06/01/2010

Honor Harrington: Pour l'honneur de la Reine par David Weber

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Tome: Pour l'honneur de la reine
Titre original: Honor Harrington: The honor of the queen
Auteur: David Weber
Traducteur: Florence Bury
Éditeur: J'ai Lu (l'Atalante 2000 pour la traduction et David weber 1993 première édition originale)
Pages: 510

Second tome de cette série Pour l'honneur de la reine mérite assurément d'être lu. On y retrouve Harrington cinq ans plus tard aux commandes de sa propre escadre et en partance pour la planète Masada. La Reine tente d'avoir une alliance avec cette planète au cas ou le Havre, qui cherche a s'allier les ennemis ancestraux de Masada, parte en guerre contre Manticore. Malheureusement pour Harrington et les femmes de son escadre les masadiens viennent d'une culture profondément religieuse ou la femme n'a pas sa place au pouvoir. Elle devra faire avec ou forcer les masadiens à l'accepter mais, en tout cas, tout le monde recevra quelques blessures. Malheureusement aussi le temps est compté car le Havre et leurs "alliés" se préparent à attaquer Masada.

Le premier tome devait nous mettre dans l'atmosphère, nous donner la technologie et les principaux points politiques ici il n'y en a pas besoin et ça se sent. Bien que la majorité du tome soit une intrigue politico-diplomatique les combats ont bel et bien lieux et sont particulièrement intenses. Comme dans le premier tome ces combats semblent réalistes (dans la limite de ce que réaliste veut dire en science-fiction) puisque Weber suit les règles qu'il a instauré. Nous retrouvons aussi des thèmes forts: tout le monde aura reconnu le problème de la femme comme inférieur de l'homme mais il y a aussi le thème de la religion qui permettent de rendre le livre un peu plus intéressant.

05/01/2010

Sur la télévision par Pierre Bourdieu

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Auteur: Pierre Bourdieu
Éditeur: Raison d'agir 1996
Pages: 95

Voici, peut être, le livre le plus facile à lire de Bourdieu sur un sujet qui pourrait intéresser tout le monde. Il se compose de deux cours qui ont eu l'intérêt d'être retransmis à la télévision sans que l'on est obligé Bourdieu à suivre un thème prédéfinis et d'un article des Actes de la recherche en sciences sociales. Comme vous le savez, ou pas, Bourdieu est un sociologue français important connu, entre autre, pour sa théorie de la domination. Il a conceptualisé, par exemple, les termes d'Habitus et de Champ. C'est ici une sociologie des médias qu'il souhaite faire.

Pour cela le livre est divisé en trois parties. Lors de son essai il essaie d'expliquer comment le champ journalistique fonctionne. On découvre que les médias, obligés de se faire la course entre eux, en viennent à chercher ce qui n'est pas ordinaire dans un moment des plus ordinaires. Poussés par la concurence entre eux les médias sont structurellement obligés de tous faire la même chose. De plus, la télévision même ne peut plus créer de l'info par sa grandeur même. Comme tout le monde regarde la même émission au même moment, et comme l'audience est un couperet fatal, cette même émission ne peut que faire ce que tout le monde accepte. Parler de ce qui ne crée pas vraiment de débats ou sur quoi tout le monde est d'accord. Les faits divers ou les histoires personnelles. Bourdieu essaie aussi de montrer comment le champs journalistique agit sur les autres champs de la société. Selon lui, la logique économique des médias crée une sélection des acteurs à interviewer ou des livres best seller. Cette sélection met dans l'ombre les recherches ou les personnes peut être meilleurs ou plus légitimes à parler de tel ou tel sujet.

C'est un livre dense et je sais bien qu'il est illusoire d'en parler de manière pertinente en si peu de lignes. Je sais aussi qu'il existe bien d'autres ouvrages plus complet, plus récent et plus scientifiques sur le sujet. Néanmoins, je pense que lire ce petit ouvrage pourrait être une bonne idée pour toutes personnes intéressées. Bien sur, tout n'est pas facilement compréhensible mais ce livre reste largement lisible. Il suffit de faire un petit effort.

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04/01/2010

La morale anarchiste de Kropotkine

Titre: La morale anarchiste41dWnh71sRL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Kropotkine
Éditeur: Editions de l'aube 2006 (Kropotkine 1889)
Pages: 75

Pourquoi avoir lu un livre sur l'anarchisme? C'est en fait assez simple. Lorsqu'on souhaite critiquer ou connaitre un mouvement il est nécessaire de lire ses textes. Bien sur je ne peux pas critiquer l'anarchisme après n'avoir lu que ce petit livre. Mais c'est un début. Kropotkine est un anarchiste russe du XIX siècle. Il a donc connu les multiples attentat sur le Tsar et a vécu dans une époque ou les anarchistes étaient capable de frapper presque partout. Comme beaucoup de penseurs de l'époque il vient de l'aristocratie ce qui lui a permis de réfléchir sur le système et de s'indigner. D'ou ses croyances idéologiques.

Ce livre se base principalement sur le problème de la morale traditionnelle venant de la religion et de l'état. A cette morale qu'il pense non pertinente et avilissante pour l'être humain il veut en substituer une autre. Celle "nouvelle morale" est basée sur la solidarité entre membres de l'humanité. Un sentiment de solidarité qu'il postule naturelle ce dont il cherche les preuves dans la nature même. C'est pourquoi on le voit utiliser des exemples comme les fourmis ou les oiseaux. Bien que ceci puisse faire sourire (on n'argumente plus de cette manière) l'idée de solidarité comme moyen de vivre ensemble reste une belle idée. Selon Kropotkine celle-ci est plus puissante comme force d'évolution que la concurence entre les espèces et dans l'espèce. Cette solidarité naturelle, logiquement, rendrait caduque le système dit coercitif de l'état puisque les humains sont tout a fait capable de vivre ensemble sans avoir besoin du concours des lois. Donc, oui c'est un livre idéologiques mais son idée principale, si on ne prend pas en compte l'argumentation, est intéressante bien qu'elle ne m'ait pas vraiment convaincu. Je pense encore que l'anarchisme est une utopie et que l'homme aura toujours besoin d'institutions au dessus de lui.

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09:51 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : anarchisme, kropotkine | | | |  Facebook

02/01/2010

Honor Harrington: Mission Basilic par David Weber

Titre: Honor Harringtonbasilic.jpg
Tome: Mission Basilic
Titre original: Honor Harrington: On basilisk Station
Auteur: David Weber
Traducteur: Arnaud Mousnier-Lompré
Éditeur: J'ai Lu (l'Atalante 1999 pour la traduction et David weber 1993 première édition originale)
Pages: 508

Honor Harrington est une femme. C'est aussi la Commandante de L'Intrépide. Le premier croiseur sous son commandement. Heureuse de cette affectation dans la flotte de la Reine de Manticore elle se rend le plus vite possible à son bord. Malheureusement, elle déchante vite quand elle voit que son vaisseau est atrocement mutilé de ses armements à cause d'une nouvelle doctrine tactique qu'elle a mission d'expérimenter lors de missions tests. Réussissant brillamment, mais seulement une fois, elle est rapidement reléguée, malgré ses capacités, au pire endroit du Royaume pour un membre de la flotte: Basilic. Cette station, bien que procurant d'immenses richesses au royaume, est le point ou sont relégués tous les incompétents. Consciente de ceci elle décide tout de même de mener sa mission à bien malgré le manque de personnel, de matériel et les piéges de ses supérieurs. Et elle fait bien, car Manticor est la cible d'un empire concurrent...

A toutes les personnes qui souhaitent lire ce livre je dis: allez y! Ce space opera mêle tous les ingrédients du genre: empires multi-stellaires, vaisseaux de guerre, diplomatie, armement et tactique. Mais Weber ne se repose pas que l'action. Il nous écrit une histoire plus réaliste ou nous pourrions retrouver le véritable fonctionnement d'un vaisseau de guerre. Nous sommes loin de StarWars et de ses combats intenses mais Honor Harrington peut aussi l'être. L'auteur nous donne aussi des armements précis et des spécifications précises qu'il ne trahit pas. Grâce à cela on trouve des manœuvres qui semblent légitimes pour le genre. De plus, les intrigues politiques constellent l'œuvre ce qui permet d'ajouter un petit plus. Mais il ne faudrait pas non plus oublier l'héroïne. De petite commandante inconnue elle passe à grain de sable énervant dans les plans de certains puis héroïne bien qu'elle ait toujours été sous-estimée. C'est un bon livre, distrayant et très prenant que je conseille de vive voix.

