22/10/2011

Johnny English Reborn (le retour de l'espion le moins glamour du cinéma)

Comme 007 n'était pas disponible on a engagé Johnny English. Ce n'est pas vraiment que l'on voulait de lui mais il était là et comme tous les autres se cachaient autant accepter. Ce qui lui a permis de devenir l'un des agents les plus célèbres du MI7. En tout cas jusqu'à ce qu'il rate lamentablement une mission au Mozambique ce qui l'a conduit à la disgrâce et à s'enfermer dans une grotte. Mais il décide de recommencer un entraînement intensif à l'aide de moines pour redevenir le plus grand guerrier du Royaume Unis. Et ça tombe bien! Car le monde est en danger depuis qu'un groupe de tueurs, Vortex, a assuré sa volonté de tuer le premier ministre chinois. Les anglais sont dans l'obligation d'enquêter et seul Johnny English à la compétence nécessaire.

Je trouve ce film inégal. Les bons moments sont très proches des ceux qui sont beaucoup moins bon voir ennuyeux. Cependant, on entre tout de suite dans le sujet dès le générique qui permet de voir que ce film se moque des bons vieux James Bond. Ce qui permet à Rowan Atkinson de jouer un James Bond gaffeur dont l'amour des femmes le conduit à faire des bourdes et dont l'utilisation des gadgets est plus qu’aléatoire dans leurs résultats puisqu'il ne comprend jamais ce qu'il utilise. Je note surtout la scène de la poursuite en Chine. On a l'habitude de voir le héros cinquantenaire sauter comme si il était monté sur ressorts. Johnny English, lui, utilise l'ascenseur, les portes et les taxis en réussissant toujours à suivre sa cible. Il ne faut pas non plus oublier l'apparition de Torchwood par l'acteur Burn Gorman qui jouait Owen Harper dont le jeu est plutôt intéressant. Mais le film reste plutôt inégal.

Image: Site Officiel

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18:42 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : johnny english | | | |  Facebook

16/10/2011

Les trois mousquetaires (Pour le roi!)

Comme tout le monde je suis allé voir les Trois Mousquetaires. J'ai toujours trouvé impressionnant qu'un roman ait réussi à devenir aussi populaire au point d'être si souvent adapté et connu. Malheureusement, je fais partie de ces personnes qui connaissent l'histoire par les adaptations (donc qui connaissent mal l'histoire) mais qui n'ont jamais lu les romans. Il est probable que je répare ce manque important dans ma culture littéraire un jour. Est-il vraiment utile de présenter les personnages? D'Artagnan, Athos, Aramis et Porthos sont les héros du film. Après s'être connu suite à des incompréhensions qui ont mené D'Artagnan à défier successivement les trois mousquetaires ils se battent ensemble contre les gardes du Premier Ministre: le Cardinal de Richelieu. Les quatre amis décident de s'unir pour la France et Louis XIII contre le Cardinal, Buckingham et Milady. Pour cela, les trois mousquetaires, qui deviennent rapidement quatre, devront combattre jusqu'en Angleterre.

Pour commencer par le début: la 3D est inutile. Bon ce n'est pas tout a fait vrai. Le début du film durant lequel on parcoure la carte de la France avec des petits soldats ressemblant à des soldats de plombs rend la 3D utile. Mais c'est bien le seul moment ou je lui trouve un véritable intérêt. Malheureusement, comme le précédent film dont j'ai parlé, je trouve que ce film n'est pas tout a fait réussi. je trouve qu'il lui manque un petit quelque chose. Bien entendu, les mousquetaires est Milady sont assez drôles. Le roi de France est aussi plutôt comique quand il essaie d'avouer son amour à sa Reine ou quand il essaie d'être à la mode. J'ai aussi plutôt apprécié les vaisseaux volants qui sont très élégant. Mais ce qui m'a le plus déçu ce sont les combats à l'épée. Comme moi, vous pensez sans doute que l'intérêt principal d'un film de capes et d'épées est de regarder des combats d'escrimes extravagant. Et il faut bien avouer que les deux spectacles qui nous sont donné sont très sympa. Mais il n'y en a que deux ce que je trouve dommage. Mais, tout de même, ce film est un bon moyen de passer une soirée sympathique.

Image: Site Officiel

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11:46 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mousquetaires | | | |  Facebook

15/10/2011

Un monstre a paris (mais avec une belle voix)

Depuis quelque jours nous pouvons entendre une nouvelle chanson interprétée par Vanessa Paradis. Les curieux remarquent rapidement que cette chanson prend place dans un film qui est depuis mercredi dans les salles. Ce film, intitulé Un Monstre à Paris, nous emmène en 1910 alors que Paris est inondée. Deux amis y parcourent les rues au volant d'une camionnette de livraison. L'un d'eux est un projectionniste l'autre le livreur. Nous découvrons aussi la belle Lucille une chanteuse acclamée par les parisiens et courtisée par le préfet même. Ce dernier est soumis à de violentes critiques suite à sa gestion (ou plutôt sa non-gestion) de l'inondation. Mais ces petites romances seront rapidement oubliées alors qu'un monstre semble errer dans la ville inondée. Le préfet prend rapidement l'affaire en main alors que d'autres se rendent compte que, peut être, le monstre n'est pas si monstrueux que l'on croit.

Je suis obligé de dire que je trouve ce film moyen. Que l'on se comprenne bien il n'est pas raté mais il aurait pu être bien meilleur. Mais commençons tout de même par dire que, comme je le dis souvent, la 3D est totalement inutile mis à part pour augmenter le prix des billets. Je conseille donc d'éviter une séance 3D si possible. Comme je l'ai dit plus haut ce film n'est pas raté. J'ai beaucoup aimé les deux hommes qui sont tous les deux des archétypes de timides. Le petit n'ose pas se déclarer et le plus grand montre une grande assurance qui cache, en fait, une peur de l'amour. Lucille est aussi très bien réussie dans son rôle de chanteuse acclamée et courtisée des plus puissants. Les gags sont assez nombreux et, souvent, ne tombent pas à plat (je donne une note spéciale au pauvre voleur qui se fait battre par une voiture). Mais la plus grande réussite de ce film c'est surtout une scène. Une scène bien particulière durant laquelle le monstre, Francoeur, et Lucille chantent ensemble face à un public. Comme si la chanson n'était pas accomplie avant ce duo on entend cette chanson une première fois mais sans le même charme. En fait, tout le film me semble tourner autour de cette scène très réussie. Car, malheureusement, il manque un petit quelque chose à l'intrigue pour faire de cet essai une réussite. Et c'est vraiment dommage car sur un aspect romantique et musical très classique, mais qui fonctionne toujours, et une morale connue aurait pu se greffer un fond plus important. Mais cela n'empêchera sûrement pas les enfants de 7 à 77 ans d'apprécier ce film le temps d'une après-midi.

Image: Allociné

Site Officiel

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18:47 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, film d'animation | | | |  Facebook

12/10/2011

Orange Mécanique (qui sont les véritables monstres?)

Nous repartons dans un autre film culte sorti en 1971: Orange Mécanique de Stanley Kubrick. Je pense que les personnes qui n'ont pas, au moins, entendu parler de ce film sont très rares. Mais vous êtes peut-être dans mon cas et vous ne l'avez jamais vu. Nous y retrouvons une bande de jeunes habillés en blanc avec un faux air d'aristocrate. Leur chef est Alex et il les mène du bar à lait modifié du coin à la violence d'une soirée. Alex s'amuse à tabasser n'importe qui pour le plaisir avec une violence froide et sadique. Il aime aussi cambrioler des maison et détruire les objets de valeur. Sans oublier, qu'il lui plaît aussi de sadiquement violer les femmes qu'il croise. En bref, Alex n'a aucune morale. Mais il n'est pas le seul puisque d'autres groupes comme le sien existent et se battent dans les rues. Mais Alex sera trahi et emprisonné par les autorités. Après deux ans en prison il accepte d'être le cobaye d'un nouveau traitement censé guérir définitivement la criminalité: le procédé Ludovico.

Voila un film sur lequel on peut dire énormément. Mais mes connaissances limitées de ce film, que je n'ai vu qu'une fois, vont probablement me permettre de ne pas trop m'étendre. Je commencerais par parler de mon ressenti face à l'image. Celle-ci est plutôt étrange. La sexualité est présente dans presque toutes les scènes sous une forme ou une autre en ne montrant que des femmes dans des postures dégradantes. Mais ce qui frappe au moins autant c'est le visage du personnage principal: Alex. Durant la journée il montre un visage plus ou moins avenant avec quelque sourires. Mais son coté "sombre" est mise en reflet par une fermeture totale du visage. Celui-ci devient un masque sardonique qui montre à la fois la dangerosité d'Alex et son manque total de pitié et de morale.

Le second point duquel on doit parler est la violence. Il semblerait que celle-ci ait valu une condamnation du film, particulièrement en Grande-Bretagne ou plusieurs actes de violences ont été attribué à l'influence d'Orange Mécanique. Mais il faut bien avouer que la violence physique est rarement montrée en tant que telle mais souvent suggérée. Que ce soit les viols ou les passages à tabac les séries et films modernes sont allé bien plus loin tout en étant, assez paradoxalement, plus pudibond (surtout en ce qui concerne la nudité que l'on ne voit plus, ou très peu, telle qu'elle est affichée par Kubrick, du moins, à mon avis). Cette violence est mise en place par une jeunesse qui a oublié tout ordre et respect. Respect aussi bien pour les personnes en générale que pour les femmes qui ne sont, dans ce film, que des objets de plaisir au service d'Alex. Mais, en parallèle, il y a aussi la violence du système de la société. Celle-ci est visible via les policiers et les prisons qui torturent et abrutissent les criminels. Cette violence est au paroxysme dans le procédé Ludovico qui revient à détruire l'individu pour sauver la société. Nous avons aussi un nouvel indice de cette violence sociale alors qu'Alex revient, en quelque sorte, sur son passé qui non seulement le rattrape mais l'attaque physiquement sous les traits de ses victimes ou de ses anciens comparses devenu policiers. Cette société, dites démocratique, ne fonctionne plus pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'une grande partie de ses membres sont victimes ou créateurs d'une violence froide. Mais aussi parce que cette société crée elle-même une violence contre ceux qu'elle considère comme des déviants ou des "subversifs". Ainsi, et la fin du film me le fait penser, nous nous trouvons probablement en face d'un pays en voie de devenir une société totalitaire.

