28/04/2011

The Resurrection Casket par Justin Richards

Titre: The Resurrection Casket0563486422.jpg
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC 2006
Pages: 246

Le TARDIS ne fonctionne plus. C'est un peu ennuyeux pour le Docteur qui se retrouve coincé avec Rose au cœur de ce qui semble être un holocauste nucléaire. Les deux amis se préparent donc à voir un paysage dévasté dans lequel ils devront trouver un moyen de permettre au TARDIS de fonctionner à nouveau. Mais, surprise, ils se retrouvent dans un port qui semble bizarrement identique aux ports de la terre du XVIIème. Pourtant, la technologie des lieux est plus avancée qu'elle ne semble l'être mais est basée exclusivement sur la vapeur. En fait ils se trouvent dans une zone qui empêche toute technologie avancée de fonctionner. Il n'y a donc qu'une solution: trouver un vaisseau qui puisse pousser le TARDIS hors de la zone d'influence de cette étrange perturbation. Mais comme nous sommes avec le Docteur pourquoi ne pas essayer de retrouver le mythique vaisseau du Capitaine pirate Glint et son trésor? L'ennui c'est qu'ils ne sont pas les seuls à chercher et que certains sont près à maudir pour les stopper.

Encore une fois, j'ai très facilement compris l'intrigue. Même si j'ai, parfois, hésité il m'a fallu relativement peu de temps pour comprendre ou pouvait se trouver Glint et son trésor. Mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier cette histoire. Il est vrai que les pirates sont très attirants et qu'imaginer le Docteur à la poursuite d'un trésor était très intéressant. J'ai aussi particulièrement aimé le monstre tueur. Celui-ci a pour caractéristique de s'excuser quand il s'apprête à tuer quelqu'un et de posséder trois Doctorats dont un honoris causa. J'ai donc beaucoup aimé ses conversations avec le Docteur. Il y a aussi quelques références plutôt drôles. Par exemple quand un enfant de dix ans explique qu'il devrait laisser ses figurines dans la boite pour qu'elles gardent leur valeurs mais qu'il préfère jouer avec. le Docteur, bien entendu, est d'accord. Et moi aussi par la même occasion. Quel est l'intérêt d'acheter des jouets si ce n'est pas pour les utiliser? Donc j'ai globalement apprécié cette histoire de pirate.

Image: BBC

27/04/2011

The feast of the drowned par Stephen Cole

Titre: The feast of the drowned0563486449prod.jpg
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Si Rose et le Docteur retournent à Londres ce n'est pas pour un petit répit ni parce que Rose veut voir sa mère mais parce que sa meilleure amie vient de perdre son frère. Il était marin sur un bateau de la marine anglaise qui a coulé dans la mer du nord. Il n'eut aucun survivant et l'état est obligé de trouver des réponses à offrir aux familles de victimes pour ne pas être discrédité. C'est pourquoi le bateau a été ramené à Londres pour être examiné. Mais quand des personnes se mettent à disparaître dans la Thames des rumeurs se lèvent. Le bateau serait maudit et ceux qui sont proches des victimes se mettraient à disparaître peu à peu. Des rumeurs qui ne peuvent que se voir confirmée quand des soldats se mettent à patrouiller sur les rives et les ponts. Mais quand, en plus, les morts commencent à visiter leurs familles et proches en leur demandant de l'aide l'hystérie ne peut que s'étendre. Les victimes doivent être sauvées avant la fête des noyés.

Il y a plusieurs choses que j'ai apprécié dans ce tome. Tout d'abord, j'aime bien en savoir un peu plus sur les relations entre Rose et Mickey. A mon avis, Mickey est l'un des personnes qui a été le plus injustement traité dans la série. Le pauvre fait tout pour aider Rose dont il est amoureux et elle part en le laissant derrière laissant la police le soupçonner de meurtre. Et si ça ne suffisait pas le Docteur lui-même semble le mépriser alors que Mickey n'est pas si stupide que ça. Ensuite, je trouve que l'idée d'une race cachée dans l'eau qui prend, petit à petit, possession des humains est intéressante. C'est, d'ailleurs, une idée qui sera réutilisée et qui a été utilisée à plusieurs reprises. Que ce soient les Sea Devils ou dans l'épisode Vampire of Venice de le saison 5. J'aime bien aussi que l'eau devienne un véritable danger qui peut nous atteindre n'importe ou. Ce qui donne un aspect à la fois impitoyable et indestructible à ces aliens. Après tout, comment peut-on espérer résister à l'eau sans même penser à le détruire! Mais je n'ai pas trouvé ce livre particulièrement exaltant. Il fait partie de la catégorie des "pas mal mais bon voila quoi" plus connu sous le terme: ça casse pas trois pattes à un canard.

Image: BBC

24/04/2011

The Stone Rose par Jacqueline Rayner

Titre: The Stone Rose235349.jpg
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC 2006
Pages: 249

Ce sont les vacances et la saison 6 vient de commencer donc je me fais un petit plaisir en lisant un peu plus de romans doctor who. Ce tome est le premier à mettre en scène le dixième Docteur sous la forme de David Tennant. Ce dernier, et Rose, sont en pleine visite du British Museum sur les conseils de Mickey. En effet, ce dernier a une surprise pour Rose. Et quelle surprise! Une statue d'elle datant de 2000 ans trône au milieu des antiquités romaines. Le Docteur et Rose décident donc de partir à Rome pour comprendre la raison de cette statue et y trouvent un homme à la recherche de son fils. Pour le trouver il s'aide de la statue qu'il a faite construire en son honneur et qui semble si réaliste qu'elle en est presque vivante. Dans le même temps Rose se lie d'amitié envers une jeune esclave qui semble cacher quelque chose et commence à poser pour un sculpteur de génie.

Je vais être honnête, il m'a fallu environ 50 pages pour comprendre l'intrigue, qui étaient les méchants et comment cela fonctionnait. Il m'a fallu un peu plus de temps pour comprendre la raison de l'existence de la jeune fille du futur mais dès que les éléments sont donné il est facile d'en tirer les conséquences. Bref, en ce qui concerne la mise en place d'un mystère c'est raté... Bon la petite morale sur le danger des souhaits était aussi très facile à mettre en place et très classique. Bref, je n'ai pas vraiment apprécié ce tome. Mais je noterais tout de même un certains effort sur l'histoire romaine. Je ne connais pas très bien cette période mais il m'a semblé que l'auteure avait fait attention aux faits et aux idéologies de l'époque. Ce que je trouve appréciable.

Image: BBC

22/04/2011

The stealers of dreams par Steve Lyons

Titre: The stealers of dreams222034.gif
Auteur: Steve Lyons
Éditeur: BBC 2005
Pages: 254

Cette fois le Docteur, Rose et Jack se retrouvent dans le futur sur une autre planète. Une planète dont la surface est une immense jungle et qui ne possède qu'une seule, gigantesque, ville qui ne grandit pas si ce n'est en hauteur. Alors que la jungle est remplie de couleur la ville est grise, les gens sont gris et les voitures sont grises. Il n'y a pas de rires ni d'histoire mais tous les murs sont remplis de télévisions qui offrent, en direct, des informations sur ce qu'il se passe au même moment. Que ces informations soient intéressantes ou non n'importe pas elles sont données. C'est une colonie humaine qui semble ne plus évoluer et même régresser. La police est omniprésente dans les rues de cette ville et ils arrêtent toutes personnes soupçonnées d'être un adepte de la fiction. Pas vraiment, donc, le bon endroit pour nos trois héros qui sont tout sauf normaux. Ils risqueront à tout moment d'être enfermés pour leurs histoires alors qu'ils essaient de comprendre pourquoi la fiction est devenue criminelle sur ce monde. Peut être parce que les rêves peuvent devenir réalité?

Pour un dernier livre concernant le neuvième Docteur, Christopher Eccleston, je suis un peu déçu. Bien sur je m'attend rarement à beaucoup dans mes lectures de ces romans mais bon, tout de même, parfois il y a un livre qui mérite d'être signalé. Dans ce cas là je n'ai pas eu autant de plaisir qu'auparavant même si l'idée de rendre le rêve illégal est intéressant. On peut, donc, y trouver plusieurs condamnations. Par exemple, on pourrait considérer que ce tome est défavorable à la médicalisation des individus un peu hors normes. On peut aussi y lire une condamnation des attitudes policières incontrôlée ou encore une critique des médias comme possibles armes de contrôle des citoyens. Mais c'est aussi, et surtout, un plaidoyer envers le droit de rêver, de s'évader de temps en temps ailleurs. Car sans les rêves comment pourrions-nous évoluer? Il est dommage que ce livre ne soit pas à la hauteur.