30/12/2009

L'invention de la culture hétérosexuelle par Louis-Georges Tin

Titre: L'invention de la culture hétérosexuelle612ExdOT8JL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Louis-Georges Tin
Éditeur: Les éditions Autrement 2008
Pages: 201

Voila un petit livre qui pourrait choquer certaines personnes car ce livre a un but: prouver que l'hétérosexualité n'est pas originaire de la nature mais d'un programme culturel. Pour cela l'auteur s'est consacré à trois thèmes précis: la culture des chevaliers, celle de l'église et celle de la médecine. Ceci depuis le moyen âge jusqu'à maintenant. En lisant ce livre on découvre que la culture hétérosexuelle comment à exister depuis le XII ème siècle. Auparavant, l'homosocialité règne avec son culte de l'amitié virile et son mépris de la femme. Mais il ne faudrait pas croire que la femme soit mieux traitée après l'arrivée des troubadours. Elle reste un objet.

On découvre une résistance sur deux points. Les chevaliers résistent car la virtus de l'homme est en danger de molitia à cause de l'amour. L'église résiste car l'attirance pour la femme crée un problème de sexe. Les deux essaient de bloquer cette nouvelle hétérosexualité et traitent avec elle (par traiter j'entends bien sur un dynamisme culturel et social inconscient). L'église, par exemple, essaie de substituer le culte de la femme par le culte de la Vierge, mère de Dieu et donc possible receveuse de l'amour destiné à Dieu. On trouve aussi l'idée médicale selon laquelle l'amour est une maladie qu'il faut traiter. Cette idée restera longtemps.

Néanmoins, le champs médical deviendra bientôt un ami des hétérosexuels en créant un individu vraiment malade: l'homosexuel. Ce dernier regroupe les tares de l'amour. Il est molitia, efféminé, et est fauteur de péché sexuel. C'est donc le bouc émissaire tout désigné de la nouvelle culture. Cette dernière étant, au XX ème siècle, victorieuse. Tellement victorieuse que l'existence d'anciens artistes ou grands hommes probablement coupables d'homosocialité ou d'homosexualité créent un problème: comment les faire découvrir aux enfants tout en leur évitant de voir leurs tendances? C'est ici que j'ai eu ma plus grosse surprise. J'ai découvert que certains livres offerts durant le cursus scolaire sont expurgés de leur contenu et même modifiés.

C'est donc un livre très intéressant que nous offre Louis-George Tin. Néanmoins, c'est un livre inachevé. Il réussit à prouver la création de la culture hétérosexuelle mais il passe trop rapidement sur des points importants. Cependant, l'auteur a l'honnêteté intellectuelle de reconnaitre ce manque. Il considère son livre non comme une synthèse mais comme une ouverture pour des recherches futures. Espérant qu'elles existeront.

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26/12/2009

Les Annales du Disque-Monde. La huitième couleur par Terry Pratchett

Titre: Les Annales du Disque-Mondehuitieme couleur.jpg
Tome: La Huitième couleur (1)
Titre original: The colour of magic
Auteur: Terry Pratchett
Traducteur: Patrick Couton
Éditeur: Pocket Fantasy (l'Atalante 1996 pour la traduction et Colin Smythe Ltd 1983 première édition originale)
Pages: 265

Comment résumer un livre de Pratchett? C'est un exercice difficile puisque les Annales du Disque-Monde sont résolument absurdes. Je sais, en tout cas, que ce livre est le premier tome parus dont l'intrigue se déroule sur ce monde particulier. Il nous emmène dans la ville d'Ankh-Morpork ou le mage raté Rincevent fait connaissance avec un drôle de personnage suivi d'un tout aussi drôle de coffre: Deuxfleurs. Ce dernier n'étant ni bête, ni inconscient mais un touriste. Chargé, contre sa volonté, de sa sécurité Rincevent devra le suivre dans toutes les contrées du Disque-Monde, vivant aventures sur aventures, périls sur périls, jouant avec la mort dans un pessimisme et une terreur toujours croissantes avec un ami toujours naïf.

Absurde. C'est le mot qui convient pour parler de cette intrigue. Le monde de Pratchett est une absurdité gigantesque. Mais aussi un bon moyen de se moquer de tous les canons de la Fantasy actuelle. Depuis les cultes étranges, en passant par les dieux et sans oublier les héros sans cervelles. Pratchett essaie de se moquer d'un maximum de la Fantasy avec un certains succès. Même si, parfois, on est dérouté par les évènements décris qui peuvent rapidement nous prendre au dépourvu.

24/12/2009

Le cerveau vert par Frank Herbert

Titre: le cerveau Vertcerveau vert.jpg
Titre original: The Green Brain
Auteur: Frank Herbert
Traducteur: Jacqueline Huet
Éditeur: Pocket 2009 (Ace Books Inc 1966 première édition originale)
Pages: 243

Le monde est divisé en deux zones: la verte contrôlée écologiquement et la rouge encore à conquérir pour l'homme. L'histoire se déroule auprès de l'une de ces zones rouges, en Amérique du sud, encore infestée par les insectes et d'autres espèces inutiles aux humains. Pour conquérir cette terre dangereuse l'humanité a conçu de multiples instruments et détruit tout insecte sur son passage à coup de poisons et attaques soniques. Mais d'étranges rumeurs s'entendent dans les rues. Il y aurait des insectes géant dans la jungle, des humains étranges... Joao Martinho l'un des chefs de cette guerre connait ces rumeurs, il les croit mais n'arrive pas à convaincre les autorités. Mais y aurait il vraiment de nouveaux insectes ou alors des humains auraient-ils créé des automates? C'est ce qu'il va devoir chercher à savoir.

C'est un livre d'écologie. C'est clair est facile à comprendre. On comprend rapidement ou l'auteur souhaite en venir: l'écologie est un système dont chaque composantes a son utilité. Mais l'envie de lire n'y est pas. On ne sent pas pris dans l'histoire, les personnages ne semblent pas vraies mais bizarrement artificiel. La façon dont Herbert fait interagir les personnages et leurs pensées n'est vraiment pas intéressante. L'histoire elle-même ne m'a pas vraiment intéressé et j'aurais vraiment du mal à entrer dans l'intrigue. Honnêtement, ce n'est de loin pas un bon livre. A la fois trop court, trop confus et trop peu travaillé.

23/12/2009

La démarche d'une recherche en sciences humains de la question de départ à la communication des résultats par François Dépelteau

Titre: La démarche d'une recherche en sciences humains de la question de départ à la communication des résultats41Sj4PGXGuL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: François Dépelteau
Éditeur: De Boeck Université pour l'Europe (Les Presses de l'université de Laval 2000)
Pages: 417

Voila un livre sur lequel il sera difficile de parler. Non seulement le sujet n'est pas des plus intéressant mais surtout le titre n'est de loin pas attirant. De plus, ce livre est destiné surtout aux étudiants apprenant à faire de la recherche. C'est donc un manuel de méthode avec tout ce que cela implique: rigueur, théorie, résumés... Dépelteau a donc créé un livre dense qui permet de connaitre la façon dont on est censé faire une recherche en sciences humaines. Pour cela l'auteur commence par définir ce qu'est la science et les différents paradigmes de la science humaine. Ensuite il décrit les démarches du chercheur pour terminer par la façon de communiquer les résultats.

Pourquoi le lire quand on n'est pas étudiant (certains étudiants pourraient dire "pourquoi le lire?"). Premièrement ce livre n'est pas si ennuyeux que cela. L'auteur réussit à mettre en place une dose d'humour sympathique entre les pages. Secondement, et surtout, pare que pour critiquer une recherche il faut la comprendre. Ce livre permet à tous de mieux comprendre la manière de travailler des chercheurs en sciences humaines. Il est donc plus facile, ensuite, de critiquer leur travail et de ne pas prendre les résultats pour paroles d'évangiles. Néanmoins il ne faut pas mentir. Ce livre reste un manuel de méthode un peu ennuyeux.


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09:44 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, Politique, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : méthode, sciences humaines | | | |  Facebook

26/11/2009

Rome et ses dieux par Robert Turcan

Titre: Rome et ses dieux51VEQZGVJ0L._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Robert Turcan
Éditeur: Hachette Littératures 1998
Pages: 272

Quand on observe la Rome antique on découvre une civilisation fondamentalement différente de la notre. La religion, en particulier, baigne la vie romaine. Tout, à Rome, est religion et piété. C'est pour mieux comprendre cet aspect de l'Urbs que j'ai voulu lire ce livre de Turcan. Ce dernier a décidé de ne pas suivre un schéma chronologique mais de diviser les cultes selon trois caractéristiques: la famille, la ville et l'empire. Bien entendu le dernier terme ne peut être étudié que depuis Auguste Octave, peut être un peu plus en arrière si on se préoccupe des prémices. Grâce à ce schéma nous pouvons retrouver toute la richesse de la religion romaine. On découvre rapidement que la religion familiale est la base de la religion de la ville. Mais nous découvrons aussi une piété à la fois conservateur à l'extrême, au point de continuer des rituels dont la signification est oubliée, et à la fois ouverte aux nouveauté par l'acceptation de cultes étrangers ou l'Evocatio de dieux étrangers. Oui, les romains s'imaginaient être le peuple le plus pieux. C'est en tout cas un peuple avec une religion d'une richesse surprenante.