Mais quel est le message principal de ce film? Est-ce la défense de la morale? La défense de l'amour? Ou alors la défense de la société démocratique? A mon avis ces trois points sont inexistants voir très secondaires. Le véritable message de ce film est une question sur la nature de l'humanité. Qu'est ce qu'un être humain? Mais surtout qu'est ce qui fait de nous un être humain. Le procédé Ludovico consiste, principalement, à ôter le choix à l'individu qui y est soumis à l'aide d'une procédure de lavage de cerveau. Mais est-on encore humain quand on n'a plus aucun choix. Et, surtout, quand on n'a plus le choix entre être "Bon" et être "Mauvais". Alex, après Ludovico, perd tous ses choix et devient impuissant devant la violence globale de la société. Cela le conduit à subir de multiples humiliations et à perdre son statut d'être humain égal aux autres. En effet, en le soumettant à ce procédé on envoie deux messages: le sujet méritait de perdre le droit de choisir et le sujet n'était pas normal, pas vraiment humain, il est donc légitime de le torturer de cette manière. Une question annexe qui pourrait se poser est de se demander jusqu'à quel point la société, au sens général d’agrégats d'individus autant que de l'appareil d'état, peut aller pour se protéger elle-même. Jusqu'où peut-on violer les droits et libertés humaines au profit de la sécurité globale de la société? C'est une question qui n'est pas légitime que dans ce film mais aussi actuellement dans le cadre de ce que l'on nomme la société de surveillance.

Image: Allociné

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10/10/2011

Trainspotting (a very bad trip)

Non je n'ai pas fait exprès de reprendre le titre d'un film hollywoodien nul (bon d'accord mais juste un peu). Trainspotting, un film culte difficile à décrire. Un film qui nous montre la vie de quatre amis. Enfin, amis entre beaucoup de guillemet puisque la seule chose qui les lie véritablement c'est la drogue. Celle-ci est omniprésente dans le film puisque l'intrigue concerne surtout la lutte contre l'addiction. Une lutte qui n'est pas toujours très sincère et qui ne doit pas faire croire que nous aurons une jolie morale type disneyworld sur les dangers de la drogue et les vertus du travail (et de dieu bien entendu...). Non, c'est une vraie lutte, une guerre sanglante et difficile entre le héros et la drogue ainsi que ses amis. Et savoir qui va vaincre n'est de loin pas simple pour le spectateur.

Je trouve difficile d’interpréter ce film surtout parce que je ne suis pas certains d'avoir remarqué toutes les références et détails. Bon, la trame principale est assez simple à voir. Le "héros" tente de sortir de la drogue. Bien entendu il échoue à plusieurs reprises mais il réussit, finalement, à se détacher de son addiction et à trouver un travail à Londres. A ce point on peut faire deux remarques intéressantes. Tout d'abord, ses anciens amis deviennent plus des boulets qu'il n'apprécie que modérément. On peut aussi y voir l'importance de se détacher non seulement de la substance mais aussi de ses connaissances pour pouvoir passer outre la drogue. Un second point est le parallèle que l'on peut faire entre la vie de plus en plus réglée de Mark et la destruction progressive de celle de Tommy. Comme si l'un devait payer pour l'autre. Je trouve aussi une forme de vision de la vie désabusée dans ce film. Le futur d'une vie semble vu comme particulièrement morne par les personnages et la drogue est un moyen d'éviter de l'atteindre. Même les personnages qui ne se droguent pas, ou pas tout de suite, ont une attitude peu conforme avec une vie rangée. Pourrions-nous y voir une influence punk? Je ne suis pas vraiment qualifié pour le dire mais l'idée semble intéressante. En tout cas, il vaut mieux se faire sa propre idée en allant le voir sois-même.

Image: Allociné

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18:34 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : drogue | | | |  Facebook

Comment tuer son boss / Horrible bosses (parce que notre vie serait tellement plus simple sans eux!)

Vous le savez, parfois on va au cinéma seulement pour s'amuser. C'est dans ce cadre que l'on doit aller voir ce film. Nous y suivons l'aventure de trois amis qui ont chacun un patron exécrable. Nick travaille dans une banque pour un psychopathe qui s'amuse à le manipuler. Kurt est obligé de travailler pour le fils de son ancien patron. Mais, plutôt que d'être responsable, il souhaite détruire l'entreprise familiale pour gagner le plus d'argent possible. Enfin, Dale doit subir les assauts répétés et explicites de la dentiste pour qui il travaille. Les trois amis réalisent vite qu'il leur est difficile de quitter leur travail et qu'ils n'ont aucun espoir d'amélioration. C'est pourquoi ils commencent à se faire à l'idée qu'ils devraient peut-être prendre les choses en main pour que leurs patrons disparaissent définitivement.

Il faut l'avouer, le synopsis donne surtout l'impression d'un film assez lourdingue avec des gags plus que convenus que nous avons tous déjà vu cent fois. C'est pourquoi il peut sembler étonnant qu'il ne soit pas vraiment mauvais et même peut être bon. Il faut dire que les personnages principaux sont très bien servi. Non seulement les trois amis sont joués par des acteurs qui se prennent au jeu tout en étant bon (je suis certain qu'ils se sont bien amusé durant le tournage). Mais, en plus, les rôles des patrons sont tout aussi haut en couleur. Entre le psychopathe manipulateur, le drogué totalement déjanté et la dentiste nymphomane il est difficile de choisir un préféré (ou plutôt un détesté). Je note aussi le personnage que je qualifierais du "noir qui doit forcément être méchant puisqu'il est chauve avec des tatouages" mais qui a fait de la prison pour un crime autrement plus grave qu'un simple meurtre et que je vous laisserais découvrir et qui n'est pas si méchant que ça. On peut s'attendre aux différents gags mais le film à l'avantage d'aller vite sans nous laisser un petit moment de réflexion ce qui permet d'éviter des temps morts durant lesquels on s'ennuie. Bref, un film qui aurait pu devenir un navet comme de nombreux autres mais qui, grâce aux personnages et aux acteurs, devient une véritable réussite.

Image: Site officiel

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15:33 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

09/10/2011

Sur les quais (travaillons, travaillons, mais sans s'unir)

Encore un film culte puisque ce film a remporté 8 oscars et que Marlon Brando s'y trouve sous les traits du héros. Nous sommes dans les années 50 en pleine guerre froide. Il est important de s'en souvenir pour comprendre le reste du film. Terry Malloy est un ancien boxeur qui, après une défaite, s'est reconverti comme dockers sur les quais. Mais il est aussi l'un des gros bras du syndicat des dockers présidé par Johnny Friendly (un nom assez ironique). Cependant, ce syndicat ne défend par les dockers. Au contraire, ces derniers sont opprimés par les méthodes et l'organisation de Friendly qui, au lieu de défendre les travailleurs, choisit qui peut travailler et qui ne peut pas. C'est dans ce contexte qu'un docker qui allait parler est tué après avoir été piégé par Terry Malloy. Ce dernier, en rencontrant la sœur de la victime, est progressivement atteint par la culpabilité jusqu'à décider de se retourner contre Friendly même si, pour cela, il doit violer les lois tacites de la camaraderie.

C'est un bon film, oui, mais c'est aussi un film antisyndicalisme. Que l'on se comprenne bien, je ne connais pas les méthodes syndicales de l'époque aux États-Unis. Il est probable que les syndicats n'aient pas toujours été aussi respectueux qu'actuellement. Cependant, ce film est clairement dirigé contre les syndicats. En effet, ce film possède un certains nombre de caractéristiques qui permettent de faire cette interprétation. Il suffit, tout simplement, d'observer que le syndicat y est décrit plus comme un syndicat du crime que comme un syndicat des travailleurs. Ses dirigeants ont un faux air de mafieux et les même, méthodes: mensonges, loyauté tacite, triche, gros-bras pour empêcher les autres de parler et surtout la protection contre l'argent (certains diraient que ça ressemble un peu à un état). Mais ce qui me fait dire ceci c'est surtout la scène de fin. Ceux qui ne souhaitent pas la connaître peuvent arrêter de lire maintenant. Nous y découvrons un Terry harassé par le fardeau entre les rangs des dockers qui lutte pour accéder au travail prouvant, ainsi, que le syndicat n'a plus de pouvoir. C'est donc un travailleur qui lutte pour son droit de travailler humainement en travaillant hors d'un syndicat. Je pense que les conclusions sont simples à faire. En second lieu, cette lutte de Terry ne s'inscrit pas que dans la solitude. Elle s'inscrit dans une autre communauté plus "américaine". Celle de la foi. Il est, en effet, soutenu dans sa lutte par un prêtre qui tente de réunir les travailleurs dans l'église. Le symbole, ici aussi, est assez clair. Cependant, ce n'est pas un film de propagande, ou du moins pas que, c'est aussi un film qui montre des liens entre les individus. Un film qui montre comment un être humain qui a perdu son sens des responsabilités peut le retrouver. C'est donc un film sur la culpabilité et la pénitence.

