18/11/2009

La crise de l'état-providence par Pierre Rosanvallon

Titre: La crise de l'état-providence51Q06K6NYTL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Pierre Rosanvallon
Éditeur: Seuil 1981
Pages: 190

Rosanvallon est un historien que j'ai précédemment lu dans La contre-démocratie : La politique à l'âge de la défiance dont j'avais apprécié la façon de décrire et d'expliquer les mécanismes de la démocratie. Ici, il parle de l'état-providence et de sa critique par le néo-libéralisme. A l'époque, l'état-providence français était en crise alors que le monde était dans la crise des années 70. Alors que la productivité était en berne les taxes sociales et les couts sociaux étaient en hausse. C'est donc un livre que l'on pourrait considérer comme dépassé. Cependant, il nous donne des informations intéressantes. Non seulement on a la vision contemporaine de l'état-providence mais aussi les débuts du néo-libéralisme en France. Plus important, Rosanvallon nous donne des pistes à suivre pour réformer l'état-providence. Des pistes qui, je pense, sont toujours possibles actuellement.

L'auteur a divisé son livre en trois parties. La première est constituée de chapitre explicatif sur l'état-providence et son histoire. Il nous donne des clefs de compréhension sur cette crise et le pourquoi de cette crise. L'auteur va plus loin que les causes économiques et pense que les causes sont aussi et avant tout sociologiques. La crise est due à un changement social, ou plutôt, une société de plus en plus individualisée et trouble. On ne sait plus qui est qui ni ou l'on se trouve dans la stratification sociale et personne ne peut plus s'occuper de lui-même de manière autonome. La seconde partie analyse le néo-libéralisme. Rosanvallon essaie de comprendre cette doctrine et ses conséquences. Pour cela, il analyse plusieurs auteurs clefs comme Rawls pour ne prendre qu'un exemple. Il démontre aussi certaines incohérences dues à l'incapacité de la théorie néo-libéraliste à penser un état minimal (voir un état absent) au profit d'un marché tout puissant. Surtout, il considère que si cette thèse a eu le vent en poupe c'est parce qu'elle était la seule théorie à penser le futur.

La troisième partie, peut être la plus intéressante, est celle ou l'auteur nous donne sa pensée. Selon lui, il faut réautonomiser les personnes via des structures sociales locales, peu bureaucratisées et proches des personnes. Il faut redonner une identité sociale et un lien dans la société entre les individus. Rosanvallon essaie, en fait, de transcender l'alternative privatisation/étatisation pour trouver un modèle plus sociologique. L'auteur présume que l'état devrait abandonner certaines charges centralisées pour ne faire que chapeauter plusieurs techniques manipulables et, nécessairement, moins chers. Pour terminer son livre l'auteur a aussi ajouté des "fiches" annexes considérant quelques aspects historiques, théoriques et quantitatifs. Je ne suis, personnelement, que peu intéressé par la question mais j'ai tout de même apprécié le livre et je pense que certaines des idées développées pourraient être, peut être, mises en place.


Image: Amazon.fr

15/11/2009

A la recherche du moyen âge par Jacques le Goff

Titre: A la recherche du moyen age510BTXRKPNL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jacques le Goff
Éditeur: Louis Audibert 2003
Pages: 176

C'est un petit livre pour une grande histoire: celle du moyen âge. Cependant, ce n'est pas que l'histoire du moyen âge c'est aussi l'histoire de Jacques le Goff par lui-même. La substance du livre est formée par une série d'entretiens menés par Jean-Maurice de Montremy et les réponses de Le Goff. Durant ces entretiens nous découvrons, non seulement, la vision que Le Goff a de l'époque médiévale mais aussi l'histoire de sa vie. Comment en est-il venu à étudier l'histoire et cette époque en particulier? Quels ont été ses maitres à penser et comment en est-il venu à étudier des sujets particuliers tels que les banquiers et les intellectuels?

Les réponses remaniée par leur propre auteur, nous découvrons un livre pensé en cinq chapitres. Ceux ci brossent un portrait large de l'époque médiévale selon Le Goff. Nous passons du moyen âge constamment renaissant et à la recherche d'une ancienne perfection qu'il pense avoir perdu au moyen âge des banquiers puis des intellectuels. Ensuite Le Goff se pose la question du caractère de civilisation de l'Europe médiévale, un caractère qui ne va pas de sois mais qui permet de se poser des questions sur la féodalité (qui n'est pas ce que l'on croit) et il finit par l'aspect religieux. Bien entendu, le dernier chapitre est un peu artificiel puisque la religion est par intégrante du moyen âge dans tous ses aspects. La premier chapitre est plus spécifiquement biographique puisqu'il permet à Jacques le Goff de dire comment il est devenu médiéviste et quels sont les notions contre lesquelles un médiéviste doit se battre. Par exemple, la pensée largement partagée d'un "âge noir" de terreur et de barbarie.

On ne comprendra pas tout le moyen âge en lisant ce livre, il n'y a tout simplement pas la place. Néanmoins, ce livre permet d'avoir une idée générale assez claire de ce qu'est véritablement l'époque médiévale: une civilisation créatrice et vivante. Plus que ça, une civilisation qui a fondé la notre, dont nous venons que cela nous plaise ou non. Ce livre est aussi, et surtout, un moyen d'avoir une idée générale des idées de Le Goff. C'est une sorte de courte synthèse de ses travaux et, aussi, de l'auteur.


Image: prise sur amazon.

08/11/2009

Démons et Génies du terroir au moyen âge par Claude Lecouteux

Titre: Démons et Génies du terroir au moyen âge51%2BPLxCHW0L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Claude Lecouteux
Éditeur: Imago 1995
Pages: 218

Lorsque j'ai du rendre mon premier travail universitaire, sur la mort au moyen âge, j'ai croisé quelques livres de Claude Lecouteux. Comme ils ne m'étaient, à l'époque, pas utile je les ai rapidement oublié après avoir noté leur existence. Aujourd'hui, j'ai décidé d'en lire un sur un sujet qui m'a interpelé. Un sujet d'un certains coté religieux mais que l'on nommerait plutôt folklorique. La question qui m'intéressait concernait les fées, lutin et autres génies du terroir et la signification de leur existence. Comment l'homme organise sa vie face à ses génies et quels sont les rituels qu'il met en place pour vivre en harmonie? Lecouteux essaie de répondre à ces questions dans ce livre mais il a aussi écrit d'autres recherches que cela soit sur les vampires, les monstres ou les esprits des morts.

Ici, il a décidé de diviser sa recherche en trois parties. La première est une sorte de définition du sujet. Quels sont ces génies? ou les trouve-t-on? comment agissent-ils? Et surtout pourquoi sont-ils la? La seconde partie concerne l'humanisation et la protection de l'habitat des hommes. Autrement dit, les rites utilisés pour se protéger et vivre à un endroit qui, auparavant, appartenait aux génies. La troisième partie concerne les parties du monde ou les démons et génies vivent et leur possible retour dans un lieu anciennement, ou encore, habité.

Lecouteux, pour sa démonstration, utilise beaucoup de textes dans des traditions germaniques. Il nous permet de voir la centralité du monde mystique ou religieux au moyen âge. Lorsqu'on lit ce livre on apprend que le monde était véritablement coupé en deux entre les humains et les forces plus ou moins religieuses. L'homme les voyait, les craignait, se battait contre et rencontrait les génies partout. D'où une grande importance des rites pour pouvoir s'établir en un lieux. D'où, aussi, le respect du aux différents endroits habités par ces anciens dieux: les forêts, montagnes et étendues d'eau. Comme Lecouteux le dit en conclusion, d'une certains façon l'existence de ces génies obligeait l'homme à respecter la nature, une nature sauvage qui pouvait contre.attaquer et reprendre ses droits en cas de viol ou de faute par l'homme. Justement, lorsque nous étudions ces rituels païens nous découvrons une lutte de la civilisation contre le sauvage, Ces rites sont un moyen de civiliser un lieu pour permettre à l'homme d'y habiter sans risques. Un moyen de pacifier les génies de l'endroit, de compenser sa perte. Néanmoins, après avoir fini ce livre un sentiment de déception s'est fait jours. Il n'est pas mauvais ni inintéressant mais j'avais une impression d'inachèvement. L'impression que Lecouteux n'est pas allé assez loin dans sa recherche et dans les significations des rituels. Peut être n'étais ce pas son but ou n'a-t-il pas pu le faire à cause du manque de sources?


Image prise sur amazon.fr.

09:32 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre, moyen âge | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : démons, terroir, génies, moyen age, lecouteux | | | |  Facebook

06/11/2009

Dragon Déchu

Titre: Dragon Déchudragon.jpg
Titre original: Fallen Dragon
Auteur: Peter F Hamilton
Traducteur: Nenad Savic
Éditeur: Bragelonne 2003 pour la traduction (2001 édition originale)
Collection: le livre de poche
Pages: 952

Dragon Déchu est un autre livre de Peter F Hamilton. Cette fois Hamilton se concentre sur la vie de Lawrence Newton. Ce dernier, lorsqu'il était encore adolescent, avait le rêve de piloter un vaisseau à travers les étoile pour découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles civilisations. Mais son père l'en empêcha par un acte cruel de trahison. Newton s'est donc échappé pour accomplir son rêve. Cependant, vingt ans plus tard, il n'est que sergent dans l'armée d'une entreprise de la Terre. Sa mission: faire en sorte que les populations des colonies se tiennent à carreau pendant que sa compagnie pille les ressources industrielles. Comment il le fait? Avec l'aide d'une armure et de colliers personnelles pouvant être détruit à distance avec son porteur. Au lieu d'un découvreur il est donc devenu un pirate. Mais, quand il retourne sur Thallspring, ils se rappelle d'une ancienne mission ou il avait découvert quelque chose qui n'était pas logique. Et cette fois il est bien décidé à découvrir qu'elle est cette richesse dans le dos de sa compagnie.

