17/10/2017

All-New Hawkeye 2. Les Hawkeye par Jeff Lemire et Ramón Pérez

Titre : All-New Hawkeye 2. Les Hawkeye
Auteurs : Jeff Lemire et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 12 octobre 2016
Pages : 136

Ce second tome contient All-New Hawkeye (2016) 1-6. Lors du tome précèdent, les Hawkeye, Clint et Kate, ont secourus deux triplés aux pouvoirs sans limites. Mais les deux héro-ïne-s n'ont pas pu se mettre d'accord sur la manière de traiter ces enfants. Alors que Kate souhaitait les protéger et s'en occuper elle-même, Clint voulait laisser le SHIELD en prendre charge. Après une bataille contre l'HYDRA, cette dernière option est acceptée et les deux Hawkeye se séparent. Mais, dans le futur, illes apprennent que laisser le SHIELD contrôler ces triplés était une erreur. Illes décident donc de s'attaquer à l'organisation afin de l'empêcher d'utiliser les triplés.

Ce que j'apprécie sur le Hawkeye de Lemire est le lien entre deux époques. Alors que le premier tome parlait du passé autant que de présent celui-ci s'attaque aussi au futur. Dans la première partie du livre, les relations futures entre Clint et Kate sont mises en place. Tandis que la seconde partie s'attaque au passé de Kate afin d'expliquer pour quelle raison elle a décidé de devenir non seulement une héroïne mais aussi une Hawkeye. Ce lien entre le passé, le présent et le futur permet de boucler l'intrigue sans trop de problèmes.

Selon moi, ce qui importe le plus dans ces deux tomes n'est pas l'aventure. C'est tout d'abord la relation entre deux personnes qui ne sont pas tout à fait adéquate l'une pour l'autre. Ainsi, Kate a beaucoup de succès et réussit tout ce qu'elle souhaite. Tandis que Clint a tendance à saboter ce qui l'entoure, ce qui implique de souvent se retrouver seul. De plus, les deux tomes permettent mieux de comprendre ce qui pousse ces deux personnages à jouer les héros dans un monde de divinités et de pouvoirs. Ce ne sont que des personnes ordinaires, certes entrainées. Les retours dans le passé permettent d'une part de montrer un Clint se forger une morale et une Kate se forger un destin. De ce point de vue, je trouve le récit réussi. Malheureusement, j'ai l'impression qu'il manque un petit quelque chose pour que l'intrigue soit vraiment intéressante.

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*** Bien dessiné, dans la continuité du précèdent. Mais clairement moins bon que la série du même nom de Matt Fraction
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Image : Éditeur

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15/10/2017

52 tome 1 par Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52 tome 1
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 29 septembre 2017
Pages : 320

Ce premier tome contient 52 1-13 ainsi que The origin of Elongated man et The origin of Booster Gold. Hier le monde a failli être détruit, et l'univers avec lui. De nombreuses menaces se sont abattues sur les héro-ïne-s de la Terre et, les cendres tombées, la Terre n'en est pas ressortie indemne. Les dégâts sont nombreux et les morts bien plus encore. Mais les héro-ine-s de la Terre ont réussi à vaincre et à empêcher des personnes particulièrement puissantes de détruite l'univers au nom d'un idéal. Cependant, la Terre attend que ses plus grands héro-ïne-s parlent devant les caméras. Mais, le moment venu, Batman, Superman et Wonder Woman n'apparaissent pas. Illes ont disparus mais la Terre n'est pas exempte d'héro-ïne-s.

Après avoir terminé ce premier tome j'ai eu une impression de grande confusion. On peut l'expliquer par le fonctionnement du titre. Celui-ci est écrit pendant un an avec un numéro par semaines. Pire encore, il est écrit par plusieurs scénaristes au style différent en même temps. Chacune de ces personnes a des idées et des personnages préférés. Ceci donne l'impression, parfois, que le titre ne sait pas dans quelle direction il se rend. De nombreuses pistes sont données et la personne qui lit ce tome sera emmenée sur plusieurs planètes, villes et pays parfois d'une page à l'autre. Ce qui peut créer l'impression de ne pas avoir un titre construit mais un agrégat d'idées que l'on essaie de faire tenir ensemble.

Cependant, j'ai tout de même beaucoup apprécié de lire des personnages que je n'ai pas l'habitude de voir. En effet, DC avait décidé de prendre un risque et d'oublier ses plus grands personnages pour n'utiliser que des personnages secondaires, parfois très peu connus. Ainsi, le titre utilise un grand nombre de ces héro-ïne-s secondaires qui tentent de pallier à l'absence des autres. Ce qui permet de mettre en avant un peu plus de diversité (mais pas beaucoup). Il est dommage que cela implique aussi des choix éditoriaux discutables, sexistes, qui sont ouvertement discutés voir appréciés par les scénaristes dans les bonus du tome.

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*** Une idée intéressante mais dont la réalisation est très confuse pour l'instant. Je déplore surtout des choix artistiques sexistes en ce qui concerne une partie des personnages féminins.
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Image : Éditeur

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14/10/2017

Wonder Woman volume 3: The truth par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 3: The truth
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 29 août 2017
Pages : 176

Ce tome contient Wonder Woman 13, 15, 17, 19, 21, 23 et 25. Diana connait maintenant la vérité. Jamais elle n'est retournée sur son île. Elle n'a jamais revu sa mère. Tout n'était que mensonge et son séjour récent n'était qu'une illusion. L'identité de Diana est en miette et elle retourne à ses débuts, alors que Steve Trevor décide qu'il vaut mieux lui permettre de se remettre grâce à une aide médicale. Alors que Diana essaie de s'en sortir, ses ami-e-s sont attaqué-e-s par un groupe nommé Godwatch. Alors que Diana pensait être en sécurité elle pourrait bien être en grand danger. Heureusement, un vieil ami va revenir la voir et l'aider à retrouver le chemin de son identité

Ce tome contient les derniers numéros scénarisés par Greg Rucka, mais ce n'est que le prochain tome qui termine véritablement l'intrigue puisque les numéros pairs y seront regroupés. Ce volume 3 contient donc la fin que souhaite mettre en place Greg Rucka et, selon moi, il a parfaitement réussi. Depuis le début de rebirth il est clair que Rucka a décidé de s'attaquer au thème de l'identité. Pour cela il met en cause tout ce qu'a connu Diana, ses aventures et, donc, son identité profonde. Cela aurait pu donner des moments faciles, mais Rucka décide de véritablement montrer en quoi la remise en cause de son passé peut heurter une personne, lui faire du mal et l'empêcher d'avancer. Il est donc normal que ce volume ne voie pas Wonder Woman agir pendant un certain temps, et que la guérison véritable n'arrive que plus tard. Ceci est aidé par les dessins qui différencient les moments de doutes des moments de certitudes. Au final, j'aurais beaucoup apprécié ce run dont certains points peu clairs seront probablement remplis par le prochain volume.

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***** À mon avis, l'intrigue débutée dans le premier volume se conclut d'une très belle manière. Je suis tout de même intrigué de savoir ce qui se déroule dans les numéros pairs.

Image : Éditeur

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Wonder Woman volume 2: Year one par Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.

Titre : Wonder Woman volume 2: Year one
Auteurs : Greg Rucka, Nicola Scott et Romulo Fajardo Jr.
Éditeur : DC 9 mai 2017
Pages : 168

Ce second volume contient Wonder Woman 2, 4, 6, 8, 10, 12 et 14. Avant d'être Wonder Woman Diana était la fille de la reine de Themyscira, une princesse. Elle vivait sur l'île, immortelle mais sans n'avoir jamais connu le monde des hommes, au contraire des autres Amazones. Bien que ses études, combats et les jeux organisent sa vie dans un rythme sans fin, Diana souhaite connaitre l'extérieur. Mais personne ne peut entrer ni sortir. Cependant, un jour, un avion tombe sur l'île. L'équipage est mort mis à part un seul homme : Steve Trevor. Il faudra bien que quelqu'un le ramène dans le monde et l'aide à combattre la menace qui l'a conduit sur l'île.

Comme je l'ai dit plus bas, j'ai apprécié le premier tome qui me semble construire un personnage intéressant. Je me demandais si ce second volume, qui reprend les origines de Diana, ne risquait pas d'être trop connu et donc peu utile. L'histoire de Diana et de son entrée dans le monde des hommes est connu et, régulièrement, remise au gout du jours. Cependant, j'ai eu l'impression que Greg Rucka a parfaitement réussi à intégrer son année une dans le cadre de son intrigue présente. En effet, on observe une princesse aimée et capable de vaincre ses sœurs amazones. J'ai aussi aimé de lui donner une autre langue, ce qui est parfaitement logique. De plus, Rucka décrit une version plus jeune et naïve de son personnage tout en montrant que cette part de son identité est centrale. Au final, j'ai l'impression que cette origine n'est pas un simple exercice un peu facile mais s'inscrit réellement dans l'intrigue que souhaite mettre en place Rucka. J'espère avoir raison.

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***** Personnellement, je trouve ce second tome presque meilleur que le premier. Il est drôle, triste et bien écrit.

