25/07/2012

Le Lorax (des arbres qui parlent)

Je suis donc allé voir ce nouveau film d'animation dont on entend parler depuis quelques mois. Le Lorax est le nom d'une petite bestiole orange qui dit parler pour les arbres. On fait sa connaissance durant l'histoire que raconte un personnage sur sa jeunesse à un gamin. Mais que vient donc faire ce gamin hors de sa ville d'enfance ou tout semble être parfait ? Sa motivation est de séduire sa voisine qui rêve de voir un véritable arbre. Cette quête le conduit à chercher la dernière personne à avoir vu un arbre en espérant qu'il puisse le guider vers une graine. Mais ce même homme est aussi celui qui a détruit les arbres. En lui contant sa rencontre avec le Lorax et ses erreurs il lui explique quel est l'importance des arbres.

J'ai lu beaucoup de critiques dont certaines sont très négatives. Certains n'apprécient pas du tout le style graphique du film. Il est vrai qu'il est en dessous des normes de l'époque. Cependant, je réfute ces accusations. En effet, je trouve que le caractère "enfantin" des images avec ses poissons chanteurs et ses nounours (je trouve le terme plus adapté qu'ourson) mangeur de sucreries dans un décor d'arbres plumeux nous replonge dans les livres d'enfances. Ce style, peut être naïf et artificiel, est mis en contradiction avec un autre univers. Celui de la ville de plastique ou rien n'est vivant. Les personnes qui y vivent marchent sur du plastique, regardent du plastiques et vivent dans la consommation effrénée sans arrières pensées en masquant la puanteur de la pollution par l'achat de bouteilles d'air frais.

Il n'y a pas besoin d'être très attentif à mes propos pour comprendre que le message principal concerne l'écologie. En effet, le Lorax en sa qualité de porte-parole de la nature montre et point du doigt les activités destructrices de l'industrie en la personne de Gash Pilleur. Ce dernier est pris par la folie de la production et de la richesse tente vainement de se justifier par la légalité de ses actions tout en détruisant ce qui a fait sa puissance : la nature. Il est donc tentant d'ajouter une critique du capitalisme néo-libérale pris dans une spirale de production implacable au nom de la sacro-sainte croissance sans prendre en compte que nous vivons dans un système fermé aux ressources limitées. Mais je me suis aussi intéressé à la manière dont la ville est décrite. Derrière une façade de liberté de consommation et de choix une réalité plus inquiétante se cache. Les individus qui vivent dans cette ville sont des prisonniers. Toutes les caractéristiques de cet état sont visibles. Chacun d'entre eux est surveillé par un impressionnant dispositif de surveillance par caméras qui permet d'observer et d'éviter, quand ce n'est pas punir, les comportements anormaux. Ces mêmes dispositifs sont doublés par un mur impressionnant qui entoure la ville entière et cache la pollution produite aux habitants. Heureusement le film nous offre de l'espoir en montrant comment une personne peut changer les choses mais je pense qu'il fait aussi preuve de naïveté puisque ces changements sont beaucoup trop faciles dans le cadre de cette histoire.

Image : Site officiel

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15/07/2012

Rock of Age

Rock of Age traduit en Rock Forever en français (mais franchement pourquoi ils traduisent un titre anglais par un autre titre anglais ? C'est non seulement ridicule mais aussi stupide) est sorti récemment au cinéma. C'est une adaptation d'une comédie musicale de Broadway par Adam Shankman producteur d'Hairspray que je n'ai pas vu. Le film commence dans un car qui emmène une jeune femme talentueuse à Los Angeles. Elle y rencontre un jeune homme tout aussi talentueux qui lui permet de travailler dans un endroit mythique du rock: le Bourbon. Entre ces murs ces deux personnes se connaîtront de mieux en mieux et tenteront d'entrer sur la scène. Mais tout n'est pas aussi simple qu'ils ne le croyaient. Alors que l'un tombe dans les pattes d'un agent détestable et que l'autre s'enfuit des groupes bibliques tentent de faire fermer le Bourbon responsable, selon eux, de la dégradation de la ville.

J'ai résumé l'histoire de manière simpliste. En effet, il n'y a pas qu'une histoire d'amour mais trois. Celles-ci sont entremêlées dans plusieurs intrigues. Est-ce que Drew va réussir à devenir un chanteur de rock ? Est-ce que Sherrie va pouvoir suivre son rêve ? Et est-ce que le Bourbon va survivre ? Ces trois problèmes tournent autour d'une même passion : le rock and roll. Et l'histoire est mêlée, comme cela va de soit pour une comédie musicale, avec de nombreuses chansons. Outre la musique et l'histoire on nous offre aussi des personnages. Je laisserais de coté les deux jeunes que je ne trouve pas très intéressants (jeunes, amoureux, rêves plein la tête blablabla). Je préfère parler des gérants du Bourbon. Il y a Russel Brand qui incarne un vieux fan de rock un peu fou à coté de son patron incarné par Alec Baldwin. Catherine Zeta-Jones joue une femme de politicien carriériste et passionnée mais qui cache un secret que je ne dévoilerais pas ici. Enfin, nous avons Tom Cruise qui incarne Stacee Jaxx un vieux rocker sur la pente descendante mais qui reste une légende malgré son comportement étrange. Après avoir mixé tout cela nous avons un film qui donne envie de danser et de chanter du rock.

Image : Site officiel

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18:18 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock | | | |  Facebook

08/07/2012

The amazing Spiderman

Comment faire quand on on n’a pas d'idée mais que l'on souhaite faire de l'argent ? On adapte des comics. Que faire quand on a vraiment aucune imagination ? On réadapte un film adapté d'un comic. Ce film est donc une réadaptation qui reprend tout depuis le début ! Spiderman n'est donc pas un inconnu dans l'industrie cinématographique. En effet, nous avons déjà pu suivre ce héros dans une trilogie. Eh bien, les grands maîtres du cinéma, dans leur grande sagesse, ont décidé de faire une seconde trilogie. Mais ils ne souhaitent pas continuer l'histoire. Non, comme je l'ai dit plus haut on recommence tout depuis le début. Nous suivons donc le jeune Peter dans sa vie de lycéen normal et un peu paumé. Jusqu'à ce qu'un jour il se fasse mordre par une araignée génétiquement modifiée. Cette mutation le conduit à s'intéresser de plus près aux recherches de son père disparu mettant en place un chemin qui conduira vers sa première lutte en tant que héros.

Je n'ai pas beaucoup aimé ce film. Je trouve qu'il est trop long et lent. Honnêtement, je doute que relancer de cette manière Spiderman ait été une bonne idée. Mais les films qui suivront pourraient me donner tort. Qu'est ce que je n'ai pas apprécié dans ce film ? Tout d'abord je trouve le personnage de Peter Parker particulièrement insupportable. Il peut être plus proche de l'idée que l'on se fait d'un ado mais je n'aime pas du tout ce traitement. Ensuite, et encore une fois, je trouve que l'intrigue se déroule beaucoup trop lentement. On met un temps incalculable pour voir l'affrontement final au profit de petites scénettes assez peu utiles à mon avis. Par contre, j'apprécie que Spiderman crée lui-même le moyen de lancer des toiles. Cet aspect est plus proche du peu que je sais du comics et avait été abandonné dans les films précédents. J'ai aussi beaucoup aimé la scène traditionnelle avec Stan Lee. Pour conclure, je trouve ce film très peu intéressant voir franchement inutile mais je sais que mon avis n'est pas partagé par tous.

Image : Site officiel

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18:38 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : spiderman, marvel | | | |  Facebook

02/07/2012

Ice Age 4: Continental drift (la dérive des continents enfin expliquée!)

Comme un certain nombre de personne je suis allé voir le nouveau Ice Age. Il n'est sûrement pas facile de faire une nouvelle suite toujours aussi réussie quand on a déjà mis en place trois autres films. La petite Peach que nous avions brièvement rencontrée dans le dernier opus a grandi. Elle est maintenant une jeune adolescente en mal de sensations fortes et qui fait tout pour que le playmammouth du coin la remarque au grand dam de son meilleur ami taupe. Manfred est toujours le père stressé et têtu qu'il était auparavant et essaie de contrôler sa fille. Mais ses tentatives seront brutalement empêchées par la mise en place de la dérive des continents. Une gigantesque plaque est en train de détruire leur habitat et Manfred, Sid et Diego sont expulsé sur une plaque de glace.

Encore une fois, je trouve que les producteurs d'Ice Age ont réussi leur coup. On aurait pu penser que les idées se seraient épuisées un peu comme dans le cas de Shrek. On aurait aussi pu penser que les personnages nous auraient un peu ennuyé parce que nous les connaissons trop. Mais non, ce film réussit à divertir sans pour autant chercher à trop faire. L'adjonction de nouveaux personnages comme la famille de Sid ou les amis de Peach permettent aussi de renouveler un peu les choses. Au final j'ai ris, je me suis amusé et j'ai apprécié ce petit moment au cinéma. Ce qui était exactement ce que je demandais.

Image: Site officiel

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18:35 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ice age | | | |  Facebook

18/06/2012

Millénium la série

J'ai déjà parlé deux fois de Millénium sur ce blog. Une fois, en trois billets, j'ai présenté les différents tome de cette trilogie que j'avais particulièrement apprécié. J'en ai parlé une seconde fois pour parler de l'adaptation américaine que j'avais trouvée assez médiocre. Dans ce dernier billet j'avouais n'avoir pas vu l'adaptation suédoise précédente. Avant de pouvoir regarder cette version il m'était nécessaire de la comprendre. En effet, il existe une version film et une version dite série. La deuxième possède 6 épisodes de 90 minutes chacun alors que les versions films durent environ 2 heures chacun. J'ai donc naturellement choisi la version série qui recevait de nombreuses critiques positives puisqu'elle développe plus avant les relations entre les personnages et les intrigues.

L'histoire commence probablement à être connue de tous. Mais je vais quand même rapidement la résumer sans spoiler. Un journaliste suédois est attaqué en justice pour diffamation. Suite à sa condamnation il décide de s'éloigner de la revue qu'il co-dirige: Millénium. C'est le signal qu'attend un certain Henrik Vanger pour lui demander de l'aide. Sa nièce a été assassinée il y a des années et, depuis, le tueur lui envoie une fleur chaque années. Vanger demande à Mikael de reprendre l'enquête en main. Durant celle-ci le journaliste rencontrera Lisbeth Salander. Mais il ne sait pas que les relations avec cette femme légèrement différente prendront un tour très inattendu.

