12/11/2017

Seven Sisters / What happened to Monday?

TW : Meurtres

Dans quelques années la surpopulation et le réchauffement climatique auront ravagé le monde. Des famines jusqu'alors inconnues tueront tout le monde. Mais le monde occidental à la solution : les aliments transgéniques capables de survivre dans des conditions extrêmes. Malheureusement, cette même solution augmente dramatiquement la fertilité, les jumeaux ainsi que les mutations génétiques. En Europe, une solution est trouvée pour baisser drastiquement la population humaine dans le but d'éviter d'étouffer la planète. Toutes les familles n'ont droit qu'à un seul et unique enfant. Les sœurs et frères sont cryogénisé-e-s afin d'être réveillé-e-s dans un futur meilleur. Mais un homme décide de passer outre. Il décide d'élever 7 sœurs et de leur permettre de se défendre et de vivre dans un monde qui les considère comme des criminelles. Tout se passe bien, mais un jour l'une d'entre-elles disparaît.

Ce film est particulièrement bien servi par ses actrices. Mis à part quelques dialogues un peu redondant le jeu est presque parfait, et me rappelle Tatiana Maslany dans Orphan Black pour des raisons évidentes. La photo et les décors sont aussi très réussi. Un mélange de futuriste, de moderne et de décrépi avec des rues à la fois familières et étranges. J'ai particulièrement apprécié les affiches dans les rues. Comme toute bonne SF, le film est résolument inscrit dans notre présent. Nos peurs actuelles et nos craintes pour le futur y sont décrites et considérées comme déjà en cours. La lutte contre le réchauffement climatique a échoué et ses conséquences sont dramatiques, non seulement écologiquement mais aussi pour la société.

L'un des aspects les plus spectaculaires de ce danger et de ce changement et le contrôle militaire et policier intense qui nous est montré. Les rues sont constellées de militaires en armes prêt-e-s à tirer. Les purges ne sont pas rares et même quotidiennes au nom de la loi. Les routes sont divisées par des checkpoints et tout le monde doit porter un bracelet d'identification. Ce contrôle me rappelle La Zone du Dehors d'Alain Damasio. Là aussi, l'auteur décrit une division spatiale de la ville qui permet un contrôle accru et facilité des populations. La possibilité de bouger librement est réduite au nom d'une sécurité, dans le film elle est réduite au nom du contrôle de la légalité des personnes. Bien que cela soit dit, il est dommage que le film ne montre pas de manière plus importante les conséquences sur les personnes les plus pauvres qui sont probablement aussi les plus criminalisées par le système.

Malheureusement, le film souffre d'exister après plus de 50 ans d'histoire de la SF post-guerre, que ce soit au cinéma ou dans les livres. Toutes personnes qui a une culture un peu étendue de la SF et des uchronies, que ce soient les plus anciennes ou les plus récentes, sait immédiatement que ce que l'on nous présente cache quelque chose de sinistre (que je ne décrirais pas). Il est dommage d'avoir fait ce choix. De nombreuses autres pistes étaient possibles. Il aurait été mieux de complexifier non seulement les personnages mais aussi l'intrigue. Pourquoi ne pas avoir décrit une propagande intense qui aurait rendu les fratries non seulement illégales mais aussi haïe ? Pourquoi est-il nécessaire de créer un secret horrible alors qu'il aurait été possible de montrer 7 sœurs luttant contre un système "juste", des personnes illégales en danger d'être arrêtées à tous moments ? Mais surtout, pourquoi les humain-e-s de ce film ont fait ce choix, d'autres possibilités de baisser la population existent et seraient probablement plus efficaces.

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*** Le film contient de nombreux problèmes et incohérences et ne prend pas le temps de développer ses personnages ni son environnement. Mais il est servi par des décors magnifiques et une actrice, Noomi Rapace, en pleine forme.
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Image : Allociné

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04/11/2017

Zatanna by Paul Dini par Paul Dini, Adam Beechen, Stephane Roux, Jamal Igle, Chad Hardin et Cliff Chiang

Titre : Zatanna by Paul Dini
Auteurs : Paul Dini, Adam Beechen, Stephane Roux, Jamal Igle, Chad Hardin et Cliff Chiang
Éditeur : DC 7 mars 2017
Pages : 440

Ce volume contient Zatanna 1-16 et Zatanna : Everyday Magic. Lorsque j'ai appris que Paul Dini, créateur d'Harley Quinn et de The New Batman Adventures avait scénarisé 16 numéros de Zatanna je me suis lancé dedans. J'avais déjà beaucoup apprécié Paul Dini sur Batman, édité en trois tomes chez Urban comics. Zatanna, elle, est aussi un personnage que j'apprécie malgré qu'elle n’apparaisse que peu. Ce volume se déroule alors que Zatanna s'est un peu éloignée de la Ligue de Justice, depuis qu'elle a accepté d'effacer les souvenirs de criminels et qu'elle est peu appréciée par Batman pour cela. Mais Zatanna n'est pas simplement une magicienne et une héroïne. Elle est aussi une célébrité dont les spectacles font salles combles tous les soirs. Bien qu'elle aime donne des spectacles et aider elle adore encore plus dormir sur son lit. Mais il semble qu'elle ne puisse jamais avoir de repos sans être dérangée en pleine nuit afin de résoudre une crise mystique. Que ce soit un criminel du monde magique ou de sauver son cousin voire même Constantine.

Ce volume de Zatanna par Paul Dini fonctionne de la même manière que son travail sur Batman. Au lieu d'une intrigue construite sur plusieurs numéros Paul Dini préfère mettre en place de courtes aventures numéros par numéros. Ce qui ne l'empêche pas, de temps en temps, de construire des intrigues sur 2 ou 3 numéros. C'est le cas de la lutte contre Brother Night ou encore contre une marionnette maléfique. Ce genre de fonctionnement permet de varier les histoires et d'éviter de se coincer dans des intrigues trop compliquées pour le nombre de numéros à disposition. Cependant, Paul Dini ajoute un certain nombre de personnes récurrents comme Mickey, le cousin de Zatanna ou un inspecteur de police.

Malheureusement, le problème de Zatanna est le même que son point fort. Le fonctionnement d'intrigues qui se concluent dans le même numéro. En effet, bien que j'apprécie cette construction elle implique une forme de répétition. De plus, cette répétition dépend du personnage même dont les pouvoirs n'ont pas de limites réelles mis à part la nécessité de parler à l'envers. Ainsi, Paul Dini est obligé de toujours trouver une limite ou un problème qui empêche Zatanna de s'en sortir avec trois mots et une page. Ces solutions impliquent souvent un piège ou un manque d'attention de la part de la magicienne (manque d'attention que l'on peut expliquer par son manque chronique de sommeil). De plus, je déplore que certaines pistes aient été laissées à l'abandon. C'est en particulier le cas du problème de Brother Night.

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**** Malgré un schéma répétitif et des intrigues en partie non résolue j'ai bien aimé ce Zatanna. De plus, Constantine fait une apparition en tant que guest star.
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Image : Éditeur

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03/11/2017

Wonder Woman by Greg Rucka volume 2 par Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 2
Auteurs : Greg Rucka, Drew Johnson et Rags Morales
Éditeur : DC 11 juillet 2017
Pages : 320

Ce second volume contient Wonder Woman 206-217 et The Flash 219. Wonder Woman n'est pas seulement une héroïne, une ambassadrice ou une princesse. Elle est aussi la championne de la déesse Athéna. Dernièrement, les divinités ont conspiré dans l'ombre. Leurs plans pour agir suite aux changements de pouvoirs dans le monde humain a permis le retour de Méduse. Celle-ci se joint à Circé afin de se venger d'Athéna et donc des Amazones et plus précisément de Diana. Mais ce n'est que le début d'une lutte sans merci entre les pions choisis par les divinités. Car Athéna a un but précis en tête et elle compte bien utiliser tout ce qu'elle peut pour réussir. Bien que cela risque de ne pas plaire à tout le monde.

Le premier volume se base fortement sur la vie publique de Diana, jusqu'à l'effacer des pages dans certains numéros. Cependant, Greg Rucka gardait les divinités dans un coin, ce qui permettait de préparer des intrigues futures. Celle-ci sont largement utilisées dans ce second volume qui voit le rôle de championne d'Athéna prendre une place bien plus importante. Au prix de la vie de l'ambassade mais aussi de son personnel que l'on rencontrer moins fréquemment. Une part importante des intrigues politiques est laissée de côté avec le but, j'espère, de les terminer plus tard.

Ce que met en scène Greg Rucka est une guerre des divinités suite à l'attaque contre Themyscira. Une partie de celles-ci sont considérées comme trop anciennes et devant laisser la place à un nouvel ordre, plus en phase avec l'humanité. Derrière cette lutte de pouvoir j'ai l'impression que Greg Rucka met en scène une forme de guerre des sexes. Nous avons d'une part de vieux dieux moins puissants mais qui refusent de partager le pouvoir et d'autre part de jeunes déesses bien plus puissantes que par le passé et qui tentent de changer l'ordre ancien. À mon avis, il est révélateur que le choix de Diana se fasse après que Zeus lui ordonne de rester à sa place. Une forme d'insulte sexiste qu'utilise aussi Hadès dans un autre numéro. D'une certaine manière, j'apprécie un peu moins ce volume qui est plus mythologique que politicien. Mais je le trouve tout de même bien écrit et intéressant (malgré un numéro de Flash que je n'ai pas du tout apprécié).

