04/10/2012

Génération enragée par Jiminy Panoz

Titre : Génération enragée
Auteur : Jiminy Panoz
Éditeur : Walrus
Pages : 38

Nous avons tous entendu parler du livre "Indignez-vous" mais qui a entendu parler du livre de Jiminy Panoz? Ce n'était pas mon cas mais la couverture et le prix du livre m'ont convaincu que je pourrais essayer. Jiminy Panoz est un jeune auteur français qui tente d'écrire des livres utilisant les nombreuses nouvelles possibilités des tablettes. Ce n'est pas simple puisque nous ne savons pas encore qu'elles sont ces possibilités et les éditeurs ont tendance à être un peu frileux avec les nouveautés. Ce petit livre n'est pas un roman mais une sorte d'essai. Panoz tente d'y décrire l'état de toute une génération face au monde actuel. Une génération principalement d'origine française mais qui pourrait être mis en parallèle avec d'autres pays. C'est un cri. Panoz hurle la frustration d'une génération entière face au monde actuel. Tout y passe. Aussi bien l'économie que la culture ou encore le système scolaire. Ce que Panoz dénonce c'est un système qui brise les espérances et laisse sur le carreau des hordes de jeunes en vertu de leur prétendue incapacité à travailler ou de leur manque d'expérience. Une forme d’hypocrisie massive du chômage et des stages non-rémunérés dans un contexte économique difficile face à des entreprises qui font du profit en licenciant. C'est un cri de colère.

Faut-il conseiller la lecture de ce livre? Je connais beaucoup de personnes qui pourraient se retrouver dans les descriptions de Panoz. Bien qu'il ait le mérite de mettre le doigt ou ça fait mal il manque tout de même quelque chose à ce livre pour en faire un essai réussi. Que je me fasse comprendre. J'ai parfaitement conscience que le but de Panoz n'est pas décrire un essai scientifique des causes et effets  de la perte de confiance envers leur avenir des jeunes mais de dénoncer. Cependant, quand je lis un livre qui dénonce le système politico-économique je demande un peu plus qu'un simple cri de révolte aussi justifié soit-il. Panoz manque le coche en n'offrant pas de réflexions sur de possibles solutions. Personne ne demande à un auteur critique de donner l'idée parfaite qui lui offrira le prix nobel de la paix. Cependant, je pense qu'il est normal, quand on est critique, d'essayer de trouver une piste de solution. Je ne pense pas cela simplement pour disqualifier, comme si cette simple critique suffisait, le texte de Panoz mais parce que des pistes existent et pourraient donner un regain d'espoir.

Image: Éditeur

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03/10/2012

Shadow of the Mothaship par Cory Doctorow

Titre : Shadow of the Mothaship
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 52


Je viens de terminer cette petite histoire de Doctorow. Encore une fois, ce n'est malheureusement pas une histoire que j'ai aimé lire. Encore une fois, le style de Doctorow ne me plait pas vraiment pour une raison que je n'arrive pas à identifier. Encore et toujours, je n'apprécie vraiment pas les personnages de Doctorow. Mais qu'en est-il de l'histoire? Nous sommes sur Terre à Toronto. Le héros est le fils de deux envoyés en direction d'un groupement de races sentientes aliens. Mais durant leur observation de la Terre les humains tentent d'éviter d'être jugé négativement. En effet, ce jugement aboutirait probablement à l'extinction de l'espèce. Les parents du héros fondent donc une nouvelle forme de vie qui se base sur la poursuite de la joie de vivre. Mais celle-ci est imposée par les autorités dans le but d'éviter la mort. Le monde a changé. Nous sommes dans une époque ou ne pas être heureux et ne pas être socialement adapté conduit à l'exclusion du groupe. Les voisins et les enfants même dénoncent ceux qui ne suivent pas la nouvelle doctrine. Mais que pourrait-il se passer quand les aliens disparaissent?


De quoi parle cette histoire? Outre un premier contact avec une civilisation alien très avancée on se trouve en face d'une société sans déviances possibles. Les individus qui échappent à la normalisation sont rapidement catalogué et évacué. Dans cette société la norme est gardée par les autres. Mais alors qu'est-ce qui semble si différent de notre société? Nous agissons dans les normes que l'on nous a apprises à respecter et selon le regard des autres (voisins, amis, etc). Peut-être que Doctorow tente de décrire un environnement religieux mais je pense qu'il décrit le fonctionnent d'une société. Être déviant est difficile. Pour être déviant il faut accepter d'être catalogué, surveillé voir interné en vue d'une normalisation. De nombreux exemples historiques et actuels démontrent ce point. Mais que penser de cette nouvelle? Je l'ai annoncé en introduction je ne l'ai pas appréciée et j'avoue ne pas avoir envie de passer trop de temps à en parler. L’intrigue m'a parue bizarre et j'ai mis un certain temps à comprendre de quoi parlait le héros. Je pense que Doctorow ne donne pas assez de contexte pour que l'on puisse s'attacher à l'histoire. Avec le peu d'informations qu'il nous donne on navigue difficilement dans les propos d'un homme qui parle de ce que l'on ne connait pas. C'est dommage car l'idée de base est très intéressante. Comme l'humanité réagirait-elle en passant en jugement devant une autre espèce?

L'utopie de Thomas More

Titre : L'utopie
Auteur : Thomas More
Éditeur : Feedbooks
Pages : 126

Je connais surtout Thomas More de la série "Les Tudors". Je l'ai aussi rencontré dans quelques cours d'histoire mais ce personnage et cette époque ne sont pas mes préférées. Ce qui ne veut pas dire que je ne souhaitais pas lire l'Utopie. Ce livre est le premier du genre. Une fiction qui décrit le fonctionnement d'un monde pensé comme idéal. Mais ce n'est pas le seul propos de cette œuvre qui aurait été écrite selon les souvenirs d'une conversation avec un grand voyageur.

Le livre est divisé en deux parties et la première partie ne concerne pas l’île d'Utopie mais le gouvernement. La question que pose More est simple: un philosophe, un humaniste, a-t-il intérêt à entrer au service d'un prince pour le conseiller sur la bonne tenue de son gouvernement? Les arguments en faveurs d'un service public de l'humaniste sont nombreux. Ses conseils permettront au prince de s'élever au-dessus de ses semblables et de bien gouverner ses sujets dans une direction harmonieuse et juste. Mais les arguments contraires sont tout aussi intéressant. Ce qui est encore plus intéressant c'est que ces arguments sont exprimés par le voyageur et non par More. Pourquoi l'humaniste doit-il éviter d'entrer au service d'un Prince? Il y a l'idée que le pouvoir à tendance à corrompre même le cœur le plus pur. Mais ce n'est pas le seul point. L'argument le plus fort concerne le Prince et ses conseillers. Selon cette œuvre les Princes ne veulent qu'une chose: l'argent. Pour cela ils sont prêts à détruire leurs sujets et à faire de nombreuses guerres en dépit des désavantages. Les conseillers, dans cette optique, ne sont que des sycophantes qui annoncent au Prince ce qu'il veut entendre et non ce qu'il devrait faire. Dans cette configuration la voix de l'humaniste serait vite poussée au silence.

La seconde partie du livre concerne enfin l’île d'Utopie. C'est un long récit du marin philosophe qui tente de décrire dans ses moindres détails le fonctionnement de cette société. Que peut-on en sortir? Je trouve éclairant d'y trouver des conceptions que certains groupes politiques revendiquent à notre époque. Par exemple, les utopiens travaillent juste assez pour offrir à l’île les ressources de nourriture nécessaire. Le temps libre est consacré à l'étude et à l'élevation personnelle. On trouve aussi un début de démocratie puisque les principaux magistrats sont élus et élisent ensuite le Prince. Mais surtout More y décrit une société qui se méfie de l'argent. En fait on pourrait dire que More décrit une société en partie communiste. Chacun possède ce dont il a besoin et peut étudier ce qu'il souhaite. Le superflus est envoyé dans d'autres pays. Dans ce système non seulement tout le monde travaille selon les besoins mais tous possèdent selon leurs besoins. L'argent devient donc inutile. Cependant, More décrit aussi une société profondément religieuse pénétrée des mœurs qu'il considérait favorables. Il n'existe pas de jeux de hasard, pas de relations en dehors du mariage et le père de famille est maître. Les prêtres sont écoutés avec révérences et gardent l'ordre moral du pays.

Quand on sort de ce livre on a donc une impression à la fois de modernité et de conservatisme religieux. Ce dernier point doit être compris non pas au sens d'un retour à la religion mais d'une place prégnante de la morale chrétienne dans la société idéale de More. Mais l'humaniste nous offre aussi une critique acerbe de la noblesse et de l'argent. Une critique que l'on peut retrouver dans des termes semblables chez Marx ou les anarchistes. Les solutions qu'il propose au problème de l'inégalité due à l'argent sont aussi préconisées par les auteurs que je viens de citer. Il n'y a pas besoin d'être particulièrement intéressé par le sujet pour se rendre compte que l'Utopie est une critique acerbe des sociétés européennes et des Princes de l'époque.

