science-fiction - Page 5

  • Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina par James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson

    Titre : Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina
    Auteurs : James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson
    Éditeur : DC 26 décembre 2017
    Pages : 144
    TW : Meurtres, violences physiques

    Ce volume contient Detective comics 957-962. Batman et son équipe ont réussi à vaincre la League of shadow, avec l'aide la Ligue des assassins. Mais il est clair pour tout le monde que quelque chose de plus important se prépare. D'autant plus que l'univers DC est mis à mal par des êtres inconnus. Batman, face à son incompréhension, décide d'enquêter dans une direction qu'il ne connait pratiquement pas. Il souhaite demander l'aide de Zatanna. Car elle est la gardienne d'un artefact capable de donner toutes les réponses. Dans le même temps, le passé de Jean-Paul Valey le rattrape alors qu'une nouvelle version de lui-même, purement machine, s'attaque aux personnes considérées comme pécheresses.

    SPOILERS

    Ce nouveau volume, un peu moins intéressant que le troisième, part dans deux directions qui ne se rejoignent que difficilement. La première concerne Jean-Paul Valey, Azrael. Ce personnage a été créé par une secte dans le but de se lier à une IA afin de défendre le message de dieu sur Terre, faisant de lui un assassin parfait (il y a beaucoup d'assassins parfaits qui se baladent à Gotham ces temps). Selon le comics, il est nécessaire d'avoir une interface avec un être humain, ce qui permet de relier cette série à Batman et Robin Eternal grâce au passé de Jean-Paul Valey. Son adversaire est purement machine. Ainsi, contrairement à Jean-Paul Valey, la machine ne met pas en doute sa mission et l'accomplit sans avoir besoin d'être modelé. Cette intrigue permet de développer un peu plus Azrael tout en lui fournissant une seconde IA sous la forme d'un Batman informatisé.

    Ce volume essaie aussi de construire la suite, d'une manière à la fois subtile et lourde. Pendant plusieurs pages Bruce Wayne et Zatanna discutent de l'opportunité d'user de l'artefact et du danger impliqué. Ces pages permettent de mettre en place une intrigue plus longue autours de la Ligue des assassins et d'un commanditaire encore peu connu. Elles permettent aussi de lancer l'événement Metal sans trop en dire. Mais, surtout, elles jouent sur l'un des points majeurs de l'identité de Batman : la peur de perdre l'un des Robins. Ceci est arrivé trois fois, à moins que je ne me trompe, avec des conséquences importantes pour le personnage. Il est logique d'utiliser cet événement pour envoyer Batman sur une route dangereuse tout en lui offrant l'information de la survie de Tim Drake, ce qui ne peut qu'avoir un impact encore plus important sur la suite de la série.

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    **** Ce volume s'intéresse un peu trop à mettre en place des événements plus larges qu'à une intrigue interne, ce qui le rend un peu moins intéressant. Mais il reste dans mes coups de cœurs actuels chez DC.
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    Image : Éditeur

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  • Batman Detective comics vol. 3: League of shadows par James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce

    Titre : Batman Detective comics vol. 3: League of shadows
    Auteurs : James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce
    Éditeur : DC 10 octobre 2017
    Pages : 184
    TW : Meurtres, violences physiques, abus sur enfants

    Ce volume contient Detective comics 950-956. Depuis quelque temps Batman se prépare à une guerre. Personne ne sait ni contre qui ni pourquoi. Mais il s'implique simultanément dans des milieux particulièrement dangereux et méconnu. Sa dernière idée est de créer une équipe. Celle-ci est chargée de faire ce que Batman est incapable de faire. Officiellement, c'est un moyen de contrer la Colonie commandée par le colonel Jacob Kane, père de Batwoman. Mais l'équipe a aussi eu ses pertes. Tim Drake est mort tandis que Spoiler a préféré quitter Batman et a annoncé vouloir le contrer à tous prix. C'est dans ce moment difficile qu'une légende décide d'attaquer Gotham. Il semblerait bien que la League of Shadows est une réalité.

    SPOILERS

    Ce run sur Detective comics est une réussite, du moins pour l'instant. Le problème principal que l'on peut noter concerne les antagonistes qui sont, nécessairement, des groupes capables de mettre à mal une équipe entrainée par Batman et Batwoman. Ainsi, les auteurs ont créé la Colonie, une branche renégate de l'armée des Etats-Unis, et le Syndicat des victimes. Ce sont deux bonnes idées et il est dommage que le syndicat semble ne plus exister.

    Pour ce troisième volume les auteurs débutent de la même manière que pour la cours des hiboux. Batman est confronté à un groupe qui n'est qu'une légende à laquelle il refuse de croire. Puis, subitement, une attaque est menée contre la ville en commençant par une autorité politique. Les similitudes pourraient faire craindre une intrigue proche de celle de Scott Snyder, mais en moins bien. Heureusement, les auteurs en profitent pour construire un peu plus l'histoire de l'un des personnages les moins connus, actuellement, de l’équipe : Cassandra Cain dites Orphan. J'ai beaucoup aimé ses interactions avec les autres membres de l'équipe. Mais ce que j'ai préféré ce sont ses craintes et la manière dont celles-ci permettent de placer Cassandra au centre de l'intrigue. En effet, selon moi, le but de ce volume n'est pas de confronter l'équipe à un ennemi imbattable mais de confronter Cassandra à ce qu'elle pourrait être, et lui permettre de choisir une autre voie.

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    **** Le combat entre le groupe et l'ennemi n'est pas des plus intéressants. Mais ce que l'on en tirer pour Cassandra Caine sauve largement l'intrigue et le volume !
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    Image : Éditeur

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  • Ready Player One

    Nous sommes en 2045. Après des années durant lesquelles l'humanité a tenté de réparer les problèmes causés par elle-même, tout a été abandonné. Les humain-e-s ne font que vivre jour après jour, sans grand espoir. Dans ce marasme ambiant, un homme est connu de tout le monde : James Halliday. Il est le créateur d'un monde virtuel sans limite qui permet aussi bien de se battre que de danser ou encore de faire des courses. Cet univers est nommé l'Oasis et tout y est possible, en y mettant le prix. Mais sa création a dépassé les buts fixés par Halliday puisque l'Oasis est devenue bien plus qu'un jeu en étant le symbole d'un refuge. James Halliday est mort il y a plusieurs années. Dans son testament, il annonce avoir caché trois clés dans le jeu. Ces clés permettent à la personne qui les trouve de prendre le contrôle de l'Oasis et de la société qui en a la charge. Mais personne n'a jamais trouvé une seule clé.

    SPOILERS

    Je n'attendais absolument rien de ce film dont je n'ai pas apprécié la promotion ni les images des bandes annonces. Ce qui nous était montré était un patchwork de références à la pop culture dans un semblant de nostalgie. Je n'ai rien contre la nostalgie des années 80 et de très bonnes œuvres jouent là-dessus. Malheureusement, je pense que Ready Player One montre les limites de la nostalgie. En effet, le film est rempli de références à des œuvres connues. Celles-ci ne sont pas là comme un simple clin d’œil, elles sont intégrées à l'intrigue et il me semble que l'intrigue souffre de devoir laisser trop de placer aux références. Les héro-ïne-s sont des personnes qui connaissent particulièrement bien la pop culture. Ce que le film semble valoriser est une connaissance encyclopédique de la pop culture, mais jamais on ne nous donne l'impression d'un véritable amour pour une œuvre. Au contraire, j'ai l'impression que les références permettent souvent, dans le film, de placer la limite entre les véritables fans et les autres. Loin d'être une célébration cela donne l'impression de créer une division basée sur des connaissances culturelles.

    Les personnages ne sont pas non plus particulièrement réussis. Nous avons le grand méchant du film qui est méchant parce qu'il veut faire de l'argent. Je suis prêt à accepter cette prémisse mais il est nécessaire de prendre le temps de mieux nous présenter les raisons pour lesquelles il serait nécessaire de lutter contre cet homme. En l'état, il ne semble que vouloir agir comme un capitaliste en suivant les règles légales. On nous présente aussi assez rapidement deux personnes asiatiques et une femme noire, dont l'avatar est un homme. Mais leur rôle est avant tout d'aider le personnage principal, blanc, et de ne pas être sur son chemin. Jamais le film ne met en avant leur place dans la société et la raison pour laquelle certain-e-s cachent leur véritable identité. Enfin, nous avons Wade et Samantha. Les deux sont des connaisseurs mais Samantha est placée non comme un personnage autonome mais un prix, voire même une personne à sauver alors qu'elle est au moins aussi talentueuse que Wade. Jamais le film ne lui donne réellement l'occasion de montrer ses véritables capacités, alors qu'elle a clairement la volonté, les connaissances et une vision du monde spécifique qui auraient permis de créer un personnage très intéressant. Car le film est occupé à nous montrer que le véritable héros est Wade. Pourquoi ? Parce qu'il est Wade, un homme blanc hétéro qui gagne contre les méchants et gagne l'amour de la fille qu'il courtise.

    *
    ** Le film n'est pas une horreur visuelle. Mais il ne devrait pas exister à notre époque et ne montre aucun véritable amour pour son thème, se contentant, me semble-t-il, à en user comme moyen de faire de l'argent.
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    Image : Site officiel

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  • Pacific Rim Uprising

    Il y a 10 ans, les pilotes de Jaegers furent capables de contre-attaquer et de détruire la faille qui permet aux monstres, nommés, Kaijus, de traverser. La guerre était terminée après de longues années de luttes et de destruction. L'humanité a passé ce temps à reconstruire le monde, bien qu'une partie non négligeable des pays côtiers soient laissés à l'anarchie. Outre une reconstruction, l'humanité s'est préparée à un potentiel retour. Les pilotes sont de plus en plus entrainés et les Jaegers de plus en plus puissants. Mais, pour l'instant, ces robots ne font que chercher des pilotes non-assermentés. De plus, leur méthode pourrait bien disparaitre alors qu'un nouveau programme est mis en place : une défense globale par des drones capables d'être déployés instantanément et ne nécessitant qu'un seul pilote au lieu de deux.

    SPOILERS

    Alors que je sortais de la salle je ne pouvais pas faire autrement que de penser à Independance Day et sa suite. En effet, Pacific Rim, premier du nom, fut, tout comme Independance Day, un gros block buster d'été qui fonctionnait particulièrement bien car il est écrit d'une manière très simple mais aussi très efficacement. Les suites me semblent proches. Dans les deux cas, l'humanité a eu du temps pour se préparer, on trouve une nouvelle génération, les méchants sont plus gros et même la fin est quasiment identique lorsqu'on propose de placer la guerre directement chez l'ennemi alien. Cependant, Pacific Rim Uprising réussit là où la suite d'Independance Day échoue lamentablement. Si ce film réussit c'est surtout parce qu'il prend le temps de créer une nouvelle crise, avec le petit luxe d'offrir une petite recherche sur l'identité de la véritable menace. Celle-ci n'apparait pas immédiatement et fonctionne à la suite du premier film, ce qui permet de mettre en avant les conséquences de certaines actions. De plus, la menace ne commence pas par détruire la moitié du monde mais s'attaque directement aux personnages que l'on a appris à connaitre pendant une bonne partie du film. Ceci rend les événements bien plus intenses puisque l'on souhaite voir les personnages réussir.

