04/07/2011

L'affaire du foulard islamique: la production d'un racisme respectable par Saïd Bouamama

Titre: L'affaire du foulard islamique: la production d'un racisme respectablebouamama150.jpg
Auteur: Saïd Bouamama
Éditeur: Geai Bleu 2004
Pages: 180

Nous avons tous eu, même si nous visons en Suisse, les échos de l'affaire du foulard en France. Le déferlement médiatique de 2003 a aussi touché notre pays qui, à son tour, a connu des débats sur le sujet. Mais Saïd Bouamama ne croit pas que les débats sur le foulard soient les bons débats sur le bon sujet. C'est probablement pourquoi, un an après les évènements, il a écrit ce livre dans lequel il tente de déconstruire les évènements et les débats de 2003 en France. L'auteur écrit son essai en quatre parties. La première contextualise le débat dans une France qui connaît une extension de l'électorat du front national. C'est aussi une France qui connaît une aggravation, niée, des discriminations et des différences sociales entre les plus riches et les plus pauvres liée à la déconstruction des acquis sociaux au nom du libéralisme. Mais c'est aussi un pays qui reprend à son compte l'idée du choc des civilisations de Huntington. Un auteur culturaliste qui a théorisé l'actuel guerre entre deux. soi-disant, civilisations monolithiques (dans le sens ou les différences sont niées au nom d'un seul facteur unificateur: la religion).

La seconde partie a le mérite de faire ce que personne, dans les médias, n'a fait: l'auteur examine les significations du voile. Il commence par démontrer que les trois religions monothéiste connaissent le voile pour, ensuite, s'interroger sur sa signification. Il démontre que ce objet est bien un moyen de symboliser une domination masculine sur les femmes. Mais il démontre aussi que le débat actuel simplifie les significations en faisant du voile un objet archaïque d'une religion archaïque par essence face à une culture chrétienne moderne par excellence. Il est donc nécessaire de "sauver" les jeunes femmes musulmanes du moyen âge tout en déniant leur capacité à comprendre, à raisonner et à se sauver elles-même. Enfin, l'auteur montre que le voile, dans le contexte de 2003, est avant tout un moyen pour celles qui le porte de se rendre visible dans le monde social. En portant le voile elles passent outre l'ostracisme des dominé(e)s et entrent en pleine lumière.

la troisième partie est très intéressant puisqu'elle permet à l'auteur de déconstruire les discours des acteurs en faveurs de l'interdiction du voile. Il constate que les discours sont empreints d'une nostalgie envers la troisième république qui impliquait un ordre symbolique des dominants et des dominés. Dans ce discours, les chrétiens avaient une mission civilisatrice et de sauveurs face à des sauvages archaïques incapable de se sauver eux-même. Comme des enfants on parlait d'eux, on agissait pour eux et jamais on ne les consultaient. Il est d'ailleurs révélateur que les différentes commissions et les médias n'aient jamais demandé l'avis des femmes qui portent le voile en France. Dans le même temps, la mise en place de ce "problème" permet aux politiques de diviser les citoyens français sur un sujet qui voile (ironiquement) des questions sociales plus importantes qui auraient pu donner lieu à des conflits sociaux importants. Pour terminer, l'auteur examine les effets de cette interdiction. Il observe que des femmes qui sont discriminées perdent l'accès à l'outil par excellence de l'ascension sociale: l'école. Ce qui le mène à penser que l'expulsion, plutôt que de sauver les femmes du communautarisme, ne peut que créer ce communautarisme et obliger ces femmes expulsées à se trouver dans le giron des intégristes. Si, toutefois, ceux-ci sont vraiment derrière la prise du voile.

Ce livre est intéressant pour comprendre le contexte français mais pouvons nous l'adapter pour le contexte suisse? Nous n'avons pas une interdiction du foulard dit islamique l'école pour les élèves. Mais j'ai l'impression que l'analyse du discours culturaliste dominant en France que Bouamama fait peut permettre de comprendre le discours dominant Suisse sur les immigrants, étrangers et musulmans. En effet, en Suisse nous avons eu, dernièrement, un nombre important de votations concernant la politique de sécurité. Ces votations avaient toutes le point commun de brosser un portrait du délinquant comme jeune, masculin et, surtout, étranger. Il me semble qu'il existe un discours largement culturaliste sur le sujet de la sécurité en Suisse qui existe dans tous le spectre politique actuel et qui justifie des décisions politiques. Il me semble donc important de déconstruire ce discours en montrent comment, sous l'aspect du sens commun, il cache une vision raciste des populations étrangères construites comme dangereuses pour la société suisse par essence.

Image: Éditeur

30/06/2011

The darksmith legacy: the dust of ages par Justin Richard

Titre: The darksmith legacy: the dust of ages250px-DL1DustofAges.jpg
Auteur: Justin Richard
Éditeur: BBC 2009
Pages: 125

Cette fois le Docteur est seul. Depuis qu'il a perdu Donna il a refusé de prendre un ou une compagne avec lui. Il voyage donc solitaire entre les étoiles en continuant à aider les personnes qu'il peut aider. Nous le retrouvons sur la Lune alors qu'il voulait atteindre la Terre. Comme d'habitude, il ne sait pas ce qui l'a conduit hors de sa route. Mais bon, puisqu'il est là pourquoi ne pas aller voir ce que font les humains dans cette base qui s'ouvre à ses pieds? Il apprend que celle-ci sert de prospection pour de futurs mines. En effet, les ressources de la Terre en minerais commencent à tarir. Mais les prospecteurs viennent de détecter une source d'énergie probablement alien. Il n'en faut pas plus pour intéresser le Docteur.

Ce livre est clairement fait pour les enfants. Il fait partie d'une série de dix tomes de moins de 150 pages. Les chapitres sont entrecoupés de différentes énigmes que l'on peut s'amuser à résoudre. Celles-ci soit loin d'être compliquées à comprendre pour un adulte et sont assez classiques. Mis à part ce point l'intrigue est aussi adaptée pour les enfants et le caractère du Docteur n'y est pas dans son meilleur état. Les autres caractères sont, d'ailleurs, très peu développé. Mais je ne vais pas juger trop vite l'intrigue puisque celle-ci est censée tenir sur encore neuf autres livres. Mais je doute que l'on se retrouve avec un roman très novateur même si il est reposant et sympathique à lire. Et puis cela nous permet de savoir ce qu'a accomplit le Docteur quand il était seul.

Image: TARDIS Index File

29/06/2011

Beautiful chaos par Gary Russel

Titre: Beautiful chaosBeautifulChaos-DrWho_125.jpg
Auteur: Gary Russel
Éditeur: BBC 2008
Pages: 237

Malheureusement les aventures en roman de Donna Noble ont une fin rapide. En effet, ce tome est le dernier DW book qui implique cette compagne si attachante. Cette fois nous retrouvons le Docteur et Donna en route pour Londres dans le but de visiter la famille Noble en l'honneur de l'anniversaire du père de Donna. Mais, comme d'habitude, le Docteur semble attirer les ennuis. Il ne faut pas plus de quelques heures pour qu'il se rende compte que le nouvel ordinateur mis en exposition par M-Tek est trop avancé pour cette époque. Et il ne lui faut que quelque secondes pour se rendre compte que de nouvelles étoiles sont apparues dans le ciel. Des étoiles qui agissent étrangement au-delà des lois de la physique. Il faut dire qu'elles ne sont pas ce qu'elles semblent être. En effet, elles sont le signe qu'un mal ancien est revenu pour attaquer la Terre. Une race que le Docteur croyait avoir vaincue il y a 500 ans.

Je ne suis pas très positif envers ce dernier tome avec Donna. Un tome qui est aussi le dernier dans lequel cette incarnation du Docteur aura des compagnons réguliers. L'intrigue ne m'a pas autant intéressé que dans d'autres livres même si j'ai aimé certaines choses. Par exemple, je trouve intéressant de mettre en place l'idée que l'humanité puisse être assujettie en utilisant l'informatique. Mais, à mon avis, le véritable point positif de ce livre n'est pas la mais dans la peinture qui est faites de la famille Noble. On en apprend aussi beaucoup sur la façon dont les familles des compagnons ressentent les aventures de leurs filles (le Docteur sort rarement avec des hommes). Mais cela ne suffit pas pour rendre ce livre vraiment intéressant.

Image: BBC

28/06/2011

Web history sous la direction de Niels Brügger

Titre: Web history310469_cover.jpg
Auteur: Niels Brügger
Éditeur: Peter Lang 2010
Pages: 362

Le web, comme tout le monde le sait, a profondément changé notre façon de vivre. En effet, depuis son apparition dans le public celui-ci a révolutionné ou est en voie de révolutionner plusieurs aspects de notre société. Il est donc naturel que des chercheurs tentent de comprendre le web. Mais la rapidité des changements informatiques ont impliqué que les recherches se sont faites surtout sur des aspects immédiats du web sans réussir à comprendre sa dimension historique. Il est vrai que réussir une histoire du web est compliqué. Il faut créer une nouvelle méthodologie à partir d'un matériel dont la principale caractéristique est la rapidité et l'oubli du passé. Comment, dans ce contexte, réussir à analyser d'une manière historique le web? C'est ce que ce livre tente de nous montrer.

Pour comprendre comment on peut faire de l'histoire du web l'éditeur, Niels Brügger, a décidé de diviser le livre en quatre parties. La première nous donne les aspects les plus théoriques de ce type d'histoire. Cette première partie nous permet de connaître l'objet mais aussi les principaux enjeux de l'archivage du web. Un archivage nécessairement incomplet puisqu'une grande partie des contenus ont disparus et puisque l'on ne peut pas tout archiver. Il faut donc faire un choix.