09:13 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : utopie, gouvernement, conseils | | | |  Facebook

29/09/2012

Return to pleasure island par Cory Doctorow. Le fun jusqu'au bout!

Titre : Return to pleasure island
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 42

Cette nouvelle fait partie de celles, nombreuses, que je ne comprends ni n'apprécie vraiment. Doctorow nous décrit une famille qui vit sur une île qui semble être un énorme parc d'attraction. Cette famille n'est pas comme les autres. En effet, ses membres sont constitués de terre. Ce sont des golems. Le parc d'attraction n'est pas non plus comme les autres. Son but est d'offrir tout ce que ses clients souhaitent mais quand cela arrive ces derniers deviennent des singes. Doctorow nous montre la vie des trois frères qui chacun ont un caractère différent mais qui tiennent à leur vie de famille. Ils vivent en harmonie les uns avec les autres mais leurs désirs ne risquent-ils pas de détruire celle-ci?

Peut-être que c'est ça la question principale de cette nouvelle. L'harmonie de la famille et la nécessité de penser aux autres avant de réaliser ses rêves égoïstes? Les singes qui étaient des humains seraient une forme de punition de l'égoïsme de ces personnes qui ont tout fait pour avoir du plaisir mais qui n'ont pas pensé aux autres. Et le sort de la famille de golem pourrait bien abonder dans le sens de cette explication. Leur séparation à des effets négatifs très forts sur leur équilibre. Peut-être que Doctorow parle des sacrifices nécessaires de ses désirs dans une vie en communauté? Peut-être que non et je n'aurais donc rien compris. Je ne tenterais pas d'aller plus avant.

11:23 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Fantasy, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, famille | | | |  Facebook

27/09/2012

Le Prince par Nicolas Machiavel

Titre : Le Prince
Auteur : Nicolas Machiavel
Éditeur : Ebooks libres et gratuits
Pages : 116

Nous avons tous entendu parler de Machiavel. Son nom est devenu intemporel fixé dans l'adjectif machiavélique. On a tellement mal compris l’œuvre de Machiavel que cet adjectif est devenu la manière de décrire des personnes ou des actes particulièrement rusées et déloyales voir même perfide. Ce sont des termes plutôt négatif pour une œuvre bien plus riche. Le Prince n'est pas un traité qui décrit comment garder le pouvoir de manière "machiavélique". C'est un livre qui a été écrit dans le but d'analyser comment on doit prendre le pouvoir et l'exercer. Au contraire des Miroirs des Princes Machiavel ne décrit donc pas le gouvernement idéal mais un gouvernement nécessaire. Pour nous en faire la démonstration Machiavel utilise des exemples historiques et contemporains. Ceux-ci permettent d'illustrer les erreurs et réussites de chacun. Au final, ce n'est pas un livre de perfidie que l'on lit mais l'un des premier vrai traité qui analyse le pouvoir politique et son exercice.

Ce livre est injustement méconnu. Il est aussi injustement incompris. Machiavel a donné son nom à l'un des mots les plus défavorables de la langue française pour avoir écrit ce qu'il observait. Et pourtant ce qu'il écrit, bien que ce soit daté, est encore en partie valable. Certaines théories politiques trouvent leurs fondements dans ce traité qui parle aussi bien des relations internationales que du gouvernement interne au pays. Sa lecture permet donc de mieux comprendre certaines décisions prisent par certains gouvernements. Cependant, ce livre a été écrit en direction d'un prince et non d'une démocratie. Il ne faut donc pas oublier cette limitation bien que Machiavel parle aussi du cas démocratique de manière moins développée. En conclusion je conseille la lecture de ce traité qui est non seulement intéressant mais qui est aussi disponible gratuitement sur le site de l'éditeur (et sans DRM le livre vous appartient donc vraiment!).

10:10 Écrit par Hassan dans Livre, moderne, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : machiavel, le prince, traité politique | | | |  Facebook

23/09/2012

Home again, Home again par Doctorow

Titre : Home again, Home again
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Voir le site de l'auteur
Pages : 56

Je suis très emprunté. J'avais beaucoup aimé le livre précédent et je souhaitais vraiment dire à nouveau quelque chose de positif sur Doctorow. Malheureusement je sors de cette nouvelle avec une grosse déception. Et pourtant l'histoire est loin d'être inintéressante. Nous sommes sur Terre. Nous avons eu la visite d'une société alien globale qui importe ses technologies et ses concepts. L'un de ces concepts se concrétise pas la création d'un immeuble dans lequel les fous sont parqués et soignés. Notre héros vivant dans cet immeuble. À travers ses yeux nous apprenons ce qu'était la vie à l'intérieur et comment il en est venu à son travail actuel.

Mais que vais-je pouvoir dire de cette nouvelle? Comment vais-je pouvoir parler d'une histoire qui ne m'a pas du tout intéressé? C'est un grand sentiment de déception qui m'a pris à la fin de l'histoire. Je ne m'attendais pas du tout à cette intrigue peu intéressante. En fait, j'aurais préféré que Doctorow y insère une réflexion plus importante sur la folie et la normalité. En effet, les humains sont parqués au nom d'une certaine conception de la folie. Mais quelle est cette conception et comment la mesure-t-on? Ne serait-on pas tous, d'une certaine manière, un peu fous? Enfermer des personnes en raison de leur anormalité est-elle vraiment la solution ou n'est qu'une manière d'éviter de regarder les définitions de plus prés? Ce thème aurait pu être traité d'une tout autre manière par l'écrivain talentueux qu'est Doctorow. Malheureusement ce n'est pas le cas.

17:51 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

21/09/2012

Little Brother par Cory Doctorow. Nous sommes tous des terroristes

Titre : Little Brother
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Voir le site de l'auteur
Pages : 306

Wow qu'est-ce que ce livre est bon! Oui je sais je commence fort et il est même très rare que je sois si positif. Mais après avoir lu des histoires que je trouvais moyennes se retrouver dans ce livre que j'ai vraiment apprécié est magnifique. Little Brother est écrit en 2008 par Cory Doctorow. On y retrouve ses thèmes de prédilection: sécurité, informatique et liberté. Nous sommes à Los-Angeles et nous suivons les aventures de Marcus jeune ado de 17 ans. Comme tous les ados il lui arrive de ne pas suivre les cours pour jouer ou sortir avec des amis. Ce jours là Marcus souhaite continuer un jeu de rôle et d'énigmes qui prend place à l'intérieur de la ville même. Mais, après avoir rassemblé ses amis, quelque chose d'horrible se passe. La ville est sous attaque terroristes et plusieurs bombes explosent. Alors que les quatre amis cherchent la sécurité ils se font repérer et arrêter par le Département de la Sécurité Intérieure. Les quatre adolescents sont maintenant suspects de terrorisme et il faudra toute l'ingéniosité technologique de Marcus pour réussir à crier la vérité et à reconquérir la liberté

Que se passerait-il si l'arsenal technologique mis en place pour notre sécurité - comme ils disent - serait détourné pour nous contrôler? La liberté existerait-elle encore? Cet arsenal technologique est-il véritablement utile ou ne fait-il que punir les mauvaises personnes? Ce sont les questions que pose Doctorow dans une Uchronie qui pourrait bien être plus réalistes qu'on ne le souhaite. En effet, Doctorow tente de se baser sur des technologies existantes ou prochainement réalisable (je viens de lire, par exemple, que la reconnaissance des mouvements de marche est en cours de mise au point). Beaucoup de personnes pensent que ces technologies ne sont pas dangereuses et qu'ils peuvent laisser les technocrates, les industriels et les politiciens s'en occuper. D'un certain coté ils n'ont pas tort. La technologie n'est pas dangereuse ou mauvaise en soit mais c'est son usage qui peut être dangereux (c'est d'ailleurs un sujet de dissertation classique au gymnase...).

Doctorow nous décrit une ville sous occupations. Les caméras de surveillance sont partout, la police est plus que présente et agit de manière illégale, les citoyens sont surveillés via les puces RFID et les écoles installent des dispositifs de vidéosurveillance dans les salles de cours et animent des leçons de propagandes. Quels sont les points communs? Ce sont la peur et l'étouffement de l'esprit critique. Derrière l'argument classique "les innocents n'ont rien à cacher" on justifie et on se justifie la perte de toute vie privée et de toutes possibilités de critiques. Car comment peut-on critiquer un système destiné à notre sécurité si on ne veut pas aider l'ennemi? Comme je l'ai déjà dit, les technologies existent déjà. Les puces RFID sont partout de la carte d'étudiant à la carte de fidélité. Les caméras sont installées de plus en plus souvent pour un coût énorme sans preuve de leur véritable utilité. Internet peut être surveillé et contrôlé de plus en plus étroitement. Mais ce que montre ce livre c'est aussi que ces technologies de surveillance peuvent être très facilement contournées avec des techniques simples que l'on peut trouver sur google. La question reste: pourquoi payer autant pour des technologies déficientes? Pour le fantôme de sécurité qu'elles nous offrent? Si cette réflexion, nécessaire, de Doctorow sur la surveillance ne suffisait pas il ajoute aussi une histoire à rebondissement avec des personnages que, pour une fois, j'ai apprécié. Je ne peux dire qu'une chose: si vous vous intéressez à la surveillance ou à Doctorow lisez ce livre incontournable puis réfléchissez aux implications.

