15/06/2017

Paper Girls 2 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 2
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 17 mars 2017
Pages : 136

Ce second tome contient Paper Girls 6-10 publiés chez Image Comics. Lors du tome précèdent quatre jeunes filles se levaient afin de livrer des journaux dans leur ville. C'était la fin de la nuit des Morts et elles ont préférés rester ensemble en cas de problèmes. Mais rien ne pouvait les préparer à l'arrivée de gens étrangers et de dinosaures. Après bien des péripéties elles furent envoyées en 2016 juste avant la fameuse élection. Elles souhaitent toujours comprendre ce qui leur est arrivé. Alors pourquoi ne pas se rendre chez leurs versions plus âgées ? Mais seule Erin est resté en ville et le futur de chacune ne semblent pas aussi rose que prévu. Pire encore, une ville est soumise à l'attaque d'êtres venus du futur. Le groupe à peu de temps pour réfléchir et savoir qui est qui. Il faut aller de l'avant.

Le premier tome m'a beaucoup intrigué. Les auteurs créaient des personnages intéressants et assez différents les uns des autres. L'intrigue était rapide et presque aucunes réponses ne nous était donnée. Je voulais en savoir plus, comprendre ce qui se déroulait et qui étaient les différents groupes qui semblent se battre. Ce second tome permet d'ajouter un peu de mystère tout en répondant à certaines questions. On en sait plus sur la provenance des personnages, voir même l'époque, et leur technologie. On en sait aussi plus sur le fonctionnement de celle-ci dans ce monde précis. Par contre, les causes de la guerre qui semble exister ne sont que peu explicitées. Les auteurs décident aussi d'utiliser l'arc classique de la rencontre entre le passé et le futur des personnages. Bien que l'on puisse craigne le pire, je trouve que celle-ci est assez réussie. Elle permet non seulement de donner des informations sur le futur mais aussi de mieux caractériser chacune des filles. Au final, il ne se passe pas grand-chose et pourtant tout va très vite. Personnellement, je suis toujours accroché et je fais confiance aux auteurs pour la suite.

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**** Un second tome tout aussi réussi que le premier mais qui se permet de développer un peu le contexte et les personnages.
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Image : Éditeur

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12/06/2017

Wonder Woman

De nos jours, Diana vit à Paris et travaille au Louvre. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Une photo, en particulier, prouve que Wonder Woman s'est impliquée dans la Première Guerre Mondiale. Mais quelle est l'histoire derrière cette image ? Il y a longtemps, Wonder Woman fut entrainée par les plus grandes guerrières de son île. Elle devait devenir la meilleure de toutes afin de suivre la mission des Amazones : protéger le monde de la guerre. Après des années d'entrainement, un avion s'écrase sur l'île. L'événement est sans précèdent. Plus surprenant encore, le pilot est un mâle. Ce dernier, Steve Trevor, explique que le monde extérieur est entrainé dans une guerre sans fin. Les armes les plus destructrices sont utilisées. Hommes, femmes, enfants ne sont pas à l'abri. Pour Diana sa mission est claire. Une telle guerre ne peut qu'être l’œuvre d'Arès. Elle doit se rendre dans le monde des hommes et détruire Arès.

Attention ça va spoiler.

Après le critiqué Man of steel, le bancale Batman V Superman et l’horreur que fut Suicide squad Wonder Woman est l'espoir pour l'univers DC. Alors que la plupart des annonces donnent l'impression que DC ne sait pas comment lancer ses films Wonder Woman a réussi à incarner la possibilité de réussir à faire un film. Oui, nous en sommes au point de se demander si DC est capable de créer des films. Wonder Woman est une réussite. Une réussite classique qui ne prend pas les risques de Batman V Superman mais une réussite.

Il y a plusieurs aspects que j'ai apprécié dans ce film. Les chorégraphies des Amazones sont magnifiques. La scène du No Man's Land est épique et les dialogues sont souvent savoureux. Mais un point que j'ai particulièrement apprécié est l'effort de contraste entre le monde des Amazones et le monde des Humain-e-s. Les Amazones vivent sur une île qualifiée de paradis. On nous montre un peuple cultivé qui semble vivre en harmonie avec la nature, les divinités et l'humanité. Tout est vert ou chaud. L'entrainement des Amazones est guerrier mais pour se préparer et non pour lancer une guerre. Le monde des hommes s'incarne par Londres. La ville est grise, polluée. Cet aspect continue dans les tranchées. Les humain-e-s vivent en guerre contre elleux-même et contre le monde. C'est ainsi que d'une île en harmonie, qui ne semble pas connaitre une forte pudeur ni une division en classe sociale importante. On passe à une ville divisée entre classes, entre nations et entre hommes et femmes, visible dans les vêtements et le comportement masculine face à Diana.

Le film met aussi en contraste la guerre et l'amour. La guerre, pour Diana, est d'abord une histoire. Une fable belle emplie de bravoure. Un combat pour ce qui est juste. Cela me rappelle un peu les écrivains qui faisaient l'apologie de la guerre avant d'être impliqué dans les tranchées. Diana est fascinée mais elle ne connait pas réellement la véritable guerre. Elle est naïve à cause de cela. Ce film est un moyen de casse cette naïveté en la confrontant à une guerre dans laquelle il n'y a pas de bons ou de mauvais côtés mais seulement des personnes qui meurent. Ce qui mène au climax vers la fin du film lorsqu'elle croit avoir enfin détruit Arès mais que la guerre continue. Diana réalise soudainement que le mal ne s'incarne pas simplement dans un être mais existe partout. Que, peut-être, personne ne mérite la compassion et l'amour. Cependant, ces deux émotions sont nécessaires. Il n'est donc pas surprenant, et même logique, que Diana ne puisse vaincre qu'en usant de son amour et de sa compassion pour les humain-e-s. Bien que l'amour avec Steve Trevor soit un peu difficile à croire - on a l'impression que Diana ne l'aime que parce que c'est le premier homme qu'elle voit tandis que Steve aime Diana parce qu'elle est belle - la compassion est utilisée à plusieurs reprises pour expliquer les actions de Diana. La scène du No Man's Land existe à cause de la compassion de Diana.

Il est malheureusement dommage que la fin soit, selon moi, ratée. Durant tout le film Diana est convaincue qu'un général allemand, Ludendorff. Ce dernier est montré comme un jusqu’au boutiste qui ne souhaite que la guerre même si des innocent-e-s en souffriront. Lors d'une scène il n'hésite pas à bombarder un village civil afin de tester une nouvelle arme. Je craignais que les allemands soient, encore une fois, utilisés comme vilains génériques alors que la Première guerre mondiale n'est pas aussi simple. Heureusement, le film retourne la situation en révélant que Arès n'est pas un général allemand mais un lord anglais, moustachu et en costume. La confrontation entre Arès et Diana est très réussie lors de cette partie. Arès ne se bat pas, il parle. Arès ne peut pas être confronté, il est une ombre. Arès ne fait pas la guerre il murmure, influence, et laisse l'humanité décider. À mon avis, cet aspect est fondamental. Arès ne veut pas détruire, il veut prouver que l'humanité est maléfique en la laissant se détruire seule. Lorsque Arès enfile une armure et décide de se battre tout ceci disparait pour une scène générique en CGI. Ce qui fonctionnait parfaitement quelques minutes auparavant, un petit homme gris moustachu parfaitement poli, devient ridicule (en particulier la moustache sous l'armure). Les scènes de combat qui terminent le film ne sont qu'une salade d'effets spéciaux, longues et sans intérêts. Cette fin illustre un problème récurrent dans les block buster : privilégier le spectaculaire, l'image épique, à l'écriture dans une intrigue logique et pensée. Le final enlève toute sa force à Arès et j'aurais préféré le voir lentement disparaitre dans l'ombre, annonçant par-là que la guerre ne peut être tuée mais seulement temporairement arrêtée (et, en plus, cela aurait pu lancer une quête des origines et des divinités pour Diana).

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**** Le meilleur film DC dans l'univers qu'illes souhaitent lancer. Certes, ce n'est pas compliqué et Wonder Woman reste classique.
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Image : Site officiel

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08:57 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wonder woman, dc | | | |  Facebook

11/06/2017

Paper Girls 1 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson

Titre : Paper Girls 1
Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson
Éditeur : Urban comics 7 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient Paper Girls 1-5. 1988, le monde est encore sous la Guerre Froid. Les États-Unis décident si Bush sera président ou non et, dans une petite ville, 4 jeunes filles se réveillent tôt le matin. Leur travail est de s'occuper de la distribution du journal local afin que toutes les personnes abonnées soient servies. Mais c'est aussi le lendemain d'Halloween et il est mieux de travailler en groupe pour éviter les groupes d'adolescent-e-s idiot-e-s et alcoolisé-e-s. Tout se passe bien jusqu'à ce que le groupe soit confronté par deux jeunes en costumes étranges. Rapidement, tout change et la ville, qui était familière, devient un lieu étrange remplis de monstres.

J'apprécie beaucoup Vaughan. Il est rare que ses histoires me déçoivent et certains des comics dont il est le scénariste sont parmi les meilleurs que je connaisse. Il devient donc difficile de ne pas se jeter sur tout ce qu'il écrit sans même me demande si je vais apprécier ou non. Dans ce comics Vaughan décide de jouer sur la fin des années 80. Une époque souvent mise en scène dans des films classiques de notre enfance. On retrouve donc la formule que l'on connait : un petit groupe d'enfants se retrouve lié à des événements extraordinaires. Mais je ne saurais pas vous dire quels sont ces événements. Les auteurs ne nous offrent aucun indice et nous sommes aussi perdu que les jeunes filles le sont face à tout ce qui se passe.

Ce que j'apprécie dans Saga se retrouve ici. Il y a une grande diversité dans les personnages. Les couleurs sont vives. On retrouve aussi bien des humain-e-s que des personnages qui nous semble très étrangers. Les auteurs semblent vouloir nous dépayser en créant tout ce que leur imagination peut leur donner. Ainsi, ce n'est presque pas une surprise que de lire que certains monstres sont, en fait, les enfants d'un autre personnage. Ce dépaysement est aussi aidé par la langue (je plains les personnes chargées de la traduction). Outre le "français" il existe deux autres langues. L'une est constituée de signes et je suis incapable de la lire. La seconde semble une version futuriste du "français" que l'on peut comprendre mais qui reste très différent de ce que l'on connait, avec une adjonction de latin de temps en temps. Ce premier tome est intriguant. On ne nous donne presque rien et nous suivons l'intrigue au même rythme que les héroïnes du récit sans savoir si les décisions prises sont les bonnes ou des erreurs.