La seconde et la troisième partie m'ont paru plus intéressante car nous entrons dans l'histoire du web proprement dites plutôt que dans les aspects méthodologiques. Pour cela nous avons accès à des exemples qui analysent aussi bien l'aspect culturel que l'aspect économique du web. Les contributions que j'ai le plus appréciées sont celles qui analysent l'usage du web par les groupes d'extrême droite des États-Unis et l'usage de la webcam. Dans le coté économique j'ai beaucoup aimé l'article concernant le développement du site internet de la BBC. Cet article nous montre très bien que le développement ne dépend pas seulement des aspects techniques ou des acteurs mais aussi des événements. En effet, certains événements particuliers ont obligé les acteurs de la BBC à changer leur manière de comprendre le web et de l'utiliser en direction d'un rapport plus étroit avec le citoyen devenu contributeur.

La dernière partie m'a moins intéressé et j'avoue ne pas avoir pris le temps de la lire avec attention. Elle concerne les défis de l'utilisation du matériel du web dans le contexte des musées et des archives. Comment créer une collection avec le web? Comment l'organiser? Et surtout, comment la présenter au public?

Étant donné que ce livre est le premier volume concernant l'histoire du web que j'aie parcouru je ne suis pas capable de faire une véritable critique. Le fait qu'il soit écrit en anglais est aussi un facteur important puisque ma lecture en a été un peu plus difficile. Cependant, le vocabulaire n'est pas particulièrement compliqué pour quelqu'un qui est habitué à lire en anglais. J'ai aussi trouvé les contributions intéressantes dans l'ensemble. Mais ce qui fait l'intérêt de ce livre c'est surtout qu'il s'intéresse à un champs scientifique encore marginal mais qui, à mon avis, ne peut que prendre de l'importance à mesure que le web prendra se développera. Il est donc important que ce champs se développe et que l'on réfléchisse à archiver sérieusement le web.

Image: Éditeur

24/06/2011

Shining Darkness par Mark Michalowski

Titre: Shining Darknessshingdarkness-drw_125.jpg
Auteur: Mark Michalowski
Éditeur: BBC 2008
Pages: 251

Je devrais, normalement, parler du film que j'ai vu hier mais j'ai besoin d'y réfléchir encore un petit moment. Donc, j'ai décidé de parler du dernier Doctor Who que j'ai terminé. Pour une fois le Docteur ne sait pas vraiment comment fonctionnent les choses autour de lui. En effet, il a décidé d'emmener Donna dans une galerie d'art de la galaxie d’Andromède. Hors, le Docteur ne connaît pas très bien cette galaxie. La première chose qui saute aux yeux c'est que les machines sentientes y sont nombreuses ce qui trouble Donna. Bref, comme nous sommes avec le Docteur il ne suffit pas d'attendre une heure pour que Donna soit enlevée par un culte d'organiques anti-machines. Le Docteur, lui, se laisse emmener par des pro-machines. Le second suivra le premier dans toute la galaxie à la recherche de parties d'une machine qui fait partie d'un plan que personne, ou presque ne connaît. Bien sur, on sait que ce plan ne peut que signifier la guerre et la destruction particulièrement pour ses probables victimes: les machines.

Bon, après la déception du tome précédent je suis content de dire que j'ai mieux apprécié ce roman. On retrouve Donna dans toute sa splendeur de rousse gueulant sur ses kidnappeurs et réussissant l'exploit de créer l'une des scènes que j'ai trouvé les plus drôles: sa transformation en déesse! Le Docteur, lui, me semble un peu plus mou que d'habitude mais bon on ne peut pas toujours être le meilleur. Mais ce qui fait l'intérêt de ce livre, mis à part la poursuite et l'enquête, c'est le message. Bien entendu, celui-ci n'est pas difficile à comprendre. En effet, il concerne le danger de considérer qu'une partie des personnes puissent être inférieurs à d'autres ou ne pas mériter certains droits. Cette idée revient régulièrement dans l'histoire tout en n'étant pas forcément revendiquée par des racistes purs et durs. Mais, comme le dit le Docteur, il est inutile de blâmer les autres pour la vie que l'on a sous prétexte qu'ils sont différents.

Image: BBC

23/06/2011

Les Ultras: extrême droite et droite extrême en Suisse, les mouvements et la presse de 1921 à 1991 par Claude Cantini

Titre: Les Ultras: extrême droite et droite extrême en Suisse, les mouvements et la presse de 1921 à 1991
Auteur: Claude Cantini
Éditeur: Éditions d'En Bas 1992
Pages: 176

Comme tous les autres pays la Suisse a eu son lot de mouvements pro-fascistes ou/et pro-nazys. Ils ont eu une certaine importance lors de la seconde guerre mondiale mais ils n'ont pas gagné assez d'influences pour influencer durablement les institutions du pays et sa politique. Néanmoins, ces mouvements ont existé et ont eu des effets. Pire encore, ils se sont renouvelés après la guerre et ont continué à former leur point de vue politique haineux et à infiltrer une partie de la société. Il est donc nécessaire de les étudier pour connaître leur provenance ainsi que leurs méthodes et puissances. C'est pourquoi ce livre est important. En effet, l'auteur nous y offre un panorama de tous les mouvements d'extrême droite que la Suisse a connu. Il le fait en deux parties, tout d'abord les mouvements avant 1945 puis ceux qui se sont créés après 1945 et jusqu'en 1991. Chacun de ces mouvements sont détaillés avec les membres principaux, la force de mobilisation ainsi que les buts généraux et organes de presse. Ce qui nous permet de connaître les liens entre eux ainsi que leur forces relatives.

Bien que j'aie trouvé ce livre très intéressant et qu'il m'ait donné énormément d'informations j'ai quelques critiques. En effet, je trouve dommage que le travail qui a été mené par l'auteur n'ait pas abouti à une analyse détaillée de la rhétorique, du fonctionnement et des liens sociaux de ces mouvements entre eux et avec la société. Bien sur, nous y trouvons un nombre impressionnant d'informations et ce livre réussit largement sont but en nous les offrant. Il est, en effet, très utile d'avoir un ouvrage dans lequel on puisse trouver tous les mouvements d'extrême droite connus en Suisse. Mais j'aurais apprécié avoir plus de profondeur dans l'analyse. De plus, je pense que ce livre mériterait aussi une mise à jours. En effet, il a été édité en 1992 et comptabilise les mouvements jusqu'en 1991. Nous sommes maintenant en 2011 et il y a sûrement eu des changements qu'il serait intéressant de connaître. Je trouve aussi dommage de ne pas avoir de références précises sur les sources et leur provenance. J'aurais, d'ailleurs, apprécié pouvoir les lire de manière plus détaillée avec un commentaire sur celles-ci. Cependant, comme je l'ai déjà dit, je salue l'effort de recherche très important qui a été fait dans le cadre de cet ouvrage.

21/06/2011

The doctor trap par Simon Messingham

Titre: The doctor trap518ouIKfnwL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Simon Messingham
Éditeur: BBC 2008
Pages: 249

La seconde aventure de Donna et du Docteur est un plus compliquée que la précédente. Le Docteur a reçut un signal de détresse. Comme il est lui il est obligé d'aller voir ce qui se passe pour aider les personnes qui ont envoyé ce signal qui qu'elles soient. Mais il y a quelque chose de bizarre avec ce signal et avec les personnes que le Docteur tente de sauver. Comme un sentiment d'irréel le prend. Il n'a pas le temps d'y penser puisque Donna et le TARDIS sont kidnappés. Le signal n'était-il qu'une diversion? Ce qui est certain c'est qu'un dictateur possédant une planète entière sur laquelle il vit seul à récolté les douze meilleurs chasseurs de l'univers. Ceux-ci font partie d'un jeu de chasse dont la proie est le Docteur lui même. Celui qui réussira à le tuer aura l'honneur d'être connu comme celui qui a éliminé le fameux Docteur. Mais est-ce vraiment le but du jeu?

Que dire? Déjà que ce livre m'a déçu. Bien entendu le scénario est intéressant. On met ensemble les douze meilleurs tueurs de l'univers et on regarde comment le Docteur s'en sort. Mais je n'ai pas aimé lire cette aventure. J'ai l'impression que l'auteur s'est embrouillé dans les multiples plans et pièges qu'il a imaginé. La lecture m'a donné une impression de grande confusion puisqu'il est difficile de savoir qui est qui et quel est le plan global. Bon, j'avoue avoir bien aimé que le méchant principal se fasse prendre par sa propre imagination. Mais était-il nécessaire d'y aller en faisant autant de circonvolutions? Un autre point que je n'ai pas vraiment apprécié est que Donna se retrouver seule alors que je pense que ces deux personnages fonctionnent beaucoup ensemble. Bref, je ne suis pas du tout convaincu par la prestation que ce livre nous offre.

Image: Amazon

20/06/2011

Ghosts of India par Mark Morris

Titre: Ghosts of IndiadrWhoGhostsIndia_125.jpg
Auteur: Mark Morris
Éditeur: BBC 2008
Pages: 249

Je suis plutôt content d'être passé à la partie des aventures du Docteur qui concernent Donna Noble. Celle-ci est probablement l'une de mes compagnes préférées non seulement à cause de l'actrice mais aussi de son caractère mordant. C'est donc avec pas mal d'intérêt que j'ai lu le premier livre qui la met en scène. Celui-ci nous emmène en 1947 à Calcutta. L'histoire nous apprend que ce n'est pas la période la plus heureuse de l'Inde puisque de nombreux troubles meurtriers ont eu lieu. Malheureusement, le Docteur apprend vite que les humains ne sont pas les seuls à se battre. En effet, il semble qu'un vaisseau alien laisse trainer des traces d'énergies qui ont pour particularité de faire muter et de rendre agressif ses victimes. De plus, des humanoïdes blancs semblent être en train de kidnapper les habitants de la ville. Heureusement, Gandhi sera là pour aider le Docteur.