    Le premier film ne se prenait pas au sérieux. La réalisation savait ce qu'elle faisait : un film avec de gros robots qui tapent sur de gros monstres. On aurait pu craindre que la suite se prenne bien plus au sérieux, oubliant son identité. Heureusement, ce n'est pas le cas. À plusieurs reprises, des scènes font directement références au premier film. Mais au lieu d'essayer de les recréer à l'identique elles sont, parfois, "ratées." Cette caractéristique permet aux dialogues de casser allégrement le quatrième mur à plusieurs reprises. Bien que cela puisse agacer, j'ai plutôt apprécié. Cependant, cette suite est tout de même moins réussie. Bien entendu, la surprise est passée. Mais ce sont surtout les personnages qui sont moins intéressant. De nombreux points d'intrigues ne sont pas résolus dans l'histoire personnelle des personnages. De plus, on sent que la réalisation a souhaité créer des remplacements. Malheureusement, tous les choix ne sont pas aussi intéressants. Je déplore, par exemple, de ne pas avoir observé plus de scènes avec Mako, alors que sa remplaçante, Amara, échoue à reprendre le trône puisqu'elle est placée comme élève et non comme égale du personnage masculin principal.

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    *** Moins bon que le premier, mais j'ai plutôt apprécié.
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  • Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett

    Titres : Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes
    Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett
    Éditeur : Urban comics 7 juillet 2017 et 12 janvier 2018
    Pages : 176 et 168

    Ces deux tomes contiennent Detective comics 934-940, publiés dans Detective comics vol.1 : rise of the Batmen, et Detective comics 943-949, publiés dans Detective comics vol. 2 : The victime syndicate. J'avoue que je suis un peu sceptique face au label rebirth et j'essaie de faire attention à ce que je lis. Mais il y avait tant de bonnes critiques sur ce titre que j'ai souhaité me faire ma propre idée. Batman n'est pas l'unique personne portant une cape dans Gotham. Certaines personnes qui suivent son exemple font partie de son groupe, tandis que d'autres sont bien plus lointaines. Mais Batman travaille souvent seul. Or, il existe une potentielle menace qui implique la nécessité de travailler en groupe. Batman décide donc de créer une équipe dont il donne la direction à Batwoman. La première mission est d'entrainer ces individus pour en faire une équipe capable de réussir là où Batman ne peut pas gagner. Et l'équipe aura fort à faire lorsque Batman, justement, est vaincu.

    SPOILERS

    Ces deux tomes sont constitués de deux histoires individuelles mais qui fonctionnent en tandem. Les deux intrigues mettent en question Batman et ses méthodes. La première considère que Batman ne va pas assez lui. Il se contente de réagir aux menaces apparentes. Le but des protagonistes de ce premier tome est non seulement d’imiter Batman mais aussi, et surtout, d'être bien plus efficace. Ce groupe de protagonistes est plutôt intéressants, et permet de mieux comprendre certains points du titre Batwoman. Mieux encore, il creuse un peu plus l'histoire de Batwoman et surtout celle de sa famille. Les auteur-e-s mettent en place une forte tension entre les Kane et les Wayne qui sera, je l'espère, continuée. De plus, le tome pose la question des limites que s'impose Batman dans sa lutte. La question est de savoir si ces limites peuvent impliquer de perdre.

    Le second tome s'intéresse aux conséquences de la lutte de Batman. En effet, et c'est commun dans le genre, les combats des comics ont souvent des effets sur les villes et les habitant-e-s. Mais il est rare que l'on s'y intéresse. Les auteur-e-s décident donc de créer un groupe qui souhaite arrêter Batman afin d'éviter de nouvelles victimes, ce qui ressemble à l'une des intrigues de Nightwing lors du New 52. Ce qui est intéressant n'est pas le groupe de protagonistes. Mais l'effet sur le groupe de Batman. En effet, cette intrigue a un impact important à cause de la fin du premier tome. Les membres de l'équipe se pose tous et toutes la question de la légitimité de leur fonctionnement. J'apprécie particulièrement que l'une des membres soit fortement impactée et remet en cause tout ce qu'a fait Batman dans sa vie. Ce moment m'a permis de mieux apprécier ce personnage qui y gagne fortement en caractérisation. Bref, ce sont deux bons tomes et je suis curieux de lire la suite.

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    **** J'étais sceptique mais ce sont deux très bons tomes. De plus, Batwoman est fortement présente et cela ne peut qu'être positif !
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    Image : Éditeur

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  • Constantine saison 1

    Nous avons connaissance des menaces physiques. Outre la police et l'armée des héros peuvent s'en occuper. Mais il existe aussi des menaces spirituelles. Et lorsque vous êtes sans aucun espoir il existe un nom. Il n'est que murmuré car personne n'apprécie vraiment cet homme. Ce nom est celui de John Constantine. Récemment, John Constantine s'est fait interné après un acte magique qui n'a pas réussi. Le coût fut très important non seulement humainement mais aussi moralement. Mais il est temps pour lui de retourner dans le monde extérieur. En effet, une menace importante est visible à l'horizon et la guerre qui s'annonce rend l'intervention de Constantine nécessaire.

    SPOILERS

    Cette série n'a duré qu'une saison, malgré l'entrée du personnage dans l'univers de la CW. Malgré son annulation elle avait du potentiel. La magie n'est pas montrée comme foncièrement utile ou facile mais comme possédant un coût, parfois important. La série se pose aussi et surtout la question du mal. Bien qu'il y ait une intrigue globale, dont la conclusion n'existe pas. Les épisodes fonctionnent seuls avec, à chaque fois, un ennemi spécifique. Il y a autant des personnes réellement mauvaises que d'autres qui veulent faire le bien, mais d'une mauvaise manière. Personne n'est réellement innocent mais il y a une capacité de payer pour ses péchés. La série semble vouloir montrer non pas un mal spirituel, au-delà de l'humanité, mais surtout un mal ordinaire rendu plus important par l'élément spirituel. De ce point de vue, le potentiel était présent.

    De plus, on nous montre des personnages qui ont des histoires personnelles intéressantes, et qui ne seront pas explorées. Constantine n'est pas forcément celui qui m'intéresse le plus. C'est un anti-héros arrogant, mais qui le mérite. Il a tendance à ne pas être apprécié mais il le souhaite, car il perd beaucoup de monde lors de ses voyages. Il est secondé par Chas. Celui-ci ne possède pas de magie mais il se sent responsable de ne pas avoir réussi à sauver les spectateurs d'un concert. Enfin, nous avons Zed. Elle est voyante, provenant d'un culte. Chacun de ces personnages aurait pu permettre une nouvelle intrigue principale intéressante ou une intrigue secondaire utile au récit. Zed, en particulier, semble avoir été choisie et écrite pour permettre aux scénaristes d'écrire de nouvelles saisons voir de placer Constantine face à ses responsabilités, à mon avis sa tumeur aurait pu être "volée" par Constantine ce qui aurait lancé une nouvelle intrigue tirée des comics. Cette petite série est donc sympathique mais malheureusement conclue trop rapidement.

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    *** Moyenne si l'on ne prend en compte que la première saison, pourtant de plus en plus intéressante, cette série avait clairement du potentiel.
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  • Class saison 1

    Coall Hill a une longue histoire étrange. Elle débute dans les années 60 alors que deux professeur-e-s et une élève disparaissent. Elle continue au XXIème siècle, de nombreux phénomènes ont lieu et plusieurs personnes meurent, dont deux professeur-e-s. À la suite de cela, un groupe a décidé de rénover l'école pour en faire une académie d'élite. Les nouveaux élèves sont maintenant plus âgés et sont destinés à la réussite avec des enseignant-e-s d'exception. Mais le destin de Coal Hill continue à faire des siennes lorsque des aliens tentent d'envahir la Terre depuis l'école. Seules quelques personnes pourraient être capables de stopper l'invasion, sous l'égide du Docteur.

    SPOILERS

    Doctor Who a connu un certain nombre de spin-off. Sarah Jane Adventures, annulée après la mort d'Elisabeth Sladen, était écrite en direction des plus jeunes avec des adolescents plus proches de l'enfance que de l'âge adulte. Torchwood, annulée après une quatrième saison, était destiné à des personnes adultes. Le ton était bien plus dépressif, les héro-ïne-s ayant tendance à perdre ou à mourir. Class souhaitait s'adresser à une population jeune mais plutôt mature. Ainsi, le casting a été diversifié et les scénarios n'hésitent pas à parler de morts, de sexualité ou encore de pertes. Malheureusement, la série a rapidement été annulée avant d'atteindre sa vitesse de croisière.

    Le problème principal de Class, à mon avis, est que la série s'inscrit dans un genre qui possède déjà de nombreuses productions, parfois de très bonne qualité. On observe un petit groupe d'adolescent-e-s qui essaient de survivre à l'école tout en entrant dans l'âge adulte. Ce qui implique de poser des questions concernant la mort mais aussi le travail ou encore la création de relations amoureuses entre personnes. Bien entendu, les personnages perdent leur innocente face au fonctionnement du monde. De plus, ce petit groupe est confronté à des phénomènes extraordinaires qu'illes tentent de réparer. Nous avons déjà souvent vu ça et la série souffre de la comparaison avec, par exemple, Buffy qui reprend exactement les mêmes thèmes et les mêmes procédés.

    Les personnages auraient pu permettre à la série d'être sauvée et gagner une qualité qui, je pense, aurait pu être acceptable. Il est dommage que tous les personnages n'aient pas eu le temps d'être développés de manière identique. On en sait bien plus sur April, par exemple, qui incarne la naïveté et la gentillesse mais qui, en fait, est ainsi afin de devenir plus forte. J'apprécie aussi Ram. Bien que ce soit le personnage le plus malchanceux du groupe, sa relation avec son père est particulièrement intéressante et montre une complicité et une confiance mutuelle que j'apprécie. Mais mon personnage favori est Miss Quill. C'est l'un des deux aliens du groupe cependant elle est adulte. Tout en elle me semble réussi. Ses dialogues sont savoureux, son histoire est très intéressante et je pense que nous aurions eu un anti-héros particulièrement intéressant si la série avait duré plus longtemps. Malheureusement, la série s'est conclue sur un double cliffhanger, ce qui est particulièrement frustrant, et nous n'aurons jamais de suites. En attendant, je serais toujours heureux de retrouver Miss Quill.

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    *** Une série imparfaite qui a surtout manqué de temps pour atteindre son identité et sa vitesse de croisière.
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  • Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless par Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage

    Titre : Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless
    Auteur-e-s : Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage
    Éditeur : Valiant 10 mai 2017 et 2 aout 2017
    Pages : 128 et 112

    Le volume 3 contient Faith 5-8 et le volume 4 Faith 9-12. Faith a une vie qui fonctionne bien. Un bon job avec des ami-e-s qui la supportent. Un appartement rempli de ce qu'elle préfère. Un petit ami un peu lointain mais qui accepte d'apprendre ce qu'elle aime. Et une ville qui apprécie son travail. Mais il est difficile de vivre à Los Angeles sans entrer dans des drames. L'un de ces drames concerne une jeune actrice attaquée par tout le monde. Depuis peu elle semble être capable de s'attaquer aux autres êtres humains et ses capacités ont attiré l'attention d'un groupe que Faith n'apprécie pas. Pourra-t-elle éviter de perdre ?

