25/11/2011

Paradox Lost par George Mann (et si il existait des monstres avec les même propriétés que les télévisions?)

Titre: Paradox Lost250px-Paradox_Lost.jpg
Auteur: George Mann
Éditeur: BBC 2011
Pages: 239

Le TARDIS, comme d'habitude, ne fait pas ce que le Docteur lui demande de faire. En effet, plutôt que d'aller visiter une jolie petite nébuleuse le TARDIS emmène ses passagers à Londres au 28ème siècle en empruntant des raccourcis (oui, même une machine à voyager dans le temps peut prendre des raccourcis!). Les trois amis arrivent juste à temps pour observer des archéologues en train de remonter un androïde de la Tamise. Mais cet androïde n'est pas logique. La technologie vient d'être inventée mais il semble avoir été sous l'eau pendant des siècles! Le mystère s'épaissit quand le robot nomme le Docteur et lui conseille de retourner en 1910. Il semble que des créatures se répandent dans Londres en ingérant l'esprit des humains. Malheureusement, ces créatures sont bien plus mortels que les télé-réalités. Bien que cela soit encore à prouver...

Si les programmes de certaines chaînes pouvaient prendre forme je suis certains qu'ils prendraient cette forme! Des monstres qui tuent en ingérant l'esprit des humains. Encore une fois, nous nous retrouvons dans une histoire remplie de paradoxes apparents. Comme le dernier roman le Docteur et ses compagnons voyagent dans le temps. Mais ils le font avant même d'avoir agi pour permettre leur voyage. J'ai l'impression que la série part de plus en plus dans ce type de paradoxes et de boucles temporelles auxquelles il vaut mieux ne pas réfléchir. Le personnage que j'ai vraiment apprécié dans ce tome est celui d'Angelchrist. C'est une sorte de savant fou célibataire qui sait que le monde n'est pas aussi simple qu'on ne le croit. Mais j'ai surtout apprécié les nombreuses références à la série comme le chapeau cool, les bus et les failles dans le temps et l'espace ainsi que les événements de la saison 5.

Image: Tardis Index Files

23/11/2011

Touched by an angel par Jonathan Morris (et si vous pouviez vivre dans le passé?)

Titre: Touched by an angel250px-Touched_by_an_Angel.jpg
Auteur: Jonathan Morris
Éditeur: BBC 2011
Pages: 239

Il y a longtemps que je n'avais pas parlé d'un DW Books sur ce blog. Mais comme je viens d'en terminer un autant en profiter pour pallier à cela. Cette fois nous retrouvons le Docteur dans nos années. Il a été attiré par les agissements d'un ange pleureur. Pour ceux qui ne le savent pas ces créatures sont des monstres qui tuent en renvoyant leur victime dans leur passé. En fait, ces monstres détruisent ce que l'on aurait pu être. Plus intéressant encore, ils ont la faculté de se transformer en pierre quand on les regarde. Ce qui en fait, probablement, les meilleurs monstres de cette série. Cet ange précis suit Mark Whitaker. Bien que le Docteur essaie de le sauver ce dernier est finalement renvoyé 17 ans en arrière. Mais être renvoyé dans son propre passé peut être dangereux. En effet, un simple petit changement peut détruire à la fois le futur et le passé. Le Docteur, Amy, Rory et Mark vont donc devoir lutter pour garder le passé intact face aux plans des Anges. Un plan qui fait miroiter un gain difficile à refuser quand on a un coeur.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Non seulement les Anges sont toujours aussi stressant (essayez de ne pas cligner des yeux pendant plusieurs minutes!) mais, en plus, l'histoire est bien écrite. En fait, j'ai beaucoup apprécié que l'on ne suive pas spécifiquement le Docteur mais Mark. Nous suivons à la fois le Mark du futur et le Mark du passé. On apprend comment sa vie s'est mise en place en même temps que le Mark du futur et le Docteur tente de garder son passé sur les railles. Mais c'est aussi, et surtout, une histoire d'amour. L'amour entre Mark et Rebecca. Un amour que l'on verra prendre des forces au fil du temps et lors des aventures passée de Mark. Mais vous, que feriez vous si voous étiez renvoyé dans votre passé?

Image: Tardis Index Base

18/11/2011

Chicago le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression politique par Caroline Rolland-Diamond (une ville sous pression)

Titre: Chicago le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression politiquechicago_prd.jpg
Auteur: Caroline Rolland-Diamond
Éditeur: Syllepse 2011
Pages: 365

Comme vous avez tous du vous en apercevoir j'ai une certaine fascination pour les années 60 et 70. C'est pourquoi je me suis récemment intéressé à des livres qui parlent de ces années. Donc, après un livre sur le MLF et un autre sur la LMR, j'ai continué dans cette voie avec un livre sur 1968. Plus précisément, l'auteure s'intéresse aux années 60 et au début des années 70 à Chicago dans le cadre précis du mouvement étudiant. Caroline Rolland-Diamond nous fait donc une histoire large des mouvements de 68 en essayant de comprendre comment ils sont devenus si forts et leurs revendications mais aussi pourquoi et comment ils ont brusquement disparu du paysage. Pour cela, l'auteure s'est plongée dans un nombre impressionnant d'archives dont ceux de la red squad (une équipe de la police spécialisée dans la surveillance et la répression des mouvements contestataires).

Le livre de Caroline Rolland-Diamond est structuré en quatre parties qui se déroulent avant, durant et peu après 1968. Les deux premières partie nous permettent de comprendre le militantisme étudiant et ses revendications avant les événements malheureux de cette si fameuse année. L'auteure y montre que le mouvement tire son origine de deux luttes. Premièrement, une lutte pour le pouvoir étudiant au sein de l'université qui consiste à demander la mise en place d'institutions acceptant la prise de parole des étudiants. Le second point concerne la guerre du Vietnam. Les étudiants ne sont pas seulement contre cette guerre pour des raisons d'idéologies pacifistes. Ils sont aussi inquiet des effets qu'elle peut avoir sur leur vie. En effet, ils ont peur de perdre leur droit aux études pour être incorporé de force dans l'armée. C'est dans ce sens que les bureaux de recrutement et la collaboration des universités avec l'armée et l'industrie militaire sont dénoncées. La seconde partie examine un autre mouvement: celui du Black Power. En effet, les afro-américains militent de plus en plus pour une place plus juste dans la société. Ceci les conduit à condamner les politiques raciales de la ville ou des universités. Une politique qui n'est pas toujours consciente mais, parfois, consécutive d'une structure sociale particulière. Au contraire des mouvements précédents, ces militants s’intègrent immédiatement dans la communauté large de la ville en essayant de les défendre et de les politiser. Cependant, l'auteure nous montre aussi que ces deux militantismes se rejoindront de plus en plus pour mener à une critique globale de la société et de son fonctionnement.

La troisième partie se concentre plus précisément sur les événements de 1968. Il est très important de lire d'une manière particulièrement attentive cette partie. En effet, 1968 connaît des événements extrêmement violents à Chicago alors que la Convention Démocrate est en cours. Et quand je parle de violence je ne parle pas, ou pas que, des militants. Je parle de la police dont les actions ont été officiellement qualifiées d'émeutes policières. Mais pourquoi faut-il lire cette partie avec prudence? Tout simplement parce qu'il serait trop simple de condamner unilatéralement la police. Bien entendu, elle est coupable. Mais il faut surtout comprendre comment ces événements ont pu avoir lieu et c'est exactement ce que l'Auteure nous permet de faire. Sa peinture de l'année 68 nous montre un tissus de facteurs qui se rejoignent pour expliquer cette explosion de violences. Les militants étudiants rejoignaient de plus en plus les thèses nationalistes noires et une forme de justification de la violence comme résistance. De plus, les actions précédentes de la police étaient accusées de mollesse par une grande partie de la classe politique dont, principalement, le maire Dailey. De plus, ce même maire faisait tout pour peindre les opposants à sa politique et à la guerre comme des envahisseurs étrangers violents tout en affirmant être prêt à supporter toutes les actions de la police jusqu'à dire publiquement qu'elle devait tirer pour tuer. Dans ce climat de tensions de plus en plus fortes et intenses les événements pouvaient difficilement se dérouler sans incidents.

La dernière partie nous parle de la répression et de la surveillance dont étaient victimes les étudiants. L'auteure nous montre que les opposants, qui pouvaient être simplement des personnes critiques face aux politiques du maire Dailey, étaient soumis à une intense pression policière. Non seulement la red squad faisait tout pour identifier les opposants. Mais, en plus, elle organisait des infiltrations permettant, parfois, de mettre en place des agents provocateurs pour lancer les militants dans des actions illégales ou créer des tensions avec les autres mouvements. Mais la police de Chicago n'est pas seule. Le FBI, la CIA, l'armée et même le fisc surveillent et répriment les militants. Cette pression policière a pris différentes formes. Aussi bien des arrestations massives lors des événements, l'arrestation pour fugues ou viol du code de la route sans preuves et même, dans au moins un cas avéré, une expédition d'assassinat. Nous nous trouvons donc en face d'une formidable force de répression qui a eu deux effets. Tout d'abord, les étudiants se sentaient de plus en plus légitimés à utiliser la violence pour se défendre. C'est donc une radicalisation que nous pouvons observer. Le second effet c'est que les mouvements étudiants qui se radicalisent se coupent de la base des étudiants ce qui les conduira à leur fin. Bien entendu, la répression n'est pas le seul facteur explicatif de la fin des mouvements de 68. Les luttes internes et la perte des ressources financières mobilisées pour payer les frais de justice, la radicalisation de certains, le retour d'un militantisme conservateur qui fait concurrence et la perte de certains leaders sont aussi des explications. Mais il est indéniable que Chicago a été le lieu d'une formidable machine répressive qui visait toutes les personnes critiques envers la politique municipale et fédérale ainsi que le fonctionnement de la société. A tel point que certains politiciens de l'époque ont parlé d'état policier.

