BD/Comics

  • Titans

    CW : Torture, mention d'abus sexuels, mention de violence parentale, mention de violence conjugale

    Les adaptations de DC ne sont pas une réussite ces dernières années, du moins au cinéma. En ce qui concerne la CW, elle a créé un univers partagé avec plusieurs séries qui sans être révolutionnaires sont assez bonnes. Mais en 2018 DC a annoncé la création de nouvelles séries plus sombres. Titans est la première. Les personnes qui, comme moi, ont regardé Teen Titans savent que le nom implique une équipe autours de plusieurs personnages adolescents. Robin, Raven, Beast Boy, Cyborg et Starfire sont les membres de la série animée. Mais cette série est bien plus violente et ne possède rien de l'humour de la série animée. L'équipe n'est même pas réellement constituée. On commence alors que Dick Grayson a abandonné Batman depuis un an. Il essaie de créer une vie en tant que détective à Detroit. Mais un jour il doit enquêter sur une adolescente : Rachel Roth. Celle-ci est impliquée dans plusieurs meurtres et de nombreuses personnes semblent vouloir la capturer.

    SPOILER

    La première chose à dire concerne l'ambiance de la série. Elle est sombre, dans le sens facile du terme. La réalisation a voulu nous montrer une ambiance adulte en nous empêchant de voir la plupart des scènes filmées dans la série. La photographie est rarement lumineuse et tout est fait pour que l'on ne voie pas bien les personnages ou les costumes. Il est vrai que certains effets ne sont pas extrêmement réussis. La réalisation joue aussi sur la violence et en particulier le sang. Ce dernier coule à flots. Les combats sont montrés dans toute leur brutalité, en particulier lors du dernier épisode. On peut difficilement apprécier les actions des personnages principaux sans les antagonistes qui sont bien pires...

    La série pose la question de l'identité. Tous les personnages principaux ont un problème d'identité à résoudre. Dick Grayson ne veut plus être Robin mais il n'arrive pas à se défaire de cet alter ego. Il a surtout peur de sombrer dans la noirceur comme Batman semble l'avoir fait. Il a peur de ce que Robin peut le pousser à faire en matière de violence. Kory n'a aucune mémoire de son passé et ne comprend pas son lien avec Rachel. Garth est perdu entre l'animalité et l'humanité ce qui pourrait le pousser à perdre le contrôle sur ses émotions et devenir animal. Enfin, Rachel ne connait pas ses parents. Elle est manipulée par tout le monde et ne sait pas en qui faire confiance. D'autant qu'elle est hantée par une version peu sympathique d'elle-même. Ces personnages principaux sont entourés de personnages secondaires qui ont essayé, échouent ou ont réussi à comprendre leur identité et à trouver un autre moyen que la violence pour résoudre leurs problèmes.

    Il est dommage que cette courte saison, 11 épisodes, se termine sur un cliffhanger. Toute la saison pose la menace du père de Rachel, Trigon, et des personnes qui lui vouent un culte. Mais dès qu'il apparait la saison se termine sans résoudre l'intrigue nous forçant à suivre la seconde saison.

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    *** Sans être aussi mauvaise la série est un peu brouillonne et surtout en conclut pas son intrigue. Je déplore aussi une vision simpliste de ce que devrait être une série "adulte." La réalisation se contente de la violence et d'une image sombre.
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  • Thor 2. Road to war of the Realms par Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso

    Titre : Thor 2. Road to war of the Realms
    Auteurs : Jason Aaron, Mike Del Mundo, Tony Moore, Lee Garbett, John Rauch, Antonio Fabela et Marco D'Alfonso
    Éditeur : Marvel 19 juin 2019
    Pages : 119

    Ce volume contient Thor (2018) 7-11. Thor n'est plus le même. Mjolnir a été détruit au sein du soleil. Asgardia n'existe plus. Les divinités sont réfugiées sur Terre attendant l'arrivée de la guerre des domaines. Thor, lui, essaie d'éviter la guerre tout en aidant le plus possible le monde. Mais son humeur massacrante risque d'être dangereuse pour le monde. Plusieurs de ses amies et membres de sa famille décident de se réunir afin de trouver un moyen de l'aider avant l'arrivée de la guerre. Le monde aura besoin de Thor.

    SPOILERS

    Ce volume est surtout constitué de plusieurs numéros qui se concentrent sur certains personnages en vue de l'événement préparé depuis longtemps par Jason Aaron. Ces personnes ont un point de vue à chaque fois différent sur Thor et surtout sur la manière de l'aider. Roz Solomon, par exemple, entre dans une nouvelle agence afin de préparer la Terre. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le numéro autours d'Odin et de Thor. Odin est présenté comme un homme qui n'a jamais appris comment communiquer ses sentiments. Par défaut et à sa grande honte, il agit comme son père alors qu'il souhaite être comme son fils. J'ai aussi bien aimé le numéro autours de Freyja qui essaie d'aider son fils à s'aimer comme il est et non selon ce qu'il pense devoir être.

    Il n'y a donc pas forcément autant de Thor dans ce volume qu'on pourrait le croire. Mais cela ne l'empêche pas d'être très présent. Les auteurs continuent d'expliquer de quelle manière une divinité peut réellement être importante pour des humain-e-s. Mais surtout, les auteurs se concentrent sur l'importance des relations pour devenir meilleur. Ainsi, ce volume est aussi l'occasion de découvrir le premier amour de Thor et sa tentative de ne jamais l'oublier.

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    **** Un volume qui remplit l'attente avant l'événement promit par Aaron. Mais un volume qui, selon moi, est tout de même intéressant.
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  • The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M. par Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern

    Titre : The Unstoppable Wasp: Unlimited. 2 G.I.R.L. VS. A.I.M.
    Auteurs : Jeremy Whitley, Alti Firmansya, Gurihiru et Espen Grundetjern
    Éditeur : Marvel 11 septembre 2019
    Pages : 118

    Ce volume contient The Unstoppable Wasp (2018) 6-10. Nadia Van Dyne est maintenant une citoyenne des Etats-Unis. Elle a réussi, avec l'aide de Janet Van Dyne, à créer son laboratoire et à unir plusieurs jeunes femmes brillantes. Mais, dernièrement, elle a appris qu'elle est bipolaire. Cette prise de conscience a eu lieu après un épisode maniaque durant lequel elle a fait du mal à ses amies non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Depuis, elle essaie de faire amende honorable tout en gérant ses émotions en tentant de trouver ce qui lui fait plaisir, en dehors du travail. Et quoi de mieux qu'une fête d’anniversaire ? Bien entendu, cela implique de connaitre la date de son anniversaire...

    SPOILERS

    Lors du dernier volume on voyait Nadia agir d'une manière dangereuse et cruelle pour ses amies. En particulier, elle pensait être capable de fixer d'une de ses amies non-valide. Il est normal que ce volume reprenne immédiatement sur ce point et montre Nadia essayer de présenter ses excuses. Les auteurs montrent, d'ailleurs, que la personne qui les reçoit a le droit de les refuser. En particulier si ces excuses sont mal formulées, ce qui est le cas en l’occurrence.

    Les auteurs essaient aussi de montrer qu'il est normal, pour une jeune femme comme pour un jeune homme, de prendre le temps de se faire plaisir même si cela implique de ne pas réussir à suivre les buts que l'on s'est fixé ou que l'on croit devoir atteindre. Nadia, dans ce volume, abandonne la recherche d'une invention et préfère faire attention à sa santé tout en encourageant ses amies. Elle apprend aussi à trouver des passions autre que le travail et, surtout, elle prend le temps d'entrer en thérapie. Ce dernier point était déjà important dans les volumes précédents puisque le père de Nadia, Hank Pym, est dépeint comme un homme qui a refusé la thérapie préférant tenter de se soigner lui-même. Bien entendu, un tel choix a des conséquences négatives pour tout le monde.

    Ce seconde et dernier volume de la seconde série permet donc de clore les différentes intrigues tout en continuant à parler de la santé psychique, qui concerne aussi les personnes que l'on pense toujours en bonne santé. Il est dommage que les auteurs n'aient pas eu l'opportunité de continuer cette série et de consacrer plus de temps aux différents thèmes. En l'état, la fin des intrigues est trop rapide mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier Nadia et ses amies.

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    ***** Marvel a annulé, une seconde fois, cette série... Vraiment dommage.

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  • Lazarus 6. Fracture par Rucka, Lark et Arcas

    Titre : Lazarus 6. Fracture
    Auteurs : Rucka, Lark et Arcas
    Éditeur : Image Comics 15 janvier 2020
    Pages : 152

    Ce volume 6 contient Lazarus Risen 1-3. Le monde est contrôlé par des familles possédant le pouvoir économique. Dans ce contexte, la valeur se mesure selon ce que l'on peut apporter à ces familles. Si on ne peut rien apporter on est considéré comme du déchet. Depuis quelques années, une guerre mondiale est menée entre les personnes loyales à la famille Carlyle et les autres. Mais les Carlyle ont subi plusieurs trahisons et risquent de perdre la guerre. Heureusement, Forever et Johanna se sont unies afin de contrer la menace, en échange de la vérité.

