant plus quand on est invité à l'avant-première et que l'on a reçu de superbes lunettes 3D spéciales Hobbit! [Insert gniiiii here]

Le Hobbit a été écrit avant le Seigneur des Anneaux et après le Silmarillion (bon c'est un peu plus compliqué mais on ne va pas se lancer dans l'histoire littéraire de la Terre du Milieu). L'univers de Tolkien a donc déjà un certain nombre de légendes et un contexte historique. L'histoire commence dans la Compté. Un jeune Hobbit, Bilbo Baggins, tout juste majeur fume devant sa porte. Un étranger errant s'arrête devant lui pour lui demander son aide dans une aventure. Suite à de rocambolesques quiproquo et machinations Bilbo est embarqué dans une compagnie de treize nains. Leur but est de reconquérir Erebor un ancien royaume nain conquis par le dragon Smaug. Mais un Hobbit est-il le bon choix quand il s'agit d'une guerre?

Il est fort possible que ma caractéristique de fan de Tolkien crée un a priori favorable envers le film. Mais je vais tout de même tenter de montrer ce que j'ai apprécié. Bien que ce point m'ait d'abord un brin agacé je trouve que les références faites envers le Seigneur des Anneaux sont intéressantes. Ainsi, nous retrouvons certains événements et acteurs peu de temps avant le début du Seigneur des Anneaux. Ce qui permet de créer un lien entre les deux trilogies. Le retour de certains décors permet aussi de retrouver des souvenirs (mais de regretter l'absence de certains sex symbol à l'instar de Viggo Mortensen). Que dire des nains? On peut regretter que Jackson se concentre surtout sur certains d'entre-eux. Mais peut-on faire autrement dans une compagnie qui compte 15 personnes. Je les trouve plutôt réussit. Jackson réussit à les rendre à la fois sérieux et drôle. C'est, d'ailleurs, une caractéristique générale du film que j'ai beaucoup apprécié. Le livre est bien plus léger dans son ton que le Seigneur des Anneaux. On pouvait craindre que ça passe mal à l'écran. Peter Jackson a réussit le tour de force de garder ce ton léger tout en ne rendant pas ceci ridicule. Les nombreux chants sont réussi et s’intègrent bien dans l'histoire. C'est aussi un film long et même très long. L'une des questions que je me posais concernait justement ce point. Comment réussir à faire une trilogie d'un si petit livre? Premièrement, la fidélité est presque parfaite. Pas un seul chapitre n'est mis de coté. Certains événements sont légèrement modifiés ou abandonnés mais, surtout, Jackson puise dans d'autres livres de Tolkien. Ce qui permet d'ajouter de la profondeur au film en développant des points tout juste mentionné dans certains cas. Je n'ai rien à dire contre les acteurs que j'apprécie beaucoup. Ian McKellen, Martin Freeman, Cate Blanchet, etc rien à dire aucun problèmes. Mais que dire du débat sur le 48 images par secondes pour la 3D? Je vais le résoudre en deux secondes: aucune différence la 3D de ce film est inutile. En bref, je considère que cette adaptation est réussie. Je me suis beaucoup amusé et j'ai apprécié ce film. J’attends maintenant les deux autres films avec une certaine impatience.

Image: Site officiel

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10/12/2012

Wreck-it Ralph / Le monde de Ralph

Dans les films tout mignons tout gentils qui sortent à Noël les 5 gardiens tient le haut du pavé. Mais il n'est pas le seul. Le monde de Ralph est aussi sorti récemment! Ralph est un méchant dans un jeux vidéo. Son travail est de détruire un immeuble pendant que le héros tente de le réparer. Mais cette vie de méchant lui pèse. Il est seul et personne ne l'aime alors il va visiter, après la fermeture du magasin, d'autres jeux vidéos pour parler de ses problèmes à d'autres méchants. Alors que ses collègues fêtent le 30ème anniversaire de son jeu il n'est pas invité. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et il décide donc de visiter d'autres jeux dans lesquels il pourrait devenir un héros.

Ce film de noël tout mignon tout gentil ne mérite pas une grosse critique du message interne. On connaît ces films. Ils proposent toujours une illustration de la nécessité des amitiés et du danger de l'égoïsme depuis que le cinéma est né. Souvent on préfère donc savoir sir le film est réussi et fait oublier le message gnangnan tout rose. Honnêtement, j'ai bien aimé. Je considère que ce film reste au niveau des 5 légendes soit sympathique et drôle mais sans plus ou, dans un autre langage, ça casse pas trois pattes à un canard. Mais je me suis amusé et j'ai rigolé. J'ai par contre peur que le film ne puisse pas forcément être compris par les personnes qui ne sont pas amateurs de jeux vidéos. Il y a, en effet, de nombreuses références et on peut facilement passer à coté. Le film n'a pas non plus la même inventivité qu'un Toy Story beaucoup plus intéressant dans l'idée des jeux qui vivent quand l'enfant tourne le dos. Mais, encore une fois, un divertissement de noël sympathique.

Image: Site officiel

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10:10 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animation, jeux vidéos | | | |  Facebook

05/12/2012

Rise of the guardians / Les 5 légendes

J'ai été voir ce film dont je n'attendais pas grand-chose de plus qu'un divertissement de noël. Le film dépeint les aventures de Jack Frost. Ce jeune garçon facétieux s'est réveillé il y a 300 ans. Il découvre qu'il a le pouvoir d'agir sur le froid et de créer la neige. Mais il est aussi invisible envers les autres humains. Il vit donc de manière insouciante accompagné de l'hiver et des jeux dans la neige. Mais son insouciance le conduit aussi à mettre en danger les personnes c'est la raison pour laquelle il n'est pas accepté par les gardiens. Ceux-ci, le père noël, le fée des dents, le lapin de pâque et le marchand de sable, ont été nommé par une puissance pour protéger les enfants et leur capacité d’émerveillement. Mais quand un ennemi venu du fin fond des âges recommence à menacer les enfants les 4 gardiens sont obligés d'accepter l'aide de Jack Frost qui pourrait bien posséder le pouvoir suffisant pour sauver la Terre. Le temps des insouciances est donc terminé pour Jack... Ou pas...