J'ai, personnellement, trouvé ce livre très intéressant et très bien écrit. Je pourrais dire que j'aurais souhaité un peu plus d'informations sur des événements précis. Mais le choix d'essayer de trouver des explications et des facteurs plutôt que de se concentrer sur le récit simple des événements est loin d'être critiquable. Simplement, quelqu'un qui ne connais pas bien l'histoire des États-Unis lors des années 60 ou celle de Chicago peut être un peu perdue. Par exemple, je me demande encore ce qu'est exactement cette machine Dailey? Ce qui n'enlève rien au caractère convaincant des recherches de Caroline Rolland-Diamond. En résumé, je trouve que cette recherche a été très bien menée et l'utilisation de sources de la red squad nous permet d'entrer dans une vision différente de cette époque.

Image: Éditeur

09/11/2011

Hunter's Moon par Paul Finch (un peu de sport!)

Titre: Hunter's Moondrwho_hunters_moon_book_125.jpg
Auteur: Paul Finch
Éditeur: BBC 2011
Pages: 256

Vous connaissez Las Vegas? La ville du vice et des jeux? Multipliez tous les excés de Las Vegas par 10 000 et vous aurez la Leisure Plateform 9 ou le Docteur et ses compagnons s'apprêtent à passer quelques heures. Le Docteur souhaite rendre visite à un vieil ami pendant qu'Amy et Rory visiteront et s'amuseront. Mais ils doivent faire attention. Non seulement LP9 n'est pas un lieu de splus fréquentables mais, en plus, la société alien qui s'en occupe est particulièrement machiste. Bien entendu, puisque le Docteur dit à ses compagnons de faire attention ils font tout pour tomber dans le premier piège venu. C'est ainsi que Rory se retrouve coincé dans un duel de machos après avoir accusé son adversaire de tricherie. Et comme on ne peut pas gagner contre un tricheur il se trouve capturé après avoir perdu le TARDIS dans le pari. Rory est maintenant un esclave tandis qu'Amy le suivra clandestinement et deviendra aussi une esclave. Mais comment le Docteur pourra-t-il les sauver sans le TARDIS? Et, surtout, Rory survivra-t-il à la chasse?

Encore une fois les trois personnages sont divisés. Ce qui permet d'accentuer un peu la force de chacun d'eux. Rory, par exemple, gagne beaucoup à lutter seul. On retrouve un leader qui ne perd son charisme que lorsque le Docteur se trouve dans les parages. Il faut dire qu'il a vécu plus longtemps que ce dernier. J'ai bien aimé la nouvelle race qui nous est présentée dans ce tome. Ces aliens sont puissants mais possèdent une société arriérée sur un certain nombre de points dont, principalement, la question des femmes. Je pense que tout le monde aura compris qu'Amy ne peut que se heurter et heurter les mâles de cette société. J'ai aussi apprécié la description des deux grands mafieux qui donnent l'impression d'être de parfaits psychopathes. Du coté des personnages secondaire je trouve que le père de famille totalement débordé par sa fille et au chômage est bien réussi. On passe d'un homme qui geint à un leader capable de se battre et de faire des sacrifices. Cependant, je l'ai tout de même moins aimé que les deux précédents.

Image: BBC

04/11/2011

The way through the woods par Una McCormack (promenons nous dans les bois...)

Titre: The way through the woodsdrwho_way_woods_book_125.jpg
Auteur: Una McCormack
Éditeur: BBC 2011
Pages: 241

Les aventures du Docteur continuent dans une jolie petite ville. Comme toutes les petites villes les habitants ont un poste de police, une poste, des épiceries et des magasins de proximité et, surtout, une forêt. Mais on pourrait croire que cette forêt n'existe puisque les habitants font tout pour éviter d'en parler. A tel point que même l'autoroute l'évite. Mais cela devient encore plus étrange quand on sait que jamais aucune route n'a traversé la forêt. Aussi loin que l'on remonte dans le temps les humains ont toujours évité d'en parler ou de s'en rapprocher. Pour en rajouter un peu plus on sait aussi que 300 personnes ont disparu à l'intérieur de cette forêt dans l'histoire de l'humanité. Et pourtant personne n'en parle vraiment. Sauf en ce qui concerne les deux dernières disparitions. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour que le Docteur décide de s'y intéresser et de nettoyer les dégâts.

Nous continuons sur la lancée puisque j'ai bien aimé ce tome. On ne voit pas beaucoup le Docteur qui s'efface au profit de Rory et Amy. Rory retrouve un peu de l'importance qui lui est due grâce à un hommage plus que mérité de la part du Docteur. Quant à Amy, elle montre qu'elle sait très bien se débrouiller seule sans avoir besoin d'être secondée par un timelord solitaire. L'intrigue me plaît aussi beaucoup. L'idée d'une forêt plus étrange et effrayante que d'ordinaire. Une forêt dans laquelle on se perd sans laisser de traces. Mais ce qui est intéressant c'est aussi de voir l'intérieur de cette forêt. Les sauts dans le temps et l'impossibilité d'en sortir. Toujours revenir au même endroit comme dans un labyrinthe. L'idée du vaisseau est aussi très bonne. Un vaisseau vivant qui a besoin d'expérience pour pouvoir naître mais qui ne peut le faire sans douleur. Bref, plein de bonnes idées pour un bon tome.

Image: BBC

03/11/2011

La Ligue Marxiste Révolutionnaire en Suisse romande (1969-1980) par Benoît Challand (la gauche de la gauche de la gauche)

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Auteur: Benoît Challand
Éditeur: Université de Fribourg 2000
Pages: 302

J'ai tendance à rester dans le cadre local Suisse romand dans mes dernières lectures sérieuses. Après le MLF de Genève je me suis intéressé à un groupe de la même époque: la Ligue Marxiste Révolutionnaire. Pour comprendre ce parti trotskiste il est nécessaire de lire le superbe mémoire de Benoît Challand. L'auteur nous fait entrer dans le fonctionnement intime de ce parti en organisant une analyse en trois parties. La première partie se base principalement sur les débuts de la LMR et son développement. L'auteur nous fait entrer dans le processus de création de ce parti qui a conduit une partie des membres du POP à préparer, dans le secret, une dissidence qui a abouti sur une scission. Cette partie nous permet de voir que la LMR a non seulement réussi à s'organiser en un temps record mais a aussi réussit à devenir un parti national en relativement peu de temps.

Dans une seconde partie l'auteur nous fait rentrer dans les publications de la LMR: la Brèche. Non seulement ce journal s'est organisé plus rapidement encore que le parti mais il a réussi à se développer dans toute la Suisse. Les thèmes qui y sont traités vont de la politique locale à l'international, des théories à la culture. Mais, après les années d'euphories, les tirages baissent et certains titres traduits cessent même de paraître. La troisième partie se pose la question de la pratique du militantisme. Pour cela l'auteur examine deux points: comment le militantisme est organisé et comment les militants ressentent leur vie dans la LMR. Mais les conclusions de ces deux chapitres sont claires. Le militantisme LMR était structuré, organisé et chronophage. Les membres de la LMR devaient donner de leur temps pour de nombreuses causes et de nombreuses réunions ce qui a engendré un turnover fort et une difficulté de recrutement. De plus, le parti demandait une certaine qualité de réflexion aux militants. Les nouveaux devaient donc passer par une période d’apprentissage rude avant de pouvoir voter.

Je dois le dire tout de suite. Je trouve que le travail de Benoît Challand est très impressionnant. Non seulement il a dépouillé un nombre important de sources mais, en plus, il a conduit une dizaine d'entretiens. Ce travail se ressent tout au long du livre. Nous y trouvons une analyse très précise et détaillée de tous les aspects de la LMR sauf un qui est l'idéologie. Ne pas avoir voulu présenter l'idéologie de la LMR est, à mon avis, le seul point négatif de ce livre. En effet, je pense qu'il est difficile de comprendre le militantisme, surtout dans le contexte de la LMR, sans prendre en compte ce qui pousse à militer. Je pense, de plus, que ce livre aurait pu devenir meilleur si l'auteur avait présenté la LMR dans le contexte historique des années 70. Je ne dis pas que ce contexte n'est pas connu par M Challand. Mais ce livre, bien que brillant, manque singulièrement de vie. La lecture m'a donné une impression de relative aridité. Je pense qu'insérer la LMR dans les réseaux de militantisme, les luttes historiques et les combats politiques aurait pu donner un peu plus de vie à cette histoire. Mais ce point n'enlève rien à la richesse déjà très importante de ce travail de mémoire

Image : Université de Fribourg

15:41 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lmr, gauche, révolution | | | |  Facebook

30/10/2011

Dead of winter par James Goss (à ne pas lire en hiver)

Titre: Dead of winterdrwho_dead_winter_book_125.jpg
Auteur: James Goss
Éditeur: BBC 2011
Pages: 255

Je viens de terminer le premier tome qui prend place dans la saison 6 de Doctor who (sauf si on compte les 2 in 1). Et j'ai été agréablement surpris par ce livre. Le Docteur et ses compagnons vont s'écraser. Ils ne savent pas ou ni quand mais une perturbation semble attirer le TARDIS. Amy se réveille le lendemain dans un lit. Elle découvre rapidement que sa voisine est une petite fille nommée Maria et que toutes les deux se trouvent dans un institut de soin pour les tuberculeux au XVIII ème siècle. Le médecin qui possède ce centre lui apprend qu'elle a reçu un coup sur la tête après avoir été éjectée de son véhicule ce qui pourrait expliquer ses troubles de mémoire. Elle est rapidement rejointe par son mari, Rory, et le Docteur. Ils semblent aussi avoir des problèmes de mémoire mais pas assez pour se rendre compte qu'il y a quelque chose de louche. Un institut capable de guérir la tuberculose avec des méthodes en avance sur leurs temps? Mais, surtout, ce ne sont que des personnes importantes qui son soignées et leur survie pourrait changer l'histoire du monde.

