science-fiction - Page 10

  • Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2 par Gary Russel

    Titre : Big Bang Generation (Doctor Who). The glamour chronicles 2
    Auteur : Gary Russel
    Éditeur : Penguin 8 septembre 2015
    Pages : 240

    Le Docteur navigue sans se soucier de rien en lisant à la lumière des bougies. Mais pendant qu'il se détend une série d'évènements l’amènent sur une planète perdue et criminelle : Légion. Plusieurs personnes, de plusieurs époques, sont reliées à un artefact très particulier : La pyramide de l'éternité et sa clé. Ces deux objets ont été laissé dans la réalité par l'une des races les plus anciennes et puissantes de l'univers. Mais lorsqu'un humain décide de les utiliser il lance un processus qui conduira à la destruction de Sydney, de la Terre puis du multivers et du temps. Le Docteur et ses ami-e-s courent contre la montre afin de sauver tout ce qui existe, a existé et existera.

    Je n'ai pas aimé. Bien que l'idée soit intéressante l'intrigue ne m'a pas intrigué plus que cela. On se trouve face à quelque chose d'assez classique : des individus se trouvent devant quelque chose qu'illes ne comprennent pas et leur imbécilité conduit à une catastrophe. On sent que l'auteur souhaitait utiliser certains personnages mais n'a pas pu le faire. Ainsi, Rive Song est remplacée par une ancienne compagne et sa famille. Je ne connaissais pas du tout ces personnages. Ce manque de connaissance m'a donné l'impression de rester en arrière-plan face à un spectacle dont je n'avais pas toutes les clés. Ce ne sont, d'ailleurs, pas des personnages que j'apprécie beaucoup. Je n'ai vraiment pas aimé.

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    ** Intrigue et personnages que je n'apprécie pas.
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    ****
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    Image : Éditeur

    9781101905814

  • All-New X-Men 6. Un de moins par Brian M. Bendis et Stuart Immonen

    Titre : All-New X-Men 6. Un de moins
    Auteurs : Brian M. Bendis et Stuart Immonen
    Éditeur : Panini 4 mai 2016
    Pages : 152

    Ce tome contient All-New X-Men 25-30 (2013). Entre ce tome et le précèdent il s'est déroulé un enlèvement. Les premiers X-Men se sont retrouvés dans l'espace et Jean a subi un procès et s'est découvert un nouveau pouvoir. Cyclope a retrouvé son père et il le suit dans l'espace. Tout ceci est expliqué dans un tome dédié lié aux Gardiens de la Galaxie. Ce tome est divisé en deux parties. Le premier est un moyen, pour Bendis, d'expliquer un peu mieux ce qu'il souhaite écrire à l'aide d'un dialogue entre deux personnages. La seconde place les premiers X-Men face à la Confrérie du Futur. Mais bien que le combat soit difficile on apprend rapidement que les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Est-il seulement possible de les vaincre ?

    Que penser de ce tome ? J'ai un peu l'impression que Bendis s'est un peu enfermé dans une intrigue qu'il ne maitrise pas totalement. Cette impression pourrait expliquer pour quelle raison les choses sont un peu lentes. Ainsi, on parle encore du problème du voyage dans le temps et de ses effets. Mais rien n'est fait pour expliquer la raison de la présence des premiers X-Men dans le présent. Heureusement, Bendis répare l'une de ses erreurs en expliquant un peu mieux qui sont les membres de la Confrérie du futur. Lors de l’événement de la Bataille de l'Atome on en savait très peu et j'étais très confus. Les informations données par Bendis sur certains personnages clés sont donc bienvenues. Mis à part les problèmes de continuités avec le tome précèdent ce tome est tout de même intéressant. Je me suis bien amusé et je me demande de quelle manière l'histoire va continuer.

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    **** Un peu confus, par ma faute, puisque le tome fait suite à un autre que je n'ai pas lu. Mais ça reste sympathique à lire.
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    Image : Éditeur

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  • Star Trek Beyond / Star Trek Sans Limites

    James T Kirk a réussi à devenir capitaine sur un défi puis il a vaincu Kahn. À présent, il vit son rôle comme une forme de routine incompréhensibles alors que sa mission de cinq ans est arrivée à sa troisième année. Son vaisseau fonctionne toujours aussi bien avec un très bon équipage alors que l'Entreprise essaie de créer des contacts diplomatiques et d'explorer un univers sans fins. Lors d'une brève escale sur la nouvelle base de la Fédération des Planètes Unies on lui confie la mission de retrouver et secourir un équipage d'un vaisseau écrasé sur une planète à l'intérieur d'une nébuleuse dont le territoire est inconnu. Mais ce qui devait être une mission de routine se transforme en catastrophe. Seul, sans vaisseau ni équipage, Kirk doit trouver le moyen d'alerter la Fédération qu'un ennemi est apparu.

    Le premier film du reboot de Star Trek était peu intéressant (une manière polie de dire chiant à mourir). Le second film partait sur de bonnes idées mais n'osait pas aller jusqu'au bout de ce qui était promis. Heureusement, il avait un "méchant" magnifique incarné par Benedict Cumberbatch. Ce troisième film était donc attendu au tournant. Allait-il continuer vers la médiocrité ou créer un renouveau ? Alors que le second donnait l'impression de trahir la mission de Starfleet par une forme de militarisation ce dernier film reprend les bases : la mission est avant tout l'exploration pacifique et la diplomatie. Bien que cela aurait pu déboucher sur de nombreux objets inutiles la réalisation permet d'éviter cet écueil. Au contraire, tout, dans ce Star Trek, est utile. Même une vidéo dans le fond aura une conséquence sur l'intrigue. Ce qui donne l'impression d'une intrigue bien ficelée et sans accrocs.

    Quel est le propos du film ? Comme son prédécesseur Star Trek Beyond décide de s'attaquer au fonctionnement de la Fédération même. Avec Kahn on avait un ennemi qui défendait son équipage contre un haut gradé meurtrier (spoiler alert). Dans ce film ce qui est remis en question c'est le fondement philosophique même de la Fédération. Celle-ci est constituée sur une idée forte : l'union pacifique et l'acceptation des différences est une force. Face à cette philosophie les scénaristes placent une personne qui pense que seul le combat, la lutte, permet aux différents êtres sentients de devenir forts. Nous avons donc deux philosophies opposées qui luttent à mort. Ainsi, Kirk, et la Fédération, travaille avec de nombreuses personnes envers lesquelles il est loyal. Son équipage est constitué de plusieurs races et nations et chacun-e peut choisir son comportement. Face à lui, nous avons une force de combat unique, monolithique constituée de nombreux vaisseaux mais sans réelle autonomie face aux décisions d'un chef. Ainsi, le film réussit à défendre son propos pacifiste et exploratoire face à un guerrier.

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    **** Un film que j'ai apprécié et qui semble revenir aux idées du matériel original.
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    Image : Allociné

    Site officiel

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  • Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1 par Una McCormack

    Titre : Royal Blood (Doctor Who), The glamour chronicles 1
    Auteure : Una McCormack
    Éditeur : Penguin 10 septembre 2015
    Pages : 240

    Dans un lointain futur sur une planète si éloignée qu'elle est presque oubliée un royaume mythique existe encore. Ce royaume se nomme Varuz. Pendant des siècles il fut le plus puissant de la planète. Sa technologie a tenu en respect tous les autres peuples tandis que les nobles de Varuz ont atteint les étoiles. Mais, dans le présent le royaume de Varuz a oublié de quelle manière sa technologie fonctionnait. Seuls des parcelles continuent à fonctionner mais sans personne pour réparer les défaillances. Le monde est uni sous un leader et celui-ci tient Varuz sous un siège impitoyable. Les réfugié-e-s sont innombrables tandis que la terre est de moins en moins cultivée. La guerre semble inévitable. Cependant, de nombreux visiteurs se rendent soudain à Varuz. Le Docteur et Clara, un homme qui prétend être un ambassadeur et des chevaliers sous la direction de Lancelot qui disent chercher le Graal.

    Contrairement au précèdent il n'y a pas de monstres dans ce livre. C'est aussi un tome qui fait partie d'une trilogie autours de la quête du Glamour : un artefact mystérieux qui serait capable d'offrir ce que l'on désir le plus (une idée qui a déjà été utilisée dans l'animé The infinite quest avec Tennant dans le rôle du Docteur). Ce tome réussit à relier un monde médiéval à une modernité futuristique. Bien que Varuz fonctionne grâce à des chevaliers, des nobles et des serments le royaume utilise l'électricité, la télévision et des épées lasers. Mais loin d'un sentiment d'irréalisme ces caractéristiques permettent de mettre en place un sentiment de tristesse. En effet, Varuz est sur la fin de son existence. Sa technologie disparait tandis que les chevaliers et les nobles ne sont plus ceux de la légende. Le livre est rempli d'une profonde mélancolie face à un changement qui, pourtant, est nécessaire. Dans le même temps, on nous montre des personnes désespérées d'éviter une guerre qui détruira tout ce qui reste du royaume. Mais ce livre est aussi un prélude afin de lancer les chroniques du Glamour. On apprend ce que c'est, le danger que cela pose et aussi que de nombreuses personnes cherchent cet objet. On verra ce que ça donne lors de la suite.