Il n'y avait aucun enfant dans la salle. A croire que ce ne sont pas ces derniers qui ont le plus besoin de merveilleux. Ou alors c'était dimanche soir et le lendemain y avait école. Comme je l'ai dit je n'attendais pas grand-chose de ce film. Je cherchais surtout un bon divertissement parfait pour une fin de semaine. Le but est largement atteint. Les rires étaient nombreux dans la salle et retentissaient souvent. Les interactions entre les personnages étaient assez maîtrisées pour les rendre drôles et attachants. En particulier tout ce qui touche le lapin de paque qui se transforme, dans ce film, en une sorte de rambo lapin de pâque qui se fâche avec tout le monde. Le propos du film consiste surtout en une quête personnelle. Jack Frost, pour être utile, doit savoir qui il est. C'est autant une quête des origines qu'une recherche intérieure. Ce point n'est pas inintéressant mais reste développé dans le cadre d'un film de divertissement donc peu subtil. Mais je ne cherchais pas une thèse philosophique.

Image: Site officiel

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12:15 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : légendes, contes de fées | | | |  Facebook

16/11/2012

Looper

Hier j'annonçais avoir deux des meilleurs films de l'année. Le premier était Argo le second est celui donc je vais parler aujourd'hui: Looper. Qu'est ce que Looper? Ce n'est pas une technologie ni une planète mais une profession. Dans environ 60 ans la technologie du voyage dans le temps sera découverte mais illégale. La mafia utilisera cette technologie pour envoyer dans le passé les personnes dont elle souhaite se débarrasser. Arrivé 30 ans en arrière ils rencontrent les hommes qui sont désignés comme Looper. Leur seul devoir est de tuer ces voyageurs du futur en échange d'un salaire des plus intéressants. Mais que se passe-t-il quand l'homme qui doit être tué est sois-même et qu'on le laisse s'échapper?

J'ai beaucoup aimé ce film pour plusieurs points. Il est très bien joué par les différents acteurs. Le réalisateurs a aussi très bien écrit son film. Ce qui est particulièrement difficile quand on fait un film qui parle de voyage dans le temps. Les paradoxes sont souvent difficiles à comprendre. Je me souviendrais longtemps de cette scène particulièrement inventive et immonde de la mort de l'un des personnages. Il permet de bien se rendre compte de l'effet du voyage dans le temps sur des doubles. Mais ce qui rend ce film vraiment bien c'est aussi la manière dont le contexte est décrit. Comme je l'ai dit nous sommes 30 ans plus tard environ. La crise ne s'est pas calmée et les USA semblent être entré dans une pauvreté extrême. Mais est-ce que cela suppose la fin de toute technologie? Le réalisateur a réussit à créer une ambiance à la fois de crise et de nouvelles technologies. Ce qui fait que la ville dans laquelle se déroule les aventures que nous suivons est à la fois familière et légèrement différente. Les voitures sont adaptées pour l'énergie solaire par exemple. Bref, je ne vais pas continuer à présenter ce superbe film que je ne pourrais jamais vraiment expliquer de manière complète. Il vaut mieux aller le voir tout en sachant qu'il est particulièrement violent.

Image: Site officiel

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15/11/2012

Argo

Nous avons la chance d'avoir eu deux semaines avec des sorties de très bon films (et non je ne parle pas de Twillight! Si vous aimez Twillight sortez d'ici et ne revenez jamais sauf pour faire de plates excuses à l'humanité et à la littérature!). Ces deux films sont Looper et Argo. Je vais commencer par présenter, du mieux que je le peux, ce dernier film. Je parlerais donc de Looper plus tard.

L'intrigue du film prend place dans les années 70 alors que l'Iran s'est débarrassé du Shah qui s'est lui-même réfugié aux USA. Ce statut a le don d'énerver considérablement le peuple d'un pays qui a souffert la torture et l'oppression d'un tyran mis en place par les forces occidentales pour des raisons bassement économiques. Les iraniens manifestent tous les jours devant l'ambassade des USA qui continue, tant bien que mal, de faire son travail. Mais un jour les choses vont plus mal que prévu et les manifestants force le passage dans l'ambassade. Les employés sont pris en otage et inaugurent une période de forte tension diplomatique. Mais six personnes ont réussi à s'échapper et à se réfugier dans l'ambassade du Canada. Alors que les iraniens tentent de retrouver les traces administratives de tous les employés la CIA essaie de mettre en place un plan pour évacuer ces six personnes. Une idée un peu folle commence à voir le jour. Et si on montait un faux film de science-fiction?

Cardiaques et personnes sujettes aux stress abstenez vous! Ce film magistralement joué et dirigé crée une tension intense chez le spectateur. En fait, il est rare que je ressente aussi fortement une tension quand je regarde un film. Mais avec celui-ci j'ai bien cru m'évanouir plusieurs fois à cause du stress ambiant. Mis à part avoir réussit à nous faire ressentir cette émotion le réalisateur a aussi particulièrement bien mis en place le contexte. Que ce soit en Iran ou l'on ressent très fortement le chaos ambiant et la peur des citoyens face à un nouveau pouvoir qui n'a pas à répondre de ses activités ou à Hollywood et son atmosphère de trahisons et d'artificialité assumée. Le réalisateur a aussi réussit à ajouter de petits cotés comiques dans un sujet dramatique. Cette réunion ou des idées d'exfiltration farfelues sont proposées me restera toujours en mémoire. Mais aussi Hollywood et les répliques qui sont à la limite de la moquerie. Bref, un superbe film. Donc ne perdez pas votre temps à me lire allez plutôt le voir vous ne le regretterez pas!

