20/08/2011

Captain America

Comme pour Green Lantern je ne m'attendais à rien en allant voir ce film. Enfin, rien si ce n'est un peu de détente et un peu d'action dans le cadre d'un film de super héros basique. Mais j'ai tout de même été agréablement surpris par ce film qui, et c'est incontestable, est bien meilleur que Green Lantern. Mais quel est l'histoire? Le Capitaine n'était qu'un gringalet qui essayait d'entrer dans l'armée américaine pour lutter contre les nazis. Mais il n'arrive jamais à être accepté à cause de son manque de force et, surtout, de ses multiples maladies comme l'asthme. Mais ses efforts ne sont pas passés inaperçus et un médecin allemand, passé du coté allié, lui offre l’opportunité de prouver sa valeur. Mais ce n'est la force physique que ce médecin cherche mais une force morale. Ayant prouvé son courage il est enfin accepté pour tester un sérum qui fera de lui un soldat de nouvelle génération plus fort, plus rapide et plus grand (mais est-ce qu'il vaut trois milliards je ne sais pas). A peine le processus est-il terminé qu'il apprend qu'un ennemi très précis tente de détruire le monde. Cet ennemi c'est l'Hydra. Une branche scientifique secrète du troisième reich directement reliée à hitler et cherchant à utiliser les puissances occultes.

Comme je l'ai déjà dit j'ai été très agréablement surpris par ce film mais peut être étais-ce du à la déception que j'ai connue face à Green Lantern? En tout cas ce film possède tout de même quelque qualités. Je ne parle pas du scénario qui reste basique: un jeune homme apprend sa valeur et la prouve face à ses pairs jusqu'à devenir un héros et un symbole alors qu'il tombe amoureux de la fille du groupe (le héros essaie toujours d'avoir une fille vous n'avez pas remarqué?). La première chose que j'ai appréciée c'est de retrouver l'ambiance de la seconde guerre mondiale dans ce film. Les affiches américaines de l'époque avec les nouvelles qui passent au cinéma et les foires permettant de voir ce que le futur pourrait être. Ou encore Londres dévastée par le Blitz. Je ne sais pas vraiment si cette ambiance est réaliste et il y a probablement de nombreuses incohérences que je n'ai pas pris le temps d'observer. Le deuxième point que j'ai vraiment apprécié c'est l'humour du film. De nombreux dialogues m'ont fait rire qu'ils soient de la part de Tommy Lee Jones (MIB) ou des personnages secondaires (par exemple le mind the gap sorti par l'un des soldats avant de se jeter sur un train et qui est probablement une référence au métro londonien). Je suis aussi dans l'obligation de noter que Toby Jones, incarnation du Dreamlord dans un épisode de Doctor Who, apparaît dans ce film avec le même style (ce qui inclut le nœud papillon) que dans l'épisode de Doctor Who dans lequel il a joué.

Image: Site officiel

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10:12 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : captain america, marvel | | | |  Facebook

15/08/2011

How to train your dragon

Je suis que je suis un peu en retard mais je viens seulement de voir ce film qui m'a été généreusement prêté. Il faut dire que ce film part gagnant. Non seulement il parle de Vikings, l'une des civilisations les plus intéressantes que je connaisse et qui me fascine, mais en plus il parle de Dragons et, comme si ça ne suffisait pas, David Tennant y double l'un des personnages! Je vous promet que je n'ai pas regardé ce film pour David Tennant que l'on ne voit pas puisque les personnages sont créés par ordinateurs. Bref, How to train your Dragon parle des aventures d'un jeune viking qui déçoit régulièrement son père. En effet, celui-ci est incapable de faire quelque chose de bien au point que chacun de ses essais aboutit à la catastrophe. Malheureusement son père n'est autre que le chef des vikings. Mais ce jeune homme souhaite vraiment apprendre à combattre les dragons ce qui lui permettrait d'avoir la popularité, l'amour de son père et une copine (un ado reste un ado n'est-ce-pas?). Mais, alors qu'il a réussi à capturer l'un des plus féroces spécimens, il apprend qu'il n'est pas capable de tuer. C'est alors qu'il commencera à connaître les dragons un peu mieux et à se mettre à les admirer.

J'ai beaucoup aimé ce film qui est aussi sympathique et divertissant que Shrek, Ice Age ou Megamind. Plus que le jeune ado qu'on ne peut qu'apprécier et qui apprend à comprendre une autre race et à s'affirmer ce sont les interactions entre les personnages et les dragons qui m'a fait rire. Le pauvre doit non seulement faire attention à son père mais aussi aux autres vikings qui le regardent un peu comme un raté. Les dragons ont aussi leur propre caractère qui les rend attachant. Personnellement je les approcherais des chats par certains cotés. On apprécie aussi de voir deux ennemis apprendre à se connaître et commencer à se battre et à vivre ensemble jusqu'à devenir mutuellement nécessaire. Je ne peux qu'attendre avec une certaine impatience le second volet.

Image: site officiel

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18:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragon | | | |  Facebook

12/08/2011

Rise of The Planet of the Apes

La planète des singes est une histoire culte. Le livre, que j'avais lu il y a quelque années, a été adapté de nombreuses fois et tous les amoureux du cinéma connaissent l'intrigue sans même forcément avoir vu l'un des films. Mais ce film n'est pas une adaptation du livre ni un remake puisque l'intrigue prend place avant que la Planète des Singes n'existe. Nous commençons par suivre une expérience désastreuse d'un scientifique qui tente de guérir l’Alzheimer à l’aide d'un médicament révolutionnaire. Mais l'un des singes s'échappe et attaque les actionnaires ce qui conduit à la fin du développement de ce médicament. Espérant sauver l'enfant que protégeait ce singe Will l’amené chez lui ou il observe que le médicament qu'il a injecté à sa mère s'est reproduit dans les gênes créant un singe très intelligent et rapidement nommé César. Celui-ci est extrêmement loyal ce qui le conduit à vouloir protéger le père de Will. Mais la loi est claire. Quand un animal attaque un être humain il doit être tué ou mis en détention dans un centre pour animaux. Dans cet endroit il se rendra compte que ses congénères sont très mal traités et il n'attendra pas longtemps avant de vouloir les aider à s'échapper en attaquant ceux qui se mettraient en travers de leur chemin.

Nous savons tous comment cette histoire se terminera. Nous savons déjà qu'Icarus a disparu en allant sur Mars comme le film nous le montre. Et nous savons ou et quand Icarus reviendra. Mais ceci est une autre histoire et même si ce film n'est vraiment fidèle au livre je l'ai apprécié. J'ai beaucoup aimé la manière dont César devient de plus en plus important pour Will et son père. Mais ce qui est intéressant c'est la manière dont l'humanité se détruit elle-même et ce de deux façons. La première en maltraitant des singes qui n'attendront pas longtemps pour se révolter et la seconde dont nous connaissons l'ampleur seulement lors du générique. Ce film montre le début d'un transfert de domination alors que l’espèce humain a déjà perdu une bataille et est sur le point d'en perdre une autre. Il est aussi intéressant de voir que les singes sont systématiquement sous-estimé par la police lors des combats. Bien que César soit pacifiste on observe qu'il est capable de tuer si il le faut et je en peux qu'être très curieux envers la suite des événements. Je doute que l'humanité accepte si facilement un concurrent et je pense qu'une guerre est inévitable. Mais ceci est l'histoire d'une suite.

Image: Site officiel

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05/08/2011

The Green Lantern

Green Lantern n'est pas le nom d'un héros mais d'un corps d'agent vient de milliers d'années chargé par des Gardiens de protéger la paix et le justice dans la galaxie. L'un des membres les plus influents de ce corps s'est écrasé sur Terre et meurt en ayant juste le temps d'offrir l'anneau à Hal Jordan un pilote d'essai casse cou et totalement irresponsable qui, en plus, est incapable de garder un engagement plus de trois heures consécutives. Avant de pouvoir devenir un membre du corps à part entière il devra voyager jusqu'à Oa la planète des Gardiens pour apprendre les limite du pouvoir de l'anneau (et non pour le jeter dans un volcan bien que je pense que le faire pour le script pourrait être un acte de sauvegarde de l'humanité!). Cet anneau lui permet de créer à l'aide de sa volonté tout ce qu'il est capable d'imaginer. Et il devra apprendre vite car un être puissant utilisant la peur comme force se dirige vers la Terre pour la détruire avant de vaincre le corps sur Oa. Et un agent de cet être est déjà sur Terre à utiliser son pouvoir pour créer le chaos.

Mais pourquoi ce film est-il si raté? Pourtant on ne demande pas grand chose à un film de super héros adapté de comics: de l'action et une petite morale de circonstance. Le réalisateur n'a même pas besoin d'avoir trop d'imagination puisque le travail est déjà fait à sa place! Et pourtant ce film est une grande déception mais je ne suis pas sur de comprendre pourquoi. Ce n'est sûrement pas l'utilisation de tous les héros disponibles pour faire des adaptations. Bien entendu je préférerais qu'il y ait un peu plus d'imagination que ça dans l'industrie du cinéma mais ça ne m'empêche pas d'apprécier un bon vieux film de super héros bien classique. Alors quel est la raison de ce raté monumental? Est-ce que ce seraient les personnages qui sont tous plus caricaturaux les uns que les autres (la fille amoureuse mais qui a été jetée, l'ex qui n'arrive pas à s'engager mais qui est sympa et courageux, le papa héroïque que l'on n'arrive jamais à égaler et l'amoureux secret qui rate sa vie)? Ou alors est-ce à cause de la petite morale qui s'annonce aussi discrètement qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine? Mais un film hollywoodien passe rarement à coté de la morale de bas étage pleine de bonnes intentions. Peut être aussi que les effets spéciaux sont trop extravagant pour réussir à nous entraîner au cœur du film? Ce qui est dommage car certains décors spatiaux me semblent très réussi. Et finalement il est possible que les évènements sont à la fois attendus et trop rapide? Ce qui est certains c'est que je suis sorti de la salle avec une impression de profonde déception et que j'irais presque jusqu'à déconseiller de payer le prix d'une place (probablement en 3D en plus) pour ce film.