17/09/2012

Le droit à la paresse par Paul Lafargue

Titre : Le droit à la paresse
Auteur : Paul Lafargue
Éditeur : les éditions de Londres
Pages : 49

Souvent, dans les journaux, on lit de nouvelles mesures du gouvernement contre le chômage. On lit des syndicalistes qui conspuent le patronat qui viole le droit au travail de leurs ouvriers. Nous suivons des essayistes qui expliquent pourquoi le travail permet d'augmenter la moralité de la société. Nous lisons des articles sur les « parasites » qui vivent de l'aide sociale et refusent de travailler. Ceci n'est qu'un résumé très simplifié mais il montre que l'un des points essentiels de notre civilisation capitaliste concerne le droit au travail et sa force en tant que vertu. Même les marxistes sont en faveurs du travail.

Et si toutes ces personnes se trompaient? Et si ce n'était pas le droit au travail qu'il faudrait défendre mais le droit à la paresse? C'est la question que pose Paul Lafargue dans ce petit livre. C'est une question que l'on pourrait presque qualifier de provocation. N'est-ce pas le travail qui a permis la croissance et le développement de nos contrées? Sans ce travail ne serions-nous pas encore au temps des cavernes et des chasseurs-cueilleurs? Mais refuser ce livre avec des arguments aussi simples serait une erreur. Que dit Paul Lafargue. En substance il ne dit pas grand-chose de plus que les marxistes classiques. Le travail est une forme d'esclavage. L'ouvrier et l'ouvrière vendent leur corps en échange d'un salaire. Cette force de production est utilisée pour produire de plus en plus ce qui mène la société dans une crise de surproduction. L'un des moyens d'éviter cette crise est d'écouler la production à l'extérieur de l'Europe donc, pour l'époque, les colonies. L'autre moyen serait de surconsommer et seuls les classes aisées en sont capables. Mais Lafargue annonce aussi que le travail, en tant que vertu, est une invention récente. Selon l'auteur les philosophes antiques et les civilisations dites archaïques ou barbares auraient le travail en horreur. Celui-ci serait réservé aux couches les plus basses de la société et les citoyens pouvaient passer leur temps à paresser, boire, manger et créer les œuvres de l'esprit. Le travail ne serait donc qu'un cancer qui détruit l'esprit et le corps. Et notre époque de machines et de productions de plus en plus importante pourrait éviter ces heures longues de travail en le remplaçant par la machinerie et en baissant la production.

J'invite les deux camps qui se constitueront après cette lecture à arrêter de rire ou à ne pas être naïf. Bien entendu cette œuvre est datée et pose des problèmes conceptuels mais cela n’enlève rien à l'intérêt d'une réflexion plus poussée sur le travail. Avons-nous vraiment besoin de travailler autant que nous le faisons? Avons-nous vraiment besoin de produire autant qu'actuellement? Ce sont des questions fondamentales qui méritent plus que d'être évacuées au nom du sacro-saint capitalisme. Cependant, on ne peut pas non plus appliquer les recettes de Lafargue telle quelle. L'auteur est né au XIXe siècle et ne pouvait pas imaginer la société actuelle. Oui nous avons de plus en plus de machines capables d'accomplir des travaux dangereux et pénibles. Mais la mise en place de ces machines implique aussi de nouvelles formes de travail. Lafargue considère aussi que la paresse permet de consommer plus tout en produisant plus par le plein emploi imposé. Mais la consommation à outrance est-elle bénéfique? De nombreuses personnes en doutes et d'autres, tout aussi nombreuses, n'en doutent pas. Par quoi remplacer le travail non-accompli? Lafargue pense à la consommation, à la jouissance de la vie mais aussi à la création intellectuelle. Mais celle-ci n'est pas aussi une forme de travail difficile. Proust n'a pas écrit A la recherche du temps perdu en 30 minutes dans son jardin. Ce livre a probablement demandé un grand effort d'écriture. En conclusion je ne peux que dire que Lafargue ne convainc pas. Cependant il pose des questions importantes qui demanderaient une analyse contemporaine sérieuse. Au lieu de le jeter aux orties avec un petit rire il vaudrait mieux mettre à l'épreuve ces idées et tenter d'observer les conséquences probables que celles-ci soient bénéfiques ou non.

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16:18 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail, marxisme, paresse | | | |  Facebook

Craphound par Cory Doctorow

Titre : Craphound
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 30

Le premier contact a eu lieu. Des millier d'aliens parcourent la Terre et partagent leur technologie en échange de terres ou d'objets. C'est donc une époque de remises en questions et d'opportunités. Mais pour notre héros le monde n'a pas vraiment changé sauf qu'il a un ami alien qui l'accompagne dans ses chasses au trésor lors des ventes locales. Les deux amis revendent leurs trouvailles aux enchères et peuvent gagner assez pour vivre. Mais il reste une question. Pourquoi ces aliens achètent-ils des objets sans aucune valeurs face aux technologies qu'ils donnent? Notre héros pourrait bien comprendre ce qui se déroule vraiment s'il reste attentif.

Cette nouvelle fait partie du recueil A Place So Foreign and Eight More. Bien que, comme d'habitude, l'auteur n'offre pas assez de contexte pour me contenter j'ai apprécié cette nouvelle. Je pense que l'un des talents de Doctorow est de créer des histoires avec des situations étranges dans un environnement réaliste et même banal. Qu'y a t'il de plus banal que des vides-greniers? Je ne sais pas… Mais ajoutez un alien et vous pouvez commencer à tisser une histoire autours qui permette de passer outre la banalité du début. Mais surtout Doctorow ne fonce pas dans les poncifs du premier contact. On n'a pas d'armée, ni de scientifiques et encore moins de diplomates. On a simplement deux amis qui cherchent des objets. Mais cette recherche cache quelque chose de plus important et, peut-être, de plus réaliste. Honnêtement, je pense que ce que Doctorow a écrit pourrait presque véritablement se dérouler.

11:52 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, aliens | | | |  Facebook

15/09/2012

On ne peut pas améliorer les prisons par Kropotkine

Titre : On ne peut pas améliorer les prisons
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 28

Voici le dernier texte de Kropotkine que je possède dans ma liseuse. C'est une conférence donnée par l'auteur en 1887. On nous y parle d'un problème récurrent: les prisons. Comment fonctionnent les prisons et sont-elles vraiment le bon moyen d'éviter la criminalité? C'est une question qu'il est légitime de se poser et que Kropotkine n'est pas le seul à avoir étudiée. Mais, en ce moment, nous parlons de lui. Selon l'auteur, qui a passé du temps en prison, celles-ci ne fonctionnent pas. Ce serait des institutions inhumaines qui ne peuvent pas réussir à redonner l'envie de s'intégrer dans la société. Ceci pour plusieurs raisons. La première c'est que le travail qui y est proposé est mal payé. Les prisonniers y sont des employés au rabais qui pratiquent des travaux répétitifs pour un salaire médiocre. La seconde c'est qu'on ne peut pas imaginer une réhabilitation en créant une promiscuité avec d'autres prisonniers. Ceci ne peut que mener à un esprit de corps contre les gardiens et le monde extérieur (gardiens ayant aussi cet esprit de corps) et un apprentissage des méthodes de larcins et de crimes de manière générale. Peut-on réformer la prison? Kropotkine répond par la négative.

Je l'ai dit plus haut, la prison est un problème de réflexion récurrent. Michel Foucault y avait aussi réfléchit tout en étant membre d'un groupe de réflexion et d'étude des prisons françaises. Les prisons ne sont probablement pas la meilleure solution pour s'occuper de la petite criminalité comme un premier vol. Mais alors que faire? C'est la que le bât blesse. Kropotkine ne donne pas véritablement de propositions. Pourrait-on imaginer une extension des jours amendes? Non seulement cela permet de vider des prisons mais aussi d'éviter une forte condamnation pour des premiers condamnés. Cependant, comme nous l'avons vu ces dernières années, les jours-amendes sont à la fois inégalitaires et très peu adaptés à la récidive que, selon certains, elle encourage. Peut-être pourrait-on imaginer un usage plus important de l'assignation à résidence via les bracelets électroniques? Mais il y a des risques de rechigner sur le coût. Il y a aussi encore et toujours les individus particulièrement violents ou dangereux que l'on ne peut pas laisser libres de leurs mouvements. Qu'en faire si nous supprimons la prison? Bref, vous l'aurez compris, c'est un sujet que je considére très difficile et loin d'avoir la solution je ne fais que poser des questions. C'est la principale vertu du texte de Kropotkine que de commencer cette réflexion.