Image: Allociné

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12:11 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : iran, otages, histoire | | | |  Facebook

09/11/2012

James Bond Skyfall (on tombe des nues)

Je suis allé voir Bond quelque temps après sa sortie histoire de pouvoir trouver des places au cinéma. Après cela j'ai pris un temps de réflexion pour mettre mes idées bien en place dans cette présentation. James Bond... Les deux derniers films en portaient le nom mais pas l'identité. Est-ce que Skyfall a fait mieux? Je tenterais de répondre à cette question durant cette présentation de mon ressenti face au film. Comme d'habitude pour un Bond on commence sur les chapeaux de roues. Bond poursuit à l'aide d'une autre agente un homme qui possède une liste des membres des services secrets infiltrés dans des organisations terroristes. Perdre cette liste serait évidemment un énorme échec pour le MI6. Mais, lors de cette poursuite, Bond est touché par une balle amie et ne peut pas reprendre possession de la liste. Quelques mois plus tard le MI6 est attaqué de front et Bond décide de revenir d'entre les morts pour traquer le responsable.

Qu'ai-je donc ressenti face à ce nouveau Bond? Bon je vais tout de même commencer par dire que ce film est le meilleur depuis que Pierce Brosnan a quitté le costume. Mais je ne suis tout de même toujours pas convaincu par Daniel Craig qui fait plus armoire à glace que charme britannique. Qui est James Bond. Ce film montre un changement de génération. Bond est un vieux, très vieux, agent du MI6. Il est même l'un des derniers de son espèce. Et les références à l'obsolescence de James sont nombreuses dans le film. Que ce soit le discours de Q face au portrait d'un vieux bateau ou à l'utilité des agents de terrain et de leurs gadgets face aux informaticiens. Ou encore la remise en cause du programme 00 par les autorités britanniques. James est vieux et obsolète. Mais son crime est surtout de ne pas vouloir se retirer et continuer d'utiliser ses compétences alors qu'elles sont de moins en moins appréciées. L'usage d'agents secrets qui agissent dans l'ombre de l'état dans une période ou il est nécessaire de justifier ses activités et de faire la lumière sur elles semble anachronique.

Vous l'aurez remarqué, je parle de James comme l'un des derniers agents de son espèce. Il en existe un autre. C'est le grand méchant pas beau du film: Silva. Ce dernier n'est pas un simple terroriste. C'est un ancien agent du MI6 accompli qui recherche une vengeance. Il est formé à la même école que James et il peut le battre sur toutes les compétences dont font preuves les agents du programme 00. Silva est surtout James au paroxysme. C'est un homme extrêmement compétent (avec un petit coté Moriarty du Sherlock de la BBC) sans coeur ni remords. Il planifie, il exécute et il réussit sans aucune prise en compte des victimes annexes. Au contraire, il prend plaisir à tuer et montre souvent une joie impressionnante alors que ses plans se déroulent. C'est un parfait psychopathe tout comme Bond. Mais au contraire de ce dernier Silva est un psychopathe incontrôlé.

Il y a un lien entre Bond et Silva. Celui-ci est M. La cheffe du MI6 est la seule femme que Bond n'a pas réussit à charmer et qu'il respecte un peu. Entre M et Bond il existe une relation presque maternelle. Mais M n'hésite jamais à mettre en danger James si c'est tactiquement utile. Ce qui ne l'empêche pas, de temps en temps, de montrer un peu d'intérêt envers son meilleur agent. Silva a aussi une relation de mère fils avec M. Mais, au contraire de Bond, Silva veut tuer sa mère. Le film est donc, d'une certaine manière, l'occasion de résoudre cette relation œdipienne entre M, Silva et Bond. Et on sait comment cette relation doit se résoudre selon Freud.

Mais ce dernier Bond est aussi l'occasion de créer un programme pour les prochains films. La résolution des intrigues est construite d'une telle manière que nous pouvons imaginer comment devraient être conçu les suites. Comme je l'ai dit plus haut, James est vieux. La question de son actualité pour de nouvelles générations qui sont nées après la chute du Mur et dans l'informatique se pose. C'est probablement l'une des raisons qui ont poussés les réalisateurs des deux derniers films à moderniser les histoires en brisant certains codes majeurs (gadgets, répliques, etc). Mais, comme il le dit lui-même, Bond a une tendance à ressusciter. Ce film est, en l’occurrence, un gigantesque retour aux sources. Aussi bien dans le cadre de l'intrigue - puisque James revient dans son manoir d'enfance au volant de l'une des anciennes Aston Martin bourrée de gadgets - que dans le programme annoncé. La fin du film remet les choses à leur place tels quelles étaient avant l'arrivée de M et de Pierce Brosnan. M est éliminée et remplacée par un homme formé sur le terrain. La seule femme qui réussit à survivre à Bond prend un travail de secrétaire et se nomme Moneypenny. Bond est accepté ainsi que la programme 00. Mais surtout, la dernière scène montre Bond à l'extérieur du bureau du nouveau M avec Moneypenny qui lui dit d'entrer. Les James Bond reviennent aux sources. Mais se pose la question de la réussite future de ce retour. En effet, James Bond est un tueur psychopathe misogyne sans pitiés ni remords. En bref, c'est salopard machiste. Les derniers films, grâce à une femme forte à la tête du MI6, permettaient de montrer que les valeurs machistes de Bond n'étaient plus en adéquation avec une société qui avait changé depuis la Guerre Froide. Sans cette femme forte ne risque t'on pas de retourner vers un machisme sans aucune retenue des Bond?