Comment dire à quel point cette adaptation est supérieure au film américain ? Il y a tellement de points mieux réussit qu'il me faudrait un roman. Je commencerais donc par le début. Le générique de la série est tout simplement beaucoup plus logique que celui du film américain. Ce dernier était une sorte de générique à la James Bond. Celui de la série suédoise montre différents éléments de l'intrigue sous formes de peintures avec une musique parfaitement adaptée. Le générique se termine sur l'image magnifique d'une tête de dragon. En ce qui concerne l'intrigue celle-ci est, bien entendu, simplifiée comparée aux livres. Cependant, elle est beaucoup mieux mise en place et beaucoup plus clair. Le réalisateur a pris le temps de mettre les différents éléments en place tout en ne créant pas de longueurs. Les deux acteurs principaux me plaisent aussi beaucoup plus. En ce qui concerne Mikael on pourrait ne pas être d'accord avec moi mais Michael Nyquvist est plus proche de l'image de Mikael Blomvkist que j'avais. Noomi Rapace qui prend le rôle de Lisbeth Salander est tout simplement magnifique. Elle réussit véritablement à incarner ce personnage à la fois fragile et extrêmement fort. Les images sont aussi sans communes mesures avec celles du film. Je ne sais pas pourquoi mais l'adaptation américaine donnait une impression d'artificialité. La série suédoise offre une véritable impression d'authenticité. Le réalisateur a film dans le pays et ça se sent aussi bien dans les villes que dans les coins perdus en plein hiver nordique. Le froid semble presque sortir de la télévision. De plus, ce film m'a donnée envie de faire un petit voyage en Suède (mais en été). Bref, si vous deviez choisir je vous conseille fortement cette série suédoise.

Image : Allociné

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11:44 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium | | | |  Facebook

15/06/2012

Milk (Gay rights now!)

J'ai enfin regardé attentivement ce film ! Il dépeint une partie de la vie d'Harvey Milk. Nous faisons la connaissance de cet homme à New-York le jour de son quarantième anniversaire. La vie est difficile pour cet homme qui doit vivre caché de peur d'être dénoncé à son employeur et de perdre son emploi. Le soir même il décide de quitter cette ville et de vivre librement à Los-Angeles pour fonder un commerce. Ce dernier devient un lieu de rencontre pour les gays de la ville ce qui conduit la police à charger et arrêter tout ce qui bouge. Harvey Milk décide donc de se faire la voix des minorités et d'entrer en politique dans un poste à la commune. Son combat pour les droits des homosexuels commence dans un contexte défavorable. Mais les victoires commencent à tomber...

Ceci est film politique dans le sens que l'histoire n'est pas que celle d'un homme mais aussi d'un mouvement dans un contexte précis. Comme de nombreux pays, les États-Unis ont réprimés les gays très tardivement simplement pour leur forme de vie. Encore aujourd'hui, les droits civils sont déniés aux homosexuels et aux lesbiennes indice d'une conception illégitime de cette forme d'amour par l'état. Ce film est l'histoire d'une lutte d'une décennie entre 1972 et 1978. On nous montre le premier américain ouvertement gay élu. Mais, surtout, on nous montre sa maîtrise politique dans un contexte peu favorable aux droits des gays et lesbiennes. Milk jongle entre les élections et les manifestations pour démontrer sa légitimité de porte-parole et asseoir une force politique au mouvement. Bien que beaucoup de personnes étaient contre lui pour des raisons personnelles ou de stratégie politique il continue à se battre contre toutes pertes politiques. Les luttes sont donc violentes et je pense que le film réussit à nous communiquer l'importance des moments. Cependant, nous sommes dans un film ce qui implique des simplifications. Bien que je souhaite, un jour, m'informer plus avant sur la vie de cet homme je pense que le réalisateur a signé un bon biopic que je conseille sans arrières-pensées.

Image : Allocine

Site officiel

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14/06/2012

Snow White and the Huntsman (mirror mirror on the wall)

C'est l'histoire d'une adolescente qui n'aime pas sa belle-mère. Ça tombe bien, cette dernière n'apprécie pas trop sa belle-fille non plus. Comme le père est sourd aux suppliques de l'une et de l'autre les deux femmes décident d'agir raisonnablement comme des adultes et... complotent des assassinats et des guerres l'une contre l'autre. Bon d'accord, la belle-mère a tué le père de Blanche Neige et l'a gardée emprisonnée dans la plus haute tour du château durant toute sa vie. Sans oublier que le peuple est tyrannisé en vue de garder intacte son éternelle beauté ! Heureusement pour tout le monde Blanche Neige réussit à s'échapper par les égouts et en ressort légèrement moins blanche qu'auparavant. La reine envoie donc un chasseur à sa recherche pour la ramener au palais et manger son cœur (on est méchante ou on ne l'est pas...).

Je ne sais pas pour vous mais j'ai l'impression qu'il n'y a plus beaucoup d'imagination de l'autre coté de l'atlantique. Quand ils ne font pas les suites des suites ou les réadaptations des adaptations ils piquent les idées des Anglais ou ils sortent la même histoire à quelques semaines d’intervalles. C'est donc le second Blanche Neige que l'on peut voir en moins d'un mois et c'est probablement un peu tôt même quand on décide que le cinéma c'est aussi se vider la tête et ne pas réfléchir. J'avais apprécié l’atmosphère kitsch du dernier film. Je pensais apprécier l'atmosphère sombre de celui-ci. Dommage c'est raté et pour plusieurs raisons. Tout d'abord la reine et son frère, je ne sais pas ce qu'ils ont dans cette famille mais il semble qu'ils se sentent obligé de donner deux fois les mêmes ordres. Sauf que la seconde fois l'ordre doit être hurlé sinon ce n'est pas drôle. Nous avons donc des dialogues très savoureux du style « sortez, SORTEZ! » heureusement que ces deux la ne sont pas très romantiques... On trouve aussi deux personnages tellement caricaturaux qu'on peut connaître la fin en les regardant. Le premier est le plus vieil ami de Blanche Neige qui, bien sur, est amoureux d'elle. Ce qui en fait le "preux chevalier qui tire à l'arc mais moins bien que Œil de Faucon dans Avengers mais qui est plein d'honneur et tout". Il est suivi par beau brun aussi connu sous le nom du Chasseur. Son rôle est d'aider Blanche Neige mais de geindre sur son sort dès que possible pour que les spectateurs puissent être tristes pour lui. Et comme le réalisateur est subtil beau brun est plus intéressant que preux chevalier aux yeux de Blanche Neige. C'est sûrement le coté bad boy. Blanche Neige n'est pas en reste. Durant la moitié du film elle ne dialogue que par des petits cris effarouché et l'actrice semble ne connaître qu'un rôle que je baptise "stupeur apeurée". Cette dernière tente aussi un petit discours mais il ne réussit pas. Il faut dire que son discours n'a rien à voir avec le problème et elle le fait mal. Il faudra prendre exemple sur Theoden et Aragorn. Nous avons d'autres problèmes comme les fées qui apparaissent pour rien mais qui annoncent Blanche Neige comme la One. Ou encore les soldats de la Reine qui réussissent à tirer systématiquement à coté de la cavalerie alors que cette dernière prend toute la place. Il n'est pourtant pas nécessaire d'être subtil quand on utilise un trébuchet... Ou encore les acteurs des nains dont on a remplacé la tête par d'autres acteurs. C'est un détail mais ce n'est pas très poli... Bref, je conclurais par un gros mouais bof.

Image : Site officiel

 

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11:48 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanche neige | | | |  Facebook

08/06/2012

Madagascar 3: Bons baisers d'Europe (zèbre à pois!)

Après les affres de la révolution anti-capitaliste je me suis lancé dans les aventures d'Alex et des amis. Le premier épisode nos quatre amis s'étaient retrouvé à Madagascar. Lors du second épisode ils avaient réussi à retrouver le continent Africain ou Alex a fait la connaissance de son père. Mais ils souhaitent encore et toujours retrouver New-York ! Ce qu'ils ne peuvent pas faire sans l'aide des pingouins qui se sont enfuis à Monte-Carlo pour faire fortune. De manière obscure les quatre amis réussissent à rejoindre Monte-Carlo ou ils tentent de retrouver les pingouins. Durant le même temps ils détruiront leur couverture. Tous les animaux doivent donc fuir devant la folie furieuse de l'officier de la brigade animalière Dubois. Durant cette fuite ils se cacheront dans un cirque ambulant et feront la connaissance de nouveaux personnage qui n'ont qu'un seul but : faire une tournée aux États-Unis ! Voila qui tombe bien.

Le précédent film dont j'ai parlé posait des questions difficiles à répondre. Ce n'est pas le cas de celui-ci. Ce film ne pose aucune question c'est du divertissement pur et simple et, franchement, de temps en temps ça fait du bien. Le seul but est de nous faire rire et de passer un bon moment. Honnêtement, la mission est réussie. Bien que je ne sois pas entré dans la salle avec une attente monstrueuse j'en suis sorti avec le sourire aux lèvres. Ce film est un gigantesque spectacle sans queue ni tête mais qui fonctionne! J'ai surtout beaucoup aimé les scènes de cirque qui sont très colorées. D'ailleurs, et je crois que c'est la première fois que je le dis, je dois avouer que la 3D était non seulement réussie mais aussi utile !

Image : Site officiel

 

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11:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madagascar | | | |  Facebook

07/06/2012

Opération Libertad (des rêves plein la tête)

Le film commence sur un constat amer du narrateur sur sa propre vie. De jeune de 20 ans plein de rêves il est devenu un adulte de 50 ans bourgeois et consumériste. Même sa fille l'accuse de l'être. Mais ce que sa fille ne sait pas c'est qu'il a fait partie du GAR ou Groupe Autonome Révolutionnaire. Mais comment tout cela a-t-il commencé ? Après cette petite introduction nous sommes donc plongés dans la jeunesse du narrateur grâce à un film qu'il avait tourné pendant ses études. Celles-ci l'avaient conduit à se rapprocher du GAR qui souhaitait être visible dans les médias. Car ce groupe d'extrême-gauche ne fait pas que parler. Non, il agit aussi. Le narrateur les suivra durant leur préparation jusqu'à leur plus grande opération : l'attaque d'une banque dans le but de mettre en lumière les liens de la Suisse avec les régimes dictatoriaux d’Amérique du sud. Mais rien ne se déroule comme prévu et le groupe est obligé de se cacher en espérant être entendu. L'opération Libertad a commencé.

Plus que la question de la lutte contre le capitalisme je pense que ce film s'interroge sur le passage des rêves à la réalité. Certains pourraient dire le passage de l'enfance à l'âge adulte. En effet, nous passons d'un début presque héroïque durant lequel les différents personnages sont très liés entre eux et certains de la légitimité de leur prochaine opération. Ils rêvent de mettre à bas l'hypocrisie du secret bancaire en deux minutes et d'être salué comme des révolutionnaires qui seraient sur le point de détruire le système. Mais les rêves disparaissent rapidement après que l'opération se soit mal déroulé. En effet, nous passons d'une période ouverte à un huis clos oppressant. Durant ces quelques jours de proximité forcée avec un homme enlevé et blessé à la cave les différents personnages se heurtent. Les rêves et l'idéalisme se transforment en résignation puis en désespoir au fur et à mesure que le temps passe et que rien n'est dit sur l'opération. Heureusement, les jeunes auront toujours des rêves et cette note pessimiste est contrebalancée par les dernières paroles du narrateur sur sa propre fille (si je me souviens bien): "Aujourd'hui ma fille a 20 ans et je suis sur qu'elle a des rêves".

