06/06/2011

Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif par Vincent Giraudier

Titre: Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif41MtRemI76L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Vincent Giraudier
Éditeur: Tallandier 2009
Pages: 268

La période de l'occupation de la France par les armées allemandes a donné lieu à de nombreuses publications. Mais il semble qu'elles soient peu nombreuses quand il s'agit d'analyser la manière dont le régime de Vichy a mis en place un régime d'internement administratif. Mais il ne faudrait pas croire que ce type de prisons soient originaire spécifiquement des régimes fascistes. C'est pourquoi l'auteur commence par définir et historiser les camps d'internement français. On y apprend qu'ils sont originaires de la troisième république et qu'ils se sont surtout développé après la Première Guerre Mondiale. D'un régime d'immigration ouvert la France est, en effet, passée à un régime d'immigration de plus en plus strict avec la mise en place de camps pour les étrangers. Ceux-ci peuvent aussi bien être des républicains espagnols que des réfugiés allemands ou autrichiens fuyant le régime nazi. Mais la république semble aussi avoir mis en place la prémisses d'un internement des français dangereux pour la patrie. Les citoyens visés étant souvent des communistes.

Ainsi, Pétain hérite d'une infrastructure législative et physique déjà constituée. Mais Pétain utilisera ce régime d'internement administratif non seulement contre des catégories d'étrangers ou d'opposants mais aussi, et en premier lieu, pour emprisonner préventivement ceux qu'il accuse d'être responsable de la défaite de 40. Alors qu'un cour spéciale est mise en place à Riom les "suspects" sont emprisonnés et soumis à un régime très strict qui contrôle les allées et venues et interdit aux internés de se voir et de se parler. Mais, tandis que la cour continue ses travaux qui aboutiront sur un échec, le régime de Vichy commence à utiliser cet internement pour de nombreuses autres personnes. Nous pouvons donc y trouver aussi bien des résistants notoires que des vichyistes victimes de révolutions de palais et des personnes internées par erreur. L'auteur nous brosse, à la fin, un tableau de lois qui ont été mises en place seulement pour Pétain et qui implique que ce dernier peut se débarrasser très facilement de toutes les personnes qu'il juge gênantes. C'est donc un système particulièrement arbitraire qui nous est présenté.

La lecture de ce livre m'a très intéressé. J'y ai appris de nombreuses choses concernant le fonctionnement judiciaire du régime de Vichy mais aussi des différents acteurs qui se côtoient dans cette époque. Ainsi, j'ai appris l'existence de groupes d'extrême droite très obscurs que je souhaiterais connaître un peu mieux. De plus, je n'avais pas idée que la France avait connu un aussi grand nombre de camps d'internement. Certains se trouvant dans des lieux actuellement touristiques comme l'île d’Yeux ou Montélimar. Mais ce qui est le plus intéressant dans ce livre c'est de pouvoir voir à quel point ce régime tente de fonctionner avec les oripeaux de la légalité alors qu'il n'est qu'arbitraire.

Image: Amazon

03/06/2011

Wishing Well par Trevor Baxendale

Titre: Wishing Welldrwhowishingwell_125.jpg
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2007
Pages: 239

Rien de tel que des scones avec de la confiture et un peu de crème n'est ce pas? Le Docteur et Martha sont absolument d'accord (et moi aussi par la même occasion) et s'apprêtent à rendre visite à un salon de thé anglais pour prendre ce petit plaisir. Le TARDIS apparaît donc dans les environs d'un petit village typiquement anglais qui, malheureusement, ne possède aucun salon de thé. Ce n'est pas si grave puisqu'il possède deux choses très intéressantes: un puits à vœu et un pub nommé malicieusement Drinking Hole. Dans ce dernier les deux amis rencontrent une grande partie des habitants du village ainsi que trois autres touristes. Ceux-ci disent préparer un guide mais, en fait, ils viennent creuser aux abords du puits car une légende dit que celui-ci cache un trésor digne d'un roi! Mais le Docteur ne pense pas que ce soit la seule chose qui s'y cache. Il pense qu'un monstre s'y s'est terré et qu'il ne faut surtout pas lui permettre de vivre car il se pourrait que rien ne puisse lui résister.

Mis à part m'avoir donné l'envie de manger des scones qui sont, probablement, l'un des plats les plus délicieux au monde tout en étant l'un des moins sains, ce livre se trouve dans la tradition des histoires de fantômes qui semblent être nombreuses en Grande Bretagne. Nous pouvons aussi y trouver, comme toujours, la petite morale qui justifie le livre en entier. Celle-ci est très facile à reconnaître et attaque l'avidité. Je pensais aussi me retrouver avec une refonte de The Stone Rose qui s'attaquait au thème de la dangerosité des vœux. J'ai donc été agréablement surpris de retrouver une autre histoire dont j'ai plutôt apprécié le développement. Le Docteur est toujours aussi doctoresque et savant alors que Martha gagne encore un peu de galon en étant un minimum utile et courageuse. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Angela que j'ai trouvé particulièrement drôle et savoureux.

Image: BBC

30/05/2011

Wetworld par Mark Michalowski

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Auteur: Mark Michalowski
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Le Docteur et Martha sont en route pour prendre le déjeuner. Mais il y a une incompréhension, Martha pense que le Docteur l’emmène à New York dans l'un des restaurants les plus luxueux du monde alors que le Docteur est convaincu que Martha a compris qu'il parlait d'une autre planète remplie d'aliens. Mais bon, aucun des deux n'aura l'occasion de s'expliquer puisque, encore une fois, le TARDIS décide de s'en mêler en atterrissant sur la planète Sunday qui vient d'être colonisée par quelque centaines d'humains. Bon, atterrir n'est pas vraiment le bon mot puisque le vaisseau du Docteur s'enfonce presque immédiatement dans un marais laissant le Docteur à l'extérieur et Martha seule à l'intérieur dans une splendide robe. Le temps que le Docteur trouve de l'aide Martha aura réussi à se faire enlever et le Docteur réussira à trouver que des événements étranges se déroulent sur Sunday. Des événements qui impliquent des loutres et une hausse de leur intelligence.

Encore une fois, un tome que j'ai plutôt apprécié. Il faut dire que le Docteur semble toujours aussi bien décrit et que cela fait beaucoup pour me donner une bonne impression. Ainsi, le livre est constellé de répliques doctoresques suivies d'une forme plus ou moins élevée d'incompréhension de la part des gens qui l'environnent. Je trouve aussi que l'aspect très peu modeste de ce cher Docteur est très bien mis en avant (au cas ou certains ne l'avaient pas remarqué). Sinon, j'ai apprécié l'idée de l'alien que je n'avais jamais vue nulle part. Ce monstre qui utilise l'intelligence des animaux en créant une forme de réseau est très intéressante. Pour ne rien changer Martha, par contre, est toujours aussi inutile et accompli gaffes sur gaffes en brisant la couverture du Docteur. Heureusement, personne n'a le temps de demander à ce dernier de se justifier. Bon, il y a quand même deux trois moments ou cette chère Martha est utile mais c'est rare.

Image: BBC

26/05/2011

Sick Building par Paul Magrs

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Auteur: Paul Magrs
Éditeur: BBC 2007
Pages: 243

Cette fois le Docteur ne peut rien faire. En effet, rien n'a jamais réussi à échapper aux Voracious Craw. Ces êtres sont non seulement gigantesques mais aussi affamé et capable de détruire une planète entière. L'un de ces êtres colossaux se trouve sur une planète habitée par une seule famille. Mais le Docteur pense tout de même qu'il faut les prévenir au cas ou ils ne seraient pas au courant du danger. Mais Martha et le Docteur se retrouvent au milieu d'une famille des plus étranges. Ils sont au courant oui mais ils ne se préparent pas. Ils continuent de vivre dans leur maison parfaite et luxueuse entouré de robots. Mais ces derniers ne sont-ils que des robots ou leur sophistication leur a-t-elle permis de réfléchir par eux-même? Dans ce cas il n'est pas forcément intelligent de les utiliser pour les abandonner. Dans le même temps, l'influence du Voracious Craw se fait de plus en plus sentir sur les appareils électroniques de la maison mettant en danger tous ses occupants.

Rien de tel que de vivre dans le luxe et l’opulence servit par des robots sur une immense propriété n'est ce pas? Ce n'est pas ce que le Docteur pense. Et ce livre nous montre comment le luxe de ne rien faire peut mener à la paresse. Une paresse telle qu'elle aboutit à un manque d'esprit de survie et même d'initiative. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai apprécié ce tome. La seconde étant l'aspect dangereux de la maison même. Que faire lorsque sa propre demeure se retourne contre sois? C'est ce que nous observons se dérouler dans ce tome sans trop de surprises. Mis à part ces deux points j'ai apprécié les différentes références à la série. En particulier les pensées de Martha, un peu résignées, concernant Rose.

Image: BBC

25/05/2011

Forever Autumn par Mark Morris

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Auteur: Mark Morris
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Dans une petite ville des États-Unis juste avant Halloween des enfants creusent au pied d'un arbre très ancien. Ils en sortent un livre qui semble être doué d'une vie propre et le lisent à haute voix. Au même moment, le TARDIS enregistre un pic d'énergie alien dans la même ville. Martha et le Docteur partent, donc enquêter. Ils arrivent dans une ville remplie d'une brume verte qui semble rendre tout le monde susceptible. Il apparaît que cette brume a un effet sur le psychisme des personnes. Le Docteur et Martha observent aussi de nombreux évènements étranges comme des feuilles semblant avoir forme humaine et des chats agissant bizarrement. Il semble qu'une forme ancienne agisse en secret sous la ville et utilise une science si antique qu'elle ressemble étrangement à de la magie.