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    **** Plutôt réussit.
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    Image : Éditeur

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  • Ghostbusters

    Ghostbusters 2016 a libéré les passions. Lorsque certaines personnes ont appris que le cast serait entièrement féminin des hommes enragés se sont jetés toutes griffes dehors sur le film, le trailer, le cast afin de bien faire comprendre qu'ils n'étaient pas d'accord. Ghostbuster est probablement le film qui a été le plus haï avant même sa sortie en salle et ce pour une seule raison : un seul homme dans le casting et c'est un personnage secondaire stéréotypé. Au lieu d'un blockbuster d'été le film est devenu le représentant de la réussite, ou non, des histoires qui mettent en avant des personnages féminins. Un échec impliquerait la fin de ce genre de films pour longtemps. Donc Ghostbuster se doit d'être parfait à tous points de vue. Ce qu'il n'est clairement pas et ce qu'il ne devrait pas être.

    Nous sommes en 2016. Une scientifique des particules, Erin, est sur le point d'être titularisée après des années de travail et de politique universitaire (ce qui implique de lécher les pompes de pas mal de monde ainsi qu'un CV parfait). Mais un ancien livre ressort de l'oubli dans lequel il devrait se trouver. Il y a longtemps, Erin a coécrit avec une collègue, Abby, un ouvrage qui théorise l'existence des fantômes. Alors qu'elle essaie de le faire retirer de la vente en parlant avec son ancienne amie elle est témoin de l'arrivée d'un fantôme et sa réaction se retrouve sur youtube. Sa carrière était détruite elle décide de relancer les idées d'études du paranormal qu'elle avait avec Abby. Les deux amies sont secondées par une brillante ingénieure, Jillian ainsi que Patty et leur secrétaire Kevin. Tandis que leur petite entreprise commence à se faire connaitre les apparitions se multiplient. Se pourrait-il qu'il se passe quelque chose d’important ?

    Ghostbuster mérite-t-il la campagne haineuse qui l'a accompagné ainsi que son casting ? Clairement non ! À mon avis, c'est un film très réussi pour le but qu'il souhaite atteindre : faire rire. L'humour est omniprésent. Il est rare de ne pas avoir une scène sans deux voire trois situations humoristiques. Chris Hemsworth est particulièrement à l'aise dans son rôle. Les quatre actrices sont tout aussi bien jouées et on sent une magnifique alchimie entre elles. Tout le monde a dû bien s'amuser durant le tournage et avoir beaucoup apprécié celui-ci et ça se sent. Les acteurs et actrices s'apprécient et sont heureux/euses d'être là. L'intrigue est basique et se base sur les autres ghostbusters il n'y a donc pas beaucoup de surprises. Mais c'est efficace. Je déplore tout de même quelques scènes un peu longues ou découpées de manière étrange. On a parfois l'impression de louper quelque chose sans raisons. Globalement, c'est un film que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a beaucoup fait rire.

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    **** Parfait ? Non. Réussi ? Oui
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    Image : Site officiel

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  • The crawling terror (Doctor Who) par Mike Tucker

    Titre : The crawling terror (Doctor Who)9781849907736.jpg
    Auteur : Mike Tucker
    Éditeur : Random House 2014
    Pages : 251

    Le Docteur et Clara se retrouvent dans un petit village de la campagne anglaise. Celui-ci est comme tous les villages. De nombreux voisin-e-s, un local de poste, une école, ... Il n'y a rien qui ne sorte de l'ordinaire mis à part un cercle de pierre. Le Docteur et Clara se demandent pourquoi le TARDIS décide de passer du temps dans ce village. Mais, dans un petit tunnel, un homme est enfermé dans un cocon. Ailleurs, un enfant est attaqué par un moustique. Dans une maison récemment achetée une femme tente de protéger sa fille contre une araignée. Il y a quelque chose qui se déroule dans ce village et qui modifie les insectes. Et le mystère pourrait bien être lié à un projet secret durant la seconde guerre mondiale et un bombardement allemand.

    Deux choses : premièrement je déteste la couvertures - qui a pu penser que mettre une araignée en couverture était une bonne idée - ensuite tous mes pires cauchemars se sont déroulés dans les 16 premières pages. En clair, je me suis plongé dans ce livre et j'ai eu du mal à en ressortir. Durant la première moitié l'auteur réussit à jouer sur nos peurs des insectes (en tout cas sur la mienne). Les pages sont horribles et on se demande comment les personnages peuvent survivre. Malheureusement, dès la moitié on commence à comprendre les règles de l'intrigue. Cela m'a empêché d'être effrayé pour les personnages. Étant donné qu'il y a des règles il y a une manière de les utiliser et, donc, le danger devient moins important. Ce qui n'en fait pas moins un très bon tome pour cette série de livre.

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    **** Une très bonne première moitié gâchée par une seconde moitié beaucoup trop facile à comprendre.
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    Image : Éditeur

  • Suicide Squad

    Suite à Man of Steel le monde a changé. Un héros s'était élevé afin de protéger l'humanité. Suite à Batman V Superman le monde a changé à nouveau car un héros est mort pour sauver l'humanité. Mais le monde continue et les métas-humain-e-s sont toujours présent-e-s dans le monde. Certain-e-s sont des allié-e-s mais que se passe-t-il si certain-e-s décident de se retourner contre l'humanité afin de l’asservir ? C'est la question importante que pose Amanda Waller au gouvernement américain. Elle propose de former une équipe secrète composée des pires personnages du monde. Illes se trouvent dans une prison secrète en plein milieu de la Floride (mais une prison annoncée par des panneaux de 3 mètres de large). Ce sont des assassins, des métas-humains particulièrement puissants ou encore des mutations. Et illes doivent être contrôlé-e-s rapidement car une menace apparait.

    Je vais le dire immédiatement : je n'ai pas aimé ce film. Il est mauvais, mal monté, l'intrigue est mauvaise, les effets spéciaux sont risibles, les personnages sont mal écrits et ce n'est même pas drôle. La bande annonce nous promettait un film coloré et drôle qui tente de faire quelque chose de la même veine que Kickass ou encore Kingsman. Si j'ai bien compris, la première version du film était bien plus sombre en adéquation avec le travail du réalisateur. Mais les critiques contre Batman V Superman et les retours de la bande annonce de Suicide Squad ont effrayé les studios qui ont décidé de prendre des décisions drastiques. Ce film semble donc être un cas d'école des problèmes qui se posent lorsqu'un studio et un réalisateur ne sont pas d'accord mais que le réalisateur n'a pas la capacité de résister aux pressions. Je ne sais pas ce qui serait sorti dans le cas contraire mais cette panique de la Warner a contribué à créer un second gros échec après Batman V Superman. Ainsi, on se trouve face à un film que l'on a reconstruit artificiellement afin de recréer des moments humoristiques. Ces ajouts donnent l'impression de se trouver devant un film qui oscille entre humour et atmosphère sombre sans jamais choisir. L'effet est très mauvais.

    Deux autres problèmes sont liés : les effets spéciaux et l'intrigue. L'intrigue est construite en étape et donne l'impression de se retrouver dans un jeu vidéo. On commence par l'introduction qui nous présente les personnages (les classes à choisir), on continue avec une mission pour apprendre à user des contrôles du jeu, on part ensuite dans un lieu construit précisément pour le jeu dans lequel nous devons contrôler des personnages afin d'atteindre des objectifs précis. Nous sommes accompagnés par des PNJs tout en subissant l'assaut de plusieurs vagues d'ennemis jusqu'à atteindre le demi-boss puis le boss de fin. Tout est construit comme un jeu. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont assez mauvais et souvent ridicule. En ce qui concerne l'ennemi principal du film j'ai eu l'impression de me retrouver face à un démon du désir de la série Dragon Age.