Image: Éditeur

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12:27 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prison, kropotkine, criminalité | | | |  Facebook

When sysadmins ruled the earth par Cory Doctorow

Titre : When sysadmins ruled the earth
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Felix est un sysadmin. Ce nom barbare pour un métier implique que cet homme est responsable du fonctionnement des machines sur lesquels se trouve internet. Il est surtout de piquet. Et dans ce genre de cas les machines ont la désagréable habitude de ne plus fonctionner en pleine nuit et de ne pas vouloir être réparée depuis le domicile. Donc Felix abandonne sa femme et son fils nouveau né avec la promesse de vite revenir et de ne plus être astreint à ce type de service dorénavant. Mais les machines ont été attaquées de manière bizarre. Comme si quelqu’un tentait de détruire l’internet de manière inefficace. Nos sysadmins ne réfléchissent pas vraiment à cela et continuent leur travail sans savoir ce qui est train de se dérouler à l’extérieur. Felix est le premier mis au courant par sa femme. Le monde est en train de sombrer. Des attaques chimiques, bactériologiques et nucléaires ont touché tous les pays et détruit les gouvernements. Les villes sont tombées. Mais alors que faire de l’internet ?

Je le dis tout de suite : à mon humble avis cette nouvelle est actuellement la meilleure de Doctorow. Je ne sais pas ce que j’ai le plus apprécié. Est-ce que c’est l’ambiance entre les survivants qui ne savent pas quoi faire sinon leur travail ? Est-ce parce que Doctorow ne donne pas les responsables ? Ou peut-être parce que quelque chose est tout de même construit ? En tout cas j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle qui décrit une petite société de geeks enfermés avec leurs machines en train de perdre leurs ressources petit à petit. Mais ces geeks décident de communiquer, de comprendre, d’essayer de construire quelque chose. Même si ce quelque chose, encore une fois à mon avis, n’avait aucune chance de fonctionner. On apprend à apprécier des personnages secrets, cachés, qui peuvent être difficile à côtoyer. Oui vraiment c’est une superbe nouvelle.

14/09/2012

Le salariat par Kropotkine

Titre : Le salariatarton310.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 33

Comme récompenser le travail offert à la société ? Plus important, comment peut-on calculer ce travail ? Ce sont les questions posées par Kropotkine face aux propositions collectivistes. Le salaire, comme offre du patron pour un travail donné par l’ouvrier, ne convainc personne. Le salaire ne rembourse par le travail réel de l’ouvrier et peut-être insuffisant pour une vie de base. De plus, l’échelle des salaires basées sur les diplômes ou la hiérarchie est, selon Kropotkine et l’éditeur, une injustice. Non seulement parce que l’école recrée des inégalités sociales précédentes mais aussi parce que, là encore, ce n’est pas l’utilité réelle qui est récompensée. Mais Kropotkine ne croit pas aux recettes des collectivistes qui consiste à régler le salaire sur une échelle du temps de travail pondérée par l’importance sociale de la tâche. Kropotkine met en doute la possibilité de calculer ce salaire. Comme il le dit, est-ce que le charbon qui est tiré de la mine est exclusivement dû au travail des mineurs ou alors de l’ingénieur ou faut-il prendre en compte les ouvriers qui ont construit les routes pour accéder à la mine ? Un salaire n’est donc qu’une mauvaise base de récompense.

Mais peut-on vraiment être convaincu par cette petite brochure tirée de la Conquête du Pain ? Personnellement je ne le suis pas et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, Kropotkine critique mais ne propose rien. Ses critiques sont convaincantes et intéressantes à plusieurs titres mais son propos aurait gagné à être suivi d’une proposition. Celle-ci, même imparfaite, aurait permis un débat plus important en direction d’une autre solution que le collectivisme. Second point qui me pose problème : Kropotkine ne parle pas des femmes. Son texte est exclusivement consacré au travail des hommes. Presque jamais l’auteur ne s’interroge sur le travail dit féminin. Heureusement, nous avons modifié en partie notre fonctionnement depuis l’époque. Mais Kropotkine ne s’intéresse aux femmes que dans le cas de la maternité. Que faire de la lessive ? De la cuisine ? Du ménage ? Des Travaux qui sont traditionnellement considérés comme féminins et non-rémunérés alors qu'ils sont très largement utiles à la société ! Tout aussi important, pourquoi aucune mention de l’injustice du traitement différencié, encore d’actualité, des salaires entre femmes et hommes ? Je considère donc que ce texte, bien qu’il pose des questions intéressantes, est en grande partie incomplet et en souffre largement.

Image : Éditeur

16:27 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, salariat | | | |  Facebook

07/09/2012

Someone comes to town, someone leaves town par Cory Doctorow

Titre : Someone comes to town, someone leaves town
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 384

Alan vient d'emménager. Il a restauré une maison entière pour un seul but : écrire une histoire. Mais avant cela il souhaite connaître ses voisins. Ceux-ci sont des voisins normaux. Du moins aussi normaux que des humains peuvent l'être. Mais Alan aime rencontrer des personnes qu'il ne connaissait pas et apprendre à les comprendre. Il apprend donc à connaître Kurt le punk anarchiste geek, Krishna le guitariste, Link en train de construire sa vie, Mimi qui se cache derrière ses rideaux, et Natalie qui finit ses études. En tentant de comprendre ses voisins Alan se prend dans leurs rêves et souvenirs. Il est intégré à l'idée un peu folle de Kurt d'offrir l'internet gratuit et, surtout, il apprend le secret de Mimi. Mais Alan aussi a des secrets. Car, voyez-vous, Alan et ses frères sont les enfants d'une montagne et d'une machine à laver.

Je suis plutôt ennuyé. Je ne sais pas vraiment quoi dire de ce livre. Non seulement je pense n'avoir rien compris mais, en plus, il est très étrange. Et quand je dis étrange je ne plaisante pas l'idée même de créer un personnage qui a une île pour frère, une montagne pour père et une machine à laver pour mère est folle. Mais, en plus, la chronologie du livre me semble confuse. On navigue très rapidement entre le présent, le passé et parfois les périodes sont floues. Du moins c'est ce qu'il m'a paru. Ce qui ne veut pas dire que ce livre est inintéressant. Simplement il est très bizarre et j'avoue ne pas avoir apprécié ce style. Comme vous le savez si vous m'avez lu j'ai un petit problème avec les personnages et les intrigues de Doctorow que je ne supporte que par les idées qu'il développe. Bien entendu, c'est un avis personnel. Mais, dans ce livre, je n'arrive vraiment pas à passer outre. Et vous ?

18:25 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

La loi et l'autorité par Kropotkine

Titre : La loi et l'autoritéarton176.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 39

Quel est le but de la loi ? C'est une question importante dans une société de plus en plus gouvernée par des lois différentes qui règlent les liens entre individus et avec l'état. La loi serait la garantie que la société fonctionne sur des bases saines. Mais Kropotkine, vous le savez forcément déjà, n'est pas d'accord. Quel est le but de la loi selon Kropotkine? Asservir l'humanité.

Selon l'auteur les lois sont principalement mises en place pour protéger deux choses : la propriété privée et l'état. Et ces protections sont de plus en plus importantes et de plus en plus dangereuses pour les travailleurs. Car, selon Kropotkine, la propriété est du vol et le gouvernement n'est pas nécessaires. Les protéger implique donc de perdre une liberté essentielle. Mais la loi a aussi pour but de protéger les citoyens. N'est-ce pas louable ? Ici Kropotkine répond par une philosophie de l'humanité différente. Selon lui les humains ne sont pas mauvais par nature mais la forme de la société les rend mauvais. En changeant cette forme nous pouvons donc supprimer la majorité des crimes fait par envie. La protection de la personne devient donc inutile.

Mais Kropotkine n'est pas entièrement négatif face aux lois. Il identifie deux aspects. J'ai déjà montré le premier aspect mais je n'ai toujours pas parlé du second. En effet, les lois sont aussi une survivance d'une époque qui fonctionnait sur les règles orales. Ces coutumes permettaient de régler la vie en société sans, pour autant, imposer une hiérarchie inique.

Alors que tirer. Au final, de ce livre ? Je dois bien avouer que l'ai trouvé beaucoup moins convaincant que la plupart des autres textes que j'ai lu. L'explication développée par Kropotkine sur la coutume me semble être une vision un peu fantastique et optimiste de ses effets. Ne pourrais-t-on pas dire que la coutume a aussi mis en place des règles qui sont bien plus difficile à briser par l'absence de normalisations ? Je pense donc que les arguments de l'auteur, dans ce texte, ne convaincront pas grand monde. Ce qui ne devrait pas éviter la nécessité d'une réflexion de fond sur le lien entre les lois et une forme de société loin d'être juste.