Il se dégage de mes quelques lignes que j'ai conçu une certaine fascination pour cet aspect des romains. Néanmoins, ce n'est pas mon sujet préféré et je ne crois pas que j'irais plus loin. Turcan analyse le sujet d'une manière qui me semble pertinente mais son livre est surtout une présentation des différents cultes et de leur évolution. Je n'ai pas eu l'impression de comprendre la religion romaine à la fin du livre. Je ne sais pas si c'est possible mais j'aurais apprécié une analyse des conséquences et de l'utilisation de ces cultes. Mis à part ce point ça reste un bon livre qui permet de se faire une idée claire de la religion romaine.


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09:34 Écrit par Hassan dans antiquité, Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rome, culte, religion | | | |  Facebook

18/11/2009

La crise de l'état-providence par Pierre Rosanvallon

Titre: La crise de l'état-providence51Q06K6NYTL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Pierre Rosanvallon
Éditeur: Seuil 1981
Pages: 190

Rosanvallon est un historien que j'ai précédemment lu dans La contre-démocratie : La politique à l'âge de la défiance dont j'avais apprécié la façon de décrire et d'expliquer les mécanismes de la démocratie. Ici, il parle de l'état-providence et de sa critique par le néo-libéralisme. A l'époque, l'état-providence français était en crise alors que le monde était dans la crise des années 70. Alors que la productivité était en berne les taxes sociales et les couts sociaux étaient en hausse. C'est donc un livre que l'on pourrait considérer comme dépassé. Cependant, il nous donne des informations intéressantes. Non seulement on a la vision contemporaine de l'état-providence mais aussi les débuts du néo-libéralisme en France. Plus important, Rosanvallon nous donne des pistes à suivre pour réformer l'état-providence. Des pistes qui, je pense, sont toujours possibles actuellement.

L'auteur a divisé son livre en trois parties. La première est constituée de chapitre explicatif sur l'état-providence et son histoire. Il nous donne des clefs de compréhension sur cette crise et le pourquoi de cette crise. L'auteur va plus loin que les causes économiques et pense que les causes sont aussi et avant tout sociologiques. La crise est due à un changement social, ou plutôt, une société de plus en plus individualisée et trouble. On ne sait plus qui est qui ni ou l'on se trouve dans la stratification sociale et personne ne peut plus s'occuper de lui-même de manière autonome. La seconde partie analyse le néo-libéralisme. Rosanvallon essaie de comprendre cette doctrine et ses conséquences. Pour cela, il analyse plusieurs auteurs clefs comme Rawls pour ne prendre qu'un exemple. Il démontre aussi certaines incohérences dues à l'incapacité de la théorie néo-libéraliste à penser un état minimal (voir un état absent) au profit d'un marché tout puissant. Surtout, il considère que si cette thèse a eu le vent en poupe c'est parce qu'elle était la seule théorie à penser le futur.

La troisième partie, peut être la plus intéressante, est celle ou l'auteur nous donne sa pensée. Selon lui, il faut réautonomiser les personnes via des structures sociales locales, peu bureaucratisées et proches des personnes. Il faut redonner une identité sociale et un lien dans la société entre les individus. Rosanvallon essaie, en fait, de transcender l'alternative privatisation/étatisation pour trouver un modèle plus sociologique. L'auteur présume que l'état devrait abandonner certaines charges centralisées pour ne faire que chapeauter plusieurs techniques manipulables et, nécessairement, moins chers. Pour terminer son livre l'auteur a aussi ajouté des "fiches" annexes considérant quelques aspects historiques, théoriques et quantitatifs. Je ne suis, personnelement, que peu intéressé par la question mais j'ai tout de même apprécié le livre et je pense que certaines des idées développées pourraient être, peut être, mises en place.


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15/11/2009

A la recherche du moyen âge par Jacques le Goff

Titre: A la recherche du moyen age510BTXRKPNL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jacques le Goff
Éditeur: Louis Audibert 2003
Pages: 176

C'est un petit livre pour une grande histoire: celle du moyen âge. Cependant, ce n'est pas que l'histoire du moyen âge c'est aussi l'histoire de Jacques le Goff par lui-même. La substance du livre est formée par une série d'entretiens menés par Jean-Maurice de Montremy et les réponses de Le Goff. Durant ces entretiens nous découvrons, non seulement, la vision que Le Goff a de l'époque médiévale mais aussi l'histoire de sa vie. Comment en est-il venu à étudier l'histoire et cette époque en particulier? Quels ont été ses maitres à penser et comment en est-il venu à étudier des sujets particuliers tels que les banquiers et les intellectuels?

Les réponses remaniée par leur propre auteur, nous découvrons un livre pensé en cinq chapitres. Ceux ci brossent un portrait large de l'époque médiévale selon Le Goff. Nous passons du moyen âge constamment renaissant et à la recherche d'une ancienne perfection qu'il pense avoir perdu au moyen âge des banquiers puis des intellectuels. Ensuite Le Goff se pose la question du caractère de civilisation de l'Europe médiévale, un caractère qui ne va pas de sois mais qui permet de se poser des questions sur la féodalité (qui n'est pas ce que l'on croit) et il finit par l'aspect religieux. Bien entendu, le dernier chapitre est un peu artificiel puisque la religion est par intégrante du moyen âge dans tous ses aspects. La premier chapitre est plus spécifiquement biographique puisqu'il permet à Jacques le Goff de dire comment il est devenu médiéviste et quels sont les notions contre lesquelles un médiéviste doit se battre. Par exemple, la pensée largement partagée d'un "âge noir" de terreur et de barbarie.

On ne comprendra pas tout le moyen âge en lisant ce livre, il n'y a tout simplement pas la place. Néanmoins, ce livre permet d'avoir une idée générale assez claire de ce qu'est véritablement l'époque médiévale: une civilisation créatrice et vivante. Plus que ça, une civilisation qui a fondé la notre, dont nous venons que cela nous plaise ou non. Ce livre est aussi, et surtout, un moyen d'avoir une idée générale des idées de Le Goff. C'est une sorte de courte synthèse de ses travaux et, aussi, de l'auteur.


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08/11/2009

Démons et Génies du terroir au moyen âge par Claude Lecouteux

Titre: Démons et Génies du terroir au moyen âge51%2BPLxCHW0L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Claude Lecouteux
Éditeur: Imago 1995
Pages: 218

Lorsque j'ai du rendre mon premier travail universitaire, sur la mort au moyen âge, j'ai croisé quelques livres de Claude Lecouteux. Comme ils ne m'étaient, à l'époque, pas utile je les ai rapidement oublié après avoir noté leur existence. Aujourd'hui, j'ai décidé d'en lire un sur un sujet qui m'a interpelé. Un sujet d'un certains coté religieux mais que l'on nommerait plutôt folklorique. La question qui m'intéressait concernait les fées, lutin et autres génies du terroir et la signification de leur existence. Comment l'homme organise sa vie face à ses génies et quels sont les rituels qu'il met en place pour vivre en harmonie? Lecouteux essaie de répondre à ces questions dans ce livre mais il a aussi écrit d'autres recherches que cela soit sur les vampires, les monstres ou les esprits des morts.

Ici, il a décidé de diviser sa recherche en trois parties. La première est une sorte de définition du sujet. Quels sont ces génies? ou les trouve-t-on? comment agissent-ils? Et surtout pourquoi sont-ils la? La seconde partie concerne l'humanisation et la protection de l'habitat des hommes. Autrement dit, les rites utilisés pour se protéger et vivre à un endroit qui, auparavant, appartenait aux génies. La troisième partie concerne les parties du monde ou les démons et génies vivent et leur possible retour dans un lieu anciennement, ou encore, habité.

Lecouteux, pour sa démonstration, utilise beaucoup de textes dans des traditions germaniques. Il nous permet de voir la centralité du monde mystique ou religieux au moyen âge. Lorsqu'on lit ce livre on apprend que le monde était véritablement coupé en deux entre les humains et les forces plus ou moins religieuses. L'homme les voyait, les craignait, se battait contre et rencontrait les génies partout. D'où une grande importance des rites pour pouvoir s'établir en un lieux. D'où, aussi, le respect du aux différents endroits habités par ces anciens dieux: les forêts, montagnes et étendues d'eau. Comme Lecouteux le dit en conclusion, d'une certains façon l'existence de ces génies obligeait l'homme à respecter la nature, une nature sauvage qui pouvait contre.attaquer et reprendre ses droits en cas de viol ou de faute par l'homme. Justement, lorsque nous étudions ces rituels païens nous découvrons une lutte de la civilisation contre le sauvage, Ces rites sont un moyen de civiliser un lieu pour permettre à l'homme d'y habiter sans risques. Un moyen de pacifier les génies de l'endroit, de compenser sa perte. Néanmoins, après avoir fini ce livre un sentiment de déception s'est fait jours. Il n'est pas mauvais ni inintéressant mais j'avais une impression d'inachèvement. L'impression que Lecouteux n'est pas allé assez loin dans sa recherche et dans les significations des rituels. Peut être n'étais ce pas son but ou n'a-t-il pas pu le faire à cause du manque de sources?


