18/04/2010

L'homme pluriel par Bernard Lahire

Titre: L'homme pluriel31RSMXAcrmL._SL500_AA300_.jpg
Auteur: Bernard Lahire
Éditeur: Hachette Littérature (Armand Collin/Nathan 2001) collection Pluriel
Pages: 392

Il y a longtemps que j'avais ce livre en vue. Car je voulais connaitre une partie de la pensée de ce sociologue ancien élève de Bourdieu. Mais j'avais peur que la difficulté du propos m'empêche de véritablement m'enrichir. Néanmoins, j'ai décidé de me jeter à l'eau et d'essayer. Lahire, dans ce livre, essaie de passer outre les grandes théories et les frontières académiques pour essayer de comprendre l'homme pluriel. Mais qu'est ce que l'homme pluriel? J'ai compris cette phrase comme étant une description des acteurs. Ces acteurs étant socialisés dans plusieurs champs de la société. Ce qui implique que nous ne sommes pas, en tant qu'individus, uniformes. Nous possédons de multiples dispositions qui ne prennent sens que dans des lieux sociaux particuliers.

Un second essai de Lahire concerne les concepts utilisés en sociologie. Selon l'auteur, une grande partie de ces concepts sont utilisés a priori sans essayer de les prouver ou de les analyser. L'auteur souhaite, donc, que les chercheurs se posent plus de questions sur ces concepts. L'auteur souhaite aussi que les sociologues acceptent de dépasser les limites de leur champs de recherches pour observer, et collaborer, avec d'autres disciplines. En effet, cette collaboration permettrait de mieux comprendre certains concepts importés et leurs limites mais aussi de mettre en place de nouvelles méthodologies.

Comme je le pensais c'est un livre riche. Un livre riche et compliqué. Mais sa lecture m'a permis de me poser des questions que je n'avais pas identifiées auparavant. Par exemple, j'ai apprécié le questionnement récurrent de l'habitus. Néanmoins, je ne crois pas avoir réussis à comprendre tout le propos de l'auteur. Je pense qu'il me faudra encore un peu de temps avant d'y réussir. Je pense que c'est un livre très intéressant et enrichissant mais que je ne conseillerais qu'aux personnes les plus intéressées et qui possède déjà un minimum de connaissance en sociologie.

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18:36 Écrit par Hassan dans Livre, Science, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sociologie, lahire, homme pluriel | | | |  Facebook

11/04/2010

L'assassin royal 12. L'homme noir par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 12. L'homme noir51Z0ZXJMSJL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale
Pages: 394

Petit à petit on s'approche de la fin du cycle de l'assassin royal. Nous sommes toujours sur l'ile d'Aslejval sur laquelle les compagnons du prince Devoir viennent de débarquer. La quête ne semble pas receler d'aventures romantiques puisque seul le froid et la faim attendent ceux qui décident de suivre le prince. Ils partent donc en direction du dragon dans le but de l'excaver de sa gangue de glace et de le tuer. Mais il semble que d'autres intrigues soient en mouvements dans les parages. En effet, nous ne savons toujours pas pourquoi la narcheeska souhaite la mort du dragon alors que le Fou fait tout pour l'éviter. Y a t-il une traitrise ou sont-ils tous manipulés par une force cachée?

Bien que toute l'intrigue se déroule sur une île des plus inhospitalière je ne me suis pas ennuyé lors de ma lecture. Les compagnons arrivent à la fin de leur quête et découvrent le lieux ou repose le dragon. Oui mais ce qu'on découvre c'est le voile qui recouvrait les intrigues. On sait enfin pourquoi il fallait tuer le dragon et pourquoi le Fou souhaite le sauver. Plus encore, on découvre des réponses à d'anciennes énigmes et le retour d'un vieil ennemi. A moins que ce soit un ami? En tout cas, les intrigues sont si emmêlées que personne ne semble savoir quel est le bon choix.

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10:25 Écrit par Hassan dans Fantasy, Livre, Robin Hobb | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robin hobb, homme noir, assassin royal | | | |  Facebook

10/04/2010

L'urbistique. La ville assistée par ordinateur par Claudia Dubuis

Titre: L'urbistique. La ville assistée par ordinateur
Auteur: Claudia Dubuis
Éditeur: Université de Lausanne. Institut d'anthropologie et de sociologie 1994
Pages: 96

C'est intéressant de voir sur quoi on tombe quand on marche tranquillement sans se soucier de chercher quelque chose en particulier. Je ne cherchais donc rien quand je suis tombé sur de petits ouvrages qui semblaient intéressant. J'en ai choisis un et je l'ai lu. Cet ouvrage est une reprise d'un mémoire de licence qui a été amélioré. Vu la date d'édition on se rendra facilement compte, et l'auteure le dit en préface, que la littérature de l'époque était plus que lacunaire. Après tout, nous étions au début de l'informatique populaire. Personne ne pouvait prévoir sa gigantesque extension des dernières années liées à l'extension massive d'internet.

L'auteure, dans ce livre, essaie d'analyser la manière dont un institut, le CREM, tente de contrôler le réseau électrique de la ville de Martigny a l'aide de l'informatique. En lisant son analyse on ne découvre pas seulement des actes techniques mis en place par les membres du CREM mais une thèorie du social. En effet, non seulement l'électricité est vue comme un droit fondamental dont l'absence peut mener à des désordres sociaux. Mais les techniciens qui mettent au point la gestion par ordinateur ont aussi une pensée de ce qu'est le social. Alors qu'ils voient le politique comme un danger pour l'individualité ils essaient de créer un auto-contrôle des usagers qui soit visible au niveau commun en créant une sur-visibilité de l'énergie utilisée par les usagers. L'auteure, pour expliciter, utilise le concept de panoptique. Car les usagers sont susceptibles d'être surveillés en permanence mais ils ne savent pas quand. Ce panoptique virtuel créant une norme désindividualisée qui mène à un processus d'auto-contrôle extrêmement fort chez les individus.

A la fin de ce livre il m'est apparu que les réflexions développées étaient très stimulantes. Bien entendu, l'auteure écrivait un travail dans un contexte ou personne, ou presque personne, ne réfléchissait sur ces points. Donc nous observons beaucoup de manquements dans le texte. Néanmoins ces manquements sont explicables par l'époque. Néanmoins la réflexion reste stimulante et le concept de panoptique m'a particulièrement marqué. Dans le contexte actuel je pense que ce concept pourrait être utilisable pour expliquer des comportements pouvant émerger à cause d'une nouvelle forme, voir d'une destruction, de la vie privée. L'avenir nous le dira.

10:32 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urbistique, anthropologie, martigny | | | |  Facebook

08/04/2010

L'assassin royal 11: Le dragon des glaces par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 11: Le dragon des glaces41Y7XQJW1NL._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Fool's fate: The Tawny man III
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2005 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 381

Comme on peut le voir dans le titre original on change de tome. Et si on change de tome on doit nécessairement changer un peu les intrigues. Bien entendu on suit encore la quête du prince Devoir. Cependant le prince est, cette fois, vraiment parti en direction des îles. Et il s'entoure de ses amis pour ce voyage. Le prince décide, donc, de s'entourer non seulement de son clan d'art mais aussi d'un nouveau, et non-officiel, clan de vif. Mais il faudra toutes les connaissances diplomatiques de Devoir pour résister aux coutumes étranges des Outriliens et accepter les différences avec celles des Six-Duchés. En tout cas, il devient de plus en plus clair qu'une volonté cachée se trouve derrière les événements. Mais laquelle et pourquoi?

Comme toujours l'édition française est coupée en plusieurs tomes. Ce découpage artificiel implique que ce "premier tome" est la partie introductive. Les parties introductives n'étant pas souvent les plus intéressantes. Mais, au moins, nous en apprenons plus sur la société outrilienne que je rapprocherais assez facilement des Vikings bien qu'il y ait de grandes différences. Nous en apprenons aussi un peu plus sur les dragons et la romance de Fitz continue à travers ses rêves brisant, l'un après l'autre, les secrets qu'il avait gardé.