Image: site officiel

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12:06 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james bond | | | |  Facebook

06/11/2012

Frankenweenie (le meilleur ami du zombie)

J'aime bien Tim Burton. Son dernier film m'a déçu mais tout de même Tim Burton et son univers étrange reste l'un de mes favoris. J'étais donc plutôt enthousiaste face à ce film qui renoue avec le style de Corpse Bride que j'avais adoré. L'histoire a déjà été tourné dans un court métrage il y a près de 40 ans. Mais cette fois Tim Burton fait un long métrage d'animation. Nous sommes dans une petite ville. L'un des enfants de cette ville est un peu bizarre. Il est très intelligent et aime son chien Sparky mais il passe tout son temps à le filmer dans des scénarios d'horreur. Son père et sa mère essaient de le pousser à se faire des amis mais rien ne fonctionne. Et quand ces tentatives débouchent sur la mort de Sparky c'est le drame. Mais Victor ne se laisse pas démonter et décide de ressusciter son chien!

J'imagine tout a fait Tim Burton dans la peau de Victor. Seul à élaborer des histoires étranges. Mais il faut bien le dire Victor n'est pas le seul personnage bizarre de ce film. En fait, ils sont tous plus bizarres les uns que les autres. Entre le jeune asiatique cruel et opportuniste, le grand jeune garçon inquiétant et au visage de monstre de Frankenstein, le jeune quasimodo et la jeune fille aux yeux hallucinés la gamme des personnages inquiétant est déjà bien fournie. Le style de l'animation est très proche de celui de Corpse Bride. Mais Tim Burton a ajouté le noir et blanc. Ce qui permet de donner un air plus classique au film qui singe dans un but d'hommage les classiques du cinéma de monstres. Même si la qualité n'est pas aussi prononcée que dans d'autres films j'ai apprécié ce film.

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18:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

18/10/2012

Le magasin des suicides: des prix mortels.

Je le confesse dès maintenant, je n'ai pas lu le roman. Je ne pourrais donc pas comparer l'adaptation au livre original et montrer les incohérences. Maintenant que cela est dit quelle est l'histoire de ce film? Nous sommes en France. La crise touche tous les secteurs et les journaux déplorent le nombre d'optimisme des citoyens. Les visages sont creux et sans expressions, le gris envahit la ville. Un homme tente de traverser la route pour se faire percuter quand un autre le sauve au dernier instant. Une âme charitable qui tente de lui expliquer l'intérêt de la vie? Non, au contraire, il le met en garde contre le suicide sur la voie publique qui est illégale. Il lui propose plutôt de visiter le magasin des suicides qui possède toutes les dernières technologies pour quitter ce monde en paix. Le gérant et sa femme ont deux enfants tout aussi déprimés qu'eux. Mais leur dernier bébé, lui, ne fait que sourire. Alors comment réagir?

J'ai bien aimé ce film mais je n'en garderais pas un grand souvenir. Si on s'intéresse au style j'ai trouvé très intéressant de dépeindre la ville dans des tons de gris. Le seul endroit coloré se trouve être le magasin proprement dit qui, malgré son coté morbide, semble être le seul lieu ou un peu de joie reste. Ce film montre aussi un changement dans les personnages. Chacun d'eux est influencé par la joie de vivre du petit dernier. A tel point qu'ils s’exaspèrent devant quelqu'un d'aussi optimiste alors que le monde semble n'être que douleur. La question centrale est donc de savoir pourquoi la vie vaut la peine d'être subie? La réponse donnée par le film fleure bon l'optimisme et les petits cœurs roses mais ça n'implique pas que le réalisateur ait tort. Au final un film sympathique, drôle et que j'aurais oublié dans une semaine.

Image: Allociné

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10:46 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suicide | | | |  Facebook

21/09/2012

Lawless: l'histoire de l'homme ours

Je suis allé voir Lawless lundi dernier. La bande annonce m'avait mis l'eau à la bouche. L'histoire est adaptée d'un livre écrit par Matt Bondurant The Wettest County in the World. Qui sont ces Bondurant? Justement ce sont les héros principaux du film. Nous sommes dans les années trente en pleine crise économique. L'une des pires que le monde ait connu. Les États-Unis ont décidé de mettre en place une prohibition sur l'alcool. Comme tout le monde le sait ceci a eu l'effet d'augmenter le crime de manière spectaculaire. Les criminels distillent de l'alcool et le revendent au noir dans des bars illégaux. Les règlements de compte sont légions et des noms se sont hissés au soleil comme celui d'Al Capone. Les Bondurants sont trois frères qui ont chacun survécu à un événement meurtrier sauf le plus jeune. Ensemble ils distillent et distribuent l'alcool à l'intérieur de leur campagne et en direction de la ville. Mais la loi décide d'envoyer un homme pour arrêter ce trafic: Charlie Rakes. Les méthodes de cet homme mettent en question les idées sur le caractère moral de la prohibition. Car qui est le plus corrompu? Le criminel ou l'homme prêt à tout pour les arrêter même au prix d'atrocités?

On va commencer sur du positif avant de partir dans le négatif. Wow c'est superbement joué! Que les paysages sont beaux et la photo magnifique! Oui, les acteurs sont tout simplement géniaux et on sent ici de réels talents. La pellicule réussit aussi à mettre en exergue un superbe pays de montagnes et de forêts. On se perd presque dans les images. Malheureusement ce sont les seuls commentaires positifs que je ferais et, à partir de maintenant, il s'agit d'expliquer pourquoi ce film me pose d'énormes problèmes. Avant de me décider d'écrire cette note j'ai longuement réfléchi et discuté je n'écris donc pas sous le coup de l'émotion mais après une période de réflexion.