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09:32 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : démons, terroir, génies, moyen age, lecouteux | | | |  Facebook

06/11/2009

Dragon Déchu

Titre: Dragon Déchudragon.jpg
Titre original: Fallen Dragon
Auteur: Peter F Hamilton
Traducteur: Nenad Savic
Éditeur: Bragelonne 2003 pour la traduction (2001 édition originale)
Collection: le livre de poche
Pages: 952

Dragon Déchu est un autre livre de Peter F Hamilton. Cette fois Hamilton se concentre sur la vie de Lawrence Newton. Ce dernier, lorsqu'il était encore adolescent, avait le rêve de piloter un vaisseau à travers les étoile pour découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles civilisations. Mais son père l'en empêcha par un acte cruel de trahison. Newton s'est donc échappé pour accomplir son rêve. Cependant, vingt ans plus tard, il n'est que sergent dans l'armée d'une entreprise de la Terre. Sa mission: faire en sorte que les populations des colonies se tiennent à carreau pendant que sa compagnie pille les ressources industrielles. Comment il le fait? Avec l'aide d'une armure et de colliers personnelles pouvant être détruit à distance avec son porteur. Au lieu d'un découvreur il est donc devenu un pirate. Mais, quand il retourne sur Thallspring, ils se rappelle d'une ancienne mission ou il avait découvert quelque chose qui n'était pas logique. Et cette fois il est bien décidé à découvrir qu'elle est cette richesse dans le dos de sa compagnie.

Lawrence n'est pas spécialement un mauvais gars mais j'avoue avoir eu envie de lui botter les fesses plusieurs fois durant ma lecture. Non seulement il est un peu égoïste mais il est incapable d'ouverture d'esprit face à des gens qui ne souhaitent qu'avoir le choix. Tout dans sa vie se résume à une seule chose: naviguer dans l'espace. Et tout doit l'aider à y réussir, volontairement ou non. J'ai, personnelement, beaucoup apprécié les descriptions de cette société post-démocratique au libéralisme extrême. Hamilton décrit un monde ou les états sont devenus impuissant au profit de grandes compagnies mondiales. On ne fait plus partie d'un état mais d'une entreprise et on peut prendre des décisions selon l'argent qu'on y investit. Le processus anti-démocratique par excellence. Heureusement, il y a toujours des résistances. Ce livre n'est, en fait, qu'une gigantesque quête à la recherche de ce qui suffit pour vivre. La vie de Newton n'est qu'un parallèle de la vie de Mozark dont l'histoire est contée par un autre personnage. Le reste, si on a lu les autres livres d'Hamilton, est attendu. Des humains améliorés, de l'informatique partout, un capitalisme libérale extrême et, surtout, une sorte de deus ex machina pour dénouer l'intrigue. Ce qui en fait un livre intéressant mais pas exceptionnelle.

03/11/2009

La nef des fous

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Titre original: Ship of fools
Auteur: Richard Paul Russo
Traducteur: Patrick Dusoulier
Éditeur: Le Bélial' 2006 pour la traduction (2001 édition originale)
Collection: Pocket science-fiction
Pages: 473

J'ai lu plusieurs critiques de ce livre sur l'Internet, j'étais curieux je le suis donc procuré pour me faire une idée. D'ailleurs, l'histoire, a priori, me plaisait. Celle-ci se déroule dans le vaisseau Argonos qui navigue depuis des générations dans l'espace en prenant contact, parfois, avec des colonies humaines. Lorsque nous commençons l'histoire il y a quatorze ans que l'Argonos n'a pas contacté une civilisation humaine et n'a pas pu laisser ses habitants se poser sur un monde. Ce fait crée une situation politique dangereuse pour le Capitaine qui doit faire face au mécontentement général et aux assauts politiques de l'évêque du vaisseau. Cependant, le vaisseau se dirige vers une nouvelle planète rapidement baptisée Antioche qui envoie dans l'espace un signal radio. Mais, lorsqu'une équipe d'exploration se pose sur le sol, on ne découvre aucun être humains: seulement des squelettes et des corps torturés. Que s'est il passé? Y a-t-il un lien avec le vaisseau alien découvert peu de temps après? C'est ce que le personnage principal, Bartolomeo, souhaitera découvrir.

L'histoire, a priori, est très intéressante et se divise en trois parties. La première se déroule sur Antioche, la seconde dans l'espace lors de l'exploration du vaisseau alien et la troisième dans le vaisseau Argonos. Il y a plusieurs mystères dans ce livre et Richard Paul Russo est assez habile pour ne pas nous donner les informations à la pelle. On a l'impression de ne découvrir aucune réponse et de n'avoir que d'autres énigmes. Même le vaisseau Alien est construit de manière à ne donner aucun points de repaires. Néanmoins, l'histoire n'est pas si intéressante. Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas ressenti d'exaltation lors de ma lecture. J'étais curieux, oui, mais pas attaché aux évènements. J'ai l'impression quelque chose manque. Mais il ne faut pas croire que c'est un mauvais livre. C'est un livre intéressant à lire, dont l'histoire est logique et dont on a envie de connaitre la fin. En somme: c'est un bon livre mais pas parfait.

10:02 Écrit par Hassan dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nef des fous, richard paul russo | | | |  Facebook

28/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 2: La Harpe des Vents

Titre: Les artéfacts du pouvoir 2harpe des vents.jpg
Tome: La Harpe des Vents
Titre original: Harp of Winds (artifacts of power, 2)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 606

Je n'ai pas pu m'empêcher de lire le second tome dans la foulée. Nous retrouvons Aurian et son petit groupe dans une forêt à la limite du désert comme nous les avions laissé. Mais, dans ce tome, Aurian a perdu ses pouvoirs qu'elle ne retrouvera que lorsqu'elle aura mis au monde son enfant. Alors qu'elle se retrouve impuissante pour la première fois de sa vie et elle doit, de plus en plus, s'appuyer sur Anvar et tenter de trouver un endroit ou elle puisse se reposer. Cependant, tout n'est pas aussi simple et Miathan a mis en place un piège autours d'elle pour pouvoir, enfin, la posséder. Dans le même temps, les "résistants" tentent de trouver des informations à l'intérieur de Nexis et Parric est capturé par les Xandims. Les deux groupes découvriront des alliés dans leur tristesses.

Le tome précédent était un grand voyage, celui-ci est plus statique. La plupart des évènements se déroulent à Nexis, chez les Xandims ou dans la tour d'Incondor. Bien sur, il se passe des choses mais ce n'est plus une fuite comme précédemment. Il y a plusieurs points que j'ai apprécié dans ce tome. Premièrement, alors que Aurian avait une grand partie de son intrigue liée à l'abandon de Forral ce tome est celui ou l'amour envers Anvar est, petit à petit, accepté par Aurian. Secondement, bien que je ne sache pas encore ce que va en faire Furrey, je trouve intéressant de donner une sorte de ressenti genré aux artéfacts et de donner l'artéfact mâle a Aurian et le femelle, la Harpe des Vents, à Anvar. Si je souhaitais faire une hypothèse je dirais que c'est un moyen de compléter les deux personnages et de les lier dans la lutte. Mais ce qui est le plus intéressant c'est l'esprit de Miathan. On a été habitué, dans la premier tome, a le considérer comme un être cruel et vil. Dans ce second tome, on découvre la raison de ses actions: l'Amour. C'est l'impossibilité d'avoir Aurian, lié à son enfant, qui ont conduit Miathan à faire le mal et à se créer des ennemis puissants. Cependant, il y a un point que je n'apprécie pas du tout. Pourquoi avoir créé un suspens aussi insoutenable à la fin?

23/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 1: Aurian

Titre: Les artéfacts du pouvoir 1aurian.jpg
Tome: Aurian
Titre original: Aurian (artifacts of power 1)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 830

Après la déception relative de Judas Déchainé j'ai commencé un nouveau livre d'un auteur que je ne connaissais pas. Mais comme la couverture et le quatrième de couverture me semblaient intéressant j'ai voulu m'y essayer. L'histoire commence dans un val dévasté que la mère d'Aurian tente de reconstruire. Aurian y est laissée à elle même et à ses jeux avec ses pouvoirs. Heureusement pour elle un vieil ami de son père, mort, passe et commence à l'éduquer. Bientôt les deux adultes voient qu'il est nécessaire d'envoyer la jeune Aurian à l'Académie des Mages dans la ville de Nexis pour y apprendre à maitriser ses pouvoirs et éviter une catastrophe. Tandis qu'elle est rudoyée par sa professeur elle découvre l'Archimage qui décide de la prendre sous son aile. Alors que les mages sont détestés pour leur attitude hautaine Aurian, elle, se fait vite aimer de tous en agissant pour le bien des personnes quand elle le peut. Rapidement elle se fait une foule d'alliés et d'amis au grand déplaisir de son mentor qui a d'autres plans pour elle...