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**** Le premier tome est beau, il dépayse fortement mais il ne donne aucun indice. Je me demande comment l'intrigue va continuer et ce qui se déroule.
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Image : Éditeur

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03/06/2017

Teen Titans: The Judas contract

Les Teen Titans sont une famille. Des enfants et des jeunes qui ont tout perdu ou qui ont besoin d'un lieu dans lequel vivre en sécurité. Dernièrement, l'équipe a accepté l'entrée de Terra. Une jeune femme capable de manipuler la terre et la roche. L'équipe est toujours aussi compétente et s'intéresse grandement à une église dont les activités semblent plus proche du terrorisme que de la religion, HIVE. Dans cette guerre plusieurs bases de HIVE sont détruites. Il n'en faut pas beaucoup plus pour persuader son dirigeant, brother Blood, d'engager Slade Wilson. Mais le but n'est pas simplement de s'attaquer aux Titans. Slade et Blood ont un plan bien plus élaboré qui pourrait détruire les Titans.

Ce nouvel animé prend part dans la continuité actuelle des films d'animation DC. On retrouve donc plusieurs personnages déjà connu et leurs relations ne sont pas une surprise. Damian est toujours aussi drôle et j'aime ses répliques face à Dick Grayson. On en sait un peu plus sur Beast Boy et Beetle mais encore trop peu pour vraiment s'y intéresser. Par contre, la relation entre Starfire et Dick Grayson est précisée. Là aussi, on retrouve plusieurs dialogues assez drôles et je commence à douter de la "naïveté" de Starfire. Les scènes d'actions sont réussies. Le film ne perd pas de temps et on entre rapidement dans les combats et l'intrigue.

Malheureusement, il est dommage que le film mette en scène une relation très toxique entre Terra et Slade Wilson voir avec Beast Boy. Ce dernier, dans une scène, enserre Terra et tente de la forcer à donner un baiser, ce qui est clairement un abus lié à l'usage de la force physique. C'est très problématique et il aurait été de bon ton de mettre en question ce comportement encore trop souvent accepté de nos jours. Mais le pire est Slade Wilson. Lors d'une scène on nous montre Terra en nuisette et maquillée qui drague ouvertement Slade. Le problème n'est pas Terra mais Slade. Selon le film, il existe une relation sexuelle entre les deux personnages (même si celle-ci n'est jamais montrée). Mais Terra est une jeune adolescente, orpheline, tandis que Slade est un adulte qui contrôle la vie de Terra depuis qu'il l'a recueillie. Il est très problématique de considérer comme normale une relation entre un adulte, qui fait figure de parent, et une jeune femme encore adolescente. Jamais le film ne remet en question cette relation. Au contraire, les scénaristes insistent à plusieurs reprises sur son existence. Je ne sais pas si les scénaristes n'ont pas compris ce qu'ils ont écrit ou non mais j'ai peu apprécié ces scènes qui, je pense, n'auraient pas dû exister.

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** Bien que le film ne soit pas mauvais et même plaisant il est amoindri par une scène d'abus et la mise en place d'une relation toxique entre deux personnages, sans aucune remise en cause.
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Image : Site officiel

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02/06/2017

Nightwing vol. 1: Better than Batman par Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor

Titre : Nightwing vol. 1: Better than Batman
Auteurs : Tim Seeles, Javier Fernández et Chris Sotomayor
Éditeur : DC 25 janvier 2017
Pages : 168

Ce volume 1 contient nightwing rebirth 1, Nigtwing 1-4 et Nightwing 7-8. L'intrigue se déroule après Grayson donc attention aux spoilers.  Nightwing est mort, son identité révélée au monde entier. Il est donc devenu, sur la demande de Batman, un agent de Spyral chargé d'étudier cette agence d'espionnage et de la faire tomber. En tant qu'espion il était connu sous le nom de Grayson ou encore d'Agent 37. Mais les choses changent. Et, après le succède de sa mission, Dick Grayson décide de reprendre son identité secrète, malgré les difficultés que cela implique. Mais Dick Grayson n'est pas tiré d'affaire. En effet, le parlement des Hiboux, une émanation internationale de la cour des Hiboux de Gotham, piège Grayson et le force à travailler pour elleux. Son identité est maintenant aux mains d'une élite riche et meurtrière. Mais Grayson a un plan.

J'ai bien aimé Grayson, dont je n'ai toujours pas la fin, et je fais plutôt confiance au scénariste Tim Seeles. Après avoir regardé les sorties sous le label Rebirth j'ai souhaité lui faire confiance et me lancer dans sa série Nightwing qui reprend exactement après Grayson. Le thème principal de ce volume est l'identité. En effet, depuis un grand nombre de numéros Nightwing, alias Dick Grayson, ne possède plus son identité. Celle-ci lui a été volée puis il l'a abandonnée au profit d'un travail dans les ombres en tant qu'espion. Dick Grayson n'est plus vraiment lui-même. Ce retour au costume classique ainsi qu'à son identité de héros lui permet de tenter de retrouver ce qui fait ce qu'il est. Cependant, là aussi, son identité est utilisée et corrompue par un groupement. De ce point de vue, il est intéressant que le partenaire de Grayson, Raptor, soit si intéressé par l'importance des noms et des marques au point d'en faire une sorte de philosophie.

Mais ce tome parle aussi de la division entre criminel et héros. Un héros est censé faire respecter la loi et protéger les innocents. Cependant, n'est-il pas parfois nécessaire de violer la loi dans le but de faire justice ? La question est au centre de ce volume qui place Grayson face à un groupement élitiste puissant et sans remords. Doit-il agir immédiatement ou prendre le temps de mieux connaitre son ennemi afin de le faire tomber définitivement au prix de la souffrance de personnes innocentes. Face à ce problème de conscience Batman incarne le respect de la loi, malgré son statut de héros qui fonctionne en dehors du système, tandis que son partenaire Raptor incarne la nécessité de violer la loi pour aider les plus faibles. Il est dommage que cette dichotomie ne soit pas mieux mise en scène et plus réfléchie. L'écriture me semble un peu faible en ce qui concerne ce thème. Cependant, ce premier volume sous le label Rebirth me semble réussit. J'ai apprécié suivre Nightwing et je vais probablement apprécier la suite.

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**** Un premier volume dans la lignée de la série Grayson, bien écrit et drôle.
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Image : Éditeur

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28/05/2017

Mockingbird 2. My feminist agenda par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 2. My feminist agenda
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Sean Parsons et Rachelle Rosenberg
Éditeur : Marvel 2 mai 2017
Pages : 120

Ce second tome contient Mockingbird 6-8 et New Avengers (2010) 13-14. Bobbi Morse a besoin de vacances. Après avoir vaincu une armée des morts dans un hôpital secret du SHIELD elle aimerait pouvoir se reposer. Mais Civil War II la rattrape et elle est invitée à participer à une croisière dans les caraïbes. Malheureusement, c'est une croisière durant laquelle a lieu une convention à la gloire de son ex-mari : Clint Barton. Mais elle doit s'y rendre car quelqu'un lui explique posséder une preuve de l'innocence de Clint dans le meurtre dont il est accusé. Alors s'il faut enquêter autant apprécier le moment même si le bateau semble rempli par le passé de Bobbi Morse.

Le second, et dernier, tome de Mockingbird ne contient que 3 épisodes. Les autres sont un retour sur la mort et la résurrection du personnage. Bien qu'ils ne soient pas indispensables ils donnent un peu d'épaisseur au tome et permettent aux personnes qui ne connaissaient pas l'histoire de connaitre le contexte de la résurrection de Bobbi Morse. Malheureusement, ils s'inscrivent aussi dans un contexte plus large de la série New Avengers 2010 et de l'événement Fear Itself, deux histoires que je ne connais pas.

L'intrigue de ce tome es directe au contraire du premier tome qui expliquait le numéro 1 par la suite pour tout remettre en place lors du numéro 5. L'histoire est efficace et directe. Il y a quelqu'un avec des preuves qui peuvent innocenter Clint Barton. Cet homme est assassiné. Il faut enquêter. Il n'y a rien de bien compliqué mais c'est efficace. J'ai aimé suivre les réflexions de Bobbi et on sent que la scénariste est une habituée du thriller. Elle réussit parfaitement à s'adapter au genre des comics et ajoute des références au passé ainsi que des schémas à la fois drôle et adaptés au déroulement de l'intrigue. Tout comme le premier tome, beaucoup de choses ses déroulent dans les détails qu'il faut tenter de trouver et de lire. Encore une fois, il est dommage que cette série soit annulée. Elle était bien partie pour être très bonne si l'on en croit les 8 épisodes que nous possédons.

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***** Un second tome tout autant réussi que le premier avec une intrigue efficace qui réussit à conclure la série en beauté.

Image : Éditeur

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Mockingbird 1. I can explain par Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberg

Titre : Mockingbird 1. I can explain
Auteur-e-s : Chelsea Cain, Kate Niemczyk, Ibrahim Moustafa, Joëlle Jones et Rachelle Rosenberga
Éditeur : Marvel 1 novembre 2016
Pages : 136

Ce tome contient Mockingbird 1-5 et mockingbird. SHIELD 50th anniversary 1. Bobbi Morse est beaucoup de chose. Elle est une super-héroïne, une agente du SHIELD et une biochimiste. Bobbi Morse est l'une des personnes les plus intelligentes de la planète et il n'y a rien qu'elle apprécie plus que de se verser un ver de chardonnay après une dure journée au SHIELD. Bon, elle aime aussi garder ses ex à proximité en cas de besoins. Mais Bobbi Morse est aussi la personne dont le corps est rempli à la fois du sérum du super-soldat, ayant créé Captain America, et l'Infinity Formula, permettant à Nick Furry de ne pas vieillir trop vite. Ces deux cocktails n'ont jamais été utilisé ensemble et personne ne sait ce qui pourrait advenir. Donc, le SHIELD décide de forcer Bobbi Morse à suivre des check-up réguliers et jamais annoncé une fois par semaines. Cependant, la base médicale du SHIELD cache beaucoup de secrets dont un lié à Bobbi Morse.

Mockinbird fut annulé après 8 numéros alors que la scénariste, Chelsea Cain, était la cible d'un harcèlement dû à une couverture ouvertement féministe. Pourtant, la série était très bien notée et, malheureusement, Chelsea Caine a décidé de quitter l'industrie des comics. Acheter les deux tomes de Mockingbird est donc un moyen de soutenir une série qui s'est arrêtée trop tôt et qui possède un ton très particulier. En effet, on suite une super-héroïne plus intelligente que tout le monde, qui aime le sexe et très compétente. De plus, elle revendique son droit à être sur le devant de la scène.

