science-fiction - Page 4

  • Hardfought par Greg Bear

    Titre : Hardfought
    Auteur : Greg Bear
    Éditeur : Open Road Media Sci-Fi & Fantasy 1 avril 2014
    Pages : 116
    TW : Racisme, mention de génocides

    Le futur, une époque indéterminée dans la nébuleuse de la Méduse un vaisseau humain prépare son équipage au combat. Depuis des milliers d'années, l'humanité est en guerre contre une espèce aussi vieille que la galaxie : les Senexi. Alors que l'humanité est née sur une planète rocheuse riche en ressources les Senexi proviennent d'une planète gazeuse avec peu de ressources. Les deux espèces sont aussi puissantes l'une que l'autre sans que rien ne semble permettre la fin de la guerre. Pire encore, les deux espèces n'ont même jamais essayé de se contacter.

    SPOILERS

    Je n'ai lu que deux romans de Greg Bear, L'échelle de Darwin et Les enfants de Darwin. Bien que mes souvenirs soient lointains, j'en ai eu l'impression d'un auteur qui essaie d'être le plus proche de la réalité scientifique tout en tentant d'aller au bout des conséquences de ce qu'il décrit. Malgré les actes mis en avant dans ces deux romans, il en sortait aussi une impression d'optimisme. Hardfought est très différent. J'en ai entendu parler sur le blog Le culte d'Apophis qui en fait une critique très complète tout en le comparant à La guerre éternelle de Joe Haldeman, un très bon roman. Greg Bear écrit une histoire particulièrement difficile d'accès. Il ne prend pas le temps de définir son univers dans les premières pages. Il faut attendre plusieurs dizaines de pages avant de commencer à comprendre à quelle époque l'on se trouve et quels sont les éléments particuliers de cet univers. L'auteur nous offre quelques indices mais sans les expliciter. L'entrée est particulièrement difficile et ce n'est que durant la lecture que l'histoire commence à devenir plus compréhensible, ce qui permet à l'auteur de nous présenter une dystopie particulièrement glaçante.

    Lorsqu'on ressort de cette courte histoire on ressent une impression de fort désespoir. Les rares personnages de l'intrigue sont perdus dans un combat qu'illes ne comprennent pas et qui ne peut pas s'arrêter. Les Senexi sont plus compréhensibles que les humain-e-s. Greg Bear nous décrit une civilisation ancienne qui n'accepte pas les changements. Ne serait-ce que communiquer avec d'autres formes de vie est considéré comme une atteinte à leur pureté originelle. La civilisation fonctionne avec un corps nerveux central immobile et des individus sous contrôle plus ou moins strict mais capables de se mouvoir. L'intrigue permet de suivre l'un de ces individus chargé de comprendre l'humanité

    L'humanité, justement, est très différente de ce que l'on connait et ce n'est que tardivement que l'on commence à comprendre à quel point celle-ci a été mise à mal. Pour être précis, l'auteur nous présente trois époques. L'une est mise en avant au début du roman. L'autre est présentée vers la moitié de l'intrigue et la dernière époque débute à la fin du roman. À travers ces trois époques l'auteur essaie de nous faire comprendre ce qui arrive à l'humanité lorsque celle-ci décide de tout faire pour devenir une machine de guerre chargée de combattre éternellement. Outre l'incapacité de communiquer avec des êtres différents, car la compréhension implique une possibilité d'empathie, l'intrigue met en place une tentative d'atteindre l'efficience parfaite. Lorsque l'on commence à comprendre cet aspect durant la lecture on commence à pouvoir imaginer tout ce qu'a perdu l'humanité. Les personnages ne sont plus des humain-e-s mais de simples machines construites à la chaine pour être envoyées au combat le plus vite possible. Il n'y a plus d'égalité mais un système de caste avec des buts précis. Les dirigeant-e-s ne sont jamais montré-e-s. À la fin du roman on se demande si les deux espèces ne méritent pas de se détruire mutuellement.

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    **** Je n'ai fait qu'effleurer les thèmes d'une lecture aussi riche qu'elle est difficile d'accès. Je ne peux pas annoncer avoir apprécié ma lecture. Mais Greg Bear a réussi à produire une intrigue extrêmement bien construite.
    *****

    Image : Site de l'auteur

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  • Ant-Man and the Wasp

    Ant-Man n'apparait pas dans Avengers Infinity War. Comme d'autres personnages, on ne sait pas ce qui lui est arrivé ni où il se trouve lors des événements du dernier Avengers. Scott Lang a accepté un accord avec le gouvernement allemand ainsi que le gouvernement des Etats-Unis. Au lieu de la prison, il retourne chez lui mais il est assigné à résidence pour deux ans avec une période de probation. Bien entendu, il ne doit contacter ni Captain America ni Hank Pym et Hope van Dyne. La vie se déroule difficilement entre une routine de tous les jours, l'apprentissage de la magie, le gardiennage de sa fille et l'irruption de la police pour fouiller la maison. Bien qu'il regrette de ne plus être Ant-Man, Scott refuse de mettre en danger ses relations avec sa fille qu'il juge plus important que son envie d'être un héros. C'est sans compter Hank et Hope.

    SPOILERS

    Le premier film mettait en avant Scott Lang alors que Hope van Dyne était bien plus capable que lui. Scott était un Ant-Man qui apprenait à utiliser le costume ainsi que les fourmis tout en suivant les ordres d'Hank Pym. Hope van Dyne était à peine un personnage dont Scott tombe amoureux ou une fille fâchée contre son père. Pourtant, elle est clairement bien plus entrainée et intelligente que Scott. Ce second film lui rend enfin justice. Non seulement elle est inscrite dans le titre mais elle est active une grande partie du film. Bien entendu, elle a parfois besoin d'aide mais c'est elle qui décide quand et où. Je tiens d’ailleurs à mettre en avant une scène particulière. Alors que Scott s'apprête à les sauver Hope a déjà mis en place un plan. Hope n'est pas une princesse Disney en attente d'un homme. Scott, dans ce film, perd de sa superbe. Alors que Hope est active et compétente Scott échoue et utilise un costume qui ne fonctionne pas bien. Le personnage et ses capacités sont clairement diminués face à Hope van Dyne.

    Sans être révolutionnaire, le premier film usait habilement des capacités de miniaturisation et d’agrandissement. Outre des scènes humoristiques cela permettait aussi un changement de perspective au sein même des scènes. Cette suite utilise les mêmes idées que le premier. On retrouve les mêmes personnages avec les mêmes caractéristiques. On retrouve le bus et son klaxon. Et le film utilise encore plus les changements de tailles des héros et du décor. Les voitures et les immeubles ne sont plus indemne (et l'on se dit que Hope et Hank feraient fortunes en tant que déménageurs). Il n'y a donc aucune surprise mais simplement de l'efficacité. Heureusement, ce film ajoute une adversaire bien plus intéressante que le premier. Son but n'est pas de contrôler le monde mais tout simplement de survivre et de tout faire pour éviter la souffrance. Il est dommage que ce personnage ne soit pas examiné de plus près dans ce film.

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    *** On ne peut pas parler d'un bon film mais d'un film efficace et rien de plus.
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    Image : Site officiel

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  • Low 4. Derrière le brouillard par Rick Remender et Greg Tocchini

    Titre : Low 4. Derrière le brouillard
    Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
    Éditeur : Urban comics 23 février 2018
    Pages : 120

    Ce tome contient Low 16-19. La famille Caine est plus divisée que jamais. Stel a réussi à atteindre la surface mais elle a sous-estimé les dangers d'un monde que plus personne ne connait et elle pourrait bien ne pas avoir survécu à ses recherches. Della a abandonné sa sœur afin de détruire la sonde qui donne de l'espoir à sa famille. Tajo est laissée pour morte après sa confrontation avec sa sœur et la fille de son père adoptif. Elle se réveille au sein de Salus, une ville en proie à la mort et au suicide. Mais il semblerait qu'il y ait enfin une possibilité de trouver une nouvelle maison à l'humanité dans une autre galaxie. Il ne reste plus qu'à convaincre le sénat.

    SPOILERS

    La direction prise par ce quatrième tome m'a surpris. Remender se concentre uniquement sur l'une des filles de la famille Caine et laisse les autres personnages en arrière. Alors que je me posais des questions du Della et le destin de la sonde ainsi que de Stel, et surtout de cet être qui détruit la sonde à la fin du tome 3, aucune information ne nous est donnée. Tandis que la série commence par une quête vers la surface ce nouveau tome trouve une information cachée dans les bases de données de la cité de Salus, ce qui rend le voyage de Stel inutile (et justifie l'importance d'engager de bons archivistes). J'ai l'impression que les événements sont précipités mais surtout je me demande pour quelle raison il a été nécessaire de faire revenir Marik ? Je ne sais pas si Remender va revenir aux autres personnages mais je l'espère.

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    *** À mon avis le tome le plus faible de la série.
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    Image : Éditeur

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  • The 100 saison 3 et 4

    TW : meurtres, tentatives de suicides

    Le monde a été détruit dans une apocalypse nucléaire. Mais l'humanité a survécu dans des stations spatiales qui se sont réunies sous la forme d'une Arc. Il y a quelques mois, 100 adolescent-e-s, des délinquant-e-s, ont été envoyé sur Terre afin de vérifier la viabilité du terrain. Car l'Arc meurt et sans une autre solution l'humanité va disparaitre. Mais les 100 et leurs parents ne sont pas aussi seuls qu'on ne l'a cru. Les survivant-e-s de la Terre se sont regroupé-e-s en tribus qui considèrent la survie et la violence comme nécessaire dans un monde dangereux. Les 100 ont décidé de s'allier à ces tribus afin de combattre un second groupe caché dans le bunker d'une montagne, qui utilise le sang des survivant-e-s et des 100 afin de trouver un moyen de survivre aux radiations externes. À la suite de cette guerre, la cheffe des 100, Clarke, a décidé de vivre en ermite. 6 mois plus tard tout le monde est à sa recherche. Et alors qu'elle revient sur les devants de la scène de nouvelles menaces risquent de détruire ce qui reste de l'humanité.