    SPOILERS

    Ces deux tomes se déroulent avant Faith and the future force et me permettent de mieux comprendre les événements mentionnés. Il faut noter aussi deux numéros particuliers. Le premier se concentre sur l'élection à la présidence des États-Unis et supporte le droit de vote, ainsi que la présidence Hillary Clinton. Le second s'intéresse aux ami-e-s de Faith et à leur manière de l'aider ou de se penser comme membres de son groupe. Ce numéro est plutôt sympathique et bien écrit.

    Mais ces deux volumes permettent surtout de créer un groupe antagoniste. Le dernier membre est un... chat. Les autres sont des visages déjà observé dans les volumes précédents. Avec Chris Chriswell comme chef. Leur attaque contre Faith permet de mettre à mal sa réputation dans la ville. Mais c'est surtout la relation de l'héroïne avec chacun des membres du groupe qui est intéressant, avec quelques pages dédiées à chacun-e. L'un, en particulier, pourrait bien devenir un allié plus tard. Je ne sais pas si la série va continuer mais je l'apprécie toujours autant et je m'y replongerais avec plaisir.

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    **** Les différents volumes se rejoignent dans un dernier combat qui prend en compte tout ce qui a été écrit sur le personnage. C'est plutôt une bonne lecture
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    Image : Éditeur

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  • Faith and the future force par Jody Houser, Stephen Segovia, Barry Kitson, Diego Bernard et Cary Nord

    Titre : Faith and the future force
    Auteur-e-s : Jody Houser, Stephen Segovia, Barry Kitson, Diego Bernard et Cary Nord
    Éditeur : Valiant 6 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce volume contient Faith and the future force 1-4. Faith Herbert a quitté son groupe héro-ïne-s pour s'établir à Los Angeles dans un petit boulot pour un site web, très loin du journalisme. Mais elle continue à parcourir les rues de sa ville dans son costume. Du moins jusqu'à ce qu'un super vilain ne décide de l'attaquer. Actuellement, elle est forcée de se cacher en espérant ne pas être reconnue. Mais son plus grand rêve va devenir réalité. Une voyageuse du temps entre dans son bureau et lui demande de la suivre pour une aventure à travers différentes époques. Car quelqu'un est en train de détruire l'histoire de l'humanité et Faith et la seule personne capable d'arrêter cette catastrophe.

    SPOILERS

    Malheureusement je ne sais pas exactement où se situe cette aventure selon la série actuelle. Dans le doute, j'ai décidé de le lire et on se rend compte assez facilement que certains événements n'ont pas encore eu lieu. Donc, attention aux spoilers si vous ne connaissez pas encore la série principale. Personnellement, j'ai retrouvé tout ce qui me fait apprécier ce personnage. Une femme qui adore la pop culture et qui fait des références à toutes les pages. Au vu de l'intrigue, il est évident que Doctor Who va être mentionné à plusieurs reprises. Faith est aussi une personne qui essaie, de toutes ses forces, d'être la meilleure version possible d'elle-même afin de ne pas abandonner les personnes qu'elle apprécie ou qu'elle veut sauver. À mon avis, ce personnage est très rafraichissant.

    L'intrigue, en revanche, peut sembler répétitive. En effet, les différents numéros débutent tous de la même manière et se termine aussi de manière identique. On peut ne pas apprécier cela mais je pense que ce fonctionnement est logique si l'on prend en compte le fonctionnement du voyage temporel. En effet, la voyageuse du temps reçoit un message d'échec, recrute Faith, plus plusieurs autres personnes, et échoue. Parfois, faire preuve d'héroïsme n'est pas la solution. Et j'apprécie beaucoup la scénariste d'avoir pensé à utiliser un de ses personnages, un super vilain, pour finalement vaincre la menace ! J'ai beaucoup apprécié les pages durant lesquelles les deux vilains dialoguent pour finalement trouver une solution ! Bref, une minisérie qui n'est pas de la grande écriture mais que j'ai appréciée pour son humour et son intrigue.

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    **** Une impression totalement subjective que j'assume totalement !
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    Image : Éditeur

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  • Luke Cage saison 1

    Luke Cage est un ancien membre des forces de l'ordre, après un passage dans l'armée américaine. À la suite d’un problème il est incarcéré. Actuellement, il est en dehors de la prison et il souhaite reconstruire sa vie en oubliant son passé. Il se rend à New York ville dans laquelle il rencontre Jessica Jones. Plus tard, après le procès du Punisher, Luke Cage vit à Harlem. Il travaille dans une boite de nuit le soir et chez un barbier la journée. Personne ne fait attention à lui. Mais la criminalité qui gangrène le quartier le force à prendre position. Soudainement, il devient célèbre et la police commence à s'intéresser à lui. Mais Luke Cage ne veut que vivre tranquille, il ne souhaite ni devenir une célébrité ni devenir un héros.

    SPOILERS

    J'apprécie beaucoup les génériques des séries Marvel sur Netflix. Chacun nous donne une histoire en elle-même. Pour Daredevil, j'ai l'impression que la ville n'est qu'abstraction avec un usage détaché de certains symboles. En ce qui concerne Jessica Jones, elle observe la vie des gens sans y entrer et son logo est brisé. Pour Iron Fist, on se concentre sur le héros (ce qui montre bien le ton de la série). En ce qui concerne Luke Cage les noms des rues de son quartier sont projetés sur son corps. Autrement dit, Luke Cage fonctionne dans une communauté membre d'un quartier précis auquel il est intégré. De plus, à l'instar de Jessica Jones, Luke Cage est un héros qui ne veut pas en devenir un. Pendant une grande partie de la saison l se contente de réagir tout en refusant de prendre des responsabilités. Ce n'est que tardivement qu'il incarne une identité héroïsée, alors que la ville se divise sur son cas.

    Selon moi, la première partie de la saison est très réussie. On nous offre deux antagonistes particulièrement intéressants, membres de la même famille. Ces deux personnes se sont divisé le pouvoir afin de mieux se soutenir. Le cousin prend le contrôle du crime local tandis que la cousine est une politicienne connue. Se soutenant mutuellement, illes ne peuvent que devenir plus important. De plus, illes incarnent une certaine vision de la communauté noire de Harlem. Vision contre laquelle se porte Luke Cage. Bien que l'on puisse difficilement les soutenir, on se demande régulièrement si Luke Cage n'est pas plus proche d'elleux qu'on ne le croit.

    Malheureusement, la seconde partie de la saison me semble moins réussie. Celle-ci débute alors que le demi-frère de Luke arrive en ville. Premièrement, ce frère apporte des armes capables de mettre à mal les pouvoirs de Luke. Ce qui force ce dernier à prendre une position bien plus offensive plutôt que d'éviter d'attaquer (ce qu'il n'a pas besoin de faire au vu de ses pouvoirs). Mais surtout, les scénaristes ont décidé de le placer afin de créer une intrigue autours du passé de Luke Cage. La série change de style pour ne plus parler de communauté mais de jalousie et de vengeance entre deux demi-frères. Selon moi, cette intrigue est bien moins intéressante et gâche cette première saison qui, sinon, est réussie.

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    **** Nous nous trouvons dans le même cas que Daredevil. Une très bonne intrigue durant une partie de la saison puis une intrigue moins intéressante la remplace.
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    Site officiel

    Image : Allociné

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  • Disonored. The corroded man par Adam Christopher

    Titre : Disonored. The corroded man
    Auteur : Adam Christopher
    Éditeur : Titan Books 27 septembre 2016
    Pages : 384
    TW : Tortures, Meurtres

    Il y a 15 ans, la régence tyrannique du meurtrier de l'impératrice est tombée. Depuis, son héritière, Emily Kaldwin règne sur l'Empire. Mais elle n'est pas seule. Outre de nombreuses personnes, elle est conseillée par son garde du corps, et chef du réseau d'espionnage, Corvo Attano. Bien que peu de personnes le sachent, Celui-ci est la raison principale du retour au pouvoir de la famille Kaldwin. Pire encore, il use de la magie, une pratique interdite dans l'empire. Mais sa protection semble permettre à l'Empire et à l'impératrice d'être en sécurité, d'autant qu'il a entrainé cette dernière aux arts de l'assassinat. Alors qu'Emily Kaldwin met à profit cet entrainement pour visiter sa ville de nuit, elle tombe sur des pilleurs de tombe. Elle ne sait pas encore que ces voleurs cachent une conspiration bien plus importante qui pourrait détruire sa vie et son Empire.

    SPOILERS

    Dishonored est d'abord un jeu vidéo, en deux volumes sans compter les contenus payants, qui offre une immersion dans un environnement steam punk en plein chaos. Outre une conspiration contre la couronne et le personnage principal, le jeu offre une grande liberté d'action avec des conséquences pour la suite de l'histoire selon les décisions prises (dont une forme de punition en cas d'usages immodérés des meurtres en plein jour). C'est un jeu que j'ai particulièrement apprécié pour la liberté qu'il laisse et les nombreux choix possibles pour atteindre un objectif singulier, malgré un fonctionnement par niveau au lieu d'un monde ouvert (comme quoi un monde ouvert n'est pas toujours une bonne chose). J'ai beaucoup aimé l'intrigue principale qui mêle désir de vengeance à politique. J'étais donc curieux de savoir ce que cela donnerait en roman.

    Au moins, le roman prend place largement après le premier jeu. En fait, il donne l'impression de mettre en place les éléments pour le second, afin de justifier certaines décisions prises dans l'intrigue. De cette manière, on n'est pas surpris par les capacités de l'Impératrice en matière de meurtres. Cependant, le roman n'essaie pas assez de se détacher du jeu. On retrouve, presque sans changements, le gameplay sous forme de mots. Que ce soit les élixirs de restaurations, les conséquences des choix ou la manière de décider de ses mouvements dans un environnement donné face à des ennemis pas toujours visibles. Bien que cela prouve une connaissance de cet univers par l'auteur, j'avais l'impression de voir ce dernier me commenter sa manière de jouer en direct. Si on ajoute à cela une intrigue peu intéressante avec un vilain de seconde zone, on ne peut qu'être déçu. En effet, l'intrigue est très lente sans mériter autant développement. Là aussi, j'ai l'impression que l'auteur a voulu inclure des éléments du jeu sans réfléchir à leur réelle utilité. Le vilain, lui, est simplement Corvo Attano sous une autre forme. Un héros déchu et trahi qui souhaite se venger.

    *
    ** Bien que j'apprécie cet univers, le roman n'a que peu d'intérêts en dehors de préparer le second jeu.
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • East of West. 7 Leçons pour les soumis par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

    Titre : East of West. 7 Leçons pour les soumis
    Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
    Éditeur : Urban comics 27 octobre 2017
    Pages : 136
    TW : Tortures, Meurtres

    Ce tome contient East of West 30-34. La dernière rencontre des élu-e-s a eu lieu et s'est mal terminé. Le prophète a combattu Loup tout en promettant la destruction de la Nation Infinie. Les autres personnes élues ont pu s'enfuir mais pas sans combattre l'armée des pèlerins de la fin des temps. Et les cavaliers de l'apocalypse ne sont observés par personne. La guerre de la fin des temps entre dans une nouvelle phase. Des nations vont tomber, plus vite que d'autres, tandis que certains vont révéler leur véritable force. Et, au milieu, il n'y a que de simples humain-e-s.