Je dois dire que j'ai bien aimé ce livre surtout comparé au précédent. Ce n'est pas vraiment l'intrigue qui m'a plu même si celle-ci est mieux ficelée que la précédente. Non, ce qui m'a plus c'est le cadre qui me semble assez bien décrit pour un roman du genre mais surtout Gandhi. Malheureusement je ne connais pas l'histoire de ce personnage historique (et quand je dis historique j'entends un grand H) et je sais qu'il a connu des critiques. Mais j'ai beaucoup aimé son interaction avec le Docteur. Les deux, selon ce livre, aiment la vie et l'exploration. Mais, surtout, il est intéressant que l'auteur ait décidé de montrer, par la voix du Docteur, que Gandhi est meilleur que le Docteur. En effet, celui-ci tente de sauver ceux qu'il peut mais il a aussi un coté sombre qui peut le conduire à condamner et refuser sa pitié. En est témoin la manière dont il traite le méchant de l'histoire.

Image: BBC

The story of Martha par Dan Abnett, David Roden, Steve lockley, Paul Lewis, Robert Shearman et Simon Jowett

Titre: The story of MarthaStoryofMartha-DrWho_125.jpg
Auteurs: Dan Abnett, David Roden, Steve lockley, Paul Lewis, Robert Shearman et Simon Jowett
Éditeur: BBC 2008
Pages: 239

Ce livre est le dernier tome qui met en scène Martha Jones comme compagne du Docteur. Il prend place lors de l'année qui n'exista pas. Une année durant laquelle le Master, l'un des plus grands ennemis du Docteur et Timelord, a pris possession de la Terre et construit une flotte d'invasion. Lors de cette année qui vit la population de la Terre décimée et mise en esclavage Martha Jones a accompli une mission pour le Docteur. Une mission dangereuse mais dont nous n'avons pas eu l'histoire durant la série. Ce livre compte nous donner les événements qu'a connu Martha Jones alors qu'elle accomplissait ce que le Docteur lui avait demandé. Nous pouvons donc la suivre de l'Europe au Japon poursuivie par les soldats du Master alors qu'elle lutte avec les mots ayant en vue un jours précis pour déchainer les forces de la Terre contre le Master.

Pour ce livre qui souhaite compter les événements d'une année entière nous avons plusieurs auteurs. Chacun s'occupent d'une partie précise de l'histoire. Celle-ci est divisée en plusieurs parties, il y a les événements proprement dit et ce que Martha dit aux survivants qu'elle rencontre. Pour un fan de la série il est plutôt exaltant de connaître ce qu'il s'est passé au Japon et comment Martha a pu voyager. Malheureusement je ne trouve pas que la qualité des histoires soit à la hauteur. Je n'ai pas vraiment apprécié celles-ci que je trouve trop courtes pour être intéressantes. C'est un peu comme si on regardait un film en avance rapide. On se rend bien compte qu'il y a une idée derrière mais on n'arrive pas à apprécié le film. Quand à la trame principale j'ai l'impression qu'elle consiste surtout à brosser largement sur ce que la série nous a dit des voyages de Martha sans vraiment les développer. Même si on retrouve le Brigadier, ou du moins son fils, ce que tous les connaisseurs de la première série pourront apprécier. Bref, un bilan plutôt défavorable envers ce tome.

Image: BBC

19/06/2011

The many hands par Dale Smith

Titre: The many handsDrWho-TheManyHands_125.jpg
Auteur: Dale Smith
Éditeur: BBC 2008
Pages: 244

Après un petit voyage dans le futur on retrouve Martha et le Docteur dans le passé au XVIIIème siècle à Edinburgh. Les deux compagnons observent la magnifique vue qu'offre le château quand un homme se met à attaquer une voiture. Ni une ni deux le Docteur fait ce qu'il fait de mieux: il se crée des ennuis. Alors qu'il lutte contre l'homme qui a attaqué la voiture et que Martha tente de courir pour prévenir tout le monde des soldats les prennent en chasse. Mais quand la voiture s'arrête le Docteur et Martha comprennent avec stupéfaction que l'attaquant était mort bien avant de sauter sur le toit de la voiture. En effet, il a une cicatrice qui n'existe qu'après une autopsie. Il semble que quelque chose, ou quelqu'un, tente de faire revivre les morts. Il va falloir que le Docteur mette la main sur la personne qui en est responsable avant que les morts ne submergent les vivants entre leurs mains avides.

Je n'ai pas vraiment aimé ce tome. Dès le début j'ai eu l'impression que c'était mal parti. C'est plus une impression qu'un avis argumenté mais je trouve que le rythme n'était de loin pas parfait. Je n'ai jamais vraiment eu l'impression de savoir ou en était l'intrigue. On pourrait presque dire que l'intrigue semble s'être mise en place en même temps que le livre était écrit. C'est dommage car certaines idées étaient intéressante. Par exemple le besoin de l'un des personnages de retrouver son père même si, pour cela, il doit faire des choses qui ne peuvent pas être considérées comme bonnes. Je pense que l'on aurait pu se concentrer un peu plus sur l'aspect Frankenstein de l'histoire. J'ai tout de même apprécié que Martha se fasse arrêter pour avoir porté des pantalons. Il fallait bien que ça arrive un jours!

Image: BBC

17/06/2011

Snowglobe 7 par Mike Tucker

Titre: Snowglobe 7DrWho-Snowglobe7_125.jpg
Auteur: Mike Tucker
Éditeur: BBC 2008
Pages: 256

Martha souhaite des vacances et le Docteur n'a absolument rien contre. Il faut dire que les voyages avec le Docteur à bord du TARDIS sont loin d'être une promenade de santé. Entre les courses poursuites, les aliens meurtriers ou les humains obtus et les possibles fin du monde il y a du boulot! Ils souhaitent donc reprendre un peu leur souffle en se détendant sur l'une des meilleures plages du monde à Dubai. Du moins ils le croyaient puisqu'ils se retrouvent en plein désert, oui, mais de glace! Pas vraiment les cocotiers et la plage de sable en face d'une mer azur... Ils se rendent rapidement compte qu'ils se trouvent dans un gigantesque complexe mis en place pour sauver un environnement mis en danger par le réchauffement climatique: l'un des 20 dômes baptisés snowglobe. Ils s'aperçoivent aussi qu'ils n'y sont pas seuls. Un prédateur les poursuit sur la glace et, quand ils sortent du dôme, ils apprennent qu'une épidémie incompréhensible à suivit un accident qui s'est déroulé dans l'un des globes. Tous ces événements sont liés, une race de prédateurs aliens s'est réveillée au sein du dôme. Une race puissante qui se reproduit en tuant. Pour éviter un bain de sang le Docteur devra comprendre comment cette race fonctionne.

J'ai bien aimé ce tome, ce n'est pas à cause des personnages qui sont assez caricaturaux puisqu'on retrouve la leader brisée et le commandant obtus. Si j'ai apprécié ce livre c'est parce qu'ils montrent deux choses. Tout d'abord, un essai, imaginaire puisque c'est un roman, de sauver une partie de l'habita climatique de la Terre et de l'étudier. Et ensuite il montre que l'homme oubliera cette mission pour utiliser ces lieux comme des moyens de faire de l'argent. C'est donc une forme de condamnation du fonctionnement actuel de la société particulièrement en ce qui concerne les questions écologiques. On trouve aussi le Docteur aux prises avec sa conscience dans un problème bien précis. En effet, encore une fois, il doit faire face à la possibilité qu'il soit obligé de détruire une race entière. Oui, le docteur a souvent été coupable de génocide, dont celui de son propre peuple, bien que jamais il ne l'ai fait de gaieté de cœur et toujours pour sauver l'univers ou une autre race.

Image: BBC

Martha in the mirror par Justin Richards

Titre: Martha in the mirrorDrWho-MarthaInMirror_125.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2008
Pages: 245

Le château Extremis: ses donjons, ses couloirs sombres et humides, ses salles majestueuses, son histoire mouvementée par les guerres et les sièges, son jardin qui s'arrête abruptement sur le vide de l'espace. Comment ne pas être attiré par le meilleur parc à thème de la galaxie? Mais il semble que le Docteur et Martha sont arrivés un peu tôt puisque le parc n'est pas ouvert et que le traité qui l'inaugurera, la paix entre deux nations qui ont toujours connu la guerre, est sur le point d'être signé. L'histoire est en marche devant les yeux de nos deux voyageurs. Mais un meurtre remet tout en cause. Un meurtre étrange qui a été accompli à l'aide d'un bras de verre! Il faut donc se poser la question. Qui ne souhaite pas que le traité de paix soit conclu et, surtout, qui a perdu un bras?

Qui ne s'est jamais demandé si il y avait un autre monde à travers le miroir? Un monde inversé dans lequel on pourrait passer voir être enfermer. Cette idée existe depuis longtemps puisque Lewis Carrol lui-même a écrit sur le sujet. Mais si un miroir peut cacher un monde entier avec de nombreux individus comment peut-on le quitter? Bref, c'est un point que j'ai apprécié avec le château que j'adorerais pouvoir visiter si il existait réellement. Mais, encore une fois, l'intrigue est très simple à comprendre. J'ai trouvé le plupart des révélations à partir de la page trente sans faire trop d'effort. Bref, comme d'habitude un livre destiné aux fans de Doctor Who plus qu'à un large panel de lecteurs.

