22/04/2018

Grayson 3. La fin de SPYRAL par Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio

Titre : Grayson 3. La fin de SPYRAL
Auteur-e-s : Tim Seeley, Tom Kingm Jackson Lanzing, Collin Kelly et Roge Antonio
Éditeur : Urban comics 2 juin 2017
Pages : 192

Ce volume contient Grayson 16-20, Grayson Annual 3 et Grayson: Futures End 1. Il y a longtemps, Dick Grayson est mort en public, son identité révélée au monde entier. À la demande de Batman, il est resté mort. Sa famille et ses ami-e-s ne sont pas au courant. Le but de ce stratagème est d'infiltrer une agence d'espionnage dont le but principal semble être de récolter des informations sur les super-héros du monde tout en répliquant leurs pouvoirs. Grayson est devenu l'agent 37. Il est chargé de récolter secrets et artefacts. Mais il récolte aussi des informations sur la véritable nature de SPYRAL. Récemment, il a compris que SPYRAL a été construite par un scientifique nazi qui essaie de plonger le monde dans une guerre éternelle. Pour Grayson il est plus que temps de terminer sa mission en détruisant SPYRAL.

SPOILERS

D'une certaine manière, cette série semble avoir souffert des événements infligés à Batman. Alors que le premier tome expliquait le but de Grayson et le mettait régulièrement en contact avec son mentor le second souffre de son absence. Cela a permis de renvoyer le personnage à Gotham et de lui permettre de retrouver ses ami-e-s. Bien que ces pages soient sympathiques elles semblent être du simple remplissage qui ne fait pas avancer l'intrigue. Celle-ci se conclut dans ce troisième tome. SPYRAL est dépeinte comme une agence créée dès le début en lien avec un groupement terroriste. Les deux travaillent ensemble afin de créer un contexte de guerre permanente. L'idée, intéressante, est tout de même gâchée par l'apparition du génie du mal nazi. Son apparition est trop facile et gâche un peu la série puisque personne ne peut se déclarer en accord avec lui. Personnellement, j'aurais préféré quelque chose de plus complexe qui permette de justifier l'existence et le fonctionnement de SPYRAL tout en questionnant celles-ci.

Ce troisième tome permet aussi de terminer la série. Pour être précis, le tome se termine sur un Annual, je ne compte pas le Futures End, qui permet de recréer l'identité de Dick Grayson en suivant les histoires de plusieurs personnes qui l'on connu en tant qu'Agent 37. Chacun de ces histoires met en avant une caractéristique du personnage et permet, par la même occasion, de le reconstruire pour la suite sous l'identité de Nightwing. Le dernier numéro de la série principale permet aussi d'expliquer de quelle manière Dick Grayson peut reprendre son identité de héros puisque, par un tour de magie, il devient inconnu de tout le monde sauf de quelques personnes précises. J'ai déjà lu le premier tome de Nightwing version rebirth, que j'ai apprécié, et dont je comprends maintenant mieux les fondations.

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**** Vous avez aimé Grayson ainsi que Jim et Juan ? Vous allez apprécier ce tome qui termine l'intrigue d'une manière un peu trop facile. Mais au moins il n'y a pas de questions en suspens.
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Image : Éditeur

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21/04/2018

Génération Zéro par Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse

Titre : Génération Zéro
Auteurs : Fred Van Lente, Francis Portela, Diego Bernard et Andrew Dalhouse
Éditeur : Bliss comics 12 janvier 2018
Pages : 248

Ce volume contient Génération Zéro 1-9. Depuis quelque temps je m'intéresse un peu plus à l'univers Valiant qui promet des intrigues intéressantes avec des morts qui restent morts. Génération Zéro parle d'un groupe d'adolescent-e-s et d'enfants qui ont été kidnappé-e-s et entrainé-e-s dans le but de devenir des armes vivantes facilement disponibles et que l'on peut laisser mourir en cas de besoins. Mais ce groupe a réussi à s'échapper de leur prison et, depuis, vit en fuite sur le territoire des États-Unis. Ces jeunes ne se contentent pas de fuir. Un moyen de les contacter a été mis en place. Personne ne sait si Génération Zéro va les aider mais, si la décision est prise, le groupe se rend sur place, enquête et agit. Cette fois c'est une jeune adolescente de la ville de Rook qui demande leur aide car la ville a un secret.

SPOILERS

Le premier avantage de ce volume est de contenir l'intégralité de la série, publiée en deux tomes dans sa version anglaise. Le second avantage est que les personnages ainsi que les circonstances de leur rencontrer sont rapidement résumés sans parasiter l'intrigue principale. Bien entendu, il y a beaucoup de zones d'ombres mais il suffit de s'attacher à Keisha et d'apprendre à connaitre Génération Zéro en même temps qu'elle. Le groupe est constitué d'un certain nombre de personnages, il est donc difficile de tous les présenter dans les détails dans ce volume. J'apprécie particulièrement les jumeaux et Gamète est particulièrement dérangeant. Les autres restent plutôt mystérieux.

L'intrigue est assez simple à suivre. Une adolescente amoureuse demande de l'aide pour comprendre ce qui se déroule dans sa ville. Cette aide ne prend pas la forme qu'elle pensait et met à mal son confort personnel. L'un des protagonistes lui en veut personnellement pour une raison très prosaïque, adaptée au décor adolescent. Mais surtout, la ville cache un secret connu par les adultes. Un secret qui doit rester cacher aux jeunes, ce qui est permis par une drogue donnée en cachette. On a donc un grand nombre d'ingrédients permettant de mettre en place un conflit de générations entre des adultes dépeints comme cyniques et corrompus et une jeunesse encore idéaliste qui essaie de changer les choses en se heurtant à la loi par la même occasion. Personnellement, j'ai bien aimé lire ce comics et je m'y replongerais avec plaisir malgré une fin un peu précipitée.

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**** Une série intéressante que j'ai appréciée mais qui se termine trop rapidement.
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Image : Éditeur

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20/04/2018

Black Science 7. Extinction is the rule par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 7. Extinction is the rule
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image Comics 21 mars 2018
Pages : 128

Ce volume 7 contient Black Science 31-34. Depuis plusieurs années, Grant McKay, ses enfants et son équipe sont perdus dans l'infinivers. Alors que leur but était d'explorer illes se sont rendu compte que leurs incursions ne pouvaient que rendre les choses pires qu'elles ne l'étaient auparavant. Bien entendu, illes ont tenté d'aider de leur mieux les mondes traversés mais illes ont aussi découverts et lancés des menaces importantes pour toutes vies intelligentes. Depuis peu, Grant McKay et sa fille, Pia, se sont retrouvés et ont réussi à rentrer dans leur propre univers. Mais leur arrivée n'a rien résolu. D'autant que plusieurs des menaces rencontrées sont en train d'infiltrer leur monde alors que la réalité autours du Pilier commence à être connue.

SPOILERS

Grant McKay est passé d'inventeur de génie, quelqu'un que l'on admire, à égoïste qui ne se soucie pas des conséquences de ses actes. Depuis plusieurs numéros, il est devenu évident que l'histoire n'est pas seulement une intrigue de SF mais aussi un moyen, pour ce personnage, de regagner l'estime des personnes qu'il aime et qu'il a souvent trahi. Ainsi, ce volume, et particulièrement le dernier numéro, permettent à Grant de regagner l'estime de son frère, du moins celui d'un autre univers, tandis que sa femme recommence à croire en ses propos (bien que difficilement).

Malheureusement, je trouve que ce nouveau volume amoindrit un autre personnage. Kadir, durant le début de la série, est montré comme un scientifique bureaucrate qui n'hésite pas à voler le travail d'autrui. Mais sa caractérisation change lorsqu'il essaie de sauver les enfants de Grant puis quand on apprend qu'il a détruit le Pilier à cause des dangers encourus. Bien qu'il ne soit pas très sympathique il est conscient de ses responsabilités et essaie d'éviter la destruction de son monde. Mais les numéros de ce volume en font un personnage venu d'une autre dimension qui a déjà souvent créé un Pilier, avec l'aide d'un Grant, afin de suivre les désirs de son patron. Kadir en devient, selon moi, moins intéressant puisqu'il est beaucoup moins libre de ses mouvements. Encore une fois, Rick Remender écrit plusieurs bons numéros mais l'on n'a toujours aucune idée de la manière dont l'intrigue va se terminer.

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**** Toujours aussi intéressant et beau malgré des révélations que je n'ai pas appréciées.
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Image : Éditeur

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05/04/2018

Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina par James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson

Titre : Batman Detective comics vol. 4: Deus ex machina
Auteurs : James Tynion IV, Alvaro Martinez, Raúl Fernández et Brad Anderson
Éditeur : DC 26 décembre 2017
Pages : 144
TW : Meurtres, violences physiques

Ce volume contient Detective comics 957-962. Batman et son équipe ont réussi à vaincre la League of shadow, avec l'aide la Ligue des assassins. Mais il est clair pour tout le monde que quelque chose de plus important se prépare. D'autant plus que l'univers DC est mis à mal par des êtres inconnus. Batman, face à son incompréhension, décide d'enquêter dans une direction qu'il ne connait pratiquement pas. Il souhaite demander l'aide de Zatanna. Car elle est la gardienne d'un artefact capable de donner toutes les réponses. Dans le même temps, le passé de Jean-Paul Valey le rattrape alors qu'une nouvelle version de lui-même, purement machine, s'attaque aux personnes considérées comme pécheresses.

SPOILERS

Ce nouveau volume, un peu moins intéressant que le troisième, part dans deux directions qui ne se rejoignent que difficilement. La première concerne Jean-Paul Valey, Azrael. Ce personnage a été créé par une secte dans le but de se lier à une IA afin de défendre le message de dieu sur Terre, faisant de lui un assassin parfait (il y a beaucoup d'assassins parfaits qui se baladent à Gotham ces temps). Selon le comics, il est nécessaire d'avoir une interface avec un être humain, ce qui permet de relier cette série à Batman et Robin Eternal grâce au passé de Jean-Paul Valey. Son adversaire est purement machine. Ainsi, contrairement à Jean-Paul Valey, la machine ne met pas en doute sa mission et l'accomplit sans avoir besoin d'être modelé. Cette intrigue permet de développer un peu plus Azrael tout en lui fournissant une seconde IA sous la forme d'un Batman informatisé.

Ce volume essaie aussi de construire la suite, d'une manière à la fois subtile et lourde. Pendant plusieurs pages Bruce Wayne et Zatanna discutent de l'opportunité d'user de l'artefact et du danger impliqué. Ces pages permettent de mettre en place une intrigue plus longue autours de la Ligue des assassins et d'un commanditaire encore peu connu. Elles permettent aussi de lancer l'événement Metal sans trop en dire. Mais, surtout, elles jouent sur l'un des points majeurs de l'identité de Batman : la peur de perdre l'un des Robins. Ceci est arrivé trois fois, à moins que je ne me trompe, avec des conséquences importantes pour le personnage. Il est logique d'utiliser cet événement pour envoyer Batman sur une route dangereuse tout en lui offrant l'information de la survie de Tim Drake, ce qui ne peut qu'avoir un impact encore plus important sur la suite de la série.