    SPOILERS

    Le propos de la série, depuis le début, concerne la survie. Face aux 100 nous avions un groupe de personnes très violentes qui considèrent que la survie provient de la capacité de combattre et de sacrifier les personnes faibles et dangereuses. Un autre groupe utilise l'esclavage et le vampirisme tout en se considérant comme la quintessence de la civilisation humaine (surprise, ce sont des blancs aux habits riches). Durant la série, les 100 et les terrien-ne-s essaient de créer une nouvelle civilisation basée sur la paix. Mais la série aime bien créer de nouveaux problèmes. Ainsi, la saison 4 montre les 100 devenir équivalents au groupe du bunker puisqu'illes utilisent le sang et les corps d'autres personnes afin de trouver un moyen de survivre à la fin du monde. La question posée est limpide : Que peut-on justifier au nom de la survie ?

    L'une des réponses est donnée par Luna. Ce personnage aurait mérité un meilleur développement au fil de la série. Luna est membre d'un groupe qui peut accéder au statut suprême. Ce statut s'acquière lors d'un combat rituel qui implique la mort de toutes personnes prétendantes au trône. Mais Luna a fui et, depuis, refuse de rester sur la voie de la violence. Elle essaie de créer une nation basée sur la paix. À plusieurs reprises, elle accuse Clarke de justifier des atrocités au nom de la survie et, petit à petit, refuse à l'humanité le droit de continuer à exister. Malheureusement, ce refus se traduit par un retour à la violence. Luna fait partie des rares personnages censés être purement pacifistes que je connais (un autre exemple étant la Duchesse Satine dans la série Clone Wars). J'aurais apprécié que la série lui laisse le temps de développer sa philosophie avant d'en faire une tueuse sans remords.

    Un second problème concerne Jasper. Jasper est l'un des 100 présents depuis le début de la série. Lors de la saison 2, il fait la connaissance de Maya qui meurt à la suite de la décision de Clarke de détruire le bunker contre lequel les 100 sont en guerre. Cette décision implique de tuer non seulement des soldats mais aussi des enfants et des personnes innocentes ou alliées. À la suite de cela, Jasper est furieux, ce qui est justifié, mais il entre aussi en dépression. À plusieurs reprises lors des saison 3 et 4 il exprime très clairement son envie de se suicider, avec plusieurs tentatives. Mais il est très mal écrit. Au lieu de le montrer pour ce qu'il est, une personne suicidaire, la production en fait l'un des personnages les plus antipathiques de la série. Il semble que les scénaristes souhaitent nous dire que les personnes suicidaires sont désagréables. À plusieurs reprises, des ami-e-s de Jasper se contentent de lui demander d'agir pour ne plus être désagréable. Jamais la raison de sa dépression n'est exprimée comme légitime. Aucun personnage, même considéré comme des docteur-e-s, ne tente de l'aider. Il est laissé à l'abandon. Je suis très déçu de son traitement et j'en attendais beaucoup plus.

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    **** Une série que j'apprécie mais ces deux saisons traitent mal deux personnages que j'aurais préférés être mieux écrits.
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    Image : Allociné

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  • Letter 44 6. The end par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque, Dan Jackson et Sarah Stern

    Titre : Letter 44 6. The end
    Auteur-e-s : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque, Dan Jackson et Sarah Stern
    Éditeur : Oni Press 13 mars 2018
    Pages : 160

    Ce volume 6 contient Letter 44 29-31 et 33-35. L'équipage du Clarke a accepté une mission de plusieurs années afin de comprendre la raison de l'arrivée d'une espèce alien dans le système solaire. À la suite de leur premier contact l'équipage a compris que les aliens luttent contre une menace capable de détruire un système entier. Sur la Terre, la connaissance de ces aliens et de la technologie créée par les États-Unis pour les combattre a mené à une nouvelle guerre mondiale. Maintenant que la paix est déclarée il est temps pour le Président Blades d'annoncer au monde que la Terre va être détruite d'ici peu de temps. Seuls 666 personnes devaient être sauvée mais les aliens ont décidé de revenir sur leur promesse.

    SPOILERS

    Cette série avait tout pour me plaire. Nous avions un côté science-fiction et mystère avec l'équipage du Clarke et le contact mis en place avec une espèce alien plus avancée. Leur but est resté secret longtemps ainsi que leur responsabilité. De plus, nous avions un parallèle politique sur terre. Les auteur-e-s examinaient l'effet que pourrait avoir l'arrivée d'aliens et de nouvelles technologies sur le monde. Selon moi, il aurait été possible de faire bien mieux, mais une partie des problèmes est dû aux réactions du personnage Blades, dont les décisions ne sont pas tout à fait logiques.

    Malheureusement, ce dernier tome tombe un peu à plat. Pendant 4 tomes les auteur-e-s ont mis en place deux intrigues éloignées mais tout aussi intéressantes. Celles-ci sont censées se résoudre, et se rejoindre, dans ce dernier tome. Selon moi, cette conclusion échoue. Il n'y a pas assez de temps pour développer l'intrigue politique dans toute sa splendeur ni pour mieux présenter les aliens et leurs plans. Les auteur-e-s ont été pris au piège de leur propre horloge, vu que les numéros de ce tome scandent le temps restant avant la destruction du système solaire. Il est dommage que la série commence si bien pour se terminer si mal.

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    *** Je garde une certaine affection pour cette série, malgré deux derniers tomes bien en dessous de ce que j'attendais.
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    *****

    Image : Amazon

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  • Metro 2033 par Dmitry Glukhovsky

    Titre : Metro 2033
    Auteur : Dmitry Glukhovsky
    Éditeur : Atalante mai 2010
    Pages : 640
    TW : Meurtres, racisme

    2033, depuis un temps inconnu l'humanité, du moins ce qu'il en reste, vit dans les ruines du métro de Moscou. Une guerre a détruit toute chances de revenir à la surface. Celle-ci est ravagée par les radiations mais aussi les mutants, des animaux et des êtres étranges qui rendent tout voyage de surface pratiquement mortel. Artyom est un enfant de l'extérieur. Mais il ne possède presque pas de souvenirs. Sa station avait été envahie par les rats et sa mère le sauva en le confiant à un homme. Artyom est l'un des 5 survivants de cette ancienne station. Depuis, il vit avec son beau-père à la station VDNKh. Il s'occupe de l'usine de thé tout en s'entrainant à se battre car, comme tous les hommes, il est chargé du contrôle des checkpoints de la station. VDNKh pourrait être parfaite, prospère et même créer une petite confédération avec ses voisines. Mais elle est confrontée à une menace externe : les Noirs (reprise de la traduction, je préfère la traduction du jeu qui parle de Sombres). Ces êtres ne semblent pas pouvoir être combattu et pourraient constituer une menace sérieuse pour le réseau entier.

    SPOILERS

    Ce roman possède deux suites, deux adaptations en jeux-vidéos et pourrait être adapté au cinéma. Il se trouve dans ma Pile à lire depuis plusieurs années mais je n'avais jamais commencé la lecture. Bien que j'apprécie les ambiances post-apocalyptiques et les dystopies, l'ambiance qui semblait s'approcher de l'horreur m'empêchait de commencer. L'auteur est assez habile pour ne donner que peu d'informations sur son univers. On ne connait le métro que par des rumeurs et ce n'est que rarement que celles-ci sont confrontées à la réalité. Le monde de la surface est encore moins connu, donnant une impression de danger et d'étrangeté à la lecture. Le métro lui-même est un microcosme de l'humanité avec des lieux prospères, d'autres pauvres et des expériences politiques et religieuses variées. Ainsi, il y a aussi bien une partie capitaliste que communiste avec quelques stations fascistes. Glukhovsky utilise ces différents milieux pour tenter une réflexion sur la place de l'homme dans l'univers et la manière de justifier sa propre existence. Aucune expérience politique ou religieuse n'est épargnée mais le roman semble se conclure sur la nécessité de croire en une doctrine afin de comprendre la place que l'on possède dans le monde. Ainsi, le héros du roman croit être le héros d'une lutte à mort des hommes contre les Noirs.

    Si je parle de lutte des hommes c'est à dessein. En effet, il n'y a pratiquement pas de personnages féminins dans ce roman, je ne crois pas qu'il en existe qui possèdent un nom. Toute la trame narrative est construite autours des hommes et de leurs luttes pour l'avenir, aussi difficile semble-t-il être. Artyom lui-même n'a pas de mère mais un père, sa mère l'ayant abandonné afin de le sauver. Il ne se souvient ni de son nom ni de son visage. La quête de ses souvenirs est l'une des trames narratives du roman. Lorsque Artyom, et ses compagnons, visitent des stations du métro les femmes ne sont que rarement mentionnées. L'une des rares pages durant lesquelles il existe une interaction entre le héros et une femme, qui n'est pas nommée, celle-ci mendie et reçoit de l'argent de la part d'Artyom. D'autres pages montrent les femmes uniquement comme des mères, liées à un homme, mais jamais en position active. Ces quelques mentions semblent permettre de considérer que les femmes du métro sont des mères (avec l'exception des prostituées qui sont nommées mais jamais présentes dans le récit), chargée de la gestion de la maison alors que les hommes ont des rôles externes que ce soit comme ouvrier ou comme soldats.

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    *** Le roman a ses qualités, mais je n'ai pas apprécié la lecture. J'ai trouvé les passages sur la religion particulièrement difficiles et lourds
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    Image : Éditeur

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  • The Incredibles 2 / Les Indestructibles 2

    Il y a quelques jours la famille Paar se trouvait sur l'île d'un super-vilain qui souhaitait attaquer une ville afin de devenir un super-héros adulé. Après leur combat, le Démolisseur attaque la banque mais il ne sait pas que les Paar sont dans les parages. Malgré l'illégalité de leurs activités, personne dans la famille n'hésite à s'attaquer au Démolisseur, ce qui se termine par leur arrestation. La loi étant ce qu'elle est la famille se retrouve dans un motel avant que le programme de relocation et d'aide aux anciens supers ne soit fermé par décision politique. Heureusement pour elleux, un riche industriel était présent. Il décide de contacter les Paars ainsi que Frozone afin de leur proposer un plan pour rendre les activités des supers à nouveau légales. Mais pour cela il souhaite commencer par Elastigirl.