Une autre question qui pourrait être soulevée par ce film c'est celle de la violence. En effet, l'un des personnages explique que les mots sont incapables de changements. C'est la raison pour laquelle ce petit groupe décide de mettre en place une action violente contre le capitalisme en attaquant l'un de ses symboles. La question que l'on pourrait se poser est celle de la légitimité des actions violentes mais je pense qu'une question encore plus importante concerne ses effets. Ceux-ci sont-ils bénéfiques ou négatifs ? Personnellement, mes réflexions m'ont conduit à considérer que la violence n'est pas un bon moyen de réforme. En effet, je pense que la résistance active, violente, implique une réaction de même nature. Ce film nous montre une action violente qui échoue. Cet échec peut être imputé à différents événements. Tout d'abord, les médias refusent d'entrer dans le jeu et oublient de parler. Mais ceci n'implique pas que les forces de l'ordre ne réagissent pas. Ainsi, les différents personnages commencent à entrer dans une spirale de paranoïa qui ne peut que détruire leur groupe. De plus, cette opération est délégitimée par les actes même des personnages. Ils souhaitaient dénoncer un lien avec des dictatures violentes. Mais ils tentèrent de l faire par la violence physique et en volant. Leur idéal est donc corrompu par le vol de l'argent.

Ce film, à mon avis, est bien maîtrisé. Il ne nous montre pas des héros ou des méchants mais des humains. Ces derniers tentent de réparer un monde qu'ils considèrent injuste mais ils échouent. Il n'y a pas de jugement sur cet échec ou sur l'opération mais une forme d'espoir que d'autres trouveront une voie vers le changement. Le film, et le réalisateur par extension, semblent nous dire que cet espoir de changement se trouve dans les rêves de la jeunesse. Il resterait à savoir si cet espoir est bien placé ? Mais surtout, cet espoir est-il légitime ?

Image : Allocine

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05/06/2012

Men In Black 3 (un saut dans les souvenirs)

J'ai un peu de retard puisque ce film est sorti il y a déjà pas mal de temps. Mais un manque de possibilités m'a empêché d'écrire ce billet sur ce blog. Vous vous souvenez de Men In Black? Ce film de Sonnenfeld sorti en 1997. Ce film nous montrait le recrutement d'un nouvel agent par une agence gouvernementale secrète chargée de réguler les activités aliens sur Terre. Il permettait aussi de voir un cafard géant se faire écraser le tout avec des dialogues dont je rigole encore. Le second gardait un ton décalé avec une méchante qui se balade en lingerie fine et adore attacher les hommes dans ses tentacules. Cette nouvelle suite se déroule quelques années après. K est toujours un agent ainsi que J mais Z est mort. C'est dans le cadre d'un transfert de pouvoir que le pénitencier lunaire est attaqué pour libérer le dernier représentant d'un espèce baignée dans le sang de centaines de planètes: Boris l'Animal. Mais les agents ont à peine le temps d'enquêter que K disparaît mystérieusement. Selon la nouvelle cheffe ce dernier est mort en 1969 en Floride. Il apparaît que Boris a fait un saut dans le temps pour tuer K et permettre à son espèce de détruire la Terre. Le temps manque pour J de retrouver K et de le sauver ainsi que la Terre!

J'avais beaucoup apprécié le premier film et un peu moins le second. J'attendais donc ce troisième opus avec un peu de réticence. Il est vrai qu'il me semble qu'il manque un petit quelque chose de chaotique dans ce dernier. Comme si J n'était plus vraiment aussi déjanté qu'auparavant ou plutôt que les idées commencent à manquer dans le film. Peut-être aussi que de commencer la réalisation sans avoir de fin n'était pas une bonne idée? Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a que des mauvaises idées. Au contraire le film est rempli de très bonnes idées. Le saut dans le temps, par exemple, est attendu mais reste un concept intéressant. En 1969 j'ai surtout beaucoup aimé la manière dont les Men In Black sont décris. En effet, l'agence est remplie des gadgets que l'on connaît mais ceux-ci ont beaucoup moins performants et surtout beaucoup plus gros. K, par exemple, possède un neurolaseur portable qui prend 10 minutes pour se charger. Les aliens ont aussi le style de l'époque ce qui nous ramène aux doctor who classiques avec ses aliens kitsch et ridicules. L'agence a aussi une attitude différente envers les aliens qui reflète la mentalité raciste de l'époque. En effet, ceux-ci ne sont que des poids et leur mort n'a pas d'importance. La mort d'humains, par contre, est prise au sérieux. On observe aussi que les Men In Black surveillent de très prêt les milieux alternatifs. D'ailleurs, l'idée de faire d'Andy Warhol un agent en mal d'inspiration est très bien trouvée! Il est dommage que le cocktail ne fasse pas tout à fait effet. Mais le film reste un divertissement sympathique qui ne cherche pas vraiment autre chose.

Image: site officiel

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11:32 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mib, men in black | | | |  Facebook

13/05/2012

Dark Shadows: une histoire de haine

Je suis allé voir le nouveau Tim Burton hier. J'ai apprécié un certain nombre de film de ce réalisateur dont Edward aux mains d'argent et Les noces funèbres. De plus la bande annonce semblait offrir un film particulièrement décalé. L'histoire, en tout cas, semblait aller dans ce sens. Imaginez, une voix récite sa propre vie. C'est celle de Barnabas Collins. Il explique comment sa famille s'est déplacée dans le nouveau monde pour faire fortune. Il montre comment sa passion l'a mené dans les bras d'une femme qui avait un secret. En effet, celle-ci après avoir été repoussée utilise ses pouvoirs pour détruire la famille de Barnabas et celle qu'il aime. Puis elle le maudit et le fait enfermer pour l'éternité dans un cercueil. 200 ans passent et la famille Collins perd de plus en plus de sa superbe. Mais, dans les années 70, un chantier en cours met au jour le cercueil de Barnabas. Celui-ci enfin libéré retrouve sa famille pour l'aider à refaire fortune. Mais il retrouvera en face de lui la sorcière qui l'avait maudit. Cette terrible histoire de haine et d'amour doit donc continuer au mépris des habitants de la ville de Collinsport.

Le synopsis semblait mener à un film mixant le coté gothique des vampires et le coté comique d'un homme du XVIIIe siècle qui se retrouve dans le XXe siècle. La première sortie de Barnabas de son cercueil a d'ailleurs été le meilleur moment du film pour moi lorsque ce dernier confond l'enseigne M du McDonald avec le sigle de Méphistophélès. Malheureusement, le reste du film m'a à peine fait sourire deux ou trois fois tandis que je m’ennuyais ferme. Et pourtant les matériaux ne manquaient pas. Entre la famille Collins totalement givrée et son ennemie la Sorcière on aurait pu avoir un film drôle et intéressant. Pourtant quelque chose ne fonctionne pas. Cette famille totalement dysfonctionnelle regroupe la mère blasée, sa fille adolescente et révoltée, le frère de cette même mère qui passe son temps à gueuler sur la ruine de la famille sans rien faire et son fils légèrement perturbé. Mais les interactions entre les personnages ne fonctionnent pas et l'arrivée de Barnabas ne change pas grand chose à ces interactions. Même le jeu de Johnny Depp m'a agacé alors que je l'ai adoré dans d'autres films. De plus, les événements semblent souvent tomber comme un cheveu sur la soupe sans que l'on sache pourquoi ils se déroulent à ce point du film. Je pourrais particulièrement bien résumer ma pensée par cette formule: mouais bof...

Image: site officiel

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18:36 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vampire, fantômes, tim burton, johnny depp | | | |  Facebook

08/05/2012

Margin Call (La nuit la plus longue)

Tout commence comme un jour normal. Des employé-e-s travaillent tranquillement concentré-e-s sur leurs ordinateurs sous l’œil vigilant de leur chef dans sa cage de verre. Tout semble se dérouler comme prévu dans cet étage d'une entreprise qui semble florissante. Mais, dans quelques minutes, la fourmilière des employé-e-s sera dérangées par un dispositif rigoureusement contrôlé. En effet, ce jour qui semblait normal voit se dérouler un licenciement en masse. Un tiers des employés devra quitter l'immeuble à la fin de la matinée avec leurs e-mails, natels et cartes de parkings annulé. Le film commence sur cette scène à l'organisation quasi militaire. Mais ce ne sont pas les conséquences de ce licenciement qui intéresse le réalisateur. En effet, l'un des employés virés était en train de travailler sur une projection. Avant de quitter l'immeuble il réussit à donner son programme inachevé à un jeune physicien devenu trader. Après avoir travaillé sur cette ébauche le jeune trader arrivera à une conclusion affolante: l'entreprise vit bien au-dessus de ses moyens sans même s'en être rendue compte. En effet, la possession d'actifs toxiques dont la valeur et plus que relative met en danger l'équilibre de tout l'édifice. Plus encore, le marché lui-même pourrait être durablement mis à mal. La nuit sera longue pour ce jeune homme qui contacte immédiatement ses supérieures hiérarchiques. Ces derniers feront tout pour éviter une catastrophe pour l'entreprise quitte à dépouiller leurs partenaires.

Je ne sais pas si ce film dépeint de manière rigoureuse le travail des traders. Mais ce que j'en ai lu et mon visionnage vont dans ce sens. Malheureusement, je suis bien incapable de critiquer l'aspect financier puisque mes connaissances dans le domaine sont très fragmentaires. Ce qui ne m'a pas empêché de recevoir plusieurs informations. Tout d'abord, et vous l'aurez sûrement compris, nous sommes en face d'une entreprise dont la structure financière se rapproche de Lehman Brothers. En effet, ce que nous observons c'est une banque d’investissement qui possède de nombreux actifs dont la valeur peut être remise en question d'un jours à l'autre. Il est difficile de ne pas faire le lien avec la crise des subprimes. Mais ce sont surtout les actes et paroles des traders qui importent. Nous y découvrons un monde irréel dans lequel un simple trader peut se faire un demi million en une année. Mais surtout un monde qui ne fonctionne que sur des bases fragiles puisque les modèles utilisés sont surtout un moyen de croire que l'on comprend comment fonctionne le marché. C'est aussi un monde capitaliste dans son sens le plus extrême. En effet, ce qui compte ce ne sont pas les clients, les partenaires ou les concurrents. Non, ce qui compte c'est l'entreprise et l'argent. Peu importe que le marché soit détruit tant que cela évite des pertes. Peu importe les employés, s'il faut s'en débarrasser on le fait. Dans ce monde cynique même les meilleurs possèdent une éthique très élastique. Ce que nous montre ce film c'est la raison pour laquelle le capitalisme débouche sur des crises: un marché libre que les acteurs ne comprennent pas et dont ils sont incapables de gérer les turbulences car ce qui compte c'est le profit à court terme et pas la stabilité.