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**** Ce volume s'intéresse un peu trop à mettre en place des événements plus larges qu'à une intrigue interne, ce qui le rend un peu moins intéressant. Mais il reste dans mes coups de cœurs actuels chez DC.
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Image : Éditeur

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04/04/2018

Batman Detective comics vol. 3: League of shadows par James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce

Titre : Batman Detective comics vol. 3: League of shadows
Auteurs : James Tynion IV, Marcio Takara et Christian Duce
Éditeur : DC 10 octobre 2017
Pages : 184
TW : Meurtres, violences physiques, abus sur enfants

Ce volume contient Detective comics 950-956. Depuis quelque temps Batman se prépare à une guerre. Personne ne sait ni contre qui ni pourquoi. Mais il s'implique simultanément dans des milieux particulièrement dangereux et méconnu. Sa dernière idée est de créer une équipe. Celle-ci est chargée de faire ce que Batman est incapable de faire. Officiellement, c'est un moyen de contrer la Colonie commandée par le colonel Jacob Kane, père de Batwoman. Mais l'équipe a aussi eu ses pertes. Tim Drake est mort tandis que Spoiler a préféré quitter Batman et a annoncé vouloir le contrer à tous prix. C'est dans ce moment difficile qu'une légende décide d'attaquer Gotham. Il semblerait bien que la League of Shadows est une réalité.

SPOILERS

Ce run sur Detective comics est une réussite, du moins pour l'instant. Le problème principal que l'on peut noter concerne les antagonistes qui sont, nécessairement, des groupes capables de mettre à mal une équipe entrainée par Batman et Batwoman. Ainsi, les auteurs ont créé la Colonie, une branche renégate de l'armée des Etats-Unis, et le Syndicat des victimes. Ce sont deux bonnes idées et il est dommage que le syndicat semble ne plus exister.

Pour ce troisième volume les auteurs débutent de la même manière que pour la cours des hiboux. Batman est confronté à un groupe qui n'est qu'une légende à laquelle il refuse de croire. Puis, subitement, une attaque est menée contre la ville en commençant par une autorité politique. Les similitudes pourraient faire craindre une intrigue proche de celle de Scott Snyder, mais en moins bien. Heureusement, les auteurs en profitent pour construire un peu plus l'histoire de l'un des personnages les moins connus, actuellement, de l’équipe : Cassandra Cain dites Orphan. J'ai beaucoup aimé ses interactions avec les autres membres de l'équipe. Mais ce que j'ai préféré ce sont ses craintes et la manière dont celles-ci permettent de placer Cassandra au centre de l'intrigue. En effet, selon moi, le but de ce volume n'est pas de confronter l'équipe à un ennemi imbattable mais de confronter Cassandra à ce qu'elle pourrait être, et lui permettre de choisir une autre voie.

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**** Le combat entre le groupe et l'ennemi n'est pas des plus intéressants. Mais ce que l'on en tirer pour Cassandra Caine sauve largement l'intrigue et le volume !
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Image : Éditeur

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25/03/2018

Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes par James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett

Titres : Batman detective comics 1. La colonie et 2. Le syndicat des victimes
Auteur-e-s : James Tynion IV, Eddy Barrows, Alvaro Martinez et Marguerite Bennett
Éditeur : Urban comics 7 juillet 2017 et 12 janvier 2018
Pages : 176 et 168

Ces deux tomes contiennent Detective comics 934-940, publiés dans Detective comics vol.1 : rise of the Batmen, et Detective comics 943-949, publiés dans Detective comics vol. 2 : The victime syndicate. J'avoue que je suis un peu sceptique face au label rebirth et j'essaie de faire attention à ce que je lis. Mais il y avait tant de bonnes critiques sur ce titre que j'ai souhaité me faire ma propre idée. Batman n'est pas l'unique personne portant une cape dans Gotham. Certaines personnes qui suivent son exemple font partie de son groupe, tandis que d'autres sont bien plus lointaines. Mais Batman travaille souvent seul. Or, il existe une potentielle menace qui implique la nécessité de travailler en groupe. Batman décide donc de créer une équipe dont il donne la direction à Batwoman. La première mission est d'entrainer ces individus pour en faire une équipe capable de réussir là où Batman ne peut pas gagner. Et l'équipe aura fort à faire lorsque Batman, justement, est vaincu.

SPOILERS

Ces deux tomes sont constitués de deux histoires individuelles mais qui fonctionnent en tandem. Les deux intrigues mettent en question Batman et ses méthodes. La première considère que Batman ne va pas assez lui. Il se contente de réagir aux menaces apparentes. Le but des protagonistes de ce premier tome est non seulement d’imiter Batman mais aussi, et surtout, d'être bien plus efficace. Ce groupe de protagonistes est plutôt intéressants, et permet de mieux comprendre certains points du titre Batwoman. Mieux encore, il creuse un peu plus l'histoire de Batwoman et surtout celle de sa famille. Les auteur-e-s mettent en place une forte tension entre les Kane et les Wayne qui sera, je l'espère, continuée. De plus, le tome pose la question des limites que s'impose Batman dans sa lutte. La question est de savoir si ces limites peuvent impliquer de perdre.

Le second tome s'intéresse aux conséquences de la lutte de Batman. En effet, et c'est commun dans le genre, les combats des comics ont souvent des effets sur les villes et les habitant-e-s. Mais il est rare que l'on s'y intéresse. Les auteur-e-s décident donc de créer un groupe qui souhaite arrêter Batman afin d'éviter de nouvelles victimes, ce qui ressemble à l'une des intrigues de Nightwing lors du New 52. Ce qui est intéressant n'est pas le groupe de protagonistes. Mais l'effet sur le groupe de Batman. En effet, cette intrigue a un impact important à cause de la fin du premier tome. Les membres de l'équipe se pose tous et toutes la question de la légitimité de leur fonctionnement. J'apprécie particulièrement que l'une des membres soit fortement impactée et remet en cause tout ce qu'a fait Batman dans sa vie. Ce moment m'a permis de mieux apprécier ce personnage qui y gagne fortement en caractérisation. Bref, ce sont deux bons tomes et je suis curieux de lire la suite.

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**** J'étais sceptique mais ce sont deux très bons tomes. De plus, Batwoman est fortement présente et cela ne peut qu'être positif !
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Image : Éditeur

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23/03/2018

Constantine saison 1

Nous avons connaissance des menaces physiques. Outre la police et l'armée des héros peuvent s'en occuper. Mais il existe aussi des menaces spirituelles. Et lorsque vous êtes sans aucun espoir il existe un nom. Il n'est que murmuré car personne n'apprécie vraiment cet homme. Ce nom est celui de John Constantine. Récemment, John Constantine s'est fait interné après un acte magique qui n'a pas réussi. Le coût fut très important non seulement humainement mais aussi moralement. Mais il est temps pour lui de retourner dans le monde extérieur. En effet, une menace importante est visible à l'horizon et la guerre qui s'annonce rend l'intervention de Constantine nécessaire.

SPOILERS

Cette série n'a duré qu'une saison, malgré l'entrée du personnage dans l'univers de la CW. Malgré son annulation elle avait du potentiel. La magie n'est pas montrée comme foncièrement utile ou facile mais comme possédant un coût, parfois important. La série se pose aussi et surtout la question du mal. Bien qu'il y ait une intrigue globale, dont la conclusion n'existe pas. Les épisodes fonctionnent seuls avec, à chaque fois, un ennemi spécifique. Il y a autant des personnes réellement mauvaises que d'autres qui veulent faire le bien, mais d'une mauvaise manière. Personne n'est réellement innocent mais il y a une capacité de payer pour ses péchés. La série semble vouloir montrer non pas un mal spirituel, au-delà de l'humanité, mais surtout un mal ordinaire rendu plus important par l'élément spirituel. De ce point de vue, le potentiel était présent.

De plus, on nous montre des personnages qui ont des histoires personnelles intéressantes, et qui ne seront pas explorées. Constantine n'est pas forcément celui qui m'intéresse le plus. C'est un anti-héros arrogant, mais qui le mérite. Il a tendance à ne pas être apprécié mais il le souhaite, car il perd beaucoup de monde lors de ses voyages. Il est secondé par Chas. Celui-ci ne possède pas de magie mais il se sent responsable de ne pas avoir réussi à sauver les spectateurs d'un concert. Enfin, nous avons Zed. Elle est voyante, provenant d'un culte. Chacun de ces personnages aurait pu permettre une nouvelle intrigue principale intéressante ou une intrigue secondaire utile au récit. Zed, en particulier, semble avoir été choisie et écrite pour permettre aux scénaristes d'écrire de nouvelles saisons voir de placer Constantine face à ses responsabilités, à mon avis sa tumeur aurait pu être "volée" par Constantine ce qui aurait lancé une nouvelle intrigue tirée des comics. Cette petite série est donc sympathique mais malheureusement conclue trop rapidement.

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*** Moyenne si l'on ne prend en compte que la première saison, pourtant de plus en plus intéressante, cette série avait clairement du potentiel.
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14:33 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nbc, constantine, dc | | | |  Facebook

The unstoppable Wasp 2. Agents of G.I.R.L par Jeremy Whitley, Elsa Charretier, Veronica Fish, Ro Stein, Ted Brandt et Megan Wilson

Titre : The unstoppable Wasp 2. Agents of G.I.R.L
Auteur-e-s : Jeremy Whitley, Elsa Charretier, Veronica Fish, Ro Stein, Ted Brandt et Megan Wilson
Éditeur : Marvel 13 mars 2018
Pages : 120

Ce second volume contient les numéros 5-8 ainsi que Tales to astonish 44. Avant que Marvel ne décide de suivre les plaintes des pleureurs du comicsgate l'éditeur avait décidé de mettre en avant une certaine diversité dans ses titres. Plusieurs personnages ont été créé ou ont changé d'identités. L'un de ces personnages est Wasp. On la connait comme la femme, Janet Van Dyn, d'Hank Pym, un héros mais aussi un homme qui bat Janet Van Dyn. Mais Hank Pym a eu un premier amour. Avec elle, il a eu un enfant. Malheureusement, le bébé a été enlevé par un groupe secret dont le but est de créer des assassins. Ce bébé est Nadia. Elle a réussi à s'enfuir et essaie de trouver les femmes les plus intelligentes de l'univers Marvel. Leur première mission est d'éviter qu'une femme ne meurt à cause d'une bombe implantée dans son crâne.

SPOILERS

J'ai beaucoup aimé cette série. Elle commence très bien par un personnage jeune et totalement positif. Nadia ne veut que comprendre qui est son père et aider le monde. Ce n'est qu'un peu plus tard que l'idée de retrouver les femmes les plus intelligentes de l'univers Marvel est mis en avant. Ceci permet de créer d'autres personnages hauts en couleurs (que l'on ne voit malheureusement pas assez). Mieux encore, le comics met en avant quelqu'un qui ne souhaite pas se battre mais changer les choses avant tout. Cependant, cela n'empêche pas de lui créer des situations difficiles, par exemple la connaissance de la véritable identité d'Hank Pym.