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07/04/2010

L'assassin royal 10: serments et deuils

Titre: L'assassin royal 10: serments et deuils41bDv3SGt2L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Golden Fool: The Tawny man II
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2004 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 411

La Narcheska a enfin quitté Castelcerf après avoir lancé un défi au Prince Devoir. Ils se retrouveront au printemps prochain pour l'accomplir mettant ce temps à disposition pour se préparer. Mais les intrigues continuent à fleurir autours du Prince et de la Reine et ils devront s'occuper d'un problème laissé trop longtemps en friche. En effet, les Pies continuent de menacer la monarchie alors que la Reine tente de nouer des contacts avec le Lignage au grand désarroi de ses conseillers. Ces liens pourraient pacifier le royaume définitivement ou le plonger dans la guerre civile alors même que Devoir doit se préparer à son prochain défi et à l'Art.

Il fallait bien que les Pies reviennent sur le devant de la scène. Ce tome est donc presque entier tourné vers les efforts de la Reine pour intégrer le Lignage tout en combattant les Pies. C'est pourquoi nous en apprenons bien plus sur les coutumes du Lignage. Mais c'est surtout un tome de préparation au prochain voyage. Nous assistons donc aux efforts de Fitz pour préparer un clan d'art alors qu'il se dépêtre encore des ennuis de son propre fils. Ce n'est pas forcément le tome le plus intéressant de tous mais il est loin d'être mauvais.

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26/03/2010

L'assassin royal 9: les secrets de Castelcerf

Titre: L'assassin royal 9: les secrets de Castelcerf41ZFCRMDA0L._SL500_AA300_.jpg
Titre original: Golden Fool: The Tawny man II
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2003 pour la traduction, 2003 édition originale)
Pages: 443

Nous reprenons l'action juste après la fin du tome 8. Et quand je dis juste après c'est bel et bien juste après. Fitz, sous le nom de Blaireau, vient de rentrer à Castelcerf avec Devoir, le Fou et la Grande Veneuse. Bien entendu Fitz n'a pas le temps de se reposer. A peine revenu il doit déjà s'inquiéter des Pies, de son fils adoptifs et des intrigues de la cour de Castelcerf. Sans oublier les promesses qu'il a faite envers le Prince. Alors que le château se trouve dans un climat de tension inhérent aux problèmes délicats de diplomatie que doit résoudre la Reine Kettricken Fitz devra trouver un moyen de préparer le Prince et de le protéger. D'autant que les intentions pourraient être trompeuses...

Le premier tome de cette seconde trilogie était longuet, le second donnait un peu d'action et là nous nous retrouvons en plein dans les intrigues de la cour. C'est, probablement, ce qui fait le charme de ce récit. Mais ce n'est pas le sujet du livre. On pourrait penser que le véritable thème concerne la parenté. En effet, Fitz se découvre non seulement en fâcheuse posture face à son fils qui ne se prend pas en main mais il se retrouve aussi presque comme un père de substitution pour le Prince. La question est donc: comment être un bon père alors que l'on ne sait pas vraiment ce qu'implique ce rôle. Le charme de ce troisième tome est aussi son ouverture vers de nouvelles intrigues. Il semble, en effet, que les dragons vont jouer un rôle important. Mais de quel ordre et pourquoi? Nous aurons probablement la réponse plus tard. Il faut donc attendre la suite en espérant toujours la même qualité d'écriture.

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22/03/2010

Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne par Christopher R. Browning

Titre: Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne51rGLWO8FsL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Christopher R. Browning
Éditeur: Tallandier 2007 (1992 première édition originale)
Pages: 367

Hasard du calendrier je termines ce livre, devenu un classique de la littérature sur la Solution finale, alors que l'émission "reproduisant" l'expérience de Milgram est encore dans les débats. Car Browning a le même but que Milgram dans ce livre: comment des personnes ordinaires à tout égards ont-ils pu se muer en tueurs acharnés et sans états d'âmes? Comment devient-on complice du plus grand génocide que l'histoire ait connu? Browning a donc décidé de ne pas s'intéresser aux SS, ni aux Kapos, ni aux camps de concentrations. Non, l'auteur a décidé de ne s'intéresser qu'a des hommes véritablement ordinaires. Il a donc analysé les événements et les motivations d'un bataillon de police précis sur lequel on posséde de nombreuses sources judiciaires: le 101e bataillon de l'Ordnungspolizei.

Au fil du livre Browning nous livre, donc, les événements tels qu'ils peuvent être reconstitué par les souvenirs des membres de ce bataillon. Les tueries, les pogroms, les déportations mais aussi les policiers refusant de tirer, ceux qui ne refusent pas mais ratent intentionnellement sans oublier les états d'âmes de Trapp lors de la première tuerie. A la lecture de ce livre on découvre une palette large de comportements qui vont du refus pur et dur à l'acceptation totale des ordres avec plaisir en passant par des gammes variées de résistances épisodiques lorsque les contrôle par la hiérarchie sont manquant.

Puis, Browning essaie d'expliquer ce qu'il s'est passé. Il ne veut pas excuser mais essayer de comprendre comment ces événements ont été possibles. Qu'est ce qui a mené à de tels horreurs? Pour cela il mobilise de multiples points: pression des pairs, légitimité du pouvoir, distanciation envers les victimes, propagande,... Il semble qu'aucune de ces explications ne puisse, seule, expliquer parfaitement ce qu'il s'est passé.

Ce livre est, donc, un livre vivant. Vivant car on retrouve le déroulement des événements dans leur dynamisme. Comment les choses ont changés pour le bataillon depuis la première tuerie à Jozefow et comment elles évoluent vers une absence de sentiments. Mais c'est aussi un livre explicatif qui essaie de montrer comment la guerre et le régime nazi ont pu déshumaniser une partie de la population et pousser à tuer. Cependant ce sont des événements terribles et, même avec les moments de pitié que Browning nous montre, on ne peut pas excuser les auteurs de ces massacres.

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15/03/2010

Mindstar: Greg Mandel 1 par Peter F. Hamilton

Titre: Mindstar: Greg Mandel 151OgpGsRajL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Mindstar rising
Auteur: Peter F. Hamilton
Traducteur: Thierry Arson
Éditeur: Bragelonne 2010 collection Milady (1993 édition originale)
Pages: 603

Quand je vois qu'un nouveau livre d'Hamilton va sortir en français j'ai souvent envie de le lire. Je ne pense pas qu'il soit un génie de l'écriture mais j'apprécie ses histoires qui me font souvent réfléchir. Nous nous trouvons, dans ce récit, en Europe après le réchauffement climatique. Le monde tel qu'on l'a connu n'existe plus. La prospérité a quitté le monde occidental remplacé par des déluges d'eau et de réfugiés. Le gouvernement de l'Angleterre est tombé, provisoirement, au profit d'un gouvernement communiste qui vient d'être renforcé après des années de luttes.

Greg Mandel a traversé les différentes périodes de cette catastrophe en tant qu'ancien soldat. Mais pas n'importe quel soldat: un membre de la Mindstar. Les membres de cette unité d'élites ont tous reçu un implant neuronal leur permettant d'utiliser des capacités psys. Pour Mandel c'est l'intuition et une quasi télépathie. Travaillant comme enquêteur pour différents groupes il est amené à s'occuper de plusieurs affaires qui blessent sérieusement la plus grande compagnie industrielle du pays: Event Horizon. Mais qui souhaite détruire une entreprise qui peut remettre sur pied toute l'économie de la nation anglaise?

Comme d'habitude chez Hamilton on retrouve les même recettes. Un hyper capitalisme dé-régulé. Comme d'habitude les gouvernements sont inutiles et ce sont les entreprises qui agissent réellement dans ce monde. Les membres du gouvernement ne faisant que réagir. Comment souvent on se retrouve dans une guerre politico-économique dont seuls quelques personnes peuvent percevoir l'existence et encore moins agir sur elles. Ces personnes agissantes possédant trouvent des moyens financiers illimités et des moyens technologiques tout aussi impressionnant. Bien que l'enquête soit intéressante je ne pense pas que l'on soit vraiment entré dans l'intrigue. Ce n'est que le premier tome et il est possible qu'il ne fasse que poser les personnages? J'attendrais la suite et je verrais.