    Un dernier point négatif concerne la caractérisation des personnages. On ne connait bien que deux d'entre-elleux. Les autres sont là et réagissent parce que.... Eh bien on ne sait pas mais ils font des trucs pour des raisons liées à leur passé inconnu. Que ce soit Amanda Waller qui est brutale parce qu'elle... qu'elle peut ? Ou les méchant-e-s qui sont méchant-e-s parce qu'on a été méchant-e avec elleux ? En fait les personnages sont plus ou moins vides sauf pour deux : le papa qui veut trouver l'amour de sa fille et Harley Quinn. Et je suis furieux du traitement qu'elle a subi. Harley Quinn est inventée par Paul Dini pour la série animée Batman. C'est une psychiatre intelligente qui tombe amoureuse du Joker. Cette version est très mauvaise. Harley Quinn est très sexualisée par la réalisation. Que ce soient ses répliques, ses vêtements ou les plans tout est fait pour que l'on admire ses fesses le plus possible. En fait, il me semble même que ses vêtements raccourcissent au fil du film. Le pire est sa relation avec le Joker (extrêmement mal joué par Jared Leto). Depuis la série animée il est clair que c'est une relation abusive. Harley est amoureuse mais le Joker ne la voit que comme un prix, un jouet avec lequel il peut s'amuser puis maltraiter. Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur cette relation tout en donnant un rôle important à Harley Quinn. Le film décide de jouer sur une simple relation romantique en oubliant totalement l'histoire des personnages. En fait, le seul point positif du film est d'ajouter de la profondeur au DC Universe en expliquant de nombreuses choses mais comme personne ne voudra se souvenir de Suicide Squad c'est un coup dans l'eau.

    * Non, juste non !
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    Image : Site Officiel

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  • Silhouette (Doctor Who) par Justin Richards

    Titre : Silhouette (Doctor Who)
    Auteur : Justin Richards
    Éditeur : BBC 2014
    Pages : 245

    Comme d'habitude le Docteur et Clara ne sont pas d'accord. Clara souhaite aller voir le roi Arthur mais le Docteur refuse. Les arguments mutuels sont rapidement oubliés lorsque le TARDIS détecte un pic d'énergie en plein milieu de l'époque victorienne, à Londres. Le Docteur ne peut pas faire autrement que d'enquêter sur ce qui est censé être impossible. Alors que les deux compagnons rencontrent à nouveau la détective Vastra, son assistante Jenny et Strax les coïncidences s'accumulent. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des circonstances de plus étranges. Et il semble que tout soit lié au carnaval qui a lieu en ce moment même. Et surtout, un homme semble être au centre de tout. Mais quel est son plan ?

    Première chose, ce tome réussi à être souvent drôle. Clara est en plein dans le personnage que l'on connait. Strax est encore mieux réussit tandis que le Docteur est le Docteur. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques. L'auteur réussit bien à intégrer des références aux épisodes télévisés sans que cela ne soit trop visible. J'apprécie de retrouver des personnages devenus récurrent-e-s dans la série durant l'ère de Capaldi et Coleman. Malheureusement, le problème essentiel de ce tome est lié, justement, aux personnages. Dans la série on apprend que Strax, Jenny et Vastra sont particulièrement intelligent-e-s et plein-e-s de ressources. C'est aussi le cas de Clara et du Docteur. Mais, dans ce tome, on les observe se heurter encore et encore aux coïncidences et accepter des personnes que nous savons être suspectes. Comment comprendre ce soudain manque de méfiances ? Les personnages ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur réputation. Dommage, car mis à part cela on aurait pu avoir une histoire intéressante sur le trafic d'arme et l'éthique (ou plutôt le manque d'éthique) que cela implique.

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    *** Drôle avec un thème intéressant mais des personnages auquel on ne croit pas.
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    Image : Éditeur

    9780804140881

  • Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain par Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy

    Titre : Uncanny X-Men 3. Le bon, la brute et l'inhumain
    Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Kris Anka et Marco Rudy
    Éditeur : Panini 6 janvier 2016
    Pages : 112

    Ce tome contient les numéros 14-18 de Uncanny X-Men (2013). Depuis un bon moment les X-Men sont divisé-e-s. Mais le schisme précédent n'est rien comparé à celui qui se forme entre Scott Summers et le reste des mutant-e-s. Car Scott annonce une révolution mutante face aux crimes des humain-e-s. Depuis quelques temps il prend en charge de nouveaux/elles mutant-e-s qu'il accueille dans sa propre école. Récemment, Kitty Pryde et les nouveaux X-Men ont quitté Wolverine afin de s'installer avec Scott Summers. Bien que ce soit un choix fait par tout le monde la cohabitation n'est pas facile. Pire encore, la chute d'Attilan a été suivie d'une bombe tératogène qui crée de nouvelles personnes membres du groupe des inhumain-e-s. Face à ce déferlement de pouvoirs les tensions entre mutant-e-s et humain-e-s risquent de se renforcer.

    Ce titre a lieu après la bataille de l'atome et fonctionne en parallèle de la série All-New X-Men du même scénariste. Le tome est composé de 5 numéros qui peuvent se lire indépendamment. En effet, chaque numéro développe une histoire spécifique qui permet d'avancer un peu le groupe tout en n'étant pas nécessaire à la compréhension générale. Ainsi, on passe de l'entrainement très particulier de l'un à une journée shopping entre filles puis un entrainement général. Je note en particulier un coup de cœur pour le dernier épisode qui réconcilie Kitty et Scott. Le dessin y est magnifique et, bien qu'un peu confus, plutôt inventif.

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    *** Après quatre très bons tomes un cinquième très confus. Une petite déception en ce qui me concerne.
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    Image : Éditeur

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  • Uncanny Avengers 5. Prélude à Axis par Remender, Bunn, Acuña, Renaud et Walta

    Titre : Uncanny Avengers 5. Prélude
    Auteurs : Remender, Bunn, Acuña, Renaud et Walta
    Éditeur : Panini 8 juin 2016
    Pages : 144

    Ce tome contient Uncanny Avengers (2012) 23-25, Uncanny Avengers Annual 1 et Magneto (2014) 9-10. Les Avengers Unité ont été créé afin de continuer le rêve de Charles Xavier en étant un exemple pour le monde. Leur première mission fut de vaincre Crâne Rouge. Lors de la seconde mission leur unité fut mise à rude épreuve contre les jumeaux apocalypse. Afin de vaincre Kang illes voulaient détruire la Terre et les humain-e-s. Ces problèmes ont détourné les Avengers de la traque de Crâne Rouge. Ce dernier s'est caché à Genosha. Sur l'île il met au point ses plans avec ses C-Men. Les rares mutant-e-s au courant sont effrayé-e-s et sans voix face au carnage que prépare Crâne Rouge à l'aide des pouvoirs de Xavier.

    Ce tome est qualifié de prélude à un événement Marvel. De plus, il même deux séries ainsi qu'un annual qui n'a rien à voir avec le reste. Alors que je suis entré dans les première pages j'ai eu l'impression d'être complétement perdu. Des personnages ont changé et d'autres sont revenus mais je ne sais rien de ce qu'il s'est déroulé entre-deux. Je n'ai pas pu apprendre ce qui me manquait car je suis immédiatement envoyé dans les camps de Crâne Rouge. Et le combat commence immédiatement avec des numéros intéressants sur Magneto. Mais tout va bien trop vite. J'aurais mieux aimé une mise en place plus progressive avec la montée d'une résistance. On a à peine le temps de comprendre ce qui se déroule que tout est déjà terminé.

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    *** Après quatre très bons tomes un cinquième très confus. Une petite déception en ce qui me concerne.
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    Image : Éditeur

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  • The blood cell par James Goss

    Titre : The blood cell9781785941153.jpg
    Auteur : James Goss
    Éditeur : BBC books 2014
    Pages : 252

    Le futur lointain, mais une galaxie très proche, l'univers humain a décidé de construire une prison parfaite afin de prendre en charge les pires criminel-le-s possibles. Cette prison est construite dans un astéroïde. Les systèmes de sécurité empêchent toutes les entrées non autorisées et s'en échapper est impossible. Le Gouverneur de la prison essaie de faire en sorte que la vie de ses prisonniers/ères soit agréable. Mais, dans le même temps, des petites touches sont mises en place afin d'éviter que les prisonniers/ères ne se sentent à l'aise. Il est aidé par des gardiens et par une troupe de robots menaçants. Le gouverneur reçoit un nouveau prisonnier : 422 mieux connu sous le nom de Docteur. Bien que le gouverneur pense avoir compris qui est son prisonnier il se trompe lourdement. Car le Docteur, à peine arrivé, commence par s'échapper sans que personne ne comprenne comment. Pire, la prison semble de moins en moins bien fonctionner. Est-ce une coïncidence que le Docteur apparaisse justement à ce moment précis ? Et qui est la jeune femme, Clara, qui vient aux portes de la prison chaque jour sans que personne ne trouve son vaisseau ?