Image (putôt moche d'ailleurs): Site officiel

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11:50 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : green lantern | | | |  Facebook

04/08/2011

Super 8

Super 8 est un film qui m'intriguait depuis que j'ai vu la première bande annonce. Nous avions tous les ingrédients d'un film à suspens avec tous les évènements étranges que cela implique. Nous y observions un gigantesque accident de train suivit par la sortir d'une entité mystérieuse de l'un des wagons. La question était de savoir quel était cette créature et si l'accident était volontaire ou non. Nous suivons dont une bande de cinq jeunes garçons et filles. En même temps que ce petit groupe essaie de monter un film sur une caméra super 8 la ville dans laquelle ils habitent connaît des phénomènes étranges. Les disparitions d'animaux et d'hommes se multiplient alors qu'une épidémie de vols semble avoir pris place. De plus, l'armée met son nez dans l'affaire et commence à agir sans rendre de compte aux forces de polices locales. Les enfants vont donc enquêter et découvrir ce qui se passe.

Ce film est, en fait, très classique. On trouve une petit ville des USA dont tous les habitants se connaissent. Une bande de gamins qui viennent de commencer leurs vacances d'été. Un officier de l'armée qui ne dit rien et qui agit d'une manière très peu sympathique. Les débuts d'une histoire d'amour se déroulent sous nos yeux. Et nous avons des évènements étranges lié à une créature inconnue. En fait, je ne peux que remarquer que tout ceci ressemble très fortement à un livre de Dan Simmons que j'avais d'ailleurs apprécié: Nuit d'été. Les débuts commencent très fortement après une petite introduction sur le film que la bande souhaite faire. En fait, le réalisateur s'est sûrement fait plaisir en décidant de faire exploser ce train! C'est très impressionnant mais peut être un peu trop. Mais on ne devrait pas croire que la créature et l'armée soient vraiment l'intrigue principale.

Non, l'histoire principale, qui sent la nostalgie, concerne le groupe d'enfants et particulièrement deux d'entre eux. En effet, je pense que ce qui importe vraiment dans ce film c'est l'histoire de leur amitié et de l'amour qui commence, très rapidement, entre Joe et Alice. Et ce dont je me souviendrais ce sont les scènes qui montre comment ces amis s'amusent. Par exemple, Carey et son amour des explosions est hilarante. Mais la scène qui me restera vraiment en tête a lieu au début du film. Nous y voyons Alice jouer une scène écrite pour le film. La façon dont elle le joue est très émouvante et la tête que les garçons tirent sont superbes. En résumé, ce film n'est pas vraiment sur des évènements étranges mais sur une certaine nostalgie de l'enfance ou alors d'une enfance? Peut être celle d'un réalisateur qui, enfant, tournait des films en Super 8?

Site officiel

Image: Allociné

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11:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super 8 | | | |  Facebook

31/07/2011

Cars 2

Après les films un peu déprimant que j'avais vu dernièrement j'ai pensé qu'il serait bien de se détendre avec quelque chose qui ne pouvait absolument pas être intellectuel. C'est pourquoi j'ai été voir le dernier film d'animation sorti dans les salles: Cars 2. Je n'avais jamais vu le premier mais pourquoi se priver? McQueen revient dans sa petite ville après avoir passé toute la saison sur les circuits. Ce qui lui permet de retrouver son vieil et meilleur ami: Martin. Durant ce temps un milliardaire lance une nouvelle course pour lancer un produit qu'il vient de créer, un produit qui permettrait de remplacer l'essence pour de bon. Mais pour lui offrir ses preuves il souhaite faire concourir les plus grands voitures de courses autour du monde. Défié par l'un des participants McQueen décide de participer et d'emmener son ami Martin. Mais ce nouveau carburant n'est pas du gout de tout le monde et dans les coulisses de la course un combat d'agents secrets est sans pitiés. Un combat dans lequel pourrait être impliqué Martin...

Je n'ai pas été déçu ce film n'est absolument pas favorable à la pensée. Ce qui ne veut pas dire que cela soit forcément mal de temps en temps il est bien de juste se détendre. Commençons ce que je n'ai pas vraiment aimé dans ce film. Tout d'abord je trouve que les courses ne sont pas très utiles ni très intéressantes mais comme c'est Cars on ne peut sûrement pas passer outre. J'ai aussi trouvé que la petite histoire sur l'amitié était assez peu intéressante mais dans les disney on a toujours droit à ce genre de petites morales. Cependant, j'ai trouvé que les paysages utilisé très sympathique. En ce qui concerne Londres, seul endroit du film ou je suis allé, j'ai l'impression d'avoir trouvé la vraie ville. D'ailleurs, l'une des scènes se déroule dans l'un des pubs les plus célèbres de Londres. Je trouve que les multiples clins d’œils envers un agent secret bien connu sont aussi très bien mis en place. L'intrigue concernant ces agents est bien plus intéressante que le reste du film.

Image: Site Officiel

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18:39 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cars, disney | | | |  Facebook

26/07/2011

XXY

Je vais parler d'un film dont le thème est totalement différent de celui dont j'ai parlé précédemment. Cette fois nous observons la vie d'Alex une uruguayenne de 15 ans. Elle vit quasiment seule avec son père et sa mère et n'a que très peu d'amis. Son père, si j'ai bien compris, est biologiste et tente de sauver les tortues ce qui peut l'amener à se heurter aux pécheurs locaux. Le film commence alors que des amis de longue date vienne en visite de Buenos Aires. Leur fils de 16 ans les accompagne et s'intéresse tout de suite à Alex. Ce qui est le cas aussi de son père qui est chirurgien esthétique et qui trouve la jeune adolescente fascinante. En effet, celle-ci est hermaphrodite. Elle vient d'arrêter le traitement hormonal qu'elle suivait ce qui inaugure une ère de changements pour elle jusqu'à devenir un homme. Mais lorsque son secret est éventré elle devient aussi un objet de curiosité pour le village. Une curiosité qui pourrait bien être défavorable à Alex.

Le personnage d'Alex est déroutant et quand je dis ça je ne parle pas de son intersexualité ni de la recherche de son identité sexuelle. Alex agit bizarrement et d'une manière imprévisible. Ce qui, probablement, n'est pas pour rien dans l'intérêt des gens de son entourage et de la personne qui regarde le film. A coté d'Alex on a son père qui est l'avatar même de la tolérance. Bien qu'il soit totalement perdu face à sa fille/son fils il fait tout pour lui laisser le choix et le/la soutenir. Le chirurgien pourrait être son contraire. Au lieu de tolérance et d'humanité il regarde Alex comme une curiosité génétique qu'il se doit de rectifier. Son attitude de père n'est pas seulement décevante mais aussi cruelle puisqu'il avoue presque ne pas aimer son fils et le mépriser. Mais plus que des personnages c'est un problème que nous montre ce film. Le problème d'obliger des enfants né hermaphrodites à entrer dans une identité sexuelle qu'ils ne ressentent pas forcément leur en utilisant la chirurgie et les hormones. Dans le cadre de ce problème l'attitude du père d'Alex qui consiste à résister aux médecins pour laisser à sa fille/son fils le choix de décider de son destin devrait probablement être suivi. Ce qui permettrait d'éviter des actes médicaux qui peuvent être ressentis, plus tard, comme une mutilation.

Image: Allocine

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15:38 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : intersexualité | | | |  Facebook

Par-delà le bien et le mal

Pour la seconde fois en peu de temps je vais parler d'un film qui prend place dans la société nazie. Mais celui-ci ne parle pas de personnes qui ont été pourchassée mais d'un simple intellectuel professeur à l'université de Francfort. Halder est ce personnage. Il n'est pas un chercheur de grande ambition et se contente d'enseigner la littérature française à ses étudiants. Il écrit aussi un roman sur l'euthanasie tandis que sa vie de famille semble souffrir de plus en plus. Mais ce roman qu'il croyait rester anecdotique se transforme en un passeport pour la haute société nazie quand un haut fonctionnaire du Reich lui signale que hitler lui-même l'a apprécié. De simple professeur observant avec inquiétude les évènements de son temps il est, peu à peu, piégé par la machine nazie en devenant l'un des intellectuels qui permettent de justifier les politiques du parti. Mais Halder a-t-il raison de penser qu'il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur pour contester les politiques du parti? Ou alors va-t-il devenir un traître envers sa famille et ses amis?

On pourrait penser que ce film ne va pas à l'essentiel et utilise trop rapidement un certains nombre de thèmes. Ainsi, on voit passer en une petite heure l'antisémitisme, la résistance intellectuelle, l'euthanasie et la culture nazie sans que, pour autant, chacun de ces thèmes ne soit développé. Mais je trouve que ce film reste bon pour, outre la prestation de Viggo Mortensen, la manière dont il dépeint le personnage Hadler. Plutôt que d'en faire un arriviste ou un profiteur je trouve que le film met bien en place le caractère très surprenant de l’entrée au parti d'Hadler. Plus que ça, il nous montre que cette entrée se double aussi de certains avantages qui n'ont que pu rendre l'adhésion plus alléchante à des personnes qui n'étaient pas forcément des fanatiques nazis. Après tout dans des temps difficile peut-on vraiment se passer de toute aide? C'est une question à laquelle je ne répondrais pas. Mais Hadler est aussi un personnages aveugle. Aveugle dans le sens ou il n'arrive pas à voir vers quoi se dirige son pays. Comme si il était obnubilé par son travail et sa vie de famille. C'est pourquoi je trouve que la dernière scène est particulièrement magnifique puisqu'elle montre Hadler se rendre subitement compte de ce à quoi il a contribué.