Image : Éditeur

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13/10/2017

Wonder Woman volume 1: The lies par Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin

Titre : Wonder Woman volume 1: The lies
Auteur-e-s : Greg Rucka, Liam Sharp et Laura Martin
Éditeur : DC 28 février 2017
Pages : 176

Ce volume contient Wonder Woman Rebirth 1 et Wonder Woman 1, 3, 5, 7, 9, 11. Durant son existence l'histoire de Wonder Woman, Diana, a beaucoup changé. Elle fut d'abord une femme créée par des prières, aimée par toutes. Puis une paria dans sa civilisation avant d'apprendre être la fille de Zeus et d’Hippolyte. Durant ses aventures elle a pris le rôle et le manteau de déesse de la guerre. Mais ces histoires se contredisent entre-elles et Diana se demande qui elle est vraiment. Elle décide donc de partir en quête. Mais aussi bien l'Olympe que Themiscyra lui sont fermés. Wonder Woman ne peut pas rentrer chez elle. Elle n'a donc pas d'autres choix que demander l'aide de l'une de ses plus anciennes amies, et ennemie féroce : Cheetah.

Lors de son arrivée sur le titre Greg Rucka a décidé d'écrire deux histoires. La première a lieu dans le passé et on peut la suivre dans les numéros pairs. La seconde a lieu dans le présent, dans les numéros impairs. C'est cette dernière qui est éditée dans ce premier volume. Dès le numéro Rebirth le titre est marqué comme un tournant dans l'histoire de Diana. Alors que les intrigues des new 52 ont donné une forme de divinité à Wonder Woman, avant que le titre ne soit confié à d'autres scénaristes que je n'ai pas lu, Greg Rucka décide d'oublier cela. Mais il ne le fait pas gratuitement et décide de s'attaquer aux différentes origines de Wonder Woman et de lui offrir une quête identitaire.

J'avoue que Greg Rucka est l'un de mes scénaristes préférés. Il a écrit de nombreux titres que j'apprécie particulièrement. Dans le cadre de Wonder Woman il réussit à effacer le passé, parfois vu très négativement, tout en construisant dessus. L'idée de faire des intrigues que l'on connait des mensonges et de Diana une femme en quête de vérité me plait beaucoup car elle permet à la fois de créer de nouvelles bases pour le personnage et de ne pas oublier entièrement ce qui a été fait. C'est aussi un moment difficile et je pense que Rucka a réussi à la fois à nous montrer ce qu'est le personnage tout en mettant en scène l'impact que ces mensonges ont sur elle. Personnellement, je suis intrigué et je souhaite connaitre la suite.

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**** À mon avis ce volume est un bon début et j'espère que la suite me donnera raison
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Image : Éditeur

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12/10/2017

We stand on guard par Brian K. Vaughan, Steve Skroce, Matt Hollingsworth et Fonografiks

Titre : We stand on guard
Auteurs : Brian K. Vaughan, Steve Skroce, Matt Hollingsworth et Fonografiks
Éditeur : Image comics 5 avril 2017
Pages : 160

Ce tome contient We stand on guard 1-6. Dans un siècle les USA sont sous le contrôle d'une présidente. Le pays ne semble pas aller si mal. Cependant, une bombe explose au sein de la Maison Blanche. Le monde entier, et une famille au Canada, se demande quelle est l'organisation responsable et quel pays les USA vont bombarder pour se venger. Tout le monde est surpris alors que les bombes des États-Unis détruisent le Canada tandis que les forces armées des États-Unis détruisent l'armée canadienne. 12 ans plus tard, le Canada est annexé, sous contrôle militaire. Les ressources naturelles sont contrôlées et les prisonniers politiques incarcérés dans des camps de travail après des séances de tortures mentales. Pourtant, un petit groupe continue de résister dans les forêts canadiennes. Et leur combat pourrait bien être plus important que prévu.

Vaughan est un scénariste que je suis les yeux fermés. J'ai bien aimé Y the last man, Paper Girls est aussi une réussite, j'ai adoré ex Machina et Runaways chez Marvel. Mais c'est surtout Saga dont je souhaite toujours connaitre les suites. Donc lorsque j'ai appris que Vaughan avait décidé de scénariser une minisérie sur l'invasion du Canada je l'ai pratiquement achetée les yeux fermés. Disons-le tout de suite, il y a une grosse imperfection à la série : elle est bien trop courte. Ce n'est pas seulement un souhait personnel de continuer l'histoire. C'est aussi un problème puisque de nombreuses intrigues sont très rapides tandis que des pans entiers de l'univers de We stand on guard sont laissés à l'imagination de la personne qui lit. J'aurais apprécié quelques numéros de plus afin de développer les personnages, les intrigues ainsi que l'univers. Mais, le comics fonctionne tout de même bien en l'état.

Ce que j'apprécie particulièrement dans ce comics est justement l'un des points négatifs : on ne sait rien. Vaughan ne nous dit pas qui est responsable de l'attaque contre la Maison Blanche. Est-ce réellement le Canada ? Ou alors les Etats-Unis ont-ils utilisé cette attaque pour justifier une invasion ? Ce que l'on voit ce sont les conséquences alors que l'armée des US bombarde des civils, pratique la torture et enferme toutes personnes qui pourraient être des opposants armés ou politiques. Ainsi, les USA ne sont pas montrés sous leurs meilleurs jours mais on ne sait pas non plus si le Canada est responsable, bien que l'on soit bien plus proche des personnages canadiens qui résistent contre l'invasion.

Mieux encore, les scénaristes décident de broder sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Bien que les informations soient éparses, on apprend que les USA sont en besoins de ressources alors que des émeutes ont lieu régulièrement et que les cultures sont de moins en moins abondantes. Dans ce contexte, l'accès à l'eau canadienne est une nécessité. Ce point permet à Vaughan de trouver une explication à l'invasion du Canada par les troupes des États-Unis. Il explique aussi de quelle manière ces ressources sont pillées tandis que les forces américaines parlent de l’égoïsme canadien, leurs politiques ayant refusé de partager l'eau avec leur voisin du sud.

Tout ceci permet de faire un parallèle évident avec notre époque. Vaughan décrit un pays capable d'attaquer un autre sur des prétextes qui peuvent être réels mais qui servent surtout à atteindre des objectifs économiques et politiques. Il est impossible de ne pas penser à la prise de contrôle des puits de pétrole, ou encore aux sévices mis en place par l'armée des États-Unis dans différents pays du Moyen-Orient. La vision que donne ce comics des États-Unis est loin d'être tendre. On nous montre un pays capable de tout, essayant d'éviter que des informations atteignent les médias ou les Nations Unis et qui n'hésite pas à massacrer des civils si cela peut permettre de vaincre.

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**** Bien écrit, les scénaristes réussissent à garder le mystère tout en décrivant beaucoup d'actes qui permettent de parler de notre époque, tout en posant la question des effets militaires du réchauffement climatique.
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Image : Éditeur

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Kingsman: the golden circle / Kingsman: le cercle d'or

Le monde fut sauvé par un jeune des banlieues londoniennes. Il n'était qu’un voyou sur la route de la petite délinquance mais un homme l'a observé. Cet homme a décidé de le recruter au sein d'une agence de renseignement privée : les Kingsman. Celle-ci est chargée de garder la paix dans le monde en dehors des considérations politiques. Son recrutement a permis le sauvetage de millions de personnes. Depuis, un an a passé et le jeune Eggsy est toujours membre des Kingsman tandis qu'il est le petit ami d'une princesse. Tout va très bien. Mais l'agence est attaquée. Une ancienne recrue tente de le tuer. Bien qu'Eggsy s'en sorte il essaie de comprendre qui pourrait se cacher derrière l'attaque. Mais seuls deux mots lancent l’enquête : Golden Circle.

Lorsque j'étais revenu du premier volet j'étais très dubitatif. Bien que les scènes d'actions soient très réussies et que l'idée est intéressante j'avais du mal avec l'omniprésence de la sexualité dans le film. En particulier, j'avais détesté la fin qui impliquait que le sexe est une récompense pour les activités des hommes. Ce second volet reste dans la même veine. Il va même plus loin puisque l'un des gadgets n'est pas assez sophistiqué pour ne pas impliquer de relations sexuelles. C'était peu utile. Cependant, en matière de bons points, il faut dire que le film est maitrisé. Bien que l'on puisse se poser des questions sur la nécessité de certaines scènes il apparait que le film utilise tout ce qu'il met en place. Je n'ai pas eu l'impression que les personnages ont oublié quelque chose qu'on leur a dit qui aurait pu les aider. C'est plutôt agréable. De plus, le parallèle entre Kingsman et Statesman, agences cousines, est facile mais assez drôle et logique.

Le thème choisi pour ce second volet est plutôt osé. On peut, en effet, se poser la question de la logique de la guerre contre la drogue et des réactions politiques des États-Unis face à celle-ci. Cependant, il est dommage que le film passe totalement à côté d'un minimum de réflexion sur le sujet. En dehors de l'idée que la drogue peut être utilisée de manière récréative mais qu'elle reste dangereuse la réalisation ne met pas en question le coût de la guerre contre les drogues et les conséquences sociales de celle-ci. En fait, je pense que la réalisation voulait simplement attirer en parlant de drogue mais ne pas risquer de controverses en construisant une réflexion, même simplifiée.

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*** Le film n'est pas mauvais techniquement. Mais il est assez peu intéressant comme suite, problématique sur certains sujets et je l'oublierais immédiatement.
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Image : Site officiel

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30/09/2017

Wolverine and the X-Men. La saga des damnés par Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz

Titre : Wolverine and the X-Men. La saga des damnés
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Pepe Larraz
Éditeur : Panini 1 mars 2017
Pages : 288

Ce dernier tome contient les épisodes 30-35 et 38-42 de Wolverine and the X-Men ainsi que Wolverine and the X-Men annual 1. Le club des damnés à emmener plusieurs élèves de l'école Jean Grey. Pire encore, le club a réussi à implanter un espion dans l'école et à recruter une ancienne professeure. Logan décide qu'il en a marre et envoie tous ses professeur-e-s chasser le club. Illes s'attaquent aux cachettes mais aussi aux différentes entreprises que le club contrôle. Mais personne ne semble savoir où il se trouve. De plus, il se pourrait que la fuite de certain-e-s élèves cache quelque chose de différent. De toute manière, il est l'heure de régler les comptes.