    Le thème de ce livre est facile à trouver : la prison. Plutôt que de nous montrer ce que pense le Docteur l'auteur a préféré nous mettre dans la tête du Gouverneur. Celui-ci n'est jamais nommé. Bien que l'on sente que son identité ait une certaine importance on ne l'apprend qu'à la fin du livre. L'ouvrage nous décrit une prison et ses effets sur une population. Tout y est construit afin d'écraser les personnes. On n'en sort pas. On ne peut pas être contacté et sa famille ne peut pas venir visiter. Les couleurs, le mobilier (ou son absence) et les règlements sont tous fait pour atteindre deux objectifs. Le premier est de déshumaniser les prisonniers/ères. Le second est de permettre aux gardiens de justifier leur choix. Ce livre montre que l'on peut facilement détourner le regarde dès que les règles nous permettent de justifier cela. Malgré ce thème peu sympathique le livre réussit à être drôle. On s'amuse beaucoup devant la perplexité du gouverneur qui ne comprend pas de quelle manière le Docteur s'enfuit. J'aime aussi les apparitions de Clara qui suit un schéma de revendications simples tout en gardant une posture critique face à ses capacités à réussir. Au final, c'est un livre plutôt sympathique.

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    *** Assez drôle et intéressant.
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    Image : Éditeur

  • Independance day: resurgence

    Il y a 20 ans les aliens attaquaient la Terre. Dans un effort héroïque un petit groupe parvint à s'infiltrer dans le vaisseau mère afin de le désactiver et permettre une contre-attaque victorieuse. Mais les pertes furent lourdes. Aujourd'hui, en 2016, le monde n'a jamais été aussi pacifique, uni ni aussi fort technologiquement et militairement. Sachant que les aliens allaient probablement revenir l'humanité s'est préparée. Le système solaire est colonisé par quelques bases militaires équipées d'armes à la technologie hybride. La Lune elle-même est notre première défense. Quant à la Terre, elle est défendue par un conseil composé des grandes puissances. Malgré ces préparations la paix règne. Mais des évènements étranges se déroulent un peu partout. En soi, ce ne sont pas des causes d'inquiétudes, mais les experts se posent des questions. Et alors qu'un vaisseau géant approche le monde comprend qu'illes sont de retour. Et illes sont plus nombreux et plus puissant que la première fois.

    Comment prendre ce film ? Il fait suite à un classique des blockbusters d'été. Un film de 1996 qui changea beaucoup de choses. Il y a beaucoup de bonnes idées dans sa suite. D'une part, les 20 ans se sont réellement déroulés. Nous avons une nouvelle génération, un monde différent avec une avancée technologique impressionnante. Malheureusement, le film ne nous montre pas vraiment cette évolution alors que cela m'aurait beaucoup intéressé. Les personnages ne sont pas non plus très bien écrits. Ce sont des personnages tel Hollywood en construit à la chaine : le bad boy, le mec sage, le mec lourd, la femme qui reste à l'arrière, les adolescents paumés... rien de nouveau sous le soleil. La réalisation essaie aussi de mieux nous faire comprendre l'univers dans lequel s'inscrit le film (tout en annonçant une suite) mais il le fait de manière tellement ridicule que l'on se croit dans une série B. La seule avancée se sont les effets spéciaux particulièrement impressionnant, bien qu’un poil ridicule. En bref, le film est loin d'être bon même pour un blockbuster. Mais on rigole bien, le temps passe assez vite et on se moque facilement aussi bien de l'intrigue que des personnages.

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    ** On ne peut pas dire qu'il est mauvais car ce film est vide.
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    Image : Site officiel

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  • Doctor Who. Engines of war par George Mann

    Titre : Doctor Who. Engines of war
    Auteur : George Mann
    Éditeur : BBC Books 18 juin 2015
    Pages : 320

    Les aventures du Docteur sont largement connues. Toutes ses incarnations sont observées avec attention alors qu'il se déplace dans le temps et l'espace. Mais une incarnation est oubliée : le War Doctor. Tandis que la Guerre du Temps entre les Daleks et les Seigneurs du Temps explose dans l'univers et dans toutes les époques le Docteur a changé. Il a abandonné son nom, son corps et ses idéaux afin de devenir ce qu'il avait besoin d'être pour survivre à la guerre : un guerrier. Alors qu'il mène un escadron de Tardis contre une flotte Dalek le Docteur est touché et s'écrase sur une planète locale : Moldox. Les humain-e-s qui y vivent se trouvent sous le joug des Daleks qui les capturent et expérimentent sur elleux. Seules quelques poches de résistance subsistent. L'une de ces résistantes se nomme Cinder. Alors que le Docteur la sauve d'une mort certaine cette dernière accepte de le mener dans les camps de prisonniers tenus par les Daleks. Le Docteur y découvre le véritable plan des Daleks et doit avertir son peuple. Mais peut-il encore leur faire confiance ?

    Depuis le début de la nouvelle série les scénaristes nous expliquent que le Docteur a combattu dans une guerre apocalyptique et que ce qu'il y a vu l'a changé à jamais. Durant cette guerre le Docteur a décidé de prendre la décision de détruire deux races afin de sauver l'univers. Plus tard, Steven Moffat, alors showrunner, nous offrit l'incarnation du War Doctor sous les traits de John Hurt. Mais qui est-il ? Qu'a-t-il fait ? C'est ce que ce seul tome souhaite nous expliquer. Bien que le Docteur y soit dépeint comme beaucoup plus rude il n'est pas fondamentalement différent de ce que l'on connait. C'est un personnage qui place en haute estime les valeurs de pitié et de respect de la vie. Ce que nous offre ce livre est différent. Il montre de quelle manière une civilisation pacifique et avancée perd son identité afin de devenir, en pleine guerre, un ennemi aussi impitoyable que les Daleks. Alors que le Docteur questionne ses choix et refuse de prendre certaines décisions on observe des dirigeants être certains de leurs décisions capables de génocide au nom du bien commun. On observe l'effet d'une guerre sur des personnes qui, autrement, reculeraient devant l'horreur de ce qui leur est demandé. Bref, on parle de l'effet d'une guerre que l'on croit juste, nécessaire et, surtout, sans concession.

    *
    **
    *** Intéressant mais les personnages ne sont pas toujours assez bien décrits pour que l'on s'y attache.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Superman / Batman 2 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco

    Titre : Superman / Batman 2superman-batman-tome-2-270x406.jpg
    Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Carlos Pacheco
    Éditeur : Urban comics 4 mars 2016
    Pages : 336

    Ce tome contient les numéros 14-26 publiés dans Superman/Batman vol. 2. Superman et Batman font partie des trois héros les plus puissants et les plus apprécié des USA. Avec Wonder Woman ils protègent le monde des menaces humaines, méta humaines et aliens. Bien entendu, illes ne sont pas seul-e-s. Illes sont aidé-e-s par plusieurs groupes. Ce qui définit Batman et Superman provient de leur enfance. Mais que se passerait-il si, d'une part, les deux amis se retrouveraient seuls et si, d'autre part, leur enfance était modifiée ? La réponse à cette question se trouve dans ce tome. En effet, du jour au lendemain le monde change. La Ligue de Justice n'a jamais existé. Les héro-ïne-s sont pourchassés. Batman et Superman sont les maitres du monde. L'humanité n'a que deux choix : obéir ou mourir.

    Le tome précèdent, bien que loin d'être bon, partait sur de bonnes bases. Ce second tome est un échec monumental. Le problème n'est pas l'intrigue. Celle-ci aurait pu permettre une réflexion intéressante sur le destin et les conséquences des voyages dans le temps (ce ne serait pas inédit mais ça peut toujours être bien). Le problème est son traitement. En effet, le scénariste a décidé de passer très rapidement sur le monde alternatif des dictateurs Batman et Superman pour passer dans plusieurs mondes alternatifs. L'effet, durant la lecture, est un fouillis improbable de personnages et d'intrigues. Cela n'est pas aidé par la seconde partie du tome qui introduit un nouveau groupe dans un nouveau monde parallèle. Bien qu'il soit difficile de ne pas y comprendre une petite moquerie entre concurrents là aussi le traitement est défaillant. On ne comprendre pas grand-chose et, en fait, on se lasse très rapidement. Seuls les deux derniers numéros sont intéressants. Leur point commun est de s'attacher à un thème fort et de coudre autours. Dommage que le reste du tome soit si médiocre.