Malheureusement, ce second volume contient aussi la fin de la série qui ne contient que 8 numéros. J'avais un peu peur de ne pas avoir une véritable fin ou pire encore, que l'intrigue soit totalement détruite afin de permettre de l'ignorer à l'avenir. L'un des numéros semblait confirmer mes craintes alors que tout ce qu'a fait Nadia était remis en question. Heureusement, les deux derniers numéros permettent de faire mieux encore. Nadia n'est qu'une jeune femme, encore adolescente. Il est normal qu'elle ne sache pas toujours comment réagir face à un plan qui échoue. Mais elle est secondée par Barbara Morse et surtout Janet Van Dyne. Les derniers épisodes permettent à Janet, la Wasp originale, d'user de toutes ses connaissances et ses relations afin de recréer les idées de Nadia, mais en plus solide. Loin d'infantiliser Nadia, j'ai l'impression que ces numéros permettent surtout de montrer la nécessité d'être secondé-e et de demander de l'aide en cas de besoin. Ce comics entre donc dans une catégorie que j'apprécie de plus en plus, et souvent écrit par des femmes. Ceux qui mettent en avant la manière d'offrir un support émotionnel aux personnes qui ont en besoin et qui ne doivent pas avoir honte de le demander. Il est dommage que la série ne continue pas mais j'espère que ce qui a été construit pourra être utilisé plus tard.

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**** Tout serait parfait, si la série n'avait pas été annulée.
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Image : Site officiel

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17/03/2018

Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless par Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage

Titre : Faith 3. Superstar et Faith 4 The Faithless
Auteur-e-s : Jody Houser, Louise Simonson, Meghan Hetrick, Joe Eisma, Colleen Doran, Kate Niemczyk et Marguerite Sauvage
Éditeur : Valiant 10 mai 2017 et 2 aout 2017
Pages : 128 et 112

Le volume 3 contient Faith 5-8 et le volume 4 Faith 9-12. Faith a une vie qui fonctionne bien. Un bon job avec des ami-e-s qui la supportent. Un appartement rempli de ce qu'elle préfère. Un petit ami un peu lointain mais qui accepte d'apprendre ce qu'elle aime. Et une ville qui apprécie son travail. Mais il est difficile de vivre à Los Angeles sans entrer dans des drames. L'un de ces drames concerne une jeune actrice attaquée par tout le monde. Depuis peu elle semble être capable de s'attaquer aux autres êtres humains et ses capacités ont attiré l'attention d'un groupe que Faith n'apprécie pas. Pourra-t-elle éviter de perdre ?

SPOILERS

Ces deux tomes se déroulent avant Faith and the future force et me permettent de mieux comprendre les événements mentionnés. Il faut noter aussi deux numéros particuliers. Le premier se concentre sur l'élection à la présidence des États-Unis et supporte le droit de vote, ainsi que la présidence Hillary Clinton. Le second s'intéresse aux ami-e-s de Faith et à leur manière de l'aider ou de se penser comme membres de son groupe. Ce numéro est plutôt sympathique et bien écrit.

Mais ces deux volumes permettent surtout de créer un groupe antagoniste. Le dernier membre est un... chat. Les autres sont des visages déjà observé dans les volumes précédents. Avec Chris Chriswell comme chef. Leur attaque contre Faith permet de mettre à mal sa réputation dans la ville. Mais c'est surtout la relation de l'héroïne avec chacun des membres du groupe qui est intéressant, avec quelques pages dédiées à chacun-e. L'un, en particulier, pourrait bien devenir un allié plus tard. Je ne sais pas si la série va continuer mais je l'apprécie toujours autant et je m'y replongerais avec plaisir.

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**** Les différents volumes se rejoignent dans un dernier combat qui prend en compte tout ce qui a été écrit sur le personnage. C'est plutôt une bonne lecture
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Image : Éditeur

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16/03/2018

Faith and the future force par Jody Houser, Stephen Segovia, Barry Kitson, Diego Bernard et Cary Nord

Titre : Faith and the future force
Auteur-e-s : Jody Houser, Stephen Segovia, Barry Kitson, Diego Bernard et Cary Nord
Éditeur : Valiant 6 décembre 2017
Pages : 112

Ce volume contient Faith and the future force 1-4. Faith Herbert a quitté son groupe héro-ïne-s pour s'établir à Los Angeles dans un petit boulot pour un site web, très loin du journalisme. Mais elle continue à parcourir les rues de sa ville dans son costume. Du moins jusqu'à ce qu'un super vilain ne décide de l'attaquer. Actuellement, elle est forcée de se cacher en espérant ne pas être reconnue. Mais son plus grand rêve va devenir réalité. Une voyageuse du temps entre dans son bureau et lui demande de la suivre pour une aventure à travers différentes époques. Car quelqu'un est en train de détruire l'histoire de l'humanité et Faith et la seule personne capable d'arrêter cette catastrophe.

SPOILERS

Malheureusement je ne sais pas exactement où se situe cette aventure selon la série actuelle. Dans le doute, j'ai décidé de le lire et on se rend compte assez facilement que certains événements n'ont pas encore eu lieu. Donc, attention aux spoilers si vous ne connaissez pas encore la série principale. Personnellement, j'ai retrouvé tout ce qui me fait apprécier ce personnage. Une femme qui adore la pop culture et qui fait des références à toutes les pages. Au vu de l'intrigue, il est évident que Doctor Who va être mentionné à plusieurs reprises. Faith est aussi une personne qui essaie, de toutes ses forces, d'être la meilleure version possible d'elle-même afin de ne pas abandonner les personnes qu'elle apprécie ou qu'elle veut sauver. À mon avis, ce personnage est très rafraichissant.

L'intrigue, en revanche, peut sembler répétitive. En effet, les différents numéros débutent tous de la même manière et se termine aussi de manière identique. On peut ne pas apprécier cela mais je pense que ce fonctionnement est logique si l'on prend en compte le fonctionnement du voyage temporel. En effet, la voyageuse du temps reçoit un message d'échec, recrute Faith, plus plusieurs autres personnes, et échoue. Parfois, faire preuve d'héroïsme n'est pas la solution. Et j'apprécie beaucoup la scénariste d'avoir pensé à utiliser un de ses personnages, un super vilain, pour finalement vaincre la menace ! J'ai beaucoup apprécié les pages durant lesquelles les deux vilains dialoguent pour finalement trouver une solution ! Bref, une minisérie qui n'est pas de la grande écriture mais que j'ai appréciée pour son humour et son intrigue.

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**** Une impression totalement subjective que j'assume totalement !
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Image : Éditeur

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15/03/2018

Luke Cage saison 1

Luke Cage est un ancien membre des forces de l'ordre, après un passage dans l'armée américaine. À la suite d’un problème il est incarcéré. Actuellement, il est en dehors de la prison et il souhaite reconstruire sa vie en oubliant son passé. Il se rend à New York ville dans laquelle il rencontre Jessica Jones. Plus tard, après le procès du Punisher, Luke Cage vit à Harlem. Il travaille dans une boite de nuit le soir et chez un barbier la journée. Personne ne fait attention à lui. Mais la criminalité qui gangrène le quartier le force à prendre position. Soudainement, il devient célèbre et la police commence à s'intéresser à lui. Mais Luke Cage ne veut que vivre tranquille, il ne souhaite ni devenir une célébrité ni devenir un héros.

SPOILERS

J'apprécie beaucoup les génériques des séries Marvel sur Netflix. Chacun nous donne une histoire en elle-même. Pour Daredevil, j'ai l'impression que la ville n'est qu'abstraction avec un usage détaché de certains symboles. En ce qui concerne Jessica Jones, elle observe la vie des gens sans y entrer et son logo est brisé. Pour Iron Fist, on se concentre sur le héros (ce qui montre bien le ton de la série). En ce qui concerne Luke Cage les noms des rues de son quartier sont projetés sur son corps. Autrement dit, Luke Cage fonctionne dans une communauté membre d'un quartier précis auquel il est intégré. De plus, à l'instar de Jessica Jones, Luke Cage est un héros qui ne veut pas en devenir un. Pendant une grande partie de la saison l se contente de réagir tout en refusant de prendre des responsabilités. Ce n'est que tardivement qu'il incarne une identité héroïsée, alors que la ville se divise sur son cas.

Selon moi, la première partie de la saison est très réussie. On nous offre deux antagonistes particulièrement intéressants, membres de la même famille. Ces deux personnes se sont divisé le pouvoir afin de mieux se soutenir. Le cousin prend le contrôle du crime local tandis que la cousine est une politicienne connue. Se soutenant mutuellement, illes ne peuvent que devenir plus important. De plus, illes incarnent une certaine vision de la communauté noire de Harlem. Vision contre laquelle se porte Luke Cage. Bien que l'on puisse difficilement les soutenir, on se demande régulièrement si Luke Cage n'est pas plus proche d'elleux qu'on ne le croit.

Malheureusement, la seconde partie de la saison me semble moins réussie. Celle-ci débute alors que le demi-frère de Luke arrive en ville. Premièrement, ce frère apporte des armes capables de mettre à mal les pouvoirs de Luke. Ce qui force ce dernier à prendre une position bien plus offensive plutôt que d'éviter d'attaquer (ce qu'il n'a pas besoin de faire au vu de ses pouvoirs). Mais surtout, les scénaristes ont décidé de le placer afin de créer une intrigue autours du passé de Luke Cage. La série change de style pour ne plus parler de communauté mais de jalousie et de vengeance entre deux demi-frères. Selon moi, cette intrigue est bien moins intéressante et gâche cette première saison qui, sinon, est réussie.

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**** Nous nous trouvons dans le même cas que Daredevil. Une très bonne intrigue durant une partie de la saison puis une intrigue moins intéressante la remplace.
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14:52 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : luke cage, marvel, netflix | | | |  Facebook

13/03/2018

Daredevil saison 2

TW : Tortures

Wilson Fisk n'est plus une ombre dans la pègre de New York. La ville entière connait son nom ainsi que les actes qu'il a commis. Il est neutralisé, en prison. Le Daredevil, lui, continue son travail clandestin dans les rues de Hell's Kitchen. Bien que la presse ne parle pas de lui et que la police ne soit pas en sa faveurs, la population semble l'avoir adopté. Même le cabinet Nelson and Murdock est prospère. Cependant, Matt Murdock, Foggy Nelson et Karen Page tombent sur une affaire qui remet en cause leur partenariat. En effet, il y a un nouveau justicier dans les rues. Mais celui-ci ne se contente pas de frapper des criminels. Il s'attaque aux différentes mafias en tuant tous leurs membres. Hell's Kitchen est devenu une zone de guerre.

SPOILERS

J'avais beaucoup aimé la saison 1 de cette série. Son fonctionnement est très réaliste. Mieux encore, la réalisation a réussi à créer un vilain très intéressant, qui ressemble bien plus à Matt Murdock que ce dernier ne le pense. Enfin, la série déconsidérait le travail de Daredevil pour mieux mettre en avant la manière dont user des lois peut permettre de gagner. Cette seconde saison part sur de très bonnes bases pour mieux étendre la mythologie du personnage, d'autant que d'autres séries ont eu lieu ou ont été annoncée dans le même univers. Là encore, la saison 2 débute avec un thème central au genre mais rarement bien écrit : qu'est-ce que la justice. Pour le développer la réalisation décide d'introduire une version radicalisée des justiciers : le Punisher. Celui-ci considère que le système ne fonctionne pas et qu'il est nécessaire de tuer les criminels. Daredevil considère le système comme imparfait et donc offre une correction. Tandis que la police et Foggy Nelson croient au système. La confrontation permet de réaliser un épisode superbe durant lequel Daredevil et le Punisher discutent sur un toit de leurs méthodes. Malheureusement, ce bon côté ne fonctionne pas durant l'entier de la série.