Lawrence n'est pas spécialement un mauvais gars mais j'avoue avoir eu envie de lui botter les fesses plusieurs fois durant ma lecture. Non seulement il est un peu égoïste mais il est incapable d'ouverture d'esprit face à des gens qui ne souhaitent qu'avoir le choix. Tout dans sa vie se résume à une seule chose: naviguer dans l'espace. Et tout doit l'aider à y réussir, volontairement ou non. J'ai, personnelement, beaucoup apprécié les descriptions de cette société post-démocratique au libéralisme extrême. Hamilton décrit un monde ou les états sont devenus impuissant au profit de grandes compagnies mondiales. On ne fait plus partie d'un état mais d'une entreprise et on peut prendre des décisions selon l'argent qu'on y investit. Le processus anti-démocratique par excellence. Heureusement, il y a toujours des résistances. Ce livre n'est, en fait, qu'une gigantesque quête à la recherche de ce qui suffit pour vivre. La vie de Newton n'est qu'un parallèle de la vie de Mozark dont l'histoire est contée par un autre personnage. Le reste, si on a lu les autres livres d'Hamilton, est attendu. Des humains améliorés, de l'informatique partout, un capitalisme libérale extrême et, surtout, une sorte de deus ex machina pour dénouer l'intrigue. Ce qui en fait un livre intéressant mais pas exceptionnelle.

03/11/2009

La nef des fous

Titre: La nef des fousnef des fous.jpg
Titre original: Ship of fools
Auteur: Richard Paul Russo
Traducteur: Patrick Dusoulier
Éditeur: Le Bélial' 2006 pour la traduction (2001 édition originale)
Collection: Pocket science-fiction
Pages: 473

J'ai lu plusieurs critiques de ce livre sur l'Internet, j'étais curieux je le suis donc procuré pour me faire une idée. D'ailleurs, l'histoire, a priori, me plaisait. Celle-ci se déroule dans le vaisseau Argonos qui navigue depuis des générations dans l'espace en prenant contact, parfois, avec des colonies humaines. Lorsque nous commençons l'histoire il y a quatorze ans que l'Argonos n'a pas contacté une civilisation humaine et n'a pas pu laisser ses habitants se poser sur un monde. Ce fait crée une situation politique dangereuse pour le Capitaine qui doit faire face au mécontentement général et aux assauts politiques de l'évêque du vaisseau. Cependant, le vaisseau se dirige vers une nouvelle planète rapidement baptisée Antioche qui envoie dans l'espace un signal radio. Mais, lorsqu'une équipe d'exploration se pose sur le sol, on ne découvre aucun être humains: seulement des squelettes et des corps torturés. Que s'est il passé? Y a-t-il un lien avec le vaisseau alien découvert peu de temps après? C'est ce que le personnage principal, Bartolomeo, souhaitera découvrir.

L'histoire, a priori, est très intéressante et se divise en trois parties. La première se déroule sur Antioche, la seconde dans l'espace lors de l'exploration du vaisseau alien et la troisième dans le vaisseau Argonos. Il y a plusieurs mystères dans ce livre et Richard Paul Russo est assez habile pour ne pas nous donner les informations à la pelle. On a l'impression de ne découvrir aucune réponse et de n'avoir que d'autres énigmes. Même le vaisseau Alien est construit de manière à ne donner aucun points de repaires. Néanmoins, l'histoire n'est pas si intéressante. Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas ressenti d'exaltation lors de ma lecture. J'étais curieux, oui, mais pas attaché aux évènements. J'ai l'impression quelque chose manque. Mais il ne faut pas croire que c'est un mauvais livre. C'est un livre intéressant à lire, dont l'histoire est logique et dont on a envie de connaitre la fin. En somme: c'est un bon livre mais pas parfait.

10:02 Écrit par Hassan dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nef des fous, richard paul russo | | | |  Facebook

28/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 2: La Harpe des Vents

Titre: Les artéfacts du pouvoir 2harpe des vents.jpg
Tome: La Harpe des Vents
Titre original: Harp of Winds (artifacts of power, 2)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 606

Je n'ai pas pu m'empêcher de lire le second tome dans la foulée. Nous retrouvons Aurian et son petit groupe dans une forêt à la limite du désert comme nous les avions laissé. Mais, dans ce tome, Aurian a perdu ses pouvoirs qu'elle ne retrouvera que lorsqu'elle aura mis au monde son enfant. Alors qu'elle se retrouve impuissante pour la première fois de sa vie et elle doit, de plus en plus, s'appuyer sur Anvar et tenter de trouver un endroit ou elle puisse se reposer. Cependant, tout n'est pas aussi simple et Miathan a mis en place un piège autours d'elle pour pouvoir, enfin, la posséder. Dans le même temps, les "résistants" tentent de trouver des informations à l'intérieur de Nexis et Parric est capturé par les Xandims. Les deux groupes découvriront des alliés dans leur tristesses.

Le tome précédent était un grand voyage, celui-ci est plus statique. La plupart des évènements se déroulent à Nexis, chez les Xandims ou dans la tour d'Incondor. Bien sur, il se passe des choses mais ce n'est plus une fuite comme précédemment. Il y a plusieurs points que j'ai apprécié dans ce tome. Premièrement, alors que Aurian avait une grand partie de son intrigue liée à l'abandon de Forral ce tome est celui ou l'amour envers Anvar est, petit à petit, accepté par Aurian. Secondement, bien que je ne sache pas encore ce que va en faire Furrey, je trouve intéressant de donner une sorte de ressenti genré aux artéfacts et de donner l'artéfact mâle a Aurian et le femelle, la Harpe des Vents, à Anvar. Si je souhaitais faire une hypothèse je dirais que c'est un moyen de compléter les deux personnages et de les lier dans la lutte. Mais ce qui est le plus intéressant c'est l'esprit de Miathan. On a été habitué, dans la premier tome, a le considérer comme un être cruel et vil. Dans ce second tome, on découvre la raison de ses actions: l'Amour. C'est l'impossibilité d'avoir Aurian, lié à son enfant, qui ont conduit Miathan à faire le mal et à se créer des ennemis puissants. Cependant, il y a un point que je n'apprécie pas du tout. Pourquoi avoir créé un suspens aussi insoutenable à la fin?

23/10/2009

Les artéfacts du pouvoir 1: Aurian

Titre: Les artéfacts du pouvoir 1aurian.jpg
Tome: Aurian
Titre original: Aurian (artifacts of power 1)
Auteur: Maggie Furey
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: J'ai Lu
Pages: 830

Après la déception relative de Judas Déchainé j'ai commencé un nouveau livre d'un auteur que je ne connaissais pas. Mais comme la couverture et le quatrième de couverture me semblaient intéressant j'ai voulu m'y essayer. L'histoire commence dans un val dévasté que la mère d'Aurian tente de reconstruire. Aurian y est laissée à elle même et à ses jeux avec ses pouvoirs. Heureusement pour elle un vieil ami de son père, mort, passe et commence à l'éduquer. Bientôt les deux adultes voient qu'il est nécessaire d'envoyer la jeune Aurian à l'Académie des Mages dans la ville de Nexis pour y apprendre à maitriser ses pouvoirs et éviter une catastrophe. Tandis qu'elle est rudoyée par sa professeur elle découvre l'Archimage qui décide de la prendre sous son aile. Alors que les mages sont détestés pour leur attitude hautaine Aurian, elle, se fait vite aimer de tous en agissant pour le bien des personnes quand elle le peut. Rapidement elle se fait une foule d'alliés et d'amis au grand déplaisir de son mentor qui a d'autres plans pour elle...

L'auteur m'était totalement inconnu mais, désormais, elle ne le sera plus. J'ai énormément apprécié cette histoire. On y découvre un monde de magie et d'équilibre. Un monde vivant avec autant de bonnes personnes que de mauvaises. L'héroïne me plait beaucoup par son entêtement et sa force mêlées de tristesse et de vulnérabilité. D'ailleurs, ce livre possède de nombreux personnages féminins forts et pragmatiques avec des hommes forts mais aussi doux (en l'absence d'un terme plus adapté qui pourrait me venir à l'esprit).

Ce n'est pas qu'une histoire de lutte du bien, incarné par Aurian et ses compagnons, contre un mal vicieux. C'est une histoire parlant de la corruption par le pouvoir mais aussi une histoire parlant d'amour. Non seulement l'amour entre deux personnes mais aussi l'amour naissant, l'amour perdu que l'on doit laisser partir. Le livre en son entier est un processus durant lequel Aurian accepte de vivre alors que l'homme qu'elle a aimé a disparu. C'est aussi un livre d'amitié et qui montre une Aurian soucieuse de faire au mieux avec ce qu'elle a quitte à y perdre la santé. Il y a longtemps que je n'ai pas aimé un livre comme j'ai apprécié celui-la et je ne peux que conseiller sa lecture.

