20/12/2016

Rogue One: A Star Wars Story

L'Empire a vaincu. La République est morte sous les coups de botte de l'armée, de l'Empereur et de Vador. La résistance est inutile face à la puissance militaire des flottes de l'Empire. Mais, une nouvelle arme est en train d'être conçue. Une arme dont l'origine date d'avant même la guerre des clones. Une arme qui permettrait de créer une paix éternelle par la terreur absolue. Une arme capable de détruire une planète entière. Cependant, son développement a pris du retard. Les autorités s'impatientent et le Directeur Orson Krennic, chargé de la conception de l’Étoile Noir, décide de traquer un génie afin de terminer l'arme. Mais, en faisant cela, il lui permet de contacter l'Alliance Rebelle. Une course contre la montre débute afin de trouver un moyen d'éviter le lancement de la super-arme.

Il y a au moins une chose de certaine, ce premier film chargé de montrer ce qui n'est que mentionné dans les trilogies originales est fortement lié à l'univers starwars aussi bien cinématographique que télévisé. Bien entendu, je n'ai pas aperçu toutes les références. La plupart du temps elles sont assez discrètes pour ne pas casser l'intrigue (une exception est l'arrivée de C3PO et R2D2 qui réussit à casser une scène entière). Les références sont de deux natures. Premièrement, il y a celles qui parlent aux personnes qui connaissent assez l'univers pour les remarquer. C'est, par exemple, réussir à apercevoir le Ghost ou encore les deux mercenaires qui apparaissent dans A new Hope. Le second type permet de faire un lien direct avec la suite de l'histoire. Ces références permettent de développer l'intrigue en direction de l'histoire que l'on connait afin de rester dans une continuité.

Il y a deux thèmes forts dans ce film, et je ne suis de loin pas le seul à les avoir compris. Ce sont l'espoir et le sacrifice. Dans la seconde trilogie, on observait la fin de la République. La première trilogie montrait la fin des Siths. Mais rien, outre l'univers étendu, ne permettait de comprendre de quelle manière on passait d'un point à un autre. Rogue One permet d'expliquer comment l'Alliance fonctionne. Les Rebelles ne sont pas seulement une flotte avec des chasseurs. Ce sont aussi des espions, des assassins et des saboteurs. Et ce film s'intéresse à eux et à leur sacrifice. En effet, de nombreux personnages se sacrifient dans ce film. Ce sacrifice n'est pas seulement celui de la vie mais aussi d'une moralité, d'une humanité, en faveurs d'une cause que l'on pense supérieure. Et ces sacrifices sont liés à une autre émotion : l'espoir. Face à un ennemi d'une puissance inimaginable seul l'espoir permet d'accepter le sacrifice qu'implique la lutte. Et tous les personnages possèdent cette émotion malgré le ton particulièrement sombre du film.

Enfin, Rogue One est servi par des scènes magnifiques. On sent que la réalisation n'a pas voulu seulement créer un film de SF avec de l'action. Elle souhaitait offrir une expérience visuelle qui permet d'insérer le film dans un univers précis. Comme dans l'épisode 7, on observe des décors qui permettent de relier le présent au passé à l'aide de ruines majestueuses. Plusieurs scènes sont conçues pour fournir une émotion. Je pense, par exemple, à l'ombre écrasante du destroyer au-dessus de la ville de Jedha. Il n'y a plus qu'à espérer que les autres films suivent en qualité.

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*****Je suis sorti de la salle les yeux plein d'étoiles.

Image : Éditeur

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10:51 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rogue one, star wars | | | |  Facebook

17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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11/12/2016

Arrival / Premier contact

Le monde vit comme à son habitude. Les tensions internationales continuent, les gens travaillent ou étudient, les chaines d'infos font du direct plutôt que de l'analyse. Bref, tout va bien et une professeure, Louise Banks, se prépare à parler de linguistiques à ses étudiant-e-s. Mais il y a un problème, il n'y a personne dans la salle. Le problème c'est que, depuis moins d'une heure, douze vaisseaux sont apparus sur Terre sur divers points du globe. L'humanité prend peur, les humain-e-s ne comprennent pas ce qui se déroule et, rapidement, c'est la fuite. Louise Banks, elle, est contactée par les militaires. Il y a un problème à résoudre : comment communiquer avec une espèce qui n'a aucuns points communs avec l’humanité ? Et Louise doit trouver la réponse.

Ce film est un film que je n'attendais pas du tout. Je ne connaissais même pas son existence. Et, il y a quelques temps, j'ai soudain vu qu'il sortait en Suisse. Intrigué, j'ai regardé le synopsis puis la bande annonce. Encore plus intrigué, je me suis dit que je ne pouvais pas rater une séance. Puis, j'ai lu ce qu'a fait le réalisateur. Entre autres, il a réalisé Sicario qui reste l'une de mes meilleures expériences au cinéma. Mais Arrival en vaut-il la peine ?

Je ne suis sûrement pas le seul à penser qu'il existe deux messages particuliers dans un film qui parle de deux histoires. La première c'est, bien entendu, l'arrivée des aliens sur Terre. La seconde est bien plus intime. Mais, les deux intrigues sont liées aussi bien thématiquement que "chronologiquement". Dans les deux cas, on parle de communication. En effet, comment l'espèce humaine peut-elle espérer comprendre, et se faire comprendre, par une race alien qui n'a aucuns points communs avec la Terre ? Comment établir une discussion entre deux peuples potentiellement tellement différents que la compréhension mutuelle pourrait être impossible ? Dans le même temps, se pose la question de la communication entre les humain-e-s. En effet, les militaires prennent les choses en main (un classique) et le secret devient une nécessité. Mais n'est-il pas nécessaire de collaborer ? Quels sont les choix fait par les autres nations et comment les comprendre ? Plus intimement, comment communiquer entre deux personnes ? Ainsi, la communication est au centre du film et la réalisation réussit parfaitement bien à mettre en scène tous ses efforts (outre une séquence au milieu du film)

La réalisation semble aussi souhaiter envoyer un message d'espoir. Un message particulièrement difficile à faire entendre dans le contexte actuel de tensions et de craintes. L'armée prend le contrôle, certes, mais il est aussi décider de prendre des mesures scientifiques et de communiquer avec les autres sites en temps réel. Ce film fait l'éloge de la capacité humaine de travailler ensemble en direction d'un but commun malgré les différences. Il annonce aussi que ce travail en commun est nécessaire pour l'avenir de l'espèce tout en étant inévitable. Là encore, plus intimement, le message s'incarne dans l'histoire de Louise Banks qui, durant le film, décide d'accepter son avenir avec ses joies et ses mauvais moments.

Quand on pense film de Science-Fiction on pense souvent à des explosions, des guerres et des termes techniques impossibles à comprendre. Le cinéma crée beaucoup de ces films mais ne prend pas vraiment le sujet au sérieux. Arrival, lui, prend son sujet au sérieux. La réalisation met en place un prémisse et tente de montrer de quelle manière on peut le résoudre. Le film est aidé par des acteurs et actrices dont j'ai trouvé le jeu particulièrement proche d'une possible réalité. La photo est aussi très bien maitrisée. La première vision du vaisseau est superbe. L'architecture intérieure est à la fois inquiétante et étrange aidé en cela par une musique bien conçue. J'apprécie aussi particulièrement les aliens qui sont aussi beaux qu'étranges. En ce qui me concerne, ce film est une réussie à tous les niveaux. Je ne m'attendais pas à la sortie d'Arrival et je suis très heureux qu'elle ait eu lieu.