En effet, lors de l'arrivée de la moitié de la saison, un nouveau personnage apparait : Elektra. Celle-ci arrive alors que le Punisher est soumis à un procès. Le problème d'Elektra n'est pas son existence mais que son histoire parasite le thème principal de la seconde saison pour développer ce qui se termine dans The Defenders (après un passage par Iron Fist). Ainsi, la série oublie le thème de la justice pour mettre en avant une forme de mysticisme. Daredevil oublie son rôle d'avocat et enquête sur un groupe de ninjas provenant de temps immémoriaux. Cette partie de la saison est bien moins intéressante d'autant qu'elle ne fonctionne pas avec le thème plus terre à terre mis en place avec l'arrivée du Punisher. La série, donc, change de style en plein milieu de la saison sans véritablement le justifier.

Heureusement, il existe Karen Page. Ce personnage, introduit dès le premier épisode de la saison 1, est probablement celui qui a le mieux changé durant la série. Elle débute comme une victime ayant besoin d'être sauvée pour continuer comme une victime qui décide d'aider ses avocats par gratitudes. Vers la fin de la saison 1 la série met en avant ses talents de documentalistes. Cette seconde saison continue sur cette lancée. Mieux encore, elle libère le personnage en lui donnant ses propres motivations, des choix qui ne dépendent pas de Matt Murdock et surtout en lui offrant un rôle différent de celui de secrétaire. Bien que la transition puisse paraitre abrupte, son passage à un rôle de journaliste d'investigation est très intéressant et j'espère que la réalisation saura user de ce personnage.

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*** La saison commence très bien, puis s'effondre lors de la seconde partie de la saison et de son récit de conspiration ninja sans intérêt.
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Site officiel

Image : Allociné

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08:44 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, Marvel, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daredevil, netflix, marvel | | | |  Facebook

02/03/2018

East of West. 7 Leçons pour les soumis par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of West. 7 Leçons pour les soumis
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 27 octobre 2017
Pages : 136
TW : Tortures, Meurtres

Ce tome contient East of West 30-34. La dernière rencontre des élu-e-s a eu lieu et s'est mal terminé. Le prophète a combattu Loup tout en promettant la destruction de la Nation Infinie. Les autres personnes élues ont pu s'enfuir mais pas sans combattre l'armée des pèlerins de la fin des temps. Et les cavaliers de l'apocalypse ne sont observés par personne. La guerre de la fin des temps entre dans une nouvelle phase. Des nations vont tomber, plus vite que d'autres, tandis que certains vont révéler leur véritable force. Et, au milieu, il n'y a que de simples humain-e-s.

SPOILERS

Ce tome 7 est bien meilleure que le précèdent. Tout d'abord, il nous offre quelques informations sur certains événements passés, parfois proches. On en sait beaucoup plus sur les personnages et les raisons de leur absence ou présence. Ces petites touches de flash backs ne sont pas très développés mais réussissent tout de même à donner une nouvelle profondeur à l'histoire tout en ne dénaturant pas ce que l'on savait déjà.

Mieux encore, les auteurs développent l'un des personnages les plus intéressant de la série, à défaut d'être sympathique. On pourrait craindre que les révélations n'en fassent qu'un surhomme capable de tout mais elles s'inscrivent bien dans ce que l'on sait de ce personnage. Peu importe l'arme, il est sans pitié et la maitrise à la perfection. Ce développement permet de donner un peu plus d'enjeux à une série qui semblait se concentrer sur des personnages moins intéressants. Ainsi, après un tome 6 un peu mot celui-ci n'hésite pas à détruire et tuer tout en suivant l'intrigue mise en place par les auteurs.

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***** Après un tome 6 que j'ai trouvé laborieux je retrouve tout ce qui m'a fait aimer cette série, et ça me plait.

Image : Éditeur

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East of west. 6 Psaumes pour les déchus par Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin

Titre : East of west. 6 Psaumes pour les déchus
Auteurs : Jonathan Hickman, Nick Dragotta et Frank Martin
Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
Pages : 144
TW : Tortures, Meurtres

Ce tome contient East of West 25-29. La guerre a commencé. Outre la République du Texas l'une des victimes et le lieu neutre d'Armistice. Les différentes nations se sont préparées et certaines ont lancé des attaques secrètes contre d'autres. Mais avant que tout n'explose il reste une dernière chose à faire. Les personnes élues, ainsi que les cavaliers, sont convié-e-s par Orion le prophète. Bien que les invitations soient toutes acceptées réunir dans un même lieu autant de personnes méfiantes et qui se détestent risque d'être explosif. D'autant qu'Orion a aussi invité des pèlerins. Pendant ce temps Mort continue à chercher son fils. Sa quête doit se terminer le plus rapidement possible car des assassins ont été envoyé pour tuer l'enfant.

SPOILERS

Hickman est un scénariste que j'apprécie. J'aime observer ses intrigues se développer sur le long terme, autours de la réaction de ses personnages face à la destruction d'un ouvrage important pour le fonctionnement de l'univers. Dans cette série, Hickamn nous demande ce qui se déroulerait si l'un des cavaliers de l'apocalypse refusait de détruire le monde. Pendant 5 tomes, les auteurs nous dépeignaient un monde en perdition, tenu par une secte élitiste. Ceci en nous promettant une guerre et la destruction du monde.

Dans cette intrigue ce tome 6 semble presque être un moment de calme entre deux tempêtes. Une partie des personnages importants n'apparaissent pas tandis que la majorité des autres discutent tranquillement autours d'une table du destin du monde et de leur personne. Bien entendu, cela permet de placer une nouvelle intrigue et de préparer la suite de l'histoire mais il ne se passe presque rien en beaucoup de numéros. Les auteurs permettent aussi à Mort de retrouver son fils. Là aussi la fin de cette intrigue me semble un peu précipitée. Après plusieurs tomes de recherches difficiles Mort semble tomber sur son fils au détour du chemin. J'espère que la suite permet de continuer l'intrigue plutôt que e faire une pause.

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*** Un tome qui semble faire une pause dans l'intrigue et que j'ai moins apprécié
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Image : Éditeur

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23/02/2018

52.2 par Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen

Titre : 52. 2
Auteurs : Geoff Johns, Grant Morisson, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen
Éditeur : Urban comics 23 février 2018
Pages : 320
TW : Tortures, harcèlement sexuel

Ce tome 2 contient52 14-26 et 41. Batman, Superman et Wonder Woman se sont absenté-e-s. La Ligue de Justice n'existe plus. Lex Luthor est lavé de tout reproches. Les héro-ïne-s les moins connu-e-s prennent donc la première place afin de protéger le monde. Mais illes doivent faire face à de nombreux problèmes. Premièrement, Lex Luthor met en place sa propre équipe avec des pouvoirs qu'il conçoit lui-même. Cependant, n'est-il pas étrange que Luthor agisse ainsi ? De plus, Black Adam parcoure le monde afin de créer un traité qui permette d'interdire les activités héroïques dans certains pays. Ce traité relie d'anciens ennemies contre les héro-ïne-s des États-Unis et pourrait bien changer l'équilibre du monde. Mais que faire lorsque la menace se cache dans de nombreux pays?

SPOILERS

J'apprécie l'idée de base de cette série. On laisse passer un an sans Ligue de Justice ni les plus héro-ïne-s les plus connu-e-s. Tout se passe à l'aide de personnages peu connus, souvent en retrait. Cela permet de redonner un intérêt à certains personnages, mais d'autres pourraient très bien disparaitre sans poser aucuns problèmes. Il y a donc beaucoup de personnages dont les relations ne sont pas toujours faciles à retrouver. On peut passer plusieurs pages sur un problème pour ensuite repartir à l'autre bout du monde avec un nouveau problème. Cela rend difficile de se souvenir de tout ce qui se déroule et de la raison de l'événement.

En fait, tout ceci pose une question : existe-t-il un plan d’ensemble ? J'ai parfois l'impression que les nombreux scénaristes ne savent pas vraiment dans quelle direction ils se rendent ni pourquoi ils écrivent une histoire précise. On a une histoire de complot, une histoire policière, un mystère, une quête mystique et du space opera. Toutes ces intrigues ne me semblent pas former un tout mais me donnent l'impression d'être placées les uns à côté des autres avec l'espoir que cela fera sens un jour. Pire encore, j'ai l'impression que certaines histoires utilisent des personnages qui ne sont pas adaptés. Bien entendu, cela peut être voulu afin de créer une surprise ou un intérêt. Mais je me demande si c'est une bonne idée.

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*** J'apprécie toujours cette longue série mais je doute fortement de sa qualité scénaristique. Placer trop de scénaristes sur une même histoire est un risque.
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Image : Éditeur

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21/02/2018

Descender 5. Rise of the robots par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 5. Rise of the robots
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Image comics 10 janvier 2018
Pages : 120

Ce volume 5 contient Descender 22-26. Le programme, le CGU et les Gnishiens se préparent à la guerre dans un univers de plus en plus instable. Mais personne ne sait à quel point le programme s'est préparé à celle-ci. En secret, des milliers de robots de guerre ont été construit au sein de leur base. Andy, poursuivant Tim 21, tombe sur eux sans le vouloir et risque bien de ne pas s'en sortir. Le CGU, lui, décide d'envoyer une grande partie de sa flotte s'occuper de qui est considéré comme un mouvement terroriste. Pendant ce temps, Telsa et Quon sont à la recherche de l'ancien professeur de ce dernier, ainsi que du robot découvert par les deux anciens amis. Mais illes ne savent pas que le petit robot qui les accompagne n'est pas Tim 21 mais Tim 22.

SPOILERS

Ce volume est considéré comme le premier événement de la série. Celui-ci était l'annonce du soulèvement des machines après 10 ans de destructions. Ce moment est bien mis en scène et la surprise des organiques est totale. D'autant que la flotte de la CGU est détruite par les auteurs. Cependant, les auteurs ne se concentrent pas assez sur ce soulèvement. On ne sait pratiquement rien de celui-ci, si ce n'est quelques images. Pire encore, on ne suit personne qui puisse être un témoin privilégié. On est donc obligé de croire sur parole les personnages lorsqu'illes nous annoncent le danger de ce soulèvement et son caractère global.

En effet, les auteurs ont préféré se concentrer sur Tim 21 et sa relation avec les moissonneurs. Ces gigantesques robots sont toujours aussi mystérieux et nous ne savons toujours presque rien sur eux. On ne sait rien non plus sur la relation entre Tim 21 et elles, mis à part qu'elle a un lien avec un monde virtuel capable, peut-être, de sauvegarder tous les robots. Le prochain volume est annoncé comme le dernier et j'espère que l'on en saura enfin un peu plus sur cette intrigue !

