15/12/2012

Les rois des sables par George R. R. Martin

Titre : Les rois des sables51IwOZRMxqL._SL500_AA300_.jpg
Auteur : George R. R. Martin
Éditeur : j'ai lu 2007 (1979 original)
Pages : 220

J'ai déjà parlé à deux reprises de George R. R. Martin dans son blog. Les deux fois pour parler de Game Of Thrones que ce soit la série ou le livre. Mais Martin n'est pas qu'un auteur de fantastique. C'est aussi un auteur de science-fiction. Ce livre que je viens de terminer est un recueil de six nouvelles prenant place dans ce qui semble être un univers commun. Malheureusement je ne connais pas encore assez bien les œuvres de l'auteur pour en juger de manière précise. Les deux premières nouvelles semblent avoir pris comme thème le mensonge. Comment peut-on trouver et mettre à jours le mensonge? Celui-ci n'est pas nécessaire pour vivre dans l'espoir? Ces questions philosophiques reçoivent une réponse intéressant de la part de Martin. La nouvelle qui suit, Vifs-amis, parle du rêve d'un homme. Le rêve de parcourir les étoiles libre. Les trois dernières nouvelles sont celles qui semblent les plus proches d'un univers cohérent. Les références à une construction plus vaste de la part de l'auteur sont nombreuses. On y trouve à la fois de l'espoir mais aussi une grande noirceur. La Dame des Étoiles, par exemple, commence dans le pessimisme et ne finit pas bien. Mais je vous en laisse juge.

Il est difficile de présenter des nouvelles. J'ai toujours peur de trop écrire ou de ne pas assez écrire. Mais il y a une chose simple à exprimer après la lecture de ce livre. George R. R. Martin est vraiment un bon écrivain. Il réussit à décrire un univers cohérent en peu de mots et et univers prend vie dans l'imagination du lecteur. Martin peut emmener son lecteur dans de nombreux personnages à la psychologie différente et pourtant attachants. Mieux encore, il donne envie d'en savoir plus sur les mondes qu'il nous montre. Comment fonctionnent-ils? Quelles sont leurs légendes? On se sent rapidement transporté dans ces écrits. Après Martin l'auteur d'une œuvre gigantesque c'est avec plaisir que j'ai découvert Martin le nouvelliste.

Image: Amazon

23/11/2012

Constitutional Crisis par Cory Doctorow

Titre : Constitutional Crisis
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Cette nouvelle est un peu étrange et je ne sais pas trop quoi en dire. On se trouve en face de ce qui semble être un devoir. Mais celui-ci est aussi utilisé pour gérer les relations à l'intérieur d'une guilde virtuelle. Ce dernier point tient sans doute à la proximité de l'écriture de For The Win. Ce dernier décrivait la naissance d'un syndicat virtuel chargé de défendre les gold farmers face aux employeurs et aux éditeurs de jeux vidéos. Nous n'avons rien d'aussi grand ici. C'est un texte qui règle le fonctionnement d'une petit guilde d'amis. Mais que se passe-t-il quand cette dernière prend une autre forme que l'on imaginait au départ?

Doctorow, à mon avis, a tenté de montrer comment un texte décidé en concertation peut être détourné par les même personnes qui l'avaient discuté et instauré. Un simple devoir devient un texte compliqué qui définit des catégories différentes de personnes avec des droits inégaux. Alors que le texte comment avec une codécision on termine avec la mise en place d'une "aristocratie" auto-constituée qui récolte argent et pouvoir sur les personnes. Mais je ne crois pas que la forme choisie par Doctorow soit vraiment adéquate pour illustrer ce processus. Mon impression globale a donc été plutôt négative envers cette nouvelle.

Visit the Sins par Cory Doctorow

Titre : Visit the sins
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Je suis toujours dans les nouvelles de Doctorow publiées dans With a Little Help. Cette nouvelle prend un jeune thésard comme héros. Il travaille sur un sujet qui touche particulièrement sa famille. En effet, il souhaite comprendre les effets et l'intérêt d'une chirurgie inventée il y a près de 100 ans. Celle-ci permet de se passer de rytaline. Une puce est insérée dans le cerveau et la personne peut s'éteindre lors des moments qui l’ennuient pour se réactiver lors des périodes intéressantes. Mais de nombreuses personnes comment par être de plus en plus désactivés. Pourquoi?

Que penser de cette petite nouvelle? L'idée de créer une puce qui permette de contrôler les enfants dit suractifs en leur permettant de s'éteindre m'effraie. Le problème c'est qu'il me semble que nous entrons dans une période de normalisation médicalisée des enfants. Ceux-ci ne peuvent plus être timides ou agités sans que quelqu'un ne vienne proposer une solution médicalisée. Mais qu'elles sont les effets de ces produits sur le développement intellectuel de l'enfant? D'un point de vue plus sociologie, pourquoi faut-il absolument normaliser et homogénéiser la population? Ne risque-t-on pas d'entrer dans le monde décrit par Doctorow? Un univers ou l'abandon est normal?

12:24 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow. | | | |  Facebook

17/11/2012

Liberation Spectrum par Cory Doctorow

Titre : Liberation Spectrum

Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Un bus roule au Canada. Peut.être que ce sont des campeurs? des touristes venus voir le beau paysage canadien? L'envie de quitter l'atmosphère étouffante des villes pour un peu de campagne? Non, c'est un bus qui conduit le CEO d'une entreprise et ses investisseurs en dehors du Canada après une campagne désastreuse. Cette entreprise n'est pas tout a fait la même que celles à laquelle nous sommes habitués. Son but est de vendre une radio intelligente permettant le transfert rapide et gratuit de données. Mais que risque-t-il de se passer quand ce sont des amérindiens qui décident de mettre en place ce réseau sur leur territoire? Des tensions sont à attendre. Et que se passe-t-il quand le CEO et fondateur risque de se faire évincer? La encore, des tensions risquent de se montrer.

Cette nouvelle est probablement l'une des moins intéressantes à ce jour. On y trouve de la technologie et des luttes sociales comme c'est souvent le cas avec Doctorow. Mais l'histoire est de plus décousue. On ne comprend pas vraiment ce que fait ce CEO dans ce bus qu'il semble tant aimer. On ne sait pas vraiment quelle est l'entreprise avant un certain nombre de pages. Plus important encore, cette histoire me semble largement inachevée. Qu'est-il arrivé aux amérindiens? Pourquoi les autorités n'apprécient-ils pas la technologie mise en place dans leur territoire? Il y a de nombreux sous-entendus mais rien de certain. Bref, cette nouvelle me laisse un goût d'inachevé alors qu'elle aurait pu être intéressante.

09:49 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

16/11/2012

Looper

Hier j'annonçais avoir deux des meilleurs films de l'année. Le premier était Argo le second est celui donc je vais parler aujourd'hui: Looper. Qu'est ce que Looper? Ce n'est pas une technologie ni une planète mais une profession. Dans environ 60 ans la technologie du voyage dans le temps sera découverte mais illégale. La mafia utilisera cette technologie pour envoyer dans le passé les personnes dont elle souhaite se débarrasser. Arrivé 30 ans en arrière ils rencontrent les hommes qui sont désignés comme Looper. Leur seul devoir est de tuer ces voyageurs du futur en échange d'un salaire des plus intéressants. Mais que se passe-t-il quand l'homme qui doit être tué est sois-même et qu'on le laisse s'échapper?

J'ai beaucoup aimé ce film pour plusieurs points. Il est très bien joué par les différents acteurs. Le réalisateurs a aussi très bien écrit son film. Ce qui est particulièrement difficile quand on fait un film qui parle de voyage dans le temps. Les paradoxes sont souvent difficiles à comprendre. Je me souviendrais longtemps de cette scène particulièrement inventive et immonde de la mort de l'un des personnages. Il permet de bien se rendre compte de l'effet du voyage dans le temps sur des doubles. Mais ce qui rend ce film vraiment bien c'est aussi la manière dont le contexte est décrit. Comme je l'ai dit nous sommes 30 ans plus tard environ. La crise ne s'est pas calmée et les USA semblent être entré dans une pauvreté extrême. Mais est-ce que cela suppose la fin de toute technologie? Le réalisateur a réussit à créer une ambiance à la fois de crise et de nouvelles technologies. Ce qui fait que la ville dans laquelle se déroule les aventures que nous suivons est à la fois familière et légèrement différente. Les voitures sont adaptées pour l'énergie solaire par exemple. Bref, je ne vais pas continuer à présenter ce superbe film que je ne pourrais jamais vraiment expliquer de manière complète. Il vaut mieux aller le voir tout en sachant qu'il est particulièrement violent.