L'auteur m'était totalement inconnu mais, désormais, elle ne le sera plus. J'ai énormément apprécié cette histoire. On y découvre un monde de magie et d'équilibre. Un monde vivant avec autant de bonnes personnes que de mauvaises. L'héroïne me plait beaucoup par son entêtement et sa force mêlées de tristesse et de vulnérabilité. D'ailleurs, ce livre possède de nombreux personnages féminins forts et pragmatiques avec des hommes forts mais aussi doux (en l'absence d'un terme plus adapté qui pourrait me venir à l'esprit).

Ce n'est pas qu'une histoire de lutte du bien, incarné par Aurian et ses compagnons, contre un mal vicieux. C'est une histoire parlant de la corruption par le pouvoir mais aussi une histoire parlant d'amour. Non seulement l'amour entre deux personnes mais aussi l'amour naissant, l'amour perdu que l'on doit laisser partir. Le livre en son entier est un processus durant lequel Aurian accepte de vivre alors que l'homme qu'elle a aimé a disparu. C'est aussi un livre d'amitié et qui montre une Aurian soucieuse de faire au mieux avec ce qu'elle a quitte à y perdre la santé. Il y a longtemps que je n'ai pas aimé un livre comme j'ai apprécié celui-la et je ne peux que conseiller sa lecture.

21/10/2009

L'étoile de Pandore 4: Judas Démasqué (Judas Unchained)

Titre: Krondor: L'étoile de Pandore 4judas demasque.jpg
Tome: Judas Démasqué
Titre original: Judas Unchained
Auteur: Peter F Hamilton
Traducteur: Nenad Savic
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (2005 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 754

Il y a très longtemps que je n'ai pas parlé de ce cycle écrit par Hamilton. Il faut dire que je devais attendre sa sortie en poche puisque la version grand format est au-delà de mes moyens. Enfin, le cycle se termine. Enfin, on a quelques solutions. Comme d'habitude tout reprend exactement depuis la fin du tome précédent. Mais, à peine une centaine de pages plus tard, a lieu une nouvelle attaque des Primiens qui manque de détruire le Commonwealth c'est grâce aux Frégates de la dynastie Sheldon, et à leur arme secrète, que les Primiens sentent, finalement, la morsure de l'humanité. Malheureusement cette arme mène l'humanité a tenter de créer l'extinction d'une espèce entière au prix de son âme. Ce qui a aussi changé c'est que plusieurs des plus puissants membres du Commonwealth ont enfin admis l'existence de l'Arpenteur et tentent de l'arrêter et de prouver sa réalité. Enfin, Ozzie réussit a retrouver les mondes humains après avoir pu parler à un Silfen et appris l'histoire de la race qui a créé la barrière censée arrêter les Primiens.

Alors que les tomes précédents se concentraient sur les Primiens et la réaction à avoir envers eux celui-ci se concentre sur l'Arpenteur. Ce n'est plus un contre la montre face à une invasion brutale et génocidaire mais une poursuite effrénée pour arrêter cet Arpenteur et trouver qui a été soumis à sa volonté. La confiance entre amis et sujet à caution mais les quelques personnes qui se lient arrivent tout de même à rester unis pour le combattre et terminer par une gigantesque bataille à l'échelle d'un monde. A coté de ça j'ai été un peu déçu par les aventures d'Ozzie. Il traverse le temps et l'espace pour rencontrer les Silfens adultes et que rencontre-t-il? Quelqu'un qui lui explique tout mais refuse de l'aider... Tout cette intrigue pour terminer comme ça? Comme si tout ce qu'Ozzie avait fait était inutile... Bon, au moins, on a quelques informations sur ces liens avec les Gardiens.

Mais, ce qui m'a déçu le plus ce ne sont pas les intrigues ni les révélations c'est la fin. L'humanité sort d'une guerre apocalyptique qu'elle a été proche de perdre. Et que se passe-t-il? Rien! Du moins, Hamilton ne nous dit rien. Les personnages continuent comme si de rien n'était. Pas de remise en question, pas de changements même pas d'explications sur les effets de cette guerre sur la société du Commonwealth. Pourtant, un bouleversement de ce niveau ne peut qu'agir très fortement sur les anciennes structures. J'ai l'impression que Hamilton a, ici, oublié une partie importante de son histoire.

13/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 2, Les assassins (Krondor: the assassins)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 2assassins.jpg
Tome: Les assassins
Titre original: Krondor: the assassins
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1999 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 377

Nous recommençons l'histoire à peine une journée après la fin du tome précédent: La trahison. Et il reste beaucoup à faire pour nos héros. En effet, à peine arrivés, Arutha et James découvrent une ville de Krondor étrangement silencieuse et inquiète. Très rapidement il apparait que la ville est en proie à une vague de meurtres sans logiques apparentes. Mais le mal est fait puisqu'une partie des citoyens décident de quitter la ville qu'ils considèrent trop dangereuse. Dans le même temps, Arutha doit accueillir un riche noble étranger et sa famille. Mais, ce dernier aussi, devient la victime de tentatives de meurtres. Le Prince de Krondor comprend très vite qu'il se doit d'agir et envoie James, William et le capitaine Treggar à la recherche du repaire des assassins.

Je trouve un peu étrange d'apprécier ce second tome alors que le premier me semblait presque insipide. Peut être est-ce parce que je retrouve des personnages que j'apprécie? Peut être aussi parce que nous découvrons les débuts véritables de la carrière de James? En tout cas j'ai apprécié ce livre bien que les aventures des personnages soient très linéaires. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces livres du cycle Le legs de la faille ont été écrit après le cycle de la Guerre des serpents. Car, nous trouvons des informations qui ne sont pas compréhensibles avant la lecture des évènements de la Guerre des serpents. Du moins, pas totalement compréhensible. Bien entendu, pour se faire une idée précise, il faudra attendre la lecture des autres tomes.

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07/10/2009

Après la démocratie

Titre: Après la démocratie51pjC0u2mOL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Emmanuel Todd
Éditeur: Gallimard 2008
Pages: 257

Lorsque j'avais vu ce livre en librairie j'avais hésité à le lire. Il fat dire que Emmanuel Todd est un personnage qui est connu pour certaines positions critiquées. Mais c'est aussi, avant tout, l'homme qui a prévu la fin de l'URSS avant beaucoup d'autres personnes et pour les bonnes raisons semblerait-il. Néanmoins, mon hésitation venait aussi du caractère ouvertement pamphlétaire ce de livre. D'habitude je ne cherche pas à connaitre des pamphlets mais à comprendre le véritable fonctionnement de la société. Je me demandais donc si je pouvais trouver ceci dans ce livre qui attaque sans arrière pensée Sarkozy et sa clique mais aussi les socialistes français. Néanmoins j'y ai trouvé des propos intéressant et qui sont en accord avec une partie de mes idées. D'ailleurs on voit que Todd a voulu critiquer mais l'a fait en essayant d'utiliser des outils scientifiques et statistiques.

Après sa lecture je dégage plusieurs points principaux: les politiciens et les élites financières, le néo-libéralisme, l'éducation et la religion. Selon Todd, les démocraties se sont constituées grâce au facteur éducatif. L'alphabétisation des masses a permis la pensée que la masse devait pouvoir décider. Mais actuellement nous nous trouvons, en occident, dans une phase ou l'alphabétisation est pratiquement achevée et ou nous avons des millions d'étudiants qui entrent dans l'éducation supérieure. Todd considère que cette massification de l'élite va paupériser les élites intellectuelles les coupant des élites politiques et financières. Alors que les hautes études amenaient des richesses les étudiants actuels multiplient les emplois précaires, sont pauvres et ne risquent pas de vivre tous avec les richesses d'un PDG. Seul une élite de l'élite.

Le second facteur de crise que voit Todd c'est la fin des religions. Car la fin des religions amène la fin des idéologies qui sont, en fait, des processus de types religieux. Nous trouvons donc deux problèmes liés. Une élite en voie de paupérisation et la fin des idéologies qui gomme les différences entre gauche et droite. Par conséquent, les élites ne seraient plus une classe de dirigeants supérieurs mais une nos dirigeants seraient de plus en plus seuls face à eux-même. L'élite n'existe plus il n'y a que des élites dérivantes comme les nomme l'auteur. Celles-ci sont, de plus, coupées de la population qu'elles ne comprennent plus. Ce qui expliquerait la crise politique actuelle entre des aspirations populaires et l'incompréhension et le narcissisme des élites.