    SPOILERS

    Les Indestructibles n'est pas seulement un film de super-héros. Il est aussi, et surtout, un film contant l'histoire d'une famille. Ce n'est pas la seule famille de héros dotés de supers pouvoirs qui ai connu une adaptation au cinéma. Les 4 Fantastiques sont aussi membre d'une famille mais leurs adaptations, au nombre douloureux de 4, n'ont jamais réussi à mettre en avant cette caractéristique. A la place, nous avions des acteurs et actrices qui peinaient à donner envier de suivre une intrigue lourde et mal écrite. Malgré quelques bonnes idées pour la dernière adaptation, celle-ci était moche et très mal montée alors que son réalisateur semble avoir disparu après un début de carrière prometteur (il pourrait toujours revenir). La réalisation des Indestructibles comprend parfaitement qu'elle parle d'une famille. Les activités de héros sont montrées comme un travail qui implique des contraintes sur la vie personnelle. Dans ce contexte, le couple de parents doit mettre en place une division des tâches afin de s'occuper aussi bien des enfants que de leur travail.

    Bien que j'apprécie le premier film, celui-ci suivait un schéma classique. Bob Paar travaillait à l'extérieur tandis que Hélène Paar s'occupait des enfants et de la maison. Plusieurs scènes montraient Hélène dans son rôle de mère de famille tandis que son mari lisait le journal sans se lever. Ce second film décide d'aller à l'opposé. Cette fois Hélène travaille tandis que Bob s'occupe de la maison et des enfants. Immédiatement, on nous montre que le support de Bob implique aussi l'impression qu'il serait meilleur que sa femme, ce qu'elle semble laisser couler à ma plus grande incompréhension. Le film joue beaucoup sur l'incapacité d'un homme adulte marié depuis au moins 15 ans de s'occuper d'enfants et du ménage. Autrement dit, Bob Paar est montré comme un incapable, ce qui est triste vu qu'il est censé être un parent...

    Le film nous donne aussi un nouveau vilain, ou plutôt une vilaine. Il y a longtemps qu'on attend d'avoir une bonne vilaine dans un film de héros, mais il est rare que celles-ci soient seules ou même les principales instigatrices. Ce personnage est réussi car même si l'on s'attend assez rapidement à ce qu'elle soit l'opposante principale son discours est clair et construit. Si elle s'oppose aux Supers ce n'est pas pour contrôler le monde mais pour éviter que l'humanité ne prenne le chemin de la facilité, soit de suivre des supers qui ouvrent le chemin et s'occupent des problèmes pour le reste du monde. Cette position est basée sur une histoire personnelle et son interprétation, logique, de celle-ci. Il est dommage que le personnage ne puisse pas avoir plus de présence à l'écran, bien que cela soit logique dans le cadre de l'intrigue du film.

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    ***
    **** Distrayant, drôle, une suite que je pense réussie.
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    Image : Allociné

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  • Letter 44 5. Décalage vers le bleu par Soule, Alburquerque et Jackson

    Titre : Letter 44 5. Décalage vers le bleu
    Auteurs : Soule, Alburquerque et Jackson
    Éditeur : Glénat 10 janvier 2018
    Pages : 128

    Ce tome contient Letter 44 7, 14, 21, 28 et 32. Au début du millénaire le président des Etats-Unis d'alors lancé une mission spatiale chargée de découvrir le but d'une construction engagée par une espèce alien. Parallèlement, il a multiplié les guerres afin de préparer assez de soldats pour une potentielle confrontation. Son successeur a décidé de rendre l'information publique et le monde est entré dans une troisième guerre mondiale qui ne s'est terminée qu'il y a peu. Le nouveau président apprend que les aliens sont prêts à sauver 666 personnes, le reste du monde va être détruit. Mais les agissements de l'équipage de la mission spatiale remettent en question cette offre. Ce volume nous permet de comprendre comment et pourquoi les membres du vaisseau ont accepté de partir pour un voyage qui ne peut que se terminer par leur mort.

    SPOILERS

    Ce volume est une série de one-shots qui s’insèrent dans la trame principale afin de nous permettre de mieux connaitre les personnages. L'éditeur, anglophone comme francophone, a décidé de les relier dans un même volume. Ce nouveau tome donne donc l'impression d'une simple pause dans l'intrigue. On n'apprend rien que l'on ne connait déjà et les problèmes politiques et humains sont laissés à part. Le seul ajout intéressant concerne la manière de recruter l'équipage. La présidence n'hésite pas à piéger les personnes qu'elle souhaite inclure si cela permet d'aller plus vite.

    En revanche, les auteurs nous offrent enfin un peu plus de substances concernant les aliens, baptisés bâtisseurs. Revenant largement dans le passé, les auteurs parlent d'une espèce qui a entièrement conquis son système mais qui doit rigoureusement contrôler le nombre d'enfants qui naissent. Deux scientifiques proposent d'utiliser l'énergie d'une autre étoile afin de permettre de dépasser leur système. À la suite de cette expérience une catastrophe qui va détruire la galaxie a eu lieu et les aliens décident de tout faire pour la stopper, bien que cela prenne des millions d'année. Ce petit one shot ne donne que peu d'informations mais il permet d'offrir une histoire tragique aux bâtisseurs qui deviennent les seul-e-s représentant-e-s de leur espèce.

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    *** Un tome en soi peu intéressant.
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    Image : Éditeur

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  • Lum'en par Laurent Genefort

    Titre : Lum'en
    Auteur : Laurent Genefort
    Éditeur : Le livre de poche 19 octobre 2016
    Pages : 384

    J'ai décidé de placer ce livre dans ma Pile à Lire suite à la chronique de l'Imaginarium Électrique, il y a bientôt un an. Je ne connaissais pas l'auteur ni son univers. Laurent Genefort est français et, selon la bibliographie ajoutée par l'éditeur, il a une production impressionnante. Lum'en se déroule sur la colonie humaine de Garance. Cette dernière vit difficilement sur un monde qui ne lui est pas hostile mais qui lui est définitivement fermé. Car il est impossible de se nourrir sur place. Il faut créer des serres ou tout importer. Mais Garance va se développer au fil des années. Elle passe de simple colonie à un lieu industriel à la puissance naissante jusqu'à s'effondrer. Cette histoire est observée par plusieurs créatures, les Pilas et surtout Lum'en.

    SPOILERS

    Immédiatement, on se rend compte que l'auteur maitrise parfaitement son histoire. Il nous donne une impression d’immensité en peu de lignes. Garance elle-même n'est que peu décrite mais on se rend compte que la planète cache de nombreuses ressources. Les colonies humaines et leur mode de fonctionnement sont à la fois classiques, décrites quelque peu et laissée dans l'ombre. On sait qu'il existe un vaste univers mais on ne nous donne que peu d'informations. L'histoire de l'univers lui-même nous semble bien plus vaste ! Il y a des sectes, des mondes oubliés mais aussi des races éteintes et des artefacts sur différents mondes. Sans trop en dire, l'auteur nous donne l'envie de mieux connaitre son univers. Le procédé peut sembler artificiel mais il fonctionne très bien, en tout cas sur moi.

    J'aurais adoré le livre mais j'en suis sorti avec un grand sentiment de frustration. Je pensais entrer dans un roman j'ai plutôt eu l'impression d'une suite de nouvelles rattachées par les quelques impressions de Lum'en. Nous n'avons pas l'occasion de connaitre les personnages ni d'aller jusqu'au bout des intrigues. À chaque grande partie, je souhaitais en savoir plus sur le fonctionnement de la colonie et le destin de personnages que l'auteur n'a pas eu le temps de construire comme je le souhaiterais. Je suis donc partagé entre la fascination pour cet univers et la frustration que ce livre m'a procuré.

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    *** Très loin d'être mauvais je trouve même ce roman très bon. Mais je suis très frustré par sa construction.
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    Image : Éditeur

    lum'en,le livre de poche,laurent genefort

  • Lazarus 6. X+66 par Rucka, Lark et Arcas

    Titre : Lazarus 6. X+66
    Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
    Éditeur : Glénat 13 juin 2018
    Pages : 176

    Ce volume 6 contient Lazarus X+66 1-6. Il y a deux ans l'un des fils de Carlyle trahissant. Il y a deux ans ce même fils parti chez la famille Hock, et fut capturé et torturé avant de disparaitre lors d'une réunion diplomatique de toutes les familles. Lors de ce conclave débute la guerre du même nom. Depuis deux ans les familles qui se divisèrent le monde il y a 66 ans luttent les unes contre les autres. Les Carlyle ne sont pas seul-e-s et ce tome nous permet de mieux connaitre la vie de nombreuses autres personnes qui sont aussi impliqué dans cette guerre, que cela soit voulu ou subi.

    SPOILERS

    Cette minisérie est un bon moyen, pour son auteur, d'étendre l'univers créé. Bien que l'on n'en sache que peu sur les événements qui ont mené à cette dystopie, tout au plus sait-on qu'il y a eu une division du monde après la chute des nations, on en sait un peu plus sur le fonctionnement contemporain de cet univers. Ce tome construit sur ce que l'on sait afin de rendre l'intrigue plus riche. Les 6 histoires s'intéressent aussi bien aux Lazares qu'aux serfs ou encore à la possibilité d'une révolte.

    Mieux encore, ces 6 histoires ne font pas qu'étendre l'univers du scénariste, elles préparent la suite. En effet, chacun des personnes que l'on nous présente ou qui gagne en profondeur a un rôle à jouer dans l'intrigue principale. Ces personnages se préparent à changer de métier ou découvrent des informations importantes sur la guerre, par exemple la survie du frère perdu des Carlyle. Il est difficile de savoir ce qui sera conservé pour la série principale mais je pense que plusieurs indices s'y retrouveront. Je suis particulièrement intéressé de voir comment Johannah, Jonah, Forever est une potentielle résistance pourraient se rencontrer.