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*****L'un des films qui fait partie de mon top personnel de l'année.

Image : Allociné

Site officiel

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08:36 Écrit par Hassan dans Film, Politique, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrival, premier contact | | | |  Facebook

22/11/2016

Ex Machina 5 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 19 août 2016
Pages : 320

Ce tome contient les numéros 41-50 et special 4. C'est la fin pour le maire Hundred. Il atteint sa dernière année à la mairie de la ville. Et il décide de s'y préparer en faisant une promesse au peuple : soit il réussit soit il quitte la ville pour toujours. Dans le même temps, il essaie de se préparer et de préparer son administration à ses prochaines campagnes. Celles-ci sont beaucoup plus ambitieuses et pourraient propulser le maire vers la Maison Blanche. Tout semble parfait pour une carrière politique sans obstacles. Et si un petit grain de sable venait gripper la grande machine ? Et si on apprenait que le passé du maire n'est pas tout blanc ? Et si le maire était forcé de remettre son costume pour arrêter une menace jamais rencontrée auparavant ?

Ce comics est terminé. Que penser de la prestation des auteurs ? Personnellement, j'ai beaucoup aimé l'intrigue dès le début. Pour une fois, on nous montrait pourquoi les super-héros sont une mauvaise idée. Illes sont dangereux, pas entrainés et peuvent créer plus de problèmes qu'illes n'en résolvent. Le génie des auteurs est d'avoir mis en parallèle le super-héros et son travail bien plus productif en tant que maire. Il y travaille beaucoup mieux et réussit à changer quelques petites choses. Enfin, les auteurs laissaient imaginer une menace assez peu claire et sous-jacente dans tous les numéros. Ce dernier tome permet d'en savoir beaucoup plus car le maire s'y confronte enfin après n'avoir rien vu pendant quatre ans. Mais je suis tout de même un peu déçu car je trouve que l'intrigue est résolue un peu trop rapidement. On sent qu'il fallait boucler l'histoire et ne pas dépasser.

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**** Un très bon comics malheureusement terminé un peu vite.
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Image : Éditeur

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20/11/2016

Ex Machina 4 par Brian K. Vaughan et Tony Harris

Titre : Ex Machina 4
Auteurs : Brian K. Vaughan et Tony Harris
Éditeur : Urban comics 24 juin 2016
Pages : 272

Ce tome contient les numéros 30-40 publiés dans Ex Machina deluxe edition book 4. Le maire Hundred entame sa quatrième année de mandat. Et il est temps de penser à la suite. Que deviendra-t-il après avoir été maire de New York ? Que souhaite-t-il accomplir ? Est-ce que son bilan est réellement bon ? Autant de questions qui pourraient aussi propulser sa carrière que n'en faire qu'une simple anecdote de bas de page. Et il n'est pas le seul à se poser des questions. Une ancienne admiratrice voudrait bien se rendre visible et imposer une conduite à Hundred. Pire, ou mieux, le Pape souhaite le rencontrer.

Ce tome est composé de deux grandes intrigues et de trois numéros qui se suffisent à eux-mêmes. Le numéro 34, par exemple, est un bon moyen de nous présenter le point de vue de la commissaire présente depuis le début mais dont les idées sont assez peu développées. Concrètement, ce tome permet de lancer le début de la fin. Ainsi, les décisions locales sont moins dépeintes que dans les tomes précédents. Au contraire, ce sont les niveaux internationaux et nationaux qui prennent le devant de la scène. Pour cela, les auteurs décident de parler d'une rencontre avec le Pape et de la Convention nationale républicaine. Ces deux intrigues permettent au personnage de poser la question de son futur et de l'usage de ses pouvoirs. Sont-ils diaboliques ? Peut-il faire plus ? Mais surtout, est-ce que nous saurons enfin d'où ils viennent ?

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**** Les auteurs commencent à préparer la fin de leur création et c'est plutôt réussi.
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Image : Éditeur

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19/11/2016

Only ever yours par Louise O'Neill

Titre : Only ever yoursisbn9781848664159-detail.jpg
Auteure : Louise O'Neill
Éditeur : Quercus books 3 juillet 2014
Pages : 400

Le futur, la Terre est morte. Une grande partie des continents sont maintenant sous l'eau. La vie animale comme végétale n'est qu'un lointain souvenir. Personne ne sait vraiment à quoi ressemble le monde car l'humanité, mourante, s'est réfugiée sous-terre. L'extérieur n'est plus qu'un vague souvenir. Dans ce monde la population a drastiquement chuté. C'est la raison pour laquelle les ancêtres ont décidé qu'il était couteux d'avoir des bébés féminins. Il est bien mieux de les créer en éprouvettes. Et puisqu'on peut les créer pourquoi ne pas en profiter pour les rendre "parfaites » ? Ces femmes sont ensuite éduquées. Elles doivent apprendre à être féminines et à accepter leur rôle dans une société masculine. Elles n'ont que trois choix : être une compagne chargée de faire des enfants mâles pour un héritier précis, devenir des concubines qui prennent en charge le bien-être physique des hommes ou encore devenir des "chastes" chargée de l'éducation des jeunes filles. L'une de ces filles est Freida. Nous la suivons dans son quotidien de dernière année et ses efforts pour être la parfaite compagne d'un homme.

Tout d'abord, j'ai décidé de lire ce roman après la présentation que Tête de Litote en a fait. Je l'en remercie et je vous invite à vous rendre sur sa chaine. Only ever yours pourrait être classifié dans les Young Adults post-apocalyptiques. L'intrigue nous permet de suivre une jeune personne, une femme, qui vit dans un contexte futuriste dictatorial. De nombreux romans de ce genre ont réussi à capter l'attention et même à être adaptés au cinéma avec plus ou moins de réussites. Cependant, Only ever yours me semble différent. En effet, il n'y a pas un gramme d'espoir dans ce livre. Sa lecture est peut-être particulièrement difficile. Alors que vous pensez que le pire est passé vous découvrez, par une simple mention, que les choses sont au-delà de l'horrible. Bref, ce n'est pas un livre que l'on apprécie lire mais c'est un roman qui tente de nous faire réfléchir sérieusement au monde contemporain.

Comment fonctionne le monde créé par Louise O’Neill ? Les femmes sont qualifiées d'inférieures (d'ailleurs les prénoms féminins sont écrits sans majuscules au contraire des prénoms masculins). Leurs buts sont soit la procréation, soit la sexualité soit l'éducation. Il n'y a aucun espoir d'échapper à ces trois choix. On pourrait penser que ce n'est qu'une simple société de classe sexiste mais les choses sont bien pires que cela et le talent de l'auteure est de nous en montrer juste assez pour nous laisser peindre ce que cela implique.