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14/03/2010

La diplomatie en trois rounds par John Scalzi

Titre: La diplomatie en trois roundsdiplomatie.jpg
Titre original: After the coup
Auteur: John Scalzi
Traducteur: Mikael Cabon
Éditeur: l'Atalante 2010 collection La dentelle du cygne (2008 édition originale)
Pages: 31

Comment parler d'un livre promotionnel? Car oui, c'est un livre promotionnel étant donné qu'il ne peut pas être vendu. L'éditeur a probablement demandé à l'auteur de lui offrir une nouvelle qu'il puisse donner à peu de frais pour intéresser des lecteurs potentiels au reste de l'œuvre. L'éditeur, en l'occurrence, est connu pour la qualité de ses choix littéraires ce qui rend l'auteur déjà intéressant. Mais si on peut lire un petit échantillon gratuit pourquoi se priver?

Malheureusement je ne connais pas l'univers dans lequel se place la nouvelle. Mais l'intrigue se déroule sur une planète alien après un coup d'état. Les humains souhaitent que ces aliens deviennent leurs alliés mais les négociations s'enlisent. C'est ici qu'intervient Harry Wilson, le seul militaire de l'expédition. Ayant entendu parler de son existence les aliens souhaitent organiser un combat entre lui et un de leurs champions pour savoir si la valeur des soldats humains est usurpée ou non. Ironiquement le seul soldat de l'expédition est un ingénieur mais il n'a pas le choix il devra tout autant réussir à se battre dans les règles d'une autre civilisation qu'essayer de ne pas froisser les membres de cette même civilisation. Difficile...

On ne peut pas vraiment se baser sur une seule nouvelle pour juger de la qualité d'un auteur même si ça donne un indice. Personnellement j'ai apprécié cette petite histoire. Elle est cohérente, prenante et rapide à lire. Les individus sont clairement identifiés même si le temps manque pour mieux les construire. Le combat en lui-même est simple mais intéressant. C'est, en fait, une petite histoire sympa à lire avant de, peut être, se lancer dans les véritables livres de John Scazi. Peut être le ferais-je un jours? Par contre, et je suis désolé envers l'illustrateur de dire ça, la couverture est d'un rare mauvais gout!

09:37 Écrit par Hassan dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : john scalzi | | | |  Facebook

13/03/2010

Le sexe du militantisme dirigé par Olivier Fillieule et Patricia Roux

Titre: Le sexe du militantisme27246100394470M.gif
Auteur: Sous la direction de Olivier Fillieule et Patricia Roux
Éditeur: Presses de la fondation nationale des sciences politiques 2009
Pages: 361

Il est sûrement facile de voir pour ceux qui suivent régulièrement mes présentations (plutôt irrégulières ces temps retour aux cours obligent) que je me suis, récemment, intéressé aux problèmes de genre et aux problèmes liés à la sociologie des mobilisations. Le livre dont je parle ce matin, justement, essaie de lier la vision sociologique des dominations de genre dans le champs de la sociologie des mobilisations. Selon Olivier Fillieule et Patricia Roux les explications du militantisme oublient souvent d'observer et d'expliquer comment les femmes se mobilisent. Au lieu de se poser des questions et de trouver des réponses les auteurs auraient tendance à expliquer le statut particulier des femmes dans les mobilisations avec des points comme la maternité, le temps, le ménage,... Si on observer les explications que la sociologie du genre offre de la domination des femmes on se rend compte que ce n'est pas suffisant.

Le but de ce livre commun est donc d'observer le militantisme pour trouver des explications aux manières spécifiques des femmes de militer dans des organisations ou leur absence de militantisme. Pour trouver ces explications il a été décidé de diviser le livre en trois parties distinctes mais complémentaires. La première analyse précisément les femmes militantes, comment elles sont entrées dans le milieu du militantisme, comment elles agissent et comment leurs conjoints réagissent. On y découvre que l'homme impose souvent son agenda aux femmes mais que le contraire est très rare. L'action féminine serait donc tributaire de l'accord masculin et de la souplesse de l'organisation dans laquelle on milite.

La seconde partie prends en compte les tensions entre des organisations de militantismes et les femmes. Comment ces dernières réussissent-elles à militer en tant que femmes dans des organisations qui n'acceptent pas cette possibilité. que ce soit par l'héroïsation de la virilisation (la ligue Padane par exemple) ou par la pensée que l'organisation, étant au fait des structures de dominations, refuse qu'elle puisse recréer une forme de domination à l'intérieur même de ses rangs (les exemples surprenant des anarchistes par exemple). Sans oublier la transgression du genre qu'utilisèrent les mouvements homosexuels pour se rendre visible sur la scène publique, ce qui est analysé dans le dernier article de cette partie.

La dernière partie est probablement l'une des plus intéressante mais aussi l'une des plus compliquée. Car, cette fois, les auteurs ne se contentent pas d'observer les rapports de domination genrées mais essaient de voir comment la prise de conscience de cette domination s'articule avec des formes de domination différentes (classe et race par exemple).

Au final ce livre, très dense, est intéressant. Il permet d'ouvrir le regard vers des actions de dominations envers les femmes qui passent, souvent , inaperçues car elles ne sont pas forcément conscientes (c'est naturel, ça va de sois...). En incluant le genre dans la sociologie des mobilisations il permet de mieux comprendre pourquoi les femmes sont invisibilisées lors des mouvements et pourquoi certaines tentent de créer d'autres mouvements non-mixte. On découvre, lorsque les hommes sont absents, que les suppositions d'incompétence politique naturelle que l'on supposait celle des femmes est totalement fausse. Néanmoins, c'est un livre difficile à aborder et qui demande un certain effort de lecture pour réussir à comprendre les thèses qui y sont développées.

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26/02/2010

L'assassin royal 8: la secte maudite par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 8: la secte maudite41J9R1DKYGL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: fool's errand, the tawny man book 1
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Flammarion 2003 pour la traduction, 2001 édition originale)
Pages: 445

Fitz, ou Tom Blaireau, est toujours à la recherche du Prince Devoir. Prince qu'il retrouve, d'ailleurs, très rapidement. Mais il se rend aussi rapidement compte qu'il est aidé et que les prétendus amis des environs pourraient tous n'être que des ennemis. La course poursuite se lance entre un groupe de vifiers revendiquant le nom de Pies et le groupe de Fitz qui essaie d'agir dans le plus grand secret. Entre ces deux groupes, le Prince, l'avenir des Six-Duchés, l'avenir de la fille d'Ortie et une femme...

Le premier tome résumait la vie de Fitz. Ce tome ci lance l'intrigue. Mais l'histoire va plus loin que ça. Fitz découvre un jeune homme aussi impatient et seul que lui qui essaie simplement de trouver de l'amitié. Ses ennemis utilisant cette envie à leur profit. Fitz découvre un jeune homme qui croit à son devoir même si il souhaiterait s'en échapper. Fitz est donc presque placé devant un second lui mais plus jeune. Et il devra lui aussi accepter les conséquences du refus de son devoir lorsque Umbre l'appela à l'aide. Car n'est-il pas responsable de ces événements lui aussi?

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21/02/2010

Pourquoi travaillons-nous? Une approche sociologique de la subjectivité au travail sous la direction de Danièle Linhart

Titre: Pourquoi travaillons-nous? Une approche sociologique de la subjectivité au travail41hhB%2BsVBAL._SL500_AA300_.jpg

Auteur: Sous la direction de Danièle Linhart
Éditeur: Erès 2008
Pages: 334

Pourquoi travaillons-nous? Une question plus compliquée qu'elle ne le semble. On peut répondre rapidement pour vivre. Mais on peut très bien quitter la société et vivre seul avec son jardin potager. Bien sur on abandonnerait beaucoup de choses mais c'est possible non? D'ailleurs pourquoi travailler est-il maintenant pensé nécessaire à la vie. Comment une activité si gourmande en temps et en énergie a-t-elle pu s'imposer ainsi dans la société? Il semble que la réponse soit parce que le travail donne un statut. Un statut valorisé et intégrateur dans la société. Mais ce livre dirigé par Danièle Linhart ne se pose pas cette question, compliquée, de front. Elle demande comment la subjectivité, le vécu de la personne, s'intègre dans le travail et comment le travail en est modifié en enquêtant sur le terrain pour découvrir quelques réponses.