Image: Site officiel

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11/11/2012

Human readable par Cory Doctorow

Titre : Human readable
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Deux amoureux dans une voiture. Le trafic se fait dense et aucun des deux ne sait ou se diriger alors que toute la famille attend de l'autre coté de la ville. Ça ressemble à une histoire vécue non? La différence c'est que nous nous trouvons près de 20 ans dans le futur. L'industrie qui se basait sur le copyright est morte. Le réseau internet est devenu bien plus étendu depuis qu'une nouvelle forme de code est mise en place. Mais le monde commence à connaître des pertes de réseau catastrophiques. Car dans un monde ou le réseau se trouve partout et sur lequel nous avons appris à nous appuyer son absence ne peut que mener à des morts. Il est donc nécessaire de le réformer pour que l'humanité puisse comprendre comment fonctionne le réseau.

Cette nouvelle pose une question importante. Comment créer un réseau efficace tout en réussissant à le rendre compréhensible pour l'être humain dans un but démocratique. C'est un problème difficile à répondre. D'un coté nous avons la demande d'un réseau automatique capable de se gérer seul et de créer des informations sans activités humaines. De l'autre nous avons les normes que la démocratie est censée posséder. Le droit pour chacun de savoir qu'il possède un usage égale du réseau pour ses activités. Qu'il n'est pas volontairement censuré dans l'usage des outils de communications. Et que chaque individus a le droit à avoir un intervenant humain en face de lui en cas de poursuites judiciaires plutôt qu'une intervention informatique automatique. Cette nouvelle tente de relier les deux positions en dépeignant une bataille juridique entre deux lobbyistes devant le système politique américain.

10/11/2012

La peine de mort par Elisée Reclus

Titre : La peine de mortarton80-f9695.jpg
Auteur : Elisée Reclus
Éditeur : Éditions de Londres
Pages : 17

Un petit texte gratuit qui a été prononcé à Genève devant le parlement en 1879. Il semblerait que Genève se posait la question de rétablir la peine de mort alors qu'elle avait été abolie. Je ne sais pas comment Elisée Reclus a été invité mais il a pu donner ses impressions devant les députés. Comment Reclus considère la peine de mort? Il pense que celle-ci est une vengeance sur les pauvres. En effet, qui met en place cette mesure? Principalement des princes tyranniques qui refusent le droit à la parole libre et qui haïssent les crimes portés contre leur personne. Les crimes privés, eux, seraient punis bien moins sévèrement. Mais se poser la question de la punition du crime demande nécessairement de se poser la question de l'origine du crime. Ici Reclus répond comme l'homme de gauche qu'il est. Avant de vouloir punir un homme ou une femme pour leurs crimes il faut aussi examiner la manière dont la société les a traité. Est-ce que chacun a eu une chance égale au début de sa vie? Ou est-ce que la misère les as poussé au crime? Reclus pense que la criminalité n'existera pas dans un monde anarchiste. Ou, du moins, que ceux que nous nommons criminels seront soit soignés soit employés comme héros dans des lieux difficiles.

La peine de mort est un sujet qui revient souvent sur la table. De nombreux pays continuent de la pratiquer et, de temps en temps, un projet plus ou moins avancé vise à son retour. On a tous entendu parler de personnes dont les crimes particulièrement atroces peuvent justifier la mort. Mais est-ce le rôle de la société via ses organes de justice de donner la mort? Personnellement je pense que non car je considère que la justice n'a pas comme mission de venger. Mais je sais aussi comment je réagirais si je me trouvais face à certaines personnes... La réponse de Reclus envers le crime est plus difficile à accepter. L'auteur a une vision très utopiste de la criminalité. Bien que je soies tout a fait d'accord qu'il existe des facteurs socio-économiques qui expliquent la criminalité et qu'il est légitime d'agir sur eux je sais qu'il y a une autre composante importante. Au final nous sommes des êtres humains. Même si le contexte socio-économique a une influence sur nous il ne faut pas oublier qu'en dernier lieu il y a un choix. Celui-ci peut être plus ou moins contraint mais reste un choix. Considérer que c'est la société qui crée le crime est à la fois vrai et utopiste. Oui certains crimes sont nés par un choix social (je pense par exemple aux lourdes peines qui attendent les "pirates" dans certains pays) mais d'autres sont une violation des droits fondamentaux des êtres humains concernant leur intégrité psychologique et corporelle.

Image: Éditeur

Scroogled par Cory Doctorow

Titre : Scroogled
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Un homme rentre de vacances. Comme tout le monde il attend de passer les tests de sécurité à l'aéroport. Mais ceux-ci prennent plus de temps que d'habitude. Que se passe-t-il? Il semblerait, si les personnes qui se trouvent devant lui ont raison, que les procédures de sécurité aient changé. Maintenant les employés lisent très attentivement les profils google des voyageurs pour trouver des anomalies ou des suspects. Le profil de Greg n'était pas très clair il est envoyé dans une salle d’interrogation et apprend qu'il est maintenant devenu une personne d'intérêt surveillée et fichée de manière permanente. Mais que s'est-il passé?

Je l'ai déjà dit, Doctorow est très bon quand il faut parler des problèmes de surveillance. Ici il a décidé de s'intéresser plus spécifiquement à Google. Vous avez tous entendu de google. Mais il est rare que l'on se rende compte à quel point cette entreprise est puissante. Google se trouve partout. L'entreprise peut analyser vos mails, analyser vos recherches, suivre vos activités sociales, ... Même facebook est moins présent que google sur internet (je vous conseille d'utiliser ghostery c'est impressionnant google est vraiment partout). Google reçoit et analyse une masse énorme d'informations. Mais alors que se passerait-il si l'entreprise abandonnait sa volonté de ne rien faire de mal et décidait de se mettre à surveiller les personnes et à offrir les analyses au monde entier? C'est ce que Doctorow tente de montrer dans cette nouvelle.

La première chose à en sortir c'est que google ne le ferait pas sans que cela implique une quantité considérable d'argent. Et c'est bien le problème puisque la surveillance est un secteur de plus en plus florissant. Le second point important de ce texte c'est la manière dont google pourrait surveiller les individus. Doctorow montre bien que celle-ci se ferait selon une déviation face à une norme statistique. Et cette déviation permettrait ensuite de vérifier de manière plus scrupuleuse des personnes directement ciblées. Doctorow montre ensuite que cette surveillance par google permettrait aussi, et surtout, de montrer que nous sommes tous des criminels. Chacun de nous avons un lien avec des activités illégales ou qui frôlent avec les limites de la légalité. Peut-être parce que nous sommes proches de personnes qui agissent illégalement? Peut-être aussi parce que les lois ont changé? Simplement une plaisanterie qui peut être mal interprétée? Bref, nous pouvons tous être considéré comme des criminels si une institution décide de s'intéresser plus particulièrement à nous. Enfin, Doctorow montre aussi que cette surveillance permanente et désincarnée impliquera un sentiment de malaise et de faiblesse. Comment se défendre? Essayer d'argumenter contre le système ne pourrait que valider un profil de contestataire qui, ensuite, nous suivrait notre vie entière. Comment se sentir bien quand on a quelqu'un qui observe ce que l'on fait à longueur de temps? Le stress pourrait bien donner des envies de suicides. Mais aussi comment une démocratie pourrait fonctionner si n'importe quel politicien peut voir sa carrière détruite par une entreprise aussi puissante que google? Ce sont des questions extrêmement importantes pour notre futur. Je suis convaincu que nous entrons dans un croisement des chemins. Nous avons le choix d'entrer ou non dans un monde de surveillance massive et de normalisation des personnes. Malheureusement les voix critiques sont rares et le processus est déjà engagé.

Other People's money par Cory Doctorow

Titre : Other People's money
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

Que se passe-t-il quand des investisseurs n'arrivent pas à donner leur argent à de petits entrepreneurs qui n'ont en pas besoin? 2027 un homme tente de convaincre une femme de recevoir son argent pour augmenter son entreprise. Cette femme refuse et tente d'expliquer pourquoi. Pour cela elle doit résumer sa vie. En effet, Gretl connaît bien les investisseurs. Elle a souvent dû leur vendre des projets novateurs sans pour autant être écoutée. Et, avec le temps, elle a compris quelque chose. En expliquant son refus c'est ce qu'elle a compris qu'elle tente de transférer au jeune investisseur.