Depuis le début de cette série Aaron s'amuse à placer Logan dans un rôle inattendu. Depuis le début de la série il le fait se poser des questions sur sa capacité à enseigner aux enfants. Aaron ne se pose pas de questions trop importantes et tente de montrer les capacités de Logan en tant que directeur. De plus, il préfère éviter de trop intégrer sa série dans l'univers plus large de Marvel. Ce qui ne l'empêche pas d'être intégrée dans les différents événements qui ont eu lieu. Ainsi, ce dernier tome s'insère entre plusieurs de ces événements, mais aussi un combat entre Logan et Scott Summers, dont les différences idéologiques sont importantes. Au final, cette série n'est pas révolutionnaire, loin de là. Elle divertit, elle imite les séries d'ados qui se déroulent à l'école mais en choisissant des personnages mutants. Il est donc parfaitement adapté de la terminer sur une fin d'année scolaire.

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*** Un divertissement sympathique avec une fin adaptée
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Image : Éditeur

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29/09/2017

Wolverine and the X-Men. Rentrée des classes par Jason Aaron, Nick Bradshaw et ramón Pérez

Titre : Wolverine and the X-men. Rentrée des classes
Auteurs : Jason Aaron, Nick Bradshaw et Ramón Pérez
Éditeur : Panini 24 août 2016
Pages : 240

Ce troisième tome contient Wolverine and the X-Men 19-29. L'école Jean Grey pour mutant-e-s est à peine née qu'elle a été détruite. Puis un groupe à annoncer vouloir s'en débarrasser. Et enfin elle fut impliquée dans l'événement Avengers VS X-Men. Depuis la fin de Cyclope, les élèves qu'il avait se sont rendus à l'école de Wolverine, tandis que le corps enseignant fait de même. Mais l'école n'a pas été très bien gérée avec ces petites guerres. Il manque de nombreux enseignant-e-s et les élèves semble faire comme bon leur semble. Wolverine décide donc de prendre les choses en main. Mais il aura fort à faire, entre passer des entretiens, organiser une sortie au cirque et un voyage d'étude dans une jungle remplie de dinosaures assoiffés de sang.

Bon, Jason Aaron sait exactement ce qu'il fait. Il écrit quelque chose de divertissant en plaçant l'un des personnes les moins adaptés pour cela à la tête d'une école, puis il explique pour quelle raison c'est le chaos. Le second tome, par contre, était basé sur un événement précis et Aaron devait suivre une certaine logique qui ne dépendait pas de son intrigue, mise en sommeil. Dans ce tome, il reprend ses intrigues et surtout développe l'école. C'est assez plaisant, malgré quelques points peu imaginatifs. On sent aussi que le scénariste a clairement ses personnages préférés et ne s'intéresse pas autant aux autres. De plus, j'ai l'impression qu'il se prépare, petit à petit, à terminer son intrigue et j'espère que ce sera tout aussi plaisant, mais probablement pas extrêmement bon. Ce qui est exactement ce que j'attends.

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*** Divertissant, sans plus.
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Image : Éditeur

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28/09/2017

Uncanny X-men 6. Le procès de Henry McCoy par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 6. Le procès de Henry McCoy
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 mars 2017
Pages : 144

Ce dernier tome contient les numéros 32-35 d'Uncanny X-Men (2013) et 600 d'Uncanny X-Men (1963). Scott Summers a reçu tous les biens de Charles Xavier en héritage. Mais il n'en veut pas et laisse Ororo tout recevoir. Il ferme son école, transfère ses élèves et professeur-e-s chez Ororo et attend de décider quoi faire. L'une de ses idées et de se rendre aux autorités afin de payer pour le meurtre de Charles Xavier. Mais d'autres personnes pourraient vouloir l'arrêter. Car Scott Summers ne s'est jamais expliqué sur ce que signifie sa révolution mutante. Et beaucoup de personnes puissantes l'on soit crainte soit souhaitée. Alors Scott Summers essaie de d'exprimer ce que le terme signifie pour lui. Dans le même temps, d'autres personnages qui l'ont entouré décident d'agir de leur côté et apprennent plusieurs leçons.

Ce tome termine Uncanny X-Men de 2013, et le run de Bendis sur ce titre. Depuis le début, ce dernier essaie de faire de Scott à la fois une menace et un leader dont les idées sont acceptables. C'est difficile, particulièrement parce que ces idées ne sont jamais expliquées et qu'il est exprimé, à plusieurs reprises, que Scott Summers essaie surtout d'échapper à son sentiment de culpabilité, voire à sa dépression. De plus, Bendis essaie de conclure la série tout en replaçant les personnages sur une perspective plus pacifique, et acceptée par les autorités. D'une certaine manière, Bendis ne va pas jusqu'au bout de ses idées, frustre les personnes qui lisent, et j'ai presque l'impression que le scénariste lui-même ne sait pas vraiment ce qu'est cette révolution mutante. Bien que l’explication de Scott Summers soit acceptable dans l'univers marvel. Au final, j'ai plutôt apprécié cette série malgré ses défauts et l'impression que cela n'avance pas toujours en direction d'une conclusion des différentes intrigues mises en place par Bendis.

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**** Une fin que j'accepte pour une série qui promet beaucoup, tout en ne donnant que peu de réponses.
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Image : Éditeur

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Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga par Brian M. Bendi, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 5. Le mutant oméga
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 15 février 2017
Pages : 136

Ce tome contient les numéros 26-31 d'Uncanny X-Men (2013). Dans le tome précèdent les mutant-e-s ont écouté le testament de Charles Xavier et apprirent que ce dernier a caché un mutant d'une puissance sans égale. Xavier leur demande de protéger ce mutant et de l'empêcher d'user de ses pouvoirs. Cette information n'aide pas les mutant-e-s à se réunir puisque l'un de leurs héros se révèle plus hypocrite que prévu. Cependant, les mutant-e-s décident d'envoyer un groupe d'intervention, avec l'une des télépathes les plus puissantes du monde, afin de vérifier les dires de Xavier et d'agir si nécessaire. Ce qu'illes ne savent c'est que le mutant est déjà capable d'user de ses pouvoirs et qu'il a tué. Pire, le SHIELD et donc plusieurs pays du monde sont au courant et agissent de la seule manière possible face à ce niveau de puissance : par l'assassinat.

Le tome précèdent lançait deux intrigues et je me demande s'il n'aurait pas été plus logique de relier toutes les histoires concernant ce mutant oméga. Ce dernier est assez bien mis en scène, malgré qu'on ne le connaisse que peu. Mais son écriture se base sur les idées normales de l'entrée en scène des mutant-e-s : l'incrédulité, la perte de contrôle et la peur. Les conséquences, face à son niveau de puissance, sont logiquement des destructions très importantes. Par la même occasion, les réactions des autorités sont tout aussi logiques selon ce que l'on connait du monde des marvel et des X-Men : la peur et la violence face à des personnes capables d'agir sans freins.

Brian M. Bendis ne se contente pas de mettre en avant son nouveau mutant et d'organiser des combats. Il essaie d'user de celui-ci pour avancer son intrigue concernant Scott Summers. En effet, depuis le début de son run sur Uncanny X-Men, Scott Summers annonce une révolution mutante mais on ne nous explique pas ce que cela implique. Cette confrontation permet au scénariste de placer Summers face à un mutant qui est l'équivalent de la bombe nucléaire. Menace d'en faire usage devrait suffire à être écouté et, donc, à tenir l'avenir dans ses mains. Bien entendu, tout n'est pas aussi simple et le prochain tome devrait pouvoir conclure cette intrigue.

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**** Un tome plus cohérent que le quatrième, l'écriture est un peu facile sans être inintéressante. J'espère surtout revoir souvent Eva Bell
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Image : Éditeur

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25/09/2017

Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D par Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka

Titre : Uncanny X-Men 4. Uncanny X-Men contre le S.H.I.E.L.D
Auteurs : Brian M. Bendis, Chris Bachalo et Kris Anka
Éditeur : Panini 24 aout 2016
Pages : 168

Ce quatrième tome contient Uncanny X-Men (2013) 19-25. Cyclope, Scott Summers, est un homme recherché dans le monde entier. Mais la raison est gardée secrète, bien que la communauté mutante ainsi que les Avengers savent que le principal crime de Cyclope est le meurtre de Charles Xavier. Cependant, Scott c'est échappé de la prison dans laquelle il se trouvait, avec un peu d'aide. Depuis, il annonce une révolution tout en sauvant des mutant-e-s en danger de mort. Mais, depuis le début, ses élèves et lui-même sont attaqué-e-s par des sentinelles. Personne n'accepte la responsabilité mais Scott décide que le SHIELD doit répondre de ces attaques. Cyclope déclare, en direct, la guerre au SHIELD. Bien que ce dernier tente d'user de diplomatie avec l'aide de son agente de liaison les efforts sont inutiles, car cette dernière est kidnappée et remplacée par Mystique.