Image: Allocine

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11:22 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuxieme guerre mondiale, nazisme | | | |  Facebook

25/07/2011

Boys don't cry

Ce film est basé sur les faits réels vécu par Teena Brandon une jeune adolescente américaine. Teena n'est pas n'importe qu'elle adolescente. Elle connait de nombreux problèmes avec la justice mais, surtout, elle ne se considère pas comme une femme. C'est pourquoi elle cache son identité féminine biologique pour devenir ce qu'elle considère être sa vraie identité: un jeune homme nommé Brandon. Après avoir eu des ennuis dans un bar Brandon rencontre John et son groupe d'amis. Brandon s'intégrera très rapidement dans le groupe sans que personne ne se doute du secret de ce jeune homme. Brandon tombe aussi amoureux de Lana une autre fille de la bande. Mais que peut-il se passer si John découvre le secret de Brandon? Comment réagira-t-il devant Brandon? Probablement mal, très mal...

Voila un second film plutôt dur à regarder. Il faut savoir, en plus, qu'il est basé sur des faits réels concernant Teena Brandon. Le procès qui a découlé du meurtre et du viol de Brandon reste encore en mémoire. Ce film nous montre un homme qui habite un corps de femme. Plus qu'un désordre d'identité sexuel c'est une identité de genre qui n'est pas en accord avec l'identité biologique. Et ceci implique plusieurs problèmes pour Brandon qui se pense homme mais qui est obligé de cacher son corps de femme. Ce rôle difficile est assumé par Hilary Swank qui réussit, à mon avis, très bien à entrer dans le personnage. Non seulement corporellement mais aussi mentalement. En fait, je n'aurais jamais pensé que Brandon puisse être une femme si je ne connaissais pas le fin mot de l'histoire. Je trouve que le film en lui-même est bon non seulement pour les différents acteurs qui entourent Hilary Swank mais aussi pour la manière dont il est réalisé. Alors que l'on se prend à espérer une fin heureuse pour Brandon on découvre, petit à petit, les problèmes s'accumuler jusqu'aux dernier moments affreux de la vie de Brandon. Des moments qui sont filmés pour montrer la haine ressentie par John et son acolyte Tom mais aussi "digne" (dans la mesure ou on puisse l'être...) pour Brandon. Plus qu'un film c'est aussi un hommage pour le vrai Brandon mort assassiné pour n'avoir pas suivi ce qu'on lui disait d'être et avoir voulu être libre.

Image: Allocine

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18:09 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : féminisme, lgbt | | | |  Facebook

24/07/2011

Bent

Bent est une adaptation d'une pièce de Broadway. L'histoire qui est développée dans ce film est celle d'un couple d'homosexuels de Berlin sous le gouvernement des nazis en 1934. Nous y suivons donc Max et Rudy un couple d'hommes qui écume les nuits et les bars de Berlin. Max y fait la connaissance d'un officier SA homosexuel. Les deux hommes commencent une relation de couple qui sera brutalement détruite lors de l'assassinat de l'amant de Max. Suite à cet évènement Rudy et Max fuient et se cachent des autorités en tentant de sortir de l'Allemagne. Mais comment peut-on fuir un gouvernement aussi total? Malheureusement, le couple sera rattrapé et envoyé à Dachau. Max fera tout pour survivre dans l'enfer gris du camps de concentration en essayant d'éviter l'étiquette homosexuel et en organisant des combines avec les gardiens. Mais le monde des camps est sans pitié ce qu'il apprendra très rapidement.

C'est un film dur mais aussi un bon film. Outre la vision de la Berlin homosexuel qu'il offre, il faut savoir que l'Allemagne semble si je ne me trompe pas avoir été très avancée dans la tolérance durant l'entre deux guerre, que je peux vérifier on y découvre une peinture que je trouve très adéquate des comportements durant le gouvernement nazi. En est témoin le rôle de Grita cet homme qui se travestit. Alors qu'il explique à Max et Rudy comment fuir il leur dit aussi qu'il n'hésitera pas à les dénoncer à la police montrant comment la société civile devint l'adjointe de la police par la dénonciation. Mais on y perçoit aussi un peu comment fonctionnaient les camps. Je ne parle pas de scènes de tortures, bien qu'il y ait tout de même des scènes difficiles, mais des scènes qui montrent l'absurdité des tâches que l'on obligeait les détenus à accomplir. Max doit déplacer des pierres d'un point à un autre puis les ramener et ceci toute la journée. On y voit aussi le sadisme des gardes par exemple au travers des dernières scènes. Celles-ci, si j'en crois les témoignages que j'ai lu, sont très proches de la vérité. C'est un film triste, gris, sans espoir sauf lors des moments ou Max trouve un amour inattendu. Mais un amour qui ne peut pas durer dans un camps de concentration nazi. La dernière scène est particulièrement émouvante puisque Max y accomplit un acte d'amour et d'acceptation en revendiquant son homosexualité.

Image: Allociné

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16/07/2011

Harry Potter and The Deathly Hallows (part 2)

Ce dernier volet de la saga d'Harry Potter est probablement l'un des films les plus attendus de cet été même par ceux qui connaissent déjà l'histoire (ceux qui ne la connaissent pas ont probablement vécu dans une grotte depuis une vingtaine d'année). C'est le volet qui nous permettra de comprendre qui est Voldemort mais aussi quel est le destin final de Harry Potter. Un destin qui, je le rappelle, il a accepté de suivre volontairement. Nous sommes donc à la moitié de l'histoire originale. Après avoir fuit des mois durant en cherchant les objets cachant des morceaux de l'âme de Voldemort Harry et ses amis avaient été capturé mais ont pu s'enfuir. Nous les retrouvons immédiatement après ces évènements et ils savent ou se trouvent les derniers Horcruxes. Mais, pour les détruire, ils devront passer sous le nez de toute le monde magique et entrer  la banque Gringotts puis revenir à Poudlard pour un dernier combat! Car l'école va entrer en guerre! Et rien ne sera plus jamais comme avant pour ceux qui participeront à la bataille contre Voldemort.

Toutes les scènes d'actions ayant été laissée dans ce dernier film alors que la première partie ne connaissait que les scènes de fuite et d’auto-apitoiement il est logique que ça pète de tous les cotés. J'utilise ce mot à dessein puisque, effectivement, on voit beaucoup d'explosions durant le temps que dure le film. En fait, la majeur partie de celui-ci se déroule à Poudlard et consiste à nous montrer la bataille. Et c'est beau avec plein d'effets spéciaux et d'explosions un peu partout dans les couloirs d'une école qui ne tient probablement plus sur grand chose. Ça ne peut que plaire ne serais-ce que parce que nous avons tous souhaité faire exploser nos écoles! L'intrigue reste celle de la première partie: trouver les horcruxes. Mais, au lieu de fuir et de geindre, nos héros se lèvent, enfin diront certains, et commencent à lutter contre un ennemi qui sent qu'il perd ses atous chaque secondes qui passent!

On retrouve aussi les scènes classiques Harry Potter d'amour dans lesquels Harry est incapable de se jeter sur celle qu'il aime (sept ans qu'on lui répète de rester près de ceux qu'il aime et il n'a toujours pas compris...). Les scènes de Ron qui joue au macho un peu bête mais qui montre qu'il possède un peu plus que ça et Hermione qui comprend toujours tout avant tout le monde. Bref, du Harry Potter classique que l'on ne peut que apprécier si on apprécié les autres films. Surtout que le jeu des acteurs s'est largement amélioré depuis les premier volets. Tout de même, comme dans le livre, il y a cette scène totalement inutile et même particulièrement grotesque des 19 ans plus tard. Je ne sais pas pour vous mais j'ai toujours trouvé ce chapitre inutile et il ne s'est pas amélioré à l'écran. Aucun des acteurs n'est crédible en trentenaires approchant de la quarantaine et cette scène a surtout le mérite de faire éclater de rire l'assistance (et Harry porte toujours les même lunettes affreuses!).

Image: site officiel

 

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18:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : harry potter, j k rowling, deathly hallows | | | |  Facebook

24/06/2011

The Guantanamo trap

Il est difficile de parler de ce film. Non seulement parce que son sujet est particulièrement touchant humainement parlant mais aussi parce que ce même sujet est particulièrement sensible et crée des débats infinis. Concrètement, ce documentaire nous offre l'opportunité de suivre quatre personnes. Nous pouvons entendre leurs témoignages et réflexions ainsi que la manière dont cette prison tristement connue a changé leur vie. Le premier de ces personnages est un allemand dont nous avons tous entendu parler: Murat Kurnaz. Il a été emprisonné et questionné durant de nombreuses années à Guantanamo. Il a donc connu les tortures de cette prison et a été accusé d'être membre d'al quaida. Le second intervenant que je présenterais est un espagnol qui a aussi connu la torture mais dans les geôles de Franco et a aussi connu les fausses accusations: Gonzalo Boye. Il a été avocat de l'accusation lors du procès des terroristes de Madrid. Il est aussi à l'origine d'une procédure contre Bush et son administration pour crime contre l'humanité. Le troisième intervenant est aussi avocat et il a servit, en tant que soldat, à Guantanamo et se nomme Matt Diaz. Il a contribué à fermer les accès aux informations sur la prison aux journalistes et aux avocats de la défense concédés aux prisonniers torturés. Mais il a risqué sa carrière pour offrir les noms des prisonniers à une avocate des droits de l'homme. Enfin, je terminerais avec une avocate militaire: Diane Beaver. Elle est connue pour avoir rédigé un rapport sur les utilisations possibles de certaines formes d'interrogations musclées. Ce rapport semble être à la base de la politique américaine sur la torture du moins dans sa forme légalisée (bien qu'illégale).