    *
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    ***
    **** Un tome constitué entièrement de standalones qui enrichissent beaucoup l'univers de cette série.
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    Image : Éditeur

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  • Jurassic World Fallen Kingdom

    Il y a quelques années, le monde a regardé avec horreur la destruction du Jurassic World. Des milliers de victimes ont été rapatriée en urgence tandis que les dinosaures retrouvaient leur liberté. Depuis, l'île est laissée tranquille. Mais celle-ci n'est pas simplement sujette aux ouragans, aux coupures d'électricité et aux trahisons militaires. L'île est aussi un volcan qui est maintenant classé comme actif. La question qui passionne le monde concerne le droit théorique des dinosaures à la vie, et donc leur classement comme espèce menacée. Alors que certains groupes, menés par Claire Dearing, souhaitent les sauver et créer un sanctuaire d'autres considèrent que ce volcan n'est qu'un moyen adéquat pour détruire ce qui n'aurait jamais dû être créé. Le monde est suspendu à la réponse qui sera donnée à cette question

    SPOILERS

    On ne se le cachera pas, ce film n'est pas trop mauvais. Il est très loin d'être bon mais il a de jolis moments. La partie qui se déroule sur l'île est très réussie, et même belle à certains moments lorsqu'on oublie l'arrivée extrêmement kitsch du logo du film. Il y a des scènes véritablement fortes, d'un point de vue émotionnel et l'on commence à comprendre pour quelle raison ou souhaiterait sauver les dinosaures. Malheureusement, la seconde partie est beaucoup moins intéressante. Elle continue sur une simple copie du second film de la franchise mais au lieu d'un parc au centre d'une ville les méchants veulent faire des dinosaures les armes du siècle, tentant de vendre les spécimens vivants à des riches. Cette partie du film ne montre que peu de dinosaures, il n'y en a que 3 en liberté, et préfère nous expliquer à quel point le méchant est vraiment méchant. Malgré tout, je tiens à mettre en avant un point très positif de cette seconde partie. Bien qu'elle soit peu intéressante elle place des centaines de personnes particulièrement riches dans une salle et décide d'en massacrer une grande partie. Le monde ne peut que s'en sentir mieux.

    *
    ** Un film peu intéressant.
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Jessica Jones 3. Return of the purple man par Bendis, Gaydos et Hollingsworth

    Titre : Jessica Jones 3. Return of the purple man
    Auteurs : Bendis, Gaydos et Hollingsworth
    Éditeur : Marvel 8 mai 2018
    Pages : 112

    Ce troisième volume contient Jessica Jones 13-18. Jessica Jones a survécu à l'homme pourpre a plusieurs reprises. Elle a construit une famille, un couple et une carrière qui a plus ou moins de succès. Dernièrement, elle a accepté d'aider des ami-e-s et même une ennemie. Ce qui lui a couté très cher au point de vue personnel puisque cela a faille détruire son couple. Mais les choses vont mieux entre elle et Luke Cage. Cependant, elle a appris que l'homme pourpre s'est échappé de la prison du SHIELD. Personne ne sait où il se trouve. Jessica, elle, ne pense qu'à se préparer et essaie de savoir qui de ses ami-e-s est sous le contrôle de l'une des pires personnes du monde.

    SPOILERS

    Cette série se termine avec ce troisième volume et le départ de Bendis en direction de DC, pour écrire Superman. Jessica Jones est probablement sa meilleure création et son adaptation en série par Netflix a permis de la faire connaitre par beaucoup de monde. Cette série est un moyen de naviguer sur la réussite de l'adaptation Netflix mais aussi de replacer Jessica Jones dans son rôle de détective. Malgré qu'elle ne se soit occupée que de problèmes de super héro-ïne-s cela restait intéressant et assez bien écrit.

    Ce dernier volume est clairement un moyen pour Bendis de boucler la boucle. Cela implique une confrontation entre l'homme pourpre et Jessica Jones. Loin d'excuser les actions de l'homme pourpre cela permet de le supprimer et de développer un peu plus Jessica en lui proposant de contrôler la personne qui l'a contrôlée, afin de créer le bien. Il est facile de savoir qu'elle sera la décision de l'héroïne. Bendis termine aussi en replaçant Jessica dans le monde des détectives en lui offrant un dernier cas qui débute exactement de la même manière que dans Alias. En ce qui me concerne, l'exercice est réussi.

    *
    **
    ***
    **** Une conclusion bien écrite qui laisse ouverte une potentielle nouvelle série tout en offrant une fin adéquate au personnage.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Injustice Ground Zero 2 par Christopher Sebela, Tom Derenick, Daniel Sampere et pop Mhan

    Titre : Injustice Ground Zero 2
    Auteurs : Christopher Sebela, Tom Derenick, Daniel Sampere et pop Mhan
    Éditeur : DC 3 octobre 2017
    Pages : 136

    Ce second volume contient Injustice : Ground Zero 7-12. Dans la série Ground Zero les auteurs essaient de mettre en scène les événements du jeu Injustice afin de placer les intrigues pour la suite, en comic et en jeux. Ce second volume continue sur la lancée du premier en montrant ces combats du point de vue d'Harley Quinn, vilaine devenue héroïne. Ce choix est une bonne manière d'éviter de redire à l'identique ce que le jeu montre tout en développant ce personnage alternatif. En effet, les auteurs essaient de la confronter au Joker mais aussi à ses responsabilités en la plaçant à la tête d'un gang.

    SPOILERS

    On va le dire immédiatement, comme le premier tome ce second est dispensable si l'on ne souhaite pas terminer la série autours de l'univers Injustice. Il est d'autant plus dispensable si l'on connait le jeu puisque le comics ne fait que broder autours. Cependant, il y a tout de même quelques bonnes idées. Ce que j'ai le plus apprécié concerne la manière d'écrire Harley Quinn. Au cinéma, dans le cadre de Suicide Squad, Harley et le Joker sont montrés comme un couple de criminel-le-s. Oubliant la caractéristique principale de leur relation : sa toxicité. Ce comics, malgré ses problèmes, n'oublie pas ce sujet et tenter de montrer de quelle manière Harley Quinn essaie de se détacher du Joker, et échoue souvent. Bien que je déplore le manque d'aide de ses ami-e-s j'apprécie qu'on la montre se battant seule et prenant la décision par elle-même de refuser cette relation.

    *
    **
    *** Une série loin d'être indispensable.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Hawkeye 3. Family Reunion par Thompson, Romero et Bellaire

    Titre : Hawkeye 3. Family Reunion
    Auteur-e-s : Thompson, Romero et Bellaire
    Éditeur : Marvel 22 mai 2018
    Pages : 112

    Ce troisième volume contient Hawkeye (2016) 13-16 et Generations : Hawkeye & Hawkeye 1. Ce troisième volume marque la fin de cette série. Depuis son arrivée à Los Angeles Kate s'est confrontée à son père et à Madame Masque, qui ne l'apprécie pas beaucoup. Elle s'est aussi rapprochée de plusieurs personnes dont une détective de police un peu irascible. Mais cette fois elle a besoin d'aide. Naturellement, elle demande à Clint de la rejoindre. En effet, elle pense que sa mère pourrait être encore vivante. Bien que Clint soit d'accord de l'aider il a ses propres problèmes, on essaie de le tuer mais il ne sait pas qui ni pourquoi.

    SPOILERS

    Je savais par avance que cette série ne durait pas longtemps. Mais j'apprécie le personnage de Kate depuis que je l'ai découvert dans les pages de Hawkeye scénarisé par Matt Fraction. J'aimais encore plus l'idée de laisser le personnage se lancer dans des aventures sans avoir un homme, un mentor, derrière son dos. Malheureusement, ce volume débute par une aventure peu intéressante qui fait partie de Generations, une tentative de relier nouveaux et anciens personnages afin de revenir aux sources (les sources étant des hommes blancs hétéros). Heureusement, la scénariste a le bon sens d'utiliser ce qu'on lui impose afin de préparer la fin des aventures de Kate. On retrouve donc quelques idées dans les autres numéros qui composent ce volume.

    Il est tout aussi dommage que la fin de cette série se termine si abruptement. Je ne sais pas si la scénariste pensait pouvoir écrire plus de numéros ou si elle souhaitait simplement créer des pistes pour la suite. L'une des amies de Kate dévoile des pouvoirs, on nous montre des indices d'une possible relation amoureuse entre Kate et l'une de ses amies et le dernier numéro se termine avec l'arrivée de presque tout ce qui fait la vie d'Hawkeye. Pire, on retourne au départ avec la fuite du père de Kate et surtout la révélation de la série concernant sa mère. Bref, ce dernier volume est très frustrant puisque l'on ne sait pas ce qui a en découler et si les pistes laissées en place par la scénariste seront utilisées.

    *
    **
    *** Une fin de série frustrante car un grand nombre d'idées sont laissées en suspens.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Batwoman 2. Wonderland par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

    Titre : Batwoman 2. Wonderland
    Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
    Éditeur : DC 5 juin 2018
    Pages : 128

    Ce second volume contient Batwoman 7-11. Batwoman s'occupe à la fois d'une équipe en plein Gotham chargée d'éviter les problèmes qu’une personne unique ne peut résoudre. Cette équipe a dû s'attaquer à une opération secrète du père de Batwoman : Jacob Kane. Mais Batman a aussi décidé d'envoyer Batwoman en mission à l'étranger. Une société vend des armes à toutes les personnes et organisations qui possèdent assez d'argent. Ces armes sont aussi bien biologiques que nucléaires ou humaines. Elles sont fortement défendues par des agent-e-s spécifiques. Depuis l'île Batwoman a détruit plusieurs de ces armes. En ce moment, elle est sur les traces de Needle, en plein milieu du Sahara. Elle est aussi isolée, sans moyens de fuir ou de communiquer.

    SPOILERS

    Il est difficile d'atteindre le niveau du Batwoman de Rucka, mis à mal par une équipe créative qui n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait. J'attendais particulièrement cette nouvelle série dont le premier volume me semblait intéressant et intégré dans une continuité artistique et scénaristique, tout en ajoutant quelques informations. Ce second volume me semble moins bon. Bien qu'une partie de l'impression que j'ai découle des nombreuses pages durant lesquelles Batwoman est droguée, il y a aussi, à mon avis, beaucoup de confusion entre les événements. J'ai presque l'impression qu'il manque des pages afin de vraiment comprendre ce qui se déroule.