Image : Éditeur

10:40 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, loi | | | |  Facebook

04/09/2012

Printcrime par Cory Doctorow

Titre : Printcrime
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité par l'auteur
Pages : 9

Cette très courte nouvelle fut aussi publiée dans le recueil Overclocked. Elle a été écrite après une conversation avec l'un de ses amis sur le problème des imprimantes 3D et des droits d'auteurs et autres patentes. Nous restons donc dans le thème favori de Doctorow. Cette courte nouvelle de moins de dix pages nous montre une famille. Cette dernière vit sans problèmes dans un petit appartement dans une ville quelconque. Hors, un jour des policiers entrent et détruisent tout l'appartement. Pourquoi ? Qu'est-ce qui leur faire croire que le père est un membre du crime organisé ?

Que puis-je écrire sur cette très petite nouvelle ? Probablement la plus courte que je n'ai jamais lu. Beaucoup trop courte pour que l'on puisse parler des personnages ou de l'intrigue. Peut-être est-il plus simple de parler du thème ? Celui-ci, comme je l'ai déjà dit, concerne les droits des industries en comparaisons des droits des consommateurs. Peut-on reproduire un produit sous licence spécifique ? Quels sont les risques si on décide de reproduire ce type de produits ? On sait que l'industrie et les pays du monde occidental tentent de plus en plus de restreindre les droits des utilisateurs dans un contexte ou la copie devient de plus en plus simple. Je ne parle pas seulement des cd gravés ou du téléchargement dit illégal mais aussi de la lutte contre les médicaments génériques ou contre l'utilisation imprévue des appareils (sur ce point apple est champion toutes catégories). Ces restrictions sont de plus en plus importantes et la technologie utilisée empiète largement sur les droits des utilisateurs. Pouvez-vous, par exemple, créer des copies privées pour sauvegarder vos achats légaux ? Avez-vous le droit de passer outre les protections DRM pour lire vos produits sur les plate-formes que vous souhaitez ? Si on se place du coté des industries la réponse est non. Mais si on regarde comment les consommateurs agissent je pense que l'on sera de plus en plus nombreux à devenir hors-la-loi...

14:03 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

03/09/2012

I, Row-Boat par Cory Doctorow

Titre : I, Row-Boat
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Nous sommes en pleine mer. Un bateau attend paresseusement que les deux humains qui ont plongés reviennent. Mais ce bateau n'est pas un vaisseau ordinaire près d'un récif ordinaire. C'est un bateau conscient qui se trouve près d'un récif qui vient d’accéder à la conscience. Et ce dernier n'est pas vraiment heureux d'être réveillé. Après avoir mis en garde Robbie le bateau il tente de se débarrasser des poissons qui l'entourent. Le récif ne compte pas en terminer là dans sa lutte pour la conscience et Robbie devra peut-être faire quelque chose qu'il n'a jamais imaginé être capable de faire pour éviter la destruction.

Que dire de cette nouvelle ? Elle a aussi été publié dans Overclocked mais, au contraire de la précédente, je ne sais pas vraiment quoi en penser. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et elle garde un goût un peu étrange maintenant que je l'ai terminée. Ce n'est pas la première fois qu'une histoire tente de décrire un monde qui devient de plus en plus conscient. J'avais lu, il y a longtemps, un livre qui décrivait des chiens conscients. On pourrait dire que le but de ces histoires est de réfléchir sur l'intelligence et la conscience. Quel est leur but ? Si j'ai bien compris ce que Doctorow tente de dire il semble penser que le but de la conscience est d'avoir une fin vers laquelle se tourner dans sa vie. Dommage qu'il m'ait été si difficile d'entrer dans cette nouvelle qui, à mon avis, est celle que j'apprécie le moins chez cet auteur.

16:03 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, sentience, asimov | | | |  Facebook

31/08/2012

I, Robot par Cory Doctorow

Titre : I, Robot
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur sous licence creative common
Pages : 41

Cette nouvelle a été publiée dans le recueil Overclocked. Encore une fois, Doctorow reprend un titre mais écrit une autre histoire. Les amateurs auront reconnu ce titre pour l'une des nouvelles d'Asimov. Doctorow nous y narre l'histoire d'un détective dans un état policier. Son travail est d'arrêter les ennemis intérieurs et les citoyens qui prennent la mauvaise décision d'utiliser de la technologie Eurasienne (1984, Orwell bien entendu) au lieu de la bonne vieille technologie de la mère patrie. Mais cet homme a aussi une fille. Et celle-ci agit bizarrement depuis quelque temps. Est-ce simplement l'arrivée dans l'adolescence ou est-ce que ce comportement cache quelque chose de plus dangereux ?

Je n'ai pas trouvé que l'intrigue ni les personnages véritablement intéressants. Mais c'est souvent le cas chez Doctorow comme je l'ai compris (et comme vous, lecteurs, avez du compris si vous lisez mes notes). Mais les idées mises en place par l'auteur, elles, valent le temps pris durant la lecture. Ce livre n'est donc pas vraiment sur un homme qui essaie de comprendre sa fille. Ni sur la difficulté d'un être humain à concilier ses valeurs et son travail. Non, ce livre est sur la liberté. Quel est le plus grand danger dans ce pays fictif tiré de 1984 ? Ce ne sont pas les terroristes ni la guerre et encore moins la corruption. Non, le danger c'est la capacité pour ses citoyens d'utiliser d'autres produits que ceux qui sont officiellement construit. Non seulement parce que ces produits sont distribué en dehors des canaux marchands habituels mais aussi parce que ceux-ci sont capables de communiquer avec les produits officiels du pays. Il n'est pas difficile de comprendre que le sujet principal ce sont les licences privatives face aux licences libres.

18:34 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, i robot | | | |  Facebook

30/08/2012

For the win par Cory Doctorow

Titre : For the win
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité 2010
Pages : 383

Et voici un nouveau billet sur un livre de Doctorow. Celui-ci, au contraire des deux livres précédents, a été écrit en direction d'un public plus jeune. L'auteur y narre une histoire. Celle-ci prend place à la fois dans la réalité et dans les jeux vidéos. Nous y suivons les aventures de plusieurs personnes voir de plusieurs groupes dans un certain nombre de pays. Ces personnages vivent en Inde, en Chine ou aux USA et ont pour points commun d'aimer les jeux-vidéos. Mais ces différentes personnes se rendent compte d'un problème. Bien que leur travail dans le cadre des jeux rapporte énormément d'argent à leurs patrons ils n'en reçoivent pratiquement pas et sont considérés comme inutiles. En effet, de nombreux enfants seraient prêt à prendre leur place s’ils étaient virés. Mais que pourrait-il se passe si ces enfants décidaient de prendre le contrôle et de défendre leurs droits ?

Il y a de nombreuses raisons qui me permettent de parler en bien de ce livre. La moins importante est l'idée de l'auteur d'utiliser chaque chapitres pour mentionner une librairie qu'il apprécie. Ce qui me permet d'avoir un certain nombre d'adresses au cas ou je voyagerais dans ces endroits. Mais ce que j'ai apprécié se trouve dans l'intrigue même. Tout en mettant en place ses personnages Doctorow tente d'expliquer le fonctionnement de l'économie. Bien que je n'étudie pas l'économie mes connaissances qui viennent du gymnase me permettent de penser que les informations données par l'auteur sont probablement réelles. Inclure ces informations sur le fonctionnement de l'économie permet de donner une certaine richesse au livre. Ce qui permet aussi de le commenter très facilement dans le cadre d'une classe. Mais ce livre est aussi un manifeste en faveurs des syndicats. En effet, l'auteur y explique pourquoi les syndicats sont nécessaires et comment on peut les utiliser pour gagner de meilleures conditions de travail. Il faut tout de même dire que ce livre donne une vision très enchantée des syndicats. Comme s’il suffisait d'en faire partie pour tout réussir. Ces deux points mêlés à une intrigue intéressante permettent de créer un bon livre dont j'ai apprécié la lecture.

17:18 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, syndicats, activisme | | | |  Facebook

24/08/2012

Eastern Standard Tribe par Cory Doctorow

 Titre : Eastern Standard Tribe
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2004
Pages : 336

J'ai terminé le second livre écrit par Doctorow. Celui-ci prend place dans un futur plus proche de nous. Le héros y écrit sa vie. Pas en entier mais la partie qui l'a mené ou il en est aujourd'hui. C'est un homme comme un autre si ce n'est qu'il est capable de créer des arguments logiques sans peines et qu'il sait comment rendre un objet fonctionnel. Il est donc logiquement consultant dans ce domaine et il y est doué. Mais c'est aussi un homme qui fait partie d'une communauté plus obscure. Une forme de tribu d'individus qui partagent le même type de vie et de valeurs. Il travaille aussi pour eux et son dernier travail consiste à saboter une entreprise en faveur d'une autre plus conforme aux valeurs de sa tribu. Mais il y a toujours la possibilité d'être doublé. Et que se passe-t-il quand celui qui nous double tente ensuite de monter toute la psychiatrie contre soi ?