Premièrement, tout est écrit selon le point de vue de Freida. Bien que cela nous empêche d'avoir un point de vue global on entre véritablement dans le corps et l'esprit du personnage. Et c'est ici que se trouve, à mon avis, le génie de l'auteure. Louise O'Neill décrit parfaitement bien une atmosphère étouffante, aliénante, dans laquelle Freida tente difficilement de survivre. Tout est construit pour créer cette atmosphère. L'auteure décrit extrêmement bien ce qui permet cette atmosphère. Les miroirs omniprésents, le jugement constant, l'importance de l'apparence sur tout le reste, l'importance de faire des enfants, l'incapacité à se retrouver seule. Et les choses sont pires quand on apprend, vaguement, comment fonctionne l'extérieur. Il en ressort une société sexualisée, remplies d'abus physiques et psychologiques contre les femmes, raciste, patriarcal, grossophobe, homophobe et tout cela au nom de la survie et de la nature. Mais surtout, ça parle de nous.

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**** Je ne crois pas que l'on puisse apprécier une lecture aussi déprimante. Mais on peut louer le talent de l'auteure et sa capacité à décrire le fonctionnement d'un monde pour mieux parler du notre.
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Image : Éditeur

18/11/2016

Evil Empire 2. La désunion fait la force par Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma

Titre : Evil Empire 2. La désunion fait la force
Auteurs : Max Bemis, Andrea Mutti et Joe Eisma
Éditeur : Glénat comics 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 5-8 publiés dans Evil Empire volume 2. Dans le tome précédent les États-Unis étaient enfoncés dans un débat sur le bien et le mal alors que le candidat républicain à la présidentielle professait sa croyance et la liberté totale. Suite à sa mort, le candidat démocrate, Sam Duggins, aidé par sa sœur, Julia Duggins, gagne la présidence. Lors de son discours il professe sa croyance en la même philosophie et appelle le peuple des États-Unis à agir comme il lui semble nécessaire. Personne ne s'y attendait, personne ne comprend ce qui se déroule, alors que le pays sombre petit à petit dans la violence sans fin. Les règles n'ont plus cours et seules les conséquences des actions peuvent avoir une répercussion tant que personne n'est empêché d'agir. Mais, en secret, une résistance s'organise autour de la chanteuse Reese Greenwood.

J'avais beaucoup aimé le premier tome. C'était une bonne surprise, les auteurs prenaient leur sujet au sérieux et tentaient réellement de montrer de quelle manière un débat peut déraper et devenir le fondement d'une modification tellement importante du régime en place et des valeurs d'un pays que celui-ci devient dangereux voir fasciste. Bien entendu, ce comics s’insère dans un contexte américain face à un certain Trump au discours dangereux qui permet de justifier des personnes tout aussi dangereuses que lui (mais ne nous cachons, nous ne somment pas meilleurs). Ce second tome m'a paru moins réussi pour une raison très importante : je n'y crois pas !

Les auteurs sont les même, le style est le même, le sujet est toujours pris au sérieux mais je n'y crois pas. La raison en est simple : tout cela me semble trop facile. Je ne parle pas du débat qui justifie des violences sur une partie de la population (on voit les effets de l'élection Trump en ce moment même). Je ne parle pas non plus de la capacité d'un président d'user de ses pouvoirs pour défendre et étendre son point de vue. Non, je n'y crois pas parce que c'est trop rapide et trop facile. Le comics se déroule sur trois mois après l'élection et le pays est déjà pratiquement à feu et à sang. Or, à mon avis, il devrait au minimum y avoir une guerre civile interne et pas seulement une petite résistance. Dans ce comics, tout fonctionne comme si rien n'arrêtait Sam et Julia. Même au niveau international les choses ne sont pas crédibles. Certains des actes pratiqués devraient, au minimum, déboucher sur une guerre et non un effondrement pur et simple des nations en une journée. Bref, ce n'est pas crédible.

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*** Après une très bonne surprise un second tome beaucoup moins réussi et surtout beaucoup moins crédible.
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Image : Éditeur

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East of west 5. Vos ennemis sont partout par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west  5. Vos ennemis sont partout
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 27 mai 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 20-24 publiés dans East of West volume five : All those secrets. En cette seconde année de l'apocalypse la guerre a commencé. Le Texas est fini tandis que la Nation Infinie parcoure les cieux. Mais les autres nations n'ont pas encore bougé leur pion, du moins pas en public. Car, derrière les écrans, les pions s'avancent aussi bien sur le terrain économique que militaire. Pendant ce temps, la bête marche dans les bois des nations. Et son père est sur ses traces. Que feront les élus et les cavaliers lorsque ces deux personnes se rencontreront ?

East of West a toujours été lent même dans la guerre. Hickman pose des pions mais ne hâte pas son intrigue. Il montre comment les choses avancent mais il ne s'intéresse pas au spectaculaire. Il veut seulement montrer des humain-e-s (ré)agir face à un événement tellement vaste qu'il en devient incompréhensible : la fin du monde. Et son portrait n'est guère flatteur. Alors que la plupart des personnes ignorent la menace d'autres se rassemblent en secret afin de prendre le pouvoir et de guider la destruction par tous les moyens. Ce tome est donc toujours aussi lent. La fin approche mais on sait qu'elle ne sera pas une flamboyante rencontre entre plusieurs armées. On aura, probablement, des personnages qui régleront leurs comptes entre-elleux.

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**** Toujours aussi intéressant, un rythme plus que tranquille qui permet de s'intéresser aux personnages plus qu'aux événements.
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Image : Éditeur

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09:17 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

11/11/2016

Descender 2. Lune mécanique par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 2. Lune mécanique
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 120

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Descender Vol. 2 : Machine Moon. Il y a dix ans la galaxie se réveillait face à d'énormes machines, les moissonneurs (non, pas ceux de Mass Effect). Celles-ci ont détruit les mondes majeurs de la galaxie puis sont parties. Il y a dix ans ont commencé des destructions systématiques des robots, les botgroms. La galaxie, depuis, est affaiblie tandis que la peut du retour des moissonneurs est dans tous les esprits. Dix ans plus tard un robot de dernière génération se réveille, Tim 21. La galaxie est immédiatement en état d'alerte car ce robot pourrait bien permettre de comprendre ce que sont les moissonneurs. Immédiatement, plusieurs groupes sont envoyés pour le récupérer, ou le détruire. Tim 21 est rapidement capturé par les Gnishiens mais la résistance robotique le sauve.

Ce comics tient une place spéciale depuis que je l'ai découvert. Je le trouve tout simplement beau. J'aime énormément les choix graphiques qui sont, à mon avis, très réussis. J'apprécie aussi de découvrir un univers petit à petit sans précipitation. C'est encore plus vrai pour ce second tome qui n'avance pas l'intrigue trop vite tout en offrant des éléments précieux pour celle-ci. Ainsi, nous en savons plus sur le frère de Tim, sur les robots et nous avons des indices sur le prochain récit.

Je pense que le récit pose la question de l'enfance. Pour cela, les auteurs placent Tim 21 face à Tim 22. Le premier est un robot bourré d'émotions et de tristesses. Le second n'a connu que la curiosité et la jalousie. La différence tient aux personnes qui les ont entourées. Alors que Tim 21 a été entouré de personnes capables de donner de l'amour Tim 22 n'a connu que la solitude. Et ces différents passés ont des impacts très importants sur le fonctionnement des robots dans le présent. Bien entendu, on peut se demander si un robot capable d'apprendre et de changer selon son environnement est réellement une simple machine. J'ai l'impression, que le récit se dirige dans cette direction en offrant des caractéristiques humaines aux robots.