Dans la première partie les auteurs se demandent comment le travail peut agir pour valider la personne. L'article qui m'a le plus intéressé dans cette partie est celui concernant les prisons. L'auteur a été enquêté dans plusieurs centres de détentions pour y voir comment les prisonnier intègrent le travail dans l'univers carcéral. Il a découvert que le travail non seulement pacifie les détenus et aide les surveillants à mieux faire leur travail mais qu'il brouille, temporairement, la hiérarchie sociale de la prison. Il permet de rendre aux détenus un statut qu'ils ont perdus quand ils sont entrés en prison. On y lit aussi quelques témoignages de personnes affirmant qu'elles se seraient déjà suicidée si elles ne pouvaient pas travailler. Nous y trouvons aussi un article sur la vision de leur propre travail par les aides à domicile qui sont coincée entre une demande forte de soins et un refus de considérer leur travail d'accompagnement, qui peut passer simplement par la conversation, comme étant un vrai travail. Et un article sur la vision qu'ont des travailleurs sociaux français des bénéficiaires de ces allocations (nommé la Couverture Maladie Universel).

La seconde partie monte comment le travail agit sur les personnes. En prenant l'exemple d'employés d'EDF, de travailleurs sociaux et de membres du ministère de l'équipement. Dans les deux premier cas c'est la relation avec le client qui est problématique. Dans le cas d'EDF c'est l'ordre de couper l'énergie aux familles ne payant pas les factures qui se heurte à la morale personnelle alors que les travailleurs sociaux ont l'impression de ne plus pouvoir faire bien leur travail à cause du manque de temps, de moyens et de personnes. Le troisième cas montre comment un changement heurte une morale acquise précédemment par les travailleurs. Le point commun est donc bien la morale et comment l'entreprise, ou l'état qui peut être l'employeur, tente de court-circuiter cette morale pour permettre à l'employé de faire son boulot et comment les employés réagissent à cette tentative (parfois inconsciente).

La dernière partie est plus surprenante. On y trouve, par exemple, un article sur le travail de nuit. Je m'attendais, comme l'auteur au début semble-t-il, a des plaintes de fatigue, de liens sociaux coupés, de difficultés avec la famille. L'enquêteur a trouvé des personnes équilibrées, dont la vie est bien mieux remplie qu'auparavant avec de meilleurs liens d'amitiés et familiaux et qui dorment bien mieux! Pire encore, des personnes qui ont l'impression d'être privilégiée de pouvoir travailler la nuit.  Cette partie montre, j'ai l'impression, comment le travailleur mêle sa vie privée à sa vie professionnelle.

C'est un livre très intéressant et très surprenant. En le lisant j'ai appris beaucoup de choses et j'ai envie de les connaitre un peu mieux. Les enquêtes sont même souvent surprenantes et, par exemple, on pourrait en conclure que la politique largement utilisée maintenant de prendre des travailleurs pour une durée fixe pourrait être contre productif. En effet, ces travailleurs ne possèdent pas la motivation ou la connaissance des ouvriers et employés véritablement engagés et font à peine leur travail sans aucune envie de qualité. Loin de toutes perspectives partisane je pense que n'importe quel patron pourrait en apprendre beaucoup sur la vraie productivité qui, parfois, demande qu'on laisse les employés faire les choses comme ils le sentent et, surtout, en confiance.

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10:10 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : travail, sociologie | | | |  Facebook

19/02/2010

L'assassin royal 7: le prophète blanc par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 7: le prophète blanc41Z4319FS8L._SL500_AA240_.jpg
Titre original: fool's errand, the tawny man book 1
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Flammarion 2003 pour la traduction, 2001 édition originale)
Pages: 411

Ce livre est le premier tome de la seconde trilogie (mais subdivisé par l'éditeur). Nous retrouvons le royaume des Six-Duchés prés de 20 ans plus tard. Prospère et en paix le royaume s'est reconstruit sous la régence de la reine Kettricken. Son fils se prépare a prendre le pouvoirs dans quelques années et sa mère lui prépare des alliances pour permettre une paix plus large entre le royaume et les Outrilliens, les même qui ont attaqué le royaume lors de la première trilogie. Mais d'autres évènements se mettent en place. Sans ennemis extérieurs le peuple se tourne vers un ennemi intérieur et martyrise toutes personnes soupçonnées de posséder le Vif. Ces derniers, ne supportant plus ces attaques, ont commencé à se battre en dénonçant des vifiers cachés ou en détruisant des élevages. Fitz Chevalerie, maintenant connu sous le nom de Tom Blaireau, vit tranquillement et loin de tout mais il semble qu'il doive bientôt repartir en quête pour aider le royaume. Ses amis, en tout cas, essaient de l'y pousser.

Ce tome est un peu ennuyeux. Peut être à cause de la subdivision opérée par l'éditeur qui a probablement coupé les évènements plus dynamiques? Je le saurais lors du prochain tome. L'ennui vient du fait que ce tome nous montre comment la vie de Fitz Chevalerie a changé. Ce qu'il a fait entre les deux trilogies mais aussi la façon dont il vit actuellement. Ces récits prennent la majorité des premières 300 pages ne laissant que les 100 dernières pour développer les événements proprement politiques qui seront les intrigues de la seconde trilogie. Ce n'est donc pas un tome a considéré pour lui-même mais en lien avec ses suites. Sinon on ne voudra jamais continuer. Néanmoins, on apprend quelques petites choses sur le monde créé par Hobb. Par exemple la magie des amulettes. Mais c'est peu.

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17/02/2010

Les artefacts du pouvoir 3: L'épée de feu par Maggie Furey

Titre: Les artefacts du pouvoir 3: L'épée de feu51n0v5i3ihL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Titre original: The sword of flame
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: J'ai lu (Bragelonne 2007 pour la traduction, 1995 édition originale)
Pages: 670

Il y a longtemps que j'attends ce troisième tome et la suite de l'histoire d'Aurian et d'Anvar. Pour mémoire, les deux mages ont finalement réussis à s'échapper des griffes de l'Archimage Miathan qui les avait emprisonné à la tour d'Incondor. Mieux encore, Anvar a réussi à recréer la Harpe des Vents. Nos deux mages sont donc en possession de deux des quatre artefacts de pouvoir. Mais maintenant il est temps de repartir dans le nord en direction de Nexis. Il est temps de contre attaquer et de rendre coup sur coup à Miathan. Pour cela Aurian essayera de s'allier les Ailés et les fiers Maitres des Chevaux. Il est d'autant plus urgent de retourner au nord que l'Épée de Feu s'y trouve aussi.

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes mais j'ai moins apprécié ce troisième tome. Peut être parce que l'on pensait que tout, au sud, était réglé et que l'on découvre de nouvelles dissensions. Des dissensions qui retardent Aurian et Anvar. Ce tome est une longue préparation avant que les deux mages puissent enfin retourner dans le nord et combattre Miathan et Eliseth. Ce qui fait que j'ai eu l'impression, parfois, qu'il y avait trop de langueur. Peut être aussi parce que les deux premier tomes avaient des thèmes forts: respectivement accepter de vivre et accepter l'amour. Alors que dans l'épée de feu il n'y a rien d'aussi fort. Néanmoins l'histoire reste intéressante et palpitante et j'attends de connaitre la fin.

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12/02/2010

La reine solitaire par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 6: La reine solitaire41SH695M18L._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Assassin's quest
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2000 pour la traduction, 1997 édition originale)
Pages: 380

Dernier tome de la première trilogie de l'Assassin Royal, enfin, comme d'habitude on retrouve Fitz et son groupe juste après qu'on les ai quitté dans le tome précédent. Fitz s'est trouvé transporté par un artefact magique étrange dans une ancienne ville en ruine ou il trouve des traces du roi Vérité. Ces traces redonnent espoir à ses compagnons qui s'empressent de le retrouver le plus vite possible. D'autant qu'il apparait rapidement que Royal a envoyé des soldats aux trousses de Fitz. Mais comment retrouveront-ils Vérité et ce dernier aura-t-il enfin réussi à éveiller les Anciens? Et comment royal réagira-t-il?

Le tome précédent instaurait une atmosphère de plus en plus mystérieuse. On ne savait pas qui était Caudron, qu'était cette voie magique et ou étaient vérité et les Anciens. Ce tome répond à ces questions. On en apprend plus sur comment ils se sont éveillés la dernière fois mais surtout on apprend ce qu'ils sont en réalité. J'ai apprécié de recevoir, enfin, ces informations. Mais les dernier événements sont surement les plus intéressants car le temps commence à presser. Ce que j'attendais le plus, bien entendu, c'était comment Royal et Fitz allait se confronter. J'ai apprécié ce qui s'est passé à ce moment la même si j'aurais pu m'y attendre. En bref, c'est vraiment la fin d'un cycle qui n'était pas censé avoir de suite.