Ce film est très émouvant à voir surtout parce que Kurnaz semble ne pas encore s'être remis de son expérience. La douleur est visible dans ses yeux sur lesquels insiste le réalisateur lors de plans impressionnant. Mais ce qui m'a le plus choqué ce ne sont pas les expériences de Kurnaz mais le discours de Beaver. Celle-ci semble être incapable de comprendre ce qui est mal dans les événements de Guantanamo. Elle se justifie fréquemment en invoquant le devoir et la défense de la patrie mais elle ne parle jamais d'humanité. Au contraire, son discours semble surtout se borner à un souci de "professionnalisme". Ainsi, en parlant des événements tristement connu d'Abu Graïb, elle s'inquiète du manque de professionnalisme des soldats impliqués. Donc Guantanamo le serait? Mais comment peut-on se justifier ainsi je n'arrive pas à le concevoir et je la considère à la fois comme une victime du gouvernement en tant que bouc émissaire et comme l'un des maillons les plus importants de la chaine de la torture puisqu'elle l'a justifiée. A mon avis elle n'est rien humainement parlant comparée à celui que je qualifierais volontiers de héros: Matt Diaz. Bien que cela lui ait couté cher il a préféré suivre sa conscience que d'accepter silencieusement les tortures. Il suit, en fait, l'idée que l'on ne peut pas justifier la guerre contre le terrorisme et en faveurs, il parait, de la démocratie et des droits de l'homme et violant allégrement ces principes. Et il a été emprisonné pour être, à mon avis, le seul à avoir accompli son devoir et son serment. Pour finir, je trouve dommage que le procès intenté par Gonzalo Boye soit annulé. Il est important de trouver qui a été impliqué dans ces tortures et quels ont été les pratiques de cette prison infamante.

Image: Site officiel

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17/06/2011

Kung Fu Panda 2

Je m'étais dit que Kung Fu Panda serait le meilleur moyen de prendre une petite heure de détente après des examens. On n'y réfléchit pas beaucoup mais on s'amuse. Du moins c'était ce que je pensais. Le premier volet nous avait montré comment Pô réussissait à apprendre le kung fu et à devenir le légendaire guerrier dragon. Il est donc devenu l'un des protecteurs de la vallée et il aide les cinq à lutter contre les bandits. Mais un danger bien plus grand s'annonce à l'horizon. Une arme capable de vaincre les plus grands maîtres du kung fu. Pô a donc une nouvelle mission. Lutter contre le Seigeur Shen, créateur de l'arme, et éviter que celle-ci soit utilisée pour conquérir la Chine et détruire le kung fu. Mais pour réussir à vaincre Pô devra apprendre qu'elle est son origine ce qui lui permettra d'atteindre l'état de sérénité. Une quête qui s'annonce difficile et douloureuse.

J'avais l'esprit ouvert et je ne cherchais pas à critiquer chaque scènes du film mais, je dois bien l'avouer, je trouve que ce second volet ne fonctionne pas. J'ai eu l'impression de revoir les gags éculés par le premier volet et, donc, ceux-ci sont tombés à plat. je n'ai donc rit que rarement et, d'ailleurs, je n'ai pas entendu beaucoup de réactions dans la salle. L'intrigue sur l'histoire des origines de Pô est intéressante mais elle permet surtout d'introduire la petite morale du film. On y donc passé du "regarde en toi tu es déjà génial" à "rien ne sert de vivre dans les souvenirs ou dans le futur il faut apprécier le moment présent". Je n'ai rien contre ces deux morales mais il faut avouer qu'elles sont très connues. On a donc un héros et un méchant qui cherchent tous les deux à guérir des blessures passées mais l'un en voulant créer un bonheur futur tandis que l'autre accepte son bonheur présent. Pour résumer ma réaction je dirais qu'en sortant de ce film j'ai résumé mes impressions en un mouais bof.

Image: site officiel

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05/06/2011

X-Men First Class

Qui ne connaît pas les X-Men? Ces mutants aux pouvoirs terrifiants et puissants qui tentent de conserver un état de paix dans le monde entre les humains et les possesseurs de pouvoirs tout en protégeant et entraînant ces dernier? Ceux-ci sont dirigé par le Professeur X qui a mis en place un institut dans lequel il recueille les mutants. Mais quelle est l'origine des X-Men, du Professeur X et de Magnéto? C'est la question à laquelle répond ce film. Le début du film nous permet d'observer la jeunesse du Professeur, de Magnéto et de Mystique. Le premier vit dans un manoir anglais et fait de brillante études en génétiques tout en draguant les étudiantes avec ses connaissances (comme quoi la génétique c'est sexy) tout en vivant avec Raven, la future Mystique. Magnéto, lui, est en proie aux expérimentations sadiques d'un nazi qu'il poursuivra de nombreuses années pour se venger. C'est cette poursuite qui permettra au Professeur et à Magnéto de se rencontrer. Ils s'allieront pour combattre cet ancien nazi qui semble souhaiter mettre en place une guerre nucléaire.

Que penser de ce film? J'ai, personnellement, plutôt aimé mais il est vrai que je suis un public quasiment acquis d'avance puisque j'apprécie depuis longtemps les X-Men. Ce qui explique que j'ai apprécié ce film alors qu'il n'est surtout qu'un film d'action, spectaculaire dans certaines scènes il est vrai. Magnéto, ou Erik, est l'un des personnages les plus appréciables de ce film puisque l'on suit sa genèse. Comment il en vient à suivre une position contraire à celle de Charles Xavier sur les mutants. On apprend, surtout, qu'il a appris à utiliser son pouvoir dans la souffrance et la colère ce qui implique certaines choses. Charles, lui, à l'air d'un adolescent pas très sérieux. Mais ce qui me déplait le plus chez lui c'est son air un peu méprisant. On y trouve aussi un certain nombre de scènes drôles. Celles-ci existent surtout lors du recrutement de leur équipe par Charles et Erik. C'est d'ailleurs lors de ce recrutement que Wolverine fait une apparition courte mais remarquée. Il est aussi intéressant d'intégrer la connaissance publique des mutants dans le cadre de la guerre froide et de la crise des missiles de Cuba. Ainsi, les mutants y sont fortement impliqué et y sont dévoilés aux yeux des dirigeants du monde.

Image: site officiel

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12:11 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : x-men | | | |  Facebook

03/06/2011

Le chat du rabin

J'avais vu la bande annonce de ce film il y a quelque semaines. Celle-ci m'avait donné envie d'aller voir cette histoire de chat parlant appartenant à un rabbin car je trouvais les dialogues et les événements très drôles et permettant sûrement de réfléchir un minimum sur la religion. Le chat ne parle pas tout de suite. Il se contente de miauler, de manger et de se faire câliner par sa maîtresse et son maître. Mais, après avoir dévoré le perroquet de la famille, il reçoit l'aptitude à la parole. Une habilité qu'il utilise immédiatement pour mentir ce qui rend le rabbin méfiant qui refuse que sa fille fréquente ce chat. Alors, ce dernier tente de faire sa barmitza pour devenir un bon juif et retrouver sa maîtresse. Mais un chat peut-il vraiment se convertir? Surtout quand celui-ci donne son avis d'une manière peu diplomatique. Dans le même temps le rabbin doit passer un examen en français pour avoir le droit de faire la prière en hébreux a des arabes ce qui fait beaucoup rire le chat. De plus, le cousin du rabbin et un peintre juif russe viennent se mêler à la petite famille. Le peintre ne réussit à parler qu'au chat et explique qu'il est à la recherche de la ville dont sont originaires tous les africains et tous les juifs. Le rabbin l'accompagnera dans cette quête avec un blanc russe et son vieil ami Le Cheikh Mohammed Sfar.

Si il y a une chose que je dois dire immédiatement c'est courez le voir! Ce film est un vrai plaisir! Non seulement nous y trouvons un nombre invraisemblable de situations et de dialogues comiques qui plairont à tous (dont un scène avec Tintin) mais il permet aussi de réfléchir au problème du racisme et des luttes entre religions. En effet, les nombreux dialogues de ce film sont un bon moyen pour poser la question du respect entre les religions mais aussi de la nature de celles-ci. En parallèle, les aventures africaines permettent de réfléchir au racisme de l'époque coloniale et à la manière dont ont été traité certains groupes ethniques ou religieux. Nous pouvons y voir de nombreux comportements qui ont réellement existé comme les essai de créer une science raciale basée sur l'étude du visage. C'est donc non seulement un très bon film qui plaira à tous, enfants comme adultes, mais aussi un très bon moyen de faire réfléchir sur la tolérance et l'amitié entre peuples et religions. Ce film m'a aussi donné envie de lire les BD dont il a été adapté qui sont sûrement encore meilleure et dont l'auteur s'est directement impliqué dans la production du film.

Image: site officiel de la BD

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11:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le chat du rabin | | | |  Facebook

27/05/2011

Pirate of the Caribbean: On Stranger Tides

Il y a très longtemps que l'on sait que ce quatrième volet allait voir le jours. Ce qui n'a pas manqué de créer quelques réactions sceptiques alors que deux acteurs principaux quittaient la franchise. Bon, on peut aussi rester optimiste quand on sait que Johnny Depp restait pour interpréter le rôle du capitaine jack Sparrow. Ce dernier se retrouve, encore une fois, sans bateau ni équipage. De plus il devrait être pendu pour piraterie à Londres. Bien entendu, il réussit à s'échapper ce qui donne lieu à quelques cascades tout a fait signe de ce cher Sparrow! Dans le même temps, Jack apprend qu'un imposteur essaie de recruter un équipage en se faisant passer pour lui. Bien sur, notre capitaine va enquêter et se retrouver embarqué dans une quête à la recherche de la Fontaine de Jouvence dans l'équipage du pirate le plus craint de tous: Barbe Noir. Mais ils ne seront pas seuls. Le roi d'Espagne et le roi d'Angleterre, à l'aide de Barbosa, comptent aussi atteindre la fameuse fontaine.

Heureusement que Jack est là! Il est vrai que les trois premier films reposaient exclusivement sur ce personnage et que, sans lui, cette quatrième partie aurait sûrement été un échec. Je ne veux pas dire que les autres personnages ne sont pas intéressant. Barbe Noir est inquiétant, sa fille est un bon mixe entre un pirate et une nonne. A coté de ces deux là nous avons l'ecclésiastique pur et généreux qui, bien entendu, essaie de raisonner Barbe Noir. Bref, des personnages intéressants mais assez peu développés à mon avis. Mis à part cela, les aventures, pour une fois, se déroulent mois sur la mer que dans la jungle. Ce qui n'empêche pas de continuer à utiliser les vieilles ficelles: des combats à l'épée entrecoupé de trahisons et de surprises. D'ailleurs, les cascades, autant physiques et discursives, de Jack fonctionnent tout aussi bien.