Cette fois c'est la bonne, Brian M. Bendis se décide enfin à conclure un arc narratif ! Depuis le début, on se demande qu'elle est l'organisation, ou qui, envoie les sentinelles attaquer les mutant-e-s. Beaucoup de possibilités étaient posées sur la table mais il n'y avait presque pas d'indices. La révélation n'est pas celle que j'imaginais, car je ne connais pas le personnage. Je déplore aussi une grande facilité. Pendant trois tomes on ne sait rien et tout est révélé soudainement au bout de quelques numéros. J'aurais préféré un peu de temps qui aurait permis la construction d'une enquête.

Ce tome est aussi constitué d'un arc lié à la saga Original Sin, que je n'ai pas lu. Lors de cet évènement les personnages de l'univers Marvel apprennent des secrets sur plusieurs héro-ïne-s. En ce qui concerne les X-Men, le secret est attaché à Charles Xavier. Bien que nous n'ayons que la première partie de l'intrigue elle me semble tout de même intéressante. En effet, elle permet de remettre en cause un personnage souvent présenté comme sans faille. Mieux encore, il pourrait poser la question de la gestion des pouvoirs d'une personne qui n'a pas de limites, ni de capacités à se contrôler. J'attends de voir de quelle manière Bendis va gérer son intrigue.

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*** Bien que l'un des points de l'intrigue soit résolu celle-ci ne m'a pas convaincu. Cependant, j'apprécie tout de même encore les personnages et leur développement.
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Image : Éditeur

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22/09/2017

The unworthy Thor par Jason Aaron et Olivier Coipel

Titre : The unworthy Thor
Auteurs : Jason Aaron et Olivier Coipel
Éditeur : Marvel 6 juin 2017
Pages : 112

Ce tome contient les numéros 1-5 de The Unworthy Thor. Depuis les évènements d'Original Sin Thor n'est pas digne de Mjolnir. Même son nom n'est pas le sien et Thor, maintenant Odinson, semble s'être plongé dans le doute alors qu'une nouvelle Thor a pris les cieux. Mais il s'est passé de nombreuses choses depuis Original Sin. Des univers sont morts et de l'un de ces univers un marteau est entré dans le nôtre, s'écrasant sur ce qui était Asgard. Il y a donc un second marteau de Thor dans l'univers et l'Odinson fera tout pour le porter, le protéger, et redevenir digne, redevenir le plus grand des dieux.

Que l'on soit clair, cette minisérie n'apporte pas grand-chose et sert surtout à relier plusieurs points du run de Jason Aaron tout en étant l'occasion de placer Thor dans le cadre de plusieurs bagarres. Ainsi, l'intrigue commence par Thor qui se bat pour atteindre le marteau et se termine par Thor qui se bat pour atteindre le marteau. Bien que cela ne soit pas le plus intéressant, ces combats servent un propos puisque Thor explique être moins puissant qu'avant, avec un statut moindre aussi bien sur Terre que chez les divinités.

Mais cette minisérie permet de faire deux choses. Premièrement, il permet de mieux comprendre ce qu'est devenu ce personnage depuis qu'il a perdu Mjolnir. Il permet aussi de poser la question de ce qu'est être digne tout en répondant enfin au mystère des mots qui ont permis de le faire tomber. Bien que je trouve cette révélation intéressante j'ai l'impression que cela revient sur quelque chose de terminé depuis longtemps. Mais ça reste logique. De plus, cette minisérie permet de relier plusieurs parties des intrigues mises en place par Aaron. Aussi bien le passé, la fin de Secret Wars et la guerre qui est annoncée, que le futur en donnant un premier aperçu d'un nouveau personnage. Je ne sais pas ce que Aaron souhaite faire, mais j'espère que ce sera réussi.

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**** Cette minisérie s'adresse principalement aux personnes qui souhaitent continuer le run d'Aaron sur Thor, et mieux comprendre ce qu'il est devenu après être déclaré indigne.
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Image : Éditeur

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17/09/2017

Thor vol 1: The Goddess of Thunder par Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina

Titre : Thor vol 1: The Goddess of Thunder
Auteurs : Jason Aaron, Russell Dauterman et Jorge Molina
Éditeur : Marvel 13 mai 2015
Pages : 116

Ce volume contient Thor Vol. 4 1-5. Thor, fils d'Odin, est un grand combattant, un dieu vénéré et un Avengers. Ces derniers temps, il a non seulement stoppé un massacre des divinités commis par un être aux pouvoirs immenses mais il a aussi lutté contre le retour de Malekith, roi des elfes noirs tout en essayant de sauver la Terre de la pollution en s'attaquant à l'entreprise Roxxon. Mais, lors d'un combat sur la Lune, une personne lui a murmuré une phrase à l'oreille. Depuis, Thor ne mérite plus son marteau, Mjolnir, et passe ses journées à tenter de le soulever. Alors qu'il s'absente afin de combattre les géants des glaces une main soulève le marteau et devient Thor, déesse de l'orage. Oui, Thor est maintenant une femme et elle ne compte pas rester dans l'ombre.

Récemment, Marvel a été beaucoup critiqué pour un nombre élevé d'événements et le changement d'identité de plusieurs personnages, considéré comme certains milieux comme du "politiquement correct." Cependant, ces changements d'identités, ces recréations de personnes nouveaux ou anciens, fait partie d'un mouvement pour tenter de se diversifier et de mieux représenter un monde réel. Thor fait partie de ces changements puisque l'ancien Thor devient Odinson et donne son titre à une femme, dont on ne connait pas l'identité. Et celle-ci, écrite par les scénaristes, ne se laisse pas faire. Les dialogues commentent largement son changement de genre et elle répond à coup de marteau. Lors d'un épisode, elle décide même de s'attaquer au gamergate.

De plus, cette nouvelle série reste dans la continuité de l'ancienne. Même sans connaitre Original Sin, qui ne semble pas être très bon, on peut facilement comprendre pourquoi et comment les choses se sont déroulées. Lors des épisodes précèdent Thor était réintégré dans un univers mythique. La nouvelle Thor y reste et continue la lutte contre Roxxon. En gros, ce n'est pas parce qu'un nouveau personnage porte le marteau que l'intrigue va forcément changer. Personnellement, j'ai retrouvé une grande partie de ce qui me fait apprécier le run de Jason Aaron et je me réjouis de lire la suite.

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***** La continuation d'un run que j'apprécie beaucoup. Vive Thor déesse de l’orage !

Image : Éditeur

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15/09/2017

Supergirl 1-2

Nous connaissons l'histoire, après des siècles de culture et de civilisation la planète Krypton montre des signes de destruction imminente. Malgré les annonces des scientifiques, personne n'écoute et, un jour, Krypton explose détruisant toute une espèce. Enfin, presque toute une espèce car une famille de scientifique décide de sauver son premier né qui grandira sur Terre, sous le nom de Clark Kent, dans une ferme pour devenir à la fois un grand reporter et le plus grand des héros : Superman. Ce que l'histoire oublie souvent de mentionner c'est que Clark Kent n'est pas le seul rescapé de sa planète. Sa cousine fut envoyée sur Terre avec la mission de protéger son cousin, encore bébé. Mais des problèmes la retarde et elle rentre dans l'atmosphère alors que Clark est déjà Superman. Ce dernier l'a fait adopter par la famille Danvers et elle prend le nom de Kara Danvers. Contrairement à son cousin, elle essaie d'avoir d'abord une vie normale et assiste Cat Grant, créatrice d'un empire médiatique. Mais un accident la pousse à se révéler afin de devenir Supergirl. Une révélation qui la place au centre de l'attention de groupes terroristes aliens et d'agences fédérales spécialisées dans la gestion des aliens.

Supergirl est une série en dent de scie. La première saison se trouvait sur la CBS tandis que la seconde se trouve sur la CW, habitée aux séries super héroïques puisqu'elle produit Flash, Arrow et Legends of tomorrow. Le changement de chaine se fait sentir dans le ton et le fonctionnement de la série. La première saison ne sait pas exactement dans quelle direction elle se rend. Elle tente de mettre en place la création de Supergirl tout en organisant un groupe terroriste kryptonien lié à la famille de Kara. Bien entendu, tout n'est pas à jeter et j'apprécie beaucoup de voir Supergirl apprendre son rôle tandis que Superman n'apparait jamais visuellement. La production essaie aussi de créer des ennemis à la fois intéressant et familier, par exemple par la création de Maxwell Lord qui n'est qu'un simple Luthor bis.

La seconde saison est bien maitrisée car la production sait ce qu'elle veut dire. L'année de diffusion influence fortement l'intrigue et les dialogues, Trump en prenant fortement pour son grade. Alors que la saison 1 s'intéressait à l'identité de Kara, aussi bien son identité civile qu'héroïque, la saison 2 s'intéresse à l'immigration. Les aliens passent de criminels arrivés sur Terre pour échapper à la justice à de nombreuses espèces qui essaient de créer une nouvelle vie après des drames spécifiques, guerres ou migrations forcées. Il n'est donc pas étonnant que l'organisation qui joue le rôle d'ennemi dans cette saison soit une organisation suprémaciste humaine dont le but est la destruction des Aliens au nom d'un danger pour les humain-e-s. Face à cela, le ton de série se place résolument sur le terrain non de la tolérance mais de l'acceptation mutuelle. Aussi bien les aliens que les humain-e-s doivent apprendre à se connaitre et à vivre ensemble, ce qui permet à la série de montrer des policiers gérer les aliens comme des humain-e-s ordinaires. Ce ton d'acceptation, de nécessité de la diversité, se retrouve aussi dans les personnages puisque l'un de ces personnages se découvre non-hétérosexuel (mais je ne vous dirais pas qui cela concerne).