Image: BBC

13/06/2011

L'identité à l'ère numérique par Guillaume Desgens-Pasanau et Eric Freyssinet

Titre: L'identité à l'ère numérique2247080618_lib_fiche.jpg
Auteurs: Guillaume Desgens-Pasanau et Eric Freyssinet
Éditeur: Dalloz 2009
Pages: 170

Alors que l'on parle de plus en plus des problèmes liés aux nouvelles technologies de l'information et de la communication il est plutôt rare que l'on en fasse une véritable analyse. Il faut dire que ces technologies sont relativement neuves et que nous n'avons eu que peu de temps pour les comprendre. Personnellement, je pense même qu'actuellement personne n'est encore capable d'utiliser ces technologies. Ainsi, nous lisons souvent des articles qui montrent les dérives de l'Internet et ses effets sur la vie privée mais aucun n'essaie vraiment d'analyser les changements dans la vie privée qu'impliquent ces nouvelles technologies. C'est pourquoi il pourrait être utile de lire ce petit livre écrit par un polytechnicien et un juriste.

Ces deux auteurs ont divisé leur livres ont trois parties. La première pose la question de ce qu'ils nomment le corps identité. Sous ce terme ils analysent les effets de la biométrie sur la société. Bien qu'ils oublient le mouvement historique qui a mené à la mise en place d'une identité étatisée les auteurs concluent en démontrant un effet particulier de la biométrie. En effet, d'une identité peu sûre on passe à une identité quasiment certaine et imposée par le corps même vu par l'état. Une seconde partie pose la question des identité connectées. Autrement dit, la manière dont on s'identifie sur l'Internet et les réseaux sociaux. Les auteurs y analysent l'anonymat qu'ils considèrent comme plutôt positif bien qu'utopique. Mais ils y montrent surtout comment un individu peut être identifié via les réseaux. Ce qui démontre que toutes les traces que nous laissons sur Internet peuvent permettre de créer un portrait robot de nous même. Enfin, on termine sur l'identité mémorisée qui pose la question de l'archivage des informations. Ce qui permet aux auteurs de réfléchir sur le droit à l'oubli en articulation avec un archivage nécessaire pour les recherches policières (et historiques bien qu'ils n'en parlent pas). En conclusion, les auteurs lancent quelques pistes de réflexions concernant la vie privée, les relations entre l'état et les citoyens et une réflexion sur la preuve.

Bien que le sujet m'intéresse je me suis profondément ennuyé lors de la lecture de ce livre. Bien entendu, les propos développé par les auteurs sont utiles et intéressants mais ils sont aussi peu passionnant. Il faut dire que nous nous trouvons face à un livre qui analyse surtout les conséquences juridiques des nouvelles technologies plutôt que les conséquences sociales. Ainsi, je trouve que les auteurs sont passé à coté d'un certains nombres de points qu'il faudrait analyser. Par exemple, la construction de l'identité dans le cadre des NTIC est très peu développée. Les auteurs ont aussi totalement passé à coté du mouvement historique qui mène l'état à la mise en place d'une identité certifiée par lui-même. On a l'impression, à la lecture, que l'on passe d'une sorte d'impossibilité de mettre en place une identité à une obligation, pour les citoyens, d'accepter une identité basée sur leur propre corps. Hors, d'autres ouvrages montrent qu'inscrire l'identité selon le corps est un mouvement qui existe depuis des centaines d'années. Bref, un livre intéressant mais qui passe à coté d'un certain nombre de points importants et qui n'est de loin pas passionnant à lire.

Image: LGDJ

09/06/2011

Peacemaker par James Swallow

Titre: Peacemakerdrwhopeacemaker_125.jpg
Auteur: James Swallow
Éditeur: BBC 2007
Pages: 239

Martha et le Docteur souhaitaient se faire un cinéma et, pourquoi pas, un bon vieux western sur la planète Hollywood. Malheureusement le cinéma a fermé à cause d'une séance qui a été un peu trop réaliste pour la santé des spectateurs et l'infrastructure du bâtiment. Et c'est à ce moment qu'un idée a traversé l'esprit du Docteur. Pourquoi aller voir un western quand on peut vivre le western! Le TARDIS les emmène donc directement au XIXe siècle dans une petite ville typique avec son saloon, son shérif et ses joueurs de cartes tous plus tricheurs les uns que les autres. Mais cette ville vient de sortir d'une épidémie particulièrement dangereuse. Hors, les habitants semblent agir comme si de rien n'était et ne portent aucune marques de la maladie. Il semble qu'un guérisseur itinérant face le tour des villes et vende ses services. Pourtant, les potions qu'il a laissé derrière lui n'ont aucun effet bénéfique. Le mystère s'épaissit quand des hors la loi demandent ou ils peuvent trouver le guérisseur et menacent la population avec des armes à énergie.

La conquête de l'ouest, qui n'a pas voulu connaître cette recherche d'espace vierge et sans loi. Cette conquête semble être tellement incarnée dans l'histoire américaine que certains disent que la conquête de l'espace n'en est que l'un des avatars. Le Docteur ne peut qu'être heureux et s'amuser comme un petit fou et nous avec lui. Il faut aussi avouer que le stetson lui va bien et que j'arrive très bien à l'imaginer galopant dans le désert. Mais bon, il faut bien avouer que ce tome n'est pas le meilleur qui aient été écrits. Bien que les ennemis qui y sont décrits sont intéressants puisqu'ils sont des armes les événements sont assez faciles à deviner. De plus, les personnages de la ville sont plutôt stéréotypés puisque l'on a le shérif rude, le fils qui veut se venger et les tricheurs à la gâchette facile. Mais bon, quand on aime on pardonne n'est ce pas?

Image: BBC

08/06/2011

Les féministes et le garçon arabe par Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé

Titre: Les féministes et le garçon arabe41XR5A441GL._SL500_AA300_.jpg
Auteurs: Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé
Éditeur: Éditions de l'Aube 2004
Pages: 106

Le féminisme est l'un des courants de recherche qui m'intéressent le plus. Ce n'est pas seulement parce qu'il analyse la manière dont est formée la société sur des inégalités entre les sexes biologiques ou en expliquant la formation des sexes sociaux mais aussi parce que le féminisme possède un courant politique historiquement fort. C'est pourquoi, assez souvent, j'emprunte des livres de théorie et de recherche féministes. Ce petit livre est écrit par deux auteurs qui souhaitent critique le féminisme consensuel actuel et, surtout, critiquer sa complicité avec une forme de racisme antiarabe en France.

En effet, alors que la France a accepté les luttes contre les inégalités sexuelles et les atteintes existes elle connaît encore, comme la Suisse, de nombreuses inégalités qui ne sont pas résolues. Alors pourquoi le féminisme est-il disqualifié? La première intervention essaie d'expliquer cette échec du féminisme. Il montre que celui-ci a accepté une forme de naturalisation de l'idée du féminin et du masculin alors que ce qui était le plus radicale dans ces théories était, justement, la remise en cause de ces différences. Selon l'auteur c'est justement cet perte du sens radical des luttes qui a créé une forme de piège pour le féminisme actuel qui est passé soit dans la lutte des sexes considérée comme violente et fondamentalement antihomme soit dans une mollesse que nous connaissons actuellement. Hors, c'est la création des catégories même qu'il faudrait questionner et déconstruire.

La seconde intervention concerne la manière dont la société française utilise son rapport avec les hommes arabes pour "oublier" ses propres inégalités en surmontrant celle d'une catégorie dominée de la population française. L'auteure y explique que les hommes et femmes des cités sont enfermés dans une identité sexuelle caricaturales. Ainsi, les garçons doivent être des hommes survirils et les filles des femmes soumises ou alors accepter le risque du viol. Cet enfermement permet à une catégorie élitaire de la France de se poser comme garante de la modernité, en aidant des femmes dites désaliénées des cités, face à une forme d'archaïsme pervers voir barbare des hommes arabes. C'est donc une condamnation de cette forme de racisme qui ne s'avoue pas que pratique l'auteure.

J'ai beaucoup aimé ce petit livre qui permet, rapidement, de déconstruire un discours relativement commun aujourd'hui. Celui-ci caricature les arabes et la civilisation musulmane en les considérant comme fondamentalement sexiste et homophobe alors que notre propre société, caricaturée comme moderne et civilisée, est loin d'être parfaite de ce coté là. Les auteurs nous montre que, historiquement, la civilisation arabe est même plus tolérante que la civilisation chrétienne et que les récentes attaques homophobes et sexistes sont une forme d'occidentalisation de la société arabe qui, il y a peu de temps, acceptait les rapports fraternels voir plus ambigus, entre homme. Il m'a aussi permis de trouver un renouvellement de mon intérêt pour les théories queer que j'étudierais un de ces jours.