Mockinbird est un comics féministe. Que ce soit le personnage, les situations, les détails ou l'intrigue tout nous le dit. L'intrigue place Bobbi Morse face à une organisation qui souhaite contrôler son corps pour des motifs médicaux. Bien que l'idée de départ soit bienveillante on observe Bobbi Morse perdre le contrôle des informations qu'elle doit donner et de son propre corps qui devient un objet d'expérimentation scientifique désincarné. Outre cette intrigue principale, les autrices placent la personne dans différents contextes à la fois drôle et bien écrit. Que ce soit dans un donjon SM, au milieu d'une catastrophe écologique ou encore face à une jeune préadolescente de 12 ans qui développe des pouvoirs. Je ne saurais dire qu'elle est le meilleur épisode ni la meilleure planche. Toutes sont à observer à la fois dans la totalité et le détail puisqu'on y trouve souvent des références féministes discrètes. L'annulation de cette série est un véritable gâchis et je me réjouis de continuer avec le second et, malheureusement, dernier tome.

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***** Drôle, militant, bien écrit et qui ne s'excuse pas. Une réussite !

Image : Éditeur

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21/05/2017

Young justice Invasion / La ligue des justiciers nouvelle génération saison 2

Il y a longtemps, j'avais pu me procurer la première saison de cette série annulée en 2013. Alors qu'une troisième saison est annoncée pour 2018 j'ai enfin pu regarder la seconde saison. Young Justice s'intéresse aux sidekicks des héro-ïne-s que nous connaissons. La première saison utilisait un petit groupe qui enquête sur les agissements d'une organisation mystérieuse. La série nous laissait avec de nombreuses questions à la fin du dernier épisode de la saison. Cette seconde saison débute avec une ellipse temporelle. 5 ans se sont déroulés et beaucoup de choses ont changé. Des couples se sont brisés et d'autres se sont formés tandis que des identités ont changé. Le plus important est la retraite d'Artemis et de Kid Flash qui préfèrent vivre ensemble en harmonie. Plus important encore, Aqualad a trahi le groupe et accepte d'être le bras droit de son père : Black Manta. Les activités de la Justice League sont fortement mises en question alors que ses membres les plus célèbres sont emprisonnés sur une planète éloignée et qu'une race alien décide de contacter la Terre. Immédiatement, la Justice League enquête et se demande si cette arrivée n'a pas un lien avec les évènements d'il y a 5 ans.

Ce qui rend la première saison sympathique est l'impression de famille dégagée par le groupe. Il y a un petit nombre de personnages dont une moitié se connait depuis des années. Les relations sont complexes et changent durant le déroulement de l'intrigue. Ainsi, on connait très bien l'histoire de chacun-e-s. Dans cette seconde saison, le groupe est beaucoup plus vaste. Il y a de nombreuses équipes formées de nombreux nouveaux personnages dont on ne connait pas immédiatement l'histoire. Fatalement, certains personnages sont laissés de côté tandis que d'autres sont un peu plus construit. Mais, pour pallier à cela, la réalisation place l'intrigue 5 ans plus tard. On essaie dont tout autant de comprendre ce qui est arrivé aux héro-ïne-s que l'on connaissait et qui ont changé. Pour moi, le changement le plus important est celui de Miss Martian qui passe d’une jeune adolescente un peu naïve a une jeune femme sûre d'elle-même et extrêmement puissante.

Ce qui fait le charme de la première saison est aussi l'intrigue. On suit une enquête sur le long terme dont on ne connait pas immédiatement les tenants et aboutissements. Lors de cette seconde saison, on sait qui sont les coupables mais on ne connait toujours pas leur but. C'est donc une bonne idée de la part des scénaristes de construire sur la première saison pour expliquer la seconde. On apprend que la Terre est maintenant au centre de l'attention de l'univers ce qui attire plusieurs races aliens dont les buts ne sont pas pacifiques. Bien que l'intrigue soit parfois un peu précipitées, j'ai apprécié son déroulement. On éloigne la Justice League, on crée un contact désastreux avec une race pour, ensuite, introduire une autre qui, elle, prend contact pacifiquement en suivant les canaux diplomatiques. Mieux encore, l'intrigue joue sur les secrets de la Justice League, tout comme elle jouait sur les secrets lors de la première saison, pour expliciter la perte de confiance du public envers ses héro-ïne-s. À mon avis, la seconde saison est un peu plus faible que la première mais reste une réussite et je me réjouis de découvrir la troisième.

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**** Une seconde saison dans la continuité de la première et qui ose créer de nombreux changements parfois risqués.
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Image : Allociné

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20/05/2017

Ms. Marvel 5. Guerre civile par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona

Titre : Ms. Marvel 5. Guerre civile
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Adrian Alphona
Éditeur : Panini 5 avril 2017
Pages : 136

Ce tome 5 contient Ms. Marvel (2016) 7-12. Lors du tome précédent on observait une forme de tension entre les deux mentors de Kamala Khan. Aussi bien Iron Man que Captain Marvel semblent ne pas apprécier d'être l'un en face de l'autre. Mais ce n'est que dans ce tome que la rupture est consommée après l'apparition d'un Inhumain capable de calculer l'avenir et, donc, d'éviter les crimes et catastrophes futurs. Et Kamala se trouve en plein milieux. Elle ne se bat pas sur le front mais elle est chargée, par Captain Marvel, de gérer la justice prédictive au New Jersey. Kamala croit en Captain Marvel et ne pose aucune question. Mais ses ami-e-s et sa famille n'apprécient pas ce qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Lorsque la poussière retombera il se pourrait que Kamala Khan ait perdu plus qu'elle ne le pense.

Je n'ai pas lu Civil War II et les retours ne sont pas très bons. Avec l'apparition d'Ulysse Marvel a créé deux camps. L'un des camps pense que les prédictions peuvent permettre d'arrêter les personnes avant le crime et, donc, sauver des vies. Le second considère qu'une personne qui n'a pas commis de crime ne devrait pas se trouver en prison. Derrière cette idée on comprend aisément que l'on parle de justice prédictive. Pourquoi ne pas utiliser toutes les ressources à disposition pour éviter des problèmes ? Ce que ce tome montre bien c'est que la justice prédictive ne fonctionne pas. En effet, elle se base sur des interprétations humaines qui peuvent suivre des préjugés. Pire encore, la prison n'est pas forcément une réponse à tout. Dans certains cas, et le tome le montre, il suffit d'être attentif et de communiquer. Ce tome montre Kamala Khan naviguer de l'un à l'autre camp sans réellement savoir que faire ni quelle est la bonne solution.

Les auteur-e-s ont la bonne idée de créer de véritables conséquences pour Kamala Khan. Au lieu de s'attaquer à des inconnus son groupe de justice prédictive impacte directement la vie de Kamala Khan. Ce ne sont pas des vilain-e-s qui sont inquiétés mais de simples citoyen-ne-s emprisonné-e-s illégalement. Il n'est donc pas étonnant que Kamala Khan se retrouve isolée, sans ami-e-s et que sa famille se pose des questions. Au final, Kamala Khan perd tout simplement son identité et cela permet aux auteur-e-s d'écrire un dernier numéro qui permet un retour aux sources.

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***** Sans juge de l'évènement, ce tome 5 de Ms Marvel est réussi et fonctionne bien.

Image : Éditeur

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19/05/2017

Ms. Marvel 4.Super célébre par Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon

Titre : Ms. Marvel 4. Super célèbre
Auteur-e-s : Gwendolyn Willow Wilson, Takeshi Miyazawa et Nico Leon
Éditeur : Panini 14 septembre 2016
Pages : 144

Ce tome contient Ms Marvel (2016) 1-6. Lors du tome précèdent la fin du monde a eu lieu. Maintenant ça va mieux. Il s'est passé six mois depuis les évènements de Last Days et la reconstruction de l'univers Marvel après l'évènement d'Hickman. Le monde a continué de tourner et Ms Marvel avec. Après avoir beaucoup travaillé, et la permission de sa mère, elle a été acceptée au sein des Avengers. Depuis, elle jongle entre son équipe, sa ville, l'école, ses ami-e-s et sa famille. Elle pense pouvoir tout mener sans problèmes mais lorsque son image est utilisée pour défendre la reconstruction de la ville elle comprend qu'elle a laissé trop de choses de côté. Pire encore, l'homme qu'elle aime est en couple !

Ms Marvel est toujours aussi sympathique. Depuis le début, j'ai beaucoup aimé ce personnage de jeune lycéenne musulmane d'une famille migrante. Elle est drôle, bien écrite et le personnage adore la pop culture et les jeux-vidéos ! Ce tome permet même de faire une référence à Dune (ce qui suffit à le conseiller à tout le monde). Les tomes précédents permettaient de répondre à la recherche d'identité de Kamala Khan. D'où viennent ses pouvoirs ? Qui est-elle et quelle est sa place dans le monde ? Ce nouveau tome donne l'impression que cette quête est terminée. Il donne donc plus de temps à parler de la gestion de son temps par Kamala Khan. Quelles sont ses priorités et ce qu'elle accepte de sacrifier afin de devenir Avengers ? Les premiers numéros parlent aussi de gentrification avec un changement important pour la ville de Ms Marvel. Les auteur-e-s montrent que cette mutation s'accompagne d'une perte d'identité locale, d'emplois mais aussi de loyers élevés et surtout d'une forme de ghettoïsation des riches qui contrôlent les personnes ayant l'accès au quartier à l'aide de vigiles citoyen-ne-s. Pour mieux nous le faire comprendre, l'une des premières victimes est une femme voilée de couleur. Heureusement, le tome célèbre aussi les différentes cultures et le fait grâce à un mariage. Bref, j'apprécie toujours le personnage et les intrigues.

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***** Ms Marvel est toujours aussi bien écrit et sympathique. Je recommande.

Image : Éditeur

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16/05/2017

Justice League Dark

Le Hall de la Justice est mis en fonction. La Justice League fonctionne parfaitement et s'est un peu agrandie avec quelques membres en plus voir des remplaçants. Individuellement, les différents héro-ïne-s qui la compose sont tous et toutes en pleine possession de leurs moyens et agissent avec la justice pour soutenir la loi et s'attaquer aux criminel-le-s ou simplement aider. Mais, depuis peu de temps, de simples citoyen-ne-s qui, normalement, ne violent pas la loi se mettent à agir de manière étrange. Des meurtres sont commis, des suicides ont lieu et personne ne comprend ce qui arrive. Mais tout le monde dit la même chose : des monstres les ont attaqués et illes n'ont fait que se défendre. La Ligue pense que la magie pourrait être à l'œuvre mais Batman n'y croit pas. Cependant, il se retrouve embarqué dans une quête pour trouver un maitre de la magie : John Constantine. Petit à petit, il va l'aider à résoudre les attaques et découvrir un mal qui date de plusieurs siècles.