    L'intrigue me semble moins importante que la question régulièrement posée dans les pages de ce second volume : qui est Kate Kane alias Batwoman ? Elle est une jeune soldate virée de l'armée pour cause d'homosexualité, une jeune fêtarde héritière d'une fortune, la fille d'un colonel de l'armée, l'un des membres de l'équipe de Batman mais aussi, peut-être, une héroïne qui pourrait aller plus loin que Batman. Dans ces pages elle est aussi décrite comme un poison qui détruit tout ce qu'elle touche : famille, ami-e-s, amantes ou encore protégé-e-s. Si j'ai bien compris les propos de la scénariste, Batwoman est surtout une survivante qui connait ses traumas et les utilise pour se rendre plus forte et agir selon ce qui est nécessaire.

    *
    **
    *** Moins bon que le premier volume mais tout de même intéressant à la fois d'un point de vue artistique et pour le personnage.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Ivar, Timewalker par Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez

    Titre :  Ivar, Timewalker
    Auteurs : Fred Ven Lenter, Clayton Henry, Francis Portela et Pere Pérez
    Éditeur : Bliss comics 9 mars 2017
    Pages : 328

    Ce tome contient Ivar, Timewalker 1-12. 2015, deux heures du matin, la physicienne Neela Sethi travaille encore sur le projet de sa vie. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de lancer son expérience un homme étrange l'interrompt. Selon lui, elle est sur le point de créer, par accident, le voyage dans le temps. Il dit se nommer Ivar et il propose à Neela de le rejoindre afin de sauver l'univers. En effet, le voyage dans le temps permet d'ouvrir la voie à de nombreux dangers pour l'entier de l'histoire. Mais Ivar cache bien des secrets dont l'un des moins importants est l'existence de ses deux frères immortels.

    SPOILER

    Il est impossible de ne pas comparer cette série à Doctor Who. Dans les deux cas, nous avons un homme assez beau qui propose des aventures et des voyages dans le temps à une jeune femme. Dans les deux cas, le héros est capable de se sortir de toutes les situations quel que soient les problèmes rencontrés. Et dans les deux cas, il n'est pas permis de modifier l'histoire (bien que le Docteur semble prendre cette interdiction bien plus comme un conseil qu'un ordre nécessaire). Cette série ne peut donc que parler aux fans de Doctor Who, dont je fais partie.

    Mais c'est aussi une série qui décide de modifier ses caractéristiques principales au fil de la lecture. En effet, nous commençons avec un Ivar sûr de lui, qui connait toutes les conséquences des voyages temporels. Neela n'est qu'un bagage avant de devenir une acolyte un peu plus active. Son changement de caractéristique aura lieu lorsque Neela comprend qu'elle est sa place dans la quête d'Ivar. Loin de se laisser transporter, elle décide de devenir actrice de son histoire. Les auteurs décident donc d'en faire l'héroïne de la série pour les derniers épisodes, transférant le titre de Timewalker. Neela n'est plus une simple compagne d'un homme, elle devient la voyageuse et l'héroïne qui explique ce qui est en train de se dérouler aux autres personnages.

    *
    **
    ***
    **** Une série que j'ai apprécié surtout parce que je suis déjà fan de Doctor Who.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Injustice II 1 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller

    Titre :  Injustice II 1
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Mike S. Miller
    Éditeur : DC 1 mai 2018
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Injustice II 1-6. La guerre est terminée. Le règne de Superman a touché à sa fin. Le régime est mort et enterré, ses soutiens emprisonnés dans le lieu le plus sécurisé du monde. À la suite des combats des 5 dernières années le monde essaie de se reconstruire. Mais toutes les menaces ne sont pas neutralisées. Le monde a vécu 5 ans de paix forcées, les tensions resurgissent. Tout le monde ne pense pas que Superman ait eu tort et certaines forces sont prêtes à l'aider à s'échapper. Et d'autres personnes veulent prendre le pouvoir. L'une de ces personnes prend le costume de Batman et décide de prendre le contrôle de la Suicide Squad, devenant une cible prioritaire. Et pendant ce temps une capsule provenance de Krypton se dirige en direction de la Terre.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série se veut une introduction au second jeu Injustice. Elle permet de faire le lien entre le premier et le second. Pour cela, DC a proposé à Tom Taylor de revenir, scénariste des meilleurs tomes de la première série. Ce premier volume ne donne pas beaucoup d'informations sur l'état du monde mais permet de comprendre que l'on revient au statu quo précédent. Les Etats-Unis ont élu un nouveau président. Les nations sont à nouveau armées. L'administration est fonctionnelle. Bien que cela soit nécessaire il est dommage que Tom Taylor ne fasse pas plus attention aux conséquences de la fin du régime de Superman et à la reconstruction politique.

    Car le scénariste s'intéresse à Batman. Bruce Wayne a perdu sa fortune, ses fils et son identité. Mais il a gagné la guerre. À plusieurs reprises des personnages, dont Superman, explique que Batman est maintenant capable de modeler le monde à son image, mais que cela aboutirait à un cauchemar. Le propos de ce premier volume est de montrer de quelle manière Bruce Wayne va utiliser son nouveau statut afin d'aider à la reconstruction du monde. Tom Taylor décide de lui laisser endosser l'identité de Batman, ce que je trouve un peu dommage. Car ce que montre le scénariste est un Bruce Wayne qui décide de travailler avec les personnes élues et les héros, mais aussi et surtout les riches, afin d'améliorer le monde. D'une certaine manière, Tom Taylor essaie de montrer ce qu'aurait dû faire Superman et la Ligue de Justice plutôt que de prendre le pouvoir et d'imposer leurs idées.

    *
    **
    ***
    **** Un premier volume intéressant qui augure une bonne suite. À voir.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Injustice ground zero 1 par Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere

    Titre :  Injustice ground zero 1
    Auteurs : Brian Buccellato, Christopher Sebela, Pop Mhan, Tom Derenick et Daniel Stampere
    Éditeur : DC 2 janvier 2018
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Injustice ground zero 1-6. Le monde est en guerre. Des doubles de la Ligue de Justice ont été introduit par Batman et ses allié-e-s afin de combattre le régime de Superman. Mais ces gros calibres ne sont pas seuls. Mis à part des civils, la police et l'armée de Superman la résistance peut compter sur la personne la plus surprenante dans ce contexte : Harley Quinn. Certes, elle a aidé le Joker à plusieurs reprises. Mais depuis sa mort elle comprend mieux son identité et se sent prête à changer. Il faudrait simplement éviter que le Joker ne revienne mais aussi que Batman lui fasse confiance.

    SPOILERS

    Le dernier tome d'Injustice ne donne pas de conclusion à l'intrigue mise en place par Tom Taylor avant le jeu. Il se contente de mettre en place les différents personnages et s'arrête immédiatement lorsque le jeu commence. DC a donc choisi de redire ce que le jeu fait dans une adaptation accessoire. Cependant, il a été choisi de le faire par les yeux de Harley, dont les combats se déroulent en dehors de l'intrigue principale.

    D'une certaine manière, cette vision du monde de la part de Harley n'est pas totalement inintéressante. Sans être écrit de manière adéquate, sa relation avec le Joker est montrée comme une relation toxique dont elle n'est pas capable de se détacher. Ce qui explique pourquoi elle revient à son point de départ dans cette série. On peut aussi apprécier ses réflexions sur les combats de super-héros qui ne prennent pas en compte les dégâts sur les civils et les bâtiments. Il est dommage que l'écriture soit si faible.

    *
    ** Si vous souhaitez compléter la collection, sinon ce volume est largement dispensable.
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    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Injustice gods among us year five volume 3 par Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick

    Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
    Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller et Tom Derenick
    Éditeur : DC 17 octobre 2017
    Pages : 168

    Ce volume 3 contient Injustice gods among us 15-20 et Injustice gods among us annual 1. Tous les plans ont échoué. Batman avait plusieurs idées mais rien n'a jamais pu mettre à mal le Régime qui ne s'est que renforcé, usant de meurtres et de tyrannie en se justifiant par la paix imposée à la Terre. Mais Superman doute, il sait que certains de ses sujets veulent le détrôner. Il décide donc de forcer les dernières forces encore libres à se soumettre à lui au prix de la destruction en cas de refus. Pendant ce temps, Batman essaie de faire la lumière sur la véritable nature de Superman tout en essayant un plan de la dernière chance : kidnapper des versions alternatives de la Ligue de Justice.

    SPOILERS

    Dès le début de la série je me suis demandé de quelle manière elle serait conclue. J'avais eu beaucoup de craintes à l'arrivée de Buccellato mais il commençait à être un peu meilleur. Ce dernier volume lui permet de mettre en place les derniers éléments du jeu, dont le gang de Harley. Pour cette raison, les attaques de la résistance sont beaucoup moins importantes. Leur but est soit un combat un contre un avec de la kryptonite soit du vol d'informations. En effet, il est nécessaire d'ouvrir la série au jeu et de ne pas donner trop d'informations. La fin de cette série devient donc incompréhensible aux personnes qui n'ont pas joué et donc qui ne connaissent pas le scénario mis en place. En quelques pages, on nous offre une version alternative puis on emmène les personnages à différents points du monde. Puis, tout se termine sans explications.

    *
    **
    *** Un dernier volume qui, malheureusement, ne conclut pas de manière satisfaisante l'intrigue de la série.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Injustice gods among us year five volume 2 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

    Titre :  Injustice gods among us year five volume 2
    Auteurs : Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
    Éditeur : DC 13 juin 2017
    Pages : 160

    Ce tome contient Injustice gods among us year five numéros 8-14. Cela fait pratiquement 5 ans que Superman a mis en place son nouvel ordre. Petit à petit, il a pris le contrôle des états, de l'armée et de la police sans que personne ne lève le petit doigt, parfois même avec de l'aide. Depuis 5 ans, une résistance menée par Batman lutte pour l'arrêter. Bien qu'il y ait des victoires Batman n'a pas réussi à véritablement faire du mal à Superman malgré l'aide de la magie et des Green Lanterns. Durant ce temps, Superman est devenu de plus en plus dictatorial et dangereux. Sa façade de gentillesse s'effrite petit à petit alors qu'il est prêt à user de tout pour rendre son pouvoir incontesté.