Image: BBC

21/04/2011

Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme sous la direction de Jean-François cavin

Titre: Liberté économique et responsabilité sociale. Des corporations au mondialisme
Directeur: Jean-François Cavin
Éditeur: Centre Patronal 2004
Pages: 185

Un peu par intérêt et beaucoup par obligation j'ai décidé de lire ce 31ème tome de la série études et enquêtes éditée par le Centre Patronal. Ce centre est un groupement patronal du canton de Vaud qui souhaite organiser les différentes professions du canton et les aider dans ce sens. Il offre aussi de nombreux services et agit assez fortement dans certaines compagnes de votations (comme la dernière en date sur Vaud concernant les prestations complémentaires). L'avant-propos de ce livre nous communique le but de ce recueil d'articles. Le centre patronal souhaite y étudier les idéologies de ses fondateurs historiques et observer comment celles-ci peuvent être mises en place, revendiquées, dans notre monde actuel. Concrètement, ce livre est divisé en trois parties que je vais tenter de présenter.

La première partie est, en quelque sorte, une étude "historique". D'ailleurs, son titre est "retour aux sources". Je met historique entre guillemets car les deux articles qui s'y trouvent ne sont historiques que parce qu'ils étudient des événements passés. Je m'explique, le premier article examine la fondation des ancêtres du Centre Patronal et de la Fédération Patronal Vaudoise en nous offrant de nombreux faits utiles. Mais l'auteur passe rapidement sur des aspects problématique de cette histoire. Ainsi certains personnages et certaines organisations sont mentionnées comme ayant été important historiquement parlant pour le Centre Patronal mais l'auteur ne mentionne jamais l'aspect pro-fascistes d'un nombre important de ceux-ci. Un aspect qu'il faudrait étudier dans le cadre d'une étude historique sérieuse. Le second article est une grossière hagiographie des fondateurs des associations patronales vaudoises qui sont tous intelligents avec une personnalité forte mais juste et capable de faire du profit tout en observant le bien commun. Je suis surpris que l'auteur de cet article ne mentionne pas de miracles!

La seconde partie est plus technique puisqu’elle examine la manière dont l'action collective patronale s'est organisée en Suisse. Mais on y trouve tout de même des informations importantes concernant l'idéologie du Centre. Ainsi, le Centre considère que al lutte des syndicats est un danger quand elle s'oppose résolument aux patrons et à l'ordre économique "légitime". Au contraire, les ouvriers devraient s'organiser dans des organisations communes avec les patrons pour réfléchir ensemble au mieux être commun. On retrouve ici l'idéologie néo-corporatiste du Centre. Les auteurs considèrent aussi que les prestations sociales devraient être de la responsabilité des organisations patronales et non de l'état. Il faudrait donc laisser les patrons organiser et créer des caisses sociales avec leurs règles et leurs contrôle avec toutes les dérives que cela peut impliquer.

Une dernière et troisième partie examine l'opportunité du néo-corporatisme dans la mondialisation actuelle. Cette idéologie est considérée en alternative au néo-libéralisme mais aussi face aux altermondialistes. Ceux-ci sont d'ailleurs conspués allégrement dans le cadre des différents articles de ce livre. Les auteurs y sont convaincus de la supériorité de leur idéologie qui permettrait de passer outre tous les problèmes sociaux en réunissant les membres de la société autour des professions. L'état, dans ce cadre, devrait être limité au maximum puisque les organisations professionnelles prendraient le relais de certaines de ses missions.

En conclusion, je dirais que ce livre est principalement un outil de propagande au service de l'idéologie défendue par le Centre Patronal. En défendant celle-ci les auteurs attaquent le néo-libéralisme mais aussi la gauche et particulièrement son aile critique. De plus, les idées qui sont développées dans ce livre pourraient conduire à mettre dangereusement à mal certains droits sociaux communs. J'ai aussi ressenti un anti-féminisme non-revendiqué mais fort dans les lignes de ce recueil. Ainsi, mesdames, vous serez heureuses d'apprendre que lorsque vous travaillez ce n'est pas pour vous mais soit parce que vous être seules avec un membre de la famille à charge soit pour un salaire d'appoint! Bref, à moins que vous ne souhaitiez vous lever en criant "Vive les patrons, vive le capitalisme et à bas la gauche!" à la fin de ce livre je déconseille fortement sa lecture sans réflexion fortement critique. Bref, un seul mot suffit pour résumer ce livre et mona vis sur lui: Propagande.

19/04/2011

Only Human par Gareth Roberts

Titre: Only Human222032.gif
Auteur: Gareth Roberts
Éditeur: BBC 2005
Pages: 251

Je suis toujours plongé dans les aventures du Docteur, de Rose et du Capitaine dont je viens de terminer le cinquième tome de la nouvelle série. Alors qu'ils étaient parti pour visiter une planète des plus étranges le TARDIS détecte une distorsion temporelle au XXIe siècle dans la banlieue de Londres. Étant donné la dangerosité de cette technologie beaucoup moins sophistiquée que le TARDIS et l'étrangeté du lieux temporel de la distorsion le Docteur et ses compagnons décident d'enquêter. Et ils découvrent qu'un homme de néandertal s'est retrouvé en pleine rue londonienne! Après l'avoir sauvé et avoir tenté de le ramener dans son époque le Docteur et Rose partent dans la préhistoire pour découvrir la raison de cette apparition. Ils y découvrent une communauté humaine du futur qui semble être occupée à étudier les hommes préhistorique. Mais ces futurs humains sont étranges. Ils semblent avoir le regard vide et ne s’inquiéter de rien. Pourquoi?

Ceux qui me lisent s'en souviennent sûrement, je n'avais pas du tout apprécié le précédent tome et ce surtout à cause du traitement infligé à ce pauvre capitaine Harkness. Heureusement, j'ai enfin retrouvé le vrai caractère de ce cher Jack dans ce tome. Dès le début il commence à draguer ou à donner quelques piques. Et il ne faut que peu de temps avant que l'on retrouve le Capitaine Jack nu en pleine foule. Enfin, on retrouve le Capitaine! Bref, j'ai aussi apprécié l'intrigue. Pas vraiment l'intrigue principale qui est l'enquête du Docteur mais plutôt celle qui consiste à observer la manière d'être des humains du futur. Ces derniers ont, en effet, réussis à comprendre parfaitement le comportement du corps. Ce qui leur a permis de créer des drogues pour annihiler toutes émotions inutiles. Ce qui plonge ces humains dans une forme de contentement et de confiance éternelle. La question se pose donc: sans émotions la vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue? Une autre question est celle du contrôle qu'implique l'usage de telles drogues. Il est facile, dans ce contexte, de manipuler n'importe qui pour ses plans. Bref, une forme particulièrement inhumaine et perverse de contrôle des populations. Par contre, j’émets de nombreux doutes quand au traitement "historique" des hommes préhistoriques. Je pense que l'auteur a très probablement brodé sur des connaissances très lapidaires et je doute que l'histoire soit d'accord avec la manière dont les néandertaliens et les hommes de cavernes sont décrits.

Image: BBC

14/04/2011

The deviant strain par Justin Richards

Titre: The deviant strain222033.gif
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Définitivement ces livres se lisent rapidement même si ils sont écrit en anglais. Ou alors j'ai un meilleur anglais que je le croyais ce qui est tout a fait possible quoique un peu surprenant. Nous retrouvons donc le Docteur mais cette fois nous avons un troisième compagnon qui voyage avec Rose et le TimeLord. C'est, bien entendu, le fameux Capitaine Jack Harkness. L'homme aux milliers de conquêtes autant féminines que masculines, ancien membre de l'Agence du Temps et, surtout, dragueur invétéré. Et comme il ne peut pas s'en empêcher il lance le TARDIS à la réponse d'un appel de détresse. Que ce soit un prince ou un princesse peu importe le héros ne peut que partir l'aide. Les trois compagnons se retrouvent donc sur la Terre à Novrosk. Une terre glaciale, abandonnée de tous avec seulement un village bordant une ancienne base militaire et une station de recherche et des dizaines de sous-marins nucléaires! Et comme nous sommes avec le Docteur il suffit qu'il mette le pied dehors pour qu'il se retrouve en face d'une section d'assaut Russe et d'un corps d'adolescent ayant perdu, semble-t-il, toute force de vie. Il semble qu'un vampire chasse aux alentours de Novrosk.