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**** Un second volume qui m'a un peu dérouté mais que j'ai apprécié après avoir accepté le changement de ton. J'espère tout de même pouvoir connaître la fin des intrigues politiques dans un volume 3, à paraître ?
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Image : Éditeur

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Wonder Woman by Greg Rucka volume 1 par Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson

Titre : Wonder Woman by Greg Rucka volume 1
Auteurs : Greg Rucka, J.G. Jones et Drew Johnson
Éditeur : DC 19 juillet 2016
Pages : 392

Ce premier volume contient Wonder Woman: The Hiketeia et Wonder Woman 195-205. Après avoir lu les numéros rebirth sous l'égide de Greg Rucka j'ai souhaité en savoir plus sur la manière dont il conçoit le personnage. Ainsi, j'ai décidé de découvrir les numéros de son un précédent sur Wonder Woman, actuellement édité en deux tomes en version anglaise. Ce premier volume est constitué de deux choses différentes. Il débute par une courte histoire, Hiketeia. On y découvre une jeune femme qui use d'un rituel grec afin de demander la protection de Diana, sous le regard des divinités. Mais cette femme est une meurtrière poursuivie par Batman. Que se passe-t-il quand deux personnes au tempérament aussi fort se rencontrent ? La seconde partie est constituée d'une longue intrigue mise en place par Rucka. Dans ces numéros, Wonder Woman est une ambassadrice aux Nations Unions pour le compte des Amazones. Elle profite de sa position afin de publier un livre présentant ses idées féministes, religieuses et écologistes. Mais son livre provoque un débat national et une forte opposition.

Je le dis immédiatement, j'ai beaucoup aimé ce premier volume ! Selon moi, la première histoire, Hiketeia, est un moyen pour Greg Rucka de proposer ce qu'il considère être l'essence de Diana, alias Wonder Woman. Pour cela, l'auteur place son personnage face à une femme qui a besoin d'aide. Bien que Diana sache qu'elle n'est pas innocente elle accepte de l'aider suivant en cela les préceptes d'un ancien rituel. Diana, dans cette histoire, ne force personne à lui dire la vérité. Elle observe quelqu'un ayant besoin d'aide et, si elle en est capable, elle décide de l'aider à tous prix. Cette caractéristique est mise en valeur par la confrontation avec Batman qui, lui, est l'incarnation de l'arrogance et de la volonté. D'ailleurs, j'apprécie particulièrement une scène durant laquelle Batman tente de recréer le rituel sans le comprendre véritablement.

La seconde partie du volume se déroule dans une continuité que je ne connais pas parfaitement. Bien que des aspects étaient mis en avant dans Hiketeia ce n'est que dès le numéros 195 de ce volume que l'on comprend à quel point Wonder Woman est entourée. En effet, elle vit dans une ambassade avec un personnel tandis que les Amazones acceptent des visites de dignitaires et de cherchereuses. Le contraste est flagrant avec les New 52.

Selon moi, ces numéros sont particulièrement intéressants. En effet, Wonder Woman n'est que peu dépeinte comme l'héroïne membre de la Justice League, elle n'apparait qu'à la toute fin du numéro 195. Son travail d'ambassadrice et d'écrivaine est beaucoup plus mis en avant. Ce qui explique pour quelle raison un personnel si nombreux l'accompagne. Comme d'autres personnes l'ont mis en avant, ces numéros parlent moins de Wonder Woman que de réactions face à ses idées, à son comportement. Celles-ci sont inscrites dans le fonctionnement politique des Etats-Unis et toutes personnes qui connait un peu les lignes de fractures comprendra à quel point Greg Rucka inscrit Wonder Woman dans une forme de réalité. Bien que j'aurais aimé en savoir plus sur les idées que Greg Rucka inscrit dans le personnage j'ai trouvé sa caractérisation très intéressante. Les rares moments héroïques sont efficaces et n'effacent pas le propos véritable de l'intrigue.

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**** Je conseille fortement ce premier volume.
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Image : Éditeur

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02/11/2017

The unstoppable wasp 1. Unstoppable! par Jeremy Whitley, Elsa Charretier et Megan Wilson

Titre : The unstoppable wasp 1. Unstoppable!
Auteur-e-s : Jeremy Whitley, Elsa Charretier et Megan Wilson
Éditeur : Marvel 12 septembre 2017
Pages : 120

Ce premier volume contient The unstoppable wasp 1-4 ainsi qu’All-new, all-different avengers 14. Hank Pym est mort. Sa maison est laissée à l'abandon. Mais son héritage ne l'est pas. En effet, après avoir passé toute sa vie d'enfance à l'intérieur de l'organisation qui a créé Black Widow une jeune femme a réussi à s'échapper. Son nom est Nadia Pym, la fille cachée de Hank. Contrairement à Black Widow, elle n'a pas été entrainée en tant que meurtrière. En ce qui la concerne, ce sont ses capacités scientifiques qui intéressaient ses geôliers. Nadia est une génie. Elle est aussi heureuse de retrouver ce qui reste de son père et elle tente d'être acceptée en tant que citoyenne des États-Unis. Mais elle découvre quelque chose qui la trouble profondément. Il existe une liste des personnes les plus intelligentes du monde. Celle-ci est presque entièrement constituée d'hommes. Pour Nadia, cela est impossible. Elle décide donc de créer un laboratoire et de rechercher les femmes les plus intelligentes du monde afin d'obliger les hommes à repenser leur liste.

Ce volume fait partie de ma tentative de chercher des alternatives dans les catalogues des deux grands que sont Marvel et DC. En effet, les deux éditeurs ont tenté, ces années précédentes, de se diversifier. Malheureusement, les éditeurs francophones ne semblent pas vouloir éditer ces livres (il semble que le fonctionnement de la vente des comics aux États-Unis a un impact important sur les possibilités de réussites). Cependant, je souhaite toujours lire ces histoires.

The unstoppable wasp est dessiné par Elsa Charretier, une dessinatrice que j'ai appris à apprécier sur Infinite Loop ainsi que Starfire. Starfire est un comics que j'ai beaucoup apprécié à cause de son atmosphère très apaisante. Après la lecture, on se sentait bien. Unstoppable wasp se trouve un peu dans le même genre d'idée. La personnage principale est résolument optimiste et heureuse. C'est une scientifique qui essaie toujours de voir le bon côté des choses et d'éviter les combats, bien qu'elle soit plus que capable de se battre en cas de besoin. En tant que scientifique, elle s'intéresse principalement aux réussites académiques de ses héroïnes et non à leurs prouesses physiques. Mieux encore, ses critiques sont constructives. Au lieu de démolir un travail elle tente de trouver un moyen d'aider, de se rendre dans une nouvelle direction. Mis à part la quête d'esprit scientifique qui ne soient pas des clones de Tony Stark, le comics est aussi rempli de conseils et d'informations sur des faits scientifiques ou des sports de combats. Enfin, les 4 numéros sont suivis d'interviews de femmes qui ont décidé de faire carrière dans un milieu scientifique, dans le but avoué d'intéresser les jeunes femmes à connaître des modèles. En effet, ce comics n'est pas simplement une intrigue. Il est aussi destiné à être vendus à des filles et des femmes, il est donc logique de présenter des femmes ayant connu un succès dans des disciplines encore majoritairement masculines.

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***** J'apprécie les dessins, j'apprécie Nadia, j'aime beaucoup sa quête et l'écriture du personnage. De plus, c'est une série très optimiste ce qui ne peut que faire du bien.

Image : Éditeur

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29/10/2017

Thor Ragnarok

Après les évènements d'Age of Ultron Thor a disparu de la Terre. Il n'est même pas revenu lors de la petite Civil War. En effet, Thor est soumis à des visions, la destruction d'Asgard et la mort de tous les habitant-e-s. Il part en recherche des Pierres de l'Infini tout en enquêtant sur les possibilités de destruction de son monde. Ce qui le conduit à combattre l'incarnation de l'une des prophéties : Surtur. Après l'avoir vaincu il emmène sa tête devant son père, qui a beaucoup changé. Car Odin est mort et remplacé par Loki. Mais la mort d'Odin n'est pas seulement un moyen d'atteindre le trône pour Loki. Elle permet aussi de libérer leur sœur oubliée : Hela déesse de la mort. Son but est simple : la conquête et la destruction pour recréer Asgard. La combattre ne sera pas simple et une petite visite sur une planète éloignée pourrait donner quelques personnes capables de l'aider. Du moins s'il réussit à les convaincre.

Le gros Marvel de fin d'année était annoncé depuis un bon moment et il est enfin présent. Tout comme Civil War, le film abandonne l'idée d'une adaptation individuelle pour mieux lier des personnages provenant de différents milieux. D'ailleurs, il me semble que ce film se base sur deux grosses histoires de l'univers Marvel. La mythologie de Thor avec le Ragnarok, le film utilise plusieurs êtres qui en font parties et qui sont adaptés librement de la mythologie nordique. Mais aussi, et toutes personnes qui connait un peu Hulk le sait, Planet Hulk. Entre ces deux matériaux de base il y a la possibilité de bien s'amuser avec des scènes que l'on a déjà vu dans les bandes annonces.

Les scènes, plutôt réussies, sont accompagnées par un nouveau personnage antagoniste : Héla. À mon avis, ce personnage est l'un des meilleurs que l'on ait vus. On ne sait que peu de choses sur son passé mais je trouve intéressant de continuer à construire sur les mensonges et les oublis d'Odin, qui déjà n'avait pas avoué avoir adopté Loki. Mieux encore, le personnage d'Héla permet de constituer Asgard non comme un royaume qui connait un âge d'or depuis des âges anciens mais un royaume guerrier, meurtrier, qui n'a pas hésité à voler pour se constituer et qui préfère cacher son passé honteux plutôt que de le comprendre. Ses richesses sont soit fausses soit un butin de guerre, ce qui permet de faire plusieurs parallèles tout en mettant en cause la mythologie officielle des films.

La réalisation essaie aussi de rester dans le cadre mis en place par les Gardiens de la galaxie. L'humour est très présent, tout en n'étant pas toujours bien maitrisé ni très drôle. Le côté très fantastique de l'univers de Thor est intégré dans l'univers cosmique très kitsch des Gardiens. Bien que cela aurait pu ne pas fonctionner le lien se fait assez facilement et on aime observer un dieu du tonnerre totalement inconnu pour la plupart des êtres de l'univers. Il est dommage qu'aussi bien l'humour que l'intrigue soient très faciles à anticiper, ce qui est aussi dû à des bandes annonces très bavardes. Cependant, je pense que la réalisation a réussi son pari tout en déconstruisant Asgard, pour mieux l'emmener ailleurs ?