Cory Doctorow parle un peu de la même chose dont il a parlé dans Makers. Mais dans cette histoire nous n'avons pas besoin de lire 400 pages peu intéressantes. Il semble que Doctorow considère qu'il y a un problème avec les investissements importants. Commencer une entreprise, pour l'auteur, est facile. Mais les investisseurs offrent des sommes d'argent considérables qui sont difficilement convertibles en gros bénéfices pour plusieurs raisons. L'une d'elles c'est le problème de la bureaucratie. Alors qu'il est beaucoup plus simplement de multiplier de petites sommes. Dans cette histoire Gretl possède une entreprise florissante. Pourtant elle refuse de faire de la pub et d'augmenter sa taille. Outre la raison précédente l'explication tient aussi au coût très modique de sa matière première. Elle n'a tout simplement pas besoin d'autant d'argent. Il est intéressant de savoir que cette nouvelle a été publiée dans Forbes.

The right book par Cory Doctorow

Titre : The things that make me weak and strange get engineered away
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur

L'avantage et l'inconvénient des nouvelles c'est qu'elles se lisent très rapidement. Celle-ci parle des librairies. La nouvelle se trouve quelque peu dans notre futur. La plupart des petites librairies ont disparu depuis longtemps et il ne reste que de gros magasins. Le héros a ouvert une boutique et refuse de vendre des livres car ce n'est en tout cas pas un business qui permet de vivre. Mais il se met à vendre des livres publiés sur mesure. Ceux-ci sont différents. Car ils sont les avatars physiques d'une histoire en train de se construire en ligne à l'aide de milliers de contributeurs différents. Chaque livre est différent et prend en compte une part différente de l'histoire.

L'inconvénient des nouvelles c'est aussi qu'elles peuvent être difficiles à commenter. Parfois le texte est si court et le corps de l'histoire si peu développé qu'il est difficile de trouver beaucoup à dire. Bien que celle-ci m'ait moins plus que la précédente je ne la trouve de loin pas inintéressante. La question qui se pose est simple. Comment les prochaines générations vont-elles pouvoir tomber amoureux de la lecture si les lieux d'apprentissage et de découverte disparaissent? Peut-être que Doctorow tient une partie de la solution?

08/11/2012

The things that make me weak and strange get engineered away par Cory Doctorow (nous sommes tous coupables)

Titre : The things that make me weak and strange get engineered away
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 37

Je suis enfin de retour dans Doctorow. Bon, il est vrai que le dernier livre que j'avais lu m'avait profondément déçu. Mais à présent je retourne dans l'univers des nouvelles qui ont le mérite d'être courtes si on ne les aime pas. Le héros se trouve dans un monastère nouvelle génération à New York. Ces monastères se dévouent à la contemplation du sois pour comprendre ses erreurs et s'adapter et s'accepter par l'observation mutuelle et intime. Tous les moines de ce monastère publient les informations les concernant et lisent celles des autres. Mais notre héros n'y restera pas longtemps. En effet, en observant un flux de donné écrit par un autre moine il se rend compte qu'il existe une anomalie. Il part donc en quête dans le monde extérieur pour trouver l'explication de cette anomalie.

Je suis vraiment heureux de m'être lancé dans cette nouvelle car on y découvre le danger des technologies dites de sécurité. Un danger qui n'est encore que peu analysé. Souvent les mises en garde sont évacuées d'un trait d'esprit consistant soit en arguant du danger soit par cette phrase si commune mais si inquiétante "Mais enfin si vous n'avez rien à cacher vous n'avez rien à craindre!". Ce genre d'arguments laisse de coté le point le plus important. Il ne s'agit pas d'avoir quelque chose à cacher. Il s'agit d'avoir le droit de cacher, d'avoir le choix. Celui-ci est d'autant plus important que l'être humain a besoin d'un minimum de vie privée pour se construire et pour vivre (imaginez devoir aller aux toilettes alors que des caméras sont braquées sur vous!).

Le monde que Doctorow décrit dans cette nouvelle est un monde de surveillance totale. Celle-ci se forme aussi bien par des personnes, la securitat, qui est lourdement armée et dont les droits semblent n'être contrebalancée par presque aucun devoirs. Mais aussi des processus automatiques de gestions, d'analyse et de captation de données. Tout, dans ce monde, demande à l'individu de justifier son activité. Refuser de justifier ou se protéger contre une telle invasion est suspect. Mais ce monde de surveillance totale est encore pire qu'on ne le croit. Outre les technologies de surveillances le sens de la culpabilité a changé. Nous considérons tous que l'idée de l'innocence jusqu'à la preuve du contraire est acquise. Mais que se passe-t-il quand c'est la culpabilité qui est acquise jusqu'à preuve du contraire? Les technologies et les services de surveillances commencent à considérer la population comme fondamentalement criminelle, à traiter tout individus comme un criminel. À partir de la nous devenons tous coupable de quelque chose et il suffit d'examiner le passé de quelqu'un pour justifier une arrestation. Voila ce que montre Doctorow. Un futur qui est possible et contre lequel il faut lutter.

23/10/2012

Makers par Cory Doctorow

Titre : Makers
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 410

Je pensais lire mon avant dernier Doctorow quand il publia un nouveau livre. Je parlerais de celui-ci plus tard mais j'ai trouvé ça très frustrant. On devrait interdire aux auteurs d'écrire quand on les lit. Makers nous emmène en Floride. Un magnat de l'industrie vient d'acheter deux énormes groupes aux modèles anachroniques: Kodak et Duracell. Ce qui attire l'attention des médias n'est pas l'achat mais la proposition du nouveau propriétaire. Il souhaite détruire les deux entreprises pour n'utiliser que leur réseau. Ce réseau serait nourri par les inventions de petits groupes d'entrepreneurs secondé par un manager qui créeraient et vendraient de nouvelles inventions à un rythme effarant. Le monde entier hurle à l'impossible mais une journaliste voit une histoire voir une révolution. Elle décide donc de suivre l'un de ces groupes et tombe amoureux de cette nouvelle manière de travailler et de créer qui implique une remise en question au jour le jour et de nouvelles inventions tous les 6 mois pour des profits importants. Mais le new work peut-il subsister?

Si seulement! Si seulement me suis-je dit tout au long de ce livre! Si seulement Doctorow s'était contenté d'écrire les 100 premières pages! Je m'explique, le livre est divisé en trois parties. Je n'ai résumé que la première partie et elle est la plus intéressante. Les deux autres s'embourbent dans un retour 15 ans plus tard avec des problèmes de cœur et de lois. Je ne dis pas qu'une histoire qui examine le problème éthique des poursuites pour violation de copyright ou de brevets soit inintéressant. Non c'est la manière dont Doctorow l'écrit qui l'a rendu peu intéressant. Et c'est dommage car les 100 premières pages sont magnifiques. Ces 100 pages décrivent un monde sur le point de tomber en ruine à cause d'une crise économique grave. Décrire un petit groupe qui réussit à survivre et même à relancer partiellement une économie locale et nationale est superbe. Ces pages sont remplies d'exaltation malgré les problèmes rencontrés. Le reste du livre est une sorte de mélancolie longue et lente qui ne m'a donné envie que de fermer le livre. J'ai tout de même résisté mais difficilement.

05/10/2012

the super man and bugout par Cory Doctorow

Titre : The super man and bugout
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 47

Hershie est un alien qui a grandi sur Terre dans une famille normale. Quand il a connu ses capacités il s'est mis à aider les gens. Il s'est même engagé dans l'armée pour combattre le terrorisme. A cette époque Hershie, ou super man, avait un but. Protéger les citoyens et les servir. Mais son existence a volé en éclat le jour ou d'autres aliens sont venus sur Terre et ont proposé de supprimer la criminalité et la guerre. Que peut bien faire un héros dans une société pareille? Hershie ne le sait pas mais il croit avoir une idée. Il décide donc de s'inscrire dans la lutte contre un armement devenu inutile et dangereux. Mais cette décision se heurte à ses problèmes pour vivre normalement dans un monde qui voit en lui une relique inutile.