Le dernier tome m'avait particulièrement surpris même si l'intrigue n'était pas forcément très intéressante. Celui-ci m'a plutôt déçu. Je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement intéressante d'autant plus que j'avais compris certaines choses bien avant qu'elles soient écrites. Dommage pour le premier tome que j'aie lu qui se déroule ailleurs qu'en Angleterre. Ce qui est assez rare dans le cas de Doctor Who dont les aventures sont assez restreintes géographiquement alors qu'il possède un vaisseau capable de se déplacer n'importe ou. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est le traitement des personnages et surtout celui de Jack. Le Docteur et rose ne m'ont pas convaincu mais j'aurais pu passer outre. Mais Jack n'est pas celui auquel je m'attendais. Je vois ce personnage comme optimiste mais aussi vantard et dragueur. Bien que l'on ressente une certaine dose d’optimisme et de vantardise ils ne sont pas assez soulignés. Mais, surtout, on oublie totalement l'aspect dragueur de Jack. A mon avis c'est comme si on oubliait d'offrir une cape rouge au chaperon. Enfin, je n'ai trouvé l'humour que l'on peut avoir dans les tomes précédents. Bref, c'est, actuellement, probablement le plus mauvais tome que j'aie lu si je ne compte pas les quick reads.

Image: BBC

10/04/2011

Une histoire du corps au moyen âge par Jacques le Goff et Nicolas Truong

Titre: Une histoire du corps au moyen âgev_book_170.jpg
Auteurs: Jacques le Goff et Nicolas Truong
Éditeur: Liana Levi 2003
Pages: 196

J'ai emprunté ce livre par curiosité car je ne savais pas vraiment si il me plairait. Cependant les recherches sur le corps donc la manière d'être en société m'intéressent tout de même un peu. Comme le disent les auteurs, l'histoire n'est pas désincarnée elle se fait à travers le corps humain qui est le réceptacle de différentes pratiques sociales aussi diverse que manger, dormir ou encore procréer. Le corps est civilisé par la société. Civilisé dans le sens ou les pratiques sociales d'utilisation du corps sont apprises et codifiées. Ainsi, il ne va pas de sois que l'on utilise une cuillère, que l'on marche avec des chaussures ou que l'on fasse du sport. Au contraire, ces pratiques sont les témoins d'une certaine société et de normes que l'on peut analyser de manière historique. Dans ce cas les auteurs, dont l'un est largement connu, s'intéressent au corps dans le cadre de la société du moyen âge.

Les auteurs analysent donc les pratiques des hommes et femmes du moyen âge selon différents thèmes. Ceux-ci concernent aussi bien la médecine, la vie et la mort que la nourriture, la beauté  et le sport et même les utilisations métaphoriques de celui-ci. Les différentes analyses et synthèses que les auteurs nous offrent dans ce petit livre nous mène à comprendre le corps médiéval comme tiraillé par deux tendances antagonistes. D'un coté le corps humain est avili, considéré comme source de pêché, et doit être rigoureusement contrôlé voir nié. C'est dans ce cadre de pensées que le carême et les flagellations naissent. Il convient de réfléchir avant tout à son âme dont le corps n'est que le porteur temporaire. Mais il y a aussi la pensée du carnaval, pour reprendre les propos des auteurs, qui implique une certaine jouissance du corps. En effet, le moyen âge connaît aussi le début de la gastronomie et de la mode. Les individus sont, donc, tiraillés entre ces deux conceptions antagonistes dont l'une est portée par l’Église.

Mais quel est mon avis après avoir terminé ce livre? Il est légèrement mitigé. Je salue l'effort qui est fait d'analyser un objet qu'il n'est pas forcément facile de retrouver dans les sources. J'apprécie aussi que ce livre nous offre une analyse globale du corps médiéval. Mais je trouve que de nombreux points auraient pu être développés. J'ai eu l'impression, en effet, de n'avoir que les débuts de la réflexion et de devoir m'arrêter sur un chemin prometteur et intéressant. Ce qui m'a énormément frustré. En fait, ce livre donne l'impression, peut être injuste, d'être surtout une synthèse des travaux scientifiques récents en direction d'un plus large public. Ce qui est, bien entendu, louable mais qui implique un certains manque dans l'analyse. Bref, je cherche un peu plus.

Image: Éditeur

08/04/2011

Winner takes all par Jacqueline Rayner

Titre: Winner takes alldrwhowinner-4pc.gif
Auteur: Jacqueline Rayner
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 245

Ce n'est pas souvent que Rose rentre voir sa mère mais quand Rose apprend que sa mère a gagné à la loterie elle ne peut que passer faire une petite visite pour fêter l'évènement. Rose et le Docteur reviennent donc à Londres de nos jours pour découvrir que la loterie à laquelle Jackie a gagné n'offre pas des millions mais des objets. Principalement un nouveau jeu vidéo et des voyages. Ce nouveau jeu est devenu la nouvelle mode du quartier et tous ceux qui peuvent essayent de réussir à le terminer pour gagner le grand prix offert à celui qui réussira à atteindre la fin du jeu. Mais il semble que ces consoles ne soient pas ce qu'elles semblent être. De plus, il semble que certaines personnes se mettent à disparaître après avoir gagné ces voyages. Ou vont-ils et quel est le véritable but du jeu Death to the Mantodeans? Pour le savoir le Docteur et Rose devront se s'offrir une confiance aveugle.

Je l'ai déjà souvent dit, ces petits livres ne sont pas forcément bon ni adéquat pour des personnes qui ne connaissent pas la série (donc vous savez quoi faire: louez les DVD, regardez BBC1 ou n'importe quoi mais regardez Doctor Who!). Étonnamment ce tome est probablement le meilleur que j'aie lu jusque là mais aussi celui qui serait sûrement le moins intéressant pour un non-connaisseur. En effet, c'est la première fois que j'ai vraiment eu l'impression de trouver le Docteur et Rose en face de moi. Bien entendu, les autres tomes nous offrent les même personnages avec des caractères proches. Mais j'ai l'impression, très subjective, que celui-ci nous permet de vraiment observer la relation entre les deux héros. Non seulement ils se lancent des piques ironiques comme dans la série mais, en plus, c'est la première fois que l'on voit vraiment l'affection que le Docteur porte à Rose dans la série. Une affection qui pourrait le conduire être violent. C'est un autre aspect du Docteur qui apparaît dans ce tome: une forme de capacité de violence très intense. L'intrigue en elle-même est assez intéressante bien que l'on puisse la comprendre relativement facilement sans faire trop d'effort. bref, à mon avis, c'est la psychologie des personnages qui permet à ce livre d'être si bon. Ce qui est assez étrange quand on sait que j'ai considéré le quick read de la même auteure (The Sontaran games) comme l'un des moins bons!

Image: BBC

 

03/04/2011

The Monsters Inside par Stephen Cole

Titre: The Monsters Insidedrwhomonsters-4pc.gif
Auteur: Stephen Cole
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Et c'est reparti pour le Docteur! Oui, je continue mon exploration des aventures de l'extraterrestre anglais le plus célèbre du monde. Ce second épisode des nouvelles aventures romancées du Docteur prend place juste après le premier livre. Cette fois-ci le Docteur emmène Rose sur sa première planète alien. Une planète qui orbite autour de trois étoiles. Parfait pour bronzer comme le dit très justement Rose. Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent puisque les magnifiques montagnes que l'on voit au loin sont, en fait, des pyramides construites par des forçats. En effet, le Docteur et Rose se trouvent dans le système Justicia. Une gigantesque prison à l'échelle d'un système solaire dont personne n'a jamais pu s'échapper et qui concentre les populations carcérales de l'Empire Humain entier! Nos deux héros seront très rapidement capturés et séparés. Le Docteur est envoyé dans une prison spéciale pour aliens dans laquelle il devra offrir ses connaissances technologiques alors que Rose est enfermée dans une prison pour adolescentes. Tandis que les deux cherchent à s'échapper pour se retrouver ils découvriront qu'une gigantesque manipulation pourrit au centre de Justicia. Des ennemis impitoyable attendent dans l'ombre l'heure parfaite pour dévoiler leurs plans.

Encore une fois, pas une œuvre magistrale entre les mains mais un bon roman pour les fans de Doctor Who. Assez bon, en tout cas, pour se détendre entre deux périodes de travail ou lors de vacances à la plage voir entre deux sessions d'examens. Il ne faut tout de même pas croire que ce livre soit mauvais, bien au contraire, j'ai même mis un certains temps à comprendre réellement l'intrigue développée par Stephen Cole. Mis à part cela, j'ai aussi apprécié la manière dont le Docteur est Rose sont dépeints. On ressent vraiment l'attraction amoureuse que ressent Rose pour le Docteur et la manière dont ce dernier est lié à elle. De nombreuses scènes nous permettent de le voir dont, par exemple, la manière que le Docteur a de rattraper Rose dans ses bras. Le livre est aussi remplis de références à la série. Par exemple le fameux badwofl ou encore le "Take me to your leader"lancé par un Docteur rieur. Bref, encore une aventure pleine d'exploits et d'humour pour le Docteur.