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**** Un second tome tout aussi beau que le premier et qui avance gentiment.
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Image : Éditeur

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05/11/2016

Checkmate 1. Le jeu des rois par Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark

Titre : Checkmate 1. Le jeu des rois
Auteurs : Greg Rucka, Judd Winick, Jesus Saiz, Joe Bennett et Matthew Clark
Éditeur : Urban comics 30 septembre 2016
Pages : 440

Ce premier volume contient Checkmate 1-15 et Outsiders 47-49. Durant Infinite Crisis une agence d'espionnage avait été détournée afin de s'attaquer à tous les métahumain-e-s de la Terre. Ce détournement avait pris la forme, au final, d'une IA capable de contrôler une bonne partie de l'humanité. Mais ces événements sont passés. Et bien que Checkmate soit contrôlé par une nouvelle royauté il se pose la question de sa continuité. Faut-il faire de Checkmate une agence reconnue par l'ONU et contrôlée par le Conseil de sécurité ? Qui peut diriger cette agence ? Et quelles sont ses cibles ? Car le monde est en danger. Que ce soit la société des super-vilains ou la secte Kobra les groupes souhaitant détruire le monde sont nombreux et les héros ne sont pas toujours capables de les en empêcher.

J'avoue, j'ai presque tendance à acheter ce qu'écrit Greg Rucka sans trop réfléchir. Bien que j'aie du mal avec le style graphique Rucka a écrit Gotham Central et Queen and country. Ce sont deux très bons comics qui réussissent, pour le premier, à donner plus de substance à la police de Gotham et, pour le second, à entrer dans une agence d'espionnage. Je me réjouis de lire 52 et le prochain titre Wonder Woman sous sa direction. Donc, Rucka qui écrit sur une agence assez spéciale, qui fonctionne comme un échiquier, après des événements importants c'était trop pour ne pas m'attirer. Et j'ai beaucoup apprécié. Les personnages principaux ne sont pas tous et toutes développé-e-s au même niveau mais les personnages qui sont développés sont très intéressants. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Beatriz Dacosta par exemple. Les intrigues internes sont plutôt bien mises en scènes. Et j'aime beaucoup voir un peu moins de super-héros ou de les voir dans une situation différente. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, malgré quelques numéros ou passages un peu moins bons, et je me réjouis de lire la suite.

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**** Une bonne surprise sur une idée qui m'intriguait.
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Image : Éditeur

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02/11/2016

Black Science 4. Sur les rives du Léthé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 4. Sur les rives du Léthé
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 26 août 2016
Pages : 128

Ce tome contient les numéros 17-21 publiés dans Blackscience vol. 4 : Godworld. Le dernier saut a été particulièrement malheureux. Rebecca, n'écoutant que son désir, a tout fait pour rejoindre un monde dans lequel son frère jumeau est vivant. Mais ses actions ont détruit le pilier et dispersé l'équipe dans plusieurs mondes. Grant a vécu trois ans sans voir ses enfants. Il essaie, tant bien que mal, de construire un pilier. Mais il est proche du désespoir. Et pendant qu'il se morfond son équipe et ses enfants sont en danger. Pire encore, il commence à comprendre à quel point les voyages entre dimensions sont dangereux non seulement à cause des menaces qui se déplacent mais aussi à cause de lui.

Le thème de ce tome pourrait être la dépression. En effet, nous commençons alors que trois ans ont passé. Mais nous ne l’apprenons pas tout de suite. Car avant de rechercher son équipe et ses enfants Grant doit sortir de son désespoir. La première partie du tome, la plus réussie depuis le début à mon avis, est un plongeon dans la dépression de Grant et les raisons de celle-ci. Pour cela, les auteurs nous montrent le passé de Grant. Celui-ci permet de mieux comprendre certaines décisions mais surtout pourquoi il agit ainsi. Une bonne partie de ce tome est une confrontation entre Grant et son passé. Encore une fois, je trouve que cette mise en scène est très réussie et permet de me dire que ce quatrième tome est le meilleur de la série actuellement.

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***** Une plongée réussie dans l'esprit de Grant !

Image : Éditeur

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29/10/2016

Black Science 3. L'impossible odyssée par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 3. L'impossible odyssée
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 15 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 12-16 publiés dans Black Science Vol. 3 : Vanishing Pattern. Le dernier saut a été difficile. Un double de Grant est mort et la femme de celui-ci, Sara, est en colère. Dans le même temps, Nate fait une crise par manque d'insuline. Le monde dans lequel le groupe se trouve semble abandonné. Mais une force armée s'y trouve et ressemble étrangement à des romains. Rapidement, le groupe apprend que ce monde avait aussi un groupe chargé de trouver le moyen de traverser les dimensions. Et elleux aussi n'ont amené que la mort. De plus en plus, il apparait que les sauts sont loin d'être aléatoires.

Remender se calme encore un peu plus. On pourrait diviser le tome en deux intrigues. Premièrement, plusieurs courtes parties des numéros permettent de visiter encore un peu plus le passé des personnages. On en apprend plus sur Pia et sur Shawn mais aussi sur la famille de Grant (ce dernier est toujours un homme particulièrement abject). La seconde partie est la prise de conscience des effets de la technologie qui permet les sauts. Non seulement le pilier suit un chemin déjà tracé mais celui-ci débouche sur des mondes détruits et en guerre. La prise de conscience est rude mais elle permet à Grant de retrouver le but qu'il s'était fixé. Un tome essentiel, donc, pour l'avancée psychologique des personnages et aussi pour continuer à instaurer l'ambiance négative de l'histoire.

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**** J'apprécie toujours autant l'histoire de Remender même s'il prend son temps pour mettre en place les choses.
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Image : Éditeur

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28/10/2016

Black Science 2. La boîte de Pandore par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 2. La boîte de Pandore
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 7 mai 2015
Pages : 136

Ce second tome contient les numéros 7-11 publiés dans Black Science vol. 2 : Welcome, Nowhere. Dans le tome précédent on apprenait qu'un certain Grant a inventé une machine capable de traverser les murs de la réalité afin de voyager dans ce qu'il nomme l'infinivers. Malheureusement, ce "pilier" est défectueux et le groupe emmené par Grant se perd dans les dimensions parallèles. Certains sont déjà mort-e-s. Grant est même considéré comme mort et sa disparition a mis à mal le groupe. En effet, les enfants de Grant se sont enfuis forçant Kadir à les rechercher. Le groupe est secondé par le chaman kidnappé précédemment. Cependant, dans de multiples univers de nombreux Grant créent des piliers et d'autres personnes essaient de s'en emparer. Il semblerait que la machine soit encore plus dangereuse que prévue.