J'étais d'abord un peu sceptique. Écrire un livre Doctor Who sous forme de lettres me semblait aventureux. Je n'avais pas l'impression que ce style soit particulièrement adapté et je ne l'ai jamais vraiment aimé. Bien que je sois resté sceptique durant un long moment j'ai ensuite totalement changé d'avis. Je pense, maintenant, que ce tome est probablement l'un des meilleurs que j'aie lu et ceci surtout parce qu'il me semble particulièrement proche de l'ambiance de la saison 6. Je m'explique, cette dernière saison nous montre un Docteur de plus en plus sombre, capable de choix difficile est destructeurs, nous connaissions déjà cet aspect de sa personnalité mais, cette fois, elle touche ses compagnons qui subissent directement les effets de ces choix. Je ne dirais pas ce qui se passe dans la sixième saison vous devrez donc me croire se parole. Ainsi, ce tome nous montre des personnages secondaires qui détestent le Docteur pour ses actes. Un Rory, à mon avis, injustement décrit comme peu important par l'auteur mais qui essaie surtout d'éviter que les actes du Docteur ne débouchent sur des destructions par lassitude. Une Amy qui n'écoute plus ce qui lui dit son héros mais n'hésite pas à braver ses conseils. Et, enfin, le Docteur lui-même qui semble las de ne pas pouvoir sauver tout le monde. De n'être parfois capable que du moins pire au prix des souffrances des autres. Bref, un tome sombre quasiment dépressif.

Image: BBC

26/10/2011

The good, the bad and the alien par Colin Brake (Wild Wild Galaxy)

Titre: The good, the bad and the alien250px-The_Good%2C_the_Bad_and_the_Alien.JPG
Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2011
Pages: 199

Après avoir parlé du MLF je vais me lancer dans quelque chose de beaucoup moins sérieux en parlant de la seconde partie du 2 in 1 que j'ai mentionné dernièrement. Cette fois-ci nous nous trouvons, et ce n'est pas la première fois, à l'époque du FarWest aux États-Unis. Si le Docteur a choisi cette destination c'est qu'il souhaitait faire plaisir à Rory qui apprécie particulièrement cette époque et les films qui en parlent. Ils sortent donc du TARDIS pour entrer dans une ville typique de l'époque et des lieux. Mais tous les habitants sont endormis en pleine journée. A peine le Docteur et ses amis ont-ils le temps de le constater qu'un gang de voleurs tente d'attaquer la banque pour être tout aussi rapidement mis en fuite par un monstre. Un monstre au FarWest? le Docteur ne peut que se demander quelle est cette créature et ce qui se passe dans cette petite ville. Il semble que des aliens se baladent parmi les humains et qu'ils se sont déguisés. Mais que souhaitent-ils?

Je ne suis toujours pas très sur d'être l'une de ces personnes qui apprécient le farWest mais bon une fois de temps en temps ça ne peut pas faire de mal. Et puis cette seconde histoire n'est pas si mauvaise. Bien entendu, on y trouve tout ce qui fait un film de farwest: le shérif, le saloon, le docteur du coin et les bandits hors-la-lois qui se cachent dans les mines. On y trouve aussi quelques petites choses que nous ne verrons jamais dans un vrai farwest: des aliens et des vaisseaux spatiaux. Mais le Docteur semble attirer ce type d'ennuis. Mis à part cela j'ai apprécié les différentes références à la série par exemple quand Amy parle des fameux freins à main du TARDIS. L'intrigue n'est pas si compliquée et donne lieu à une petite morale bien convenue. Mais il parait qu'il en faut toujours une dans les histoires.

Image: Tardis Index Files

Révolution sexuelle et mouvement de libération des femmes à Genève (1970-1977) par Julie de Dardel (DEBOUT!)

Titre: Révolution sexuelle et mouvement de libération des femmes à Genève (1970-1977)29401100774980L.gif
Auteur: Julie de Dardel
Éditeur: Antipode 2007
Pages: 157

Le MLF est l'un des mouvements féministes les plus actifs que nous ayons connu en Suisse. Peut-être même le plus actif. Mais, étonnamment, il n'est pas très connu. Il est donc nécessaire de le présenter et de l'étudier car ce mouvement n'a pas fait que protester, il a aussi permis de faire de grandes avancées dans le domaine de la lutte des femmes. L'auteure a mis en place quatre chapitres pour étudier le MLF. Les deux premiers étudient les fondements de ce mouvement. Le premier chapitre est très théorique puisque Julie de Dardel nous donne les thèses des maîtres à penser de la révolution sexuelle: Reich Et Marcuse. Ces deux auteurs ont étudié comment la sexualité peut être, doit être, libérée pour pouvoir libérer l'humanité entière de la domination. Ils en viennent à proposer des actions radicales qui détruiraient la famille patriarcale bourgeoise et permettraient aux femmes de reprendre possession de leur corps. Dans ce Chapitre, l'auteure nous présente aussi la nouvelle gauche qui va plus loin que la gauche traditionnelle. Mai 68 se base sur ces théories.

Pourtant, les femmes du MLF remettent en cause mai 68. Selon elles, et elles ont raison, les mouvements de 68 n'ont pas libéré la femme. Au contraire, le rôle des femmes reste souvent celui d'écrire, de s'occuper du ménage et de la cuisine tandis que la révolution sexuelle consiste surtout à ne plus pouvoir dire non. Le MLF s'est donc constitué en réaction à un mai 68 qui n'a de loin pas aidé les femmes comme nous le montre l'auteure dans son second chapitre. Ce mouvement fait surtout partie d'un renouveau du féminisme. Une seconde vague qui, après les suffragettes, reconsidère et reconstruit la lutte des femmes.

Dans une troisième partie l'auteur décrit et analyse les revendications de ces nouvelles féministes. Alors que les premières se contentaient sagement de la lutte pour les droits politiques et civils le MLF va beaucoup plus loin. Il souhaite une reconquête totale de la femme face à la domination masculine et médicale. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre que, pour le MLF, le privé est politique. Car le privé est le cadre dans lequel la domination que subissent les femmes est la plus forte tout en étant la moins visible. La première des luttes concerne l'avortement. Mais celle-ci se base sur un thème plus vaste: la reconquête du corps féminin. En effet, durant une grande partie de leurs vies les femmes doivent accepter les jugements et analyses d'un corps médicale. Mais toutes les femmes n'ont pas forcément envie de subir un tel contrôle. C'est dans cette optique la lutte pour le droit à l'avortement et pour apprendre à s'examiner sois-même s'organisent. Dans le même sens qu'une lutte en faveurs du plaisir qui remet en cause l'idée de la pénétration comme étant le stade ultime du plaisir. Ce qui pourrait mener à l’éclatement de la famille traditionnelle en faveurs de formes moins régulées de plaisirs et de liens pas forcément seulement homosexuels mais aussi bisexuels. Il faut noter que la société capitaliste est tout aussi critiquée puisqu'elle fonctionne sur la domination patriarcale. Un homme ne peut travailler, ou une femme pendant qu'on y est, que si un partenaire se trouve à la maison pour s'occuper des tâches ménagères.

Le dernier chapitre est tout aussi intéressant puisqu'il examine comment le MLF agit proprement dit. L'auteure y examine la structure militante, la mise en place de groupes informels plus que d'une structure hiérarchique ordonnée. Comment les femmes du MLF tentent d'éviter les rapports de pouvoir bien qu'elles y échouent, par exemple en refusant la mixité. Ainsi que du fonctionnement des groupes qui permettent de mettre en lumière la domination et de se libérer des médecins. Mais ce chapitre est surtout celui qui présente et examine quatre actions chocs du MLF de Genève. la campagne pour l'avortement dont nous avons parlé, l'occupation illégale du Centre Femme lorsque la ville de Genève a refusé de répondre aux demandes du MLF, la solidarité avec les détenues et, surtout, l'anti-congrès des femmes. Ce dernier est resté célèbre pour avoir non seulement perturbé mais, bien plus important, pour avoir totalement éclipsé le congrès officiel des féministes de la première heure. Pour finir, l'auteure se demande pourquoi cette force militante ironique s'est perdue au profit d'un féminisme beaucoup (trop) consensuel et beaucoup moins revendicatif? Pourrait-on voir un début d'explication dans la fin des utopies? Particulièrement l'utopie communiste qui a perdu une grande partie de sa force après la chute de l'URSS (bien que l'URSS ne fut jamais Communiste mais une tyrannie).

Mais qu'est ce que moi, lecteur masculin, peut dire sur ce livre? Je dois avouer qu'il y a longtemps que j'ai été convaincu par le féminisme et, particulièrement, par le style provocateur et radical du MLF. Que l'on s'entende bien, le mot radical n'implique pas une forme d'action extrémiste mais une remise en cause forte du fonctionnement de la société à partir de ses bases. J'ai beaucoup aimé lire ce livre. Non seulement le style est clair et facile à suivre mais, en plus, je trouve la structure logique. Passer des théories à ses remises en causes puis parler des revendications pour finir sur les actions concrètes me semble un très bon choix qui permet de ne pas se perdre dans cette histoire. C'est pourquoi je pense que c'est un très bon livre à la fois scientifique et facile à lire qui pourrait être mis - devrait être mis? - dans toutes les mains.

Image: Éditeur

15:54 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : féminisme, mlf | | | |  Facebook

23/10/2011

System Wipe par Oli Smith (nettoyage de printemps)

Titre: System Wipe250px-System_Wipe.JPG
Auteur: Oli Smith
Éditeur: BBC 2011
Pages: 198

Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé d'un doctor who book sur ce blog. La faute à la trilogie Millénium et aux cours. Mais il est temps de réparer cette erreur en parlant de System Wipe. Comme le dernier livre dont j'ai parlé celui-ci fait partie de la collection pour enfants 2 in 1. Autrement dit, je parlerais de la seconde histoire prochainement. Nous sommes dans les années 2200. Le monde est un gigantesque désert aride et stérile. Pas une âme en vue mais un appartement semble connaître encore une vie électronique. En se connectant à l'ordinateur qui s'y trouve le Docteur est envoyé dans le monde virtuel de Paralife qui semble être menacé par un virus détruisant tout sur son passage. Pendant ce temps, Rory et Amy se rendent compte que le monde entier est en train d'être détruit par une armée de robots. Mais que s'est-il passé?