Image: BBC books

29/03/2011

The clockwise man par Justin Richards

Titre: The clockwise mandrwhoclockwise-4pc.gif
Auteur: Justin Richards
Éditeur: BBC books 2005
Pages: 253

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des livres Doctor Who alors que j'avais montré mon intérêt pour ces dernier. Il est donc temps de réparer cette erreur en présentant le premier livre de la nouvelle série: The clockwise man. Cette aventure se déroule après l'épisode World War Three de la série. Rose et le Docteur viennent, donc, de sauver la Terre des Slitheens. Comme ils souhaitent se reposer un peu ils décident d'aller visiter l'exposition de l'Empire dans le Londres de 1920. Mais à peine sont-ils arrivé qu'ils doivent sauver un homme et que le TARDIS disparaît. Mais quelque chose de plus grave encore va arriver: la veste du Docteur disparaît à son tour (au grand désappointement du Docteur)! Sur fond de révolution, de meurtres et d'hommes mécaniques le Docteur et Rose devront tenter de trouver la vérité dans un écheveau de mensonges et essayer de savoir qui est qui.

L'auteur était le même qui a écrit le quick reads que je préférais. J'étais donc assez optimiste envers la qualité de ce livre. Bon, n’exagérons pas en disant que ce livre est un chef d’œuvre. Il reste destiné à des fans de Doctor Who et ni le style ni l'intrigue ne sont grandiloquents. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas intéressant à lire. Au contraire, je pense que l'histoire pourrait très bien être intéressante dans la littérature policière SF (voir même policière classique) si les aspects Doctor Who n'apparaissaient pas. J'ai eu un certains plaisir à tenter de comprendre quel est l'intrigue et de trouver qui est le vrai méchant. Et, bien que j'aie souvent réussis à comprendre certains points avant les personnages, j'ai été surpris plus d'une fois par un retournement de situation. De plus, on retrouve le Docteur et Rose tels qu'ils sont dans la série. J'ai aussi beaucoup aimé l'humour de ce livre et je donne un bon point pour le personnage très attachant de Freddie. Mis à part ces points j'ai, tout de même, un regret. L'exposition que souhaite visiter le Docteur a connu, et on le retrouve mentionné dans le livre, des zoos humains. Je trouve étrange que le Docteur ne fasse aucune remarque face au traitement de ces êtres humains par les colonisateurs mais se contente de regarder.

Image: BBC books

27/03/2011

Apocalypse bébé par Virginie Despentes

Titre: Apocalypse bébé9782246771715-G.jpg
Auteur: Virginie Despentes
Éditeur: Grasset et Fasquelle 2010
Pages: 342

Je viens de terminer ce livre, que j'ai lu sur conseil d'une amie, il y a tout juste quelque minutes. Ceux qui parcourent ce blog savent que j'ai déjà parlé de Virginie Despentes lorsque j'ai lu son essai du nom de King Kong Theory. Cette fois c'est à un roman que je me suis attelé. Un roman qui a reçu un prix, si les prix peuvent être considéré comme preuve de qualité bien sur, et qui semble avoir déchaîne les critiques et les commentaires positifs ou négatifs. Il faut dire qu'il y a de quoi. La personne, que je ne connais absolument pas, de Virginie Despentes est déjà matière à commentaire et ce qu'elle écrit dans ce livre peut autant déranger. Il y a de tout dans ce livre: du sexe, de la drogue, des insultes et beaucoup de désillusion envers la société.

Mais ceci ne dit pas quelle est l'histoire de ce livre. L'intrigue est celle de Valentine, une jeune fille toute juste adolescente et fille d'un écrivain qui n'a plus beaucoup de succès qui vient de disparaître dans la nature alors que sa famille la faisait suivre par une agence de surveillance. Tout le monde est d'accord: il faut la retrouver. Nous sommes donc en plein enquête sur la disparition de cette Valentine. L'enquêtrice n'étant pas formée pour ces enquêtes elle demande l'aide d'une détective légendaire connue sous le surnom de la Hyène. Ces deux femmes traverseront Paris et la France pour se rendre auprès de la famille et des amis de Valentine et comprendre ou elle se trouve. Mais surtout elles comprendront que personne ne se soucie vraiment de cette jeune gamine.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce livre mais je ne peux pas non plus en parler comme de mon nouveau livre préféré. Ce n'est pas le style, parfois un peu déroutant, ni les scènes trash - quand on a lu Herbert et Simmons on sait que d'autres en sont capables - ni l'atmosphère très pessimiste du livre. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je sais juste que j'apprécie de nombreux points de ce livres mais que je n'en aime pas de nombreux autres. En tout cas, on trouve un nombre impressionnant de points sur lesquels on peut parler. Le premier aspect qui me frappe c'est cette vision très désenchantée de l'être humain. Aucun n'est vraiment bon ou mauvais mais ils sont tous misérables. Tous, sans exceptions, semblent être écrasé par la vie, bloqué dans leurs catégories sans être capable de retrouver une forme de joie. Cette vision est développée tout au long du livre quand on apprend, de la bouche de la narratrice, les vies et pensées des différents personnages. Un autre point que je pourrais développer concerne la vision de la sexualité mais je pense examiner cela plus tard.

Un autre aspect qui traverse l'intrigue de part en part est celle de la surveillance. Surveillance d'une détective sur une adolescente à la demande des parents. Mais aussi des moyens de suivre des personnes et de les espionner. On trouve, au fil de l'intrigue, une forme de condamnation de la société de surveillance actuelle. Au moyen de Valentine je pense que l'on peut dire que Despentes critique la manière dont certains intérêts sont défendus à l'aide d'actes affreux. Cette critique n'est que marginale au début du livre mais elle prend de plus en plus d'ampleur au fur et à mesure que l'intrigue se dénoue et permet de montrer quels sont les ficelles qui sont utilisées et qui semble les tirer. Au final, ce livre brosse un tableau pessimiste et effrayant dune société dont les citoyens sont écrasés sous la pression et dans laquelle la démocratie n'est plus qu'un mot bafoué au nom de la sécurité et, plus réellement, au nom de l'argent.

Image: Éditeur

18:16 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : virginie despentes, apocalypse bebe | | | |  Facebook

25/03/2011

Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg) par Hans-Ulrich Jost

Titre: Le salaire des neutres, Suisse 1938-1948 (Politik und wirtschaft im krieg)41GW7MGMW8L._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Hans-Ulrich Jost
Traducteur: Henry Debel
Éditeur: Denoël 1999
Pages: 419

Je pense à lire un ouvrage de Hans-Ulrich Jost depuis que je suis entré en histoire à l'université. Mais soit j'oubliais soit je n'avais pas le temps ou encore je pensais à autre chose au moment de choisir un livre. Bref, il m'a fallu beaucoup de temps pour, enfin, me décider à parcourir l'un des livres que cet historien célèbre à écrit. Je parle d'un historien célèbre mais je sous-estime ce point. C'est, en effet, l'un des rares historiens largement connu dans le grand public et dont les recherches ont été discutée et abondamment critiquée par des non-historiens. Il faut dire que son domaine des recherches n'est pas de ceux qui soient les plus facile puisqu'il traite de la Suisse lors de la seconde guerre mondiale. Un point qui est encore très chatouilleux pour un certains nombres de citoyens de ce pays et une histoire qui laisse encore largement place aux mythes plutôt qu'à la vérité historique.