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    ** Non, juste non...
    ***
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Superman / Batman 1 par Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner

    Titre : Superman / Batman 1superman-batman-tome-1-270x416.jpg
    Auteurs : Jeph Loeb, Ed McGuinness et Michael Turner
    Éditeur : Urban comics 9 janvier 2016
    Pages : 336

    Ce premier tome contient les numéros 1-13 ainsi que Superma/Batman secret files 1 publiés dans Superman/Batman vol. 1. Superman et Batman sont très différent. Alors que l'un incarne le jour, la justice et l'espoir l'autre est la nuit, la peur et la vengeance. Pourtant, ces deux personnages si différents sont amis. Les deux savent qu’un jour il pourrait être possible qu'ils se combattent. Et alors que l'un se prépare l'autre accepte et fait confiance. Dans ce tome les deux amis se trouvent mêlés à deux intrigues. Dans la première moitié du tome Lex Luthor est le président des USA. Durant son mandat il apprend qu'un astéroïde s'approche de la Terre et risque de détruire toute vie. Il décide donc d'arrêter Superman. Mais ce dernier n'est pas d'accord. Dans la seconde moitié du tome on en apprend plus sur l'astéroïde. En effet, une jeune fille y était cachée. Celle-ci déclare être la cousine de Superman. Alors que Superman est heureux de ne plus être seule Batman se demande si cela ne cache pas autre chose.

    Les deux intrigues de ce tome ont été adaptées en film d'animation. Je connaissais donc déjà l'histoire. Cependant, les comics sont un peu différents. On en apprend plus sur ce que fait vraiment Luthor. Kara Zor'el, elle, a un rôle beaucoup moins important. Une bonne partie de ce qu'elle fait dans le film est abandonné ce qui lui laisse un rôle beaucoup plus passif face à un Superman protecteur. Et, à mon avis, c'est dommage. Enfin, les deux parties de l'histoire sont mieux reliées que dans les adaptations. Et il semble que cela va continuer. Les dessins sont assez plaisants même si je me pose des questions en ce qui concerne certains costumes et certaines poses des personnages féminins. En bref, j'apprécie l'histoire mais il n'y a pas de surprise ni rien de particulièrement transcendant. Seulement, on nous offre deux héros très différents et j'aime bien voir de quelle manière chacun d'eux voit le monde et les actions entreprises.

    *
    **
    *** Ni mauvais, ni bon mais sympathique.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Quantum and Woody 1. Les pires super-héros du monde par James Asmus, Tom Fowler et Jordie Bellaire

    Titre : Quantum and Woody 1. Les pires super-héros du monde
    Auteur-e-s : James Asmus, Tom Fowler et Jordie Bellaire
    Éditeur : Bliss comics 27 mai 2016
    Pages : 128

    Ce premier tome contient les numéros 1-4. Mis à part Marvel et DC le marché américain connait un certain nombre d'éditeurs indépendants. L'un de ces éditeurs a choisi de mettre en place son propre univers partagé: Valiant. Jusqu'à maintenant il était difficile de lire ces comics en français puisque panini avait renoncé. Mais un nouvel éditeur s'est lancé : Bliss comics. Pour l'instant seuls trois comics ont été édité mais leur accueil fut très bon. Quantum and Woody est le troisième. Les auteur-e-s nous font découvrir deux frères dont le père vient de mourir. Alors que le premier est un soldat de l'armée américaine bien intégré dans la société le second est un looser, voleur et menteur. Oh, et ils ne se supportent pas ! Lorsqu'un accident de laboratoire leur donne des pouvoir les deux frères décident d'enquêter sur la mort de leur père. Du moins ils essaient car ils font plus de dégâts que de bien.

    Être un super-héros est censé impliquer d'incarner la droiture, la justice et surtout la compétence face à un monde de chaos. Ce sont des symboles vers lesquels on se tourne en des temps difficiles (ou que l'on critique parce qu'illes s'arrogent le droit d'enquêter, juger et punir sans avoir à rendre compte de leurs actions). Mais, certains personnages sont tout sauf cela. C'est ainsi que DC possède Harley Quinn tandis que marvel joue avec Deadpool. Chez Valiant ce sont Quantum and Woody. Ce n'est donc pas du tout étonnant de retrouver le même type d'humour. Ici nous avons deux paumés qui essaient de survivre tout en se détestant. Plus qu'une enquête c'est une relation entre deux personnes qui se connaissent depuis l'enfance et qui ont des problèmes relationnels avec leur père. C'est à la fois drôle et parfois émouvant. Je me suis bien amusé sans que je puisse considérer le comics comme parfait. J'ai, en tout cas, envie de continuer.

    *
    **
    ***
    **** assez drôle et plutôt réussi.
    *****

    Image : Amazon

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  • Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gotham par Paul Dini et Dustin Nguyen

    Titre : Paul Dini présente Batman 3. Les rues de Gothampaul-dini-presente-batman-tome-3-270x418.jpg
    Auteurs : Paul Dini et Dustin Nguyen
    Éditeur : Urban comics 5 février 2016
    Pages : 344

    Ce tome contient les numéros 1-4, 7, 10-14 et 16-21 de Batman : Streets of Gotham. Batman a changé. Suite au combat contre Darkseid une nouvelle personne porte le manteau de la chauve-souris. Aussi bien la police que les criminelles se sont rendus compte de ce changement. Ceci permet quelques opportunités. C'est ainsi que le passé de Gotham refait surface. Et certains des ennemis les plus féroces du Batman décident de sortir de l'ombre afin de se servir. Mais la ville n'est pas isolée pour autant. De nombreux héro-ine-s étaient allié-e-s au Batman et pourraient avoir leur mot à dire.

    Ce troisième, et dernier, tome contient deux grosses intrigues. Mais seule une me semble intéressante. Nous avons aussi deux Batman qui se succèdent. La première intrigue place le Batman sur les traces d'un assassin d'enfant disparus. Cette histoire permet de donner un peu de profondeur à Damian tout en présentant un nouveau personnage. La seconde intrigue concerne Silence. Elle est bien plus longue et s'inscrit véritablement dans le tome. En effet, durant tous les épisodes la menace de Silence est palpable. Ce dernier a un plan afin d'accomplir, enfin, son but. Paul Dini utilise ce personnage afin de relier plusieurs fils tendus depuis longtemps tout en approfondissant fortement l'histoire des familles Wayne et Elliot en les liant à la mafia de Gotham. On observe les conséquences de vieilles querelles. Bien que ce tome soit encore très bon il est tout de même dommage que plusieurs événements ne soient pas plus approfondis. Le retour de Bruce Wayne se trouve dans une autre collection mais j'aurais aimé qu'il soit moins abrupt. De plus, un vilain des derniers épisodes est laissé à l'abandon au profit du Silence. J'ai donc beaucoup aimé ces trois tomes que je conseille.

    *
    **
    ***
    ****
    ***** Un très bon tome 3 malgré quelques défauts.

    Image : Éditeur

  • Nova 3. La route vers nulle part par Gerry Duggan, Paco Medina et David Baldeon

    Titre : Nova 3. La route vers nulle
    Auteurs : Gerry Duggan, Paco Medina et David Baldeon
    Éditeur : Panini comics 2 mars 2016
    Pages : 152

    Ce tome contient les numéros 10-16 de Nova 2013. Depuis que Sam Alexander a hérité du casque il essaie d'être un héros. Il a prévenu le monde de l'arrivée du Phénix et il apprend à prendre en compte ses responsabilités plutôt que de chercher le combat à tous prix. Cependant, il ne pense pas trop au reste du corps des Nova. Les morts sont parsemées dans la galaxie est l'un des signaux pourrait provenir de son père. Sam décide de suivre chacun de ses signaux et de comprendre la raison de la mort des Nova. Chemin faisant, il aide un criminel recherché par Beta Ray Bill. Ce dernier n'est pas particulièrement heureux de voir un Nova aider son ennemi. En plus, Sam doit suivre les cours à l'école.

    Que penser de ce troisième tome ? Celui-ci introduit une troisième équipe créative dans la série. Si j'ai bien compris, celle-ci devrait être présente à long terme. Elle construit sur les deux tomes précédents en envoyant Nova là où il devrait être : l'espace. J'ai plutôt aimé suivre Sam dans l'espace et faire ce que feraient tous les ados de 14 ans : s’éclater ! Par contre, je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement réussie. J'aurais aimé quelque chose un peu plus sous la forme d'une quête des origines (et du père) que des combats qui montrent à Sam à quel point il est inexpérimenté. Je trouve l'intrigue terrestre mieux réussie. Sam n'en a que peu conscience et, donc, nous n'en savons que peu. Mais, non seulement Sam doit jongler avec l'école mais sa mère doit aussi porter la famille. Cela crée de nombreux problème qu'un jeune garçon ne voit pas. Il est cependant dommage que ces deux intrigues ne soient pas mieux reliées.