Ce livre étant destiné aux enfants il est assez clair que l'intrigue n'est pas des plus compliquées. Mais j'ai apprécié plusieurs petits points. Tout d'abord Paralife qui est une sorte de world of warcraft du futur. J'aime beaucoup l'idée que les personnages des joueurs et le monde virtuel aient pu continuer à exister et aient pris une conscience individuelle au fil des ans tout en restant lié aux règles du jeu. Je trouve intéressant l'idée de détruire la terre pour la reconstruire. Mais ce qui m'a fait le plus rire c'est la manière dont le Tournevis Sonique est créé. Dans le livre, un personnage doit créer un avatar virtuel du sonique. Ce personnage parle de cet objet si caractéristique et important pour le Docteur comme d'une sorte de cheat code. Je pense que tous les fans seront d'accord pour dire que cette description colle très bien à un objet qui semble n'avoir que peu de limites.

Image: Tardis Index Files

21/10/2011

Millénium 3: La reine dans le palais des courants d'air / Luftslottett som sprängdes (C'est la lutte finale!)

Titre: Millénium 3: La reine dans le palais des courants d'air (Luftslottett som sprängdes)9782742770311.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2007 (2007 édition originale)
Pages: 710

Eh bien voila c'est terminé. Nous n'aurons plus de suite aux aventures de Lisbeth et de Mikael. Ce tome marque la lutte finale de ces deux personnages. Comme je l'ai dit dans la note précédent les tomes 2 et 3 sont incontestablement lié. Mais là ou le tome 2 nous montrait l'enquête de police et le déluge médiatique transparent autour de Lisbeth le tome 3 nous montre une aventure très différente. En effet, Lisbeth est capturée et soignée dans une chambre d'hôpital. Mais rien n'est terminé. Il faut préparer le procès qui ne peut qu'avoir lieu. Et ceux qui doivent se préparer ne sont pas tous des amis de Lisbeth. C'est donc un jeu secret et tacite qui se met en place entre, d'une part, les amis de Lisbeth journalistes et policiers et ses ennemis cachés dans l'ombre de la police secrète. Une ombre tellement sombre que personne n'a connaissance de leur existence. Mais que se passerait-il si on les dévoilait? Que se passerait-il si Lisbeth parlait? Certains ont tout à perdre.

J'avais beaucoup apprécié le tome précédent mais sa fin était très frustrante. Heureusement, je n'ai pas du tout été déçu par ce troisième tome. Il faut dire que j'ai toujours aimé les histoires, réelles ou fictionnelles, qui voient une police secrète se faire démanteler et ses agissements examinés. Il faut dire que je me suis toujours méfiés de ce type d'institutions que je trouve, par essence, dangereuses pour la démocratie et le respect des Droits Humains et constitutionnels. C'est pourquoi je souhaiterais un contrôle intense de la part des citoyens sur tout ce qui ressemble, de près ou de loins, à un service secret. Et je suis vraiment servi dans ce tome puisque, à mon avis, son propos principal est ce même danger. En effet, on nous donne l'histoire d'un service constitué secrètement à l'interne de la police secrète et qui se permet des actes illégaux sans avoir à en référer à quiconque. Comme l'un des personnages le dit dans le livre: c'est un véritable coup d'état. Mais alors, que faire quand des membres d'une institution censée protéger la démocratie et les citoyens (et non pas protéger l'état qu'on ne l'oublie pas) deviennent eux-même un danger pour les citoyens et la démocratie? Ou se place la limite entre une activité difficile et un crime d'état? C'est cette question que l'on peut se poser suite à la lecture de ce tome. Mais, surtout, comment dénoncer de telles pratiques? La réponse donnée par l'auteur est assez simple: un pouvoir judiciaire fort capable d'examiner n'importe quelle institution en cas de doute et une presse critique et n'hésitant pas à investiguer. On peut malheureusement douter que la presse soit aussi capable que l'espère Larsson. Quant à l'institution judiciaire, elle doit avoir des soupçons avant de pouvoir agir et un groupe secret peut très bien ne pas être soupçonné quand on ne connaît ni ses activités ni son existence. D’où le danger.

image: Éditeur

15:34 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, complot, média, police, police secrète | | | |  Facebook

19/10/2011

Millénium 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette / Flickan som lekte med elden (boom, son coeur fait boom!)

Titre: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Flickan som lekte med elden)9782742765010.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2006 (2006 édition originale)
Pages: 652

Après prés de 20 jours sans nouvelles je peux enfin parler du second tome de la saga de Stieg Larson. Ce n'est pas que je n'avais pas envie de lire cette suite mais une rentrée signifie souvent que l'on va avoir quelque chose à travailler qui n'a pas de rapport avec un roman que l'on souhaite lire pour soi. Lisbeth c'était enfuie. Elle avait vu Mickael au bras d'Erika et elle a préféré sortir du pays pour voyager et changer un peu. Mais, un jour ou l'autre, il faut rentrer. En se mettant au point sur les activités que ses connaissances ont eue durant son absence elle apprend deux choses: premièrement son tuteur n'est pas très nette et deuxièmement Mickael prépare une nouvelle explosion médiatique. Mais les enquêteurs qui s'en occupent vont un peu trop près d'un secret gardé depuis des décennies. C'est pourquoi Lisbet, si discrète, se retrouve du jour au lendemain à la une des journaux sous la forme d'une suspecte plus que dangereuse. Une course entre cinq groupes se lance: la police fait tout pour trouver Lisbeth qu'elle dépeint comme une folle, Mickael cherche ceux qu'il pense être les vrais tueurs, Milton Security tente d'aider la police surtout pour disculper Lisbeth, cette dernière cherche à venger ses amis et à trouver qui sont les personnes qui la mettent en si mauvaises postures et ces mêmes personnes tentent d'effacer leurs traces. En gros, cette enquête démarre mal et ne pourra que devenir de plus en plus bordélique.

Je dois le dire tout de suite, sans faire aucune révélation, si vous ne vouliez pas lire le troisième et dernier tome vous déchanterez vite. L'intrigue est si vaste qu'elle ne peut tout simplement pas se conclure sur un seul tome mais je n'en dirais rien. Je vais plutôt parler de l'aspect médiatique (et policier) du livre. En effet, le premier tome se concentrait sur le journalisme économique et les agissements plus qu'incertain d'un certain groupe que l'on pourrait identifier aux traders. Ce second tome se concentre sur la police et le journalisme au sens général du terme. Dans un premier temps, nous nous trouvons spectateur d'une enquête policière qui, très rapidement, fait des conclusions sur des bases importantes mais qui ne sont pas des preuves directes. On se rend rapidement compte que ceci est lié à une possibilité de faire de l'affaire Lisbeth Salander un tremplin politique important. Les médias et certains témoins ne tardent pas à prendre à leur compte ce que pense la police et à délirer sur le sujet. Le livre, en grande partie, nous montre comme les journaux perdent tout sens critique. Au lieu de réfléchir sur les mobiles, la manière dont est menée l'enquête ou sur la société de manière générale ils lancent des rumeurs, des titres racoleurs et détruisent des vies dans le but de vendre. C'est ainsi que l'on se trouve en face de journalistes parlant sans connaître et disséquant la vie difficile d'une femme dans le seul but de trouver de quoi faire le scoop. Ces méthodes ne sont pas si lointaines que certaines que l'on connaît dans certains journaux suisses que je ne nommerais pas. Ce sont surtout des erreurs qui apparaissent quand le journalisme perd sa place face à la nécessité de vendre et, donc, de faire de l'argent.

Image: éditeur

15:48 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, complot, médias, police | | | |  Facebook

29/09/2011

Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes par Stieg Larsson (quand on vous propose de travailler sur une vieille affaire méfiez-vous!)

Titre: Millénium 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor)9782742761579.jpg
Auteur: Stieg Larsson
Traducteurs: Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Éditeur: Actes Sud 2006 (2005 édition originale)
Pages: 574

Je sais, je suis en retard. Tout le monde me dit de lire cette trilogie et, pourtant, je viens de la commencer. Après plusieurs années j'ai donc enfin lu le premier tome de cette saga en trois livres. Nous y rencontrons Mikael Blomkvist dans une période difficile de sa vie. En effet, malgré une carrière de journaliste économique exemplaire, il vient de perdre un procès en diffamation face à un puissant financier. Coup sur coup il doit payer une amende, perdre sa réputation, perdre son poste au journal qu'il a contribué à fonder et accepter une peine de prison. Mais une étrange proposition lui est offerte par un ancien industriel. On lui demande de rédiger les chroniques de la famille Vanger. Mais cette mission cache un point plus important. Sous couvert de faire des recherches sur la famille Vanger Mikael va enquêter sur la disparition jamais élucidée de Harriet Vanger. En effet, le patriarche de la famille est convaincu qu'elle a été assassinée par une membre de la famille. Mikael va donc fouiller dans les affaires sombres et sanglantes des Vanger dont certains membres étaient proches des fascistes et découvrir des événements atroces et une histoire ignoble.

Comment parler de ce livre? Il y a, en effet, plusieurs angles d'approche possibles qui peuvent mener à des développements importants. Si je commence par parler des personnages je peux dire que j'ai beaucoup apprécié Lisbeth Salander. Cette jeune femme a le seul tort de ne pas accepter les règles institutionnelles mises en place pour protéger les individus contre eux-même (mais aussi la société contre ces mêmes individus). En refusant de suivre ces règles elle est immédiatement catégorisée comme déviante et psychologiquement instable ce qui est parfaitement réaliste quand on observe la manière dont fonctionne l'état et les institutions psychiatriques. Je peux aussi parler de Mikael et, de lui, passer à l'aspect économique du livre. Économique dans le sens ou Mikael est le porte parole d'une forme de journalisme économique critique qui essaie de montrer quels sont les aspects et les méthodes douteuses, voir illégales, des grands industriels et des traders. On trouve donc plusieurs critiques que l'on pourrait s'amuser à appliquer à notre situation actuelle (par exemple quand Mikael, dans l'épilogue, explique que la bourse n'est pas la vraie économie mais une forme de fantasme des traders). Enfin, on peut aussi parler de l'aspect féministe du livre. Pas dans le sens d'un féminisme revendicatif mais dans le sens d'un  livre qui dénonce une forme particulièrement violente d'atteinte au droit des femmes. En effet, l'intrigue principale, et même quelques intrigues secondaires, concerne principalement la manière dont elles peuvent être traitées par les hommes. Ce thème, et je pense que je le vérifierais dans le second tome, semble être particulièrement important pour Stieg Larson. Au final je ne peux que conclure sur une très bonne impression de ce livre. L'intrigue est très prenante et assez compliquée pour ne pas être résolue trop vite. Le seul point faible que je noterais est l'aspect artificiel du style de l'auteur. A quel point cet aspect est dû à l'auteur ou à la traduction je ne saurais le dire mais j'ai souvent bûté sur les dialogues.