Je crois que Doctorow aime bien imaginer des événements dans une société qui a passé le premier contact. Ici il tente de décrire comment un super-héros du genre de superman pourrait survivre. Le but d'un héros n'est pas la paix mais la lutte pour la paix. Ce but est mis à mal quand une société réussit à supprimer la criminalité et la guerre. Mais, à mon avis, ce n'est pas le vrai message du livre. Ce message se trouve dans l'intrigue même. Est-il légitime de préparer la guerre au nom du maintien de la paix? Les pays, dans cette histoire, sont en paix de manière durable. Pourtant ces même pays tentent de justifier la poursuite de l'armement au nom de la paix. Mais préparer la guerre n'est-ce pas parier sur la possibilité de celle-ci? N'est-ce pas se préparer à des meurtres de masse? Cette histoire pourrait sûrement plaire au GSSA. Personnellement, sans la trouver particulièrement bonne, je l'ai appréciée.

10:38 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super man, aliens, paix | | | |  Facebook

03/10/2012

Shadow of the Mothaship par Cory Doctorow

Titre : Shadow of the Mothaship
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 52


Je viens de terminer cette petite histoire de Doctorow. Encore une fois, ce n'est malheureusement pas une histoire que j'ai aimé lire. Encore une fois, le style de Doctorow ne me plait pas vraiment pour une raison que je n'arrive pas à identifier. Encore et toujours, je n'apprécie vraiment pas les personnages de Doctorow. Mais qu'en est-il de l'histoire? Nous sommes sur Terre à Toronto. Le héros est le fils de deux envoyés en direction d'un groupement de races sentientes aliens. Mais durant leur observation de la Terre les humains tentent d'éviter d'être jugé négativement. En effet, ce jugement aboutirait probablement à l'extinction de l'espèce. Les parents du héros fondent donc une nouvelle forme de vie qui se base sur la poursuite de la joie de vivre. Mais celle-ci est imposée par les autorités dans le but d'éviter la mort. Le monde a changé. Nous sommes dans une époque ou ne pas être heureux et ne pas être socialement adapté conduit à l'exclusion du groupe. Les voisins et les enfants même dénoncent ceux qui ne suivent pas la nouvelle doctrine. Mais que pourrait-il se passer quand les aliens disparaissent?


De quoi parle cette histoire? Outre un premier contact avec une civilisation alien très avancée on se trouve en face d'une société sans déviances possibles. Les individus qui échappent à la normalisation sont rapidement catalogué et évacué. Dans cette société la norme est gardée par les autres. Mais alors qu'est-ce qui semble si différent de notre société? Nous agissons dans les normes que l'on nous a apprises à respecter et selon le regard des autres (voisins, amis, etc). Peut-être que Doctorow tente de décrire un environnement religieux mais je pense qu'il décrit le fonctionnent d'une société. Être déviant est difficile. Pour être déviant il faut accepter d'être catalogué, surveillé voir interné en vue d'une normalisation. De nombreux exemples historiques et actuels démontrent ce point. Mais que penser de cette nouvelle? Je l'ai annoncé en introduction je ne l'ai pas appréciée et j'avoue ne pas avoir envie de passer trop de temps à en parler. L’intrigue m'a parue bizarre et j'ai mis un certain temps à comprendre de quoi parlait le héros. Je pense que Doctorow ne donne pas assez de contexte pour que l'on puisse s'attacher à l'histoire. Avec le peu d'informations qu'il nous donne on navigue difficilement dans les propos d'un homme qui parle de ce que l'on ne connait pas. C'est dommage car l'idée de base est très intéressante. Comme l'humanité réagirait-elle en passant en jugement devant une autre espèce?

29/09/2012

Return to pleasure island par Cory Doctorow. Le fun jusqu'au bout!

Titre : Return to pleasure island
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Site de l'auteur
Pages : 42

Cette nouvelle fait partie de celles, nombreuses, que je ne comprends ni n'apprécie vraiment. Doctorow nous décrit une famille qui vit sur une île qui semble être un énorme parc d'attraction. Cette famille n'est pas comme les autres. En effet, ses membres sont constitués de terre. Ce sont des golems. Le parc d'attraction n'est pas non plus comme les autres. Son but est d'offrir tout ce que ses clients souhaitent mais quand cela arrive ces derniers deviennent des singes. Doctorow nous montre la vie des trois frères qui chacun ont un caractère différent mais qui tiennent à leur vie de famille. Ils vivent en harmonie les uns avec les autres mais leurs désirs ne risquent-ils pas de détruire celle-ci?

Peut-être que c'est ça la question principale de cette nouvelle. L'harmonie de la famille et la nécessité de penser aux autres avant de réaliser ses rêves égoïstes? Les singes qui étaient des humains seraient une forme de punition de l'égoïsme de ces personnes qui ont tout fait pour avoir du plaisir mais qui n'ont pas pensé aux autres. Et le sort de la famille de golem pourrait bien abonder dans le sens de cette explication. Leur séparation à des effets négatifs très forts sur leur équilibre. Peut-être que Doctorow parle des sacrifices nécessaires de ses désirs dans une vie en communauté? Peut-être que non et je n'aurais donc rien compris. Je ne tenterais pas d'aller plus avant.

11:23 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Fantasy, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, famille | | | |  Facebook

17/09/2012

Craphound par Cory Doctorow

Titre : Craphound
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 30

Le premier contact a eu lieu. Des millier d'aliens parcourent la Terre et partagent leur technologie en échange de terres ou d'objets. C'est donc une époque de remises en questions et d'opportunités. Mais pour notre héros le monde n'a pas vraiment changé sauf qu'il a un ami alien qui l'accompagne dans ses chasses au trésor lors des ventes locales. Les deux amis revendent leurs trouvailles aux enchères et peuvent gagner assez pour vivre. Mais il reste une question. Pourquoi ces aliens achètent-ils des objets sans aucune valeurs face aux technologies qu'ils donnent? Notre héros pourrait bien comprendre ce qui se déroule vraiment s'il reste attentif.

Cette nouvelle fait partie du recueil A Place So Foreign and Eight More. Bien que, comme d'habitude, l'auteur n'offre pas assez de contexte pour me contenter j'ai apprécié cette nouvelle. Je pense que l'un des talents de Doctorow est de créer des histoires avec des situations étranges dans un environnement réaliste et même banal. Qu'y a t'il de plus banal que des vides-greniers? Je ne sais pas… Mais ajoutez un alien et vous pouvez commencer à tisser une histoire autours qui permette de passer outre la banalité du début. Mais surtout Doctorow ne fonce pas dans les poncifs du premier contact. On n'a pas d'armée, ni de scientifiques et encore moins de diplomates. On a simplement deux amis qui cherchent des objets. Mais cette recherche cache quelque chose de plus important et, peut-être, de plus réaliste. Honnêtement, je pense que ce que Doctorow a écrit pourrait presque véritablement se dérouler.

11:52 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, aliens | | | |  Facebook

15/09/2012

When sysadmins ruled the earth par Cory Doctorow

Titre : When sysadmins ruled the earth
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Felix est un sysadmin. Ce nom barbare pour un métier implique que cet homme est responsable du fonctionnement des machines sur lesquels se trouve internet. Il est surtout de piquet. Et dans ce genre de cas les machines ont la désagréable habitude de ne plus fonctionner en pleine nuit et de ne pas vouloir être réparée depuis le domicile. Donc Felix abandonne sa femme et son fils nouveau né avec la promesse de vite revenir et de ne plus être astreint à ce type de service dorénavant. Mais les machines ont été attaquées de manière bizarre. Comme si quelqu’un tentait de détruire l’internet de manière inefficace. Nos sysadmins ne réfléchissent pas vraiment à cela et continuent leur travail sans savoir ce qui est train de se dérouler à l’extérieur. Felix est le premier mis au courant par sa femme. Le monde est en train de sombrer. Des attaques chimiques, bactériologiques et nucléaires ont touché tous les pays et détruit les gouvernements. Les villes sont tombées. Mais alors que faire de l’internet ?

Je le dis tout de suite : à mon humble avis cette nouvelle est actuellement la meilleure de Doctorow. Je ne sais pas ce que j’ai le plus apprécié. Est-ce que c’est l’ambiance entre les survivants qui ne savent pas quoi faire sinon leur travail ? Est-ce parce que Doctorow ne donne pas les responsables ? Ou peut-être parce que quelque chose est tout de même construit ? En tout cas j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle qui décrit une petite société de geeks enfermés avec leurs machines en train de perdre leurs ressources petit à petit. Mais ces geeks décident de communiquer, de comprendre, d’essayer de construire quelque chose. Même si ce quelque chose, encore une fois à mon avis, n’avait aucune chance de fonctionner. On apprend à apprécier des personnages secrets, cachés, qui peuvent être difficile à côtoyer. Oui vraiment c’est une superbe nouvelle.