Image: Allociné

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11:38 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, syndicalisme, mafia | | | |  Facebook

07/10/2011

Le cuirassé Potemkine

Pour une fois je vais parler d'un film russe. Il est sorti dans les salles en 1926 c'est donc un vieux film qui a été réalisé dans les premières dizaines d'années de la révolution Russe. L'intrigue prend place en 1905 dans, vous l'aurez compris, le cuirassé Potemkine. Les matelots dont nous suivons les aventures se révoltent contre leurs officiers à cause de la nourriture qu'ils sont obligé d'ingurgiter. En effet, celle-ci est tout simplement remplie de vers. Devant le refus des officiers de donner une viande plus saine les matelots commencent à parler de révolter jusqu'à ce que ces mêmes officiers décident de tuer ceux qui ne mangent pas de la viande. Ceci étant la goutte d'eau qui fait déborder le vase les simples marines se révoltent et combattent les officiers. Ils sont bientôt soutenu par la ville du port dans lequel le cuirassé mouille.

Il y a plusieurs raisons pour lesquels j'ai trouvé ce film intéressant. Des raisons qui en font un magnifique film de propagande soviétique plus qu'une histoire. Je pense que n'importe qui est capable de faire le lien entre les événements de l'intrigue et la Révolution d'Octobre. Mais ce qui est intéressant c'est d'observer l'image. Premièrement, la différence entre les simples marins et les officiers est particulièrement caricatural. Les marins sont de bons soviétiques, forts et travailleurs. Les officiers sont tous assez chétifs, bien habillés, cultivés et surtout cyniques! Pour s'en rendre compte il suffit de regarder la scène durant laquelle le médecin du bord observe la viande avariée en répondant aux marins "ce ne sont pas des vers ce sont des larves de mouches". J'avoue m'être presque attendu à lire des termes latins. D'ailleurs, l'image de la culture est particulièrement dépréciée dans ce film. En effet, les officiers sont toujours proches des lieux de culture, médecine, théâtre, etc. Le film montre un plaisir manifeste de détruire ces lieux. Je trouve aussi intéressant de montrer le contraste entre les marins révoltés qui aident la population de la ville et l'armée tsariste dont la principale activité est de massacrer les civils. Le leader des marins est aussi particulièrement intéressant à observer. Il possède tous les attributs du leader soviétique. Son discours révolutionnaire est particulièrement savoureux. Bref, nous nous trouvons devant un superbe film de propagande qu'il serait intéressant de montrer en classe avec un discours critique pour permettre aux enfants de se rendre compte de la manière dont l'image peut-être utilisé pour manipuler l'opinion.

Image: IMDB

 

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11:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, révolution | | | |  Facebook

05/10/2011

M le Maudit (mais qui donc a le droit de juger?)

M le Meurtrier est un vieux film de 1931. Il retrace des événements qui ont eu lieu dans les années 20 en Allemagne. Ces années ont connu une vague de meurtre d'enfants. Nous sommes donc dans une ville apeurée par ces meurtres. Personne ne sait qui est le tueur et personne ne semble pouvoir le trouver. Mais les citoyens sont de plus en plus inquiets et commencent à accuser n'importe quelle personne qui donne l'impression de s'intéresser de plus ou moins près à un enfant. La police est totalement débordée par ses événements et tente de retrouver le tueur par tous les moyens en augmentant la pression sur la ville. Les rafles succèdent aux rafles mais sans résultats. Enfin si, il y a un résultat. Les activités de la pègre sont grandement mis à mal par cette pression policière. C'est pourquoi les malfrats se mettent d'accord pour organiser leur propre chasse à l'homme dans le but de trouver le tueur et de l'empêcher de nuire.

Comment dire que ce film est très bon? Il y a de nombreuses scènes que je trouve particulièrement réussies. Par exemple, les scènes qui montrent la réunion de police durant laquelle la stratégie d'action est décidée est mise en parallèle avec la scène des malfrats décidant de leurs propres actions. Ce qui permet de voir comment les deux ennemis s'organisent de manière différentes (d'une manière très caricaturale d'ailleurs). J'ai aussi beaucoup aimé les scènes de la surveillance par le réseau des mendiants (oui nous pensons tous à Sherlock) et la poursuite. Mais le véritable intérêt du film se trouve dans le discours sur la criminalité. Le tueur est confronté par un tribunal regroupant tous les malfrats de la ville et ce procès est le lieu d'argumentations très intéressantes. Premièrement, nous commençons par un tueur qui récuse sa responsabilité en affirmant ne pas pouvoir s'arrêter (il serait donc un patient plus qu'un criminel). Cet argument est rapidement suivi d'une accusation, que l'on entend encore aujourd'hui, de la justice comme trop permissive (ce qui est assez ironique quand les juges sont des criminels). La justice, au lieu de punir, se contenterait de tenter de soigner et laisserait les criminels repartir en pensant naïvement à la possibilité de leur changement plutôt que de définitivement s'en débarrasser. Je pense que nous sommes tous capables de faire le parallèle avec certains débats actuels et le débat sur la peine de mort. Il est intéressant de voir que ce débat n'existe pas qu'aujourd'hui et qu'il a une histoire.

Image: Allociné

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18:38 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : meurtrier, peine de mort | | | |  Facebook

02/10/2011

Jules et Jim (refouler ses sentiments tue l'amour)

De temps en temps je découvre de vieux classiques à l'aide d'amies. Ce film en fait partie. C'est la description d'une amitié particulièrement forte entre un allemand et un français, Jules et Jim, peu de temps avant la première guerre mondiale. Les deux compères sont des hommes de lettres qui vivent un peu comme des artistes sans se soucier de l'argent comme seuls les artistes bourgeois savent le faire. Au détour d'une exposition ils découvrent la photographie d'une statue possédant un sourire particulièrement intrigant. C'est pourquoi ils voyagent en Grèce pour la voir en vrai. Mais, en rentrant à Paris, ils font surtout la connaissance d'une femme, Catherine, qui possède le même sourire. Les deux amis tombent rapidement amoureux mais c'est Jules qui a la chance de l'épouser. Séparés par la première guerre mondiale le trio d'amis met plusieurs années pour se retrouver. Mais lorsque cela est fait Catherine tente de séduire Jim qui ne fait pas grand-chose pour l'arrêter.

Outre le fait que j'aie trouvé ce film très étrange et un peu long je ne l'ai pas détesté. Tout d'abord, les acteurs qui jouent le trio me semblent bon. Même si, comme moi, on n'apprécie pas vraiment de passer deux heures sur une relation d'amours j'ai trouvé intéressant de voir comment les relations entre ces trois amis ont été dépeintes. On découvre un Jules passif malgré ses discours précédents sur le couple (particulièrement rétrograde d'ailleurs). Un Jim qui n'hésite pas à trahir son meilleur ami du moins selon mon interprétation. Et une Catherine fantasque. Cette dernière me semble être la véritable dynamique du trio. Les deux hommes n'agissent  pas réellement, ils subissent les actes de Catherine qui les mène par le bout du nez sans efforts. Mais quel est le thème de ce film? Certains diraient l'amitié d'autres le couple. A mon avis, ce film parle principalement d'homosexualité ou, du moins, d’homo-sociabilité. En effet, l'amitié très forte qui lie Jules et Jim a donné lieu à des rumeurs. Nous découvrons surtout deux hommes très proche l'un de l'autre qui pensent trouver le bonheur près des femmes mais qui ne l'y trouvent pas. C'est pourquoi je pense que ces deux amis auraient été plus avisé d'accepter les sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre plutôt que de chercher une femme telle que Catherine qui ne pouvait que les séparer violemment.

Image: Allocine

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11:31 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : truffaut, homoexualité | | | |  Facebook

23/09/2011

Vol spécial

J'ai été voir le film dont tout le monde parle: Vol Spécial. Celui-ci a été réalisé par Fernand Melgar dont le précédent film, la forteresse, avait déjà soulevé les débats. Ce film ne va, en tout cas, pas calmer les débats. Mais que sont les vols spéciaux? Ce sont des voyages organisés par l'Office Fédéral des Migrations dans le but d'expulser, sous contrainte, les personnes dites sans-papiers de Suisse après plusieurs choix que ces derniers ont refusé (mais qui impliquent toujours une expulsion). Cette manière de faire a récemment été accusée d'inhumanité lors de la mort d'un expulsé comme les lecteurs doivent s'en souvenir. C'est pourquoi la diffusion de ce film est une très bonne idée puisqu'elle permet de comprendre comment vivent ces détenus qui n'existent pas. Nous allons donc suivre la vie quotidienne des détenus dans un cadre carcéral administratif à la fois strict et relâché. Ces derniers ne font pas que suivre les règles ils discutent aussi de leur cas entre eux et de leur incompréhension. Mais nous observons aussi comment les gardiens agissent et réagissent.

Fernand Melgar ne dit rien, ne commente rien, ni ne donne d’interprétations. Le spectateur est seul face à l'image. Et cette solitude m'a conduit, mis à part mes convictions politiques, à plusieurs constats. Premièrement, je trouve que la manière dont sont traités ces sans-papiers est particulièrement pernicieuse. Les détenus de ce film ne sont coupables d'aucun délits. Pourtant, ils sont traités comme si ils étaient des criminels endurcis avec des menottes non seulement aux mains mais aussi aux pieds. Sans oublier leur lieu de vie qui est peut-être sympathique mais qui reste une prison sécurisée. En fait, nous observons en direct la criminalisation des sans-papiers. Dans un monde ou la nationalité est aussi constitutive de l'identité que le nom, la profession ou le lieu de résidence une personne apatride est une anomalie que l'on doit corriger au plus vite.