Image: Actes Sud

15:43 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : millénium, policier | | | |  Facebook

20/09/2011

Heart of Stone par Trevor Baxendale (Les jolies pierres devraient parfois être laissées tranquilles)

Titre: Heart of StoneHeart_of_Stone.JPG
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2011
Pages: 200

Le Docteur atterrit dans l'un des lieux les plus passionnants de l'univers, du moins selon lui, l'arrière cours d'une ferme. Pour être honnête il n'a pas tout a fait tort puisque cette ferme semble avoir connu quelques problèmes. En effet, ses propriétaires sont obligés de réparer un mur qui a été probablement détruit par des chauffards. Mais ce qui est intéressant c'est que ce mur est réparé à l'aide de pierres lunaires qui sont rigoureusement identiques aux pierres utilisées lors de la construction. Outre la rareté de ces pierres il est étonnant qu'elles soient aussi bien adaptées. Le mystère s'éclaircira quand un monstre de pierre vaguement humanoïde attaquera la ferme transformant tout ce qu'il trouve en pierre sur son passage. Mais d’où vient ce monstre et comment inverser la transformation?

J'ai bien aimé cette seconde partie de ce 2 in 1. Bien que l'intrigue soit relativement simple à comprendre on peut apprécier le temps passé à lire cette histoire. Comme souvent dans les DW books on se retrouve face à une histoire ni mauvaise ni bonne, profondément moyenne donc, qu'il est difficile de défendre mais que l'on ne peut pas non plus dénigrer totalement. Nous retrouvons les bonnes vieilles recettes en somme. Un monstre, le Docteur, des secrets et un choix de vie ou de mort (que je ne dévoilerais pas) tout ceci est saupoudré d'humour savamment dosé. Bref, ni mauvais ni bon mais parfaitement passable quand on souhaite se détendre et surtout destiné aux enfants et/ou aux fans.

Image: Tardis Index Files

18/09/2011

Death Riders par Justin Richards (parce que quand on met un panneau danger c'est qu'il y a une raison!)

Titre: Death Ridersdrwho_death_riders_book_125.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2011
Pages: 197

Ce livre fait partie d'une nouvelle gamme de livres pour enfants édités dans le cadre de la licence Doctor Who. En effet, plutôt qu'écrire deux livres on a mis deux livres différents dans un seul! Ils sont plus courts que ce que l'on était habité d'environ 50 pages. Bon je dois être honnête, je ne savais pas vraiment dans quelle période ces livres 2 in 1 s’insèrent j'ai donc décidé de les lire juste après le tome précédent écrit par Morcoock donc juste après la saison 5. Nous retrouvons donc le Docteur, Amy et Rory dans un astéroïde colonisé par des mineurs. Il s'y déroule des faits sans précédents puisque la foire galactique a fait escale ce qui permet aux enfants et aux adultes d'aller voir les voyantes, des clowns, d'écouter de la musique et, surtout, de se préparer à faire un tour sur le Death Ride! Malheureusement, un homme qui dit être le responsable de la sécurité et de la santé empêche les constructeurs de mettre en place cette montagne russe. Mais n'aurait-il pas raison? Surtout quand des personnes commencent à mourir dans les tunnels qu'il a interdits d'accès. Pourtant, ses explications ne collent pas avec la manière dont sont mortes ces pauvres personnes. Qu'a t'il à cacher?

Comme je l'ai dit dès le début ce livre est écrit pour les enfants. Il est tout aussi vrai que la plupart des romans Doctor Who ne sont pas particulièrement difficile à lire mais ces 2 in 1 sont clairement destiné à un public plus jeune. L'intrigue, d'ailleurs, s'en ressent puisqu'un lecteur avertit et attentif. Ce qui veut dire que j'ai compris qui était le méchant environ 150 pages avant que le Docteur ne l'annonce. Heureusement, les personnages permettent de garder un certain intérêt au livre. Ainsi, le Docteur est toujours aussi drôle et je suis particulièrement content de noter le retour de Rory qui m'avait énormément manqué (et qui ne meurt pas dans ce tome). Il me reste à savoir quel sera la qualité des autres histoires de ces 2 in 1 et, particulièrement, du second livre de ce tome "Heart of Stone".

Image: BBC

15/09/2011

The coming of the terraphiles or pirates of the second aether! par Michael Moorcock

Titre: The coming of the terraphiles or pirates of the second aether!drwho_c_terraphiles_book_125.jpg
Auteur: Michael Moorcock
Éditeur: BBC 2010
Pages: 345

Quand j'ai su que Moorcock avait écrit un livre pour Doctor Who j'ai été plutôt content. Je n'avais jamais lu de Moorcock mais j'avais entendu parler de lui en bien et, donc, je me réjouissais de le lire dans ce cadre. Malheureusement, j'ai trouvé que ce livre était probablement le plus mauvais actuellement écrit pour la nouvelle série. L'auteur envoie le Docteur dans un futur lointain après qu'il ait reçu un message concernant un danger. Il semblerait que l'univers connaisse une extension dangereuse de matière noire. Cette extension menace non seulement de détruire l'univers mais surtout le multivers en mettant en cause son cycle de vie. Le Docteur doit donc trouver ce qu'il s'est passé pour remettre les choses dans l'ordre. Sauver tous les univers existant! Rien que ça!

Il y a au moins une chose que ce livre ait réussi à faire.  Je pensais que les deux premiers tomes mettant en scène Martha étaient les plus mauvais. Eh bien, ce livre m'a prouvé le contraire! C'est au moins un point en sa faveur. Mais qu'est ce que je n'ai pas aimé? Tout d'abord je trouve Amy plus que fade. Plutôt qu'une jeune femme vive et avec du répondant on trouve une midinette inutile. Et pourtant elle devrait normalement ne serais-ce qu'avoir un peu de chagrin comme la série nous l'a montré suite aux événements lié aux Silurans. Mais non, on n'a rien. En fait ce n'est pas Amy mais un archétype de compagnon. Le Docteur est bien décrit dans sa manière de réfléchir. Mais Moorcock oublie totalement sa caractéristique principale: toujours agir et mettre son nez partout. Ce qui veut dire que l'on voit, dans ce livre, le Docteur attendre tranquillement une attaque de pirates puis les laisser se faire massacrer sans réagir! J'ai aussi beaucoup de mal avec les personnages secondaires que je trouve tous plus insupportables les uns que les autres. Entre le Lord transit d'amour, la femme forte mais qui ne connaît pas les priorités dans sa vie et son mari archétype du père grognon mais gentil je ne sais pas lequel est le pire! Quand à l'intrigue elle est entrecoupée de passages concernant, semble-t-il, des thèmes typiquement moorcockien mais qui n'entrent pas vraiment dans le monde whovien. Bref, un très mauvais et très décevant livre.

Image: BBC

11/09/2011

The glamour chase par Gary Russel

Titre: The glamour chase51qJO2CRGrL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_.jpg
Auteur: Gary Russel
Éditeur: BBC 2010
Pages: 245

Le TARDIS, comme souvent, a reçu un appel de détresse automatique. Dans ce genre de cas il est rare que le Docteur ne réagisse pas et donc Rio est encore une fois abandonné au profit de l'Angleterre des années trente. Mais qu'est ce qu'une balise de détresse fait-elle dans les années trente? Le Docteur, Amy et Rory devront enquêter pour tenter de comprendre ce qui ne tourne par rond dans ce petit village typique. Outre qu'il soit trop calme et que les voisins n'apprécient pas vraiment les recherches archéologiques en cours il y a de drôles d’événements. Des gens disparaissent, parfois des villages entiers, et un homme semble perdu dans ses peurs. Le Docteur, Amy et Rory devront trouver qui est vraiment qui et de quelle manière sauver tout le monde.

J'ai, encore une fois, beaucoup aimé ce livre. Il y a deux aspects principaux qui m'ont permis d'apprécier ce tome. Le premier ce sont les Weavers. Ces aliens se sont écrasés sur Terre et ont été adoré comme des dieux durant leur sommeil. Mais ce qui est le plus drôle les concernant c'est leur physiologie. Franchement, il n'y a que dans Doctor Who que l'on peut rencontrer des aliens qui ne sont rien d'autre que des balles de laine! Ce qui leur permet de prendre l'apparence qu'ils veulent et de faire partie, littéralement, de leur vaisseau et d'être tous lié! Le concept même de ces aliens est génial! Le second point c'est Rory. Ceux qui ont vu la cinquième saison, dans laquelle on se trouve encore, savent ce qu'il est advenu de ce pauvre Rory. Ce livre donne l'impression d'offrir un monument à ce personnage qui n'est pas seulement très utile au Docteur puisqu'il développe aussi, mais on s'y attendait, une empathie très forte. Ce livre ne peut que me pousser à considérer Rory comme l'un des compagnons que je préfère. Malheureusement, je trouve que la fin de l'intrigue n'est pas à la hauteur. Elle me donne l'impression d'avoir voulu faire dans la facilité en se débarrassant d'un problème difficile à résoudre dans le cas contraire. Mais, mis à part ce point, j'ai beaucoup aimé ce tome.

Image: Amazon

08/09/2011

The King's dragon par Una McCormack

Titre: The King's dragondrwho_king_dragon_book_125.jpg
Auteur: Una McCormack
Éditeur: BBC 2010
Pages: 245

La ville de Geath est l'une des plus célèbres de l'univers. Non seulement à cause de sa splendide architecture mais aussi à cause de son système politique résolument démocratique. Mais sa célébrité vient surtout de son histoire. En effet, Geath n'a jamais connu la guerre tout au long de son existence deux fois millénaires. Elle a toujours réussit à vivre en paix avec ses voisins et à éviter la violence. Ce n'est donc pas un hasard si le Docteur souhaite visiter cette ville avec Amy et Rory. Mais quand ils arrivent ils découvrent une ville dont la méfiance a grandi et qui voit des ennemis dans ses voisins et qui, en plus, a élu un roi! Cette méfiance a pour source un nouveau métal doré qui a inondé la cité. Mais ce métal n'est pas de l'or c'est de l'enamour. Une substance dangereuse qui agit sur les pensées des individus qui l'entourent. Mais comment est-elle arrivée sur cette planète alors que la technologie pour la créer n'y est pas connue? Il semblerait que Geath se trouve liée à une guerre civile plus ancienne que son histoire même.