Pour expliquer pourquoi je ne peux pas écrire en faveur de ce film je vais présenter les personnages. Le premier est Forrest Bondurant ou l'homme ours. L'ours, pour ne pas le confondre avec humain réel, est le vrai mâle, l'exemple à suivre pour nous pauvres enfants ou hommes efféminés. L'ours ne pleure pas, l'ours n'a pas d'émotions, l'ours ne parle même pas il se contente de grogner de temps en temps. L'ours est maître de lui-même et des autres et rien ne saurait l'arrêter. Trois balles dans le corps ne sont rien pour l'ours que de simples égratignures. L'ours combat et tue sans coup férir car l'ours est un homme un vrai qui sait utiliser une arme. L'ours, vous l'aurez compris, est le mâle par excellence. Du moins c'est ce qu'on voudrait nous faire croire. En effet, le personnage est tellement caricatural qu'il est impossible de ne pas éclater de rire quand il ouvre la bouche pour grogner. Cet homme vivait dans les cavernes il y a 200 000 ans. Lui n'a pas évolué mais nous si. Le second personnage est le mâle bêta ou Howard Bondurant. Ce mâle n'est pas aussi homme que son grand frère mais il a fait la guerre, il est violent et suit les ordres de Forrest à la lettre. C'est la personnification du bon toutou qui obéit quand on dit "attaque!" ou "assit!". Il ne sert donc pas à grand-chose si ce n'est à ronger son os (ou son alcool plutôt). Dans la famille Bondurant je demande maintenant le tout petit frère. Lui n'est pas un homme. Le film fait tout pour nous le faire comprendre. Celui-ci n'est d'ailleurs qu'un prétexte pour montrer la marche vers la masculinité d'un jeune enfant. Jack Bondurant est adulte mais il n'a pas survécu comme ses frères. Il se contente de marcher dans leur ombre et de jouer au mâle. La scène durant laquelle il marche dans les rues avec un costume précédé par une discussion entre les deux autres Bondurant qui se conclut par "il se ballade en portant le costume de papa" est flagrante. Jack joue à être ce qu'il n'est pas selon ses deux frères. Il est faible, il pleure, il parle au lieu de grogner et surtout il en fait trop. Forrest sait se tenir alors que Jack en est incapable comme un enfant qui joue tout de suite après avoir déballé son cadeau au risque de casser ses jouets. Alors comment devient-on adulte? C'est simple: on devient adulte par la capacité de violence. Ce qui compte ce n'est pas d'être capable de violence mais de pouvoir aller jusqu'au bout pour défendre son droit à manger son os. En quelque sorte je pourrais dire que selon ce film être un mâle adulte c'est d’involuer jusqu'au stade de l'animal ie Forrest l'homme ours. Enfin, nous avons Charlie Rakes. Lui non plus n'est pas un vrai mâle. En fait, le réalisateur souhaite qu'on le déteste dès les premières minutes. Il n'a pas la voix grave, il prend soin de lui et il aime avoir son petit confort et sa petite propreté. En somme, c'est un homme efféminé donc pas un mâle. Le film n'est, en quelque sorte, qu'une lutte des mâles contre le psychopathe qui ne ressemble pas à un homme mais à une femme. Un psychopathe qui multiplie les défauts dit féminins (bien entendu je ne crois pas à cela) comme l'hystérie ou l'irrationalité. Sachez le amis mâles: si vous êtes vraiment des hommes vous ne vous doucherez pas et vous grognerez! Il y a encore deux personnages féminins. Mais leur rôle est si minime dans ce film sexiste et violent qu'il est pratiquement impossible d'en parler en détail. Leur seul intérêt est de se faire violer et de demander protection aux vrais mâles ainsi que de préparer la popote de ces messieurs. Bah oui, un mâle peut arracher la tête d’un couguar à main nue mais faire un feu et préparer la viande c'est au-dessus de ses forces!

Voila qui résume mes idées sur ce film. Bien que la photo et le jeu soient magnifiques cela ne cache pas une idéologie sexiste ainsi qu'une apologie de la violence. Ce qui fait le mâle c'est la capacité de tuer les autres mais aussi tout ce qui pourrait être considéré comme féminin dans son caractère. C'est une apologie du mâle à l'ancienne sans sentiments et qui n'hésite pas à se battre. Je préfère les nouveaux modèles de masculinités qui sont non seulement multiples mais qui permettent aussi de se construire en dehors des schémas anciens. On a le droit, en tant qu'homme, d'avoir des sentiments et d'en parler, d'être faible de temps en temps mais aussi de prendre soin de sois. Ce n'est pas honteux c'est ce qui fait de nous des êtres humains évolués capables de choix.

Image: Allociné

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25/08/2012

Starbuck (rubrique coup de coeur)

J'ai décidé de commencer une rubrique coup de cœur. Et je trouve que le meilleur moyen de débuter est de parler de ce film. Je l'ai beaucoup aimé, j'ai beaucoup ri et je trouve que si vous devez voir un film cette semaine c'est celui-ci (Et ça vaut même pour quelques semaines précédentes)! David Wosniak est un jeune homme un peu perdu. Il travaille dans la boucherie de la famille mais n'arrive jamais à satisfaire ses frères ni son père. Il vit dans un appartement rempli de cannabis et tente difficilement de boucler les fins de mois ainsi que de recoller les morceaux avec sa copine enceinte depuis peu. David à une vie compliquée et en ruine. Mais ce qu'il ne sait pas c'est que sa vie va devenir encore plus compliquée. En effet, plus jeune il avait fait des dons de sperme. Suite à une mauvaise manipulation ses dons ont été fourni à 533 femmes. Et aujourd'hui 132 de ses enfants tentent une action en justice pour savoir qui est leur père.