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**** Un événement un peu décevant mais les auteurs continuent à capitaliser sur ce qui fonctionne : Tim 21 et son lien avec les Moissonneurs.
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Image : Éditeur

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17/02/2018

Descender 4. Mise en orbite par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 4. Mise en orbite
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 17 novembre 2017
Pages : 128

Ce tome 4 contient Descender 17-21 publiés dans Descender vol. 4: Orbital Mechanics. Telsa, Quon et Tim 21 sont sur la lune mécanique, repère de la résistance robotique. Bien que les robots se présentent comme pacifistes Telsa et Quon ne les croient pas, car la résistance possède de nombreux secrets qui pourraient se révéler dangereux pour la vie organique. Tim 21, lui, apprend à connaitre son frère Tim 22. Mais les retrouvailles ne sont pas faciles puisque Tim 22 essaie de détruire Tim 21. La seule solution est la fuite, et le début d'une guerre entre les machines et les organiques. Telsa, elle, souhaite en savoir plus sur le professeur qui a tout appris à Quon. Mais encore faut-il le retrouver.

SPOILERS

Encore une fois, comme on en a l'habitude, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome même si l'intrigue avance en direction d'une guerre. Les relations entre les différentes factions continuent à se diriger vers une guerre totale, annonçant le prochain arc du comics. Les personnages ne se rencontrent pas encore mais se rapprochent, en particulier en ce qui concerne Andy et Tim 21. Mais, l'intrigue principale n'avance que peu. On ne sait toujours rien des Moissonneurs ni de leur but. Cependant, la série est toujours aussi belle et je suis toujours accroché aux aventures écrites par Lemire.

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**** L'intrigue principale avance sans avancer, mais j'aime toujours.
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Image : Éditeur

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16/02/2018

Descender 3. Singularités par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

Titre : Descender 3. Singularités par
Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
Éditeur : Urban comics 2 juin 2017
Pages : 120

Ce tome contient Descender 12-16 publiés dans Descender vol. 3: Singularities. Il y a plus de 10 ans, le cosmos fut attaqué par des machines de la taille d'une planète, les Moissonneurs. Depuis, les mondes civilisés sont dans la tourmente alors que les relations diplomatiques entre les empires sont chaotiques. Cette attaque a aussi lancé un pogrom contre les robots, il s'ensuivit naturellement un mouvement de résistance. Le docteur Quon, Tilsa et le petit robot Tim 21 pourraient être sur la voie permettant de comprendre qui sont les Moissonneurs. Mais illes sont capturés par la résistance robotique, une résistance qui possède un dangereux secret.

SPOILERS

Il n'y a pas grand chose à dire sur ce tome 3. En effet, les numéros inclus font une pause avec l'intrigue principale afin de nous présenter les différents protagonistes entre l'attaque et le présent. Dans chacun des cas, on commence il y a 10 ans pour continuer quelques années plus tard et finalement comprendre ce qui a mené les personnages au point actuel. Cela permet de mieux connaitre certains personnages peu développés dans le cadre de l'intrigue principale, à l'instar d'Andy par exemple, mais aussi de mettre en scène le chaos qui a suivi l'attaque des Moissonneurs. Les personnages choisis sont loin d'être inintéressants. J'ai particulièrement apprécié mieux connaitre Andy mais c'est Moissonneur qui m'a le plus intéressé. En effet, depuis le début il se présente comme un tueur sans que jamais cela ne nous soit expliqué. Son numéro donne enfin la réponse, et la raison derrière ses actes.

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*** Une petite pause dans l'intrigue principale, elle n'est pas inintéressante mais pas forcément inoubliable.
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Image : Éditeur

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11/02/2018

Checkmate 2. La chute du mur par Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia

Titre : Checkmate 2. La chute du mur
Auteurs : Greg Rucka, eric Trautmann, Bruce Jones, Joe Nennett et Manuel Garcia
Éditeur : Urban comics 24 février 2017
Pages : 396

Ce tome contient Checkmate 16 à 31. Checkmate fut une agence de renseignement des Etats-Unis. Mais, après la crise des OMAC, elle fut rachetée, réorganisée et mise sous le contrôle de l'ONU qui définit ses missions et les membres de l'équipe dirigeante. Cette équipe est constituée aussi bien de méta humain-e-s que d'humain-e-s. Les menaces sont nombreuses, aussi bien des pays qui violent les lois internationales que des groupes terroristes. Et alors que l'un de ces groupes se prépare à agir afin de créer un chaos jamais vu une autre menace existe. Celle-ci se nomme Amanda Waller, la reine blanche. Pour réussir à résister à toutes ces attaques Checkmate n'a pas d'autres choix que de demander de l'aide aux groupes de héro-ine-s qui existent.

SPOILERS

Ce second tome est constitué de deux actes qui continuent et terminent les intrigues mises en place par Greg Rucka. Un troisième acte est mis en place par un nouveau scénariste. La première intrigue concerne Amanda Waller. Depuis le début de la série Greg Rucka la place comme l'une des principales antagonistes, en secret. Son but est d'utiliser Checkmate pour défendre les intérêts des Etats-Unis malgré la charte de l'agence. Greg Rucka la place en position de force car elle n'a pratiquement pas d'ennemis politiques à sa mesure, sans oublier son intelligence. Malheureusement, sa défaite me semble un peu précipitée et j'aurais apprécié la voir plus longtemps après son éjection. De plus, il est dommage que la mise en place de sa remplaçante n'ait pas été montrée. Greg Rucka nous présente un nouveau personnage, avec des tensions politiques potentielles, mais il ne fait rien de plus.

Le second acte concerne le groupe religieux terroriste infiltré par Checkmate : le culte du cobra. Greg Rucka nous avait laissé dans l'attente d'une suite alors que la mise en place d'un agent au sein du culte avait pris une partie importante du premier tome. Après la chute de Waller, le scénariste n'attend pas pour relancer l'intrigue sur deux points : une menace globale et une menace pour l'agent infiltré. Bien que j'aie apprécié l'entrée en scène de Superman, elle me semble un peu hors de propos pour l'intrigue générale de la série : l'espionnage. Heureusement, la série garde son identité tout en ne trahissant pas Superman. Avec la fin de ses numéros Greg Rucka termine ce qu'il a lancé sans avoir besoin de continuer la série.

Malheureusement, les numéros 26 à 31 sont tenus par un nouveau scénariste. Celui-ci ne donne pas autant d'ampleur à la série, peut être par manque de numéros, et décide de créer immédiatement une intrigue de fin du monde qui implique l'usage d’un soldat capable de changer de formes. Il est l'unique personnage capable de vaincre les monstres qui détruisent la Terre. De plus, le nouveau scénariste change la manière de fonctionnent de l'un des personnages. Bien que celui-ci soit questionné il n'y a pas assez de temps pour examiner ses choix comme Greg Rucka aurait pu le faire. La fin est donc largement décevante et l'on se demande à quoi sert Checkmate, outre comme décors.

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*** Greg Rucka termine ses intrigues, avec quelques problèmes mais rien de bien important. Mais la fin de la série par un nouveau scénariste me semble complétement ratée et sans intérêt.
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Image : Éditeur

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10/02/2018

Batwoman volume 1. The many arms of death par Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox

Titre : Batwoman volume 1. The many arms of death
Auteur-e-s : Marguerite Bennett, James Tynion IV, Sterve Epting, Sephanie Hans, Renato Arlem et Jeromy Cox
Éditeur : DC 21 novembre 2017
Pages : 168

TW : Mention d'une possible tentative de suicide

Ce volume 1 contient Batwoman rebirth et Batwoman 1-6. Batwoman a eu une histoire mouvementée. Après un très bon run la série fut reprise par une nouvelle équipe créative, lorsque la précèdent est partie suite à un désaccord avec DC qui ne souhaitait pas permettre le mariage de Batwoman, Kate Kane, avec Maggie Sawyer. Cette nouvelle direction fut, selon toutes les critiques que j'ai lues, très mauvaises avec une direction difficilement défendable. J'avais beaucoup apprécié la première partie du run et j'étais déçu de ne pas avoir de suite à la hauteur. Lorsque j'ai appris que Batwoman allait revenir sous le label rebirth j'avais donc un certain nombre d'attentes. L'intrigue débute alors que Kate Kane et Julia Penyworth travaillent ensemble afin d'identifier la personne qui a créé et distribué un sérum capable de tuer un grand nombre de personnes. Selon Batman, ce sérum serait en vente afin d'organiser une attaque terroriste. La recherche mène les deux femmes sur une île peu connue : Coryana. Jusqu'à récemment, l'île n'était qu'un repaire de pirates mais elle est entrée sous le giron d'une société qui la vend à des personnes fortunées. Mais, avant cela, ce fut aussi la résidence de Kate Kane après son naufrage.

SPOILERS

Je préfère ne pas trop parler du numéro Rebirth. En effet, celui-ci permet surtout de mettre en place l'intrigue principale, de mettre à niveau les personnes qui entrent dans l'histoire du personnage et à mettre en place un futur possible. Ce numéro permet d'éviter la nécessité de connaitre toute l'histoire de Batwoman avant de commencer cette nouvelle série. Ces 6 premiers numéros m'ont beaucoup plut. En effet, on retrouve une Batwoman qui, avant d'être une héroïne, est une soldate entrainée par l'armée américaine. Elle prend des décisions que Batman ne prendrait pas. L'intrigue elle-même me semble construite autour de cela. Kate Kane n'est pas envoyée contre une menace pour Gotham ou face à des monstres. Elle est envoyée pour stopper une organisation terroriste qui utilise une entreprise comme moyen d'infiltration.

De plus, les numéros construisent un peu plus la mythologie de Batwoman en se concentrant sur une année perdue. On ne sait pas comment Kate Kane s'est retrouvée dans l'eau, mais il est mentionné que ce pourrait être une tentative de suicide après son expulsion de l'armée américaine pour homosexualité. On l'observe se reconstruire petit à petit. Mais, la scénariste en profite surtout pour débuter une histoire d'amour entre Kate Kane et Safiyah. La dernière planche du numéro 5 est particulièrement réussie pour expliciter le retour à la vie de Kate Kane. Cette intrigue semble être destinée à prendre une plus grande importance plus tard. Je laisse de côté le dernier numéro qui se déroule dans un futur indéterminé car je ne comprends pas sa place dans ce volume ni ce qui s'y déroule. Je ne sais pas si c'est voulu ou si l'intrigue est développée ailleurs.