J'ai été très agréablement surpris par ce tome. En effet, une petite ville américaine, l'aube de la fête des morts, une brume verte et un grimoire ancien tout cela autour d'aliens à tête de citrouilles. On pourrait penser que l'auteur en fait trop dans l'atmosphère et que cette dernière est un peu classique. Mais tout ceci marche très bien. Il faut dire, aussi, que la personnalité du Docteur fait beaucoup pour le plaisir de la lecture. On retrouve presque le Docteur joué par Tennant qui adore les bananes et qui utilise des mots un peu étrange. A coté de lui, Martha semble continuer à prendre un peu d'intérêt même si elle continue de jouer son rôle éternel d'otage pendant quelques pages. Au moins, pour une fois, elle est utile! J'ai tout de même compris rapidement la forme que prendrait l'attaque des aliens mais elle reste intéressante. Bref, probablement le meilleur tome qui mette en scène Martha Jones.

Image: BBC

23/05/2011

Wooden heart par Martin Day

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Auteur: Martin Day
Éditeur: BBC 2007
Pages: 247

Il semble que même l'espace le plus vide ne peut être exempt d'ennui pour le Docteur. Comme on le sait, le TARDIS a tendance à emmener le Docteur ou il peut être utile plutôt que de le laisser atterrir ou il le souhaite. Cette fois nous sommes au milieu de nul part et pourtant un vaisseau scientifique est visible. Curieux, le Docteur ne peut que souhaiter y entrer pour comprendre ce qu'il fait là. Les deux amis entrent donc dans ce qui semble être une prison scientifique. Mais tous ses habitants semblent être mort instantanément. Et pourtant, des signes de vies contradictoires sont détectés par l'ordinateur du bord. Bien entendu, le Docteur ne peut pas résister à enquêter d'autant que le TARDIS est coincé prêt de l'un de ces signes de vie. Mais quand ils arrivent près de l'endroit ou le TARDIS est censé être ils trouvent une porte avec, de l'autre coté, une immense forêt. Ils sont rapidement trouvé par un chasseur qui les emmène à son village. Un village que le désespoir a rempli puisque ses enfants disparaissent l'un après l'autre. En même temps que de tenter de retrouver les enfants le Docteur devra aussi répondre à une question: d'où vient ce monde qui n'existait pas il y a à peine quelques heures?

Après les deux déceptions précédentes ce tome est un rafraîchissement. D'autant que, pour une fois, je n'ai pas immédiatement compris l'intrigue. Alors qu'est ce que j'ai apprécié dans ce livre? Martha y est toujours autant amorphe mais elle semble commencer à penser par elle-même de temps en temps ce qui est, il faut le dire, plutôt agréable. J'ai aussi beaucoup apprécié la Dazai. En effet, il est rare qu'un personnage arrive à répondre aux remarques du Docteur. Mais ce qui est intéressant c'est le fond de l'intrigue. Au-delà de la simple lutte contre le bien et le mal l'auteur semble poser la question de la constitution du bien et du mal. Est-ce que le mal est dû à l'environnement et à la génétique ou alors implique-t-il le libre arbitre? Je suis, bien entendu, influencé par mes études et je sais que certains environnement sont plus favorables à une activité dites criminelle que d'autres. Mais, comme l'auteur, je pense que le dernier facteur, et le plus important, est le libre arbitre. Nous sommes tous inscris dans un environnement, oui, mais nous avons le choix de nos décisions. Sans cette liberté de décisions la vie n'a pas de sens. Nous ne serions que des robots sans émotions. Bref, le mal et le bien sont des constituants essentiels de la vie et s'y incarnent sous forme de décisions plus ou moins grises plutôt que blanches ou noires.

Image: BBC

22/05/2011

Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944 par Nicolas Chevassus-Au-Louis

Titre: Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944
Auteur: Nicolas Chevassus-Au-Louis
Éditeur: Seuil 2004
Pages: 251

Ce livre répond, semble-t-il, a un vide historiographique. En effet, selon l'auteur, les recherches sur les compromissions et résistances des scientifiques français lors de la seconde guerre mondiale et de l'occupation sont rares. Il souhaite donc créer une forme d'attention envers ce point particulier de l'histoire en écrivant ce livre. Pour cela, l'auteur offre, selon ses propres mots, un double travail. Une partie du livre est, avant tout, une recherche précise des faits en utilisant un nombre impressionnant de recherches, de mémoires ou d'archives. Ce qui lui permet, dans un second temps, d'écrire une histoire de douze scientifiques et de leurs actions lors de l'occupation durant laquelle il ne donne pas les références (celles-ci sont inscrites en fin de chapitre avec un commentaire). Pour, encore une fois, reprendre les mots de l'auteur nous nous trouvons face à un livre en trois parties.

La première se compose d'un seul chapitre sur près de 80 pages. Celui-ci permet à l'auteur de mettre en place le contexte de l'époque qu'il soit scientifique ou proche du champs scientifique. Ce chapitre est aussi l'un des deux seuls durant lequel l'auteur met en place un appareil de notes de bas de pages. Bref, en l'écrivant l'auteur nous permet de nous rendre compte de la force de la science française durant l'entre deux guerres et l'occupation. Il nous montre les choix politiques de ces derniers. Ceux-ci peuvent aussi bien fuir que rester et s’accommoder de l'occupant ou alors résister ou collaborer. L'auteur nous montre aussi comment le champs scientifique français a été touché par les réformes et les lois anti-juives.

La seconde partie se compose d'une douzaine de chapitres. Chacun de ceux-ci présente un événement ou un scientifique particulier. Ce qui permet à l'auteur de nous montrer quels ont été les différentes réactions face à l'Allemagne. Que ce soit l'opportunisme, la résistance relative et remise en question d'un Jolliot ou la collaboration d'un Georges Montandon. Mais ce que nous montrent ces chapitres c'est surtout une forme d’accommodation face à l'occupation. Les scientifiques tentent de faire leur métier et de garder un certains prestige à la science française tout en essayant de ne pas trop attirer l'attention des forces occupantes. Dans le même temps, le gouvernement de Vichy essaie de contrôler la science et de la réformer en créant de nouveaux instituts qui furent gardé après la Libération.

Enfin, le dernier chapitre et aussi la dernière partie tente d'expliquer pourquoi les scientifiques ont été aussi peu atteint par l'épuration d'après guerre. En effet, selon l'auteur, contrairement aux écrivains, les scientifiques furent rarement atteint par la justice et il n'y eut pas de débats aussi intenses qu'entre les écrivains. L'explication semble se trouver dans l'autonomie du champs scientifique. Alors que les écrivains ont été mis au service de l'occupant et de Vichy d'une manière intense les scientifiques ont été délaissé par l'occupant. Celui-ci ayant une piètre opinion de la science française. De plus, les réformes de Vichy en vue de contrôler la science française semble avoir toutes échoués. Donc, même si certains hommes de sciences étaient très proches des nazis et de Vichy, il n'y eut pas une collaboration aussi importante vis à vis de l'opinion publique mais plutôt une accommodation plus ou moins forte. Les résistants et les collaborateurs ne furent que relativement rare chez les scientifiques.

Mon avis sur ce livre est positif. L'auteur, cela se sent, a lu une grande partie de la littérature disponible sur le sujet et sur l'époque et en fait une large utilisation pour prouver ses propos. La lecture est, de plus, très agréable. Je trouve que le sujet est particulièrement intéressant et j'ai beaucoup apprécié les explications de l'auteur sur le rapport particulier des scientifiques avec l'occupant et Vichy. Je suis, personnellement, pas loin d'être convaincu par les positions de l'auteur. Mais j'ai, tout de même, des critiques. La première c'est que certains points auraient pu être largement décrit plus en profondeur. En fait, les douze chapitres bibliographiques auraient pu devenir un livre entier dans lequel on aurait examiné d'une manière plus précise les événements. Ce livre n'ayant qu'un but synthétique et une vue large sur les événements ce n'était, évidemment, pas possible de développer autant les recherches. J'ai, tout simplement, été frustré et je souhaite en savoir plus ce qui est aussi un but de l'auteur. Le second point c'est que, bien que je le comprenne, je n'aime pas l'idée de noter les références en fin de chapitres. Je préférerais les rencontrer directement dans le texte sous formes de notes de bas de pages ce qui me permettrait de savoir ce qui a été utilisé à quel moment. Mais ce n'est qu'un détail et mon avis sur ce livre reste favorable d'autant que l'auteur permet de mieux connaître un aspect oublié de l'occupation.

Image: Éditeur

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19/05/2011

The last dodo par Jacqueline Rayner

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Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 247

Me revoici alors que je viens de terminer le second tome mettant en scène Martha Jones comme compagne du Docteur. Cette dernière a un peu de mal à décider ou partir quand le Docteur lui demande qu'elle est sa préférence. Il est vrai que lorsqu'on a l'univers entier à disposition il peut être difficile de faire un choix. Mais un éclair de génie illumine ses idées quand elle décide d'aller voir un dodo. Quand on possède un ami avec une machine à voyager dans le temps il est toujours sympathique d'aller voir une espèce menacée dans son environnement naturel. Oui mais le deux compagnons se retrouvent dans le musée des Derniers (traduction un peu mauvaise de Last One mais bon...) dans lequel tous les dernier exemplaires de chaque races de l'univers sont exposés en animation suspendue. Mais certaines espèces sont volées depuis quelque temps et le Docteur, bien qu'il n'aime pas l'idée de ce musée, essaiera de trouver qui est le coupable et ce avant que la directrice se rende compte qu'elle se trouve face à l'un des spécimens les plus précieux de l'univers: le dernier des Seigneurs du Temps.