C'est une nouvelle importante! Pour la première fois depuis longtemps le Docteur n'est pas séparé de ses compagnons! Mais trêve de plaisanterie l'histoire est tout de même plus importante. Il se trouve que j'ai beaucoup aimé l'idée de cette substance nommée enamour. Un métal qui ressemble à l'or mais qui accroît l'envie et les méfiances. Un métal qui agit subrepticement sur les individus et qui les empêchent de penser clairement. Je trouve l'idée très intéressante. La ville de Geath ressemble aussi beaucoup à l'idée que je me fais des villes démocratiques de la Grèce ancienne. Athènes, pour un prendre un exemple tout a fait au hasard bien entendu, se glorifiait de ses arts et de son système politique. Mais ce que l'on oublie souvent c'est que ce système était construit sur une fondation esclavagiste. Geath ressemble à cela puisque plus loin que ses débats et son architecture elle repose sur les paysans qui cultivent pour elle mais qui sont considérés comme une possession. Montrer ce type de coin sombre ne peut que me plaire. C'est donc encore un tome plutôt intéressant avec des dialogues savoureux ("respect the sonic!") qui plaira aux fans.

Image: BBC

06/09/2011

Nuclear Time par Oli Smith

Titre: Nuclear Time51Ed8ht-VyL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Oli Smith
Éditeur: BBC 2010
Pages: 246

Rory est probablement l'un des compagnons du Docteur que je préfère. Pourquoi cela? Parce que la manière dont son personnage a été écrit et s'est développé en fait à la fois un individu attachant et un homme aussi courageux que le Docteur. Je suis donc plutôt content de le retrouver dans ce tome. L'intrigue se déroule dans une petite ville américaine au milieu du désert en 1981. Les jardins sont bien tenus, les maisons propres et bien tenue. Bref, un parfait lotissement remplis d'américains moyens (parfaitement ennuyeux si vous voulez mon avis). Mais il y a quelque chose d'étrange dans cet endroit. Les routes n'existent pas, l'herbe semble fausse et les habitants donnent l'impression d'arriver de nul part et agissent un peu trop comme de parfaits citoyens. Il y a quelque chose de caché la dessous et le Docteur et ses amis n'ont que peu de temps pour le trouver avant qu'une bombe nucléaire ne rase la ville.

Je ne sais pas ce que Matt Smith a fait aux différents auteurs mais ils semblent tous s'être donné le mot pour le faire disparaître en laissant ses compagnons seuls. Et il ne le fait pas volontairement. Bon, il est toujours intéressant de voir les compagnons se débrouiller sans le Docteur mais un peu de changement serait sympathique. Mais ce que j'ai apprécié dans ce livre concerne surtout les deux personnages secondaires: Geoff et Albert. Le premier est un soldat revenu du Vietnam et le second un chercheur brillant. On observe comment la vie de ces deux amis est détruite par la découverte d'Albert. Une découverte qui peut changer le monde mais qui a été modifiée pour devenir l'un des plus grands dangers de l'époque. C'est cette relation qui, me semble-t-il, est le véritable cœur du livre et le Docteur et ses compagnons ne font qu'éviter les plus grosses catastrophes.

Image: Amazon

04/09/2011

The forgotten army par Brian Minchin

Titre: The forgotten armyforgottenarmy_125.jpg
Auteur: Brian Minchin
Éditeur: BBC 2010
Pages: 248

Il faut le dire, c'est probablement l'un des meilleurs tomes des aventures du Docteur que j'aie lu jusqu'à maintenant. Mais que s'y passe-t-il? Eh bien c'est assez simple. Le Docteur souhaite emmener Amy dans le meilleur restaurant de la galaxie. Un restaurant si fameux dont les plats sont si bon que ses clients retournent dans le passé pour avoir une chance d'avoir une place. Et ce restaurant c'est un petit burger du coin à New-York. Comme si cette déception ne suffisait pas après quelques minutes un mammouth fait la une des journaux. Non seulement il est blanc et c'est le premier de cette espèce à être découverte mais, surtout, il est vivant et détruit méthodiquement le natural history museum de New-York c'est ennuie légèrement son directeur. Ni une ni deux, le Docteur prend les commandes et s'organise un petit rodéo. Mais n'y a-t-il pas quelque chose de caché sous cet étrange mammouth? Et si il n'était qu'une diversion pour des envahisseurs armées jusqu'aux dents? Une armée puissante et crainte dans toute la galaxie dont le plus grand des soldats fait dans les 7 centimètres. Si c'était le cas New-York serait en grand danger.

Je le répète, ce tome est probablement l'un des meilleurs livre sur le Docteur. Non seulement j'ai beaucoup aimé l'intrigue. L'idée de ces aliens de 7 centimètres qui font tout pour prouver leur férocité dans le but de compenser leur taille est superbe. Mais, en plus, il est rempli de scène loufoques et hilarantes. Je ne sais pas vraiment laquelle prendre en exemple. Le Docteur qui fait du rodéo sur un mammouth? Amy qui drague les policiers tout en les manipulant par le bout du nez? Ces mêmes policiers ridiculisés par les aliens et perdant un par un les symboles de leur fonction en échange d'habits de carnavals? Bref, vous l'aurez compris, non seulement j'ai beaucoup aimé l'idée mais j'ai aussi beaucoup rit.

Image: BBC

31/08/2011

Night of the Humans par David Llewellyn

Titre: Night of the Humanshumans-125.jpg
Auteur: David Llewellyn
Éditeur: BBC 2010
Pages: 247

Ce livre est le second tome des aventures de la onzième incarnation du Docteur. Celui-ci a capté un appel de détresse à travers le temps il a donc le devoir d'aller, au moins, voir ce qui se passe et si il peut aider. Il atterrit donc sur le Gyre. Un endroit ou les forces gravitationnelles des systèmes alentours sont parfaitement équilibrées ce qui implique que tous les déchets qui passent par là s'y stabilisent créant une sorte de monde décharge. Mais ce monde est un danger car une comète va s'écraser sur lui dans moins d'une journée. Et lorsqu'elle se sera écrasée les débris iront s'écraser sur les systèmes alentours ce qui coûtera la vie de millions d'individus. C'est pourquoi différentes planètes ont cofinancé une mission chargée de détruire le Gyre avant que la comète ne le touche. Mais le vaisseau affrété s'est écrasé et son équipage a appris avec surprise qu'ils ne sont pas seuls. Les tambours résonnent sur ce monde et une race terrifiante s'apprête à partir en guerre. Les humains sont ici...

Je pense que l'un des points forts de ce livre est la manière dont il décrit la société humaine du Gyre. Ce sont les descendants d'un équipage échoué qui a dû survivre au milieu des débris. Comment évoluerait ce type de civilisation? Je trouve intéressant de montrer comment les noms et les symboles sont progressivement perdu et dénaturé pour devenir des mythes fondateurs d'une nouvelle religion. Il est tout aussi intéressant de montrer le Docteur luttant contre sa conscience. Peut-il prendre quelque chose qui le rende quasiment invincible et qui pourrait lui permettre de tout accomplir (par exemple, au hasard, retrouver Rose)? Ou alors cette puissance est-elle trop même pour lui? En effet, le Docteur pourrait utiliser cette puissance pour construire et réparer mais est-ce qu'il pourrait s'en contenter? Ne risque-t-il pas de devenir un destructeur ou un dictateur? C'est une question que je me pose souvent dans cette série. A quel point le Docteur est-il un réparateur et à quel point est-il un destructeur?

Image: BBC

22/08/2011

Apollo 23 par Justin Richards

Titre: Apollo 239781846072000_125.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2010
Pages: 248

Cette série à un grand avantage, un peu déloyal, face aux autres séries. Quand l'interprète de l'acteur principal part un nouvel acteur peut l'incarner. Le changement est donc partie intégrante et permet de changer à la fois les personnages et les caractères. Une autre série aurait eu du mal à survivre à un changement d'acteur alors imaginez 10 changements! Bref, voici le premier livre qui implique le Docteur incarné par Matt Smith. Et on peut dire que ça commence fort. A peine le Docteur et Amy sont-ils arrivé dans un restaurant pour déjeuner avant de faire un peu de shopping (l'univers entier et Amy veut faire du shopping...) qu'un mort et un astronaute s’insèrent dans les petits plans des héros. Et c'est la que les conspirationnistes seront heureux car oui il y a que conspiration sur le fait que les USA sont allés sur la Lune. En effet, au lieu de 17 missions apollo il y en a eu 22! Et après cela les USA ont réussis à mettre au point une technologie permettant de passer du Texas à une base secrète sur la face cachée de la Lune. Malheureusement, cette technologie semble avoir eu quelques problèmes récemment. Mais est-ce que c'est dû à la vieillesse des composants ou alors y aurait-il un saboteur? Peut-être même est-ce pire que ça?

J'ai bien aimé ce premier roman de la onzième incarnation du Docteur. Il faut dire qu'il a le mérite de retrouver une compagne durable ce qui m'avait particulièrement manqué dans les derniers romans de la dixième incarnation. Ce retour permet de remettre en place des dialogues plus vifs et plus drôle. Je pense que les meilleurs sont ceux qui suivent une explication entre un policier et le Docteur et aussi le dialogue entre Amy et le Docteur alors que l'un se trouve sur la Lune et l'autre sur la Terre. Cependant ce roman reste un Doctor Who ce qui veut dire que le scénario est assez facile à comprendre. J''ai malheureusement compris les principaux ressors dès les premières cent pages et je m'attendais au reste. Mais je pense tout de même que ce tome est l'un des plus réussis.

Image: BBC

18/08/2011

The Krillitane Storm par Christopher Cooper

Titre: The Krillitane Stormkrill.125.jpg
Auteur: Christopher Cooper
Éditeur: BBC 2009
Pages: 242

Le Docteur est parti au Moyen Âge! Enfin, je retrouve le Docteur dans l'une de mes périodes favorites. Je l'avoue, mes épisodes préférés sont surtout ceux qui prennent place dans le passé. Bref, le Docteur se matérialise dans une ville médiévale anglaise typique. Bien sur il n'avait pas prévu se retrouver dans une ville placée sous couvre-feu à cause de disparitions inexpliquées. Mais le Docteur adore expliquer ce qui est inexplicable et, après un petit malentendu avec les forces de l'ordre local, il est parti pour comprendre quels sont les monstres qui tuent les habitants de la ville. Il sera secondé par une alien humanoïde qui semble en savoir plus que ce qu'elle ne dit et le capitaine de la garde. Il se rendra compte que les apparences sont trompeuses et que les évidences peuvent être fausses.

Je l'avoue, une aventure qui prend place au Moyen Âge me conquiert déjà à moitié. Malheureusement, je n'aime pas trop les Krillitane bien que le concept d'une race capable d'évoluer par elle-même en volant l'ADN d'autres races est très intéressantes. C'est, d'ailleurs, ce point qui est utilisé dans ce tome puisque cette capacité fait l'objet d'envieux. On en apprend un peu plus sur ces aliens qui semblent connaître quelque petits conflits dynastiques de temps en temps et qui explique leur plan tel qu'on l'apprend dans la série. Mis à part cela j'ai plutôt apprécié le personnage du Capitaine même si il est un peu caricatural. Le soldat fatigué qui cherche la paix et la tranquillité mais qui devient un héros est bien mieux utilisé dans les livres de Gemmel. Mais bon, ceci reste un roman dans la veine des autres mais qui sera aussi le dernier qui utilisera la dixième incarnation du Docteur. Je terminerais cette présentation en disant place à Matt Smith et Geronimo!

Image: BBC

16/08/2011

Autonomy par Daniel Blythe

Titre: Autonomy51h8PijrugL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU02_.jpg
Auteur: Daniel Blythe
Éditeur: BBC 2009
Pages: 243

Hyperville, une destination pour toute la famille. Pendant que vos enfants s'amuseront dans les attractions à thème prévues à cet effet dans tout le complexe vous pourrez faire du shopping dans les magasins des plus grandes marques ou flâner dans les énormes librairies ou alors vous détendre dans un spa en couple avant de faire un petit restaurant ou un petit tour au casino puis dormir sur place. Hyperville n'est pas qu'une destination de villégiature c'est aussi l'endroit qui possède tout et qui peut tout vous offrir. Alors quand on nous demande de nous détendre dans un tel complexe qui peut y résister? Le Docteur n'y résiste pas en tout cas. Ou plutôt, il ne résiste pas à faire un tour dans les attractions à thème (et il a bien raison c'est plus drôle que le shopping). Et bien sur le Docteur ne peut pas attendre trente secondes avant de tomber dans une conspiration prévoyant la conquête du monde et l'anéantissement de la race humaine (franchement ce Docteur est incorrigible!). Cette fois c'est la conscience Nesteene qui est coupable et il faudra beaucoup de chance pour la vaincre dans un lieu rempli de plastique!

La Conscience Nesteene est le premier monstre qui ait été battu par le Docteur dans la nouvelle série. Autant dire que ce tome fleure bon la nostalgie de la neuvième incarnation et de Rose. On retrouve, d'ailleurs, des blagues semblables comme celle du Docteur qui cherche de l'alcool dans un bar sans se rendre compte ou il se trouve. Le caractère à la fois génial et tête en l'air de ce héros et probablement l'une des raisons de mon attirance pour cette série. La compagne temporaire de ce tome est aussi très sympathique ne serais-ce que parce que, de temps en temps, elle ne se laisse pas faire par le Docteur. Mais ce que j'ai le plus apprécié dans ce tome c'est la manière dont la société, et Hyperville précisément, est décrite. Nous nous trouvons dans un monde qui a abandonné la liberté d'anonymat au profit de la sois-disante sécurité. Ainsi, les clients et citoyens sont surveillés 24/7 par des caméras, des traceurs, des cartes pour éviter tout danger. Dans le même temps, les gardes de sécurités des magasins sont équipés d'armes automatiques et peuvent très bien décider de vous enfermer sans mandats, preuves ou même de répondre à la justice auparavant! Science fiction? Oui pour l'instant mais de la science fiction qui pourrait très rapidement, et même plus vite qu'on ne le croit, se transformer en réalité. D'autant que la plupart des technologies capables de ce type de surveillance sont déjà existantes.

Image: Amazon

15/08/2011

Une histoire politique du pantalon par Christine Bard

Titre: Une histoire politique du pantalon9782021004076.jpg
Auteure: Christine Bard
Éditeur: seuil 2010
Pages: 392

J'avais lu, et beaucoup apprécié, l'histoire de la jupe écrite par Christine Bard. Mais ce petit livre n'était qu'un extrait, ou plutôt une extension, de cette histoire du pantalon. Une histoire politique comme le définit l'auteure. Politique car elle charge la lutte pour le port du pantalon ou son interdiction dans une perspective de lutte de pouvoir face à la domination structurelle et naturalisée des hommes. Pour cela elle nous peint une gigantesque histoire qui prend place depuis la Révolution française jusqu'à aujourd'hui. Face au nombre des années que cela implique il est nécessaire de diviser rigoureusement les périodes. Mais quels sont les conclusions de Christine Bard?

Ce qui m'a, personnellement, frappé dans ce travail c'est que la lutte pour le pantalon semble être très fortement lié aux luttes en faveurs femmes. Le pantalon n'était pas seulement pensé comme un habit agréable à porter, bien que ce point explique sa force dans le cadre du sport féminin, mais comme un avatar d'un pouvoir politique. Porter le pantalon n'était pas seulement choisir un bout de tissus face à un autre mais remettre en cause un ordre sexué et les différences de sexes. D’où une certaine peur de l'indifférenciation sexuelle et la rupture de l'ordre "naturel" qui a été pensé par des hommes qu'ils soient médecins, historiens ou hommes d'églises et j'en passe ainsi que des femmes de temps en temps. Ainsi, porter le pantalon, pour une femme,  est une manière de remettre en cause l'infériorité féminine. Cela va au point ou certaines femmes considèrent qu'être féminin est mauvais en sois et souhaiteraient devenir des hommes, se viriliser. Bien entendu ceci est un résumé très rapide de plusieurs centaines de pages. J'ai aussi trouvé très intéressant de noter que le pantalon permet de se défendre face à des agressions. Le vêtement est fermé au contraire de la jupe ou de la robe. Les accidents ou les viols sont donc plus simples. Mettre un pantalon permet de cacher sa féminité lors des époques ou les différences de genre sont très fortement réglées par les habits et d'éviter d'être "disponible" (dans cette perspective il pourrait être intéressant, pour un homme, d'essayer la jupe pour comprendre ce type de vulnérabilité peut être un peu voulue).

J'ai donc beaucoup apprécié ce livre qui a le mérite d'essayer de faire une histoire totale d'un vêtement très symbolique. L'auteure considère même que l'accès au pantalon pourrait être mis en parallèle avec la condition féminine. Non seulement le propos est des plus intéressants mais son développement permet quasiment de suivre au jour le jour les changements historiques concernant ce vêtement. Le livre se termine sur le constat que la jupe passe d'un statut obligatoire à être presque interdite dans certains cas ce qui permet à l'auteur de se lancer dans un début d'analyse. Un chapitre qui, en somme, annonce son livre sur jupe qui pourrait presque être considéré comme partie intégrante de son histoire du pantalon.

Image: Éditeur

07/08/2011

The taking of Chelsea 426 par David Llewellyn

Titre: The taking of Chelsea 426chelsea.125.jpg
Auteur: David Llewellyn
Éditeur: BBC 2009
Pages: 243

La colonie de Chelsea 426 offre un panorama unique en son genre puisqu'elle se trouve au-dessus de la grande tache blanche de Saturne. Mais ce qui fait venir les résidents ce n'est pas seulement la vue mais aussi la fuite d'une Terre trop cosmopolite et trop bruyante. Sur Chelsea 426 les humains trouvent une communauté fermée et protégée dont les immigrants sont triés sur le volet. On y trouve une société qui réprouve toute manifestation publique de familiarité, de joie ou de musique. Autrement dit, on y est peut être polis mais on s'y ennuie énormément! Même la nouvelle exposition qui fait venir des milliers de visiteurs est ennuyeuses. Mais si ces visiteurs viennent ce n'est pas pour la vie trépidante de la colonie mais pour voir une fleur extraterrestre découverte dans les nuages de Saturne. Mais ces fleurs sont-elles ce qu'elles semblent être? Car le Docteur les trouve très étrange et les Sontarans y sont aussi très intéressés ce qui ne peut qu'amener des ennuis.

Les évènements sont presque anecdotiques puisqu'on sait très rapidement qui sont les responsables. La question est plutôt de savoir comment le Docteur va réussir à se débarrasser des deux envahisseurs sans que cela ne pose trop de problèmes. Ce qui m'a fait aimer ce tome concerne plutôt la description de la colonie. Un endroit fermé aux étrangers et dans lequel tout le monde se connaît. Mais c'est surtout un endroit construit contre la jeunesse. Cette jeunesse bruyante, fêtarde et qui ne réagit pas comme on le voudrait. Chelsea 426 est un havre dans lequel tous les jeunes sont enfermés dans les manières et n'ont le droit ni de faire la fête ni même de rire. Et dire que certains souhaiteraient ce type de vie... Mais, mis à part cela, je ne suis pas sur de trouver beaucoup plus d'intérêt dans ce livre.