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10/02/2010

Paroles de déportés : Témoignages et rapports officiels

Titre: Paroles de déportés : Témoignages et rapports officiels51pnD7smAQL._SL500_AA240_.jpg
Éditeur: Bartillat 2009
Collection: Omnia
Pages: 306

J'ai hésité avant de parler de ce livre. Pour plusieurs raisons dont la plupart sont parfaitement compréhensibles et transparentes. Après réflexion j'ai tout de même accepté d'essayer d'en parler. Mais il reste de savoir comment. Car c'est un sujet vaste, difficile et surtout profondément émotionnel. Ce que nous lisons dans ce livre est horrible. Est inhumain. Le livre contient les témoignages de déportés et des rapports concernant la vie quotidienne - peux-t-on la nommer ainsi sans hypocrisie? - dans les camps de la mort découpé selon le "thême" concerné, arrivée, sévices, libération...

Lors de la lecture on découvre un système profondément et fondamentalement inhumain. Dont les deux seuls buts sont la déshumanisation et la destruction des vies humaines. Ce que l'on découvre à travers les paroles de ces survivants ce n'est pas qu'un cynisme sans faille mais aussi, et surtout, une cruauté inconcevable. On ne peut que ressentir une profonde tristesse face aux sévices relatés, avec courage, par ces personnes dont on déniait l'humanité. C'est un livre dur à lire.

En lisant ce livre il m'est venu plusieurs questions sur la façon dont, en tant qu'étudiant en histoire, je pouvais partager ces connaissances des horreurs qui ont eu lieux. Je peux critiquer la manière dont le livre a été découpé: lier des fragments de témoignages selon des thèmes globaux est-il une bonne manière de faire? je peux aussi critiquer l'absence d'explication et d'accompagnement des témoignages mais est-ce vraiment pertinent?

A un certain moment c'est moi-même que je me mis à critiquer. En effet, je connaissais ces événements et sévices. J'en avais une connaissance intellectuel par la lecture de livres d'histoire. Mais un livre scientifique n'a pas la même force qu'un témoignage brute et nu. De la même manière un livre n'a pas la même force que la parole. Réfléchissant sur la manière dont je ressentais ces événements horribles j'en suis arrivé à une conclusion. Même si, intellectuellement, je connaissais la réalité des sévices et pouvais comprendre le système inhumain qui se trouve derrière j'étais incapable. émotionnellement, de concevoir une telle haine à l'égard d'êtres humains. Comment pouvoir concevoir qu'un être humain soit capable de tels tortures et méfaits contre un autre être humain? Comment imaginer qu'un être humain puisse ne voir en d'autres êtres humains que des animaux, voir même pas des animaux? Je ne crois pas en être capable.

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09:50 Écrit par Hassan dans contemporain, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |  Facebook

09/02/2010

L'assassin royal 5: La voie magique par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 5: La voie magique41YC06366XL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Assassin's quest
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2000 pour la traduction, 1997 édition originale)
Pages: 381

Petit à petit on arrive à la fin de la première trilogie de l'Assassin. Les événements ne se précipitent pas mais les différents protagonistes commencent à se retrouver. Nous rejoignons Fitz juste après son évasion dans le désert. Toujours avec sa volonté de rejoindre son roi Vérité. C'est ainsi qu'il fuit dans les montagnes ou il retrouve d'anciens amis qui s'adjoignent à lui dans sa quête. Mais ses ennemis ne sont pas inactifs et alors que la guerre contre les pirates rouges est presque perdue Royal semble vouloir attaquer les Montagnes. Il est de plus en plus nécessaire pour les Six-Duchés de retrouver un vrai roi et la paix.

L'ennui quand on coupe un livre en plusieurs tomes c'est que la cohérence interne peut être sacrifiée. On se retrouve souvent avec des événements qui ne prennent sens que dans d'autres livres ou qui y sont liés. C'est le cas ici mais économie oblige on préfère vendre trois livres plutôt qu'un seul. Néanmoins, l'atmosphère de mystère est croissant. Qui est Caudron par exemple? Que sont ces chemins perdus que les compagnons vont suivre? Ou sont les anciens? On en saura surement plus dans la fin de la première trilogie de l'assassin royal.

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08/02/2010

Héros et merveilles du moyen âge par Jacques Le Goff

Titre: Héros et merveilles du moyen âge41pueX9-NrL._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Jacques Le Goff
Éditeur: Seuil 2005 et 2008
Pages: 312

Depuis l'année passée le moyen âge me fascine. C'était une époque fondamentalement différente et pourtant créatrice de notre civilisation. Un monde que l'on a vu noir et chaotique alors qu'elle créa de magnifiques œuvres et une philosophie unique. Une époque non de transition mais de création alors qu'elle se pensait comme précédant la fin des temps et déclinante. Lorsqu'on veut s'instruire sur cette période magnifique on touche, forcément, a quelques grands médiévistes dont Jacques Le Goff fait partie.

Ce livre en poche est écrit pour parler d'une forme d'histoire particulière: l'histoire de l'imaginaire. A l'intérieur du texte Jacques Le Goff nous parle de rois, de chevaliers, de femmes et d'objets symboliques du moyen âge et qui ont, parfois, gardé toute leur force jusqu'à nos jours jusqu'à, parfois, incarner une partie de ce que l'on pense être la période médiévale. C'est ainsi que Le Goff nous offre des informations autant sur Charlemagne et Arthur que sur le cloître et les cathédrales en passant pas des métiers comme celui des jongleurs. Mais Le Goff ne se contente pas de nous donner la signification et l'origine médiévale de ces symboles. Il nous offre leurs changements et perpétuations tout au long de l'histoire jusqu'à nous.

Néanmoins, pour celui qui souhaitait un essai, ce sera une déception. Ce livre, en fait, n'est pas fait pour être construit en poche. C'est un livre court et synthétique dans le but d'entourer de belles images en couleurs alors que ce livre en poche nous les montre en noir et blanc. Si on souhaite vraiment jouir de ce livre il faudra dont prendre son alter ego en grand format que, malheureusement, je n'ai pas entre les mains. L'édition en poche ne peut pas donner autant de plaisir même si il donne des informations intéressantes.

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09:55 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : héros, merveilles, jacques le goff | | | |  Facebook

05/02/2010

Honor Harrington 4: Au champ du déshonneur par David weber

Titre: Honor Harrington 451-G1fukv9L._SL500_AA240_.jpg
Tome: Au champ du déshonneur
Titre original: Honor Harrington: the field of dishonor
Auteur: David Weber
Traducteur: Florence Bury
Éditeur: J'ai Lu (l'Atalante 2001 pour la traduction et David Weber 1994 première édition originale)
Pages: 445

Le tome précédent m'avait déçu à cause de sa fin mais j'ai tout de même eu envie de lire la suite de la saga Harrington. Il n'y a presque aucun décalage chronologique entre le tome 3 et le tome 4 puisque nous retrouvons Honor directement à la suite des événements. Comme prévu une cour martiale est en train de se réunir pour juger Pavel Young pour désertion et lâcheté. Mais ce dernier a encore des appuis puissants, malgré son humiliation, et il se pourrait bien qu'il s'en sorte encore. Honor, elle, se retrouve impliquée dans une gigantesque crise politique et harcelée par les journalistes. Ses ennemis essayant tous de l'abattre. Mais ils apprendront vite que l'on ne s'attaque pas à Honor sans qu'elle ne réplique...

Aucune batailles dans ce tome, presque aucun vaisseaux. Mais une superbe bataille politico-juridique dans laquelle je me suis plongé avec un grand plaisir. D'ailleurs, il semblerait que Weber ait étudié l'histoire et la science politique. Si c'est bien le cas ça explique beaucoup de choses puisque ce livre nous montre surtout la mise en place de stratégies politiques plutôt que militaires. Ce tome est, donc, extrêmement haletant. De plus, on en apprend plus sur Honor et ses devoirs sur Grayson ce qui permet d'ouvrir un peu plus l'histoire. Autant le tome 3 m'a déçu autant j'ai adoré ce tome!