Le tome précédent nous jetait dans la piscine en nous intimant de nager. On ouvrait à peine une page qu'une catastrophe se mettait en place. Ce tome permet de mieux construire certains personnages en particulier Grant, Kadir, Nate et Pia. On comprend un peu mieux qui illes sont et quels sont les envies qui leur permettent de survivre. Plus encore, ce tome permet d'introduire la menace posée par le pilier. Le Chaman l'explique précisément mais ce sont certains personnages qui permettent de mieux comprendre pourquoi cette invention est une mauvaise idée. Il faut aussi noter les magnifiques dessins. Remender aime créer des mondes particuliers et chacun sont sublimés par des styles très différents. On passe de rues sortis d'un film noir à une forêt luxuriante. Un bon second tome qui, encore une fois, ne place pas trop d’éléments.

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**** La surprise passée on se pose un peu mais on ne sait encore presque rien de l'intrigue.
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Image : Éditeur

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23/10/2016

Black Science 1. De Charybde en Scylla par Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White

Titre : Black Science 1. De Charybde en Scyllablack-science-tome-1-33864-270x445.jpg
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Dean White
Éditeur : Urban 13 février 2015
Pages : 176

Ce tome contient Black Science vol. 1: How to fall forever (numéros 1-6). J'ai mis longtemps à me décider à lire Black Science. Je connais Remender et j'aime bien son travail. Mais je n'étais pas certain d'apprécier Black Science. Après de longs mois je me suis décidé. Nous sommes à une époque indéterminée. Une bande d'humain-e-s fuient face à des bestioles qui semblent ne pas leur vouloir beaucoup de bien. On apprend qu'il est nécessaire de trouver un ingrédient précis afin de faire fonctionner une machine et de partir dans un autre univers. Car ces humain-e-s sont des membres de la Ligue Scientifique Anarchiste. Ensemble, illes ont réussi à briser la barrière entre les mondes et de voyager entre les univers parallèles. Mais illes ne savent pas comment rentrer et tout semble vouloir les tuer. Non ce n'est pas une adaptation de Sliders. C'est le nouveau comics de Remender !

Il y a une chose à dire sur Remender : il aime créer des lieux et des univers colorés. Immédiatement, il nous plonge dans l'action sans nous donner beaucoup d'informations. Ce n'est qu'après un ou deux numéros qu'on en sait un peu plus sur les personnages et l'intrigue. Remender ajoute aussi quelques flash backs afin de nous donner un peu d'information sur la raison des problèmes de l'équipe. Bref, concrètement, les voyageurs se trouvent dans l'infinivers. Celui-ci a la forme d'un oignon chaque couche étant un univers complet avec, au centre, la première décision. Tout y est possible. Les personnages sont aussi bien des scientifiques que des enfants ou encore des managers. Pour l'instant, les deux plus importants sont Grant, anarchiste et inventeur de la machine, et Kadir. Bien que l'on puisse être en faveurs de certains personnages Remender réussit à justifier les actions de certain-e-s tout en diminuant la sympathie pour d'autres. Au final, c'est un bon début.

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**** Une série qui commence bien et qui m'a accroché. Mais comment sera la suite ?
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Image : Éditeur

21/10/2016

Batman et Robin 6. A la recherche de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman et Robin 6. À la recherche de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban 21 octobre 2016
Pages : 192

Ce tome contient Batman and Robin 29-34 et Robin rises: Omega 1 publiés dans Batman and Robin Vol. 6: The hunt for Robin. Il y a quelques temps Damian Wayne, Robin, est mort. Suite à cette mort le Batman, Bruce Wayne, est devenu incontrôlable. Il a parcouru les rues de Gotham jours et nuits sans se reposer. Il a manipulé allié-e-s et personnes afin de trouver un moyen de ramener Damian à la vie. Et quand il s'est enfin calmé il a appris que Ra's al Ghul a volé les corps de Damian et de sa mère, Talia. Bien que Batman soit furieux il a dû attendre et s'occuper de Double Face et de la mafia locale. Mais, maintenant, Ra's et la Ligue des Assassins ont toute son attention. Jamais Batman ne les laissera manipuler le corps de son fils et il est prêt à voyager dans le monde entier et en enfer s'il le faut pour empêcher Ra's d'accomplir ses plans.

Ce tome 6 fait suite à un tome 4 très réussit et un tome 5 bien moins réussit. Ce dernier continue à ne faire office que de transition car le tome 6 reste dans la veine du 4. Batman a accepté la mort de son fils mais sa quête pour retrouver son corps le mène à collaborer avec plusieurs membres de la Ligue de Justice comme il a collaboré avec la Famille dans le tome 4. Bien que les Batman and Robin soient liés au batverse ils n'étaient pas très impliqué dans l'univers DC. Ce tome 6 fait exception. Il nous plonge dans une nouvelle ligue et fonctionne en parallèle d'intrigues liées à la Ligue de Justice. Personnellement, je trouve que cela nuit au fonctionnement du titre qui est censé être beaucoup plus précis. Mais, au moins, il permet d'introduire la suite.

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**** Un second tome qui fait office de transition. Meilleur que le précèdent mais moins bon que le reste de la série.
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Image : Éditeur

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27/09/2016

Batman et Robin eternal 1 par Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando

Titre : Batman et Robin Eternal 1
Auteur-e-s : Scott Snyder, James Tynion IV, Genevieve Valentine, Tim Seeley et Steve Orlando
Éditeur : Urban 20 mai 2016
Pages : 296

Ce premier tome contient Batman and Robin Eternal 1-12 et Batman Endgame Special Edition 1. Il y a 5 ans Batman fonctionnait en duo avec Dick Grayson, le Robin de l'époque. En poursuivant l'épouvantail à travers le monde Bruce Wayne est tombé sur un mystère bien plus grand encore. Une organisation contrôlée par une personne se faisant appeler Maman vend et crée des individus pour les riches et fortuné-e-s. De nos jours, 5 ans plus tard, Gotham a connu de nombreux Robin. Batman est mort tandis que Bruce Wayne est amnésique. Dick Grayson tombe à son tour sur cette organisation alors qu'elle tente de tuer Bruce Wayne. Rapidement, il apprend que Batman lui a caché des choses. Mais est-il bon de creuser dans les secrets? Et qui est cette jeune femme qui semble surgir pour sauver tout le monde ?

Dernièrement, Urban proposait la série Batman Eternal en 4 tomes. Elle était l'occasion de remettre en cause la signification du Batman en s'attaquant au statu quo. Celui-ci en était changé pour quelques temps avant que certaines choses ne reviennent à la normal. Mais l'intrigue était assez peu maitrisée, trop touffue, pour que cela soit parfait. Apparemment, ce Batman et Robin Eternal sera en deux tomes avec une intrigue plus courte et donc, j'espère, mieux maitrisée. En tout cas, pour l'instant, j'apprécie beaucoup.

Selon certaines critiques, cette série pose la question de l'identité de Robin. En effet, on apprend qu'une organisation kidnappe les enfants après des traumatismes importants afin de les modeler, de les entrainer et de les vendre en tant que nouvelles personnes. Est-ce que Batman fait quelque chose de différent ? Après tout, il a recueilli Dick Grayson après la mort de ses parents, sous ses yeux, puis l'a entrainé afin d'en faire son partenaire. Existe-t-il vraiment une différence ? Et surtout, est-ce que Dick Grayson est le Robin que souhaitait Batman ? Donc, outre l'identité de Robin, nous avons une intrigue plus intime concentrée sur Dick qui revoit sa relation avec Batman à la lumière de ses échecs. L'intrigue est bien menée avec des personnages que j'apprécie. Harper Row, par exemple, est de plus en plus sympathique.