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15:35 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, finance, banque | | | |  Facebook

30/04/2012

The Substance: Albert Hofmann's LSD

Le LSD et les drogues en particuliers me sont inconnues. Je ne peux me valoir d'une connaissance ni de la pratique ni de l'histoire de ces substances naturelles et synthétiques. Mais ça ne m'empêche pas de connaître un minimum de quoi on parle quand on parle de LSD. Ce documentaire tente de faire une histoire du LSD durant le XXè siècle et surtout aux USA et en Suisse. Il commence par le premier trip au LSD du monde: celui d'Albert Homann qui avait pris la décision de tester une substance inconnue sur lui-même. Les effets de ce qu'il nommera LSD conduisent la firme à exporter plusieurs échantillons en direction d'instituts psychiatriques pour connaître l'avis des experts ainsi que les usages possibles. C'est un véritable raz-de-marée qui s'abat sur le monde de la psychiatrie qui voit cette substance comme une pilule miracle pour guérir et comprendre des maladies psychiatriques. Mais ces mêmes années voient d'autres acteurs s'approprier cette drogue encore légale. Tout d'abord les services de l'État comme la CIA qui tente d'en faire une drogue de vérité ou l'armée qui se demande si elle peut permettre de vaincre une armée sans tirer un coup de feu. Mais aussi des jeunes qui essaient d'avoir un accès à un autre plan de conscience dont le LSD permettrait l'accès. L'histoire des années soixante suit ses premiers débuts avec la guerre du Vietnam et sa contestation. Ces années de militantismes et de remises en causes de l'ordre dominant par les jeunes sont réprimées par l'état et les forces de polices qui tentent d'endiguer le flot de drogues et de contestataires. Il faudra attendre trente ans, soit aujourd'hui, pour que le LSD soit à nouveau étudié dans un cadre scientifique avec des résultats intéressants.

Ce film ne se positionne pas contre le LSD ni pour son utilisation récréative. Les propos d'Hofmann permettent de donner le véritable ton du film. Le LSD est une substance puissante dont l'utilisation doit être scientifiquement étudiée et surtout se faire dans un contexte contrôlé, ritualisé même. Le documentaire est particulièrement intéressant et réussit à montrer une grande partie des points de vue qui ont existé à l'époque. Je n'ai, par exemple, pas été convaincu par le psychologue qui ouvrit les vannes du LSD aux USA et dont les propos se rapprochent plus d'un mysticisme que de la science. Une critique plus centrée sur le film concerne le lien qui est fait entre l'histoire des années soixante et la drogue. Durant une grande partie du film on a l'impression que la contestation des jeunes n'a été possible que grâce au LSD. C'est, bien entendu, une vision trop simpliste de cette période. La contestation a de nombreuses causes diverses qui changent selon les contextes. Heureusement, des propos réussissent à nuancer cette impression en expliquant que le LSD a surtout accompagné une prise de conscience de la nécessité du changement. La réalisation semble aussi avoir tenté de nous faire découvrir les effets de la Substance en coupant les scènes par des images légèrement psychédélique. L'effet est un peu étrange. Mais si je pouvais conclure ce film par une impression elle concernerait l'utilisation du LSD plutôt que son histoire. En effet, comme je l'ai dit plus haut, le réalisateur semble se positionner pour une utilisation particulière. Ainsi, le film se conclut sur l'expérience de deux personnes qui ont eu accès à une thérapie basée sur le LSD dans le cadre de leur cancer: un homme et une femme. L'homme essaie d'exprimer comment le LSD lui a permis de se rouvrir au monde en lui permettant de faire une sorte de point sur sa vie durant son trip. Nous suivons la femme durant une séance de thérapie. Celle-ci nous montre comment une ritualisation est recréée. En effet, il me semble que ce que Hofmann et le réalisateur défendent c'est une utilisation contrôlée dans un cadre ritualisé qui permette une préparation des individus à l'expérience du LSD. Une telle utilisation demande un examen scientifique pour comprendre comment utiliser au mieux une substance aussi puissante et de contrôler quelles personnes y auront accès dans quel contexte. L'histoire, en somme, est encore à faire.

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11:42 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lsd, sixties, drogue, suisse | | | |  Facebook

29/04/2012

The Avengers. L'union fait la force, vraiment?

Après nous avoir fait aimer, ou subir dans plus d'un cas, les héros emblématiques des comics Hollywood a décidé de nous offrir un film qui regroupe plusieurs super-héros! Nous retrouvons donc Ironman, Thor toujours aussi kitsch, Hulk dont les films étaient des horreurs et Captain America incarnation du patriotisme américain en collants. Tous ces héros sont réunis par Nick Fury directeur du SHIELD dont l'une des bases a été attaquée, et détruite, par ce cher Locky qui avait disparu depuis l'été passé. Il ne revient pas en tant que roi d'Asgard mais comme général d'une armée d'aliens bien décidée à détruire la Terre. Nos bras cassés préférés vont donc tenter d'accepter de travailler ensemble pour stopper Locky tout en détruisant la moitié de Manhattan (de toute façon on est en pleine crise donc ramener un peu de travail ça ne peut que faire du bien). Une grande partie du film n'est dont qu'un - trop? - long prélude à la bataille de New-York durant laquelle chacun des super-héros montrera sa force au monde.

Les personnes qui me suivent régulièrement savent que j'ai regardé la plupart des films de super-héros sortis dernièrement. La plupart du temps je les apprécie sans être, pour autant, aveugle sur le manque global de qualités. Après tout, ce sont surtout des productions sans réelles imaginations puisque les producteurs se "contentent" d'adapter une histoire qui existe déjà. Ces adaptations peuvent être réussies, moyennes ou carrément mauvaises comme un film normal. Il faut avouer que je trouve souvent ces films moyens que bons. Mais, mis à part quelques ratés retentissants, je m'amuse plutôt bien. La question est donc de savoir comment la jonction entre plusieurs univers et super-héros peut se faire? Comme on me l'a dit après la séance, relier ces mondes de styles différents est difficile. Le risque est de donner trop de place à un personnage face aux autres et il est certain que Ironman est ici prédominant. Heureusement, Ironman est un personnage très humoristique alors que Captain America est trop sérieux à mon goût (et aussi trop patriote en collants). Le problème de ce film est aussi son rythme. Le début du film est poussif. Les personnages sont reliés avec difficultés et les choses traînent en longueur tandis que le groupe se constitue très - trop! - lentement. Ce qui laisse moins de temps pour le véritable but de ce film: la grosse baston de New-York. Heureusement que celle-ci nous offre notre demande de combats avec les suspens sans suspens et les situations humoristiques qui ne sont drôles que dans le cadre du film (observez Locky et Thor quand ils sont près de Hulk). Les plans sont "astucieusement" mis en scènes pour nous offrir les combats de chacun des héros de la manière la plus fluide possible ce qui n'est pas trop mal réussit. Mais la fin du film nous offre aussi la possibilité qu'une suite soit possible. On verra bien.

Image: Site Officiel

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21/04/2012

Les adieux à la Reine

Le film qui m'intéressait le plus cette semaine revient sur l'un des épisodes les plus connus de l'histoire: la révolution française de 1789. Le film nous place à Versailles durant 4 jours depuis le 14 juillet. Nous y suivons une servante de la reine: Sidonie. Cette dernière est la lectrice de la Reine. Elle lui est profondément dévouée et on peut dire sans trop s'avancer qu'elle est prête à tout pour lui faire plaisir. Malheureusement, les jours de Marie-Antoinette sont comptés. En effet, non seulement les révolutionnaires sont très défavorables envers la Reine mais sa lubie de nommer comtesse madame de Polignac. Derrière cette amitié certains se demandent s'il ne se cache pas une relation plus inavouable... Sidonie tentera d'être présenter pour sa maîtresse alors que les événements se précipitent et que Versailles s'agite comme une fourmilière. Tandis que certains fuient d'autres décident de croire en la capacité du roi de défendre la noblesse.

Le film ne fait pas une histoire de la Révolution. Nous n'avons que quelques informations éparses et rarement la caméra quitte Versailles. Au mieux, elle se déplacera sur le pas de la porte du palais. Ce que le réalisateur nous montre c'est la manière dont les aristocrates qui vivent au palais subissent, comprennent et réagissent face à la prise de la Bastille et aux revendications de la population. Nous n'avons pas non plus beaucoup de visions du roi. La seule personne que nous pouvons connaître c'est Sidonie. Mais je ne crois pas que l'intérêt de ce film soit dans les personnages. À mon avis ce qui est intéressant c'est la manière dont on parle de Versailles. Elias montrait que le palais fonctionne autours du roi. Plusieurs phrases vont dans le sens de cette affirmation. Quand, par exemple, le bibliothécaire explique que tel riche aristocrate vit dans une petite chambre froide simplement pour avoir la chance de voir le roi de temps en temps. Ou encore, plus ouvertement, quand Sidonie explique que si elle quitte la cours elle ne sera plus personne. En effet, son identité c'est d'être la servante de la reine. Sans la reine qui est-elle? Nous avons aussi quelques scènes qui montrent le roi et son gouvernement se représenter devant les nobles qui accourent pour le voir. Tout fonctionne selon le roi centre de l'univers de Versailles. Ce sont aussi les réactions des nobles et servants qu'il est intéressant d'observer. De l'incrédulité on passe par la peur et la fuite à tous prix même celui du suicide. A mon avis, ce que nous offre ce film c'est une interprétation des derniers jours de Versailles à travers les yeux de Sidonie et de la reine plus que l'histoire d'une personne. Cependant, je ne considère pas avoir été conquis. Je ne suis pas certain de pouvoir en expliciter la raison mais le film m'a donné l'impression d'être poussif si ce n'est un peu arrogant. Je n'ai pas vraiment eu de plaisir à le regarder. Ce manque ne peut que jouer en sa défaveur. Ce n'est pas un mauvais film raté mais je pense qu'il est loin d'être bon.

Image: Allociné

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12/04/2012

Mirror Mirror

Après avoir longtemps hésité, et ne voulant surtout pas aller voir la bouse cinématographique de la semaine, je suis allé dans une salle qui passait Mirror Mirror. Je n'avais vu aucune bande annonce et je n'avais donc absolument aucune idée de ce que j'allais regarder. Ce qui ne veux pas dire que je n'ai pas vu d'affiches ni que je ne connais pas le conte de fée dont ce film est l'adaptation. Étant donné que c'est un conte nous sommes dans un royaume classique: de la neige, un lac, des gens qui dansent et chantent, une belle princesse et un château à l'architecture des plus improbables. Le royaume et son peuple vivait sans soucis sous le règne du père de Blanche Neige. Mais durant le second mariage du roi un maléfice s'installa dans les forêts et le roi s'y perdit. Depuis cette époque la reine prend à la gorge le peuple en l'alourdissant de taxes injustes pour payer ses fêtes et vêtements tandis que Blanche Neige est cloîtrée dans sa chambre. Cependant un jour tout change. Alors que la princesse s’échappe pour visiter son royaume elle rencontre un prince (en mauvaise posture). Ce pauvre prince sera l'objet de la lutte entre la reine et Blanche Neige.