    SPOILERS

    Il ne se passe pas grand-chose dans ce volume et pourtant l'action est sans répit. Dès les premières pages, nous sommes intégrés à une attaque contre un traitre envers la famille Carlyle. Au second numéro, les auteurs nous marquent par un combat entre trois Lazares. Et dans le troisième numéro, on retrouve le Lazare le plus effrayant de cet univers pour un combat contre les Carlyle. Ces différentes actions sont toujours aussi bien dessinées, laissant souvent la place au muet pour mieux mettre en scène les mouvements.

    Ce volume se déroulant après le volume 5 et le volume X+66 on arrive à un point ou Forever et Johanna se sont entendues afin de changer la relation de Forever envers sa famille. Les deux femmes semblent être complices et avoir une grande confiance l'une envers l'autre. Sans que cela ne soit encore trop mis en avant, les auteurs recommencent à parler de plans différents pour le futur et donc du choix nécessaire. Doit-on suivre un futur selon Johanna ou selon son père ?

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    ***** J'attendais ce volume depuis longtemps, il ne m'a pas déçu !

    Image : Éditeur

  • Runaways 4. But you can't hide par Rainbow Rowell et Andres Genolet

    Titre : Runaways 4. But you can't hide
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell et Andres Genolet
    Éditeur : Marvel 16 octobre 2019
    Pages : 130

    Ce volume contient Runaways 19-24. Les Runaways ont survécu aux enfants des Gibborims qui souhaitaient terminer le travail de leurs parents. Malgré les désirs d'Alex Wilder, ils n'ont pas assassiné quelqu'un ni tué les Gibborims. Cependant, les restes de cet événement sont encore difficiles pour le groupe. Tout le monde doit apprendre à accepter les difficultés et les changements qui ont eu lieu dans leur vie. Et quelqu'un tente de se créer une vie super-héroïque en secret.

    SPOILERS

    Chaque volume rend les personnages plus sympathiques qu'avant. Il m'est difficile de choisir un moment préféré dans ce volume car les bonnes pages sont nombreuses. Que ce soit la discussion adulte avec Molly, Gert et Chase ou encore Niko et Karolina. Sans oublier Chase seul dans un magasin. Ces différents personnages ne sont pas là pour faire des choses fantastiques mais essaient seulement de réussir à grandir et à accepter les changements, malgré les difficultés.

    Si je devais ne donner qu'un unique mauvais point ce serait Alex. La fin du volume trois montrait que quelqu'un avait décidé de le suivre. Bien entendu, on se demande qui cela pourrait être et surtout pourquoi. Malheureusement, la résolution ne prend qu'un seul et unique numéro puis Alex disparait à nouveau. Je ne sais pas si on le reverra mais j'aurais préféré que les auteur-e-s prennent un peu plus de temps pour écrire autours de ce choix et d'Alex.

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    ***** A chaque volume je souhaite lire la suite immédiatement !

    Image : Éditeur

  • Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn débute après le très oubliable, mais malheureusement existant, Suicide Squad. Harley Quinn commence par résumer l'histoire de sa vie afin de la mener jusqu'au présent. Elle n'est plus avec le Joker et, malgré sa tristesse, elle essaie de se construire une nouvelle vie dans la belle ville de Gotham. Malheureusement, l'annonce tonitruante de son célibat permet à toutes les personnes qui la détestent de s'attaquer à elle sans risquer la colère du Joker. Alors que la ville entière essaie de la tuer elle fait la connaissance de Cassandra Caines, une jeune femme dont la capture vaut 500 000 dollars.

    SPOILERS

    Birds of Prey : And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn est un film que j'attends depuis un moment. J'apprécie beaucoup le travail de Margot Robbie et j'espérais qu'elle pourrait y mettre tout son talent et surtout ses souhaits. Selon mes impressions, il semblerait que la production a pu s'amuser. Le film joue avec les couleurs et la nourriture sans complexes tandis que les actrices portent des costumes tous plus réussis les uns que les autres. Harley Quinn est particulièrement flamboyante dans des tenues qui vont parfaitement au personnage et à son tempérament. Ce film donne l'impression d'être porté par une ambiance de travail et de création qui a permis aux membres de l'équipe d'apprécier ce qui était en train d'être construit.

    Ce film est construit d'une manière un peu étrange. Les flash backs sont nombreux et les personnages se tournent autours sans toujours se rencontrer, jusqu'au moment final qui permet à chacune d'entre-elles de collaborer dans un but précis face à une armée d'hommes. Toutes les femmes de ce film essaient de s'émanciper d'une forme de tutelle masculine. Harley Quinn apprécie la protection du Joker et elle est tentée, à plusieurs reprises, de trouver un autre protecteur. Ce n'est qu'au fil du temps qu'elle comprend qu'elle a la capacité d'agir seule. Renée Montoya est une détective dont toutes les réussites sont volées par un collègue. Dinah Lance essaie de survivre à Black Mask. Huntress, elle, souhaite se venger des hommes qui ont détruit sa famille. Ce n'est que lors du final, lorsqu'elles s'allient, qu'elles sont à la fois capables de s'entre-aider et de prendre la décision de s'affranchir des figures masculines de leur entourage. Ce changement est dépeint d'une manière positive puisqu'il permet à chacune non seulement un nouveau départ mais surtout une meilleure vie. Ce changement est construit au film du film justement par sa construction qui commence par diviser avant d'unir les personnages.

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    ***** J'ai adoré ce film à la fois bien écrit, bien réalisé, drôle et intelligent. Je pourrais le revoir de nombreuses fois avec un grand plaisir !

    Image : IMDB

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  • Supergirl saison 4

    La vie n'a jamais été aussi belle pour Supergirl. En l'absence de son cousin, Superman, elle a pris le manteau de protectrice de la Terre. Le monde entier l'apprécie et la remercie de ses actions. Il semble que jamais les monde ne fut plus prêt à accepter toutes les différences et d'entrer dans un âge de tolérance. Mais J'onn J'onzz doute. Alors que les autorités semblent aveugles, il observe des actes de violence visant précisément les personnes que l'on sait être des aliens. Un backlash semble être imminent. Petit à petit, un groupe commence à se constituer afin d'expulser les aliens. Mais qui est capable d'organiser un tel groupe en si peu de temps ?

    SPOILERS

    Dès la première saison, et surtout lors de la saison 2, Supergirl est une série inscrite dans les événements contemporains. Celle-ci se plaçait résolument en faveurs des droits des minorités, en particulier immigrantes, en s'attaquent à la haine et à la peur. Cette saison 4 est encore plus inscrite dans cette histoire puisqu'elle met en scène des groupes suprémacistes humains armés et organisés sous forme de milice qui s'attaque à de simples personnes. Ces groupes sont, petit à petit, considérés comme légitime par un pouvoir présidentiel qui joue de la peur et de la haine afin d'augmenter son pouvoir. La série essaie aussi d'expliquer comment on peut se mettre à haïr la différence. Lors d'un épisode, elle montre tout ce qu'a perdu l'un des antagonistes. Il perd son héritage, sa maison et son travail. Bien entendu, une partie de ses échecs est dû à ses propres actions mais une grande partie est dû au système financier. Au vu du ton de la série, que l'antagoniste soit un homme blanc hétéro et marié n'est sûrement pas un hasard.

    De plus, la série se place résolument en faveurs de la presse. Bien que Kara réussisse plusieurs combats en tant que Supergirl la victoire n'est possible que par ses talents de journalistes. Plusieurs événements clés de la saison dépendent de moments de journalisme et un grand nombre de personnages défendent la nécessité de journaux indépendants et capables d'investigation afin de contrer un pouvoir gouvernemental trop important ou de contrer des groupes basés sur la propagation de la haine. Malheureusement, la série fait l'erreur de considérer le journalisme comme une simple présentation des différentes manières de lire la réalité. Cette idée qu'il suffit de présenter les deux termes d'une histoire afin de faire du bon journalisme oublie la nécessité d'enquêter afin de trouver la vérité et de l'imposer aux personnes qui usent du mensonge.

    Enfin, la série défend une diversité face aux personnes qui souhaitent le règne de ce qu'illes nomment la "normalité". Nous avions déjà Alex, lesbienne qui tente de devenir une mère célibataire, et plusieurs aliens qui prennent une place importante dans la série. Mais cette saison introduit Nia Nal, une femme transgenre incarnée par Nicole Maines. Nia Nal est souvent au centre de développement idéologique par la défense non seulement d'actions immédiates contre les actes de haines, même déguisés en tant que blagues, mais aussi par sa défense de la nécessité de l'union face aux actes de haines. Elle n'hésite pas à s'attaquer aux autorités si celles-ci deviennent dangereuses pour les personnes qu'elle souhaite défendre.

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    **** Une série imparfaite, certes, mais qui semble prendre au sérieux son propos.