Je trouve que ce film est parfait pour commencer une rubrique coup de cœur. Les éloges que je pourrais en faire sont multiples. David, pour commencer, est un personnage un peu perdu mais surtout très attachant. On sent un homme qui tente de se construire une vie malgré toutes ses erreurs successives et qui, même s'il déçoit tout le monde, est apprécié de tout le monde grâce à son grand cœur. On voit aussi quelques enfants à l'écran. Chacun d'entre eux est un personnage à part entière avec lequel David se sent un minimum proche. Que ce soit la junkie qui tente de s'en sortir ou l'acteur qui rate sa chance. Mais ce qui j'aime le plus dans ce film c'est son histoire. Des inconnus se rencontrent, apprennent qu'ils sont tous frères et sœurs et commencent à construire une fratrie. Les enfants ne jugent pas David ni ne le condamnent. Ils tentent juste de recréer une sorte de famille entre eux. L'importance du film est, à mon avis, la dedans. Comment des inconnus peuvent réussir à se comprendre et s'apprécier. Ce film est un grand hymne de joie à l'humanité qui n'offre pas que des situations émotionnelles mais aussi des rires.

Image : site officiel

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10:17 Écrit par Hassan dans Coup de coeur, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : starbuck, parenté | | | |  Facebook

24/08/2012

ParaNorman (I can see dead people!)

J'écris ma première note sur la plate-forme mise à jours de la tribune (bien que le lien avec les réseaux sociaux ne semble pas fonctionner). Et j'écris ce premier billet sur un film qui m'a en partie déçu. Qui est Norman? C'est un jeune garçon entre 8 et 10 ans. Il va à l'école comme tout le monde mais il n'a pas d'amis. Il préfère rester seul dans son coin. Norman est moqué par toute l'école qui ne voit en lui qu'un garçon un peu bizarre. Ce qui est d’ailleurs le cas d'une grande partie de la ville. En effet, Norman parle dans le vide. Qui peut être sain et faire ceci ? Mais ce que personne ne comprend c'est que Norman ne parle pas vraiment dans le vide. Non il parle aux morts qu'il peut voir et entendre. Mais, récemment, il semble être capable de voir plus que d'habitude. Il commence à entrer dans une époque précédente. Cet événement est en lien avec une malédiction qui aurait été annoncée par une sorcière il y a des siècles. Norman doit réussir à lever la malédiction avant la fin de la journée ou les morts marcheront à nouveau parmi les vivants !

ParaNorman est un film qui utilise la technique de la stop-motion. Celle-ci permet de reconstituer les mouvements de personnages et de décors qui ont réellement été construit. L'aspect est moins lisse et moins fluide qu'avec l'utilisation de l'ordinateur mais ça donne un aspect particulier au film que j'apprécie. J'ai toujours l'impression de revenir, en quelque sorte, dans un spectacle de marionnette. De plus, les mouvements des zombies sont, à mon avis, particulièrement adapté à cette technique. J'ai aussi apprécié les quelques références aux films de zombies. Le film commence par une série z (inexistante bien entendu) qui montre l'aspect très artisanal et amateur des films de zombies. Malheureusement je ne connais pas assez ce genre pour avoir pu reconnaître les références si elles existent (je n'aime pas vraiment les zombies ce sont de sales bestioles qui devraient rester mortes). Mais ParaNorman ne dépasse jamais la zone du film sympa. Oui, c'est un film que j'ai apprécié mais donc je ne garde pas de grands souvenirs. J'ai aimé observer le monde par les yeux de Norman et j'ai compris la petite morale enfantine attendue par toute la salle. Ah, j'ai failli oublier, la 3D est totalement inutile.

Image : Allociné

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09:49 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : morts, norman | | | |  Facebook

18/08/2012

Total Recall

J'avais lu la nouvelle il y a longtemps, j'avais vu la première adaptation il y a tout aussi longtemps, j'ai décidé d'aller voir cette seconde adaptation. Nous sommes sur Terre, la plus grande partie du monde est détruit et inhabitable suite à une guerre totale. Il n'existe plus que deux pays habitables : La fédération unie d’Angleterre et la Colonie. Les voyages entre ces deux points opposés se font à l'aide d'un ascenseur qui traverse littéralement la Terre. Douglas Quaid est un ouvrier de la colonie comme un autre. Il fait quotidienne le voyage entre la colonie et la fédération pour travailler sur les soldats synthétiques qui veillent à la sécurité de la fédération sous les ordres du chancelier. Mais il a envie de plus. Il souhaite du changement, de l'aventure et un peu de romance. Il décide donc de faire appel à la société rekall (probablement que la K fait tendance) qui lui offre de vivre les souvenirs artificiels d'un agent secret. Mais l'implantation se passe mal car il semblerait que Quaid soit réellement un agent secret ! Ou est-ce un rêve ?

Il est dommage que je ne me souvienne pas mieux de la nouvelle et de la première adaptation. Mais j'en sais assez pour considérer que cette réadaptation me semble ratée. Les décors sont magnifiques, les villes des deux entités politiques sont assez bien conçues pour qu'on puisse facilement observer les différences. Entre la Colonie toujours sale, pluvieuse, multiethnique et remplie de monde et la fédération froide, grise voir blanche mais propre et bien conçue malgré le nombre impressionnant de personnes dans les rues on a vraiment l'impression d'entrer dans un univers ou l'espace est un bien précieux. Les effets spéciaux sont aussi plutôt impressionnants. Les hélicoptères, les explosions et les voitures se rapprochent de la vision de Minority Report avec le même style de courbes. Non, ce qui manque c'est l'aspect psychologique. Où est la réalité ? Est-ce que ce que vit Quaig est vraiment en train de se dérouler ou n'est ce qu'un fantasme ? Quel est la différence entre réalité et fiction ? Cet aspect très important a été complètement mis de coté et la question est résolue en un tour de main. C'est ça qui rend ce film si décevant. Ça et le manque total d'empathie de ma part avec les personnages ainsi que le scénario couru d'avance. Au moins ce film montre un minimum de critiques envers les technologies sécuritaires. Le héros se trouve dans un monde rempli de technologies de sécurité qui permettent de tracer, comprendre et réprimer tout comportement considéré comme dangereux. Il semble qu'il n'y ait pas de gardes-fous institutionnels puisque la police n'hésite pas à tirer dans la foule. Mais, là aussi, le film ne va pas aussi loin qu'il devrait. Une adaptation vraiment décevante.