07/09/2012

Someone comes to town, someone leaves town par Cory Doctorow

Titre : Someone comes to town, someone leaves town
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 384

Alan vient d'emménager. Il a restauré une maison entière pour un seul but : écrire une histoire. Mais avant cela il souhaite connaître ses voisins. Ceux-ci sont des voisins normaux. Du moins aussi normaux que des humains peuvent l'être. Mais Alan aime rencontrer des personnes qu'il ne connaissait pas et apprendre à les comprendre. Il apprend donc à connaître Kurt le punk anarchiste geek, Krishna le guitariste, Link en train de construire sa vie, Mimi qui se cache derrière ses rideaux, et Natalie qui finit ses études. En tentant de comprendre ses voisins Alan se prend dans leurs rêves et souvenirs. Il est intégré à l'idée un peu folle de Kurt d'offrir l'internet gratuit et, surtout, il apprend le secret de Mimi. Mais Alan aussi a des secrets. Car, voyez-vous, Alan et ses frères sont les enfants d'une montagne et d'une machine à laver.

Je suis plutôt ennuyé. Je ne sais pas vraiment quoi dire de ce livre. Non seulement je pense n'avoir rien compris mais, en plus, il est très étrange. Et quand je dis étrange je ne plaisante pas l'idée même de créer un personnage qui a une île pour frère, une montagne pour père et une machine à laver pour mère est folle. Mais, en plus, la chronologie du livre me semble confuse. On navigue très rapidement entre le présent, le passé et parfois les périodes sont floues. Du moins c'est ce qu'il m'a paru. Ce qui ne veut pas dire que ce livre est inintéressant. Simplement il est très bizarre et j'avoue ne pas avoir apprécié ce style. Comme vous le savez si vous m'avez lu j'ai un petit problème avec les personnages et les intrigues de Doctorow que je ne supporte que par les idées qu'il développe. Bien entendu, c'est un avis personnel. Mais, dans ce livre, je n'arrive vraiment pas à passer outre. Et vous ?

18:25 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

04/09/2012

Printcrime par Cory Doctorow

Titre : Printcrime
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité par l'auteur
Pages : 9

Cette très courte nouvelle fut aussi publiée dans le recueil Overclocked. Elle a été écrite après une conversation avec l'un de ses amis sur le problème des imprimantes 3D et des droits d'auteurs et autres patentes. Nous restons donc dans le thème favori de Doctorow. Cette courte nouvelle de moins de dix pages nous montre une famille. Cette dernière vit sans problèmes dans un petit appartement dans une ville quelconque. Hors, un jour des policiers entrent et détruisent tout l'appartement. Pourquoi ? Qu'est-ce qui leur faire croire que le père est un membre du crime organisé ?

Que puis-je écrire sur cette très petite nouvelle ? Probablement la plus courte que je n'ai jamais lu. Beaucoup trop courte pour que l'on puisse parler des personnages ou de l'intrigue. Peut-être est-il plus simple de parler du thème ? Celui-ci, comme je l'ai déjà dit, concerne les droits des industries en comparaisons des droits des consommateurs. Peut-on reproduire un produit sous licence spécifique ? Quels sont les risques si on décide de reproduire ce type de produits ? On sait que l'industrie et les pays du monde occidental tentent de plus en plus de restreindre les droits des utilisateurs dans un contexte ou la copie devient de plus en plus simple. Je ne parle pas seulement des cd gravés ou du téléchargement dit illégal mais aussi de la lutte contre les médicaments génériques ou contre l'utilisation imprévue des appareils (sur ce point apple est champion toutes catégories). Ces restrictions sont de plus en plus importantes et la technologie utilisée empiète largement sur les droits des utilisateurs. Pouvez-vous, par exemple, créer des copies privées pour sauvegarder vos achats légaux ? Avez-vous le droit de passer outre les protections DRM pour lire vos produits sur les plate-formes que vous souhaitez ? Si on se place du coté des industries la réponse est non. Mais si on regarde comment les consommateurs agissent je pense que l'on sera de plus en plus nombreux à devenir hors-la-loi...

14:03 Écrit par Hassan dans contemporain, Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

03/09/2012

I, Row-Boat par Cory Doctorow

Titre : I, Row-Boat
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité sur le site de l'auteur
Pages : 36

Nous sommes en pleine mer. Un bateau attend paresseusement que les deux humains qui ont plongés reviennent. Mais ce bateau n'est pas un vaisseau ordinaire près d'un récif ordinaire. C'est un bateau conscient qui se trouve près d'un récif qui vient d’accéder à la conscience. Et ce dernier n'est pas vraiment heureux d'être réveillé. Après avoir mis en garde Robbie le bateau il tente de se débarrasser des poissons qui l'entourent. Le récif ne compte pas en terminer là dans sa lutte pour la conscience et Robbie devra peut-être faire quelque chose qu'il n'a jamais imaginé être capable de faire pour éviter la destruction.

Que dire de cette nouvelle ? Elle a aussi été publié dans Overclocked mais, au contraire de la précédente, je ne sais pas vraiment quoi en penser. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et elle garde un goût un peu étrange maintenant que je l'ai terminée. Ce n'est pas la première fois qu'une histoire tente de décrire un monde qui devient de plus en plus conscient. J'avais lu, il y a longtemps, un livre qui décrivait des chiens conscients. On pourrait dire que le but de ces histoires est de réfléchir sur l'intelligence et la conscience. Quel est leur but ? Si j'ai bien compris ce que Doctorow tente de dire il semble penser que le but de la conscience est d'avoir une fin vers laquelle se tourner dans sa vie. Dommage qu'il m'ait été si difficile d'entrer dans cette nouvelle qui, à mon avis, est celle que j'apprécie le moins chez cet auteur.

16:03 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, sentience, asimov | | | |  Facebook

24/08/2012

Eastern Standard Tribe par Cory Doctorow

 Titre : Eastern Standard Tribe
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2004
Pages : 336

J'ai terminé le second livre écrit par Doctorow. Celui-ci prend place dans un futur plus proche de nous. Le héros y écrit sa vie. Pas en entier mais la partie qui l'a mené ou il en est aujourd'hui. C'est un homme comme un autre si ce n'est qu'il est capable de créer des arguments logiques sans peines et qu'il sait comment rendre un objet fonctionnel. Il est donc logiquement consultant dans ce domaine et il y est doué. Mais c'est aussi un homme qui fait partie d'une communauté plus obscure. Une forme de tribu d'individus qui partagent le même type de vie et de valeurs. Il travaille aussi pour eux et son dernier travail consiste à saboter une entreprise en faveur d'une autre plus conforme aux valeurs de sa tribu. Mais il y a toujours la possibilité d'être doublé. Et que se passe-t-il quand celui qui nous double tente ensuite de monter toute la psychiatrie contre soi ?

Encore une fois, je n'arrive vraiment pas à m'attacher aux personnages que Doctorow crée. Je les trouve toujours plats et vides. Cependant, j'apprécie les idées et concepts que développe l'auteur. Dans ce livre j'ai apprécié deux choses. Tout d'abord la description qui est faite des objets et procédures développées par des techniciens. Comme le héros le dit : ces personnes ne connaissent rien aux utilisateurs. Et les exemples d'objets mal conçu ou dont les procédures pour les utiliser sont redondantes et absurdes sont assez nombreux. Un second aspect concerne l'internement psychiatrique. Le héros est mis en observation pour démence paranoïaque après avoir été victime d'un complot par les auteurs de ce même complot ! Comment, dans ce contexte, réussir à prouver que l'on est sain à des docteurs qui cherchent l'insanité ? Comment, surtout, réussir à se défendre quand on ne nous offre aucunes informations sur la procédure, les termes médicaux et que l'on est drogué ? Personnellement, je considère l'internement psychiatrique comme une procédure risquée pour les droits de la personne. Il est très facile de se faire interner mais il est beaucoup moins facile d'en sortir. Car on perd une grande partie de nos droits aussi bien dans l'usage que dans la jouissance. Ce livre montre en partie ce faire. Un homme est condamné sans avoir pu se défendre tout simplement parce que la capacité lui en a été déniée. Cet aspect intéressant n'enlève tout de même rien au caractère, à mon avis, moyen du livre.