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***** Pour l'instant c'est une réussite.

Image : Éditeur

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10/09/2016

Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 2 Tu ne peux pas gagner
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 6 juillet 2016
Pages : 128

Ce second tome contient les épisodes 26-28 de New Avengers (2013) et 38-39 d'Avengers (2013). Depuis que Steve Rogers a décidé de poursuivre les illuminatis les Avengers se sont divisés en trois camps : Steve Rogers et le Shield, les Illuminatis et les Avengers. Le monde entier observe Steve Rogers utiliser le Shield afin de faire tomber les Illuminatis. Et ces derniers essaient de lui échapper tout en cherchant une solution au problème. Le troisième groupe, lui, a envoyé une mission d'exploration et de combat dans le multivers. Mais ses membres se posent des questions. Ils ont rejoint les Avengers afin de s'unir en cas de besoin. Mais leurs amis, des fondateurs des Avengers, se combattent au lieu de s'unir. Ne serait-il pas temps de faire entrer un troisième joueur dans la petite guerre de Steve Rogers ?

Hickman semble avoir décidé de s'intéresser exclusivement au problème des incursions. Bien que la majeure partie de ce tome soit consacrée aux plans des différentes factions on en apprend aussi beaucoup plus sur un protagoniste jusqu'ici mystérieux : les prêtres. Apparemment, Hickman a décidé qu'il était temps pour les personnes qui le lise de mieux comprendre ce qu'il écrit. A mon avis, les prochains tomes permettront de nous expliquer la raison précise des Incursions et de la mort de tout. Parallèlement, il continue de mettre à mal l'union - ou plutôt la désunion - des Avengers. Ce moment atteint son plan haut niveau à la fin du tome. Une fin que j'ai beaucoup aimée. Il ne reste plus que deux tomes et je me réjouis de les lire.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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09/09/2016

Avengers: Time runs out. 1 La Cabale par Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker

Titre : Avengers : Time runs out. 1 La Cabale
Auteurs : Jonathan Hickman, Stefano Caseli, Mike Deodato JR et Kev Walker
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 144

Ce tome contient les numéros 35-37 d'Avengers (2013) et 24-25 de New Avengers (2013). 8 mois ont passé. Les Avengers ne sont plus ce qu'illes étaient. Le divorce est consommé. Une partie des Avengers a rejoint le Shield sous la direction de Steve Rogers. Ce dernier est plus têtu que jamais et fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en prison les personnes qu'il considère mériter sa colère. Sous son égide, le Shield use de tous les moyens pour traquer et emprisonner. Les Illuminatis, elleux, sont forcés de se cacher. Le groupe est affaibli car autant Tony Stark que le roi d'Attilan ont disparu. Enfin, un troisième groupe essaie aussi d'enquêter en entrant dans le multivers. Face à eux il n'y a rien de moins que la fin de tout et un groupe sanguinaire proclamé protecteur de la Terre.

À mon avis, Hickman a eu une très bonne idée en créant un saut de 8 mois. Cela lui permet de reprendre de nouveaux statuts quo aussi bien connus qu'inconnus tout en évitant de devoir trop se lier aux événements Marvel. De plus, cela permet d'intéresser les lecteurs et lectrices qui se demandent comment les choses ont pu dégénérer à ce point et ce qui est arrivé aux différents personnages. Dans ce premier tome, Hickman pose les bases tout en commençant à faire agir les différents groupes selon leur logique propre. Bien que certains choix soient surprenants je suis convaincu par ceux-ci. Enfin, je trouve Captain America très intéressant dans cette version impitoyable et, surtout, particulièrement en colère.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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Avengers 6. Le dernier Avenger par Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu

Titre : Avengers 6. Le dernier Avenger
Auteurs : Jonathan Hickman et Leinil Francis Yu
Éditeur : Panini 2 mars 2016
Pages : 144

Ce dernier tome contient les épisodes 29-34 d'Avengers (2013). Dans la saga New Avengers Captain America fait partie des Illuminatis. Un groupe de personnes qui se chargent de prendre des décisions difficiles pour l'avenir de la Terre. Il s'est reformé suite à la menace des incursions afin d'y trouver une solution avant que la Terre ne soit détruite. Mais le Captain en est exclu et sa mémoire est effacée. Pas pour longtemps, car, durant l'événement Original Sin, la mémoire lui revient. Le Captain est furieux (bien plus que durant Civil War). Il souhaite immédiatement s'expliquer avec Tony Stark et, pour cela, emmène les gros calibres. Mais la discussion tourne mal et après plusieurs menaces mutuelles le groupe est envoyé dans le futur par la gemme du temps. Là, le Captain va enfin mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler.

Vous aimiez les Avengers ? Vous allez aimer leur destruction. Comme je l'ai dit dans un autre épisode, les éléments ont été progressivement mis en place par Hickman afin d'aboutir au point mis en place dans ce tome. L'histoire a commencé avec la mise en place d'une machine Avengers capable de vaincre les plus gros problèmes. Parallèlement, les Illuminatis gèrent les incursions. Il était inévitable que ces deux groupes et ces deux intrigues se rencontrent. Bien que certains tomes soient plus faibles que d'autres j'ai, globalement, bien aimé le travail d'Hickman. Mais il demande un certain investissement. En effet, l'intrigue se déroule sur deux séries. L'une donne de nombreuses informations sur l'univers Marvel tandis que l'autre présente un grand nombre de personnages. Il est parfois difficile de s'y retrouver. Personnellement, j'attends de voir comment la suite, qui prend un nouveau nom, est écrite.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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08/09/2016

Avengers 5. Planète vagabonde par Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic

Titre : Avengers 5. Planète vagabonde
Auteurs : Jonathan Hickman, Salvador Larroca et Esad Ribic
Éditeur : Panini 6 janvier 2016
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 24-28 d'Avengers (2013). La nouvelle version, plus puissante et étendue, des Avengers a fonctionné. Non seulement la Terre est sauve. Mais les Avengers sont célébrés dans l'univers entier pour leur courage et leur victoire contre les Bâtisseurs. Ils ont même réussi à capturer Thanos. Mais bien qu'il soit l'heure des célébrations cela ne veut pas dire que la Terre est définitivement sauvée. Au moment même d'un barbecue géant (avec des tartes et des burgers végétariens) une planète est lancée sur une trajectoire de collision avec la Terre. Pire encore, des Avengers maléfiques se dirigent vers New York.

Je n'avais pas beaucoup aimé le tome précèdent. L'histoire était très compliquée et j'ai eu du mal à y entrer. Ce tome est un peu moins intégré dans la tapisserie d'Hickman. On pourrait penser qu'il fait office de transition avant de repartir de plus belle. Cela permet aux auteurs de commencer à mettre en place des liens pour la suite. Ainsi, on commence à voir le secret des incursions se fissurer. On en apprend un peu plus sur les Cartographes qui ne sont pas aussi étrange que je le pensais. En ce qui concerne les personnages, j'ai bien aimé découvrir ces Avengers maléfiques. Malheureusement, le tome ne donne pas assez de temps pour en apprendre plus sur elleux. À peine sont-illes arrivé-e-s qu'illes repartent. J'aurais apprécié quelque chose d'un peu plus élaboré sur plus de numéros.