Le second constat que je fais c'est l'incompréhension totale des détenus et entre eux et les autorités. Comment le système judiciaire Suisse peut-il accepter des lois qui détruisent pareillement des vies humaines? Là encore, nous observons la mise en place de moutons noirs dans le sens ou une population précise est accusée de tous les maux et, donc, est directement visée par les autorités. C'est pourquoi des innocents sont détenus d'une manière administrative au nom de la sécurité de la société. Cette manière de voir les choses a déjà existé à de nombreuses reprises (et pas forcément durant la seconde guerre mondiale la Suisse de 42 à 81 et la troisième république française ont utilisé ce système de détention administratif) et a toujours terminé de la même manière: une partie de la population est tout simplement déshumanisée et, donc, perd les droits qui lui sont pourtant garantit au nom de son humanité.

Enfin, je terminerais par un troisième constat. Celui-ci est probablement le plus dérangeant. Durant tous les films nous n'observons pas seulement les détenus mais aussi leurs gardiens. Ces derniers agissent d'une manière qui me semble peu compréhensible. En effet, les principales remarques des gardiens ne consistent pas à expliquer pourquoi ces détenus seraient dangereux. Au contraire, ils parlent aux détenus comme à des innocents. Je ne compte pas le nombre de scènes durant lesquels un gardien explique à un détenu qu'il mérite d'être libre, qu'il est un bon citoyen ou que son départ forcé les attriste. Mais comment peut-on comprendre ce double signal donné par les autorités suisses? Car oui les gardiens font parties de cette autorité. On dit aux sans-papiers qu'ils ne sont pas les bienvenues et, dans le même temps, on leur donne l'impression, à mon avis, justifiée que leur détention est une injustice. Il me semble que les détenus eux-même ne comprennent pas cette schizophrénie des autorités. Je conclurais en disant qu'il est nécessaire d'aller voir ce film pour savoir ce qui se cache derrière les chiffres administratifs des expulsions: des êtres humains avec leurs peurs, leurs espoirs et leurs droits.

Site Officiel

Image: clap.ch

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17/09/2011

"Chico et Rita" l'amour d'une chanson ou l'amour est une chanson?

Après "Et maintenant on va où" j'ai voulu me faire plaisir en regardant Chico et Rita un film d'animation qui semblait être rempli de chansons. L'intrigue nous met sur les traces de Chico et de son agent. Chico est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, pianiste de Cuba. Il a une passion pour le jazz et son rêve est d'être découvert pour pouvoir se produire à New York aux cotés des plus grands groupes. Mais, pour cela, il a besoin d'une chanteuse. C'est après une soirée à boire en compagnie de deux jeunes américaines qu'il découvre Rita. Non seulement elle danse magnifiquement bien mais, en plus, elle possède un talent quasi inné de chanteuse. Mais c'est plus qu'un membre du groupe que découvre Chico puisqu'il découvre l'amour de sa vie. Ensemble ils réussissent à gagner un concours qui leur offre l'opportunité d'un contrat dans un grand hôtel. C'est là qu'ils seront découvert. Mais la jalousie et les actes de Chico divisent le couple. Cependant, les deux amoureux, successivement, vont lutter contre le succès et les intrigues pour faire tenir leur amour.

Ce film n'est pas aussi bon que "Et maintenant on va où" mais j'ai tout de même passé un bon moment. Le premier point appréciable de ce film est l'animation. Celle-ci est très différente que le style lisse utilisé avec l'aide de l'informatique. De plus, personne n'a eu la très mauvaise idée d'en faire un film 3D ce qui est, à mon avis, très reposant. On peut donc facilement se laisser entraîner par le style de l'animation. Un second point concerne la musique et les chansons. Celle-ci est au moins aussi importante que l'intrigue romantique du film puisque toutes les scènes importantes se passent en musique. D'ailleurs, une chanson spécifique est au cœur de l'histoire puisqu'elle est écrite au nom de Rita et de l'amour qui la lie à Chico et qui le lie à Elle. Cependant, j'ai trouvé que le film restait surtout borné aux bons sentiments et n'allait pas forcément plus loin qu'une histoire romantique. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit sans intérêt au contraire.

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18:41 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

16/09/2011

"Et maintenant on va où ?" ou la conspiration des femmes

Je suis allé, hier après-midi, voir ce film titré "Et maintenant on va où?". La bande annonce donnait l'impression d'un film comique sur une histoire qui pourrait être tragique. C'est l'histoire d'un village. Il se trouve au centre d'un champs de mine entre deux communautés religieuses: les chrétiens et les musulmans. Mais ce village a décidé, après avoir connu des combats, que ses deux communautés religieuses vivraient en paix. C'est ainsi qu'il y a à la fois une mosquée et une église, deux cimetières et que les fêtes donnent lieu à la cuisson de deux viandes différences. L'équilibre est parfait même si les rumeurs de combats à l'extérieur peuvent le mettre à mal mais les femmes sont là pour aider à garder la paix. Malheureusement, une farce suivie d'une autre qui en entraîne une troisième crée des tensions de plus en plus fortes entre les membres mâles des deux communautés. Les femmes du village vont donc tout faire pour éviter que les combats reprennent ce qui les obligerait à remettre l'habit noir du deuil.

Je vais être très clair. Ce film est tout simplement magnifique! Je ne saurais pas dire ce qui est le mieux? Les chants que les femmes entonnent de temps en temps? Les réunions du village qui donnent lieu à une sociabilité très amicale? Les blagues qui créent les tensions? Ou alors, la manière dont les femmes agissent pour éviter que les hommes du village perdent leur sang froid? Ces femmes sont particulièrement habiles dans leur manière de manipuler les événements pour éviter des morts. Et leurs manipulations sont toutes très savoureuses. En fait, on découvre une conspiration féminine dans le but d'éviter la mort des hommes qui sont aimé. Je ne peux pas compter le nombre de fois ou j'ai éclaté de rire devant les idées à la fois saugrenue et diablement efficace de ces femmes et de la manière dont elles tiennent ces hommes imbéciles! Je ne peux que fortement conseiller à tout le monde d'aller voir ce film qui est, à mon avis, celui dont je me souviendrais le plus dans le cadre de la saison d'été.

Image: Allocine

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15:39 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : religion, turquie | | | |  Facebook

13/09/2011

Habemus Papam

Le pape est mort. Tous les cardinaux se réunissent au Vatican tandis que les fidèles (ceux qui sont encore là) se massent sur la place Saint-Pierre pour les obsèques. Bien entendu, les cardinaux se réunissent en conclave pour choisir un nouveau Pape parmi eux. Mais le problème c'est que personne ne sait qui choisir et, surtout, que personne ne veut de cette fonction. C'est pourquoi un cardinal quasiment inconnu est choisi à la surprise de tous. Du moins cela devrait surprendre tout le monde mais quand il est l'heure de présenter le nouveau pape celui-ci refuse et se cache dans les tréfonds de ses appartements. L'église étant laissée en crise les cardinaux et les officiels du Vatican sont dans l'obligation de trouver une solution. Pour cela ils engagent un psychanalyste qui tentera de trouver ce qui empêche le nouvel élu d'accéder à sa charge. Mais ces derniers sont loin d'être au bout de leur surprises.

L'idée d'un pape qui n'ose pas prendre le pouvoir ne pouvait que m'attirer. De plus, la bande annonce augurait d'un film drôle et sympathique. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu sur ce point (bien que d'autres si). Le réalisateur s'amuse continuellement aux dépens de l'église. Que ce soit lors du conclave avec des centaines de cardinaux incapable de prendre une décision et se prenant les pieds dans leur soutane ou alors à cause de leur manière de réagir lorsqu'ils entr'aperçoivent le pape. J'ai surtout aimé le match de volley entre les cardinaux des différents continents. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont a été joué le personnage du pape. Dès son élection on sent la peur et le sentiment d'être piégé s'inscrire en lui rien qu'en regardant les yeux de l'acteur. Le voir fuir et tenter de connaître la population est tout aussi drôle et on pense découvrir là un moyen pour lui d'accepter sa charge. Ça le conduit surtout à certains propos assez savoureux par exemple quand il annonce être acteur de métier et n'avoir jamais vécu ailleurs qu'au théâtre. Malheureusement, le film ne va pas plus loin qu'un peu d'humour. Je trouve que l'analyse d'un homme se découvrant un pouvoir dont il a peur n'est pas menée à son terme et je déplore l'absence de critique plus acerbe de l'église. Tout se passe comme si cette institution était remplie de cardinaux naïfs et apeurés plutôt que de personnages politiques qui élisent un pape selon des considérations autant d'idéologie que de pouvoir. Ce film restera un bon moment mais il ne restera pas dans mes souvenirs.

Image: Allociné

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15:43 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : religion | | | |  Facebook

04/09/2011

Les contes de la nuit

Les contes de la nuit est un film réalisé par les mêmes personnes qui ont fait Kirikou. Nous y découvrons trois personnes qui se cachent dans un vieux cinéma désaffecté pour réaliser des histoires. Pour cela ils s'inspirent des nombreux contes que l'humanité a créée au fil des millénaires. Ils observent aussi attentivement les fleurs, les paysages et les habits qu'ils pourraient utiliser. Ainsi, l'un s'occupe de trouver un conte, le second crée les costumes et la troisième crée le paysage. Et, ensemble, ils mettent en place une histoire. Durant cette soirée ils créeront plusieurs histoires qui prendront aussi bien place au Moyen-Âge qu'en inde ou encore en Afrique. Chacun y aura un rôle particulier de prince ou de princesse.

J'ai beaucoup aimé la manière dont est réalisé ce film d'animation. Ces personnages en ombres devant des paysages colorés sont à la fois déroutant et intéressant. D'ailleurs, je trouve étrange d'avoir décidé d'en faire un film 3D. Cette technologie est tout simplement inutile dans la plupart des cas et cette inutilité est particulièrement visible dans ce film. Mis à part ces points techniques qu'ai-je pensé des histoires? Bien que les histoires soient sympathiques et variées quant à leur provenance je trouve dommage d'avoir créé plusieurs histoires successives plutôt que de se concentrer sur un seul conte. En effet, cette succession donne une impression assez forte de déjà vu entre les histoires puisque chacune possède un prince et une princesse avec un problème et une petite morale. Je trouve aussi vraiment dommage que ces contes restent très classiques. En gros, un film sympathique mais qui débouche sur un certain ennui.