Dès les premières images j'étais conquis. Le film débute à la fin. Nous observons la reine expliquer à son reflet comment elle est arrivée à ce point. Les premières images sont esthétiquement très belles sans montrer aucun acteur sauf la reine. Quelques minutes plus tard le décor et les acteurs nous apparaissent. Et ma première remarque, intérieure, a été pour le kitsch de l'image! On voit d'énormes robes de couleurs bonbons, un palais remplis de dorures et du mobilier simplement horrible. Mais le film ce n'est pas qu'un décor ou des costumes (aussi horribles soient-ils) c'est aussi une aventure et une atmosphère. Non seulement nous avons de l'action à profusion mais le réalisateur a réussi à mettre en place un humour sous forme d'autodérision que j'ai beaucoup apprécié. Dès les premières minutes la reine commence à se moquer des contes. Le prince se trouve le plus souvent possible dans des situations ridicules qui m'ont beaucoup plut. Et la princesse n'est pas la cruche passive du conte. Elle devient une guerrière prête à se sacrifier et à diriger un peuple sans avoir besoin qu'un homme ne la sauve (ce que ces derniers ne font pas). Je trouve que ce film réussit à moderniser sans problèmes Blanche Neige tout en gardant l'intrigue. A mon avis ce film est réussi et je l'ai beaucoup apprécié.

Image: Site officiel

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18:37 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanche neige | | | |  Facebook

06/04/2012

My Week with Marilyn Monroe

Je n'ai jamais rencontré personne qui n'ait pas au moins vaguement entendu parler de Marilyn Monroe. Même sans n'avoir jamais vu de films ou elle a tourné, ce qui est mon cas, je connais en partie sa vie. Ce nouveau biopic nous emmène dans une période précise de la vie de la star mais ce n'est pas elle que nous suivons. En effet, nous l'apercevons par les yeux du véritable protagoniste du film: Colin Clark. Ce jeune homme a réussi à se faire engager comme assistant sur le tournage d'un film. Nommé le Prince et la Danseuse ce film ne sera pas seulement l'occasion de faire jouer Marilyn Monroe mais aussi Sir Laurence Olivier acteur célèbre de l'époque. Ces deux personnages qui sont chacun des symboles d'un style et d'une époque particulière se heurteront lors d'un tournage difficile. Mais Colin réussira à se rapprocher de Marilyn. La question est de savoir si comme Icare il brûlera ou non?

Bien que nous soyons dans la peau de Colin c'est de Marilyn dont il est question dans ce film. Et que nous montre-t-on? Loin d'une star capable de charmer les foules et les hommes d'un simple clin d’œil c'est une image très différente qui nous est offerte. En effet, et c'est probablement plus proche de la vérité, la Marilyn jouée magnifiquement par Michelle Williams est maladroite, apeurée et sans aucune confiance en elle. Durant tout le film nous voyons la difficulté qu'elle ressent à entrer dans son personnage au plus grand désespoir de Laurence Olivier. On observe aussi une femme qui subit tout en l'appréciant l'attention des foules. Les seuls moments sans être proche de Colin ou elle est prise dans une foule on peut observer une forme de tristesse dans son regard et sa manière d'être. Mais c'est aussi une femme qui est capable d'une grande maîtrise et les scènes durant lesquels son jeu est parfait le montre avec un Laurence Olivier admiratif et jaloux. Mais ce film est aussi l'histoire d'un amour. Celui de Colin pour une image. En effet, dès que Marilyn fait attention à lui les spectateurs se rendent compte que le pauvre Colin n'aura aucune chance de réfléchir et d'éviter d'être pris dans ses filets. Ces scènes de séductions sont très drôles à regarder. C'est pourquoi je pense que je me suis trouvé devant un bon film avec de bons acteurs.

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18:41 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marilyn monroe | | | |  Facebook

05/04/2012

The Hunger Games

Nous sommes dans un avenir peu identifié qui prend place 74 ans après une guerre civile destructrice. Dans ce monde Washington règne sur 12 Districts. Chacune de ces régions, lors de la guerre civile, s'est révolté. Comme punition, et pour garder la mémoire du vainqueur, chaque année les régions doivent envoyer un homme et une femme à ce qui a été nommé The Hunger Games. Durant ces jeux les participants doivent se battre les uns contre les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le dernier survivant non seulement honorera son district mais deviendra riche. Lors de ces 74ème jeux Primrose est choisie comme envoyée du district 12. Mais sa grande sœur refuse de la laisser partir et décide de se porter volontaire. Alors qu'elle vient à peine de quitter sa famille elle est envoyé en direction de la Capitale. Elle y découvre des technologies et un luxe dont elle n'a jamais rêvé mais aussi une société cruelle et qui ne fonctionne que sur l'apparence. Malgré son aversion elle sera obligée d'accepter les règles si elle souhaite survivre.

Ce film est à la fois stimulant et frustrant. J'ai deux raisons d'avoir ressenti de la frustration. Premièrement parce que la société qui nous est présentée l'est de manière très lisse. On reste en surface. En second lieu parce que la fin nous laisse sur notre faim (sans mauvais jeux de mots) et donne envie de connaître la suite des intrigues qui ont été initiées. Mais ce film est aussi stimulant. En effet, une multitude de piste de réflexions sont possibles. On pourrait très bien parler de l'aspect très antiquité grecque et romaine par exemple. Les jeux se référent très clairement aux jeux du cirque (bien que mythifiés). Les vêtements des candidats forcés, lors de leur arrivée à la Capitale, donne aussi un aspect dieux grecs et l'habit de feux du couple 12 pourrait très bien être une référence au dieu des enfers grec. Les jeux ont aussi un aspect politique. Non seulement ils permettent aux districts de se souvenir de leur échec et d'être humiliés chaque année mais un autre aspect se fait jour. Comme le dit le Président, ce qui compte dans les jeux ce ne sont ni la violence ni l'humiliation mais l'espoir. Aussi longtemps qu'un vainqueur est possible l'espoir reste et empêche la révolte. Ce qui explique pourquoi les actes de Katniss durant et à la fin des jeux sont dangereux pour l'équilibre du régime. Mais c'est aussi une société très contrôlée que l'on observe. Les policiers et les caméras sont partout. Ce qui compte dans cette société devient donc l'apparence. Et les habits des habitants de la Capitale en sont un parfait exemple. Tous sont en représentations comme s'ils se trouvaient dans un théâtre. Dans ce cadre les candidats sont obligés de jouer le jeu même si celui-ci les dégoûte au risque de mourir. Je n'ai donc pas seulement apprécié ce film je l'ai aussi trouvé très révélateur.

Image: Site Officiel

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03/04/2012

Pirates bon à rien, mauvais en tout!

Ça ne pouvait pas durer il fallait bien que je retourne au cinéma. Pour commencer j'ai décidé de m’asseoir devant un film qui semblait drôle: Pirates bon à rien, mauvais en tout! Nous y suivons les aventures du Capitaine Pirate qui souhaite être nommé Pirate de l'Année. Malheureusement pour lui ses concurrents sont tous bien meilleurs que lui et les bateaux qu'il tente de piller ne possèdent que des trésors bien trop modestes pour lui donner une chance de victoire. Mais tout change quand il rencontre un certain Darwin sur un bateau baptisé du nom de Beagle. En effet, le perroquet de l'équipage n'en est pas. Darwin annonce que le Capitaine Pirate possède le dernier Dodo encore en vie du monde. S'ensuit un long voyage en direction de Londres ou un congrès de scientifique se réunit pour couronner la plus grande découverte de l'année. Le Capitaine voit tout de suite une opportunité de richesse et abandonne la prudence pour s'enfoncer dans la brume londonienne ou trône l'ennemie de tous les pirates!

Ceux qui ont aimé Wallace et Groomit et Chicken Run, je n'ai vu ni l'un ni l'autre, risquent d'apprécier ce film puisqu'il reste dans le même style pâte à modeler. Celui-ci donne une image différente des animations auxquelles les studios pixar, par exemple, nous ont habitué. Ce qui est, à mon avis, un plus qui permet d'apprécier un style et une manière différente de faire un film. Mis à part ce point technique j'ai plutôt apprécié l'histoire qui nous offre un homme qui prend conscience de la valeur de l'amitié face à l'argent. Cette prise de conscience se fait en parallèle à de nombreux gags qui ne sont pas tous réussit mais qui sont loin d'être mauvais. L'arrivée de Darwin, par exemple, est l'occasion de faire des références à la théorie de l'évolution. Celles-ci ne sont pas toujours très subtiles mais ça fonctionne assez bien. Si je voulais conclure je dirais que j'ai vu un film sympathique devant lequel j'ai passé un bon moment mais que je reverrais probablement jamais.

Image: Allociné

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11:44 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pirates | | | |  Facebook

25/03/2012

Bye Bye Blondie

Je ne suis pas certain de réussir à parler de ce film mais je vais quand même essayer. Virginie Despente adapte une nouvelle fois l'un de ses romans. Mais elle change aussi quelque points. Celle qui saute aux yeux pour ceux qui ont lu le livre (ce qui n'est pas mon cas) est le passage d'une histoire entre une femme et un homme à une histoire entre deux femmes. Nous suivons donc les deux héroïnes dans deux époques différentes. Alors que les adultes se retrouvent à notre époque durant laquelle Gloria, la punk, est une sorte d'artiste de bar et Frances une présentatrice célèbre nous avons les débuts de leur histoire d'amour. Celle-ci débute dans les années 80 alors que les deux jeunes femmes sont internées dans un hôpital psychiatrique. Les deux jeunes femmes vivront leur amour à fond alors que leurs parents essaient de les en empêcher. A notre époque c'est autre chose qui empêche leur amour de se déployer.

Je suis très mitigé face à ce film. Je n'ai pas vraiment apprécié le jeu d'acteur ni la réalisation. D'un autre coté j'ai bien aimé la bande son et l'histoire est intéressante. Celle-ci nous montre comment deux lesbiennes de classes sociales différentes peuvent réussir à s'aimer dans une société largement hétéro-sexuée et défavorable à Gloria. La relation entre Gloria et le mari de Frances est celle qui permet de mettre en lumière ces différences de classes. Gloria est franche, directe et aime le punk alors que le mari est un écrivain qui a des difficultés à écrire, qui fonctionne dans le calme et qui apprécie des musiques et des objets un peu snobs. Ce qui n'empêchera pas ces deux personnes de se rejoindre vers la fin du film d'une manière symbolique. Frances, par contre, est coincée entre ce que la société dont elle fait partie exige d'elle et ses envies. La question est donc, principalement, de savoir si Frances acceptera de tout perdre pour tout gagner ou non? Bref, je termine ici cette présentation un peu brève et plutôt mitigée.