21/10/2009

L'étoile de Pandore 4: Judas Démasqué (Judas Unchained)

Titre: Krondor: L'étoile de Pandore 4judas demasque.jpg
Tome: Judas Démasqué
Titre original: Judas Unchained
Auteur: Peter F Hamilton
Traducteur: Nenad Savic
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (2005 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 754

Il y a très longtemps que je n'ai pas parlé de ce cycle écrit par Hamilton. Il faut dire que je devais attendre sa sortie en poche puisque la version grand format est au-delà de mes moyens. Enfin, le cycle se termine. Enfin, on a quelques solutions. Comme d'habitude tout reprend exactement depuis la fin du tome précédent. Mais, à peine une centaine de pages plus tard, a lieu une nouvelle attaque des Primiens qui manque de détruire le Commonwealth c'est grâce aux Frégates de la dynastie Sheldon, et à leur arme secrète, que les Primiens sentent, finalement, la morsure de l'humanité. Malheureusement cette arme mène l'humanité a tenter de créer l'extinction d'une espèce entière au prix de son âme. Ce qui a aussi changé c'est que plusieurs des plus puissants membres du Commonwealth ont enfin admis l'existence de l'Arpenteur et tentent de l'arrêter et de prouver sa réalité. Enfin, Ozzie réussit a retrouver les mondes humains après avoir pu parler à un Silfen et appris l'histoire de la race qui a créé la barrière censée arrêter les Primiens.

Alors que les tomes précédents se concentraient sur les Primiens et la réaction à avoir envers eux celui-ci se concentre sur l'Arpenteur. Ce n'est plus un contre la montre face à une invasion brutale et génocidaire mais une poursuite effrénée pour arrêter cet Arpenteur et trouver qui a été soumis à sa volonté. La confiance entre amis et sujet à caution mais les quelques personnes qui se lient arrivent tout de même à rester unis pour le combattre et terminer par une gigantesque bataille à l'échelle d'un monde. A coté de ça j'ai été un peu déçu par les aventures d'Ozzie. Il traverse le temps et l'espace pour rencontrer les Silfens adultes et que rencontre-t-il? Quelqu'un qui lui explique tout mais refuse de l'aider... Tout cette intrigue pour terminer comme ça? Comme si tout ce qu'Ozzie avait fait était inutile... Bon, au moins, on a quelques informations sur ces liens avec les Gardiens.

Mais, ce qui m'a déçu le plus ce ne sont pas les intrigues ni les révélations c'est la fin. L'humanité sort d'une guerre apocalyptique qu'elle a été proche de perdre. Et que se passe-t-il? Rien! Du moins, Hamilton ne nous dit rien. Les personnages continuent comme si de rien n'était. Pas de remise en question, pas de changements même pas d'explications sur les effets de cette guerre sur la société du Commonwealth. Pourtant, un bouleversement de ce niveau ne peut qu'agir très fortement sur les anciennes structures. J'ai l'impression que Hamilton a, ici, oublié une partie importante de son histoire.

13/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 2, Les assassins (Krondor: the assassins)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 2assassins.jpg
Tome: Les assassins
Titre original: Krondor: the assassins
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1999 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 377

Nous recommençons l'histoire à peine une journée après la fin du tome précédent: La trahison. Et il reste beaucoup à faire pour nos héros. En effet, à peine arrivés, Arutha et James découvrent une ville de Krondor étrangement silencieuse et inquiète. Très rapidement il apparait que la ville est en proie à une vague de meurtres sans logiques apparentes. Mais le mal est fait puisqu'une partie des citoyens décident de quitter la ville qu'ils considèrent trop dangereuse. Dans le même temps, Arutha doit accueillir un riche noble étranger et sa famille. Mais, ce dernier aussi, devient la victime de tentatives de meurtres. Le Prince de Krondor comprend très vite qu'il se doit d'agir et envoie James, William et le capitaine Treggar à la recherche du repaire des assassins.

Je trouve un peu étrange d'apprécier ce second tome alors que le premier me semblait presque insipide. Peut être est-ce parce que je retrouve des personnages que j'apprécie? Peut être aussi parce que nous découvrons les débuts véritables de la carrière de James? En tout cas j'ai apprécié ce livre bien que les aventures des personnages soient très linéaires. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces livres du cycle Le legs de la faille ont été écrit après le cycle de la Guerre des serpents. Car, nous trouvons des informations qui ne sont pas compréhensibles avant la lecture des évènements de la Guerre des serpents. Du moins, pas totalement compréhensible. Bien entendu, pour se faire une idée précise, il faudra attendre la lecture des autres tomes.

09:53 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, krondor, legs de la faille, assassins | | | |  Facebook

07/10/2009

Après la démocratie

Titre: Après la démocratie51pjC0u2mOL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Emmanuel Todd
Éditeur: Gallimard 2008
Pages: 257

Lorsque j'avais vu ce livre en librairie j'avais hésité à le lire. Il fat dire que Emmanuel Todd est un personnage qui est connu pour certaines positions critiquées. Mais c'est aussi, avant tout, l'homme qui a prévu la fin de l'URSS avant beaucoup d'autres personnes et pour les bonnes raisons semblerait-il. Néanmoins, mon hésitation venait aussi du caractère ouvertement pamphlétaire ce de livre. D'habitude je ne cherche pas à connaitre des pamphlets mais à comprendre le véritable fonctionnement de la société. Je me demandais donc si je pouvais trouver ceci dans ce livre qui attaque sans arrière pensée Sarkozy et sa clique mais aussi les socialistes français. Néanmoins j'y ai trouvé des propos intéressant et qui sont en accord avec une partie de mes idées. D'ailleurs on voit que Todd a voulu critiquer mais l'a fait en essayant d'utiliser des outils scientifiques et statistiques.

Après sa lecture je dégage plusieurs points principaux: les politiciens et les élites financières, le néo-libéralisme, l'éducation et la religion. Selon Todd, les démocraties se sont constituées grâce au facteur éducatif. L'alphabétisation des masses a permis la pensée que la masse devait pouvoir décider. Mais actuellement nous nous trouvons, en occident, dans une phase ou l'alphabétisation est pratiquement achevée et ou nous avons des millions d'étudiants qui entrent dans l'éducation supérieure. Todd considère que cette massification de l'élite va paupériser les élites intellectuelles les coupant des élites politiques et financières. Alors que les hautes études amenaient des richesses les étudiants actuels multiplient les emplois précaires, sont pauvres et ne risquent pas de vivre tous avec les richesses d'un PDG. Seul une élite de l'élite.

Le second facteur de crise que voit Todd c'est la fin des religions. Car la fin des religions amène la fin des idéologies qui sont, en fait, des processus de types religieux. Nous trouvons donc deux problèmes liés. Une élite en voie de paupérisation et la fin des idéologies qui gomme les différences entre gauche et droite. Par conséquent, les élites ne seraient plus une classe de dirigeants supérieurs mais une nos dirigeants seraient de plus en plus seuls face à eux-même. L'élite n'existe plus il n'y a que des élites dérivantes comme les nomme l'auteur. Celles-ci sont, de plus, coupées de la population qu'elles ne comprennent plus. Ce qui expliquerait la crise politique actuelle entre des aspirations populaires et l'incompréhension et le narcissisme des élites.

Un troisième point sur lequel l'auteur revient souvent est la pensée néo-libérale. Emmanuel Todd considère le néo-libéralisme comme une idée dangereuse pour la démocratie. Non seulement elle expliquerait la baisse du pouvoir d'achat de la population mais en plus elle est dangereuse pour l'industrie européenne face à deux pays, la Chine et l'Inde, qui construisent plus et à moindre frais. Alors que le libre échange devrait permettre une spécialisation des pays nous nous trouvons face à une perte de puissance industrielle de l'Europe et à une baisse de la demande intérieur au profit de la demande envers les produits chinois. L'auteur milite pour la mise en place d'un protectionnisme précisément réglé en Europe dans le but de relancer la demande interne et de relancer la hausse des salaires ce qui permettrait d'éviter une crise majeure dans le futur.


Image: tirée du site d'Amazon.

04/10/2009

Krondor: Le legs de la faille 1, La trahison (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)

Titre: Krondor: Le legs de la faille 1trahison.jpg
Tome: La trahison
Titre original: (The betrayal: Krondor (riftwar: Legacy, 1)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2006 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 474

Retour en arrière, nous sommes dix ans après la batailles de Sethanon, les enfants de Pug sont encore jeunes et sa femme encore vivante et le Prince de Krondor Arutha est aussi encore en service Tandis que James n'est qu'écuyer. Tout va bien jusqu'à ce qu'un membre de la Confrérie des Ténèbres voyage depuis ses terres du Nord jusqu'à Krondor dans le but de donner un avertissement à Arutha. Non seulement les Elfes Noirs vont repartir en guerre mais, en plus, six magiciens seraient derrière ces évènements. Alors que le Royaume semble en proie à de multiples troubles liés à la Confrérie de la Nuit et à une nouvelle guilde de voleurs, James, son ami Locklear, Pug, Arutha et Gorath l'Elfe Noir devront enquêter et trouver comment défendre le Royaume de cette menace.

Selon Feist, ce livre vient d'un scénario de jeu vidéo. C'est, peut être, la raison pour laquelle ce livre est, jusqu'à maintenant, le moins bon de la série. Du moins, à mon avis. Bien qu'il se lise facilement j'ai trouvé l'intrigue peu intéressante voir ennuyeuse et même, parfois, mal construite. Heureusement, Feist à le bon sens de nous donner quelques informations que nous n'avions pas sur les évènements qui se déroulent avant Prince de Sang. C'est comme ça que nous découvrons un jeune magicien plus intelligent qu'il ne le croit, un James Duc de Krondor en puissance mais aussi, et surtout, la découverte des Panath-Tiandn qui pourraient jouer un rôle intéressant plus tard. Je noterais encore que l'on peut enfin approcher de la culture des Moredhels. Mais, à part ces points, je n'ai pas trouvé ce tome très stimulant.