Image: allocine

Site officiel

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21/05/2011

The Eagle (l'aigle de la neuvième légion)

J'étais partis pour aller voir le nouveau pirate des caraïbes mais, finalement, j'ai assisté à une séance de The Eagle. Ce film m'intéressait de loin comme un moyen de passer une bonne soirée mais je ne pensais pas y trouver plus. L'histoire prend place en Bretagne alors qu'un nouveau commandant prend ses fonctions dans un fort de province. Mais ce commandant n'est pas n'importe qui. C'est Marcus Aquila (dont je ne me rappelle plus le troisième nom) fils de l'homme qui a perdu la neuvième légion et l'aigle de cette dernière. Un événement qui aurait mené l'empereur Hadrien à souhaiter la construction du fameux mur qui porte son nom. Marcus ne passe pas une journée dans ce fort qu'il sauve déjà ses hommes en les préparant face à une attaque qu'il pensait probable. Ceci lui permet de récolter les honneurs pour lui et sa légion mais aussi d'être demis de ses fonctions à cause de ses blessures. Alors qu'il se remet peu à peu de ses blessures il fait la connaissance d'un esclave avec lequel il décide de partir au nord du mur d'Hadrien pour trouver les traces de son père et de l'Aigle ce qui lui permettra, enfin, de retrouver l'honneur de sa famille.

Si il y a une chose de positive à dire sur ce film, et en paraphrasant une amie, c'est que les acteurs marchent bien. Les premier plans sont principalement des scènes lors desquels on découvre les soldats romains qui marchent plus ou moins rapidement tout en combattant de temps en temps. Pour parler de ceux-ci, ils sont, à mon avis, bien fait. Non seulement on retrouve l'équipement romain qui semble réaliste (je ne suis pas qualifié pour en juger) mais aussi les différentes tactiques comme la très célèbre tortue. Mis à part cela on retrouve aussi de superbes paysages qui ne peuvent que donner envie de voyager dans les highlands à la suite des deux héros. Les habitants de ce pays sont aussi très réussis.

Cependant, mis à part la qualité de passer le temps d'une manière sympathique, j'ai surtout trouvé ce film risible. Mais qu'est ce qui est si drôle? Outre certains comportements un peu étrange des deux héros qui sont, parfois, un peu bête j'ai surtout beaucoup rit envers un message important de ce film. Car, oui, il y a un message. Et celui-ci c'est que le combat, l'armée, sont des lieux d'honneurs dans lesquels on peut voir qui est un homme et qui ne l'est pas. Ainsi, non seulement on s'y moque des politiciens mais on ajoute de vieux légionnaires qui tentent de retrouver leur honneur en mourant au combat par honte de leur ancienne fuite. On trouve deux héros liés par un serment mais aussi, et surtout, par le destin de leurs pères respectifs et qui cherchent tout deux une forme de liberté dans l'honneur. Bref, l'honneur c'est bien. On pourrait presque y greffer une message en faveur de la conscription volontaire suivi d'une ode à la beauté du combat et de la mort sous l’étendard de son pays.

Image: site officiel

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20/05/2011

La conquête

Rien que la bande annonce annonçait des répliques cultes. De plus, comment résister, en tant qu'étudiant en science politique, à l'idée d'un film sur la montée au pouvoir de l'un des présidents les plus puissants dans le monde médiatique (même si il ne possède pas ces médias comme c'est le cas pour Berlusconi). Dès que le rideau s'ouvre le film est annoncé. Ce n'est pas la trajectoire d'un homme politique standard qui sera montrée mais celle d'un homme qui utilise et contrôle les médias pour réussir. Le générique nous offre, donc, les noms des acteurs incarnant les différents personnages politiques sous le crépitement des flash des appareil photographiques. Celui-ci se termine sur un Nicolas Sarkozy assis, seul, dans son salon en robe de chambre et essayant de joindre sa femme, Cécila, le jours de son élection à 53%. Nous aurons donc droit aux mémoires de Sarkozy lors de SA journée, des mémoires sur les luttes qu'il a menée pour en arriver à ce point et des confrontations qu'il a eu avec les membres de son propre camps, mais tout de même ennemis, que sont Chirac et Villepin.

J'ai beaucoup aimé ce film. L'un des premier points positifs que je noterais c'est qu'il n'a pas de prise de position. On observe comment deux camps opposés d'un même partis luttent l'un contre l'autre pour le pouvoir. Sous réformes se cachent les coups bas et les fausses déclarations d'amitiés comme en est témoin cette phrase de Chirac dans le film "Oui il est là. Tout va bien. Il m'a déclaré sa loyauté je ne l'ai pas cru, je lui ai souhaité bonne chance pour l'UMP et il ne m'a pas cru". Oui, un autre point que j'ai apprécié dans ce film ce sont ces petites phrases assassines. Il ne faut pas oublier que la politique est avant tout une affaire de mots. Ces mots ne sont pas anodins ils annoncent des coups, des positions tout autant que le mépris ou la loyauté. En politique, les mots sont des glaives qu'il s'agit de manier pour contrer son adversaire dans une forme d'escrime. Et ce film est constellé de ces petites phrases que l'on a pu entendre dans le cadre de l'actualité politique française.

Ce que ce film offre est, donc, un spectacle de la politique. Il nous montre que le but des politiciens n'est pas le bien commun, bien qu'ils puissent être persuadé de le défendre, mais la recherche ou l'entretient du pouvoir. Ainsi, nous observons les deux camps tout faire pour que l'autre perde son pouvoir. L'élection est dans cinq ans, et pourtant, Sarkozy commence sa compagne dès son entrée comme ministre en sachant bien qu'un candidat ne se construit pas en une nuit. Ces batailles politiques plus ou moins polies et policées sont mises à mal par un Sarkozy qui ne suit pas les règles du jeu en annonçant de façon tonitruante ses opinions et volonté. Ce qui ne peut que le rendre peu populaire pour les chiraquiens. Alors, on ne sait pas vraiment si les évènements sont réels et on ne le saura sûrement jamais. Mais je pense que ce film montre très bien comment un politicien prend le pouvoir et réussit à le gagner avant même les élections officiels. Pour conclusion je dirais que ce film illustre bien une caractéristique fondamentale du jeu politique. Celui-ci est un sport de gentlemen mais joué par des brutes.

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Image: Allocine

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10:09 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la conqête, nicolas sarkozy | | | |  Facebook

29/04/2011

Thor

Je suis fasciné par la civilisation nordique et sa mythologie depuis que j'ai lu un livre écrit par Régis Boyer sur les Vikings. Je n'ai pas encore lu beaucoup de livres sur le sujet mais je trouve que cette histoire est l'une des plus intéressantes. Je ne suis pas le seul dans ce cas puisque Marvel avait mis en place les aventures de Thor sur notre monde plus ou moins actuel. Cette nouvelle adaptation de comics est donc basée sur un Thor américanisé. Nous arrivons, donc, immédiatement aux USA dans un désert du nouveau Mexique. Une jeune astrophysicienne y fait des mesures pour tenter de comprendre un lien entre ses observations et des phénomènes atmosphériques. Et c'est en observant qu'elle se trouve face au pont arc-en-ciel qui est basiquement un trou de ver. Et à ses pieds se trouve Thor. Ce dernier a été banni d'Asgard par son père, Odin, pour avoir risqué une guerre. Il se retrouve sans pouvoirs et sans Mjolnir sur notre terre du XXIème siècle. Et pour retrouver sa place il devra montrer qu'il est digne d'être roi.

Je me demandais, en allant au cinéma, si j'avais tort d'aller voir ce film. J'avais peur de me retrouver face à une adaptation ratée. Je me demandais si ce film ne risquerait pas d'être plus mauvais que la plupart des adaptations peuvent l'être. Bon, la première chose que je me suis dites en voyant Thor, ses amis et Asgard c'est à quel point tout ceci est kitsch et clinquant. Ce n'est, personne ment, pas un style que j'apprécie. Mais j'ai apprécié l'arrivée de Thor sur la Terre surtout parce que c'est l'occasion de rire un peu aux dépends d'un dieu. Ce dernier se retrouve privé de ses pouvoirs mais continue à se croire invincible ce qui le conduit à se faire souvent battre. J'ai trouvé la morale de l'histoire très attendue et les combats assez peu prenant. Bref, à mon avis c'est un film passable à voir pour se détendre que l'on oubliera rapidement.

Image: Site officiel

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10:03 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thor, marvel | | | |  Facebook

26/04/2011

Tomboy

Récemment j'ai été voir Tomboy. Ce film m'intriguait et j'étais convaincu de passer un bon moment au cinéma. Il dépeint les aventures d'un enfant de dix ans: Michael. Il vient d'arriver dans le quartier après un déménagement et commence tout de suite par se faire des amis dans une petite bande d'enfants qui jouent en-dessous de chez lui. Il se fait rapidement accepter tout en s'occupant de sa petite sœur pendant que sa mère se repose puisqu'elle est enceinte. C'est aussi, pour ce jeune garçon, le premier amour de jeunesse avec une voisine un peu plus grande que lui. Il s'amuse toujours plus et semble être heureux de se retrouver dans cette petite bande sympathique. Mais Michael a un secret. Michael est, en fait, Laure.

Un film que j'ai bien aimé. Tout d'abord parce qu'il est drôle. Les quiproquos et les tentatives pour Laure de passer pour un garçon permettent de rire de temps en temps avec les jeux des enfants. Ce film permet aussi de retrouver ses souvenirs d'enfances ou de parents. Par exemple quand Laure conduit la voiture avec son père ou encore les batailles d'eau (comme quoi les choses ne changent pas vraiment). Ce film est aussi un film de premier amour et le couple Laure/Michael Lisa est très attachant. Les enfants, je trouve, jouent très bien leurs personnages et j'ai eu l'impression de me retrouver en face d'une vraie famille que l'on a filmée en cachette dans un vrai immeuble avec de vrais voisins.