Bref, la série débute difficilement mais continue en réussissant à se créer une identité propre qui permet de faire venir Superman sans donner l'impression d'effacer Supergirl. C'est une production qui se veut jeune mais aussi féministe et antiraciste, le contexte politique des USA n'est pas à négliger dans ce choix et les dialogues sont parfois très savoureux. C'est aussi une série qui ne veut pas suivre la mode DC d'un univers sombre. Au contraire, Supergirl est heureuse, aime ce qu'elle fait et n'hésite pas à hurler de joie lorsque quelqu'un lui offre une glace (une réaction parfaitement humaine !).

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**** Un début laborieux mais une seconde saison réussie, avec un ton à la fois résolument féministe, dans le cadre d'une série de la CW, et positif.
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Image : Allociné

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08:38 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : supergirl | | | |  Facebook

09/09/2017

Superman Terre un. tome 2 par Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf

Titre : Superman Terre un. tome 2
Auteurs : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf
Éditeur : Urban comics 8 juillet 2016
Pages : 136

Ce tome contient Superman Earth-One vol. 3. Superman n'est arrivé que récemment dans la vie des gens. Bien entendu, il a vécu longtemps dans une petite ville, passant son temps à grandir dans l'ombre. Mais lorsque des aliens décident d'attaquer la Terre pour le tuer puis lorsqu'un tueur en série apparait soudainement il décide de sortir en plein jour et de se faire connaitre en tant que Superman. Mais le monde a peur, que faire de cet être dont la puissance ne semble pas connaitre de limites ? Que faire d'un être capable de choisir ce qu'il souhaite et de forcer le monde à l’accepter ? La réponse pourrait bien se trouver à Krypton, car Superman n'est pas le seul rescapé. Son oncle est en route et il a un message pour la Terre.

Terre Un fait partie d'une gamme de romans graphiques de DC. Il existe plusieurs tomes sur quelques-uns des personnages iconiques de l'éditeur. Le but est de donner une nouvelle version de la jeunesse et des débuts de ces personnages. Contrairement aux autres productions, il n'y a pas de numéros mensuels et les tomes sortent immédiatement en librairie. J'ai Batman Terre Un, que j'apprécie, et j'ai bien aimé lire le premier tome de Superman Terre Un, qui me semble avoir fortement influencé le film Man of Steel. Il groupait le tome un et le tome 2.

Dans ce tome 3 les auteurs continuent sur leur lancée en répondant aux deux questions principales : pourquoi Kryton a-t-elle explosé et que faire face à un être tout puissant ? La première question est répondue d'une manière assez classique. On retrouve des aspects connus de la mythologie de Superman et je dois avouer que je n'ai pas ressenti de surprises. La seconde question est plus humaine. Elle permet aussi bien de montrer les problèmes diplomatiques que des essais technologiques. Les conséquences sont intéressantes mais je ne crois pas qu'elles seront développées. Je suis tout de même déçu que cet aspect ne soit pas mieux mis en scène avec de réels débats. Ce second tome permet au moins de terminer l'intrigue de manière classique mais maitrisée.

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**** Pas de surprises, mais pas de problèmes non plus
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Image : Éditeur

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06/09/2017

Secret Wars. Thors par Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka

Titre : Secret Wars. Thors
Auteur-e-s : Jason Aaron, Chris Sprouse et Goran Sudzuka
Éditeur : Panini 23 août 2017
Pages : 96

Ce tome contient Thors (2015) 1-4. Le multivers Marvel est détruit, il ne reste qu'un agrégeas qui constitue le Battleworld. Un monde constitué de différents univers, divisé entre différents royaumes se trouvant sous les ordres de Victor von Fatalis. La vie y est difficile. Ce n'est pas un paradis et de nombreux crimes se déroulent qui peuvent mettre à mal le fragile équilibre de l'univers. Alors Fatalis a décidé de créer une force de police. Mais il est nécessaire de trouver les personnes dignes de servir la justice, des personnes capables d'être respectées. Et il se trouve que Fatalis a un certain nombre de Thors a son service. Alors pourquoi ne pas créer une force de police constituée exclusivement de Thors ? tout se passe bien jusqu'à ce que des femmes et des hommes inconnu-e-s et mort-e-s apparaissent subitement. Qui sont ces personnes et pourquoi les avoir tuées ?

J'ai bien apprécié ce tome de Secret Wars et cela parce qu'il est différent des autres que j'ai lu. En effet, lorsqu'on entend parler de Thor on s'attend à des intrigues autours de divinités et de mythes. Les comics réutilisent la mythologie pour créer quelque chose de différent mais toujours lié à un matériel de base supposé connu des lecteurs et lectrices, donc simplifié. Jason Aaron décide de passer totalement de l'autre côté. Il crée une intrigue policière avec des Thors comme force de maintien de l'ordre. La lecture donne l'impression d'un décalage car l'on retrouve des aspects familiers avec une grande différence dans le ton et le fonctionnement de l'intrigue. Bien que l'on pourrait avoir l'impression que cela ne puisse pas fonctionner c'est plutôt réussi.

Mais ce que j'ai surtout apprécié sont les liens que crée Aaron avec l'avant et l'après. Thors n'est pas en dehors de l'intrigue principale de Secret Wars et fonctionne en parallèle sans donner trop d'informations. On peut lire le tome sans connaitre l'évènement principal et ce dernier est enrichi par la lecture de Thors. Les auteur-e-s reprennent des personnages qui sont au même point que là où on les avait laissés dans les séries, ce qui permet de retrouver le Thor indigne mais aussi la Déesse du tonnerre qui a pris sa place. Mieux encore, Aaron décide de créer un lien avec la suite de Secret Wars en plaçant un point central de l'intrigue qui sera probablement utilisé dans la série Thor ultérieure à l'évènement.

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**** Décalée, inattendue, et la mise en place de liens avec l'univers Marvel normal... Des raisons qui me font beaucoup apprécier cette lecture
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Image : Éditeur

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18/08/2017

Loki agent of asgard 3. Last days par Al ewing et Lee Garbett

Titre : Loki agent of Asgard 3. Last days
Auteurs : Al Ewing et Lee Garbett
Éditeur : Marvel 13 octobre 2015
Pages : 136

Ce volume 3 contient Loki : agent of Asgard 12-17. Nous avions quitté Loki en bien mauvaise posture. Son identité a été détruire, il est banni d'Asgard et considéré comme mort par les divinités. Pire encore, sa seule amie a décidé de l'abandonner. Et tout ceci est causé par le Roi Loki du futur. Mais pourquoi le futur Loki souhaiterait-il détruire son passé ? Comment Loki a-t-il pu changer après être devenu une force bénéfique ? Et surtout, comment Loki peut-il survivre à la fin de tout, au retour du Ragnarök ! Pour réussir à redevenir lui-même Loki devra changer et surtout préserver ce qui fait son essence, même si cela implique de ne jamais être apprécié par ses semblables.

Encore une fois, les auteurs restent dans le même thème : l'importance des histoires. Mais ils utilisent ce thème pour modifier encore un peu leur personnage. Durant le tome précèdent Loki perd sa capacité à mentir et, donc, à raconter des histoires. Il perd aussi son statut de divinité asgardienne. Ce tome est un moyen de lui rendre son identité par des moyens détournés. Pour cela, les auteurs mettent en avant plusieurs choix possibles afin de permettre à Loki de redevenir lui-même. Ce volume est bien meilleur que le second. En effet, ce dernier souffre d'être trop lié à des évènements spécifiques de l'univers Marvel. Celui-ci est lié à la fin de cet univers mais les auteurs décident de ne pas y toucher. Les préparatifs se forment sans le personnage, sauf sa version future, et la fin décide de laisser ouverte la possibilité de retrouver Loki mais sans l'envoyer sur le monde de Doom. C'est, à mon avis, une très bonne idée qui permet de conclure avec élégance cette histoire.

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**** Un dernier tome qui reste dans la continuité des autres mais qui réussit là où le second échoue.
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Image : Éditeur

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Loki agent of asgard 2. I cannot tell a lie par Al Ewing, Lee Garbett et Jorge Coelho

Titre : Loki agent of asgard 2. I cannot tell a lie
Auteurs : Al Ewing, Lee Garbett et Jorge Coelho
Éditeur : Marvel 12 mai 2015
Pages : 112

Ce volume 2 contient les épisodes 6-11. Loki est le dieu du mensonge et de la tricherie. Il aime mettre en place des plans afin de vaincre ses ennemis d'une manière inattendue. C'est ainsi qu'il a compris que Asgard contient un prisonnier mystérieux. Après avoir réussi à entrer dans les donjons du royaume Loki se rend compte que le prisonnier n'est autre que lui-même. Mais un lui qui provient du futur et qui semble être retourné à l'amour du mal. Au lieu de rester l'agent d'Asgard Loki décide de fuir. Mais il a à peine le temps de réfléchir que le monde est envahi par la vague de haine lancée par le Crâne Rouge puis pas un sort d'inversion lancé par Doom. Loki n'est plus le dieu du mal mais le dieu du bien. Et son plus grand ennemi est Thor, devenu incapable de porter son marteau.

Dès les premières pages de Loki agent of Asgard il est clair que les auteurs s'attachent fortement au thème des histoires. Selon eux, les divinités ne sont rien d'autre que des histoires et la magie implique simplement d'imposer un récit à l'univers. Le premier volume se concentrait sur la réécriture du passé de Loki afin de lui permettre de ne plus être emprisonné par son histoire, connue de tout le monde. Ce second volume s'attache aux histoires que l'on se raconte à nous même. En effet, Loki se ment lorsque le sort d'inversion se met en place. Il n'est pas un héros mais un vilain qui tente de changer. De plus, Loki se ment lorsqu'il pense pouvoir atteindre une forme de rédemption. L'intrigue de ce second volume s'attaque au crime qu'il a commit afin de se recréer et implique des conséquences importantes pour le personnage et ses relations aux autres divinités ainsi qu'aux humain-e-s qui l'entourent.