Jusqu'à maintenant, j'ai plutôt apprécié les films animés de l'univers partagé malgré beaucoup de simplisme. Mais ça fonctionne bien et c'est assez plaisant. Malheureusement, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le premier problème est Batman. Le film précèdent, on l'observe aux prises avec un démon. Dans ce film, il nie toute existence de la magie. Ce n'est tout simplement pas logique. Mais, surtout, il est totalement inutile. Il se contente de suivre et de sortir un gadget de temps en temps. Il aurait très bien pu ne pas être présent. Il aurait été bien plus intéressant de réunir plusieurs mages de l'univers DC en dehors du groupe de la Justice League. En l'occurrence, cette Justice League Dark n'est qu'un ersatz sans intérêts.

Le problème tient aussi en l'intrigue. J'ai, personnellement, un problème avec la magie dans les œuvres de fiction. Trop souvent, c'est un moyen simpliste de résoudre un problème compliqué. La magie, son fonctionnement et ses limites, ne sont pas forcément explicitées et cela crée une résolution à la Deus ex Machina. Une résolution que l'on retrouve ici puisque le grand méchant passe de quasi dieu sur Terre à un mortel qui peut être vaincu par Constantine. Pourquoi n'y a t'il aucuns couts ? Ou se trouvent les règles ? De plus, l'intrigue n'existe tout simplement pas. On suit un petit groupe de personnages dont la moitié disparaissent rapidement ou ne sont pas assez présentés pour que l'on s'intéresse. Le film est une suite de combats de magie sans intérêts et l'on se demande pour quelle raison on parle d'une enquête... Je n'ai donc pas du tout aimé ce film.

* Sans intérêt.
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Image : Site officiel

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08:49 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : justice league dark, dc | | | |  Facebook

14/05/2017

Justice League VS Teen Titans

Damian Wayne est de retour en tant que Robin. Il accompagne Batman à l'inauguration du Hall de Justice. Mais, un groupe qui se nomme lui-même la Legion of Doom décide de perturber les festivités. La Justice League fonctionne bien et s'occupe sans trop de problèmes des vilain-e-s. Damian, lui, est chargé de prendre soin des civil-e-s. Mais il n'apprécie pas trop ce rôle et décide de se lancer dans la bataille avec des conséquences désastreuses. Il est clair que Damian ne sait pas agir en équipe et la Justice League n'est pas appropriée pour les enfants. Il est donc envoyé dans une autre équipe qui permet de donner une maison à des personnes qui en ont besoin : les Teen Titans sous la direction de Starfire. Le contact est loin d'être facile avec un Damian qui n'est pas très sociable et particulièrement arrogant. De plus, Damian est très intrigué par Raven et ses secrets. Des secrets qui pourraient expliquer pourquoi la Justice League agit si bizarrement.

J'ai toujours des craintes avec les histoires de combats entre héros. Souvent, ce sont simplement des personnages qui refusent de discuter lorsque l'opportunité se présente. Heureusement, parfois l'intrigue est un peu plus subtile (mais pas trop, il ne faudrait pas exagérer). Dans le cas présent, l'intrigue est avant tout un moyen de présenter des personnages et de créer une relation entre-elleux. Ainsi, le groupe majeur de ce film est formé des membres des Teen Titans. Je trouve intéressant que, contrairement à la Justice League, ce groupe permet à ses membres d'apprendre et de s'améliorer mutuellement. Les personnages se construisent encore. C'est aussi un refuge pour les personnes qui en ont besoin. J'ai plutôt apprécié Raven et Damian, j'ai moins aimé Blue Beetle et Beast Boy (qui fonctionne bien plus comme le créateur de blagues qu'autre chose).

Bien que le film soit plaisant à regarder il possède quelques problèmes et ces problèmes peuvent être résumé en un seul mot : Starfire. Cette dernière est une alien qui provient d'une planète bien moins prude. Malheureusement, plutôt que d'utiliser ceci pour mettre en question nos catégories et nos normes elle fut souvent écrite comme un fantasme masculin. Une femme très peu vêtue possédant une sexualité très ouverte (ce qui n'est pas mal en soi, le problème c'est que celle-ci est construite pour faire fantasmer des hommes et non comme un choix de la part de Starfire). Ce film possède plusieurs scènes qui fonctionnent de cette manière. À plusieurs reprises, elle est montrée dans des poses suggestives avec la caméra pointant sur des parties très précises de son anatomie. À une autre reprise, la caméra nous donne une vision précise des fesses de Starfire. La réalisation a donc fait le choix de fortement sexualiser un personnage censé être présent pour ses capacités en tant que dirigeante dans un film considéré acceptable dès 12 ans. Pire encore, il est très rare que l'on observe Starfire diriger, elle est mise au second plan par Damian qui prend immédiatement ce rôle sans se poser de questions ni réactions de la part des Teen Titans. N'aurait-il pas été possible, et souhaitable, d'écrire ce personnage et cette intrigue différemment ? J'en suis, personnellement, persuadé.

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*** Sympathique et assez réussi. Mais il y a des scènes sexistes problématiques.
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Image : Allociné

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Batman bad blood / batman mauvais sang

Batman a disparu. Les journalistes se ruent à Gotham pour cet événement et pour le sommet de la technologie mis en place par l'entreprise Wayne. Mais Batman disparu, le crime atteint des sommets inégalés dans les rues. Bien que la police tente de garder le contrôle il semble que jamais le chaos ne fut plus important. La disparition de Batman est assez importante pour faire revenir Damian Wayne de sa retraite dans un sanctuaire. Elle force Nightwing à prendre le costume de Batman et à s'allier à deux nouvelles personnes : Batwoman et Batwing. Les allié-e-s ont fort à faire car il semble que tous les secrets du Batman sont éventés. Mais qui a pu le faire disparaitre et découvrir ces secrets ? Pour quelle raison s'intéressent-illes autant à la technologie Wayne ?

L'univers DC se porte très mal au cinéma (si, du moins, il a commencé à exister...) et un peu mieux en série (malgré un manque de qualité flagrant). Mais, DC a décidé, depuis quelques années, de lancer un univers partagé en film d'animation disponible immédiatement en DVD. Il existe un bon nombre de ces films et certains sont moins bons que d'autre. Il est intéressant de voir que les différents films gèrent bien mieux les relations entre personnages et épisodes que leurs contreparties cinématographiques. Cet animé s'insère dans une trilogie autours de Batman. Le premier nous faisait découvrir Damian et le second jouait sur la tension entre Batman et Damian. Dans les deux cas, la Ligue des assassins joue un grand rôle même sans apparaitre.

Ce dernier film conclut à la fois l'arc de la Ligue et celui concernant la relation entre Batman et Damian. Personnellement, je trouve qu'il réussit à atteindre son but de manière plutôt efficace. Faire disparaitre Batman était une bonne idée. Cela permet de donner plus de place à d'autres personnages tel que Nightwing et Alfred. Mais je suis bien plus heureux de voir arriver Batwoman (qui mérite ses propres films, vraiment). Elle est efficace et drôle. Ses dialogues fonctionnent très bien tout en brisant un tout petit peu le quatrième mur. Batwing est moins intéressant et aurait pu ne pas être présent. Bien que l'idée soit peu développée, le plan de la Ligue n'est pas si mauvais et aurait mérité un peu plus d'attention de la part des scénaristes pour donner quelque chose de vraiment intéressant. Je déplore quelques petites choses qui m'ont agacé. Par exemple, je n'aime pas la justification de Talia. Je n'apprécie pas du tout la version adaptée de l'origine de Batwoman. La version originale, en comics, est bien plus intéressante que ce qui nous a été montré. Mais, globalement, c'est plutôt sympathique.

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*** Une bonne conclusion, ça fonctionne bien mais ça reste très classique.
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Image : Allociné

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10:16 Écrit par Hassan dans BD/Comics, Comics, DC, Film, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : batman, bad blood, mauvais sang, dc | | | |  Facebook

13/05/2017

Low 3. Les rivages de l'espérance par Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig

Titre : Low 3. Les rivages de l'espérance
Auteurs : Rick Remender, Greg Tocchini et Dave McCaig
Éditeur : Urban 17 mars 2017
Pages : 144

Ce tome 3 contient Low 11-15 publiés dans Low col. 3: Shore of the dying light. Il y a dix ans, une famille était détruite lors d'une attaque pirate. Il y a des milliers d'années, l'humanité s'est réfugiée sous les eaux face à un soleil en expansion. Il ne reste plus que trois cités humaines. La mort est proche et l'espoir presque éteint. Mais une sonde est arrivée d'une autre planète. Il est possible que la vie soit possible. Depuis, Stel Caine a décidé de retrouver cette sonde, d'en faire le but de sa vie, de sauver ce qui reste de l'humanité. Par la même occasion, elle retrouve ses filles qui lui ont été volée il y a longtemps. Et aujourd'hui, Stel Cain a enfin atteint la surface et y trouve une vie nouvelle et différente de tout ce qu'elle a connu. Ses filles, elles, suivent de près. Mais sont-elles identiques aux souvenirs qu'en a Stel ?

Rick Remender écrit ce comics afin de parler d'espoir. Il met en place plusieurs cités et plusieurs personnages qui se trouvent toujours sur le spectre de l'espoir. Salis est une démocratie condamnée, Paloma une civilisation pirate qui interdit le savoir et Volden une dictature qui tue toutes personnes accusées d'espoir. Stel est l'incarnation de l'espoir tandis que l'une de ses filles croit en l'idéologie de Volden. Avec ces différents personnages et cités Rick Remender nous demande de nos situer nous-même : sommes-nous des optimistes invétérés ou plutôt des pessimistes ?

De plus, Remender crée des intrigues difficiles pour tous les personnages. Quel que soit le personnage elle se retrouve mêlé à des dangers, à des trahisons et des difficultés extrêmes. Stel garde l'espoir mais elle doit d'abord remonter la pente après la perte de sa famille. Ce changement s'est mis en place durant le second tome face à une cité assombrie peuplée de cannibales. Les autres personnages doivent aussi revenir sur leur passé et réussir à accepter leurs erreurs, voir leurs crimes, pour continuer leur quête. L'intrigue est servie par un art que j'apprécie beaucoup. On sent que les dessinateurs se sont amusés à créer des espèces et des lieux flamboyants.