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**** J'ai bien aimé ce premier volume qui semble prendre une direction que j'apprécie. Je suis curieux de connaitre la suite. PS : je préfère éviter la comparaison avec le run précèdent de Rucka, difficile à atteindre aussi bien en ce qui concerne l'écriture que les dessins.
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Image : Éditeur

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08/02/2018

Black Science volume 6. Forbidden realms and hidden truths par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science volume 6. Forbidden realms and hidden truths
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Image comics 19 juillet 2017
Pages : 128

Ce volume contient Black Science 26-30. Grant McKay est enfin rentré chez lui. Il a ramené sa fille, Pia, avec lui-même si elle aurait préféré se marier avec son divin fiancé. Mais le reste de l'équipe est toujours perdue dans différents univers. Grant ne peut pas les aider. Dans sa terre sa femme l'a quitté au profit de Kadir. Block utilise son invention pour prendre le contrôle du multivers. Et lui-même est considéré comme un meurtrier, enfermé dans un asile. Cependant, Grant ne pensait pas que son fils et son étudiant seraient capables de trouver un moyen de voyager sans aide. Dès que possible, ils rentrent chez eux mais ils ont une mission. En effet, lors de leurs voyages ils ont rencontré un groupe de super héros qui a décidé de suivre un but précis : Sauver le multivers de deux calamités. Les deux approchent de la Terre.

SPOILERS

Je ne sais pas exactement combien de numéros contiendra la série. Il me semble que l'on approche de la fin puisque plusieurs intrigues autours de Grant McKay commencent à se relier. En effet, on observe enfin les réelles conséquences du Pilier, que nous n'avions qu'aperçues, sur un monde. La terre de Grant est maintenant sous le contrôle économique d'une seule corporation qui n'hésite pas à utiliser des êtres vivants et univers comme monnaie d'échange. De plus, les différents personnages commencent enfin à se retrouver, ayant changé quelque peu, avec le but commun de sauver le multivers. En effet, les deux menaces que nous avons rencontrées dans les pages de Black Science sont plus puissantes qu'auparavant et les destructions imaginées par les dessinateurs sont impressionnantes. Enfin, plusieurs menaces commencent à être connues, je pense en particulier à la Sorcière qui aura probablement un rôle plus important que je ne le pensais. J'apprécie toujours autant l'intrigue ainsi que les personnages, qui en prennent pour leur grade, mais j'espère que les auteurs sauront terminer leur histoire.

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**** Ce volume s'amuse un peu plus que le précèdent tout en reliant plusieurs intrigues et menaces. L'équipe est proche d'être enfin réunie et de pouvoir agir pour suivre leur mission initiale.
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Image : Éditeur

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03/02/2018

Black Science 5. Le pacte de Circé par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

Titre : Black Science 5. Le pacte de Circé
Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
Éditeur : Urban comics 14 avril 2017
Pages : 104

Ce tome contint Black Science 22-25 publiés chez Image Comics Black Science vol.5: True Atonement. Pendant trois ans Grant McKay s'est laissé tomber dans le désespoir après avoir perdu ses enfants et son équipe lors du dernier saut du Pilier. Tout le monde est dispersé mais Grant a réussi à reconstruire un vaisseau pilier afin de chercher tous les membres de son équipe, les ramener à domicile et réparer ses erreurs. Son premier voyage a concerné Rebecca dont il a puni la trahison. Maintenant, il est prêt à retrouver sa fille, Pia. Mais celle-ci n'est pas forcément très heureuse de retrouver son père. D'autant que ce dernier met à mal une construction très fragile qu'elle a mis trois ans à mettre en place : la paix entre des êtres divins. De plus, Grant McKay commence à se rendre compte des problèmes que pose le Pilier pour les réalités.

SPOILERS

Black Science est l'une des séries que j'ai mis le plus de temps à accepter de lire mais aussi l'une de celles que j'apprécie le plus. Ses personnages sont loin d'être sympathiques et le pire est probablement Grant. Car celui-ci cache ses problèmes derrière une idéologie justifiant ses échecs. Le dernier tome permet de faire grandir le personnage en le confrontant à son passé. Il est donc normal que ce tome 5 confronte ce nouveau Grant à l'une des personnes les plus critique envers lui : sa fille. La rencontre est parfaitement mise en scène et l'on comprend parfaitement pourquoi Pia n'apprécie pas beaucoup son père.

Mieux encore, ce tome commence à ajouter de véritables menaces. Bien entendu, on a déjà rencontré une race parasite et une race adoratrice de la mort. Mais ce tome met en avant la menace du capitalisme sans limite dans la personne de Block. Ce dernier utilise le Pilier non pour la découverte ou aider l'humanité mais pour son propre bien sans prendre en compte les dégâts causés. Ce personnage est totalement aveugle au danger et ne voit qu'une fortune future pour lui-même. Pire encore, les dégâts des voyages sur les réalités sont de plus en plus apparents et il devient difficile de savoir de quelle manière il est possible de réparer ce qu'a fait Grant. Bref, ce tome permet de continuer sur la lancée du précédent en montrant à quel point Grant McKay s'est trompé et à quel point il est dangereux pour l'univers. Mais il permet aussi un début de réhabilitation pour ce personnage.

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***** Un tome 5 très court mais toujours aussi bon. Vivement la suite !

Image : Éditeur

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31/01/2018

Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star par Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat

Titre : Black Canary 1. Kicking and screaming et Black Canary 2. New killer star
Auteur-e-s : Brenden Fletcherm Annie Wue, Pia Guerra, Lee Loughridge et Sandy Jarrekk Moritat
Éditeur : DC 8 mars 2016 et 29 novembre 2016
Pages : 168 et 144

Le premier volume contient Black Canary 1-7 et Dc sneak peek: Black Canary 1. Le second volume contient Black Canary 8-12, Gotham Academy 17 et Batgirl and the Birds of prey: Rebirth 1. Black Canary, Dinah Drake, a tout perdu dans un incendie, à cause de Barbara Gordon. Bien qu'elle lui en ait voulu cela lui a aussi permis de recevoir une opportunité. Un groupe souhaite l'engager comme chanteuse pour une tournée, ce qui lui permettrait d'avoir assez d'argent pour reconstruire sa vie. Bien qu'elle ne soit pas à l'aise en chant ni sur la scène, son groupe attire rapidement l'attention. En effet, les concerts sont toujours suivis de combats durant lesquels Dinah Drake assomme quelques personnes pour de très bonnes raisons. Le groupe possède immédiatement une réputation de danger qui, pourtant, n'empêche pas les foules de se déplacer. Le danger pourrait bien être plus important que prévu. En effet, des aliens et le gouvernement, en la personne d'Amanda Waller, suivent de très près les trajets du groupe et s'intéressent à une personne particulière.

SPOILERS

Ces deux volumes font partie d'un effort, avorté, de DC de créer une certaine diversité dans leurs titres. Une grande partie des comics ont été annulé après 6 à 12 épisodes mais il y a beaucoup de bonnes idées. Ces deux volumes se basent sur les intrigues de Batgirl pour relancer le personnage de Black Canary en direction de ses propres aventures au lieu d'être une simple partenaire. Étant donné son pouvoir, sa voix, il est logique de la placer dans un groupe. Bien entendu, ce groupe sera témoin d'événements étranges liés au passé de Dinah et surtout à l'un des membres. Là aussi, l'intrigue est logique et s'insérer parfaitement dans l'idée que le son est important dans cette histoire et pour les personnages. Il est dommage que le second volume abandonne l'importance du son pour parler d'une secte de ninjas liés à la mère de Dinah. L'intrigue me semble beaucoup moins intéressante et je ne comprends pas ce qu'un groupe de musique peut bien y faire. Mis à part cela, on peut se demander si un comics est le bon média pour parler de musique. Les images peuvent créer une impression, montrer le fonctionnement d'une foule et d'une scène. Mais est-il vraiment possible de mettre en avant la musique ? De temps en temps, le dessin essaie quelque chose pour nous montrer la musique. Souvent, le dessin se contente de rendre visible le cri de Dinah. D'une certaine manière, il y a donc échec sur ce point, mais pas sans plusieurs tentatives plus ou moins heureuses.

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**** Un premier volume que j'ai bien apprécié malheureusement suivi d'un second volume bien plus anecdotique. J'ai tout de même apprécié de lire les aventures de star de Dinah Drake.
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Image : Éditeur

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21/01/2018

Batman: The killing joke

TW : sexisme, possible viol (ni montré ni mentionné mais sous-entendu par l'histoire)

Batman n'est pas seul dans sa lutte. Non seulement il fonctionne en partenariat avec James Gordon, commissaire de police, mais il a aussi des allié-e-s à l'instar de Nightwing. Une alliée particulière est Batgirl, Barbara Gordon. Dans Batgirl année Un on apprend de quelle manière Batgirl est née et surtout qu'elle a décidé de combattre le crime malgré son père et Batman. Mais la relation avec Batman est difficile. Il est exigeant, manipulateur et ne parle jamais. Leur relation ne risque pas d'être meilleure lorsque le Batman demande à James Gordon un accès à Arkham, afin de visiter le Joker. Mais ce dernier s'est échappé. Tous les lieux et toutes les personnes qu'il fréquente après une évasion sont fouillés et interrogées par le Batman. Mais personne n'a vu le Joker. Est-ce que cela implique qu'il va rester calme ou prépare-t-il quelque chose de pire que d’habitude ?

SPOILERS

The Killing Joke est une œuvre controversée, à raison. L'auteur, Alan Moore, s'est distancié en critiquant son œuvre ainsi que le processus créatif qui a permis d'accepter ce qui arrive à Batgirl. Une adaptation ne pouvait que créer un retour de ces controverses, malgré le souhait d'ajouter plus de substance au personnage de Barbara Gordon. Nous reviendrons à ce sujet plus bas. Personnellement, il m'a fallu beaucoup de temps pour me décider à voir l'adaptation et je doute fortement vouloir acheter le comics un jour. Suite à mon visionnage, il me semble que The Killing Joke est avant tout l'histoire de Batman et du Joker, le reste n'est qu’accessoire. Cette relation est souvent mise en avant. Les deux personnages semblent former un couple uni dans la haine l'un de l'autre et une forme de compréhension mutuelle. Dans le film, le principal problème de Batman est d'essayer d'éviter une fin qu'il pense inévitable : la mort de l'un des deux. Le Joker, lui, souhaite prouver quelque chose au Batman. Il souhaite lui prouver que tout le monde peut devenir comme lui dans des circonstances particulières. D'une certaine manière, le Joker montre ici qu'il comprend le Batman et ce qui le pousse puisque, selon le film, la folie provient de l'incapacité à accepter des événements destructeurs. On connait l'origine du Batman, le film nous ajoute des flashbacks pour connaitre celle du Joker, une origine basée sur une très mauvaise journée. La fin est intéressante dans cette optique puisqu'on peut se demander si la dernière blague ne concerne pas les deux personnages et leur relation particulière à leur santé d'esprit.

Cette adaptation se base sur un comics durant lequel Barbara Gordon reçoit une balle à bout portant par le Joker, suite à cela elle se retrouve paralysée et devient Oracle. Cependant, son attaque, dans le comics, n'est qu'un moyen de lancer l'intrigue et de forcer le Batman à chercher le Joker et la commissaire. Pire, le corps de Barbara Gordon, dénudé, est utilisé pour aider à rendre fou James Gordon. Bref, Barbara n'est pas un personnage mais un objet utilisé pour lancer une intrigue. La réalisation de l'adaptation a tenté de passer outre ce problème majeur en ajoutant une demi-heure d'écran à Barbara. Un temps d'écran dont le but, je pense, était de la montrer comme active et capable de prendre ses propres décisions. Malheureusement, ce choix est dénaturé par la manière dont elle est mise en scène. Loin d'être active elle est montrée comme dépendante du Batman. Pire, lors d'une scène elle devient l'amante de Batman. Dès que ce dernier ne lui parle plus elle décide d'abandonner son rôle d'héroïne. Le message est donc que Barbara est devenue Batgirl afin de se rapproche d'un homme dont elle est amoureuse. Ce choix scénaristique lui enlève toutes ses capacités et n'en fait qu'un être sexuel au profit d'un homme distant. Loin de lui donner l'histoire qu'elle mérite cela détruit encore un peu son personnage au sein d'une œuvre déjà dure envers elle.