    SPOILERS

    Ce tome 7 est bien meilleure que le précèdent. Tout d'abord, il nous offre quelques informations sur certains événements passés, parfois proches. On en sait beaucoup plus sur les personnages et les raisons de leur absence ou présence. Ces petites touches de flash backs ne sont pas très développés mais réussissent tout de même à donner une nouvelle profondeur à l'histoire tout en ne dénaturant pas ce que l'on savait déjà.

    Mieux encore, les auteurs développent l'un des personnages les plus intéressant de la série, à défaut d'être sympathique. On pourrait craindre que les révélations n'en fassent qu'un surhomme capable de tout mais elles s'inscrivent bien dans ce que l'on sait de ce personnage. Peu importe l'arme, il est sans pitié et la maitrise à la perfection. Ce développement permet de donner un peu plus d'enjeux à une série qui semblait se concentrer sur des personnages moins intéressants. Ainsi, après un tome 6 un peu mot celui-ci n'hésite pas à détruire et tuer tout en suivant l'intrigue mise en place par les auteurs.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Après un tome 6 que j'ai trouvé laborieux je retrouve tout ce qui m'a fait aimer cette série, et ça me plait.

    Image : Éditeur

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  • East of west. 6 Psaumes pour les déchus par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

    Titre : East of west. 6 Psaumes pour les déchus
    Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
    Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
    Pages : 144
    TW : Tortures, Meurtres

    Ce tome contient East of West 25-29. La guerre a commencé. Outre la République du Texas l'une des victimes et le lieu neutre d'Armistice. Les différentes nations se sont préparées et certaines ont lancé des attaques secrètes contre d'autres. Mais avant que tout n'explose il reste une dernière chose à faire. Les personnes élues, ainsi que les cavaliers, sont convié-e-s par Orion le prophète. Bien que les invitations soient toutes acceptées réunir dans un même lieu autant de personnes méfiantes et qui se détestent risque d'être explosif. D'autant qu'Orion a aussi invité des pèlerins. Pendant ce temps Mort continue à chercher son fils. Sa quête doit se terminer le plus rapidement possible car des assassins ont été envoyé pour tuer l'enfant.

    SPOILERS

    Hickman est un scénariste que j'apprécie. J'aime observer ses intrigues se développer sur le long terme, autours de la réaction de ses personnages face à la destruction d'un ouvrage important pour le fonctionnement de l'univers. Dans cette série, Hickamn nous demande ce qui se déroulerait si l'un des cavaliers de l'apocalypse refusait de détruire le monde. Pendant 5 tomes, les auteurs nous dépeignaient un monde en perdition, tenu par une secte élitiste. Ceci en nous promettant une guerre et la destruction du monde.

    Dans cette intrigue ce tome 6 semble presque être un moment de calme entre deux tempêtes. Une partie des personnages importants n'apparaissent pas tandis que la majorité des autres discutent tranquillement autours d'une table du destin du monde et de leur personne. Bien entendu, cela permet de placer une nouvelle intrigue et de préparer la suite de l'histoire mais il ne se passe presque rien en beaucoup de numéros. Les auteurs permettent aussi à Mort de retrouver son fils. Là aussi la fin de cette intrigue me semble un peu précipitée. Après plusieurs tomes de recherches difficiles Mort semble tomber sur son fils au détour du chemin. J'espère que la suite permet de continuer l'intrigue plutôt que e faire une pause.

    *
    **
    *** Un tome qui semble faire une pause dans l'intrigue et que j'ai moins apprécié
    ****
    *****

    Image : Éditeur

    east-of-west-tome-6.jpg

  • Deux Ex: Icarus Effect par James Swallow

    Titre : Deux Ex : Icarus Effect
    Auteur : James Swallow
    Éditeur : Random House 22 février 2011
    Pages : 352
    TW : Tortures, Meurtres, Attentats

    Le futur proche, le monde est ravagé par les guerres de ressources et la pollution. L'économie a ressenti brutalement l'entrée en scène des robots. Les sociétés de sécurités privées et de guerres sont de plus en plus privatisées et puissantes. Dans ce contexte une nouvelle technologie entre en scène : les augmentations. N'importe qui peut, grâce à cette technologie, devenir bien plus qu'une simple personne humaine, que ce soit pour être plus productif ou pour devenir une machine de guerre presque impossible à stopper. Mais un groupe de personnes souhaitent bannir cette technologie, ce qui pourrait être en faveurs d'un groupe secret : les Illuminatis. Deux personnes se retrouvent impliquées dans cette guerre pour l'avenir de l'humanité.

    SPOILERS

    Deus Ex est une franchise bien connue. Elle dépeint un monde peu agréable mis à mal par une technologie omniprésente utilisée pour contrôler le fonctionnement du monde et de ses habitant-e-s. La franchise pose de nombreuses questions sur l'usage des technologies et, en particulier, sur le transhumanisme. En créant les augmentations, des moyens de modifier son corps pour devenir "meilleur", Deux Ex pouvait très bien se baser sur des idées défendues par des personnes bien réelles. Malheureusement, j'ai toujours une impression de manque. Il me semble que la série des jeux, bien qu'intéressante, n'arrive pas toujours à bien parler de son sujet. Je souhaitais que ce livre offre une perspective différente, un peu plus développée.

    Malheureusement, le roman est très peu intéressant. Les questions posées par l'intrigue ne sont jamais développées. Dès le début, on nous explique que les antagonistes essaient de faire tourner l'ONU contre la technologie des augmentations. Immédiatement, les "gentils" décident de faire en sorte que l'ONU soit en faveurs. Jamais il n'est posé de questions difficiles sur cette technologie, ce que cela implique pour l'humanité et le danger posé par des personnes devenues des armes vivantes impossibles à arrêter. L'auteur préfère tenter d'adapter le jeu en nous offrant de nombreuses scènes de combats selon la perspective des personnages. On se trouve donc dans la position de suivre les personnes qui nous présentées comme héroïques sans savoir pourquoi elles sont défendues comme telles. Pire encore, de nombreux groupes nous sont présentés sans jamais expliciter leur histoire. À mon avis, seules les personnes qui connaissent la franchise peuvent comprendre l'intrigue. Cette adaptation est donc un très mauvais roman, presque sans intérêts.

    *
    ** Une suite de scènes d'actions sans intérêts, pas de réflexions autours d'un enjeux pourtant présentés comme central. Un roman qui n'a pas d'intérêts.
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

    9780345523594

  • 52.2 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

    Titre : 52. 2
    Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
    Éditeur : Urban comics 23 février 2018
    Pages : 320
    TW : Tortures, harcèlement sexuel

    Ce tome 2 contient52 14-26 et 41. Batman, Superman et Wonder Woman se sont absenté-e-s. La Ligue de Justice n'existe plus. Lex Luthor est lavé de tout reproches. Les héro-ïne-s les moins connu-e-s prennent donc la première place afin de protéger le monde. Mais illes doivent faire face à de nombreux problèmes. Premièrement, Lex Luthor met en place sa propre équipe avec des pouvoirs qu'il conçoit lui-même. Cependant, n'est-il pas étrange que Luthor agisse ainsi ? De plus, Black Adam parcoure le monde afin de créer un traité qui permette d'interdire les activités héroïques dans certains pays. Ce traité relie d'anciens ennemies contre les héro-ïne-s des États-Unis et pourrait bien changer l'équilibre du monde. Mais que faire lorsque la menace se cache dans de nombreux pays?

    SPOILERS

    J'apprécie l'idée de base de cette série. On laisse passer un an sans Ligue de Justice ni les plus héro-ïne-s les plus connu-e-s. Tout se passe à l'aide de personnages peu connus, souvent en retrait. Cela permet de redonner un intérêt à certains personnages, mais d'autres pourraient très bien disparaitre sans poser aucuns problèmes. Il y a donc beaucoup de personnages dont les relations ne sont pas toujours faciles à retrouver. On peut passer plusieurs pages sur un problème pour ensuite repartir à l'autre bout du monde avec un nouveau problème. Cela rend difficile de se souvenir de tout ce qui se déroule et de la raison de l'événement.

    En fait, tout ceci pose une question : existe-t-il un plan d’ensemble ? J'ai parfois l'impression que les nombreux scénaristes ne savent pas vraiment dans quelle direction ils se rendent ni pourquoi ils écrivent une histoire précise. On a une histoire de complot, une histoire policière, un mystère, une quête mystique et du space opera. Toutes ces intrigues ne me semblent pas former un tout mais me donnent l'impression d'être placées les uns à côté des autres avec l'espoir que cela fera sens un jour. Pire encore, j'ai l'impression que certaines histoires utilisent des personnages qui ne sont pas adaptés. Bien entendu, cela peut être voulu afin de créer une surprise ou un intérêt. Mais je me demande si c'est une bonne idée.

    *
    **
    *** J'apprécie toujours cette longue série mais je doute fortement de sa qualité scénaristique. Placer trop de scénaristes sur une même histoire est un risque.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Descender 5. Rise of the robots par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Descender 5. Rise of the robots
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image comics 10 janvier 2018
    Pages : 120

    Ce volume 5 contient Descender 22-26. Le programme, le CGU et les Gnishiens se préparent à la guerre dans un univers de plus en plus instable. Mais personne ne sait à quel point le programme s'est préparé à celle-ci. En secret, des milliers de robots de guerre ont été construit au sein de leur base. Andy, poursuivant Tim 21, tombe sur eux sans le vouloir et risque bien de ne pas s'en sortir. Le CGU, lui, décide d'envoyer une grande partie de sa flotte s'occuper de qui est considéré comme un mouvement terroriste. Pendant ce temps, Telsa et Quon sont à la recherche de l'ancien professeur de ce dernier, ainsi que du robot découvert par les deux anciens amis. Mais illes ne savent pas que le petit robot qui les accompagne n'est pas Tim 21 mais Tim 22.

    SPOILERS

    Ce volume est considéré comme le premier événement de la série. Celui-ci était l'annonce du soulèvement des machines après 10 ans de destructions. Ce moment est bien mis en scène et la surprise des organiques est totale. D'autant que la flotte de la CGU est détruite par les auteurs. Cependant, les auteurs ne se concentrent pas assez sur ce soulèvement. On ne sait pratiquement rien de celui-ci, si ce n'est quelques images. Pire encore, on ne suit personne qui puisse être un témoin privilégié. On est donc obligé de croire sur parole les personnages lorsqu'illes nous annoncent le danger de ce soulèvement et son caractère global.

    En effet, les auteurs ont préféré se concentrer sur Tim 21 et sa relation avec les moissonneurs. Ces gigantesques robots sont toujours aussi mystérieux et nous ne savons toujours presque rien sur eux. On ne sait rien non plus sur la relation entre Tim 21 et elles, mis à part qu'elle a un lien avec un monde virtuel capable, peut-être, de sauvegarder tous les robots. Le prochain volume est annoncé comme le dernier et j'espère que l'on en saura enfin un peu plus sur cette intrigue !