Comment dire que je n'ai vraiment, mais vraiment, pas aimé ce tome tout en restant polis? Je ne sais pas ce qui m'a le plus ennuyé dans ce livre. L'idée que ce soit une sorte de journal intime de Martha ou alors la stupidité affligeante de cette dernière. Il est vrai que Martha Jones semble être l'un des compagnons du Docteur les moins appréciés et qu'elle n'est pas à la hauteur de Rose Tyler ou Donna Nobble. Mais, dans ce livre, elle est particulièrement affligeante en accomplissant gaffes sur gaffes sans rien comprendre à ce qui l'entoure. Bon, comme d'habitude, j'ai compris une bonne partie de l'intrigue à la page cent. Ce qui n'est pas habituel c'est que j'ai compris l'intrigue générale dès la page vingt! Cependant, pour laisser un point positif, j'ai bien aimé l'idée de présenter des espèces terrestres sous forme de fiches d'infos lors de la lecture. On se rend aussi rapidement compte que ce livre peut être dirigé contre les zoos qui mettent les animaux en cages pour de l'argent ou, plus généralement, contre un comportement humain un peu envahissant qui consiste à détruire ce qui l'entoure. Mais ceci est bien mince pour rattraper le reste du livre. Bref, soit je n'ai pas de chance avec Jacqueline Rayner dont je n'ai apprécié aucun des livres jusqu'à présent soit c'est l'auteure qui est en cause.

Image: BBC

17/05/2011

Sting of the Zygons par Stephen Cole

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Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 248

Encore une fois le Docteur n’atterrit pas ou il le souhaite. Plutôt que l'Allemagne il se retrouve en Angleterre et plutôt que Berlin il se retrouve à Lake District en 1909. Autrement dit, très loin de la destination promise à Martha! Mais bon, on ne sait jamais et puis le paysage est beau alors pourquoi pas faire un petit tour en voiture d'époque? C'est en s'y essayant que le Docteur et Martha apprennent que tous les chasseurs du pays accourent au Lake District pour chasser un monstre qui a détruit un village entier. Le Docteur se rend vite compte que ce monstre n'est pas terrien et qu'il appartient à une race alien peu portée sur l'amour et la tranquillité. Il lui faudra donc trouver ou ils se cachent et pourquoi ils agissent aussi bizarrement.

Je l'avoue, je n'ai pas aimé ce tome. Je ne sais pas vraiment ce qui m'exaspère le plus. Peut être les manières un peu caricaturales des personnages? Peut être est-ce l'intrigue dont je pouvais voir les ficelles principales à des kilomètres (bien qu'il soit vrai que cela m'arrive souvent avec les livres Doctor Who)? Ou alors est-ce Martha qui n'est définitivement pas la compagne du Docteur que je préfère? Ou alors les aliens dont je n'aime pas trop le comportement ni la description. Pour une race intelligente je trouve qu'ils agissent d'une manière singulièrement stupide. Bref, je pense que c'est l'un des tomes que j'ai le moins apprécié jusqu'à présent.

Image: BBC

15/05/2011

"Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genève par Carole Villiger

Titre: "Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genèveartoff201.jpg
Auteure: Carole Villiger
Éditeur: Alphil 2009
Pages: 151

Je m'intéresse régulièrement au féminisme dans le cadre de ce blog. Mais je n'ai pas encore présenté de livre qui analyse un mouvement particulier de la lutte féministe. D'ailleurs, les mouvements sociaux, féministes comme non féministes, font aussi partie des thèmes qui m'intéressent. C'est pourquoi j'ai décidé de lire ce livre qui m'intéressait depuis longtemps. Cet ouvrage semble avoir tiré beaucoup d'informations du travail de mémoire de l'auteure, Carole Viliger, actuellement en train d'écrire sa thèse de doctorat. Il tente d'analyser les origines, les actions mais aussi la construction interne et la fin du MLF de Genève en une petite centaine de pages.

Nous y apprenons beaucoup de chose sur le mouvement néo-féministe en général et sur le MLF de Genève en particulier. Il apparaît que ce mouvement prend naissance dans la vague d'un renouveau mondial du féminisme qui ne lutte plus pour des droits politiques mais pour une remise en cause globale de la société. Ce qui ne peut que créer des frictions avec les anciennes militantes qui agissent d'une manière moins tapageuse. Ainsi, les thèmes de lutte du MLF concerne avant tout la sexualité et le corps féminin ainsi que la division sexuelle du travail. La lutte en faveur de ces thèmes se font sur le ton de la dérision et de l'humour mais aussi par des actions plus spectaculaires. Ainsi, les militantes n'hésitent pas à perturber des congrès ou des colloques de médecin ou à occuper des locaux voir des bureaux administratifs. Mais il ne faudrait pas croire que le mouvement est exempt de problèmes. Non seulement il doit faire face à une division interne sur les méthodes d'action et à des attaques externes mais il doit aussi se poser la question de la manière dont il traite ses militantes lesbiennes. Cette problématique semble avoir conduit à une forme de scission dans le MLF. De plus, après dix ans le mouvement s’essouffle et laisse la place à un féminisme plus institutionnel et moins révolutionnaire.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Il est très bien écrit ce qui permet de le parcourir avec plaisir sans s'ennuyer en apprenant énormément de choses sur le MLF. De plus, j'ai beaucoup apprécié l'aspect critique envers le fonctionnement interne du MLF de Genève qui permet de se rendre compte qu'il n'est de loin pas parfait et absent de formes de dominations interne. J'ai tout autant apprécié que le livre soit constellé de tracts et de caricature écrites par le mouvement. En effet, voir les sources permet de se rendre compte de leur style et leur ton ainsi que de savoir comment elles sont véritablement. Ce que nous ne pouvons pas avoir avec de simples citations. Je suis aussi très favorable envers la démarche de l'auteure. En effet, aux cotés des sources écrites elle met en place des sources orales qui lui permettent de préciser certains points. C'est, donc, à mon avis un très bon livre de synthèse sur le sujet. Bien entendu, j'aurais aimé avoir plus d'informations sur certains points comme l'épisode de l'occupation des locaux d'un bistro de Genève ou le fonctionnement interne. Mais ce n'était pas dans la démarche de cette recherche et, donc, on ne peut pas le lui reprocher.

Image: Éditeur

12/05/2011

The price of paradise par Colin Brake

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Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce livre est le dernier tome qui permette de suivre les aventures de Rose et du Docteur puisque, dans la série, les deux compagnons seront séparé d'une manière assez brutale. Le Docteur, c'est une habitude, ne sait pas ou le TARDIS part. La différence c'est que cette fois c'est volontaire. Après tout, quoi de mieux qu'un peu de surprise? Mais le TARDIS détecte aussi un appel au secours envoyé depuis une planète éloignée. Un vaisseau d'exploration est en train d’atterrir en catastrophe et le Docteur décide de partir l'aider. Le TARDIS se matérialise, donc, sur la même planète. Celle-ci n'est pas que belle. Elle est parfaite. Tout est fait pour que l'on puisse vivre en paix sans aucun souci. Cependant, des monstres semblent apparaître de nul part. Ceux-ci semblent ressemble aux anciennes légendes des habitants du lieux. La question se pose donc, pourquoi d'anciennes légendes reprennent vies?

J'ai, globalement, mieux aimé ce tome que le précédent. Il est vrai que l'idée d'un véritable paradis est très attirante. Mais on comprend vite que ce paradis si parfait est en danger de par sa perfection même et qu'un simple changement peut tout détruire. Nous passons donc très vite dans un coté fable écologique, un peu à la Avatar mais sans les aliens bleu, ou l'humain a le mauvais rôle. Non seulement, à peine sont-ils posé, ils polluent le site mais, en plus, leur véritable présence est un danger. Nous nous trouvons donc face à une histoire qui condamne l'humanité pour son manque de tact face à une nature fragile. Ce n'est sûrement pas pour rien qu'il se trouve quelques références à nos propres problèmes climatiques? Cependant, encore une fois, j'ai été capable de comprendre l'intrigue et sa conclusion a peu près au milieu du livre. Ce n'est pas si ennuyeux mais j'aime bien ne pas savoir ou l'auteur me mène pendant un peu plus longtemps.

Image: BBC

07/05/2011

The art of destruction par Stephen Cole

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Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2006
Pages: 253

Le TARDIS détecte une forte activité alien sur Terre ce qui intéresse le Docteur. Il décide donc de se poser dans l'Afrique du 22ème siècle. Une Afrique devenue le grenier d'un monde affamé. Les deux compagnons se trouvent, justement, sur le territoire d'une ferme expérimentale dont les recherches pourraient aider à nourrir le monde entier. Mais, dans l'ombre d'une montagne, quelque chose se prépare. Une chose brillante et même dorée qui change les animaux et les personnes en golem a son service. Alors que d'autres visiteurs semblent se préparer à débarquer le Docteur se rend compte qu'ils se trouvent dans le dernier repère d'une race d'artistes. Une race qui a été détruite par une ancienne guerre. Celle-ci menace, donc, de se réveiller. Mais quel est le véritable but de ces créatures dorées?

Bien que les opposants de cette guerre soient caricaturaux. En effet on retrouve une race d'artistes magnifiques face à une race gluante, sans imaginations et guerrière. J'ai apprécié cette histoire pour une raison assez simple. Cette raison est tout simplement la dénonciation de la bio-piraterie qui commence à se développer de nos jours. En effet, l'Afrique décrite dans ce tome est un contient soumis au diktat des industriels étrangers. Des industriels qui pillent les ressources du continent sans faire attention aux souffrances des habitants. Pire, ces industriels volent aussi la biologie du continent et prétendent l'utiliser à leur propre fin et la posséder. Cette forme de piraterie commence à être connue de nos jours puisque certaines entreprises considère avoir le droit de breveter le vivant. Ce qui est un vol d'une ressource commune. Mais en créant des brevets ces entreprises considèrent que le vivant leur appartient. Si ce point n'est pas suffisamment contestable on peut aussi s’inquiéter des implications éthiques et humaines. En effet, si le vivant appartient à certains cela implique que nous ne pourrions plus l'utiliser, pour vivre, sans l'accord des entreprises. Ce point est probablement ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre qui reste dans la continuité des autres tomes.