* L'intrigue original a très mal vieilli, et c'est une bonne chose. Cette adaptation était un très mauvais choix de la part de DC.
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Image : Allociné

Site officiel

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11:40 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, the killing joke, dc | | | |  Facebook

14/01/2018

Batman and Harley Quinn

TW : sexisme, harcèlement sexuel

Un soir à Gotham, Poison Ivy et Jason Woodrue cambriolent ensemble pour rapidement partir sans n'avoir rien pris. Mais le Batman comprend rapidement que leur but n'était pas matériel mais de trouver une information. Celle-ci est potentiellement très dangereuse. En effet, Poison Ivy et Jason Woodrue essaient de comprendre ce qui a pu donner vie à Swamp Thing. Pire encore, illes ont kidnappés un expert en armes biologiques. Batman et Nightwing décident de tout faire pour retrouver les deux complices. Mais il est difficile de les suivre. C'est la raison pour laquelle ils décident de chercher Harley Quinn. En effet, sa relation avec Poison Ivy pourrait permettre de mieux la comprendre et de la retrouver. Peut-être même pourrait-elle convaincre son amie de ne pas détruire le monde ? Mais est-il possible de faire confiance en l'ancienne complice du Joker ? Même si elle n'a pas accompli de crimes depuis sa sortie d’Arkham ?

SPOILERS

Ce film est un hommage assumé envers la série Batman des années 90. Une série que je regardais quand j'étais enfant, le matin en week-end. De plus, le titre et le film semblaient vouloir rendre hommage à Harley Quinn, un personnage qui provient de la série susmentionnée. Il m'était difficile de résister à l'envie de revenir en enfance et de revoir un personnage que j'apprécie, et donc la vie est loin d'être sympathique. J'ai rapidement été déçu. Si nous prenons d'abord en compte le "scénario" on comprend vite qu'il est presque inexistant. Ce que l'on nous offre est une forme de road movie avec deux justiciers et Harley. Le format est simple, le trio discute dans la voiture, Harley fait une demande refusée puis Batman accepte et doit gérer Harley. Pire encore, il n'y a pas de fin. Le film se termine abruptement après l'arrivée d'un Swamp Thing qui... ne sert à rien et repart tout aussi rapidement. Les scénaristes nous laissent en plan sans rien savoir, comme s'ils avaient été pris d'une fainéantise intense. J'ai l'impression que l'absence de scénario est aussi basé sur l'envie de faire de l'humour via Harley Quinn. Malheureusement, les "blagues" sont très mauvaises voir de mauvais goût. Ainsi, le film échoue à créer une histoire intéressante et à nous faire rire. Pourtant, il aurait été possible de développer au moins deux thèmes. Premièrement, Poison Ivi et Jason Woodrue peuvent porter une intrigue écologiste forte. Ensuite, il aurait été possible de parler de la difficulté de la sortie de prison et du retour dans une vie active. En effet, Harley Quinn est serveuse dans un bar peu engageant malgré son doctorat. Elle explique dans une scène que ses lettres de candidatures sont toutes refusées à cause de son passé. Mais les scénaristes ont soit refusé soit eu peur de ces deux pistes.

Mais il y a pire. Il y a la manière dont Harley, et les femmes de manière générale, sont utilisées. Comme je l'ai dit, Harley est une serveuse dans un bar. Il faut comprendre que celui-ci est un bar dont le thème est les héroïnes. Les serveuses sont donc en costume, modifiés pour être bien plus révélateurs (même si les costumes classiques sont déjà bien révélateurs). Il nous est rapidement montré que les hommes n'hésitent pas à toucher ces serveuses et à les observer sans leur consentement. Même si l'un des clients est puni par Harley pour son comportement il n'est pas montré comme fondamentalement en tort. Puis, dans le reste du film, il n'y a jamais d'hésitation à montrer Harley dans des postures "sexy" ou peu vêtue. Bref, j'ai du mal à comprendre qu'un tel traitement ait été accepté durant la production puis la sortie. Heureusement, les bonus contiennent deux épisodes de la série animée Batman sur Harley Quinn. Ceux-ci mettent bien plus en valeur le personnage tout en mentionnant le comportement horrible du Joker envers elle.

* Fuyez
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Image : Site officiel

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06/01/2018

Batman and Robin Eternal 2 par Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley

Titre : Batman and Robin Eternal 2
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Jackson Lanzing, Colin Kelly et Tim Seeley
Éditeur : Urban comics 14 novembre 2016
Pages : 336

Ce second tome contient Batman And Robin Eternal 13-26. Il y a 5 ans Batman et Robin, Dick Grayson, poursuivaient le docteur Crane en Europe afin de l'empêcher de répandre une toxine de terreur. Mais derrière cette affaire se cachait une autre, plus dangereuse. En effet, Batman avait mis au jours l'existence d'une organisation sous le contrôle d'une personne se faisant nommer Maman. Celle-ci a proposé à Batman de lui offrir un meilleur Robin, un enfant capable de le suivre et d'accepter ses ordres dans sa guerre contre le crime. Le tome 1 se terminait alors que Batman portait une arme dans une ruelle sombre. Dans le présent, les robins ainsi qu'Harper Row luttent contre Maman qui tue ses enfants et prépare la prise de contrôle de plusieurs villes. Elle a eu des années pour préparer ses plans et l'empêcher de vaincre pourrait bien s'avérer impossible.

SPOILERS

J'avais, il y a longtemps, expliqué que Batman Eternal m'avait déçu. En particulier, l'intrigue était trop brouillonne et les numéros trop nombreux. Batman et Robin Eternal, par contre, m'a beaucoup plu. Bien que l'intrigue s'attache à un plan de vilain de comics, prendre le contrôle des enfants afin de tuer les adultes, elle cache quelque chose d'autre. Ce que cette série propose est une définition de Robin et de sa relation avec Batman. Maman pense que les enfants, pour survivre dans un monde difficile, doivent devenir des soldats capables de tuer. Pour cela, il est nécessaire de créer un traumatisme. Maman est donc très proche de Batman puisque les deux ont subi un traumatisme et souhaitent éviter ce destin à d'autres enfants, mais de la même manière. En effet, Batman ne souhaite pas créer des soldats. Comme le disent les auteurs, le but de Robin n'est pas de suivre les ordres mais d'apprendre, faire des erreurs et devenir capable d'être meilleur que Batman. Que ce soit en ce qui concerne la stratégie, la capacité de prendre des choix difficiles ou encore la capacité à faire confiance à autrui. De plus, j'apprécie que l'un des personnages, Harper Row, prend une place plus importante encore dans la famille tout en gardant une possibilité de faire un choix différent. D'une certaine manière, ce titre permet de terminer son histoire tout en donnant la possibilité de lui donner une suite.

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**** Un second tome que je trouve réussit car il s'intéresse plus à une idée qu'à une intrigue trop abracadabrantesque.
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Image : Site officiel

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02/01/2018

Batman and Robin 7. Le retour de Robin par Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert

Titre : Batman and Robin 7. Le retour de Robin
Auteurs : Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Andy Kubert
Éditeur : Urban Comics 24 février 2017
Pages : 248

Ce tome contient Batman and Robin 35-40, Robin Rises: Alpha 1, Batman and Robin Annual 3 et Secret Origins 4 publiés dans Batman and Robin vol. 7: Robin rises. Robin est mort. Après cette perte Bruce Wayne s'est perdu dans le déni et son alter égo. Il est allé trop loin pour beaucoup de personnes qu'il a fait souffrir intentionnellement dans sa quête d'un remède à la mort. Puis, il a accepté la mort de son fils. Mais quelqu'un a volé le corps de Damian Wayne ce qui a poussé Bruce à la recherche dans le monde entier, pour voir le corps de son fils emmené par l'un des habitants d'Apokolips, la planète de Darkseid. Tout le monde déconseille à Bruce de se rendre sur cette planète infernale. Mais ce dernier n'a qu'un seul but : retrouver le corps de son fils. D'autant qu'il se pourrait bien que Bruce Wayne ait trouvé le moyen de redonner vie à son fils.

SPOILERS

J'ai bien apprécié le run de Tomasi sur Batman and Robin. L'auteur mettait en place moins une série sur Batman qu'une série sur la relation entre un père et un fils. Les deux sont montré comme très différents mais aussi proches sur certains points. La mort de Robin, qui n'y est pas mise en scène, était très bien traitée par Tomasi qui montrait, à l'aide des relations avec d'autres personnages, ce que la mort de son fils fait à Bruce mais aussi Alfred. J'avais aussi apprécié le tome 6 qui montrait Batman lutter pour retrouver le corps volé de son fils.

Ce tome permet de conclure la série de Tomasi. Pour cela, il est nécessaire de reprendre enfin le corps de Damian et de lui redonner vie. Bien que l'on puisse se demander si un simple humain peut réellement combattre sur Apokolips, les pages sont plutôt intéressantes et bien écrites. En particulier, j'apprécie que la famille de Batman soit utilisée et réunie dans le but de retrouver l'un des leurs. Malheureusement, j'ai moins apprécié la seconde partie qui s'intéresse aux conséquences des pouvoirs de Robin. Ceux-ci ne sont pas vraiment expliqué mais surtout il me semble que le scénario repart dans des directions déjà examinées bien avant. Batman n'a pas confiance envers Robin, ce dernier essaie de vivre en dehors de l'ombre de son père, ils se heurtent mais on termine avec l'idée que les deux ont encore plus confiance l'un envers l'autre. Pire encore, Tomasi n'a pas le temps de vraiment examiner les conséquences des pouvoirs de Robin que ceux-ci disparaissent, alors que la série doit se terminer. Ce dernier tome termine de manière mitigée une série que j'ai beaucoup apprécié.

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*** Une bonne première partie suivie d'une seconde partie trop vite expédiée et un peu fainéante en ce qui concerne le scénario.
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Image : Éditeur

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31/12/2017

Arrow saison 5

TW: Torture, meurtres

Il y a plusieurs mois, Oliver Queen était confronté à Damien Dark. Ce dernier souhaitait protéger une petite partie de l'humanité tout en détruisant la Terre grâce à un objet capable de prendre le contrôle de toutes les ogives nucléaires du monde. Heureusement, son plan a échoué mais avec la perte d'une ville entière. Finalement, l'équipe Arrow a réussi à confronter Dark, avec l'aide de la population, et à le tuer supprimant définitivement sa menace. Mais cet épisode a créé des tensions dans l'équipe. Laurel Lance, aka Black Canary, est morte, Thea décide de ranger son costume tandis que Diggle recherche à nouveau un sens à sa vie en retournant dans l'armée. En ce qui concerne Oliver, il est nommé maire par intérim. Plusieurs mois plus tard, il est toujours maire mais sa popularité est extrêmement basse. En effet, il s'occupe non seulement de son poste mais aussi de son rôle de Green Arrow, seul. Tout le monde est d'accord, il est temps de réunir une nouvelle équipe capable de seconder Oliver Queen aussi bien sur le terrain qu'à la mairie.