Il semble que le livre que j'aie choisi soit une tentative de synthétiser et de rendre plus accessible un certains nombres de faits de l'histoire de la Suisse durant la seconde guerre mondiale. C'est pourquoi nous y trouvons des informations autant sur les aspects politiques que militaires et, surtout, économique de l'époque. L'aspect militaire nous offre le tableau d'une suisse dont le général, Guisan, agit d'une manière, parfois, contradictoire et souvent dans le dos du Conseil Fédéral. On nous offre un général qui a créé de vives tensions avec le gouvernement de l'époque et dont les soldats sont utilisés surtout pour éviter le chômage et donner de l'espoir en la capacité de résistance du pays. L'aspect politique tel que le dépeint Jost est assez sombre. La lecture nous montre les actions et réactions d'un gouvernement très proche des thèses autoritaires et qui accepte des offres de revoir le fonctionnement du pays à l'aune d'un plus grand autoritarisme. C'est dans cette ambiance que les frontistes, les fascistes et les ligues se multiplièrent alors que la gauche était combattue avec force. Cependant, c'est l'aspect économique qui est le plus intéressant. En effet, la Suisse tente d'agir en vue de constituer une force économique stable et même croissante durant et après la guerre. En vue de ce but elle se compromet de nombreuses fois avec les gouvernements fascistes dont elle accepte l'or et à qui elle vend des armes. Bien loin de l'image mythique du réduit neutre c'est une suisse intéressée et utilisant l'économie comme arme de guerre qui se fait jours et dont les élites étaient singulièrement proches des fascistes. Trop pour leur tranquillité d'esprit après la guerre.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre. De nombreux points que je connaissais sans les avoir approfondi et d'autres très nombreux points dont je n'avais aucune idée. J'ai, entre autre, été frappé par les agissements de la Ligue Vaudoise dont on ne connaît pratiquement rien alors que ce groupe est toujours en activité. Il est intéressant, aussi, d’avoir mis en place un chapitre conclusif qui pose la question de la relation de la société, et des autorités en particulier, avec l'histoire. Ce qui permet d'expliquer le traitement qui a été infligé à ce thème depuis la fin de la guerre. J'ai aussi trouvé l'écriture et l'argumentation de Jost particulièrement facile à suivre. J'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ce livre. Cependant j'ai une petite interrogation. J'ai compris que ce livre a été traduit pour un public francophone mais la traduction a aussi consisté à changer les francs suisses en francs français. Je me demande si ceci était vraiment indispensable?

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19/03/2011

The zombie survival guide a complete protection from the living dead par Max Brooks

Titre: The zombie survival guide a complete protection from the living dead9780715633182.jpg
Auteur: Max Brooks
Éditeur: Duckworth 2004
Pages: 254

J'avais déjà parlé d'un autre livre écrit par Max Brooks. Ce dernier nous fournissait les témoignages de survivants de la première guerre totale contre les zombies. La lecture attentive de cet ouvrage nous offre l'indice de l'existence d'un guide de survie écrit et développé dans ce monde apocalyptique. Ce guide existe bel et bien (mais ne donne pas la réponse à la vie, à l'univers et à tout le reste) puisqu'il a été écrit par Brooks avant World War Z. Ce petit ouvrage nous offre toutes les recettes pour se défendre, vivre et combattre dans un monde qui connaît une attaque zombie. Il nous donne aussi une analyse de cette maladie ainsi que des armes et lieux les plus aptes à nous garder en vie en cas d'infection. Une dernière partie est une histoire des différentes attaques répertoriées dans l'histoire.

Je doute que les connaisseurs de films de zombies (ce qui n'est pas mon cas) trouvent beaucoup de matériel inédit dans ce livre de Max Brooks. En tant que simple lecteur j'ai trouvé intéressant de construire un guide écrit comme si ces créatures existaient réellement. Mais ce guide souffre tout de même d'un certain américano-centrisme (compréhensible puisque l'auteur est américain). Les différentes entrées de cet ouvrage peuvent être assez drôle dans le sens d'un humour décalé face à un monde légèrement différent du notre. Mais la partie la plus réussie est probablement celle qui enregistre les différentes attaques dans l'histoire. Sûrement parce que ce chapitre est le seul à permettre une véritable invention de la part de l'auteur. Bref, ce n'est pas un livre indispensable loin de là.

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19:10 Écrit par Hassan dans Fantasy, Fiction, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zombie, max brooks | | | |  Facebook

09/09/2010

L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénuder par André Guindon

Titre: L'habillé et le nu. Pour une éthique du vêtir et du dénudercouv4970g_260.jpg
Auteur: André Guindon
Éditeur: Les éditions du Cerf 1998
Pages: 307

Ce livre qui traite du problème de la nudité dans la société est une œuvre posthume. L'auteur faisait partie d'une faculté de théologie mais s'intéressait surtout aux problèmes de morales. On pourrait donc s'attendre à un propos conservateur sur la nudité et l'habillement mais il n'en est rien. Bien sur la foi chrétienne de l'auteur se ressent durant toute la lecture, particulièrement dans le dernier chapitre, mais ne nuit pas à l'intérêt du livre.

Ce dernier est une recherche large et général sur, tout d'abord, la signification du vêtu. L'auteur y développe une recherche qui nous montre que l'habit, loin d'être neutre, marque des différenciations, des rangs et même un costume. Cette première partie nous permet donc de comprendre que l'habillé n'est de loin pas aussi facile à comprendre qu'on le croit. En effet, de nombreuses cultures ont des points de vues différents sur le sujet et se considèrent habillées alors que d'autres pourraient les voir comme nus. Dans une seconde partie l'auteur nous parle de la nudité et, plus spécifiquement, de l'acte de se dénuder. C'est ainsi que l'auteur explore les significations culturelles mais aussi contre-culturelles de la nudité pour savoir qu'elle est celle qui peut être acceptée. Dans un second temps l'auteur nous montre les discours scientifiques et idéologiques qui parsèment la littérature pour terminer sur son propre discours éthique. On y trouve un point de vue humain de la nudité. Celle-ci n'étant acceptable que dans un respect commun et mutuel de la nudité par la société et l'individu.

Bien que le dernier chapitre développe une problématique strictement chrétienne le reste du livre suit une logique comparatiste. Nous y trouvons des exemples nombreux prenant place dans le passé aussi bien que dans des recherches ethnologique et anthropologiques. Cette manière de faire permet de créer un propos peu dogmatique qui permette de découvrir les multiples manières de considérer l'habillé et le nu dans l'humanité. Cet essai est, à mon avis, réussi même si il est inachevé.

Image: Éditions du Cerf

18:25 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : habillé, nu | | | |  Facebook

04/09/2010

The seventh sacrament par David Hewson

Titre: The seventh sacrament51Yvi%2B1tqFL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_.jpg
Auteur: David Hewson
Éditeur: pan books 2007
Pages: 529

Je l'ai déjà dit, je ne suis pas un grand lecteur de policiers. Généralement je m'en méfie. Non pas que les auteurs de romans policiers soient forcément mauvais, il existe de grands auteurs, mais je n'ai jamais réussi à me passionner pour des recherches d'indices. Et pourtant cette histoire et son intrigue m'ont passionné du début à la fin! L'histoire nous mène à Rome après une aventure qui se déroulât à Venise. Nos enquêteurs viennent de terminer une affaire dans cette ville et ont eu droit à un peu de congé. Cependant tout bascule lorsque leur supérieur, et mentor, se fait prendre en otage par un ancien universitaire: Giorgio Bramante. Celui-ci était le père d'un enfant mort il y a quatorze ans. Il avait tué l'un des suspects dans les locaux même de la police et avait été en prison pour ce crime. Alors qu'il vient de sortir les morts s'accumulent autour de l'ancien universitaire sur fond de mithraïsme. Les enquêteurs comprendront rapidement que l'affaire cache encore de nombreuses questions non résolues...

Ce n'est pas seulement la résolution de l'intrigue qui m'a passionné dans ce livre. J'ai aussi été très intéressé par le personnage recherché: Giorgio Bramante. L'auteur le décrit comme un universitaire de classe moyenne reconnu pour ses recherches. Alors pourquoi est-il devenu un meurtrier? Pourquoi tue-t-il tous ces gens liés à son fils lors d'une journée il y a quatorze ans? Mais la véritable question et la véritable intrigue concerne, justement, cet enfant. Pourquoi son père l'a t-il amené dans une ruine dangereuse et que lui est-il advenu? Cette question se pose sur toutes les pages de ce livre. Un autre point qui rend le livre intéressant à lire concerne le mithraïsme. On sent que l'auteur a fait de longues recherches pour comprendre ce que l'on sait de cette religion concurrente du christianisme. Cette manière de faire rend les informations presque vivantes tandis que le culte imprègne l'intrigue toute entière. Le mithraïsme est une part importante du livre et de l'énigme. C'est donc un bon policier, bien que j'aie peu d'expérience dans ce genre, que je suis prêt à recommander.