Image: amazon

06/06/2011

The pirate loop par Simon Guerrier

Titre: The pirate loopdrwhopirateloop_125.jpg
Auteur: Simon Guerrier
Éditeur: BBC 2007
Pages: 239

Martha souhaite visiter le Brilliant. Un vaisseau mystérieux qui a disparu peu avant le déclenchement d'une guerre à l'échelle de la galaxie. Il faut dire que le Docteur vient de lui en parler tandis que des robots tentaient de régler leurs propres différents en tuant les deux seuls être organiques du coin. Bien que le Docteur ne soit pas très heureux de cette idée il décide d'aller enquêter pour comprendre pourquoi le Brilliant a disparu. Mais il y a des règles! Ne pas être impliqué et ne rien changer à l'histoire! Malheureusement, au lieu d’atterrir le TARDIS se crash dans la salle des machines du vaisseau. Pire encore, le mode de propulsion expérimental utilisé par le Brilliant est sur le point d'exploser! Et pour ne rien arranger le Brilliant a été abordé par des pirates. Ils ne sont peut être que trois mais il faudra s'en occuper.

Nous avons déjà eu une histoire de pirate avec le Docteur. The resurection casket était très sympathique et j'aime bien les pirates même si je sais qu'ils ne sont pas aussi romantique dans la réalité qu'on ne le dit à Hollywood. Ici nous n'en avons que trois mais ils sont très drôles. Non seulement ils sont un peu bête et naïf mais, en plus, ils sont incapable de tuer quelqu'un. En effet, toutes personnes mortes revient automatique à la vie. Bien que ce soit utile cela semble ennuyer ces pauvres pirates qui ne trouvent pas ceci très juste. D'ailleurs on meurt beaucoup dans ce livre. Rory, de la saison cinq et six, y serait sûrement très heureux. Le plus intéressant reste les quelque sous-entendu sur les classes dominées que l'on peut lire dans ce tome. En effet, les humains semblent avoir créé des êtres génétiquement modifiés qui s'occupent de toutes les tâches salissantes. Ce sont donc des êtres inférieurs considérés et conçus comme tel à tel point que certains n'ont même pas la capacité de parole! Un tout petit peu d'imagination peut facilement nous mener à réfléchir sur qui fait le travail salissant dans notre propre société occidentale.

Image: BBC

Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif par Vincent Giraudier

Titre: Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif41MtRemI76L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Vincent Giraudier
Éditeur: Tallandier 2009
Pages: 268

La période de l'occupation de la France par les armées allemandes a donné lieu à de nombreuses publications. Mais il semble qu'elles soient peu nombreuses quand il s'agit d'analyser la manière dont le régime de Vichy a mis en place un régime d'internement administratif. Mais il ne faudrait pas croire que ce type de prisons soient originaire spécifiquement des régimes fascistes. C'est pourquoi l'auteur commence par définir et historiser les camps d'internement français. On y apprend qu'ils sont originaires de la troisième république et qu'ils se sont surtout développé après la Première Guerre Mondiale. D'un régime d'immigration ouvert la France est, en effet, passée à un régime d'immigration de plus en plus strict avec la mise en place de camps pour les étrangers. Ceux-ci peuvent aussi bien être des républicains espagnols que des réfugiés allemands ou autrichiens fuyant le régime nazi. Mais la république semble aussi avoir mis en place la prémisses d'un internement des français dangereux pour la patrie. Les citoyens visés étant souvent des communistes.

Ainsi, Pétain hérite d'une infrastructure législative et physique déjà constituée. Mais Pétain utilisera ce régime d'internement administratif non seulement contre des catégories d'étrangers ou d'opposants mais aussi, et en premier lieu, pour emprisonner préventivement ceux qu'il accuse d'être responsable de la défaite de 40. Alors qu'un cour spéciale est mise en place à Riom les "suspects" sont emprisonnés et soumis à un régime très strict qui contrôle les allées et venues et interdit aux internés de se voir et de se parler. Mais, tandis que la cour continue ses travaux qui aboutiront sur un échec, le régime de Vichy commence à utiliser cet internement pour de nombreuses autres personnes. Nous pouvons donc y trouver aussi bien des résistants notoires que des vichyistes victimes de révolutions de palais et des personnes internées par erreur. L'auteur nous brosse, à la fin, un tableau de lois qui ont été mises en place seulement pour Pétain et qui implique que ce dernier peut se débarrasser très facilement de toutes les personnes qu'il juge gênantes. C'est donc un système particulièrement arbitraire qui nous est présenté.

La lecture de ce livre m'a très intéressé. J'y ai appris de nombreuses choses concernant le fonctionnement judiciaire du régime de Vichy mais aussi des différents acteurs qui se côtoient dans cette époque. Ainsi, j'ai appris l'existence de groupes d'extrême droite très obscurs que je souhaiterais connaître un peu mieux. De plus, je n'avais pas idée que la France avait connu un aussi grand nombre de camps d'internement. Certains se trouvant dans des lieux actuellement touristiques comme l'île d’Yeux ou Montélimar. Mais ce qui est le plus intéressant dans ce livre c'est de pouvoir voir à quel point ce régime tente de fonctionner avec les oripeaux de la légalité alors qu'il n'est qu'arbitraire.

Image: Amazon

03/06/2011

Wishing Well par Trevor Baxendale

Titre: Wishing Welldrwhowishingwell_125.jpg
Auteur: Trevor Baxendale
Éditeur: BBC 2007
Pages: 239

Rien de tel que des scones avec de la confiture et un peu de crème n'est ce pas? Le Docteur et Martha sont absolument d'accord (et moi aussi par la même occasion) et s'apprêtent à rendre visite à un salon de thé anglais pour prendre ce petit plaisir. Le TARDIS apparaît donc dans les environs d'un petit village typiquement anglais qui, malheureusement, ne possède aucun salon de thé. Ce n'est pas si grave puisqu'il possède deux choses très intéressantes: un puits à vœu et un pub nommé malicieusement Drinking Hole. Dans ce dernier les deux amis rencontrent une grande partie des habitants du village ainsi que trois autres touristes. Ceux-ci disent préparer un guide mais, en fait, ils viennent creuser aux abords du puits car une légende dit que celui-ci cache un trésor digne d'un roi! Mais le Docteur ne pense pas que ce soit la seule chose qui s'y cache. Il pense qu'un monstre s'y s'est terré et qu'il ne faut surtout pas lui permettre de vivre car il se pourrait que rien ne puisse lui résister.

Mis à part m'avoir donné l'envie de manger des scones qui sont, probablement, l'un des plats les plus délicieux au monde tout en étant l'un des moins sains, ce livre se trouve dans la tradition des histoires de fantômes qui semblent être nombreuses en Grande Bretagne. Nous pouvons aussi y trouver, comme toujours, la petite morale qui justifie le livre en entier. Celle-ci est très facile à reconnaître et attaque l'avidité. Je pensais aussi me retrouver avec une refonte de The Stone Rose qui s'attaquait au thème de la dangerosité des vœux. J'ai donc été agréablement surpris de retrouver une autre histoire dont j'ai plutôt apprécié le développement. Le Docteur est toujours aussi doctoresque et savant alors que Martha gagne encore un peu de galon en étant un minimum utile et courageuse. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Angela que j'ai trouvé particulièrement drôle et savoureux.

Image: BBC

30/05/2011

Wetworld par Mark Michalowski

Titre: WetworldDrWho-Wetworld_125.jpg
Auteur: Mark Michalowski
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Le Docteur et Martha sont en route pour prendre le déjeuner. Mais il y a une incompréhension, Martha pense que le Docteur l’emmène à New York dans l'un des restaurants les plus luxueux du monde alors que le Docteur est convaincu que Martha a compris qu'il parlait d'une autre planète remplie d'aliens. Mais bon, aucun des deux n'aura l'occasion de s'expliquer puisque, encore une fois, le TARDIS décide de s'en mêler en atterrissant sur la planète Sunday qui vient d'être colonisée par quelque centaines d'humains. Bon, atterrir n'est pas vraiment le bon mot puisque le vaisseau du Docteur s'enfonce presque immédiatement dans un marais laissant le Docteur à l'extérieur et Martha seule à l'intérieur dans une splendide robe. Le temps que le Docteur trouve de l'aide Martha aura réussi à se faire enlever et le Docteur réussira à trouver que des événements étranges se déroulent sur Sunday. Des événements qui impliquent des loutres et une hausse de leur intelligence.

Encore une fois, un tome que j'ai plutôt apprécié. Il faut dire que le Docteur semble toujours aussi bien décrit et que cela fait beaucoup pour me donner une bonne impression. Ainsi, le livre est constellé de répliques doctoresques suivies d'une forme plus ou moins élevée d'incompréhension de la part des gens qui l'environnent. Je trouve aussi que l'aspect très peu modeste de ce cher Docteur est très bien mis en avant (au cas ou certains ne l'avaient pas remarqué). Sinon, j'ai apprécié l'idée de l'alien que je n'avais jamais vue nulle part. Ce monstre qui utilise l'intelligence des animaux en créant une forme de réseau est très intéressante. Pour ne rien changer Martha, par contre, est toujours aussi inutile et accompli gaffes sur gaffes en brisant la couverture du Docteur. Heureusement, personne n'a le temps de demander à ce dernier de se justifier. Bon, il y a quand même deux trois moments ou cette chère Martha est utile mais c'est rare.

Image: BBC

26/05/2011

Sick Building par Paul Magrs

Titre: Sick BuildingDrWho-SickBuilding_125.jpg
Auteur: Paul Magrs
Éditeur: BBC 2007
Pages: 243

Cette fois le Docteur ne peut rien faire. En effet, rien n'a jamais réussi à échapper aux Voracious Craw. Ces êtres sont non seulement gigantesques mais aussi affamé et capable de détruire une planète entière. L'un de ces êtres colossaux se trouve sur une planète habitée par une seule famille. Mais le Docteur pense tout de même qu'il faut les prévenir au cas ou ils ne seraient pas au courant du danger. Mais Martha et le Docteur se retrouvent au milieu d'une famille des plus étranges. Ils sont au courant oui mais ils ne se préparent pas. Ils continuent de vivre dans leur maison parfaite et luxueuse entouré de robots. Mais ces derniers ne sont-ils que des robots ou leur sophistication leur a-t-elle permis de réfléchir par eux-même? Dans ce cas il n'est pas forcément intelligent de les utiliser pour les abandonner. Dans le même temps, l'influence du Voracious Craw se fait de plus en plus sentir sur les appareils électroniques de la maison mettant en danger tous ses occupants.