Image: Site officiel

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18:45 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

30/08/2011

Cowboys et Aliens

Un film qui allie Indiana Jones et James Bond? Comment en pas aller le voir? Bon, d'accord, ce sont les acteurs qui jouent Indiana (Harisson Ford) et James (Daniel Craig) qui jouent dans ce film et non les personnages même. Mais ça reste très attirant! Nous sommes donc dans l'une des périodes les plus célèbres du cinéma: le farwest. Le film commence sur Daniel Craig se réveillant au soleil avec, au poignet, un étrange bracelet et une blessure encore fraîche et amnésique (décidément ce n'est pas son jour). Il est très rapidement rejoint par une famille qui regrettera cette rencontre. Ayant donc fait l'acquisition de vêtements et d'un cheval il se rend dans la ville la plus proche pour se faire soigner. Après quelques péripéties il rencontre le fils du notable local qu'il se fait un plaisir d'humilier ce qui attire l'attention sur lui. Mal lui en a pris car il semble qu'il est recherché pour vol et meurtre. Mais personne n'aura le temps de le pendre puisque des objets étranges attaquent la ville et kidnappent ses habitants. Une alliance devra se faire entre les autorités et cet homme amnésique pour retrouver ses démons et leurs victimes. Mais des cow-boys sont-ils prêt à s'attaquer à des aliens?

Ce que j'aime bien dans ce film c'est qu'il évite d'aller trop loin dans l'absurde. Bien entendu nous avons les aliens et leurs armes puissantes mais les humains gardent les armes de l'époque sauf le héros amnésique qui a le droit de tout faire exploser sur son passage. Ceci crée une impression étrange puisqu'on découvre des technologies très avancées alors que le film est longtemps resté sur le thème du farwest. On y trouve le shérif, le notable local très riche que personne n'ose défier et son fils arrogant et stupide ainsi que le saloon (probablement le bâtiment le plus important suivi par l'église). On se trouve dans une terre ou, hors de la ville et parfois même nulle part, la loi n'est pas garantie et les voyageurs peuvent être attaqués dès qu'ils sortent de la protection de leur communauté. Ce qui m’amène au point un peu raté du film: les embuscades. Deux fois durant le film le petit groupe de vengeurs se fait attaquer et à chaque fois ça finit de la même chose: une alliance après avoir fait jouer les poings. Mais ceci n'enlève pas son caractère à la fois drôle et divertissant au film même si il ne restera jamais dans les annales du cinéma.

Image: Site officiel

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18:29 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cowboys, aliens | | | |  Facebook

Les noces rebelles (revolutionary road)

Frank et April sont de jeunes mariés durant les années 50. Ils sont certains d'avoir un destin exceptionnel et d'être au-dessus de la masse. Mais, en attendant l'accomplissement de leur destin, ils sont obligés de vivre dans une petite rue typique des USA dans une maison tout aussi typique. April devient une parfaite ménagère des années 50 et s'occupe de ses deux enfants et de la maison sous l’œil critique des voisins. Frank, lui, entre dans l'entreprise dans laquelle a travaillé son père. Il y fait un travail assez peu intéressant qui consiste à aider à vendre des objets. Mais le couple garde l'impression d'être supérieur à leur environnement. Cette illusion sera brisée très rapidement et le couple cherchera à s'échapper de cette vie si morne. Ils ont un plan! Partir à Paris pour changer de vie! Mais les événements vont se liguer contre eux et leur couple sera de plus en plus fragile tandis que la date du départ approche.

Il faut le dire c'est un très bon film. Ceux qui cherchent des explosions devront tout de même passer leur chemin. En effet, il ne se passe pas grand-chose dans ce film. Ou plutôt, il ne se passe pas grand-chose en surface. Mais cette œuvre nous permet de voir les rêves brisés d'un couple qui essaie désespérément de retrouver une semblant d'espoir dans leur vie face aux gifles qu'ils reçoivent de la part de la société. Mais ce film est aussi beau esthétiquement. Par exemple Franck, le mari d'April a un travail inutile dans une entreprise qui ne change jamais. Le seul moment ou il est remarqué c'est quand il décide de ne plus prendre au sérieux son travail et de le quitter dès que possible. Ironie plutôt difficile à admettre pour ce couple. Franck se croit différent mais une scène du film nous le montre à coté d'autres hommes habillés exactement comme lui et tout aussi coincé dans une vie sans espoir.

Sa femme, April, n'est pas mieux lotie. Sa journée se déroule principalement dans une maison vide qu'elle nettoie. Bien sur elle est toujours propre mais elle donne vraiment l'impression de s'ennuyer à mourir et d'être écrasée par les enfants dont elle doit s'occuper jusqu'à atteindre l'apex qui se déroule à la fin du film. Les seuls moments de distractions se déroulent lors des visites des voisines qui sont toujours prêtes à juger de la tenue de la maison. Les voisins et les amis, d'ailleurs, sont tout sauf des personnes gentilles. Ce n'est pas qu'ils sont volontairement méchant mais, par leurs jugements et conseils, ils créent une chape de plomb sur le jeune couple. En fait, il n'y a qu'un seul personnage qui soit véritablement lucide et celui-ci est, ce qui est très révélateur, soumis à des décharges électriques dans un asile. Bref, un film particulièrement pessimiste quant à la possibilité de chacun de suivre ses rêves. Ce film donne plutôt l'impression que la "réalité" implique d'oublier ses rêves et d'accepter une vie morne et sans espoir. Il faut espérer que les années 60 auront permis un peu d'espoir.

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15:37 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

25/08/2011

La Piel Que Habito

Tout d'abord il est nécessaire que j'avoue n'avoir vu aucun film de Pedro Almodóvar. C'est probablement un manque important dans ma culture cinématographique (si j'en ai une) mais on ne peut pas tout connaître. C'était donc une découverte que j'ai eu en allant voir son dernier film intitulé La Piel Que Habito. L'histoire est étrange. Nous suivons la vie de famille d'un chirurgien célèbre et talentueux. Ce dernier a connu de nombreuses peines mais il a surtout réussi à créer une nouvelle peau artificielle. Celle-ci est plus solide que la peau humaine et sa création a demandé l'usage de la technologie transgénique. Mais il a surtout utilisé sa découverte sur une jeune femme qu'il cache chez lui. Au fil du film on en apprendra plus sur cette femme et sur qui elle est vraiment et pourquoi elle est cachée.

Je me demande encore, après une nuit de réflexion, comment parler de ce film. Je dois avouer que je n'ai pas tout compris et je pense qu'une grande part de mon incompréhension est tout simplement due à mon manque de connaissance. En effet, après avoir parlé à des amis qui connaissent beaucoup mieux que moi Pedro Almodóvar, il semble que tous les grands thèmes qu'il apprécie se retrouve dans son dernier film. Je peux en tout cas dire que j'ai beaucoup apprécié le jeu d'acteur, Antonio Banderas pour ne prendre qu'un exemple y est magnifique, qui est particulièrement bien mis en scène. En fait, je trouve que c'est probablement l'un des meilleurs films que j'aie vu actuellement. Ce qui ne m'a pas empêché de ressentir un certain malaise. Devant le personnage principal dont le manque flagrant, et effrayant, de moral peut être difficile à observer. Mais aussi devant la transformation de Vicente qui subit ce que l'on ne peut nommer autrement que de la torture. Mais alors qui est le coupable dans ce film? Est-ce le chirurgien psychopathe? Vicente à cause de ses actes? Ou alors est-ce que les événements de la vie de Robert expliquent tout? C'est la question qui me restera en tête lorsque je penserais à ce film: qu'est ce qui crée un monstre?

Image: Site officiel

 

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15:36 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pedro almodóvar | | | |  Facebook

20/08/2011

Captain America

Comme pour Green Lantern je ne m'attendais à rien en allant voir ce film. Enfin, rien si ce n'est un peu de détente et un peu d'action dans le cadre d'un film de super héros basique. Mais j'ai tout de même été agréablement surpris par ce film qui, et c'est incontestable, est bien meilleur que Green Lantern. Mais quel est l'histoire? Le Capitaine n'était qu'un gringalet qui essayait d'entrer dans l'armée américaine pour lutter contre les nazis. Mais il n'arrive jamais à être accepté à cause de son manque de force et, surtout, de ses multiples maladies comme l'asthme. Mais ses efforts ne sont pas passés inaperçus et un médecin allemand, passé du coté allié, lui offre l’opportunité de prouver sa valeur. Mais ce n'est la force physique que ce médecin cherche mais une force morale. Ayant prouvé son courage il est enfin accepté pour tester un sérum qui fera de lui un soldat de nouvelle génération plus fort, plus rapide et plus grand (mais est-ce qu'il vaut trois milliards je ne sais pas). A peine le processus est-il terminé qu'il apprend qu'un ennemi très précis tente de détruire le monde. Cet ennemi c'est l'Hydra. Une branche scientifique secrète du troisième reich directement reliée à hitler et cherchant à utiliser les puissances occultes.