09:34 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feist, krondor, legs de la faille, trahison | | | |  Facebook

30/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 4. Les fragments d'une couronne brisée (Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 4couronne brisee.jpg
Tome: Les fragments d'une couronne brisée
Titre original: Shards of a broken crown (Volume four of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1998 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 631

Voici, enfin, les dernières aventures relatant la guerre des serpents. A la fin du troisième tome, l'hiver arrivait enfin permettant aux soldats du Royaume de vaincre les troupes de la Reine Émeraude alors que Pug, Tomas, Dominic, Calis et Nakor luttaient et vainquaient le démon. Nous retrouvons tout ce beau monde à la fin de l'hiver alors que le Royaume de l'Ouest est dévasté et pourrait être perdu à tout jamais. Le Prince Patrick souhaite le reconquérir mais il doit, pour cela, faire attention aux Keshians et aux soldats de Fadawah. Il est possible que le Price doive faire la paix avec d'anciens ennemis pour reconquérir ses terres. Pendant ce temps, Nakor essaie de lancer son église et Pug essaie de savoir si il doit continuer à faire partie du Royaume alors qu'il se heurte de plus en plus aux décisions de Patrick.

Honnêtement, je ne suis pas sur que ce tome ait été vraiment utile. La boucherie continue et je dois avouer qu'elle m'a lassé très rapidement. Bien entendu, les personnages eux-même souhaiteraient en finir une fois pour toutes. Ce tome nous permet surtout de mieux connaitre certains personnages qui pourraient être important dans le futur comme James et Dash, les deux frères et dernier enfants de la lignée de Pug. On découvre aussi que le Royaume a perdu ses meilleurs hommes et qu'il est durablement affaibli. Bien entendu, Feist a décidé de remettre un coup de magie noire pour que nos magiciens préférés aient quelque chose à faire. Encore une fois, on découvre que Feist a presque rendu trop puissant Pug, Tomas et Miranda puisque quasiment rien ne peut les arrêter. En fait, je pense que l'un des seuls points utiles de ce livre, mis à part un peu de détente, c'est la décision de Pug concernant ses liens avec le Royaume et le dévoilement de sa mission.

29/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 3. La rage d'un roi démon (rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga))

Titre: Krondor: la guerre des serpents 3rage d'un roi demon.jpg
Tome: La rage d'un roi démon
Titre original: rage of a demon king (volume three of the Serpentwar Saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2005 pour la traduction (1997 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 695

Les deux premiers tomes de La guerre des serpents étaient une préparation à la guerre dans le Royaume. Ce tome ci nous montre la guerre qui arrive et qui se déploie dans le Royaume. Certains pourraient penser "enfin". Il est vrai que Feist a pris son temps pour la lancer dans son histoire. Il est donc facile de résumer ce livre puisqu'il décrit la préparation en vitesse du Royaume face aux hordes innombrables qui débarqueront sur son rivage et les évènements suivant ce débarquement. Bien sur, il y aussi les intrigues dans lesquelles Pug, Miranda, Macros, Nakor et Thomas sont mêlés. Durant le développement de cette intrigue on apprend qui est le véritable ennemi mais surtout on comprend un peu mieux les évènements qui se sont produits dans leur histoire. Cet ennemi, il faut s'en douter, ne sera pas vaincu en deux tomes et son existence explique le plan d'écriture que Feist a mis sur son site officiel.

Pour faire vite, ce livre est de l'action pure sans énormément de réflexion. Bien que j'aie aimé le déroulement de l'intrigue et que j'aie suivi les évènements avec intérêt je dois avouer que ce n'est pas le meilleur livre de Feist. Il donne l'impression d'être surtout une œuvre créée pour l'action et non pour l'intrigue. Je me suis donc pris à attendre, avec une presque impatience, ce que Pug et Miranda pouvaient bien faire pendant la guerre. Ce qui m'intéressait bien plus que les morts par millier. Après tout, Feist n'est pas un écrivain majeur de la fantasy mais un écrivain avec de l'imagination et dont les intrigues sont plus intéressantes que les actions proprement dites. Du moins, est-ce mon avis à ce stade de mes lectures.

27/09/2009

Oppressions Et Résistances

Titre: Oppressions Et Résistances310LS79fC8L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_.jpg
Auteur: Stéphane Rials
Éditeur: PUF 2008
Pages: 362

J'ai lu ce livre il y a déjà plusieurs semaines mais je ne savais pas vraiment comment en parler. Pensant que la réflexion m'aiderait j'ai décidé d'attendre. Je dois bien avouer que j'en suis venu à la conclusion que je n'étais tout simplement pas capable d'en parler sérieusement. Rials, juriste, met dans ce livre plusieurs articles ou préfaces qu'il a écrites et qui ont toutes comme point commun de touche au problème de la résistance. Comme l'explique Rials, la résistance, pour un juriste, est un droit paradoxal puisqu'il permet de s'affranchir de la loi. C'est probablement la raison pour laquelle Stéphane Rials s'est tourné vers la philosophie et les sciences humaines pour palier aux biais lié au point de vue purement juridique, point de vue que je dois avouer trouver des plus abstrait et étriqué. Il se trouve que je suis presque totalement inapte à juger des doctrines philosophiques de par mon manque de culture dans ce domaine.

Néanmoins, je peux au moins dire ceci. Bien que ne suivant pas les règles de descriptions scientifiques que j'apprends à utiliser, la façon d'écrire de Rials est intéressante. On sent que l'auteur n'a pas qu'un intérêt académique envers le droit de résistance mais qu'il a un besoin de réflexion sur ces notions, besoin probablement du à l'histoire de sa famille? Je ne saurais en juger et laisserais l'auteur s'en expliquer si il le souhaite. En second lieu, l'écriture de Rials est intéressante aussi, et principalement, d'une point de vue stylistique. Stéphane Rials possède une belle plume, un sens des mots impressionnant et est capable d'écrire de belles formules. Cette façon d'écrire, bien que compliquée à lire parfois, peut être vue comme agréable au lecteur tout en démontrant la haute érudition de l'auteur des lignes. Je crois bien que c'est la seule chose que je suis sur d'avoir comprise de ce livre.


Image: prise sur Amazon

18:24 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

22/09/2009

Faërie (Faerie Tale)

Titre: Faëriefaerie.jpg
Titre original: Faerie Tale
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Jean-Daniel Brèque
Éditeur: Bragelonne 2007 pour la traduction (1988 édition originale)
Collection: Milady
Pages: 631

J'ai décidé de faire une courte et rapide pause dans le cycle de Krondor et, donc, j'ai lu un livre que je pensais plus léger et plus jeune. Faërie, de Feist, nous fait voyager dans les légendes concernant le peuple des fées. L'histoire se déroule aux USA dans une petite ville qu'une famille a souhaité acquérir pour se reposer d'Hollywood ou le père était devenu riche et célèbre. Les lieux sont idylliques, grands et agréables. Rapidement, la famille se fait des amis ou en retrouvent, certains plus étranges que d'autres. Cependant, la forêt de la ferme cache des évènements féériques qui toucheront bientôt, et de plus en plus, la famille. Les étrangetés se multiplient et les accidents ou les violences se multiplient contre tout le monde...

Les histoires de fées semblent toujours être faites pour les enfants (même si je ne crois pas qu'il existe une littérature pour enfants) ce livre n'est pas un livre pour enfants. Alors que je pensais découvrir une histoire plutôt légère j'ai découvert une atmosphère non oppressante mais une atmosphère de sensualité. Le livre entier respire la sexualité et l'arrivée des fées s'accompagne toujours de désirs et de sensualité. Je crois bien que c'est la première fois que je vois une telle atmosphère dans un roman de Feist. Un autre point m'a surpris, c'est la création de l'un des personnages: Gabbie. Au début du livre on dirait une adolescente bornée et plaintive alors que le reste du livre voit ce personnage se développer jusqu'à devenir une femme sûr d'elle, amoureuse et, surtout, avec un caractère riche et fort. On aurait presque l'impression que Feist n'imaginait pas créer ce personnage de cette façon et que ses caractéristiques se sont, peu à peu, mises à jour sous sa plume. Je crois, d'ailleurs, que c'est le personnage le plus intéressant du livre. Bref, un livre sympathique et qui se lit vite. Pas un chef d'œuvre mais une belle histoire bien qu'elle semble, parfois, un peu simpliste. La fin, par exemple, semble se construire trop rapidement.

09:55 Écrit par Hassan dans Fantasy, feist, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faërie, feist, milady | | | |  Facebook

17/09/2009

Krondor: la guerre des serpents 2. L'ascension d'un prince marchand (Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 2prince.jpg
Tome: L'ascension d'un prince marchand
Titre original: Rise of a merchant prince volume two of the serpentwar saga)
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1995 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 605

Logiquement après un premier tome il y a un second tome: le voici. On reprend l'histoire presque exactement au point ou nous l'avions laissé. Erik devenu soldat, Roo avec ses ambitions de richesses et le bateau en route pour Krondor. Ce second tome nous narre quelques aventures annexes à celles de Roo: Erik prenant du galon et ses missions et Nakor au port des étoiles. Mais l'intrigue principale est celle qui nous fait suivre Roo, alias Rupert Avery, dans sa quête de la richesse. Après son retour, les compagnons sont tous graciés et récompensé. Cet or permettra à Roo de commencer son entreprise mais, bientôt, il découvrira que le monde marchand est sans pitié. C'est pourquoi il décidera de courtiser un riche marchand et sa fille dans l'espoir de posséder de plus en plus d'or et de se hisser au niveau des plus grands de Krondor. Cependant, il saura bientôt que son ascension ne profitera pas qu'a lui...