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**** Une intrigue global mêlée à quelque chose de plus intime dans un cadre toujours aussi beau.
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Image : Éditeur

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Letter 44 4. Le temps des sauveurs par Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson

Titre : Letter 44 4. Le temps des sauveurs
Auteurs : Charles Soule, Alberto Jiménez Alburquerque et Dan Jackson
Éditeur : Glénat 26 octobre 2016
Pages : 160

Ce tome contient les numéros 22-27. Le président des États-Unis, Stephen Blades, a révélé l'existence des aliens et de leur construction. Par la même occasion, il a révélé le nouvel arsenal technologique du pays. Malheureusement, le monde n'a pas réagi comme prévu. Une partie des anciens alliés du pays s'est retourné contre les États-Unis dans le cadre d'une alliance spécifiquement prévue pour détruire l'arrogance guerrière des États-Unis. Sa technologie volée, son arsenal détruit Stephen Blades n'avait pas d'autres choix que de demander l'armistice. Mais il y a pire, un astéroïde allait s'écraser et détruire le monde. Sauf que, au dernier moment, l'astéroïde change de course et s'arrête juste devant la Maison Blanche. Il en sort l'un des membres de la mission chargée d'espionner les aliens. Et cet homme explique au président que seuls 666 personnes vont être sauvées.

Depuis le début de la série les auteurs nous placent face à une énigme. Le président Blades apprend en même temps que nous l'existence des aliens. L'équipage du Clarke arrive près de la structure alors que nous commençons à lire. Tout est fait pour que les révélations fonctionnent à la fois pour les personnages et pour les personnes qui lisent. Ce tome permet de répondre à quelques questions. Bien que l'on ne sache presque rien sur les aliens on sait enfin pour quelle raison ils sont venus dans le système solaire. Letter 44 est aussi un comics de nature politique. Le président ne doit pas seulement gérer une menace lointaine mais aussi les guerres et les problèmes économiques mis en place par son prédécesseur. Mais, depuis le dernier tome, cet aspect est éclipsé par la connaissance de la présence des aliens. Dans le tome 3, seule la guerre mondiale comptait. Dans ce tome, toutes les décisions dépendent de la mort prochaine de l'humanité. De ce point de vue, je trouve la réaction de Stephen Blades intéressante. Il ne dit rien au monde mais il décide de tout faire pour rendre la vie de l'humanité meilleur pour le peu de temps qui reste. On sent qu'il ne reste que peu de numéros avant la fin qui pourrait résoudre une bonne partie des questions.

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**** Une idée toujours aussi intéressante, des auteurs qui réussissent à adapter leur histoire selon ce qui est nécessaire. Je suis curieux de lire la suite.
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Image : Éditeur

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07/05/2017

Guardians of the galaxy volume II / Les gardiens de la galaxie volume II

Nous avons enfin la suite des Gardiens de la galaxie. Enfin, des questions fondamentales comme le nom du père de Peter ou la vie de Groot dans l'équipage reçoivent une réponse. Les gardiens, depuis les évènements du premier film, sont maintenant connu largement dans toutes la galaxie comme une petite bande que l'on peut payer pour résoudre des problèmes. Illes voyagent sur plusieurs planètes selon les contrats signés ou les problèmes en cours. Mais leur dernier contrat ne tourne pas exactement comme prévu et le groupe se retrouve coursé par une armée entière. Cependant, le père de Peter les sauve. Ce dernier souhaite inviter Peter sur sa planète et lui explique le mystère de ses origines. Mais la fête pourrait bien tourner cours alors que plusieurs armées se rendent sur la même planète afin de tuer les gardiens.

Les films Marvel sont des films Marvel. Ils suivent un but, divertir, et une recette simple et efficace. Il est donc difficile de voir des nouveautés puisque tout est fait pour fonctionner sans prendre de vrais risques. Donc, le premier film marchait sur quelque chose de simple. Un groupe de personnes plus ou moins marginales, voir criminelles, qui décident de travailler ensemble pour vaincre un gros méchant qui est méchant parce que... on ne sait pas il l'est donc il faut le vaincre. Le second film reprend cet humour de base qui fonctionne assez bien. Les personnages se lancent des pics toutes les deux minutes et ça fonctionne assez bien. Cependant, il y a tout de même, parfois, un humour assez limite qui provient, là aussi, du premier film. Le thème du film est aussi assez basique : la famille. Plus exactement, qu'est-ce que la famille et que faire pour en faire partie ? Il y a, d'un côté, la famille que l'on choisit et, de l'autre, celle du sang. Ce thème est au centre des décisions du grand méchant dont je vous laisse découvrir la forme et les raisons par vous-même.

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*** ça fait le job
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Image : Site officiel

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29/04/2017

Lazarus 5. Génocide programmé par Greg Rucka et Michael Lark

Titre : Lazarus 5. Génocide programmé
Auteurs : Greg Rucka et Michael Lark
Éditeur : Glénat comics 19 avril 2017
Pages : 144

Ce tome contient Lazarus 22-26. Dans le tome précèdent les familles du monde étaient en guerre. Les Carlyle mènent une alliance entre plusieurs familles pour s'attaquer aux Hock. Mais la famille Carlyle est en train de perdre. Car celle-ci a perdu son plus grand atout : le père de la famille. Il avait un plan mais il est mourant. Et ses enfants, filles comme garçons, ne sont pas certain-e-s de pouvoir le suivre ni de gagner la guerre. Heureusement, la famille a un autre atout : son Lazare du nom de Forever. Elle est le fruit d'une histoire secrète. Mais cette histoire est maintenant connue. Forever sait qui elle est. Pire encore, les autres familles savent qui elle est. Les Carlyle seront-illes capable de retrouver la loyauté de leur Lazare ? quel sera l'effet de ces révélations ? Le monde pourra-t-il survivre une nouvelle vague de destruction ?

Depuis le premier tome j'apprécie cette série. Elle nous envoie dans un monde proche sans trop en dire. Bien que la technologie soit plus avancée que la nôtre elle reste proche. On ne nous dit rien sur les événements qui ont mené le monde à être gouverné par moins d'une vingtaine de familles mais on sait que cela dure depuis moins d'un siècle. On sait aussi que des guerres et des épidémies ont précipité ce que l'on voit dans cette série. De plus, les auteurs ont eu la bonne idée d'avancer lentement. Les premiers tomes s'intéressent d'abord aux Carlyle puis aux relations économiques proches. Ensuite, on apprend comment fonctionnent les relations politiques. Et, enfin, on observe la guerre. Derrière ce premier drame, la mise en place d'un plan qui débouche sur une guerre qui détruit bon nombre de familles, il y a le drame de Forever. Celui-ci est bien plus intime. Forever pense être de la famille mais elle apprend n'être qu'une expérience soumise à un contrôle strict. Alors elle se demande, faut-il rester loyale envers la famille ? Dans ce contexte, le personnage de Johanna est très intéressant. On pense d'abord qu'elle ne veut que manipuler tout le monde pour son propre bien. Mais je me demande, après ce tome, si ses souhaits ne sont pas différents ?

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***** Encore un très bon tome !

Image : Éditeur

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27/04/2017

Injustice gods among us: year five volume 1 par Brian Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick

Titre : Injustice gods among us: year five volume 1
Auteurs : Buccellato, Mike S. Miller, Bruno Redondo et Tom Derenick
Éditeur : DC 22 février 2017
Pages : 176

Ce tome contient Injustice gods among us: year 5 1-7. La quatrième année était désastreuse du point de vue de l'écriture. Les événements n'avançaient pas, les personnages n'était pas intéressants et les dieux ne servaient à rien sans oublier le gâchis qu'est Wonder Woman. J'avais donc des craintes pour cette années 5. Superman est maintenant l'autorité incontestée sur Terre. Il a vaincu tout le monde et toutes les forces les plus puissantes de l'univers. À la fin de la quatrième année, il a forcé les personnes élues à abandonner leur pouvoir en sa faveurs. Le régime est définitivement en place. Mais, la prison du régime a été brisée. Les prisonniers de droit commun et les prisonniers politiques se sont enfuis. C'est à la fois un danger et une opportunité. Un danger car il faut éviter que le régime échoue dans sa volonté de sécurité absolue. Une opportunité car certaines personnes pourraient être recrutées par le régime. Batman pense exactement la même chose et décide de s'allier à des criminels dont le code interdit de tuer. Et la résistance a bien besoin de quelques troupes.

Depuis que Buccellato a pris les rênes de la série Injustice celle-ci a perdu en qualité. La fin de la troisième année était laborieuse et la quatrième un désastre. Ce début de la cinquième année, la dernière, redonne un peu d'espoir. Il semble que Buccellato sait un peu mieux ce qu'il souhaite faire. Il crée plus de situations et de questions sur le régime de Superman. Cependant, le plus gros problème n'est toujours pas résolu : il semble que personne ne sache comment terminer l'intrigue et faire le lien avec le jeu vidéo. De plus, les personnages sont toujours aussi difficilement caractérisés. Il semble que les auteurs aient du mal à penser que les héro-ïne-s que l'on connait sont devenus des vilain-e-s. Leur identité n'est pas modifiée en conséquence. Wonder Woman continue de chercher la paix, Cyborg ne pose aucune question, Hal Jordan agit toujours en Green Lantern et Flash attend toujours que Superman se sente mieux. Personne ne semble avoir pris conscience de ce qu'illes sont devenu-e-s. Pire encore, les auteurs manquent une fantastique opportunité d'ajouter un peu de réflexion. Superman souhaite créer un monde complètement sûr. Mais que faire de la liberté ? De la démocratie ? Des résistances ? Ainsi, les parents de Superman disparaissent et le passage de pouvoir se fait en dehors de l'intrigue sans jamais tenter de l'expliquer ou de le rendre réaliste. Bref, il y a de trop nombreuses idées qui auraient pu rendre la série bien plus intéressante.

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**** Un petit mieux, mais pas de beaucoup.
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Image : Éditeur

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24/04/2017

Marvel's Jessica Jones

Jessica Jones est une jeune femme. Elle vit à New York dans un immeuble de bas standing mais pas trop mauvais. Bien qu'elle n'ait jamais réussi à tenir un travail elle est une bonne détective privée. Son boulot ne lui plait pas vraiment et elle en ressort une vision assez pessimiste de la nature humaine. Mais, les rares fois où cela est possible, elle apprécie aider les personnes innocentes. Car Jessica Jones n'est pas une simple humaine. Elle a pensé, pendant un court moment, à devenir une super héroïne. Jessica Jones possède des pouvoirs et elle n'hésite pas à en user pour réussir son métier. Mais elle ne fait pas de publicité non plus. Elle se contente de vivre et personne ne fait réellement attention à elle ni à ses capacités. C'est une période qui n'est pas vraiment bonne mais elle n'est pas mauvaise non plus. Jessica Jones survit. Tout change lorsque des parents décident de l'engager pour retrouver leur fille : Hope. Celle-ci a été kidnappée par une figure du passé proche de Jessica Jones. Et Jessica ne peut plus l'ignorer ni fuir : elle doit attaquer.