    *
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    *** Pas trop mal mais loin d'être génial.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • The New Avengers 4. Un monde parfait par Jonathan Hickman, Valerio Schiti et Kev Walker

    Titre : The New Avengers 4. Un monde parfait
    Auteurs : Jonathan Hickman, Valerio Schiti et Kev Walker
    Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
    Pages : 144

    Ce quatrième, et dernier, tome contient les numéros 18-23 de New Avengers (2013). À la fin du dernier tome Hickman nous mettait en présence d'une équipe de la Terre 4 290 001. Cette équipe se nomme la Grande Société et leur moralité est bien plus grande que celle des Illuminatis (et surtout ce sont des références envers la justice League de DC). Entre deux équipes qui ne veulent que le bien et qui souhaitent éviter toute effusion de sang les choses ne peuvent que bien se passer. Mais c'est oublier que les actions de chacun des Illuminatis a entaché leur âme. Peut-on encore leur faire confiance ? Sont-ils capables d'aller jusqu'à la destruction d'un monde avec toutes les personnes qui s'y trouvent ? La moralité est-elle possible face à une telle échelle de destruction et à la possibilité de perdre deux univers entiers ?

    Depuis le début, New Avengers se veut un exercice autour du thème de l'éthique et de la moralité. On met ensemble plusieurs personnages. Ce sont des êtres très intelligents. Ils souhaitent se rencontrer afin de préparer, en secret, des réponses à des évènements destructeurs. Face à eux on crée la fin de tout et la possibilité de l'éviter. Mais cette possibilité implique l'immoralité. Que vont faire ces différents personnages ? Hickman réussit à nous montrer comment diverses personnes réagissent face au pouvoir de vie et de mort qui leur est confié. Alors que certains se préparent d'autres redoutent. Certains personnages perdent leur identité héroïque tandis que d'autres deviennent des vilains. Bref, chacun agit selon sa caractérisation. Ce dernier tome, annoncé depuis le début, est probablement le meilleur de la série et sa fin est particulièrement poignante. Hickman réussit à créer un récit particulièrement sombre avec des conséquences importantes.

    *
    **
    ***
    **** Un quatrième tome qui tient ses promesses !
    *****

    Image : Amazon

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  • The New Avengers 3. D'autres mondes par Jonathan Hickman, Simone Bianchi et Rags Morales

    Titre : The New Avengers 3. D'autres mondes
    Auteur-e-s : Jonathan Hickman, Simone Bianchi et Rags Morales
    Éditeur : Panini comics 3 février 2016
    Pages : 120

    Ce troisième tome contient les numéros 13-17. Dans le tome précèdent les Avengers et les Illuminatis devaient combattre une race Alien destructrice et Thanos alors que les univers se détruisent les uns les autres. Les humain-e-s ont vaincu mais les mondes continuent d'apparaître et de se détruire. Afin de mieux comprendre ce à quoi ils ont affaire les Illuminatis décident de créer un moyen d'observer les incursions lorsqu'elles ont lieu. Ils voient d'autres mondes combattre et mourir alors que des versions d'eux-mêmes essaient de survivre. Mais ils observent aussi le passé et le futur. Dans le même temps, le Docteur Stephen Strange décide d'user de la Bible de Sang afin d'acquérir un pouvoir capable de faire de lui un dieu. Mais le coût est énorme.

    Le premier tome mettait en place le problème. Le second tome n'y était que peu lié car l'évènement Infinity avait lieu. Ce troisième tome est à mi-chemin. En effet, l'intrigue n'avance que peu. On en apprend plus sur les ennemis que les Illuminatis peuvent rencontrer ainsi que sur les Swans. De plus, on voit Strange faire un choix difficile mais sans en dire trop. Ce tome préfère nous présenter des personnages d'autres Terres faisant face aux mêmes problèmes mais dans des versions différentes. On peut se lasser de retrouver les mêmes évènements avec quelques minimes différences. Heureusement, il semble que ce tome lance aussi ce qui va arriver ensuite. Je reste tout de même un peu déçu.

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    *** Une déception.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • The World's end / Le dernier pub avant la fin du monde

    En 1990 cinq amis terminent la dernière année d'école de leur vie. Afin de fêter dignement cet événement tant attendu ils décident de faire la tournée des pubs de leur ville. Il y a 12 pubs et il faut au minimum prendre une pinte dans chacun ! Mais la soirée se termine sans être un succès. Vingt ans plus tard les cinq amis sont tous à l'extérieur de la ville. Tout le monde a sa propre vie et sa propre réussite professionnelle et familiale. Ce sont des individus normaux intégrés à la société. Tous sauf Gary qui, à 40 ans, restent libre et sauvage et sans responsabilités. Malgré la destruction de leur amitié Gary réussit à convaincre ses anciens amis de tenter à nouveau la légendaire tournée des bars. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le groupe dévoile une invasion durement préparée.

    Enfin ! Enfin j'ai regardé le dernier film de la trilogie cornetto ! Et il est tout aussi bon que les autres avec les même acteurs et actrices (c'est un fait connu que la Grande Bretagne ne possède que 10 acteurs et 10 actrices qui créent la nouvelle génération). Ce film ne parle ni d'action, ni de zombie mais de SF. Et nous en avons tous les ingrédients : des personnages pris dans des événements impossibles et incompréhensibles, des robots, de la lumière et une invasion. Tout cela se pose sur fonds de bière et de pubs. Cependant, le véritable thème du film est la jeunesse. Alors que quatre personnages, mâles, montrent ce qu'est la vie adulte : responsabilité, famille et échecs. Gary King est l'exemple parfait du personnage qui refuse de grandir. Alors qu'il était un leader durant l'adolescence la vie adulte est un gigantesque échec pour lui. La quête des bars n'est qu'un dernier moyen de terminer un rêve de jeune. En fait, son personnage montre que ce film est avant tout une tragédie. Bien que le personnage soit drôle et exubérant cela ne fait que cacher sa dépression. Ce dernier film est donc une réussite et je regrette de ne pas l'avoir vu au cinéma.

    *
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    ***
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    ***** Une réussite et un plaisir !

    Image : Allociné

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  • Miss Marvel 3. Coup de foudre par Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona

    Titre : Miss Marvel 3. Coup de foudre
    Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takesh Miyazawa et Adrian Alphona
    Éditeur : Panini comics 6 avril 2016
    Pages : 176

    Ce troisième tome contient les numéros 12-19. La super-héroïne préférée de tout le monde est de retour dans un troisième tome ! Lors du premier tome Kamala Khan apprenait à utiliser ses pouvoirs et découvrait l'existence de l'Inventeur. Le second tome lui permettait de comprendre qui elle est tout en affrontant les folies de l'Inventeur. Ce troisième tome commence sans trop de problèmes. Kamal maitrise ses pouvoirs et s'entraine régulièrement chez les Inhumains. Bien que ses relations souffrent un peu de sa double vie elle réussit assez bien à les concilier. Cependant, deux choses vont arriver. Premièrement, un dieu de la malice décide de venir au New Jersey pour la Saint-Valentin. Ensuite, elle apprend qu'une personne proche est aussi Inhumaine. L'amour est-il au rendez-vous ?

    Le thème de ce troisième tome est clair : comment grandir, avoir sa propre vie tout en restant près des personnes que l'on aime. Depuis le début de la série Miss Marvel est une jeune héroïne résolument optimiste et qui ne souhaite qu'aider un maximum de personnes. Ce tome la place face à cette volonté alors que plusieurs de ses proches pourraient être en danger. Malgré des moments très sombres la scénariste arrive à rendre les épisodes tout aussi magique qu'au début. L'humour est omniprésent et on ne peut qu'aimer cette jeune héroïne dont j'attends toujours les suites avec impatience. Bref, foncez dessus c'est génial !

    *
    **
    ***
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    ***** Il y a des points négatifs ? Ah oui... il faut attendre la suite.

    Image : Amazon

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  • X-Men: Apocalypse

    C'est fait, j'ai vu le dernier X-Men. D'après ce que j'ai compris les critiques anglophones et francophones sont loin d'être bonnes. Je ne suis pas tout à fait d'accord tout en admettant qu'il y a d'énormes problèmes. Bref, le film débute - après une brève origine d'Apocalypse - dans les années 80. Les événements de Days of future past sont maintenant de l'histoire enseignée à tous les enfants tandis que Mystique est une héroïne. Les relations entre humain-e-s et mutant-e-s ne sont pas parfaites mais se déroulent assez bien tandis que Xavier à l'école qu'il souhaitait. Les X-Men ne sont plus et les menaces mutantes semblent ne plus exister. Bref, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Bien entendu, ce monde magnifique ne peut que cacher une réalité sombre et méconnue. Celle-ci pourrait éclater au grand jour alors que le plus puissant, et le plus ancien, des mutants revient à la vie. Son nom est Apocalypse et il le porte bien.