Livre disponible sur le site de l'auteur

13:18 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow, surveillance | | | |  Facebook

21/08/2012

Down and out in the magic kingdom par Cory Doctorow

Titre : Down and out in the magic kingdom
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Tor Books 2003 (disponible en ligne)
Pages : 339

Après avoir lu quelques nouvelles pourquoi ne pas se lancer dans un livre ? J'ai donc commencé par celui-ci qui est, à ma connaissance, le seul disponible en français. Nous sommes dans un futur non-déterminé mais qui se déroule dans les 150 ans après notre présent. La société que nous connaissons n'existe plus. Elle est remplacée par la Bitchun. Celle-ci lie l'offre de biens de bases à tout le monde avec l'immortalité et une forme de méritocratie agressive. L'argent a aussi disparu pour être remplacé par les whuffies. Ces derniers sont une mesure de la popularité d'une personne qui permettent d'avoir des biens plus luxueux. Ils ressemblent un peu aux amis sur Facebook à mon avis. Julius est le héros de ce livre. Après avoir terminé une nouvelle thèse il décide d'aller à Disney World. Il tombe amoureux d'une femme et prend un soin particulier envers les attractions après avoir été inclus dans l'équipe qui a pris le contrôle du parc. Mais un autre groupe tente de s'arroger celui-ci. Pourraient-ils aller jusqu'au meurtre ?

Ce livre développe des concepts intéressants. L'idée de lier la richesse à la réputation d'une personne en fait partie. Je pense qu'on pourrait presque le lier à l'arrivée, de temps en temps, de stars construites sur internet et qui disparaissent tout aussi rapidement mais dont la réputation qui monte, provisoirement, en flèche les rend visible. Les whuffies fonctionnent un peu de la même manière. Les riches sont très peu nombreux mais la plupart du temps cette monnaie peut fluctuer d'un jours à l'autre. Mais ce concept remplace aussi l'amitié. Celle-ci n'existe plus vraiment dans ce monde puisqu'on peut abandonner quelqu'un que l'on connaissait simplement parce qu'il est à court de réputation ie d'amis. L'immortalité y est aussi décrite. Personnellement je trouve que les conséquences sont mieux maîtrisées que chez Hamilton. En effet, les individus les plus vieux montrent une forme de lassitude après avoir tout vu. Ils décident de quitter la vie pendant quelque temps par ennui et, parfois, de mourir définitivement. Parallèlement, les jeunes perdent une grande partie de leur passion. Pourquoi en avoir quand tout est disponible un jour ou l'autre et qu'il n'existe pratiquement plus aucunes luttes ? Mais je ne pense pas que ce livre soit très bon. Les personnages sont, à mon avis, plats. On ne s'y attache pas et leurs réactions et émotions restent à la surface. Je n'ai eu aucune empathie avec aucun d'entre eux et je trouve cela dommage.

Livre disponible sur le site de l'auteur

09:49 Écrit par Hassan dans Cory Doctorow, Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doctorow | | | |  Facebook

18/08/2012

Total Recall

J'avais lu la nouvelle il y a longtemps, j'avais vu la première adaptation il y a tout aussi longtemps, j'ai décidé d'aller voir cette seconde adaptation. Nous sommes sur Terre, la plus grande partie du monde est détruit et inhabitable suite à une guerre totale. Il n'existe plus que deux pays habitables : La fédération unie d’Angleterre et la Colonie. Les voyages entre ces deux points opposés se font à l'aide d'un ascenseur qui traverse littéralement la Terre. Douglas Quaid est un ouvrier de la colonie comme un autre. Il fait quotidienne le voyage entre la colonie et la fédération pour travailler sur les soldats synthétiques qui veillent à la sécurité de la fédération sous les ordres du chancelier. Mais il a envie de plus. Il souhaite du changement, de l'aventure et un peu de romance. Il décide donc de faire appel à la société rekall (probablement que la K fait tendance) qui lui offre de vivre les souvenirs artificiels d'un agent secret. Mais l'implantation se passe mal car il semblerait que Quaid soit réellement un agent secret ! Ou est-ce un rêve ?

Il est dommage que je ne me souvienne pas mieux de la nouvelle et de la première adaptation. Mais j'en sais assez pour considérer que cette réadaptation me semble ratée. Les décors sont magnifiques, les villes des deux entités politiques sont assez bien conçues pour qu'on puisse facilement observer les différences. Entre la Colonie toujours sale, pluvieuse, multiethnique et remplie de monde et la fédération froide, grise voir blanche mais propre et bien conçue malgré le nombre impressionnant de personnes dans les rues on a vraiment l'impression d'entrer dans un univers ou l'espace est un bien précieux. Les effets spéciaux sont aussi plutôt impressionnants. Les hélicoptères, les explosions et les voitures se rapprochent de la vision de Minority Report avec le même style de courbes. Non, ce qui manque c'est l'aspect psychologique. Où est la réalité ? Est-ce que ce que vit Quaig est vraiment en train de se dérouler ou n'est ce qu'un fantasme ? Quel est la différence entre réalité et fiction ? Cet aspect très important a été complètement mis de coté et la question est résolue en un tour de main. C'est ça qui rend ce film si décevant. Ça et le manque total d'empathie de ma part avec les personnages ainsi que le scénario couru d'avance. Au moins ce film montre un minimum de critiques envers les technologies sécuritaires. Le héros se trouve dans un monde rempli de technologies de sécurité qui permettent de tracer, comprendre et réprimer tout comportement considéré comme dangereux. Il semble qu'il n'y ait pas de gardes-fous institutionnels puisque la police n'hésite pas à tirer dans la foule. Mais, là aussi, le film ne va pas aussi loin qu'il devrait. Une adaptation vraiment décevante.

Site officiel

Image : Allociné

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10:12 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : k dick | | | |  Facebook

15/08/2012

After the siege par Cory Doctorow

Titre : After the siege
Auteur : Cory Doctorow
Éditeur : Auto-édité dans sa version numérique
Pages : 51

Cory Doctorow est un auteur de science fiction connu pour ses positions résolument anti-drm et en faveurs d'une révision du droit d'auteur. Mais il ne se contente pas de parler puisque toutes ses œuvres sont disponibles en versions numériques sans drm et sans coûts pour le lecteur. Chacun à le choix d'offrir de l'argent à Doctorow ou de s'acheter le livre en papier. After the siege est une nouvelle publiée dans le recueil Overclocked. Mais la version numérique est téléchargeable seule. C'est l'histoire d'une jeune fille, Valentine, qui vit dans une ville magnifique. Cette dernière a connu, il y a quelques années, une révolution quand plusieurs gouvernements successifs ont été incapable de distribuer des médicaments à une population décimée par la maladie du zombiisme. Cette révolution a conduit les nouveaux dirigeants à mettre en place une forme de distribution large, et sans coûts, de tous les biens. Mais un jour un pays voisin, soutenu par l'UE et les USA, décide de faire la guerre à la ville au nom de la perte des royalties subies par cette politique. La jeune Valentine verra sa famille se sacrifier pour défendre leur mode de vie tout comme les autres familles. Mais elle découvrira surtout un homme qui se fait appeler le magicien et qui ne souffre pas des privations de la guerre.

Outre l'aspect politique que l'on peut tirer de la description, très fragmentaire, de cette ville (et que je ne suis pas certain d'avoir bien interprété) on peut apprécier cette nouvelle pour d'autres raisons. En effet, avec la guerre pour arrière fond c'est le passage à l'âge adulte d'un enfant que Doctorow nous décrit. La nouvelle commence dans un monde quasiment féerique ou tout est possible. Mais au fil des pages la jeune fille devient adolescente puis une femme et observe de manière de plus en plus crue les réalités de la guerre et de sa vie. Cette nouvelle a aussi été écrite en réaction à la vie d'un membre de la famille de Doctorow. Sa grand-mère aurait connu le siège de Prague et Doctorow a tenté de décrire les horreurs de la guerre. Mais il va plus loin encore puisque ces horreurs sont aussi un prétexte pour la mise en place d'un spectacle macabre. Ce qui se rapproche en partie des actes de certains journalistes de guerre qui filment sans agir des horreurs qui passent ensuite au journal du soir devant les familles.