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11:44 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : virginie despente | | | |  Facebook

25/02/2012

Chonicle (avoir la grosse tête)

Les films de super héros sont à la mode depuis quelques années. Il ne se passe pas une année sans que l'on découvre une nouvelle adaptation qui nous montre l'apprentissage physique et spirituel du héros jusqu'à ce qu'il accepte sa responsabilité. La question est donc de savoir si ces héros sont réalistes ou si Platon, avec son anneau de Gygès, avait raison? C'est la question centrale de Chronicle qui est réglée en utilisant la forme de films mis en place par les personnages même (le même procédé que dans Cloverfield ou Blair Witch). Ce qui permet de donner un faux air de documentaire permettant d'entrer dans des jours historiques (historique si ces événements avaient vraiment eu lieu). Nous sommes  aux USA dans la peau, si l'on peut dire, d'un jeune adolescent méprisé et invisible. Il a récemment décidé de filmer sa vie. Ce qui le conduit à être mobilisé par son cousin et le représentant des élèves à lui demander de les suivre dans une grotte qu'ils viennent de découvrir. Ils y découvrent un objet étrange. Mais c'est ensuite que les choses sérieuses commencent. En effet, les trois ados se rendent compte qu'ils développent un pouvoir télékinésie de plus en plus puissants. Mais comment accepter des limites quand on a virtuellement aucune limite?

Je suis assez partagé quant à ce film. D'un coté le film est parfaitement prévisible et ce même sans le voir. La bande annonce suffit pour comprendre le scénario. Mais il pose aussi des questions qui ne sont pas forcément traitées par les films classiques de super héros. La question du respect du contrat social quand les instances de contrôles ne peuvent plus nous contrôler. D'un point vue tout a fait technique j'avoue ne pas être fan de ces films "Caméras à la main". Dans ce cas précis le réalisateur a même créé un personnage dont le seul but est d'offrir une seconde caméra permettant de filmer les personnages principaux. Du point de vue de l'histoire, comme je l'ai déjà, tout est parfaitement attendu par le spectateur. Les ados commencent à apprendre leur pouvoir en se comportant comme des ados. C’est-à-dire par des blagues de gamins comme faire peur aux enfants, se lancer des cailloux ou soulever les jupes des femmes. Et il continue avec le coté sombre de la force (si je puis me permettre). Il montre comment un des ados commence à vouloir se défaire du carcan de ses peurs et du respect qu'on l'oblige à montrer envers l'autorité incarnée par la figure du père (on pourrait presque faire une analyse freudienne de ce film... le lien entre le père, la mère et le fils est proche de ce que je comprends du complexe d’œdipe).

La question intéressante est de se demander comment la loi peut exister sans la peur. Peu de temps après le début du film on apprend que la peur de la force de l'état au travers des instruments de légalité a disparu pour ces ados. Et il est très intéressant de voir que c'est à travers du personnage le plus proche de la philosophie qu'est rappelée la nécessité des règles pour la vie en communauté. Le fait que celui qui finit par les refuser est justement le petit timide seul et martyrisé est beaucoup moins intéressant. Bref, les personnages en sont conscients et tentent de nous faire passer le message. La force légale n'a plus aucun effet sur eux. A parti de la comment garantir le respect des lois? Le personnage philosophe répond par une maîtrise de ses pulsions (créant, en quelque sorte, un homme civilisé et au-dessus de l'animalité) alors que le héros du film répond par une rhétorique du surhomme et hurle à la face du monde ses capacités et son droit naturel à faire ce qu'il fait. Donc à être au-dessus du droit des humains dont il ne ferait plus partie. À partir de là la conclusion est simple et on sait immédiatement qui doit le combattre.

Image qui montre très bien ce que je viens de dire à mon humble avis: allociné

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18:39 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super héros | | | |  Facebook

12/02/2012

Tinker, Tailor, Soldier, Spy (des plans dans les plans dans les plans)

Une fois n'est pas coutume on se trouve face à un film d'espionnage qui se déroule en Angleterre et qui ne parler pas de 007. Il y a sûrement d'autres agents secrets que James Bond et d'autres adaptations cinématographiques que les romans qui prennent le célèbre agent britannique comme héros. Mais j'avoue ne pas les connaître. Tinker, Tailor, Soldier, Spy est très différent de ce dont je viens de parler. Nous sommes dans les années 70 au centre du Cirque aka le MI6. Contrôle est poussé à la démission avec son âme grise Smiley. Cependant ce dernier est très rapidement convoqué par ses anciens patrons. En effet, Contrôle avait une théorie étrange à laquelle personne ne croyait vraiment mais qui est suffisamment inquiétante pour impliquer une enquête officielle. Mais celle-ci ne peut pas être confiée à un membre interne des services secrets. En effet, Contrôle pensait qu'une taupe se cachait dans les plus hauts échelons du Cirque. Et il se trouve que quelque chose de louche se déroule sous les yeux de Smiley.

Ce film est probablement l'un des plus maîtrisé que j'aie vu. Cependant, je peux parfaitement comprendre que son style puisse ne pas plaire et que l'intrigue puisse sembler très nébuleuse. En effet, nous nous trouvons face à un film lent. L'enquête ne se fait pas dans la rue avec des armes mais dans des bureaux avec des livres de comptes. Ce qui en fait un film bien plus réaliste que la plupart des histoires d'espionnages. Mais cette intrigue nous mène aussi dans les tréfonds obscures de la torture. Les personnages qui nous sont présentés semblent l'accepter et l'utiliser de temps en temps. Mais l'enquête n'est que le premier plan de l'intrigue. La véritable intrigue c'est une lutte de pouvoir à distance entre deux hommes. Une lutte entre Smiley et Karla chef d'un service d'espionnage soviétique. Cette lutte de pouvoir ne se fait pas à l'aide d'armes mais sur des informations, des informateurs et de petites opérations de temps en temps. Mais l'information est la clé de l'histoire si on souhaite comprendre l'intrigue de ce film. Outre cette maîtrise dans le fonctionnement et le déroulement nous avons aussi des acteurs fabuleusement bon. Colin Firth reste l'un des meilleurs acteurs que je connaisse mais n’éclipse absolument la performance des autres aussi mineurs qu'ils puissent être. Bien que je considère que Tinker Tailor Soldier Spy est dirigé de main de maître je pense que l'aspect à la fois lent et sous-entendu de l'intrigue ainsi que la pléthore de personnages et d'intrigues dont lesquels on doit naviguer peut rebuter ou perdre des spectateurs qui ne souhaitent pas faire l'effort d'une certaine concentration.

Image: allocine

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18:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : espionnage | | | |  Facebook

10/02/2012

Zarafa

Zarafa a été la première girafe de France. Ce film s'inspire de cette histoire pour en faire un conte. Nous sommes en Afrique, un vieil homme raconte une histoire à des enfants sous un baobab. C'est l'histoire d'un jeune garçon nommé Maki. Ce dernier a été capturé par des esclavagistes mais il ne souhaite pas se laisser faire. Il s'échappe donc et fuit. Le lendemain il se réveille près d'une girafe et de sa fille. Malheureusement Zafara perd sa mère et Maki promet de s'occuper d'elle. C'était sans compter Hassan envoyé par le pacha d'Egypte pour trouver un cadeau à offrir au roi de France pour lui demander son aide contre les Turques qui assiègent Alexandrie. Le jeune Maki refuse de laisser la girafe partir et la suit dans le désert, au-dessus de la méditerranée jusqu'en France. Progressivement, une amitié se noue entre les compagnons de ce voyage.

J'ai beaucoup aimé ce conte bien plus riche que la plupart des productions actuelles. Il y a de nombreuses choses que j'ai apprécié dans ce film en 2D (et ce n'est pas du tout une technologie obsolète). Encore une fois, la bonne vieille technologie rend les dessins plus jolis que l'usage de l'ordinateur. Quelqu'un a aussi eu la bonne idée d'ajouter des plans sous forme de croquis donnant une ambiance carnet de voyage. Mais les images ne sont pas la seule richesse de ce film d'animation. Par exemple, on peut considérer que le réalisateur a voulu faire passer un message contre le racisme. En effet, l'esclavagiste du film est fréquemment condamné pour ces actions par les personnages les plus importants. Ce qui le conduit à être la victime de plusieurs situations grotesques peu de temps après avoir fait preuve de cruauté. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont a été dépeint Paris et, en particulier, la cours du roi. Cette dernière est remplie de personnages grotesques dont le moindre n'est pas le roi. Ce dernier ressemble vaguement à un singe qui se contente de répéter les même formules jours après jours. Sa cour est fardée de manière ridicule sans s'en rendre compte. Par contraste les personnages de l'Afrique semblent bien plus vrais que les personnages parisiens.

Je n'ai lu que deux critiques envers ce film. Le premier concerne le manque de réalisme historique. En effet, les aventures et les événements sont très librement inspirés de la véritable histoire de cette girafe. Cependant, à mon avis, ça ne nuit absolument pas à l'intérêt de ce film. La seconde critique concerne la peinture qui y est faite des africains. Je suis d'accord que les images donnent l'impression de revenir au bon sauvage qui n'est pas corrompu par la civilisation européenne. Mais ces deux points, qui ne sont pas forcément ressentis par tout le monde, ne nuisent pas à la beauté et à l'intérêt de ce conte. Personnellement, je pense que Zarafa est beaucoup plus intéressant que le retour de starwars en 3D.

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11:30 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zarafa | | | |  Facebook

04/02/2012

Une suisse rebelle Annemarie Schwarzenbach 1908-1942

J'ai récemment appris qui était cette femme grâce à une amie. Celle-ci m'a parlé d'Annemarie Schwarzenbach et m'a donné quelques informations importantes sur sa vie avant que nous regardions ce documentaire sorti récemment. Cette femme est impressionnante et exceptionnelle à plus d'un titre. Elle descend de deux familles riches et importantes dans l'aristocratie Suisse. Par sa mère elle est la petite fille du général de l'armée Suisse lors de la Première Guerre Mondiale. Cet homme, Ulrich Wille, était un grand admirateur de l'Allemagne et avait tenté de faire entrer la Suisse en guerre à ses cotés. La famille d'Annemarie était ouvertement frontiste et pro-fasciste. Mais elle-même semble être proche des idées communistes. De plus, elle était lesbienne. Ce fut une grande voyageuse qui fit de nombreux reportages photos et qui réagit dans la presse Suisse de l'époque autant pour dénoncer les conditions des opprimés que pour défendre des causes politiques et attaquer l'Allemagne et la politique de la Suisse à son égard.

Le documentaire essaie de nous expliquer la vie de cette superbe femme. Superbe car elle a réussi à contester les idées de sa famille tout en en restant proche. Peut-être trop proche puisque le documentaire nous explique qu'Annemarie voulait toujours recevoir de l'attention et l'approbation de sa mère. Celui-ci est construit d'une telle manière que l'on puisse suivre les idées de Schwarzenbach durant sa vie. Grâce à des extraits on se rend compte de ses sentiments sur la politique contemporaine. C'était aussi l'une des proches des enfants de Thomas Mann qui lui ont permis de trouver l'amour de sa vie et d'avoir des amis avec les mêmes idées. Mais le documentaire nous montre aussi l'autre face d'Annemarie, une femme qui s'est perdue dans les drogues et qui avait besoin de recevoir une forte attention. Une femme formidable mais avec ses faiblesses. Ce qui n’enlève rien à sa vie sa particulière qui en fait probablement l'un des personnages suisses les plus intéressants de notre époque. Une citoyenne qui mérite que l'on se souvienne d'elle et de ses œuvres car elle avait une grande avance sur son époque qu'elle percevait avec clarté.