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18:47 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david hewson, seventh sacrament, nic costa | | | |  Facebook

23/08/2010

Stormbreaker par Anthony Horowitz

Titre: Stormbreaker51GFqcMbhWL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Anthony Horowitz
Éditeur: Walker Books 2005
Pages: 235

Je n'avais pas lu de livres directement an anglais depuis mes dernières années au gymnase. Comme je suis un peu las d'attendre les traductions de plusieurs des séries que je suis et comme je souhaite pouvoir suivre les productions plus sérieuses aussi dans le monde anglo-saxon j'ai décidé de tester mon niveau. C'est pourquoi je me suis tourné, après Timeline, vers un livre de jeunesse. Il semble que les aventures d'Alex Rider soient très populaires dans la jeunesse. A tel point qu'il y eut une adaptation au cinéma du premier tome. Je ne l'ai pas vue et, donc, je ne peux pas la présenter. Ce premier tome nous place peu de temps après la mort de l'oncle d'Alex dans un accident de voiture. Mais Alex a des doutes. Qui sont tous ces inconnus à l'enterrement et pourquoi personne ne lui répond? Il décide donc de vérifier par lui-même et découvre que l'accident était un meurtre. Mais sa conduite le rend intéressant aux yeux des employeurs de son oncle qui décident de le recruter. Alex devient membre du MI6 et, après un court entraînement, continue la mission de son oncle.

Je peux déjà affirmer que ce livre n'est vraiment pas difficile à lire en version originale. D'un coté, on ne s'attend pas à une grande difficulté quand on parcourt un livre pour enfant. Néanmoins, même si un adulte s'amusera moins qu'un enfant, l'intrigue est intéressante. On suit Alex dans ses aventures d'agent secret sans s'ennuyer. Je n'ai pas une grande expérience en romans d'espionnages mais il semble que Horowitz n'ait pas forcément à rougir. Néanmoins, je n'ai pas non plus réussit à avoir un grand intérêt envers l'intrigue et je pouvais m'attendre à plusieurs des surprises qui attendent le héros. C'est donc surtout un bon livre de jeunesse et d'aventures qui se lit facilement mais je n'y vois pas grand chose d'autre.

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09:59 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : stormbreaker, anthony horowitz, alex rider | | | |  Facebook

04/07/2010

Dracula par Bram Stoker

Titre: Dracula41C4GPH8YCL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Bram Stoker
Traducteur: Jacques Finné et présentation de Claude Aziza
Éditeur: Librairie des champs élysées 1979 pour la traduction, pocket 1992 pour la présentation et le dossier
Pages: 572

Comme j'étais bien parti dans les classiques pourquoi ne pas continuer sur ma lancée avec le fameux Dracula de Bram Stoker? Bien entendu, le mythe du vampire existe sous de nombreuses formes bien avant que Bram Stoker soit né mais on pourrait dire que son Dracula est l'une des origines du mythe moderne. L'histoire nous mène dans le pays du vampire par le journal de Jonathan Harker. Ce dernier est spécialiste en droit et a été appelé par le compte pour l'aider à déménager en Angleterre. Il apparaît rapidement a Harker que le compte n'est pas aussi innocent et normal qu'il le dit et qu'il est prisonnier du château jusqu'à ce que le Compte décide de sa mort. Mais que va faire Dracula en Angleterre? Pourquoi s'y rendre et, surtout, comment le combattre et l'empêcher de prendre le pouvoir?

Je ne sais pas si cela est apparu dans le texte ci-dessus mais je trouve difficile de parler de l'histoire de ce livre. En effet, l'intrigue est exclusivement sous forme de journaux intimes voir, dans quelque cas, de coupures de presses fictives. Bien qu'une histoire cohérente se devine facilement au travers des ces récits entre coupés on a parfois l'impression d'avoir des blancs dans l'histoire. En effet, les différents protagonistes ne savent pas forcément ce que savent les autres personnages et même le lecteur. Néanmoins, la lecture reste facile même dans cette forme et avec un langage plutôt suranné. Même avec cette manière d'écrire j'ai réussi à facilement me plonger dans le texte et d'essayer de comprendre les liens entre les différents personnages. Néanmoins, j'ai souvent eu l'impression que les différents héros préféraient parler et raisonner que d'agir alors qu'il me semblait que la vitesse était importante. Ce n'est du, probablement, qu'à la différente époque durant laquelle Stoker a écrit et durant lequel je le lis?

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10:32 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dracula, bram stoker | | | |  Facebook

30/06/2010

L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde par Stevenson

 

Titre: L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde511HKDYARML._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Stevenson
Traducteur: Jean-Pierre Naugrette
Éditeur: Librairie générale française 1999
Pages: 93

Il est difficile de croire que quelqu'un ne connaisse pas l'intrigue de cette histoire. Je la connaissait de longue date et pourtant je n'avais jamais lu le livre. Il fallait bien remédier à ce manquement un jours où l'autre et ce fut hier. Je vais tout de même présenter l'histoire. Nous nous trouvons à Londres alors qu'un homme étrangement repoussant défraye la chronique pour sa conduite inconvenante et même criminelle. Alors que Londres entier est à la recherche de ce Mr Hyde un homme essaiera de comprendre quels sont les liens qui le lie avec son ami le docteur Jekyll. Il lui faudra du temps pour comprendre que ces liens sont bien plus étroits qu'il ne pouvait l'imaginer...

Pour ne parler strictement que de ma lecture je n'ai pas été particulièrement passionné. Bien entendu, le texte est bien écrit et l'histoire intéressante mais elle ne m'a pas intrigué plus que cela. Peut être la forme est-elle pour quelque chose? En effet, je n'aime pas trop cette manière de donner les informations sous formes de lettres à la fin du livre plutôt que dans le cours de l'intrigue. Mais c'est un choix de l'auteur qu'il faut respecter malgré tout. Mais ce qui est intéressant de ce texte c'est surtout le lien entre Hyde et Jekyll. Ce lien entre deux personnalités distinctes d'un homme dont l'un est respectable et l'autre vicieuse. Dans le livre, les deux personnalités se manifestent indépendamment l'une de l'autre bien qu'elles possèdent le même corps. Mais ces personnalités ne sont-elles pas deux faces du même homme? Ou bien nous trouvons nous plutôt devant un cas plus psychiatrique?

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15:28 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : stevenson, jekyll et mr hyde | | | |  Facebook

27/06/2010

Nouvelles histoires extraordinaires par Poe

Titre: Nouvelles Histoires extraordinaires51QFYR02ZRL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Edgar Alan Poe
Éditeur: Gallimard 1951
Pages: 374

Je n'avais jamais lu du Poe auparavant même si je savais que Lovecraft le considérait comme un génie (à tel point qu'une nouvelle entière voit Lovecraft décrire des clones de Poe) comme ce livre se trouvait dans la bibliothèque j'ai voulu essayer. J'avais un peu peur de me retrouver devant une prose un peu indigeste. En effet, il arrive que la littérature vieillisse mal comme elle l'a fait, à mon avis, pour Lovecraft bien que ça ne change rien à l'intérêt qu'on peut y trouver. Ce livre est donc un recueil de différentes nouvelles écrites par Edgar Alan Poe. Une grande partie sont particulièrement horrible alors que d'autres sont plus proches d'une réflexion. Mais toutes sont, encore selon moi, très bien écrites et souvent l'intrigue est prenante. J'ai particulièrement apprécié la nouvelle intitulée Le chat Noir bien que nous y trouvions des actes particulièrement horribles.

Mais quels sont les points communs de tous ces textes? Je ne pense pas être capable de le trouver même si il semble que le thème de la mort soit souvent utilisé et traité. Ainsi, les premières nouvelles du recueil parlent de meurtres. On retrouve plusieurs mises à mort sans oublier quelque dialogues sur la mort elle-même. Il arrive aussi que la mort devienne un personnage (le masque de la Mort-Rouge). En tout cas, d'un point de vue technique, la lecture est facile et fluide ce qui m'a permis d'avoir beaucoup de plaisir à lire ces différentes histoires. Néanmoins, je ne recommanderais pas de s'y essayer la nuit, surtout quand on est seul.

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18:41 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |  Facebook

26/06/2010

Le Horla par Maupassant

Titre: Le Horla271816_2735036.jpg
Auteur: Maupassant
Éditeur: Librairie générale française 1994
Pages: 93

J'avais lu ce livre lors de mon parcours scolaire. Je me souviens d'avoir été impressionné par cette histoire et je souhaitais la relire pour en retrouver l'atmosphère et l'intrigue. Tout d'abord, l'histoire existe en trois versions différentes donc chacune nous offre la même intrigue mais avec un point de vue légèrement différent. L'une des versions se déroule dans une maison de santé, la seconde est écrite sous forme de journal intime et la dernière est une lettre écrite pour un docteur. L'histoire reste globalement la même mais peut changer dans des détails importants. Mais quelle est cette histoire? Maupassant nous parle d'un homme sain d'esprit est en bonne santé. Ce dernier ressent, inexplicablement, une mélancolie et une faiblesse physique l'atteindre alors que ses nuits deviennent de plus en plus agitées. Petit à petit l'homme se prend à se sentir observé, à s'inquiéter de petits bruits ou de sensations étranges. Et la question se pose: devient-il fou?