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    Image : IMDB

  • Secret Weapons par Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín

    Titre : Secret Weapons
    Auteur-e-s : Eric Heisserer, Raúl Allén et Patricia Martín
    Éditeur : Valiant 13 décembre 2017
    Pages : 112

    Ce comics contient Secret Weapons 1-4. Après des décennies de guerre secrète la fondation Harada et le Hard Corps sont trainés sur la place publique. La confiance de la population est au plus bas alors que l'existence de personnes ayant des capacités surhumaines est maintenant assurée. Mais certaines de ces personnes ne sont pas considérées comme importantes. Celles-ci ont bien été activées par Harada mais il a décidé de les envoyer en exil afin de garder le contrôle de leurs capacités mais sans en faire des membres de sa fondation. Cependant quelqu'un a décidé de les chasser.

    SPOILERS

    Cette minisérie est frustrante et intéressante à la fois. Elle est frustrante car elle se termine trop tôt pour nous donner une intrigue qui permette de mieux connaitre les différents personnages. Elle est aussi frustrante car elle met en avant certains changements dans la gestion de la population face aux psiots. Une scène particulière met le groupe face à des policiers souhaitant les assassiner à cause de leurs capacités après une attaque par une petite bande contre l'un des psiots. Malheureusement, nous n'en saurons pas plus dans cette minisérie.

    Secret Weapons parle aussi de la nécessité de l'union. Les personnages qui sont membres de ce groupe ont des capacités inutiles ou difficile à maitriser. Seul-e-s, illes ne peuvent pas se défendre. Cependant, l'usage commun de leurs capacités permet de créer une force de frappe bien plus importante. Illes ne peuvent survivre que s'illes restent ensemble afin de se soutenir et d'apprendre à gérer et développer leurs capacités.

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    **** Une minisérie que j'ai appréciée mais qui aurait mérité un peu plus de temps pour développer les personnages et le propos

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    Image : Éditeur

  • Raven: Daughter of darkness 2 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski

    Titre : Raven : Daughter of darkness 2
    Auteurs : Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierski
    Éditeur : DC 4 juin 2019
    Pages : 160

    Ce volume 2 contient Raven: Daughter of darkness 7-12. Raven a survécu à un invasion alien puis au retour de son père qui souhaitait créer une armée de ses enfants. Mais, dans le combat, elle a perdu toutes ses sœurs et elle a dû supprimer la mémoire des événements au sein de sa famille et de ses ami-e-s. Ceci n'était que le début, car un danger immémorial s'est éveillé et tue tous les êtres possédant un accès à la magie. Seul un homme sait comment les vaincre et il est dangereux de lui faire confiance.

    SPOILERS

    J'apprécie le personnage de Raven. Malheureusement, ce comics ne lui donne pas ce qu'elle mérite. L'auteur décide d'abandonner une grande partie de ce qu'il avait mis en place. Les interactions avec sa tante et les ami-e-s de Raven sont oubliées alors qu'elles ne sont pas terminées. Même les problèmes entre l'identité de Raven et de Rachelle sont oubliés puisque Raven décide de simplement supprimer tout souvenir d'elle.

    De plus, l'intrigue est mal mise en scène. On passe d'une page à l'autre avec l'impression de sauter des moments importants qui, pourtant, n'existent pas. Pire encore, tout fonctionne selon un schéma répétitif : combat, trahison, fuite et enfin démission pour revenir plus tard. Il est d'ailleurs difficile de croire au danger des opposants qui sont décrits comme un mystère inconnu pendant une page avant que l'auteur ne décide de tout dire sur la raison de leur existence. Bref, Raven méritait mieux.

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    *** Bof

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    Image : Éditeur

  • Black science 9. No authority but yourself par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black science 9. No authority but yourself
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image comics 30 octobre 2019
    Pages : 160

    Ce dernier volume contient Black science 39-43. L'eververse est finalement détruit. Et Grant McKay est le coupable. La dernière dimension existante est sous le contrôle de la sorcière Doxa et de ses armées. Là aussi, Grant McKay est le coupable. Il a toujours souhaité faire le bien mais il est devenu un destructeur car il refuse toute forme de barrière à ses idées. Heureusement, il reste un espoir de tout recréer. Mais cela implique de laisser la personne qu'il déteste le plus prendre le contrôle de la réalité.

    SPOILERS

    Cette série ne se termine pas réellement. On ne sait pas exactement de quelle manière Doxa est vaincue et il semble que l'auteur ne pense pas cela important. Ce qui est important c'est Grant, ses relations et ses souhaits. Ainsi, ce comics ne se termine pas réellement. Au contraire, il semble reconstituer un nouveau cycle. Grant McKay est responsable de malheurs, il découvre le voyage au sein de l'eververse et il y entre afin de trouver un moyen de réparer ses erreurs créant par là un danger pour tout ce qui existe.

    Mais ce dernier volume nous permet de comprendre le cauchemar de Grant et le paradis de Kadir. Ces deux personnages incarnent deux postures idéologiques contraires. L'un en faveurs de la liberté et de la création tandis que le second incarne le contrôle et la rationalité. Ainsi, le paradis de l'un est nécessairement le cauchemar de l'autre. Et le paradis de Kadir implique un contrôle important de tous les aspects de la vie des humain-e-s afin de leur offrir la meilleure vie possible. Mais cela implique aussi un fort contrôle des activités de tout le monde étouffant absolument toute créativité. Face à cela, Grant ne peut que réagir d'une manière violente pour atteindre son idéal de liberté. Mais la dernière planche montre que, au final, le réel paradis de Grant n'est pas réellement la liberté totale mais de vivre en paix avec sa famille et ses ami-e-s terminant d'une manière réussie une série de 9 volumes

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    **** Un dernier volume qui ne résout rien des événements mais qui résout l'identité de Grant McKay.

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    Image : Éditeur

  • Paper Girls 6 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre : Paper Girls 6
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 25 septembre 2019
    Pages : 144

    Ce volume 6 contient Paper Girls 26-30. Lors des aventures précédentes les 4 amies avaient été dispersée sur différentes époques après avoir réussi à échapper aux combattants de leur futur. Mais que peuvent-elles faire sans moyens de rentrer chez elles ni de se contacter mutuellement ? Et comment échapper aux deux camps qui luttent au sein des différentes époques ? D'autant que leur disparition de l'année 1988 pourrait avoir des conséquences graves.

    SPOILERS

    Ce dernier volume conclut les intrigues des 5 autres. Durant ces différents volumes ont observait une guerre se dérouler mais sans la suivre dans l'ordre chronologique. Les auteurs ont construit leur intrigue afin de diviser les différents événements en ne suivant que la chronologie des 4 paper girls. Cela permettait d'éviter de trop en dire sur les raisons de la guerre et sur son fonctionnement futur. On ne savait pas non plus qui avait réellement raison et qui avait débuté la guerre. Dans ce sixième volume les différents événements sont enfin cohérents et l'on comprend mieux ce qui s'est déroulé.

    Cette série permet aussi de parler d'amitié, d'amour et du passage à la vie adulte. Les 4 jeunes femmes apprennent à se connaitre et s'aimer, voire à être en couple, tout en essayant de comprendre leur place dans l'univers. Les différents événements permettent de les rapprocher et d'en faire de véritables amies. La connaissance de leurs vies future leur permet aussi de mieux comprendre ce qu'implique de grandir, soit de perdre ses illusions et de voir ses anciennes connaissances disparaitre, sans pour autant y perdre quelque chose.

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    **** Une petite série que j'ai apprécié suivre.

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    Image : Éditeur

  • Livewire 2. Guardian par Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 2. Guardian
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Kano et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 11 septembre 2019
    Pages : 112

    Ce volume 2 contient Livewire 5-8. Amanda McKee a décidé de lutter pour les droits des psiotiques. En effet, depuis que Peter Stanchek a décidé d'activer toutes personnes qu'il croise le nombre de psiotiques augmente fortement. Et la peur de ce qu'illes peuvent accomplir augmente tout autant permettant le développement de nouvelles armes. Mais Amanda McKee souhaiterait éviter l'erreur qui a conduit à faire d'elle une fugitive qualifiée de terroriste. Lorsqu'elle se rend compte que certains enfants psiotiques disparaissent pour être éduqué au sein d'une nouvelle école elle ne peur qu'enquêter. Est-ce enfin un moyen de vivre en paix ou en danger supplémentaire ?

    SPOILERS

    Sans trop impliquer le personnage dans d'autres séries, ce qui permet de suivre ses aventures sans avoir l'impression de ne pas comprendre certains aspects, ce nouveau volume reste dans ce qui a été établi précédemment. Logiquement, le gouvernement met en place une école afin d'éduquer les enfants psiotiques à se contrôler et, prochainement, à se battre. On retrouve un aspect déjà montré mais le fait que Livewire ait vécu et soit devenue adulte au sein d'une structure du même type rend ses réactions bien plus personnelles. Elle souhaite éviter qu'une structure fasse d'enfants de futurs soldats à 'aide de techniques qu'elle a elle-même subie.

    De plus, elle est confrontée à son double au sein de cette nouvelle structure. Une femme qui valorise le contrôle et la loyauté envers la directrice de l'école. Plus encore, elle souhaite la sécurité des enfants qu'elle est chargée d'entrainer. Nous avons donc deux personnages semblables qui se confrontent ce qui impose une remise en question, par Amanda McKee, de ses choix et méthodes et du caractère dangereux ou non de l'école qu'elle a infiltrée. Encore une fois, au lieu d'un grand spectacle ce volume nous offre quelque chose de plus individuel et personnel pour son personnage principal.