Mais la question la plus importante de ce film c'est de savoir ce qu'est l'identité. Pourquoi est-on une femme ou un homme? Qu'est ce qui nous crée? Les yeux des autres ou les sois-même? Dans ce film, les autres semblent avoir une grande importance. Dès que Laure ment sur son sexe ce mensonge est validé par ses amis qui l'acceptent comme garçon et agissent comme si il était un garçon. L'une des dernière scènes et, d'ailleurs, révélatrice d'un besoin de prouver et imposer l'identité (et aussi d'une certaine violence pour imposer celle-ci). Mais je n'ai pas l'impression que ce film offre les réponses. On pourrait dire, bien sur, que les dernières scènes implique que l'on ne peut pas choisir qui l'on est. Mais on pourrait aussi penser que, finalement, Laure réussit son mensonge. C'est, en tout cas, un bon film à la fois drôle, attendrissant et intéressant.

Image: Allocine

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09:49 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tomboy | | | |  Facebook

22/04/2011

Source Code

tout comme le héros on ne sait absolument pas ce qu'il se passe au début du film. Colter Stevens, militaire américain en Afghanistan, se réveille dans un train de la banlieue de Chicago en face d'une femme qui semble le connaître. Mais lui ne se souvient pas du tout de cette femme et ne sait pas ce qu'il fait dans ce train alors que son dernier souvenirs concerne sa mission de combat. Il a à peine le temps d'essayer de mettre tout ça en ordre et de voir que son corps a changé avant que le train n'explose. Il se réveille à nouveau dans un étrange caisson. Une officier de l'armée américain lui apprend qu'il est dans la Source Code. Un programme capable de lire les huit dernières minutes de la vie d'un être humain et de calculer les possibilités de réalités alternatives. Sa mission est de trouver qui a posé la bombe dans le train pour pouvoir l'arrêter avant qu'il ne fasse exploser une bombe sale au centre de Chicago. Le temps presse mais ces réalités alternatives sont-elles le passé? Des réalités ou des simulations temporaires? Colter peut-il agir sur le futur?

Le concept m'avait intrigué mais je ne savais pas si la réalisation serait à la hauteur. Personnellement, je pense que ce film est réussi. Les retours aux même scènes auraient pu être lassantes mais les actions de Colter sont différentes à chaque nouvel envoi dans la Source Code. Ce qui permet d'observer les possibilités alternatives. Il est tout de même dommage que certaines scènes obéissent au standard américain concernant les militaires ("Ce fut un honneur" oui on a compris...). Mais ce qui m'a vraiment fasciné c'est l'existence ou non de la Source Code. Est-ce que ce programme n'est qu'une simulation calculée par ordinateur ou ouvre-t-il la porte d'un univers alternatif? J'avoue m'être posé la question pendant un petit moment tout en penchant pour la solution alternative.

Mais ce qui est intéressant dans ce film n'est pas vraiment ce que l'on regarde mais l'idéologie qu'il communique. Par exemple, j'ai observé que la hiérarchie militaire et scientifique semblait aveugle aux problèmes de Colter. Comme si la hiérarchie ne pouvait qu'être inhumaine et considérer que la fin justifie les moyens même si cela implique d'utiliser ses soldats d'une manière peu appropriée. On peut observer cette attitude via le chef scientifique qui ne considère Colter que comme un bout de viande qui devrait être fière d'être utilisé ainsi! Mais le nom même du lieux ou le projet est caché est révélateur: Château assiégé. Ce film a pour but de nous montrer une armée américaine forte, technologiquement avancée mais, surtout, sur le point de toujours échouer. Un château assiégé donne l'impression que les États-Unis sont une île de civilisation au sein d'un océan chaotique potentiellement rempli d'ennemis. On pourrait même penser que le château, le gardien, c'est l'armée puisque même les citoyens américains sont potentiellement dangereux. Il est donc nécessaire de construire une technologie forte qui permette de contrôler et de surveiller n'importe quel citoyen. Bref, ce film offre plus que l'on ne peut le croire à première vue.

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10:01 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : source code | | | |  Facebook

17/04/2011

Rio

Parce que de temps en temps il faut juste se détendre et rire un bon coup j'ai été voir Rio. Un film plein de couleur sur un jeune oiseau bleu un peu perdu. Ce jeune oiseau nommé, bien entendu, Blu a été capturé dans la Jungle de Rio alors qu'il venait de sortir de son œuf. Il se retrouve dans un coin beaucoup moins sympathique: le Minnesota! Entre la jungle colorée de Rio et la blancheur grise du nord c'est du changement! Une jeune fille se prend d'affection pour ce petit oisillon et décide de le garder. Durant des années elle s'en occupera et ils vivront ensemble dans une petite librairie. Mais ils apprennent bientôt que Blu est le dernier mâle de son espèce et que, pour la sauver, il faut l'amener à Rio pour qu'il puisse s’accoupler à une femelle récemment capturée. Mais certaines personnes ne l'entendent pas de cette oreille et volent les deux oiseaux pour les revendre à prix d'or. Blu et sa compagne devront donc s'entraider pour pouvoir s'échapper ce qui permettra à Blu de voir, enfin, de quel pays il est originaire.

Je peux déjà commencer par dire que ce film fonctionne très bien avec les enfants. C'est très simple, la salle a commencé à rire dès les premières minutes du film! Il faut aussi avouer qu'il est très facile de se faire prendre par ce film. On peut y rire des nombreuses blagues sur les brésiliens ou entre les différents personnages (comme les petits singes) mais, en plus, on est poussé par le rythme musical de la bande original. On pourrait presque dire que ce film est une ode à la fête et à l'aventure. En effet, les deux personnages principaux, Blu et sa maitresse, découvrent chacun des amis, des aventures et, surtout, l'amour alors qu'ils vivaient, auparavant, seuls sans sortir. De ce coté là le film fonctionne parfaitement. J'ai tout de même trouvé un peu dommage, même si ça fait partie de l'humour, tous les clichés qui sont utilisés sur les brésiliens. Par exemple ils sont tous fans de foot et ils font toujours la fête. Mais est-ce vraiment le but d'un film de ce type que de réfléchir sur les clichés? L'important est surtout d'avoir pu s'amuser et je trouve que c'est réussis.

Image: allociné

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12:05 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rio | | | |  Facebook

10/04/2011

Sucker Punch

J'étais intrigué par ce film. J'avais vu 300 que je n'avais pas du tout aimé mais j'avais laissé passer watchmen du même réalisateur. J'étais donc un peu curieux bien que très réticent quand je suis allé voir ce film. Mais bon, il faut garder l'esprit ouvert et il y a toujours une possibilité (infime voir presque inexistante je l'admet) que ce film ait été une œuvre de génie. Bon, l'intrigue concerne une jeune femme du pseudonyme de Babydoll. Elle vient de perdre sa mère et semble avoir perdu sa sœur. De plus, son beau père fait tout pour se débarrasser d'elle et donc l'envoie dans un asile psychiatrique ou il tente de la faire lobotomiser. Babydoll ne s'avoue pas vaincue et cherche les objets qui lui permettront de s'enfuir avec l'aide de nouvelles amies. Elle lutte donc pour vaincre son beau père et l'un des surveillants de l'asile avant de perdre son identité.

Je suis obligé de l'avouer. Il a fallu que je relise les résumé du film pour pouvoir écrire ce paragraphe. Personnellement, je n'ai pas eu l'impression que ce film suivait une intrigue et je pense que, probablement, il n'y avait pas de script. Ou alors celui-ci s'est perdu quelque part et il a fallu improviser sans. Bon je ne vais pas mentir. La bande son est plutôt belle (probablement la meilleure partie du film) et l'image l'est tout autant (la seconde meilleure partie du film ce qui en dit beaucoup). Mais tout s'arrête là puisque le réalisateur semble d'être perdu dans un univers onirique qui pourrait cacher l'utilisation de substances hallucinogènes (en tout cas je ne serais pas capable de faire ce film sans). Bref, je n'ai rien compris. Non seulement le film se déroule dans trois mondes différents. Mais en plus ces mondes ont très peu de liens entre eux. J'ai surtout eu l'impression de me retrouver dans des cinématiques de jeux vidéos de combats basiques mais sans véritable imagination. Pour terminer, vous pouvez aller voir ce film pour la musique ou les images mais ne vous attendez surtout pas à en ressortir avec une histoire. A mon avis, ce film ne vaut pas l'argent qu'il faut mettre pour entrer dans la salle.

Image: Site officiel

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11:52 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sucker punch | | | |  Facebook

08/04/2011

Sans identité (unknown)

J'ai hésité avant d'aller voir ce film. L'intrigue avait l'air très intéressante mais les critiques de spectateurs que j'avais lue n'étaient pas vraiment en sa faveur. Mais bon, puisque l'on n'est jamais aussi bien servi que par sois-même autant me faire ma propre idée n'est-ce pas? Nous suivons, dans ce film, le professeur Harris et sa femme. Deux américains en voyage à Berlin pour participer à une conférence scientifique qui inclut les plus grands scientifiques en bio-technologies de l'époque sous l'égide d'un prince arabe. La rumeur dit que cette conférence connaîtra une annonce fracassante pour l'avenir de la bio-technologie. Mais le professeur a oublié l'une de ses valises à l'aéroport et alors qu'il prend un taxi pour la chercher il est victime d'un grave accident. Il se réveille de son coma quatre jours plus tard et cherche immédiatement sa femme. Il retrouve celle-ci en présence d'un autre homme qui affirme être le vrai professeur Harris. Tandis que notre héros se pose des questions sur son identité il est victime d'une tentative de meurtre. Alors qui veut le tuer et pourquoi prendre sa place et pourquoi sa femme agit-elle comme si il était un inconnu? Si, bien entendu, il est bien le professeur Harris.