Image: BBC

06/05/2011

La démocratie à l'ère numérique par Henri Oberdorff

Titre: La démocratie à l'ère numérique9782706115745_cv_medium.jpg?1265979892
Auteur: Henri Oberdorff
Éditeur: Presses Universitaires de Grenobles 2010
Pages: 205

Comme je l'ai déjà dit je suis très intéressé par les utilisations des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Je suis particulièrement attentif à leurs utilisations en matière de surveillance. Que celle-ci soit le fait de l'état ou d'entreprises privées comme facebook ou apple. C'est pourquoi je me suis intéressé au livre de M. Obrdorff. Ce livre tente de comprendre comment les NTIC influent et transforment la société démocratique. Non seulement en la facilitant mais aussi par les défis que le numérique offre à la démocratie. La question est donc de savoir comment utiliser au mieux les outils que fournissent les NTIC mais aussi de savoir comment éviter ou stopper les dérives qu'impliquent ces même outils.

Le livre de M. Oberdorff se divise en deux grandes parties. La première tente de comprendre comment le numérique peut étendre la démocratie. L'auteur considère que les outils de l'internet permettent, non seulement, de créer des outils de votes en lignes mais surtout de créer une communication plus importante entre le citoyen et l'administration ou/et les élus. Ainsi l'auteur observe que les politiciens et l'état mettent en place de nombreuses plateformes pour communiquer les résultats et les idées mais aussi pour écouter les citoyens. Parallèlement, une e-administration se développe. Celle-ci permet d’accéder beaucoup plus facilement aux outils administratifs dont les citoyens pourraient avoir besoin et, donc, à rendre la réponse plus rapide pour un coût moindre.

La seconde partie du livre permet à l'auteur de se poser la question des dérives et des défis que l'internet offre à la démocratie. Ainsi, l'auteur commence par examiner la cyberdélinquance d'une manière très détaillée ainsi que les réponses que l'état offre à celle-ci. M. Oberdorff considère que la cybercriminalité atteint souvent les droits fondamentaux et, donc, doit être stoppée. Dans un second temps l'auteur examine les dérives sécuritaires de l'internet en observant qu'il est de plus en plus difficile, pour le citoyen, d'éviter d'être fiché à un endroit ou un autre. Ensuite M. Oberdorff examine quel type de citoyen implique une cyber-démocratie. Il propose d'offrir un accès de qualité à un nombre élevé de citoyens pour que ceux-ci puissent participer à la prise de décision ou contester une décision.

Je suis très critique face à ce livre. Par parce que je suis fondamentalement contre les positions de l'auteur ou parce que je considère ce livre comme mauvais mais plutôt parce que je considère qu'il n'est pas complet. Premièrement, je considère que ce livre est beaucoup trop franco-centriste pour être convainquant et beaucoup trop axé sur le droit (français). Je trouve que l'on perd une grande partie des usages réels d'internet si on se base sur un seul pays, l'auteur semble ne pas considère qu'il puisse exister une forme de démocratie directe, et sur le droit. En effet, le droit n'indique pas les usages mais les contrôles que la société souhaite créer. Ensuite, au contraire de l'auteur je considère que les technologies sont formée dans un contexte socio-politique et communiquent une pensée socio-politique particulière. Donc, les technologies sont loin d'être neutres. Je trouve aussi que l'auteur est beaucoup trop positif face aux usages démocratiques de l'internet. En effet, non seulement je pense qu'il faudrait analyser la manière dont les citoyens utilisent ces outils plus que leur existence mais je pense aussi qu'il faudrait être plus prudent face aux utilisations malveillantes de l'internet. Dans ce cadre je trouve révélateur que l'auteur n'analyse que très rapidement la surveillance étatique ou/et des entreprises. J'ai donc eu l'impression de me trouver en face d'un livre techniciste qui analyse l'existence d'outils et qui souhaite créer un nouveau type de citoyens mais qui oublie les usages réels et les attentes de la part de ces même citoyens. Je déplore aussi l'absence d'analyse de l'internet que je qualifierais alternatif. Alternatif dans le sens ou il ne s'inscrit pas dans la société capitaliste telle que nous la connaissons. Ainsi, aucun chapitre ne mentionne le mouvement du libre alors que c'est une action très importante. Cependant, cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié les propose de M. Oberdorff. Simplement, je suis très critique face à ses positions que je trouve trop détachées du monde social.

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01/05/2011

The nightmare of black island par Mike Tucker

Titre: The nightmare of black island236447.jpg
Auteur: Mike Tucker
Éditeur: BBC 2006
Pages: 250

Rose dormait tranquillement dans le TARDIS quand soudain elle fait un cauchemar. Rose rêve d'un homme, un pêcheur, qui se fait attaquer par un monstre alors qu'un enfant rit. L'ennui c'est que le TARDIS fait exactement le même. Le Docteur essaie donc de comprendre D’où vient ce rêve et atterrit à proximité d'un petit village humide. Atterrit, sort et fuit en direction du village poursuivit par une ordre de monstre cauchemardesques! En se réfugiant dans un pub le Docteur remarque deux choses. Tout d'abord tous les enfants pleurent la nuit. Ensuite aucun adulte ne semble avoir envie de réagir. Alors pourquoi ces monstres? D’où vient la lumière du phare? Et qui est le responsable? Une vieille dame pense le savoir mais si la vérité était pire?

Les enfants ont une certaine importance dans Doctor Who. Le Docteur a souvent une relation particulière avec eux et il apprécie leur imagination pleine de vie. Et ce livre est centré sur les enfants. Il est centré sur la jeunesse. J'ai apprécié ce livre en partie à cause de ça. Les monstres qui viennent des enfants. Des imaginations utilisées pour créer le Monstre le plus effrayant de l'univers. Un Monstre qui est, en fait, un dieu. J'ai aussi apprécié les aliens. Des ET qui sont lancés dans une guerre de religion. Mais ce que j'ai le plus aimé c'est l'idée qu'un esprit puisse se cacher dans d'autres et influer sur eux. Ce qui évite de diaboliser l'un des personnages principaux. Par contre, je trouve que l'intrigue se comprend beaucoup trop vite.

Image: BBC

28/04/2011

The Resurrection Casket par Justin Richards

Titre: The Resurrection Casket0563486422.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2006
Pages: 246

Le TARDIS ne fonctionne plus. C'est un peu ennuyeux pour le Docteur qui se retrouve coincé avec Rose au cœur de ce qui semble être un holocauste nucléaire. Les deux amis se préparent donc à voir un paysage dévasté dans lequel ils devront trouver un moyen de permettre au TARDIS de fonctionner à nouveau. Mais, surprise, ils se retrouvent dans un port qui semble bizarrement identique aux ports de la terre du XVIIème. Pourtant, la technologie des lieux est plus avancée qu'elle ne semble l'être mais est basée exclusivement sur la vapeur. En fait ils se trouvent dans une zone qui empêche toute technologie avancée de fonctionner. Il n'y a donc qu'une solution: trouver un vaisseau qui puisse pousser le TARDIS hors de la zone d'influence de cette étrange perturbation. Mais comme nous sommes avec le Docteur pourquoi ne pas essayer de retrouver le mythique vaisseau du Capitaine pirate Glint et son trésor? L'ennui c'est qu'ils ne sont pas les seuls à chercher et que certains sont près à maudir pour les stopper.

Encore une fois, j'ai très facilement compris l'intrigue. Même si j'ai, parfois, hésité il m'a fallu relativement peu de temps pour comprendre ou pouvait se trouver Glint et son trésor. Mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier cette histoire. Il est vrai que les pirates sont très attirants et qu'imaginer le Docteur à la poursuite d'un trésor était très intéressant. J'ai aussi particulièrement aimé le monstre tueur. Celui-ci a pour caractéristique de s'excuser quand il s'apprête à tuer quelqu'un et de posséder trois Doctorats dont un honoris causa. J'ai donc beaucoup aimé ses conversations avec le Docteur. Il y a aussi quelques références plutôt drôles. Par exemple quand un enfant de dix ans explique qu'il devrait laisser ses figurines dans la boite pour qu'elles gardent leur valeurs mais qu'il préfère jouer avec. le Docteur, bien entendu, est d'accord. Et moi aussi par la même occasion. Quel est l'intérêt d'acheter des jouets si ce n'est pas pour les utiliser? Donc j'ai globalement apprécié cette histoire de pirate.

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27/04/2011

The feast of the drowned par Stephen Cole

Titre: The feast of the drowned0563486449prod.jpg
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Si Rose et le Docteur retournent à Londres ce n'est pas pour un petit répit ni parce que Rose veut voir sa mère mais parce que sa meilleure amie vient de perdre son frère. Il était marin sur un bateau de la marine anglaise qui a coulé dans la mer du nord. Il n'eut aucun survivant et l'état est obligé de trouver des réponses à offrir aux familles de victimes pour ne pas être discrédité. C'est pourquoi le bateau a été ramené à Londres pour être examiné. Mais quand des personnes se mettent à disparaître dans la Thames des rumeurs se lèvent. Le bateau serait maudit et ceux qui sont proches des victimes se mettraient à disparaître peu à peu. Des rumeurs qui ne peuvent que se voir confirmée quand des soldats se mettent à patrouiller sur les rives et les ponts. Mais quand, en plus, les morts commencent à visiter leurs familles et proches en leur demandant de l'aide l'hystérie ne peut que s'étendre. Les victimes doivent être sauvées avant la fête des noyés.