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*** Un film très sympathique, une Héla réussie et une musique bien choisie mais je ne peux pas le considérer comme un très bon film pour autant.
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Image : Éditeur

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26/10/2017

All-New X-Men 8. Utopistes par Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Andrea Sorrentino

Titre : All-New X-Men 8. Utopistes
Auteurs : Brian M. Bendis, Mahmud A. Asrar et Andrea Sorrentino
Éditeur : Panini 15 mars 2017
Pages : 136

Ce tome 8 contient Annual 1 d'Uncanny X-Men (2013), Annual 1, numéros 37 et 40-41 d'All-New X-Men (2013). Ce tome contient plusieurs histoires qui ne sont pas toujours reliées entre-elles. La faute en est, d'une part, à l'édition d'un annual venant d'une autre série mais aussi à un événement qui se déroule dans deux numéros de la série All-New X-Men. Dans une première histoire, nous apprenons enfin ce qui est réellement arrivé à Eva Bell. Celle-ci était réapparue avec une apparence différente. On apprend, dans ce numéro, quel a été son destin et la portée réelle de ses pouvoirs. Un autre numéro nous fait suivre Jean Grey et son entrainement. Enfin, le tome se termine sur une petite expédition sur Utopia après des combats mystérieux, probablement dus à un groupe de mutant-e-s rebelles.

Je vais le dire immédiatement, j'ai beaucoup apprécié les deux premières histoires. Les aventures d'Eva Bell sont non seulement intéressantes mais aussi bien dessinées (du moins dans un style que j'apprécie). Ces deux numéros Annual me permettent enfin de comprendre le changement radical qu'a pris le personnage d'une page à l'autre et on ne peut que déplorer ce qui lui est arrivé, ce qui permet aussi de rester dans le thème du danger des voyages temporels. La seconde histoire, autours de l'entrainement de Jean Grey, est sympathique sans être particulièrement bonne.

Le problème principal de ce tome et, par extension, de la série est la fin. Le tome se termine sur une intrigue qui tombe comme un cheveu sur la soupe. D'un seul coup la base secrète est connue de tout le monde et un nouveau groupe de mutant-e-s apparaît. Les personnes qui lisent se trouvent aussi propulsé après un événement sans avoir aucune idée de ce qui s'est déroulé ni de son impact sur les personnages. En fait, la série et le tome donnent une impression d'inachevé. Les intrigues ne se concluent pas et même si j'ai apprécié la série j'ai l'impression que Bendis ne répond à rien de ce qu'il met en place. Je suis donc plutôt frustré.

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*** Une bonne moitié suivie d'une fin ratée car elle n'existe pas.
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Image : Éditeur

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25/10/2017

All-New X-Men 7. L'aventure ultime par Brian M. Bendis et Mahmud A. Asrar

Titre : All-New X-Men 7. L'aventure ultime
Auteurs : Brian M. Bendis et Mahmud A. Asrar
Éditeur : Panini 19 octobre 2016
Pages : 136

Ce tome 7 contient All-New X-Men (2013) 31-36. Ce tome se déroule après un enlèvement dans l'espace, que je n'ai pas lu. Scott Summers jeune a décidé de rester avec son père qu'il croyait mort mais qui vit comme pirate. Cependant, le petit groupe a maintenant accepté X-23 et son tempérament un peu difficile. Cependant, leur retour ne dure pas longtemps avant que les problèmes ne débutent. Alors que les professeur-e-s doivent partir, afin de lire le testament de Charles Xavier, une nouvelle mutante découvre ses pouvoirs. Sans demander l'avis de personne, les X-Men du passé décident de s'en occuper. Mais l'intervention tourne mal et la jeune mutante, paniquée, les envoient dans un autre univers, l'univers Ultimate dans lequel les évènements ont tourné bien plus mal que ce que les X-Men peuvent imaginer.

Ce tome est plutôt anecdotique. Il est sympathique et j'apprécie de voir les relations continuer à se mettre en place entre les différents personnages. Par exemple, la relation entre Warren et X-23 n'est pas si inintéressante. Envoyer ces premiers X-Men aussi bien dans le futur que dans un autre univers permet, encore une fois, de parler un peu des conséquences de leur présence. Cependant, le tome n'a pas tout à fait fonctionné sur moi car il demande des connaissances sur l'univers Ultimate. Un grand nombre de morts ne me sont pas connues et donc les réactions des personnages ne me semble pas explicables immédiatement. Je n'ai tout simplement pas assez d'information pour vraiment comprendre ce qui se déroule ni qui sont les personnages que l'on présente. Au final, cette aventure se termine aussi vite qu'elle a commencé sans changements majeurs pour l'équipe.

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*** Sympathique, mais très anecdotique voir inutile.
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Image : Éditeur

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Thor 2. Who Holds the Hammer par Jason Aaron et Russell Dauterman

Titre : Thor 2. Who Holds the Hammer
Auteurs : Jason Aaron et Russell Dauterman
Éditeur : Marvel 29 mars 2016
Pages : 136

Ce second tome contient Thor (2014) 6-8, Thor Annual 1 et What if (1977) 10. Ce second tome continue sur la lignée du précèdent ainsi que des intrigues de Thor Odinson. Ce dernier avait tenté de vaincre le PDG de Roxxon avant que sa ville d'adoption ne soit détruite à cause de son combat. Pire encore, il est considéré indigne par son marteau. Mais une nouvelle Thor reprend le combat et enquête sur les agissements de Roxxon ainsi que de Malekith. Cette Thor a surpris tout le monde mais elle semble bien ne pas souhaiter partir. Cependant, son arrivée implique la colère d'Odin qui décide de charger son frère de découvrir le secret de l'identité de cette Thor. Un secret que l'Odinson souhaite aussi connaitre.

L'avantage de ce run d'Aaron est qu'il reste toujours sur les mêmes intrigues. Bien qu'elles semblent parfois décousues les questions de la dignité, du rôle d'une divinité mais aussi de la nécessité de la paix me semblent au centre de ces intrigues. Dans ce second tome l'information sur la véritable identité de Thor me semble peu importante. Ce qui l'est concerne le lien entre le côté mythologique, Malekith et les royaumes, et la Terre par la présence de Roxxon. Il me semble que Jason Aaron met en place plusieurs éléments qui permettent de créer les conditions d'une guerre future. Et, selon moi, il a la bonne idée de placer comme principal antagoniste un humain qui se place entre la mythologie et le capitalisme. Un être dont le seul but est le pouvoir à brève échéance, peu importe les conséquences. Face à lui il y a, bien entendu, Thor Odinson mais aussi Thor et une agente du SHIELD spécialisée dans les questions environnementales.

Malheureusement, je ne peux pas dire que ce second tome m'a satisfait. Il se termine abruptement à cause de Secret Wars. Ce qui implique que seuls 4 numéros sont véritablement importants, le dernier étant un ajout provenant de 1977 alors que Marvel proposait une femme comme porteuse du marteau dans un univers alternatif. Personnellement, je suis frustré de ce tome très court et de la coupure impliquée par l'événement Secret Wars.

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**** Bien que j'apprécie cette nouvelle Thor je suis très frustré de la coupure abrupte, seuls 3 numéros pour l'intrigue principale et un Annual sympathique mais peu intéressant au final.
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Image : Éditeur

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17/10/2017

All-New Hawkeye 2. Les Hawkeye par Jeff Lemire et Ramón Pérez

Titre : All-New Hawkeye 2. Les Hawkeye
Auteurs : Jeff Lemire et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 12 octobre 2016
Pages : 136

Ce second tome contient All-New Hawkeye (2016) 1-6. Lors du tome précèdent, les Hawkeye, Clint et Kate, ont secourus deux triplés aux pouvoirs sans limites. Mais les deux héro-ïne-s n'ont pas pu se mettre d'accord sur la manière de traiter ces enfants. Alors que Kate souhaitait les protéger et s'en occuper elle-même, Clint voulait laisser le SHIELD en prendre charge. Après une bataille contre l'HYDRA, cette dernière option est acceptée et les deux Hawkeye se séparent. Mais, dans le futur, illes apprennent que laisser le SHIELD contrôler ces triplés était une erreur. Illes décident donc de s'attaquer à l'organisation afin de l'empêcher d'utiliser les triplés.

Ce que j'apprécie sur le Hawkeye de Lemire est le lien entre deux époques. Alors que le premier tome parlait du passé autant que de présent celui-ci s'attaque aussi au futur. Dans la première partie du livre, les relations futures entre Clint et Kate sont mises en place. Tandis que la seconde partie s'attaque au passé de Kate afin d'expliquer pour quelle raison elle a décidé de devenir non seulement une héroïne mais aussi une Hawkeye. Ce lien entre le passé, le présent et le futur permet de boucler l'intrigue sans trop de problèmes.

Selon moi, ce qui importe le plus dans ces deux tomes n'est pas l'aventure. C'est tout d'abord la relation entre deux personnes qui ne sont pas tout à fait adéquate l'une pour l'autre. Ainsi, Kate a beaucoup de succès et réussit tout ce qu'elle souhaite. Tandis que Clint a tendance à saboter ce qui l'entoure, ce qui implique de souvent se retrouver seul. De plus, les deux tomes permettent mieux de comprendre ce qui pousse ces deux personnages à jouer les héros dans un monde de divinités et de pouvoirs. Ce ne sont que des personnes ordinaires, certes entrainées. Les retours dans le passé permettent d'une part de montrer un Clint se forger une morale et une Kate se forger un destin. De ce point de vue, je trouve le récit réussi. Malheureusement, j'ai l'impression qu'il manque un petit quelque chose pour que l'intrigue soit vraiment intéressante.

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*** Bien dessiné, dans la continuité du précèdent. Mais clairement moins bon que la série du même nom de Matt Fraction
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Image : Éditeur

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15/10/2017

Blade Runner 2049

Blade Runner est un film culte qui adapte, très librement, une histoire de Philip K. Dick (dont les créations sont souvent adaptées au cinéma bien qu'il soit mort avant de connaitre cela). Le premier film date de 1982 et on pourrait craindre que sa suite casse le mythe. J'ai craint ce film, je ne savais pas ce qu'il allait donner et son réalisateur s'est attaqué à un monument. Cependant, depuis quelques films j'apprécie de plus en plus Denis Villeneuve, dont la photographie me semble toujours très travaillée ainsi que le choix musical. J'ai donc décidé de donner sa chance à cette suite puisque le réalisateur semblait être capable d'imposer un véritable choix artistique plutôt que de simplement suivre les envies des studios.