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10:12 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : k dick | | | |  Facebook

17/08/2012

Magic Mike (du torse, des fesses, encore du torse et un tout petit peu d'histoire)

Oui je suis allé voir Magic Mike. Un film dont le seul intérêt semble être le nombre d'hommes dénudés si on en croit la bande annonce. Et vous pouvez aussi me croire : c'est bel et bien le seul intérêt. Mais il y a tout de même un semblant d'histoire qui me permet de faire une présentation un tout petit peu plus intéressante que ce que je prévoyais. Mike est un trentenaire qui multiplie les boulots. Le jour il peut être maçon, laveur de voiture ou concepteur de mobilier. Mais le soir il est Magic Mike! La tête d'affiche de la boite de strip-tease masculine de la ville. Tout lui réussit sous le nom de Magic Mike. Non seulement il fait hurler les foules mais les femmes le suivent dans son lit et ses collègues sont ouvertement admiratifs. Un jour il prend un jeune homme de 17 ans sous son aile. Ce dernier est un peu paumé et a abandonné tous ses plans. Avec l'aide de Mike il deviendra le Kid. Mais ce dernier est aussi le frère d'une femme qui ne rend pas indifférent Mike. Dommage qu'elle n'apprécie pas son style de vie.

Que dire de plus sur ce film ? La petite histoire est tout ce qu'elle peut être : une petite histoire à peine assez élaborée pour faire croire qu'il y a vraiment eu un scénariste qui a bossé derrière. Vous l'avez compris dès le début de cette note. Le seul intérêt de ce film se trouve lors des spectacles de strip-tease. Et il faut avouer qu'ils sont superbes. De la musique, de la danse et des thèmes qui débouchent tous sur un seul but : se déshabiller. Heureusement il y a un peu plus que ça dans ce film. Le personnage de Mike, outre ses danses, et aussi plutôt drôle à voir. Ses interactions avec la sœur du Kid, Brooke, lui permettent de surjouer en partie ce qui donne un caractère à la fois grotesque et attachant à Mike. Mais il n'y a aucunes surprises dans ce film et je ne pense pas que quelqu'un soit incapable de comprendre la fin du film après les 15 premières minutes.

Image : site officiel

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15:42 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magic mike, striptease | | | |  Facebook

10/08/2012

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

Je commence par avouer que je ne connais pratiquement rien à l'histoire des États-Unis. Bien entendu, je connais les bases mais je ne saurais pas écrire une dissertation sur le sujet. Maintenant que ceci est dit je vais tenter de présenter ce film étrange. Pourquoi je le qualifie de cette manière ? Parce que j'ai trouvé l'idée de départ des plus bizarres. Ce film est une biographie. Mais pas la biographie officielle que nous pouvons tous retrouver sur wikipedia. Non, ce film nous offre l'histoire, fantaisiste, secrète d'une guerre menée contre les vampires. Depuis son enfance Abraham tente de se venger d'un homme qui a tué sa mère. Ce n'est que vers l'âge adulte qu'il apprend que cet homme n'en est pas un. En effet, un chasseur lui démontre que ses ennemis sont des vampires et commence à lui donner les informations et l’entraînement nécessaires pour les détruire. Alors qu'Abraham commence sa guerre par les armes il comprend vite que cela ne suffit pas. Il décide donc d'entrer en politique et utilise les forces entières de la nation pour expulser et détruire les vampires.

Ce film se veut fantaisiste dans sa révision de l'histoire des États-Unis. Abraham Lincoln y est célébré comme l'homme qui a toujours voulu libérer les êtres humains. Mais ce film place cet acte politique majeur dans le cadre d'une lutte contre des êtres qui ne sont pas humains. C'est ici que l'histoire devient mythologique. En effet, le racisme et l'esclavage ne seraient pas dus aux humains mais à des êtres diaboliques qui avaient pris le contrôle d'une partie de la nation. Ce que ce film nous montre c'est une nation qui combat des vampires en imposant des valeurs humains (en contradiction avec des valeurs des morts). Les États-Unis sont donc la nation des humains qui luttent pour la liberté et l'humanité. On y retrouve l'idée des États-Unis comme flambeau de la démocratie et des droits humains. Un point qui est, encore une fois, martelé par les dernières minutes du film qui annoncent ou pourraient se trouver d'autres nations de vampires (Moyen-Orient, Allemagne, Japon, ...). Mis à part ces points politiques c'est surtout un gros film d'action qui voit le sang nous exploser à la figure dans tous les sens. Et je dois bien avouer que ça ne m'a pas plus du tout. Je dirais donc que c'est un mauvais film d'action qui ne vaut pas vraiment la peine de payer une place de cinéma pour aller le voir.

Image : Allociné

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11:36 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, vampires | | | |  Facebook

06/08/2012

Brave

J'ai lu beaucoup de critiques mitigées voir mauvaises de ce film. Certains journalistes annonçaient la fin des inventions de pixar qui se serait normalisé depuis son intégration dans disney. Mais j'ai voulu me faire ma propre idée et je suis donc allé voir la version 3D de ce film en français (je préfère les VO mais les sous-titres sont très désagréables quand on a la 3D en même temps). Pixar nous emmène dans un jeune royaume construit sur les ruines des anciens rois. L'héroïne est la jeune princesse Mérida fille du roi Fergus et de la reine Elinor. Elle aime les armes et l'équitation cependant sa mère tente de l'empêcher de suivre ses passions et tente de la marier à un jeune homme fils aîné de l'un des clans alliés. Mérida ne souhaite pas se laisser faire et brise la tradition pour tenter de modifier son destin. Mais ces actes irréfléchis risquent de mener le royaume à la guerre civile.