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*** Bien que j'apprécie beaucoup Loki, et cette série, ce volume est bien trop intégré à l'évènement Axis qui ne nous est pas présenté ainsi qu'à la quête de Thor et de Loki pour retrouver Angela. Sans cela, j'aurais bien mieux apprécié ce volume.
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Image : Éditeur

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11/08/2017

Superior Spider-Man. Prélude par Dan Slott et Humberto Ramos

Titre : Superior Spider-Man. Prélude
Auteurs : Dan Slott et Humberto Ramos
Éditeur : Panini comics 7 juin 2017
Pages : 136

Ce tome contient Amazing Spider-Man (1963) 698-700. Panini a édité le cycle Superior Spider-Man de Dan Slott en 6 tomes. Ce cycle est l'une de mes premières lectures. J'ai beaucoup apprécié lire les aventures d'un Spider-Man différent, car peu sympathique. Mais de quelle manière Otto Octavius a-t-il réussi à prendre le contrôle du corps de Peter Parker. Et comment Peter a-t-il réussi à garder une certaine forme dans l'esprit d'Otto Octavius ? Ce tome débute alors qu'Otto Octavius est aux portes de la mort, après avoir tenté de détruire le monde. Il est enfermé au Raft mais toute la population craint une possible fuite. Cependant, Otto Octavius a un plan. Et celui-ci lui permet de prendre le contrôle de son pire ennemi. Mais Peter Parker se laissera-t-il faire ?

Il est dommage que Panini n'ait pas édité ces trois numéros, assortis de deux autres histoires, dans le premier tome du Superior Spider-Man. En effet, la surprise est un peu gâchée puisque l'on connait déjà le plan d'Otto Octavius. Cela n'empêche pas le premier numéro d'être une réussite. On suit une journée normale du Spider-Man et ce n'est qu'à la fin que l'on apprend que Peter Parker est déjà vaincu. Plus important, alors que l'esprit d'Otto sera manipulé par les souvenirs de Peter ce tome montrer Peter changé par les souvenirs et la manière de penser d'Otto. Ceci donne un parallèle intéressant avec la suite d l'intrigue. On pourrait presque avoir souhaité un peu plus de numéros pour la confrontation entre ces deux personnages, cependant cela aurait mis à mal le plan d'Otto Octavius. Au final, ce tome est intéressant pour les personnes qui souhaitent compléter le cycle du Superior Spider-Man mais il n'offre pas grand-chose de plus à l'intrigue.

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*** Loin d'être essentiel même s'il lance quelques idées qui seront développées plus loin.
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Image : Éditeur

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30/07/2017

Valerian et Laureline et la cité des 1000 planètes / Valerian and Laureline and the city of a thousand planets

Durant le XXème siècle une rencontre eu lieu entre un vaisseau américain et un vaisseau soviétique, en apesanteur deux hommes de pays ennemis se sont serrés la main. Le film commence sur ce symbole et le continue alors que de nombreux pays entrent dans la course à l'espace et joignent leurs efforts en liant leur vaisseau à une station spatiale en construction. La technologie avance et l'humanité s'unir petit à petit. Mais, un jour, le vaisseau n'est pas humain mais alien. Pour la première fois dans l'histoire humaine une poignée de main a lieu entre notre espèce et une autre. La station continue à grandir alors que de nombreuses espèces s'y joignent. Nommées Alpha elle est le symbole de la paix et de la recherche du savoir entre toutes les espèces de l'univers. Mais il existe une menace au centre de la station. Deux agents sont chargé-e-s d’investiguer : Laureline et Valerian.

Je suis très ennuyé pour parler de ce film. Premièrement, il est beau. Les effets spéciaux sont convaincants, Luc Besson s'est lâché et essaie de mettre en place une grande diversité dans les espèces et les décors (même si certains ne sont vu que brièvement). Il est difficile de ne pas être happé par cet univers qui commence d'une manière très optimiste, un lien pacifique entre plusieurs peuples et espèces, et termine par la nécessité de suivre une certaine morale. J'ai beaucoup apprécié que les contacts aient lieu de manière pacifique. Trop souvent, à mon gout, un contact est vu comme l'occasion d'une guerre et non d'un essai de vivre ensemble. Alpha est, en fait, le symbole du multiculturalisme malgré la centralité des hommes blancs (et je dis hommes car les femmes sont presque inexistantes). J'ai aussi apprécié l'intrigue principale qui permet de lever le voile sur un secret. Bien entendu, on devine assez rapidement que tout n'est pas aussi simple qu'on nous le présente mais ça reste intéressant.

Par contre, j'ai détesté une chose précise du film. Cette chose est Valerian. J'ai bien aimé Laureline qui est efficace est professionnelle. Valerian, par contre, est lourd. Dès le début du film il ne fait que tenter d'expliquer encore et encore pour quelle raison Laureline devrait accepter de se marier avec lui. Pourquoi est-il si important de répéter une question à laquelle une réponse a déjà été donnée sous la forme d'un catégorique non ? De plus, je ne crois pas en leur couple. Il n'y a aucune chaleur entre les deux et la confiance que porte Valerian en Laureline ne lui sert qu'à prouver qu'il serait un nice guy... On ne croit donc ni à la réalité de leur relation ni à la sincérité de Valerian et cela implique qu'il est difficile de s'y intéresser alors que ce gros lourd de Valerian tente de draguer.

Je suis donc très mitigé. D'une part j'ai apprécié l'intrigue et le spectacle d'une station intégrant une grande diversité, ce qui se rapproche d'un mass effect. De l'autre, je n'ai pas été convaincu par le couple formé par Valerian et Laureline et j'ai l'impression que beaucoup d'aspects ont été réglés un peu trop rapidement. La réalisation, Luc Besson, aurait pu mieux développer l'aspect moral, la diversité et le respect des cultures de l'univers et du monde.

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*** Choix par défaut car je ne sais trop quoi en penser.
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Image : Site officiel

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22/07/2017

Secret wars Spider-Man renouveler ses voeux par Dan Slott et Adam Kubert

Titre : Secret Wars Spider-Man renouveler ses vœux
Auteurs : Dan Slott et Adam Kubert
Éditeur : Panini 5 juillet 2017
Pages : 120

Ce tome contient Amazing Spider.Man: renew Your Vows (2015) 1-5. Il y a quelques années J. Michael Straczynski était responsable de la série Spider-Man. Il a mis en place plusieurs idées que j'ai plutôt appréciée. Mais la fin de son run est très controversée. En effet, non seulement il ajoute un élément mythologique à Spider-Man, non seulement il crée un retour de Gwen Stacy (même si pas vraiment) mais en plus, après Civil War, il tue la tante de Peter et force le couple Parker, Peter et MJ, à accepter de n'avoir jamais été marié !

Actuellement, la personne en charge de Spider-Man est Dan Slott, lui a décidé de parler d'un Spider-Man sous le contrôle d'Otto Octavius même si cela est maintenant résolu. Mais, en ce qui concerne Secret Wars, le scénariste a été dans une autre direction. Et si le pacte qui a détruit le mariage entre Peter et MJ n'avait jamais eu lieu ? Le couple a maintenant une fille. Mais les héros ayant des pouvoirs disparaissent un à un. Les Avengers, elleux-même, sont assassinés par un être se nommant le régent, en charge de cette région du monde de Fatalis. Peter Parker, pensant à sa fille, décide de se cacher et de cacher sa famille. Mais est-ce possible de résister à un être tout puissant ? Et que faire de son vœu de ne jamais plus tourner le dos aux personnes dans le besoin ?

J'apprécie beaucoup Dan Slott. J'ai beaucoup aimé Superior Spider-Man. Donc, je me suis dit que prendre ce tome annexe au Secret Wars serait une bonne idée. Dan Slott décide de détruire les Avengers et de cacher Peter Parker. C'est élégant sur deux points. En effet, d'une part les vœux de mariage de Peter et MJ sont renouvelés et, d'autre part, Peter est confronté à son choix d'aider toutes personnes dans le besoin, par sa fille qui a grandi avec les histoires de son père le héros. Plutôt que de mettre en scène une décisions égoïste Dan Slott décide d'en faire une question de famille. De quelle manière les Parker peuvent-illes survivre tout en aidant les autres personnes de la région ? L'intrigue que cela crée est, selon moi, parfaitement en accord avec les personnages mis en scène. Malheureusement, là encore, il est dommage que les conséquences n'existent pas et que la série soit si courte.

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**** J'apprécie Dan Slott et ce dernier ne me déçoit pas ici. Bien que je déplore que la série soit courte et qu'elle soit si rapidement oubliée pour le nouvel univers Marvel.
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Image : Éditeur

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Secret Wars par Jonathan Hickman et Esad Ribic

Titre : Secret Wars
Auteurs : Jonathan Hickman et Esad Ribic
Éditeur : Panini comics 5 juillet 2017
Pages : 312

Ce tome contient Free comic book day: secret wars (2015) 0 et secret wars (2015) 1-9. Hickman, durant son run sur Avengers, New Avengers et Times runs out a organisé la destruction de l'univers marvel. Lors d'une longue préparation il a patiemment construit son intrigue afin non seulement de rendre les Avengers plus puissants mais aussi de créer une menace telle que l'univers Marvel n'en a jamais connu : la fin de tout. Ce tome clôt cette longue période de préparation. Il ne reste plus que deux univers avant que le multivers et la vie ne soient définitivement détruit. Les deux Terres se préparent à une guerre pour le droit de vivre et pour tuer son adversaire. Après la catastrophe, un nouveau monde est créé. Un patchwork de ce qui a été détruit sous l'égide de Fatalis, devenu un dieu. Personne ne se souvient de rien. Mais il existe des vaisseaux qui ont survécu et dont les passagers pourraient être surpris de ce qu'il est advenu de l'humanité.