Il y a plusieurs choses que j'ai apprécié dans ce tome. Tout d'abord, j'aime bien en savoir un peu plus sur les relations entre Rose et Mickey. A mon avis, Mickey est l'un des personnes qui a été le plus injustement traité dans la série. Le pauvre fait tout pour aider Rose dont il est amoureux et elle part en le laissant derrière laissant la police le soupçonner de meurtre. Et si ça ne suffisait pas le Docteur lui-même semble le mépriser alors que Mickey n'est pas si stupide que ça. Ensuite, je trouve que l'idée d'une race cachée dans l'eau qui prend, petit à petit, possession des humains est intéressante. C'est, d'ailleurs, une idée qui sera réutilisée et qui a été utilisée à plusieurs reprises. Que ce soient les Sea Devils ou dans l'épisode Vampire of Venice de le saison 5. J'aime bien aussi que l'eau devienne un véritable danger qui peut nous atteindre n'importe ou. Ce qui donne un aspect à la fois impitoyable et indestructible à ces aliens. Après tout, comment peut-on espérer résister à l'eau sans même penser à le détruire! Mais je n'ai pas trouvé ce livre particulièrement exaltant. Il fait partie de la catégorie des "pas mal mais bon voila quoi" plus connu sous le terme: ça casse pas trois pattes à un canard.

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24/04/2011

The Stone Rose par Jacqueline Rayner

Titre: The Stone Rose235349.jpg
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce sont les vacances et la saison 6 vient de commencer donc je me fais un petit plaisir en lisant un peu plus de romans doctor who. Ce tome est le premier à mettre en scène le dixième Docteur sous la forme de David Tennant. Ce dernier, et Rose, sont en pleine visite du British Museum sur les conseils de Mickey. En effet, ce dernier a une surprise pour Rose. Et quelle surprise! Une statue d'elle datant de 2000 ans trône au milieu des antiquités romaines. Le Docteur et Rose décident donc de partir à Rome pour comprendre la raison de cette statue et y trouvent un homme à la recherche de son fils. Pour le trouver il s'aide de la statue qu'il a faite construire en son honneur et qui semble si réaliste qu'elle en est presque vivante. Dans le même temps Rose se lie d'amitié envers une jeune esclave qui semble cacher quelque chose et commence à poser pour un sculpteur de génie.

Je vais être honnête, il m'a fallu environ 50 pages pour comprendre l'intrigue, qui étaient les méchants et comment cela fonctionnait. Il m'a fallu un peu plus de temps pour comprendre la raison de l'existence de la jeune fille du futur mais dès que les éléments sont donné il est facile d'en tirer les conséquences. Bref, en ce qui concerne la mise en place d'un mystère c'est raté... Bon la petite morale sur le danger des souhaits était aussi très facile à mettre en place et très classique. Bref, je n'ai pas vraiment apprécié ce tome. Mais je noterais tout de même un certains effort sur l'histoire romaine. Je ne connais pas très bien cette période mais il m'a semblé que l'auteure avait fait attention aux faits et aux idéologies de l'époque. Ce que je trouve appréciable.

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22/04/2011

The stealers of dreams par Steve Lyons

Titre: The stealers of dreams222034.gif
Auteur: Steve Lyons
Éditeur: BBC 2005
Pages: 254

Cette fois le Docteur, Rose et Jack se retrouvent dans le futur sur une autre planète. Une planète dont la surface est une immense jungle et qui ne possède qu'une seule, gigantesque, ville qui ne grandit pas si ce n'est en hauteur. Alors que la jungle est remplie de couleur la ville est grise, les gens sont gris et les voitures sont grises. Il n'y a pas de rires ni d'histoire mais tous les murs sont remplis de télévisions qui offrent, en direct, des informations sur ce qu'il se passe au même moment. Que ces informations soient intéressantes ou non n'importe pas elles sont données. C'est une colonie humaine qui semble ne plus évoluer et même régresser. La police est omniprésente dans les rues de cette ville et ils arrêtent toutes personnes soupçonnées d'être un adepte de la fiction. Pas vraiment, donc, le bon endroit pour nos trois héros qui sont tout sauf normaux. Ils risqueront à tout moment d'être enfermés pour leurs histoires alors qu'ils essaient de comprendre pourquoi la fiction est devenue criminelle sur ce monde. Peut être parce que les rêves peuvent devenir réalité?

Pour un dernier livre concernant le neuvième Docteur, Christopher Eccleston, je suis un peu déçu. Bien sur je m'attend rarement à beaucoup dans mes lectures de ces romans mais bon, tout de même, parfois il y a un livre qui mérite d'être signalé. Dans ce cas là je n'ai pas eu autant de plaisir qu'auparavant même si l'idée de rendre le rêve illégal est intéressant. On peut, donc, y trouver plusieurs condamnations. Par exemple, on pourrait considérer que ce tome est défavorable à la médicalisation des individus un peu hors normes. On peut aussi y lire une condamnation des attitudes policières incontrôlée ou encore une critique des médias comme possibles armes de contrôle des citoyens. Mais c'est aussi, et surtout, un plaidoyer envers le droit de rêver, de s'évader de temps en temps ailleurs. Car sans les rêves comment pourrions-nous évoluer? Il est dommage que ce livre ne soit pas à la hauteur.

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21/04/2011

Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme sous la direction de Jean-François cavin

Titre: Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme
Directeur: Jean-François Cavin
Éditeur: Centre Patronal 2004
Pages: 185

Un peu par intérêt et beaucoup par obligation j'ai décidé de lire ce 31ème tome de la série études et enquêtes éditée par le Centre Patronal. Ce centre est un groupement patronal du canton de Vaud qui souhaite organiser les différentes professions du canton et les aider dans ce sens. Il offre aussi de nombreux services et agit assez fortement dans certaines compagnes de votations (comme la dernière en date sur Vaud concernant les prestations complémentaires). L'avant-propos de ce livre nous communique le but de ce recueil d'articles. Le centre patronal souhaite y étudier les idéologies de ses fondateurs historiques et observer comment celles-ci peuvent être mises en place, revendiquées, dans notre monde actuel. Concrètement, ce livre est divisé en trois parties que je vais tenter de présenter.

La première partie est, en quelque sorte, une étude "historique". D'ailleurs, son titre est "retour aux sources". Je met historique entre guillemets car les deux articles qui s'y trouvent ne sont historiques que parce qu'ils étudient des événements passés. Je m'explique, le premier article examine la fondation des ancêtres du Centre Patronal et de la Fédération Patronal Vaudoise en nous offrant de nombreux faits utiles. Mais l'auteur passe rapidement sur des aspects problématique de cette histoire. Ainsi certains personnages et certaines organisations sont mentionnées comme ayant été important historiquement parlant pour le Centre Patronal mais l'auteur ne mentionne jamais l'aspect pro-fascistes d'un nombre important de ceux-ci. Un aspect qu'il faudrait étudier dans le cadre d'une étude historique sérieuse. Le second article est une grossière hagiographie des fondateurs des associations patronales vaudoises qui sont tous intelligents avec une personnalité forte mais juste et capable de faire du profit tout en observant le bien commun. Je suis surpris que l'auteur de cet article ne mentionne pas de miracles!

La seconde partie est plus technique puisqu’elle examine la manière dont l'action collective patronale s'est organisée en Suisse. Mais on y trouve tout de même des informations importantes concernant l'idéologie du Centre. Ainsi, le Centre considère que al lutte des syndicats est un danger quand elle s'oppose résolument aux patrons et à l'ordre économique "légitime". Au contraire, les ouvriers devraient s'organiser dans des organisations communes avec les patrons pour réfléchir ensemble au mieux être commun. On retrouve ici l'idéologie néo-corporatiste du Centre. Les auteurs considèrent aussi que les prestations sociales devraient être de la responsabilité des organisations patronales et non de l'état. Il faudrait donc laisser les patrons organiser et créer des caisses sociales avec leurs règles et leurs contrôle avec toutes les dérives que cela peut impliquer.

Une dernière et troisième partie examine l'opportunité du néo-corporatisme dans la mondialisation actuelle. Cette idéologie est considérée en alternative au néo-libéralisme mais aussi face aux altermondialistes. Ceux-ci sont d'ailleurs conspués allégrement dans le cadre des différents articles de ce livre. Les auteurs y sont convaincus de la supériorité de leur idéologie qui permettrait de passer outre tous les problèmes sociaux en réunissant les membres de la société autour des professions. L'état, dans ce cadre, devrait être limité au maximum puisque les organisations professionnelles prendraient le relais de certaines de ses missions.

En conclusion, je dirais que ce livre est principalement un outil de propagande au service de l'idéologie défendue par le Centre Patronal. En défendant celle-ci les auteurs attaquent le néo-libéralisme mais aussi la gauche et particulièrement son aile critique. De plus, les idées qui sont développées dans ce livre pourraient conduire à mettre dangereusement à mal certains droits sociaux communs. J'ai aussi ressenti un anti-féminisme non-revendiqué mais fort dans les lignes de ce recueil. Ainsi, mesdames, vous serez heureuses d'apprendre que lorsque vous travaillez ce n'est pas pour vous mais soit parce que vous être seules avec un membre de la famille à charge soit pour un salaire d'appoint! Bref, à moins que vous ne souhaitiez vous lever en criant "Vive les patrons, vive le capitalisme et à bas la gauche!" à la fin de ce livre je déconseille fortement sa lecture sans réflexion fortement critique. Bref, un seul mot suffit pour résumer ce livre et mona vis sur lui: Propagande.