Oui, Roo est véritablement au centre de ce texte. Et, bien que j'apprécie ce tome sans aller jusqu'à l'adorer, je n'aime pas Roo. On découvre un personnage plus cupide et sans cœur que je ne m'y attendais. Son seul but est l'or, peu importe ceux qu'il écrase durant sa quête, peu importe la tristesse qu'il crée, peu importe ses promesses. Non, je n'aime pas ce personnage. Néanmoins, je reconnais que ce livre est nécessaire pour continuer l'histoire. On sait, depuis le tome précédent, que le Royaume va être confronté à une gigantesque guerre. Il faut bien la financer n'est ce pas? Grâce à ce livre on comprend comment les grands du Royaume se préparent à une guerre plus proche qu'on ne le pense.

14/09/2009

Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècle

Titre: Jeunes, déviances et identités -XVIIIe-XXe siècleimg_1139845213707.jpg
Auteur: sous la direction de Jean-Claude Vimont
Éditeur: Publication des Universités de Rouen et du Havre 2005
Collection: les cahiers du GRHis numéro 15
Pages: 157

Encore une fois, j'ai décidé de prendre un livre sur la jeunesse. Celui-ci a été mis en place après les évènements des Banlieues en France et dans le but d'expliquer, en partie, ce qu'est la déviance chez les jeunes. Pour cela, il utilise les contributions de plusieurs chercheurs dont une partie, et cela doit être souligné, sont encore étudiants. Ce que ce livre montre c'est que la déviance des jeunes est, principalement, une affaire d'étiquette. On découvre, par exemple, que la violence en bande ne date pas de ces dernières années mais a une histoire plus locale dans les groupes de jeunes des villages qui se battaient pour leur identité locale et pour les filles du village. Alors que les notables condamnaient cette violence les membres de la communauté villageoise l'acceptaient ou l'aidaient au nom de l'honneur du village et de la vigueur de la jeunesse. Y apparaissent aussi, dans ces étiquetté déviants, beaucoup de jeunes ayant souffert d'un environnement mauvais pour leur éducation et qui sont envoyés dans des colonies ou des maisons de corrections qui les mettent en contact avec des jeunes dont la déviance est de forme plus violente.

Plus près de nous, on découvre que la peur des jeunes, au XXe siècle, ne date pas, encore une fois, de ces dernières années. La France de l'après guerre en 1950 craignait ces jeunes qui volaient, se battaient ou avaient perdus leur parents à cause de la guerre et dont l'attitude, durant celle-ci, était valorisée. Alors qu'ils avaient le droit de se battre et de se débrouiller pour trouver de quoi subsister durant la guerre, la société leur refuse ce droit qu'ils ont toujours eu lorsque la guerre se termine. Cette peur, logiquement, continue avec les blousons noirs des années 60 et 70 pour reprendre en ce moment avec les casseurs. C'est ici que prend place la dernière contribution qui détruit l'idée des banlieues et des jeunes casseurs que nous avons à travers les médias. L'auteur nous décrit des jeunes qui refusent la culture française mais qui ne connaissent pas leur propre culture, des jeunes qui se battent pour être virile mais aussi des jeunes qui souhaitent un ordre et qui se sentent abandonnés par la société française. Un livre large, bien que court, qui a le mérite d'utiliser les contributions de jeunes étudiants et d'essayer de comprendre ce que sont vraiment ceux que l'on nomme les "jeunes à problèmes" grâce à l'histoire.


Image: site de l'université de Rouen.

09:48 Écrit par Hassan dans contemporain, Livre, moderne | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |  Facebook

13/09/2009

Krondor: La guerre des serpents 1. L'ombre d'une reine noire. (shadow of a dark queen)

Titre: Krondor: la guerre des serpents 1ombre.jpg
Tome: L'ombre d'une reine noire
Titre original: Shadow of a dark queen
Auteur: Raymond E. Feist
Traducteur: Isabelle Pernot
Éditeur: Bragelonne 2004 pour la traduction (1994 édition originale)
Collection: j'ai lu
Pages: 604

Il y a très longtemps que je n'ai ni parlé ni lu un livre de Feist. La dernier que j'ai présenté se déroulait lors du périple du Prince Nicholas jusqu'à Novindus pour sauver les captifs de pirates plutôt singuliers. Nous y découvrions un complot diabolique qui menaçait le Royaume. Comme l'on pouvait s'y attendre l'échec de ce complot n'arrêta pas les Panthatians et nous retournons dans le Royaume presque trente ans plus tard. Nous commençons le livre en apprenant à connaitre Erik de la Lande Noir, bâtard de son père, qui, après un épisode malheureux, risque la pendaison. Après bien des péripéties il se voit offrir une alternative: mourir ou joindre une mission suicide sur Novindus pour le compte du Royaume et si il revient retrouver sa liberté. C'est ainsi que nous retournons sur le continent de Novindus ravagé par la guerre de conquête des Panthatians et auxquels les sans espoirs du Royaume devront se joindre pour espionner l'armée et le commandement de la Reine Émeraude. Il apparait rapidement que la victoire ne saurait exister sans l'aide de Pug alias Milamber et probablement de Macros le Noir. Ou alors doit on chercher un personnage plus puissant?

La fin de Les boucaniers du roi nous laissait entrevoir l'arrivée d'une guerre future. L'ombre d'une Reine noire nous montre que cette guerre est proche et tout, dans ce livre, est fait pour comprendre et ralentir l'ennemi car, quoi que l'on fasse, un jours ou l'autre il apparaitra aux portes de Krondor! Mais le temps a passé depuis le périple de Nicholas. Borric est roi aidé par son frère Erland. Et tous les vieux personnages des premier tomes, sauf Pug, Macros et Thomas pour des raisons évidentes aux lecteurs, ont disparu. Celui dont la perte m'attriste, en temps que lecteur, le plus est celle d'Arutha. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié. Mais il ne faut pas s'appesantir sur ces fins. Feist souhaite créer une fresque sur plusieurs décennies, il est donc normal que ses personnages disparaissent les uns après les autres pour être remplacé par d'autres. Encore une fois, Feist réussit son coup et crée un livre divertissant, bien ficelé et à l'intrigue prenante. Comment la suite se déroulera? Je n'en ai aucune idée mais les citoyens du Royaume seront soumis à une rude épreuve!

10/09/2009

Démocratie Directe

Titre: Démocratie Directe410VFSS50VL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Yannis Papadopoulos
Éditeur: Economica 1998
Collection: Politique comparée
Pages: 329

Nous, citoyens suisses, avons une grande idée de la démocratie directe. Nous a considérons comme notre fierté et comme une forme de politique qui nous différencie des autres pays peu respectueux de la volonté populaire. Cette volonté. bien entendu, est un mythe et pour s'en convaincre il suffit de prendre l'exemple de la votation sur le passeport biométrique du 17 mai 2008 qui vit un quart de la population accepter la loi contre un autre quart qui la refusait tandis que le reste préférait dormir ce dimanche, un résultat peu légitime non? Cet exemple montre bien que l'on ne peut pas dire que "le peuple suisse a accepté..." mais il montre aussi, en lien avec les statistiques des autres votations, que la démocratie directe ne garanti pas la participation.

Yannis Papadopoulos, dans ce livre, se propose d'analyser les résultats et conséquences véritables de la démocratie directe et, surtout, de voir si elle est adaptée aux besoins de décisions de la part des autorités. Pour ce faire, l'auteur divise son livre en quatre parties. Premièrement, il donne des informations historiques. Ce n'est pas véritablement un chapitre d'histoire mais plutôt un chapitre d'analyse politique dans l'histoire cependant il permet de se faire une idée rapide sur les différentes visions de la démocratie dans l'histoire.

Les deux dernières parties, elles, sont plus techniques. Elles nous permettent de nous faire une idée des conséquences de la démocratie directe sur la prise de décision. Nous y découvrons plusieurs surprises, pour nous suisses adorateurs de la démocratie directe, qui prouvent que celle-ci n'est pas toujours un bon moyen de contrôle ou d'innovation. Ce n'est pas qu'elle soit disfonctionnelle mais le citoyen, non seulement, ne peut pas pondérer son choix mais en plus la décision n'est pas toujours prise dans les milieux politiques mais parfois dans des milieux qui ne peuvent pas être touché par les mécanismes de référendums ou d'initiatives. De plus, la démocratie directe n'est pas toujours le moyen adéquat pour faire entendre ses prétentions. Nous pourrions dire que la Suisse a réussit, grâce à ces mécanismes, a lier les opposants au sein d'un consensus. Mais ce mécanisme de consensus date d'avant la démocratie directe et n'est pas mis en place dans tous les pays qui en possèdent les mécanismes parfois plus développés qu'en Suisse. D'ailleurs, l'Italie perdit sa concordance à cause de la démocratie directe.

Ensuite, l'auteur tente d'analyser de possibles alternatives au référendum, a l'initiative et au recall comme, par exemple, la démocratisation de plus en plus poussée de la société (famille, école, entreprise) tout en étant peu attiré par cette forme. Il parle aussi de la mise en place de débats délibératifs a plusieurs reprises et dans plusieurs pays qui ont permis de faire accepter une décision du gouvernement par les citoyens écoutés et respectés néanmoins Papadopoulos s'inquiète de la légitimité des personnes choisies.