    *
    **
    ***
    **** Un événement un peu décevant mais les auteurs continuent à capitaliser sur ce qui fonctionne : Tim 21 et son lien avec les Moissonneurs.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Black Panther

    T'Chaka, roi du Wakanda, est mort. Il a été assassiné lors de l'attentat mis en scène durant Captain America : Civil War. Le Wakanda ne peut pas exister sans un dirigeant. Car, selon toutes nos connaissances, c'est un pays pauvre, qui ne reçoit aucune aide internationale. Heureusement, un héritier existe en la personne de T'Challa. Et ce dernier commence par accepter l'intérêt du secret derrière le Wakanda. Loin d'un pays sans ressources T'Challa va devenir le roi d'un pays extrêmement riche non seulement en matière de ressources, de technologies ou encore démographiquement mais aussi culturellement. Car le Wakanda ne possède pas seulement une technologie fortement en avance sur son temps, il fonctionne aussi sur des traditions millénaires. Le but du secret est de protéger le pays face aux destructions causées par l'occident. Cependant, il se pourrait que cette protection ait échoué lorsqu'un trafiquant d'arme international réussit à voler une partie du vibranium possédé par le Wakanda.

    SPOILERS

    Dire que ce film est attendu n'est pas nécessaire. Je ne suis pas légitime pour en parler mais nous avons là le premier film de l'univers Marvel qui s'attache exclusivement à des personnages noirs, provenant d'Afrique. Même si le pays est fictif, cela n’enlève pas le souhait d'un grand nombre de personnes que celui-ci soit bien mis en scène. Malheureusement, je ne connais pratiquement rien sur l'histoire du continent africain. C'est un manque que je souhaite réparer. Sans pouvoir en juge par moi-même, je vous renvoie à des personnes directement concernées, le film me semble réussit en ce qui concerne la mise en scène du Wakanda. Il me semble qu'une recherche a été mise en place. Ainsi, les Dora Milaje sont probablement basées sur les Dahomey, une classe de guerrière d'élite chargée de la protection de leur roi. Les costumes sont aussi particulièrement réussis, on possède une bonne vision de la richesse culturelle de ce pays fictif avec des habits qui mettent en valeurs les personnes qui les portent. Ce blockbuster se permet même de mentionner les appropriations culturelles ayant eu lieu durant les colonisations ! Ne voulant pas dire de bêtises, je préfère ne pas trop en parler et vous laisser chercher des personnes capables de vraiment en parler.

    Un autre point qui rend ce film intéressant est sa thématique. Les films de super-héros montrent souvent un homme aux prises avec un ennemi. On va rarement plus loin et l'intrigue n'est qu'un prétexte pour un combat entre deux personnes. Ce film pose la question de la responsabilité d'un pays face au reste du monde. Faut-il rester caché et n'agir qu'en secret ou est-il nécessaire d'agir et de montrer sa puissance au reste du monde. De plus, comment faut-il agir ? Avec une force militaire ou par une aide multilatérale ? Les différents personnages de ce film et leurs combats ne sont que des prétextes pour mieux mettre en avant ces différents choix, et leurs conséquences. Plus encore, l'impact de ces choix implique le pays entier. Ainsi, T'Challa n'est pas seul à combattre, on nous montre une véritable guerre civile autours de ce que devrait être le fonctionnement du Wakanda au niveau international. Il est difficile de ne pas y voir une critique acerbe du fonctionnement des démocraties occidentales, le Wakanda essayant une forme pacifiée d'aide communautaire et non une prise de contrôle armée.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Non seulement ce blockbuster est réussi, mais il est aussi nécessaire et j'espère qu'il aura un impact permettant de continuer sur cette même lancée non seulement dans le cadre des adaptations Marvel mais plus largement.

    Image : Site officiel

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  • Descender 4. Mise en orbite par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Descender 4. Mise en orbite
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Urban comics 17 novembre 2017
    Pages : 128

    Ce tome 4 contient Descender 17-21 publiés dans Descender vol. 4: Orbital Mechanics. Telsa, Quon et Tim 21 sont sur la lune mécanique, repère de la résistance robotique. Bien que les robots se présentent comme pacifistes Telsa et Quon ne les croient pas, car la résistance possède de nombreux secrets qui pourraient se révéler dangereux pour la vie organique. Tim 21, lui, apprend à connaitre son frère Tim 22. Mais les retrouvailles ne sont pas faciles puisque Tim 22 essaie de détruire Tim 21. La seule solution est la fuite, et le début d'une guerre entre les machines et les organiques. Telsa, elle, souhaite en savoir plus sur le professeur qui a tout appris à Quon. Mais encore faut-il le retrouver.

    SPOILERS

    Encore une fois, comme on en a l'habitude, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome même si l'intrigue avance en direction d'une guerre. Les relations entre les différentes factions continuent à se diriger vers une guerre totale, annonçant le prochain arc du comics. Les personnages ne se rencontrent pas encore mais se rapprochent, en particulier en ce qui concerne Andy et Tim 21. Mais, l'intrigue principale n'avance que peu. On ne sait toujours rien des Moissonneurs ni de leur but. Cependant, la série est toujours aussi belle et je suis toujours accroché aux aventures écrites par Lemire.

    *
    **
    ***
    **** L'intrigue principale avance sans avancer, mais j'aime toujours.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Descender 3. Singularités par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Descender 3. Singularités par
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Urban comics 2 juin 2017
    Pages : 120

    Ce tome contient Descender 12-16 publiés dans Descender vol. 3: Singularities. Il y a plus de 10 ans, le cosmos fut attaqué par des machines de la taille d'une planète, les Moissonneurs. Depuis, les mondes civilisés sont dans la tourmente alors que les relations diplomatiques entre les empires sont chaotiques. Cette attaque a aussi lancé un pogrom contre les robots, il s'ensuivit naturellement un mouvement de résistance. Le docteur Quon, Tilsa et le petit robot Tim 21 pourraient être sur la voie permettant de comprendre qui sont les Moissonneurs. Mais illes sont capturés par la résistance robotique, une résistance qui possède un dangereux secret.

    SPOILERS

    Il n'y a pas grand chose à dire sur ce tome 3. En effet, les numéros inclus font une pause avec l'intrigue principale afin de nous présenter les différents protagonistes entre l'attaque et le présent. Dans chacun des cas, on commence il y a 10 ans pour continuer quelques années plus tard et finalement comprendre ce qui a mené les personnages au point actuel. Cela permet de mieux connaitre certains personnages peu développés dans le cadre de l'intrigue principale, à l'instar d'Andy par exemple, mais aussi de mettre en scène le chaos qui a suivi l'attaque des Moissonneurs. Les personnages choisis sont loin d'être inintéressants. J'ai particulièrement apprécié mieux connaitre Andy mais c'est Moissonneur qui m'a le plus intéressé. En effet, depuis le début il se présente comme un tueur sans que jamais cela ne nous soit expliqué. Son numéro donne enfin la réponse, et la raison derrière ses actes.

    *
    **
    *** Une petite pause dans l'intrigue principale, elle n'est pas inintéressante mais pas forcément inoubliable.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Bioshock: Rapture par John Shirley

    Titre : Bioshock : Rapture
    Auteur : John Shirley
    Éditeur : Bragelonne 17 février 2016
    Pages : 408
    TW : Violences, violences médicales

    Avant les partisan-e-s de No Billag, avant Elon Musk et même avant les transhumanistes il y avait Andrew Ryan. Ce dernier est un visionnaire et un industriel. Il a fui la Russie en pleine révolution avec son père pour se rendre aux Etats-Unis, pays de la liberté. Mais la président de la deuxième guerre mondiale et le new deal ont eu un impact sur Andrew Ryan. Il comprend que les Etats-Unis ne sont pas marxistes que les Bolchéviques. L'état veut aussi son argent, qu'il a récolté par son propre travail. Andrew Ryan ne veut surtout pas permettre aux personnes qu'il qualifie de parasites de vivre sur son travail. Il a donc une vision. Celle d'une cité protégée des socialistes, de la morale et des religions. Une société complètement libre dont la seule règle est la compétition naturelle dans le cadre du marché. Les personnes qui le suivrait auraient toutes l'opportunité de réussie, si la volonté suit. Pour rendre sa vision réelle Andrew Ryan décide de construire sa ville en secret, au fond de l'océan atlantique. Le nouvel eldorado se nomme Rapture.

    SPOILERS

    Ce roman est une adaptation de la série de jeux vidéo Bioshock, en particulier les deux premiers. Les jeux nous envoient dans la ville sous-marine de Rapture, alors qu'elle n'est que ruines et violences. Petit à petit, on apprend ce qui est arrivé et quels sont les acteurs de la chute de la cité. Ce roman se déroule en trois actes avant les intrigues des jeux. L'auteur nous permet de comprendre de quelle manière la cité a été créée et a fonctionné à ses débuts flamboyants. De ce point de vue, la première partie est la plus difficile à lire. L'intrigue est peu intéressante car l'auteur met en place des problèmes que l'on sait inexistants plus tard. La lutte secrète contre l’État des États-Unis ne donne lieu à aucun enjeu et cette partie aurait très bien pu ne pas être écrite. La suite du roman est bien plus intéressante puisque l'on observe pourquoi et comment le fonctionnement de la cité commence à dysfonctionner.

    En effet, le jeu et le livre sont très critiques face à une posture idéologique jamais nommée : l’hyper libéralisme libertarien. Le marché est considéré comme un fait qui agit de manière naturelle. Dans ce contexte, toutes tentatives de régulations ou de moralisation est un danger ou pire une trahison de l'humanité. Le fonctionnement de la société est basé sur la compétition et la volonté avec l'idée que les plus grandes réussites ont sortiront. Toutes formes d'altruismes, d'aides sociales, est proscrites puisque cela crée une forme de parasitisme. Cependant, cette économie totalement libre implique aussi d'énormes inégalités qui sont d'abord modestes, mis à part en ce qui concerne Andrew Ryan, puis de plus en plus importantes. Avec les inégalités ce sont les revendications qui arrivent. Ainsi, les jeux comme le livre semblent dire qu'une société sans régulations ni morales crée des choses qui n'existeraient pas dans un autre cadre mais doit aussi échouer par les tensions sociales impliquées. C'est ainsi que l'auteur met en parallèle la ruine architecturale de la cité avec une société de plus en plus fragmentée et pauvre, avec une petite minorité extrêmement riche. Au final, l'effet ne peut qu'être une guerre et, pour défendre les puissant-e-s, la création d'une société militaire.

    *
    **
    *** Un roman sympathique, qui intéressera surtout les personnes qui connaissent les jeux.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Checkmate 2. La chute du mur par Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia

    Titre : Checkmate 2. La chute du mur
    Auteurs : Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia
    Éditeur : Urban comics 24 février 2017
    Pages : 396

    Ce tome contient Checkmate 16 à 31. Checkmate fut une agence de renseignement des Etats-Unis. Mais, après la crise des OMAC, elle fut rachetée, réorganisée et mise sous le contrôle de l'ONU qui définit ses missions et les membres de l'équipe dirigeante. Cette équipe est constituée aussi bien de méta humain-e-s que d'humain-e-s. Les menaces sont nombreuses, aussi bien des pays qui violent les lois internationales que des groupes terroristes. Et alors que l'un de ces groupes se prépare à agir afin de créer un chaos jamais vu une autre menace existe. Celle-ci se nomme Amanda Waller, la reine blanche. Pour réussir à résister à toutes ces attaques Checkmate n'a pas d'autres choix que de demander de l'aide aux groupes de héro-ine-s qui existent.