19/04/2011

Only Human par Gareth Roberts

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Auteur: Gareth Roberts
Éditeur: BBC 2005
Pages: 251

Je suis toujours plongé dans les aventures du Docteur, de Rose et du Capitaine dont je viens de terminer le cinquième tome de la nouvelle série. Alors qu'ils étaient parti pour visiter une planète des plus étranges le TARDIS détecte une distorsion temporelle au XXIe siècle dans la banlieue de Londres. Étant donné la dangerosité de cette technologie beaucoup moins sophistiquée que le TARDIS et l'étrangeté du lieux temporel de la distorsion le Docteur et ses compagnons décident d'enquêter. Et ils découvrent qu'un homme de néandertal s'est retrouvé en pleine rue londonienne! Après l'avoir sauvé et avoir tenté de le ramener dans son époque le Docteur et Rose partent dans la préhistoire pour découvrir la raison de cette apparition. Ils y découvrent une communauté humaine du futur qui semble être occupée à étudier les hommes préhistorique. Mais ces futurs humains sont étranges. Ils semblent avoir le regard vide et ne s’inquiéter de rien. Pourquoi?

Ceux qui me lisent s'en souviennent sûrement, je n'avais pas du tout apprécié le précédent tome et ce surtout à cause du traitement infligé à ce pauvre capitaine Harkness. Heureusement, j'ai enfin retrouvé le vrai caractère de ce cher Jack dans ce tome. Dès le début il commence à draguer ou à donner quelques piques. Et il ne faut que peu de temps avant que l'on retrouve le Capitaine Jack nu en pleine foule. Enfin, on retrouve le Capitaine! Bref, j'ai aussi apprécié l'intrigue. Pas vraiment l'intrigue principale qui est l'enquête du Docteur mais plutôt celle qui consiste à observer la manière d'être des humains du futur. Ces derniers ont, en effet, réussis à comprendre parfaitement le comportement du corps. Ce qui leur a permis de créer des drogues pour annihiler toutes émotions inutiles. Ce qui plonge ces humains dans une forme de contentement et de confiance éternelle. La question se pose donc: sans émotions la vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue? Une autre question est celle du contrôle qu'implique l'usage de telles drogues. Il est facile, dans ce contexte, de manipuler n'importe qui pour ses plans. Bref, une forme particulièrement inhumaine et perverse de contrôle des populations. Par contre, j’émets de nombreux doutes quand au traitement "historique" des hommes préhistoriques. Je pense que l'auteur a très probablement brodé sur des connaissances très lapidaires et je doute que l'histoire soit d'accord avec la manière dont les néandertaliens et les hommes de cavernes sont décrits.

Image: BBC

14/04/2011

The deviant strain par Justin Richards

Titre: The deviant strain222033.gif
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Définitivement ces livres se lisent rapidement même si ils sont écrit en anglais. Ou alors j'ai un meilleur anglais que je le croyais ce qui est tout a fait possible quoique un peu surprenant. Nous retrouvons donc le Docteur mais cette fois nous avons un troisième compagnon qui voyage avec Rose et le TimeLord. C'est, bien entendu, le fameux Capitaine Jack Harkness. L'homme aux milliers de conquêtes autant féminines que masculines, ancien membre de l'Agence du Temps et, surtout, dragueur invétéré. Et comme il ne peut pas s'en empêcher il lance le TARDIS à la réponse d'un appel de détresse. Que ce soit un prince ou un princesse peu importe le héros ne peut que partir l'aide. Les trois compagnons se retrouvent donc sur la Terre à Novrosk. Une terre glaciale, abandonnée de tous avec seulement un village bordant une ancienne base militaire et une station de recherche et des dizaines de sous-marins nucléaires! Et comme nous sommes avec le Docteur il suffit qu'il mette le pied dehors pour qu'il se retrouve en face d'une section d'assaut Russe et d'un corps d'adolescent ayant perdu, semble-t-il, toute force de vie. Il semble qu'un vampire chasse aux alentours de Novrosk.

Le dernier tome m'avait particulièrement surpris même si l'intrigue n'était pas forcément très intéressante. Celui-ci m'a plutôt déçu. Je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement intéressante d'autant plus que j'avais compris certaines choses bien avant qu'elles soient écrites. Dommage pour le premier tome que j'aie lu qui se déroule ailleurs qu'en Angleterre. Ce qui est assez rare dans le cas de Doctor Who dont les aventures sont assez restreintes géographiquement alors qu'il possède un vaisseau capable de se déplacer n'importe ou. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est le traitement des personnages et surtout celui de Jack. Le Docteur et rose ne m'ont pas convaincu mais j'aurais pu passer outre. Mais Jack n'est pas celui auquel je m'attendais. Je vois ce personnage comme optimiste mais aussi vantard et dragueur. Bien que l'on ressente une certaine dose d’optimisme et de vantardise ils ne sont pas assez soulignés. Mais, surtout, on oublie totalement l'aspect dragueur de Jack. A mon avis c'est comme si on oubliait d'offrir une cape rouge au chaperon. Enfin, je n'ai trouvé l'humour que l'on peut avoir dans les tomes précédents. Bref, c'est, actuellement, probablement le plus mauvais tome que j'aie lu si je ne compte pas les quick reads.

Image: BBC

10/04/2011

Une histoire du corps au moyen âge par Jacques le Goff et Nicolas Truong

Titre: Une histoire du corps au moyen âgev_book_170.jpg
Auteurs: Jacques le Goff et Nicolas Truong
Éditeur: Liana Levi 2003
Pages: 196

J'ai emprunté ce livre par curiosité car je ne savais pas vraiment si il me plairait. Cependant les recherches sur le corps donc la manière d'être en société m'intéressent tout de même un peu. Comme le disent les auteurs, l'histoire n'est pas désincarnée elle se fait à travers le corps humain qui est le réceptacle de différentes pratiques sociales aussi diverse que manger, dormir ou encore procréer. Le corps est civilisé par la société. Civilisé dans le sens ou les pratiques sociales d'utilisation du corps sont apprises et codifiées. Ainsi, il ne va pas de sois que l'on utilise une cuillère, que l'on marche avec des chaussures ou que l'on fasse du sport. Au contraire, ces pratiques sont les témoins d'une certaine société et de normes que l'on peut analyser de manière historique. Dans ce cas les auteurs, dont l'un est largement connu, s'intéressent au corps dans le cadre de la société du moyen âge.

Les auteurs analysent donc les pratiques des hommes et femmes du moyen âge selon différents thèmes. Ceux-ci concernent aussi bien la médecine, la vie et la mort que la nourriture, la beauté  et le sport et même les utilisations métaphoriques de celui-ci. Les différentes analyses et synthèses que les auteurs nous offrent dans ce petit livre nous mène à comprendre le corps médiéval comme tiraillé par deux tendances antagonistes. D'un coté le corps humain est avili, considéré comme source de pêché, et doit être rigoureusement contrôlé voir nié. C'est dans ce cadre de pensées que le carême et les flagellations naissent. Il convient de réfléchir avant tout à son âme dont le corps n'est que le porteur temporaire. Mais il y a aussi la pensée du carnaval, pour reprendre les propos des auteurs, qui implique une certaine jouissance du corps. En effet, le moyen âge connaît aussi le début de la gastronomie et de la mode. Les individus sont, donc, tiraillés entre ces deux conceptions antagonistes dont l'une est portée par l’Église.

Mais quel est mon avis après avoir terminé ce livre? Il est légèrement mitigé. Je salue l'effort qui est fait d'analyser un objet qu'il n'est pas forcément facile de retrouver dans les sources. J'apprécie aussi que ce livre nous offre une analyse globale du corps médiéval. Mais je trouve que de nombreux points auraient pu être développés. J'ai eu l'impression, en effet, de n'avoir que les débuts de la réflexion et de devoir m'arrêter sur un chemin prometteur et intéressant. Ce qui m'a énormément frustré. En fait, ce livre donne l'impression, peut être injuste, d'être surtout une synthèse des travaux scientifiques récents en direction d'un plus large public. Ce qui est, bien entendu, louable mais qui implique un certains manque dans l'analyse. Bref, je cherche un peu plus.

Image: Éditeur

08/04/2011

Winner takes all par Jacqueline Rayner

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Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 245

Ce n'est pas souvent que Rose rentre voir sa mère mais quand Rose apprend que sa mère a gagné à la loterie elle ne peut que passer faire une petite visite pour fêter l'évènement. Rose et le Docteur reviennent donc à Londres de nos jours pour découvrir que la loterie à laquelle Jackie a gagné n'offre pas des millions mais des objets. Principalement un nouveau jeu vidéo et des voyages. Ce nouveau jeu est devenu la nouvelle mode du quartier et tous ceux qui peuvent essayent de réussir à le terminer pour gagner le grand prix offert à celui qui réussira à atteindre la fin du jeu. Mais il semble que ces consoles ne soient pas ce qu'elles semblent être. De plus, il semble que certaines personnes se mettent à disparaître après avoir gagné ces voyages. Ou vont-ils et quel est le véritable but du jeu Death to the Mantodeans? Pour le savoir le Docteur et Rose devront se s'offrir une confiance aveugle.