Mon impression de jeunesse ne s'est pas trompée puisque, encore une fois, j'ai ressenti un grand plaisir à la lecture de ces trois versions. Ce n'est pas tant le vocabulaire, un peu suranné mais compréhensible, ou le style mais l'atmosphère d’inquiétude qui se dévoile de plus en plus au fil de l'intrigue. Il faut se l'imaginer. Comment réagirions-nous si nous perdions, petit à petit mais inéluctablement, l'impression d'être sain d'esprit. Si nous voyions des choses étranges se dérouler autour de nous et que nous perdions pied avec toutes explications rationnelles. Si nous ne sachions plus vraiment qui nous sommes et ce que nous sommes. En résumé, se sentir englouti par la folie à moins que ce que l'on s'est mis à croire soit réel... C'est ceci le véritable génie de cette œuvre. Ce long passage progressif, mais inéluctable, dans la folie que décrit Maupassant.

Image: chapitre.com

18:27 Écrit par Hassan dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le horla, maupassant | | | |  Facebook

27/04/2010

Les aventuriers de la mer 2: Le navire aux esclaves par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 2: Le navire aux esclaves51MuWB1%2BNoL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders: Ship of magic
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2001 pour la traduction, 1998 édition originale
Pages: 379

Second tome de ce cycle nous retrouvons les différents personnages qui essaient de vivre tant bien que mal. Althèa, après sa spectaculaire fuite, a décidé de s'engager sur un navire de chasse ou elle retrouve un vieil ami. Elle pensait pouvoir aisément démontrer ses capacités mais elle découvrira vite qu'elle s'était un peu surestimée. Sans oublier le danger d'être une femme dans un monde d'hommes. Kyle et son fils commencent enfin à naviguer mais l'équipage n'accepte pas facilement le jeune prêtre qui accepte encore moins facilement d'être coincé sur un bateau. De plus en plus troublé il se prend d'affection avec la vivenef. Quand aux pirates, l'un des leurs accroit considérablement ses réussites et ses biens devenant un personnage de plus en plus en vue et proche de réussir à atteindre son but: devenir roi des pirates.

A la fin de ce tome on se rend compte que les intrigues ne sont pas encore totalement nouées. Les personnages ne se sont pas encore rencontré et les plans ne sont pas tous prêt. Mais les choses bougent et tous perdent et gagnent à leur tour tentant de survivre face à l'océan et à ses richesses. Mais ce qu'il reste encore à savoir c'est comment Terriville va-t-elle réagir face aux nouveaux marchands?

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23/04/2010

Les aventuriers de la mer 1: Le vaisseau magique par Robin Hobb

Titre: Les aventuriers de la mer 1: Le vaisseau magique51HCJR6QJ5L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: The liveship traders: Ship of magic
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2001 pour la traduction, 1998 édition originale
Pages: 315

En avoir terminé avec le cycle de l'Assassin Royal n'implique pas que Hobb en a finit avec le monde qu'elle a créé. En effet, dans ce nouveau cycle nous retrouvons le monde où prennent place les événements de Fitz et des Six-Duchés. Mais la nous allons plus loin, nous allons à Terrilville. Un port dont nous avons entendu parler dans le cycle de Fitz comme l'endroit o?u l'on peut trouver tout ce que l'on souhaite. Car la ville est une ville de marchands possédant des navires doués de vie. Ces navires pouvant naviguer là ou d'autres hésiteraient.

Justement, c'est à bord de l'un de ces navires que nous allons retrouver les personnages que nous suivrons dans la suite des aventures: la Vivacia. En effet, la famille qui le possède se déchire le droit à le commander. Qui de Kyle le gendre de l'ancien capitaine ou de Althea la fille de ce même capitaine aura droit à la cabine du commandant? Parallèlement, nous découvrons qu'un pirate du sud développe des ambitions dangereuses pour tout le monde. Et, pour qu'il puisse mettre en place ses idées il doit accomplir un acte exceptionnel. Mais lequel?

Ce livre n'est que le premier tome du cycle. Nous voyons les personnages se mettre en place et les intrigues commencer à se nouer. Mais, pour l'instant, rien qui ne soit prêt. Néanmoins, il reste sympathique d'observer un autre lieu que les Six-Duchés et de voir de nouveaux événements qui se déroulent parallèlement à ceux que Fitz connait. Nous avons, d'ailleurs, quelques allusions sur la guerre des Pirates Rouges. Il faudra continuer la lecture pour savoir comment Hobb compte tisser ses intrigues.

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21/04/2010

L'assassin royal 13: Adieux et retrouvailles par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 13: Adieux et retrouvailles512SJNNSWNL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2006 pour la traduction, 2003 édition originale
Pages: 367

Il fallait bien y arriver un jours, voici le dernier tome de l'Assassin Royal. Alors que le combat des dragons et des humains a dévasté les rangs, coutant la vie a bien des amis de Fitz, le Prince Devoir repart rencontre le Hetgurd avec sa fiancée pour annoncer la réussite de la quête et expliquer les événements. Un nouveau temps se lève, Fitz et le Fou ont vaincu face à la Dame Pâle. Mais l'Assassin n'est pas satisfait. Il décide de rester sur l'île pour rechercher le corps du Fou et le sauver si il le peut. Quand à la Dame Pâle. Il la tuera si il la trouve. Accompagné de Lourd Fitz lèvera le voile sur quelques dernier mystères et comprendra qu'il est temps pour lui de reprendre la vie en marche plutôt que de la fuir.

Au léger résumé que j'ai fait on se rend compte facilement que ce tome est celui qui clôt toutes les intrigues. Le tome qui nous donne une grande partie des réponses aux différentes énigmes qui parsemaient le récit. Le titre est totalement approprié. Fitz doit faire bien des adieux mais en décidant de suivre la vie plutot que de la fuir il retrouvera aussi beaucoup d'autres personnes chères à son coeur. C'est donc dans le dernier tome que l'on trouve enfin un Fitz réconcilié avec lui-même et avec le monde. Affrontant enfin l'existence afin de recevoir ce qu'il méritait. Et la saga se clôt la dessus.

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18/04/2010

L'homme pluriel par Bernard Lahire

Titre: L'homme pluriel31RSMXAcrmL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Bernard Lahire
Éditeur: Hachette Littérature (Armand Collin/Nathan 2001) collection Pluriel
Pages: 392

Il y a longtemps que j'avais ce livre en vue. Car je voulais connaitre une partie de la pensée de ce sociologue ancien élève de Bourdieu. Mais j'avais peur que la difficulté du propos m'empêche de véritablement m'enrichir. Néanmoins, j'ai décidé de me jeter à l'eau et d'essayer. Lahire, dans ce livre, essaie de passer outre les grandes théories et les frontières académiques pour essayer de comprendre l'homme pluriel. Mais qu'est ce que l'homme pluriel? J'ai compris cette phrase comme étant une description des acteurs. Ces acteurs étant socialisés dans plusieurs champs de la société. Ce qui implique que nous ne sommes pas, en tant qu'individus, uniformes. Nous possédons de multiples dispositions qui ne prennent sens que dans des lieux sociaux particuliers.

Un second essai de Lahire concerne les concepts utilisés en sociologie. Selon l'auteur, une grande partie de ces concepts sont utilisés a priori sans essayer de les prouver ou de les analyser. L'auteur souhaite, donc, que les chercheurs se posent plus de questions sur ces concepts. L'auteur souhaite aussi que les sociologues acceptent de dépasser les limites de leur champs de recherches pour observer, et collaborer, avec d'autres disciplines. En effet, cette collaboration permettrait de mieux comprendre certains concepts importés et leurs limites mais aussi de mettre en place de nouvelles méthodologies.

Comme je le pensais c'est un livre riche. Un livre riche et compliqué. Mais sa lecture m'a permis de me poser des questions que je n'avais pas identifiées auparavant. Par exemple, j'ai apprécié le questionnement récurrent de l'habitus. Néanmoins, je ne crois pas avoir réussis à comprendre tout le propos de l'auteur. Je pense qu'il me faudra encore un peu de temps avant d'y réussir. Je pense que c'est un livre très intéressant et enrichissant mais que je ne conseillerais qu'aux personnes les plus intéressées et qui possède déjà un minimum de connaissance en sociologie.