C'est, donc, un livre très techniques mais utilisant beaucoup d'exemples. Un livre très intéressant mais difficile à consulter à cause de la difficulté des propos et, parfois aussi, de la construction des phrases. C'est un livre dont le but est de nous ouvrir les yeux sur la démocratie directe mais l'on sent, et l'auteur l'avoue, un pessimisme face à ces techniques de démocraties. heureusement, l'auteur nous a donné une vaste bibliographie d'auteurs variés et dont les positions ne sont pas toutes unies derrière une idée. Il ne faut donc surtout pas taxer ce livre d'anti-démocratie directe puisqu'il ne fait que nous monter les véritables conséquences du recourt au référendum et à l'initiative. Cependant, comme la conclusion nous le dit, les décisions se font de plus en plus à un niveau plus élevé que l'état nation ou alors les conséquences dépassent le territoire de l'état nation. Comment considérer comme légitime des outils qui acceptent une part de la population concernée sans entendre les autres populations, parfois étrangères, aussi concernée? Ne devrions nous pas réfléchis à une vraie alternative plus fonctionnelle et plus légitime?


Image: Amazon

09:47 Écrit par Hassan dans Livre, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

06/09/2009

L'épée de Darwin (darwin's blade)

Titre: l'épée de Darwindarwin.jpg
Titre original: Darwin's blade
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: du Rocher 2002 (2000 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 605

Darwin Minor, employé de Lawrence Stewart l'un des enfants de Elm Heaven, est expert en reconstitution d'accidents tous plus étranges les uns que les autres. Alors qu'il s'occupe de plusieurs cas, donc certains sont des fraudes, il est pris en chasse par des tueurs en pleine autoroute. Il apprendra rapidement qu'il a été impliqué dans un gigantesque réseau de fraude. Un réseau qui n'a pas peur d'éliminer tous ceux qui se mettent en travers de son chemin qu'ils soient policiers ou non... Entre plusieurs sites d'accidents et sa maison il devra préparer ses moyens de survivre à ses ennemis et aussi enquêter pour faire tomber le réseau.

Comment dire que je n'ai pas vraiment aimé ce livre en restant plus ou moins honnête? C'est vrai que les scènes d'accidents et l'explication sont intéressantes, voir drôles donc certains rare cas, mais leur explication est souvent trop rapide. Il semble qu'il suffise a Darwin de trente secondes sur les lieux et d'un ordinateur portable pour que tout devienne clair et limpide. Darwin, en lui-même, est légèrement énervant avec sa manie de ne pas se défendre et, surtout, de ne pas draguer l'officier qui est en charge de l'enquête et de sa protection. Officier peu utile vu que Darwin semble être le seul à travailler... C'est vrai aussi que les descriptions sur les tireurs d'élites et les voitures montrent que Simmons s'est documenté mais, honnêtement, les voitures je n'aime pas et le tir d'élite non plus. Bref, un livre qui m'a déçu mais qui est toujours lisible un jours d'été sur la plage quand on ne souhaite pas se prendre la tête sur de la vraie lecture inventive.

09:52 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simmons, épée de darwin, darwin's blade | | | |  Facebook

03/09/2009

Histoire de la pudeur

Titre: Histoire de la pudeur41T1pvV9vwL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Jean Claude Bologne
Éditeur: Olivier Orban 1986
Pages: 375

Toutes les sociétés humaines ont créé un rapport spécifique avec la nudité. Depuis les Grecs qui considéraient la nudité acceptée comme une marque de civilisation en passant par la peur de la nudité de la culture Juive ou encore la pudibonderie excessive des Bourgeois du XVIII. Cette Histoire de la pudeur se propose d'étudier l'image du nu dans la société française depuis le moyen âge jusqu'à aujourd'hui. Vu l'année d'édition cela implique que l'auteur parle de ce que l'on a nommé la révolution sexuelle des années septante. Si Bologne ne parle que de la France ce n'est pas parce que ce pays est le seul intéressant à étudier, bien au contraire, mais parce que la taille du livre empêche d'écrire un ouvrage plus large. Néanmoins, la dimension temporelle est vaste et c'est un vrai défi que s'est lancé Bologne.

L'auteur a décidé de découper son livre en deux parties. La première partie s'occupe plus spécifiquement de la pudeur dans la vie sociale. Autrement dit, Bologne parle de la nudité dans la vie de tous les jours. En parlant, par exemple, des bains nus dans la Seine ou de l'habitude de recevoir les gens alors que l'on est sur "la chaise percée". Dans cette nudité sociale il montre comment la nudité fut représentée dans les différentes époques. Depuis le moyen âge ou elle est pécheresse et innocence selon le contexte et dont l'acte est plus effrayant que la nudité jusqu'au XIXe ou la nudité se confine dans la vie privée, dans un rituel rigidifié. On y découvre aussi que la nudité dépend du rang social. En effet, il est tout a fait possible pour le roi d'être nu devant ses courtisans mais le contraire serait honteux et un manque de respect. D'où un jeu de la nudité pour marquer son rang. La seconde partie, parle de la nudité représentée. Dans l'art ou elle passe des canons médiévaux au corps triomphateur puis au nu antique canonisé. Dans le théâtre et le cinéma ou la nudité des acteurs donna lieu à des contestations. Sans oublier les mots du corps et les images affichées de la nudité dans les publicités au XXe siècle.

C'est, donc, un livre bien construit et intéressant. On y apprend la relativité de la pudeur, des vêtements et des réactions que l'on avait en face d'un homme ou d'une femme dénudée. Que ce soir réellement ou en image. Bien que les thèses soient rigoureusement mises en places et prouvées par la mobilisation de sources nombreuses ce livre n'est pas écrit d'une façon stérile. L'auteur, dans ses développements, laisse une place remarquée et appréciable à l'humour des situations et effarouchements d'époques qui nous paraissent surprenantes. C'est donc, aussi, un livre drôle et très sympathique à lire tout en étant un livre d''histoire sérieux.


Image: Amazon (L'image mise sur ce billet n'est, malheureusement, pas l'image de l'édition que j'ai entre les mains mais celle des éditeurs Hachette dans la collection Pluriel).

10:03 Écrit par Hassan dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

31/08/2009

Une balle dans la tête (Hard as nails)

Titre: Une balle dans la têteballe.jpg
Titre original: Hard as nails
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: du Rocher 2005 (2004 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 484

Nous retrouvons Joe Kurtz quelque mois après le dernier livre. Il s'est remis de son "accident" et rencontre son officier de probation. Celle-ci lui demande des conseils sur une photo dont il ne sait rien et ne saura pas grand chose puisque, quelque minutes plus tard, lui et son officier de probation sont attaqués dans le garage. Bien entendu, il est tout de suite suspecté mais il apparaitra rapidement qu'il n'est pour rien dans ces coups de feux. Par contre, la famille de l'officier connait une histoire surprenante. Serait elle liée? Parallèlement, la mafia lui donne mission de retrouver le tueur qui s'occupe de ses vendeurs et consommateurs de drogue sans laisser de cadavres et ceci depuis plusieurs mois. Ce seront donc des semaines bien remplies pour Joe qui suivra plusieurs enquêtes à la fois.

Les enquêtes de Joe Kurtz sont bien rodées, lien avec la mafia, psychopathe, police sur les dents,... Mais Simmons y ajoute toujours une petite touche plus personnelle. Joe Kurtz est il si cynique ou a t'il vraiment aidé une femme gratuitement? Est il obligé d'enquêter pour la mafia parce qu'il ne connait que cela ou parce qu'il commence à mal tourner. Restera t'il seul quoi qu'il arrive ou alors décidera t'il, finalement, de faire confiance à quelque personnes? Peut être que Joe Kurtz est en train d'évoluer, un nouveau livre est nécessaire pour y répondre.

30/08/2009

12 théories de l'état et de la société

Titre: 12 théories de l'état et de la société9782353740581.gif
Auteur: Pierre Chassard
Éditeur: Dualpha 2007
Pages: 250

Dans le cadre de mes cours en sciences politiques de l'année passée j'ai, bien entendu, eu des heures de philosophie politique. Ce n'est pas ce que je préfère mais il est intéressant de connaitre les théories qui ont existé et leur contexte historique. C'est pourquoi j'ai pris ce livre. En le choisissant je pensais découvrir un livre de synthèse sur 12 théories résumées et comparées comme le sous-entend le résumé. J'ai découvert tout autre chose...

L'introduction, courte, est un mensonge. L'auteur y affirme la neutralité de ses choix tout en avouant, bien entendu, que ses critiques seront subjectives. Mais la suite de l'ouvrage est bien plus que de la subjectivité. Pour prendre un exemple je choisirais le seul auteur que j'ai effectivement étudié: Rawls. Chassard n'aime pas Rawls, ça se sent, ça se lit et ça le conduit soit à ne pas le comprendre, au mieux, soit à mentir sur sa philosophie. Car Chassard affirme que Rawls utilise le concept de "voile d'ignorance" pour créer des êtres humains réels incapable de se souvenir de leur passé et de leur culture. C'est une grossière erreur qui m'aurait conduit, si je l'aurais écrit dans une feuille d'examen, à être renvoyé à mes livres. Le "voile d'ignorance" n'a pas vocation à devenir réel. C'est un moyen théorique de trouver les règles de justices sociales en évitant la partialité. Ceci n'est qu'un exemple mais après lui je ne peux que mettre en doute toutes les affirmations de l'auteur dans ce livre.