Je dois bien l'avouer: je me suis fait avoir. Le début du film crée une intrigue que j'ai trouvé très prenante. Ce n'est pas forcément quel est de qualité mais elle pose une question importante et intéressante. Qu'est ce que l'identité? En effet, le héros tente difficilement de prouver qui il est. Mais il se demande aussi si il est vraiment qui il croit être. Cette recherche ne peut que conduire n'importe quel individu aux portes de la folie. La question est donc comment savoir qui l'on est lorsque personne ne confirme son identité? J'avoue donc m'être laissé prendre par cette intrigue mêlant la folie à la conspiration. Il est dommage que celle-ci tente facilement après que la vérité soit dévoilée. Ce qui laisse la place à une fin de film très conventionnelle à laquelle je ne crois pas. Mais peut être suis-je trop pessimiste envers la nature humaine?

Mais je me suis aussi intéressé à un point central, bien que traité d'une manière secondaire, du film. Ce point concerne le droit des brevets sur les plantes. En effet, on sait que certaines entreprises affirment avoir un droit (très contestable) sur le vivant. Ce qui implique qu'elles puissent contrôler les semences et obliger les cultivateurs à utiliser tel ou tel produit. A mon avis, c'est un danger bien plus important que l'aspect médical des OGM et qui manque singulièrement de communication. Ce film nous offre un scientifique et un mécène qui font le contraire. Au lieux de breveter des recherches et des semences ils décident d'ouvrir les résultats à tous. Étant un adepte du libre je ne puis qu'apprécier un tel message. En effet, la communication libre de résultats scientifiques n'est pas que favorable à la science. Elle est aussi très importante pour la société.

Image: Site officiel

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11:32 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sans identité, unknown | | | |  Facebook

03/04/2011

l'Agence (the adjustment bureau)

Il y a pas mal de temps que je n'avais pas été au cinéma il fallait bien que je répare cette erreur. Pour cela je suis allé voir le nouveau film de Matt Damon (un acteur que l'on voit de plus en plus souvent dans des rôles titres) nommé l'Agence. Il faut savoir que ce film a été écrit selon une des nombreuses nouvelles écrites par Philip K. Dick. Un auteur dont il faudra que je me plonge dans l’abondante œuvre un de ces jours. C'est aussi l'un des auteurs qui a connu le plus grand nombre d'adaptation de ses œuvres au cinéma (bien que parfois l'adaptation soit très libre).

Matt Damon est donc, dans ce film, un brillant et jeune politicien, David Norris, en route vers la gloire et le prestige car il gagne de nombreuses élections avec un style très particulier. Bon, même si c'est un gagnant il a tout de même perdu sa dernière élection à cause de frasques de jeunesse. Alors qu'il préparait son discours dans les toilettes de l’hôtel il rencontre une jeune femme qui s'y cache. Le coup de foudre est immédiat et les deux personnages sont convaincus qu'ils doivent passer leur vie ensemble. Mais, la jeune femme disparaît dans les escaliers de l'immeuble alors que David Norris fait son discours. Il ne devait jamais la revoir. Mais, un matin, un heureux hasard le fait la rencontrer dans le bus alors qu'il part au bureau. Ce même hasard le fait arriver dix minutes en avance à son travail ce qui lui permet de voir en action les membres de l'Agence. Il apprend, donc, quels sont les buts et moyens de cet Agence et que, surtout, il ne peut ni ne doit lutter contre elle. Pour Norris il faudra donc choisir: se battre pour l'amour ou accepter le plan?

Je pense que même un novice comme moi en ce qui concerne Philip K. Dick peut se rendre compte que ce film contient clairement certains des thèmes de cet auteur. Ce n'est pas seulement une histoire d'amour romantique entre deux personnes faites l'une pour l'autre. C'est un film sur le libre arbitre. Est-ce que nous possédons celui-ci ou est-ce que nous avons l'impression de l'avoir alors que nous ne faisons que suivre un plan prédéfinis (que ce soit par nous même ou par d'autres). C'est aussi un film sur l'humanité. Quel est le plus important dans l'être humain? La raison telle quelle est défendue par les membres de l'Agence. Une raison froide mais qui permet d'améliorer le futur? Ou alors est-ce que l'être humain est aussi fait d'émotions qui, bien que destructrices par nature, permettent de donner un vrai sens à la vie? Mais on peut apprécier ce film sans se poser ces questions. C'est aussi un bon film d'amour avec de nombreuses scènes drôles et belles. Que ce soit le soir du discours de défaite ou alors dans une rue tandis que Norris court après la femme de ses rêves. Personnellement, j'ai apprécié ce film.

Image: site officiel

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10:34 Écrit par Hassan dans contemporain, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agence, philip k dick | | | |  Facebook

13/03/2011

Made in Dagenham (We want sex)

Made in Dagenhame (encore un film dont le titre anglais est traduit en anglais dans la zone francophone...) nous lance dans la grève des femmes couturière d'une usine Ford à Dagenham près (ou dans) Londres. Le film commence sans vrai prologue puisque nous observons l'arrivée des femmes à l'usine, leur travail puis, presque immédiatement, leur vote en faveurs d'une grève d'une journée. Ces femmes doivent coudre les différentes parties des sièges de voiture, sans patrons, et travaillent dans des conditions extrêmement mauvaises. Non seulement la salle est étouffante mais, en plus, le toit fuit lorsqu'il pleut. Malgré tout elles réussissent leur travail. Mais les patrons de Ford ont décidé que ce travail n'était pas qualifié et qu'elles devaient recevoir moins d'argent. Mais la leader du groupe, Rita, se rend compte que cette grève n'est pas qu'une question de qualification. C'est un problème bien plus large: les femmes ont-elles le droit à une même rémunération que les hommes pour le même travail? Alors qu'elles n'étaient partie que pour quelque jours de grèves ces femmes réussiront à faire vaciller Ford tout entier et à fédérer les syndicats anglais derrière elles. Car, comme le dit Rita, c'est une question de justice.

Je retiens plusieurs scènes de ce film que j'ai beaucoup aimé et qui m'a beaucoup fait rire. La première est celle qui voit Rita entrer chez son patron, sur invitation de sa femme, pour lui demander de l'aide. La tête du patron me restera longtemps en mémoire. Cet air surpris et halluciné quand il voit l'une de ses employées gréviste entrer chez lui et amie avec sa femme. La seconde concerne la ministre de l'économie de l'époque quand elle crie sur ses employés qui lui déconseillent de donner de la "légitimité" à cette grève féminine. Bref, voila un bon film qui nous permet de connaître un peu mieux une grève historique tout en nous offrant plusieurs scènes particulièrement drôles.

Mais ce film n'est pas seulement une comédie anglaise sur fond de lutte social. Il nous permet d'observer quels sont les problèmes que pouvaient vivre les femmes à cette époque. La phrase du patron de l'usine ford est symptomatique, bien que particulière, "j'ai été reçue première de l'une des plus grande université du monde et mon maris me traite comme une idiote". Bien entendu, puisque la place d'une femme n'est ni dans la réflexion ni dans le travail mais à la maison avec les gosses (sic). On peut observer, sous-jacent à ce film, les freins au militantisme des femmes. En effet, les femmes, contrairement aux hommes, doivent militer mais aussi, et surtout, s'occuper de la famille. Attention, je ne dis pas que les hommes n'aident pas (il y a  eu des progrès tout de même et le film montre un grand soutient, bien qu'un peu maladroit, du maris de Rita). Mais les femmes doivent souvent à la fois travailler, militer et s'occuper des obligations familiales en même temps. Ce que l'on nomme la double journée et qui est, logiquement, peu compatible avec le militantisme. Mais ces freins ne sont pas seulement dû à la famille puisque, parfois, les réunions syndicales ne sont pas forcément adaptées à la vie familiale. C'est, donc, à mon avis un film très intéressant et qui mérite d'être regardé et qui nous montre une lutte qui mérite d'être menée.

Image: site officiel

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06/03/2011

Rango

Rango est un film qui nous narre la légende d'un simple lézard devenu un héros. Une légende dont le protagoniste marche, inéluctablement, vers sa mort prématurée. Rango est, donc, un caméléon qui vit sans souci dans un terrarium en s'essayant à différents rôles. En effet, Rango se considère comme un acteur accompli et pense que si il n'est personne il peut, au moins, être n'importe qui! Mais sa petite vie part brusquement sur un nouveau chemin lorsqu'il survit à un accident de voiture et se retrouve au plein milieu d'un désert inhospitalier. C'est ainsi qu'il part en quête de la ville de Poussière dans laquelle il est possible qu'il trouve de l'eau. L’accueil est glacial (au milieu d'un désert étouffant c'est assez rafraîchissant) mais Rango réussit à se faire accepter en prenant le rôle d'un justicier sans peur capable de tuer sept desperados à l'aide d'une seule balle. Ayant été accepté il se verra confier la mission de shérif et sa première sera de trouver qui vole l'eau de Poussière et pourquoi...

Plusieurs membres de l'équipe de Pirate des Caraïbes se sont réunis pour ce film et le plus connu est Johny Depp (le même qui a joué dans le plus que décevant The Tourist). Dans ces conditions on s'attend à pas mal de blagues et de situations abracadabrantesques sans oublier un nombre conséquent de références diverses et variées. Dans le cadre de ce film les références sont faciles à observer puisqu'on se trouve dans un western. Malheureusement, je ne connais pas vraiment ce type de films qui ne m'ont jamais vraiment attirés. Mais on retrouve la ville poussiéreuse, les bandits pilleurs de banques, les shérifs à la vie plus éphémères que celle des insectes du même nom et les légendes du FarWest mais aussi l'indien aux paroles mystérieuses mais sages. Mais on retrouve surtout la lutte de citoyens se définissant comme libres et tentant de se faire une nouvelle vie face à des entrepreneurs rapaces qui ne reculent devant rien pour amasser des richesses. Enfin, la musique est très entraînante. Personnellement, je pense que ce film a parfaitement réussi sa mission de faire rire les gens.