Image: BBC

05/08/2011

Cent ans de police politique en Suisse: 1889-1989

Titre: Cent ans de police politique en Suisse: 1889-1989
Auteurs: Collectif
Éditeurs: Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier et éditions d'en bas 1992
Pages: 203

Les lecteurs ont peut être encore en tête l'affaire des fiches. Celle-ci est un scandale qui a été révélé par une Commission d'Enquête Parlementaire, une institution rarement activée, et qui montre quels ont été les activités d'une police secrète suisse. Ces activités ont été un espionnage massif des citoyens suisses pour ce que l'on pourrait nommer des délits d'opinions. Le but de ce fichage était, semble-t-il, de protéger l'état des subversifs autrement dit des personnes qui mettaient en doute la manière dont la société était organisée. Suite à cette CEP de nombreux articles ont été publiés dans les journaux mais il manquait une tentative scientifique de comprendre ces fiches, de comprendre leur raison d'être et la manière dont elles été créées. C'est pourquoi il y eut un colloque en 1992 à Lausanne sur le sujet dont ce livre regroupe les actes. Nous y trouvons, sans faire de liste exhaustive, l'historien bien connu Hans Ulrich Jost, Marc Vuilleumier, Claude Cantini dont j'ai déjà présenté un livre et Charles Heimberg.

Les différents articles qui sont regroupés dans ces actes nous permettent de mieux comprendre comment la police politique fédérale était constituée en rapport avec les cantons mais aussi avec l'étranger. D'ailleurs, il semblerait que ce soit justement sous pression de gouvernement étrangers, peu heureux d'avoir une Suisse libérale et ouverte dans laquelle les opposants pouvaient se cacher, que la police politique suisse commença son existence. Cette surveillance ne s'est pas faites au hasard. Elle a d'abord touché les opposants immigrés, italiens ou russes, pour ensuite toucher la classe ouvrière entière. Le but était de quadriller les organisations ouvrières naissantes pour les contrôler et éviter qu'elles soient trop puissantes. La police était suivie en cela par des activités analogues mais privées qui pouvaient mener à la constitution de liste noir des ouvriers politisés (par exemple à l'aide du Centre Suisse d'Action Civique). Au final, ce livre et les contributions qui s'y trouvent permettent de se faire une première idée des activités de surveillance que la Suisse a connu autant il y a un siècle que très récemment en 1989.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui a le grand mérite de discuter d'un thème difficile. Difficile non pas politiquement parlant bien que des insultes ont été lancée contre les auteurs mais parce que les sources sont difficile d'accès. Non seulement on peut avoir à demander le droit de voir les fiches, ce qui peut se comprendre dans des cas récents, mais aussi parce que de nombreuses fiches n'ont pas été versées aux archives. Les contributions de ce livre sont donc nécessairement incomplètes puisque les auteurs n'ont pas forcément eu l'occasion d’accéder à toutes les informations qu'ils souhaitaient. Ce qui n'empêche pas l'un des auteurs, Charles-André Udry, de présenter tout le potentiel que leur lecture critique peut offrir à une recherche historique. Ces contributions permettent aussi de très bien se rendre compte qu'un contrôle existait contre les personnes qui remettaient en cause l'ordre social (ceux que l'on nomme les subversifs) même si ils ne le faisaient pas d'une manière violente. J'ai aussi beaucoup apprécié que M Udry nous offre un guide sur la manière de lire une fiche fédérale. Cette annexe ne peut qu'être très utile si on souhaite faire des recherches à l'aide des fichiers de la police fédérale.

Image: AEHMO

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03/08/2011

Prisoner of the Daleks par Trevor Baxendale

Titre: Prisoner of the Daleksprisoner.125.jpg
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2009
Pages: 251

Parfois le TARDIS n’emmène pas le Docteur ou il souhaiterait être. Et parfois ça semble ennuyer le Docteur. Mais il est ennuyé surtout quand le TARDIS semble l'emmener sur une planète qui n'a pas connu de vies humaines depuis des centaines d'années. Il est encore plus ennuyé quand il se retrouve enfermé cinq jours durant dans une salle sur cette même planète à cause d'un programme informatique qu'il n'avait pas identifié. Mais, ce qui l’ennuie vraiment, c'est quand des Daleks viennent le chercher sur cette même planète. En effet, alors que des humains le sortent de sa prison, des Daleks atterrissent pour explorer la planète. Ils ne pourront s'enfuir qu'au prix d'une lourde perte même si ils réussissent à capturer un Dalek vivant. Et celui-ci leur offre une information précieuse. Les Daleks tentent de découvrir une faille dans le temps et l'espace pour l'utiliser durant la guerre qu'ils mènent contre les humains. Le Docteur, pris dans une guerre qu'il ne devrait pas avoir connue, n'aura d'autres choix que de stopper les Daleks. Mais si tout allait vraiment mal et qu'il se retrouvait enfermé dans la plus gigantesque et la plus sécurisée des prisons?

J'ai bien aimé ce livre. Il faut dire que les Daleks sont les ennemis les plus impressionnant et les plus tenaces du Docteur. Peu importe ce qu'il fait ils reviennent toujours! Ce tome prend place avant la Guerre du Temps ce qui place le Docteur sur des charbons ardents. Il ne doit, en effet, surtout pas trop en dire sur le futur. Mais ce livre nous permet aussi de voir les conséquences d'une guerre contre les Daleks. Dans la galaxie les deux forces détruisent des planètes à tour de bras et ce sans vraiment regarder en arrière. Cependant, je trouve dommage que les caractères principaux ne soient pas plus développés et servent surtout de chaire à canon. Néanmoins, une scène me restera toujours en tête. Celle qui place le Docteur en train de chercher dans ses poches un objet alors que Daleks et humains l'observent et sont sur le point de mourir. Elle aurait été d'un très bon effet en image.

Image: BBC

02/08/2011

The Slitheen excursion par Simon Guerrier

Titre: The Slitheen excursionslitheen.125.jpg
Auteur: Simon Guerrier
Éditeur: BBC 2009
Pages: 240

Après pas mal de temps je me suis replongé dans les livres de Doctor Who que je finirais bientôt. Ce troisième tome dans lequel le Docteur est seul se déroule en Grèce. Après avoir arrêté l'explosion du Parthénon par des aliens globuleux le Docteur invite une étudiante à faire un tour dans le passé pour voir le même bâtiment au sommet de sa gloire. Mais un message urgent est intercepté par le TARDIS. Le Docteur préfère donc partir encore plus loin dans le passé d'Athènes 1500 ans avant notre ère. A cette datte les humains ne semblent pas être aussi évolué qu'ils ne devraient. Des catastrophes sismiques semblent avoir détruit toutes les villes alors que les habitants ne savent plus cultiver la terre. L'humanité a donc fait un énorme pas en arrière en Grèce! Mais il y a pire. Il semble que de nouveaux dieux soient apparus. Mais ceux-ci ne sont autre que les Slitheens qui utilisent leur caractère divin pour faire combattre les humains dans des arènes pour le divertissement de touristes aliens. Non seulement ce type de tourisme n'est pas éthique mais il met en danger l'avenir de l'humanité entière! Le Docteur doit donc y mettre un terme.

Comme beaucoup je n'aime pas les Slitheens. Je trouve que ce sont les aliens les moins bien réussis de la série. Un livre qui les prend pour adversaire ne partait donc pas sur de bonnes bases. Cependant, j'ai beaucoup apprécié que cette aventure se déroule non seulement en dehors de l’Angleterre mais, en plus, dans le passé lointain de la Grèce. Ceci permet à l'auteur d'utiliser un certains nombre de mythes pour broder une histoire autour. Bien entendu je n'ai pas vérifié l'existence de ces mythes mais je trouve intéressant de créer une aventure qui explique, même si c'est frictionnel, comment Athènes est devenue la ville que l'on a connu. J'ai aussi apprécié la critique du tourisme qui y est présente. En effet, les principaux touristes sont surtout des personnes peu intéressées par l'endroit ou ils se trouvent et qui souhaitent seulement y être sans tenir compte du symbole qu'ils admirent. Enfin, comme d'habitude, le Docteur tente de passer outre les antagonismes pour éviter les combats. Le pacifisme est une caractéristique importante du Docteur dans un grand nombre de ses aventures.

Image: BBC

29/07/2011

Judgement of the Judoon par Colin Brake

Titre: Judgement of the Judoondrwjudoon.125.jpg
Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2009
Pages: 250

Nous ne connaissons pas ça mais il est probable qu'un appel au secours lancé dans l'espace en plein milieux de nul part n'ait pas de grandes chances d'aboutir à temps pour sauver les naufragés. Heureusement pour le vaisseau qui a lancé cet appel le Docteur n'était pas loin et a pu réparer les machines et sauver la majorité de l'équipage. Mais qui a détruit à ce point et avec si peu d'égard ce vaisseau flambant neuf? L'une des races les plus dangereuses à croiser dans l'univers. Dangereuse dans le sens ou leur seul intérêt est la justice et ceux qui se trouvent sur leur chemin ne sont que des obstacles à écarter. Les Judoons sont passés par là à la recherche d'un assassin. Mais ils n'ont pas trouvé ce qu'ils cherchaient mis à part un indice: la cité de New-Memphis. Le Docteur arrivera avant eux pour voir que le spatioport souffre d'étranges problèmes. La cité même n'est qu'un cloaque dans lequel les criminels se multiplient. Il ne reste plus qu'au Docteur à réussir de persuader un Judoon de le suivre dans la cité sans arrêter tout le monde et sans tout détruire sur son passage. Non, un bon vieux travail de détective à la Agatha Christie voila ce qu'il faut!

Je vais le dire tout de suite, l'intrigue n'est pas le point fort de ce roman. Bien sur on s'attache à comprendre ce qui se déroule dans le spatioport et entre les criminels mais aussi l'endroit ou se trouve le père de la jeune Nikki. Mais il est, finalement, assez facile de comprendre qui est qui ce qui gâche un peu le suspens. Mais ce point est largement rattrapé par les personnages principaux de ce roman. Tout d'abord Nikki la détective aventureuse et débrouillarde que je trouve très sympathique. Mais surtout le capitaine Judoon. Dans la série on voit cette race de temps en temps. Mais on a l'impression de policiers obtus et un peu bêtes. En gros, deux caractéristiques qui ne vont pas trop avec des armes aussi puissantes que celles que les judoons portent. Mais ce roman permet de leur donner une forme de vengeance. On découvre un Judoon ayant de l'humour et capable d'affection. Personnellement je pense que ce roman vaut la peine simplement pour avoir donné une nouvelle dimension aux Judoons.

Image: BBC