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04/02/2010

Classer, dominer : Qui sont les autres ? par Christine Delphy

Titre: Classer, dominer : Qui sont les autres ?41sG%2BorkkmL._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Christine Delphy
Éditeur: La Fabrique 2008
Pages: 227

Christine Delphy, féministe française, n'a pas vraiment écrit un livre mais mis ensemble plusieurs articles, prises de positions et conférence qu'elle a donnée. Leurs points communs est de parler des rapports de domination. Pour l'auteure ce rapport de domination est structurel de la société et se voit surtout dans le travail de définition. Selon elle, les dominants ont un droit de définir ce que sont les dominés ce qui mène à les indiquer comme différents de ce qui est normal (sous entendu: blanc, bourgeois et hétérosexuel). L'un des moyens de supprimer cette définition est de l'utiliser ou de se définir sois-même. Ce qui est un acte profondément déviant pour le point de vue des dominants. Le second moyen serait de définir ce que sont les dominants. Il faut, en fait, supprimer l'altérité ou démontrer celle des dominants.

Mais l'auteure ne se contente pas de parler de la domination des hommes sur les femmes. Elle tente de mettre en rapport les dominations de classe, de race et de préférences sexuelles. Ainsi, selon l'auteure, il est possible d'être à la fois dominées et dominantes (ou dominants et dominés). C'est une relation plurielle de multiples réseaux de dominations qui se met au jours. Christine Delphy, actualité oblige, parle aussi beaucoup de l'affaire du voile. Elle considère que son interdiction et la façon dont on l'a interdit cache une relation de racisme face à ceux que l'on nomme "immigrés de seconde génération". Car les blancs qui ont rédigés la loi n'ont jamais voulu écouter une de ces femmes ayant choisis le voile. Les définissant d'emblée comme manipulées et incapables de décider pour elles-même. C'est, donc, une relation paternaliste qui se forme.

Je ne connais pas assez bien les théories féministes pour me prononcer sur ce livre. Mais les articles de Christine Delphy sont intéressant et très stimulants intellectuellement. Car, elle ne se contente pas d'analyser. Elle souhaite agir et revendique une certaine vision de la société. Même quand elle se heurte à des intellectuels connus.

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09:53 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : classe, race, genre, domination | | | |  Facebook

02/02/2010

L'Union démocratique du centre : un parti, son action, ses soutiens sous la direction d'Oscar Mazzoleni, Philippe Gottraux et Cécile Péchu

Titre: L'Union démocratique du centre : un parti, son action, ses soutiens51aC9AXos2L._SL500_AA240_.jpg
Auteurs: Oscar Mazzoleni, Philippe Gottraux et Cécile Péchu
Éditeur: Antipode 2007
Pages: 215

Le but de ce livre sur un parti bien particulier est affiché dans l'introduction et la première partie. Non pas stigmatiser un parti qui est bien connu du paysage politique Suisse mais essayer de comprendre son véritable fonctionnement et les raisons de son succès. Non pas ressortir tous les préjugés et présupposés mais s'attacher aux faits, chiffres et militants pour comprendre la réalité de l'UDC. C'est, donc, un livre qui se place résolument dans la neutralité scientifique. Néanmoins, les auteurs, en affichant leurs méthodes dans une longue introduction, acceptent et expliquent comment ils ont essayé de réduire leur propres a priori. C'est, je pense, louable d'être honnête sur ce point. Louable d'expliquer comment les auteurs ont fait un travail sur eux-même pour réussir à ne pas se faire parasiter par leurs propres présupposés.

La seconde partie du livre est une analyse des actions du parti lui-même. Le premier article de cette partie montre comment l'UDC a réussit à rester un parti uni, contestataire et pourtant membre du gouvernement alors que, a priori, ce genre de partis ne peuvent survire longtemps aux pressions contradictoires de e genre de positions multiples. Selon l'auteur l'UDC a réussit par plusieurs facteurs: il est uni et centralisé avec un accès facile aux principales arènes législatives et référendaires. Mais aussi, les partis concurrents ne sont pas aussi fort, dans le sens d'union, que l'UDC ce qui lui a permis d'attaquer sans être remis à l'ordre. Le second article analyse la production imagière pour tenter de voir quels sont les principaux fronts du partis et la façon dont ces fronts sont définis.

La troisième partie analyse les militants même. En effet, un parti n'est pas qu'un appareil c'est aussi un agrégat de militants qui peuvent ne pas être en accord avec toutes les revendications du parti. Cette analyse se fait d'abord en essayant de dégager des caractéristiques socio-professionels puis d'essayé de voir un changement dans les militants de l'UDC entre 1995 et 2003. Ce sont donc deux articles basés sur les statistiques et pas toujours facile à lire. Le dernier, que j'ai trouvé le plus intéressant, analyse les acteurs en observant leur parcours de vie via des entretiens. On y découvre que la défense contre les étrangers y est largement revendiquée, que ce soit pour des causes économiques ou culturelles voir les deux. Mais que le versant libéral du parti fait beaucoup moins consensus chez les militants.

C'est, donc, un livre honnête et qui a le mérite de tenter de comprendre la réalité de ce parti tant décrié. Il aurait été facile de le classer directement dans l'extrême droite, de le condamner sans possibilités de rédemptions ou de rendre ses militants incapables et irrationnels. Non, les auteurs de ce livre ont travaillés, ils ont analysés et acceptés les faits même quand ils étaient surprenant. C'est, à mon avis, un bon livre.

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30/01/2010

L'assassin royal 4: le poison de la vengeance par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 4: le poison de la Vengeance51T3MHSMCTL._SL500_AA240_.jpg
Titre original: Assassin's quest
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai lu (Pygmalion 2000 pour la traduction, 1997 édition originale)
Pages: 349

Nous retrouvons Fitz Chevalerie juste après sa mort et sa résurrection secrète. Mais cette aventure ne l'a pas laissé indemne et Fitz, ayant tout oublié de son identité, doit retrouver ce qu'il était. Mais sera-t-il d'accord de continuer à servir le Royaume et Vérité? Rapidement il apparait que Fitz souhaite se dégager de toutes loyautés et de toutes appartenances pour enfin vivre comme il l'entend. Et cette vie il souhaite l'accomplir sous le signe de la vengeance. Fitz part donc, seul, en quête de sang et de meurtre alors que le Royaume des Six-Duchés frémis sous les coups des pirates rouges dans l'indifférence du roi Royal et de sa cour.

Un tome qui ne possède qu'une seule intrigue: la soif de vengeance de Fitz. Un tome ou ce dernier se sépare de ses semblables pour se rapproche de son loup. Fitz marchera à la limite de l'humanité et de la l'animalité se rapprochant ou s'éloignant de son penchant de loup. Mais l'animalité de Fitz n'est pas le seul thême de ce tome. Le second thème se trouve dans le titre: la vengeance. Est-elle justice? Soif de sang? Quête pour retrouver quelque chose que l'on aurait perdu? Ou simplement un acte malfaisant? Ce tome présente plus le cheminement intérieur de Fitz que les précédents.

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29/01/2010

Les Suisses et les nazis: le rapport Bergier pour tous par Pietro Boschetti

Titre: Les Suisses et les nazis: le rapport Bergier pour tous41G60MJM6SL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Pietro Boschetti
Éditeur: Zoé 2004
Pages: 189

Voila un livre dont il est difficile de parler. Bien entendu ce n'est pas le rapport Bergier, c'en est un compte rendu synthétique, mais on sait tous les passions que déclenché et a déclenché ce rapport. Il a été accusé de partialité, de salir la Suisse, pour peu Bergier serait un traitre à la nation. Cependant le rapport Bergier est la marque d'un effort hors du commun de la part de notre pays. Un effort énorme pour reconstruire son passé, pour le connaitre et le comprendre et non le juger. Monsieur Bergier l'a dit et répété et je le dis après lui. L'historien n'a pas pour fin de juger. Sa fin est de donner les savoirs et clés de compréhensions du passé sans juger des actes. Seulement en donner le pourquoi et les conséquences. Dans cette optique le rapport Bergier avait une mission très précise qui l'obligeait à ne prendre en compte que les victimes avec des données, le plus souvent, statistiques ou économiques. Oui, ce n'est pas une histoire de la Suisse lors de la Seconde Guerre Mondiale. Oui, il manque d'énormes pans de l'histoire de la Suisse lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce livre, intitulé pour tous, est donc principalement un compte-rendu synthétique. Ceci implique qu'on ne peut se baser sur Pietro Boscheti pour critiquer, de manière historique, le rapport de la commission Bergier. Ca implique aussi que les choix éditoriaux sont personnels et n'impliquent pas le même développement, relatif, dans le rapport original. Néanmoins, ce livre s'appuie quand même sur les écrits originaux. Et nous y découvrons comment la Suisse a agit, de manière économique et politique, vis à vis de l'Allemagne nazie. On y voit que l'attitude envers les réfugiés est la conséquences de la peur de l'étranger et des juifs qui se fit après la Première Guerre Mondiale. On y lit aussi que l'attitude, incompréhensible, des élites économiques se comprend si on accepte que ces personnes ne croyaient pas en la défaite de l'Allemagne et souhaitaient rester forts économiquement après sa victoire et que, lorsque la perte de l'Allemagne fut certaine, ces personnes pensaient qu'elle resterait un acteur économique fort. Ces agissements n'excusent rien et beaucoup de vies auraient pu être sauvées avec d'autres décisions qui n'ont pas été prises ou qui furent refusées par l'économie ou le politique. Comme l'attitude des banques et des assurances, après la guerre, n'est guère excusable.