Image: Site Officiel

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03/02/2012

Bottled life (les voleurs de vie)

Nestlé est probablement l'une des entreprises les plus puissantes du monde. Ce n'est pas la plus puissante de Suisse mais elle en est proche. C'est pourquoi il est particulièrement nécessaire d'examiner les activités de Nestlé, et des autres multinationales, dans le cadre de ce que je pourrais nommer une vigilance citoyenne. Ce documentaire pourrait en être. En effet, le réalisateur y examine la manière dont Nestlé s'inscrit sur le marché de l'eau. En partant des annonces officielles qui font penser à une vision sociale de ce marché de la part de la multinationale le réalisateur dévoile les véritables activités de celle-ci. Ce dévoilement n'est pas forcément apprécié puisque l'entreprise refuse de répondre aux questions.

Ces questions concernent les activités légales mais peu éthiques de Nestlé. En effet, sous un discours social et responsable se cache une machine de guerre dont le seul but est de s'approprier les ressources naturelles en eau sans prendre en compte les besoins des populations locales ni les besoins écologiques. Il faut tout de même nuancer cette affirmation. Ce que la multinationale fait c'est s'approprier une ressources en achetant le silence ou l'accord des populations locales en offrant des emplois et des infrastructures ainsi qu'une aide à la vie associative. Rien de très irresponsable ni de machiavélique à première vue. Mais ce que ces cadeaux cachent c'est une puissante main mise sur la vie locale à la fois politique et associative. Le constat est rapide: une fois que Nestlé à mis le pied dans la maison il est impossible de s'en débarrasser et le seul moyen d'éviter l'entreprise est de l'empêcher d'entrer en installant une serrure blindée. Nestlé est aussi présent dans le monde en voie de développement. Sur fonds d'états faibles politiquement voir corrompus l'entreprise prend le contrôle de la distribution de l'eau dans tout un pays. Ce que nous voyons, durant tout ce documentaire, c'est une tentative de la part de Nestlé, et d'autres multinationales, de changer l'attitude de la population mondiale face à l'eau. De l'eau du robinet qui, en occident en tout cas, est saine et payée à part égaler par tous les citoyens, on passe à l'eau en bouteille qui est non seulement plus cher mais surtout pas forcément plus saine, voir moins saine, que l'eau du robinet. Parfois les deux sont strictement les mêmes.

Il n'a pas été difficile de me convaincre du danger de l'appropriation des ressources naturelles en eau du monde par des entreprises privées. Je considère l'accès à l'eau potable comme un droit pour tous les êtres humains et sa vente, dans certains contextes, est un viol de ce droit. En effet, tout le monde n'a pas les capacités financières de se procurer de l'eau potable contrôlées par des entreprises. Ce que ce documentaire montre en plus c'est que les actes de Nestlé ne sont pas seulement un viol de ce droit. Ces actes sont aussi un danger pour la nature locale puisque l'entreprise pompe sans se soucier des conséquences écologiques. De plus, la multinationale ne prend pas réellement en compte les demandes locales se contentant d'utiliser l'arsenal judiciaire contre toutes personnes ou entités qui l'empêchent de s'étendre. Cependant, ce documentaire n'est pas assez critique et ne donne aucune solution. En sortant de ce documentaire, en s'imaginant vierge de toute pensée politique, on pourrait penser que Nestlé agit de manière inappropriée mais qu'il n'existe malheureusement aucun moyen. Une entreprise qui vend de l'eau saine dans un pays incapable de mettre en place un approvisionnement public sain est-il si mauvais? Ce documentaire ne nous donne aucune piste de réflexion sur cette question. Personnellement, je considère que laisser le contrôle de l'approvisionnement d'une ressource nécessaire pour la vie est un danger pour les citoyens puisque en contrôlant cette ressources l'entreprise contrôle qui y a accès et de quelle manière. J'aurais beaucoup apprécié que le documentaire nous offre des pistes alternatives comme l'aide internationale, l'action d'ONG ou d'autres possibilités? De plus, ce documentaire n'est pas assez dénonciateur. Il se contente de montrer le fonctionnement, vu de l'extérieur, de Nestlé sans nous offrir une position idéologique contradictoire. Que pense le réalisateur? Est-il d'accord avec le commerce de l'eau dans certains cas? Pense-t-il que l'eau est un droit naturel comme moi et donc un bien qui ne devrait pas être utilisé pour le profit? Je n'en ai aucune idée... C'est donc un documentaire intéressant mais dont les insuffisances ne permettront de convaincre que ceux qui sont déjà convaincus.

Image: Site officiel

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15:46 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eau, nestlé, vol | | | |  Facebook

30/01/2012

Sherlock Holmes: A game of shadow (une diplomatie secrète à deux)

Sherlock, le détective le plus célèbre de tous les temps est de retour pour une nouvelle aventure. Nous retrouvons donc Jude Law et Robert Downey dans les rôles, respectivement, de Watson et de Sherlock. Nous avions quitté Sherlock lors du premier épisode alors qu'il se rendait compte qu'un malfrat était resté dans l'ombre pour agir dans son dos. C'était la première fois que nous avions un aperçu de Moriarty. Mais Sherlock est maintenant seul puisque son compagnon - partenaire? - de toujours s'est enfin fiancé et va se marier. Ce qui n'empêche pas le fantastique détective de mettre au jour un réseau impressionnant de crimes et de vols mentant tous, plus ou moins, à Moriarty et ceci sur fonds de menace de guerre. Mais quel est le plan du Professeur? Malheureusement, Moriarty menace son ami Watson et sa femme. Sherlock sera donc obligé de les suivre en cachette sur le chemin de leur lune de miel dans le but de les sauver et de recruter ce cher docteur dans une dernière aventure, encore... Ils traverseront la France et l'Allemagne pour s'arrêter, enfin, en Suisse à Reichenbach.

Est-ce une coïncidence que la série de la BBC et ce film ont tous deux comme intrigue principale Moriarty? Probablement, ce qui permet de faire une comparaison quand on connaît les deux adaptations. Mais il faut tout de même avoir conscience des énormes différences qui existent entre celles-ci. Je dois tout de même le dire dès le début: je préfère la série de la BBC (dont je vais bientôt parler). Mais cela ne veut pas dire que ce film est mauvais. Le personnage de Sherlock est toujours aussi dingue et psychotique. A tel point que si nous ne nous trouvions pas devant le détective on croirait observer une maniaque des théories de la conspiration. Watson est égal à lui-même, à la fois content de retrouver son ami et ulcéré par ses actes. Nous avons aussi le frère de Sherlock, Mycroft, que nous ne voyons pas assez longtemps ni assez souvent mais qui semble être un personnage particulièrement savoureux. Enfin, nous avons Moriarty. Là aussi, je préfère le personnage tel que nous le trouvons dans la série de la BBC. Mais cela n'empêche pas qu'il soit bien écrit et impressionnant dans sa cruelle politesse. Le film ne change pas vraiment du premier opus. Les ralentis en plein action sont de retour ainsi que les calculs prédictifs de Sherlock. La différence c'est que nous avons un personnage capable de faire de même ce qui nous mène à une confrontation très intéressante ou les deux personnages se battent mentalement tout en jouant aux échecs et sans échanger un seul coup physique mais laissant la logique les conduire à la seule conclusion possible. C'est donc un bon film mais je garde une préférence pour l'adaptation de la BBC.

Image: Site Officiel

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11:31 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sherlock holmes, moriarty, watson | | | |  Facebook

29/01/2012

Millenium: The girl with the dragoon tatoo

J'ai mis beaucoup de temps à me lancer dans ce billet. C'est que je ne savais pas vraiment quoi dire sur ce film. Bref, je pense qu'entre les livres et la série/films suédois l'histoire commence à être connue de tout le monde sauf si vous êtes un ermite valaisans ne vivant que de raclettes et de blanc. Nous trouvons donc, pour la troisième fois, Mikael juste après son procès pour diffamation. Après avoir été condamné il est engagé par un homme d'affaire suédois pour enquêter sur la mort de sa nièce. Mais son enquête le conduira dans les recoins les plus sombres de cette famille et pour lever le voile sur ceux-ci il devra demander l'aide d'une enquêteuse hors du commun: Lisbeth Salander.

Je dois avouer un point qui me fait honte: je n'ai jamais vu la version suédoise. Les critiques les plus partagée sur la prestation du personnage de Salander dans cette version US me passent donc largement au-dessus de la tête. Ce qui ne m'empêche pas de penser que Lisbeth Salander est un des points faibles de ce film. En effet, le livre nous faisait découvrir une femme qui semble faible mais qui possède une force mentale, et physique, impressionnante. Une femme capable d'avoir une volonté d'acier. Malheureusement, la prestation de cette version US ne donne pas cette impression. J'ai plutôt cru avoir une femme que l'on souhaite protéger devant moi qu'un personnage inquiétant qui ferait peur à n’importe qui. Mis à part ce point je trouve que Daniel Craig incarne bien le personnage de Mikael. Le film, en lui-même, est réussi après un générique un peu étrange qui a fait penser à James Bond pour l'une des personnes avec qui je suis allé le voir. Cependant j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à ce film pour qu'il soit vraiment bon. Je ne pense pas qu'il soit mauvais mais j'ai du mal à le considérer comme inoubliable. Peut-être que d'autres sauront mieux que moi ce qui lui manque?

Image: allociné

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11:59 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : meurtre, serial killer, millenium, journalisme | | | |  Facebook

18/01/2012

J. Edgar l'homme derrière le FBI

Le nouveau Clint Eastwood est l'un des films qu'il faut avoir vu selon les critiques. Il faut dire que Eastwood nous offre souvent des films qui sont considérés comme particulièrement bien maîtrisé. Cette fois le réalisateur nous plonge dans la vie de Hoover directeur du FBI sous 8 présidents. Nous trouvons donc Hoover à la fin de sa vie dans son bureau. Il demande à un agent membre des Public Relation d'écrire sa biographie et, par conséquent, une partie de l'histoire du FBI. Nous le suivons donc à la fois dans ses derniers jours et lors de sa jeunesse. Ce qui nous permet de le voir monter les marches du FBI mais aussi lutter pour mettre en place un bureau qui possède de réels pouvoirs. En utilisant des affaires célèbres ou des dangers plus ou moins imaginaires il pourra construire le FBI tel qu'on le connaît aujourd'hui. Mais ce n'est pas seulement l'histoire d'une institution. Ce film est aussi l'histoire d'un homme qui vit pour son travail et qui vit pour protéger ce travail. Ce qui le conduira à créer des archives personnelles sur des membres éminents et puissants des USA.