Rien de tel que de vivre dans le luxe et l’opulence servit par des robots sur une immense propriété n'est ce pas? Ce n'est pas ce que le Docteur pense. Et ce livre nous montre comment le luxe de ne rien faire peut mener à la paresse. Une paresse telle qu'elle aboutit à un manque d'esprit de survie et même d'initiative. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai apprécié ce tome. La seconde étant l'aspect dangereux de la maison même. Que faire lorsque sa propre demeure se retourne contre sois? C'est ce que nous observons se dérouler dans ce tome sans trop de surprises. Mis à part ces deux points j'ai apprécié les différentes références à la série. En particulier les pensées de Martha, un peu résignées, concernant Rose.

Image: BBC

25/05/2011

Forever Autumn par Mark Morris

Titre: Forever AutumnDrWho-ForeverAutumnHB_125.jpg
Auteur: Mark Morris
Éditeur: BBC 2007
Pages: 245

Dans une petite ville des États-Unis juste avant Halloween des enfants creusent au pied d'un arbre très ancien. Ils en sortent un livre qui semble être doué d'une vie propre et le lisent à haute voix. Au même moment, le TARDIS enregistre un pic d'énergie alien dans la même ville. Martha et le Docteur partent, donc enquêter. Ils arrivent dans une ville remplie d'une brume verte qui semble rendre tout le monde susceptible. Il apparaît que cette brume a un effet sur le psychisme des personnes. Le Docteur et Martha observent aussi de nombreux évènements étranges comme des feuilles semblant avoir forme humaine et des chats agissant bizarrement. Il semble qu'une forme ancienne agisse en secret sous la ville et utilise une science si antique qu'elle ressemble étrangement à de la magie.

J'ai été très agréablement surpris par ce tome. En effet, une petite ville américaine, l'aube de la fête des morts, une brume verte et un grimoire ancien tout cela autour d'aliens à tête de citrouilles. On pourrait penser que l'auteur en fait trop dans l'atmosphère et que cette dernière est un peu classique. Mais tout ceci marche très bien. Il faut dire, aussi, que la personnalité du Docteur fait beaucoup pour le plaisir de la lecture. On retrouve presque le Docteur joué par Tennant qui adore les bananes et qui utilise des mots un peu étrange. A coté de lui, Martha semble continuer à prendre un peu d'intérêt même si elle continue de jouer son rôle éternel d'otage pendant quelques pages. Au moins, pour une fois, elle est utile! J'ai tout de même compris rapidement la forme que prendrait l'attaque des aliens mais elle reste intéressante. Bref, probablement le meilleur tome qui mette en scène Martha Jones.

Image: BBC

23/05/2011

Wooden heart par Martin Day

Titre: Wooden heartwooden.gif
Auteur: Martin Day
Éditeur: BBC 2007
Pages: 247

Il semble que même l'espace le plus vide ne peut être exempt d'ennui pour le Docteur. Comme on le sait, le TARDIS a tendance à emmener le Docteur ou il peut être utile plutôt que de le laisser atterrir ou il le souhaite. Cette fois nous sommes au milieu de nul part et pourtant un vaisseau scientifique est visible. Curieux, le Docteur ne peut que souhaiter y entrer pour comprendre ce qu'il fait là. Les deux amis entrent donc dans ce qui semble être une prison scientifique. Mais tous ses habitants semblent être mort instantanément. Et pourtant, des signes de vies contradictoires sont détectés par l'ordinateur du bord. Bien entendu, le Docteur ne peut pas résister à enquêter d'autant que le TARDIS est coincé prêt de l'un de ces signes de vie. Mais quand ils arrivent près de l'endroit ou le TARDIS est censé être ils trouvent une porte avec, de l'autre coté, une immense forêt. Ils sont rapidement trouvé par un chasseur qui les emmène à son village. Un village que le désespoir a rempli puisque ses enfants disparaissent l'un après l'autre. En même temps que de tenter de retrouver les enfants le Docteur devra aussi répondre à une question: d'où vient ce monde qui n'existait pas il y a à peine quelques heures?

Après les deux déceptions précédentes ce tome est un rafraîchissement. D'autant que, pour une fois, je n'ai pas immédiatement compris l'intrigue. Alors qu'est ce que j'ai apprécié dans ce livre? Martha y est toujours autant amorphe mais elle semble commencer à penser par elle-même de temps en temps ce qui est, il faut le dire, plutôt agréable. J'ai aussi beaucoup apprécié la Dazai. En effet, il est rare qu'un personnage arrive à répondre aux remarques du Docteur. Mais ce qui est intéressant c'est le fond de l'intrigue. Au-delà de la simple lutte contre le bien et le mal l'auteur semble poser la question de la constitution du bien et du mal. Est-ce que le mal est dû à l'environnement et à la génétique ou alors implique-t-il le libre arbitre? Je suis, bien entendu, influencé par mes études et je sais que certains environnement sont plus favorables à une activité dites criminelle que d'autres. Mais, comme l'auteur, je pense que le dernier facteur, et le plus important, est le libre arbitre. Nous sommes tous inscris dans un environnement, oui, mais nous avons le choix de nos décisions. Sans cette liberté de décisions la vie n'a pas de sens. Nous ne serions que des robots sans émotions. Bref, le mal et le bien sont des constituants essentiels de la vie et s'y incarnent sous forme de décisions plus ou moins grises plutôt que blanches ou noires.

Image: BBC

22/05/2011

Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944 par Nicolas Chevassus-Au-Louis

Titre: Savants sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944
Auteur: Nicolas Chevassus-Au-Louis
Éditeur: Seuil 2004
Pages: 251

Ce livre répond, semble-t-il, a un vide historiographique. En effet, selon l'auteur, les recherches sur les compromissions et résistances des scientifiques français lors de la seconde guerre mondiale et de l'occupation sont rares. Il souhaite donc créer une forme d'attention envers ce point particulier de l'histoire en écrivant ce livre. Pour cela, l'auteur offre, selon ses propres mots, un double travail. Une partie du livre est, avant tout, une recherche précise des faits en utilisant un nombre impressionnant de recherches, de mémoires ou d'archives. Ce qui lui permet, dans un second temps, d'écrire une histoire de douze scientifiques et de leurs actions lors de l'occupation durant laquelle il ne donne pas les références (celles-ci sont inscrites en fin de chapitre avec un commentaire). Pour, encore une fois, reprendre les mots de l'auteur nous nous trouvons face à un livre en trois parties.

La première se compose d'un seul chapitre sur près de 80 pages. Celui-ci permet à l'auteur de mettre en place le contexte de l'époque qu'il soit scientifique ou proche du champs scientifique. Ce chapitre est aussi l'un des deux seuls durant lequel l'auteur met en place un appareil de notes de bas de pages. Bref, en l'écrivant l'auteur nous permet de nous rendre compte de la force de la science française durant l'entre deux guerres et l'occupation. Il nous montre les choix politiques de ces derniers. Ceux-ci peuvent aussi bien fuir que rester et s’accommoder de l'occupant ou alors résister ou collaborer. L'auteur nous montre aussi comment le champs scientifique français a été touché par les réformes et les lois anti-juives.

La seconde partie se compose d'une douzaine de chapitres. Chacun de ceux-ci présente un événement ou un scientifique particulier. Ce qui permet à l'auteur de nous montrer quels ont été les différentes réactions face à l'Allemagne. Que ce soit l'opportunisme, la résistance relative et remise en question d'un Jolliot ou la collaboration d'un Georges Montandon. Mais ce que nous montrent ces chapitres c'est surtout une forme d’accommodation face à l'occupation. Les scientifiques tentent de faire leur métier et de garder un certains prestige à la science française tout en essayant de ne pas trop attirer l'attention des forces occupantes. Dans le même temps, le gouvernement de Vichy essaie de contrôler la science et de la réformer en créant de nouveaux instituts qui furent gardé après la Libération.

Enfin, le dernier chapitre et aussi la dernière partie tente d'expliquer pourquoi les scientifiques ont été aussi peu atteint par l'épuration d'après guerre. En effet, selon l'auteur, contrairement aux écrivains, les scientifiques furent rarement atteint par la justice et il n'y eut pas de débats aussi intenses qu'entre les écrivains. L'explication semble se trouver dans l'autonomie du champs scientifique. Alors que les écrivains ont été mis au service de l'occupant et de Vichy d'une manière intense les scientifiques ont été délaissé par l'occupant. Celui-ci ayant une piètre opinion de la science française. De plus, les réformes de Vichy en vue de contrôler la science française semble avoir toutes échoués. Donc, même si certains hommes de sciences étaient très proches des nazis et de Vichy, il n'y eut pas une collaboration aussi importante vis à vis de l'opinion publique mais plutôt une accommodation plus ou moins forte. Les résistants et les collaborateurs ne furent que relativement rare chez les scientifiques.