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    **** Un second volume qui continue de construire son personnage et qui préfère se concentrer sur ses choix et remises en question plutôt que sur des scènes spectaculaires.

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    Image : Éditeur

  • Ms Marvel 1. Destined par Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring

    Titre : Ms Marvel 1. Destined
    Auteurs : Saladin Ahmed, Minkiu Jung, Juan Vlasco et Ian Herring
    Éditeur : Marvel 29 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient Magnificent Ms. Marvel 1-6. Ce nouveau volume 1 est écrit par un nouveau scénariste. Bien entendu, cela crée quelques craintes puisque la scénariste précédente a non seulement créé le personnage mais a réussi à écrire des histoires à la fois intéressantes et fortement liées à la vie de Kamala Khan. Le nouveau scénariste reprend immédiatement à la fin du run précédent. Kamala Khan comprend qu'elle n'est pas simplement une héroïne pour sa ville. Une race alien voit en elle la réponse à une ancienne prophétie. Son arrivée devrait permettre de sauver la planète d'envahisseurs.

    SPOILERS

    Commençons par l'important, le nouveau scénariste reste dans ce qui faisait de Kamal Khan un personnage sympathique. Elle continue à s'améliorer et à tenter de créer de bonnes relations avec les habitant-e-s de sa ville, ainsi que les forces de police. Ceci est particulièrement mis en place dans le numéro 1 qui permet de résumer ce qui fait le personnage. Bien que cela implique des redites, des personnes nouvelles y trouveront les informations qui leurs manques. Ainsi, Kamal est bien montré comme une personne qui souhaite avant tout aider les autres même si cela la met en danger.

    Malheureusement, l'auteur prend aussi des décisions qui me semblent peu inspirées. Ainsi, depuis longtemps la mère de Kamala connait son secret. Son père le découvre dans ce numéro. Cela permet de créer une nouvelle complicité, et des tensions, entre les trois personnages. En particulier, Kamala préfère éviter de mentir à ses parents même si cela rend ses activités plus difficiles. La scène durant laquelle sa mère apprend la vérité est d'ailleurs très bien écrite par la scénariste précédente. L'auteur actuel décide, en fin de volume, de faire oublier aux parents le secret de Kamala. À mon avis, cela annule une progression importante du personnage sans véritables bonnes raisons.

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    **** Un premier volume qui n'est pas la catastrophe que je craignais. Je suis tout de même un peu sceptique face au nouveau costume.

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    Image : Amazon

  • Livewire 1. Fugitive par Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte

    Titre : Livewire 1. Fugitive pare
    Auteur-e-s : Vita Ayala, Raúl Allén, Patricia Martín et Saida Temofonte
    Éditeur : Valiant 7 mai 2019
    Pages : 112

    Ce volume 1 contient Livewire 1-4. Livewire était l'une des personnes les plus appréciées des Etats-Unis. Malgré le danger, les gens appréciaient d'être auprès d'elle. Puis, soudainement, elle a détruit les satellites des Etats-Unis et supprimés l'accès à l'électricité. Ceci au nom de la défense des psiotiques. Après plusieurs combats, l'énergie fut à nouveau disponible et Livewire devenait soudainement une criminelle de guerre en fuite. Comment va-t-elle tenter de recréer sa réputation et ses liens avec celleux qu'elle considère comme sa famille ?

    SPOILERS

    Livewire est un personnage que j'apprécie depuis la première série Harbinger. Elle est fortement loyale à Harada au point de le contrer pour éviter qu'il ne prenne de mauvaises décisions. Ce n'est que progressivement qu'elle commence à réellement se retourner contre son ancien mentor. J'aime aussi beaucoup son pouvoir qui me semble en phase avec le monde actuel. Une personne qui contrôle les technologies est, assurément, en possession d'une puissance énorme. J'étais donc curieux de retrouver le personnage dans sa propre série.

    La série n'utilise que peu les combats spectaculaires. Rapidement, Livewire subit des défaites qui l'obligent à rester sans défense. Une seconde défaite a lieu aux mains de son frère. Celle-ci n'est pas simplement un moyen d'abaisser le pouvoir de Livewire. Son frère incarne l'idéologie d'Harada est met en question les motivations et les raisonnements de Livewire. À travers ce combat et ce dialogue, elle est obligée d'accepter les coûts humains de ses actions et surtout d'accepter ses erreurs. Ce volume me semble donc permettre de donner l'occasion au personnage de faire un pas dans la direction de la rédemption, sans pour autant défendre les actions meurtrières des États-Unis.

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    **** Je ne m'attendais pas à ce que j'ai lu, mais j'ai apprécié être surpris.

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    Image : Amazon

  • Harbinger Renegade 2. Massacre par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Renegade 2. Massacre
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 14 septembre 2018
    Pages : 144

    Ce second volume contient Harbinger Renegade 5-8 et 0. Avant la chute de Toyo Harada, une entreprise, nommée Project Rising Spirit, a perdu le contrôle d'enfants kidnappés, activés et entrainés à être des soldats pour les plus offrants. Ces enfants ont combattu le gouvernement depuis. Allant jusqu'à prendre le contrôle d'une ville entière afin d'en faire un lieu sécurisé. Mais le gouvernement ne veut plus se laisser battre par des enfants. Nommant ces victimes des terroristes les USA envoient le Hard Corps les assassiner un par un. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une nouvelle guerre ?

    SPOILERS

    Le premier avantage de ce nouveau volume est de relier l'histoire de Génération 0 à celle des Renegades. Les auteurs expliquent ce qui arrive à la ville de Rook et de quelle manière le massacre commis est défendu comme une forme d'action anti-terroriste. En ce qui concerne les Renegades, cela implique une déclaration de guerre contre tous les psiotiques. Une guerre souhaitée par leur propre gouvernement. Ce volume permet donc de tout relier à l'événement Harbingers War 2, malheureusement peu réussi.

    Cependant, ce second volume contient le même problème que le premier. Dans les deux cas, les auteurs font plus œuvre de prologue en annonçant une suite plutôt que de créer une histoire qui se suffit à elle-même. Dans ce second volume le prologue concerne un nouveau personnage, que je n'ai jamais vu auparavant, qui pourrait créer des conditions de guerre et donc, si j'ai bien compris, la nécessité d'accepter les psiotiques plutôt que de les assassiner. Mais j'aurais aimé une série qui possède sa propre histoire plutôt que de devoir attendre ce qui sera créé avec les pistes mises en place par les auteurs.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    Image : Amazon

  • Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon par Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark

    Titre : Harbinger renegade 1. The judgment of Solomon
    Auteurs : Rafer Roberts, Darick Robertson, Juan José Ryp et Richard Clark
    Éditeur : Valiant 2 mai 2017
    Pages : 144

    Ce volume 1 contient Harbinger Renegades 1-4. Il y a quelques mois les Renegades ont fournis les preuves que Toyo Harada contrôle une organisation secrète chargée de contrôler des personnes capables de pouvoirs, les psiotes. Depuis, Toyo Harada a pris le contrôle d'une partie du continent africain, déclarant la guerre au monde. Les Renegades se sont dispersés, seule Faith continue à travailler pour aider les personnes qui ont besoin d'elle. Peter Stanchek, lui, a disparu après le refus de Kris Hathaway d'être sauvée de prison. Mais de nos jours plusieurs adolescent-e-s sont retrouvé-e-s mortes. Alors que la NSA tente de réprimer les psiotes il semblerait qu'une organisation essaie de les activer, sans s’inquiéter du nombre de morts. Serait-il temps pour les Renegades de travailler à nouveau ensemble ?

    SPOILERS

    Sans être aussi réussi que la première série Harbinger ce premier tome de deux volumes n'est pas inintéressant. Ce qui rend ce volume 1 sympathique concerne déjà les informations plus importantes concernant Toyo Harada. On l'observe refuser des conseils précis et s'attaquer sans hontes à des êtres humaines en souffrance. Ces informations sont offertes par un nouveau personnage dont le pouvoir implique d'observer les probabilités : Solomon.

    Malheureusement, ce nouveau personnage est utilisé uniquement pour réunir les Renegades. Il pourrait être plus important mais les auteurs semblent refuser de l'utiliser. De plus, les auteurs essaient de montrer les dangers que courent les psiotes, mais sans jamais réellement le montrer. Bien entendu, on voit la NSA intervenir. On voit aussi un groupe d'adolescent-e-s tenter d'être activé-e-s. Mais les conséquences ne sont pas réellement montrées. En fait, ce volume 1 semble fonctionner uniquement car un prologue à la suite de l'histoire de l'univers Valiant.

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    *** Un volume qui n'est pas sans intérêt mais qui ne donne pas tout ce qui a été promis.