Hoover est certainement un homme que j'aurais détesté. Je ne connais pas sa vraie histoire mais le film que j'ai vu le montre sous un jour impitoyable. Un homme qui n'hésite pas à recourir à tous les moyens légaux ou à contourner les règles pour sauver son pays de ce qu'il perçoit comme un danger. Son attitude devant le Communisme en est une illustration particulière et le film commence par une citation particulièrement violente. Cette peur, selon Eastwood, a duré toute sa vie et explique en partie son attitude contre King. Hoover a d'ailleurs été l'un des instigateurs du programme COINTELPRO qui a lutté sans relâche contre toute remise en question de la société capitaliste américaine. Mais Eastwood nous montre aussi un homme qui n'a pas hésité à trafiquer la vérité pour montrer sous un autre jour l'histoire du FBI. La question reste de savoir, comme le dit son amant ou compagnon, si Hoover croit en ses mensonges ou non. Ce film donne aussi l'impression que le FBI a principalement été construit autours de trois individus: Hoover, Tolson et sa secrétaire Gandy. Je dois aussi dire que la prestation de Leonardo Di Caprio est magnifique. Il incarne à la perfection cet homme étrange et dur. La photographie est aussi très réussie et j'ai, entre autre, particulièrement aimé la première apparition de Tolson qui semble dire que derrière la star il y a l'homme de l'ombre toujours présent. Bref, c'est, à mon avis, un très bon film. Mais celui-ci ne doit pas faire oublier la véritable histoire qui ne peut pas être expliquée dans un film de deux heures.

Image: site officiel

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11:47 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : edgar j hoover, fbi | | | |  Facebook

15/01/2012

The darkest hour: une description du film ou des personnages?

Pour ces premières séances de début d'année j'ai décidé de commencer par un film sans aucune prétention qui ne pouvait qu'être mauvais. Mais les navets ne sont pas forcément impossible à regarder. Nous nous trouvons à Moscou. De jeunes américains essaient de vendre un logiciel qu'ils ont conçu et qui peut les rendre riches. Malheureusement pour eux leur partenaire leur a volé l'idée et se l'est appropriée. Tandis qu'ils noient leur tristesse et leur colère dans un bar branché ils rencontrent deux jeunes filles américaines. Quand, d'un seul coup, la lumière s'éteint. En sortant du club ils se rendent vite compte que c'est toute la ville qui est dans le noir tandis que des lumières oranges flottent dans le ciel et se posent à terre. Il ne leur faut pas longtemps pour se rendre compte que ces lumières sont agressives. Après avoir réussi à survivre les quatre amis tentent de rentrer chez eux en traversant une ville infestée mais presque sans survivants.

Je me demande si le titre est ironique. En effet, mis à part un générique très réussi ou même la 3D est utile, ce film est un énorme néant! Et comme le film fait un peu plus d'une heure c'est en effet l'heure la plus sombre que j'aie connue! Bon, je le concède, l'idée d'aliens invisibles constitués d'énergies était assez bonne et il est dommage que l'on perde cette idée au cours du film. J'ai aussi bien aimé les plans de Moscou qui, d'ailleurs, m'ont donné envie de la visiter. Mais ce sont bien les seuls points positifs de ce film. En effet, non seulement les acteurs jouent mal mais le doublage est mauvais et les personnages sont grotesques. Chacun d’entre eux semblent avoir été copié directement de Comment écrire des personnages caricaturaux en 10 leçons. Nous avons le méchant qui donne l'impression d'être fort mais qui est lâche, le héros nonchalant, le copain du héros, la future mariée du héros et la copine de la future mariée. Ils sont tellement caricaturaux que la moitié ne sert qu'à mourir! Sans compter les dialogues tout simplement ridicules et la stupidité maladive des personnages (une autre explication du titre?). Nous sommes donc devant ce qui sera sûrement le plus mauvais film de l'année.

Image: Allocine

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12:02 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : darkest hour | | | |  Facebook

06/01/2012

The Whistleblower (la vérité a un prix)

Attention je vous préviens ce film est un pur chef-d’œuvre! Nous suivons une officière de police, Kathy, qui décide de s'engager dans l'entreprise Democra pour une mission international de six mois en Bosnie. Cette mission est simple, sur le papier du moins, elle doit accompagner et aider de nouveaux agents de polices a faire la transition dans l'après-guerre et à maintenir la paix. Ce n'est pas un travail simple et elle se rend tout de suite compte que les méthodes des policiers internationaux ne sont pas forcément très utiles. Elle réussit tout de même à aider à l'arrestation d'un homme qui frappait sa femme. Suite à cette brillante réussite elle est mutée au bureau des affaires féminines (une traduction personnelle de gender affairs que je trouve plus proche du terme que parité). A la tête de cet office elle luttera difficilement contre le machisme de ses collègues qu'ils soient du pays ou non. Mais toute la difficulté de son travail se révélera quand elle tentera de mettre au point une enquête contre des agents internationaux impliqués dans le trafic d'être humains dans un but de prostitution. Les horreurs dont elle sera témoin la révolteront mais personne ne semble l'écouter. A savoir, ce film est issu de faits réels.

Cette femme existe vraiment, elle a travaillé pour une entreprise en Bosnie qui ne se nommait pas Democra (probablement des raisons juridiques ont empêchés les réalisateurs d'utiliser le vrai nom). Elle fut licenciée mais les tribunaux anglais rejetèrent les raisons invoquées par l'entreprise. Cette femme est-ce que l'on nomme une lanceuse d'alerte ou whistleblower si vous préférez le terme anglophone. Ces individus décident d'alerter l'opinion publique sur des malversations lorsque toutes les instances de contrôles internes ou externes ont échoués. Ce sont donc des personnes à la position très précaire souvent virées et incapable de retrouver un emploi dans leur domaine malgré les minuscules protections juridiques existantes. Ce film est donc l'histoire de Kathryn Bolkovac.

Ceux qui auront la bonne idée d'aller voir ce film se trouveront devant un matériel très riche et un film très bien réalisé. Concentrons-nous d'abord sur le film même. L'actrice principale, Rachel Weisz, est tout simplement magnifique dans le rôle de Kathryn qu'elle incarne à la quasi perfections (seuls une ou deux scènes sont critiquables). Je note aussi la présence de Benedict Cumberbatch remarquable dans son rôle dans la série anglaise Sherlock et qui, malgré son peu de temps de parole, incarne son personnage sans problèmes. Je note aussi l’interprétation tout aussi remarquable de Vanessa Redgrave dans le rôle de Madeleine Rees. Je ne dois pas non plus oublier les acteurs incarnant les policiers qui sont tout aussi crédibles. La réalisation est, à mon avis, maîtrisée. Nous avons une ambiance sombre, oppressante à certains moments, qui réussit à flirter avec la barbarie sans se complaire dans le spectacle de cette même barbarie.

Mais ce qui fait l'intérêt de ce film ce n'est pas les acteurs mais le thème. Le message principal concerne, bien entendu, les victimes du trafic d'êtres humains. Nous avons ici toutes les étapes d'un drame. Les jeunes filles font confiance à un proche qui les trahit et les vend à des exploiteurs qui les font travailler pour rembourser de sois-disantes dettes. Ce film nous montre l'exploitation, sordide, mais aussi la peur ressentie par ces femmes. Elle sont à la merci de leurs ravisseurs qui ont tout contrôle sur elles. En effet, ces derniers volent leurs papiers quand elles en ont. Elles peuvent donc être expulsée sans états d'âmes et n'ont aucune protections juridiques puisque leur statut de sans-papiers en fait des criminels par défaut. De plus, le contexte de la Bosnie n'est pas favorable à ces femmes. Les policiers sont largement corrompus voir des clients de ces bars ou les "serveuses" travaillent. Ceux qui sont censés les protéger font partie des exploiteurs.

A coté de ce thème du trafic se greffe un autre thème. En effet, Kathy quand elle veut aider ces femmes ne se heurtent pas seulement à des policiers. Elle se heurte au système entier. Celui-ci peut empêcher le travail de Kathy de plusieurs manières. Que ce soit en se tenant à la lettre de la loi comme le centre des réfugiés visible dans le film. En effet celui-ci expulse une victime parce qu'elle n'a pas de papiers l'empêchant donc de témoigner contre ses tortionnaires. Le second point c'est que cette femme a tenté de vaincre un crime qui a été accompli par des personnes qui font parties de l'institution chargée de réprimer ces agissements. Elle ne peut donc plus véritablement compter sur ses collègues ou sur sa hiérarchie. Nous pouvons voir à de nombreuses reprises ce fait que ce soit quand sa demande de réquisition est interceptée ou lorsque des policiers impliqués dans le crime interférent avec une de ses actions sur le terrain pour empêcher son exécution. Enfin, l'ONU elle-même n'a pas intérêt à ce que ce scandale éclate. En effet, une telle bombe réduirait à néant la crédibilité des troupes de maintien de la paix. Si ces dernières détruisent l'ordre plus qu'elles ne le créent pourquoi les accepter sur le terrain? Une telle perte mettrait durablement à mal l'ONU et ses capacités.

Ce dernier point est en lien avec le problème des armées privées. Nous avons eu, récemment, un débat médiatique sur ces armées privées en Suisse. Nous savons qu'un grand nombre de ces entreprises agissent en Irak et ont agi après Katrina aux USA. La question que pose l'existence des armées et forces de polices privées est fondamentales. Elle concerne le monopole de la force publique donnée à l'état. Ces armées et forces de polices privées mettent à mal ce monopole en possédant le pouvoir, concédé par l'état, d'agir en tant que forces de l'ordre. Hors, on peut se demander si une entreprise qui cherche le profit est vraiment adaptée pour une mission de service publique potentiellement à l'aide d'armes. Est-ce que l'on peut vraiment laisser ces privés s'occuper de notre sécurité et de l'ordre public? Ce film y répond clairement. En effet, Democra n'a pas intérêt à ce que ses méthodes et employés soient remis en cause. Si cela était le cas les pertes seraient énormes alors que rester sur le terrain implique des profits tout aussi énormes. De plus, les forces de Democra ne sont pas des forces entraînées et formées comme le sont les forces de polices. Comme le dit Kathy "je pensais rejoindre une force de policiers d'élites" au contraire elle rejoint une force dans laquelle il suffit d'avoir le bac et la majorité pour entrer. Ce sont donc des policiers sans aucune formations ni aucune idée de la manière de travailler en tant que policier ce qui ne peut que mener à des problèmes.

J'ai tenté, ici, de montrer la richesse de ce film. A mon avis, c'est l'un des meilleurs que j'aie vu actuellement et je suis convaincu qu'il mérite un succès au cinéma devant le public et devant les différents jurys chargé d'offrir les oscars ou les palmes d'or. Non seulement il est bien joué et bien réalisé mais le message qu'il offre est fondamental. Les questions posées devraient être débattues largement dans le cadre de la société civile et non pas occultée. C'est pourquoi j'affirme encore une fois que ce film est un chef-d’œuvre.

Image: Site Officiel

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