Encore une fois, je n'arrive vraiment pas à m'attacher aux personnages que Doctorow crée. Je les trouve toujours plats et vides. Cependant, j'apprécie les idées et concepts que développe l'auteur. Dans ce livre j'ai apprécié deux choses. Tout d'abord la description qui est faite des objets et procédures développées par des techniciens. Comme le héros le dit : ces personnes ne connaissent rien aux utilisateurs. Et les exemples d'objets mal conçu ou dont les procédures pour les utiliser sont redondantes et absurdes sont assez nombreux. Un second aspect concerne l'internement psychiatrique. Le héros est mis en observation pour démence paranoïaque après avoir été victime d'un complot par les auteurs de ce même complot ! Comment, dans ce contexte, réussir à prouver que l'on est sain à des docteurs qui cherchent l'insanité ? Comment, surtout, réussir à se défendre quand on ne nous offre aucunes informations sur la procédure, les termes médicaux et que l'on est drogué ? Personnellement, je considère l'internement psychiatrique comme une procédure risquée pour les droits de la personne. Il est très facile de se faire interner mais il est beaucoup moins facile d'en sortir. Car on perd une grande partie de nos droits aussi bien dans l'usage que dans la jouissance. Ce livre montre en partie ce faire. Un homme est condamné sans avoir pu se défendre tout simplement parce que la capacité lui en a été déniée. Cet aspect intéressant n'enlève tout de même rien au caractère, à mon avis, moyen du livre.

Livre disponible sur le site de l'auteur

13:18 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, surveillance | | | |  Facebook

21/08/2012

L'esprit de révolte par Kropotkine

Titre : L'esprit de révoltearton78-79036.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 32

Je reste toujours dans la philosophie libertaire avec ce nouveau texte de Kropotkine. La question qui est à la source de ce texte concerne la révolution. Comment et pourquoi une révolution s'enclenche-t-elle ? Selon l'auteur il y a des points communs entre les révolutions et ceux-ci se trouvent dans leurs déclencheurs. On peut observer une situation révolutionnaire par le contexte qui l'entoure. Les hommes politiques perdraient tous crédits alors que les réformes sont de plus en plus demandée par des personnes qui sont de plus en plus convaincues qu'il est nécessaire d'impulser non une réforme mais une recréation du système. Mais comment peut-on faire en sorte que la population passe à l'acte ? Selon Kropotkine il n'est pas inutile mais peu utile d'élaborer un appareil théorique. Il est bien plus utile de mettre en place des actions contestataires même quand la situation ne se prête pas à une révolution. L'intérêt est d'être la pour que la population se souvienne des luttes engagées par ces individus et les suivent au besoin. La propagande, bien qu'il n'utilise pas ce terme, est aussi un moyen. Les pamphlets, les affiches corrosives, l'humour sont des armes puissantes quand on souhaite décrédibiliser les gouvernements. Pour nous prouver ce qu'il avance il est intéressant de voir que Kropotkine utilise des exemples lié à la Révolution française.

Que penser de ce petit texte ? Je trouve que l'intérêt affiché par Kropotkine pour l'action directe (et non pas le terrorisme) est justifié. Agir concrètement dans les rues ou en essayant de mettre en place des formes alternatives permet de montrer que ce que l'on professe est possible et peut fonctionner. Cependant, je pense que l'attaque vive de l'auteur contre les théories sont malheureuses. À mon avis, et bien que je sois aussi en faveurs des actions concrètes, une théorie bien pensée permet d'éviter les flottements et de comprendre ce que l'on souhaite construire. Alors qu'une théorie mal construire ou floue sera rapidement mise à mal par les actions concrètes et les opposants. Puisque j'ai fait un peu de sociologie des mouvements sociaux et des révolutions les passages ou l'auteur utilise la Révolution française pour exemplifier ses propos m'ont permis de vérifier l’acuité du propos. Je peux donc dire, sans trop rentrer dans les détails car je suis loin d'être un expert, que Kropotkine est loin d'avoir raison. La manière dont il considère les membres de la future constituante, par exemple, oublie que ces mêmes membres sont passés de bourgeois à révolutionnaires. Les paysans ne sont pas les seuls à avoir réagi et je doute qu'ils aient été les moteurs de la Révolution. Les descriptions que l'auteur fait des résistances paysannes sont intéressantes mais, ceci devait bien entendu être validé, je pense qu'il vaudrait mieux les apparenter à une résistance dans le cadre d'un système que comme des mouvements révolutionnaires. Bref, même si ce texte est intéressant il souffre de nombreuses erreurs et lacunes pour un lecteur contemporain.

Image : Éditeur

17:29 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook

Down and out in the magic kingdom par Cory Doctorow

Titre : Down and out in the magic kingdom
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2003 (disponible en ligne)
Pages : 339

Après avoir lu quelques nouvelles pourquoi ne pas se lancer dans un livre ? J'ai donc commencé par celui-ci qui est, à ma connaissance, le seul disponible en français. Nous sommes dans un futur non-déterminé mais qui se déroule dans les 150 ans après notre présent. La société que nous connaissons n'existe plus. Elle est remplacée par la Bitchun. Celle-ci lie l'offre de biens de bases à tout le monde avec l'immortalité et une forme de méritocratie agressive. L'argent a aussi disparu pour être remplacé par les whuffies. Ces derniers sont une mesure de la popularité d'une personne qui permettent d'avoir des biens plus luxueux. Ils ressemblent un peu aux amis sur Facebook à mon avis. Julius est le héros de ce livre. Après avoir terminé une nouvelle thèse il décide d'aller à Disney World. Il tombe amoureux d'une femme et prend un soin particulier envers les attractions après avoir été inclus dans l'équipe qui a pris le contrôle du parc. Mais un autre groupe tente de s'arroger celui-ci. Pourraient-ils aller jusqu'au meurtre ?

Ce livre développe des concepts intéressants. L'idée de lier la richesse à la réputation d'une personne en fait partie. Je pense qu'on pourrait presque le lier à l'arrivée, de temps en temps, de stars construites sur internet et qui disparaissent tout aussi rapidement mais dont la réputation qui monte, provisoirement, en flèche les rend visible. Les whuffies fonctionnent un peu de la même manière. Les riches sont très peu nombreux mais la plupart du temps cette monnaie peut fluctuer d'un jours à l'autre. Mais ce concept remplace aussi l'amitié. Celle-ci n'existe plus vraiment dans ce monde puisqu'on peut abandonner quelqu'un que l'on connaissait simplement parce qu'il est à court de réputation ie d'amis. L'immortalité y est aussi décrite. Personnellement je trouve que les conséquences sont mieux maîtrisées que chez Hamilton. En effet, les individus les plus vieux montrent une forme de lassitude après avoir tout vu. Ils décident de quitter la vie pendant quelque temps par ennui et, parfois, de mourir définitivement. Parallèlement, les jeunes perdent une grande partie de leur passion. Pourquoi en avoir quand tout est disponible un jour ou l'autre et qu'il n'existe pratiquement plus aucunes luttes ? Mais je ne pense pas que ce livre soit très bon. Les personnages sont, à mon avis, plats. On ne s'y attache pas et leurs réactions et émotions restent à la surface. Je n'ai eu aucune empathie avec aucun d'entre eux et je trouve cela dommage.

Livre disponible sur le site de l'auteur

09:49 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

18/08/2012

L'anarchie, sa philosophie, son idéal par Kropotkine

Titre : L'anarchie, sa philosophie, son idéal
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 50

Voici le second texte de Kropotkine que je lis. Le premier tentait de définir la philosophie de l'anarchisme et c'est aussi le cas de ce second texte. Il était destiné à une conférence à la fin du XIXe siècle. Kropotkine essaie donc d'y définir la philosophie de l'anarchisme. Il commence par un constat. De nombreuses personnes considèrent que l'anarchisme est la simple destruction de toute civilisation et les anarchistes des terroristes ou des doux-rêveurs. C'est une conception encore largement partagée de nos jours. Mais l'anarchisme ce n'est pas la destruction, c'est surtout la reconstruction d'une société dans une direction plus juste, plus libre et plus égalitaire. Celle-ci serait, selon Kropotkine, un processus inéluctable qui aurait déjà commencé dans les différentes sciences. En effet, de l'étude du centre on est passé à l'étude des petites choses (ou des personnes). L'anarchisme de Kropotkine a donc quatre principes qui sont résumés par la préface. Tout d'abord la fin de l'exploitation et de la domination des masses par une minorité, ensuite la mise en place de la liberté dans l'action et la solidarité par la dissolution de l'état, bien entendu un individualisme important et enfin la fin des lois défendues et mises en place par l'état pour des contrats libres.