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    Image : Amazon

  • Invisible Kingdom 1. Walking the path par G. Willow Wilson et Christian Ward

    Titre : Invisible Kingdom 1. Walking the path
    Auteur-e-s : G. Willow Wilson et Christian Ward
    Éditeur : Dark Horse 23 octobre 2019
    Pages : 128

    Ce premier volume contient Invisible Kingdom 1-5. Dans un système solaire lointain existent 4 planètes habitées. Elles sont reliées par des routes qui permettent à la plus grande corporation, Lux, d'envoyer des biens partout en un temps record. Cette frénésie de consommation est mise en question par une nouvelle religion en plein essor : Le Renoncement. Selon les écrits sacrés, seule la renonciation envers les biens terrestres permet d'accepter à un lieu nommé le Royaume Invisible. Deux personnages vont découvrir que les deux ennemis idéologiques sont en fait reliés par des transferts de fonds importants. Mais leur découverte fait d'elles des cibles.

    SPOILERS

    G. Willow Wilson est une autrice que j'apprécie et même si son run sur Wonder Woman est critiqué il semble que ce comics indépendant soit apprécié. Je trouvais l'idée plutôt fascinante : créer de la SF avec une religion forte. Les auteur-e-s mentionnent d'ailleurs plusieurs influences, dont Dune, sur leur travail. Une chose est certaine, le dessin est magnifique. Les différentes espèces sont visibles, avec une forme de racisme interne à l'histoire. Les costumes sont beaux et logiques dans cet univers. Les planches me semblent dynamiques tout en étant très lisibles. C'est un plaisir de simplement regarder ce volume.

    Bien que l'intrigue soit loin d'être inintéressante je déplore quelques problèmes. Tout d'abord, l'écriture me semble parfois un peu simpliste. Les auteur-e-s réutilisent des poncifs. Oui la consommation n'est pas un moyen de remplir une vie. Oui la religion essaie de détruire l'égo pour entrer dans un univers commun. Oui les gens ont tendance à réagir rapidement sans forcément réfléchir quand on leur présente des données. Cependant, ce qui m'a le plus gêné est la rapidité de l'intrigue. En 5 épisodes les personnages principaux découvrent quelque chose, se rencontrent, subissent des menaces puis des attaques ayant pour but de les tuer. L'intrigue n'aurait-elle pas été mieux servie en ralentissant un peu ? Permettant de construire l'univers pour les personnes qui lisent tout en explicitant les conséquences de la découverte ?

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    **** Malgré certains problèmes j'ai beaucoup apprécié ce premier volume. Je pense continuer avec le prochain.

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    Image : Éditeur

  • Injustice VS The Masters of the universe par Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell

    Titre : Injustice VS The Masters of the universe
    Auteurs : Tim Seeley, Freddie E. Williams II et Jeremy Colwell
    Éditeur : DC 23 avril 2019
    Pages : 160

    Ce volume contient Injustice VS the Masters of the universe 1-6. Ce tome a lieu après les événements du jeu. Les auteurs décident que Superman a gagné. Le monde a donc bien changé. Tout est sous contrôle de Superman au sein d'une tour qui utilise la technologie de Brainiac afin de vérifier ce que pensent les humain-e-s. Toutes personnes qui ont une pensée considérée comme dissidente est immédiatement punie par des drones contrôlés technologiquement. Le monde est sauf mais la libre pensée a péri. La résistance n'a qu'une solution : chercher la liberté sur d'autres univers et recruter He Man.

    SPOILERS

    Je n'ai pas encore joué au jeu Injustice II mais je sais qu'il est possible de choisir qui gagne. Ce comics prend le parti de faire gagner Superman et permet de montrer ce qui peut arriver lorsqu'un dieu contrôle la Terre. Les rares images des humain-e-s montrent des personnes sans espoir, toujours contrôlées par une machine et dont les pensées et les actes sont constamment jugés. Pire encore, Batman n'est plus un humain mais une partie de la machine, utilisé par Superman qui fait de même avec d'autres personnes. Il est clair que même penser est devenu illégal.

    Dans ce contexte on peut se demander s'il est possible de sauver Superman. Cette idée n'est mise en avant que lors de la seconde partie du comics. On sait que plusieurs membres de la résistance étaient des proches de Superman et j'ai aimé que Damian Wayne comprenne enfin le point de vue de son père. Mais ces personnes ont abandonné l'idée de sauver Superman. Il est intéressant que les auteurs aient décidé que la personne à sauver est Clark Kent, l'alter ego humain de Superman. Celui-ci permet de comprendre ce qui fait l'humanité et donc d'éviter d'utiliser ses capacités de manière injuste. Cette capacité est incarnée par He Man qui, justement, est un dieu dans le corps d'un simple humain. Sa compréhension des deux mondes lui permet d'agir en laissant à son peuple la capacité de choisir. Selon les auteurs, en perdant son alter ego humain Superman ne pouvait que devenir un tyran et seul le retour de Clark Kent peut lui rendre une part d'humanité.

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    *** Des idées intéressantes au sein d'un comics qui reste, avant tout, l'occasion de voir se battre des personnages de deux univers.

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    Image : Éditeur

  • Injustice II 6 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran

    Titre : Injustice II 6
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere et Juan Albarran
    Éditeur : DC 6 août 2019
    Pages : 184

    Ce dernier tome contient Injustice II 31-36 et Injustice II annual 2. Depuis la fin du régime de Superman les combats ont lieu de toute part. Sur Oa, les Gardiens et les Lanternes subissent l'attaquent d'un corps de la rage dont la puissance a été démultipliée, alors qu'elleux-même ont subi de lourdes pertes aux mains de Superman. Sur Terre, des attaques terroristes ont détruit plusieurs villes tandis que certaines personnes souhaitent le retour du régime. Mais Batman a un plan, il veut construire un monde meilleur. Et, pour cela, il a besoin de ses ennemis.

    SPOILERS

    Ce volume est le dernier de la série. Il doit donc mettre un terme à ce qui a été construit afin de laisser la place au jeu, puis à un dernier volume qui se déroule après le jeu. Les scénaristes, pour terminer leur histoire, font quelque chose qui arrive rarement dans cet univers. Ils placent leurs personnages dans la capacité d'agir ensemble afin de dépasser leurs problèmes et de créer un monde meilleur. Pour la première fois, il y a une chance réelle de créer quelque chose sans que l'un des personnages ne le détruisent. D'une certaine manière, cette idée est au centre de cette série puisqu'elle commençait par Batman tentant de créer un conseil entre lui, la présidence et d'autres personnes riches.

    Malheureusement, ce dernier volume est très, trop, rapide. En à peine une centaine de pages plusieurs gros événements sont supprimés. La guerre sur Oa se termine, Starro est détruit, les attaques de Gorilles sont résolues, etc. De nombreux personnages disparaissent sans forcément donner lieu à des explications. Même si certaines fins sont particulièrement réussies comme celle de Booster Gold. En fait, la véritable fin e trouve dans l'Annual qui permet enfin à Superman et Batman de se parler en tant qu'anciens amis et humains. Enfin, Bruce Wayne admet n'avoir pas agi comme il l'aurait dû en tant qu'ami.

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    *** Une fin bien trop rapide, malgré de beaux moments.

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    Image : Éditeur

  • Ascender 1. The haunted galaxy par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Ascender 1. The haunted galaxy
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 23 octobre 2019
    Pages : 136

    Ce volume 1 contient les épisodes 1-5. L'univers a définitivement changé. Après une dernière confrontation entre l'UGC, Gnish et la résistance robotique les Moissonneurs sont revenus afin de passer leur jugement. Alors que leur première attaque n'était qu'une prévention celle-ci vise à détruire définitivement toutes capacités de résistances par les intelligences organiques. Mais leur attaque a aussi permis l'organisation d'une nouvelle puissance au sein de la Galaxie. Les planètes ne sont plus libres, elles sont sous le contrôle d'une magicienne nommée Mère. Celle-ci interdit toute technologie et combat toutes personnes qui pourraient se rebeller.

    SPOILERS

    Descender fut l'une des séries que j'ai le plus apprécié. Les auteurs créaient une situation et donnaient, petit à petit, les éléments pour la comprendre et essayer de deviner ce qui allait se dérouler. J'avais aussi beaucoup aimé la technique artistique utilisée par Nguyen. Ascender est dessin exactement de la même manière et, encore une fois, c'est beau. C'est un véritable régal d'observer les paysages et les différents personnages.

    Tout comme Descender, il me semble qu'Ascender sera une série qui va utiliser la simplicité pour mieux peindre son univers. Il n'y a donc pas une intrigue remplie de mystères mais un statu quo qu'il nous faut comprendre. Celui-ci est brisé par l'apparition d'un changement qui implique un danger pour Mère. On ne sait pas pourquoi mais une machine est revenue vers les humain-e-s. Je ne serais pas étonné si la série prend la forme d'une quête pour la fille d'Andy, quête qui pourrait lui permettre de retrouver Tim 21 ?

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    ***** Toujours aussi beau, toujours autant envie de connaitre la suite.