    SPOILERS

    Ce second tome est constitué de deux actes qui continuent et terminent les intrigues mises en place par Greg Rucka. Un troisième acte est mis en place par un nouveau scénariste. La première intrigue concerne Amanda Waller. Depuis le début de la série Greg Rucka la place comme l'une des principales antagonistes, en secret. Son but est d'utiliser Checkmate pour défendre les intérêts des Etats-Unis malgré la charte de l'agence. Greg Rucka la place en position de force car elle n'a pratiquement pas d'ennemis politiques à sa mesure, sans oublier son intelligence. Malheureusement, sa défaite me semble un peu précipitée et j'aurais apprécié la voir plus longtemps après son éjection. De plus, il est dommage que la mise en place de sa remplaçante n'ait pas été montrée. Greg Rucka nous présente un nouveau personnage, avec des tensions politiques potentielles, mais il ne fait rien de plus.

    Le second acte concerne le groupe religieux terroriste infiltré par Checkmate : le culte du cobra. Greg Rucka nous avait laissé dans l'attente d'une suite alors que la mise en place d'un agent au sein du culte avait pris une partie importante du premier tome. Après la chute de Waller, le scénariste n'attend pas pour relancer l'intrigue sur deux points : une menace globale et une menace pour l'agent infiltré. Bien que j'aie apprécié l'entrée en scène de Superman, elle me semble un peu hors de propos pour l'intrigue générale de la série : l'espionnage. Heureusement, la série garde son identité tout en ne trahissant pas Superman. Avec la fin de ses numéros Greg Rucka termine ce qu'il a lancé sans avoir besoin de continuer la série.

    Malheureusement, les numéros 26 à 31 sont tenus par un nouveau scénariste. Celui-ci ne donne pas autant d'ampleur à la série, peut être par manque de numéros, et décide de créer immédiatement une intrigue de fin du monde qui implique l'usage d’un soldat capable de changer de formes. Il est l'unique personnage capable de vaincre les monstres qui détruisent la Terre. De plus, le nouveau scénariste change la manière de fonctionnent de l'un des personnages. Bien que celui-ci soit questionné il n'y a pas assez de temps pour examiner ses choix comme Greg Rucka aurait pu le faire. La fin est donc largement décevante et l'on se demande à quoi sert Checkmate, outre comme décors.

    *
    **
    *** Greg Rucka termine ses intrigues, avec quelques problèmes mais rien de bien important. Mais la fin de la série par un nouveau scénariste me semble complétement ratée et sans intérêt.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Batwoman volume 1. The many arms of death par Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox

    Titre : Batwoman volume 1. The many arms of death
    Auteur-e-s : Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox
    Éditeur : DC 21 novembre 2017
    Pages : 168

    TW : Mention d'une possible tentative de suicide

    Ce volume 1 contient Batwoman rebirth et Batwoman 1-6. Batwoman a eu une histoire mouvementée. Après un très bon run la série fut reprise par une nouvelle équipe créative, lorsque la précèdent est partie suite à un désaccord avec DC qui ne souhaitait pas permettre le mariage de Batwoman, Kate Kane, avec Maggie Sawyer. Cette nouvelle direction fut, selon toutes les critiques que j'ai lues, très mauvaises avec une direction difficilement défendable. J'avais beaucoup apprécié la première partie du run et j'étais déçu de ne pas avoir de suite à la hauteur. Lorsque j'ai appris que Batwoman allait revenir sous le label rebirth j'avais donc un certain nombre d'attentes. L'intrigue débute alors que Kate Kane et Julia Penyworth travaillent ensemble afin d'identifier la personne qui a créé et distribué un sérum capable de tuer un grand nombre de personnes. Selon Batman, ce sérum serait en vente afin d'organiser une attaque terroriste. La recherche mène les deux femmes sur une île peu connue : Coryana. Jusqu'à récemment, l'île n'était qu'un repaire de pirates mais elle est entrée sous le giron d'une société qui la vend à des personnes fortunées. Mais, avant cela, ce fut aussi la résidence de Kate Kane après son naufrage.

    SPOILERS

    Je préfère ne pas trop parler du numéro Rebirth. En effet, celui-ci permet surtout de mettre en place l'intrigue principale, de mettre à niveau les personnes qui entrent dans l'histoire du personnage et à mettre en place un futur possible. Ce numéro permet d'éviter la nécessité de connaitre toute l'histoire de Batwoman avant de commencer cette nouvelle série. Ces 6 premiers numéros m'ont beaucoup plut. En effet, on retrouve une Batwoman qui, avant d'être une héroïne, est une soldate entrainée par l'armée américaine. Elle prend des décisions que Batman ne prendrait pas. L'intrigue elle-même me semble construite autour de cela. Kate Kane n'est pas envoyée contre une menace pour Gotham ou face à des monstres. Elle est envoyée pour stopper une organisation terroriste qui utilise une entreprise comme moyen d'infiltration.

    De plus, les numéros construisent un peu plus la mythologie de Batwoman en se concentrant sur une année perdue. On ne sait pas comment Kate Kane s'est retrouvée dans l'eau, mais il est mentionné que ce pourrait être une tentative de suicide après son expulsion de l'armée américaine pour homosexualité. On l'observe se reconstruire petit à petit. Mais, la scénariste en profite surtout pour débuter une histoire d'amour entre Kate Kane et Safiyah. La dernière planche du numéro 5 est particulièrement réussie pour expliciter le retour à la vie de Kate Kane. Cette intrigue semble être destinée à prendre une plus grande importance plus tard. Je laisse de côté le dernier numéro qui se déroule dans un futur indéterminé car je ne comprends pas sa place dans ce volume ni ce qui s'y déroule. Je ne sais pas si c'est voulu ou si l'intrigue est développée ailleurs.

    *
    **
    ***
    **** J'ai bien aimé ce premier volume qui semble prendre une direction que j'apprécie. Je suis curieux de connaitre la suite. PS : je préfère éviter la comparaison avec le run précèdent de Rucka, difficile à atteindre aussi bien en ce qui concerne l'écriture que les dessins.
    *****

    Image : Éditeur

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  • Black Science volume 6. Forbidden realms and hidden truths par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black Science volume 6. Forbidden realms and hidden truths
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 19 juillet 2017
    Pages : 128

    Ce volume contient Black Science 26-30. Grant McKay est enfin rentré chez lui. Il a ramené sa fille, Pia, avec lui-même si elle aurait préféré se marier avec son divin fiancé. Mais le reste de l'équipe est toujours perdue dans différents univers. Grant ne peut pas les aider. Dans sa terre sa femme l'a quitté au profit de Kadir. Block utilise son invention pour prendre le contrôle du multivers. Et lui-même est considéré comme un meurtrier, enfermé dans un asile. Cependant, Grant ne pensait pas que son fils et son étudiant seraient capables de trouver un moyen de voyager sans aide. Dès que possible, ils rentrent chez eux mais ils ont une mission. En effet, lors de leurs voyages ils ont rencontré un groupe de super héros qui a décidé de suivre un but précis : Sauver le multivers de deux calamités. Les deux approchent de la Terre.

    SPOILERS

    Je ne sais pas exactement combien de numéros contiendra la série. Il me semble que l'on approche de la fin puisque plusieurs intrigues autours de Grant McKay commencent à se relier. En effet, on observe enfin les réelles conséquences du Pilier, que nous n'avions qu'aperçues, sur un monde. La terre de Grant est maintenant sous le contrôle économique d'une seule corporation qui n'hésite pas à utiliser des êtres vivants et univers comme monnaie d'échange. De plus, les différents personnages commencent enfin à se retrouver, ayant changé quelque peu, avec le but commun de sauver le multivers. En effet, les deux menaces que nous avons rencontrées dans les pages de Black Science sont plus puissantes qu'auparavant et les destructions imaginées par les dessinateurs sont impressionnantes. Enfin, plusieurs menaces commencent à être connues, je pense en particulier à la Sorcière qui aura probablement un rôle plus important que je ne le pensais. J'apprécie toujours autant l'intrigue ainsi que les personnages, qui en prennent pour leur grade, mais j'espère que les auteurs sauront terminer leur histoire.

    *
    **
    ***
    **** Ce volume s'amuse un peu plus que le précèdent tout en reliant plusieurs intrigues et menaces. L'équipe est proche d'être enfin réunie et de pouvoir agir pour suivre leur mission initiale.
    *****

    Image : Éditeur

    BlackScience_Vol06-1.png

  • Black Science 5. Le pacte de Circé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black Science 5. Le pacte de Circé
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Urban comics 14 avril 2017
    Pages : 104

    Ce tome contint Black Science 22-25 publiés chez Image Comics Black Science vol.5: True Atonement. Pendant trois ans Grant McKay s'est laissé tomber dans le désespoir après avoir perdu ses enfants et son équipe lors du dernier saut du Pilier. Tout le monde est dispersé mais Grant a réussi à reconstruire un vaisseau pilier afin de chercher tous les membres de son équipe, les ramener à domicile et réparer ses erreurs. Son premier voyage a concerné Rebecca dont il a puni la trahison. Maintenant, il est prêt à retrouver sa fille, Pia. Mais celle-ci n'est pas forcément très heureuse de retrouver son père. D'autant que ce dernier met à mal une construction très fragile qu'elle a mis trois ans à mettre en place : la paix entre des êtres divins. De plus, Grant McKay commence à se rendre compte des problèmes que pose le Pilier pour les réalités.

    SPOILERS

    Black Science est l'une des séries que j'ai mis le plus de temps à accepter de lire mais aussi l'une de celles que j'apprécie le plus. Ses personnages sont loin d'être sympathiques et le pire est probablement Grant. Car celui-ci cache ses problèmes derrière une idéologie justifiant ses échecs. Le dernier tome permet de faire grandir le personnage en le confrontant à son passé. Il est donc normal que ce tome 5 confronte ce nouveau Grant à l'une des personnes les plus critique envers lui : sa fille. La rencontre est parfaitement mise en scène et l'on comprend parfaitement pourquoi Pia n'apprécie pas beaucoup son père.

    Mieux encore, ce tome commence à ajouter de véritables menaces. Bien entendu, on a déjà rencontré une race parasite et une race adoratrice de la mort. Mais ce tome met en avant la menace du capitalisme sans limite dans la personne de Block. Ce dernier utilise le Pilier non pour la découverte ou aider l'humanité mais pour son propre bien sans prendre en compte les dégâts causés. Ce personnage est totalement aveugle au danger et ne voit qu'une fortune future pour lui-même. Pire encore, les dégâts des voyages sur les réalités sont de plus en plus apparents et il devient difficile de savoir de quelle manière il est possible de réparer ce qu'a fait Grant. Bref, ce tome permet de continuer sur la lancée du précédent en montrant à quel point Grant McKay s'est trompé et à quel point il est dangereux pour l'univers. Mais il permet aussi un début de réhabilitation pour ce personnage.

    *
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    ***
    ****
    ***** Un tome 5 très court mais toujours aussi bon. Vivement la suite !