J'avoue que j'ai un peu plus de mal avec Kropotkine qu'avec Bakounine. Peut-être que le style de l'auteur ne me convient pas ? Ou alors il y a une subtilité dans les idées de Kropotkine que je n'ai pas encore consciemment identifiée mais qui ne me convient pas. Ce qui n'implique pas que je ne sois pas, au niveau général, d'accord avec l'auteur. Je mettrais tout de même un bémol à l'individualisme que prône Kropotkine. J'ai toujours considéré que l'anarchisme était plus proche du libéralisme, dans ses idées principales, que beaucoup ne le croient. L'anarchisme, comme le libéralisme, fait preuve d'une grande méfiance face à l'état et considère que l'individu est capable de beaucoup. Cependant, le libéralisme laisse la main libre au marché (du moins en théorie) alors que l'anarchisme tente de changer radicalement le système économique et social. Je ne suis pas certain d'avoir déjà une réflexion mûre sur le sujet mais je suis tenté de dire que l'individualisme de Kropotkine est peut-être trop prononcé. Je pense que le système décrit par Bakounine serait plus réaliste et plus fonctionnel.

Image : Site de l'éditeur

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18:14 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook

Anda's game par Cory Doctorow

Titre : Anda's game
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Version numérique
Pages : 30

L'ennui avec les nouvelles c'est qu'elles se lisent très vite. J'ai donc terminé un nouveau texte de Doctorow. Nous y suivons Anda une jeune fille de 12 ans qui est recrutée à l'école par une joueuse professionnelle. Cette dernière fait partie d'une guilde de jeux vidéos constituée seulement de femmes pour montrer que les femmes aussi sont capables de jouer et même d'être les meilleures ! Anda est très prise par ce jeu. Peut-être trop puisque ses parents s’inquiètent pour elle. Ce qu'ils ne savent pas c'est que leur fille reçoit de l'argent pour détruire certains joueurs précis. Mais qui sont ces joueurs et pourquoi ne font-ils que des objets basiques ? Ces questions la conduiront à connaître un aspect sombre des jeux vidéos. Un aspect que seulement peu de personnes savent qu'il existe.

Autant j'ai été déçu par la nouvelle précédente autant j'ai apprécié celle-ci. Elle fait partie d'un ensemble de nouvelles qui reprennent des titres de SF connu dans un but militant. Anda's game se rapproche d'Ender's game que j'ai aussi lu. Mais ce ne sont pas des jeux vidéos pour faire la guerre que l'on rencontre dans cette nouvelle. Non on y rencontre une guerre qui se déroule à l'intérieur du jeu. Cette guerre est celle qui existe entre les joueurs et les gold farmers. Ces derniers sont utilisés par des joueurs européens ou américains qui paient pour éviter d'avoir à monter eux-même leur personnage ce qui détruit l'équilibre économique interne des jeux. Mais ce qui est plus grave c'est qu'il existe de véritables usines de gold farmers dont les "joueurs" sont très mal payé pour travailler devant un écran des heures sans repos. C'est ceci que tente de dénoncer Doctorow: une nouvelle forme d'exploitation industrielle. D'ailleurs, je vous conseille d'aller voir la nouvelle exposition de la Maison d'Ailleurs à Yverdon, Playtime - Videogame mythologies, qui a mis en place un poste pour parler de cet aspect.

Livre numérique disponible sur le site de l'auteur

14:05 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, gold farming | | | |  Facebook

Discours de la servitude volontaire par Etienne de la Boétie

Titre : Discours de la servitude volontairearton68-a7855.jpg
Auteur : Étienne de la Boétie
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 40

Un classique que je n'avais jamais lu mais dont j'ai beaucoup entendu parler lors de différents cours. Le projet de ce discours écrit au XVIe siècle est de comprendre pourquoi on obéit. Pourquoi on accepte d'être les sujets d'un prince, d'un état ? La première idée qui vient à l'esprit concerne la puissance policière et militaire du prince. Mais, comme le dit de la Boétie, cette puissance est moindre face au nombre bien plus importants de sujets. D'ailleurs, les servants de cette puissance sont eux-même des sujets et on devrait expliquer leur accord avec l'état. Est-ce donc la lâcheté qui fait que nous acceptons les ordres de l'état sans nous rebeller ? Peut-être que c'est un début d'explication. Mais, à mon avis, de la Boétie donne deux autres explications bien plus intéressantes. Tout d'abord, ce qui permet à l'état de gouverner des masses c'est l'habitude. Celle-ci vient d'une histoire. On a toujours eu un état et nous sommes nés à l'intérieur de celui-ci. On nous apprend qu'il est nécessaire et qu'il faut le respecter et suivre ses ordres. On a là un début d'explication presque sociologique qui voit l'obéissance comme une domination. Nous ne sommes pas très éloignés du pouvoir symbolique de Bourdieu qui explique la domination non par les armes mais pas un nombre élevé de discours, d'institutions et de personnes qui servent l'état. D'ailleurs, de la Boétie explique aussi l'obéissance par les serviteurs. Ces derniers ont gagné à servir l'état. Ils ont eux-même aidé d'autres serviteurs qui gagnent à ce poste et ainsi de suite. Au final nous avons une gigantesque chaîne d'obligations et gains mutuels qui tiennent la société dans le giron du prince. Une chaîne incassable puisqu'elle tient tout le monde aussi bien les puissants que les modestes.

La préface considère qu'on parle beaucoup de ce livre mais qu'il est rare de l'avoir lu. Ce serait donc un de ces classiques de la pensée politique que personne ne connaît vraiment. Je suis donc fier d'avoir enfin pris le temps de le consulter. Mais que peut-on retirer d'un livre du XVIe siècle ? On peut, en tout cas, observer le génie d'un homme qui réussit à trouver des explications assez convaincantes pour être mentionnée encore de nos jours. En effet, les idées de la Boétie concernant le caractère non-violent de la domination de l'état sont plutôt convaincantes. Je ne dis pas que l'état ne peut pas s'appuyer sur des forces armées. Mais il suffit d'observer un peu pour se rendre compte que ces dernières n'expliquent pas pourquoi on obéit. En effet, pourquoi, par exemple, utilise-t-on l'heure d'été alors que personne ne vient nous punir si on s'y refuse ? Pourquoi accepte-t-on le pouvoir d'un professeur quand on est étudiant ? Pourquoi obéit-t-on à un policier dans la rue (outre l'arme) ? Ces questions, légitimes, ne peuvent être répondues que si l'on prend en compte les explications en termes de pouvoirs symboliques dont la Boétie est, à mon avis, un lointain précurseur.

Image : Éditeur

A place so foreign par Cory Doctorow

Titre : A place so foreign
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : version numérique auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 79

Cette nouvelle est la seconde dont je parle qui a été écrite par Doctorow. Elle est publiée dans le recueil A Place So Foreign and Eight More. L'histoire commence au XIXe siècle. Un jeune garçon suit ses parents en France pour une mission diplomatique. Mais il y a une surprise. Son père n'est pas ambassadeur en France mais ambassadeur en 1975. James étudie donc à l'école de 1975 pendant que son père tente de résoudre des problèmes diplomatiques temporels. Mais un jour ce dernier disparaît. Le jeune James est donc renvoyé au XIXe siècle avec sa mère. Ses résultats scolaires et son intelligence, entraînée en 1975, sont rapidement remarqué par un professeur local. Mais qu'est ce que veut James ? Peut-être se rapprocher de son auteur favori ? Jules Verne.

je suis un peu déçu de cette seconde lecture. Je ne suis pas vraiment capable de critiquer le style de l'auteur puisque je n'ai pas une maîtrise de l'anglais qui me le permette. Cependant, je trouve que l'auteur passe à coté du plus important. La dernière nouvelle laissait de coté toute l'explication du contexte. Ici les choses vont encore plus loin puisque l'auteur nous décrit la mise en place de relations diplomatiques temporelles avec des institutions particulières dans un 1975 futuriste. Mais il n'explique jamais pourquoi ces relations sont mises en place si ce n'est lors de quelques courtes mentions ici ou là. Nous devons donc nous contenter des aventures d'un jeune garçon qui ne cherche même pas à comprendre la disparition de son père. Au moins ce dernier est en partie sympathique au lecteur mais je suis resté sur ma faim durant cette lecture.

Nouvelle disponible gratuitement sur le site de l'auteur sous licence Creative Commons

09:09 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

23/07/2012

The chaoswar: A crown imperiled par Raymond E. Feist (la fin approche)

Titre : The chaoswar: A crown imperiledukhc_aci_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2012
Pages : 469

Et voila, j'ai enfin lu le dernier livre écrit par Feist actuellement. Mais l'histoire n'est pas encore terminée puisqu'il reste encore un tome à écrire. Les intrigues du tome précédent se dévoilent un peu plus. Alors que Martin Condoin tente de tenir une ville contre une immense armée simplement avec l'aide de réservistes les différentes agences de renseignements et le conclave tentent de comprendre qui est le nouveau joueur qui a si bien su déstabiliser un continent entier et détruire des réseaux de renseignements centenaires. Les différentes enquêtes conduisent les protagonistes dans tout Triagia jusqu'à découvrir une nouvelle colonie de Panthatians. Mais on découvre aussi un complot qui menace de conduire tout le continent dans le chaos si celui-ci réussit. Quatre royaumes risquent la destruction et seuls quelques individus sont au courant de ce danger.