    Image : Éditeur

  • Harbinger Wars 2 par Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez

    Titre : Harbinger Wars 2
    Auteur-e-s : Matt Kindt, Eric Heisserer, Tomás Giorello, Raúl Allén, Patricia Martín, Adam Plooina, Renato Guedes et Diego Rodriguez
    Éditeur : Valiant 7 novembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume contient Harbinger Wars 2: Prelude 1, Harbinger Wars 2: 1-4 et Harbinger Wars 2: Aftermath 1. Livewire est une alliée des États-Unis. Elle travaille pour ce pays depuis qu'elle trahi Toyo Harada. Sa trahison a débuté lorsqu'elle l'a vu user de ses pouvoirs afin d'être certain de n'avoir aucuns opposants. Depuis, elle démantèle ce qui reste des outils d'Harada sur les États-Unis. Cet effort lui a permis de découvrir des psiotiques qui ont été mis de côté par Harada, car peu utiles. Elle décide de les aider. Dans le même temps, les forces de police massacrent des enfants psiotiques dans une petite ville. Livewire décide de refuser de tels actes et détruit le réseau électrique des Etats-Unis. Une guerre a commencé.

    SPOILERS

    Il m'a fallu un certain temps avant de me décider à lire ce comics. Le premier événement du nom était maitrisé et entrait dans une construction plus vaste. Ce second événement promet la même chose. Malheureusement, je ne sais pas à quel point il est relié aux autres ouvrages, ne les ayant pas lus. En revanche, cet événement me semble surtout un bon moyen de relier différents personnages sur quelques pages au nom du spectaculaire. Celui-ci n'a pas lieu et certains groupes sont montrés sans jamais préciser la raison de leur présence ni leur donner l'occasion de combattre. Cela n'est pas possible car le nombre de numéros ne permet pas de créer un enjeu véritablement important avec des personnes qui réfléchissent à leur place au sein de ce combat. Tout est donc assez artificiel.

    Cependant, je tiens à mentionner un point positif. Dans les comics les combat ont souvent lieu alors que les personnages principaux ne communiquent pas. Dans ce comics il y a, enfin, une véritable tentative de communication. Ce sont, particulier, Livewire et Aric qui essaient de se comprendre mutuellement et de créer les bases d'une nouvelle manière de collaborer. La fin de la guerre est due à leur capacité à communiquer malgré leurs différends. C'est tout l'intérêt du numéro Aftermath. Il est tout de même dommage que ce sujet ne soit pas mieux mis en avant par les auteur-e-s.

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    *** Un événement qui offrait beaucoup de promesses mais qui n'en concrétise que peu.

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    Image : Éditeur

  • freedom Fighters: The Ray

    Il y a quelques années a eu lieu un Crossover entre des séries de la CW nommés Crisis on earth X. On découvrait une terre contrôlée par les nazis sur laquelle les héro·ïne·s étaient divisés en deux groupes : une partie tentait de résister tandis que l'autre soutenait le régime nazi. Lors de ce crossover on découvrait aussi The Ray. Ce film d'animation existe dans le même univers. Il commence sur la Terre X alors que les résistant·e·s tentent de survivre à l'invasion. Lors de la bataille, The Ray est blessé. Il fuit sur une autre terre afin de protéger la base de la résistance mais il meurt immédiatement. Son pouvoir est transféré à une jeune travailleur social homosexuel : Ray Terrill.

    SPOILERS

    Ce film d'animation prend place dans un monde que l'on connait bien. Outre le fait d'être le lieu de plusieurs séries il se déroule dans un contexte particulier. Ray Terrill tente d'aider des personnes en situation de précarité mais son département n'a pas le budget nécessaire. Pire, le monde politique ne s'intéresse pas à ce travail. En effet, comme le dit le maire, les personnes qu'aident ce département ne sont pas des gens qui votent pour lui. Ce sont des personnes majoritairement d'origines étrangères et le maire préfère attirer des personnes qui votent pour lui car illes lui ressemblent : des personnes blanches de la classe moyenne. On a donc clairement un message politique, même s'il est simplifié par le film. Dans ce contexte, le but de Ray Terrill est d'aider les personnes qui ont en besoin. Ce qui est poussé assez loin lorsqu'il menace le maire en portant son costume, un acte peu démocratique qui n'est que peu thématisé par les scénaristes.

    Outre les problèmes de sociétés le film s'intéresse à la raison qui pousse certaines personnes à aider leur prochain, ici en portant un costume. Ray Terrill est présenté comme le frère d'un soldat mort en Irak. Pour Ray, ce frère est mort afin d'aider un peuple à se soulever contre un tyran, ce qui est un peu simpliste mais fonctionne au sein du film. Selon le message du film, les personnes qui veulent aider leurs prochains le font parce qu'elles ressentent le besoin d'agir pour restaurer un équilibre. Besoin qui est décrit comme une forme de responsabilité envers les autres. Ce qui explique pour quelle raison Ray se trouve sur terre X plus tard : car celle-ci a bien plus besoin de lui que les autres personnes.

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    *** Un petit sympathique mais qui n'est pas de grande qualité. À regarder si vous aimez cet univers.

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    Image : IMDB

  • Flash saison 5

    L'équipe Flash a réussi, Devoe est vaincu et son satellite a été détruit. Des débris ont touché des personnes innocentes mais au moins les dégâts ne sont pas trop nombreux. Malgré leur joie, l'équipe se demande comment le satellite a pu être détruit aussi facilement. La réponse est donnée lorsqu'une jeune femme entre dans la maison des West et annonce être la fille d'Iris West et de Barry Allen : Nora. Elle annonce aussi immédiatement avoir fait une erreur qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Nora a besoin de l'aide du Flash pour rentrer chez elle et réparer ce qu'elle a causé. Mais alors que l'équipe tente de l'aider un tueur en série apparait en ville. Celui-ci n'a qu'une cible : les méta-humain·e·s.

    SPOILERS

    Depuis le début de la série la famille a une place importante dans Flash. Ce dernier e bat pour aider les gens mais aussi, et surtout, pour protéger les personnes qu'il considère être de sa famille. Nora Allen est apparue à plusieurs reprises lors de la saison 4 et il semblait logique de penser qu'elle était la fille de Barry et Iris. Lors de cette saison elle est bien plus présente et son lien avec ses parents est au centre de plusieurs intrigues. Ainsi, elle est proche de Barry car elle ne l'a pas connu. Sa relation avec Iris est plus difficile mais se reconstruit petit à petit. D'une certaine manière, les événements de la saison sont secondaires face au lien familial de ces trois personnages. Ce qui rend la fin de la saison plutôt triste.

    Mais cette saison se déroule aussi un an avant le cross-over Crisis in infinite earth. Une crise annoncée lors de cette saison dans le cross-over Elseworld mais aussi dès le début de la série Flash. Je ne sais pas exactement de quelle manière la série va être impactée par la Crise mais elle est censée mettre en scène la mort de plusieurs personnages, dont le Flash. Ainsi, cette saison commence à préparer la fin du Flash en parlant de son héritage. Nora, provenant du futur, sait exactement ce qui reste des travaux du Flash. Celui-ci est vu comme un symbole d'espoir capable de vaincre non pas uniquement par la violence mais aussi par la raison et les paroles. Un homme capable de pardonner grâce à la foi qu'il possède envers l'humanité. Nora, bien entendu, doit apprendre quelle est sa place au sein de cet héritage, et accepter que son père ne soit pas devenu le Flash en un jour.

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    *** Sans être une catastrophe, tout en restant une série de la CW, j'ai l'impression que cette saison a bien plus d'incohérences et de non-dits que les précédentes. Est-ce moi ou les scénaristes sont un peu fainéant·e·s ?

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    Image : IMDB

  • Joker

    CW : Violences, mentions de violences sur enfants, harcèlement, le film me semble douteux en ce qui concerne son propos sur les malades psychiatriques

    Arthur Fleck est un habitant de Gotham. Il vit alors que la ville subit une crise économique importante. Les changements imposés par les coupures de fonds ont eu comme conséquences colères, oubliés et grèves. L'avenir est donc morose. Arthur Fleck réussit tout de même à survivre en tant que clown publicitaire. Mais cela implique de vivre dans un immeuble mal famé avec sa mère. Les deux passent leurs soirées devant une émission humoristique qui se moque de l'actualité. Arthur Fleck souhaite faire la même chose mais réussir en tant qu'humoriste est difficile et la vie ne semble pas lui offrir d'espoir. Petit à petit, il pourrait bien sombrer dans une violence gratuite.

    SPOILERS

    Comme beaucoup, ma curiosité me poussa rapidement à me demande ce que serait ce film. Ma curiosité fut aussi tempérée par une certaine inquiétude. On pouvait se demander si le film ne risquait pas de rendre acceptable un comportement comme celui des Incels. En effet, le Joker est un personnage malfaisant. Le rendre sympathique ou compréhensible pourrait créer un message dangereux. Ce qui n'implique pas qu'il est impossible d'expliquer ce personnage. Mais il faut suivre un équilibre difficile à atteindre. Du point de vue technique, le film est très maitrisé. On sent que tous les détails ont été pensés pour avoir une signification dans un cadre plus large. Les acteurs, et en particulier Joaquin Phoenix, sont impressionnants.