Néanmoins il y a pire. Chassard ne fait pas que mentir, ou ne pas comprendre, il attaque vigoureusement tous les philosophes dont les écrits ne lui plaisent pas. A titre d'exemple je choisirais la conclusion à la critique envers Dworkin à la page 29: "(...) Dworkin a pour principe d'écarter systématiquement toute la naturalité pour le pur rationnel en vertu de son égalitaromanie, et de son idéologie égalitariste (...). Ses recours à la démocratie libérale ne font qu'aggraver leur effarante inanité. Ainsi, il s'auto-disqualifie dès le départ". Comme il est facile de le remarquer dans la citation que je viens d'inclure Chassard n'aime pas deux choses: la démocratie libérale et l'égalitarisme. Au fil du livre on se rend compte que Chassard souhaite un état fort et réfute les droits de l'homme au profit des droits du citoyen mettant au pilori les étrangers qui corrompraient la communauté d'origine.

En effet, la seconde caractéristique de l'auteur est, au mieux, une xénophobie ou, au pire, un racisme avoué. Il y a de multiples citations qui prouvent ces faits comme aux pages 24 et 25 "La stratification sociale qui s'établit naturellement (je souligne) partout où des populations blanches et noires cohabitent m'est en effet que le produit d'une différence d'aptitudes, non le résultat d'une discrimination quelconque." Alors que Dworkin pense le contraire. Une seconde attaque se fait contre Popper qui avoue son amour de la démocratie Athénienne. Chassard considère qu'Athènes n'était pas une démocratie athénienne car elle était de nature commerçante et ceux-ci sont censé être des étrangers. Lorsque Popper parle des problèmes sociaux Chassard surenchérit aux pages 172 et 173 "Quand il (Dworkin) parle de convulsions sociales à Athènes, de tensions entre classes, il a raison et il a tort. Il a raison car il s'agit bien de luttes de classes si l'on examine la situation en surface du seul point de vue économique, mais il a tort parce qu'il s'agit avant tout, si on l'examine en profondeur, d'une lutte de races. Orient marchand et parasitaire contre occident fabricant et producteur. Lutte qui traverse les siècles des partisans intéressés de la société ouverte contre les membres des communautés naturelles en défense."

Je crois que cela suffit à démontrer mon propos. Chassard, loin de présenter des théories, crée un livre haineux et subjectif dont les sous-entendu nationaliste voir racistes ne peuvent pas apporter l'adhésion. En fait, en guise de conclusion, une citation de Chassard des pages 163 et 164 contre Popper sera parfaite: "Inspiré plus par la haine que par le désir de clarifier objectivement, (...), des positions théoriques qui ne lui agréent pas, Popper use souvent d'invectives et avance des arguments qui n'ont pour la plupart rien de philosophique. (...) Il s'agit visiblement, en grande partie, d'une œuvre de propagande destinée à disqualifier les philosophies politiques adverses et à diaboliser leurs auteurs."


Image: Fnac

09:28 Écrit par Hassan dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

29/08/2009

Les fils des ténèbres (children of the night)

Titre: Les fils des ténèbresfils.jpg
Titre original: Children of the night
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1994 (1992 édition originale)
Collection: livre de poche
Pages: 471

Voici le dernier livre ayant comme héros les enfants de Nuit d'été. Ici c'est le père O'Rourke que nous retrouvons en Roumanie juste après la mort de Ceaucescu avec pour mission d'observer les besoins des orphelinats roumains. Après quelques années, Kate Neuman arrive en Roumanie à son tour et essaie, difficilement, de sauver le plus d'enfants possibles dont un qui semble posséder plusieurs dysfonctions hépatiques qui pourraient le tuer. Elle se sent donc obligée de le rapatrier aux USA par adoption pour pouvoir le soigner dans une clinique spécialisée et équipée. Mais, alors qu'elle découvre des effets impressionnant et potentiellement révolutionnaire pour la médecine, un mystérieux homme en noir attaque sa famille pour kidnapper son fils adoptif. Pour comprendre elle devra retourner en Roumanie et plonger dans les secrets d'une famille dont la puissance n'a pas d'égale.

Comment parler de ce bouquin? Comme les autres j'aime bien retrouver un enfant de Elm Heaven. Mais celui-ci est plus difficile à cerner. Simmons, avec sa verve habituelle, nous décrit un pays ravagé et aux mains de la police (secrète ou non). Nous suivons les aventures de Neuman et de O'Rourke avec intérêt mais pas avec passion et, honnêtement, je me suis souvent demandé si l'intrigue n'était pas un peu tirée par les cheveux. Cela semble trop simple. Les descriptions cliniques sont bien dosée, je pense, mais pourraient en rebuter plus d'un qui ne comprend rien en biologie, ce qui est mon cas. Cependant, il est toujours intéressant d'essayer de trouver une explication au phénomène des vampires dans un livre. En fait, ce que j'ai le plus apprécié ce sont les rêves du personnage Trent, le patriarche de la famille de la nuit. Ce retour dans un passé centenaire et ses actions quand il gouvernait la Roumanie actuelle. Mais, sinon, je n'ai pas trouvé ce livre des plus intéressant.

28/08/2009

Secret et Lien Social

Titre: Secret et Lien Social41RK24GX9NL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: sous la direction de André Petitat
Éditeur: l'Harmattan 2000
Collection: Logiques Sociales
Pages: 206

Le titre de ce livre m'avait interloqué. Quel est le lien entre le secret et les liens sociaux? A priori, pensais-je, le secret détruit les liens sociaux et ne les alimentent pas. Bien sur, j'avais des doutes sur cette idée et c'est pourquoi j'ai décidé de me cultiver un peu en lisant ce livre. Bon, première chose, ce n'est pas un livre mais les actes d'un colloque sur le thème du secret.

Andrè Petitat a décidé de diviser ces actes en cinq parties différentes. La première est une introduction de la sociologie du secret. La seconde partie parle des problèmes de ce thème en lien avec l'état. C'est dans cette partie que nous trouvons un texte intéressant sur la non légitimité du secret professionnel des juges et de la bureaucratie dans des affaires juridiques très émotionnels en utilisant le triste exemple de l'affaire dutroux. La troisième partie, elle, se concentre sur le libéralisme et les entreprises avec un article intéressant sur les oublis des idées d'Adam Smith dans les discours des ultra-libéraux. La quatrième partie se concentre sur l'université et les recherches académiques. J'y ai trouvé, par exemple, une contribution très éclairante sur les malversations par les scientifiques. La cinquième partie termine par quelques aspects généraux comme les rumeurs, la pudeur, la magie et les nouvelles technologies de la communication.

Encore une fois, ce sont des actes d'un colloque. Ce ne sont donc que des contributions courtes, trop courtes pour donner une vue générale d'un thème vaste et central dans la société. En effet, il semble que le secret, du moins le processus qu'André Petitat définit comme voilement et dévoilement, est au centre des relations sociales. C'est par le secret que nous nous rapprochons, c'est le secret qui nous permet de garder une certaine liberté et c'est le secret qui permet aux personnes de ne pas vexer les autres. C'est dans ce livre que j'ai compris, même si je le savais déjà, l'importance du non-dit qui a autant d'importance,voir plus, que le mensonge, plus compliqué. Personnellement, j'ai trouvé ces actes en général intéressants et éclairants.


Image: Amazon

09:47 Écrit par Hassan dans Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

24/08/2009

Les feux de l'Eden (Fires of Eden)

Titre: Les feux de l'Edeneden.jpg
Titre original: Fires of Eden
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Monique Lebailly
Éditeur: Albin Michel 1996 (1994 édition originale)
Collection: livre de poche
Pages: 442

Me voici de retour avec un autre livre d'horreur made in Dan Simmons. Comme Nuit d'été et les chiens de l'hiver ce tome est lié à Elm Heaven. Cette fois par Cordie Cook qui se retrouve au centre de l'histoire. L'intrigue se déroule à Hawaï dans un complexe hôtelier de luxe que son propriétaire tente de vendre à des japonais. Mais les évènements étranges et les disparitions s'enchainent. Certains croient à l'œuvre d'indépendantistes mais Cordie, elle, est sure de retrouver des monstres qu'elle a connu dans son enfance alors que son amie récente, Eleanor, sait, par un petit livre de l'une de ses tantes, qu'elles sont les forces en présence et comment les vaincre. Néanmoins, il faudra trouver des alliés et prouver sa valeur pour combattre les anciens dieux Hawaïens. C'est dans ce genre de combats que les apparences prouvent que leur principale qualité est d'être trompeuses.

Honnêtement, j'aime bien ces pseudo suites d'Elm Heaven. J'aime bien retrouver ces enfants naïfs en tant qu'adultes accomplis avec, parfois, une histoire à laquelle on ne s'attendrait pas et qui continuent de ressentir les effets du paranormal. J'aime bien, aussi, les liens et références aux différents livres ayant comme lien la ville d'Elm Heaven. Mais, cela ne veut pas dire que tous ces livres soient tous aussi bons les uns que les autres. J'ai apprécié Nuit d'été pour son atmosphère, j'ai apprécié les chiens de l'hiver à cause de la question que se pose le personnage: suis je ou non sain d'esprit? Si ce troisième livre ne m'a pas vraiment fait ressentir de l'horreur j'ai beaucoup apprécié les référence mythologiques dont Dan Simmons parsème l'œuvre. Je ne sais pas si elles sont véridiques mais Simmons donne l'impression d'avoir mit en place de véritables recherches pour ce livre et cela donne une impression de "réalisme" que j'apprécie.