Je l'ai déjà dit précédemment, je pense que cette série aurait mérité un ou deux livres en moins. J'ai l'impression que Feist ne sait pas vraiment quoi inventer de nouveau et le retour d'anciens ennemis ou alliés me parait un peu artificiel. Comme si l'auteur cherchait un moyen simple de faire avancer son histoire. Heureusement, les intrigues avancent vers une conclusion. L'arrivée de celle-ci se sent surtout vers les dernières pages qui permettent de lever le voile sur la guerre dans laquelle Pug s'est impliquée et qui pourrait permettre de prévoir des réponses à certaines questions. Cependant, rien ne dit que cette conclusion sera réussie. J'espère que oui car, même s’il est imparfait, j'apprécie ce cycle dont certains personnages sont géniaux.

Image : Site officiel de Feist

11:31 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, chaoswar | | | |  Facebook

18/07/2012

The chaoswar: A kingdom besieged par Raymond E. Feist (la guerre revient)

Titre : The chaoswar: A kingdom besieged51VsV8QByeL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU02_.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2012
Pages : 408

Cinq ans ont passé et Pug est toujours inconsolable. Il craint toujours autant pour la vie de son dernier fils et cherche toujours aussi assidûment des signes de démons sans véritables avancées. Mais il semble que de nombreux événements soient en train de se mettre en branle. Des rumeurs de guerre atteignent le royaume des Isles et Roldem. Celles-ci sont bien plus que de simples bavardages et Crydee se trouve, une nouvelle fois, assiégée par une armée. Mais pourquoi Kesh attaque-t-elle le royaume des Isles? Est-ce simplement pour retrouver des terres qui ont été perdues depuis des centaines d'années ? Non quelque chose de plus important est en branle alors que chacun des réseaux de renseignements des différentes nations semblent avoir été détourné. Quelque chose se réveille dans l'ombre.

J'arrive petit à petit vers la fin de la vie de Pug et je dois dire que je serais content de terminer. Ce n'est pas que je n'apprécie pas ces histoires mais je pense que Feist va peut-être un peu trop loin dans les suites. J'ai écrit juste avant que le cycle précédent donnait surtout de nouvelles questions. Celui-ci résout en partie les questions que l'on avait. Il est tout de même clair qu'un certain nombre de réponses sont encore absentes mais ce que l'on pouvait deviner se confirme. Mis à part cela Feist nous offre de nouveaux personnages venant de Crydee. Cependant, je ne les trouve pas très intéressant. Il faudra lire les deux derniers livres (dont un qui n'est pas encore écrit) pour savoir si cette conclusion sera réussie ou non.

Image : Amazon

18:30 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, chaoswar | | | |  Facebook

16/07/2012

Demon war: At the gate of darkness par Raymond E. Feist (c'est chaud)

Titre : Demon war: At the gate of darkness039763-FC222.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2011
Pages : 322

Caleb et Miranda sont morts. L'attaque contre l'Île du Sorcier a détruit une grande partie de ce que Pug avait construit durant sa longue vie. Pire que ça, elle a pris ce qui restait d'optimisme et de joie de vivre à Pug qui craint plus que jamais le destin révélé par Lims Kragma. Malgré tout il faut se battre. En effet, un roi démon s'est allié à un magicien renégat pour entrer sur Midkemia en cachette. Les membres du conclave sont dont dispersé pour trouver le moindre indice d'activités liées aux démons. Et l'un des agents revient avec une vision d'horreur aux frontières de Kesh. Il est temps pour le conclave de terminer ses préparations et d'entrer en guerre. Mais même si la victoire est atteinte que cachent les récentes activités démoniaques ?

Je pense qu'il faut considérer le cycle de la guerre des démons comme un cycle de préparation. En effet, bien qu'il possède une cohérence interne, il permet surtout de créer de nouveaux personnages et d'introduire une nouvelle intrigue plus large. On sort de ce cycle de deux livres avec beaucoup plus de questions que de réponses et l'impression que la guerre n'a pas encore vraiment éclaté. Je suis en train de lire le premier tome du prochain, et dernier, cycle des guerres de la faille et je pense donc avoir raison. Les personnages introduits permettent aussi de remplacer les morts innombrables que le Conclave a connu. Ainsi, je pense que Amirantha remplace, bien qu'il ne soit pas aussi drôle, assez bien Nakor. La question des elfes des étoiles est aussi laissée en suspens sans indices importants sur les effets de leur arrivée. C'est au prochain cycle de conclure sur tous ces points.

Image : Harper Collins

18:30 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : midkemia, demon war | | | |  Facebook

03/07/2012

Demon war: Rides a dread legion par Raymond E. Feist (ça devient un peu chaud)

Titre : Demon war: Rides a dread legionukhc_radl_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2010
Pages : 424

Dix ans ce sont déroulés depuis la destruction de Kelewan dans le but d'arrêter le monstre qui souhaitait engloutir l'univers depuis le deuxième cercle. Mais Pug n'a toujours pas oublié et ne s'est toujours pas pardonné d'avoir tué autant de personnes. Nakor lui manque aussi terriblement. Récemment son inquiétude s'est encore développée. En effet, l'oracle d'Aal l'a convoqué ce qui est souvent l'occasion d'apprendre de mauvaises nouvelles. Et cette règle se vérifie puisqu’à peine arrivé Pug se retrouve face à un démon. Durant le même temps des elfes fuient en direction de Midkemia depuis leur empire détruit par les légions des démons. Mais ces derniers sont loins d'être aussi bienveillant que les elfes que l'on connaissait avant. Au contraire, ils sont vaniteux et n'hésitent pas à attaquer sans poser de questions. Les démons semblent donc apparaître de plus en plus et malheureusement Pug ne connaît pas grand-chose sur le sujet. Il devra apprendre vite car les légions démoniaques sont en marche.

Je trouve ce tome un peu moyen. Encore une fois, Feist rajoute des elfes perdus. À croire que les elfes d'Elvandar sont vraiment ignare puisque ce n'est pas la première fois qu'ils découvrent des congénères qu'ils ne connaissaient pas. Ce qui m'ennuie aussi c'est la manie de Feist de rajouter une grosse part de théorie du complot. Je trouvais que la thèse du sans-nom suffisait pour mettre en place des intrigues intéressantes mais Feist décide de complexifier en ajoutant une nouvelle entité. Par contre, je trouve intéressant de comprendre un peu mieux la famille de Leso Varen. Ce point permet d'ajouter de nouveaux personnages dont une femme qui, je l'espère, sera développée car je la trouve très intéressante. Bref, un tome moyen à mon avis.

Image : Site officiel de Feist

18:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, guerre de la faille | | | |  Facebook

27/06/2012

The darkwar: Wrath of a mad god par Raymond E. Feist

Titre : The darkwar: Wrath of a mad godukhc_woamg_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2008
Pages : 516

Il est temps de terminer cette trilogie. En effet, après des préparations et des recherches les héros du Conclave des Ombres se rendent compte que finalement la guerre n'éclatera pas sur Midkemia mais sur Kelewan terre des Tsuranis. C'est avec surprise qu'ils s'en rendent compte puisque Miranda a été capturée par Leso Varen et deux prêtres Dasatis. Pendant que l'Empire ressent les premiers coups de la guerre et se prépare à lutter pour son existence même Pug, Nakor, Bek et Magnus continue à en apprendre plus sur l'histoire des Dasatis et de leur Dieu Noir. Les réponses sont inattendues et permettront de dévoiler des secrets longtemps gardés. Il est l'heure pour la guerre la plus cataclysmique de tous les temps d'éclater. Une guerre entre des dieux plus qu'une guerre entre des mortels.

Je n'ai jamais lu Feist pour sa plume. Ce qui me plaît chez lui c'est son imagination. En effet, malgré un certain nombre de tomes il réussit encore à trouver quelques nouveautés à insérer dans son monde. Cette trilogie nous a surtout permis de connaître les noms de nouveaux ennemis possibles et de comprendre à quel point la vie de Pug a été manipulée. En cela il permet de remettre en perspective les autres tomes. De plus, il offre un final digne d'un film hollywoodien qui ne sera sûrement pas sans effets sur Pug. En effet, une partie de la prophétie le concernant s'est vérifiée et ceci en lien avec ses propres actions ne peuvent que le conduire à plus d'introspection. Par contre, je trouve dommage que Thomas soit si peu utilisé alors que le début de la trilogie pouvait donner l'espoir d'une nouvelle intrigue entre les deux amis.

Image : Site officiel de Feist

18:32 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, darkwar | | | |  Facebook