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18:36 Écrit par Hassan dans Livre, Science, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sociologie, lahire, homme pluriel | | | |  Facebook

11/04/2010

L'assassin royal 12. L'homme noir par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 12. L'homme noir51Z0ZXJMSJL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale
Pages: 394

Petit à petit on s'approche de la fin du cycle de l'assassin royal. Nous sommes toujours sur l'ile d'Aslejval sur laquelle les compagnons du prince Devoir viennent de débarquer. La quête ne semble pas receler d'aventures romantiques puisque seul le froid et la faim attendent ceux qui décident de suivre le prince. Ils partent donc en direction du dragon dans le but de l'excaver de sa gangue de glace et de le tuer. Mais il semble que d'autres intrigues soient en mouvements dans les parages. En effet, nous ne savons toujours pas pourquoi la narcheeska souhaite la mort du dragon alors que le Fou fait tout pour l'éviter. Y a t-il une traitrise ou sont-ils tous manipulés par une force cachée?

Bien que toute l'intrigue se déroule sur une île des plus inhospitalière je ne me suis pas ennuyé lors de ma lecture. Les compagnons arrivent à la fin de leur quête et découvrent le lieux ou repose le dragon. Oui mais ce qu'on découvre c'est le voile qui recouvrait les intrigues. On sait enfin pourquoi il fallait tuer le dragon et pourquoi le Fou souhaite le sauver. Plus encore, on découvre des réponses à d'anciennes énigmes et le retour d'un vieil ennemi. A moins que ce soit un ami? En tout cas, les intrigues sont si emmêlées que personne ne semble savoir quel est le bon choix.

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10:25 Écrit par Hassan dans Fantasy, Livre, Robin Hobb | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robin hobb, homme noir, assassin royal | | | |  Facebook

10/04/2010

L'urbistique. La ville assistée par ordinateur par Claudia Dubuis

Titre: L'urbistique. La ville assistée par ordinateur
Auteur: Claudia Dubuis
Éditeur: Université de Lausanne. Institut d'anthropologie et de sociologie 1994
Pages: 96

C'est intéressant de voir sur quoi on tombe quand on marche tranquillement sans se soucier de chercher quelque chose en particulier. Je ne cherchais donc rien quand je suis tombé sur de petits ouvrages qui semblaient intéressant. J'en ai choisis un et je l'ai lu. Cet ouvrage est une reprise d'un mémoire de licence qui a été amélioré. Vu la date d'édition on se rendra facilement compte, et l'auteure le dit en préface, que la littérature de l'époque était plus que lacunaire. Après tout, nous étions au début de l'informatique populaire. Personne ne pouvait prévoir sa gigantesque extension des dernières années liées à l'extension massive d'internet.

L'auteure, dans ce livre, essaie d'analyser la manière dont un institut, le CREM, tente de contrôler le réseau électrique de la ville de Martigny a l'aide de l'informatique. En lisant son analyse on ne découvre pas seulement des actes techniques mis en place par les membres du CREM mais une thèorie du social. En effet, non seulement l'électricité est vue comme un droit fondamental dont l'absence peut mener à des désordres sociaux. Mais les techniciens qui mettent au point la gestion par ordinateur ont aussi une pensée de ce qu'est le social. Alors qu'ils voient le politique comme un danger pour l'individualité ils essaient de créer un auto-contrôle des usagers qui soit visible au niveau commun en créant une sur-visibilité de l'énergie utilisée par les usagers. L'auteure, pour expliciter, utilise le concept de panoptique. Car les usagers sont susceptibles d'être surveillés en permanence mais ils ne savent pas quand. Ce panoptique virtuel créant une norme désindividualisée qui mène à un processus d'auto-contrôle extrêmement fort chez les individus.

A la fin de ce livre il m'est apparu que les réflexions développées étaient très stimulantes. Bien entendu, l'auteure écrivait un travail dans un contexte ou personne, ou presque personne, ne réfléchissait sur ces points. Donc nous observons beaucoup de manquements dans le texte. Néanmoins ces manquements sont explicables par l'époque. Néanmoins la réflexion reste stimulante et le concept de panoptique m'a particulièrement marqué. Dans le contexte actuel je pense que ce concept pourrait être utilisable pour expliquer des comportements pouvant émerger à cause d'une nouvelle forme, voir d'une destruction, de la vie privée. L'avenir nous le dira.

10:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urbistique, anthropologie, martigny | | | |  Facebook

08/04/2010

L'assassin royal 11: Le dragon des glaces par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 11: Le dragon des glaces41Y7XQJW1NL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 381

Comme on peut le voir dans le titre original on change de tome. Et si on change de tome on doit nécessairement changer un peu les intrigues. Bien entendu on suit encore la quête du prince Devoir. Cependant le prince est, cette fois, vraiment parti en direction des îles. Et il s'entoure de ses amis pour ce voyage. Le prince décide, donc, de s'entourer non seulement de son clan d'art mais aussi d'un nouveau, et non-officiel, clan de vif. Mais il faudra toutes les connaissances diplomatiques de Devoir pour résister aux coutumes étranges des Outriliens et accepter les différences avec celles des Six-Duchés. En tout cas, il devient de plus en plus clair qu'une volonté cachée se trouve derrière les événements. Mais laquelle et pourquoi?

Comme toujours l'édition française est coupée en plusieurs tomes. Ce découpage artificiel implique que ce "premier tome" est la partie introductive. Les parties introductives n'étant pas souvent les plus intéressantes. Mais, au moins, nous en apprenons plus sur la société outrilienne que je rapprocherais assez facilement des Vikings bien qu'il y ait de grandes différences. Nous en apprenons aussi un peu plus sur les dragons et la romance de Fitz continue à travers ses rêves brisant, l'un après l'autre, les secrets qu'il avait gardé.

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07/04/2010

L'assassin royal 10: serments et deuils

Titre: L'assassin royal 10: serments et deuils41bDv3SGt2L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Golden Fool: The Tawny man II
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2004 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 411

La Narcheska a enfin quitté Castelcerf après avoir lancé un défi au Prince Devoir. Ils se retrouveront au printemps prochain pour l'accomplir mettant ce temps à disposition pour se préparer. Mais les intrigues continuent à fleurir autours du Prince et de la Reine et ils devront s'occuper d'un problème laissé trop longtemps en friche. En effet, les Pies continuent de menacer la monarchie alors que la Reine tente de nouer des contacts avec le Lignage au grand désarroi de ses conseillers. Ces liens pourraient pacifier le royaume définitivement ou le plonger dans la guerre civile alors même que Devoir doit se préparer à son prochain défi et à l'Art.

Il fallait bien que les Pies reviennent sur le devant de la scène. Ce tome est donc presque entier tourné vers les efforts de la Reine pour intégrer le Lignage tout en combattant les Pies. C'est pourquoi nous en apprenons bien plus sur les coutumes du Lignage. Mais c'est surtout un tome de préparation au prochain voyage. Nous assistons donc aux efforts de Fitz pour préparer un clan d'art alors qu'il se dépêtre encore des ennuis de son propre fils. Ce n'est pas forcément le tome le plus intéressant de tous mais il est loin d'être mauvais.

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26/03/2010

L'assassin royal 9: les secrets de Castelcerf

Titre: L'assassin royal 9: les secrets de Castelcerf41ZFCRMDA0L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Golden Fool: The Tawny man II
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2003 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 443

Nous reprenons l'action juste après la fin du tome 8. Et quand je dis juste après c'est bel et bien juste après. Fitz, sous le nom de Blaireau, vient de rentrer à Castelcerf avec Devoir, le Fou et la Grande Veneuse. Bien entendu Fitz n'a pas le temps de se reposer. A peine revenu il doit déjà s'inquiéter des Pies, de son fils adoptifs et des intrigues de la cour de Castelcerf. Sans oublier les promesses qu'il a faite envers le Prince. Alors que le château se trouve dans un climat de tension inhérent aux problèmes délicats de diplomatie que doit résoudre la Reine Kettricken Fitz devra trouver un moyen de préparer le Prince et de le protéger. D'autant que les intentions pourraient être trompeuses...

Le premier tome de cette seconde trilogie était longuet, le second donnait un peu d'action et là nous nous retrouvons en plein dans les intrigues de la cour. C'est, probablement, ce qui fait le charme de ce récit. Mais ce n'est pas le sujet du livre. On pourrait penser que le véritable thème concerne la parenté. En effet, Fitz se découvre non seulement en fâcheuse posture face à son fils qui ne se prend pas en main mais il se retrouve aussi presque comme un père de substitution pour le Prince. La question est donc: comment être un bon père alors que l'on ne sait pas vraiment ce qu'implique ce rôle. Le charme de ce troisième tome est aussi son ouverture vers de nouvelles intrigues. Il semble, en effet, que les dragons vont jouer un rôle important. Mais de quel ordre et pourquoi? Nous aurons probablement la réponse plus tard. Il faut donc attendre la suite en espérant toujours la même qualité d'écriture.

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