Comme son titre l'annonce, le film se déroule en 2049. Suite aux évènements du dernier film les industries Tyrell ont fait faillite et sont rachetées par les industries Wallace, spécialisées dans la création de nourriture synthétique. Suite à ce rachat, les Réplicants sont construits à nouveau mais ils ont été rendus beaucoup plus dociles et faciles à identifier. Cependant, la chasse aux anciens modèles continue dans le cadre d'une unité de police spécialisée. K est un Réplicant qui fait partie de cette unité. Lorsqu'il chasse et abat un ancien modèle il découvre quelque chose qui n'aurait jamais dû être possible. Ce qui le pousse à creuser dans le passé et retrouver Duckard.

Que l'on soit clair, je ne sais pas exactement que penser de ce film. Selon moi, on a une œuvre dense. Les scènes prennent le temps de se mettre en place. Les dialogues sont nombreux et calmes, avec peu de scènes d'action. Il y a surtout énormément d'informations qui nous sont envoyées, dont une partie de référence au premier film, sans véritables explications. Ainsi, on ne sait pas grand-chose de la période entre le premier et le second film alors qu'il semble que celle-ci connait des événements très importants. De plus, le film laisse ouvert un certain nombre d'intrigues qui pourraient permettre une nouvelle suite sans, pour autant, la rendre nécessaire.

C'est aussi un beau film. Bien que l'image soit très sale, parfois bouchée. J'ai énormément apprécié la photographie. Là aussi, nous avons un certain nombre de références au premier film. Mais aussi la création d'un univers urbain sale, empli de personnes, de pollutions et de publicités. On a véritablement l'impression que des personnes vivent et habitent. L'un des autres décors les plus impressionnant, à mon avis, est celui du lieu de vie de Duckard. Un milieu presque sans vie, qui ne bouge plus et qui ne fait aucun bruit au contraire de Los Angeles. Les scènes sont constellées de buildings mais aussi d'énormes statues dont on aperçoit que des parties. Les décors sont à la fois futuristes et basés sur le futur mis en place dans le premier film (ce qui permet d'observer des publicités de productions industrielles de l'URSS, une petite référence que j'ai beaucoup appréciée). Par contre, j'ai moins aimé la musique que je trouve moins intéressantes. Presque trop déconnectée du film, en dehors d'une scène superbe dans un théâtre.

Il faut aussi mentionner la place des personnages féminins. Que l'on soit clair, le film ne passe pas le Bechdel. En fait, la plupart des femmes de ce film sont des objets plutôt que des êtres. Il y en a quatre qui sont développées. La première est la cheffe de la police dont on ne connait presque rien. La seconde est l'assistante de Wallace, une personne capable de violence sur ordre. Enfin, nous avons une réplicante prostituée et une IA. Bien que le film se déroule dans le futur les femmes sont donc majoritairement en positions subalternes, voir de services envers les besoins des hommes. Ainsi, la réplicante s’intègre parfaitement dans une société qui considère qu'une partie du monde est subalterne, et qui n'hésite pas à utiliser des femmes, artificielle ou non, pour ses besoins sexuels. L'IA s'intègre dans le même système. Son but est de remplacer une femme réelle pour des hommes. Ceci non seulement par des services, cuisine par exemple, mais aussi et surtout par la vue. À plusieurs reprises, l'IA essaie de plaire à la personne qui la possède, mot que je choisis à dessein. Blade Runner non seulement se place en miroir de notre société patriarcale mais annonce ce que la création des IA et la robotique peut impliquer en termes de sexualité masculine : prostitution robotique et IA maternelle de remplacement.

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**** Beau, moins compliqué que je le craignais mais je ne suis pas certain de l'avoir apprécié malgré ce que je considère comme des qualités.
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Image : Allociné

Site officiel

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18:42 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blade runner | | | |  Facebook

52 tome 1 par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52 tome 1
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 29 septembre 2017
Pages : 320

Ce premier tome contient 52 1-13 ainsi que The origin of Elongated man et The origin of Booster Gold. Hier le monde a failli être détruit, et l'univers avec lui. De nombreuses menaces se sont abattues sur les héro-ïne-s de la Terre et, les cendres tombées, la Terre n'en est pas ressortie indemne. Les dégâts sont nombreux et les morts bien plus encore. Mais les héro-ine-s de la Terre ont réussi à vaincre et à empêcher des personnes particulièrement puissantes de détruite l'univers au nom d'un idéal. Cependant, la Terre attend que ses plus grands héro-ïne-s parlent devant les caméras. Mais, le moment venu, Batman, Superman et Wonder Woman n'apparaissent pas. Illes ont disparus mais la Terre n'est pas exempte d'héro-ïne-s.

Après avoir terminé ce premier tome j'ai eu une impression de grande confusion. On peut l'expliquer par le fonctionnement du titre. Celui-ci est écrit pendant un an avec un numéro par semaines. Pire encore, il est écrit par plusieurs scénaristes au style différent en même temps. Chacune de ces personnes a des idées et des personnages préférés. Ceci donne l'impression, parfois, que le titre ne sait pas dans quelle direction il se rend. De nombreuses pistes sont données et la personne qui lit ce tome sera emmenée sur plusieurs planètes, villes et pays parfois d'une page à l'autre. Ce qui peut créer l'impression de ne pas avoir un titre construit mais un agrégat d'idées que l'on essaie de faire tenir ensemble.

Cependant, j'ai tout de même beaucoup apprécié de lire des personnages que je n'ai pas l'habitude de voir. En effet, DC avait décidé de prendre un risque et d'oublier ses plus grands personnages pour n'utiliser que des personnages secondaires, parfois très peu connus. Ainsi, le titre utilise un grand nombre de ces héro-ïne-s secondaires qui tentent de pallier à l'absence des autres. Ce qui permet de mettre en avant un peu plus de diversité (mais pas beaucoup). Il est dommage que cela implique aussi des choix éditoriaux discutables, sexistes, qui sont ouvertement discutés voir appréciés par les scénaristes dans les bonus du tome.

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*** Une idée intéressante mais dont la réalisation est très confuse pour l'instant. Je déplore surtout des choix artistiques sexistes en ce qui concerne une partie des personnages féminins.
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Image : Éditeur

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14/10/2017

Wonder Woman volume 3: The truth par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 3: The truth
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 29 août 2017
Pages : 176

Ce tome contient Wonder Woman 13, 15, 17, 19, 21, 23 et 25. Diana connait maintenant la vérité. Jamais elle n'est retournée sur son île. Elle n'a jamais revu sa mère. Tout n'était que mensonge et son séjour récent n'était qu'une illusion. L'identité de Diana est en miette et elle retourne à ses débuts, alors que Steve Trevor décide qu'il vaut mieux lui permettre de se remettre grâce à une aide médicale. Alors que Diana essaie de s'en sortir, ses ami-e-s sont attaqué-e-s par un groupe nommé Godwatch. Alors que Diana pensait être en sécurité elle pourrait bien être en grand danger. Heureusement, un vieil ami va revenir la voir et l'aider à retrouver le chemin de son identité

Ce tome contient les derniers numéros scénarisés par Greg Rucka, mais ce n'est que le prochain tome qui termine véritablement l'intrigue puisque les numéros pairs y seront regroupés. Ce volume 3 contient donc la fin que souhaite mettre en place Greg Rucka et, selon moi, il a parfaitement réussi. Depuis le début de rebirth il est clair que Rucka a décidé de s'attaquer au thème de l'identité. Pour cela il met en cause tout ce qu'a connu Diana, ses aventures et, donc, son identité profonde. Cela aurait pu donner des moments faciles, mais Rucka décide de véritablement montrer en quoi la remise en cause de son passé peut heurter une personne, lui faire du mal et l'empêcher d'avancer. Il est donc normal que ce volume ne voie pas Wonder Woman agir pendant un certain temps, et que la guérison véritable n'arrive que plus tard. Ceci est aidé par les dessins qui différencient les moments de doutes des moments de certitudes. Au final, j'aurais beaucoup apprécié ce run dont certains points peu clairs seront probablement remplis par le prochain volume.

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***** À mon avis, l'intrigue débutée dans le premier volume se conclut d'une très belle manière. Je suis tout de même intrigué de savoir ce qui se déroule dans les numéros pairs.

Image : Éditeur

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Wonder Woman volume 2: Year one par Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Wonder Woman volume 2: Year one
Auteurs : Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC 9 mai 2017
Pages : 168

Ce second volume contient Wonder Woman 2, 4, 6, 8, 10, 12 et 14. Avant d'être Wonder Woman Diana était la fille de la reine de Themyscira, une princesse. Elle vivait sur l'île, immortelle mais sans n'avoir jamais connu le monde des hommes, au contraire des autres Amazones. Bien que ses études, combats et les jeux organisent sa vie dans un rythme sans fin, Diana souhaite connaitre l'extérieur. Mais personne ne peut entrer ni sortir. Cependant, un jour, un avion tombe sur l'île. L'équipage est mort mis à part un seul homme : Steve Trevor. Il faudra bien que quelqu'un le ramène dans le monde et l'aide à combattre la menace qui l'a conduit sur l'île.

Comme je l'ai dit plus bas, j'ai apprécié le premier tome qui me semble construire un personnage intéressant. Je me demandais si ce second volume, qui reprend les origines de Diana, ne risquait pas d'être trop connu et donc peu utile. L'histoire de Diana et de son entrée dans le monde des hommes est connu et, régulièrement, remise au gout du jours. Cependant, j'ai eu l'impression que Greg Rucka a parfaitement réussi à intégrer son année une dans le cadre de son intrigue présente. En effet, on observe une princesse aimée et capable de vaincre ses sœurs amazones. J'ai aussi aimé de lui donner une autre langue, ce qui est parfaitement logique. De plus, Rucka décrit une version plus jeune et naïve de son personnage tout en montrant que cette part de son identité est centrale. Au final, j'ai l'impression que cette origine n'est pas un simple exercice un peu facile mais s'inscrit réellement dans l'intrigue que souhaite mettre en place Rucka. J'espère avoir raison.