23/08/2009

Les larmes d'Icare (phases of gravity)

Titre: Les larmes d'Icareicare.jpg
Titre original: Phases of Gravity
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Jean-Daniel Brèque
Éditeur: Denoël 1994 (1989 édition originale)
Collection: folio
Pages: 368

Richard Baedecker, héros de ce livre, est un ancien astronaute. Mais pas l'importe lequel: l'un de ceux qui ont marché sur la Lune. Mais, à l'époque du livre, il a quitté la NASA pour une entreprise d'aéronautique au service de laquelle il parcourt le monde. C'est pourquoi nous le retrouvons rapidement en Inde ou il va aussi chercher son fils qui s'est engagé dans une secte. Mais ce que cherche vraiment Baedecker c'est une révélation. Car il est allé sur la Lune oui, mais il a l'impression de ne pas avoir eu de changement après cette expérience. C'est donc une quête dans laquelle il va se lancer, une quête qui lui fera retrouver ses anciens camarades dont l'un est devenu écrivain tout en restant dans l'armée et 'autre évangéliste. Dans cette quête il sera secondé par Maggie Brown grâce à laquelle il comprendra ce qu'il cherche. Voila le synopsis de ce livre: une quête d'un lieu particulier qui puisse faire comprendre à Baedecker en quoi il a changé. Qui puisse lui permettre de se sentir heureux même avec un travail peu gratifiant et son divorce récent.

Il n'y a, dans ce livre, que cette recherche de signification. Une recherche intéressante mais qui, peut être, dure sur un trop grand nombre de pages et se déroule d'une façon un peu trop molle à mon gout. Ce livre est très loin d'être mon préféré mais on y retrouve, du moins est ce mon impression, cette obsession de Simmons envers les "lieux de pouvoirs", lieux chargés d'histoire et de significations qui se suffisent à eux même.

09:51 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simmons, larmes d'icare, phases of gravity | | | |  Facebook

22/08/2009

Sociologie de la prison

Titre: Sociologie de la prison9782707144256.gif
Auteur: Philippe Combessie
Éditeur: La Découverte 2001
Collection: Repères
Pages: 121

Encore un petit livre. Celui que j'ai choisis, cette fois, parle de la prison d'un point de vue sociologique. Alors que les discours politiciens sur la prison, ses échecs, réussites ou manques, se multiplient je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de lire l'avis de quelqu'un de moins, a priori, subjectif. C'est donc comme ça que je suis tombé sur ce petit livre de la collection Repères. Je dois le dire tout de suite: il n'est guère passionnant. Mais c'est peut être du aux exigences de la collection? En effet, elle semble être conçue pour donner des informations rapides et courtes aux étudiants ce qui rend le propos un peu stérile et dense. Néanmoins, l'intérêt de la lecture reste présent pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, d'autant qu'une vaste bibliographie est disponible à la fin du livre.

Pour son propos, Combessie a choisis de diviser le livre en trois chapitres. Tout d'abord il souhaite nous donner quelques perspectives historiques de la prison: sa création, ses buts et surtout pourquoi on l'a créée? C'est la que l'on apprend que la prison existait avant la Révolution française et que les "créateurs" du système ont surtout mis en place l'arsenal juridique et pénal. Ensuite, l'auteur souhaite nous faire connaitre les personnes vivant à l'intérieur et ceux qui y travaillent. Ce qui permet de dresser les profils des personnes qui ont le plus de probabilité d'entrer en prison. Ce qui a comme corolaire que d'autres ont plus de possibilités d'y échapper. VOila un point intéressant qui démontre que, malgré nos envies d'égalités, certains groupes sont moins bien traités que d'autres à cause de leurs caractéristiques sociologique. Dans le troisième chapitre, le plus actuel peut être, nous pouvons découvrir les différents buts de la prison. Vue comme rédemption ou créatrice d'intégration en passant par l'application de la loi sans possibilité de dérogations, ce qui aboutirait à des injustices. C'est, je crois, le plus intéressant chapitre pour ceux qui souhaitent comprendre les politiques pénales et les espoirs liés à celles-ci.

Les deux prochains chapitres sont complémentaires puisque c'est la même idée vue de deux façon différentes: la prison comme partie de la société ou comme société dans la société. La première vision suppose que la prison est un endroit coupé de la société "normale" avec sa propre culture. Si cela est vrai les politiques d'intégration menées dans la prison sont vouées à l'échec puisque les attentes ne correspondent pas à celles de l'extérieur. Mais, il est aussi possible que la culture soit importée ce qui pose la question de la "contagion". Autrement dit, mener les gens à la prison quand ils ne sont que de petits délinquants ne peut que les mener vers plus de délinquance violant, par la, le but de la prison comme lutte contre la délinquance. La seconde vision exerce l'idée de la prison en interaction avec la société environnante, montrant ce qu'est la société. On y découvre qu'une frange de la société profite de la délinquance de manière légale mais aussi, et surtout, que les relations à l'intérieur n'obéissent pas au règlement ou à la loi mais a des relations de don et contre-don liée à l'honneur. Ce qui brise la croyance en la loi comme moyen d'ordonner la société prisonnière. Combessie termine en démontrant le caractère paradoxale d'un outil dont la philosophie est profondément contraire à celle de la démocratie et qui, pourtant, est vue comme une création de la démocratie.


Image: Fnac

08:56 Écrit par Hassan dans Livre, sociologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

21/08/2009

Revanche (Hard Freeze)

Titre: Revancherevanche.jpg
Titre original: Hard Freeze
Auteur: Dan Simmons
Traducteur: Guy Abadia
Éditeur: Du Rocher 2004 (2002 édition originale)
Collection: folio policier
Pages: 356

Joe Kurtz est de retour dans la ville et cette fois il aura fort à faire. Alors qu'il est poursuivi par plusieurs tueurs engagés par Petit H, son ex ami, tout en étant aussi poursuivi par quelques flics véreux. En plus, il doit essayer de comprendre qu'elle est le but d'Angelina Farino Ferrara la seule sœur survivante de Petit H. Mais ce n'est que la partie la plus simple car, pour ne plus payer de tueurs, Angelina demande à Kurtz de l'aider à tuer son ennemi de la famille Gonzaga qui est aussi, accessoirement, le commanditaire de la mort Samantha. Pour compliquer encore les choses, Kurtz doit de plus en plus intervenir dans la vie de sa fille pour la protéger de son père adoptif. Pire encore, il est engagé pour retrouver et permettre d'éliminer un tueur en série extrêmement intelligent, caméléon et sans morale. Comme réussira t'il à s'en tirer sans dommages? Même lui ne le sait pas. Comme je l'ai dit auparavant, je n'aime pas vraiment les policiers. Mais je peux dire que ce tome reste dans la tradition initiée dans Vengeance: une violence et un cynisme sans concessions.

10:01 Écrit par Hassan dans Livre, simmons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revanche, hard freeze, dan simmons, joe kurtz | | | |  Facebook

19/08/2009

Quand l'état se mêle de l'histoire

Titre: Quand l'état se mêle de l'histoire313DP3DCADL._SL500_AA240_.jpg
Auteur: Entretien avec René Rémond mené par François Azouvi
Éditeur: Stock 2006
Pages: 106

Quel que soit son travail ou son domaine d'études on ne peut pas passer outre quelques instants de réflexions sur ce que l'on fait. Ce petit livre est, justement, une réflexion sur un aspect particulier du travail d'un historien en France: les lois dites mémorielles. René Rémond, en effet, est l'un des signataires de la pétition demandant leur abrogation, pétition faisant suite à une plainte contre l'historien, trois fois récompensé pour son livre Les traites négrières. Essai d'histoire globale, Olivier Pétré-Grenouilleau justement à cause d'une loi mémorielle. Ces lois ne sont pas des moyens de punir le négationnismes mais des armes à doubles tranchants qui, sous couvert du respect de la mémoire, peuvent empêcher l'historien de faire un travail de qualité puisque, si il s'érige contre le discours légal, il risque une condamnation. René Rémond considère ceci comme un grand danger pour le travail de l'historien.

Bien entendu ce n'est pas tous son discours, via ce thème légal il en profite pour donner sa définition du travail de l'historien. Un travail d'approximation ne devant pas souffrir des vues subjectives mais ne devant pas non plus se perdre dans l'amoralisme via la relativité des valeurs morales. Un historien doit condamner ce qui est condamnable car René Rémond croit en des valeurs morales universelles. C'est aussi un bon moyen pour lui de donner sa définition de ce qu'est la mémoire, une action immédiate et subjective, et de l'histoire, une réflexion objective. Néanmoins, il ne faut pas croire qu'il souhaite que l'histoire ne soit la propriété et ne puisse être faites que par les historiens. Il pense que l'histoire appartient à tout le monde et que, nécessairement, tout le monde doit pouvoir en parler et en posséder des rudiments. Ce qu'il condamne c'est la croyance des politiciens que leur positon d'élus les placent en droit de donner des ordres aux historiens et de leur imposer des méthodes et vérités historiques au moyen de la loi alors que le débat fait toujours rage.

Bien que ce thème soit surtout important en France, nous ne devons pas oublier que la Suisse aussi à eu ses tentatives et tentations de lois mémorielles et, donc, nous devons bien expliquer en tant qu'étudiant ou historiens confirmés que nos travaux ne sont pas des jugements ou des tentatives de violer la vérité historique au profit d'une faction mais la recherche de la vérité historique qu'elle soit plaisante ou non et ce par des moyens scientifiques et rationnels tout en n'oubliant surtout pas d'avouer nos approximations et ignorances.


Image: Amazone