Je l'ai déjà souvent dit, ces petits livres ne sont pas forcément bon ni adéquat pour des personnes qui ne connaissent pas la série (donc vous savez quoi faire: louez les DVD, regardez BBC1 ou n'importe quoi mais regardez Doctor Who!). Étonnamment ce tome est probablement le meilleur que j'aie lu jusque là mais aussi celui qui serait sûrement le moins intéressant pour un non-connaisseur. En effet, c'est la première fois que j'ai vraiment eu l'impression de trouver le Docteur et Rose en face de moi. Bien entendu, les autres tomes nous offrent les même personnages avec des caractères proches. Mais j'ai l'impression, très subjective, que celui-ci nous permet de vraiment observer la relation entre les deux héros. Non seulement ils se lancent des piques ironiques comme dans la série mais, en plus, c'est la première fois que l'on voit vraiment l'affection que le Docteur porte à Rose dans la série. Une affection qui pourrait le conduire être violent. C'est un autre aspect du Docteur qui apparaît dans ce tome: une forme de capacité de violence très intense. L'intrigue en elle-même est assez intéressante bien que l'on puisse la comprendre relativement facilement sans faire trop d'effort. bref, à mon avis, c'est la psychologie des personnages qui permet à ce livre d'être si bon. Ce qui est assez étrange quand on sait que j'ai considéré le quick read de la même auteure (The Sontaran games) comme l'un des moins bons!

Image: BBC

 

03/04/2011

The Monsters Inside par Stephen Cole

Titre: The Monsters Insidedrwhomonsters-4pc.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Et c'est reparti pour le Docteur! Oui, je continue mon exploration des aventures de l'extraterrestre anglais le plus célèbre du monde. Ce second épisode des nouvelles aventures romancées du Docteur prend place juste après le premier livre. Cette fois-ci le Docteur emmène Rose sur sa première planète alien. Une planète qui orbite autour de trois étoiles. Parfait pour bronzer comme le dit très justement Rose. Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent puisque les magnifiques montagnes que l'on voit au loin sont, en fait, des pyramides construites par des forçats. En effet, le Docteur et Rose se trouvent dans le système Justicia. Une gigantesque prison à l'échelle d'un système solaire dont personne n'a jamais pu s'échapper et qui concentre les populations carcérales de l'Empire Humain entier! Nos deux héros seront très rapidement capturés et séparés. Le Docteur est envoyé dans une prison spéciale pour aliens dans laquelle il devra offrir ses connaissances technologiques alors que Rose est enfermée dans une prison pour adolescentes. Tandis que les deux cherchent à s'échapper pour se retrouver ils découvriront qu'une gigantesque manipulation pourrit au centre de Justicia. Des ennemis impitoyable attendent dans l'ombre l'heure parfaite pour dévoiler leurs plans.

Encore une fois, pas une œuvre magistrale entre les mains mais un bon roman pour les fans de Doctor Who. Assez bon, en tout cas, pour se détendre entre deux périodes de travail ou lors de vacances à la plage voir entre deux sessions d'examens. Il ne faut tout de même pas croire que ce livre soit mauvais, bien au contraire, j'ai même mis un certains temps à comprendre réellement l'intrigue développée par Stephen Cole. Mis à part cela, j'ai aussi apprécié la manière dont le Docteur est Rose sont dépeints. On ressent vraiment l'attraction amoureuse que ressent Rose pour le Docteur et la manière dont ce dernier est lié à elle. De nombreuses scènes nous permettent de le voir dont, par exemple, la manière que le Docteur a de rattraper Rose dans ses bras. Le livre est aussi remplis de références à la série. Par exemple le fameux badwofl ou encore le "Take me to your leader"lancé par un Docteur rieur. Bref, encore une aventure pleine d'exploits et d'humour pour le Docteur.

Image: BBC books

29/03/2011

The clockwise man par Justin Richards

Titre: The clockwise mandrwhoclockwise-4pc.gif
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des livres Doctor Who alors que j'avais montré mon intérêt pour ces dernier. Il est donc temps de réparer cette erreur en présentant le premier livre de la nouvelle série: The clockwise man. Cette aventure se déroule après l'épisode World War Three de la série. Rose et le Docteur viennent, donc, de sauver la Terre des Slitheens. Comme ils souhaitent se reposer un peu ils décident d'aller visiter l'exposition de l'Empire dans le Londres de 1920. Mais à peine sont-ils arrivé qu'ils doivent sauver un homme et que le TARDIS disparaît. Mais quelque chose de plus grave encore va arriver: la veste du Docteur disparaît à son tour (au grand désappointement du Docteur)! Sur fond de révolution, de meurtres et d'hommes mécaniques le Docteur et Rose devront tenter de trouver la vérité dans un écheveau de mensonges et essayer de savoir qui est qui.

L'auteur était le même qui a écrit le quick reads que je préférais. J'étais donc assez optimiste envers la qualité de ce livre. Bon, n’exagérons pas en disant que ce livre est un chef d’œuvre. Il reste destiné à des fans de Doctor Who et ni le style ni l'intrigue ne sont grandiloquents. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas intéressant à lire. Au contraire, je pense que l'histoire pourrait très bien être intéressante dans la littérature policière SF (voir même policière classique) si les aspects Doctor Who n'apparaissaient pas. J'ai eu un certains plaisir à tenter de comprendre quel est l'intrigue et de trouver qui est le vrai méchant. Et, bien que j'aie souvent réussis à comprendre certains points avant les personnages, j'ai été surpris plus d'une fois par un retournement de situation. De plus, on retrouve le Docteur et Rose tels qu'ils sont dans la série. J'ai aussi beaucoup aimé l'humour de ce livre et je donne un bon point pour le personnage très attachant de Freddie. Mis à part ces points j'ai, tout de même, un regret. L'exposition que souhaite visiter le Docteur a connu, et on le retrouve mentionné dans le livre, des zoos humains. Je trouve étrange que le Docteur ne fasse aucune remarque face au traitement de ces êtres humains par les colonisateurs mais se contente de regarder.

Image: BBC books

27/03/2011

Apocalypse bébé par Virginie Despentes

Titre: Apocalypse bébé9782246771715-G.jpg
Auteur: Virginie Despentes
Éditeur: Grasset et Fasquelle 2010
Pages: 342

Je viens de terminer ce livre, que j'ai lu sur conseil d'une amie, il y a tout juste quelque minutes. Ceux qui parcourent ce blog savent que j'ai déjà parlé de Virginie Despentes lorsque j'ai lu son essai du nom de King Kong Theory. Cette fois c'est à un roman que je me suis attelé. Un roman qui a reçu un prix, si les prix peuvent être considéré comme preuve de qualité bien sur, et qui semble avoir déchaîne les critiques et les commentaires positifs ou négatifs. Il faut dire qu'il y a de quoi. La personne, que je ne connais absolument pas, de Virginie Despentes est déjà matière à commentaire et ce qu'elle écrit dans ce livre peut autant déranger. Il y a de tout dans ce livre: du sexe, de la drogue, des insultes et beaucoup de désillusion envers la société.

Mais ceci ne dit pas quelle est l'histoire de ce livre. L'intrigue est celle de Valentine, une jeune fille toute juste adolescente et fille d'un écrivain qui n'a plus beaucoup de succès qui vient de disparaître dans la nature alors que sa famille la faisait suivre par une agence de surveillance. Tout le monde est d'accord: il faut la retrouver. Nous sommes donc en plein enquête sur la disparition de cette Valentine. L'enquêtrice n'étant pas formée pour ces enquêtes elle demande l'aide d'une détective légendaire connue sous le surnom de la Hyène. Ces deux femmes traverseront Paris et la France pour se rendre auprès de la famille et des amis de Valentine et comprendre ou elle se trouve. Mais surtout elles comprendront que personne ne se soucie vraiment de cette jeune gamine.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce livre mais je ne peux pas non plus en parler comme de mon nouveau livre préféré. Ce n'est pas le style, parfois un peu déroutant, ni les scènes trash - quand on a lu Herbert et Simmons on sait que d'autres en sont capables - ni l'atmosphère très pessimiste du livre. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je sais juste que j'apprécie de nombreux points de ce livres mais que je n'en aime pas de nombreux autres. En tout cas, on trouve un nombre impressionnant de points sur lesquels on peut parler. Le premier aspect qui me frappe c'est cette vision très désenchantée de l'être humain. Aucun n'est vraiment bon ou mauvais mais ils sont tous misérables. Tous, sans exceptions, semblent être écrasé par la vie, bloqué dans leurs catégories sans être capable de retrouver une forme de joie. Cette vision est développée tout au long du livre quand on apprend, de la bouche de la narratrice, les vies et pensées des différents personnages. Un autre point que je pourrais développer concerne la vision de la sexualité mais je pense examiner cela plus tard.

Un autre aspect qui traverse l'intrigue de part en part est celle de la surveillance. Surveillance d'une détective sur une adolescente à la demande des parents. Mais aussi des moyens de suivre des personnes et de les espionner. On trouve, au fil de l'intrigue, une forme de condamnation de la société de surveillance actuelle. Au moyen de Valentine je pense que l'on peut dire que Despentes critique la manière dont certains intérêts sont défendus à l'aide d'actes affreux. Cette critique n'est que marginale au début du livre mais elle prend de plus en plus d'ampleur au fur et à mesure que l'intrigue se dénoue et permet de montrer quels sont les ficelles qui sont utilisées et qui semble les tirer. Au final, ce livre brosse un tableau pessimiste et effrayant dune société dont les citoyens sont écrasés sous la pression et dans laquelle la démocratie n'est plus qu'un mot bafoué au nom de la sécurité et, plus réellement, au nom de l'argent.