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***** Personnellement, je trouve ce second tome presque meilleur que le premier. Il est drôle, triste et bien écrit.

Image : Éditeur

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13/10/2017

Wonder Woman volume 1: The lies par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 1: The lies
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 28 février 2017
Pages : 176

Ce volume contient Wonder Woman Rebirth 1 et Wonder Woman 1, 3, 5, 7, 9, 11. Durant son existence l'histoire de Wonder Woman, Diana, a beaucoup changé. Elle fut d'abord une femme créée par des prières, aimée par toutes. Puis une paria dans sa civilisation avant d'apprendre être la fille de Zeus et d’Hippolyte. Durant ses aventures elle a pris le rôle et le manteau de déesse de la guerre. Mais ces histoires se contredisent entre-elles et Diana se demande qui elle est vraiment. Elle décide donc de partir en quête. Mais aussi bien l'Olympe que Themiscyra lui sont fermés. Wonder Woman ne peut pas rentrer chez elle. Elle n'a donc pas d'autres choix que demander l'aide de l'une de ses plus anciennes amies, et ennemie féroce : Cheetah.

Lors de son arrivée sur le titre Greg Rucka a décidé d'écrire deux histoires. La première a lieu dans le passé et on peut la suivre dans les numéros pairs. La seconde a lieu dans le présent, dans les numéros impairs. C'est cette dernière qui est éditée dans ce premier volume. Dès le numéro Rebirth le titre est marqué comme un tournant dans l'histoire de Diana. Alors que les intrigues des new 52 ont donné une forme de divinité à Wonder Woman, avant que le titre ne soit confié à d'autres scénaristes que je n'ai pas lu, Greg Rucka décide d'oublier cela. Mais il ne le fait pas gratuitement et décide de s'attaquer aux différentes origines de Wonder Woman et de lui offrir une quête identitaire.

J'avoue que Greg Rucka est l'un de mes scénaristes préférés. Il a écrit de nombreux titres que j'apprécie particulièrement. Dans le cadre de Wonder Woman il réussit à effacer le passé, parfois vu très négativement, tout en construisant dessus. L'idée de faire des intrigues que l'on connait des mensonges et de Diana une femme en quête de vérité me plait beaucoup car elle permet à la fois de créer de nouvelles bases pour le personnage et de ne pas oublier entièrement ce qui a été fait. C'est aussi un moment difficile et je pense que Rucka a réussi à la fois à nous montrer ce qu'est le personnage tout en mettant en scène l'impact que ces mensonges ont sur elle. Personnellement, je suis intrigué et je souhaite connaitre la suite.

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**** À mon avis ce volume est un bon début et j'espère que la suite me donnera raison
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Image : Éditeur

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12/10/2017

We stand on guard par Brian K. Vaughan, Steve Skroce, Matt Hollingsworth et Fonografiks

Titre : We stand on guard
Auteurs : Brian K. Vaughan, Steve Skroce, Matt Hollingsworth et Fonografiks
Éditeur : Image comics 5 avril 2017
Pages : 160

Ce tome contient We stand on guard 1-6. Dans un siècle les USA sont sous le contrôle d'une présidente. Le pays ne semble pas aller si mal. Cependant, une bombe explose au sein de la Maison Blanche. Le monde entier, et une famille au Canada, se demande quelle est l'organisation responsable et quel pays les USA vont bombarder pour se venger. Tout le monde est surpris alors que les bombes des États-Unis détruisent le Canada tandis que les forces armées des États-Unis détruisent l'armée canadienne. 12 ans plus tard, le Canada est annexé, sous contrôle militaire. Les ressources naturelles sont contrôlées et les prisonniers politiques incarcérés dans des camps de travail après des séances de tortures mentales. Pourtant, un petit groupe continue de résister dans les forêts canadiennes. Et leur combat pourrait bien être plus important que prévu.

Vaughan est un scénariste que je suis les yeux fermés. J'ai bien aimé Y the last man, Paper Girls est aussi une réussite, j'ai adoré ex Machina et Runaways chez Marvel. Mais c'est surtout Saga dont je souhaite toujours connaitre les suites. Donc lorsque j'ai appris que Vaughan avait décidé de scénariser une minisérie sur l'invasion du Canada je l'ai pratiquement achetée les yeux fermés. Disons-le tout de suite, il y a une grosse imperfection à la série : elle est bien trop courte. Ce n'est pas seulement un souhait personnel de continuer l'histoire. C'est aussi un problème puisque de nombreuses intrigues sont très rapides tandis que des pans entiers de l'univers de We stand on guard sont laissés à l'imagination de la personne qui lit. J'aurais apprécié quelques numéros de plus afin de développer les personnages, les intrigues ainsi que l'univers. Mais, le comics fonctionne tout de même bien en l'état.

Ce que j'apprécie particulièrement dans ce comics est justement l'un des points négatifs : on ne sait rien. Vaughan ne nous dit pas qui est responsable de l'attaque contre la Maison Blanche. Est-ce réellement le Canada ? Ou alors les Etats-Unis ont-ils utilisé cette attaque pour justifier une invasion ? Ce que l'on voit ce sont les conséquences alors que l'armée des US bombarde des civils, pratique la torture et enferme toutes personnes qui pourraient être des opposants armés ou politiques. Ainsi, les USA ne sont pas montrés sous leurs meilleurs jours mais on ne sait pas non plus si le Canada est responsable, bien que l'on soit bien plus proche des personnages canadiens qui résistent contre l'invasion.

Mieux encore, les scénaristes décident de broder sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Bien que les informations soient éparses, on apprend que les USA sont en besoins de ressources alors que des émeutes ont lieu régulièrement et que les cultures sont de moins en moins abondantes. Dans ce contexte, l'accès à l'eau canadienne est une nécessité. Ce point permet à Vaughan de trouver une explication à l'invasion du Canada par les troupes des États-Unis. Il explique aussi de quelle manière ces ressources sont pillées tandis que les forces américaines parlent de l’égoïsme canadien, leurs politiques ayant refusé de partager l'eau avec leur voisin du sud.

Tout ceci permet de faire un parallèle évident avec notre époque. Vaughan décrit un pays capable d'attaquer un autre sur des prétextes qui peuvent être réels mais qui servent surtout à atteindre des objectifs économiques et politiques. Il est impossible de ne pas penser à la prise de contrôle des puits de pétrole, ou encore aux sévices mis en place par l'armée des États-Unis dans différents pays du Moyen-Orient. La vision que donne ce comics des États-Unis est loin d'être tendre. On nous montre un pays capable de tout, essayant d'éviter que des informations atteignent les médias ou les Nations Unis et qui n'hésite pas à massacrer des civils si cela peut permettre de vaincre.

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**** Bien écrit, les scénaristes réussissent à garder le mystère tout en décrivant beaucoup d'actes qui permettent de parler de notre époque, tout en posant la question des effets militaires du réchauffement climatique.
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Image : Éditeur

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30/09/2017

Wolverine and the X-Men. La saga des damnés par Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz

Titre : Wolverine and the X-Men. La saga des damnés
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz
Éditeur : Panini 1 mars 2017
Pages : 288

Ce dernier tome contient les épisodes 30-35 et 38-42 de Wolverine and the X-Men ainsi que Wolverine and the X-Men annual 1. Le club des damnés à emmener plusieurs élèves de l'école Jean Grey. Pire encore, le club a réussi à implanter un espion dans l'école et à recruter une ancienne professeure. Logan décide qu'il en a marre et envoie tous ses professeur-e-s chasser le club. Illes s'attaquent aux cachettes mais aussi aux différentes entreprises que le club contrôle. Mais personne ne semble savoir où il se trouve. De plus, il se pourrait que la fuite de certain-e-s élèves cache quelque chose de différent. De toute manière, il est l'heure de régler les comptes.

Depuis le début de cette série Aaron s'amuse à placer Logan dans un rôle inattendu. Depuis le début de la série il le fait se poser des questions sur sa capacité à enseigner aux enfants. Aaron ne se pose pas de questions trop importantes et tente de montrer les capacités de Logan en tant que directeur. De plus, il préfère éviter de trop intégrer sa série dans l'univers plus large de Marvel. Ce qui ne l'empêche pas d'être intégrée dans les différents événements qui ont eu lieu. Ainsi, ce dernier tome s'insère entre plusieurs de ces événements, mais aussi un combat entre Logan et Scott Summers, dont les différences idéologiques sont importantes. Au final, cette série n'est pas révolutionnaire, loin de là. Elle divertit, elle imite les séries d'ados qui se déroulent à l'école mais en choisissant des personnages mutants. Il est donc parfaitement adapté de la terminer sur une fin d'année scolaire.

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*** Un divertissement sympathique avec une fin adaptée
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Image : Éditeur

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29/09/2017

Wolverine and the X-Men. Rentrée des classes par Jason Aaron, Nick Bradshaw et ramón Pérez

Titre : Wolverine and the X-men. Rentrée des classes
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 24 août 2016
Pages : 240

Ce troisième tome contient Wolverine and the X-Men 19-29. L'école Jean Grey pour mutant-e-s est à peine née qu'elle a été détruite. Puis un groupe à annoncer vouloir s'en débarrasser. Et enfin elle fut impliquée dans l'événement Avengers VS X-Men. Depuis la fin de Cyclope, les élèves qu'il avait se sont rendus à l'école de Wolverine, tandis que le corps enseignant fait de même. Mais l'école n'a pas été très bien gérée avec ces petites guerres. Il manque de nombreux enseignant-e-s et les élèves semble faire comme bon leur semble. Wolverine décide donc de prendre les choses en main. Mais il aura fort à faire, entre passer des entretiens, organiser une sortie au cirque et un voyage d'étude dans une jungle remplie de dinosaures assoiffés de sang.