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**** Bien que ce tome soit une transition un peu plus faible que les autres je l'ai tout de même apprécié car il est moins ambitieux en termes d'événements et de personnages.
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Image : Éditeur

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06/09/2016

Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3 par Trevor Baxendale

Titre : Deep time (Doctor Who). The glamour chronicles 3
Auteur : Trevor Baxendale
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 256

Le Docteur et Clara se rendent dans un lointain futur. Un homme extrêmement riche capable de s'acheter des systèmes solaires pour son week-end prépare une expédition avec l'aide des plus grands expert-e-s en archéologie, histoire, ingénierie et navigation. Dans ce groupe de personnes très intelligentes les rôles de Clara et du Docteur ne sont pas faciles à comprendre. Le Docteur, lui, sait exactement ce qu'il fait. Il sait que ce groupe essaie d'explorer le dernier trou de ver du mythique empire des Phareon. Cette race a soudainement disparu après avoir été l'une des plus puissantes de l'histoire. Bien que les raisons de cette disparation soient inconnues le Docteur soupçonne que le Glamour pourrait y être lié. Et il n'y a rien de plus dangereux que cet objet dans l'univers.

En ce qui concerne cette trilogie je suis partagé. J'ai bien aimé le premier tome. Le second était trop mauvais. Ce troisième me réconcilie avec l'histoire. En peu de pages l'auteur a réussi à m'impliquer dans le destin des personnages. Bien que j’aie eu mes préférés ce qui leur arrive a pu me toucher. Les décors sont assez vastes et variés. En effet, on aurait pu croire à huis clos angoissant (ou raté) mais l'auteur décide d'aller dans une autre direction. Bien que l'on se doute de la solution le voyage reste sympathique à lire. Ce tome conclut assez bien la trilogie et est assez plaisant à lire.

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**** Un troisième tome assez réussit avec un Docteur bien plus proche de celui que je connais sous les traits de Capaldi.
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Image : Éditeur

9781101905791

29/08/2016

Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Amazing Spider-Man 1. Une chance d'être en vie
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini 8 juin 2016
Pages : 152

Ce tome contient les numéros 1-6 d'Amazing Spider-Man (2014). C'est fait, Otto Octavius n'est plus dans le corps de Peter Parker. Il s'est suicidé afin de permettre à son ennemi de réparer ses erreurs en tant que Superior Spider-Man. Et elles sont nombreuses. Peter comprend que son alter ego est bien plus détesté qu'auparavant. Personne ne lui fait confiance. Peter doit aussi gérer les nombreuses différences que sa vie connait après le passage d'Otto. Non seulement il a son doctorat mais il possède une entreprise et Otto a débuté une relation avec une génie. Bref, il va falloir travailler pour retrouver la confiance de la ville. Et ça risque d'être difficile lorsqu'un super-vilain souhaite tuer Spider-Man.

J'ai apprécié ce nouveau départ. J'avais beaucoup aimé la période sous Otto Octavius. Le scénariste plaçait son personnage face à de nouveaux choix et de nouvelles idées. Mais Otto n'est pas Peter. Et Peter n'accepte pas tout ce qu'a fait Otto même si certains changements sont bénéfiques. Le tome est bien rythmé entre les problèmes intimes, industriels et de super-héros. Mais, il me semble qu'il y a trop pour un seul tome. En quelques pages on nous introduit un nouveau personnage, l'entreprise, le héros et on évacue les problèmes avec les Avengers. Tout ceci aurait mérité un développement sur un plus long terme afin de mieux présenter les événements. On a presque l'impression que tout est trop facile pour Peter alors que ce ne devrait pas être le cas.

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**** Un peu trop de contenus, un peu trop rapide et un peu trop facile. Mais j'ai bien aimé
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Image : Éditeur

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28/08/2016

Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
Auteur : Gary Russel
Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
Pages : 240

Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

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** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
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Image : Éditeur

9781101905814

27/08/2016

All-New X-Men 6. Un de moins par Brian M. Bendis et Stuart Immonen

Titre : All-New X-Men 6. Un de moins
Auteurs : Brian M. Bendis et Stuart Immonen
Éditeur : Panini 4 mai 2016
Pages : 152

Ce tome contient All-New X-Men 25-30 (2013). Entre ce tome et le précèdent il s'est déroulé un enlèvement. Les premiers X-Men se sont retrouvés dans l'espace et Jean a subi un procès et s'est découvert un nouveau pouvoir. Cyclope a retrouvé son père et il le suit dans l'espace. Tout ceci est expliqué dans un tome dédié lié aux Gardiens de la Galaxie. Ce tome est divisé en deux parties. Le premier est un moyen, pour Bendis, d'expliquer un peu mieux ce qu'il souhaite écrire à l'aide d'un dialogue entre deux personnages. La seconde place les premiers X-Men face à la Confrérie du Futur. Mais bien que le combat soit difficile on apprend rapidement que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Est-il seulement possible de les vaincre ?

Que penser de ce tome ? J'ai un peu l'impression que Bendis s'est un peu enfermé dans une intrigue qu'il ne maitrise pas totalement. Cette impression pourrait expliquer pour quelle raison les choses sont un peu lentes. Ainsi, on parle encore du problème du voyage dans le temps et de ses effets. Mais rien n'est fait pour expliquer la raison de la présence des premiers X-Men dans le présent. Heureusement, Bendis répare l'une de ses erreurs en expliquant un peu mieux qui sont les membres de la Confrérie du futur. Lors de l’événement de la Bataille de l'Atome on en savait très peu et j'étais très confus. Les informations données par Bendis sur certains personnages clés sont donc bienvenues. Mis à part les problèmes de continuités avec le tome précèdent ce tome est tout de même intéressant. Je me suis bien amusé et je me demande de quelle manière l'histoire va continuer.

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**** Un peu confus, par ma faute, puisque le tome fait suite à un autre que je n'ai pas lu. Mais ça reste sympathique à lire.
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Image : Éditeur

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24/08/2016

Star Trek Beyond / Star Trek Sans Limites

James T Kirk a réussi à devenir capitaine sur un défi puis il a vaincu Kahn. À présent, il vit son rôle comme une forme de routine incompréhensibles alors que sa mission de cinq ans est arrivée à sa troisième année. Son vaisseau fonctionne toujours aussi bien avec un très bon équipage alors que l'Entreprise essaie de créer des contacts diplomatiques et d'explorer un univers sans fins. Lors d'une brève escale sur la nouvelle base de la Fédération des Planètes Unies on lui confie la mission de retrouver et secourir un équipage d'un vaisseau écrasé sur une planète à l'intérieur d'une nébuleuse dont le territoire est inconnu. Mais ce qui devait être une mission de routine se transforme en catastrophe. Seul, sans vaisseau ni équipage, Kirk doit trouver le moyen d'alerter la Fédération qu'un ennemi est apparu.

