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  • Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1) par Terry Pratchett

    Titre : Moving pictures (Discworld 10, Industrial revolution 1)
    Auteur : Terry Pratchett
    Éditeur : Corgi 11 octobre 2012
    Pages : 400

    Le Disque connaît les livres ainsi que le théâtre. Il y a des voleurs, des assassins, des sorciers et des marchands. Mais le Disque n'est pas très avancé et des légendes parlent de civilisations anciennes disparues malgré des réussites extravagantes. Il y a aussi une guilde assez pauvre et peu connues car méprisée par tout le monde. Ce sont les alchimistes. Ils ne font pas vraiment de la magie et préfèrent passer leur temps à remplir des fioles entre deux explosions inattendues. Mais, soudain, l'un d'entre-eux réussit enfin à créer un truc nouveau. Ce n'est absolument pas ce que la profession cherchait mais cela pourrait transformer quelque chose en or. Du moins ils ont en l'impression. Mais les alchimistes préfèrent ne pas être trop visibles par les sorciers qui n'aiment pas trop voir d'autres personnes faire ce qui pourrait être de la magie. C'est ainsi que la ville d'Holly Wood est créée. Rapidement, un grand nombre de personnes se sentent inexplicablement attirés par elle et par ce qui semble être le seul métier disponible: faire semblant de faire quelque chose face à une boite qui fait clic.

    Pratchett n'est jamais aussi bon que lorsqu'il prend quelque chose que l'on connaît bien puisqu’il place celle-ci dans son univers afin de la transformer en autre chose de reconnaissable mais bien différent. En l’occurrence, il ne faut pas avoir fait de longues études pour savoir de quoi parle Pratchett. Et il en parle très bien. Il réussit, en un seul livre, à résumer ce qui fait le cinéma aussi bien en négatif qu'en positif (mais surtout en négatif). Tout est construit pour donner une impression de frivolité et d''absurdité dont les personnages principaux, Victor et Ginger, voient parfaitement. Une ville entière est construite autour d'une seule idée. Des personnes y viennent mais ne savent pas vraiment pourquoi. Elles savent seulement qu'il faut être pris, que c'est leur seul chance d'être quelqu'un! Bref, Pratchett nous parle de l'absurdité du star system. Il parle aussi de la manière de construire les films. Alors que les premiers sont de courts métrages éducatifs on passe rapidement à des films de plus en plus long, cher et surtout explosifs mais avec toujours la même histoire de base (un peu comme le Marvel Cinematic Universe). Et comme ce n'était pas assez, Pratchett termine son gâteau en le parsemant de références au cinéma. Des références bien trop nombreuses pour que je puisse toutes les citer et surtout pour que je puisse les reconnaître toutes.

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    **** Pour l'instant, l'un des tomes que je le plus aimé.
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  • Eric (discworl 9, Rincewind 4) par Terry Pratchett

    Titre : Eric (discworl 9, Rincewind 4)
    Auteur : Terry Pratchett
    Éditeur : Orion 4 mars 2000
    Pages : 160

    Rincewind n'a pas de chance. Après s'être attaqué au Sourcier avec une simple chaussette et une brique il s'est retrouvé coincé dans un autre monde rempli de créature qui ne souhaite que torturer. Tout le monde le pensait mort et tout le monde semblait l'avoir accepté. Du moins jusqu'à ce que son fantôme semble hanter les bâtiments de l'Université Invisible. Il se trouve que quelqu'un souhaite invoquer un démon et que, par un hasard absolument improbable, il soit tombé sur Rincewind. À présent, l'invocateur, Eric, souhaite que Rincewind lui accorde trois vœux. Et à la grande horreur de ce dernier il semble être capable de les accorder.

    Je crois que je n'ai pas de chance avec Rincewind et le personnage commence à m'énerver autant qu'il énerve la Mort. Dès que je tombe sur lui je tombe sur un livre que je n'apprécie pas beaucoup. Pourtant, cette histoire avait tout pour me plaire. Pratchett décide de rire un peu de Faust et décide de placer trois vœux dans les mains d'un magicien incapable face à un invocateur adolescent. Le voyage de ces deux personnages aurait dû marcher. En effet, Pratchett les emmène dans différents lieux et époques. Que ce soit une civilisation du type aztèque ou un retour vers la guerre de Troie (enfin... son équivalent sur le Disque-Monde) ou encore les débuts de l'univers! J'aurais dû aimer. Mais ça n'a pas marché. Il n'y a qu'une seule chose que j'ai appréciée. C'est la manière dont Pratchett décrit l'Enfer. Il en fait une administration parfaitement efficiente dans le cadre d'une entreprise avec des plantes en pot qui ne sont pas réelles, des murs horribles et surtout un open space. J'en ai encore des frissons.