    SPOILERS

    Cette série a eu des hauts et des bas. Ses premiers tomes ont permis de donner bien plus de consistance à un jeu qui se déroulait 5 ans plus tard. Mais, dès que Buccellato est arrivé, la scénarisation a donné l'impression que l'histoire n'allait nulle part, que personne ne savait dans quelle direction se rendre. Après les Green Lanterns, la magie et les divinités on avait l'impression d'une suite continue de menaces qui échouaient toutes.

    Ce second volume de l'année 5 change un peu la donne. Enfin, Buccellato donne l'impression de savoir quoi faire. Pourquoi réussit-il là où il a échoué auparavant ? Parce qu'il commence à s'intéresser au fonctionnement du régime et de Superman. Enfin, on nous montre des personnes qui se rebellent. Enfin, on voit les ami-e-s de certains membres du régime refuser ce qu'est devenue la Ligue de Justice. Et surtout, le scénariste montre ce qu'est devenu Superman. Alors que les tomes précédents donnent l'impression que Buccellato n'ose pas aller jusqu'au bout, allant jusqu'à permettre à Bruce de survivre à sa rencontre avec Superman, ce nouveau volume montre Superman tuer 200 opposants politiques, utiliser un tueur en série pour assassiner les proches de Bruce Wayne et se retourner contre ses ami-e-s. Bref, on a enfin l'impression de retrouver l'identité de la série.

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    **
    ***
    **** Après du mauvais Buccellato semble enfin avoir compris ce qu'il scénarise, dommage que ce soit si tard.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Solo: A Star Wars Story

    La galaxie est grande. Il existe un nombre incalculable de planètes. Cette diversité implique des régimes et des situations nombreuses, mais toutes sous l'égide de l'Empire et de son armée. L'une de ces planètes est sous le contrôle de plusieurs groupes criminels qui utilisent des enfants dans leurs opérations : Corellia. La plupart des personnes se soumettent aux criminels. Mais il existe un espoir de quitter la planète si l'on possède les documents nécessaires. Han espère réussir à passer outre la sécurité avec son amie d'enfance. Son but est simple. Il veut devenir un pilote, acheter son propre vaisseau et éviter toutes les factions de la galaxie afin de vivre seul. Mais les circonstances vont le forcer à prendre bien des détours.

    SPOILERS

    Selon les rumeurs qui nous sont parvenues la production de ce film semble avoir été très chaotique. Je ne sais pas à quel point il a été réécrit et re-filmé mais cette impression de chaos reste importante lorsqu'on le regarde. Les événements se suivent sans véritables logiques. On se trouve d'abord sur une planète sans explication, puis une autre et encore une autre avec des personnages qui ne nous sont pas présentés et dont les morts ne nous émeuvent pas. Pire encore, on n'a jamais l'impression de se retrouver face à Han Solo, sauf une seule et unique fois à la toute fin du film.

    À mon avis, le film souffre d'un problème d'intrigue de base : la production n'a pas su choisir entre écrire l'origine de Han Solo et faire un film de banditisme qui permette d'étendre l'univers de Star Wars. Ainsi, Solo est rempli d'éléments qui annoncent des informations importantes, qui ne nous sont jamais données. Apparemment, l'esclavage est de retour. Il semblerait que de nombreux groupes criminels aient pris de l'importance dans le cadre de l'Empire, et agissent presque comme des armées privées. Pire encore, on nous montre Maul, sans jamais expliquer la raison de sa présence... Face à cela, la production essaie de nous parler de Han en offrant au personnage des éléments iconiques comme son arme, l'amitié avec Chewbaka et le Faucon. Mais ces éléments empêchent de véritablement étendre l'intrigue qui semble avoir souhaitée, créant un film double dont aucune des deux intrigues ne fonctionne véritablement.

    Il y a, heureusement, un point positif : L3-37. L3-37 est une droïde, dont la voix a été féminisée, chargée de la navigation spatiale. Tout comme d'autres droïdes, elle a développé une personnalité particulière. Il faut aussi noter que les robots, dans Star Wars, sont des possessions soumises aux ordres de leurs maitres et maitresses, même si cela met leur vie en danger. De plus, il semble que les droïdes soient sentients. La question du traitement de cette race synthétique n'a jamais été posée dans les films. Tout se passe comme s'il était considéré normal d'acheter des êtres sentients et d'effacer leur mémoire en cas d'envie. L3-37 en revanche pose frontalement la question du traitement de son espèce. Elle va jusqu'à créer des révoltes ponctuelles et refuse d'être considérée comme inférieur aux biologiques. L3-37 est, à mon avis, le personnage le plus intéressant de ce film et j'adorerais en savoir plus sur son histoire.

    Image : Site officiel

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  • Iceman 1. Thawing out par Grace, Vitti, Salazar et Roberson

    Titre :  Iceman 1. Thawing out
    Auteur-e-s : Grace, Vitti, Salazar et Roberson
    Éditeur : Marvel 9 janvier 2018
    Pages : 136

    Ce volume contient Iceman (2017) 1-5. Bobby Drake a récemment fait connaissance avec son double venu du passé, et toujours présent à l'école des mutant-e-s. L'arrivée de son double plus jeune s'est accompagnée d'une révélation inattendue. Bobby Drake n'est pas qu'un mutant. Il est aussi gay. Il s'est caché trop longtemps et il souhaite maintenant découvrir sa véritable identité. Mais même à l'époque moderne il n'est pas facile de vivre ouvertement en tant qu'homosexuel. Et Bobby risque d'avoir du mal à annoncer la nouvelle à des parents qui ont encore du mal à le considérer comme un mutant.

    SPOILERS

    Ce comics n'est pas un comics de super-héros. Certes, on suit un mutant connu qui fait partie des X-Men depuis le début du groupe. Sous son nom de Iceman se cache l'une des personnes les plus puissantes du monde, même s'il montre rarement la pleine mesure de ses pouvoirs. Ce premier volume, sur deux, nous donne quelques combats. Mis à part Juggernaut, Bobby doit s'attaquer à des fanatiques religieux qui considèrent son existence comme un péché et une foule en colère contre un jeune mutant. Le parallèle me semble assez évident...

    La question principale de ce volume concerne la manière dont Bobby, ses ami-e-s et ses parents prennent la nouvelle de son orientation sexuelle. On commence par Un Bobby Drake encore peu enclin à comprendre son identité, mais qui essaie de s'inscrire sur des sites de rencontre. On continue avec une amie, et ex, qui essaie d'offrir à Bobby Drake ce dont il pourrait avoir besoin : du soutien. Bien entendu, ce sont les nombreuses pages entre Bobby et ses parents qui sont les plus importantes. Les auteur-e-s ne tentent pas de créer une histoire qui finit bien depuis le début. Au contraire, les choses ne se déroulent pas très bien. Mais cela permet aussi d'offrir quelques très belles scènes.

    *
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    ***
    **** Si vous cherchez des combats gigantesques passez votre chemin. Le propos de cette série concerne une personne qui décide de ne plus justifier de sa véritable identité, malgré les problèmes que cela implique.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Flash saison 3

    Flash a combattu Zoom. Bien qu'il ait gagné contre quelqu'un qui lui a menti et qui l'a manipulé depuis le début il a aussi perdu énormément. En effet, Zoom a tué son père souhaitant montrer par-là que Barry Allen n'est pas différent de lui. Ce dernier décide donc de faire quelque chose d'interdit. Il revient dans le passé pour empêcher le meurtre de sa mère. Il crée une nouvelle réalité dans laquelle il n'est pas le Flash, son rôle étant pris par Wally West. Mais cet univers est bien loin de l'utopie qu'il imaginait. Espérant réparer ses erreurs il essaie de recréer l'univers original, attirant l'attention d'un nouvel ennemi : Savitar.

    SPOILERS

    La première saison introduisait Barry Allen et con concept. La seconde permet d'introduire l'idée de terres parallèles mais aussi certaines règles. Cette saison 3 introduit les conséquences lorsqu'on viole ces règles. Dès le début, Barry Allen nous est montré comme quelqu'un qui a décidé de détruire le fonctionnement normal du temps et de changer son histoire. Bien qu'il essaie de réparer ses erreurs, celles-ci ont des conséquences importantes pour les personnes qui lui sont proches. Par exemple, le frère de Cisco est mort tandis que Caitlin reçoit des pouvoirs aux conséquences psychologiques désastreuses. À plusieurs reprises dans la saison, Barry comprend qu'il est responsable et essaie de changer les choses pour le meilleur.

    Mais la saison nous parle aussi de Savitar, au design atroce. Savitar est considéré comme le premier Flash, le plus rapide mais aussi un dieu de la vitesse. Selon moi, son arrivée de cette existence permet de poser la question des limites des pouvoirs du Flash. En effet, celui-ci peut voyager entre les dimensions, dans le passé et le futur et changer les choses à volonté, s'il fait attention aux êtres qui pourraient être envoyé pour le stopper. D'une certaine manière, les pouvoirs du Flash sont sans limites. Comment éviter de commencer à se définir comme un dieu dans ces conditions ? Barry Allen est l'homme qui refuse de perdre son humanité, aidé en cela par ses ami-e-s et Jay Garrick. Savitar a décidé de devenir un dieu afin de se venger du monde et du mal qu'il a ressenti. Dans ces conditions, la fin de la saison est parfaitement logique puisque, pour éviter de perdre son humanité le Flash ne peut qu'accepter une punition équivalente à ses erreurs.