Jessica Jones est la seconde série Netflix se déroulant dans l'univers Marvel. La première est Daredevil, très appréciée, la troisième est Luke Cage que j'ai bien aimé et la dernière Iron Fist (je préfère ne pas en parler). Actuellement, ces séries ne sont pas encore fortement reliées entre elles mis à part par quelques personnages et, surtout, les lieux. Les séries Marvel de Netflix, selon moi, ont l'intérêt de posséder une identité visuelle et thématique forte. Daredevil parle de la justice non comme pratique mais comme concept désincarné et son générique est constitué de symbole placé en dehors de leur contexte. Luke Cage parle de communauté et, justement, son générique inscrit l'espace dans lequel joue la série sur le corps même du personnage principal. Jessica Jones est une série qui parle de survie en s'inspirant directement, et fortement, du comics de Brian M. Bendis. Son générique, justement, montre Jessica observant le monde sans en faire partie et se termine sur son nom brisé.

Car Jessica a vécu des événements qui l'ont traumatisée. Dès le début, on nous explique qu'elle est en état e stress post-traumatique qui a nécessité l'aide d'une thérapie. À plusieurs reprises, on observe Jessica Jones être envahie par la panique et suivre ce qu'on lui a appris pour gérer ses émotions. De plus, son histoire elle-même est tragique et crée une impression d'elle-même très négative. Jessica Jones ne s'aime pas, refuse de se lier à des personnes car elle se pense toxique mais souhaite tout faire pour aider les personnes qu'elle aime et les personnes qu'elle pense innocente. Toute la série, à mon avis, est une mise en scène d'un effort de survie après un viol et je doute qu'elle puisse être regardée dans un état émotionnel difficile.

Au lieu de continuer sur un thème qui ne me concerne pas je vais parler de l'autre versant de la série : les hommes. Et, plus précisément, ce que je qualifierais de masculinité toxique. Afin d'être clair et direct je vais immédiatement annoncer qu'il n'y a aucuns hommes dignes de de confiance dans Jessica Jones. Même les plus proches, les alliés pourrait-on dire, trahissent ou font du mal au personnage principal à un moment donné. Ainsi, Luke Cage ne croit pas Jessica Jones puis la blâme. L’officier Simpsons est bien pire. Il commence par s'excuser, explique à quel point il est gentil puis essaie d'expliquer à Jessica Jones ce qu'elle sait mieux que lui, tente de lui voler son leadership puis attaque physiquement Jessica Jones et sa sœur, Trish Walker. L'un échoue comme personne de confiance le second est un homme dangereux caché derrière une façade de nice guy.

Cependant, rien ne vaut Killgrave. Ce dernier est l'incarnation de la masculinité toxique. C'est un homme blanc d'âge moyen qui semble assez riche. Son pouvoir est de manipuler les personnes afin de les obliger à agir d'une certaine manière. Ainsi, et c'est exprimé dans la série, tout le monde est dangereux pour Jessica Jones. Absolument tout le monde pourrait souhaiter lui faire du mal. Mais ce qui rend Killgrave particulièrement horrible c'est sa morale. Il est incapable de comprendre qu'on puisse lui résister. Ainsi, il s'entoure de femmes trophées qu'il habille et coiffe comme de beaux objets. En ce qui concerne Jessica Jones, il la harcèle durant plusieurs jours. Il entre chez elle, il l'espionne, la force à faire des photos après lui demander de sourire, achète sa maison et tout cela n'est que le prélude d'une déclaration d'amour dans une scène absurde au possible. Killgrave ne pense pas être quelqu'un de bien mais ne comprend pas pourquoi Jessica Jones ne pourrait pas l'aimer. L'épisode qui suit, le 8, montre un Killgrave qui refuse toutes responsabilités en matière de viol, organise un chantage affectif et déclare Jessica Jones complice de ce qui lui est arrivé. Bref, Killgrave est l'incarnation de la masculinité toxique et, donc, défend la culture du viol et le patriarcat.

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***** Une très bonne série à l'identité forte. Elle traite particulièrement bien d'un thème difficile et compliqué. À mon avis, la meilleure série Marvel à l'heure actuelle.

Image : Allociné

Site officiel

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23/04/2017

La différence invisible par Mademoiselle Caroline et Julie Dachez

Titre : La différence invisible
Auteures : Mademoiselle Caroline et Julie Dachez
Éditeur : Delcourt 31 août 2016
Pages : 196

Il y a quelques mois je suis tombé sur ce roman graphique chez Delcourt. Je me suis posé beaucoup de questions et, après pas mal de temps, j'ai souhaité lire cette BD. La différence invisible est l'histoire d'une jeune femme de 27 ans, Marguerite. Elle est en couple, elle a un appartement, elle a un chien et deux chats et un boulot pour lequel elle est très appréciée. Mais Marguerite se sent mal dans le cadre de relations sociales qu'elle doit accepter et gérer tous les jours. Personne ne semble comprendre pourquoi elle ne s’intègre pas à des activités que tout le monde semble apprécier et accepter. Et, elle-même, ne comprend pas l'intérêt de ces activités qui l'épuisent. Après quelques temps, elle comprend qu'elle pourrait être différente et avoir besoin de modifier son cadre de vie.

Je le dis tout de suite, je ne suis pas un concerné. Je ne suis pas diagnostiqué asperger et, donc, je ne peux pas parler pour les personnes qui le sont. Les autrices de cette BD sont, elles, en partie concernée puisque l'histoire qui y est racontée et l'histoire de l'une d'elles, basée sur deux blogs. J'ai apprécié cette histoire. Elle est bien récitée. Le développement de la compréhension de Marguerite est particulièrement intéressant. Tout comme, et c'est bien plus important, la manière dont elle gère les interactions sociales au jour le jour. Le graphisme est tout aussi intéressant. Il commence en noir et blanc avec des nuances de rose et de rouge. Celles-ci permettent de mettre en avant les moments et les objets de stress. Au fur et à mesure du livre, les couleurs sont plus nombreuses alors que la gestion de la journée et de ses émotions devient plus facile et maitrisée. C'est une BD intéressante, qui explique bien les choses et dont les ressources, à la fin du livre, permettent de se rendre plus loin si on le souhaite.

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**** Une BD maitrisée, bien écrite et bien mise en scène. Une bonne lecture en cas d'intérêts en ce qui concerne le sujet.
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Image : Site officiel

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16/04/2017

Jessica Jones: Alias 2. Pourpre par Brian M. Bendis et Michael Gaydos

Titre : Jessica Jones: Alias 2. Pourpre
Auteurs : Brian M. Bendis et Michael Gaydos
Éditeur : Panini comics 4 mai 2016
Pages : 336

Ce second tome contient les épisodes 16-28 d'Alias ainsi que What if Jessica Jones had joined the Avengers 1. Jessica Jones est une détective privée de New York. Elle a eu une courte carrière d'héroïne. Celle-ci s'est brusquement terminée du jour au lendemain. Depuis, Jessica Jones a troqué le costume clinquant avec une veste en cuir et des bottes. Elle s'occupe des petits problèmes du petit monde de la ville sans faire trop de vagues malgré quelques ennuis qu'elle peut avoir de temps en temps. Elle se rapproche aussi bien de Luke Cage, l'homme fourmi ou encore Matt Murdock dont elle est la garde du corps. Cependant, Jessica Jones est de plus en plus connue. Ainsi, on la contacte de plus en plus concernant des affaires étranges. Et, pire encore, alors qu'elle rentre chez elle une jeune femme habillée comme Spider-Man lui demande de l'aide avant de fuir.

L'épisode What If mis à part, ce tome est constitué de trois parties. La première concerne l'enquête sur Spider Woman, la second est l'origine de Jessica Jones et la dernière concerne Killgrave et son lien avec Jessica Jones. Ce second tome continue sur la lancée du premier en étant réaliste. Jessica Jones agit comme une femme réelle et non comme un personnage de comics. Elle jure, elle engueule, elle se bat quand c'est nécessaire mais en détestant cela. Lorsqu'elle se trouve avec un homme les deux adultes sont nus. Bref, c'est un comics qui ne censure pas.

Ce refus de censurer se retrouve dans les intrigues qui sont toutes particulièrement violentes non seulement physiquement mais aussi psychologiquement. Ce second tome est rempli d'abus. Ceux-ci sont aussi bien psychologiques que physiques allant jusqu'aux viols. Donc, si vous souhaitez lire ce comics préparez-vous. Le thème commun des intrigues concerne donc les abus. Et, pour cela, les auteurs (dont aucun n'est de genre féminin) utilisent des personnages masculins abuseurs. Que ce soit des dealers qui utilisent les corps des femmes ou Killgrave qui peut utiliser tout le monde contre leur gré. Ainsi, l'histoire de Jessica Jones est fortement impactée par sa rencontre avec celui-ci. L'écriture de leur histoire commune est particulièrement glaçante.

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***** Tout aussi bon que le premier tome, des intrigues horribles

Image : Site de l'éditeur

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15/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie par Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 2ème partie
Auteurs : Brian Buccellato, Tom Taylor, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban comics 7 avril 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 8-12. Le combat contre les divinités continue. Sur les marches du Hall de la Justice les humain-e-s et les anciennes divinités se sont battues. Le fils de Zeus est mort au combat. Ce qui force Zeus à agir. Il supprime les pouvoirs de Shazam, exile Superman et pose un ultimatum au monde : vénérez les dieux de la Grèce et oubliez vos fausses divinités. Mais le monde n'est pas en accord. Les personnes croyantes refusent de suivre l'ultimatum tandis que la Ligue de Justice se cache en Atlantide. L'humanité, elle, se demande si elle n'a pas perdu un tyran pour en retrouver un autre. Dans le même temps, Plastique Man trouve enfin la prison secrète de Superman.

Cette série entre dans des eaux troubles. Depuis quelques temps, il me semble que le scénariste oublie l'histoire qu'il doit conter et essaie de faire d'autres choses. Batman n'est presque plus rien. Son personnage est à peine un fantôme manipulé par les événements et les autres personnages. Superman n'est qu'une brute assoiffée de sang qui ne prend même pas la peine de parler à ses alliés. Tout se passe comme si les auteurs n'arrivaient pas à imaginer faire se battre Batman et Superman. Alors des situations qui imposent une alliance sont créées en oubliant totalement la mise en place du régime de Superman. Ainsi, la fin du tome tombe comme un cheveu sur la soupe. L'Annual, scénarisé par Tom Taylor, est, par contre, de bien meilleure qualité et réussit à remettre en place l'ambiance des premiers tomes tout en se concentrant sur un personnage un peu ridicule et qui, pourtant, fait peur à Superman. On retrouve, enfin, l'impression de tyrannie que crée le personnage de Superman dans cette histoire.