Mon avis sur ce livre est positif. L'auteur, cela se sent, a lu une grande partie de la littérature disponible sur le sujet et sur l'époque et en fait une large utilisation pour prouver ses propos. La lecture est, de plus, très agréable. Je trouve que le sujet est particulièrement intéressant et j'ai beaucoup apprécié les explications de l'auteur sur le rapport particulier des scientifiques avec l'occupant et Vichy. Je suis, personnellement, pas loin d'être convaincu par les positions de l'auteur. Mais j'ai, tout de même, des critiques. La première c'est que certains points auraient pu être largement décrit plus en profondeur. En fait, les douze chapitres bibliographiques auraient pu devenir un livre entier dans lequel on aurait examiné d'une manière plus précise les événements. Ce livre n'ayant qu'un but synthétique et une vue large sur les événements ce n'était, évidemment, pas possible de développer autant les recherches. J'ai, tout simplement, été frustré et je souhaite en savoir plus ce qui est aussi un but de l'auteur. Le second point c'est que, bien que je le comprenne, je n'aime pas l'idée de noter les références en fin de chapitres. Je préférerais les rencontrer directement dans le texte sous formes de notes de bas de pages ce qui me permettrait de savoir ce qui a été utilisé à quel moment. Mais ce n'est qu'un détail et mon avis sur ce livre reste favorable d'autant que l'auteur permet de mieux connaître un aspect oublié de l'occupation.

Image: Éditeur

9782020613330.jpg

19/05/2011

The last dodo par Jacqueline Rayner

Titre: The last dodododo.gif
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 247

Me revoici alors que je viens de terminer le second tome mettant en scène Martha Jones comme compagne du Docteur. Cette dernière a un peu de mal à décider ou partir quand le Docteur lui demande qu'elle est sa préférence. Il est vrai que lorsqu'on a l'univers entier à disposition il peut être difficile de faire un choix. Mais un éclair de génie illumine ses idées quand elle décide d'aller voir un dodo. Quand on possède un ami avec une machine à voyager dans le temps il est toujours sympathique d'aller voir une espèce menacée dans son environnement naturel. Oui mais le deux compagnons se retrouvent dans le musée des Derniers (traduction un peu mauvaise de Last One mais bon...) dans lequel tous les dernier exemplaires de chaque races de l'univers sont exposés en animation suspendue. Mais certaines espèces sont volées depuis quelque temps et le Docteur, bien qu'il n'aime pas l'idée de ce musée, essaiera de trouver qui est le coupable et ce avant que la directrice se rende compte qu'elle se trouve face à l'un des spécimens les plus précieux de l'univers: le dernier des Seigneurs du Temps.

Comment dire que je n'ai vraiment, mais vraiment, pas aimé ce tome tout en restant polis? Je ne sais pas ce qui m'a le plus ennuyé dans ce livre. L'idée que ce soit une sorte de journal intime de Martha ou alors la stupidité affligeante de cette dernière. Il est vrai que Martha Jones semble être l'un des compagnons du Docteur les moins appréciés et qu'elle n'est pas à la hauteur de Rose Tyler ou Donna Nobble. Mais, dans ce livre, elle est particulièrement affligeante en accomplissant gaffes sur gaffes sans rien comprendre à ce qui l'entoure. Bon, comme d'habitude, j'ai compris une bonne partie de l'intrigue à la page cent. Ce qui n'est pas habituel c'est que j'ai compris l'intrigue générale dès la page vingt! Cependant, pour laisser un point positif, j'ai bien aimé l'idée de présenter des espèces terrestres sous forme de fiches d'infos lors de la lecture. On se rend aussi rapidement compte que ce livre peut être dirigé contre les zoos qui mettent les animaux en cages pour de l'argent ou, plus généralement, contre un comportement humain un peu envahissant qui consiste à détruire ce qui l'entoure. Mais ceci est bien mince pour rattraper le reste du livre. Bref, soit je n'ai pas de chance avec Jacqueline Rayner dont je n'ai apprécié aucun des livres jusqu'à présent soit c'est l'auteure qui est en cause.

Image: BBC

17/05/2011

Sting of the Zygons par Stephen Cole

Titre: Sting of the Zygonszygons.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2007
Pages: 248

Encore une fois le Docteur n’atterrit pas ou il le souhaite. Plutôt que l'Allemagne il se retrouve en Angleterre et plutôt que Berlin il se retrouve à Lake District en 1909. Autrement dit, très loin de la destination promise à Martha! Mais bon, on ne sait jamais et puis le paysage est beau alors pourquoi pas faire un petit tour en voiture d'époque? C'est en s'y essayant que le Docteur et Martha apprennent que tous les chasseurs du pays accourent au Lake District pour chasser un monstre qui a détruit un village entier. Le Docteur se rend vite compte que ce monstre n'est pas terrien et qu'il appartient à une race alien peu portée sur l'amour et la tranquillité. Il lui faudra donc trouver ou ils se cachent et pourquoi ils agissent aussi bizarrement.

Je l'avoue, je n'ai pas aimé ce tome. Je ne sais pas vraiment ce qui m'exaspère le plus. Peut être les manières un peu caricaturales des personnages? Peut être est-ce l'intrigue dont je pouvais voir les ficelles principales à des kilomètres (bien qu'il soit vrai que cela m'arrive souvent avec les livres Doctor Who)? Ou alors est-ce Martha qui n'est définitivement pas la compagne du Docteur que je préfère? Ou alors les aliens dont je n'aime pas trop le comportement ni la description. Pour une race intelligente je trouve qu'ils agissent d'une manière singulièrement stupide. Bref, je pense que c'est l'un des tomes que j'ai le moins apprécié jusqu'à présent.

Image: BBC

15/05/2011

"Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genève par Carole Villiger

Titre: "Notre ventre, leur loi!" Le mouvement de libération des femmes de Genèveartoff201.jpg
Auteure: Carole Villiger
Éditeur: Alphil 2009
Pages: 151

Je m'intéresse régulièrement au féminisme dans le cadre de ce blog. Mais je n'ai pas encore présenté de livre qui analyse un mouvement particulier de la lutte féministe. D'ailleurs, les mouvements sociaux, féministes comme non féministes, font aussi partie des thèmes qui m'intéressent. C'est pourquoi j'ai décidé de lire ce livre qui m'intéressait depuis longtemps. Cet ouvrage semble avoir tiré beaucoup d'informations du travail de mémoire de l'auteure, Carole Viliger, actuellement en train d'écrire sa thèse de doctorat. Il tente d'analyser les origines, les actions mais aussi la construction interne et la fin du MLF de Genève en une petite centaine de pages.

Nous y apprenons beaucoup de chose sur le mouvement néo-féministe en général et sur le MLF de Genève en particulier. Il apparaît que ce mouvement prend naissance dans la vague d'un renouveau mondial du féminisme qui ne lutte plus pour des droits politiques mais pour une remise en cause globale de la société. Ce qui ne peut que créer des frictions avec les anciennes militantes qui agissent d'une manière moins tapageuse. Ainsi, les thèmes de lutte du MLF concerne avant tout la sexualité et le corps féminin ainsi que la division sexuelle du travail. La lutte en faveur de ces thèmes se font sur le ton de la dérision et de l'humour mais aussi par des actions plus spectaculaires. Ainsi, les militantes n'hésitent pas à perturber des congrès ou des colloques de médecin ou à occuper des locaux voir des bureaux administratifs. Mais il ne faudrait pas croire que le mouvement est exempt de problèmes. Non seulement il doit faire face à une division interne sur les méthodes d'action et à des attaques externes mais il doit aussi se poser la question de la manière dont il traite ses militantes lesbiennes. Cette problématique semble avoir conduit à une forme de scission dans le MLF. De plus, après dix ans le mouvement s’essouffle et laisse la place à un féminisme plus institutionnel et moins révolutionnaire.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Il est très bien écrit ce qui permet de le parcourir avec plaisir sans s'ennuyer en apprenant énormément de choses sur le MLF. De plus, j'ai beaucoup apprécié l'aspect critique envers le fonctionnement interne du MLF de Genève qui permet de se rendre compte qu'il n'est de loin pas parfait et absent de formes de dominations interne. J'ai tout autant apprécié que le livre soit constellé de tracts et de caricature écrites par le mouvement. En effet, voir les sources permet de se rendre compte de leur style et leur ton ainsi que de savoir comment elles sont véritablement. Ce que nous ne pouvons pas avoir avec de simples citations. Je suis aussi très favorable envers la démarche de l'auteure. En effet, aux cotés des sources écrites elle met en place des sources orales qui lui permettent de préciser certains points. C'est, donc, à mon avis un très bon livre de synthèse sur le sujet. Bien entendu, j'aurais aimé avoir plus d'informations sur certains points comme l'épisode de l'occupation des locaux d'un bistro de Genève ou le fonctionnement interne. Mais ce n'était pas dans la démarche de cette recherche et, donc, on ne peut pas le lui reprocher.

Image: Éditeur

12/05/2011

The price of paradise par Colin Brake

Titre: The price of paradise236449.jpg
Auteur: Colin Brake
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce livre est le dernier tome qui permette de suivre les aventures de Rose et du Docteur puisque, dans la série, les deux compagnons seront séparé d'une manière assez brutale. Le Docteur, c'est une habitude, ne sait pas ou le TARDIS part. La différence c'est que cette fois c'est volontaire. Après tout, quoi de mieux qu'un peu de surprise? Mais le TARDIS détecte aussi un appel au secours envoyé depuis une planète éloignée. Un vaisseau d'exploration est en train d’atterrir en catastrophe et le Docteur décide de partir l'aider. Le TARDIS se matérialise, donc, sur la même planète. Celle-ci n'est pas que belle. Elle est parfaite. Tout est fait pour que l'on puisse vivre en paix sans aucun souci. Cependant, des monstres semblent apparaître de nul part. Ceux-ci semblent ressemble aux anciennes légendes des habitants du lieux. La question se pose donc, pourquoi d'anciennes légendes reprennent vies?