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    *** Utiliser encore une fois un Speedster comme vilain donne l'impression d'un déjà-vu. Barry Allen doit encore se battre contre quelqu'un de plus rapide que lui qui le manipule...
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    Image : Allociné

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  • Batman detective comics 5. A lonely place of living par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero

    Titre :  Batman detective comics 5. A lonely place of living
    Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Carmen Carnero
    Éditeur : DC 4 avril 2018
    Pages : 144

    Ce volume 5 contient les numéros 963-968 de Detective Comics. Tim Drake est mort depuis plusieurs mois. Du moins c'est ce que croient ses ami-e-s et Bruce Wayne. Mais, un être mystérieux l'a kidnappé peu de temps avant sa mort afin de l'enfermer dans une prison. Cet être se nomme Oz et personne ne sait qui il est. Cette mort à mis à mal le fonctionnement de l'équipe. Mais, il y a peu de temps, Bruce Wayne a compris que Tim Drake est encore vivant. Depuis, il fait tout pour le retrouver. Tim sera-t-il capable de se sauver et de retrouver ses ami-e-s ? Rien n'est moins certain car la prison d'Oz renferme de nombreux dangers.

    SPOILERS

    Selon moi, ce volume est le plus faible de la série actuellement. Bien que les auteurs nous aient parlé du mystère d'Oz depuis longtemps la révélation de son identité fait un peu pétard mouillé. Rien ne nous explique pour quelle raison ce personnage voudrait enfermer Tim Drake. En fait, il me semble que ce volume souffre de devoir s'insérer dans un contexte DC plus large qui prend le pari de considérer New 52 comme une création artificielle par un être encore inconnu.

    En fait, le véritable intérêt de ce volume concerne le futur. En effet, l'auteur nous montre un Batman du futur et explique de quelle manière celui-ci est arrivé au point où il en est. Cela permet de mettre à mal certaines informations que l'on avait, par exemple le Batman de Damian Wayne, mais aussi de donner un peu d'envie de comprendre comment Tim Drake a pu changer à ce point, jusqu'à user d'armes à feux pour tuer. Les auteurs ont la bonne idée de montrer que Tim ne s'intéresse pas à sa force physique mais qu'il fait tout pour planifier ses attaques et ses combats, afin de les gagner avant même qu'ils ne commencent. Malgré la faiblesse du volume, ce futur donne envie d'en savoir plus sur les prochains événements du titre.

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    *** Un volume bien moins intéressant que les autres malgré quelques bonnes idées pour lancer la suite.
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    Image : Éditeur

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  • Hawkeye 2. Masks par Thompson, Romero et Bellaire

    Titre :  Hawkeye 2. Masks
    Auteur-e-s : Thompson, Romero et Bellaire
    Éditeur : Marvel 2 janvier 2018
    Pages : 136

    Ce tome 2 contient Hawkeye (2016) 7-12. Kate Bishop est revenue à Los Angeles pour une seule et simple raison. Elle souhaite retrouver son père et l'amener devant la justice. Elle a aussi plusieurs questions difficiles à lui poser. Mais son père est particulièrement difficile à trouver depuis qu'elle lui a signifié avoir tout compris de ses activités. En attendant, elle ouvre une agence de détective privé et s'occupe des problèmes qu'on lui présente avec l'aide peu enthousiaste d’une détective de police. Mais Kate ne passe pas inaperçue. Ses méthodes sont loin d'être discrètes. Il ne fallait pas longtemps avant que Madame Masque ne se rende compte de sa présence et ne décide de l'inviter à venir la voir avec un cadeau : le pendentif de la mère de Kate.

    SPOILERS

    Je l'ai déjà dit, depuis la série de Matt Fraction, qui se concentre sur Clint Barton, j'apprécie de plus en plus Kate Bishop. C'est la principale raison pour laquelle je lis sa série. Lui offrir une intrigue en dehors de New York avec elle comme seul rôle principal permet aux auteurs de développer son histoire. On sait déjà que son père est un criminel en col blanc qui n'hésite pas à se salir les mains. À présent on en apprend plus sur le passé de Kate mais aussi la relation qu'elle avait avec sa mère. Cela n'empêche pas de faire venir d'autres personnages, comme Jessica Jones et Wolverine (la version féminine). De plus, la série à la bonne idée de continuer des intrigues laissées en suspens lors du run de Fraction qui a dû terminer l'intrigue de Clint Barton et a un peu laissé tomber la vie de Kate à Los Angeles. Enfin, j'apprécie les dessins qui essaient de montrer comment Kate visualise son environnement à l'aide de cibles dessinées sur les pages. Loin de créer un personnage parfait les auteur-e-s nous montrent une Kate Bishop qui doute, qui se sent coupable mais qui essaie d'être meilleure. Mieux encore, les auteur-e-s n'hésitent pas à abandonner une intrigue importante quand cela est nécessaire. Ainsi, la quête du père est-elle abandonnée au profit de la recherche de la mère dont on ne connait pas le destin.

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    **** Tout comme le tome 1 ce second tome n'essaie pas de créer une intrigue extrêmement ambitieuse. Les auteur-e-s restent concrets et se concentrent sur le passé de Kate Bishop et son souhait de le comprendre. Les activités d'héroïnes ne sont pas de combattre des menaces d'ampleur mondiale mais d'aider des gens normaux. Personnellement, j'apprécie ce choix.
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    Image : Éditeur

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  • Deadpool 2

    TW : Meurtres, tortures, abus sur enfants

    Wade Wilson est heureux. Il vit en couple, les deux étant très amoureux l'un de l'autre et pensant à constituer une famille. Son travail se passe très bien. Il continue à jouer au mercenaire mais il s'attaque aux pires personnes existantes sur la Terre. Sa vie est aussi parfaite qu'il le souhaite. Mais, un jour, tout explose. Ayant besoin de l'aide de personnes amicales il fait la chose la plus inattendue de sa vie. Il accepte d'être membre des X-Men. C'est ainsi qu'il découvre qu'une personne venue du futur souhaite un garçon d'à peine 14 ans. Ne pensant même pas au danger Wade décide de protéger ce garçon à tous prix.

    SPOILERS

    Que l'on soit clair, ce film n'a aucun sens. Il n'est pas facile de créer une intrigue qui tienne la route avec des histoires de voyage dans le temps. Le film n'essaie pas vraiment. Il se contente de nous expliquer que Cable provient du futur et veut tuer un garçon pour éviter qu'il ne devienne un meurtrier dans le futur. Aucune des conséquences de ce type d'actions n'est envisagées. Pire encore, Deadpool crée une équipe et le film prend un temps assez important pour nous présenter les différents personnages. Pour que cette équipe disparaisse en quelques minutes, sauf Domino qui reçoit de superbes scènes. Bref, le film n'essaie pas de construire une intrigue logique. Mais on ne va pas voir Deadpool si l'on souhaite de la logique.

    Ce second volet continue sur la ligne du premier. Le quatrième mur n'existe plus du tout et le personnage n'hésite pas à faire référence aux comics, à la guerre entre les studios et aux derniers films. Bien que Wolverine en prenne pour son grade les films tirés de DC ne s'en sortent pas mieux. Le film continue aussi sur les meurtres graphiques et trouve de nouveaux moyens de tuer de manière absurde. Bien entendu, le propos reste sur l'humour comme moyen d'éviter la douleur. Pour cela, le film met Deadpool face à deux personnages particuliers. Cable est sombre. Face à la douleur il répond exclusivement par la vengeance sans jamais penser à une autre solution. Le second personnage, à la fois vilain et victime, est Russel. On pourrait considérer que les véritables vilains de l'histoire sont les personnes en charge de Russel (qui torturent les mutant-e-s au nom de la foi chrétienne). Russel subit de nombreux abus et y répond aussi par la vengeance en cherchant à devenir de plus en plus puissant. Sans être véritablement partie de cet univers, il me semble que Deadpool y ajoute de la richesse non seulement en ajoutant une prison et de la technologie dédiée au contrôle des mutant-e-s mais aussi en montrant que ce présent si utopique, selon les films X-Men, cache une part sombre (qui n'est malheureusement pas explorée dans X-Men Apocalypse au profit d'un grand méchant CGI inutile).

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    **** Un film qui n'a aucune volonté de révolutionner le genre mais qui souhaite simplement accomplir ce pour quoi il a été écrit. N'oubliez pas de rester pour la scène d'après crédits.
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    Image : Site officiel

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  • Imperium par Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans

    Titre :  Imperium
    Auteurs : Joshua Dysart, Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu et Khari Evans
    Éditeur : Bliss comics 12 octobre 2017
    Pages : 440

    Ce tome édite l'intégralité de la série Imperium soit les numéros 1-16. Toyo Harada a, pendant longtemps, organisé une guerre secrète pour l'avenir. Cet homme est l'un des psiotiques les plus puissants du monde. Ses pouvoirs lui ont permis d'activer d'autres humain-e-s et de se constituer une petite armée. Il a combattu une organisation nommée Rising Spirit qui souhaite contrôler la technologie qui permet d'activer des psiotiques. Mais cette guerre secrète ne l'est plus. Après la rébellion de certaines personnes de son armée les objectifs de Toyo Harada sont maintenant connus dans le monde entier. Il est considéré comme le terroriste le plus dangereux de la planète. Cela ne l'empêche pas de capturer un porte-avion de l'armée des Etats-Unis et de débarquer en Somalie afin de montrer au monde ce qu'il souhaite vraiment.

    SPOILERS

    Cette intégrale, bien épaisse, se déroule après Harbinger Wars, aussi publiée sous forme d'intégrale par Bliss comics mais malheureusement en rupture de stock, que je n'ai pas pu lire. Il y a donc beaucoup d'événements et de personnes qui nous sont présentés et l'entrée dans l'intrigue demande un certain effort. On comprend rapidement que Toyo Harada est l'une des personnes les plus riches les plus puissantes de la planète. Les premières pages permettent aussi de montrer ce qu'il souhaite pour le monde : une utopie technologique et humaine permise par les capacités des psiotiques qui choisiraient d'user de leurs pouvoirs pour le bien de l'humanité et non pour leurs propres besoins. Dans le présent de cet univers, Toyo Harada est considéré comme un terroriste. On peut se demander s'il est vraiment le vilain de cette histoire. Certes, il envahi des pays, organise des attaques militaires dans d'autres et n'hésite pas à manipuler et tuer si cela lui permet d'avancer son agenda. Mais il se considère comme un mal nécessaire pour permettre à l'humanité d'atteindre son potentiel. Dans une scène il explique qu'il refuse d'être un héros égoïste et qu'il préfère être considéré comme un vilain si cela lui permet d'aider le monde. À mon avis, l'essence du personnage est résumée dans ces quelques cases.