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*** Une qualité en baisse à peine sauvé par un annual très sympathique sur lequel on retrouve l'ancien scénariste.
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Image : Site officiel

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14/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 7. Année 4 - 1ère partie par Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 4 - 1ère partie
Auteurs : Brian Buccellato, Bruno Redondo, Mike S. Miller et Juan Albarran
Éditeur : Urban comics 17 février 2017
Pages : 168

Ce tome contient Injustice: Gods among us year four 1-7. Lors de l'année 3 Batman a été manipulé par Constantine dans le but d'éliminer Trigon. Loin de s'excuser, Constantine annonçait à Bruce Wayne qu'il existait d'autres moyens de vaincre Superman. Depuis, la résistance se cache sur Terre. Personne ne peut la trouver et elle n'agit plus. La résistance est moribonde alors que Superman est plus puissant que jamais. Bien que presque plus personne ne peut le contester il s'apprête à mener un nouveau combat. Les dieux et déesses de la mythologie grecque décident d'armer les Amazones et de se lancer dans la guerre contre Superman afin de reprendre le contrôle de la terre et de l'humanité. Superman est-il assez puissant pour vaincre une divinité ? Et que fera Wonder Woman face à son peuple ?

Tous les défauts du tome précédent se retrouvent ici. Il n'y a que des scènes sans logiques qui se suivent pour donner un "beau combat" de jeu vidéo sans penser à l'intrigue. Batman se morfond et ne dit rien. Alors oui, il est intéressant de montrer un Batman qui se remet en question. Mais cela n'implique pas de ne rien faire... Pire encore, quand Batman revient personne ne réagit. Renee est totalement gâchée sans aucune raison. Les personnages partent mais reviennent sans même prendre le temps de réfléchir alors qu'une remise en cause des méthodes et du leadership de Batman aurait pu être très intéressant. Pire encore, Wonder Woman réagit comme une idiote sans se rendre compte du piège dans lequel elle se lance. Enfin, la guerre menée par les divinités est simpliste. Les personnages ne font rien puis passent à l'attaque puis attendent à nouveau sans raisons... Ce tome est un gros gâchis scénaristique.

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*** Brian Buccellato n'a aucune idée de comment utiliser les personnages et ne sait pas quelle histoire raconter. Il se contente de remplir des pages automatiquement.
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Image : Site officiel

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12/04/2017

Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie par Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller

Titre : Injustice les dieux sont parmi nous 6. Année 3 - 2ème partie
Auteurs : Tom Taylor, Brian Buccellato, Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban 8 juillet 2016
Pages : 184

Ce tome 6 contient Injustice: Gods among us year three 7-12 et annual 1. Lors de cette troisième année Batman s'allie à John Constantine afin de vaincre Superman. Pour cela, il accepte de kidnapper Raven et d'accomplir un pacte avec un démon. Malheureusement, d'autres forces magiques sont en accord avec Superman. La créature du marais par exemple mais aussi, et c'est une surprise, le Spectre dont la puissance est presque inégalée. Mais Batman a réussi à placer Superman dans un sommeil magique et son règne en est fragilisé. Le combat n'est pas terminé et l'une des prédictions de Madame Xanadu est accomplie : Wonder Woman est de retour et elle fera tout son possible pour sauver Superman et châtier ses ennemis !

Que penser de ce nouveau tome et de son changement de scénariste ? Personnellement, j'ai beaucoup moins apprécié. Injustice pose la question du pouvoir absolu, de la tyrannie, de la nécessité d'agir en commun et de la résistance. Pour cela, Superman avait été posé comme l'homme bon qui tombe et Batman l'homme mauvais mais moral. Ça fonctionne assez bien malgré l'impression que les tomes enchainent les combats sans vraiment avance. Un problème rendu plus important encore par le fait que l'on connait la fin. On sait que Superman gagne et que seul l'intrigue du jeu vidéo permet à Batman de finalement le vaincre. Le comics est censé nous montrer un processus et non une suite de combats. Malgré tout, ça fonctionnait encore assez bien.

Malheureusement, ce nouveau tome oublie le processus pour ne créer que des situations arbitraires dont la résolution est mal écrite. L'exemple parfait est le secret derrière le comportement du Spectre. Pire encore, ce tome donne l'impression de ne créer que des combats sans aucune substances comme si le jeu était figé. Mais le pire, à mon avis, est Wonder Woman. Depuis le début je me suis demandé pour quelle raison une femme qui incarne une guerrière chargée de défendre la paix se range dans le camp de Superman. Ce tome nous donne la réponse et elle pose de nombreux problèmes. Non seulement, à mon avis, la raison de Wonder Woman est mauvaise. Mais, en plus, elle détruit tout possibilité d'exister pour elle-même. Il aurait été bien plus intéressant de laisser Superman dormir et de donner à Wonder Woman le leadership. Enfin, l'évolution d'Harley Quinn est effacée. Durant les tomes précédents elle expliquait ne plus vouloir vivre une relation abusive. Ce tome la voit tomber amoureuse d'un homme après qu'il l'ait frappée au combat... Ce tome me donne l'impression d'un gâchis.

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*** Tout se passe comme si les personnes en charge ne savent pas quoi faire de l'intrigue ni des personnages.
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Image : Site officiel

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05/04/2017

Loki Agent of Asgard 1. Trust me par Al Ewing et Lee Garbett

Titre : Loki Agent of Asgard 1. Trust me
Auteurs : Al Ewing et Lee Garbett
Éditeur : Marvel 2 septembre 2014
Pages : 120

Ce premier volume contient Loki : Agent of Asgard 1-5 ainsi que All-New Marvel Now ! Point One 1. Loki est Loki. Un dieu asgardien de la discorde et de la ruse. Dans le cadre de Marvel, il est aussi l'ennemi de Thor et donc, par extension, des Avengers et de la Terre. Mais Loki veut s'échapper de cette histoire. Il souhaite créer une nouvelle réalité pour ce qu'il est. Il souhaite effacer le passé et créer un nouveau Loki toujours aussi rusé mais qui n'est pas le dieu du mal tel qu'il est décrit par tout le monde. Pour retrouver une virginité il accepte de travailler pour la mère de tout : Freyja. Loki est maintenant un agent d'Asgard. Sa mission est simple : retrouver et capturer les dieux asgardiens afin de les ramener à leur place : Asgard. Mais le comportement de Freyja est étrange. Pourquoi souhaite-t-elle, soudainement, ramener les dieux chez elleux ? Que cache-t-elle dans ses cachots ? Et Loki est-il réellement un dieu changé ?

Loki est, dans le Marvel Cinematic Universe, le seul vilain intéressant (en dehors des séries Netflix). Il n'est donc pas étonnant que je l'apprécie. Il est rusé, il aime créer des énigmes, il est capable de se métamorphoser et de changer de sexe. En plus, j'apprécie particulièrement l'histoire des Vikings et la mythologie nordique bien que sa traduction en comics soit peu fidèle. L'idée de faire de Loki un agent chargé des missions en faveurs d'Asgard m’intriguait. Cette identité me semble plus proche du Loki original que du simple vilain dieu du mal que nous voyons dans les autres histoires. Dans le cadre de ce premier volume, Loki est aussi rajeuni, rendu plus "beau" et plus drôle et sympathique.

Bien qu'il ne soit pas forcément utile de chercher trop loin, il me semble que l'histoire parle d'identité. Ayant lu un certain nombre de livres de Pratchett dernièrement il n'est pas surprenant que ce thème me reste en tête. Loki, dans ce volume, essaie d'échapper au destin des dieux asgardiens et surtout à son destin. Il veut oublier son identité passée et se créer une nouvelle identité. Pour cela il accepte un pacte : une bonne action efface un crime passé. Car, selon Loki, les anciennes histoires ont du poids et cela pourrait le faire retomber dans son identité passée. Un thème assez pratchettien en quelque sorte. Sans être flamboyante, l'intrigue est bien menée, drôle et plaisante à lire. J'ai particulièrement apprécie le second épisode qui se déroule en plein milieu d'un speed dating !

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**** Pas de grandes réflexions mais une intrigue plutôt bien menée pour un personnage que j'apprécie.
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Image : Éditeur

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04/04/2017

Captain America Sam Wilson 1. Not my Captain America par Nick Spencer, Daniel Acuña, Paul Renaud et Joe Bennett

Titre : Captain America Sam Wilson 1. Not my Captain America
Auteurs : Nick Spencer, Daniel Acuña, Paul Renaud et Joe Bennett
Éditeur : Marvel 3 mai 2016
Pages : 136

Ce premier volume contient les numéros 1-6 de Captain America, Sam Wilson. Suite à une aventure que je n'ai pas lue le Captain America n'est plus le même. Steve Rogers, après des années de service et un bon moment passé au froid, est vieux. Il est trop vieux pour prendre le bouclier et défendre les valeurs des États-Unis. Il décide donc de nommer un successeur. Celui-ci n'est autre que l'un de ses amis les plus proches : Sam Wilson alias le Faucon. Sam Wilson change le style de Captain America. IL peut voler, il utilise des oiseaux et surtout il décide de quitter le gouvernement et le SHIELD afin d'aider les personnes qu'il pense pouvoir aider au lieu de suivre des ordres qu'il n'accepte pas toujours. Ce choix l'amène à prendre des positions qui ne sont pas populaires et, rapidement, la question Captain America devient brulante au niveau politique. Sam Wilson serait un traitre et il est de moins en moins apprécié.

Captain America, et particulièrement Steve Rogers, n'est pas le personnage qui m'intéresse le plus. Il est l'étendard des valeurs des États-Unis et, en tant que tel, est plus un symbole lointain plutôt qu'un personnage réel. Pour moi, le Captain America a autant d'intérêt que Superman en tant que symbole : pas grand-chose. Bien entendu, il y a eu des histoires intéressantes avec Steve Rogers. Mais ce run avec un Captain tenu par un nouveau personnage me semble bien plus intéressant. En effet, dès le début Sam Wilson, et donc les auteurs, explique qu'il souhaite s'impliquer de manière bien plus importante en politique. Cela conduit Sam Wilson à dénoncer des politicien-ne-s ainsi qu'à s'attaquer directement au SHIELD. La rupture est mise en scène lors d'une confrontation avec un-e whistleblower qui dévoile des secrets militaires (hello Snowden).