J'ai, personnellement, apprécié le run d'Hickman. J'aime les intrigues qui prennent en compte des problèmes complexes à comprendre et à résoudre (ce qui explique pourquoi j'apprécie la saga l'Aube de la nuit de Peter F. Hamilton). Le début de ce tome est spectaculaire alors que nous observons tous les personnages que nous connaissons tenter de se battre ou de se mettre à l’abri. Dans un second temps, Hickman présente le fonctionnement de ce nouveau monde tout en sortant les personnages qu'il a sauvé de leur léthargie. Pour, bien plus tard, créer un combat pour l'avenir du multivers.

Il est difficile de tout comprendre sans avoir lu ce qui se déroulait auparavant. Les personnages font fréquemment mentions aux évènements qui ont déjà eu lieu afin de permettre d'expliquer l'état actuel des choses. De plus, ce tome n'est qu'une partie de l'évènement qui s'inscrit dans de nombreuses autres histoires. Mais il permet de poser les bases puis de passer à l'intrigue proprement dites. Celle-ci est efficace et j'apprécie que l'on prenne le temps de nous expliquer le fonctionnement du monde selon Fatalis. Malheureusement, ce n'est qu'une version alternative et, très rapidement, tout est remis à plat. Bien que cela clôt élégamment les choses je trouve dommage que l'on ne puisse pas rester plus longtemps dans ce monde alternatif afin de réellement le vivre.

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**** Un run que j'ai apprécié qui se termine plutôt bien dans ce tome. Même si je trouve dommage que les conséquences soient si facilement effacées et que l'on ne puisse pas explorer le Battleworld plus à fond sur plus de temps. Comme s’il fallait remettre tout en place le plus rapidement possible et, d'une certaine manière, tout effacer.
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Image : Éditeur

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21/07/2017

Saga 7

Titre : Saga 7
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 19 mai 2017
Pages : 152

Ce tome contient Saga 37-42 publiés dans l'édition originale Saga volume six. Pour la première fois depuis longtemps Marko, Alana et Azel sont réunis, ainsi que leur baby sitter fantôme Izabel. Mais la recherche d'Azel a couté cher. La mère de Marko est toujours en prison alors que la famille recueille un nouveau membre en la personne de Petrichor. Mais les changements sont tout aussi nombreux. Il est possible qu'Azel puisse être, prochainement, une grande sœur. Tandis que le robot Prince attend avec impatience de retrouver son fils. Tout irait bien si le vaisseau n'était pas en panne de carburant, forçant un atterrissage sur le pire endroit de la galaxie : Phang.

Saga est l'un de mes comics préférés pour de nombreuses raisons, que je ne suis pas toujours capable d'exprimer. J'aime suivre cette famille aux problèmes si communs dans une galaxie vivante et diverse mais détruite par une guerre sans fin. Tomes par tomes, les auteur-e-s ajoutent quelques informations, un peu de complexité et enrichissent encore plus ce qu'illes ont créé.

Saga est aussi une série qui ne s’embarrasse pas de belles histoires et de fins heureuses. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de belles histoires. Mais les fins heureuses sont beaucoup moins nombreuses. À mon avis, parfaitement subjectif, ce tome est le pire en ce qui concerne les fins. Rien n'est fait pour épargner les personnes qui lisent la série. Je ne sais pas ce qui m'a le plus touché dans les horreurs et les scènes tristes de ce tome. Plutôt que de sauver tout le monde les auteur-e-s préfèrent prévenir que, dans la vraie vie, des gens meurent, disparaissent et sont cruels. Alors pourquoi raconter un mensonge dans ce comics ?

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***** Un tome toujours aussi bon avec des scènes particulièrement déchirantes

Image : Éditeur

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13/07/2017

Saga 6 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Titre : Saga 6
Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 152

Ce tome contient Saga 31-36 publiés dans Saga Volume 6. Après bien trop longtemps je retourne enfin dans l'univers de Saga ! Lors du tome précèdent Alana et Marko se séparaient. Hazel était enlevée par un citoyen du royaume robot qui voulait l'utiliser afin de créer une révolte contre les deux mondes en guerres que sont Continent et la Lune. Mais, bien entendu, les gens ne sont pas ce qu'illes prétendent être et, après bien des péripéties, Marko retrouve Alana tandis que Hazel disparait avec sa grand-mère. Plusieurs années se déroulent avant que l'on retrouve tout ce beau monde. Hazel est dans un pénitencier destiné aux personnes non combattantes tandis que Marko et Alana essaient de trouver des indices pouvant conduire à leur famille.

Saga me plait depuis le premier tome. Les péripéties d'une famille qui fuit l'univers entier. Un univers très coloré et varié. Des personnages compliqués et que l'on apprécie même quand ce sont des ordures. Rien n'est simple dans ce comics qui se base pourtant sur la plus vieille histoire du monde : comment devenir une famille qui fonctionne plus ou moins bien. La bonne idée de ce tome, à mon avis, est de repartir plusieurs années après. Cela permet non seulement de faire grandir Hazel mais aussi de créer de nouvelles histoires aux différents personnages. Les auteur-e-s pourront donc nous en apprendre un peu sur les aventures du passé sans donner l'impression de redire des choses. Le comics continue à se lancer dans des thèmes difficiles tandis qu'il s'intéresse à une professeure mais aussi à la quête de vérité de deux journalistes. Quête qui les pousse à faire des sacrifices importants. L'action est rapide et pourtant il ne se passe pas grand-chose dans ce tome. Mais la série fonctionne ainsi depuis le début et ça fonctionne très bien !

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***** Saga m'avait manqué, c'est un plaisir d'y revenir.

Image : Éditeur

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02/07/2017

Raven par Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves

Titre : Raven
Auteurs : Marv Wolfman, Alisson Borges et Diogenes Neves
Éditeur : DC 10 mai 2017
Pages : 144

Ce tome contient Raven (2016) 1-6. Raven est une membre des Teen Titans. Une héroïne au passé difficile car son rapport envers sa famille est loin d'être parfait. C'est rarement le cas quand son père est un démon et sa mère une adoratrice. Mais elle fut élevée afin de ne pas tomber dans le côté sombre de son caractère et, plus âgée, elle devint une héroïne. Malheureusement, les Teen Titans se séparent après des évènements sombres (que je ne connais pas). Les membres du groupe vont tous dans leur propre direction. Raven décide de retrouver sa famille : des personnes qui croient en un dieu chrétien. Pour mieux s’assimiler elle décide d'entrer dans l'école et de vivre la vie la plus normale possible. Mais sa nouvelle ville est rapidement liée à des disparitions étranges qui touchent les écoliers.

Depuis Teen Titans la série animée j'apprécie beaucoup Raven (ainsi que Starfire). C'est un personnage que je ne connais pas dans les comics mais qui m'intéresse beaucoup. Après avoir lu quelques critiques, j'ai décidé de me lancer dans la minisérie qui fait le lien, si j'ai bien compris, entre la fin de Teen Titans new 52 et Rebirth. Je n'ai donc aucune idée de ce qui s'est déroulé auparavant et je ne connais pas encore Rebirth. Mais la série peut se lire sans trop de problèmes et elle a l'avantage d'être terminée.

Assez logiquement, me semble-t-il, la question principale de la série est l'identité. Raven a vécu dans beaucoup d'endroits et son retour vers sa famille est un moyen, pour elle, de retrouver une parcelle de son identité humaine. Il est normal de la placer dans une école et ses réactions aux interactions sociales que cela implique sont drôle et en accord avec le personnage, du moins de ce que j'en sais. Il est dommage, mais compréhensible vu la longueur de la série, que cet aspect ne soit pas assez mis en avant et développé au profit du combat qu'elle doit mener.

Ce combat, spoiler alert, est celui d'une adolescente élevée dans le contrôle de ses émotions face à un être qui se nourrit des émotions incontrôlées des personnes vivantes. C'est une idée intéressante qui fonctionne bien avec Raven. Les victimes sont décrites comme seules, perdues dans leur souffrance individuelle. Durant tous les épisodes, Raven est montrée essayant de se lier à elleux afin de leur prêter sa capacité à résister. C'est, à mon avis, fondamental. Ce que cette intrigue montre est la force du collectif face à une menace inconnue. Ce n'est que lorsque les personnages décident de se relier pour s’entre-aider que la lutte devient possible de manière positive et que Raven peut enfin vaincre. La résolution, un peu rapide tout de même, est parfaitement logique. Sans être parfaite la série fonctionne bien et l'on ne peut qu'être déçu qu'elle n'ait pas eu plus de temps pour construire ses bases et créer une menace plus substantielle au lieu d'une menace abstraite car jamais réellement expliquée.