    Le film nous parle fortement car il s'inscrit dans un contexte de crise économique. Une crise qui implique non seulement moins de travail, dans des conditions plus difficiles, mais aussi des fonds moins importants pour le social. En parallèle, les médias et les élites économiques défendent l'arrivée au pouvoir d'un homme riche qui semble avoir peu d'empathies pour les besoins du peuple : Thomas Wayne. On peut penser à certains propos d'Emmanuel Macron par exemple. Ce que montre ce film, c'est un homme qui a des besoins. Un besoin d'être entendu. Un besoin d'être aidé. Un besoin d'être soutenu. Et un besoin d'amour. Sur ce dernier point, le film nous donne des informations sur le passé du Joker qui montrent à quel point il fut abandonné par tout le monde. Arthur Fleck est donc seul et perd absolument tous ses liens avec la société et avec d'autres personnes. De ce point de vue, on peut se demander si la présentation des problèmes, psychiatriques, d'Arthur Fleck est adéquate. Il est rapidement montré comme dangereux semblant créer un lien immédiat entre "folie" et dangerosité, un lien fréquemment dénoncé par les personnes concernées.

    Le film crée aussi un lien avec les luttes anticapitalistes. Celui-ci débute alors qu'Arthur Fleck tue trois personnes liées au monde de la finance. Immédiatement, se pose la question des raisons de ces meurtres et les médias imaginent une haine contre les riches. Ce qui est rapidement repris par une partie de la population qui décide de protester en se déguisant en clowns. Arthur Fleck devient donc un symbole de la lutte anticapitaliste alors qu'il refuse de se considérer comme lié à une idée politique. En son nom, et autours de lui, se met en place un mouvement. L'une des dernières scènes est particulièrement forte puisqu'elle marque le Joker comme symbole, vénéré par une masse anonyme en pleine émeute. Je me demande si utiliser d'un tel personnage de cette manière est adéquat. Le Joker use de la violence non pas pour des raisons politiques ou économiques mais pour créer de la peur en jouant de son imprévisibilité. Or, ce film le marque comme symbole d'un mouvement qui détruit et tue sans jamais construire, une vision pour le moins réductrice de l'anticapitalisme...

    Image : IMDB

    Site officiel

  • Avatar the last airbender: North and South par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 25 octobre 2017
    Pages : 240

    Ce volume contient North and South 1-3. Katara et Sokka rentrent enfin à la maison. Alors qu'illes se concentraient sur les besoins de Aang et de la création de la paix dans les nations du Feu et de la Terre leur père rentrait au Nord avec ses guerriers. Sokka et Katara pensent retourner au sein d'un milieu familier. Mais de grands changements ont eu lieu au Nord. Avec l'aide de la tribu de l'eau du Sud une reconstruction est en cours. Mieux encore, un plan pour le futur est en train de prendre forme. Mais tout le monde n'accepte pas ces changements, Katara elle-même a du mal à suivre ce qui est en train de se dérouler sous ses yeux.

    SPOILERS

    Comme beaucoup d'histoire au sein du monde d'Avatar ce volume pose la question des liens entre traditions et modernités. La tradition est un moyen de savoir qui l'on est et dans quel groupe on se situe. Tandis que la modernité peut provenir de cultures différentes et donc effacer le passé, et ne faire qu'imiter ces dernières sans prendre en compte le passé local. Dans ce volume, cette tension implique non seulement deux groupes différents mais aussi des changements importants dans l'espace et le contrôle sur les ressources naturelles, on peut facilement observer la même chose dans notre monde.

    Un second point de ce volume concerne le lien entre une nation et les autres. Face à cette perte de culture une partie des membres de la tribu de l'eau du Nord commence à souhaiter refuser tous liens et surtout toutes visites de la part de membres d'autres nations. On peut comprendre ce point étant donné que la nation du Feu est la principale coupable des problèmes de la tribu de l'eau du Nord. Mais cela va plus loin puisque même des alliés plus anciens et des membres de la même nation, mais du Sud, sont refusés. En parallèle, les auteurs mettent en avant le mépris subit par la tribu de l'eau du Nord. Elle est vue comme arriérée au sein d'un monde qui essaie de progresser. De plus, les auteurs ont la bonne idée de créer des liens importants avec la série Korra, qui s'intéresse particulièrement aux relations entre le Nord et le Sud.

    *

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    **** Un nouveau volume qui reste sur des thèmes classiques, pour la série, mais qui les traite plutôt bien. Et nous retrouvons Katara, Sokka et Toph !

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    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: Smoke and shadow par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 21 septembre 2016
    Pages : 240

    Ce volume contient Smoke and Shadow 1-3. Zuko a enfin retrouvé sa famille. Mais le changement a créé des problèmes au sein du monde d'Ursa, sa fille ne la reconnait plus. Cela n'empêche pas Zuko et sa mère de souhaiter revenir à la capitale afin d'apprendre à vivre ensemble. La capitale a été bien gérée par l'oncle de Zuko, mais une partie de la population n'accepte pas le trône de Zuko. Cette société secrète souhaite remettre Ozai à la tête de la nation du Feu. Pire encore, cette société semble être soutenue par des esprits qui se mettent à kidnapper des enfants.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est la peur. La série nous permet de comprendre que la famille de Zuko gouverne par la peur. C'est ainsi que la loyauté est imposée aux troupes et généraux. C'est aussi de cette manière que le monde est tenu. Azula est incapable de fonctionner autrement que par la peur qu'elle inflige à ses proches. Mais Zuko essaie de fonctionner différemment. Cela ne l'empêche pas de suivre les exemples de sa famille et ce volume permet de mettre cela en lumière. La question étant de savoir si la peur est réellement un bon moyen de gouverner.

    Cet aspect est aussi plus individualisé dans ce volume, en s'intéressant à la crainte des parents. Les auteurs expliquent qu'ils se sont inspirés de leur propre expérience pour mettre cela en avant. Ursa a peur pour sa fille. Ukano pour sa famille qu'il pense en danger sous le trône de Zuko. Et la population de la capitale de la nation du feu a peur, elle aussi, pour ses enfants. Face à ces peurs les antagonistes répondent par une sécurité formée de mercenaires tandis que Zuko essaie de réprimer ces actions. Là aussi, les réactions dépendent des craintes de tout le monde.

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    *** J'ai un peu moins apprécié ce volume. En grande partie parce que mes personnages préférés sont largement absents.

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    Image : Éditeur

  • The Kitchen / Les Baronnes

    Après un gros vide en matière de films que je souhaitais voir je fus quelque peu intrigué par la bande annonce de celui-ci. Nous y suivons trois femmes, deux d'origines irlandaises et une femme noire, dans le quartier de Hell's Kitchen à New York vers la fin des années 70. Leurs maris sont loin d'être des citoyens exemplaires. Ce sont des criminels qui font partie de la mafia irlandais locale. Celle-ci est aux abois car leurs activités sont de plus en plus difficiles. Les trois maris décident d'attaquer un commerce local pour relancer leurs activités, mais ils ne savent pas qu'ils sont sous surveillance active du FBI. À la suite de cette attaque, ils sont envoyés trois ans en prison. Leurs femmes sont censées être aidées par leurs amis mais elles ne reçoivent pas assez d'argent. Discutant entre-elles elles se demandent pour quelles raisons elles ne seraient pas capables de reprendre les activités de leurs maris, et surtout de réussir là où ces hommes ont échoué.

    SPOILERS

    J'ai plutôt apprécié ce film. Il est court et fonctionne assez bien. On comprend rapidement quelles sont les relations entre les hommes et entre les trois femmes. Des relations qui peuvent être mises en avant de manière plus ou moins subtiles. Le film montre ces trois femmes qui changent de voie à cause de l'absence de leurs maris. Elles étaient de bonnes mères de famille qui acceptaient les comportements de leurs maris et leur propre rôle. Mais ce rôle ne les a pas préparées à vivre seule, les rendant dépendant de la générosité d'autres hommes. Elles deviennent donc, petit à petit, les dirigeantes du quartier. Ceci tout d'abord en prenant soin de leur quartier et des habitant-e-s, qui donc acceptent de les payer avec plaisir. Ce n'est que plus tardivement au sein du film que les actes de violence commencent, alors qu'elles se heurtent à des hommes qui ne veulent pas abandonner leur place au sein de la société. La seule manière pour les femmes d'être dominante passe donc par la fin de la culture de domination des hommes.

    Ceci fonctionne assez bien. J'ai apprécié observer ces femmes dépasser les hommes et prendre des décisions difficiles à cause des attitudes masculines. Malheureusement, le film semble prendre des raccourcis à plusieurs reprises. Surtout vers la fin, certaines révélations nous sont offertes sans que jamais un seul indice ne permette de penser que celui-ci est possible. Par exemple, l'un des agents du FBI est décrit durant tout le film comme quelqu'un qui croit à la loi et qui travaille bien. Il est furieux lorsque les trois maris sortent de prison et lorsque les activités de mafia continuent dans Hell's Kitchen. Soudainement, on apprend qu'il est l'amant de l'une des trois femmes. On ne sait ni pourquoi ni comment mais cette relation transforme le film puisque le hasard devient un plan concocté à l'avance. Mais cette révélation sort de nulle part, créant la surprise, certes, mais donnant aussi l'impression que les scénaristes ont choisis la voie de la facilité.

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    *** Un film qui n'est pas mauvais mais dont le scénario est un peu fainéant.