J'ai, globalement, mieux aimé ce tome que le précédent. Il est vrai que l'idée d'un véritable paradis est très attirante. Mais on comprend vite que ce paradis si parfait est en danger de par sa perfection même et qu'un simple changement peut tout détruire. Nous passons donc très vite dans un coté fable écologique, un peu à la Avatar mais sans les aliens bleu, ou l'humain a le mauvais rôle. Non seulement, à peine sont-ils posé, ils polluent le site mais, en plus, leur véritable présence est un danger. Nous nous trouvons donc face à une histoire qui condamne l'humanité pour son manque de tact face à une nature fragile. Ce n'est sûrement pas pour rien qu'il se trouve quelques références à nos propres problèmes climatiques? Cependant, encore une fois, j'ai été capable de comprendre l'intrigue et sa conclusion a peu près au milieu du livre. Ce n'est pas si ennuyeux mais j'aime bien ne pas savoir ou l'auteur me mène pendant un peu plus longtemps.

Image: BBC

07/05/2011

The art of destruction par Stephen Cole

Titre: The art of destructionaod.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC Books 2006
Pages: 253

Le TARDIS détecte une forte activité alien sur Terre ce qui intéresse le Docteur. Il décide donc de se poser dans l'Afrique du 22ème siècle. Une Afrique devenue le grenier d'un monde affamé. Les deux compagnons se trouvent, justement, sur le territoire d'une ferme expérimentale dont les recherches pourraient aider à nourrir le monde entier. Mais, dans l'ombre d'une montagne, quelque chose se prépare. Une chose brillante et même dorée qui change les animaux et les personnes en golem a son service. Alors que d'autres visiteurs semblent se préparer à débarquer le Docteur se rend compte qu'ils se trouvent dans le dernier repère d'une race d'artistes. Une race qui a été détruite par une ancienne guerre. Celle-ci menace, donc, de se réveiller. Mais quel est le véritable but de ces créatures dorées?

Bien que les opposants de cette guerre soient caricaturaux. En effet on retrouve une race d'artistes magnifiques face à une race gluante, sans imaginations et guerrière. J'ai apprécié cette histoire pour une raison assez simple. Cette raison est tout simplement la dénonciation de la bio-piraterie qui commence à se développer de nos jours. En effet, l'Afrique décrite dans ce tome est un contient soumis au diktat des industriels étrangers. Des industriels qui pillent les ressources du continent sans faire attention aux souffrances des habitants. Pire, ces industriels volent aussi la biologie du continent et prétendent l'utiliser à leur propre fin et la posséder. Cette forme de piraterie commence à être connue de nos jours puisque certaines entreprises considère avoir le droit de breveter le vivant. Ce qui est un vol d'une ressource commune. Mais en créant des brevets ces entreprises considèrent que le vivant leur appartient. Si ce point n'est pas suffisamment contestable on peut aussi s’inquiéter des implications éthiques et humaines. En effet, si le vivant appartient à certains cela implique que nous ne pourrions plus l'utiliser, pour vivre, sans l'accord des entreprises. Ce point est probablement ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre qui reste dans la continuité des autres tomes.

Image: BBC

06/05/2011

La démocratie à l'ère numérique par Henri Oberdorff

Titre: La démocratie à l'ère numérique9782706115745_cv_medium.jpg?1265979892
Auteur: Henri Oberdorff
Éditeur: Presses Universitaires de Grenobles 2010
Pages: 205

Comme je l'ai déjà dit je suis très intéressé par les utilisations des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Je suis particulièrement attentif à leurs utilisations en matière de surveillance. Que celle-ci soit le fait de l'état ou d'entreprises privées comme facebook ou apple. C'est pourquoi je me suis intéressé au livre de M. Obrdorff. Ce livre tente de comprendre comment les NTIC influent et transforment la société démocratique. Non seulement en la facilitant mais aussi par les défis que le numérique offre à la démocratie. La question est donc de savoir comment utiliser au mieux les outils que fournissent les NTIC mais aussi de savoir comment éviter ou stopper les dérives qu'impliquent ces même outils.

Le livre de M. Oberdorff se divise en deux grandes parties. La première tente de comprendre comment le numérique peut étendre la démocratie. L'auteur considère que les outils de l'internet permettent, non seulement, de créer des outils de votes en lignes mais surtout de créer une communication plus importante entre le citoyen et l'administration ou/et les élus. Ainsi l'auteur observe que les politiciens et l'état mettent en place de nombreuses plateformes pour communiquer les résultats et les idées mais aussi pour écouter les citoyens. Parallèlement, une e-administration se développe. Celle-ci permet d’accéder beaucoup plus facilement aux outils administratifs dont les citoyens pourraient avoir besoin et, donc, à rendre la réponse plus rapide pour un coût moindre.

La seconde partie du livre permet à l'auteur de se poser la question des dérives et des défis que l'internet offre à la démocratie. Ainsi, l'auteur commence par examiner la cyberdélinquance d'une manière très détaillée ainsi que les réponses que l'état offre à celle-ci. M. Oberdorff considère que la cybercriminalité atteint souvent les droits fondamentaux et, donc, doit être stoppée. Dans un second temps l'auteur examine les dérives sécuritaires de l'internet en observant qu'il est de plus en plus difficile, pour le citoyen, d'éviter d'être fiché à un endroit ou un autre. Ensuite M. Oberdorff examine quel type de citoyen implique une cyber-démocratie. Il propose d'offrir un accès de qualité à un nombre élevé de citoyens pour que ceux-ci puissent participer à la prise de décision ou contester une décision.

Je suis très critique face à ce livre. Par parce que je suis fondamentalement contre les positions de l'auteur ou parce que je considère ce livre comme mauvais mais plutôt parce que je considère qu'il n'est pas complet. Premièrement, je considère que ce livre est beaucoup trop franco-centriste pour être convainquant et beaucoup trop axé sur le droit (français). Je trouve que l'on perd une grande partie des usages réels d'internet si on se base sur un seul pays, l'auteur semble ne pas considère qu'il puisse exister une forme de démocratie directe, et sur le droit. En effet, le droit n'indique pas les usages mais les contrôles que la société souhaite créer. Ensuite, au contraire de l'auteur je considère que les technologies sont formée dans un contexte socio-politique et communiquent une pensée socio-politique particulière. Donc, les technologies sont loin d'être neutres. Je trouve aussi que l'auteur est beaucoup trop positif face aux usages démocratiques de l'internet. En effet, non seulement je pense qu'il faudrait analyser la manière dont les citoyens utilisent ces outils plus que leur existence mais je pense aussi qu'il faudrait être plus prudent face aux utilisations malveillantes de l'internet. Dans ce cadre je trouve révélateur que l'auteur n'analyse que très rapidement la surveillance étatique ou/et des entreprises. J'ai donc eu l'impression de me trouver en face d'un livre techniciste qui analyse l'existence d'outils et qui souhaite créer un nouveau type de citoyens mais qui oublie les usages réels et les attentes de la part de ces même citoyens. Je déplore aussi l'absence d'analyse de l'internet que je qualifierais alternatif. Alternatif dans le sens ou il ne s'inscrit pas dans la société capitaliste telle que nous la connaissons. Ainsi, aucun chapitre ne mentionne le mouvement du libre alors que c'est une action très importante. Cependant, cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié les propose de M. Oberdorff. Simplement, je suis très critique face à ses positions que je trouve trop détachées du monde social.

Image: Éditeur

01/05/2011

The nightmare of black island par Mike Tucker

Titre: The nightmare of black island236447.jpg
Auteur: Mike Tucker
Éditeur: BBC 2006
Pages: 250

Rose dormait tranquillement dans le TARDIS quand soudain elle fait un cauchemar. Rose rêve d'un homme, un pêcheur, qui se fait attaquer par un monstre alors qu'un enfant rit. L'ennui c'est que le TARDIS fait exactement le même. Le Docteur essaie donc de comprendre D’où vient ce rêve et atterrit à proximité d'un petit village humide. Atterrit, sort et fuit en direction du village poursuivit par une ordre de monstre cauchemardesques! En se réfugiant dans un pub le Docteur remarque deux choses. Tout d'abord tous les enfants pleurent la nuit. Ensuite aucun adulte ne semble avoir envie de réagir. Alors pourquoi ces monstres? D’où vient la lumière du phare? Et qui est le responsable? Une vieille dame pense le savoir mais si la vérité était pire?

Les enfants ont une certaine importance dans Doctor Who. Le Docteur a souvent une relation particulière avec eux et il apprécie leur imagination pleine de vie. Et ce livre est centré sur les enfants. Il est centré sur la jeunesse. J'ai apprécié ce livre en partie à cause de ça. Les monstres qui viennent des enfants. Des imaginations utilisées pour créer le Monstre le plus effrayant de l'univers. Un Monstre qui est, en fait, un dieu. J'ai aussi apprécié les aliens. Des ET qui sont lancés dans une guerre de religion. Mais ce que j'ai le plus aimé c'est l'idée qu'un esprit puisse se cacher dans d'autres et influer sur eux. Ce qui évite de diaboliser l'un des personnages principaux. Par contre, je trouve que l'intrigue se comprend beaucoup trop vite.

Image: BBC