Comme je l'ai déjà dit j'ai été très agréablement surpris par ce film mais peut être étais-ce du à la déception que j'ai connue face à Green Lantern? En tout cas ce film possède tout de même quelque qualités. Je ne parle pas du scénario qui reste basique: un jeune homme apprend sa valeur et la prouve face à ses pairs jusqu'à devenir un héros et un symbole alors qu'il tombe amoureux de la fille du groupe (le héros essaie toujours d'avoir une fille vous n'avez pas remarqué?). La première chose que j'ai appréciée c'est de retrouver l'ambiance de la seconde guerre mondiale dans ce film. Les affiches américaines de l'époque avec les nouvelles qui passent au cinéma et les foires permettant de voir ce que le futur pourrait être. Ou encore Londres dévastée par le Blitz. Je ne sais pas vraiment si cette ambiance est réaliste et il y a probablement de nombreuses incohérences que je n'ai pas pris le temps d'observer. Le deuxième point que j'ai vraiment apprécié c'est l'humour du film. De nombreux dialogues m'ont fait rire qu'ils soient de la part de Tommy Lee Jones (MIB) ou des personnages secondaires (par exemple le mind the gap sorti par l'un des soldats avant de se jeter sur un train et qui est probablement une référence au métro londonien). Je suis aussi dans l'obligation de noter que Toby Jones, incarnation du Dreamlord dans un épisode de Doctor Who, apparaît dans ce film avec le même style (ce qui inclut le nœud papillon) que dans l'épisode de Doctor Who dans lequel il a joué.

Image: Site officiel

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10:12 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : captain america, marvel | | | |  Facebook

15/08/2011

How to train your dragon

Je suis que je suis un peu en retard mais je viens seulement de voir ce film qui m'a été généreusement prêté. Il faut dire que ce film part gagnant. Non seulement il parle de Vikings, l'une des civilisations les plus intéressantes que je connaisse et qui me fascine, mais en plus il parle de Dragons et, comme si ça ne suffisait pas, David Tennant y double l'un des personnages! Je vous promet que je n'ai pas regardé ce film pour David Tennant que l'on ne voit pas puisque les personnages sont créés par ordinateurs. Bref, How to train your Dragon parle des aventures d'un jeune viking qui déçoit régulièrement son père. En effet, celui-ci est incapable de faire quelque chose de bien au point que chacun de ses essais aboutit à la catastrophe. Malheureusement son père n'est autre que le chef des vikings. Mais ce jeune homme souhaite vraiment apprendre à combattre les dragons ce qui lui permettrait d'avoir la popularité, l'amour de son père et une copine (un ado reste un ado n'est-ce-pas?). Mais, alors qu'il a réussi à capturer l'un des plus féroces spécimens, il apprend qu'il n'est pas capable de tuer. C'est alors qu'il commencera à connaître les dragons un peu mieux et à se mettre à les admirer.

J'ai beaucoup aimé ce film qui est aussi sympathique et divertissant que Shrek, Ice Age ou Megamind. Plus que le jeune ado qu'on ne peut qu'apprécier et qui apprend à comprendre une autre race et à s'affirmer ce sont les interactions entre les personnages et les dragons qui m'a fait rire. Le pauvre doit non seulement faire attention à son père mais aussi aux autres vikings qui le regardent un peu comme un raté. Les dragons ont aussi leur propre caractère qui les rend attachant. Personnellement je les approcherais des chats par certains cotés. On apprécie aussi de voir deux ennemis apprendre à se connaître et commencer à se battre et à vivre ensemble jusqu'à devenir mutuellement nécessaire. Je ne peux qu'attendre avec une certaine impatience le second volet.

Image: site officiel

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18:42 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragon | | | |  Facebook

12/08/2011

Rise of The Planet of the Apes

La planète des singes est une histoire culte. Le livre, que j'avais lu il y a quelque années, a été adapté de nombreuses fois et tous les amoureux du cinéma connaissent l'intrigue sans même forcément avoir vu l'un des films. Mais ce film n'est pas une adaptation du livre ni un remake puisque l'intrigue prend place avant que la Planète des Singes n'existe. Nous commençons par suivre une expérience désastreuse d'un scientifique qui tente de guérir l’Alzheimer à l’aide d'un médicament révolutionnaire. Mais l'un des singes s'échappe et attaque les actionnaires ce qui conduit à la fin du développement de ce médicament. Espérant sauver l'enfant que protégeait ce singe Will l’amené chez lui ou il observe que le médicament qu'il a injecté à sa mère s'est reproduit dans les gênes créant un singe très intelligent et rapidement nommé César. Celui-ci est extrêmement loyal ce qui le conduit à vouloir protéger le père de Will. Mais la loi est claire. Quand un animal attaque un être humain il doit être tué ou mis en détention dans un centre pour animaux. Dans cet endroit il se rendra compte que ses congénères sont très mal traités et il n'attendra pas longtemps avant de vouloir les aider à s'échapper en attaquant ceux qui se mettraient en travers de leur chemin.

Nous savons tous comment cette histoire se terminera. Nous savons déjà qu'Icarus a disparu en allant sur Mars comme le film nous le montre. Et nous savons ou et quand Icarus reviendra. Mais ceci est une autre histoire et même si ce film n'est vraiment fidèle au livre je l'ai apprécié. J'ai beaucoup aimé la manière dont César devient de plus en plus important pour Will et son père. Mais ce qui est intéressant c'est la manière dont l'humanité se détruit elle-même et ce de deux façons. La première en maltraitant des singes qui n'attendront pas longtemps pour se révolter et la seconde dont nous connaissons l'ampleur seulement lors du générique. Ce film montre le début d'un transfert de domination alors que l’espèce humain a déjà perdu une bataille et est sur le point d'en perdre une autre. Il est aussi intéressant de voir que les singes sont systématiquement sous-estimé par la police lors des combats. Bien que César soit pacifiste on observe qu'il est capable de tuer si il le faut et je en peux qu'être très curieux envers la suite des événements. Je doute que l'humanité accepte si facilement un concurrent et je pense qu'une guerre est inévitable. Mais ceci est l'histoire d'une suite.

Image: Site officiel

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11:45 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : planet of the apes | | | |  Facebook

05/08/2011

The Green Lantern

Green Lantern n'est pas le nom d'un héros mais d'un corps d'agent vient de milliers d'années chargé par des Gardiens de protéger la paix et le justice dans la galaxie. L'un des membres les plus influents de ce corps s'est écrasé sur Terre et meurt en ayant juste le temps d'offrir l'anneau à Hal Jordan un pilote d'essai casse cou et totalement irresponsable qui, en plus, est incapable de garder un engagement plus de trois heures consécutives. Avant de pouvoir devenir un membre du corps à part entière il devra voyager jusqu'à Oa la planète des Gardiens pour apprendre les limite du pouvoir de l'anneau (et non pour le jeter dans un volcan bien que je pense que le faire pour le script pourrait être un acte de sauvegarde de l'humanité!). Cet anneau lui permet de créer à l'aide de sa volonté tout ce qu'il est capable d'imaginer. Et il devra apprendre vite car un être puissant utilisant la peur comme force se dirige vers la Terre pour la détruire avant de vaincre le corps sur Oa. Et un agent de cet être est déjà sur Terre à utiliser son pouvoir pour créer le chaos.

Mais pourquoi ce film est-il si raté? Pourtant on ne demande pas grand chose à un film de super héros adapté de comics: de l'action et une petite morale de circonstance. Le réalisateur n'a même pas besoin d'avoir trop d'imagination puisque le travail est déjà fait à sa place! Et pourtant ce film est une grande déception mais je ne suis pas sur de comprendre pourquoi. Ce n'est sûrement pas l'utilisation de tous les héros disponibles pour faire des adaptations. Bien entendu je préférerais qu'il y ait un peu plus d'imagination que ça dans l'industrie du cinéma mais ça ne m'empêche pas d'apprécier un bon vieux film de super héros bien classique. Alors quel est la raison de ce raté monumental? Est-ce que ce seraient les personnages qui sont tous plus caricaturaux les uns que les autres (la fille amoureuse mais qui a été jetée, l'ex qui n'arrive pas à s'engager mais qui est sympa et courageux, le papa héroïque que l'on n'arrive jamais à égaler et l'amoureux secret qui rate sa vie)? Ou alors est-ce à cause de la petite morale qui s'annonce aussi discrètement qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine? Mais un film hollywoodien passe rarement à coté de la morale de bas étage pleine de bonnes intentions. Peut être aussi que les effets spéciaux sont trop extravagant pour réussir à nous entraîner au cœur du film? Ce qui est dommage car certains décors spatiaux me semblent très réussi. Et finalement il est possible que les évènements sont à la fois attendus et trop rapide? Ce qui est certains c'est que je suis sorti de la salle avec une impression de profonde déception et que j'irais presque jusqu'à déconseiller de payer le prix d'une place (probablement en 3D en plus) pour ce film.

Image (putôt moche d'ailleurs): Site officiel

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11:50 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : green lantern | | | |  Facebook

04/08/2011

Super 8

Super 8 est un film qui m'intriguait depuis que j'ai vu la première bande annonce. Nous avions tous les ingrédients d'un film à suspens avec tous les évènements étranges que cela implique. Nous y observions un gigantesque accident de train suivit par la sortir d'une entité mystérieuse de l'un des wagons. La question était de savoir quel était cette créature et si l'accident était volontaire ou non. Nous suivons dont une bande de cinq jeunes garçons et filles. En même temps que ce petit groupe essaie de monter un film sur une caméra super 8 la ville dans laquelle ils habitent connaît des phénomènes étranges. Les disparitions d'animaux et d'hommes se multiplient alors qu'une épidémie de vols semble avoir pris place. De plus, l'armée met son nez dans l'affaire et commence à agir sans rendre de compte aux forces de polices locales. Les enfants vont donc enquêter et découvrir ce qui se passe.

Ce film est, en fait, très classique. On trouve une petit ville des USA dont tous les habitants se connaissent. Une bande de gamins qui viennent de commencer leurs vacances d'été. Un officier de l'armée qui ne dit rien et qui agit d'une manière très peu sympathique. Les débuts d'une histoire d'amour se déroulent sous nos yeux. Et nous avons des évènements étranges lié à une créature inconnue. En fait, je ne peux que remarquer que tout ceci ressemble très fortement à un livre de Dan Simmons que j'avais d'ailleurs apprécié: Nuit d'été. Les débuts commencent très fortement après une petite introduction sur le film que la bande souhaite faire. En fait, le réalisateur s'est sûrement fait plaisir en décidant de faire exploser ce train! C'est très impressionnant mais peut être un peu trop. Mais on ne devrait pas croire que la créature et l'armée soient vraiment l'intrigue principale.