Nouvelle disponible sur le site de l'auteur

15:50 Écrit par Hassan dans science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, doctorow | | | |  Facebook

08/07/2012

The amazing Spiderman

Comment faire quand on on n’a pas d'idée mais que l'on souhaite faire de l'argent ? On adapte des comics. Que faire quand on a vraiment aucune imagination ? On réadapte un film adapté d'un comic. Ce film est donc une réadaptation qui reprend tout depuis le début ! Spiderman n'est donc pas un inconnu dans l'industrie cinématographique. En effet, nous avons déjà pu suivre ce héros dans une trilogie. Eh bien, les grands maîtres du cinéma, dans leur grande sagesse, ont décidé de faire une seconde trilogie. Mais ils ne souhaitent pas continuer l'histoire. Non, comme je l'ai dit plus haut on recommence tout depuis le début. Nous suivons donc le jeune Peter dans sa vie de lycéen normal et un peu paumé. Jusqu'à ce qu'un jour il se fasse mordre par une araignée génétiquement modifiée. Cette mutation le conduit à s'intéresser de plus près aux recherches de son père disparu mettant en place un chemin qui conduira vers sa première lutte en tant que héros.

Je n'ai pas beaucoup aimé ce film. Je trouve qu'il est trop long et lent. Honnêtement, je doute que relancer de cette manière Spiderman ait été une bonne idée. Mais les films qui suivront pourraient me donner tort. Qu'est ce que je n'ai pas apprécié dans ce film ? Tout d'abord je trouve le personnage de Peter Parker particulièrement insupportable. Il peut être plus proche de l'idée que l'on se fait d'un ado mais je n'aime pas du tout ce traitement. Ensuite, et encore une fois, je trouve que l'intrigue se déroule beaucoup trop lentement. On met un temps incalculable pour voir l'affrontement final au profit de petites scénettes assez peu utiles à mon avis. Par contre, j'apprécie que Spiderman crée lui-même le moyen de lancer des toiles. Cet aspect est plus proche du peu que je sais du comics et avait été abandonné dans les films précédents. J'ai aussi beaucoup aimé la scène traditionnelle avec Stan Lee. Pour conclure, je trouve ce film très peu intéressant voir franchement inutile mais je sais que mon avis n'est pas partagé par tous.

Image : Site officiel

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18:38 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : spiderman, marvel | | | |  Facebook

26/06/2012

Misfits saisons 1-3

Je l'ai déjà dit, les super-héros sont de plus en plus nombreux au cinéma. Mais la plupart de ces films sont adaptés de comics alors que Misfits est une création originale ce qui donne déjà un bonus. Cette série est produite par E4. C'est donc une création anglaise qui a réussi à créer un large public d'adeptes. A tel point que les Américains vont adapter cette série (tout en détruisant probablement une grande partie de ce qu'elle est). Nous sommes dans une banlieue quelconque et sale. Cinq jeunes sont condamnés à des travaux d'intérêts généraux pour diverses fautes plus ou moins graves. Tandis qu'ils accomplissent les tâches qu'on leur a confié un orage éclate. Celui-ci n'est pas commun puisque d'énormes grêlons tombent entre les éclairs. Suite à cet orage les cinq jeunes délinquants découvrent qu'ils ont reçu des pouvoirs de différentes natures. Mais ils ne sont pas seuls et avec ces pouvoirs ne vient pas la responsabilité mais les problèmes, d'énormes problèmes !

A mon avis c'est une très bonne série que je me suis procurée. Ce n'est pas tout a fait une surprise puisque j'avais lu beaucoup de bonnes critiques. Chaque saisons possèdent un petit suspens particulier et c'est la raison pour laquelle je ne donnerais pas trop d'informations. Outre les pouvoirs et les intrigues qui restent classiques mais traitées de manière légèrement différente de ce dont j'avais l'habitude. Ce sont surtout les personnages. Chacun d'eux à un caractère particulier et leur pouvoir est lié à celui-ci. Curtis est un ancien coureur de stature mondiale qui est probablement le plus adulte des cinq. Alisha est une bimbo qui adore faire la fête. Quant à l'autre femme, Kelly, sa grande gueule cache une certaine timidité. Mais ce sont les deux autres personnages que j'ai le plus apprécié. Nathan est proprement détestable mais c'est son attitude irrespectueuse et ses comportements à la limite de l'insulte qui le rendent attachant. Quant à Simon il est probablement mon personnage préféré. Bien qu'il ait une attitude proche du serial killer psychopathe il combine une intelligence redoutable à une débrouillardise impressionnante. Malheureusement, après deux saisons que j'ai beaucoup apprécié la troisième perd une partie des qualités de la série. Étant donné que la saison 4 perd d'autres personnages principaux on peut se demander comment les producteurs réussiront à garder l'identité de la série.

Image : site officiel

 

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18:39 Écrit par Hassan dans Fantasy, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : misfits | | | |  Facebook

05/06/2012

Men In Black 3 (un saut dans les souvenirs)

J'ai un peu de retard puisque ce film est sorti il y a déjà pas mal de temps. Mais un manque de possibilités m'a empêché d'écrire ce billet sur ce blog. Vous vous souvenez de Men In Black? Ce film de Sonnenfeld sorti en 1997. Ce film nous montrait le recrutement d'un nouvel agent par une agence gouvernementale secrète chargée de réguler les activités aliens sur Terre. Il permettait aussi de voir un cafard géant se faire écraser le tout avec des dialogues dont je rigole encore. Le second gardait un ton décalé avec une méchante qui se balade en lingerie fine et adore attacher les hommes dans ses tentacules. Cette nouvelle suite se déroule quelques années après. K est toujours un agent ainsi que J mais Z est mort. C'est dans le cadre d'un transfert de pouvoir que le pénitencier lunaire est attaqué pour libérer le dernier représentant d'un espèce baignée dans le sang de centaines de planètes: Boris l'Animal. Mais les agents ont à peine le temps d'enquêter que K disparaît mystérieusement. Selon la nouvelle cheffe ce dernier est mort en 1969 en Floride. Il apparaît que Boris a fait un saut dans le temps pour tuer K et permettre à son espèce de détruire la Terre. Le temps manque pour J de retrouver K et de le sauver ainsi que la Terre!

J'avais beaucoup apprécié le premier film et un peu moins le second. J'attendais donc ce troisième opus avec un peu de réticence. Il est vrai qu'il me semble qu'il manque un petit quelque chose de chaotique dans ce dernier. Comme si J n'était plus vraiment aussi déjanté qu'auparavant ou plutôt que les idées commencent à manquer dans le film. Peut-être aussi que de commencer la réalisation sans avoir de fin n'était pas une bonne idée? Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a que des mauvaises idées. Au contraire le film est rempli de très bonnes idées. Le saut dans le temps, par exemple, est attendu mais reste un concept intéressant. En 1969 j'ai surtout beaucoup aimé la manière dont les Men In Black sont décris. En effet, l'agence est remplie des gadgets que l'on connaît mais ceux-ci ont beaucoup moins performants et surtout beaucoup plus gros. K, par exemple, possède un neurolaseur portable qui prend 10 minutes pour se charger. Les aliens ont aussi le style de l'époque ce qui nous ramène aux doctor who classiques avec ses aliens kitsch et ridicules. L'agence a aussi une attitude différente envers les aliens qui reflète la mentalité raciste de l'époque. En effet, ceux-ci ne sont que des poids et leur mort n'a pas d'importance. La mort d'humains, par contre, est prise au sérieux. On observe aussi que les Men In Black surveillent de très prêt les milieux alternatifs. D'ailleurs, l'idée de faire d'Andy Warhol un agent en mal d'inspiration est très bien trouvée! Il est dommage que le cocktail ne fasse pas tout à fait effet. Mais le film reste un divertissement sympathique qui ne cherche pas vraiment autre chose.

Image: site officiel

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11:32 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mib, men in black | | | |  Facebook

29/04/2012

The Avengers. L'union fait la force, vraiment?

Après nous avoir fait aimer, ou subir dans plus d'un cas, les héros emblématiques des comics Hollywood a décidé de nous offrir un film qui regroupe plusieurs super-héros! Nous retrouvons donc Ironman, Thor toujours aussi kitsch, Hulk dont les films étaient des horreurs et Captain America incarnation du patriotisme américain en collants. Tous ces héros sont réunis par Nick Fury directeur du SHIELD dont l'une des bases a été attaquée, et détruite, par ce cher Locky qui avait disparu depuis l'été passé. Il ne revient pas en tant que roi d'Asgard mais comme général d'une armée d'aliens bien décidée à détruire la Terre. Nos bras cassés préférés vont donc tenter d'accepter de travailler ensemble pour stopper Locky tout en détruisant la moitié de Manhattan (de toute façon on est en pleine crise donc ramener un peu de travail ça ne peut que faire du bien). Une grande partie du film n'est dont qu'un - trop? - long prélude à la bataille de New-York durant laquelle chacun des super-héros montrera sa force au monde.