Bon, Jason Aaron sait exactement ce qu'il fait. Il écrit quelque chose de divertissant en plaçant l'un des personnes les moins adaptés pour cela à la tête d'une école, puis il explique pour quelle raison c'est le chaos. Le second tome, par contre, était basé sur un événement précis et Aaron devait suivre une certaine logique qui ne dépendait pas de son intrigue, mise en sommeil. Dans ce tome, il reprend ses intrigues et surtout développe l'école. C'est assez plaisant, malgré quelques points peu imaginatifs. On sent aussi que le scénariste a clairement ses personnages préférés et ne s'intéresse pas autant aux autres. De plus, j'ai l'impression qu'il se prépare, petit à petit, à terminer son intrigue et j'espère que ce sera tout aussi plaisant, mais probablement pas extrêmement bon. Ce qui est exactement ce que j'attends.

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*** Divertissant, sans plus.
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Image : Éditeur

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28/09/2017

Uncanny X-men 6. Le procès de Henry McCoy par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 6. Le procès de Henry McCoy
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 mars 2017
Pages : 144

Ce dernier tome contient les numéros 32-35 d'Uncanny X-Men (2013) et 600 d'Uncanny X-Men (1963). Scott Summers a reçu tous les biens de Charles Xavier en héritage. Mais il n'en veut pas et laisse Ororo tout recevoir. Il ferme son école, transfère ses élèves et professeur-e-s chez Ororo et attend de décider quoi faire. L'une de ses idées et de se rendre aux autorités afin de payer pour le meurtre de Charles Xavier. Mais d'autres personnes pourraient vouloir l'arrêter. Car Scott Summers ne s'est jamais expliqué sur ce que signifie sa révolution mutante. Et beaucoup de personnes puissantes l'on soit crainte soit souhaitée. Alors Scott Summers essaie de d'exprimer ce que le terme signifie pour lui. Dans le même temps, d'autres personnages qui l'ont entouré décident d'agir de leur côté et apprennent plusieurs leçons.

Ce tome termine Uncanny X-Men de 2013, et le run de Bendis sur ce titre. Depuis le début, ce dernier essaie de faire de Scott à la fois une menace et un leader dont les idées sont acceptables. C'est difficile, particulièrement parce que ces idées ne sont jamais expliquées et qu'il est exprimé, à plusieurs reprises, que Scott Summers essaie surtout d'échapper à son sentiment de culpabilité, voire à sa dépression. De plus, Bendis essaie de conclure la série tout en replaçant les personnages sur une perspective plus pacifique, et acceptée par les autorités. D'une certaine manière, Bendis ne va pas jusqu'au bout de ses idées, frustre les personnes qui lisent, et j'ai presque l'impression que le scénariste lui-même ne sait pas vraiment ce qu'est cette révolution mutante. Bien que l’explication de Scott Summers soit acceptable dans l'univers marvel. Au final, j'ai plutôt apprécié cette série malgré ses défauts et l'impression que cela n'avance pas toujours en direction d'une conclusion des différentes intrigues mises en place par Bendis.

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**** Une fin que j'accepte pour une série qui promet beaucoup, tout en ne donnant que peu de réponses.
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Image : Éditeur

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Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga par Brian M. Bendi, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 février 2017
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 26-31 d'Uncanny X-Men (2013). Dans le tome précèdent les mutant-e-s ont écouté le testament de Charles Xavier et apprirent que ce dernier a caché un mutant d'une puissance sans égale. Xavier leur demande de protéger ce mutant et de l'empêcher d'user de ses pouvoirs. Cette information n'aide pas les mutant-e-s à se réunir puisque l'un de leurs héros se révèle plus hypocrite que prévu. Cependant, les mutant-e-s décident d'envoyer un groupe d'intervention, avec l'une des télépathes les plus puissantes du monde, afin de vérifier les dires de Xavier et d'agir si nécessaire. Ce qu'illes ne savent c'est que le mutant est déjà capable d'user de ses pouvoirs et qu'il a tué. Pire, le SHIELD et donc plusieurs pays du monde sont au courant et agissent de la seule manière possible face à ce niveau de puissance : par l'assassinat.

Le tome précèdent lançait deux intrigues et je me demande s'il n'aurait pas été plus logique de relier toutes les histoires concernant ce mutant oméga. Ce dernier est assez bien mis en scène, malgré qu'on ne le connaisse que peu. Mais son écriture se base sur les idées normales de l'entrée en scène des mutant-e-s : l'incrédulité, la perte de contrôle et la peur. Les conséquences, face à son niveau de puissance, sont logiquement des destructions très importantes. Par la même occasion, les réactions des autorités sont tout aussi logiques selon ce que l'on connait du monde des marvel et des X-Men : la peur et la violence face à des personnes capables d'agir sans freins.

Brian M. Bendis ne se contente pas de mettre en avant son nouveau mutant et d'organiser des combats. Il essaie d'user de celui-ci pour avancer son intrigue concernant Scott Summers. En effet, depuis le début de son run sur Uncanny X-Men, Scott Summers annonce une révolution mutante mais on ne nous explique pas ce que cela implique. Cette confrontation permet au scénariste de placer Summers face à un mutant qui est l'équivalent de la bombe nucléaire. Menace d'en faire usage devrait suffire à être écouté et, donc, à tenir l'avenir dans ses mains. Bien entendu, tout n'est pas aussi simple et le prochain tome devrait pouvoir conclure cette intrigue.

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**** Un tome plus cohérent que le quatrième, l'écriture est un peu facile sans être inintéressante. J'espère surtout revoir souvent Eva Bell
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Image : Éditeur

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25/09/2017

Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 24 aout 2016
Pages : 168

Ce quatrième tome contient Uncanny X-Men (2013) 19-25. Cyclope, Scott Summers, est un homme recherché dans le monde entier. Mais la raison est gardée secrète, bien que la communauté mutante ainsi que les Avengers savent que le principal crime de Cyclope est le meurtre de Charles Xavier. Cependant, Scott c'est échappé de la prison dans laquelle il se trouvait, avec un peu d'aide. Depuis, il annonce une révolution tout en sauvant des mutant-e-s en danger de mort. Mais, depuis le début, ses élèves et lui-même sont attaqué-e-s par des sentinelles. Personne n'accepte la responsabilité mais Scott décide que le SHIELD doit répondre de ces attaques. Cyclope déclare, en direct, la guerre au SHIELD. Bien que ce dernier tente d'user de diplomatie avec l'aide de son agente de liaison les efforts sont inutiles, car cette dernière est kidnappée et remplacée par Mystique.

Cette fois c'est la bonne, Brian M. Bendis se décide enfin à conclure un arc narratif ! Depuis le début, on se demande qu'elle est l'organisation, ou qui, envoie les sentinelles attaquer les mutant-e-s. Beaucoup de possibilités étaient posées sur la table mais il n'y avait presque pas d'indices. La révélation n'est pas celle que j'imaginais, car je ne connais pas le personnage. Je déplore aussi une grande facilité. Pendant trois tomes on ne sait rien et tout est révélé soudainement au bout de quelques numéros. J'aurais préféré un peu de temps qui aurait permis la construction d'une enquête.

Ce tome est aussi constitué d'un arc lié à la saga Original Sin, que je n'ai pas lu. Lors de cet évènement les personnages de l'univers Marvel apprennent des secrets sur plusieurs héro-ïne-s. En ce qui concerne les X-Men, le secret est attaché à Charles Xavier. Bien que nous n'ayons que la première partie de l'intrigue elle me semble tout de même intéressante. En effet, elle permet de remettre en cause un personnage souvent présenté comme sans faille. Mieux encore, il pourrait poser la question de la gestion des pouvoirs d'une personne qui n'a pas de limites, ni de capacités à se contrôler. J'attends de voir de quelle manière Bendis va gérer son intrigue.

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*** Bien que l'un des points de l'intrigue soit résolu celle-ci ne m'a pas convaincu. Cependant, j'apprécie tout de même encore les personnages et leur développement.
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Image : Éditeur

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22/09/2017

Star wars rebels saison 3

Lors du dernier épisode les membres de la petite équipe de rebelles avaient réussi à trouver une base et survivre non seulement à des inquisiteurs mais aussi Vador. Cependant, un combat sur une planète éloignée, Malachor, change tout et modifie durablement les relations et l'avenir des personnages. Plusieurs mois plus tard, Kanaan semble s'être isolé tandis que son apprentis, Ezra, est devenu un commandant de la rébellion. Le petit groupe est maintenant relié, et fait partie, d'une organisation bien plus large qui pourrait devenir l'Alliance telle que l'on connait dans Star Wars. Mais, pour l'instant, l'unité est loin d'être acquise et chacun agit de son côté en tentant de survivre. Et le groupe d'Ezra aura beaucoup de peine à survivre car l'Empire décide de faire appel à l'un de ses généraux les plus dangereux : Thrawn.

SPOILERS

La saison 3 continue sur la lancée des deux précédentes. Pour mémoire, j'expliquais avoir l'impression que la série nous montre une rébellion en voie de constitution, débutant par un groupe restreint sur une planète, pour ensuite partir sur une région de la galaxie avec un groupe plus grand. Lors de cette saison 3, on observe un lien de plus en plus important avec d'autres groupes d'importance moyenne de rébellions locales. Mieux encore, un personnage central de l'Alliance rebelle apparait et inaugure les premiers pas de l'Alliance, qui peut impliquer un début de combats militaires à grande échelle. Ainsi, la dernière saison, qui sera la 4, sera probablement l'occasion de faire le lien direct avec Rogue One et Star Wars a new hope, l'un des derniers épisodes pourrait valider mon impression.

Malheureusement, je trouve cette saison moins bonne que les deux premières. Le problème principal, à mon avis, concerne la structure de cette saison 3. En effet, au lieu d'une construction de l'intrigue générale qui donne l'impression de se diriger vers un point précis cette saison donne l'impression d'un brouillon. On suit les personnages lors de diverses aventures qui, toutes, ont eu logique pour la rébellion mais ne donnent que rarement l'impression de rentrer dans une méta-intrigue. Heureusement, il y a de très bons épisodes, je pense particulièrement aux trois derniers.