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    *** Je n'ai vraiment pas aimé malgré de très bonnes idées.
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    Image : Site de l'auteur

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  • Guards! Guards (discworld 8) par Terry Pratchett

    Titre : Guards! Guards! (Discworld 8)
    Auteur : Terry Pratchett
    Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
    Pages : 432

    Dans la ville d'Ankh-Morpork le crime est légal. Les différentes guildes de criminels sont chargées d'éviter qu'il n'y ait trop de meurtres et de vol grâce à un système complexe de bons et de quotas. Et tout ceci marche beaucoup moins que la garde qui ne réussissait qu'à peine à réduire les crimes. Depuis, les gardes sont détestés et méprisés par tout le monde. Ce n'est plus un honneur mais une punition. Sauf qu'un jeune homme décide d'entrer volontairement. Pire encore, il se met à arrêter des personnes qui commettaient des crimes en toute légalité! Les autorités sont démunies face à cette vague d'arrestations sans précédents! Et alors que les complots, les meurtres et les vols continuent dans une ville en proie à la peur d'un seul garde un crime abominable a lieu. Le libraire de la bibliothèque de l'université invisible se rend compte qu'on lui a volé un livre.

    Au début du livre Pratchett décide de rendre honneurs aux garder des livres et films que l'on voit si souvent mais si peu longtemps. Oui, vous savez, ceux qui se battent un à un avec le personnage principal pour ensuite disparaître! Ce livre entier est un hommage à ces personnages secondaires que l'on ne connaît jamais. Durant toute l'intrigue on les observe tenter de mettre un peu d'ordre (ou de profiter) du chaos ambiant alors que des dirigeants et des héros détruisent tout sur leur passage! Bien entendu, ce livre est aussi un hommage aux romans noirs et aux films de gangsters. Tout y est, de la police corrompue au jeune nouveau naïf en passant par le chef alcoolique et dépressif. Pratchett lance tous ces ingrédients dans la marmite est en sort une histoire parfaitement bien menée.

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    ***** Un livre parfaitement réussit avec des personnages attachants et des situations qui m'ont souvent fait rire.

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  • Pyramids (Discworld 7) par Terry Pratchett

    Titre : Pyramids (Discworld 7)
    Auteur : Terry Pratchett
    Éditeur : Corgi books 11 octobre 2012
    Pages : 384

    Sur le Disque-Monde existe un royaume plus ancien que tous les autres. 7000 ans d'histoire écrasent les citoyen-ne-s de ce royaume ainsi que ses dirigeant-e-s. Les rituels et les traditions sont tout. Ce fut donc une grande surprise quand le dernier roi en date décide de se marier avec une étrangère puis d'envoyer son fils étudier dans la plus prestigieuse académie au monde: la guilde des assassins. Les réussites à l'examen final sont de 100%. Car les personnes qui échouent n'ont pas l'occasion de retourner à la maison. Le jeune héritier réussit ses examens. Mais il a à peine le temps de fêter sa survie que sa divinité lui tombe dessus. Il est le nouveau roi et il doit rentrer chez lui. Mais sera-t-il capable de survivre à son règne?

    Comme d'autres tomes, celui-ci nous montre que, dans le Disque-Monde, les croyances créent les dieux. Ainsi, la plupart des personnages ne vivent que sur ces croyances. Le plus important, de ce point de vue, est Dios. Ce dernier croit que l'univers a besoin des rites et il est certain d'être meilleur dirigeant que n'importe qui. Dios est, en fait, l'incarnation d'une personne qui refuse le changement car il est incapable de penser que le changement puisse être bon.

    Pratchett décide de placer cette idée dans le cadre d'un royaume inspiré de l’Égypte ancienne (voisin d'un royaume curieusement hellénistique). Cela lui permet de rire un peu sur les théories absurdes autours des pyramides mais aussi d'essayer d'imaginer ce qui arrive aux momies qui vivent à l'intérieur. Personnellement, je trouve que Pratchett a réussi à rendre drôle de nombreuses scènes. Je suis toujours en train de rigoler doucement au souvenir des dialogues entre le nouveau roi et Dios. À mon avis, ce tome est assez réussi avec une fin intéressante.