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**** Parfaite ? Non. Mais j'apprécie le personnage, je trouve l'intrigue logique et donc j'ai bien aimé ma lecture
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Image : Éditeur

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01/07/2017

Quantum and Woody must die par James Asmus, Tim Siedell, Steve Lieber, Pere Pérez et Dave McCaig

Titre : Quantum and Woody must die
Auteurs : James Asmus, Tim Siedell, Steve Lieber, Pere Pérez et Dave McCaig
Éditeur : Valiant 10 juin 2015
Pages : 144

Ce tome contient Valiant-sized Quantum and Woody 1 ainsi que Quantum and Woody must die 1-4. Eric et Woody ont accompli leur but : ils ont agir en héros afin de sauver la Terre. Bon, tout ne s'est pas passé comme prévu et il est possible que leurs actes aient permis la destruction d'une autre planète ainsi qu'une possible guerre nucléaire avec la Corée du Nord. De plus, personne n'est au courant de leur héroïsme. Mais le lien avec la police commence à bien fonctionner. Malgré de nombreuses gaffes personne ne les arrête. Mieux encore, on souhaite leur aide et les deux frères comprennent qu'ils sont passés de guignols à célèbres. Mais le feu des projecteurs pourrait bien se retourner contre eux.

Ce tome joue sur les conséquences. Depuis le début de la série les deux frères ont agi en faisant pas mal de dégâts. Normalement, dans les comics et leurs adaptations cinématographiques et télévisuelles, les actions des héros n'ont pas des conséquences très importantes. Les exceptions existent mais servent surtout à parler d'une intrigue précise. Ce tome s'éloigne de cela en se concentrant sur des personnes annexes aux intrigues des deux frères. Des personnes qui ont souffert des actions des deux héros et qui décident de se venger. Ils ont tous des raisons différentes mais leur but est simple : montrer ce que sont vraiment les deux frères en visibilisant l'idéologie derrière le super-héroïsme. Bien que cela ne soit pas tout à fait réussi j'ai aimé retrouvé des personnages anecdotiques vu seulement dans une case. J'apprécie que le monde de Valiant puisse permettre à ceux-ci d'exister et donc à créer des conséquences pour les actions des personnages dont on suit les aventures.

Le second effet de cette intrigue porte sur Woody. Je ne sais pas à quel point cela va impacter des histoires futures mais, dans ce tome, Woody se pense et se présente comme un raté que personne n'apprécie. Quelqu'un qui va fatalement détruire tout ce qu'il a reçu. À plusieurs reprises, dans le tome, on l'observe annoncer ce destin et le redouter. Ce développement du personnage permet de rendre sa relation avec Éric bien plus intéressante car l'un des deux membres du groupe est certain qu'il sera la cause de la fin de la relation, malgré son envie d'être meilleur. J'espère que cet aspect sera conservé à l'avenir.

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**** Une minisérie que j'ai beaucoup appréciée surtout parce qu'elle met en place une intrigue liée aux aventures déjà connue des deux frères.
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Image : Éditeur

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29/06/2017

Quantum and Woody 3. Jeunesse difficile, présent compliqué par James Asmus, Tom Fowler, Kano et Wilfredo Torres

Titre : Quantum and Woody 3. Jeunesse difficile, présent compliqué
Auteurs : James Asmus, Tom Fowler, Kano et Wilfredo Torres
Éditeur : Bliss comics 9 mars 2017
Pages : 144

Ce tome contient The Goat 0 et Quantum and Woody 9-12 publiés dans Quantum and Woody: crooked pasts, present tenses. Eric a retrouvé une maison, une voiture et, lorsque l'enquête sera terminée, un travail. De plus, il est bien vu par la police et son père lui a laissé un petit héritage sympathique. Woody, lui, est détesté par la police et détruit tout ce qui bouge. Il n'y a donc qu'une seule solution : Éric donne à Woody une journée entière pour lui prouver sa capacité à être un adulte responsable. Mais ces attentes ne pourraient-elles pas envoyer Woody vers son passé de délinquant juvénile ? D'autant qu'il rencontre une ancienne connaissance de mauvais augure.

Ce tome est le dernier de la série. Pour terminer l'intrigue les auteurs décident de revenir à la base et de tout relier à l'ERA (après un épisode d'origine pour le bouc). L’ERA était, à mon avis, la meilleure idée de la série. Un groupe de scientifique dont le but principal est de voler les découvertes afin de se faire de l'argent et de contrôler le futur de la science. Ce qui en fait une idée géniale est d'avoir imposé aux membres de l'ERA un génie en avance sur leur temps mais aussi des techniques en retard sur l'époque présente. C'est ainsi que l'un des membres est un cyborg équipé d'un fax !

Le tome relance l'ERA en utilisant Thomas Edison et les évènements qui précédent. Ainsi, au contraire du tome 2, la lecture donne beaucoup moins l'impression de créer des événements sans trop y réfléchir. Sans être très pensé, l'intrigue suit assez bien ce qui s'est déroulé auparavant bien que certaines étapes soient sautées par les auteurs, donnant une impression de deus ex machina. Ce tome a aussi quelques conséquences pour la vie privée des deux héros en leur donnant enfin un but, lucratif, et en touchant leurs amitiés et vie intime. Contrairement au second ce tome réussit à se rendre indispensable tout en restant très léger.

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**** Un dernier tome drôle et bien mieux maitrisé sans être, pour autant, de la grande écriture
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Image : Éditeur

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Quantum and Woody 2. (in)sécurité nationale par James Amus, Ming Doyle et Jordie Bellaire

Titre : Quantum and Woody 2. (in)sécurité nationale
Auteur-e-s : James Amus, Ming Doyle et Jordie Bellaire
Éditeur : Bliss comics 13 octobre 2016
Pages : 112

Ce tome contient Quantum and Woody 5-8 publiés dans Quantum and Woody: (in)security. Lorsque le père d'Eric et Woody est mort les deux frères ont immédiatement pensé que quelque chose ne collait pas. Ils ont décidé d'enquêter et ont tout fait exploser, recevant par là des pouvoirs. Mais ceux-ci les obligent à rester l'un près de l'autre afin de ne pas mourir. Après avoir survécu à l’enlèvement d'un groupement de scientifique qui prend le contrôle des avancées les plus extraordinaires les deux frères retournent à leur vie. Vivre à 3, avec un bouc, dans un seul appartement n'est pas facile. Heureusement, Eric reçoit une promotion qui lui permet de payer pour les bêtises d'Eric.

Le premier tome était une réussite. Il m'a donné envie de m'intéresser à l'univers Valiant ce qui m'a conduit aux deux tomes de Faith (que je conseille fortement). L'idée de relier deux personnes qui se détestent et qui sont différentes en tout et qui, de plus, sont totalement incapables de réussir leurs missions fonctionne assez bien. Ce second tome est moins bon. Il aurait dû être bien meilleur mais ça ne fonctionne pas. Woody se contente d'être Woody et seul les informations sur le passé d'Eric permettent de sauver ce tome en donnant un peu plus de profondeur au personnage de Quantum.

L'idée de base est intéressante : confronter une milice privée et chrétienne face à un groupe autonomiste de suprémacistes blanc. Les auteur-e-s auraient pu broder beaucoup de choses autours de cette confrontation. On aurait pu examiner le danger des milices privées, du manque de contrôle des armes à feu ou encore l'intolérance de certains groupes face à d'autres personnes. On aurait pu aussi examiner les raisons, sans les excuser, derrière la défiance face au gouvernement, en particulier celui d'Obama, et parler du racisme. Les auteur-e-s ne font rien de tout cela. Ils se contentent de regarder deux ingrédients faire une jolie explosion avec leurs personnages au milieu.

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*** Une petite déception, un tome fainéant, mais il semble que le prochain est meilleur
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Image : Éditeur

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15/06/2017

Paper Girls 2 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 2
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
Pages : 136

Ce second tome contient Paper Girls 6-10 publiés chez Image Comics. Lors du tome précèdent quatre jeunes filles se levaient afin de livrer des journaux dans leur ville. C'était la fin de la nuit des Morts et elles ont préférés rester ensemble en cas de problèmes. Mais rien ne pouvait les préparer à l'arrivée de gens étrangers et de dinosaures. Après bien des péripéties elles furent envoyées en 2016 juste avant la fameuse élection. Elles souhaitent toujours comprendre ce qui leur est arrivé. Alors pourquoi ne pas se rendre chez leurs versions plus âgées ? Mais seule Erin est resté en ville et le futur de chacune ne semblent pas aussi rose que prévu. Pire encore, une ville est soumise à l'attaque d'êtres venus du futur. Le groupe à peu de temps pour réfléchir et savoir qui est qui. Il faut aller de l'avant.

Le premier tome m'a beaucoup intrigué. Les auteurs créaient des personnages intéressants et assez différents les uns des autres. L'intrigue était rapide et presque aucunes réponses ne nous était donnée. Je voulais en savoir plus, comprendre ce qui se déroulait et qui étaient les différents groupes qui semblent se battre. Ce second tome permet d'ajouter un peu de mystère tout en répondant à certaines questions. On en sait plus sur la provenance des personnages, voir même l'époque, et leur technologie. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de celle-ci dans ce monde précis. Par contre, les causes de la guerre qui semble exister ne sont que peu explicitées. Les auteurs décident aussi d'utiliser l'arc classique de la rencontre entre le passé et le futur des personnages. Bien que l'on puisse craigne le pire, je trouve que celle-ci est assez réussie. Elle permet non seulement de donner des informations sur le futur mais aussi de mieux caractériser chacune des filles. Au final, il ne se passe pas grand-chose et pourtant tout va très vite. Personnellement, je suis toujours accroché et je fais confiance aux auteurs pour la suite.

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**** Un second tome tout aussi réussi que le premier mais qui se permet de développer un peu le contexte et les personnages.
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Image : Éditeur

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