    Ce volume est aussi l'histoire d'une guerre. Une guerre entre Harada et le monde, une guerre secrète entre Harada et le projet Rising Spirit mais aussi une guerre entre Harada et une espèce alien qui vit en paix parmi les humain-e-s. Ces différents niveaux de conflits permettent à l'auteur de s'intéresser aux questions de l'armement. Ainsi, Rising Spirit est officiellement la seule manière pour le monde de survivre à Harada. Mais c'est aussi un projet privé qui fait des profits importants en vendant des armes à des pays et à des particuliers. Ces mêmes armes peuvent être fournis par des pays démocratiques à des groupes ou pays considérés comme des alliés potentiels contre un ennemi. Derrière l'aspect SF on a donc une critique de la manière dont fonctionne non seulement les marchands d'armes mais aussi les influences diplomatiques entre pays et groupes. Ainsi, pour lutter contre Harada les Etats-Unis n'hésitent pas à violer les lois et souverainetés d'autres pays où à soutenir des groupes que l'on peut considérer comme terroristes. Il est dommage, mais intéressant, que la série s'arrête brusquement sur un soutien international offert par certains pays à Harada. On ne peut que se demander ce qui arrive ensuite.

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    **** Encore une fois, Bliss comics nous offre une magnifique intégrale. L'histoire me semble bien écrite et n'essaie pas de nous faire accepter sans réflexions un camp où un autre. Au contraire, les problèmes posés par les deux camps sont montrés ouvertement. À nous de conclure.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Hawkeye 1. Points d'ancrage par Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh

    Titre :  Hawkeye 1. Points d'ancrage
    Auteur-e-s : Kelly Thompson, Leonardo Romero et Michael Walsh
    Éditeur : Panini 4 avril 2018
    Pages : 136

    Ce tome contient Hawkeye (2017) 1-6. Il existe deux Hawkeye. Le premier, Clint Barton, a récemment lutté contre une mafia qui souhaitait s'attaquer à son immeuble puis il a sauvé des enfants mutant-e-s. La seconde est Kate Bishop. Pendant longtemps, elle fut membre des Young Avengers puis elle a décidé de suivre son mentor et l'aider dans sa lutte contre la mafia. Mais le comportement auto-destructeur de Clint Barton l'a poussé à le quitter pendant quelque temps et aller vivre à Los Angeles. Là, elle découvre que son père est membre d'une organisation qui vend des corps afin de rester jeune éternellement. Après un petit retour à New York, elle revient à Los Angeles afin de retrouver son père et d'ouvrir une agence de détective privée.

    SPOILERS

    Cette série, déjà annulée, suit un personnage féminin qui décide de vivre seule, sans aide de sa famille ou d'équipes héroïques. Kate Bishop est aussi une personne qui ne possède pas de pouvoirs. Elle a travaillé afin de devenir une archère d'exception. Il n'y a donc pas de gros combats spectaculaires. Le récit suit les problèmes au jour le jour de Kate, tout en lui offrant plusieurs ami-e-s par la même occasion. Il n'y a que les quelques numéros avec Jessica Jones qui permettent de mettre en place un monstre et, là encore, la résolution se fait de manière ordinaire, par le dialogue. Cette série met donc en place des problèmes journaliers.

    Cependant, cela n'enlève pas leur intérêt. Au lieu de créer du spectaculaire afin de mettre en scène de gros combats entre personnages l'autrice décide d'écrire sur des problèmes actuels, et quotidiens, que l'on connait bien de nos jours. Ainsi, la première intrigue débute sur une histoire de harcèlement d'un homme sur une femme. Kate doit trouver qui est l’harceleur, qui se dit amoureux, et trouver des preuves qui permettent une action de police. Comme dans la réalité, ceci est très difficile et la police ne peut pas agir, laissant l’harceleur sortir. L'autrice réussit à montrer à quel point il peut être difficile d'arrêter un harcèlement mais aussi comment les harceleurs défendent leurs actions. Selon moi, ce début est réussi et permet de s'intéresser à un personnage que j'apprécie.

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    **** Un premier tome sans fioritures et efficace
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    Image : Éditeur

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  • Doctor Who. In the blood par Jenny T. Colgan

    Titre :  Doctor Who. In the blood
    Autrice : Jenny T. Colgan
    Éditeur : BBC books 30 janvier 2017
    Pages : 336

    Ce roman fait partie de quelques-uns écrit en dehors de la continuité actuelle. On retrouve donc un ancien Docteur ainsi que Donna, qui m'avait beaucoup manqué. Le Docteur et Donna retourne sur Terre. Donna veut surtout retrouver ami-e-s et famille alors que le Docteur se contente d'observer ce qui se déroule autour de lui. Les deux amis sont inquiets. En effet, le monde entier semble parler d'un phénomène jamais vu auparavant. Non seulement les humain-e-s semblent plus cruels que jamais. Mais en plus des personnes meurent. Leur seule activité commune est d'être particulièrement cruels sur Internet. Il semble que la Terre soit victime d'un virus, un virus qui se propage via Internet pour ensuite infecter les humain-e-s. Mais qui pourrait vouloir détruire le monde ?

    SPOILERS

    Il a deux choses que j'ai beaucoup aimé dans ce livre. Premièrement, l'autrice nous permet de retrouver Tennant ainsi que Donna. Cette dernière est particulièrement bien mise en scène ce qui nous donne l'impression de retrouver ce personnage dans toute sa splendeur. À la fois peu sûre d'elle et particulièrement intelligente. De plus, le roman réussit à parler de l'importance des émotions en introduisant un concept assez effrayant : une espèce alien qui ne ressent rien, qui est construite pour être purement rationnelle sans, pour autant, être une simple copie des Cybermen.

    Malheureusement, le roman m'a rendu aussi profondément mal à l'aise. Il parle d'un problème reconnu, et peu compris, d’Internet : les campagnes de harcèlement dont certaines personnes précises sont victimes. Ce sont des actes de cruauté fait pour que la personne fuie ou préfère mourir, quand il n'y a pas des tentatives de meurtres. Cependant, l'autrice semble considérer que les personnes qui harcèlent font partie d'un groupe de ratés, qui préfèrent se venger sur d'autres face à qu'illes n'ont pas réussi à atteindre. Au contraire, il me semble que ces campagnes peuvent être très bien construites et que les harceleurs peuvent très bien être des personnes bien intégrées à la société, avec enfant et travail. Il y a donc, selon moi, une grande incompréhension de ce phénomène que je ne prétends pas non mieux connaitre.

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    *** Une idée intéressante qui me semble malheureusement un peu maladroitement exécutée.
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    Image : Éditeur

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  • Doctor Who. Plague City par Jonathan Morris

    Titre :  Doctor Who. Plague City
    Auteur : Jonathan Morris
    Éditeur : BBC books 20 avril 2017
    Pages : 250

    Le Docteur, Bill Potts et Nardole voyagent ensemble de temps en temps. Malgré les dangers et les problèmes Nardole ne perd pas une occasion pour rappeler au Docteur qu'il est censé garder un coffre et ne pas quitter la planète. Mais ce nouveau voyage n'est pas en dehors de la Terre. Le Docteur souhaite visiter Édimbourg. Mais il se trompe dans la date et le groupe atterrit en 1645. La ville est sous couvre-feu et mise en quarantaine. La ville est soumise à la peste et de nombreuses personnes sont déjà mortes. Les rues sombres d'Édimbourg ne cachent pas seulement les mort-e-s et les gardes chargés de maintenir l'ordre. Un être parcourt les rues. Il est dit qu'il visite toutes les personnes malades et que, le soir même, ces personnes meurent. Un jour après, à la minute près, les familles en deuil sont visitées par le fantôme de la personne disparue. Bien entendu, le Docteur souhaite comprendre ce qui est en train d'arriver.

    SPOILERS

    Bien que j'apprécie les romans écrits autours de Doctor Who ceux-ci sont souvent basique, une intrigue peu développée et des personnages assez peu intéressants. Ce n'est pas le cas de ce roman. Premièrement, et contrairement au précédent, Bill Potts est bien écrite ! Elle agit seule, sans recevoir d'ordres de la part du Docteur, et comprend parfaitement les règles du voyage dans le temps ainsi que les dilemmes moraux que cela implique, tout en cherchant des moyens de sauver le plus de personnes possibles. Elle n'hésite pas à mettre en pleine lumière l'hypocrisie du Docteur qui refuse la possibilité d'agir pour sauver des personnes, mais qui le fait tout de même en cachette. Je suis, honnêtement, très heureux de voir Bill Potts écrite comme une femme capable d'agir et de penser par elle-même mais aussi de comprendre de quelle manière le Docteur agit et pense, ce qui lui permet de le retrouver assez facilement dans une ville inconnue.

    L'intrigue se rapproche fortement de The Fires of Pompeii. On se retrouve dans une ville en proie à un désastre imminent contre lequel le Docteur ne peut pas agir car l'histoire est déjà écrite. Cependant, le Docteur essaie tout de même de trouver un moyen de sauver quelqu'un, cette fois sans que Donna Nobble ne le force. La ressemblance va jusqu'au danger d'une explosion volcanique capable de détruire la ville et ses habitant-e-s. Le danger historique est la peste. Bien qu'il, soit difficile de créer un roman Doctor Who véritablement pessimiste, le Docteur étant l'équivalent d'une divinité omnipotente et omnisciente, l'auteur réussit tout de même à créer une atmosphère de tristesse qui englobe toute une communauté essayant de survivre à une maladie qui touche tout le monde. L'auteur essaie de montrer que le danger de la maladie empêche tout travail de deuil puisque les routes, les maisons et les cimetières sont fermés. Du jour au lendemain, on perd un membre de la famille et on ne peut pas lui dire adieu. La menace alien se greffe sur cette caractéristique et permet d'incarner le fonctionnement de la dépression puisque celle-ci empêche toutes formes de pensées positives. Ce roman est le meilleur des trois qui prennent place dans le cadre de la saison 10.

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    **** Sans être parfait, l'auteur écrits de bons personnages et réussit à créer une atmosphère de tristesse et d'inévitabilité.
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    Image : Éditeur

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