Non, l'histoire principale, qui sent la nostalgie, concerne le groupe d'enfants et particulièrement deux d'entre eux. En effet, je pense que ce qui importe vraiment dans ce film c'est l'histoire de leur amitié et de l'amour qui commence, très rapidement, entre Joe et Alice. Et ce dont je me souviendrais ce sont les scènes qui montre comment ces amis s'amusent. Par exemple, Carey et son amour des explosions est hilarante. Mais la scène qui me restera vraiment en tête a lieu au début du film. Nous y voyons Alice jouer une scène écrite pour le film. La façon dont elle le joue est très émouvante et la tête que les garçons tirent sont superbes. En résumé, ce film n'est pas vraiment sur des évènements étranges mais sur une certaine nostalgie de l'enfance ou alors d'une enfance? Peut être celle d'un réalisateur qui, enfant, tournait des films en Super 8?

Site officiel

Image: Allociné

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11:56 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super 8 | | | |  Facebook

31/07/2011

Cars 2

Après les films un peu déprimant que j'avais vu dernièrement j'ai pensé qu'il serait bien de se détendre avec quelque chose qui ne pouvait absolument pas être intellectuel. C'est pourquoi j'ai été voir le dernier film d'animation sorti dans les salles: Cars 2. Je n'avais jamais vu le premier mais pourquoi se priver? McQueen revient dans sa petite ville après avoir passé toute la saison sur les circuits. Ce qui lui permet de retrouver son vieil et meilleur ami: Martin. Durant ce temps un milliardaire lance une nouvelle course pour lancer un produit qu'il vient de créer, un produit qui permettrait de remplacer l'essence pour de bon. Mais pour lui offrir ses preuves il souhaite faire concourir les plus grands voitures de courses autour du monde. Défié par l'un des participants McQueen décide de participer et d'emmener son ami Martin. Mais ce nouveau carburant n'est pas du gout de tout le monde et dans les coulisses de la course un combat d'agents secrets est sans pitiés. Un combat dans lequel pourrait être impliqué Martin...

Je n'ai pas été déçu ce film n'est absolument pas favorable à la pensée. Ce qui ne veut pas dire que cela soit forcément mal de temps en temps il est bien de juste se détendre. Commençons ce que je n'ai pas vraiment aimé dans ce film. Tout d'abord je trouve que les courses ne sont pas très utiles ni très intéressantes mais comme c'est Cars on ne peut sûrement pas passer outre. J'ai aussi trouvé que la petite histoire sur l'amitié était assez peu intéressante mais dans les disney on a toujours droit à ce genre de petites morales. Cependant, j'ai trouvé que les paysages utilisé très sympathique. En ce qui concerne Londres, seul endroit du film ou je suis allé, j'ai l'impression d'avoir trouvé la vraie ville. D'ailleurs, l'une des scènes se déroule dans l'un des pubs les plus célèbres de Londres. Je trouve que les multiples clins d’œils envers un agent secret bien connu sont aussi très bien mis en place. L'intrigue concernant ces agents est bien plus intéressante que le reste du film.

Image: Site Officiel

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18:39 Écrit par Hassan dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cars, disney | | | |  Facebook

26/07/2011

XXY

Je vais parler d'un film dont le thème est totalement différent de celui dont j'ai parlé précédemment. Cette fois nous observons la vie d'Alex une uruguayenne de 15 ans. Elle vit quasiment seule avec son père et sa mère et n'a que très peu d'amis. Son père, si j'ai bien compris, est biologiste et tente de sauver les tortues ce qui peut l'amener à se heurter aux pécheurs locaux. Le film commence alors que des amis de longue date vienne en visite de Buenos Aires. Leur fils de 16 ans les accompagne et s'intéresse tout de suite à Alex. Ce qui est le cas aussi de son père qui est chirurgien esthétique et qui trouve la jeune adolescente fascinante. En effet, celle-ci est hermaphrodite. Elle vient d'arrêter le traitement hormonal qu'elle suivait ce qui inaugure une ère de changements pour elle jusqu'à devenir un homme. Mais lorsque son secret est éventré elle devient aussi un objet de curiosité pour le village. Une curiosité qui pourrait bien être défavorable à Alex.

Le personnage d'Alex est déroutant et quand je dis ça je ne parle pas de son intersexualité ni de la recherche de son identité sexuelle. Alex agit bizarrement et d'une manière imprévisible. Ce qui, probablement, n'est pas pour rien dans l'intérêt des gens de son entourage et de la personne qui regarde le film. A coté d'Alex on a son père qui est l'avatar même de la tolérance. Bien qu'il soit totalement perdu face à sa fille/son fils il fait tout pour lui laisser le choix et le/la soutenir. Le chirurgien pourrait être son contraire. Au lieu de tolérance et d'humanité il regarde Alex comme une curiosité génétique qu'il se doit de rectifier. Son attitude de père n'est pas seulement décevante mais aussi cruelle puisqu'il avoue presque ne pas aimer son fils et le mépriser. Mais plus que des personnages c'est un problème que nous montre ce film. Le problème d'obliger des enfants né hermaphrodites à entrer dans une identité sexuelle qu'ils ne ressentent pas forcément leur en utilisant la chirurgie et les hormones. Dans le cadre de ce problème l'attitude du père d'Alex qui consiste à résister aux médecins pour laisser à sa fille/son fils le choix de décider de son destin devrait probablement être suivi. Ce qui permettrait d'éviter des actes médicaux qui peuvent être ressentis, plus tard, comme une mutilation.

Image: Allocine

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15:38 Écrit par Hassan dans féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : intersexualité | | | |  Facebook

Par-delà le bien et le mal

Pour la seconde fois en peu de temps je vais parler d'un film qui prend place dans la société nazie. Mais celui-ci ne parle pas de personnes qui ont été pourchassée mais d'un simple intellectuel professeur à l'université de Francfort. Halder est ce personnage. Il n'est pas un chercheur de grande ambition et se contente d'enseigner la littérature française à ses étudiants. Il écrit aussi un roman sur l'euthanasie tandis que sa vie de famille semble souffrir de plus en plus. Mais ce roman qu'il croyait rester anecdotique se transforme en un passeport pour la haute société nazie quand un haut fonctionnaire du Reich lui signale que hitler lui-même l'a apprécié. De simple professeur observant avec inquiétude les évènements de son temps il est, peu à peu, piégé par la machine nazie en devenant l'un des intellectuels qui permettent de justifier les politiques du parti. Mais Halder a-t-il raison de penser qu'il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur pour contester les politiques du parti? Ou alors va-t-il devenir un traître envers sa famille et ses amis?

On pourrait penser que ce film ne va pas à l'essentiel et utilise trop rapidement un certains nombre de thèmes. Ainsi, on voit passer en une petite heure l'antisémitisme, la résistance intellectuelle, l'euthanasie et la culture nazie sans que, pour autant, chacun de ces thèmes ne soit développé. Mais je trouve que ce film reste bon pour, outre la prestation de Viggo Mortensen, la manière dont il dépeint le personnage Hadler. Plutôt que d'en faire un arriviste ou un profiteur je trouve que le film met bien en place le caractère très surprenant de l’entrée au parti d'Hadler. Plus que ça, il nous montre que cette entrée se double aussi de certains avantages qui n'ont que pu rendre l'adhésion plus alléchante à des personnes qui n'étaient pas forcément des fanatiques nazis. Après tout dans des temps difficile peut-on vraiment se passer de toute aide? C'est une question à laquelle je ne répondrais pas. Mais Hadler est aussi un personnages aveugle. Aveugle dans le sens ou il n'arrive pas à voir vers quoi se dirige son pays. Comme si il était obnubilé par son travail et sa vie de famille. C'est pourquoi je trouve que la dernière scène est particulièrement magnifique puisqu'elle montre Hadler se rendre subitement compte de ce à quoi il a contribué.

Image: Allocine

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11:22 Écrit par Hassan dans contemporain, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuxieme guerre mondiale, nazisme | | | |  Facebook

25/07/2011

Boys don't cry

Ce film est basé sur les faits réels vécu par Teena Brandon une jeune adolescente américaine. Teena n'est pas n'importe qu'elle adolescente. Elle connait de nombreux problèmes avec la justice mais, surtout, elle ne se considère pas comme une femme. C'est pourquoi elle cache son identité féminine biologique pour devenir ce qu'elle considère être sa vraie identité: un jeune homme nommé Brandon. Après avoir eu des ennuis dans un bar Brandon rencontre John et son groupe d'amis. Brandon s'intégrera très rapidement dans le groupe sans que personne ne se doute du secret de ce jeune homme. Brandon tombe aussi amoureux de Lana une autre fille de la bande. Mais que peut-il se passer si John découvre le secret de Brandon? Comment réagira-t-il devant Brandon? Probablement mal, très mal...

Voila un second film plutôt dur à regarder. Il faut savoir, en plus, qu'il est basé sur des faits réels concernant Teena Brandon. Le procès qui a découlé du meurtre et du viol de Brandon reste encore en mémoire. Ce film nous montre un homme qui habite un corps de femme. Plus qu'un désordre d'identité sexuel c'est une identité de genre qui n'est pas en accord avec l'identité biologique. Et ceci implique plusieurs problèmes pour Brandon qui se pense homme mais qui est obligé de cacher son corps de femme. Ce rôle difficile est assumé par Hilary Swank qui réussit, à mon avis, très bien à entrer dans le personnage. Non seulement corporellement mais aussi mentalement. En fait, je n'aurais jamais pensé que Brandon puisse être une femme si je ne connaissais pas le fin mot de l'histoire. Je trouve que le film en lui-même est bon non seulement pour les différents acteurs qui entourent Hilary Swank mais aussi pour la manière dont il est réalisé. Alors que l'on se prend à espérer une fin heureuse pour Brandon on découvre, petit à petit, les problèmes s'accumuler jusqu'aux dernier moments affreux de la vie de Brandon. Des moments qui sont filmés pour montrer la haine ressentie par John et son acolyte Tom mais aussi "digne" (dans la mesure ou on puisse l'être...) pour Brandon. Plus qu'un film c'est aussi un hommage pour le vrai Brandon mort assassiné pour n'avoir pas suivi ce qu'on lui disait d'être et avoir voulu être libre.