Un second problème concerne Thrawn. Les personnes qui connaissent un peu l'univers étendu Légende de Star Wars savent que Thrawn est l'une des menaces les plus importantes subies par la Nouvelle République. Son entrée dans l'univers étendu Canon est donc attendu avec impatience par beaucoup de monde. C'est un être d'un génie militaire sans égal. Sa caractérisation est très réussie, son calme lors des situations les plus dangereuses liée à son refus de faire preuve de pitié s’intègrent parfaitement à ma vision du personnage. Cependant, la série échoue à lui donner cette impression de menace qu'il devrait donner. Le problème c'est qu'à chaque fois qu'il apparait, en dehors des derniers épisodes, il échoue ou laisse les rebelles gagner. On a donc du mal à prendre au sérieux Thrawn alors qu'il ne fait rien de plus pour vaincre que les autres officiers impériaux présents.

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**** Une troisième saison un peu en dessous des deux premières, surtout à cause d'un méchant mal utilisé et d'une structure trop brouillonne.
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Image : Allociné

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09:24 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels | | | |  Facebook

The unworthy Thor par Jason Aaron et Olivier Coipel

Titre : The unworthy Thor
Auteurs : Jason Aaron et Olivier Coipel
Éditeur : Marvel 6 juin 2017
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 1-5 de The Unworthy Thor. Depuis les évènements d'Original Sin Thor n'est pas digne de Mjolnir. Même son nom n'est pas le sien et Thor, maintenant Odinson, semble s'être plongé dans le doute alors qu'une nouvelle Thor a pris les cieux. Mais il s'est passé de nombreuses choses depuis Original Sin. Des univers sont morts et de l'un de ces univers un marteau est entré dans le nôtre, s'écrasant sur ce qui était Asgard. Il y a donc un second marteau de Thor dans l'univers et l'Odinson fera tout pour le porter, le protéger, et redevenir digne, redevenir le plus grand des dieux.

Que l'on soit clair, cette minisérie n'apporte pas grand-chose et sert surtout à relier plusieurs points du run de Jason Aaron tout en étant l'occasion de placer Thor dans le cadre de plusieurs bagarres. Ainsi, l'intrigue commence par Thor qui se bat pour atteindre le marteau et se termine par Thor qui se bat pour atteindre le marteau. Bien que cela ne soit pas le plus intéressant, ces combats servent un propos puisque Thor explique être moins puissant qu'avant, avec un statut moindre aussi bien sur Terre que chez les divinités.

Mais cette minisérie permet de faire deux choses. Premièrement, il permet de mieux comprendre ce qu'est devenu ce personnage depuis qu'il a perdu Mjolnir. Il permet aussi de poser la question de ce qu'est être digne tout en répondant enfin au mystère des mots qui ont permis de le faire tomber. Bien que je trouve cette révélation intéressante j'ai l'impression que cela revient sur quelque chose de terminé depuis longtemps. Mais ça reste logique. De plus, cette minisérie permet de relier plusieurs parties des intrigues mises en place par Aaron. Aussi bien le passé, la fin de Secret Wars et la guerre qui est annoncée, que le futur en donnant un premier aperçu d'un nouveau personnage. Je ne sais pas ce que Aaron souhaite faire, mais j'espère que ce sera réussi.

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**** Cette minisérie s'adresse principalement aux personnes qui souhaitent continuer le run d'Aaron sur Thor, et mieux comprendre ce qu'il est devenu après être déclaré indigne.
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Image : Éditeur

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17/09/2017

Thor vol 1: The Goddess of Thunder par Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina

Titre : Thor vol 1: The Goddess of Thunder
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina
Éditeur : Marvel 13 mai 2015
Pages : 116

Ce volume contient Thor Vol. 4 1-5. Thor, fils d'Odin, est un grand combattant, un dieu vénéré et un Avengers. Ces derniers temps, il a non seulement stoppé un massacre des divinités commis par un être aux pouvoirs immenses mais il a aussi lutté contre le retour de Malekith, roi des elfes noirs tout en essayant de sauver la Terre de la pollution en s'attaquant à l'entreprise Roxxon. Mais, lors d'un combat sur la Lune, une personne lui a murmuré une phrase à l'oreille. Depuis, Thor ne mérite plus son marteau, Mjolnir, et passe ses journées à tenter de le soulever. Alors qu'il s'absente afin de combattre les géants des glaces une main soulève le marteau et devient Thor, déesse de l'orage. Oui, Thor est maintenant une femme et elle ne compte pas rester dans l'ombre.

Récemment, Marvel a été beaucoup critiqué pour un nombre élevé d'événements et le changement d'identité de plusieurs personnages, considéré comme certains milieux comme du "politiquement correct." Cependant, ces changements d'identités, ces recréations de personnes nouveaux ou anciens, fait partie d'un mouvement pour tenter de se diversifier et de mieux représenter un monde réel. Thor fait partie de ces changements puisque l'ancien Thor devient Odinson et donne son titre à une femme, dont on ne connait pas l'identité. Et celle-ci, écrite par les scénaristes, ne se laisse pas faire. Les dialogues commentent largement son changement de genre et elle répond à coup de marteau. Lors d'un épisode, elle décide même de s'attaquer au gamergate.

De plus, cette nouvelle série reste dans la continuité de l'ancienne. Même sans connaitre Original Sin, qui ne semble pas être très bon, on peut facilement comprendre pourquoi et comment les choses se sont déroulées. Lors des épisodes précèdent Thor était réintégré dans un univers mythique. La nouvelle Thor y reste et continue la lutte contre Roxxon. En gros, ce n'est pas parce qu'un nouveau personnage porte le marteau que l'intrigue va forcément changer. Personnellement, j'ai retrouvé une grande partie de ce qui me fait apprécier le run de Jason Aaron et je me réjouis de lire la suite.

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***** La continuation d'un run que j'apprécie beaucoup. Vive Thor déesse de l’orage !

Image : Éditeur

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15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

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**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
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Image : Allociné

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08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

09/09/2017

Superman Terre un. tome 2 par Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf

Titre : Superman Terre un. tome 2
Auteurs : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 8 juillet 2016
Pages : 136

Ce tome contient Superman Earth-One vol. 3. Superman n'est arrivé que récemment dans la vie des gens. Bien entendu, il a vécu longtemps dans une petite ville, passant son temps à grandir dans l'ombre. Mais lorsque des aliens décident d'attaquer la Terre pour le tuer puis lorsqu'un tueur en série apparait soudainement il décide de sortir en plein jour et de se faire connaitre en tant que Superman. Mais le monde a peur, que faire de cet être dont la puissance ne semble pas connaitre de limites ? Que faire d'un être capable de choisir ce qu'il souhaite et de forcer le monde à l’accepter ? La réponse pourrait bien se trouver à Krypton, car Superman n'est pas le seul rescapé. Son oncle est en route et il a un message pour la Terre.

Terre Un fait partie d'une gamme de romans graphiques de DC. Il existe plusieurs tomes sur quelques-uns des personnages iconiques de l'éditeur. Le but est de donner une nouvelle version de la jeunesse et des débuts de ces personnages. Contrairement aux autres productions, il n'y a pas de numéros mensuels et les tomes sortent immédiatement en librairie. J'ai Batman Terre Un, que j'apprécie, et j'ai bien aimé lire le premier tome de Superman Terre Un, qui me semble avoir fortement influencé le film Man of Steel. Il groupait le tome un et le tome 2.

Dans ce tome 3 les auteurs continuent sur leur lancée en répondant aux deux questions principales : pourquoi Kryton a-t-elle explosé et que faire face à un être tout puissant ? La première question est répondue d'une manière assez classique. On retrouve des aspects connus de la mythologie de Superman et je dois avouer que je n'ai pas ressenti de surprises. La seconde question est plus humaine. Elle permet aussi bien de montrer les problèmes diplomatiques que des essais technologiques. Les conséquences sont intéressantes mais je ne crois pas qu'elles seront développées. Je suis tout de même déçu que cet aspect ne soit pas mieux mis en scène avec de réels débats. Ce second tome permet au moins de terminer l'intrigue de manière classique mais maitrisée.

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**** Pas de surprises, mais pas de problèmes non plus
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Image : Éditeur

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07/09/2017

Star Wars rebels (saison 1-2)

La République est morte à la fin de la guerre des clones. Les Jedis ont été massacrés et personne ne croit en leur survie. Les Siths et l'Empire ont pris leur place, secondé par une impressionnante machine de guerre testée durant la guerre des clones. Mais l'espoir n'est pas mort. Alors que l'Empire montait en puissance certaines personnes ont pris la décision de lutter pour les valeurs de la démocratie et de la liberté. Mais illes sont peu nombreux, désunis et isolés. Alors que l'Empire spécialise des pans entiers de son armée pour éviter un retour des Jedis et toutes possibilités de rébellions. L'un des petits groupes qui décide d'attaquer l'Empire se trouve sur Lothal. Alors qu'illes tentent de voler l'Empire illes rencontrent un jeune garçon qui pourrait bien avoir le potentiel d'user de la Force. Serait-il un atout futur pour la rébellion ?

SPOILER

Il y a une grande différence entre cette série et son prédécesseur : Clone Wars. The Clone Wars se déroulait sur de nombreux mondes et présentait un grand nombre de personnages dans le cadre de batailles gigantesques, même si, parfois, l'intrigue était plus individualisée. La série utilisait un univers entier comme décors en s'intéressant aux espèces, à la philosophie et à la politique aussi bien qu'aux combats. Rebels, en comparaison, est beaucoup plus spécifique. Durant les deux saisons, et probablement les deux suivantes, l'intrigue est concentrée sur un petit groupe et ses aventures. Ce qui permet de les présenter dans le détail et de les faire évoluer selon les évènements. Durant la première saison, la série est aussi concentrée sur une planète précise et le groupe ne voyage que peu, alors que la politique et la philosophie ne sont à peine effleurés. On passe donc d'une fresque gigantesque à une intrigue beaucoup plus intimiste qui s'attache aux besoins d'un groupe de rebelles et non sur une intrigue plus vaste avec des complexités politiques.