Mais ce qui change rend ce volume vraiment intéressant est la manière dont l'intrigue est menée. Il est dommage que celle-ci soit coupée par la transformation de Captain en loup mais ce n'est qu'un détail. Les auteurs ont décidé de s'attaquer directement aux discours politiques actuels aux USA et l'ombre de Donald Trump est très proche. Ainsi, le premier groupe de vilain-e-s est une milice citoyenne qui patrouille sur la frontière entre les USA et le Mexique. Captain est confronté à un groupe raciste, qualifié d'imbéciles par Steve Rogers, qui prétend défendre le pays face à la criminalité et la maladie. On trouve bel et bien l'idée que "l'étranger" est responsable de tous les malheurs depuis le chômage jusqu'à la nécessité de choisir sa langue lorsqu'on contacte l'administration. Les auteurs vont encore plus loin, en effet, ils décident de confronter le Captain à un groupe industriel qui finance et utilise les milices citoyennes dans le but de faire de l'argent. Ici, Sam Wilson se retrouve au centre de la bourse de New York et ses combats sont entrecoupés par des prédictions sur l'effet qu'ont les actions de Sam Wilson sur la bourse.

Au final, ce premier volume consacre un nouveau Captain aux buts bien plus proches des problèmes actuels. Tellement proche que seule le contexte Trump peut expliquer l'intrigue dépeinte par les auteurs. Ceux-ci, à mon avis, réussissent leur pari mais cela n'a pas dû plaire à tout le monde. Les dessins, eux, sont plutôt à mon goût dans un style que j’apprécie particulièrement pour les 3 premier épisodes. Je suis curieux de voir la suite.

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**** Un premier volume que j'ai apprécié. Ce ne sera pas le cas de tout le monde.
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Image : Éditeur

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03/03/2017

Logan

Nous sommes en 2029. Après une longue vie Logan se trouve au sud des États-Unis. Il conduit une limousine de location pour une entreprise. Après une histoire mouvementée les X-Men n'existent plus. Pire encore, les mutant-e-s semblent ne plus naître. L'espèce est en voie d'extinction et il est rare d'en croiser un membre. Leurs aventures ne sont plus que des histoires pour comics book. Mais Logan n'est pas seul. Il vit avec Caliban et, ensemble, ils s'occupent d'un Charles Xavier dont les pouvoirs semblent poser de gros problèmes. Logan ne souhaite qu'une chose: vivre en sécurité tout en s'occupant de Charles. Malheureusement, une femme le reconnaît et tente de lui parler. Elle essaie de lui demander de protéger une jeune fille nommée Laura.

J'avais trouvé le premier Wolverine très mauvais. Le second était pire encore. Ces deux films m'ont poussé à détester le personnage de Wolverine et ses passages, surtout les récents, dans les X-Men m'ont beaucoup déçu (alors que d'autres personnages bien plus intéressants auraient pu prendre la charge de l'intrigue... oui je parle de toit Days of future past). Et soudain on me parle d'un troisième film, conclusif, autours du même Wolverine. J'étais sceptique. Et, d'un seul coup, j'entends que ce film serait particulièrement réussi! J'étais très intrigué vu l'histoire cinématographique du personnage. Malheureusement, je n'ai pas aimé.

En fait je suis un peu ennuyé. Les acteurs et actrices principales sont plutôt talentueuses. Pour les deux acteurs, ils jouent les personnages depuis longtemps et ce film leur donne l'occasion de créer une petite différence. Ainsi, Xavier semble regretter quelque chose dans son passé. Sans trop en dire, il est logique que ce qu'il a fait ne puisse que détruire Charles Xavier. Son être entier est en contradiction avec les actes qui l'ont brisé. Wolverine, lui, devient un personnage dépressif. Contrairement aux autres films ce n'est plus une machine de guerre indestructible. Son corps commence à lâcher et son esprit a déjà abandonné. Bref, nous avons deux personnages qui sont sur leur fin et le film met en place des scènes réussies sur le sujet. Face à eux, nous avons Laura qui est très bien jouée et qui fait un peu peur. Bref, les personnages sont plutôt réussis et certaines scènes fonctionnement très bien. Mais je trouve l'intrigue très ennuyeuse. Je n'ai pas aimé suivre l'histoire, je n'ai pas aimé son fonctionnement et je n'ai pas aimé la mise en scène du combat. Au final, j'avoue que le film est plutôt bien écrit mais je ne peux pas dire que j'ai apprécié.

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*** Pas mauvais, mais je n’ai pas aimé
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Image : Site officiel

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12/02/2017

Faith 2. California scheming par Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran

Titre : Faith 2. California scheming
Auteur-e-s : Jody Houser, Pere Pérez, Marguerite Sauvage et Colleen Doran
Éditeur : Valiant 15 novembre 2016
Pages : 112

Ce second tome contient les numéros Faith (ongoing series) 1-4. Faith vit depuis peu de temps à Los Angeles mais elle déjà dû sauver le monde d'aliens et son identité est déjà compromise dans son boulot à Zipline. Pourtant, cela ne l'arrête pas même si relier sa vie privée, son travail et sa vie secrète tout en se faisant des ami-e-s et quelques rendez-vous avec son petit ami Archer est loin d'être facile. Mais deux choses particulièrement positives vont se dérouler. Premièrement, son acteur préféré, et crush occasionnel, demande à rencontrer son alter ego héroïque. Ensuite, le comic con va arriver. Ce serait le moment parfait pour un nouveau rendez-vous avec Archer! Du moins si tout se passe comme prévu...

Je ne comprends pas encore particulièrement bien le système de Valiant mais, semble-t-il, ce second tome continue sur la série en cours sans retourner au numéro 1. L'avantage c'est que le personnage est déjà établi dans son rôle présent même si le début du tome voit quelques pages sur l'histoire de Faith. C'est une bonne manière de ramener tout le monde au même niveau sans trop en dire. Contrairement au tome précèdent, celui-ci contient deux histoires principales. À mon avis, elles sont les deux assez réussies. J'ai particulièrement apprécié l'intrigue du Comic Con même si l'idée de Chris Chriswell est assez bonne.

Il me semble que, pour l'instant, ce qui compte dans ces histoires est l'équilibre. Faith possède beaucoup de facettes différentes et seules quelques personnes sont au courant de toutes. Tout comme le tome précèdent, le personnage est soumis au besoin d'être meilleure tout en essayant de créer un équilibre entre son travail, sa vie privée et sa vie publique. Pour l'instant, nous n'avons pas vraiment de grandes intrigues importantes même si les histoires sont assez bien écrites avec un grand nombre de situations plutôt humoristiques et de conseils pour les Comic Con (de bons conseils)! Je regarderais la suite avec curiosité.

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**** Une suite que j'apprécie avec une Faith drôle et dont j'aime la geekitude
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Image : Site de l'éditeur

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11/02/2017

Faith 1. Hollywood and vine par Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse

Titre : Faith 1. Hollywood and vine
Auteur-e-s : Jody Houser, Francis Portla, Margurite Sauvage et Andrew Dalhouse
Éditeur : Valiant 5 juillet 2016
Pages : 112

Ce tome contient Faith (limited series) 1-4. Faith a sauvé le monde. Mais il y a un prix. Sa relation avec son petit ami est brisée. Le groupe d'ami-e-s qui luttaient ensemble n'existe plus. Et une personne est morte. Suite à cela Faith décide qu'il est temps de travailler seul, de changer de ville, d'adopter une nouvelle identité et un travail civil en complément de son travail d'héroïne. Elle décide de se rendre à Los Angeles afin de travailler pour Zipline. Loin d'être du journalisme d'investigation Zipline essaie surtout de faire le buzz autours d'articles prenant comme thèmes les stars et la popculture. Mais c'est toujours mieux que rien. La vie de Faith semble se dérouler sans trop de problèmes. Du moins jusqu'à ce qu'elle décide de regarder d'un peu plus près la disparition d'un adolescent fan de de la dernière série de SF en cours.

Je suis encore nouveau dans l'univers de Valiant. Je ne connais que Quantum and Woody publié par Bliss comics (et que j'ai beaucoup aimé). Ce premier tome contient un certain nombre de références à l'univers que je ne peux pas comprendre. Que ce soient les relations passées ou des sigles plus précis. Heureusement, Faith est un nouveau début il est donc assez facile d'entrer dans l'histoire sans trop en savoir sur l'univers. Et, pour l'instant, ce que je lis de Valiant me donne envie de continuer.

Qui est Faith? Dans le monde des comics les personnages féminins sont toujours minces et affublées de vêtements particulièrement moulant et courts. Faith n'est pas mince et son costume la couvre entièrement! Faith est aussi un personnage qui apprécie la pop culture. Le tome est rempli de références plus ou moins subtiles envers des séries, des films ou des livres et comics. J'ai beaucoup aimé les débusquer que ce soient des répliques ou un rideau de douche Time Lords. Mais Faith est aussi un personnage qui doute et fantasme. Elle souhaite être meilleur, elle a peur d'échouer et de faire du mal et elle vit dans son petit monde de rêve de temps en temps. En quelque sort, elle nous ressemble beaucoup. Il est dommage que, pour ce premier tome, l'histoire ne soit pas vraiment à la hauteur même si elle permet de présenter le personnage.

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**** Un premier tome qui fait son travail et qui est assez plaisant à lire.
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Image : Site de l'éditeur

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17/12/2016

Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan par Geoff Johns et Ethan Van Sciver

Titre : Green Lantern. Le retour d'Hal Jordan
Auteurs : Geoff Johns et Ethan Van Sciver
Éditeur : Urban comics 1 juillet 2016
Pages : 176

Ce tome contient Green Lantern Rebirth 1-6. Hal Jordan est mort. Il est mort dans le Soleil après avoir attaqué le corps des Green Lantern suite à la destruction de Coast City. Depuis, il est devenu l'hôte du Spectre. Un être mystique chargé de délivrer la vengeance de dieu sur les pêcheurs. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Spectre agit étrangement. Comme si son pouvoir était en train de se corrompre. Pire encore, sur Terre Coast City est recrée à l'identique. Et, au loin dans l'univers, des êtres hurlent que Paralax revient.

Depuis que je lis Green Lantern j'entends parler du retour d'Hal Jordan par le scénariste Geoff Johns. J'ai beaucoup aimé ce qu'il a fait sur Green Lantern (du moins en partie) et un peu moins sur Superman. Alors était-il possible de passer à côté du tome qui met en scène le retour d'Hal Jordan ? Le problème c'est que j'ai été déçu. Déjà, je ne connais pas cette époque et beaucoup d'allusions me sont inconnues. Mais ceci me concerne. À mon avis, le plus gros problème c'est la vitesse. En 6 numéros Geoff Johns explique le corps, sa mythologie, le Spectre, Paralax, Sinestro et Hal Jordan. C'est beaucoup trop rapide. À la lecture, j'ai eu l'impression de courir après un train en marche qui ne s'arrête qu'à une station sur deux. J'ai l'impression que Geoff Johns passe à côté d'explications qui auraient été nécessaires mais auraient impliqués plus de numéros. Bref, je suis un peu déçu.

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*** Moins bon que je ne le pensais et surtout beaucoup trop rapide.
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Image : Éditeur

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