Image: Allocine

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18:09 Écrit par Hassan dans contemporain, féminisme/gender/queer, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : féminisme, lgbt | | | |  Facebook

24/07/2011

Bent

Bent est une adaptation d'une pièce de Broadway. L'histoire qui est développée dans ce film est celle d'un couple d'homosexuels de Berlin sous le gouvernement des nazis en 1934. Nous y suivons donc Max et Rudy un couple d'hommes qui écume les nuits et les bars de Berlin. Max y fait la connaissance d'un officier SA homosexuel. Les deux hommes commencent une relation de couple qui sera brutalement détruite lors de l'assassinat de l'amant de Max. Suite à cet évènement Rudy et Max fuient et se cachent des autorités en tentant de sortir de l'Allemagne. Mais comment peut-on fuir un gouvernement aussi total? Malheureusement, le couple sera rattrapé et envoyé à Dachau. Max fera tout pour survivre dans l'enfer gris du camps de concentration en essayant d'éviter l'étiquette homosexuel et en organisant des combines avec les gardiens. Mais le monde des camps est sans pitié ce qu'il apprendra très rapidement.

C'est un film dur mais aussi un bon film. Outre la vision de la Berlin homosexuel qu'il offre, il faut savoir que l'Allemagne semble si je ne me trompe pas avoir été très avancée dans la tolérance durant l'entre deux guerre, que je peux vérifier on y découvre une peinture que je trouve très adéquate des comportements durant le gouvernement nazi. En est témoin le rôle de Grita cet homme qui se travestit. Alors qu'il explique à Max et Rudy comment fuir il leur dit aussi qu'il n'hésitera pas à les dénoncer à la police montrant comment la société civile devint l'adjointe de la police par la dénonciation. Mais on y perçoit aussi un peu comment fonctionnaient les camps. Je ne parle pas de scènes de tortures, bien qu'il y ait tout de même des scènes difficiles, mais des scènes qui montrent l'absurdité des tâches que l'on obligeait les détenus à accomplir. Max doit déplacer des pierres d'un point à un autre puis les ramener et ceci toute la journée. On y voit aussi le sadisme des gardes par exemple au travers des dernières scènes. Celles-ci, si j'en crois les témoignages que j'ai lu, sont très proches de la vérité. C'est un film triste, gris, sans espoir sauf lors des moments ou Max trouve un amour inattendu. Mais un amour qui ne peut pas durer dans un camps de concentration nazi. La dernière scène est particulièrement émouvante puisque Max y accomplit un acte d'amour et d'acceptation en revendiquant son homosexualité.

Image: Allociné

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16/07/2011

Harry Potter and The Deathly Hallows (part 2)

Ce dernier volet de la saga d'Harry Potter est probablement l'un des films les plus attendus de cet été même par ceux qui connaissent déjà l'histoire (ceux qui ne la connaissent pas ont probablement vécu dans une grotte depuis une vingtaine d'année). C'est le volet qui nous permettra de comprendre qui est Voldemort mais aussi quel est le destin final de Harry Potter. Un destin qui, je le rappelle, il a accepté de suivre volontairement. Nous sommes donc à la moitié de l'histoire originale. Après avoir fuit des mois durant en cherchant les objets cachant des morceaux de l'âme de Voldemort Harry et ses amis avaient été capturé mais ont pu s'enfuir. Nous les retrouvons immédiatement après ces évènements et ils savent ou se trouvent les derniers Horcruxes. Mais, pour les détruire, ils devront passer sous le nez de toute le monde magique et entrer  la banque Gringotts puis revenir à Poudlard pour un dernier combat! Car l'école va entrer en guerre! Et rien ne sera plus jamais comme avant pour ceux qui participeront à la bataille contre Voldemort.

Toutes les scènes d'actions ayant été laissée dans ce dernier film alors que la première partie ne connaissait que les scènes de fuite et d’auto-apitoiement il est logique que ça pète de tous les cotés. J'utilise ce mot à dessein puisque, effectivement, on voit beaucoup d'explosions durant le temps que dure le film. En fait, la majeur partie de celui-ci se déroule à Poudlard et consiste à nous montrer la bataille. Et c'est beau avec plein d'effets spéciaux et d'explosions un peu partout dans les couloirs d'une école qui ne tient probablement plus sur grand chose. Ça ne peut que plaire ne serais-ce que parce que nous avons tous souhaité faire exploser nos écoles! L'intrigue reste celle de la première partie: trouver les horcruxes. Mais, au lieu de fuir et de geindre, nos héros se lèvent, enfin diront certains, et commencent à lutter contre un ennemi qui sent qu'il perd ses atous chaque secondes qui passent!

On retrouve aussi les scènes classiques Harry Potter d'amour dans lesquels Harry est incapable de se jeter sur celle qu'il aime (sept ans qu'on lui répète de rester près de ceux qu'il aime et il n'a toujours pas compris...). Les scènes de Ron qui joue au macho un peu bête mais qui montre qu'il possède un peu plus que ça et Hermione qui comprend toujours tout avant tout le monde. Bref, du Harry Potter classique que l'on ne peut que apprécier si on apprécié les autres films. Surtout que le jeu des acteurs s'est largement amélioré depuis les premier volets. Tout de même, comme dans le livre, il y a cette scène totalement inutile et même particulièrement grotesque des 19 ans plus tard. Je ne sais pas pour vous mais j'ai toujours trouvé ce chapitre inutile et il ne s'est pas amélioré à l'écran. Aucun des acteurs n'est crédible en trentenaires approchant de la quarantaine et cette scène a surtout le mérite de faire éclater de rire l'assistance (et Harry porte toujours les même lunettes affreuses!).

Image: site officiel

 

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18:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : harry potter, j k rowling, deathly hallows | | | |  Facebook

24/06/2011

The Guantanamo trap

Il est difficile de parler de ce film. Non seulement parce que son sujet est particulièrement touchant humainement parlant mais aussi parce que ce même sujet est particulièrement sensible et crée des débats infinis. Concrètement, ce documentaire nous offre l'opportunité de suivre quatre personnes. Nous pouvons entendre leurs témoignages et réflexions ainsi que la manière dont cette prison tristement connue a changé leur vie. Le premier de ces personnages est un allemand dont nous avons tous entendu parler: Murat Kurnaz. Il a été emprisonné et questionné durant de nombreuses années à Guantanamo. Il a donc connu les tortures de cette prison et a été accusé d'être membre d'al quaida. Le second intervenant que je présenterais est un espagnol qui a aussi connu la torture mais dans les geôles de Franco et a aussi connu les fausses accusations: Gonzalo Boye. Il a été avocat de l'accusation lors du procès des terroristes de Madrid. Il est aussi à l'origine d'une procédure contre Bush et son administration pour crime contre l'humanité. Le troisième intervenant est aussi avocat et il a servit, en tant que soldat, à Guantanamo et se nomme Matt Diaz. Il a contribué à fermer les accès aux informations sur la prison aux journalistes et aux avocats de la défense concédés aux prisonniers torturés. Mais il a risqué sa carrière pour offrir les noms des prisonniers à une avocate des droits de l'homme. Enfin, je terminerais avec une avocate militaire: Diane Beaver. Elle est connue pour avoir rédigé un rapport sur les utilisations possibles de certaines formes d'interrogations musclées. Ce rapport semble être à la base de la politique américaine sur la torture du moins dans sa forme légalisée (bien qu'illégale).

Ce film est très émouvant à voir surtout parce que Kurnaz semble ne pas encore s'être remis de son expérience. La douleur est visible dans ses yeux sur lesquels insiste le réalisateur lors de plans impressionnant. Mais ce qui m'a le plus choqué ce ne sont pas les expériences de Kurnaz mais le discours de Beaver. Celle-ci semble être incapable de comprendre ce qui est mal dans les événements de Guantanamo. Elle se justifie fréquemment en invoquant le devoir et la défense de la patrie mais elle ne parle jamais d'humanité. Au contraire, son discours semble surtout se borner à un souci de "professionnalisme". Ainsi, en parlant des événements tristement connu d'Abu Graïb, elle s'inquiète du manque de professionnalisme des soldats impliqués. Donc Guantanamo le serait? Mais comment peut-on se justifier ainsi je n'arrive pas à le concevoir et je la considère à la fois comme une victime du gouvernement en tant que bouc émissaire et comme l'un des maillons les plus importants de la chaine de la torture puisqu'elle l'a justifiée. A mon avis elle n'est rien humainement parlant comparée à celui que je qualifierais volontiers de héros: Matt Diaz. Bien que cela lui ait couté cher il a préféré suivre sa conscience que d'accepter silencieusement les tortures. Il suit, en fait, l'idée que l'on ne peut pas justifier la guerre contre le terrorisme et en faveurs, il parait, de la démocratie et des droits de l'homme et violant allégrement ces principes. Et il a été emprisonné pour être, à mon avis, le seul à avoir accompli son devoir et son serment. Pour finir, je trouve dommage que le procès intenté par Gonzalo Boye soit annulé. Il est important de trouver qui a été impliqué dans ces tortures et quels ont été les pratiques de cette prison infamante.

Image: Site officiel

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