SPOILERS

Arrow est une série de la CW avec une qualité en dent de scie. La première saison plaçait l'intrigue et devenait meilleure au fil du temps. La seconde saison était très réussie car elle prenait en compte les deux parties de la série, passé et présent, pour expliciter l'intrigue. Les deux saisons suivantes sont bien moins intéressantes, sans être véritablement ratées. La série passait outre l'identité des personnages principaux, des héro-ïne-s dans un milieu urbain confronté à des problèmes socio-économiques, pour s'intéresser à la magie et au mysticisme. Cette saison 5 revient à l'identité de base d'Oliver Queen en le plaçant non seulement face aux conséquences de son passé mais aussi dans la chaise du maire. Malheureusement, ses actions de maire ne sont pas très bien mises en scène. On ne voit que rarement Oliver Queen tenter de sauver sa ville par des actions à grande échelle, de temps en temps il parle à des milieux privés pour recevoir des dons en faveurs d'une aide sociale quelconque. La série semble penser que le rôle de l’État n'est pas d'agir mais de réguler les actions privées. L'absence de véritable propos politique rend cet aspect moins intéressant et, parfois, crée des épisodes entièrement ratés. C'est le cas, par exemple, de l'épisode qui pose la question du droit à porter des armes dans le but de se défendre. Il y a un refus de prendre position qui se traduit par la création d'une loi capable de lier les souhaits des camps pro et anti armes à feu. Mais jamais cet éclair de génie n'est explicité ! En ne souhaitant pas s'aliéner une partie de son audimat en s'intéressant à des sujets importants la série échoue à les traiter d'une manière adéquate. Mais c'est un problème récurrent dans les séries des États-Unis (pensez à l'avortement qui est rarement discuté comme choix possible par les personnages des séries provenant des États-Unis).

Heureusement, la série contrebalance cet échec en réussissant sur la seconde partie de l'intrigue. En effet, outre recréer une équipe Oliver Queen doit s'occuper d'un nouveau vilain nommé Prometheus. On pourrait penser que ce n'est qu'un nouveau personnage lambda mais son intérêt est d'être inscrit dans le passé d'Oliver Queen et de remettre en question les actes commis par son alter ego. En effet, lors de la première saison on nous montrait un homme capable de tuer et de torturer. Ceci était confirmé par les flash-back qui construisent un homme de plus en plus dangereux et capable d'horreur, parfois sous l'instigation d'autres personnes. Mais ces actes ne sont que rarement condamnés. Pire, ils sont parfois justifiés sous l'idée de justice ou de nécessité en faveurs du bien commun et de la sécurité. C'est un aspect dérangeant de la série qui peut poser de gros problèmes, même si ce n'est pas la seule ayant justifié des actes de torture au nom de la sécurité. Prometheus est créé par Oliver Queen lors de l'un de ses meurtres. Le personnage a ensuite tout fait pour connaitre Oliver Queen dans tous ses aspects. Son but n'est pas simplement de tuer ou de détruire mais de révéler à tout le monde qu'Oliver Queen n'est rien d'autre qu'un monstre. Les flash-backs nourrissent cette intrigue en montrant un Oliver Queen qui crée son alter ego afin de pouvoir tuer et torturer sans se sentir coupable, ce qui est promptement dénoncé comme impossible par l'un de ses amis de la mafia russe. Bref, ce qui rend cette saison meilleure que les deux précédentes est non seulement son inscription dans le passé d'Oliver Queen mais aussi de créer des conséquences pour ses actes passés qui sont un peu rapidement balayés sous le tapis dès la seconde saison.

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**** Une saison mieux construite et plus intéressante que les deux précédentes qui a la bonne idée de juger les actes de son personnage, ce que j'attendais depuis longtemps.
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Image : Allociné

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10:45 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, science-fiction, série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arrow, dc | | | |  Facebook

18/12/2017

Batman 9. La relève - 2e partie par Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo

Titre : Batman 9. La relève - 2e partie
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo
Éditeur : Urban Comics 10 novembre 2016
Pages : 208

Ce tome contient Batman 46-52. Batman est mort, Bruce Wayne est amnésique. Il a perdu son entreprise ainsi que le manoir familial. Mais jamais il n'a été plus heureux. Il essaie d'aider les enfants de Gotham avec l'aide de sa fiancée tandis qu'Alfred se réjouit de voir l'homme qu'il a élevé prendre enfin soin de lui. Mais Gotham ne peut pas existe sans Batman. La famille Powers, qui a racheté les entreprises Wayne, lance donc un programme afin de créer un nouveau Batman. Celui-ci doit fonctionner au sein des forces de polices et non comme un possible adversaire. Et qui mieux que Jim Gordon pour être le Batman ? Mais la ville possède de nombreuses surprises. L'une de celles-ci est le dénommé Bloom. Ce dernier donne des pouvoirs à tous les habitant-e-s de Gotham, ce qui débouche sur une catastrophe. Bruce Wayne doit redevenir Batman même s'il doit tout sacrifier pour cela.

SPOILERS

J'ai l'impression que le run de Snyder s'est basé sur des thèmes principaux : Gotham et Batman. Durant son run la ville de Gotham est décrite de différentes manières par plusieurs groupes. Au lieu de la ville de Batman on apprend qu'un groupe s'y cache, et contrôle la politique et l'économie dans l'ombre. Pire encore, l'an zéro permet de briser la ville pour mieux la reconstruire. Gotham, dans le run de Snyder, est un personnage à part entière qui se modifie selon les besoins de l'intrigue. Elle n'est que trompeusement familière. Dès que Batman semble comprendre la ville elle mute en autre chose.

Mais si l'on se demande ce qu'est Gotham on doit se poser la question de l'identité de Batman. En donnant le rôle à Jim Gordon je pense que Snyder voulait mieux décrire ce qu'il pense. Il crée un personnage qui fonctionne avec la police. Qui utilise un robot géant avec de nombreuses options accessoires. Dont le logo est décliné en nombreuses marchandises. Mais Gordon n'est pas Batman. Selon Snyder, l'identité profonde de Batman fonctionne sur deux points. Premièrement, il est nécessaire de vivre une crise intense au point de briser la personne. Ensuite, le symbole doit être un moyen de rendre espoir aux habitant-e-s de la ville. Ce qui permet au scénariste d'écrire que jamais un super-héros ne pourrait réellement résoudre les problèmes d'une ville. Il peut s'attaquer au crime et aux super-vilains mais les problèmes systémiques sont au-delà de ses capacités. Batman est présent pour s'attaquer aux cauchemars, la réalité doit être résolue par des personnes vivantes

Il faut aussi noter que le scénariste termine son run sur deux numéros que j'ai beaucoup apprécié. Le premier a lieu lors d'une coupure de courant. Alors que la police et Batman cherchent la personne responsable et se préparent à une attaque il apparait rapidement que la ville continue à vivre normalement et que, parfois, personne ne tente de la détruire. La seconde explique pourquoi Bruce Wayne est devenu Batman. Il crée une liste des pas à prendre pour passer au-delà du deuil de la mort de ses parents et se termine sur une étape inscrite par Alfred. Ces deux numéros sont à la fois en dehors de l'intrigue précèdent et un bon moyen de terminer un run sur une dose d''optimisme.

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**** Ce tome est loin d'être parfait mais j'ai beaucoup apprécié les deux derniers numéros.
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Image : DC

Éditeur

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10/12/2017

Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit par Alex Irvine

Titre : Batman: Arkham Knight - The Riddler’s Gambit
Auteur : Alex Irvine
Éditeur : Titan Books
Pages : 320

Depuis plusieurs années le Batman, alias Bruce Wayne, se bat contre le Joker. Leur lutte s'est déroulée aussi bien en ville que dans l'asile d'Arkham. Mais alors que Hugo Strange préparait son protocole 10 afin de détruire non seulement les criminels mais aussi les opposant-e-s politiques le Joker, lui, préparait une dernière lutte contre le Batman. Lors de celle-ci il expliqua être mourant et il fut bel et bien mort après la destruction d'Arkham City. Depuis, le monde criminel est resté calme tandis que Batman a évité de sortir, ayant lui-même besoin de repos. Mais un paquet est envoyé à la police de Gotham. L'expéditeur est le Joker. Rapidement, la police ainsi que Batman comprennent que Ed Nygma a décidé de créer un puzzle sans commune mesure afin de piéger tout le monde. Mais quel est ce puzzle et surtout comment y survivre ?

SPOILERS

Ce livre est mauvais. Ce n'est pas qu'il est particulièrement mal écrit ni que l'intrigue soit particulièrement mauvaise, elle est surtout sans intérêt. Il y a même une bonne idée. Entre deux chapitres l'auteur a décidé d'inclure des articles de journaux qui questionnent les évènements en cours ainsi que l'opportunité de laisser Batman à Gotham. Cependant, ses articles et les journalistes censé les avoir écrits sont très caricaturaux. Cependant, cela ne suffit pas à sauver le roman. Je ne m'attendais pas non plus à une intrigue flamboyante et je n'ai pas été surpris par un manque total d'enjeux. Je n'arrive tout simplement pas à croire en l'histoire ni aux personnages. L'un des problèmes est que l'auteur tente de créer un puzzle pratiquement impossible à réussir à résoudre pour Batman. Mais celui-ci découvre les solutions très rapidement, alors qu'il combat encore de nombreux vilains. Encore une fois, nous avons un complot massif qui inclut la nécessité de se battre contre une bonne partie des vilains les plus connus de Batman. Certes, cela se rapproche du jeu mais ce qui fonctionne dans un jeu ne fonctionne pas forcément dans un roman.

Et là se trouve le point le plus problématique du livre : l'écriture dans le cadre d'une histoire créée pour un jeu-vidéo. J'ai apprécié les jeux qui permettent de combattre de simples personnes comme des vilains plus impressionnants tout en suivant de nombreuses quêtes secondaires (et récolter des centaines d'objets pour vraiment le terminer). Le point important du livre sont les puzzles. Ceux-ci sont aussi présent dans les jeux. Mais les jeux usent de l'image pour permettre de résoudre les puzzles. Un livre ne peut pas en faire autant, du moins pas sans bien décrire celui-ci. Cela n'est pas fait et l'on se trouve face à des puzzles qui ne peuvent pas être résolu lors de la lecture car il est difficile de les visualiser. Ce qui implique que l'aspect le plus important de l'intrigue est mal écrite. Pire encore, au lieu d’être un prologue, comme cela est annoncé, ce roman ne met pas en place l’intrigue du dernier jeu. On en apprend un peu plus sur Nygma et ses puzzles et sur la psychologie de Batman. Mais ce ne sont que des allusions très discrètes, et donc inutiles.

* Tout simplement mauvais, passez votre chemin
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Image : Éditeur

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