Mais comment critiquer ce livre? Difficile car le débat n'est pas encore serein, les recherches pas terminées, les sources de l'auteur ne sont même pas notées en bas de page. C'est un choix que, personnelement, je regrette. Comment peut on critiquer un travail sans savoir d'où les données proviennent? Bref, il faudra se tourner vers le rapport original pour les connaitre. Mais il se pose un problème. La commission Bergier avait d'énormes privilèges. Elle a pu passer outre le secret bancaire, lire les archives privées et les analyser. Un historien peut il espérer avoir les même accès maintenant? Il y a de grandes chances que non. Mais comment critiquer un travail historique si les sources sur lesquels ce travail se fonde sont hors de portée? En l'état, je pense qu'il est impossible de savoir si la commission s'est trompée ou a oublié des données. Néanmoins, il reste beaucoup à faire sur l'histoire Suisse lors de cette Seconde Guerre Mondiale.

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26/01/2010

Druss la Légende par David Gemmel

Titre: Druss la Légende51xCpulXG4L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Titre original: The first chronicles of Druss the Legend
Auteur: David Gemmel
Traducteur: Alain Névant
Éditeur: Bragelonne 2002 (David Gemmel 1994)
Collection: Milady
Pages: 507

Et voila un nouveau tome des livres de Gemmel chez Milady, un nouveau tome prenant pied dans l'univers de Drenaï. Cette fois nous suivons Druss, la Légende, avant qu'il ne soit le héros chanté par tous les conteurs du royaume Drenaï. Druss n'est ici qu'un simple bucheron un peu bouru mais profondément amoureux de sa femme, Rowenna. Cependant, un jours, des pillards attaquent son village, tuent enfants, vieillards et les hommes et partent avec les femmes pour les soumettre en esclavage. Depuis ce jours Druss n'aura qu'un objectif: retrouve Rowenna. Et tous ceux qui se mettront sur ce chemin durant sa longue quête seront mis de coté sans pitié. Durant ces années de recherches il deviendra un héros.

C'est clair, Druss est une brute. Une brute sanguinaire mais une brute amoureuse et honorable. C'est la seule chose qui sauve ce personnage a mes yeux car, sinon, ce n'est qu'un gros bras de plus dans un monde de guerre. Mais, au moins, cette brute se pose des questions sur ce qu'elle est en train de devenir. En recherchant sa femme ne devient il pas ce que sa femme hait? Ce que son grand père était? Un brigand assoiffé de sang. Comment peut-il résister à l'envie de tuer? Bien que ces questions soient intéressantes ce livre ne m'a pas autant passionné que les autres tomes. Ce sont tueries sur tueries, batailles sur batailles. Peut être ce livre m'a t-il moins passionné parce que les choses vont trop vite. En effet, Druss n'a pas le temps de se reposer que déjà il doit se battre à nouveau.

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09:51 Écrit par Hassan dans Fantasy, gemmell, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : druss, gemmel | | | |  Facebook

25/01/2010

La domination masculine par Pierre Bourdieu

Titre: La domination masculine41DCBX80D4L._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Pierre Bourdieu
Éditeur: Seuil 1998
Pages: 177

D'après ce que je sais ce livre est l'un des plus connu que Pierre Bourdieu ait écrit. Son but est, ici, de démontrer les mécanismes sociaux et structurels de la domination des hommes sur les femmes. Il postule que ces mécanismes fonctionnent par un travail de déshistoricisation ce qui permet de les penser comme éternels et naturels. Bourdieu essaie, donc, de faire un travail de déshistoricisation pour déconstruire ce travail et montrer que ce que les femmes sont naturellement est, en fait, socialement construit. Si l'on suit l'analyse de Bourdieu, on découvre des mécanismes puissants qui touchent les femmes et les hommes. Qui les enferment dans des rôles qu'ils ne peuvent que difficilement abandonner. Ces mécanismes étant, selon Bourdieu, intériorisés par les individus à cause de la famille et de l'école.

C'est un livre de Bourdieu: dense, difficile à lire et riche. Je ne peux pas affirmer avoir compris dans sa totalité les thèses de Bourdieu mais, après être sorti de ce livre, j'ai eu l'impression d'être un peu plus riche. De comprendre un peu mieux comme le genre féminin est dominé quotidiennement. Je vois d'un œil nouveau des choses aussi triviales que les conversations avec une femme, les jupes ou les talons. Surtout, je pense comprendre un tout petit mieux - est ce possible en tant qu'homme? - ce que veut dire être une femme. Un "objet" de capital symbolique qui se définit principalement par la perception qu'en ont les hommes. J'ai aussi longuement réfléchi sur un exemple que donne, rapidement, Bourdieu aux pages 38-39. Il y explique que certains prisonniers, en Amérique du sud, ont été féminisé par humiliations, moqueries et attitudes féminines. Ceci considéré comme une torture. Bourdieu ne développe pas cet exemple mais je trouve révélateur que traiter un homme comme on traite une femme soit nommé torture...

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22/01/2010

Manifeste du parti communiste par Marx et Engels annoté et présenté par François Châtelet et traduit par Corinne Lyotard

Titre: Manifeste du parti communiste105188_2697038.jpg
Auteur: Marx et Engels annoté et présenté par François Châtelet et traduit par Corinne Lyotard
Éditeur: librairie générale française 1973
Pages: 155

Enfin, j'ai lu le Manifeste. Un classique de la littérature communiste, peut être même un fondateur. C'est, en tout cas, l'un des livres les plus connus de Marx et Engels. On y trouve pas vraiment une doctrine scientifique mais un programme. Ce livre est une façon de manifester son point de vue et sa volonté pour Marx, Engels et tous les communistes. D'où son importance. Cependant, c'est aussi une critique des différents socialisme dans ce qu'ils ont de conservateurs pour en arriver à la conclusion que seul le Communisme peut libérer le prolétaire. Et même si ce n'est pas un livre comme le Capital on y trouve quand même des phrases sur le processus historique conduisant à cette liberté et ayant conduit à la domination bourgeoise.

Malheureusement, je ne peux pas dire avoir compris ce livre. Ce n'est pas qu'il est difficile à lire. Le propos est simple et on peut le finir en très peu de temps. Mais je ne suis pas sur d'avoir véritablement compris la pensée de Marx et celle d'Engels. Probablement parce que je ne les ai pas assez lu? Il reste, quand même, un livre intéressant. De plus, François Châtelet nous offre une introduction que j'ai trouvé intéressant et très accessible et qui permet de contextualliser le texte et connaitre un peu de la pensée de Marx et Engels. Ce n'est donc pas à cause du livre et de ses auteurs que je ne peux pas dire avoir compris le propos, c'est à cause de mon propre manque de culture sur ce sujet particulier.