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    Image : Site officiel

  • Avatar the last airbender : The rift par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The rift
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 11 février 2015
    Pages : 240

    Ce volume contient les parties 1-3 de The rift. L'Avatar, Katara, Soka et Zuko sont revenu-e-s de leur quête de la mère de ce dernier. Azula, elle, a disparu. Zuko profite de son temps avec sa mère pour comprendre, enfin, son passé et se réconcilier avec sa famille. Pendant ce temps, au Royaume de la Terre, une nouvelle idée a émergé. Yu Dao devient une ville gouvernée à la fois par des membres de la Terre et des membres du Feu. Les deux peuples essaient même de travailler ensemble à l'échelle industrielle. Mais leurs activités semblent avoir réveillé un problème puisque l'une des anciennes Avatar tente de contacter Aang.

    SPOILERS

    Le thème principal de ce volume est le lien entre le passé et le futur, via le présent. Celui-ci est dépeint selon deux grands mouvements. Premièrement, le futur est montré au sein des nouvelles formes de relations dans la ville de Yu Dao. Ces relations préfigurent ce que deviendra le monde dans la série The Legend of Korra. Cette ville accepte plusieurs peuples et elle permet un travail commun qui débute une forme d'industrialisation. Mieux encore, les pouvoirs des maitres des éléments sont copiés par des machines ce qui permet de donner une moindre importance aux maitrises. Mais cette industrialisation heurte le passé et la tradition incarné par un festival que Aang essaie de recréer. Bien qu'ancien et oublié, ce festival est un moyen d'éviter la colère des esprits et son oubli est dangereux.

    La relation entre passé et futur est aussi dépeint à l'aide de la relation entre Aang et Toph. Les deux ami-e-s sont très différent-e-s. Là où Aang est calme et pacifique Toph est passionnée et n'hésite pas à risquer de tuer ses adversaires. Là où Aang respecte les traditions Toph souhaite le changement. Il est naturel que chacun incarne l'une des directions qui pourrait prendre le monde. Cependant, leur combat est rendu plus intéressant par la fin du volume qui permet de faire une synthèse entre les deux. Certes, le respect du passé est bénéfique et avancer vers le futur est une bonne chose. Mais ce qui compte n'est pas de détruire le passé mais de le modifier, de créer de nouvelles idées. Une philosophie incarnée par un esprit avec lequel Aang parle à la fin du volume.

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    ***** Plus je lis ces comics plus je les apprécie. D'autant que celui-ci fait revenir Toph !

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender : The search par Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Michael Dante DiMartino, Bryan Konietzko, Gene Luen Yang et Gurihuru
    Éditeur : Dark horse 5 février 2014
    Pages : 240

    Ce volume contient The Search parties 1-3. L'histoire commence immédiatement après le volume précédent. L'avatar, son équipe, le roi de la Terre et le seigneur du Feu écoutent quelqu'un parler des anciennes formes politiques du Royaume de la Terre afin de trouver une solution aux colonies de la nation du Feu. Mais Zuko n'écoute pas vraiment. Depuis son ascension il souhaite surtout connaitre son passé pour mieux comprendre sa place actuelle. Il souhaite savoir ce qui est arrivé à sa mère. Pour cela, il doit accepter l'aide de son père, Ozai, et de sa soeur, Azula. Mais peut-il leur faire confiance ?

    SPOILERS

    Comme je l'imaginais à la fin du tome précédent, celui-ci serait beaucoup plus intimiste (et ne contient malheureusement pas Toph). Il s'intéresse en grande partie au passé d'Ursa. La description de ce passé donne une coloration tragique à son histoire et à son lien avec Zuko et Azula. Loin de vouloir entrer dans la famille royale, elle souhaitait vivre sur son île avec son amour d'enfance. Les auteurs font aussi attention à la vie d'Ursa lors de l'enfance de Zuko, jusqu'à dévoiler ce qui est réellement arriver lorsque Ozai a pris le pouvoir.

    Mais ce volume n'est pas simplement un moyen de parler de la relation entre une mère et ses deux enfants. Il prend aussi soin de parler des relations entre frères et sœurs. Pour cela, les auteurs utilisent deux exemples. Le premier est, bien entendu, celui de Soka et de Katara. Deux membres de la même famille qui peuvent se chamailler mais qui se soutiennent toujours et qui s'aiment profondément. Un second exemple arrive dans la partie 3. Ce sont un frère malade et une sœur qui essaie de trouver un moyen de guérison. Là aussi, on nous montre deux personnes qui s'aiment et se soutiennent. Face à cela, la relation entre Zuko et Azula est bien plus difficile. Azula est montrée dans toute son intelligence, et sa tragédie. En effet, lorsqu'elle a atteint le rang de Seigneur du Feu elle a aussi perdu pied. Mais les auteurs montrent aussi d'où provient sa cruauté, lors de son enfance. Zuko, lui, est montré comme un enfant qui ne comprend pas les raisons derrière les actes de sa sœur puis comme un adulte qui essaie de réparer une relation difficile.

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    ***** J'ai beaucoup aimé ce second tome et la manière dont il gère le passé, et le présent, de Zuko

    Image : Éditeur

  • Avatar the last airbender: The promise par Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru

    Titre : Avatar the last airbender : The promise
    Auteurs : Bryan Konietzko, Michael Dante DiMartino, Gene luen Yang et Gurihiru
    Éditeur : Dark horse 20 février 2013
    Pages : 240

    Ce volume contient The Promise 1-3. La guerre est terminée. Le Seigneur du Feu Ozai a été vaincu. Son fils, Zuko, règne à sa place. Le roi de la Terre a été remis sur son trône. La flotte de la nation de l'Eau s'est retirée. Mais la paix n'existe pas encore. Afin de garantir l'harmonie entre les peuples le Seigneur du Feu, le roi de la Terre et l'Avatar Aang se réunissent et acceptent un plan : le mouvement de restauration de l'harmonie. Celui-ci implique de détruire les colonies de la nation du Feu afin de rendre au royaume de la Terre ses possessions. Mais est-il vraiment possible d'effacer ainsi 100 ans de coexistences et d’occupation ?

    SPOILERS

    La série Avatar n'hésitait pas à s'intéresser à des sujets difficiles tout en essayant de parler à des enfants. Ce comics continue cette tradition. En effet, les différents personnages doivent se confronter aux problèmes de la colonisation. Dans cet univers, la nation du Feu a colonisé des villes du royaume de la Terre. Ceci met à mal la division entre quatre nations qui nous est montrée et il est logique d'essayer d'y revenir. Mais le comics montre parfaitement bien que les décisions les plus logiques peuvent s'attaquer à la vie de personnes concrètes. En nous montrant l'exemple de la ville de Yu Dao les auteurs nous montrent de quelle manière une ancienne colonie se fonde sur une forme de mixité culturelle. Des maitre-sse-s de la Terre y sont considérés comme des citoyen-ne-s de la nation du Feu. Les familles se sont mêlées et ont commencé à travailler ensemble afin de créer une culture différente. Cependant, les colonisateurs sont tout de même dominant-e-s économiquement parlant. En peu de pages, les auteurs nous montrent des problèmes très concrets tout en refusant la colonisation.

    Ce volume parle aussi de la difficulté de diriger une nation. Aussi bien Zulo et que le roi de la Terre doivent prouver à leur peuple qu'ils sont capables de prendre des décisions en leur faveurs. Le roi de la Terre doit briser son image de faiblesse qui l'a forcé à fuir après avoir été trahi. Zuko, lui, doit reprendre en charge une nation guerrière dont l'ancien Seigneur est toujours en vie. Alors qu'il commence en essayant de suivre ses idées, il est rapidement obligé de demander les conseils de son père car il doute de plus en plus de la justesse de ses actes. Bien entendu, on comprend que c'est ce doute qui permet à Zuko de devenir un meilleur dirigeant. C'est aussi son envie de protéger la population qui lui permet d'être différent de son père même si cela implique de prendre des décisions qui risquent de le rapproche d'Ozai.

    Enfin, nous avons Aang. Là aussi, nous revenons vers lui immédiatement après la fin de la série. Sa relation avec Katar, à laquelle je ne crois toujours pas, est accélérée puisque les deux sont officiellement en couple. Bien que ce ne soit que rarement mis en avant, les auteurs montrent les difficultés d'un jeune couple constitué de deux personnes qui entrent tout juste dans l'adolescence. Les auteurs s'intéressent bien plus à ce que signifie, pour Aang, le titre de dernier maitre de l'air. Pour en parler ils introduisent un fan club constitué de deux chapitres. Le premier ressemble fortement à des fan clubs existants tandis que le second est constitué de personnes qui étudient la culture des nomades de l'air. Ce point permet de parler d'appropriation culturelle.

    Ce premier vrai volume des comics d'Avatar le dernier maitre de l'air me semble être une réussite. En peu de pages, les auteurs introduisent des questions complexes tout en construisant sur ce que la série avait mise en place. La fin de ce volume annonce aussi l'intrigue du prochain qui semble être beaucoup plus intimiste.

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    **** Un bon premier volume, je suis curieux de lire la suite

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    Image : Éditeur