Un troisième point sur lequel l'auteur revient souvent est la pensée néo-libérale. Emmanuel Todd considère le néo-libéralisme comme une idée dangereuse pour la démocratie. Non seulement elle expliquerait la baisse du pouvoir d'achat de la population mais en plus elle est dangereuse pour l'industrie européenne face à deux pays, la Chine et l'Inde, qui construisent plus et à moindre frais. Alors que le libre échange devrait permettre une spécialisation des pays nous nous trouvons face à une perte de puissance industrielle de l'Europe et à une baisse de la demande intérieur au profit de la demande envers les produits chinois. L'auteur milite pour la mise en place d'un protectionnisme précisément réglé en Europe dans le but de relancer la demande interne et de relancer la hausse des salaires ce qui permettrait d'éviter une crise majeure dans le futur.


Image: tirée du site d'Amazon.

04/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 1, La trahison (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 1trahison.jpg
Tome: La trahison
Titre original: (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 474

Retour en arrière, nous sommes dix ans après la batailles de Sethanon, les enfants de Pug sont encore jeunes et sa femme encore vivante et le Prince de Krondor Arutha est aussi encore en service Tandis que James n'est qu'écuyer. Tout va bien jusqu'à ce qu'un membre de la Confrérie des Ténèbres voyage depuis ses terres du Nord jusqu'à Krondor dans le but de donner un avertissement à Arutha. Non seulement les Elfes Noirs vont repartir en guerre mais, en plus, six magiciens seraient derrière ces évènements. Alors que le Royaume semble en proie à de multiples troubles liés à la Confrérie de la Nuit et à une nouvelle guilde de voleurs, James, son ami Locklear, Pug, Arutha et Gorath l'Elfe Noir devront enquêter et trouver comment défendre le Royaume de cette menace.

Selon Feist, ce livre vient d'un scénario de jeu vidéo. C'est, peut être, la raison pour laquelle ce livre est, jusqu'à maintenant, le moins bon de la série. Du moins, à mon avis. Bien qu'il se lise facilement j'ai trouvé l'intrigue peu intéressante voir ennuyeuse et même, parfois, mal construite. Heureusement, Feist à le bon sens de nous donner quelques informations que nous n'avions pas sur les évènements qui se déroulent avant Prince de Sang. C'est comme ça que nous découvrons un jeune magicien plus intelligent qu'il ne le croit, un James Duc de Krondor en puissance mais aussi, et surtout, la découverte des Panath-Tiandn qui pourraient jouer un rôle intéressant plus tard. Je noterais encore que l'on peut enfin approcher de la culture des Moredhels. Mais, à part ces points, je n'ai pas trouvé ce tome très stimulant.

09:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, krondor, legs de la faille, trahison | | | |  Facebook

30/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 4. Les fragments d'une couronne brisée (Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 4couronne brisee.jpg
Tome: Les fragments d'une couronne brisée
Titre original: Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 631

Voici, enfin, les dernières aventures relatant la guerre des serpents. A la fin du troisième tome, l'hiver arrivait enfin permettant aux soldats du Royaume de vaincre les troupes de la Reine Émeraude alors que Pug, Tomas, Dominic, Calis et Nakor luttaient et vainquaient le démon. Nous retrouvons tout ce beau monde à la fin de l'hiver alors que le Royaume de l'Ouest est dévasté et pourrait être perdu à tout jamais. Le Prince Patrick souhaite le reconquérir mais il doit, pour cela, faire attention aux Keshians et aux soldats de Fadawah. Il est possible que le Price doive faire la paix avec d'anciens ennemis pour reconquérir ses terres. Pendant ce temps, Nakor essaie de lancer son église et Pug essaie de savoir si il doit continuer à faire partie du Royaume alors qu'il se heurte de plus en plus aux décisions de Patrick.

Honnêtement, je ne suis pas sur que ce tome ait été vraiment utile. La boucherie continue et je dois avouer qu'elle m'a lassé très rapidement. Bien entendu, les personnages eux-même souhaiteraient en finir une fois pour toutes. Ce tome nous permet surtout de mieux connaitre certains personnages qui pourraient être important dans le futur comme James et Dash, les deux frères et dernier enfants de la lignée de Pug. On découvre aussi que le Royaume a perdu ses meilleurs hommes et qu'il est durablement affaibli. Bien entendu, Feist a décidé de remettre un coup de magie noire pour que nos magiciens préférés aient quelque chose à faire. Encore une fois, on découvre que Feist a presque rendu trop puissant Pug, Tomas et Miranda puisque quasiment rien ne peut les arrêter. En fait, je pense que l'un des seuls points utiles de ce livre, mis à part un peu de détente, c'est la décision de Pug concernant ses liens avec le Royaume et le dévoilement de sa mission.

29/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 3. La rage d'un roi démon (rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 3rage d'un roi demon.jpg
Tome: La rage d'un roi démon
Titre original: rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1997 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 695

Les deux premiers tomes de La guerre des serpents étaient une préparation à la guerre dans le Royaume. Ce tome ci nous montre la guerre qui arrive et qui se déploie dans le Royaume. Certains pourraient penser "enfin". Il est vrai que Feist a pris son temps pour la lancer dans son histoire. Il est donc facile de résumer ce livre puisqu'il décrit la préparation en vitesse du Royaume face aux hordes innombrables qui débarqueront sur son rivage et les évènements suivant ce débarquement. Bien sur, il y aussi les intrigues dans lesquelles Pug, Miranda, Macros, Nakor et Thomas sont mêlés. Durant le développement de cette intrigue on apprend qui est le véritable ennemi mais surtout on comprend un peu mieux les évènements qui se sont produits dans leur histoire. Cet ennemi, il faut s'en douter, ne sera pas vaincu en deux tomes et son existence explique le plan d'écriture que Feist a mis sur son site officiel.

Pour faire vite, ce livre est de l'action pure sans énormément de réflexion. Bien que j'aie aimé le déroulement de l'intrigue et que j'aie suivi les évènements avec intérêt je dois avouer que ce n'est pas le meilleur livre de Feist. Il donne l'impression d'être surtout une œuvre créée pour l'action et non pour l'intrigue. Je me suis donc pris à attendre, avec une presque impatience, ce que Pug et Miranda pouvaient bien faire pendant la guerre. Ce qui m'intéressait bien plus que les morts par millier. Après tout, Feist n'est pas un écrivain majeur de la fantasy mais un écrivain avec de l'imagination et dont les intrigues sont plus intéressantes que les actions proprement dites. Du moins, est-ce mon avis à ce stade de mes lectures.

27/09/2009

Oppressions Et Résistances

Titre: Oppressions Et Résistances310LS79fC8L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Stéphane Rials
Éditeur: PUF 2008
Pages: 362

J'ai lu ce livre il y a déjà plusieurs semaines mais je ne savais pas vraiment comment en parler. Pensant que la réflexion m'aiderait j'ai décidé d'attendre. Je dois bien avouer que j'en suis venu à la conclusion que je n'étais tout simplement pas capable d'en parler sérieusement. Rials, juriste, met dans ce livre plusieurs articles ou préfaces qu'il a écrites et qui ont toutes comme point commun de touche au problème de la résistance. Comme l'explique Rials, la résistance, pour un juriste, est un droit paradoxal puisqu'il permet de s'affranchir de la loi. C'est probablement la raison pour laquelle Stéphane Rials s'est tourné vers la philosophie et les sciences humaines pour palier aux biais lié au point de vue purement juridique, point de vue que je dois avouer trouver des plus abstrait et étriqué. Il se trouve que je suis presque totalement inapte à juger des doctrines philosophiques de par mon manque de culture dans ce domaine.

Néanmoins, je peux au moins dire ceci. Bien que ne suivant pas les règles de descriptions scientifiques que j'apprends à utiliser, la façon d'écrire de Rials est intéressante. On sent que l'auteur n'a pas qu'un intérêt académique envers le droit de résistance mais qu'il a un besoin de réflexion sur ces notions, besoin probablement du à l'histoire de sa famille? Je ne saurais en juger et laisserais l'auteur s'en expliquer si il le souhaite. En second lieu, l'écriture de Rials est intéressante aussi, et principalement, d'une point de vue stylistique. Stéphane Rials possède une belle plume, un sens des mots impressionnant et est capable d'écrire de belles formules. Cette façon d'écrire, bien que compliquée à lire parfois, peut être vue comme agréable au lecteur tout en démontrant la haute érudition de l'auteur des lignes. Je crois bien que c'est la seule chose que je suis sur d'avoir comprise de ce livre.


Image: prise sur Amazon

18:24 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

22/09/2009

Faërie (Faerie Tale)

Titre: Faëriefaerie.jpg
Titre original: Faerie Tale
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Jean-Daniel Brèque
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (1988 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 631

J'ai décidé de faire une courte et rapide pause dans le cycle de Krondor et, donc, j'ai lu un livre que je pensais plus léger et plus jeune. Faërie, de Feist, nous fait voyager dans les légendes concernant le peuple des fées. L'histoire se déroule aux USA dans une petite ville qu'une famille a souhaité acquérir pour se reposer d'Hollywood ou le père était devenu riche et célèbre. Les lieux sont idylliques, grands et agréables. Rapidement, la famille se fait des amis ou en retrouvent, certains plus étranges que d'autres. Cependant, la forêt de la ferme cache des évènements féériques qui toucheront bientôt, et de plus en plus, la famille. Les étrangetés se multiplient et les accidents ou les violences se multiplient contre tout le monde...