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    ***** Le retour des sorcières et beaucoup d'humour? Ça marche très bien!

    Image : Site de l'auteur

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  • Mort par Terry Pratchett

    Titre : Mort
    Auteur : Terry Pratchett
    Éditeur : Corgi books 1987
    Pages : 315

    Normalement, quand la Mort vient vous chercher c'est dans le but de vous permettre de suivre vos croyances en un monde après la vie terrestre. Quand la Mort vient chercher un jeune garçon, nommé Mortimer, c'est pour une toute autre raison. En effet, la Mort souhaite lui donner une opportunité. Il lui offre un apprentissage ! Le jeune homme apprend vite et comprend rapidement l'intérêt du travail. Il lui est offert l'occasion de ne jamais être au chômage ainsi que le couvert et de quoi manger avec un petit plus : l'éternel jeunesse. Mais le travail de la Mort est loin d'être aussi facile qu'on ne le croit. Pire encore, ce travail pourrait avoir un effet des plus déplaisant sur le jeune homme. D'autant plus lorsque ce dernier décide de changer l'Histoire et que l'Histoire décide de se battre.

    Pour des raisons parfaitement compréhensibles la Mort est un personnage que j'apprécie dans le Disque-Monde. Contrairement aux autres personnages, la Mort sait de quoi elle parle et comprend parfaitement que l'univers est absurde. Mieux encore, ses dialogues sont écrits et majuscules. Mais écrire tout un roman sur ce personnage aurait pu être un problème. Et pourtant, Pratchett réussit parfaitement à rendre la Mort sympathique. Tout simplement parce que ce roman parle de la vie. En effet, on comprend rapidement que si Mortimer apparait ce n'est que pour donner une impression de vie à la Mort. Durant une bonne partie du roman, on suit les aventures de la Mort qui essaie de comprendre les plaisirs des vivants et d'être apprécié. Pendant le même temps, Pratchett décrit un petit drame à 4 adolescents pris dans les tentacules de l'amour.

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    **** J'ai franchement beaucoup aimé même si j'ai été surpris par la fin.
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    Image : Site de l'auteur

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  • Les contes du Disque-Monde

    Lors d'une froide nuit à la moitié de l'hiver les habitants du Disque-Monde, ainsi que ceux de la ville d'Ankh-Morpork, se réunissent en famille pour s'offrir des présents et manger autant qu'il soit possible de le faire pour un mortel. La nuit les enfants attendent avec impatience la visite du Père Porchet. Et c'est ainsi depuis la nuit des temps. Mais, cette année, un événement imprévu, donc planifié, a eu lieu: le Père Porchet semble avoir disparu. La Mort décide d'enquêter et constate que le sablier du Père Porchet se vide à une vitesse aussi surprenante qu'impossible. Il n'y a qu'une conclusion possible: quelqu'un souhaite assassiner le Père Porchet. La Mort n'a donc pas le choix: il faut prendre l'identité du jovial et mythique individu rouge et recréer une croyance partagée envers lui. Pendant ce temps sa petite fille est chargée d'arrêter le meurtrier.

    C'est drôle comme ce téléfilm est particulièrement adapté à cette période non? C'est, bien entendu, largement une coïncidence. Personne n'oserait se moquer de noël, et de ses travers inexistants, de manière aussi éhontée! En gardant l'aspect parfaitement imaginaire de cette histoire on peut donc s'amuser de l'esprit de ce Père Porchet. Car les cadeaux ne sont qu'un moyen de permettre aux enfants de garder l'espoir et non de leur faire plaisir. Après tout, il ne faudrait pas que la vie soit juste. Cette histoire est aussi l'occasion de retrouver les professeurs de l'université invisible qui ont un léger problème. En effet, les créatures mythiques qu'ils imaginent ne font qu’apparaître. Ce qui nous permet de rire de bon cœur devant le gnome aux verrues, le gnome de la fête des chauves, le dieu de la gueule de bois ainsi que le mangeur de chaussette (mais une seule par paires). Mis à part la Mort, toujours aussi drôle, on nous offre des personnages savoureux et inquiétant comme Teatime et ses magnifiques yeux. Moins bon que Disworld, a mon avis, mais qui permet de passer du bon temps lors d'un après-midi pluvieux.

    • Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.

    • Twilight.

    • Film de vacances. Sans casser trois pattes à un canard l'histoire reste intéressante avec des personnages que j'apprécie (surtout Susan et la Mort).

    • Bon scénario.

    • Joss Whedon.

    Image: Allocine

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