Image: Éditeur

18:16 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : virginie despentes, apocalypse bebe | | | |  Facebook

25/03/2011

Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg) par Hans-Ulrich Jost

Titre: Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg)41GW7MGMW8L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Hans-Ulrich Jost
Traducteur: Henry Debel
Éditeur: Denoël 1999
Pages: 419

Je pense à lire un ouvrage de Hans-Ulrich Jost depuis que je suis entré en histoire à l'université. Mais soit j'oubliais soit je n'avais pas le temps ou encore je pensais à autre chose au moment de choisir un livre. Bref, il m'a fallu beaucoup de temps pour, enfin, me décider à parcourir l'un des livres que cet historien célèbre à écrit. Je parle d'un historien célèbre mais je sous-estime ce point. C'est, en effet, l'un des rares historiens largement connu dans le grand public et dont les recherches ont été discutée et abondamment critiquée par des non-historiens. Il faut dire que son domaine des recherches n'est pas de ceux qui soient les plus facile puisqu'il traite de la Suisse lors de la seconde guerre mondiale. Un point qui est encore très chatouilleux pour un certains nombres de citoyens de ce pays et une histoire qui laisse encore largement place aux mythes plutôt qu'à la vérité historique.

Il semble que le livre que j'aie choisi soit une tentative de synthétiser et de rendre plus accessible un certains nombres de faits de l'histoire de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. C'est pourquoi nous y trouvons des informations autant sur les aspects politiques que militaires et, surtout, économique de l'époque. L'aspect militaire nous offre le tableau d'une suisse dont le général, Guisan, agit d'une manière, parfois, contradictoire et souvent dans le dos du Conseil Fédéral. On nous offre un général qui a créé de vives tensions avec le gouvernement de l'époque et dont les soldats sont utilisés surtout pour éviter le chômage et donner de l'espoir en la capacité de résistance du pays. L'aspect politique tel que le dépeint Jost est assez sombre. La lecture nous montre les actions et réactions d'un gouvernement très proche des thèses autoritaires et qui accepte des offres de revoir le fonctionnement du pays à l'aune d'un plus grand autoritarisme. C'est dans cette ambiance que les frontistes, les fascistes et les ligues se multiplièrent alors que la gauche était combattue avec force. Cependant, c'est l'aspect économique qui est le plus intéressant. En effet, la Suisse tente d'agir en vue de constituer une force économique stable et même croissante durant et après la guerre. En vue de ce but elle se compromet de nombreuses fois avec les gouvernements fascistes dont elle accepte l'or et à qui elle vend des armes. Bien loin de l'image mythique du réduit neutre c'est une suisse intéressée et utilisant l'économie comme arme de guerre qui se fait jours et dont les élites étaient singulièrement proches des fascistes. Trop pour leur tranquillité d'esprit après la guerre.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre. De nombreux points que je connaissais sans les avoir approfondi et d'autres très nombreux points dont je n'avais aucune idée. J'ai, entre autre, été frappé par les agissements de la Ligue Vaudoise dont on ne connaît pratiquement rien alors que ce groupe est toujours en activité. Il est intéressant, aussi, d’avoir mis en place un chapitre conclusif qui pose la question de la relation de la société, et des autorités en particulier, avec l'histoire. Ce qui permet d'expliquer le traitement qui a été infligé à ce thème depuis la fin de la guerre. J'ai aussi trouvé l'écriture et l'argumentation de Jost particulièrement facile à suivre. J'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ce livre. Cependant j'ai une petite interrogation. J'ai compris que ce livre a été traduit pour un public francophone mais la traduction a aussi consisté à changer les francs suisses en francs français. Je me demande si ceci était vraiment indispensable?

Image: Amazon

19/03/2011

The zombie survival guide a complete protection from the living dead par Max Brooks

Titre: The zombie survival guide a complete protection from the living dead9780715633182.jpg
Auteur: Max Brooks
Éditeur: Duckworth 2004
Pages: 254

J'avais déjà parlé d'un autre livre écrit par Max Brooks. Ce dernier nous fournissait les témoignages de survivants de la première guerre totale contre les zombies. La lecture attentive de cet ouvrage nous offre l'indice de l'existence d'un guide de survie écrit et développé dans ce monde apocalyptique. Ce guide existe bel et bien (mais ne donne pas la réponse à la vie, à l'univers et à tout le reste) puisqu'il a été écrit par Brooks avant World War Z. Ce petit ouvrage nous offre toutes les recettes pour se défendre, vivre et combattre dans un monde qui connaît une attaque zombie. Il nous donne aussi une analyse de cette maladie ainsi que des armes et lieux les plus aptes à nous garder en vie en cas d'infection. Une dernière partie est une histoire des différentes attaques répertoriées dans l'histoire.

Je doute que les connaisseurs de films de zombies (ce qui n'est pas mon cas) trouvent beaucoup de matériel inédit dans ce livre de Max Brooks. En tant que simple lecteur j'ai trouvé intéressant de construire un guide écrit comme si ces créatures existaient réellement. Mais ce guide souffre tout de même d'un certain américano-centrisme (compréhensible puisque l'auteur est américain). Les différentes entrées de cet ouvrage peuvent être assez drôle dans le sens d'un humour décalé face à un monde légèrement différent du notre. Mais la partie la plus réussie est probablement celle qui enregistre les différentes attaques dans l'histoire. Sûrement parce que ce chapitre est le seul à permettre une véritable invention de la part de l'auteur. Bref, ce n'est pas un livre indispensable loin de là.

Image: Editeur

19:10 Écrit par Hassan dans Fantasy, Fiction, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zombie, max brooks | | | |  Facebook

09/09/2010

L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénuder par André Guindon

Titre: L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénudercouv4970g_260.jpg
Auteur: André Guindon
Éditeur: Les éditions du Cerf 1998
Pages: 307

Ce livre qui traite du problème de la nudité dans la société est une œuvre posthume. L'auteur faisait partie d'une faculté de théologie mais s'intéressait surtout aux problèmes de morales. On pourrait donc s'attendre à un propos conservateur sur la nudité et l'habillement mais il n'en est rien. Bien sur la foi chrétienne de l'auteur se ressent durant toute la lecture, particulièrement dans le dernier chapitre, mais ne nuit pas à l'intérêt du livre.

Ce dernier est une recherche large et général sur, tout d'abord, la signification du vêtu. L'auteur y développe une recherche qui nous montre que l'habit, loin d'être neutre, marque des différenciations, des rangs et même un costume. Cette première partie nous permet donc de comprendre que l'habillé n'est de loin pas aussi facile à comprendre qu'on le croit. En effet, de nombreuses cultures ont des points de vues différents sur le sujet et se considèrent habillées alors que d'autres pourraient les voir comme nus. Dans une seconde partie l'auteur nous parle de la nudité et, plus spécifiquement, de l'acte de se dénuder. C'est ainsi que l'auteur explore les significations culturelles mais aussi contre-culturelles de la nudité pour savoir qu'elle est celle qui peut être acceptée. Dans un second temps l'auteur nous montre les discours scientifiques et idéologiques qui parsèment la littérature pour terminer sur son propre discours éthique. On y trouve un point de vue humain de la nudité. Celle-ci n'étant acceptable que dans un respect commun et mutuel de la nudité par la société et l'individu.

Bien que le dernier chapitre développe une problématique strictement chrétienne le reste du livre suit une logique comparatiste. Nous y trouvons des exemples nombreux prenant place dans le passé aussi bien que dans des recherches ethnologique et anthropologiques. Cette manière de faire permet de créer un propos peu dogmatique qui permette de découvrir les multiples manières de considérer l'habillé et le nu dans l'humanité. Cet essai est, à mon avis, réussi même si il est inachevé.

Image: Éditions du Cerf

18:25 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : habillé, nu | | | |  Facebook

04/09/2010

The seventh sacrament par David Hewson

Titre: The seventh sacrament51Yvi%2B1tqFL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_.jpg
Auteur: David Hewson
Éditeur: pan books 2007
Pages: 529

Je l'ai déjà dit, je ne suis pas un grand lecteur de policiers. Généralement je m'en méfie. Non pas que les auteurs de romans policiers soient forcément mauvais, il existe de grands auteurs, mais je n'ai jamais réussi à me passionner pour des recherches d'indices. Et pourtant cette histoire et son intrigue m'ont passionné du début à la fin! L'histoire nous mène à Rome après une aventure qui se déroulât à Venise. Nos enquêteurs viennent de terminer une affaire dans cette ville et ont eu droit à un peu de congé. Cependant tout bascule lorsque leur supérieur, et mentor, se fait prendre en otage par un ancien universitaire: Giorgio Bramante. Celui-ci était le père d'un enfant mort il y a quatorze ans. Il avait tué l'un des suspects dans les locaux même de la police et avait été en prison pour ce crime. Alors qu'il vient de sortir les morts s'accumulent autour de l'ancien universitaire sur fond de mithraïsme. Les enquêteurs comprendront rapidement que l'affaire cache encore de nombreuses questions non résolues...

Ce n'est pas seulement la résolution de l'intrigue qui m'a passionné dans ce livre. J'ai aussi été très intéressé par le personnage recherché: Giorgio Bramante. L'auteur le décrit comme un universitaire de classe moyenne reconnu pour ses recherches. Alors pourquoi est-il devenu un meurtrier? Pourquoi tue-t-il tous ces gens liés à son fils lors d'une journée il y a quatorze ans? Mais la véritable question et la véritable intrigue concerne, justement, cet enfant. Pourquoi son père l'a t-il amené dans une ruine dangereuse et que lui est-il advenu? Cette question se pose sur toutes les pages de ce livre. Un autre point qui rend le livre intéressant à lire concerne le mithraïsme. On sent que l'auteur a fait de longues recherches pour comprendre ce que l'on sait de cette religion concurrente du christianisme. Cette manière de faire rend les informations presque vivantes tandis que le culte imprègne l'intrigue toute entière. Le mithraïsme est une part importante du livre et de l'énigme. C'est donc un bon policier, bien que j'aie peu d'expérience dans ce genre, que je suis prêt à recommander.

Image: Amazon

18:47 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david hewson, seventh sacrament, nic costa | | | |  Facebook