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09:55 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manifeste du parti communiste, marx, engels | | | |  Facebook

21/01/2010

L'assassin royal 3: La nef du crépuscule par Robin Hobb

Titre: L'assassin royal 341YS6V2XBNL._SL500_AA240_.jpg
Tome: La nef du crépuscule
Titre original: Royal assassin
Auteur: Robin Hobb
Traducteur: A. Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai Lu (Pygmalion 1999 pour la traduction et Robin Hobb 1996 première édition originale)
Pages: 411

Troisième tome en poche de cette aventure c'est aussi la fin des intrigues polies du second tome. Le prince Vérité tente difficilement d'attaquer les Pirates Rouges avec l'aide de Fitz mais les raids continuent malgré tout. Le prince décide donc de suivre les écrits antiques pour aller chercher l'aide des Anciens. Mais son départ laisse Castelcerf sans sa protection. Sa femme, la Reine Servante et Fitz devront être habiles pour échapper aux machinations du prince Royal. Ce dernier refuse de plus en plus d'aider les duchés côtiers alors qu'il dilapide le trésor royal. Mais le pire est à venir lorsque le prince Vérité est déclaré mort... Fitz et la Reine devront vite trouver un moyen de se protéger avant que Royal ne devienne Roi et intouchable.

le second tome en poche avait peu d'action. Celui-ci en possède beaucoup plus. Des combats contre les pirates, des intrigues qui se dévoilent et le temps qui passe pressant de plus en plus Fitz. Alors que Vérité est déclaré mort Fitz devra faire face à la tentation grandissante de prendre lui-même les choses en main. Outrepasser son rang, trahir Royal et défendre les duchés. Mais doit-il vraiment se révolter face à un roi légitime, même mis sur le trône par un mensonge? Est ce que cela fera de lui un traitre ou un héros? Je crois que c'est sur ce point que le tome est le plus intéressant. Alors qu'il a toujours suivi les ordres de son roi Fitz doit maintenant réfléchir sur son rôle et sur son droit à faire un tyrannicide.

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20/01/2010

Familles en Suisse: les nouveaux liens par Jean Kellerhals et Eric Widmer

Titre: Familles en Suisse: les nouveaux liens41XeGXpytxL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jean Kellerhals et Eric Widmer
Éditeur: Presse polytechniques et universitaires romandes 2005
Collection: Le savoir Suisse
Pages: 142

C'est la première fois que je lis un livre de cette collection. Pour ceux qui ne la connaissent pas elle a été créée par les universités romandes pour offrir au grand public les dernières avancées de la recherche. Ici les auteurs parlent des familles en souhaitant passer outre certains présupposés et voir comment la famille a évolué en Suisse. Ils vont donc parler du couple, des frères et sœurs et des relations dans la famille. On y découvre comment les relations inter et extra familiales se forment selon les contextes. On y découvre aussi les grandes formes génériques du couple et de la fratrie avec leurs "points faibles" et "points forts". On y découvre, assez naturellement, que la forme du couple dépend du capital culturel mais que sa pérennité n'est pas constitutif de ce même capital. Les auteurs souhaiteraient aussi plus de recherches en Suisse car les données, selon eux, manquent.

Pour ceux qui s'intéressent à ce sujet ce petit livre est parfait. Bien structuré, cohérent et permettant de s'ouvrir vers des livres plus conséquent. Le propos est simple mais on sent et on voit que les auteurs utilisent des données venant de recherches. D'ailleurs, ils nous en montrent quelques résultats. Bien que ce soit un bon livre je n'ai, quand même, pas été passionné. Ce n'est pas de la faute des auteurs mais la mienne. Le sujet, en effet, ne m'intéresse finalement pas vraiment.

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09:59 Écrit par Hassan dans Livre, Politique, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : familles, suisse | | | |  Facebook

17/01/2010

Honor Harrington 3: Une guerre victorieuse et brève par David Weber

Titre: Honor Harrington 351GUlF21PxL._SL500_AA240_.jpg
Tome: Une guerre victorieuse et brève
Titre original: Honor Harrington: the short victorious war
Auteur: David Weber
Traducteur: Florence Bury
Éditeur: J'ai Lu (l'Atalante 2001 pour la traduction et David Weber 1994 première édition originale)
Pages: 477

Troisième tome de la série, le tome dans lequel les pas de danse de la République Populaire du Havre et du Royaume de Manticore vont enfin mener à la guerre. Les incidents à la frontière se multiplient, des pertes se font,... Honor, elle, termine sa convalescence due à la perte de son œil lors des évènements précédents. Mais la Flotte ne compte pas la laisser se reposer puisqu'elle se voit confier le plus prestigieux navire de la flotte, nouvellement construit, le Victoire. Qui sera, en plus, navire amiral de Sarnow à la station Hancock. Dommage que leur supérieur direct ne soit pas aussi bon que ces deux la puisqu'il les laisse seuls alors que le Havre s'apprête à lancer une attaque dévastatrice. Il faudra tout le talent de Sarnow et d'Honor pour mener a bien leur mission alors que le Havre fait tout pour avoir sa victoire en peu de temps et calmer les révolutionnaires de son camp.

Il y a plusieurs choses qui me plaisent dans ce livre. Déjà, je retrouve Honor et son monde qui m'ont conquis. Ensuite, Honor trouve enfin un maitre à qui se mesurer. On a trop eu l'habitude d'une officier compétente, géniale même, et laissée en arrière dans les rangs militaires. La on trouve un officier supérieur tout aussi génial et qui en profite pour donner des "cours" à Honor. J'ai bien aimé, aussi, de voir l'envers de la face de Pavel Young, lâche et mesquin, alors qu'Honor trouve, enfin, quelqu'un avec qui partager ses sentiments. Néanmoins, les évènements mettent du temps à se lancer. J'aime ça mais j'aime quand ça se termine en apothéose. Ici j'ai eu l'impression d'attendre une bataille durant 400 pages pour ne finalement rien recevoir mis à part quelques escarmouches. Je dois bien dire que sur ce point je suis déçu. Un dernier point à note, Weber a eu la bonne idée de nous fournir un petit cahier en fin de livre sur les tactiques et technologies de son univers. Ça peut être intéressant.

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16/01/2010

Contre-Feux: propos pour servir à la résistance contre l'invasion néo-libérale de Pierre Bourdieu

Titre: Contre-Feux: propos pour servir à la résistance contre l'invasion néo-libérale41RZWVT5THL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Pierre Bourdieu
Éditeur: Raisons d'agir 1998
Pages: 125

Voici le second livre de Bourdieu que je lis. Du moins, que je lis vraiment en n'en prenant pas des extraits. Contre-Feux est un livre en peu de pages divisé en deux tomes consacré à la lutte contre le néo-libéralisme. Bourdieu y a inclut des textes qu'il a écrit ou déclamé durant sa carrière et qui ont tous en commun cette préoccupation: comment arrêter la néo-libéralisme? Ce n'est pas que Bourdieu soit contre le progrés. Il souhaite démontrer, travaux à l'appui, pourquoi cette doctrine est irréaliste, tautologique et dangereuse. Au fil de la lecture on découvre sa thèse qui est que le néo-libéralisme, sous couvert de baisser les couts et les contraintes, crée des contraintes et des couts sociaux dont le prix est encore inconnu. Il souhaite montrer que la fin des protections sociales et la volonté de flexibiliser le travail crée des situations de précarité. Non seulement pour le chômeur qui doit vite trouver de quoi subsister. Mais aussi pour le travailleur qui est constamment sous la menace et le stress de la perte d'emploi. C'est pourquoi il souhaite une lutte européenne, voir mondiale, contre cette doctrine.

Le propos est convainquant. Mais j'avoue que j'étais un lecteur déjà gagné au combat. Bien que Bourdieu se base sur son travail et les recherches d'autres savants ce livre, qui regroupe des discours et articles de journaux, perd nécessairement les références scientifiques qui ne sont que sous-entendue. Ce livre est donc aussi un appel à faire des recherches sur les couts sociaux, qui sont aussi économiques, de la libéralisation. Bien qu'aucune preuve n'existe encore on voit que Bourdieu pense que ces couts sont supérieurs aux bénéfices. Si cela est vrai il faudra repenser la libéralisation. Bref, ce n'est pas un texte scientifique. ce qui implique une bonne lisibilité, alors que Bourdieu peut souvent être très opaque, bien qu'il faille un petit effort du lecteur. Ce n'est pas non plus une excuse pour le dédaigner. Alors que la crise est passée par la avec son cortège de précarisés et alors que nous avons vu des salariés de plus en plus nombreux se suicider on devrait légitimement se poser la question des couts de la libéralisation et de la flexibilisation des travailleurs.

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