Les personnes qui me suivent régulièrement savent que j'ai regardé la plupart des films de super-héros sortis dernièrement. La plupart du temps je les apprécie sans être, pour autant, aveugle sur le manque global de qualités. Après tout, ce sont surtout des productions sans réelles imaginations puisque les producteurs se "contentent" d'adapter une histoire qui existe déjà. Ces adaptations peuvent être réussies, moyennes ou carrément mauvaises comme un film normal. Il faut avouer que je trouve souvent ces films moyens que bons. Mais, mis à part quelques ratés retentissants, je m'amuse plutôt bien. La question est donc de savoir comment la jonction entre plusieurs univers et super-héros peut se faire? Comme on me l'a dit après la séance, relier ces mondes de styles différents est difficile. Le risque est de donner trop de place à un personnage face aux autres et il est certain que Ironman est ici prédominant. Heureusement, Ironman est un personnage très humoristique alors que Captain America est trop sérieux à mon goût (et aussi trop patriote en collants). Le problème de ce film est aussi son rythme. Le début du film est poussif. Les personnages sont reliés avec difficultés et les choses traînent en longueur tandis que le groupe se constitue très - trop! - lentement. Ce qui laisse moins de temps pour le véritable but de ce film: la grosse baston de New-York. Heureusement que celle-ci nous offre notre demande de combats avec les suspens sans suspens et les situations humoristiques qui ne sont drôles que dans le cadre du film (observez Locky et Thor quand ils sont près de Hulk). Les plans sont "astucieusement" mis en scènes pour nous offrir les combats de chacun des héros de la manière la plus fluide possible ce qui n'est pas trop mal réussit. Mais la fin du film nous offre aussi la possibilité qu'une suite soit possible. On verra bien.

Image: Site Officiel

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05/04/2012

The Hunger Games

Nous sommes dans un avenir peu identifié qui prend place 74 ans après une guerre civile destructrice. Dans ce monde Washington règne sur 12 Districts. Chacune de ces régions, lors de la guerre civile, s'est révolté. Comme punition, et pour garder la mémoire du vainqueur, chaque année les régions doivent envoyer un homme et une femme à ce qui a été nommé The Hunger Games. Durant ces jeux les participants doivent se battre les uns contre les autres jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le dernier survivant non seulement honorera son district mais deviendra riche. Lors de ces 74ème jeux Primrose est choisie comme envoyée du district 12. Mais sa grande sœur refuse de la laisser partir et décide de se porter volontaire. Alors qu'elle vient à peine de quitter sa famille elle est envoyé en direction de la Capitale. Elle y découvre des technologies et un luxe dont elle n'a jamais rêvé mais aussi une société cruelle et qui ne fonctionne que sur l'apparence. Malgré son aversion elle sera obligée d'accepter les règles si elle souhaite survivre.

Ce film est à la fois stimulant et frustrant. J'ai deux raisons d'avoir ressenti de la frustration. Premièrement parce que la société qui nous est présentée l'est de manière très lisse. On reste en surface. En second lieu parce que la fin nous laisse sur notre faim (sans mauvais jeux de mots) et donne envie de connaître la suite des intrigues qui ont été initiées. Mais ce film est aussi stimulant. En effet, une multitude de piste de réflexions sont possibles. On pourrait très bien parler de l'aspect très antiquité grecque et romaine par exemple. Les jeux se référent très clairement aux jeux du cirque (bien que mythifiés). Les vêtements des candidats forcés, lors de leur arrivée à la Capitale, donne aussi un aspect dieux grecs et l'habit de feux du couple 12 pourrait très bien être une référence au dieu des enfers grec. Les jeux ont aussi un aspect politique. Non seulement ils permettent aux districts de se souvenir de leur échec et d'être humiliés chaque année mais un autre aspect se fait jour. Comme le dit le Président, ce qui compte dans les jeux ce ne sont ni la violence ni l'humiliation mais l'espoir. Aussi longtemps qu'un vainqueur est possible l'espoir reste et empêche la révolte. Ce qui explique pourquoi les actes de Katniss durant et à la fin des jeux sont dangereux pour l'équilibre du régime. Mais c'est aussi une société très contrôlée que l'on observe. Les policiers et les caméras sont partout. Ce qui compte dans cette société devient donc l'apparence. Et les habits des habitants de la Capitale en sont un parfait exemple. Tous sont en représentations comme s'ils se trouvaient dans un théâtre. Dans ce cadre les candidats sont obligés de jouer le jeu même si celui-ci les dégoûte au risque de mourir. Je n'ai donc pas seulement apprécié ce film je l'ai aussi trouvé très révélateur.

Image: Site Officiel

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25/02/2012

Chonicle (avoir la grosse tête)

Les films de super héros sont à la mode depuis quelques années. Il ne se passe pas une année sans que l'on découvre une nouvelle adaptation qui nous montre l'apprentissage physique et spirituel du héros jusqu'à ce qu'il accepte sa responsabilité. La question est donc de savoir si ces héros sont réalistes ou si Platon, avec son anneau de Gygès, avait raison? C'est la question centrale de Chronicle qui est réglée en utilisant la forme de films mis en place par les personnages même (le même procédé que dans Cloverfield ou Blair Witch). Ce qui permet de donner un faux air de documentaire permettant d'entrer dans des jours historiques (historique si ces événements avaient vraiment eu lieu). Nous sommes  aux USA dans la peau, si l'on peut dire, d'un jeune adolescent méprisé et invisible. Il a récemment décidé de filmer sa vie. Ce qui le conduit à être mobilisé par son cousin et le représentant des élèves à lui demander de les suivre dans une grotte qu'ils viennent de découvrir. Ils y découvrent un objet étrange. Mais c'est ensuite que les choses sérieuses commencent. En effet, les trois ados se rendent compte qu'ils développent un pouvoir télékinésie de plus en plus puissants. Mais comment accepter des limites quand on a virtuellement aucune limite?

Je suis assez partagé quant à ce film. D'un coté le film est parfaitement prévisible et ce même sans le voir. La bande annonce suffit pour comprendre le scénario. Mais il pose aussi des questions qui ne sont pas forcément traitées par les films classiques de super héros. La question du respect du contrat social quand les instances de contrôles ne peuvent plus nous contrôler. D'un point vue tout a fait technique j'avoue ne pas être fan de ces films "Caméras à la main". Dans ce cas précis le réalisateur a même créé un personnage dont le seul but est d'offrir une seconde caméra permettant de filmer les personnages principaux. Du point de vue de l'histoire, comme je l'ai déjà, tout est parfaitement attendu par le spectateur. Les ados commencent à apprendre leur pouvoir en se comportant comme des ados. C’est-à-dire par des blagues de gamins comme faire peur aux enfants, se lancer des cailloux ou soulever les jupes des femmes. Et il continue avec le coté sombre de la force (si je puis me permettre). Il montre comment un des ados commence à vouloir se défaire du carcan de ses peurs et du respect qu'on l'oblige à montrer envers l'autorité incarnée par la figure du père (on pourrait presque faire une analyse freudienne de ce film... le lien entre le père, la mère et le fils est proche de ce que je comprends du complexe d’œdipe).

La question intéressante est de se demander comment la loi peut exister sans la peur. Peu de temps après le début du film on apprend que la peur de la force de l'état au travers des instruments de légalité a disparu pour ces ados. Et il est très intéressant de voir que c'est à travers du personnage le plus proche de la philosophie qu'est rappelée la nécessité des règles pour la vie en communauté. Le fait que celui qui finit par les refuser est justement le petit timide seul et martyrisé est beaucoup moins intéressant. Bref, les personnages en sont conscients et tentent de nous faire passer le message. La force légale n'a plus aucun effet sur eux. A parti de la comment garantir le respect des lois? Le personnage philosophe répond par une maîtrise de ses pulsions (créant, en quelque sorte, un homme civilisé et au-dessus de l'animalité) alors que le héros du film répond par une rhétorique du surhomme et hurle à la face du monde ses capacités et son droit naturel à faire ce qu'il fait. Donc à être au-dessus du droit des humains dont il ne ferait plus partie. À partir de là la conclusion est simple et on sait immédiatement qui doit le combattre.

Image qui montre très bien ce que je viens de dire à mon humble avis: allociné

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18:39 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : super héros | | | |  Facebook