Je suis plutôt surpris des critiques négatives car, même si ce n'est pas le meilleur pixar, j'ai apprécié ce film. J'ai beaucoup aimé les paysages qui tentent d'intégrer une histoire devenue légende. J'apprécie aussi beaucoup les différents personnages. Les chefs de clans et le roi Fergus sont de grosses brutes sympathiques qui aiment se battre ce qui permet d'ajouter des scènes de combat aussi impressionnantes que drôles. Mais mes deux personnages préférés sont, bien entendu, les héroïnes de ce film. La reine Elinor incarne la mère proche de sa fille mais qui la perd progressivement alors que cette dernière se révolte. Mérida est donc l'archétype de l'adolescente en rébellion qui doit apprendre à suivre ses devoirs pour devenir une femme. La confrontation de ces deux femmes devrait sonner de manière familière à plusieurs personnes. Mais quel est ce devoir que doit accepter Mérida ? J'avais peur que ce film soit un retour à une vision de la femme derrière son mari pour s'occuper de lui. Que la révolte de Mérida soit contre le mariage lançait dans cette direction. Cependant, dans ce film, j'ai l'impression que les femmes sont vues comme les piliers du royaume. Mérida et Elinor ont de grandes connaissances en politiques, en histoire et en géographie. Bien que Fergus soit le roi c'est Elinor qui gouverne. Cependant, cette vision positive des femmes laisse la place à l'idée que ces dernières doivent se sacrifier dans le bien du royaume. Les femmes y sont les piliers mais sont aussi des victimes d'échanges matrimoniaux. Mais, encore une fois, Pixar montre que ces échanges sont aussi subis par les hommes. Les jeunes fils de clan ne sont peut-être pas d'accord d'être marié à une femme qu'ils ne connaissent pas ? Je pense donc que Brave mérite est meilleur que ce que la presse nous en dit.

Image : Site officiel

 

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11:27 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brave | | | |  Facebook

27/07/2012

Batman the dark knight rises (pourquoi tombe-t-on?)

J'ai enfin pu aller voir la dernière partie de la trilogie de Nolan. J'avais aimé Batman Begins et adoré The dark knight pour son crescendo dramatique et la superbe interprétation de Heat Ledger. J'attendais donc avec une grande impatience de troisième et dernier film tout comme beaucoup de monde. Il y a 8 ans Ghotam était terrorisée par le Joker et perdait son magistrat le plus aimé : Harvey Dent. Pour éviter le désespoir Batman avait pris la responsabilité des crimes de Dent. Dès lors Batman a disparu et Bruce Wayne s'est retiré de la vie sociale. Ghotam, elle, est en paix. Les crimes sont de moins en moins nombreux et la pègre a tout simplement disparu. La ville vit une sorte d'âge d'or dans un climat d'euphorie. Mais c'est sans conter l'apparition de Bane. Ce dernier met en place secrètement un plan pour prendre le contrôle de la ville et il semble que seul le retour de Batman puisse le stopper.

Dès les premières minutes Nolan tente de rester au niveau de Dark Knight. Et, franchement, cette première scène en plein vol est tout simplement magnifique. Celle-ci permet d'introduire Bane via un spectacle aussi magnifique que prenant. Mais le film est moins sur Bane que sur Bruce Wayne alias Batman. En effet, ce dernier est attaqué non seulement en tant que symbole mais aussi en tant qu'homme public. Ce que nous montre Nolan c'est un Bane qui en sait plus qu'il ne devrait et qui détruit méticuleusement chaque aspects de la personnalité de Wayne pour le briser. Cette tension de plus en plus forte sur Bruce Wayne n'est pas aussi réussie que celle du Joker mais reste presque aussi éreintante.

Dans un second temps je pense qu'il peut être intéressant de s'intéresser au politique chez Dark Knight Rises. Nolan dément avoir eu un but politique et je lui concède qu'il n'a probablement pas de buts politiques conscients. Cela n'empêche pas que ce film montre une certaine conception de la société. Bane n'est pas un simple terroriste. Il s'autoproclame libérateur du peuple et agent de lutte contre un système corrompu dans son fonctionnement capitaliste. De nombreuses répliques montrent une condamnation par les personnages d'un système injuste. Mais Bane en reste le principal porte-parole. Ainsi, la première partie de son plan est une attaque directe contre la bourse de Ghotam qu'il qualifie de repère de voleurs. Sa prise de contrôle de la ville se double d'un renversement des rôles. Les policiers passent de garants de l'ordre à émeutiers et forces de la répression face à des prisonniers victimes des mensonges et de lois sécuritaires. Cette révolution est aussi mise en place via la constitution de tribunaux du peuple chargé de juger les agents de la répression et les riches décadents. Quelqu'un qui connaît un minimum l'histoire de 1789 ferra sans peine le lien avec la Terreur et ses tribunaux de la révolution. Ces critiques de l'ordre capitaliste libéral sont donc portées par un personnage usant du terrorisme mais aussi du mensonge puisque la révolution est un moyen de garder les militaires et la population occupée le temps que le plan arrive à son terme. On pourrait donc penser que ce film se porte en défenseur de l'ordre néo-libérale sécuritaire face à ses critiques. Cependant, je pense que cette conception est probablement en partie exagérée. Il serait plus réaliste d'y voir l'intériorisation d'une certaine conception de la société et de deux peurs de la société américaine : le terrorisme et la contestation du capitalisme. Mais ces points n’enlèvent rien à ce film qui, à mon avis, est la seconde meilleure adaptation de comics de ces dernières années après The Dark Knight.

Image : Site officiel

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18:35 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : batman, nolan | | | |  Facebook