Les histoires de fées semblent toujours être faites pour les enfants (même si je ne crois pas qu'il existe une littérature pour enfants) ce livre n'est pas un livre pour enfants. Alors que je pensais découvrir une histoire plutôt légère j'ai découvert une atmosphère non oppressante mais une atmosphère de sensualité. Le livre entier respire la sexualité et l'arrivée des fées s'accompagne toujours de désirs et de sensualité. Je crois bien que c'est la première fois que je vois une telle atmosphère dans un roman de Feist. Un autre point m'a surpris, c'est la création de l'un des personnages: Gabbie. Au début du livre on dirait une adolescente bornée et plaintive alors que le reste du livre voit ce personnage se développer jusqu'à devenir une femme sûr d'elle, amoureuse et, surtout, avec un caractère riche et fort. On aurait presque l'impression que Feist n'imaginait pas créer ce personnage de cette façon et que ses caractéristiques se sont, peu à peu, mises à jour sous sa plume. Je crois, d'ailleurs, que c'est le personnage le plus intéressant du livre. Bref, un livre sympathique et qui se lit vite. Pas un chef d'œuvre mais une belle histoire bien qu'elle semble, parfois, un peu simpliste. La fin, par exemple, semble se construire trop rapidement.

09:55 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faërie, feist, milady | | | |  Facebook

17/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 2. L'ascension d'un prince marchand (Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 2prince.jpg
Tome: L'ascension d'un prince marchand
Titre original: Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1995 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 605

Logiquement après un premier tome il y a un second tome: le voici. On reprend l'histoire presque exactement au point ou nous l'avions laissé. Erik devenu soldat, Roo avec ses ambitions de richesses et le bateau en route pour Krondor. Ce second tome nous narre quelques aventures annexes à celles de Roo: Erik prenant du galon et ses missions et Nakor au port des étoiles. Mais l'intrigue principale est celle qui nous fait suivre Roo, alias Rupert Avery, dans sa quête de la richesse. Après son retour, les compagnons sont tous graciés et récompensé. Cet or permettra à Roo de commencer son entreprise mais, bientôt, il découvrira que le monde marchand est sans pitié. C'est pourquoi il décidera de courtiser un riche marchand et sa fille dans l'espoir de posséder de plus en plus d'or et de se hisser au niveau des plus grands de Krondor. Cependant, il saura bientôt que son ascension ne profitera pas qu'a lui...

Oui, Roo est véritablement au centre de ce texte. Et, bien que j'apprécie ce tome sans aller jusqu'à l'adorer, je n'aime pas Roo. On découvre un personnage plus cupide et sans cœur que je ne m'y attendais. Son seul but est l'or, peu importe ceux qu'il écrase durant sa quête, peu importe la tristesse qu'il crée, peu importe ses promesses. Non, je n'aime pas ce personnage. Néanmoins, je reconnais que ce livre est nécessaire pour continuer l'histoire. On sait, depuis le tome précédent, que le Royaume va être confronté à une gigantesque guerre. Il faut bien la financer n'est ce pas? Grâce à ce livre on comprend comment les grands du Royaume se préparent à une guerre plus proche qu'on ne le pense.

14/09/2009

Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècle

Titre: Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècleimg_1139845213707.jpg
Auteur: sous la direction de Jean-Claude Vimont
Éditeur: Publication des Universités de Rouen et du Havre 2005
Collection: les cahiers du GRHis numéro 15
Pages: 157

Encore une fois, j'ai décidé de prendre un livre sur la jeunesse. Celui-ci a été mis en place après les évènements des Banlieues en France et dans le but d'expliquer, en partie, ce qu'est la déviance chez les jeunes. Pour cela, il utilise les contributions de plusieurs chercheurs dont une partie, et cela doit être souligné, sont encore étudiants. Ce que ce livre montre c'est que la déviance des jeunes est, principalement, une affaire d'étiquette. On découvre, par exemple, que la violence en bande ne date pas de ces dernières années mais a une histoire plus locale dans les groupes de jeunes des villages qui se battaient pour leur identité locale et pour les filles du village. Alors que les notables condamnaient cette violence les membres de la communauté villageoise l'acceptaient ou l'aidaient au nom de l'honneur du village et de la vigueur de la jeunesse. Y apparaissent aussi, dans ces étiquetté déviants, beaucoup de jeunes ayant souffert d'un environnement mauvais pour leur éducation et qui sont envoyés dans des colonies ou des maisons de corrections qui les mettent en contact avec des jeunes dont la déviance est de forme plus violente.

Plus près de nous, on découvre que la peur des jeunes, au XXe siècle, ne date pas, encore une fois, de ces dernières années. La France de l'après guerre en 1950 craignait ces jeunes qui volaient, se battaient ou avaient perdus leur parents à cause de la guerre et dont l'attitude, durant celle-ci, était valorisée. Alors qu'ils avaient le droit de se battre et de se débrouiller pour trouver de quoi subsister durant la guerre, la société leur refuse ce droit qu'ils ont toujours eu lorsque la guerre se termine. Cette peur, logiquement, continue avec les blousons noirs des années 60 et 70 pour reprendre en ce moment avec les casseurs. C'est ici que prend place la dernière contribution qui détruit l'idée des banlieues et des jeunes casseurs que nous avons à travers les médias. L'auteur nous décrit des jeunes qui refusent la culture française mais qui ne connaissent pas leur propre culture, des jeunes qui se battent pour être virile mais aussi des jeunes qui souhaitent un ordre et qui se sentent abandonnés par la société française. Un livre large, bien que court, qui a le mérite d'utiliser les contributions de jeunes étudiants et d'essayer de comprendre ce que sont vraiment ceux que l'on nomme les "jeunes à problèmes" grâce à l'histoire.


Image: site de l'université de Rouen.

09:48 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, moderne | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |  Facebook

13/09/2009

Krondor: La guerre des serpents 1. L'ombre d'une reine noire. (shadow of a dark queen)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 1ombre.jpg
Tome: L'ombre d'une reine noire
Titre original: Shadow of a dark queen
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 604

Il y a très longtemps que je n'ai ni parlé ni lu un livre de Feist. La dernier que j'ai présenté se déroulait lors du périple du Prince Nicholas jusqu'à Novindus pour sauver les captifs de pirates plutôt singuliers. Nous y découvrions un complot diabolique qui menaçait le Royaume. Comme l'on pouvait s'y attendre l'échec de ce complot n'arrêta pas les Panthatians et nous retournons dans le Royaume presque trente ans plus tard. Nous commençons le livre en apprenant à connaitre Erik de la Lande Noir, bâtard de son père, qui, après un épisode malheureux, risque la pendaison. Après bien des péripéties il se voit offrir une alternative: mourir ou joindre une mission suicide sur Novindus pour le compte du Royaume et si il revient retrouver sa liberté. C'est ainsi que nous retournons sur le continent de Novindus ravagé par la guerre de conquête des Panthatians et auxquels les sans espoirs du Royaume devront se joindre pour espionner l'armée et le commandement de la Reine Émeraude. Il apparait rapidement que la victoire ne saurait exister sans l'aide de Pug alias Milamber et probablement de Macros le Noir. Ou alors doit on chercher un personnage plus puissant?

La fin de Les boucaniers du roi nous laissait entrevoir l'arrivée d'une guerre future. L'ombre d'une Reine noire nous montre que cette guerre est proche et tout, dans ce livre, est fait pour comprendre et ralentir l'ennemi car, quoi que l'on fasse, un jours ou l'autre il apparaitra aux portes de Krondor! Mais le temps a passé depuis le périple de Nicholas. Borric est roi aidé par son frère Erland. Et tous les vieux personnages des premier tomes, sauf Pug, Macros et Thomas pour des raisons évidentes aux lecteurs, ont disparu. Celui dont la perte m'attriste, en temps que lecteur, le plus est celle d'Arutha. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié. Mais il ne faut pas s'appesantir sur ces fins. Feist souhaite créer une fresque sur plusieurs décennies, il est donc normal que ses personnages disparaissent les uns après les autres pour être remplacé par d'autres. Encore une fois, Feist réussit son coup et crée un livre divertissant, bien ficelé et à l'intrigue prenante. Comment la suite se déroulera? Je n'en ai aucune idée mais les citoyens du Royaume seront soumis à une rude épreuve!

