15/09/2012

On ne peut pas améliorer les prisons par Kropotkine

Titre : On ne peut pas améliorer les prisons
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 28

Voici le dernier texte de Kropotkine que je possède dans ma liseuse. C'est une conférence donnée par l'auteur en 1887. On nous y parle d'un problème récurrent: les prisons. Comment fonctionnent les prisons et sont-elles vraiment le bon moyen d'éviter la criminalité? C'est une question qu'il est légitime de se poser et que Kropotkine n'est pas le seul à avoir étudiée. Mais, en ce moment, nous parlons de lui. Selon l'auteur, qui a passé du temps en prison, celles-ci ne fonctionnent pas. Ce serait des institutions inhumaines qui ne peuvent pas réussir à redonner l'envie de s'intégrer dans la société. Ceci pour plusieurs raisons. La première c'est que le travail qui y est proposé est mal payé. Les prisonniers y sont des employés au rabais qui pratiquent des travaux répétitifs pour un salaire médiocre. La seconde c'est qu'on ne peut pas imaginer une réhabilitation en créant une promiscuité avec d'autres prisonniers. Ceci ne peut que mener à un esprit de corps contre les gardiens et le monde extérieur (gardiens ayant aussi cet esprit de corps) et un apprentissage des méthodes de larcins et de crimes de manière générale. Peut-on réformer la prison? Kropotkine répond par la négative.

Je l'ai dit plus haut, la prison est un problème de réflexion récurrent. Michel Foucault y avait aussi réfléchit tout en étant membre d'un groupe de réflexion et d'étude des prisons françaises. Les prisons ne sont probablement pas la meilleure solution pour s'occuper de la petite criminalité comme un premier vol. Mais alors que faire? C'est la que le bât blesse. Kropotkine ne donne pas véritablement de propositions. Pourrait-on imaginer une extension des jours amendes? Non seulement cela permet de vider des prisons mais aussi d'éviter une forte condamnation pour des premiers condamnés. Cependant, comme nous l'avons vu ces dernières années, les jours-amendes sont à la fois inégalitaires et très peu adaptés à la récidive que, selon certains, elle encourage. Peut-être pourrait-on imaginer un usage plus important de l'assignation à résidence via les bracelets électroniques? Mais il y a des risques de rechigner sur le coût. Il y a aussi encore et toujours les individus particulièrement violents ou dangereux que l'on ne peut pas laisser libres de leurs mouvements. Qu'en faire si nous supprimons la prison? Bref, vous l'aurez compris, c'est un sujet que je considére très difficile et loin d'avoir la solution je ne fais que poser des questions. C'est la principale vertu du texte de Kropotkine que de commencer cette réflexion.

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12:27 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prison, kropotkine, criminalité | | | |  Facebook

When sysadmins ruled the earth par Cory Doctorow

Titre : When sysadmins ruled the earth
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Felix est un sysadmin. Ce nom barbare pour un métier implique que cet homme est responsable du fonctionnement des machines sur lesquels se trouve internet. Il est surtout de piquet. Et dans ce genre de cas les machines ont la désagréable habitude de ne plus fonctionner en pleine nuit et de ne pas vouloir être réparée depuis le domicile. Donc Felix abandonne sa femme et son fils nouveau né avec la promesse de vite revenir et de ne plus être astreint à ce type de service dorénavant. Mais les machines ont été attaquées de manière bizarre. Comme si quelqu’un tentait de détruire l’internet de manière inefficace. Nos sysadmins ne réfléchissent pas vraiment à cela et continuent leur travail sans savoir ce qui est train de se dérouler à l’extérieur. Felix est le premier mis au courant par sa femme. Le monde est en train de sombrer. Des attaques chimiques, bactériologiques et nucléaires ont touché tous les pays et détruit les gouvernements. Les villes sont tombées. Mais alors que faire de l’internet ?

Je le dis tout de suite : à mon humble avis cette nouvelle est actuellement la meilleure de Doctorow. Je ne sais pas ce que j’ai le plus apprécié. Est-ce que c’est l’ambiance entre les survivants qui ne savent pas quoi faire sinon leur travail ? Est-ce parce que Doctorow ne donne pas les responsables ? Ou peut-être parce que quelque chose est tout de même construit ? En tout cas j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle qui décrit une petite société de geeks enfermés avec leurs machines en train de perdre leurs ressources petit à petit. Mais ces geeks décident de communiquer, de comprendre, d’essayer de construire quelque chose. Même si ce quelque chose, encore une fois à mon avis, n’avait aucune chance de fonctionner. On apprend à apprécier des personnages secrets, cachés, qui peuvent être difficile à côtoyer. Oui vraiment c’est une superbe nouvelle.

14/09/2012

Le salariat par Kropotkine

Titre : Le salariatarton310.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 33

Comme récompenser le travail offert à la société ? Plus important, comment peut-on calculer ce travail ? Ce sont les questions posées par Kropotkine face aux propositions collectivistes. Le salaire, comme offre du patron pour un travail donné par l’ouvrier, ne convainc personne. Le salaire ne rembourse par le travail réel de l’ouvrier et peut-être insuffisant pour une vie de base. De plus, l’échelle des salaires basées sur les diplômes ou la hiérarchie est, selon Kropotkine et l’éditeur, une injustice. Non seulement parce que l’école recrée des inégalités sociales précédentes mais aussi parce que, là encore, ce n’est pas l’utilité réelle qui est récompensée. Mais Kropotkine ne croit pas aux recettes des collectivistes qui consiste à régler le salaire sur une échelle du temps de travail pondérée par l’importance sociale de la tâche. Kropotkine met en doute la possibilité de calculer ce salaire. Comme il le dit, est-ce que le charbon qui est tiré de la mine est exclusivement dû au travail des mineurs ou alors de l’ingénieur ou faut-il prendre en compte les ouvriers qui ont construit les routes pour accéder à la mine ? Un salaire n’est donc qu’une mauvaise base de récompense.

Mais peut-on vraiment être convaincu par cette petite brochure tirée de la Conquête du Pain ? Personnellement je ne le suis pas et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, Kropotkine critique mais ne propose rien. Ses critiques sont convaincantes et intéressantes à plusieurs titres mais son propos aurait gagné à être suivi d’une proposition. Celle-ci, même imparfaite, aurait permis un débat plus important en direction d’une autre solution que le collectivisme. Second point qui me pose problème : Kropotkine ne parle pas des femmes. Son texte est exclusivement consacré au travail des hommes. Presque jamais l’auteur ne s’interroge sur le travail dit féminin. Heureusement, nous avons modifié en partie notre fonctionnement depuis l’époque. Mais Kropotkine ne s’intéresse aux femmes que dans le cas de la maternité. Que faire de la lessive ? De la cuisine ? Du ménage ? Des Travaux qui sont traditionnellement considérés comme féminins et non-rémunérés alors qu'ils sont très largement utiles à la société ! Tout aussi important, pourquoi aucune mention de l’injustice du traitement différencié, encore d’actualité, des salaires entre femmes et hommes ? Je considère donc que ce texte, bien qu’il pose des questions intéressantes, est en grande partie incomplet et en souffre largement.

Image : Éditeur

16:27 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, salariat | | | |  Facebook

07/09/2012

Someone comes to town, someone leaves town par Cory Doctorow

Titre : Someone comes to town, someone leaves town
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 384

Alan vient d'emménager. Il a restauré une maison entière pour un seul but : écrire une histoire. Mais avant cela il souhaite connaître ses voisins. Ceux-ci sont des voisins normaux. Du moins aussi normaux que des humains peuvent l'être. Mais Alan aime rencontrer des personnes qu'il ne connaissait pas et apprendre à les comprendre. Il apprend donc à connaître Kurt le punk anarchiste geek, Krishna le guitariste, Link en train de construire sa vie, Mimi qui se cache derrière ses rideaux, et Natalie qui finit ses études. En tentant de comprendre ses voisins Alan se prend dans leurs rêves et souvenirs. Il est intégré à l'idée un peu folle de Kurt d'offrir l'internet gratuit et, surtout, il apprend le secret de Mimi. Mais Alan aussi a des secrets. Car, voyez-vous, Alan et ses frères sont les enfants d'une montagne et d'une machine à laver.

Je suis plutôt ennuyé. Je ne sais pas vraiment quoi dire de ce livre. Non seulement je pense n'avoir rien compris mais, en plus, il est très étrange. Et quand je dis étrange je ne plaisante pas l'idée même de créer un personnage qui a une île pour frère, une montagne pour père et une machine à laver pour mère est folle. Mais, en plus, la chronologie du livre me semble confuse. On navigue très rapidement entre le présent, le passé et parfois les périodes sont floues. Du moins c'est ce qu'il m'a paru. Ce qui ne veut pas dire que ce livre est inintéressant. Simplement il est très bizarre et j'avoue ne pas avoir apprécié ce style. Comme vous le savez si vous m'avez lu j'ai un petit problème avec les personnages et les intrigues de Doctorow que je ne supporte que par les idées qu'il développe. Bien entendu, c'est un avis personnel. Mais, dans ce livre, je n'arrive vraiment pas à passer outre. Et vous ?

18:25 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

La loi et l'autorité par Kropotkine

Titre : La loi et l'autoritéarton176.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 39

Quel est le but de la loi ? C'est une question importante dans une société de plus en plus gouvernée par des lois différentes qui règlent les liens entre individus et avec l'état. La loi serait la garantie que la société fonctionne sur des bases saines. Mais Kropotkine, vous le savez forcément déjà, n'est pas d'accord. Quel est le but de la loi selon Kropotkine? Asservir l'humanité.

Selon l'auteur les lois sont principalement mises en place pour protéger deux choses : la propriété privée et l'état. Et ces protections sont de plus en plus importantes et de plus en plus dangereuses pour les travailleurs. Car, selon Kropotkine, la propriété est du vol et le gouvernement n'est pas nécessaires. Les protéger implique donc de perdre une liberté essentielle. Mais la loi a aussi pour but de protéger les citoyens. N'est-ce pas louable ? Ici Kropotkine répond par une philosophie de l'humanité différente. Selon lui les humains ne sont pas mauvais par nature mais la forme de la société les rend mauvais. En changeant cette forme nous pouvons donc supprimer la majorité des crimes fait par envie. La protection de la personne devient donc inutile.

Mais Kropotkine n'est pas entièrement négatif face aux lois. Il identifie deux aspects. J'ai déjà montré le premier aspect mais je n'ai toujours pas parlé du second. En effet, les lois sont aussi une survivance d'une époque qui fonctionnait sur les règles orales. Ces coutumes permettaient de régler la vie en société sans, pour autant, imposer une hiérarchie inique.

Alors que tirer. Au final, de ce livre ? Je dois bien avouer que l'ai trouvé beaucoup moins convaincant que la plupart des autres textes que j'ai lu. L'explication développée par Kropotkine sur la coutume me semble être une vision un peu fantastique et optimiste de ses effets. Ne pourrais-t-on pas dire que la coutume a aussi mis en place des règles qui sont bien plus difficile à briser par l'absence de normalisations ? Je pense donc que les arguments de l'auteur, dans ce texte, ne convaincront pas grand monde. Ce qui ne devrait pas éviter la nécessité d'une réflexion de fond sur le lien entre les lois et une forme de société loin d'être juste.

Image : Éditeur

10:40 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kropotkine, loi | | | |  Facebook

04/09/2012

Printcrime par Cory Doctorow

Titre : Printcrime
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité par l'auteur
Pages : 9

Cette très courte nouvelle fut aussi publiée dans le recueil Overclocked. Elle a été écrite après une conversation avec l'un de ses amis sur le problème des imprimantes 3D et des droits d'auteurs et autres patentes. Nous restons donc dans le thème favori de Doctorow. Cette courte nouvelle de moins de dix pages nous montre une famille. Cette dernière vit sans problèmes dans un petit appartement dans une ville quelconque. Hors, un jour des policiers entrent et détruisent tout l'appartement. Pourquoi ? Qu'est-ce qui leur faire croire que le père est un membre du crime organisé ?

Que puis-je écrire sur cette très petite nouvelle ? Probablement la plus courte que je n'ai jamais lu. Beaucoup trop courte pour que l'on puisse parler des personnages ou de l'intrigue. Peut-être est-il plus simple de parler du thème ? Celui-ci, comme je l'ai déjà dit, concerne les droits des industries en comparaisons des droits des consommateurs. Peut-on reproduire un produit sous licence spécifique ? Quels sont les risques si on décide de reproduire ce type de produits ? On sait que l'industrie et les pays du monde occidental tentent de plus en plus de restreindre les droits des utilisateurs dans un contexte ou la copie devient de plus en plus simple. Je ne parle pas seulement des cd gravés ou du téléchargement dit illégal mais aussi de la lutte contre les médicaments génériques ou contre l'utilisation imprévue des appareils (sur ce point apple est champion toutes catégories). Ces restrictions sont de plus en plus importantes et la technologie utilisée empiète largement sur les droits des utilisateurs. Pouvez-vous, par exemple, créer des copies privées pour sauvegarder vos achats légaux ? Avez-vous le droit de passer outre les protections DRM pour lire vos produits sur les plate-formes que vous souhaitez ? Si on se place du coté des industries la réponse est non. Mais si on regarde comment les consommateurs agissent je pense que l'on sera de plus en plus nombreux à devenir hors-la-loi...

14:03 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

03/09/2012

I, Row-Boat par Cory Doctorow

Titre : I, Row-Boat
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Nous sommes en pleine mer. Un bateau attend paresseusement que les deux humains qui ont plongés reviennent. Mais ce bateau n'est pas un vaisseau ordinaire près d'un récif ordinaire. C'est un bateau conscient qui se trouve près d'un récif qui vient d’accéder à la conscience. Et ce dernier n'est pas vraiment heureux d'être réveillé. Après avoir mis en garde Robbie le bateau il tente de se débarrasser des poissons qui l'entourent. Le récif ne compte pas en terminer là dans sa lutte pour la conscience et Robbie devra peut-être faire quelque chose qu'il n'a jamais imaginé être capable de faire pour éviter la destruction.

Que dire de cette nouvelle ? Elle a aussi été publié dans Overclocked mais, au contraire de la précédente, je ne sais pas vraiment quoi en penser. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et elle garde un goût un peu étrange maintenant que je l'ai terminée. Ce n'est pas la première fois qu'une histoire tente de décrire un monde qui devient de plus en plus conscient. J'avais lu, il y a longtemps, un livre qui décrivait des chiens conscients. On pourrait dire que le but de ces histoires est de réfléchir sur l'intelligence et la conscience. Quel est leur but ? Si j'ai bien compris ce que Doctorow tente de dire il semble penser que le but de la conscience est d'avoir une fin vers laquelle se tourner dans sa vie. Dommage qu'il m'ait été si difficile d'entrer dans cette nouvelle qui, à mon avis, est celle que j'apprécie le moins chez cet auteur.

16:03 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, sentience, asimov | | | |  Facebook

31/08/2012

I, Robot par Cory Doctorow

Titre : I, Robot
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur sous licence creative common
Pages : 41

Cette nouvelle a été publiée dans le recueil Overclocked. Encore une fois, Doctorow reprend un titre mais écrit une autre histoire. Les amateurs auront reconnu ce titre pour l'une des nouvelles d'Asimov. Doctorow nous y narre l'histoire d'un détective dans un état policier. Son travail est d'arrêter les ennemis intérieurs et les citoyens qui prennent la mauvaise décision d'utiliser de la technologie Eurasienne (1984, Orwell bien entendu) au lieu de la bonne vieille technologie de la mère patrie. Mais cet homme a aussi une fille. Et celle-ci agit bizarrement depuis quelque temps. Est-ce simplement l'arrivée dans l'adolescence ou est-ce que ce comportement cache quelque chose de plus dangereux ?

Je n'ai pas trouvé que l'intrigue ni les personnages véritablement intéressants. Mais c'est souvent le cas chez Doctorow comme je l'ai compris (et comme vous, lecteurs, avez du compris si vous lisez mes notes). Mais les idées mises en place par l'auteur, elles, valent le temps pris durant la lecture. Ce livre n'est donc pas vraiment sur un homme qui essaie de comprendre sa fille. Ni sur la difficulté d'un être humain à concilier ses valeurs et son travail. Non, ce livre est sur la liberté. Quel est le plus grand danger dans ce pays fictif tiré de 1984 ? Ce ne sont pas les terroristes ni la guerre et encore moins la corruption. Non, le danger c'est la capacité pour ses citoyens d'utiliser d'autres produits que ceux qui sont officiellement construit. Non seulement parce que ces produits sont distribué en dehors des canaux marchands habituels mais aussi parce que ceux-ci sont capables de communiquer avec les produits officiels du pays. Il n'est pas difficile de comprendre que le sujet principal ce sont les licences privatives face aux licences libres.

18:34 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, i robot | | | |  Facebook

30/08/2012

For the win par Cory Doctorow

Titre : For the win
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité 2010
Pages : 383

Et voici un nouveau billet sur un livre de Doctorow. Celui-ci, au contraire des deux livres précédents, a été écrit en direction d'un public plus jeune. L'auteur y narre une histoire. Celle-ci prend place à la fois dans la réalité et dans les jeux vidéos. Nous y suivons les aventures de plusieurs personnes voir de plusieurs groupes dans un certain nombre de pays. Ces personnages vivent en Inde, en Chine ou aux USA et ont pour points commun d'aimer les jeux-vidéos. Mais ces différentes personnes se rendent compte d'un problème. Bien que leur travail dans le cadre des jeux rapporte énormément d'argent à leurs patrons ils n'en reçoivent pratiquement pas et sont considérés comme inutiles. En effet, de nombreux enfants seraient prêt à prendre leur place s’ils étaient virés. Mais que pourrait-il se passe si ces enfants décidaient de prendre le contrôle et de défendre leurs droits ?

Il y a de nombreuses raisons qui me permettent de parler en bien de ce livre. La moins importante est l'idée de l'auteur d'utiliser chaque chapitres pour mentionner une librairie qu'il apprécie. Ce qui me permet d'avoir un certain nombre d'adresses au cas ou je voyagerais dans ces endroits. Mais ce que j'ai apprécié se trouve dans l'intrigue même. Tout en mettant en place ses personnages Doctorow tente d'expliquer le fonctionnement de l'économie. Bien que je n'étudie pas l'économie mes connaissances qui viennent du gymnase me permettent de penser que les informations données par l'auteur sont probablement réelles. Inclure ces informations sur le fonctionnement de l'économie permet de donner une certaine richesse au livre. Ce qui permet aussi de le commenter très facilement dans le cadre d'une classe. Mais ce livre est aussi un manifeste en faveurs des syndicats. En effet, l'auteur y explique pourquoi les syndicats sont nécessaires et comment on peut les utiliser pour gagner de meilleures conditions de travail. Il faut tout de même dire que ce livre donne une vision très enchantée des syndicats. Comme s’il suffisait d'en faire partie pour tout réussir. Ces deux points mêlés à une intrigue intéressante permettent de créer un bon livre dont j'ai apprécié la lecture.

17:18 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, syndicats, activisme | | | |  Facebook

24/08/2012

Eastern Standard Tribe par Cory Doctorow

 Titre : Eastern Standard Tribe
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2004
Pages : 336

J'ai terminé le second livre écrit par Doctorow. Celui-ci prend place dans un futur plus proche de nous. Le héros y écrit sa vie. Pas en entier mais la partie qui l'a mené ou il en est aujourd'hui. C'est un homme comme un autre si ce n'est qu'il est capable de créer des arguments logiques sans peines et qu'il sait comment rendre un objet fonctionnel. Il est donc logiquement consultant dans ce domaine et il y est doué. Mais c'est aussi un homme qui fait partie d'une communauté plus obscure. Une forme de tribu d'individus qui partagent le même type de vie et de valeurs. Il travaille aussi pour eux et son dernier travail consiste à saboter une entreprise en faveur d'une autre plus conforme aux valeurs de sa tribu. Mais il y a toujours la possibilité d'être doublé. Et que se passe-t-il quand celui qui nous double tente ensuite de monter toute la psychiatrie contre soi ?

Encore une fois, je n'arrive vraiment pas à m'attacher aux personnages que Doctorow crée. Je les trouve toujours plats et vides. Cependant, j'apprécie les idées et concepts que développe l'auteur. Dans ce livre j'ai apprécié deux choses. Tout d'abord la description qui est faite des objets et procédures développées par des techniciens. Comme le héros le dit : ces personnes ne connaissent rien aux utilisateurs. Et les exemples d'objets mal conçu ou dont les procédures pour les utiliser sont redondantes et absurdes sont assez nombreux. Un second aspect concerne l'internement psychiatrique. Le héros est mis en observation pour démence paranoïaque après avoir été victime d'un complot par les auteurs de ce même complot ! Comment, dans ce contexte, réussir à prouver que l'on est sain à des docteurs qui cherchent l'insanité ? Comment, surtout, réussir à se défendre quand on ne nous offre aucunes informations sur la procédure, les termes médicaux et que l'on est drogué ? Personnellement, je considère l'internement psychiatrique comme une procédure risquée pour les droits de la personne. Il est très facile de se faire interner mais il est beaucoup moins facile d'en sortir. Car on perd une grande partie de nos droits aussi bien dans l'usage que dans la jouissance. Ce livre montre en partie ce faire. Un homme est condamné sans avoir pu se défendre tout simplement parce que la capacité lui en a été déniée. Cet aspect intéressant n'enlève tout de même rien au caractère, à mon avis, moyen du livre.

Livre disponible sur le site de l'auteur

13:18 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, surveillance | | | |  Facebook

21/08/2012

L'esprit de révolte par Kropotkine

Titre : L'esprit de révoltearton78-79036.jpg
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 32

Je reste toujours dans la philosophie libertaire avec ce nouveau texte de Kropotkine. La question qui est à la source de ce texte concerne la révolution. Comment et pourquoi une révolution s'enclenche-t-elle ? Selon l'auteur il y a des points communs entre les révolutions et ceux-ci se trouvent dans leurs déclencheurs. On peut observer une situation révolutionnaire par le contexte qui l'entoure. Les hommes politiques perdraient tous crédits alors que les réformes sont de plus en plus demandée par des personnes qui sont de plus en plus convaincues qu'il est nécessaire d'impulser non une réforme mais une recréation du système. Mais comment peut-on faire en sorte que la population passe à l'acte ? Selon Kropotkine il n'est pas inutile mais peu utile d'élaborer un appareil théorique. Il est bien plus utile de mettre en place des actions contestataires même quand la situation ne se prête pas à une révolution. L'intérêt est d'être la pour que la population se souvienne des luttes engagées par ces individus et les suivent au besoin. La propagande, bien qu'il n'utilise pas ce terme, est aussi un moyen. Les pamphlets, les affiches corrosives, l'humour sont des armes puissantes quand on souhaite décrédibiliser les gouvernements. Pour nous prouver ce qu'il avance il est intéressant de voir que Kropotkine utilise des exemples lié à la Révolution française.

Que penser de ce petit texte ? Je trouve que l'intérêt affiché par Kropotkine pour l'action directe (et non pas le terrorisme) est justifié. Agir concrètement dans les rues ou en essayant de mettre en place des formes alternatives permet de montrer que ce que l'on professe est possible et peut fonctionner. Cependant, je pense que l'attaque vive de l'auteur contre les théories sont malheureuses. À mon avis, et bien que je sois aussi en faveurs des actions concrètes, une théorie bien pensée permet d'éviter les flottements et de comprendre ce que l'on souhaite construire. Alors qu'une théorie mal construire ou floue sera rapidement mise à mal par les actions concrètes et les opposants. Puisque j'ai fait un peu de sociologie des mouvements sociaux et des révolutions les passages ou l'auteur utilise la Révolution française pour exemplifier ses propos m'ont permis de vérifier l’acuité du propos. Je peux donc dire, sans trop rentrer dans les détails car je suis loin d'être un expert, que Kropotkine est loin d'avoir raison. La manière dont il considère les membres de la future constituante, par exemple, oublie que ces mêmes membres sont passés de bourgeois à révolutionnaires. Les paysans ne sont pas les seuls à avoir réagi et je doute qu'ils aient été les moteurs de la Révolution. Les descriptions que l'auteur fait des résistances paysannes sont intéressantes mais, ceci devait bien entendu être validé, je pense qu'il vaudrait mieux les apparenter à une résistance dans le cadre d'un système que comme des mouvements révolutionnaires. Bref, même si ce texte est intéressant il souffre de nombreuses erreurs et lacunes pour un lecteur contemporain.

Image : Éditeur

17:29 Écrit par Hassan dans anarchisme, contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook

Down and out in the magic kingdom par Cory Doctorow

Titre : Down and out in the magic kingdom
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2003 (disponible en ligne)
Pages : 339

Après avoir lu quelques nouvelles pourquoi ne pas se lancer dans un livre ? J'ai donc commencé par celui-ci qui est, à ma connaissance, le seul disponible en français. Nous sommes dans un futur non-déterminé mais qui se déroule dans les 150 ans après notre présent. La société que nous connaissons n'existe plus. Elle est remplacée par la Bitchun. Celle-ci lie l'offre de biens de bases à tout le monde avec l'immortalité et une forme de méritocratie agressive. L'argent a aussi disparu pour être remplacé par les whuffies. Ces derniers sont une mesure de la popularité d'une personne qui permettent d'avoir des biens plus luxueux. Ils ressemblent un peu aux amis sur Facebook à mon avis. Julius est le héros de ce livre. Après avoir terminé une nouvelle thèse il décide d'aller à Disney World. Il tombe amoureux d'une femme et prend un soin particulier envers les attractions après avoir été inclus dans l'équipe qui a pris le contrôle du parc. Mais un autre groupe tente de s'arroger celui-ci. Pourraient-ils aller jusqu'au meurtre ?

Ce livre développe des concepts intéressants. L'idée de lier la richesse à la réputation d'une personne en fait partie. Je pense qu'on pourrait presque le lier à l'arrivée, de temps en temps, de stars construites sur internet et qui disparaissent tout aussi rapidement mais dont la réputation qui monte, provisoirement, en flèche les rend visible. Les whuffies fonctionnent un peu de la même manière. Les riches sont très peu nombreux mais la plupart du temps cette monnaie peut fluctuer d'un jours à l'autre. Mais ce concept remplace aussi l'amitié. Celle-ci n'existe plus vraiment dans ce monde puisqu'on peut abandonner quelqu'un que l'on connaissait simplement parce qu'il est à court de réputation ie d'amis. L'immortalité y est aussi décrite. Personnellement je trouve que les conséquences sont mieux maîtrisées que chez Hamilton. En effet, les individus les plus vieux montrent une forme de lassitude après avoir tout vu. Ils décident de quitter la vie pendant quelque temps par ennui et, parfois, de mourir définitivement. Parallèlement, les jeunes perdent une grande partie de leur passion. Pourquoi en avoir quand tout est disponible un jour ou l'autre et qu'il n'existe pratiquement plus aucunes luttes ? Mais je ne pense pas que ce livre soit très bon. Les personnages sont, à mon avis, plats. On ne s'y attache pas et leurs réactions et émotions restent à la surface. Je n'ai eu aucune empathie avec aucun d'entre eux et je trouve cela dommage.

Livre disponible sur le site de l'auteur

09:49 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

18/08/2012

L'anarchie, sa philosophie, son idéal par Kropotkine

Titre : L'anarchie, sa philosophie, son idéal
Auteur : Kropotkine
Éditeur : Les éditions de Londres
Pages : 50

Voici le second texte de Kropotkine que je lis. Le premier tentait de définir la philosophie de l'anarchisme et c'est aussi le cas de ce second texte. Il était destiné à une conférence à la fin du XIXe siècle. Kropotkine essaie donc d'y définir la philosophie de l'anarchisme. Il commence par un constat. De nombreuses personnes considèrent que l'anarchisme est la simple destruction de toute civilisation et les anarchistes des terroristes ou des doux-rêveurs. C'est une conception encore largement partagée de nos jours. Mais l'anarchisme ce n'est pas la destruction, c'est surtout la reconstruction d'une société dans une direction plus juste, plus libre et plus égalitaire. Celle-ci serait, selon Kropotkine, un processus inéluctable qui aurait déjà commencé dans les différentes sciences. En effet, de l'étude du centre on est passé à l'étude des petites choses (ou des personnes). L'anarchisme de Kropotkine a donc quatre principes qui sont résumés par la préface. Tout d'abord la fin de l'exploitation et de la domination des masses par une minorité, ensuite la mise en place de la liberté dans l'action et la solidarité par la dissolution de l'état, bien entendu un individualisme important et enfin la fin des lois défendues et mises en place par l'état pour des contrats libres.

J'avoue que j'ai un peu plus de mal avec Kropotkine qu'avec Bakounine. Peut-être que le style de l'auteur ne me convient pas ? Ou alors il y a une subtilité dans les idées de Kropotkine que je n'ai pas encore consciemment identifiée mais qui ne me convient pas. Ce qui n'implique pas que je ne sois pas, au niveau général, d'accord avec l'auteur. Je mettrais tout de même un bémol à l'individualisme que prône Kropotkine. J'ai toujours considéré que l'anarchisme était plus proche du libéralisme, dans ses idées principales, que beaucoup ne le croient. L'anarchisme, comme le libéralisme, fait preuve d'une grande méfiance face à l'état et considère que l'individu est capable de beaucoup. Cependant, le libéralisme laisse la main libre au marché (du moins en théorie) alors que l'anarchisme tente de changer radicalement le système économique et social. Je ne suis pas certain d'avoir déjà une réflexion mûre sur le sujet mais je suis tenté de dire que l'individualisme de Kropotkine est peut-être trop prononcé. Je pense que le système décrit par Bakounine serait plus réaliste et plus fonctionnel.

Image : Site de l'éditeur

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18:14 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook

Anda's game par Cory Doctorow

Titre : Anda's game
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Version numérique
Pages : 30

L'ennui avec les nouvelles c'est qu'elles se lisent très vite. J'ai donc terminé un nouveau texte de Doctorow. Nous y suivons Anda une jeune fille de 12 ans qui est recrutée à l'école par une joueuse professionnelle. Cette dernière fait partie d'une guilde de jeux vidéos constituée seulement de femmes pour montrer que les femmes aussi sont capables de jouer et même d'être les meilleures ! Anda est très prise par ce jeu. Peut-être trop puisque ses parents s’inquiètent pour elle. Ce qu'ils ne savent pas c'est que leur fille reçoit de l'argent pour détruire certains joueurs précis. Mais qui sont ces joueurs et pourquoi ne font-ils que des objets basiques ? Ces questions la conduiront à connaître un aspect sombre des jeux vidéos. Un aspect que seulement peu de personnes savent qu'il existe.

Autant j'ai été déçu par la nouvelle précédente autant j'ai apprécié celle-ci. Elle fait partie d'un ensemble de nouvelles qui reprennent des titres de SF connu dans un but militant. Anda's game se rapproche d'Ender's game que j'ai aussi lu. Mais ce ne sont pas des jeux vidéos pour faire la guerre que l'on rencontre dans cette nouvelle. Non on y rencontre une guerre qui se déroule à l'intérieur du jeu. Cette guerre est celle qui existe entre les joueurs et les gold farmers. Ces derniers sont utilisés par des joueurs européens ou américains qui paient pour éviter d'avoir à monter eux-même leur personnage ce qui détruit l'équilibre économique interne des jeux. Mais ce qui est plus grave c'est qu'il existe de véritables usines de gold farmers dont les "joueurs" sont très mal payé pour travailler devant un écran des heures sans repos. C'est ceci que tente de dénoncer Doctorow: une nouvelle forme d'exploitation industrielle. D'ailleurs, je vous conseille d'aller voir la nouvelle exposition de la Maison d'Ailleurs à Yverdon, Playtime - Videogame mythologies, qui a mis en place un poste pour parler de cet aspect.

Livre numérique disponible sur le site de l'auteur

14:05 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, gold farming | | | |  Facebook

Discours de la servitude volontaire par Etienne de la Boétie

Titre : Discours de la servitude volontairearton68-a7855.jpg
Auteur : Étienne de la Boétie
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 40

Un classique que je n'avais jamais lu mais dont j'ai beaucoup entendu parler lors de différents cours. Le projet de ce discours écrit au XVIe siècle est de comprendre pourquoi on obéit. Pourquoi on accepte d'être les sujets d'un prince, d'un état ? La première idée qui vient à l'esprit concerne la puissance policière et militaire du prince. Mais, comme le dit de la Boétie, cette puissance est moindre face au nombre bien plus importants de sujets. D'ailleurs, les servants de cette puissance sont eux-même des sujets et on devrait expliquer leur accord avec l'état. Est-ce donc la lâcheté qui fait que nous acceptons les ordres de l'état sans nous rebeller ? Peut-être que c'est un début d'explication. Mais, à mon avis, de la Boétie donne deux autres explications bien plus intéressantes. Tout d'abord, ce qui permet à l'état de gouverner des masses c'est l'habitude. Celle-ci vient d'une histoire. On a toujours eu un état et nous sommes nés à l'intérieur de celui-ci. On nous apprend qu'il est nécessaire et qu'il faut le respecter et suivre ses ordres. On a là un début d'explication presque sociologique qui voit l'obéissance comme une domination. Nous ne sommes pas très éloignés du pouvoir symbolique de Bourdieu qui explique la domination non par les armes mais pas un nombre élevé de discours, d'institutions et de personnes qui servent l'état. D'ailleurs, de la Boétie explique aussi l'obéissance par les serviteurs. Ces derniers ont gagné à servir l'état. Ils ont eux-même aidé d'autres serviteurs qui gagnent à ce poste et ainsi de suite. Au final nous avons une gigantesque chaîne d'obligations et gains mutuels qui tiennent la société dans le giron du prince. Une chaîne incassable puisqu'elle tient tout le monde aussi bien les puissants que les modestes.

La préface considère qu'on parle beaucoup de ce livre mais qu'il est rare de l'avoir lu. Ce serait donc un de ces classiques de la pensée politique que personne ne connaît vraiment. Je suis donc fier d'avoir enfin pris le temps de le consulter. Mais que peut-on retirer d'un livre du XVIe siècle ? On peut, en tout cas, observer le génie d'un homme qui réussit à trouver des explications assez convaincantes pour être mentionnée encore de nos jours. En effet, les idées de la Boétie concernant le caractère non-violent de la domination de l'état sont plutôt convaincantes. Je ne dis pas que l'état ne peut pas s'appuyer sur des forces armées. Mais il suffit d'observer un peu pour se rendre compte que ces dernières n'expliquent pas pourquoi on obéit. En effet, pourquoi, par exemple, utilise-t-on l'heure d'été alors que personne ne vient nous punir si on s'y refuse ? Pourquoi accepte-t-on le pouvoir d'un professeur quand on est étudiant ? Pourquoi obéit-t-on à un policier dans la rue (outre l'arme) ? Ces questions, légitimes, ne peuvent être répondues que si l'on prend en compte les explications en termes de pouvoirs symboliques dont la Boétie est, à mon avis, un lointain précurseur.

Image : Éditeur

A place so foreign par Cory Doctorow

Titre : A place so foreign
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : version numérique auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 79

Cette nouvelle est la seconde dont je parle qui a été écrite par Doctorow. Elle est publiée dans le recueil A Place So Foreign and Eight More. L'histoire commence au XIXe siècle. Un jeune garçon suit ses parents en France pour une mission diplomatique. Mais il y a une surprise. Son père n'est pas ambassadeur en France mais ambassadeur en 1975. James étudie donc à l'école de 1975 pendant que son père tente de résoudre des problèmes diplomatiques temporels. Mais un jour ce dernier disparaît. Le jeune James est donc renvoyé au XIXe siècle avec sa mère. Ses résultats scolaires et son intelligence, entraînée en 1975, sont rapidement remarqué par un professeur local. Mais qu'est ce que veut James ? Peut-être se rapprocher de son auteur favori ? Jules Verne.

je suis un peu déçu de cette seconde lecture. Je ne suis pas vraiment capable de critiquer le style de l'auteur puisque je n'ai pas une maîtrise de l'anglais qui me le permette. Cependant, je trouve que l'auteur passe à coté du plus important. La dernière nouvelle laissait de coté toute l'explication du contexte. Ici les choses vont encore plus loin puisque l'auteur nous décrit la mise en place de relations diplomatiques temporelles avec des institutions particulières dans un 1975 futuriste. Mais il n'explique jamais pourquoi ces relations sont mises en place si ce n'est lors de quelques courtes mentions ici ou là. Nous devons donc nous contenter des aventures d'un jeune garçon qui ne cherche même pas à comprendre la disparition de son père. Au moins ce dernier est en partie sympathique au lecteur mais je suis resté sur ma faim durant cette lecture.

Nouvelle disponible gratuitement sur le site de l'auteur sous licence Creative Commons

09:09 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

23/07/2012

The chaoswar: A crown imperiled par Raymond E. Feist (la fin approche)

Titre : The chaoswar: A crown imperiledukhc_aci_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2012
Pages : 469

Et voila, j'ai enfin lu le dernier livre écrit par Feist actuellement. Mais l'histoire n'est pas encore terminée puisqu'il reste encore un tome à écrire. Les intrigues du tome précédent se dévoilent un peu plus. Alors que Martin Condoin tente de tenir une ville contre une immense armée simplement avec l'aide de réservistes les différentes agences de renseignements et le conclave tentent de comprendre qui est le nouveau joueur qui a si bien su déstabiliser un continent entier et détruire des réseaux de renseignements centenaires. Les différentes enquêtes conduisent les protagonistes dans tout Triagia jusqu'à découvrir une nouvelle colonie de Panthatians. Mais on découvre aussi un complot qui menace de conduire tout le continent dans le chaos si celui-ci réussit. Quatre royaumes risquent la destruction et seuls quelques individus sont au courant de ce danger.

Je l'ai déjà dit précédemment, je pense que cette série aurait mérité un ou deux livres en moins. J'ai l'impression que Feist ne sait pas vraiment quoi inventer de nouveau et le retour d'anciens ennemis ou alliés me parait un peu artificiel. Comme si l'auteur cherchait un moyen simple de faire avancer son histoire. Heureusement, les intrigues avancent vers une conclusion. L'arrivée de celle-ci se sent surtout vers les dernières pages qui permettent de lever le voile sur la guerre dans laquelle Pug s'est impliquée et qui pourrait permettre de prévoir des réponses à certaines questions. Cependant, rien ne dit que cette conclusion sera réussie. J'espère que oui car, même s’il est imparfait, j'apprécie ce cycle dont certains personnages sont géniaux.

Image : Site officiel de Feist

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18/07/2012

The chaoswar: A kingdom besieged par Raymond E. Feist (la guerre revient)

Titre : The chaoswar: A kingdom besieged51VsV8QByeL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU02_.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2012
Pages : 408

Cinq ans ont passé et Pug est toujours inconsolable. Il craint toujours autant pour la vie de son dernier fils et cherche toujours aussi assidûment des signes de démons sans véritables avancées. Mais il semble que de nombreux événements soient en train de se mettre en branle. Des rumeurs de guerre atteignent le royaume des Isles et Roldem. Celles-ci sont bien plus que de simples bavardages et Crydee se trouve, une nouvelle fois, assiégée par une armée. Mais pourquoi Kesh attaque-t-elle le royaume des Isles? Est-ce simplement pour retrouver des terres qui ont été perdues depuis des centaines d'années ? Non quelque chose de plus important est en branle alors que chacun des réseaux de renseignements des différentes nations semblent avoir été détourné. Quelque chose se réveille dans l'ombre.

J'arrive petit à petit vers la fin de la vie de Pug et je dois dire que je serais content de terminer. Ce n'est pas que je n'apprécie pas ces histoires mais je pense que Feist va peut-être un peu trop loin dans les suites. J'ai écrit juste avant que le cycle précédent donnait surtout de nouvelles questions. Celui-ci résout en partie les questions que l'on avait. Il est tout de même clair qu'un certain nombre de réponses sont encore absentes mais ce que l'on pouvait deviner se confirme. Mis à part cela Feist nous offre de nouveaux personnages venant de Crydee. Cependant, je ne les trouve pas très intéressant. Il faudra lire les deux derniers livres (dont un qui n'est pas encore écrit) pour savoir si cette conclusion sera réussie ou non.

Image : Amazon

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16/07/2012

Demon war: At the gate of darkness par Raymond E. Feist (c'est chaud)

Titre : Demon war: At the gate of darkness039763-FC222.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2011
Pages : 322

Caleb et Miranda sont morts. L'attaque contre l'Île du Sorcier a détruit une grande partie de ce que Pug avait construit durant sa longue vie. Pire que ça, elle a pris ce qui restait d'optimisme et de joie de vivre à Pug qui craint plus que jamais le destin révélé par Lims Kragma. Malgré tout il faut se battre. En effet, un roi démon s'est allié à un magicien renégat pour entrer sur Midkemia en cachette. Les membres du conclave sont dont dispersé pour trouver le moindre indice d'activités liées aux démons. Et l'un des agents revient avec une vision d'horreur aux frontières de Kesh. Il est temps pour le conclave de terminer ses préparations et d'entrer en guerre. Mais même si la victoire est atteinte que cachent les récentes activités démoniaques ?

Je pense qu'il faut considérer le cycle de la guerre des démons comme un cycle de préparation. En effet, bien qu'il possède une cohérence interne, il permet surtout de créer de nouveaux personnages et d'introduire une nouvelle intrigue plus large. On sort de ce cycle de deux livres avec beaucoup plus de questions que de réponses et l'impression que la guerre n'a pas encore vraiment éclaté. Je suis en train de lire le premier tome du prochain, et dernier, cycle des guerres de la faille et je pense donc avoir raison. Les personnages introduits permettent aussi de remplacer les morts innombrables que le Conclave a connu. Ainsi, je pense que Amirantha remplace, bien qu'il ne soit pas aussi drôle, assez bien Nakor. La question des elfes des étoiles est aussi laissée en suspens sans indices importants sur les effets de leur arrivée. C'est au prochain cycle de conclure sur tous ces points.

Image : Harper Collins

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03/07/2012

Demon war: Rides a dread legion par Raymond E. Feist (ça devient un peu chaud)

Titre : Demon war: Rides a dread legionukhc_radl_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2010
Pages : 424

Dix ans ce sont déroulés depuis la destruction de Kelewan dans le but d'arrêter le monstre qui souhaitait engloutir l'univers depuis le deuxième cercle. Mais Pug n'a toujours pas oublié et ne s'est toujours pas pardonné d'avoir tué autant de personnes. Nakor lui manque aussi terriblement. Récemment son inquiétude s'est encore développée. En effet, l'oracle d'Aal l'a convoqué ce qui est souvent l'occasion d'apprendre de mauvaises nouvelles. Et cette règle se vérifie puisqu’à peine arrivé Pug se retrouve face à un démon. Durant le même temps des elfes fuient en direction de Midkemia depuis leur empire détruit par les légions des démons. Mais ces derniers sont loins d'être aussi bienveillant que les elfes que l'on connaissait avant. Au contraire, ils sont vaniteux et n'hésitent pas à attaquer sans poser de questions. Les démons semblent donc apparaître de plus en plus et malheureusement Pug ne connaît pas grand-chose sur le sujet. Il devra apprendre vite car les légions démoniaques sont en marche.

Je trouve ce tome un peu moyen. Encore une fois, Feist rajoute des elfes perdus. À croire que les elfes d'Elvandar sont vraiment ignare puisque ce n'est pas la première fois qu'ils découvrent des congénères qu'ils ne connaissaient pas. Ce qui m'ennuie aussi c'est la manie de Feist de rajouter une grosse part de théorie du complot. Je trouvais que la thèse du sans-nom suffisait pour mettre en place des intrigues intéressantes mais Feist décide de complexifier en ajoutant une nouvelle entité. Par contre, je trouve intéressant de comprendre un peu mieux la famille de Leso Varen. Ce point permet d'ajouter de nouveaux personnages dont une femme qui, je l'espère, sera développée car je la trouve très intéressante. Bref, un tome moyen à mon avis.

Image : Site officiel de Feist

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27/06/2012

The darkwar: Wrath of a mad god par Raymond E. Feist

Titre : The darkwar: Wrath of a mad godukhc_woamg_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Voyager 2008
Pages : 516

Il est temps de terminer cette trilogie. En effet, après des préparations et des recherches les héros du Conclave des Ombres se rendent compte que finalement la guerre n'éclatera pas sur Midkemia mais sur Kelewan terre des Tsuranis. C'est avec surprise qu'ils s'en rendent compte puisque Miranda a été capturée par Leso Varen et deux prêtres Dasatis. Pendant que l'Empire ressent les premiers coups de la guerre et se prépare à lutter pour son existence même Pug, Nakor, Bek et Magnus continue à en apprendre plus sur l'histoire des Dasatis et de leur Dieu Noir. Les réponses sont inattendues et permettront de dévoiler des secrets longtemps gardés. Il est l'heure pour la guerre la plus cataclysmique de tous les temps d'éclater. Une guerre entre des dieux plus qu'une guerre entre des mortels.

Je n'ai jamais lu Feist pour sa plume. Ce qui me plaît chez lui c'est son imagination. En effet, malgré un certain nombre de tomes il réussit encore à trouver quelques nouveautés à insérer dans son monde. Cette trilogie nous a surtout permis de connaître les noms de nouveaux ennemis possibles et de comprendre à quel point la vie de Pug a été manipulée. En cela il permet de remettre en perspective les autres tomes. De plus, il offre un final digne d'un film hollywoodien qui ne sera sûrement pas sans effets sur Pug. En effet, une partie de la prophétie le concernant s'est vérifiée et ceci en lien avec ses propres actions ne peuvent que le conduire à plus d'introspection. Par contre, je trouve dommage que Thomas soit si peu utilisé alors que le début de la trilogie pouvait donner l'espoir d'une nouvelle intrigue entre les deux amis.

Image : Site officiel de Feist

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24/06/2012

The darkwar: Into a dark realm par Raymond E. Feist (un petit voyage)

Titre : The darkwar: Into a dark realmukhc_iadr_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Harper Collins
Pages : 386

Le complot de Leso Varen a été éventé avant que le magicien fou ne réussisse à mettre le chaos dans le grand empire de Kesh la Grande. Le Conclave pensait avoir réussi à s'être débarrassé de lui mais des indices semblent montrer qu'il a survécu grâce à une magie subtile. Leso Varen se serait enfui dans l'empire de Tsuranuani sur Kelewan caché au milieu des Très Puissants de l'Assemblée. Malheureusement, le Conclave n'a pas les moyens de se consacrer entièrement à la poursuite. En effet, outre la destruction des derniers faucons de la nuit, le Conclave doit préparer trois de ses leaders à un voyage périlleux. En effet, Pug, Magnus et Nakor ont décidé d'entrer dans le second niveau de réalité inférieure pour étudier les Dasatis et les comprendre en vue de la guerre qui s'approche.

Le but principal de ce livre est de comprendre les Dasatis. Ainsi, une grande partie des personnages et intrigues préparées auparavant sont mis en sommeil. Ralan Bek, par exemple, permet simplement à Feist de souligner sa nature insensée. Leso Varen est aussi mis de coté puisque sa recherche est tout simplement oubliée par Feist. Alors qu'il me semble que l'Assemblée ferait tout pour retrouver un magicien tel que lui d'autant plus quand la nécromancie est aussi fortement condamnée dans l'Empire de Tsuranuani. L'intrigue principale concerne donc Pug, Mangnus et Nakor. Parallèlement à leur entraînement aux mœurs Dasatis nous suivons un nouveau personnage. Celui-ci est un jeune guerrier Dasati qui vient de prendre le droit d'être l'héritier de son père. Ces deux intrigues permettent au lecteur de comprendre pourquoi cette guerre se fera et de connaître quelques cellules de résistances au milieu des meurtriers.

Image : Site officiel de Feist

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22/06/2012

The darkwar: Flight of the nighthawks par Raymond E. Feist (des oiseaux de malheur)

Titre : The darkwar: Flight of the nighthawksukhc_fotn_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Voyager 2005
Pages : 420

Cette nouvelle trilogie commence directement après les événements meurtriers de la fin d'Exile's return. Le conclave ne peut pas laisser ces attaques contre l'Île du Sorcier et Elvandar impunie. Mais, surtout, il doit trouver un moyen d'étudier le Talnoy amené par Kaspar ancien duc d'Olasko et retrouver Leso Varen. En effet, les derniers événements ont démontré à Pug que le magicien fou est capable de posséder un corps à volonté ce qui lui permet d'éviter la mort. Le Conclave décide donc d'agir sur trois fronts. Tout d'abord, les magiciens étudieront de très près les 10 000 Talnoy caché sur le continent de Novindus. Pug demande aussi l'aide des magiciens de l'Académie sur Midkemia de l'aider à comprendre le Talnoy ramené par Kaspar. Enfin, Leso Varen doit être traqué et détruit. Cette traque conduit Kaspar, Talwin et Caleb dans Kesh La Grande. Mais un complot d'une ampleur inégalée s'y prépare tandis que des signes du retour des Faucons de la Nuit, cette secte d'assassin, se font de plus en plus clairs.

La trilogie précédente montrait assez peu les activités du Conclave et, donc, de Pug car la guerre était secrète cachée entre un certain nombre d'agents qui ne savaient pas toujours pour quoi ils luttaient. Le cycle Darkwar ouvre une nouvelle possibilité de guerre ouverte. Nous suivons donc les mouvements de Pug d'un peu plus près. Mais il n'est pas le seul personnage et ce nouveau cycle permet d'ajouter une nouvelle famille. Je n'ai pas encore décidé ce que je pensais de ces nouveaux personnages mais leur jeunesse permet de changer un peu le point de vue. Comme d'habitude, le tome permet d'en savoir un peu plus sur le monde de Midkemia et ses lois. Tout ceci se fait dans une course contre la montre alors que Feist développe l'histoire du complot contre Kesh. Il reste à savoir comment ces différentes intrigues seront développées dans le reste de la trilogie.

Image : Site officiel de Feist

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17/06/2012

Conclave of shadows: Exile's return par Raymond E. Feist (150 000 km à pied ça use ça use...)

Titre : Conclave of shadows: King of foxesukhc_er_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Voyager 2005
Pages : 356

Ce dernier tome du Conclave des ombres prend place immédiatement après les événements du second tome. Il ne se passe donc pas 5 minutes que Kaspar est obligé de se défendre contre des nomades de Novindus qui souhaitent le mettre en esclavage. Bien qu'il se trouve dans un continent très éloigné de son ancien duché Kaspar n'a qu'un seul but: revenir chez lui et se venger de Talon. Mais, tout d'abord, il faut survivre. Et la survie sur Novindus est difficile. Ce continent souffre encore des affres de la guerre de la reine Émeraude et des nations commencent à peine à se reconstituer. Dans sa quête il rencontre des marchands de Krondor qui déplacent une étrange armure et qui pourraient l'aider à voyager avec moins de risque. Mais cette armure est maudite!

Je considères que ces trois tomes sont des préparations au prochain cycle. En effet, ce que ces tomes nous donnent ce sont des informations sur Leso Varen, grand méchant de l'histoire, et quelques personnages que nous rencontreront probablement à nouveau comme Talon, Kaspar, Magnus et Caleb. Mais, surtout, ce dernier tome nous donnent des indices importants sur la suite de l'histoire (que je suis en train de lire). Mis à part ces informations ce livre montre la transformation d'un homme. Kaspar comment dès le début à mettre en cause ses anciennes actions. Certains ont critiqué ce changement rapide. Mais je pense que l'explication de la manipulation par Leso Varen est assez convaincante. Kaspar apprend donc ce qu'est le mal et la folie et remet en question ses motivations. Il apprend à devenir plus humble et comment à vouloir se racheter. C'est la raison pour laquelle je suis certain qu'on va retrouver ce personnage dans les prochains tomes.

Image: Site officiel de Feist

11:26 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, conclave des ombres | | | |  Facebook

16/06/2012

Conclave of shadows: King of foxes (trahisons en séries)

Titre : Conclave of shadows: King of foxesukhc_kof_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Voyager 2005
Pages : 374

Talon avait un but lorsque nous l'avions quitté dans le tome précédent. Ce but est d'entrer au service du duc Kaspar pour récolter le plus d'informations possibles jusqu'à ce que Kaspar le trahisse. Tandis que Talon intrigue, au risque de sa propre vie, pour avoir une bonne raison d'entrer au service de son ennemi qu'il a juré de tuer quelque chose change. Au fur et à mesure que le temps passe Talon se demande si derrière le génocide de son peuple il n'y aurait pas une autre main que celle du duc. Le magicien Leso Varen serait-il plus impliqué qu'il ne le croit ? L'enquête s’avère difficile mais le conclave des ombres est convaincu que Varen sert des forces terribles et qu'il doit être arrêté. Il reste encore à savoir sir Talon survivra assez longtemps pour aider le conclave et tuer le duc.

Le dernier tome n'avait pas une véritable fin. Il devait continuer sur ce second tome. Celui-ci continue à suivre ce personnage que j'apprécie : Talon. Mais c'est pour mieux le voir changer puisque les épreuves qu'il subit le conduisent à modifier son point de vue. En effet, sa vengeance contre le duc s'est formée après la destruction de son peuple pour une simple recherche de pouvoir. Mais sa propre quête le mène à sacrifier des vies humaines aussi. Est-il si différent ? Le second personnage que nous apprenons, brièvement, à mieux connaître est Leso Varen. Ceux qui lisent Feist savent qu'il s'est trouvé impliqué dans plusieurs tomes de la série. Cependant, aucun d'entre eux ne montre à quel point ce personnage est fou. C'est l'un des bons points de ce tome de nous présenter sa démence. Mais l'histoire n'est pas terminée et je présenterai bientôt le tome 3.

Image : Site officiel de Feist

18:20 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, conclave of shadows | | | |  Facebook

09/06/2012

Conclave of shadows: Talon of the Silver Hawk (V pour Vendetta)

Titre : Conclave of shadows: Talon of the Silver Hawkukpb_totsh_150.jpg
Auteur : Raymond E. Feist
Éditeur : Voyager 2003
Pages : 390

Il y a très longtemps que je n'avais plus lu Feist. Pour ce retour dans le monde de Krondor je me suis mis à la version anglais de l'histoire. Mais, tout d'abord, un petit rappel. La dernière fois que j'avais parlé de Feist la Guerre des Serpents venait de prendre fin. Le Royaume des Isles avait fait face à des centaines de milliers de soldats et la couronne était plus instable que jamais. Dans le même temps, Pug renonçait à la noblesse et fondait le Conclave des Ombres déclarant la guerre contre le Sans Nom et ses agents. Nous nous trouvons trente ans plus tard. Les royaumes sont en paix mais des guerres secrètes sont menées entre les agents de Pug et ceux du dieu Sans Nom. Nous suivons les aventures de Talon of the Silver Hawk. Ce jeune homme venait tout juste de recevoir son nom quand il apprit que son peuple avait été massacré. Un génocide ne peut pas être impuni et Talon décide de se lancer dans une vendetta contre tous ceux qui ont participé à ces crimes. Il apprend que le Conclave et lui-même ont donc un ennemi commun en la personne du duc Kaspar d'Olasko. Il sera donc entraîné pour devenir l'un des hommes les plus dangereux du monde ce qui lui permettra de remplir deux missions : une pour la vengeance et l'autre pour le conclave.

J'étais en partie impatient de retourner dans le monde de Feist pour savoir ce qui se déroulait après les événements de la Guerre des Serpents. Je trouve d'ailleurs dommage que trente ans se passent sans que l'on sache beaucoup sur ceux-ci. J'ai aussi trouvé dommage de ne pas revoir certains des personnages qui m'avaient plu autrement que par des mentions. Ainsi, on entend parler des fils Jameson et de Roo Avery. Mais une grande partie des personnes que l'on connaît sont mortes et il est nécessaire pour Feist d'en inventer de nouvelles. Ainsi Pug a une nouvelle descendance avec Miranda. Contrairement aux livres précédents il ne se passe pas énormément de choses en ce qui concerne la politique ou la guerre. Ce livre montre surtout l'éducation d'un homme qui devient un outil du conclave, par extension du bien, contre les agents du Sans Nom. Nous suivons donc un jeune homme dans sa découverte du monde et de sa mission. Celle-ci, comme je l'ai déjà écrit, concerne la vengeance. Cependant, Midkemia s'enrichit encore de nouvelles informations que tous ceux qui apprécient ces livres aimeront avoir. Il me reste à savoir ce qu'il va advenir de Talon dans les tomes suivants.

Image : Site officiel de Feist

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01/05/2012

Cachez ce travail que je ne saurais voir sous la direction de Marylène Lieber, Janine Dahinden et Ellen Hertz

Titre: Cachez ce travail que je ne saurais voir29401100653360L.gif
Directrices: Marylène Lieber, Janine Dahinden et Ellen Hertz
Éditeur : Antipodes 2010
Pages: 228

Puisque je suis dans les colloques et que le genre est encore un concept scientifique légitime quel que soit l'avis de certains je vais vous parler, aujourd'hui, d'un ouvrage publié suite à une rencontre à Neuchâtel sur la prostitution. Cette rencontre s'est déroulée en 2008 suite à deux travaux de mémoires portant sur une étude de la prostitution en Suisse. L'ouvrage regroupe neuf contributions qui touchent plusieurs domaines lié au travail du sexe.

Mais quelle est la contribution principale de l'ouvrage? Outre l'utilisation de la méthode ethnographique par les auteurs, ce qui permet d'entrer durablement dans la compagnie des acteurs que l'on souhaite étudier, il offre une nouvelle définition du travail. En effet, les auteurs et les directrices sont unanimes à dénoncer les manquements de la littérature scientifique sur la prostitution. Soit les travaux portent sur la déviance de la prostitution et les liens avec la criminalité organisée les femmes y étant de simples victimes sans visages soit ces mêmes travaux portent des jugements moraux rapides en déniant, par exemple, toutes capacités de réflexions et de compétences aux prostitué-e-s. L'ennui principal est que les politiciens et journalistes reprennent ces points. Ainsi, les femmes - car les hommes existent mais sont invisibles pour les médias - prostituées sont des victimes de crimes esclavagistes sans aucunes capacités de travail ni de compétences qu'il faut aider. C'est mettre de coté le caractère de travail qu'implique la prostitution ainsi que les capacités d'actions des femmes concernées sans oublier l'existence des hommes prostitués. Les différentes enquêtes ethnographiques de ce recueil permettent donc d'entrer dans les compétences des métiers du sexe. Les auteurs montrent que la prostitution n'est pas une simple passivité de la femme qui attend l'homme. Au contraire, se prostituer implique de connaître la législation, les bons coins mais aussi des compétences sexuelles physiques difficiles à apprendre. Outre ces compétences sexuelles la prostitution peut aussi impliquer des compétences de relationnel. Ainsi, l'enquête d'Alice Sala montre avec précision que le travail de prostitution implique la mise en place de relations téléphoniques importantes à travers lesquels l'enquêtée doit réussir à reconnaître les clients prêts à venir mais aussi entretenir le lien avec des clients habituels.

En conclusion, ce livre passionnant sur la prostitution m'a offert un regard neuf et différent sur ce travail. Loin du simplisme que j'appliquais auparavant par manques d'informations ce livre m'a permis de mettre en question un grand nombre de discours médiatiques et politiques. Le travail sexuel est un champ d'étude vaste souvent trop simplifié et moralisé. Il serait nécessaire de l'étudier d'une manière plus neutre pour montrer comment on fait ces métiers et quels sont les compétences impliquées. Plutôt que de victimiser simplement les prostituées il serait plus fécond d'observer comment on entre dans ces métiers. À plusieurs reprises j'ai eu l'impression que les auteurs considéraient que la capacité de contrôler son environnement de travail ainsi que les horaires pouvait être explicatif. Bien que je n'aie jamais été un abolitionniste je suis maintenant convaincu que la simple pénalisation de la prostitution ne peut que mettre en danger ces femmes et hommes. Il serait sûrement plus utile d'organiser une légitimation de ce type de travail en donnant accès aux assurances sociales. Bien entendu, je ne parle pas ici que du cas de la Suisse.

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05/03/2012

Triangle rose. La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire par Régis Schlagdenhauffen

Titre: Triangle rose. La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire2-7467-1485-4.jpg
Auteur: Régis Schlagdenhauffen
Éditeur: Autrement 2011
Pages: 308

J'ai déjà mentionné la persécution des homosexuels par les nazis sur ce blog. J'avais, par exemple, lu le livre du plus célèbre déporté gay de France: Pierre Seel. Bien que ce témoignage soit très impressionnant ce n'est pas un travail scientifique. C'est pourquoi je me suis jeté sur ce livre dès que j'ai vu la couverture. Une petite précision tout de même, l'auteur n'examine pas vraiment la déportation mais plutôt la construction d'une mémoire commune à un groupe. Heureusement, Schlagdenhauffen nous donne rapidement des informations de base sur la culture homosexuelle berlinoise et la manière dont les gays furent traités par les nazis. Après nous avoir démontré la richesse de cette culture qui, à Berlin, était très en vue alors que la France ne connaissait pratiquement aucun groupement l'auteur nous montre comment les nazis ont pu déporter les homosexuels. Pour cela ils se basent sur une loi qui existait déjà: le paragraphe 175. Celui-ci sera aggravé et sa version nazie sera gardé en l'état après la chute du troisième reich ce qui a permis de poursuivre les gays sortant des camps de concentration. Mais attention, bien qu'il existait une volonté de déporter et de rééduquer les gays ceux-ci n'apparaissent pas forcément sous ce terme dans les archives. En effet, la préférence sexuelle dites contre-nature était surtout un facteur aggravant mais les homosexuels étaient souvent considéré comme des criminels. Ce qui a posé des problèmes par la suite. Les lesbiennes, par contre, n'étaient pas systématiquement attaquées par les nazis. Mais cela ne veut pas dire qu'elles sont inexistantes et un travail reste à faire pour clore le débat.

Cependant, le véritable propos du livre concerne la question de la mémoire. Pour cela l'auteur compare trois pays: l'Allemagne, les Pays-Bas et la France. Ces trois pays nous permettent de comprendre comment le contexte national joue sur la manière de commémorer et de construire la mémoire d'un groupe. D'un groupe de victime les homosexuels se constituent progressivement en héritier d'une mémoire de martyrs de la cause des gays et lesbiennes qu'ils souhaitent commémorer. Face à cette volonté plusieurs acteurs collectifs tentent de les arrêter. Tout d'abord l'état qui considère l'homosexualité comme une déviance, pouvant entraîner la prison en Allemagne, durant encore de longues années. Mais aussi les autres groupes de victimes qui n'acceptent pas forcément l'existence des gays en camps de concentrations ou qui considèrent que l'identité gay est une insulte. La France se trouve dans ce cas puisque, pour les déportés politiques français, les seuls homosexuels des camps sont les allemands. Cependant, les homosexuels réussissent à imposer leur vue et l'auteur étudie la manière dont la mémoire commence à s'incarner dans la pierre. A Berlin un mémorial qui exclut les lesbiennes est construit face au mémorial de la Shoah, Paris accepte, finalement, une plaque de commémoration tandis qu'Amsterdam construit un gigantesque monument qui devient une fierté nationale et un lieu de revendication du droit à la différence.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui permet de comprendre comment un groupe de victime a transformé une histoire honteuse en fierté incarnant l'identité du groupe. De ce point de vue la comparaison de trois pays est très éclairante et permet de voir comment le contexte national modifie les possibilités de militantisme des groupes sociaux. Cependant, je trouve dommage que nous n'ayons pas des informations plus nombreuses sur la période du troisième Reich et des années précédentes. Ce n'est pas le but du livre mais je trouve que l'auteur s'appuie un peu trop sur une autre auteure et passe très rapidement sur la plupart des sujets. Un second point problématique concerne les lesbiennes. Bien entendu, l'auteur examine en partie leur histoire et les liens avec les homosexuels. Cependant, elles apparaissent surtout au second plan quand elles ne sont tout simplement pas examinées. Je sais qu'il est difficile de faire l'histoire des lesbiennes qui souffrent d'une double invisibilité dans l'histoire. C'est pourquoi il serait intéressant, voir nécessaire, d'avoir une recherche de la même ampleur sur elles.

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20/02/2012

Honoured Ennemy par Raymond E Feist et William Fortchen (les ennemis de mes ennemis sont mes amis)

Titre: Honoured Ennemy
Auteurs: Raymond E Feist et William Fortchen
Éditeur: Voyager 2001
Pages: 323

Je termine ces trois livres intitulé Légendes de la Guerre de la Faille avec celui qui a été publié en premier. Mais ça ne veut pas dire que nous nous trouvons dans une période précoce de la guerre. Au contraire, les fronts sont constitués et les soldats sont déjà des vétérans. Nous suivons une unité dont la mission est d'infiltrer l'arrière des lignes ennemies pour les attaquer furtivement. Après une rude campagne leur commandant, Dennis Hartraft, souhaite retourner en garnison pour prendre un peu de repos pour lui et ses hommes. Malheureusement c'est le moment exact que choisit le destin pour initier deux catastrophes. Tout d'abord, l'unité est attaquée par des Tsuranis alors que Hartraft tentait de mettre en place un guet-apens. Ensuite, la garnison a été attaquée par les Moredelhs massacrant les défenseurs et les premiers attaquants Tsuranis et tentent maintenant de mettre en place un piège. Et comme les coïncidences ont tendances à se suivre c'est aussi le moment exact qui a été choisis par les commandants Tsuranis pour envoyer une unité en renfort dans l'attaque de cette même garnison. Faisant face à un ennemi que les deux troupes craignent ils n'ont d'autres choix, pour survivre, que de décider d'une trêve. Il reste à savoir si celle-ci explosera face aux haines et incompréhensions mutuelles ou si les soldats du Royaume et les Tsuranis vont, peu à peu, accepter leur valeur mutuelle?

Encore une fois, nous ne nous trouvons ni avec les grands nobles ni au centre des événements. Au contraire, nous suivons deux petits nobles dont les unités ne sont que des pions sur l'immense échiquier de la guerre. Ce qui nous permet de connaître un peu mieux les différences entre les deux peuples. Malheureusement pour ce livre Wurst et Feist l'ont déjà fait beaucoup plus brillamment dans le cadre de la trilogie de l'Empire. Mais ce point n'est pas le véritable but de ce tome. Celui-ci nous montre deux ennemis qui se haïssent et qui essaient de se comprendre et, petit à petit, à s'accepter. Le livre est donc une sorte de processus durant lequel on observe un respect grandir entre les deux peuples. Plus important encore, il permet de montrer la guérison d'un homme habité et consumé par la vengeance. L'intrigue, en elle-même, n'est qu'une toile de fond. Et si on apprécie l'histoire qui déploie des rivalités entre deux frères et qui ajoute quelques anecdotes au monde de Midkemia les événements sont largement attendus. Il est clair dès la mise en place de la trêve qu'une trahison prendra place ce qui m'a surpris c'est que je n'avais vu venir que l'une d'entre elle alors que la seconde ne m'est apparue que 20 pages avant. Je trouve par contre dommage que certains personnages intéressants aient été laissé dans l'ombre alors que l'on aurait pu leur offrir un développement plus glorieux. Pour la troisième fois, ce n'est pas vraiment un tome essentiel pour le cycle de Midkemia mais il est tout de même assez plaisant à lire.

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11:46 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia | | | |  Facebook

13/02/2012

Murder in Lamut par Raymond E Feist et Joel Rosenberg (surtout ne soyons pas impliqué!)

Titre: Murder in Lamut9780060792855.jpg
Auteurs: Raymond E Feist et Joel Rosenberg
Éditeur: Harper Collins 2002
Pages: 324

Après s'être intéressé aux aventures de Jimmy (probablement l'un de mes personnages préférés) on va passer dans une toute autre histoire sans aucuns liens avec celle de Jimmy. Après tout, le but de cette série de légende de la guerre de la faille est bien de nous faire découvrir la guerre par les yeux d'autres individus que ceux que nous connaissons. Nous nous rendons donc à Lamut qui se trouve entre l'ouest et l'est du Royaume des Isles. Un certain nombre de soldats s'y trouvent mais nous avons surtout nos trois héros. Ceux-ci sont des mercenaires qui ne s'impliquent ni dans la guerre ni dans la politique locale. Leur seul but est d'être payé et de survivre. Après avoir combattu en première ligne les trois compagnons décident qu'il est peut-être temps de quitter le service de Lamut pour aller ailleurs si possible au sud. Malheureusement pour eux, le maître d'arme pense qu'un baron local est en danger. Plutôt que de demander l'aide de soldats réguliers il préfère requérir le service de nos trois mercenaires. Mais une mission qui s'annonçait facile prend rapidement un tout autre tour. En effet, les mercenaires se rendent compte qu'ils commencent à être un peu trop impliqué dans la politique locale pour garder un esprit tranquille.

Lire ce tome en ce moment n'était peut-être pas une bonne idée. La majeure partie de l'intrigue se déroule en pleine tempête d'hiver avec des températures proches de l'été pour les habitants de la Brévine. Il faut le dire tout de suite, ce tome n'est vraiment pas le meilleur de la série. Mais ça ne l'empêche pas d'être légèrement plus intéressant que celui concernant Jimmy. En effet, bien que l'intrigue affichée dans le résumé prenne près de 300 pages avant de véritablement commencer, ce livre nous fait entrer dans l'histoire des simples soldats alors que Feist nous donne surtout les aventures des nobles. Alors que le premier livre du cycle de Krondor donne une impression d'harmonie à l'intérieur de l'Ouest ce tome nous permet de voir que les barons et autres nobles locaux sont tout autant déchiré que Borric et Du-Bas-Tyra. Mais nous avons aussi une petite idée des aventures des simples soldats qui se trouvent concrètement en première ligne. Nous en savons plus, du moins en ce qui concerne Lamut, sur leurs missions et leur vie de tous les jours. C'est donc un livre modérément intéressant mais qui n'apporte pas grand-chose au cycle de Krondor au final.

Image (très moche): Éditeur

11:46 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, midkemia, krondor | | | |  Facebook