    Image : Éditeur

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  • Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star par Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat

    Titre : Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star
    Auteur-e-s : Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat
    Éditeur : DC 8 mars 2016 et 29 novembre 2016
    Pages : 168 et 144

    Le premier volume contient Black Canary 1-7 et Dc sneak peek: Black Canary 1. Le second volume contient Black Canary 8-12, Gotham Academy 17 et Batgirl and the Birds of prey: Rebirth 1. Black Canary, Dinah Drake, a tout perdu dans un incendie, à cause de Barbara Gordon. Bien qu'elle lui en ait voulu cela lui a aussi permis de recevoir une opportunité. Un groupe souhaite l'engager comme chanteuse pour une tournée, ce qui lui permettrait d'avoir assez d'argent pour reconstruire sa vie. Bien qu'elle ne soit pas à l'aise en chant ni sur la scène, son groupe attire rapidement l'attention. En effet, les concerts sont toujours suivis de combats durant lesquels Dinah Drake assomme quelques personnes pour de très bonnes raisons. Le groupe possède immédiatement une réputation de danger qui, pourtant, n'empêche pas les foules de se déplacer. Le danger pourrait bien être plus important que prévu. En effet, des aliens et le gouvernement, en la personne d'Amanda Waller, suivent de très près les trajets du groupe et s'intéressent à une personne particulière.

    SPOILERS

    Ces deux volumes font partie d'un effort, avorté, de DC de créer une certaine diversité dans leurs titres. Une grande partie des comics ont été annulé après 6 à 12 épisodes mais il y a beaucoup de bonnes idées. Ces deux volumes se basent sur les intrigues de Batgirl pour relancer le personnage de Black Canary en direction de ses propres aventures au lieu d'être une simple partenaire. Étant donné son pouvoir, sa voix, il est logique de la placer dans un groupe. Bien entendu, ce groupe sera témoin d'événements étranges liés au passé de Dinah et surtout à l'un des membres. Là aussi, l'intrigue est logique et s'insérer parfaitement dans l'idée que le son est important dans cette histoire et pour les personnages. Il est dommage que le second volume abandonne l'importance du son pour parler d'une secte de ninjas liés à la mère de Dinah. L'intrigue me semble beaucoup moins intéressante et je ne comprends pas ce qu'un groupe de musique peut bien y faire. Mis à part cela, on peut se demander si un comics est le bon média pour parler de musique. Les images peuvent créer une impression, montrer le fonctionnement d'une foule et d'une scène. Mais est-il vraiment possible de mettre en avant la musique ? De temps en temps, le dessin essaie quelque chose pour nous montrer la musique. Souvent, le dessin se contente de rendre visible le cri de Dinah. D'une certaine manière, il y a donc échec sur ce point, mais pas sans plusieurs tentatives plus ou moins heureuses.

    *
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    ***
    **** Un premier volume que j'ai bien apprécié malheureusement suivi d'un second volume bien plus anecdotique. J'ai tout de même apprécié de lire les aventures de star de Dinah Drake.
    *****

    Image : Éditeur

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  • The Hunger Games 3. Mockingjay par Suzanne Collins

    Titre : The Hunger games 3. Mockingjay
    Autrice : Suzanne Collins
    Éditeur : Scholastic 25 février 2014
    Pages : 400
    TW : Violences d'état, mentions de tortures, violences policières

    Les 75èmes jeux, censés être un moyen de se débarrasser de Katniss et de ses semblables, se sont terminés sur la destruction de l’arène. La réaction du Capitole a été immédiate et sans pitié. Le district 12 a été rasé par des bombes incendiaires et seule une minorité a survécu. De l'arène, seule Katniss et Finnick ont été sauvé par les rebelles et le district 13. Peeta, Johanna et Annie sont capturés par les forces du Capitole. Les choix de Katniss, bien que rendus nécessaires par une conspiration dont elle ne savait rien, font d'elle le visage de la révolte contre la tyrannie du président Snow. Car les districts sont en révolte ouverte contre le Capitole. Mais la guerre est difficile, les blessés et les enfants ne sont pas à l'abris de la vengeance. Il sera nécessaire de lutter rues après rues afin de détruire le Capitole.

    SPOILERS

    L'écriture de cette trilogie ne donne que peu d'informations sur la première guerre. On ne sait que peu sur le fonctionnement militaire du Capitole. Ce que l'on nous dit, en particulier par la voix de Katniss et de Peeta, implique que l'humanité pourrait disparaitre en cas de guerre. On a l'impression que Panem est la dernière civilisation au monde et sa tyrannie est nécessaire pour éviter l'extinction. Le second livre nous montrait une Katniss tentant d'éviter une guerre à la fois pour éviter des morts innocentes mais surtout pour protéger sa famille. Ce dernier tome permet de débuter la guerre annoncée et de poser la question de ce que l'on peut et ne peut pas faire dans le cadre d'un conflit. Panem et Snow sont montrés comme sans pitiés. Les forces militaires n'hésitent pas à user de la torture et de l'esclavage afin de vaincre et d'empêcher toutes possibilités de considérer la révolte. Face à eux, le district 13 est-il vraiment meilleur? À plusieurs reprises, des personnages posent la question des limites et surtout de leur existence. Cette réflexion n'est pas qu'académique. Elle est mise en scène dans plusieurs parties du livre et permet aussi de se poser la question des débuts de Panem, lorsqu'il a été décidé de sacrifier des enfants afin d'éviter une prochaine guerre.

    Mais ce tome prend aussi au cœur de parler d'un thème déjà présent lors du second tome, mais mis en sourdine face à la nécessité de protéger la famille de Katniss : le choc post-traumatique. Le premier tome ne parlait que de la mère de Katniss. Le second s'attache un peu plus aux réactions de Katniss et Peeta, sous la forme de cauchemars, et permet de créer une meilleure compréhension du comportement d'Haymitch pour ne prendre qu'un exemple. Mais le troisième va bien plus loin. Plusieurs personnages sont montrés brisés, à cause de Panem. Finnick a de la peine à garder sa santé d'esprit, Annie essaie à plusieurs reprises de s'échapper, Johanna a peur de l'eau après avoir été torturée. Peeta a subi un lavage de cerveau et tente d'y échapper sans savoir s'il peut croire ses souvenirs ou ses sentiments. Katniss, bien entendu, est plus proche de nous puisque le roman est écrit selon son point de vue. On observe le personnage essayer de s'en sortir mais surtout retomber dans le traumatisme a plusieurs reprises. Dans ce troisième tome, le choc post-traumatique est montré comme une composante importante de la psychologie de Katniss. Elle tente de mettre en place des moyens de continuer à vivre mais il n'est pas rare que des descriptions montrent à quel point cela est difficile pour elle, et à quel point les moyens de fuites peuvent être simples à suivre. C'est, à mon avis, le point le plus important de ce dernier tome, plus que la guerre elle-même.

    *
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    ***
    **** Une conclusion qui donne l'impression d'être dans la logique directe des deux derniers précédents tomes. Bien qu'il y ait un happy end il implique une lutte importante et l'autrice semble nous dire qu'il pourrait être mis en cause.
    *****

    Image : Site officiel

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  • The Hunger Games 2. Catching fire par Suzanne Collins

    Titre : The Hunger games 2. Catching fire
    Autrice : Suzanne Colins
    Éditeur : Scholastic 1 juillet 2010
    Pages : 384
    TW : Violences d'état, mention de torture, violences policières

    Katniss et Peeta ont créé l'histoire. Illes ont réussi à faire croire au Capitol que leur amour est véritable, Avec cette arme dans leur main illes ont réussi à forcer les jeux à accepter une double victoire, pour la première fois depuis l'institution des Hunger Games. Mais le président Snow est inquiet. Les districts n'acceptent plus les décisions du Capitole et les petites révoltes individuelles commencent à se transformer en ce qui pourrait bien devenir une révolution. Snow décide que seule une personne peut empêcher les districts de se révolter. Cette personne est Katniss. Elle doit convaincre tout le monde que son geste dépendait de son amour pour Peeta et non d'un calcul pour humilier le Capitol. De sa réussite ne dépend pas seulement la paix mais aussi la survie de sa famille, de celle de Peeta et celle de Gale.

    SPOILERS

    Les personnes, nombreuses, qui ont vu le film savent que l'un des thèmes majeurs de cette trilogie concerne l'importance des médias. Le livre ne déroge pas à ce thème. Le premier montrait Katniss tenter de comprendre comment user des médias, et échouer. Ce second tome donne une importance plus grande encore car Katniss est un double symbole. En ce qui concerne le Capitole, et ses habitant-e-s, elle est une femme amoureuse. C'est l'image qui doit être créée et distribuée par les médias contrôlés par l’État. Ainsi, Katniss, Peeta et Snow font tout en leur pouvoir pour construire ce symbole afin d'éviter une révolte. Car Katniss est aussi un symbole de révolution. Cette partie n'est que peu montrée, étant donné les communications difficiles entre les districts dans cet univers. Mais on apprend, petit à petit, quelles sont les conséquences des gestes de Katniss. Ses paroles et ses costumes deviennent des symboles de ralliement contre un ennemi commun. On le voit lors d'une scène dans un district mais aussi dans la forêt, lorsqu'elle rencontre des personnes qui ont fui pour rejoindre le mythique district 13.

    Cependant, ce livre pose aussi le problème de la révolte. Surtout, il tente de montrer de quelle manière il est possible de se révolter face à un état dictatorial. Le district 12 est montré comme peu contrôlé, face à d'autres ou les règles sont bien plus strictes. Mais l'autrice à la bonne idée de montrer un changement de direction. Celle-ci passe par le remplacement des personnes qui étaient chargées de la répression, afin de mettre en place non seulement un commandement plus dur mais aussi des soldat-e-s qui n'ont pas de liens avec la population. La répression passe aussi par les couvre-feux et la remise en ordre d'un système architectural et économique de contrôle. Il est intéressant qu'il soit mentionné qu'un tel changement ait déjà eu lieu auparavant. Mieux encore, l'autrice continue à utiliser son univers pour ne pas trop nous en dire. Ainsi, on ne sait que peu de choses sur les autres districts. Mais cela n'empêche pas les personnages de parler et de nous faire comprendre que plusieurs ont connu des révoltes qui ont eu un impact sur l'économie globale du pays. Cet aspect permet de mettre en avant l'importance des communications, et de leur contrôle, si on souhaite une révolution ou en empêcher une. Bref, un second tome à la fois proche et plus développé que le premier, ce qui permet de construire un peu plus son univers tout en laissant de côté les Hunger Games proprement dit.

    *
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    **** Avoir vu les films m'empêche de ressentir des surprises face aux intrigues, mais j'apprécie de voir comment l'autrice a construit son livre et surtout ce qu'elle a mis en place sans que le film ne le reprenne
    *****

    Image : Éditeur

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  • Batman and Harley Quinn

    TW : sexisme, harcèlement sexuel

    Un soir à Gotham, Poison Ivy et Jason Woodrue cambriolent ensemble pour rapidement partir sans n'avoir rien pris. Mais le Batman comprend rapidement que leur but n'était pas matériel mais de trouver une information. Celle-ci est potentiellement très dangereuse. En effet, Poison Ivy et Jason Woodrue essaient de comprendre ce qui a pu donner vie à Swamp Thing. Pire encore, illes ont kidnappés un expert en armes biologiques. Batman et Nightwing décident de tout faire pour retrouver les deux complices. Mais il est difficile de les suivre. C'est la raison pour laquelle ils décident de chercher Harley Quinn. En effet, sa relation avec Poison Ivy pourrait permettre de mieux la comprendre et de la retrouver. Peut-être même pourrait-elle convaincre son amie de ne pas détruire le monde ? Mais est-il possible de faire confiance en l'ancienne complice du Joker ? Même si elle n'a pas accompli de crimes depuis sa sortie d’Arkham ?