Il me semble aussi que la série ne souhaite pas devenir un Clone Wars qui explicite certains problèmes et manquements du troisième film. À mon avis, la série se concentre sur la création d'une rébellion et la structure de deux premières saisons pourrait me donner raison. En effet, la première saison débute sur une petite cellule sur une planète lointaine. Bien que d'autres groupes soient mentionnés on ne sait rien sur leur constitution ni sur leur fonctionnement. Durant la saison 2 la perspective change puisque le groupe s’intègre à une flotte de rebelles qui tente de coordonner des actions dans toute la galaxie. Mais cette flotte n'est pas encore l'organisation dont nous suivons les aventures durant Rogue One et le quatrième film. Elle est modeste et ne possède pas de bases pour ses actions, ce qui la rend vulnérable. Selon moi, cette série permet de montrer comment une rébellion se constitue depuis les petits combats sur le terrain jusqu'à devenir une organisation capable d'espionnage et d’actions militaires de grande envergure.

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**** Moins spectaculaire que Clone Wars avec une attention moindre envers le fonctionnement de la galaxie Rebels me semble une série bien écrite dont l'écriture fonctionne parfaitement avec son thème.
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Image : Allociné

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09:51 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, rebels, disney | | | |  Facebook

06/09/2017

Secret Wars. Thors par Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka

Titre : Secret Wars. Thors
Auteur-e-s : Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka
Éditeur : Panini 23 août 2017
Pages : 96

Ce tome contient Thors (2015) 1-4. Le multivers Marvel est détruit, il ne reste qu'un agrégeas qui constitue le Battleworld. Un monde constitué de différents univers, divisé entre différents royaumes se trouvant sous les ordres de Victor von Fatalis. La vie y est difficile. Ce n'est pas un paradis et de nombreux crimes se déroulent qui peuvent mettre à mal le fragile équilibre de l'univers. Alors Fatalis a décidé de créer une force de police. Mais il est nécessaire de trouver les personnes dignes de servir la justice, des personnes capables d'être respectées. Et il se trouve que Fatalis a un certain nombre de Thors a son service. Alors pourquoi ne pas créer une force de police constituée exclusivement de Thors ? tout se passe bien jusqu'à ce que des femmes et des hommes inconnu-e-s et mort-e-s apparaissent subitement. Qui sont ces personnes et pourquoi les avoir tuées ?

J'ai bien apprécié ce tome de Secret Wars et cela parce qu'il est différent des autres que j'ai lu. En effet, lorsqu'on entend parler de Thor on s'attend à des intrigues autours de divinités et de mythes. Les comics réutilisent la mythologie pour créer quelque chose de différent mais toujours lié à un matériel de base supposé connu des lecteurs et lectrices, donc simplifié. Jason Aaron décide de passer totalement de l'autre côté. Il crée une intrigue policière avec des Thors comme force de maintien de l'ordre. La lecture donne l'impression d'un décalage car l'on retrouve des aspects familiers avec une grande différence dans le ton et le fonctionnement de l'intrigue. Bien que l'on pourrait avoir l'impression que cela ne puisse pas fonctionner c'est plutôt réussi.

Mais ce que j'ai surtout apprécié sont les liens que crée Aaron avec l'avant et l'après. Thors n'est pas en dehors de l'intrigue principale de Secret Wars et fonctionne en parallèle sans donner trop d'informations. On peut lire le tome sans connaitre l'évènement principal et ce dernier est enrichi par la lecture de Thors. Les auteur-e-s reprennent des personnages qui sont au même point que là où on les avait laissés dans les séries, ce qui permet de retrouver le Thor indigne mais aussi la Déesse du tonnerre qui a pris sa place. Mieux encore, Aaron décide de créer un lien avec la suite de Secret Wars en plaçant un point central de l'intrigue qui sera probablement utilisé dans la série Thor ultérieure à l'évènement.

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**** Décalée, inattendue, et la mise en place de liens avec l'univers Marvel normal... Des raisons qui me font beaucoup apprécier cette lecture
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Image : Éditeur

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04/09/2017

Star Wars: The clone wars (1-6)

Les films de la prélogie Star Wars se préoccupent de deux époques : l'entrée dans la Guerre des Clones et la destruction des Jedi lors de sa fin. Mais, entre deux, de nombreux évènements ont eu lieu. Étant moi-même un grand fan de Star Wars je ne pouvais pas justifier plus longtemps de ne pas avoir regardé la série The Clone Wars. Celle-ci se déroule pendant plusieurs années, la chronologie des épisodes n'est pas toujours très claire et, parfois, des épisodes de saisons ultérieures se déroulent avant des épisodes que nous avons vus plus tôt. Globalement, on nous fait suivre plusieurs personnages au cœur de la guerre : que ce soit sur le champ de bataille ou sur le champ politique et diplomatique.

Cette série a le grand mérite de densifier un univers déjà très large. En effet, plutôt que de ne s'intéresser qu'au versant militaire la production a décidé de faire attention aux problèmes politiques et diplomatique, dont de prendre en compte les conséquences d'une guerre sur la population et sur les combattant-e-s. Ainsi, il existe un certain nombre d'épisodes qui tentent de permettre une paix entre les deux parties du conflit, ce qui implique de normaliser les Séparatistes. De manière générale, la République n'est pas présentée comme spécifiquement bonne tandis que les Séparatistes, or situation de combats, sont présentés comme des personnes qui ont des arguments légitimes face à une République en échec. Nous allons donc bien plus loin que les films qui se contentent d'opposer deux forces pour mieux comprendre le fonctionnement de la guerre.

Cette série met aussi en avant la tragédie de la guerre de clones. En effet, lorsqu'on connait le film III de la prélogie on sait que cette guerre est un piège pour détruire les Jedis. Mais la série va plus loin encore. On entre concrètement dans le jeu d'échec de Palpatine, qui contrôle les deux parties du conflit. On comprend que l'échec, pour les Jedis, était obligatoire. Non seulement illes ont accepté d'entrer en guerre mais une guerre créée pour que les Siths ne puissent que gagner, étant au contrôle des deux parties. À plusieurs reprises les Siths sont montrés manipulant l'une ou l'autre partie sans prendre en considération les enjeux stratégiques à court terme si cela permet de faire avancer leur agenda.

Enfin, cette série permet de réparer le problème le plus important de la prélogie : Anakin. Le second film permettait de le montrer aux prises de la tentation du côté sombre de la force pour basculer entièrement et d'un seul coup lors du troisième film. Mais la transition est bien trop brutale pour être acceptable et je fais partie des personnes qui ont trouvé cela ridicule et mal écrit. La série permet de construire sur l'entre-deux. Pour cela, elle utilise un nouveau personnage qui sert, à mon avis, de point d'ancrage moral à Anakin : Ashoka Tano. Je pense que si la saison 6 avait pu être terminée son départ aurait été construit comme l'une des causes de la chute d'Anakin. Mieux encore, la série montre les conséquences néfastes de la guerre pour les Jedis. Plusieurs d'entre-elleux sont montrés comme tombant dans le côté obscur ou trahissant l'Ordre et la République. La guerre, dans la série, renforce les Siths tout en affaiblissant les Jedis ce qui implique nécessairement un certain nombre de passage du côté obscur. Enfin, la série ne néglige pas Anakin qu'elle décrit comme un stratège doué mais aussi offensif et n'hésitant pas à tout faire pour gagner, Là encore, la série construit ceci sur les points positifs d’Anakin : sa volonté de tout faire pour éviter des pertes. Plusieurs épisodes montrent Anakin soit en train de résister à tomber dans le côté obscur soit tuant sans merci des ennemis.

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**** Selon moi, cette série de 6 saisons est un très bon moyen d'entrer plus avant dans l'univers Star Wars et, plus spécifiquement, l'époque de la Guerre des Clones. Elle est bien écrite, elle s'améliore avec le temps et possède de nombreux personnages attachant (vive Ashoka)
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Image : Allociné

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08:58 Écrit par Hassan dans science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star wars, the clone wars | | | |  Facebook

18/08/2017

Loki agent of asgard 3. Last days par Al ewing et Lee Garbett

Titre : Loki agent of Asgard 3. Last days
Auteurs : Al Ewing et Lee Garbett
Éditeur : Marvel 13 octobre 2015
Pages : 136

Ce volume 3 contient Loki : agent of Asgard 12-17. Nous avions quitté Loki en bien mauvaise posture. Son identité a été détruire, il est banni d'Asgard et considéré comme mort par les divinités. Pire encore, sa seule amie a décidé de l'abandonner. Et tout ceci est causé par le Roi Loki du futur. Mais pourquoi le futur Loki souhaiterait-il détruire son passé ? Comment Loki a-t-il pu changer après être devenu une force bénéfique ? Et surtout, comment Loki peut-il survivre à la fin de tout, au retour du Ragnarök ! Pour réussir à redevenir lui-même Loki devra changer et surtout préserver ce qui fait son essence, même si cela implique de ne jamais être apprécié par ses semblables.

Encore une fois, les auteurs restent dans le même thème : l'importance des histoires. Mais ils utilisent ce thème pour modifier encore un peu leur personnage. Durant le tome précèdent Loki perd sa capacité à mentir et, donc, à raconter des histoires. Il perd aussi son statut de divinité asgardienne. Ce tome est un moyen de lui rendre son identité par des moyens détournés. Pour cela, les auteurs mettent en avant plusieurs choix possibles afin de permettre à Loki de redevenir lui-même. Ce volume est bien meilleur que le second. En effet, ce dernier souffre d'être trop lié à des évènements spécifiques de l'univers Marvel. Celui-ci est lié à la fin de cet univers mais les auteurs décident de ne pas y toucher. Les préparatifs se forment sans le personnage, sauf sa version future, et la fin décide de laisser ouverte la possibilité de retrouver Loki mais sans l'envoyer sur le monde de Doom. C'est, à mon avis, une très bonne idée qui permet de conclure avec élégance cette histoire.

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**** Un dernier tome qui reste dans la continuité des autres mais qui réussit là où le second échoue.
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Image : Éditeur

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