    Que dire de ce film ? Je commencerais par le positif. Le film est plutôt beau. Bien que la musique ne soit pas toujours parfaite certaines scènes sont assez réussies. On sent que le réalisateur a tenté de créer du neuf tout en faisant référence avec l'ancien. Ce n'est pas toujours réussit et parfois ça donne une forte impression de recyclage mais pourquoi pas ? J'ai beaucoup aimé la transformation de Mystique en icône de la paix avec une nouvelle génération qui en a fait son idole. Malheureusement, les points négatifs sont beaucoup plus nombreux. Le premier problème est le personnage de Magneto. Ce personnage est censé être celui qui se prépare à la guerre pour des raisons parfaitement rationnelles. Magneto ne massacre pas sans raisons sauf sur le coup de la colère. Malheureusement, ce film en fait une coquille vide. Même l'acteur semble s'en être rendu compte. Son expression est un vide du début à la fin. Le second problème, plus global, concerne le ton du film. Le réalisateur donne l'impression d'osciller entre grand spectacle et contemplation. Alors qu'il crée des scènes d'action et d'effets spéciaux qu'il tente de rendre impressionnantes dans le même temps il essaie de créer quelque chose de plus intime et surtout de plus réfléchi. Mais il ne peut y réussir puisque les personnages doivent nécessairement prendre en compte les destructions massives qui se forment devant elleux. En fait, je pense que le film s'est trompé de thème. Au lieu d'un énorme super-vilain destructeur une autre partie du film aurait mérité plus de développement et surtout d'être l'histoire principale. Je parle de la quête de Mystique de sauver les mutant-e-s dans un monde pro-mutant-e mais qui, dans l'ombre, a toujours peur et les utilise. Ce monde aurait mérité son film. On aurait pu avoir une histoire qui place les différents personnages face à la réalité et permette de remettre en question leur méthodes et leurs croyances. En l'état, nous avons un film qui ne sait pas quel message offrir et qui se contente de répondre au cahier des charges tout en créant un statu quo vu et revu.

    *
    **
    *** Pas aussi mauvais que je le craignais. Mais le film est vide. Il oscille entre plusieurs idées tout en ne développant pas les aspects intéressants.
    ****
    *****

    Image : Site officiel

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  • Luthor, Lex par Brian Azzarello et Lee Bermejo

    Titre : Luthor, Lexluthor-270x407.jpg
    Auteurs : Brian Azzarello et Lee Bermejo
    Éditeur : Urban comics 11 mars 2016
    Pages : 160

    Ce comics contient les numéros 1-5 de Luthor : Man of steel. Depuis que Superman existe nous avons pris l'habitude de le considérer comme un héros. Un homme, à défaut d'être humain, capable de protéger le monde et l'humanité face aux dangers les plus grands de l'univers. Ses adversaires sont dépeints comme de dangereux criminels qui s'attaquent au plus grand des héros. Lex Luthor, lui, est décrit comme un businessman sans foi ni loi qui n'hésite pas à menacer pour atteindre ses buts. Il se lie aux pires criminels afin de faire tomber Superman. Et si ce n'était qu'une partie, fausse, de la vérité ? Et si Luthor n'était pas un vilain mais un humain qui tente de montrer ce qu'est vraiment Superman : une menace non seulement pour l'humanité mais aussi pour ses futures réalisations. Luthor serait-il le véritable héros ?

    Lex Luthor est un personnage que j'apprécie. J'ai cet avis en grande partie parce que je suis d'accord avec lui. Et j'attendais beaucoup du film Batman V Superman de ce point de vue. Malheureusement, on nous a servi un Luthor fade. Ce comics, un one shot, me permet d'avoir enfin accès au Luthor que l'on mérite. Un personnage qui allie cruauté, génie et business tout en justifiant ses actions par le bien commun. Un homme qui se trouve au-dessus de tout le monde mais qui pense être capable de comprendre celleux dont il dirige les destinées. Et, face à lui, un homme qui a été placé au-dessus de tout le monde et aux pouvoirs sans communes mesures avec les possibilités humaines. Un combat est inévitable. Ce comics dessine un Luthor tout en nuance mais dont le seul but est de protéger l'humanité même si cela implique qu'il perde tout. Bref, ce comics fait exactement ce que je souhaite pour un tel personnage.

    *
    **
    ***
    **** Un très bon oneshot qui écrit un Luthor nuancé et avec lequel on pourrait être d'accord.
    *****

    Image : Éditeur

  • Low 2. Optimisme de surface par Rick Remender et Greg Tocchini

    Titre : Low 2. Optimisme de surfacelow-tome-2-270x412.jpg
    Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
    Éditeur : Urban comics 22 avril 2016
    Pages : 120

    Ce second tome contient les numéros 7-10 publiés dans Low vol. 2 : Before the dawn burns us. Le tome précédent présentait les personnages, l'intrigue et plaçait plusieurs événements traumatisants. Ce tome continue sur la lancée de ces même événements. Alors que la scientifique Stel reçoit de plein fouet la douleur des pertes qu'elle a connue récemment et dans le passé son vaisseau continue à monter mais doit se ravitailler dans une ville abandonnée. Cette ville n'est, cependant, pas si déserte que cela. Les humain-e-s qui y vivaient ont changé pour le pire. Parallèlement, on en apprend plus sur ce qui est arrivé à sa seconde fille dans une ville qui criminalise l'espoir et l'art. La seule question importante concerne la capacité des trois personnages de se réunir.

    Je le dis immédiatement, les graphismes sont toujours aussi beaux. J'aime beaucoup l'art de Tocchini et chaque page est un émerveillement alors que ses pinceaux me permettent de plonger sous les océans. L'intrigue, elle, reste plutôt basique. Elle est divisée en deux. La première partie concerne la seconde fille de Stel dont on suit le destin. On apprend qu'elle fait partie d'une force de police chargée de bannir l'art dès les premières pages. Encore une fois, le thème de l'espoir et de ses conséquences est au centre. Mais, cette fois, on nous présente une société militarisée et standardisée à l'extrême. La seconde partie concerne Stel. Remender a la bonne idée de lui faire perdre espoir puis d'essayer d'expliquer pour quelle raison le personnage réagit ainsi et comment s'en sortir. En effet, le personnage donne tout mais ne prend jamais le temps de penser à elle ce qui ne peut que lui faire du mal. Bien que l'intrigue me laisse perplexe j'ai tout de même envie de lire la suite.

    *
    **
    *** Je suis toujours mitigé mais ma curiosité est toujours présente.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

  • Low 1. L'ivresse de l'espoir par Rick Remender et Greg Tocchini

    Titre : Low 1. L'ivresse de l'espoirlow-tome-1-39176-270x416.jpg
    Auteurs : Rick Remender et Greg Tocchini
    Éditeur : Urban comics 26 février 2016
    Pages : 176

    Ce tome contient les numéros 1-6 publiés dans Low Vol 1 : The delirium of hope. Dans ce comics Remender tente quelque chose de très personnel. D'une part, il parle d'un thème qui l'avait frappé étant enfant. D'autre part, il essaie de créer un personnage optimiste alors que lui-même est pessimiste. Low se déroule dans le futur très lointain. Le soleil se transforme en géante rouge et la Terre est mourante. L'humanité a réagi de deux manières : elle a envoyé des sondes pour tenter de trouver des planètes habitables et elle s'est réfugiée sous la surface des océans. Mais les sondes n'ont jamais donné de résultats concluants. L'humanité a progressivement perdu espoir et s'est réfugiée dans le cynisme et l'oubli alors que les dernières villes s'éteignent les unes après les autres. Mais une femme, une scientifique, a encore de l'espoir. Et elle lutte afin de récupérer les données d'une sonde qui vient de retourner à la surface.

    Je suis mitigé. Ce comics me parle. J'aime beaucoup l'idée de Remender. Un monde caché, sous la surface, qui tente d'oublier sa future destruction dans un milieu futuristique qui permet une liberté de création importante. Les dessins de Greg Tocchini qui accompagnent l'histoire sont tout simplement magnifique et permettent d'intégrer cet univers sans résistances. J'ai plus de problèmes avec l'intrigue. On suit une femme scientifique, c'est déjà une bonne idée, mais elle semble toujours se retrouver face aux mêmes problèmes. Et je me demande si cela est nécessaire. De plus, le pouvoir de l'espoir me semble être un artifice un peu facilement utiliser par l'auteur. Il aurait pu mieux l'écrire et même le problématiser. Ce qui ne veut pas dire que les effets du désespoir ne soient pas intéressants. Remender réussit à décrire des sociétés qui sont perdues. Mais je me demande si l'intrigue se développera un peu plus ou non. Je verrais lors de ma lecture du second tome.