    SPOILERS

    Ce film est un hommage assumé envers la série Batman des années 90. Une série que je regardais quand j'étais enfant, le matin en week-end. De plus, le titre et le film semblaient vouloir rendre hommage à Harley Quinn, un personnage qui provient de la série susmentionnée. Il m'était difficile de résister à l'envie de revenir en enfance et de revoir un personnage que j'apprécie, et donc la vie est loin d'être sympathique. J'ai rapidement été déçu. Si nous prenons d'abord en compte le "scénario" on comprend vite qu'il est presque inexistant. Ce que l'on nous offre est une forme de road movie avec deux justiciers et Harley. Le format est simple, le trio discute dans la voiture, Harley fait une demande refusée puis Batman accepte et doit gérer Harley. Pire encore, il n'y a pas de fin. Le film se termine abruptement après l'arrivée d'un Swamp Thing qui... ne sert à rien et repart tout aussi rapidement. Les scénaristes nous laissent en plan sans rien savoir, comme s'ils avaient été pris d'une fainéantise intense. J'ai l'impression que l'absence de scénario est aussi basé sur l'envie de faire de l'humour via Harley Quinn. Malheureusement, les "blagues" sont très mauvaises voir de mauvais goût. Ainsi, le film échoue à créer une histoire intéressante et à nous faire rire. Pourtant, il aurait été possible de développer au moins deux thèmes. Premièrement, Poison Ivi et Jason Woodrue peuvent porter une intrigue écologiste forte. Ensuite, il aurait été possible de parler de la difficulté de la sortie de prison et du retour dans une vie active. En effet, Harley Quinn est serveuse dans un bar peu engageant malgré son doctorat. Elle explique dans une scène que ses lettres de candidatures sont toutes refusées à cause de son passé. Mais les scénaristes ont soit refusé soit eu peur de ces deux pistes.

    Mais il y a pire. Il y a la manière dont Harley, et les femmes de manière générale, sont utilisées. Comme je l'ai dit, Harley est une serveuse dans un bar. Il faut comprendre que celui-ci est un bar dont le thème est les héroïnes. Les serveuses sont donc en costume, modifiés pour être bien plus révélateurs (même si les costumes classiques sont déjà bien révélateurs). Il nous est rapidement montré que les hommes n'hésitent pas à toucher ces serveuses et à les observer sans leur consentement. Même si l'un des clients est puni par Harley pour son comportement il n'est pas montré comme fondamentalement en tort. Puis, dans le reste du film, il n'y a jamais d'hésitation à montrer Harley dans des postures "sexy" ou peu vêtue. Bref, j'ai du mal à comprendre qu'un tel traitement ait été accepté durant la production puis la sortie. Heureusement, les bonus contiennent deux épisodes de la série animée Batman sur Harley Quinn. Ceux-ci mettent bien plus en valeur le personnage tout en mentionnant le comportement horrible du Joker envers elle.

    * Fuyez
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    Image : Site officiel

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  • The Hunger games 1 par Suzanne Colins

    Titre : The Hunger games 1
    Autrice : Suzanne Colins
    Éditeur : Scholastic 1 juillet 2010
    Pages : 384
    TW : Violences d'état, torture, violences médicales

    10 ans après tout le monde, et 4 films adaptés de la trilogie, je me suis enfin décidé à lire The Hunger Games. Les livres se trouvaient dans ma pile à lire depuis un bon moment mais, pour une raison ou une autre, je n'avais jamais pris le temps de m'y intéresser. Étant donné que je les ai lus après avoir vu les adaptations cinématographiques il m'est difficile de ne pas prendre les films en compte dans mon ressenti face à ce premier roman. Hunger Games se déroule dans un futur non spécifié. Il pourrait aussi bien être proche que très lointain. Tout ce que l'on sait c'est que l'intrigue se déroule sur le territoire de ce qui fut les Etats-Unis, dans 12 districts coupés les uns des autres et le Capitole. Suite à une guerre civile, 74 ans auparavant, il a été décidé que les tous les ans 2 enfants de chaque district seraient sacrifiés dans des jeux. Seule une personne peut survivre et devenir riche. Cette année, ce sont Peeta Malark et Katniss Everdeen qui sont choisis.

    SPOILERS

    Comme je l'ai dit, je suis nécessairement influencé par les films. Bien entendu, les romans et les films diffèrent sur plusieurs points, pour mieux expliquer l'univers. Ainsi, dans le roman le point de vue de Katniss et le seul et elle explicite ce que l'on a besoin de savoir. Dans les films les informations sont offertes par les commentateurs qui observent les jeux. De plus, il va de soi que les romans sont meilleurs, tout simplement parce que l'intrigue est construite dans le cadre d'un livre et qu'une adaptation en scénario implique nécessairement une perte de substance. Mais je vais tout de même me concentrer sur deux points majeurs sur lesquels les romans sont bien meilleurs et les films échouent à montrer, du moins selon moi.

    Le premier point est l'impact psychologique. Celui-ci est peu montré dans le premier film. On ne l'observe que dans le second et le troisième, alors que Katness fait des cauchemars récurrents. Dans les romans, l'impact est immédiat. Bien entendu, on apprend que Katness est avant tout une survivante. Elle ne s’embarrasse pas des lois et des limites si cela lui permet de mettre sa famille, et sa sœur, en sécurité. Ce que les romans montrent est que, justement, cette composante de survie est la première chose qui fait fonctionner Katness. Si son personnage n'est pas amoureux de Peeta dès le début ce n'est pas par un calcul stratégique mais parce que Katness veut d'abord survivre, et l'amour ne peut que rendre cette survie plus difficile. Le roman nous montre de quelle manière ce besoin et les souhaits et incompréhensions de Katness jouent et lui permettent d'avancer ou de reculer selon les circonstances. Ils permettent aussi de montrer l'impact des tueries, et des jeux, bien avant le second roman.

    Le second point qui m'a fait une impression concerne le rapport à son propre corps. On sait, dans les films, que la famille de Katness n'est pas riche et à risquer de mourir de faim. On observe aussi les efforts du Capitol pour remodeler le corps de Katness. Ces deux sujets sont bien plus mis en avant dans le livre, je pense même que c'est l'un des points les plus importants. La nécessité de se nourrir est toujours au centre des préoccupations du personnage. Quel que soit le moment, un repas ne peut pas être gâché et il est nécessaire de faire attention au futur, en tenant en compte les capacités pour se procurer de quoi manger. Il est intéressant de montrer qu'elle-même, ainsi que le district 11, sont capables de vivre sur la terre sans avoir besoin de dons.

    De plus, le roman insiste sur l'usage des corps par les personnages et le Capitol. Bien entendu, les descriptions de douleurs et de blessures ne sont pas rares. Mais je parle de la manière dont le Capitole fait sien le corps des jeunes qui lui sont envoyés. Dès le début, illes sont dénudé-e-s, traité-e-s et maquillé-e-s puis des citoyen-ne-s du Capitol choisissent les habits qui seront portés. Le corps des tributs ne sont plus les leurs mais appartiennent au Capitol qui essaie d'en faire des peintures, au nom de leur propre bien être. À la fin du roman, il est révélateur que Katness se trouve enfermée et attachée à un lit d’hôpital qui permet au Capitol, et aux médecins, de traiter son corps voir de le modifier (on apprend que l'un des buts était de faire une augmentation mammaire). Il y a donc contraintes et une absence totale de consentement de la part des personnes concernées. Il est tout de même intéressant de mettre en avant que le styliste de Katness semble être une personne de confiance dont le but n'est pas de mettre en avant une idée sur le district ou lui-même mais de mettre en avant Katness (du moins je l'ai compris ainsi et je peux me tromper). Les descriptions corporelles, des efforts mis en place pour le changer dans le but de le rendre conforme aux standards du Capitol, sont donc particulièrement important et le film oublie d'en parler, mis à part dans une seule scène, très sage comparé au roman.

    *
    **
    ***
    **** Il m'a fallu du temps avant de finalement commencer cette trilogie. Je ne regrette pas de m'être lancé et je suis curieux d'observer les autres différences entre les romans et les films. Pour l'instant, il me semble claire, et normal, que les romans sont meilleurs que leurs adaptations.
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    Image : Éditeur

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  • Batman and Robin Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley

    Titre : Batman and Robin Eternal 2
    Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley
    Éditeur : Urban comics 14 novembre 2016
    Pages : 336

    Ce second tome contient Batman And Robin Eternal 13-26. Il y a 5 ans Batman et Robin, Dick Grayson, poursuivaient le docteur Crane en Europe afin de l'empêcher de répandre une toxine de terreur. Mais derrière cette affaire se cachait une autre, plus dangereuse. En effet, Batman avait mis au jours l'existence d'une organisation sous le contrôle d'une personne se faisant nommer Maman. Celle-ci a proposé à Batman de lui offrir un meilleur Robin, un enfant capable de le suivre et d'accepter ses ordres dans sa guerre contre le crime. Le tome 1 se terminait alors que Batman portait une arme dans une ruelle sombre. Dans le présent, les robins ainsi qu'Harper Row luttent contre Maman qui tue ses enfants et prépare la prise de contrôle de plusieurs villes. Elle a eu des années pour préparer ses plans et l'empêcher de vaincre pourrait bien s'avérer impossible.

    SPOILERS

    J'avais, il y a longtemps, expliqué que Batman Eternal m'avait déçu. En particulier, l'intrigue était trop brouillonne et les numéros trop nombreux. Batman et Robin Eternal, par contre, m'a beaucoup plu. Bien que l'intrigue s'attache à un plan de vilain de comics, prendre le contrôle des enfants afin de tuer les adultes, elle cache quelque chose d'autre. Ce que cette série propose est une définition de Robin et de sa relation avec Batman. Maman pense que les enfants, pour survivre dans un monde difficile, doivent devenir des soldats capables de tuer. Pour cela, il est nécessaire de créer un traumatisme. Maman est donc très proche de Batman puisque les deux ont subi un traumatisme et souhaitent éviter ce destin à d'autres enfants, mais de la même manière. En effet, Batman ne souhaite pas créer des soldats. Comme le disent les auteurs, le but de Robin n'est pas de suivre les ordres mais d'apprendre, faire des erreurs et devenir capable d'être meilleur que Batman. Que ce soit en ce qui concerne la stratégie, la capacité de prendre des choix difficiles ou encore la capacité à faire confiance à autrui. De plus, j'apprécie que l'un des personnages, Harper Row, prend une place plus importante encore dans la famille tout en gardant une possibilité de faire un choix différent. D'une certaine manière, ce titre permet de terminer son histoire tout en donnant la possibilité de lui donner une suite.

    *
    **
    ***
    **** Un second tome que je trouve réussit car il s'intéresse plus à une idée qu'à une intrigue trop abracadabrantesque.
    *****

    Image : Site officiel

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