Image: Site Officiel

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11:26 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rango | | | |  Facebook

05/03/2011

Même la pluie

Il n'y a pas eu beaucoup de films, cet hiver, qui m'ont paru mémorable. J'ai déjà parlé de The King's speech qui, à mon avis, mérite amplement ses oscars. Aujourd'hui je vais vous parler d'un film franco-mexicain-espagnol nommé Même la Pluie. L'intrigue de ce film nous emmène en Bolivie sur les traces d'un réalisateur espagnol qui souhaite réaliser une histoire de l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques. Ce film lui permettrait de montrer comment l'homme blanc a pris le pouvoir sur les populations autochtones en lui volant ses terres et ses ressources à l'aide d'une brutalité impressionnante. Mais aussi de montrer ceux qui se sont élevés contre ces traitements inhumains. Mais le contexte politique bolivien est lourd de tensions. En effet, le gouvernement souhaite privatiser l'accès aux ressources naturelles hydrauliques en interdisant même la récolte de pluie (d'où le titre du film...). Le réalisateur se rend rapidement compte que ses acteurs sont très impliqués dans cette lutte. Il doit donc choisi entre son film et les droits des populations locales à vivre.

Je suis très emprunté à l'idée de parler de ce film. Il est tellement bon et impressionnant que j'ai peur de ne pas en parler comme il le mérite. Je peux, en tout cas, affirmer que c'est probablement l'un des deux meilleurs films de ce début d'année. La réalisation et les acteurs sont tout simplement magnifiques dans leurs rôles respectifs et l'intrigue n'a rien à rougir de la comparaison. J'ai énormément apprécié les liens qui sont faits entre le film et les événements politiques. On observe le leader des "indiens" se soulever en même temps que son interprète se soulève contre la privatisation de l'eau. Alors que les personnages historiques espagnols répriment ou soutiennent les indiens on observe que les policiers et les espagnols se retrouvent dans la même situation. Les deux événements sont, donc, superbement mis en parallèle.

Le message principal que j'ai ressorti du film concerne une lutte pour l'eau et, donc, pour la survie puisque, comme le dit le héros, l'eau c'est la vie. La question est donc de savoir si une entreprise privée quelconque à le droit légitime (le droit peut être légal mais ne pas être légitime) de contrôler des ressources nécessaire à la survie de populations locales. Le film permet de mettre en place une intense contestation de la volonté de certains de contrôler les ressources en eau sans égards pour les êtres humains qui ont en besoin. Au travers du vol légal de cet eau c'est aussi la main mise - que je suis tenté de qualifier de néocolonialiste - de sociétés occidentales sur les ressources de pays dit émergent qui est dénoncées. Une main mise encouragée par des organismes internationaux dont l'idéologie et la structure conduit à avantager une partie de la population mondiale face au reste du monde. C'est aussi un film qui montre la difficulté de critiquer une main mise qui nous est avantageuse mais dont on peut contester la moralité. C'est, donc, un film de combat.

Image: Allocine

 

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18:30 Écrit par Hassan dans Film, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : même la pluie, guerre de l'eau | | | |  Facebook

11/02/2011

Tron Legacy

Tron, ce nom signale l'un des grands classiques du cinéma du XXe siècle. Un film qui utilisa la technologie de pointe de l'époque pour permettre à tout le monde d'entrer dans un monde virtuel. Un film qui garde une certaine consistance puisqu'il est entré dans de nombreuses créations depuis. En effet, tout le monde (ou presque) connaît les fameuses motos suivies d'un mur de lumière. Il est donc sûrement difficile de créer une suite quand le premier film, même si il n'est pas visionné, est connu au moins de nom. En tout cas, les studios Disney ont fait en sorte de créer une réussite puisqu'ils se sont adjoints Spielberg et les Daft Punks. Autrement dit, c'est une énorme machine à faire des entrées qui menaçaient de déferler sur nos cinémas.

L'histoire prend place alors que le programmateur génial Kevin Flynn est directeur de l'entreprise ENCOM. Ses vues dirigent l'entreprise même si elles ne sont pas partagées par tous. Mais Kevin Flynn disparaît un soir sur le chemin de son bureau laissant son fils, Sam, seul avec ses grands-parents. Sam grandit, donc, seul en étant potentiellement le véritable dirigeant d'ENCOM dont il surveille la politique de loin et qu'il titille de temps en temps  au grand désespoir du conseil d'administration. Mais, un soir, il apprend qu'un message de son père est apparu sur un biper. Curieux il se rend à l'ancien bureau de son père dans lequel il découvre un ancien ordinateur. Sans s'en rendre compte il est envoyé dans la grille et se fait capturer par des programmes gardes qui l’emmènent dans les jeux. Il devra apprendre à survivre dans un monde qui a échappé à son créateur et qui ne connaît que le contrôle et la violence.

Il est difficile pour moi de faire une critique de ce film. En effet, il allie les ingrédients d'un film visuel avec une bande sonore époustouflante mais sans réelle histoire avec des questions qui pourraient être discutées mais qui ne semblent pas être volontaires ni, probablement, assumé. En ce qui concerne le visuel, il est magnifique. Les scènes de courses et de combats donnent place à de magnifiques chorégraphies. Le son qui accompagne est tout aussi bon. Mais quand on prend les Daft Punks on ne s'attend pas à moins. On peut, donc, suivre l'histoire sans vraiment réfléchir à ce que nous regardons et apprécier le spectacle. J'ai aussi été frappé par l'aspect divin de Kevin Flynn qui transparaît par son habit blanc et ses capacités de contrôle sur le monde numérique qui l’entoure.

Mais j'y ai vu plus qu'un simple film spectacle bien que je ne présumerais pas que ce plus soit réellement présent dans le film. Je peux, en effet, y avoir vu des messages qui ne sont ni volontaires ni assumés. Il me semble que Tron Legacy connaît de nombreux messages en faveur de la philosophie du libre. On y voit le personnage principal, Sam, donner gratuitement un logiciel coûteux mais avoué comme n'étant qu'une boite de l'ancien logiciel sur laquelle on a changé le nom. On pourrait penser que le combat interne à l'histoire est une lutte envers les utilisateurs et les programmes. Dans le sens ou un choix doit se faire: les utilisateurs devront-ils être contrôlés par les programmes ou l'inverse? Cependant, la philosophie du libre est réduite à portion congrue puisqu'elle est limitée, selon les dire d'un personnage, à distribuer gratuitement des logiciels. Je trouve, tout de même, ironique que Disney produise un tel message alors que cette compagnie fait tout pour contrôler l'utilisation de ses produits par les consommateurs.

Un second message pourrait se cacher dans l'aspect totalitaire du monde numérique. Celui-ci est contrôlé par un seul homme qui cherche la perfection. Dans cet idéal les moindre faits et gestes sont contrôlés et soumis à autorisation et les refus sont sévèrement punis. Pourrait-on y voir une allégorie de la société de surveillance qui se dessine de plus en plus actuellement? Le contrôle des citoyens risque fort de ressembler à cet idéal de perfection que nous observons, confortablement assis dans notre fauteuil, sur la grille.

En résumé, Tron Legagy est un magnifique film si on se concentre sur le visuel et la bande sonore (du moins pour ceux qui apprécient la musique de Daft Punk). Mais il se limite à un film à grand spectacle. Cependant, il est possible, bien que contestable, que l'on puisse y trouver plus que l'on ne s'y attende si on est attentif. Mais ce que j'ai développé pourrait très bien être une vue de l'esprit qui ne repose sur rien et qui ne résisterait pas à une analyse du film. A vous de vous faire une idée.

Image: allociné

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22:06 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tron, tron legagy, libre, surveillance | | | |  Facebook

03/02/2011

The King's Speech

J'attendais beaucoup de ce film qui me semblait être, probablement, le meilleur que je puisse voir cet hiver. La plupart des films qui sont sortis depuis fin décembre et début janvier sont, en effet, construit pour plaire à tout le monde mais pour ne surtout pas risquer un échec. Le Discours d'un Roi est, au contraire, un film qui tente de nous plonger dans l'histoire du roi George VI. Plus précisément, d'observer son combat contre le bégaiement jusqu'à son discours historique au début de la guerre contre l’Allemagne hitlérienne. Le film nous plonge, donc, dans l'entre-deux guerre. Nous y découvrons un prince compétent et digne mais qui a un défaut fatal: il est incapable de parler en public. A l'heure ou la radio fait son apparition et que la famille royale commence à utiliser massivement cet outil pour se mettre en scène (comme le dit le roi George V "Nous sommes devenus des acteurs") il est indispensable à un membre de la famille royale de savoir bien parler en public. Mais tous les traitements que tente le Prince de York échouent lamentablement. Ceci jusqu'à ce qu'il rencontre un docteur atypique qui lui permet de découvrir comment contrôler sa voix et pourquoi il n'arrive pas à parler. Tandis que l'histoire continue de tourner autour du Prince il continuera à travailler durement pour réussir à surmonter son bégaiement et pouvoir unir le peuple anglais derrière son roi.

Je ne sais pas si ce film est réellement historiquement vrai. Mais il semble que le réalisateur ait tenté d'écrire un scénario qui soit le plus proche possible de la réalité historique. J'ai, en tout cas, beaucoup apprécié ce film qui, à mon avis, contient de nombreux points positifs qui en font le meilleur film que j'aie vu jusqu'à maintenant cet hiver. Entre autre choses j'ai trouvé que l'atmosphère pesante de la vie de la famille royale est particulièrement bien communiquée. J'avais l'impression de sentir véritablement la chape de devoirs dans lesquels les princes et les membres de la famille royale doivent naviguer. Mais ce qui m'a fait la plus grande impression c'est le duo magnifique entre les deux acteurs qui incarnent, respectivement, le roi et son médecin. Je trouve que la manière dont ils jouent leurs personnages et les relations entre eux est superbe. Bref, je l'ai déjà dit mais je le répète: The King's Speech est probablement le meilleur film que vous puissiez voir cet hiver.

Image: Allocine

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