Le premier film du reboot de Star Trek était peu intéressant (une manière polie de dire chiant à mourir). Le second film partait sur de bonnes idées mais n'osait pas aller jusqu'au bout de ce qui était promis. Heureusement, il avait un "méchant" magnifique incarné par Benedict Cumberbatch. Ce troisième film était donc attendu au tournant. Allait-il continuer vers la médiocrité ou créer un renouveau ? Alors que le second donnait l'impression de trahir la mission de Starfleet par une forme de militarisation ce dernier film reprend les bases : la mission est avant tout l'exploration pacifique et la diplomatie. Bien que cela aurait pu déboucher sur de nombreux objets inutiles la réalisation permet d'éviter cet écueil. Au contraire, tout, dans ce Star Trek, est utile. Même une vidéo dans le fond aura une conséquence sur l'intrigue. Ce qui donne l'impression d'une intrigue bien ficelée et sans accrocs.

Quel est le propos du film ? Comme son prédécesseur Star Trek Beyond décide de s'attaquer au fonctionnement de la Fédération même. Avec Kahn on avait un ennemi qui défendait son équipage contre un haut gradé meurtrier (spoiler alert). Dans ce film ce qui est remis en question c'est le fondement philosophique même de la Fédération. Celle-ci est constituée sur une idée forte : l'union pacifique et l'acceptation des différences est une force. Face à cette philosophie les scénaristes placent une personne qui pense que seul le combat, la lutte, permet aux différents êtres sentients de devenir forts. Nous avons donc deux philosophies opposées qui luttent à mort. Ainsi, Kirk, et la Fédération, travaille avec de nombreuses personnes envers lesquelles il est loyal. Son équipage est constitué de plusieurs races et nations et chacun-e peut choisir son comportement. Face à lui, nous avons une force de combat unique, monolithique constituée de nombreux vaisseaux mais sans réelle autonomie face aux décisions d'un chef. Ainsi, le film réussit à défendre son propos pacifiste et exploratoire face à un guerrier.

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**** Un film que j'ai apprécié et qui semble revenir aux idées du matériel original.
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Image : Allociné

Site officiel

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09:33 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star trek, beyond, sans limites | | | |  Facebook

23/08/2016

Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
Auteure : Una McCormack
Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
Pages : 240

Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

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**** Plutôt réussit.
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Image : Éditeur

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12/08/2016

Ghostbusters

Ghostbusters 2016 a libéré les passions. Lorsque certaines personnes ont appris que le cast serait entièrement féminin des hommes enragés se sont jetés toutes griffes dehors sur le film, le trailer, le cast afin de bien faire comprendre qu'ils n'étaient pas d'accord. Ghostbuster est probablement le film qui a été le plus haï avant même sa sortie en salle et ce pour une seule raison : un seul homme dans le casting et c'est un personnage secondaire stéréotypé. Au lieu d'un blockbuster d'été le film est devenu le représentant de la réussite, ou non, des histoires qui mettent en avant des personnages féminins. Un échec impliquerait la fin de ce genre de films pour longtemps. Donc Ghostbuster se doit d'être parfait à tous points de vue. Ce qu'il n'est clairement pas et ce qu'il ne devrait pas être.

Nous sommes en 2016. Une scientifique des particules, Erin, est sur le point d'être titularisée après des années de travail et de politique universitaire (ce qui implique de lécher les pompes de pas mal de monde ainsi qu'un CV parfait). Mais un ancien livre ressort de l'oubli dans lequel il devrait se trouver. Il y a longtemps, Erin a coécrit avec une collègue, Abby, un ouvrage qui théorise l'existence des fantômes. Alors qu'elle essaie de le faire retirer de la vente en parlant avec son ancienne amie elle est témoin de l'arrivée d'un fantôme et sa réaction se retrouve sur youtube. Sa carrière était détruite elle décide de relancer les idées d'études du paranormal qu'elle avait avec Abby. Les deux amies sont secondées par une brillante ingénieure, Jillian ainsi que Patty et leur secrétaire Kevin. Tandis que leur petite entreprise commence à se faire connaitre les apparitions se multiplient. Se pourrait-il qu'il se passe quelque chose d’important ?

Ghostbuster mérite-t-il la campagne haineuse qui l'a accompagné ainsi que son casting ? Clairement non ! À mon avis, c'est un film très réussi pour le but qu'il souhaite atteindre : faire rire. L'humour est omniprésent. Il est rare de ne pas avoir une scène sans deux voire trois situations humoristiques. Chris Hemsworth est particulièrement à l'aise dans son rôle. Les quatre actrices sont tout aussi bien jouées et on sent une magnifique alchimie entre elles. Tout le monde a dû bien s'amuser durant le tournage et avoir beaucoup apprécié celui-ci et ça se sent. Les acteurs et actrices s'apprécient et sont heureux/euses d'être là. L'intrigue est basique et se base sur les autres ghostbusters il n'y a donc pas beaucoup de surprises. Mais c'est efficace. Je déplore tout de même quelques scènes un peu longues ou découpées de manière étrange. On a parfois l'impression de louper quelque chose sans raisons. Globalement, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a beaucoup fait rire.

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**** Parfait ? Non. Réussi ? Oui
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Image : Site officiel

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09:59 Écrit par Hassan dans Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghostbusters | | | |  Facebook

07/08/2016

The crawling terror (Doctor Who) par Mike Tucker

Titre : The crawling terror (Doctor Who)9781849907736.jpg
Auteur : Mike Tucker
Éditeur : Random House 2014
Pages : 251

Le Docteur et Clara se retrouvent dans un petit village de la campagne anglaise. Celui-ci est comme tous les villages. De nombreux voisin-e-s, un local de poste, une école, ... Il n'y a rien qui ne sorte de l'ordinaire mis à part un cercle de pierre. Le Docteur et Clara se demandent pourquoi le TARDIS décide de passer du temps dans ce village. Mais, dans un petit tunnel, un homme est enfermé dans un cocon. Ailleurs, un enfant est attaqué par un moustique. Dans une maison récemment achetée une femme tente de protéger sa fille contre une araignée. Il y a quelque chose qui se déroule dans ce village et qui modifie les insectes. Et le mystère pourrait bien être lié à un projet secret durant la seconde guerre mondiale et un bombardement allemand.

Deux choses : premièrement je déteste la couvertures - qui a pu penser que mettre une araignée en couverture était une bonne idée - ensuite tous mes pires cauchemars se sont déroulés dans les 16 premières pages. En clair, je me suis plongé dans ce livre et j'ai eu du mal à en ressortir. Durant la première moitié l'auteur réussit à jouer sur nos peurs des insectes (en tout cas sur la mienne). Les pages sont horribles et on se demande comment les personnages peuvent survivre. Malheureusement, dès la moitié on commence à comprendre les règles de l'intrigue. Cela m'a empêché d'être effrayé pour les personnages. Étant donné qu'il y a des règles il y a une manière de les utiliser et, donc, le danger devient moins important. Ce qui n'en fait pas moins un très bon tome pour cette série de livre.

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**** Une très bonne première moitié gâchée par une seconde moitié beaucoup trop facile à comprendre.
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Image : Éditeur

Suicide Squad

Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

* Non, juste non !
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Image : Site Officiel

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09:12 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suicide squad, dc | | | |  Facebook

05/08/2016

Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

Titre : Silhouette (Doctor Who)
Auteur : Justin Richards
Éditeur : BBC 2014
Pages : 245

Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

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*** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
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Image : Éditeur

9780804140881