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    *** Un avis mitigé mais j'espère un tome 2 qui me convaincra.
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    Image : Éditeur

  • Letter 44. 3 Matière négative par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

    Titre : Letter 44. 3 Matière négative9782344014769-L.jpg
    Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
    Éditeur : Glénat 13 avril 2016
    Pages : 160

    Ce tome contient les numéros 14-20. Il s'est déroulé 9 mois depuis le second tome. Durant ces 9 mois Le Clarke a été incapable de communiquer avec la Terre. Les membres de l'équipage ont réparé le vaisseau avec l'aide des aliens alors que ceux-ci ont sauvé le bébé. Dans le même temps, certains lieux sont ouverts à l'équipage. Mais il semble que certaines choses soient cachées. En effet, pendant ces 9 mois la Terre a connu une troisième guerre mondiale qui se déroule entre la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre, la France et les États-Unis. Tous les pays possèdent une technologie similaire alors que le monde connait une crise économique et sociale extrêmement importante. L'humanité va-t-elle disparaitre ?

    Ce troisième tome avance gentiment les deux intrigues. Dans l'espace on en apprend un tout petit plus sur les aliens. La relation avec les humaines est intéressantes et troublantes mais les auteurs ne donnent pas encore trop d'informations se contentant de souligner la supériorité technologique. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique prend un bond en avant. Celle-ci concerne non seulement la guerre mais aussi la présidence américaine. En ce qui concerne la guerre j'avoue être surpris du choix de certains pays et de leur alliance que je ne trouve pas toujours très logique. Par contre, la présidence est toujours aussi intéressante et permet d'en savoir beaucoup plus sur les intrigues politiques qui entourent tout le monde. J'espère bientôt connaitre la suite.

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    **** Une série que j'apprécie toujours autant malgré quelques choix que je ne comprends pas.
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    Image : Éditeur

  • Letter 44. 2 Décalage spectral par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

    Titre : Letter 44. 2 Décalage spectral9782344009376-L.jpg
    Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
    Éditeur : Glénat 18 novembre 2015
    Pages : 160

    Ce second tome contient les numéros 8-13 de Letter 44. Dans les épisodes précédents le nouveau président des États-Unis, le 44ème, apprenait par son prédécesseur qu'une forme de vie alien avait construit un artefact dans la ceinture d'astéroïde. Toutes ses actions avaient pour but de préparer le pays à une guerre qu'il juge inévitable. Blade, le nouveau président, a décidé qu'il était temps d'effacer les erreurs de son prédécesseur en utilisant les technologies les plus avancées pour gagner les guerres dans lesquelles les États-Unis sont empêtrés et réparer le tissu social du pays. Mais les tensions internationales sont à leur comble. Dans l'espace, les membres du Clarke subissent plusieurs pertes en tentant de comprendre les buts des aliens.

    Ce second tome continue sur la lancée du premier avec deux intrigues complémentaires mais parallèles. D'une part, nous suivons ce que les membres d'équipage du Clarke font et de quelle manière illes tentent de survivre. Les auteurs ne nous donnent pas beaucoup d'informations sur les aliens ni sur leurs buts et je me demande ce que cela donnera. Sur Terre, par contre, l'intrigue politique se développe à vitesse grand V. Il est difficile d'en parler sans spoiler mais les décisions de Blade - dont l'identité n'est qu'un paravent au vu de certaines décisions - posent de nombreux problèmes au niveau aussi bien international que national. Les auteurs ont eu la bonne idée de placer les États-Unis sur un pied d'argile en montrant en quoi des décisions unilatérales peuvent avoir des conséquences dangereuses. L'intrigue prend un tour très intéressant pour le personnage de Blade et ses idées. Bien qu'une simple réflexion permette de savoir ce qui arrivera je me réjouis de lire le prochain tome.

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    **** De la politique et de la SF ? Je suis toujours au rendez-vous !
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    Image : Éditeur

  • Lazarus 4. Poison par Greg Rucka et Michael Lark

    Titre : Lazarus 3. Conclave9782344015988-L.jpg
    Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
    Éditeur : Glénat 4 mai 2016
    Pages : 160

    Ce tome contient les numéros 16-21. Les problèmes sont plus que nombreux pour la famille Carlyle. Le patriarche de la famille a été empoisonné par le Docteur Hock suite au procès par combat engagé, et perdu, par ce dernier. La conclusion n'a donc pu être que la guerre entre les familles qui gouvernent le monde. Mais sans le patriarche la famille Carlyle est-elle capable de vaincre ses nombreux ennemi-e-s? Ses allié-e-s sont de moins en moins nombreux et de plus en plus inquiets. La guerre semble être en passe d'être perdue. Seule Forever pourrait modifier le cours de celle-ci en allant directement sur le terrain. Mais elle pourrait bien ne pas en revenir.

    Bien que les scènes d'action soient nombreuses ce tome est, étrangement, une forme de répit dans l'intrigue. En effet, les questions posées dès le premier tome sont laissées de côté. Les explications sur ce monde dystopique sont aussi abandonnées. Ces manques se font au profit de la guerre et des liens que la famille Carlyle entretien avec ses allié-e-s. Alors que, d'une part, on nous montre que personne ne peut prendre le flambeau chez les enfants de l'autre on nous présente un petit groupe de soldat-e-s mené-e-s par Forever. D'une part nous avons une intrigue politique sommaire et de l'autre l'intrigue d'un film de guerre classique. Le tome est réussi mais on espère rapidement en savoir plus. Par contre, le premier numéro sort clairement du lot. Celui-ci nous fait lire le journal d'une espionne au service des Carlyle. Le numéro est particulièrement bien réussi et intéressant.

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    ***** Un tome un peu moins bons que les précédents mais toujours aussi intéressant.

    Image : Éditeur

  • Lazarus 3. Conclave par Greg Rucka et Michael Lark

    Titre : Lazarus 3. Conclave9782344011010-L.jpg
    Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
    Éditeur : Glénat 25 novembre 2015
    Pages : 160

    Ce tome contient les numéros 10-15. Il y a quatre mois l'un des fils Carlyle, Jonah, a trahi sa famille. Il s'est enfui en direction du territoire Hock mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Alors que Forever parlementait avec les Morray et qu'elle stoppait une attaque terroriste contre sa famille son frère vivait en captivité. Il est drogué et charcuté afin de découvrir les secrets des Carlyle. Mais le temps du secret est terminé. Les Hock annoncent officiellement détenir Jonah. Face à cette révélation il n'y a que peu de choix. L'un de ceux-ci est la convocation d'un conclave de toutes les familles afin de régler le problème. Mais ces événements, sous leurs dessous aristocratiques, cachent trahisons et complots. La guerre pourrait bien découler des décisions des familles réunies et de leurs Lazares.

    Greg Rucka est un scénariste génial. Les tomes précédents ont donné des aperçus de son univers. On apprenait comment fonctionne la famille ainsi que leurs possessions. Le tome 2 permettait de mieux comprendre le quotidien des déchets et des serfs. Bien que ce troisième tome explique comment fonctionne une famille concurrente - et celui-ci est loin d'être sympathique - l'intrigue se déroule principalement dans un lieu unique. On reçoit peu d'informations sur les relations entre familles car Forever, l'héroïne, et est exclue comme les autres Lazares. Ceci permet de mieux peindre la relation que les Lazares entretiennent. Bien qu'ils et elles soient des allié-e-s ou des ennemi-e-s ces personnes se traitent de manière respectueuses en tant qu'égale. Il est troublant de voir des ami-e-s discuter calmement de la possibilité d'une lutte à mort future. Ce tome permet aussi de comprendre un peu mieux le fonctionnement global de la dystopie mise en place par Rucka. On apprend que les familles sont liées par les termes d'un accord qui défend les intérêts économiques de tout le monde. On savait que le monde appartenait à l'argent et maintenant on comprend mieux le fonctionnement des relations entre les familles. Bref, Rucka donne toujours des miettes tout en réussissant à créer une impression d'un monde bien plus vaste et compliqué mais dont on comprend les règles sans qu'elles soient toujours expliquées. Ce comics est probablement l'un des meilleurs du moment et je ne peux presque pas attendre de lire la suite.

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    ***** L'un des meilleurs comics en cours selon moi. J'aime tout et tous les personnages. Vive Greg Rucka.

    Image : Éditeur