10/09/2009

Démocratie Directe

Titre: Démocratie Directe410VFSS50VL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Yannis Papadopoulos
Éditeur: Economica 1998
Collection: Politique comparée
Pages: 329

Nous, citoyens suisses, avons une grande idée de la démocratie directe. Nous a considérons comme notre fierté et comme une forme de politique qui nous différencie des autres pays peu respectueux de la volonté populaire. Cette volonté. bien entendu, est un mythe et pour s'en convaincre il suffit de prendre l'exemple de la votation sur le passeport biométrique du 17 mai 2008 qui vit un quart de la population accepter la loi contre un autre quart qui la refusait tandis que le reste préférait dormir ce dimanche, un résultat peu légitime non? Cet exemple montre bien que l'on ne peut pas dire que "le peuple suisse a accepté..." mais il montre aussi, en lien avec les statistiques des autres votations, que la démocratie directe ne garanti pas la participation.

Yannis Papadopoulos, dans ce livre, se propose d'analyser les résultats et conséquences véritables de la démocratie directe et, surtout, de voir si elle est adaptée aux besoins de décisions de la part des autorités. Pour ce faire, l'auteur divise son livre en quatre parties. Premièrement, il donne des informations historiques. Ce n'est pas véritablement un chapitre d'histoire mais plutôt un chapitre d'analyse politique dans l'histoire cependant il permet de se faire une idée rapide sur les différentes visions de la démocratie dans l'histoire.

Les deux dernières parties, elles, sont plus techniques. Elles nous permettent de nous faire une idée des conséquences de la démocratie directe sur la prise de décision. Nous y découvrons plusieurs surprises, pour nous suisses adorateurs de la démocratie directe, qui prouvent que celle-ci n'est pas toujours un bon moyen de contrôle ou d'innovation. Ce n'est pas qu'elle soit disfonctionnelle mais le citoyen, non seulement, ne peut pas pondérer son choix mais en plus la décision n'est pas toujours prise dans les milieux politiques mais parfois dans des milieux qui ne peuvent pas être touché par les mécanismes de référendums ou d'initiatives. De plus, la démocratie directe n'est pas toujours le moyen adéquat pour faire entendre ses prétentions. Nous pourrions dire que la Suisse a réussit, grâce à ces mécanismes, a lier les opposants au sein d'un consensus. Mais ce mécanisme de consensus date d'avant la démocratie directe et n'est pas mis en place dans tous les pays qui en possèdent les mécanismes parfois plus développés qu'en Suisse. D'ailleurs, l'Italie perdit sa concordance à cause de la démocratie directe.

Ensuite, l'auteur tente d'analyser de possibles alternatives au référendum, a l'initiative et au recall comme, par exemple, la démocratisation de plus en plus poussée de la société (famille, école, entreprise) tout en étant peu attiré par cette forme. Il parle aussi de la mise en place de débats délibératifs a plusieurs reprises et dans plusieurs pays qui ont permis de faire accepter une décision du gouvernement par les citoyens écoutés et respectés néanmoins Papadopoulos s'inquiète de la légitimité des personnes choisies.

C'est, donc, un livre très techniques mais utilisant beaucoup d'exemples. Un livre très intéressant mais difficile à consulter à cause de la difficulté des propos et, parfois aussi, de la construction des phrases. C'est un livre dont le but est de nous ouvrir les yeux sur la démocratie directe mais l'on sent, et l'auteur l'avoue, un pessimisme face à ces techniques de démocraties. heureusement, l'auteur nous a donné une vaste bibliographie d'auteurs variés et dont les positions ne sont pas toutes unies derrière une idée. Il ne faut donc surtout pas taxer ce livre d'anti-démocratie directe puisqu'il ne fait que nous monter les véritables conséquences du recourt au référendum et à l'initiative. Cependant, comme la conclusion nous le dit, les décisions se font de plus en plus à un niveau plus élevé que l'état nation ou alors les conséquences dépassent le territoire de l'état nation. Comment considérer comme légitime des outils qui acceptent une part de la population concernée sans entendre les autres populations, parfois étrangères, aussi concernée? Ne devrions nous pas réfléchis à une vraie alternative plus fonctionnelle et plus légitime?


Image: Amazon

09:47 Écrit par Hassan dans Livre, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

06/09/2009

L'épée de Darwin (darwin's blade)

Titre: l'épée de Darwindarwin.jpg
Titre original: Darwin's blade
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: du Rocher 2002 (2000 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 605

Darwin Minor, employé de Lawrence Stewart l'un des enfants de Elm Heaven, est expert en reconstitution d'accidents tous plus étranges les uns que les autres. Alors qu'il s'occupe de plusieurs cas, donc certains sont des fraudes, il est pris en chasse par des tueurs en pleine autoroute. Il apprendra rapidement qu'il a été impliqué dans un gigantesque réseau de fraude. Un réseau qui n'a pas peur d'éliminer tous ceux qui se mettent en travers de son chemin qu'ils soient policiers ou non... Entre plusieurs sites d'accidents et sa maison il devra préparer ses moyens de survivre à ses ennemis et aussi enquêter pour faire tomber le réseau.

Comment dire que je n'ai pas vraiment aimé ce livre en restant plus ou moins honnête? C'est vrai que les scènes d'accidents et l'explication sont intéressantes, voir drôles donc certains rare cas, mais leur explication est souvent trop rapide. Il semble qu'il suffise a Darwin de trente secondes sur les lieux et d'un ordinateur portable pour que tout devienne clair et limpide. Darwin, en lui-même, est légèrement énervant avec sa manie de ne pas se défendre et, surtout, de ne pas draguer l'officier qui est en charge de l'enquête et de sa protection. Officier peu utile vu que Darwin semble être le seul à travailler... C'est vrai aussi que les descriptions sur les tireurs d'élites et les voitures montrent que Simmons s'est documenté mais, honnêtement, les voitures je n'aime pas et le tir d'élite non plus. Bref, un livre qui m'a déçu mais qui est toujours lisible un jours d'été sur la plage quand on ne souhaite pas se prendre la tête sur de la vraie lecture inventive.

09:52 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simmons, épée de darwin, darwin's blade | | | |  Facebook

03/09/2009

Histoire de la pudeur

Titre: Histoire de la pudeur41T1pvV9vwL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jean Claude Bologne
Éditeur: Olivier Orban 1986
Pages: 375

Toutes les sociétés humaines ont créé un rapport spécifique avec la nudité. Depuis les Grecs qui considéraient la nudité acceptée comme une marque de civilisation en passant par la peur de la nudité de la culture Juive ou encore la pudibonderie excessive des Bourgeois du XVIII. Cette Histoire de la pudeur se propose d'étudier l'image du nu dans la société française depuis le moyen âge jusqu'à aujourd'hui. Vu l'année d'édition cela implique que l'auteur parle de ce que l'on a nommé la révolution sexuelle des années septante. Si Bologne ne parle que de la France ce n'est pas parce que ce pays est le seul intéressant à étudier, bien au contraire, mais parce que la taille du livre empêche d'écrire un ouvrage plus large. Néanmoins, la dimension temporelle est vaste et c'est un vrai défi que s'est lancé Bologne.

L'auteur a décidé de découper son livre en deux parties. La première partie s'occupe plus spécifiquement de la pudeur dans la vie sociale. Autrement dit, Bologne parle de la nudité dans la vie de tous les jours. En parlant, par exemple, des bains nus dans la Seine ou de l'habitude de recevoir les gens alors que l'on est sur "la chaise percée". Dans cette nudité sociale il montre comment la nudité fut représentée dans les différentes époques. Depuis le moyen âge ou elle est pécheresse et innocence selon le contexte et dont l'acte est plus effrayant que la nudité jusqu'au XIXe ou la nudité se confine dans la vie privée, dans un rituel rigidifié. On y découvre aussi que la nudité dépend du rang social. En effet, il est tout a fait possible pour le roi d'être nu devant ses courtisans mais le contraire serait honteux et un manque de respect. D'où un jeu de la nudité pour marquer son rang. La seconde partie, parle de la nudité représentée. Dans l'art ou elle passe des canons médiévaux au corps triomphateur puis au nu antique canonisé. Dans le théâtre et le cinéma ou la nudité des acteurs donna lieu à des contestations. Sans oublier les mots du corps et les images affichées de la nudité dans les publicités au XXe siècle.

C'est, donc, un livre bien construit et intéressant. On y apprend la relativité de la pudeur, des vêtements et des réactions que l'on avait en face d'un homme ou d'une femme dénudée. Que ce soir réellement ou en image. Bien que les thèses soient rigoureusement mises en places et prouvées par la mobilisation de sources nombreuses ce livre n'est pas écrit d'une façon stérile. L'auteur, dans ses développements, laisse une place remarquée et appréciable à l'humour des situations et effarouchements d'époques qui nous paraissent surprenantes. C'est donc, aussi, un livre drôle et très sympathique à lire tout en étant un livre d''histoire sérieux.


Image: Amazon (L'image mise sur ce billet n'est, malheureusement, pas l'image de l'édition que j'ai entre les mains mais celle des éditeurs Hachette dans la collection Pluriel).

10:03 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook