Comics

  • Runaways 3. That was yesterday par Rainbow Rowell, Kris Anka, David Lafuente, Takeshi Miyazawa, Matthew Wilson, Jim Campbell et Michael Garland

    Titre :  Runaways 3. That was yesterday
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, David Lafuente, Takeshi Miyazawa, Matthew Wilson, Jim Campbell et Michael Garland
    Éditeur : Marvel 23 avril 2019
    Pages : 136

    Ce volume 3 contient Runaways (2017) 13-18. Alex Wilder a trahi ses ami-e-s au profit de sa famille. Il est mort. Il fut le meilleur chef des Runaways mais son départ ne fut que peu regretté au vu de sa trahison. Pourtant, Alex Wilder arrive peu avant noël devant la cachette des Runaways. Il amène avec lui un monstre qui, semble-t-il, est un animal lié aux enfants des Giborim. Celleux-ci sont déçu-e-s de ne pas avoir reçu la terre en héritage comme prévu par leurs parents. Quoi de mieux que de retrouver les enfants du groupe Pride afin de les obliger à mener un sacrifice et détruire l’humanité ?

    SPOILERS

    Que penser de ce tome 3 ? Il ne s'y passe pas grand-chose puisque le groupe est enfermé pendant la majeure partie du volume. Ce sont les relations interne au groupe et avec Alex Wilder qui rendent ce nouveau volume intéressant. Outre les quelques blagues, l'arrivée de cet ancien ami crée de grandes tensions qui semblent créer une différence entre les différents ami-e-s, comme le montre la dernière case du volume.

    De plus, la famille Minoru gagne en profondeur. On comprend un peu mieux comment fonctionne leur magie et surtout ce que cela peut coûter. Bien que je comprenne la décision de Nico je ne peux pas croire que cela n'aura pas de graves conséquences plus tard. Bref, ce nouveau volume est à la fois très bien écrit et semble éviter de créer trop d'événements. L'autrice serait-elle en train de préparer quelque chose ?

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    **** Une série toujours aussi réussie et qui semble poser les bases de plusieurs événements futurs.

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  • Ms Marvel 10. Time and again par Wilson, Leon et Herring

    Titre :  Ms Marvel 10. Time and again
    Auteur-e-s : Wilson, Leon et Herring
    Éditeur : Marvel 9 avril 2019
    Pages : 168

    Ce volume contient Ms Marvel 31-36. Ms Marvel fut, pendant 10 volumes, l'une de mes attentes mais aussi l'une des séries que j'ai le plus aimé lire. Ce volume 10 est le dernier écrit par G. Willow Wilson. Nous retrouvons Kamala Khan chez elle lors du moment le plus important de sa vie. Elle va enfin pouvoir organiser une soirée pyjama avec ses amies les plus proches. Cette soirée leur permettra de mieux se connaitre, de se rapprocher et de parler de l'utilité des garçons (et de la pizza). Mais encore faudrait-il que Ms Marvel soit tranquille assez longtemps pour s'amuser...

    SPOILERS

    Comme je l'ai dit plus haut, ce volume est le dernier de l'autrice actuelle. La suite aura un nouveau titre et un nouveau scénariste. J'espère sincèrement que la série fonctionnera toujours aussi bien. Vu le peu de numéros restant, ce volume donne plus l'impression de remplir un peu les derniers points souhaités par l'autrice. Ainsi, plusieurs pistes reçoivent une fin alors que certaines idées sont lancées mais sans leur donner trop d'importance.

    Nécessairement, l'autrice décide de rendre à Kamala ses ami-e-s. Plusieurs des numéros de ce volume permettent de relancer ses amitiés sur de nouvelles bases. Outre le premier numéro du volume je pense en particulier au dernier numéro qui joue sur les peurs de chacun-e des personnages. Enfin, l'autrice décide de donner quelques explications sur les pouvoirs de Kamala ainsi qu'une origine. Sans changer fondamentalement ces pouvoirs, ceci permet des idées futures pour d'autres scénaristes. En somme, un dernier volume qui se lit facilement tout en étant parfaitement adapté à son personnage.

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    **** Le dernier volume d’une série que j’ai beaucoup appréciée

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  • The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor par Aaron, Dauterman et Wilson

    Titre :  The Mighty Thor 5. The death of the mighty Thor
    Auteurs : Aaron, Dauterman et Wilson
    Éditeur : Marvel 26 juin 2018
    Pages : 136

    Ce volume 5 contient Mighty Thor (2015) 700-706 et Mighty Thor: at the gates of Valhalla. Jane Foster, Thor, a vaincu tous les ennemis qui lui sont tombé-e-s dessus. Mais lorsqu'elle porte le marteau elle perd contre son cancer. Chaque transformation s'attaque à sa guérison et l'envoie plus près de la mort. Malgré tout, elle a continué à combattre car elle est convaincue que l'univers a besoin d'un Thor. Mais cette fois son combat pourrait bien être le dernier. En effet, une bête que même les divinités craignent s'est levée. Si deux Thors, Odin et tout Asgardia ne sont pas suffisants que peut faire Jane Foster ?

    SPOILER

    Le run global de Jason Aaron s'attaque à ce que signifie la divinité. Dès le début, s'est posé la question des actions des divinités et, en particulier, de Thor. Lorsque ce dernier perdit son droit à porter le marteau ce fut Jane Foster qui devint Thor. Mais là aussi, Jason Aaron fut clair dès le début et annonça que Jane Foster allait mourir. Malgré tout, Le scénariste l'a fortement impliquée dans son grand événement en cours actuellement et Jane est le personnage qui a le plus lutté contre Malekith afin d'éviter cette guerre. On aurait pu craindre un échec de la part de Aaron à écrire cette fin. Mais j'ai l'impression que celle-ci est très maitrisée et permet de donner la place qu'elle mérite à ce personnage. Bien que je ne m’attendisse pas à ce choix exact, celui-ci me permet de me demander ce qui adviendra dans le futur.

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    ***** Un très bon dernier tome pour une Thor meilleure que Thor lui-même.

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  • Jessica Jones: Blind Spot par Kelly Thompson, Mattia de Iulis, Marcia Takara et Rachelle Rosenberg

    Titre :  Jessica Jones : Blind Spot
    Auteur-e-s : Kelly Thompson, Mattia de Iulis, Marcia Takara et Rachelle Rosenberg
    Éditeur : Marvel 13 novembre 2018
    Pages : 192

    Ce volume contient Jessica Jones : Blind Spot 1-6. Il est difficile de prendre en main une série Jessica Jones après que Bendis l'ai quitté. Mais Kelly Thompson est une scénariste dont j'aime beaucoup le travail. Je me suis laissé tenter pour cette suite. L'autrice continue dans la direction de Bendis. Jessica Jones est mariée, avec une fille. Elle vient de gagner contre l'une des personnes les plus diaboliques de l'univers Marvel. Elle se permet donc un petit moment de bonheur. Celui-ci ne dure que quelques instants. En effet, une femme qu'elle a échoué à aider il y a plusieurs années est morte dans son bureau. Bien entendu, la police la considère comme suspecte.

    SPOILERS

    J'ai beaucoup aimé ce comics. Thompson, encore une fois, ne se contente pas de raconter une histoire héroïque. Elle prend le temps de construire une vie autours de ses personnages. Ainsi, alors que Jessica se retrouver impliquée dans une affaire de meurtre elle et son mari, Luke Cage, discutent de la marque de céréale à acheter pour leur fille. D'ailleurs, le dernier numéro concerne l'organisation de l'anniversaire de celle-ci, ce qui implique l'arrivée tonitruante de plusieurs ami-e-s. Sans être trop importante, cette vie de tous les jours permet de créer une profondeur à l'intrigue autours de Jessica Jones.

    L'autrice décide aussi de créer un nouvel ennemi. Celui-ci est un homme, un homme toxique. Il est jaloux des pouvoir de sa petite amie et donc il décide de s'attaquer aux femmes de pouvoir afin de, pour citer le comics, les remettre à leur place. Dans le contexte actuel on ne peut qu'apprécier que des comics prennent soin de parler de ce problème et de la nécessité pour les femmes de lutter ensemble contre ce genre d'hommes. Mieux encore, l'autrice explicite la nécessité pour les hommes de lutter contre leur misogynie. Au lieu de, par un tour de magie, laisser le coupable partir Thompson décide de l'obliger à se confronter à ses idées, ses sentiments et d'accepter la responsabilité de ce qui est arrivé.

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    ***** On pouvait craindre la disparition de Bendis sur cette série. Mais Thompson réussit à la reprendre avec brio et confirme sa place dans mes scénaristes favoris.

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  • Avengers Endgame

    SPOILERS

    Les Avengers ont perdu. Depuis des années il a existé une menace dans l'univers. Celle-ci est restée dans l'ombre. Elle a patiemment mis en place des personnes et des batailles afin de réussir à accomplir une quête jusqu'ici jamais réussie : réunir les joyaux de l'infini et créer le gant de l'infini devenant une divinité. Les Avengers ont souvent été mêlé aux tentatives de cet être mais ce n'est que lors d'une attaque massive de ce dernier qu'illes ont compris la menace représentée. Malgré tous les plans et la puissance impliquée les Avengers ont perdu. Thanos a tué la moitié de la vie dans l'univers. Pourrait-il exister un espoir ou faut-il accepter ses pertes ?

    Je ne veux pas parler de l'histoire. Je préfère me concentrer sur quelques points qui m'ont sauté aux yeux. En premier lieu, je veux parler de Thor. Dans Infinity War Thor perd absolument tout. Il n'a plus de maison. Il n'a plus de famille et la majorité de son peuple a été assassiné face à Thanos. Pire encore, il échoue à vaincre Thanos et donc venger son peuple et éviter la destruction voulue par Thanos. Dans Endgame, Thor est montré comme gros. Il est fainéant, alcoolique et il est incapable de passer outre son chagrin. Il aurait été facile de montrer en quoi les événements vécus par Thor peuvent mettre à mal une personne, même si elle se considérer comme un héros. Malheureusement, ce n'est pas ce qui fut choisi. Au lieu de l'écrire d'une manière adéquate Thor n'est utilisé que pour permettre de faire des blagues sur les gros. Jamais sa peine et sa dépression ne sont discutées. Il n'est qu'une vaste blague et je déteste ce traitement.

    Un second point important de ce film concerne la relève. Certain-e-s acteurices sont présents depuis des années dans l'univers cinématographique marvel. Depuis quelques films, le MCU semble se diriger vers d'autres personnages plus diversifiés, bien que la réalisation échoue souvent à offrir ce qu'elle promet (Valkyrie et Carol Danvers SONT lesbiennes donc dites-le !). Ce passage de témoin ne peut passer que par la disparition de certains personnages. Si l'on apprécie la manière dont cela est mis en scène pour certains, on aime moins la manière dont est mise en scène la perte d'autres, comme le dit très bien ce blog. Ce passage de témoin est une demi-réussite et je ne peux pas me départir d'une certaine méfiance envers Marvel qui m'a souvent déçu sur ce point.

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    **** Une seconde partie qui prend le temps de se lancer pour se terminer sur de magnifiques scènes.

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    Image : Site officiel

  • Paper Girls 5 par Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher

    Titre :  Paper Girls 5
    Auteurs : Brian K. Vaughan, Cliff Chiang, Matt Wilson et Jared K. Fletcher
    Éditeur : Image comics 5 décembre 2018
    Pages : 128

    Ce volume 5 contient Paper Girls 21-25. Nos quatre aventurières sont perdues dans le temps depuis plusieurs jours. Elles commencent tout juste à comprendre la guerre dans laquelle elles sont impliquées de force. Elles apprennent surtout de plus en plus de choses sur leurs futurs alors qu'elles rencontrent leurs doubles. Dans ce volume, elles se retrouvent dans le lointain futur, celui des ancêtres qui ont créé le voyage dans le temps et les règles que cela implique. Mais cette période est particulièrement dangereuse. Seront-elles capables de survivre au futur ?

    SPOILER

    Dès le début, cette série pose la question du destin. Lorsque les 4 jeunes filles apprennent des choses sur leurs futurs elles se demandent toujours s'il ne serait pas possible de la modifier afin d'éviter erreurs et tristesses. Ce thème est particulièrement important ici puisque l'une d'elles pourrait être guérie, et donc ne pas mourir. Plus encore, ce volume met en avant l'une des visions qui avait été mise en scène précédemment. Outre la réponse à la possibilité de changer son destin ce volume commence donc à conclure les différents indices en vue de sa fin.

    En effet, le premier volume était compliqué à comprendre. Nous étions lancés dans une intrigue chaotique sans savoir dans quelle direction l'intrigue se rendait. Cette difficulté était plus importante encore lorsque nous avons rencontré les symptômes de la guerre lors de plusieurs époques. Dans ce cinquième volume, les auteurs commencent enfin à nous permettre de comprendre de quelle manière fonctionne l'intrigue et donc l'ordre dans lequel se déroule les différents événements. On ne peut qu'admirer la capacité des auteurs à mettre en places des scènes qui ne seront expliquées que bien plus tard et ce sans se contredire.

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    **** Un avant-dernier volume pour une série que j'apprécie beaucoup. Je me réjouis de lire la fin de l'histoire.

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    Image : Éditeur

  • Shazam

    1974, un enfant est envoyé dans un endroit étrange. Là, un vieil homme lui annonce qu'il est à la recherche d'un champion afin de protéger le monde des sept péchés. Mis à l'épreuve, cet enfant prouve son incapacité à résister aux tentations des péchés il est donc expulsé et juste après sa famille est impliquée dans un accident de la route. Des années plus tard, Billy Batson a fugué d'une des nombreuses familles qui l'ont accueilli. Malgré tout, il est accepté par une nouvelle famille dont les parents ont connu les placements et dont tous les enfants sont adoptés. Tentant de partir à nouveau il est envoyé chez le même sorcier qui décide de lui offrir son pouvoir et de le nommer champion. Bien qu'il possède à présent de grands pouvoirs Billy n'a que 14 ans. Il ne sait pas quoi faire de toute cette force ni qu'elle est son rôle réel. Il devra apprendre rapidement car les péchés ont choisi leur propre champion et celui-ci se prépare à le combattre.

    SPOILERS

    Au vu du fonctionnement du vilain du film et du héros, Shazam, il semble clair que la question principale concerne la famille. Le vilain provient d'une famille sans mère dans laquelle il n'a jamais été apprécié. Il est moqué pour son incapacité à devenir un homme et tous les malheurs connus lui sont reprochés. On apprend qu'il est même banni des réunions de l'entreprise familiale. Le héros, Billy, est l'enfant d'une fille-mère qui l'a perdu, on apprend plus tard qu'il a été abandonné, mais qui arrive dans un milieu familial aimant qu'il regarde avec suspicion au vu de son passé. Alors que le vilain rejette tous liens familiaux Billy, lui, apprend à accepter l'amour qui lui est offert et donc à partager son pouvoir afin de réussir à gagner : devenant un peu plus homme.

    Ce passage du statut d'orphelin à celui de membre d'une famille marque aussi le passage de l'irresponsabilité enfantine à la responsabilité adulte masculine. En effet, lorsque Billy se considère comme seul il utilise ses pouvoirs comme moyens d'amuser la population, de recevoir de l'argent et de tenter d'entrer dans des lieux normalement interdit (par exemple acheter de la bière ou entrer dans un club de striptease). Dès qu'il accepte sa famille il devient, même si cela est peu montré vu que l'on atteint la fin du film, bien plus responsable et commence enfin à aider les gens au lieu de réagir à ce que ses actes ont provoqué. On pourrait d'ailleurs critiquer la vision de la masculinité, en tout cas corporel, que le film met en avant. En effet, Billy partage son pouvoir avec ses frères et sœurs. Ses sœurs possèdent un corps féminin adulte normé. Mais cet aspect est bien plus fort avec les garçons de la famille. Sans pouvoirs, nous avons un jeune geek à lunette, un enfant gros qui essaie de se faire des muscles et un jeune enfant handicapé. Dès que Billy transfère ses pouvoirs tous ces attributs sont supprimés pour atteindre une norme corporelle masculine parfaite. Le jeune geek n'a plus besoin de lunettes. Celui-ci qui veut avoir des muscles est soudainement musclé et mince. Et Freddy, normalement handicapé, devient valide dans une scène qui permet de montrer sa canne tomber et le personnage être capable de voler. Je ne crois pas que ceci soit entièrement conscient, mais le film défend l'idée qu'un homme a des muscles, est mince et valide.

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    *** Un film sympathique mais un peu long.

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    Image : IMDB

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  • Injustice 2. 4 par Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico

    Titre : Injustice 2. 4
    Auteurs : Tom Taylor, Bruno Redondo, Daniel Sampere, Mike S. Miller et Xermanico
    Éditeur : DC 11 décembre 2018
    Pages : 160

    Ce volume 4 contient Injustice 2 18-24. Il y a peu de temps, Bruce Wayne et Rha's Al'Guhl ont combattu pour d'une part sauver des enfants et ensuite éviter que les plans de Rha's ne puissent être mis en branle. Malheureusement, ce fut un échec et l'entier du gouvernement des États-Unis est mort. Pire encore, une première frappe civile a détruit une ville entière. Bruce Wayne, questionné par ce qui reste du gouvernement et du parlement, comprend qu'il ne peut pas continuer ainsi. Il est temps d'augmenter la taille de ce qui reste de la Ligue des Justiciers en sauvant les Titans.

    SPOILER

    Les tomes précédents se concentraient sur les personnages annexes de l'univers DC afin de les mettre en avant et remplacer un grand nombre de morts. Les combats, bien qu'existants, étaient moins importants que la construction d'un univers et des problèmes que celui-ci connait. Ce tome se concentre sur deux intrigues, une liée aux Titans et la seconde aux attaques de Rha's. Dans les deux cas, les scénaristes ont pris le parti de lancer des combats spectaculaires avec des enjeux importants puisque les personnes qui meurent sont nombreuses, parfois immédiatement après leur introduction. Même si la construction de l'univers est moindre, la vitesse de l'action permet de ne pas s'ennuyer tout en récoltant quelques indices qui mènent au second jeu.

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    **** Peu bavard, mais spectaculaire. Si vous aimez l'univers des séries Injustice vous allez aimer ce quatrième tome.
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    Image : Éditeur

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  • Captain Marvel

    Les années 90, sur une planète éloignée une femme, Vers, est entrainée afin de faire partie de l'élite de sa nation. Un groupe de personnes spécialisées dans le combat et l'exfiltration. Leur travail est dangereux et implique des responsabilités et des pouvoirs importants. Leur raison d'être est de vaincre face à une espèce capable de changer son apparence à volonté afin d'infiltrer des planètes pour les envahir après. Lors d'une mission Vers est kidnappée. Ses souvenirs sont analysés. Et elle se retrouve sur une planète éloignée dont les habitant-e-s n'ont aucune idée des guerres qui se déroulent dans la galaxie. Vers va devoir agir vite si elle compte sauver une planète entière face à une race dont le seul but de l'existence semble être la guerre.

    SPOILERS

    Ce film n'est pas parfait. Certaines scènes ne sont pas tout à fait réussies et le rythme est parfois un peu étrange. Ce dernier point est souhaité par la réalisation puisque Carol Danvers est sujette à des flash-back lorsqu'elle comprend une partie de son histoire. Ce film concerne moins une intrigue générale que l'histoire de Carol Danvers. On la découvre amnésique et, au fur et à mesure, elle récupère son histoire personnelle et donc son identité. D'une simple soldate elle devient une personne individuelle qui prend ses propres décisions. Ce processus passe aussi par son passage d'apprentie à celui d'héroïne. Dès le début, le film et les personnages, masculins, principaux lui déclarent qu'elle n'est pas assez forte, pas assez entrainée et qu'elle a besoin d'eux. Lors d'une scène précise, elle comprend que ce qu'elle pensait être des échecs n'étaient que des épisodes durant lesquels elle se relève afin de continuer à se battre. À partir de ce point, elle refuse d'essayer de prouver ses capacités pour simplement les utiliser.

    Le film s'intéresse aussi à la guerre. Dès le début, on apprend que Carol Danvers est une soldate impliquée dans une guerre entre deux espèces. L'une de ces espèces est qualifiée de terroriste tandis que l'autre est considérée comme bénéfique. Les Skrulls ayant la capacité de changer de forme peuvent s'infiltrer et agir dès que tout est prêt. Illes sont donc accusé-e-s de nombreux actes de terreurs et seuls les Krees, l'espèce alliée avec Carol Danvers, peuvent lutter afin d'éviter leur propagation. Pendant une bonne partie du film, cette présentation n'est pas modifiée. Cependant, on observe les Krees bombarder des civils pendant que des équipes au sol n'hésitent pas à tuer toutes personnes potentiellement Skrulls. Plus tard, on comprend que cette présentation de la guerre était un mensonge. Les Krees ont détruit la planète des Skrulls et celleux-ci ont dû se cacher avant d'essayer de trouver une nouvelle planète. La lutte entre les deux espèces implique des tactiques de guerre qui peuvent être présentées comme terroristes mais dépendent aussi de l'asymétrie de la situation. Les Krees deviennent une espèce impérialiste qui ne recule devant rien pour imposer ses idées, malgré les coûts en vie.

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    **** Si vous cherchez un divertissement, ce film réussit parfaitement à jouer son rôle. Il permet aussi d'introduire Carol Danvers que nous allons revoir dans un prochain film
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  • Evil Empire 3. Land of the free par Max Bemis et Victor Santos

    Titre : Evil Empire 3. Land of the free
    Auteurs : Max Bemis et Victor Santos
    Éditeur : Boom 6 septembre 2016
    Pages : 122

    CW : inceste, meurtres, viols, tortures

    Depuis peu de temps, les USA sont entrés sous un nouveau régime nommé l'Empire du mal. Pire encore, un coup terroriste a permis de faire tomber les régimes du reste du monde afin d'unir le globe sous cette nouvelle forme de politique. Depuis, le monde n'est que chaos et destruction. Mais il existe encore des personnes capables de résister et qui souhaitent s'attaquer aux visages de ce nouveau monde. Auront-illes le temps de le faire avant que la dernière carte du régime ne soit lancée ?

    SPOILERS

    Je le dis immédiatement, ce troisième volume est mauvais. Le premier était intéressant. Le second perdait en intérêt. Ce troisième volume est une horreur. Il commence par faire mal en usant de dessins immondes qui ne cache pas une intrigue tout aussi mal écrite. Au lieu d'une réflexion sur ce qui permet le lien social, les auteurs se contentent de partir en roue libre afin de terminer laborieusement le dernier épisode. Je ne souhaite même pas en dire plus sauf une chose : passez votre chemin.

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    ** Aussi mal dessiné que mal écrit
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  • Green Lantern: Earth One 1 par Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd

    Titre : Green Lantern: Earth One 1
    Auteur-e-s : Gabriel Hardman, Corinna Bechiko et Jordan Boyd
    Éditeur : DC 20 mars 2018
    Pages : 144

    Harold Jordan fut un membre de la NASA. Il est maintenant membre d'une équipe de minage chargée d'explorer les astéroïdes afin de trouver les ressources nécessaires pour les industries terriennes. Il ne veut plus jamais retourner sur Terre et encore moins faire partie d'un groupe. Mais le nouvel astéroïde qu'il doit examiner cache bien plus que du métal. Harold Jordan y trouve un vaisseau. À l'intérieur se trouvent un robot, une lanterne verte et un alien portant un anneau vert. Après un accident, Harold Jordan enfile l'anneau et découvre qu'il peut survivre au vide. Il vient d'entrer au sein d'une civilisation galactique dont il n'avait aucune idée de l'existence.

    SPOILERS

    Ce que j'apprécie dans la gamme Earth One, malgré les retards et les abandons, est la possibilité de suivre une histoire complète sans avoir besoin de connaitre tout ce qu'il y a à connaitre sur un personnage. Cette gamme permet aussi de recréer les origines plus facilement. Les auteur-e-s de ce Green Lantern l'ont bien compris. Bien que l'on puisse déplorer une aventure qui prend encore en compte Hal Jordan au moins il est différent. Au lieu d'une personne arrogante et inutilement courageuse les auteur-e-s en font un pilote qui refuse d'user d'une machine qu'il ne connait pas, considérant que cela est dangereux pour lui et ses collègues.

    De plus, les auteur-e-s laissent de côté une grande partie de la mythologie. Illes préfèrent donner un univers dans lequel les Green Lanterns ont disparu après une guerre contre des robots. À présent, le corps n'est plus qu'une légende avec quelques personnes qui se sont donnés les anneaux par héritage. Ce n'est que petit à petit que l'on en apprend plus sur le fonctionnement de cet univers. Les auteur-e-s ont pris la décision d'inverser la mythologie puisque les Manhunters arrivent après les Green Lanterns, au lieu du contraire. Il est malheureusement dommage que la fin du volume annonce une suite potentielle, vu les nombreux abandons que connait la gamme.

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    **** Un volume que j'ai apprécié, mais qui risque malheureusement de ne pas donner de suite
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    Image : Éditeur

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  • Black Lightning saison 1

    CW : Racisme d'état, violences policières, expérimentations humaines à caractère raciste

    Jefferson Pierce est une personnalité importante de la ville de Freeland. Non seulement il fait partie des leaders de sa communauté. Mais il est aussi le proviseur d'un établissement scolaire important. En tant que proviseur, il a réussi à protéger ses élèves, les guide mais aussi à éviter que son établissement ne soit transformé en prison pour des raisons dites de sécurité. Cependant, le contexte global reste difficile. Alors que la police use régulièrement de son pouvoir pour s'attaquer à de jeunes hommes racisés la ville est gangrenée par un gang ainsi que la drogue. Tout change lorsque les filles de Jefferson, Jennifer et Anissa, sont kidnappées après avoir refusé les avances d'un garçon. Jefferson décide de renouer avec son passé : le héros nommé Black Lightning. Bien que son retour soit salué par la communauté, il implique aussi des dangers pour sa famille.

    SPOILER

    Bien que la saison 1 ne fasse que 13 épisodes, ce qui implique un final un peu rapide pour cette saison, la production a touché à de nombreux sujets durant les épisodes. Ce qui frappe est l'importance de la communauté. Jefferson Pierce est noir, il est proviseur d'un établissement qui semble contenir un grand nombre de personnes racisées aussi bien au sein des étudiant-e-s que des employé-e-s et il est l'une des personnes importantes de la communauté. Dès le premier épisode, l'une de ses filles est au commissariat après une manifestation contre les violences policières tandis que, sur le retour, sa famille est menacée d'une arme à feux car il est soupçonné d'être un voleur. Régulièrement, la série met en avant les idées de la communauté à l'aide de journalistes. Mais elle met aussi en avant les problèmes rencontrés : violences et drogues en particulier. Bien que la série ne construise pas un propos très critique, l'incarcération massive de jeunes hommes racisés est mentionnée comme un problème tandis que le double standard qui conduit à parler de Black Lightning comme d'un justicier et les blancs des super-héros est au centre du fonctionnement de la série.

    Les relations entre les citoyen-ne-s racisé-e-s et l'état sont donc importantes dans cette série. Bien que celle-ci déroule une intrigue concernant une agence fédérale et ses expérimentations illégales cela n'implique pas que la production ne se base pas sur la réalité. Ainsi, au cours de la série, on apprend que la première expérimentation débute alors que les populations noires se révoltent. Le but est de créer une drogue qui permette de contrôler les populations. Ici, la police est une alliée du pouvoir puisque les agences fédérales usent de tous les moyens pour attaquer les personnes ayant un peu de capacité de défense. Que ce soit par la force ou le mensonge on observe la police user de stratagèmes contre des jeunes et des personnalités.

    De plus, cette série ajoute l'importance de la famille. Jefferson Pierce, contrairement aux autres séries, recommencent une carrière qu'il a abandonné afin de protéger sa famille. Cependant, son envie d'aider est connue aussi par son ex-femme, médecin, et sa fille ainée qui non seulement donne cours, étudie la médecine, milite mais devient une héroïne à part entière. L'intrigue concernant sa seconde fille n'est pas encore particulièrement développée en ce qui concerne ce point. Mais il est clair, dès la fin de la saison, que la série ne parle pas d'un homme mais bien d'une famille qui agit pour se protéger et protéger leur communauté.

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    **** Courte mais plutôt bien construite. Les personnages sont convaincants et l'intrigue intéressante. Je me réjouis de voir la suite
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    Image : IMDB

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  • Batwoman 3. Fall of the house of Kane par Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch

    Titre : Batwoman 3. Fall of the house of Kane
    Auteur-e-s : Marguerite Bennett, Fernando Blanco et John Rauch
    Éditeur : DC 22 janvier 2019
    Pages : 168

    Ce volume 3 contient Batwoman 12-18. Kate Kane a été envoyée par Batman afin de combattre une organisation terroriste vendant des armes capables de détruire des nations entières. Mais cette quête a aussi impliqué de revenir sur ses pas, sur son passé et sur une année durant laquelle elle a côtoyé une cheffe de guerre sur une île sans lois. Cette femme lui a récemment annoncé que seule son retour chez elle permettrait à Kate de sauver sa sœur. Envahi par les doutes et l'impression d'être coupable, Kate se rend donc au dernier endroit qui a pu être une maison pour elle et sa sœur.

    SPOILER

    J'ai lu que cette série était moins appréciée. Elle n'a en tout cas pas la magnifique écriture que lui a offert Greg Rucka mais non seulement les dessins sont beaux mais la scénariste a le mérite de placer Kate Kane sur un chemin qui lui correspond. Prenant acte de son passé, la scénariste lui a offert une année oubliée. Elle suit aussi les événements les plus récents afin de la placer contre Batman, et lui offrir une victoire bien pensée. Mieux encore, cette série construit sur la mythologie déjà connue sans donner trop d'informations. Si on en sait plus sur la raison de l'attaque subie par la famille Kane, il y a encore assez de mystères pour permettre de continuer.

    Mais cette série répare aussi ce qui a fait le plus de mal au personnage. Durant la précédente série le première équipe créative avait démissionné. Elle avait été remplacée par une nouvelle équipe qui avait détruit tout ce qui avait été construit. Batwoman était seule, attaquée par une vampire et finalement la série fut stoppée au grand soulagement de tout le monde. Lors des derniers épisodes de cette nouvelle série, la scénariste fait le bon choix de réparer cette erreur. Elle replace Kate Kane et Renee Montoya dans le cadre d'une relation romantique alors que Kate, sa soeur Elizabeth et Julia Pennyworth vivent ensemble.

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    **** Une série que j'ai apprécié avec une fin que mérite le personnage
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    Image : Éditeur

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  • Geoff Johns présente Green lantern intégrale 5 par Geoff Johns, Tony Bedard et peter J. Tomasi

    Titre : Geoff Johns présente Green lantern intégrale
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
    Pages : 112

    Les intégrales de Green Lantern regroupent tous les volumes parus à ce jour. En revanche, cette cinquième intégrale s'intéresse à des épisodes jamais édités soit Green lantern 53-67, Green lantern corps 58-60 et Green lantern emerald warriors 8-10. Cette intégrale débute juste après la guerre contre la mort. Le corps des Green lanterns a dû accepter une alliance avec tous les autres corps afin de vaincre l'entité de la mort ce qui a libéré l'entité de la vie. La guerre est terminée mais une nouvelle menace s'attaque aux différentes entités. Hal Jordan décide de s'allier à des membres d'autres corps afin de les sauver et de les expulser de la Terre. Mais les Gardiens risquent de ne pas aimer cette alliance.

    SPOILERS

    Cette intégrale semble fonctionner en lien avec l'épisode Brightest Day, que je n'ai pas lu. En utilisant cette nouvelle lanterne Geoff Johns ajoute d'autres éléments à la mythologie qu'il manipule depuis plusieurs années. On en sait donc enfin plus sur ces entités mais aussi sur leur pouvoir et sur les origines des Lanterns et des problèmes connus par les Gardiens. Loin d'être une erreur, on apprend que leur premier corps a été manipulé par l'un de leurs membres : Krona.

    Mais ce tome permet aussi d'ouvrir l'intrigue à ce qui arrive lors des New 52 lorsque l'univers DC fut recréé. Les dernières pages s'ouvrent sur le statu quo d'Hal Jordan mais aussi des autres membres humains du corps ainsi que sur la mort de Mogo. De plus, Geoff Johns continue à ajouter des éléments afin de continuer son intrigue. Outre le Premier Lanterne, il tente surtout de montrer en quoi les Gardiens deviennent dangereux et commencent à se méfier de leurs corps, une intrigue qui se conclut lors du quatrième tome de Green Lantern publié par Urban Comics.

    *
    **
    *** Une intégrale qui donne parfois l'impression de ne pas donner toutes les informations nécessaires. Mais elle permet de prouver que Geoff Johns avait préparé ses idées, même si la fin de son run fut plutôt médiocre selon moi.
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    *****

    Image : Éditeur

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  • Black Science 8. Later than you think par Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio

    Titre : Black Science 8. Later than you think
    Auteurs : Rick Remender, Matteo Scalera et Moreno Dinisio
    Éditeur : Image Comics 31 octobre 2018
    Pages : 112

    Ce volume 8 contient les épisodes 35-38. Grant et Sara ont tout perdu. Leur monde d'origine a été attaqué par deux espèces, l'une parasitaire et l'autre génocidaire, avant que Kadir ne tente d'envoyer leur univers au-delà de tous liens avec le reste des univers. Il n'y a pratiquement pas d'espoir de les retrouver mais ni Grant ni Sara n'ont abandonné. Et les deux sont convaincu d'une chose : il faut atteindre le centre des univers pour avoir une chance, même infime, de retrouver leurs enfants. Mais cela demande de lutter et de découvrir la réalité derrière le multivers.

    SPOILERS

    Ce volume 8 est divisé en deux parties distinctes mais qui fonctionnent entre-elles et avec le reste de l'histoire. La première partie forme une thérapie à la fois individuelle pour Grant et Sara et commune pour leur couple. Durant les autres volumes, nous avons observé ces deux personnages se détruire mutuellement. Cette thérapie permet non seulement de leur offrir une nouvelle voie, mais aussi de leur permettre de faire le deuil de leurs enfants et donc de sauver le multivers. Derrière un discours de l'importance de la parole Remender n'oublie donc pas son intrigue générale ni les dangers des voyages entre univers parallèles.

    La seconde partie se déroule, enfin, au centre du multivers. Bien que les auteurs ne nous aient donné que quelques indices et théories, un personnage apparaissait régulièrement comme une forme d'observateur, la vérité est à la fois simple et inattendue. On comprend enfin les raisons des voyages des différents Grant mais aussi la vérité derrière le centre du multivers. Celui-ci est un monde dans lequel les individus vivent des vies différentes, au sein d'autres mondes qui ne sont, pour elleux, que des simulations. Les voyages de Grant sont un moyen de détruire ce multivers afin de sauver les individus du centre. Une destruction simplifiée par l'idée que ces univers parallèles n'existent pas vraiment. Ce huitième volume permet donc à la fois de s'intéresser aux individus et à l'intrigue générale d'une manière, à mon avis, parfaitement maitrisée. Je ne peux dire qu'une chose : vivement la suite !

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    ***
    ****
    ***** Un volume à la fois intimiste et mythologique. Un plaisir à lire.

    Image : Éditeur

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  • Flash 4

    À la suite de son combat contre Savitar Flash a accepté son enfermement au sein de la Speed Force. Son départ a créé un vide à Central City mais les membres de son équipe sont capables de s'occuper des menaces que la ville subit depuis plusieurs années. Cependant, un nouveau vilain oblige l'équipe à trouver un moyen de faire revenir Flash en ville. En effet, celui-ci refuse de se rendre tant que le vrai Flash ne sera pas revenu. Bien que tout le monde soit heureux de retrouver Barry Allen, son retour fait partie d'un plan long de plusieurs années afin de permettre à une personne bien précise de prendre le contrôle du monde. Cette fois ce n'est pas simplement un flash maléfique qui veut assassiner tout ce qui bouge. Non, cette fois l'équipe se confronte à un génie d'un niveau jamais vu dont le but, selon lui, est positif. Mais il s'attaquera à toutes personnes qui se placent sur son chemin.

    SPOILERS

    Pour la première fois depuis la création de la série le vilain de la saison n'est pas un flash maléfique qui souhaite s'attaquer personnellement à Barry Allen. Cette fois, le vilain est une personne réfléchie qui n'agit que selon les besoins de son plan. Malheureusement, bien que j'aie apprécié cette saison, je n'ai pas été convaincu par l'intrigue générale. On nous présente un personnage qui est censé avoir tout calculé depuis des années. Chacun des épisodes, ou presque, s'inscrit dans ce plan. En dehors des cours 4 épisodes qui placent Barry Allen en prison, dans la cellule de son père, j'ai du mal à croire en ce grand plan. Les scénaristes donnent plutôt l'impression d'écrire un épisode puis de tenter de l'inscrire dans le cadre général avec une dernière scène autours du vilain de cette saison.

    Pire encore, selon moi, le thème général n'est pas vraiment développé. Le Thinker, comme ce vilain est nommé, tente de détruire toute technologie. Il considère que celle-ci est mauvaise pour l'humanité. Vu que la série Flash s'attaque aux conséquences d'une explosion due à une recherche scientifique il y avait, ici, une bonne base pour créer un débat politique interne à la série. On aurait pu faire du Thinker un professeur à la tête d'un mouvement anti-technologique. Au vu des problèmes rencontrés par la ville il aurait été simple de créer une attention médiatique et populaire avec des articles, des manifestations et des débats politiques. Dans ce cadre, l'apparition des métas-humains ne serait pas une question de criminalité individuelle mais une question de dérive technologique. Petit à petit, il aurait été possible de faire dérailler le Thinker dans une direction plus dangereuse jusqu'à sa révélation en tant que super vilain. Malheureusement, la série ne fait rien de tout ça. Ce n'est que tardivement que les idées du vilain sont présentées et seulement pendant quelques minutes. Nous n'avons donc tout simplement pas le temps de vraiment réfléchir au thème porté par cette saison, car les scénaristes n'ont pas eu l'occasion non plus de nous en donner le temps.

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    **
    *** Une saison qui change un peu les choses, mais qui échoue à traiter de manière adéquate son thème.
    ****
    *****

    Image : IMDB

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  • East of West 8 par Hickman, Dragotta et Martin

    Titre : East of West 8
    Auteurs : Hickman, Dragotta et Martin
    Éditeur : Image Comics 21 août 2018
    Pages : 136

    Ce volume 8 contient East of west 35-38. Le monde n'est pas tel qu'il devrait être. Un événement ancien a changé le destin des États-Unis, divisés en plusieurs nations. Suivant un message en trois parties, un groupe de personnes se proclament élues ont décidé de pousser leur continent dans une direction précise. Mais le contrôle commence à leur échapper. Alors que des pèlerins commencent à former une armée et que la guerre menace les élue-s sont chassées, une personne après l'autre.

    SPOILERS

    Ce tome s'occupe des conséquences de ce qui nous a été montré auparavant. Il place plusieurs personnages sur une trajectoire de confrontation et les auteurs n'hésitent pas à sacrifier certains de leurs personnages pour continuer leur intrigue. Bien entendu, les surprises existent et certaines personnes que l'on pensait perdues restent en place. Je pense d'ailleurs que la fin de ce tome pourrait être contredite à l'avenir. De ce point de vue, les auteurs suivent ce qu'ils nous ont promis.

    Je suis tout de même déçu. Le tome 7 semblait montrer une relation en train de se construire entre Mort et Babylone, son fils. Mais nous ne voyions que des extraits. Dans ce tome 8, on en sait un peu plus sur la construction de cette relation et les inquiétudes de Mort en ce qui concerne les actes subis par son fils. Malheureusement, les auteurs ne se concentrent pas assez à mon goût sur leur cheminement. J'aurais préféré que ces deux personnages n'aient pas à entrer si tôt dans le reste du monde et puissent construire une relation mutuelle.

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    **** Déçu que Mort et Babylone ne soient pas au centre de ce tome mais celui-ci reste dans ce qui nous a été promis.
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    Image : Éditeur

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  • Descender 6. The machine war par Jeff Lemire et Dustin Nguyen

    Titre : Descender 6. The machine war
    Auteurs : Jeff Lemire et Dustin Nguyen
    Éditeur : Image Comics 19 septembre 2018
    Pages : 120

    Ce volume 6 contient Descender 27-32. Il semble que l'univers entier soit en guerre. Alors que le CGU envoie sa flotte contre la résistance robotique celle-ci débute son assaut sur les mondes organiques. En parallèle, Gnish se prépare à envoyer l'espace du CGU afin de détruire ce qui reste des machines. Les différentes personnes importantes combattent au-dessus d'un monde aquatique. Ce dernier est la maison d'un ancien robot ayant un lien direct avec les Moissonneurs et il souhaite parler avec Tim 21. Chacun des groupes a son propre but et seul Tim 21 pourrait décider qui va gagner. Dans l'ombre, les Moissonneurs se préparent aussi.

    SPOILERS

    Descender est une série que j'apprécie. Elle est très proche de Mass Effect, tout en étant suffisamment différente pour rester intéressante. Ce qui compte est moins une menace que la relation entre robots et humains. Les deux groupes se détestent mais certaines exceptions essaient de travailler ensembles. Il est donc normal que ce tome permettre de relier, enfin, Tim 21 et Andy. Ce dernier décide d'aider Tim 21 ce qui pourrait permettre une pacification de l'univers. De plus, ce tome 6 permet enfin de mieux comprendre ce que sont les Moissonneurs et leurs buts, tout en gardant une grande part de mystère. Là aussi, l'intrigue est logique et suit ce qui a été montré depuis le début.

    Mais ce tome 6 est aussi la fin de la série Descender. Bien que celle-ci soit acceptable, les intrigues principales sont résolues et les questions reçoivent des réponses, on est tout de même frustré. J'ai l'impression que les auteurs se sont dépêchés de terminer leur histoire. Cependant, ils ajoutent aussi des indices concernant la suite, qui se nomme Ascender. La magie prend plus de place tout en restant encore peu connue. Les machines disparaissent. La civilisation organique est détruite avec un grand nombre de morts. Je souhaite donc rapidement pouvoir connaitre la suite dans cette prochaine série.

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    **** Une fin réussie mais aussi particulièrement frustrante
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    Image : Éditeur

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  • Aquaman

    Arthur Curry a combattu aux côtés d'autres héros et héroïnes pour sauver la terre. Mais il est encore peu connu. Lorsqu'il ne sauve pas des navires de pirates ou de tempêtes, il boit de la bière avec son père dans le bar local. Arthur Curry a toujours été étrange mais il a aussi toujours vécu plus ou moins seul, refusant de se rendre en Atlantide depuis qu'on lui a expliqué que sa mère a été sacrifiée pour l'avoir conçu avec un humain. Son frère s'occupe du royaume. Ce dernier est fatigué des atteintes humaines contre les royaumes marins. Il décide de parlementer avec d'autres rois et reines afin de devenir le dirigeant d'une force armée commune chargée de combattre les humains de la surface. Mais ni Mera ni Vulko, sa future femme et son conseiller, ne sont en accord avec cette politique. Illes décident de se rendre à la surface afin de trouver Arthur et de l'envoyer en quête du trident du premier roi de l'Atlantide. Sa possession en ferait le roi à la place de son frère et permettrait de rester en paix.

    SPOILERS

    Les adaptations DC ont une mauvaise réputation depuis quelques années, à raison. Bien que tout ne soit pas aussi catastrophique que l'horrible Suicide Squad, aucun film n'a réussi à convaincre largement. Sauf si l'on prend en compte les avis négatifs. Ce nouveau film doit prouver qu'il est possible d'adapter un personnage peu connu et foncièrement ridicule. De plus, la réalisation doit être capable de filmer sou l'eau de manière convaincante.

    De ce point de vue, il faut avouer que les effets spéciaux me semblent réussis. La réalisation semble avoir lissé les visages et modifié les voix pour donner une impression différente de la vie en pleine air. Outre cela, les paysages marins sont magnifiques et on rêve devant des décors qui semblent aliens et proches de nous à la fois. Les ruines antiques sont mises au même niveau que les bâtiments de science-fiction, donnant l'impression d'une société qui s'est reconstruite sur le passé. Bien que la musique soit intéressante et tente d'accompagner notre impression d'étrangeté, elle n'est pas toujours bien choisie. Parfois, je suis sorti du film à cause d'une bande son inadaptée.

    Si la forme semble réussie, ce qui est un minimum pour un blockbuster, on peut se demander si le scénario est convaincant. Celui-ci est à la fois simpliste et très dense. Simpliste car l'on se trouve face à un roi en exil qui doit prouver sa valeur face à une société traditionaliste. Cette preuve passe par un artefact capable de prouver la royauté d'un individu, dont on ne peut s'emparer qu'après une dangereuse quête. Cette quête est transparente et la réalisation nous bombarde de son message : les personnes humbles qui veulent le pouvoir par nécessité plutôt que par droit font de meilleures dirigeantes. Avec cela, la réalisation crée toute une mythologie qui complexifie le fonctionnement de l'Atlantide. On découvre de nombreux royaumes et leurs propres histoires, sans toujours en savoir beaucoup sur leurs fonctionnements parfois caricatural (les philosophes, les brutes, etc.…). Je ne suis probablement pas le seul à y voir l'influence de Geoff Johns.

    Le film nous offre aussi deux personnages féminins : Atlana et Mera. Les deux sont membres de la royauté et capables de se battre, tout en ayant une connaissance importante de l'histoire et de la politique atlante. Les deux sont aussi destinées à accepter des mariages arrangés. Atlana disparait rapidement, après avoir combattu des soldats, mais elle revient vers la fin du film. Mera est décrite comme une combattante féroce capable de se défendre contre des soldats spécialement entrainés grâce à sa maitrise des arts martiaux et à son intelligence. Elle est un ajout d'intelligence à côté d'un Aquaman peu subtil. Bien que cela doit être confirmé, je ne suis pas certain de mes souvenirs, je crois que jamais Aquaman ne sauve Mera. Soit elle se débrouille seule soit elle est sauvée par une autre femme, quand elle n'est pas la personne qui sauve Aquaman.

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    **
    *** Très loin de la catastrophe que je craignais. Mais tout aussi loin d'être un bon film.
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    Image : Site officiel

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  • Spider-Man: Into the Spider-Verse

    Depuis plusieurs années, Spider-Man est l'unique héros de New-York. Il aide toutes les personnes qu'il peut et il est l'une des personnes les plus populaires de la ville, ce qui implique aussi de nombreux ennemis. Récemment, une suite de tremblement de terre a secoué la ville. En enquêtant, Spider-Man tombe sur Miles Morales. Il comprend vite que Miles est comme lui, il possède les mêmes pouvoirs. Mais Miles Morales est encore très jeune et il ne sait ni comment se contrôler ni que faire de pouvoirs qu'il vient tout juste de découvrir. Heureusement, Spider-Man lui propose de l'aider. Et rapidement, les deux hommes comprennent qu'ils sont loin d'être les seules personnes aux pouvoirs identiques.

    SPOILERS

    Ce film d'animation est une véritable réussite. Il n'était pourtant pas facile de redonner l'envie de découvrir un Spider-Man après les films de Sam Raimi, les catastrophes que furent The amazing Spider-Man et la réussite de l'entrée de Peter Parker dans le MCU. Mais ce film réussit à réunir tous les ingrédients d'un bon Spider-Man. Les personnages sont attachants, drôles et touchants tout en donnant une diversité nécessaire. Ainsi, je salue l'idée de créer un film basé sur le point de vue de Miles Morales avec Gwen comme second rôle important. Peter Parker, ici, n'est qu'un mentor ce qui le rend important mais qui ne fait pas de lui le personnage principal du film, sauf par son impact sur la ville. L'intrigue est servie par une animation magnifique qui permet à la fois de créer une vie de tous les jours réussie et des séquences de combats superbes. Et, bien entendu, la bande originale est magnifiquement choisie.

    De plus, la réalisation a parfaitement compris que les ingrédients d'un bon Spider-Man doivent permettre au film d'être à la fois drôle et sérieux. Nous ne sommes pas dans le dark and gritty de DC. Ce film est lumineux. Les personnages savent plaisanter et montrent leur bonheur d'être des héros et héroïnes mais aussi de tout simplement être vivants, avoir des ami-e-s et être capable d'aider les gens. Mais il ne faut pas oublier que Spider-Man est aussi défini selon ses pertes. Tous les personnages ont en connu et Miles Morales et le dernier à comprendre cela. La réalisation utilise cet aspect mais crée aussi un soutien de la part des autres Spiders qui n'amoindrissent pas les pertes ressenties mais montrent qu'il est possible de les surmonter, même si cela implique de garder des cicatrices ou des problèmes. L'intrigue elle-même se base sur la perte ressentie par l'antagoniste principale. Celui-ci accuse Spider-Man d'être la raison derrière la fuite de sa femme et de son fils, et leur mort dans un accident. Au lieu d'accepter sa perte et sa responsabilité, comme les Spiders le font, il essaie de les retrouver même si cela implique de combattre la ville entière et de la mettre en danger. Ce film est donc une parfaite réussite qui se suffit à lui-même tout en ouvrant la possibilité d'une suite.

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    **
    ***
    ****
    ***** Une véritable pépite. J'ai passé un très bon moment !

    Image : Site officiel

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  • Arrow 6

    CW : Tortures

    Oliver Queen possède plusieurs identités. Le jour il est le maire élu de Star City. Son rôle est de protéger ses citoyen-ne-s et d'aider la ville à se remettre de plusieurs années d'attaques terroristes qui ont détruit son infrastructure, son économie et l'espoir. Il est aussi le père de Williams, qu'il a promis de prendre avec lui lors de la mort de sa mère. Mais être père et maire d'une ville rend les choses compliquées. D'autant plus que William ne connait pratiquement pas Oliver Queen. Les seules interactions qu'il a eu avec son père se sont déroulés lors de ses enlèvement par des ennemis de Green Arrow. Et enfin, Oliver Queen est le Green Arrow. Lorsque la nuit tombe il parcourt les rues de la ville afin de sauver, aider et combattre la criminalité. Alors qu'il se croit enfin débarrassé de tous les dangers Oliver Queen commence à reconstruire sa vie et sa ville. Mais une cabale commence à se constituer dans l'ombre. Leur seul et unique but est de s'attaquer à Oliver Queen, par tous les moyens possibles.

    SPOILERS

    Arrow est une série qui est passée par de nombreux problèmes. La première saison fut suivie d'une excellente seconde saison. Puis, soudain, la production s'est perdue à la fois dans la nécessité de trouver des ennemis d'ampleur pour Green Arrow et une entrée dans le spirituel. Cette décision m'a toujours paru étrange puisque Arrow est censé se dérouler dans un milieu urbain, avec une légère conscience politique. Le but d'Oliver Queen est de se battre pour que les personnes puissantes, riches, ne soient pas au-delà de la justice. Heureusement, la cinquième saison repartait sur de bonnes bases avec un ennemi provenant du passé d'Oliver Queen. Cette sixième saison continue sur cette lancée en créant Ricardo Diaz. Un homme qui a connu la pauvreté et qui tente de prendre le contrôle de la ville afin d'étendre son empire criminel.

    La série prend enfin le temps d'enquêter sérieusement sur les activités d'Oliver Queen. Ce dernier a été publiquement accusé à plusieurs reprises, pour toujours s'en sortir. Ce que l'on peut lier à une tendance étrange des citoyen-ne-s de la ville à oublier ces accusations et les meurtres commis par Oliver Queen. Cette fois la série prend au sérieux les accusations et permet même l'enfermement d'Oliver Queen. Cependant, il est dommage que les arguments contre le vigilantisme ne soient pas assez développés. Pire encore, les différentes personnes qui se trouvent dans l'équipe d'Oliver Queen sont finalement utilisées pour aider le FBI à reprendre le contrôle. Le discours sur la nécessité de suivre les lois et procédures pour une justice équitable en est diminué. On semble nous dire que certaines circonstances impliquent que l'état puisse passer outre la loi, ce que je récuse. Cette saison montre aussi la fin de l'équipe constituée lors de la cinquième. Il semblerait donc que la série puisse se diriger vers sa fin lors de la septième saison, ce qui serait probablement une bonne chose.

    Site officiel

    Image : IMDB

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  • Unity intégrale par Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez

    Titre : Unity intégrale
    Auteurs : Matt Kindt, Doug Braithwaite, Cafu, Stephen Segovia et Pere Pérez
    Éditeur : Bliss comics 9 novembre 2018
    Pages : 768

    Cette intégrale contient Unity 0-25 et Harbinger: Faith 0. Aric, équipé d'une armure alien, a pris le contrôle de la Roumanie et s'en est déclaré le roi. Son but est de trouver une terre de paix pour son peuple après des décennies de tortures aux mains d'une civilisation alien. Mais sa décision a des conséquences. À la suite de sa prise de contrôle la Russie menace d'utiliser une bombe nucléaire. Toyo Harada refuse cette éventualité et décide, à la suite d’un accord secret, d'envoyer une équipe. Celle-ci est vaincue en moins d'une minute. Cet échec le pousse à créer une équipe formée de personnes qu'il ne contrôle pas : Unity.

    SPOILERS

    Il est facile de comprendre pour quelle raison Valiant a créé cette équipe. DC a la Justice League. Marvel possède les Avengers. Valiant a créé Unity pour créer des histoires concernant des menaces importantes avec des personnages déjà connus. La composition est donc assez logique : un homme sombre et sans pouvoirs, un guerrier immortel, une femme capable de contrôler la technologie et, finalement, un humain dont les pouvoirs le rendent pratiquement impossible à vaincre. Les pages de cette intégrale sont écrites pour être spectaculaires tout en offrant quelques numéros d'introspection pour chacun des membres. Ce sont d'ailleurs ceux que j'ai préféré.

    Bien que Valiant n'invente rien, comme souvent, cela ne veut pas dire que l'écriture n'est pas intelligente. Avec Harbinger et Imperium les effets politiques des décisions d'un groupe qui se considère comme guide de l'humanité étaient mis en avant. Il n'y a pas autant de conséquences géopolitiques ici mais au lieu de créer un groupe externe au monde les auteurs intègrent Unity dans le fonctionnement militaire des États-Unis, sous la forme d'une alliance avec le MI-6. Ce n'est que plus tard, que les auteurs décident de mettre en avant la nécessité de communiquer avec le public, suivi immédiatement par la création d'une équipe concurrente sous l'égide d'autres pays. Bien que cela n'aille pas très loin, les auteurs ont donc conscience des effets de la création d'un tel groupe, contrairement à DC et Marvel qui semblent penser que les Avengers et la Justice League pourraient se rendre partout dans le monde sans conséquences politiques majeures.

    *
    **
    *** Probablement l'intégrale la plus faible que je me suis procuré. Entre quelques pépites on nous montre surtout du spectaculaire.
    ****
    *****

    Image : Éditeur

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  • Saga 9 par Fiona Staples et Brian K. Vaughan

    Titre : Saga 9
    Auteur-e-s : Fiona Staples et Brian K. Vaughan
    Éditeur : Image Comics 26 septembre 2018
    Pages : 152

    Ce volume 9 contient Saga 49-54. À moins que je ne me trompe, ce volume est le dernier avant un an. La petite famille de Marko et Alana continue leur périple dans l'univers. Illes ont enfin réunis le Robot Prince IV et son fils Ecuyer. Par la même occasion illes ont accepté Ghüs comme baby-sitter et deux journalistes. Bien que personne ne soit en faveurs de raconter leur histoire aux journalistes ces deux hommes ont besoin de protection et de revenir chez eux. Durant le voyage, ils proposent à Marko et Alana d'écrire leur histoire et. En échange, de leur offrir nouvelles identités et nouveaux corps afin de vivre finalement en paix. La proposition est alléchante si elle est possible. Le petit groupe décide donc de se reposer un peu sur une ile en réfléchissant.

    SPOILERS

    Saga est à la fois très commun et magnifiquement écrit et mis en scène. Tout semble très lent et ne concerner que la vie de tous les jours et pourtant on ne sait jamais ce qui va arriver à la prochaine page. Ce tome de Saga, comme d'autres, est pacifique. Le groupe atterrit sur une planète et en profite pour ses ressourcer et permettre à chacun de choisir de partir ou de rester. Et pourtant, en quelques pages les deux auteur-e-s nous font beaucoup de mal !

    Saga volume 9 se termine par la réunion de trois hommes. Le Prince Robot IV, Marko et Le Testament. Ce dernier a besoin de redevenir un indépendant et souhaite venger la mort de son amie. Il a toujours vécu dans la violence et ne comprend pas la possibilité de la paix. Le Prince Robot IV est un soldat aristocratique qui méprise les personnes qu'il considère inférieure. Cependant, il n'a pas hésité à sacrifier sa position pour sauver son fils, et la fille de Marko. C'est un homme en reconstruction qui essaie de se créer une nouvelle vie, se rapprochant de Petrichor comme potentielle compagne. Et enfin nous avons Marko. Il est aussi soldat mais il est en faveurs des solutions pacifiques quand cela est possible. Il ne tue que par nécessité et jamais par colère, par peur de ses propres réactions. Ce n'est pas un positon facile et le personnage est très souvent mis en face de décisions difficiles. La confrontation de ces trois personnages est magnifiquement écrite et prend en compte les caractéristiques de tout le monde. Mais c'est aussi une fin très difficile, d'autant plus lorsqu'on sait que la suite ne sera pas disponible avant longtemps.

    *
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    ***
    ****
    ***** Ce volume fait très mal.

    Image : Éditeur

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  • Runaways 2. Best friends forever par Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell

    Titre : Runaways 2- Best friends forever
    Auteur-e-s : Rainbow Rowell, Kris Anka, Craig Yeung, Matthew Wilson et Triona Farrell
    Éditeur : Marvel 30 octobre 2018
    Pages : 136

    Ce second tome contient Runaways (2017) 7-12. Depuis peu, Gert est revenue à la vie à cause de son ancien petit ami. Mais elle n'apprécie pas vraiment ce nouveau monde dans lequel elle a toujours 16 ans. Le groupe s'est séparé. De nombreuses catastrophes ont eu lieu. Et surtout une partie des mineures se sont retrouvées en famille d’accueil. La première mission de Gert est donc de retrouver Molly et de revenir dans leur maison. Mais bien que Molly soit heureuse de retrouver ses ami-e-s elle ne souhaite pas disparaitre pour autant, elle veut rester à l'école. Nico et Chase sont dans le même cas puisque les deux tentent de trouver un travail.

    SPOILERS

    Cette nouvelle série n'est pas tout à fait comme la précédente. Le danger des parents criminels qui contrôlent la ville n'est plus présente. Le groupe se trouve réunis surtout par nostalgie mais illes ont grandis depuis leur dernière rencontre et illes doivent accepter le passé de tout le monde. On sait, par exemple, qu'une partie a été Avengers tandis que d'autres préfèrent ne pas dire ce qui leur est arrivé.

    Ce second volume possède un thème fort : est-il nécessaire de grandir ? Cette question est posée à Molly qui reçoit la possibilité d'avoir 13 ans pour l'éternité (quelle horreur !). Bien entendu, la question est plus difficile que simplement vivre pour toujours. Elle implique de comprendre la place de Molly et de comprendre ce qu'implique devenir adulte. Ainsi, la scénariste nous montre ce qu'apprécie Molly actuellement. Mais elle montre aussi les difficultés que ressentent les membres du groupe face à leur vie. Trouver un travail, construire une relation romantique stable et adulte, accepter certaines responsabilités malgré ses craintes, ... La scénariste nous présente cela d'une manière simple et efficace, permettant de se souvenir de sa préadolescence tout en étant très heureux que cela soit terminé !

    *
    **
    ***
    **** Un second volume qui me donne envie de continuer une série prometteuse, malgré un cliffhanger que je n'apprécie pas beaucoup.
    *****

    Image : Goodreads

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  • Raven daughter of darkness 1 par Marv Wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki

    Titre : Raven daughter of darkness 1
    Auteurs : Marv wolfman, Pop Mhan et Lovern Kindzierki
    Éditeur : DC 23 octobre 2018
    Pages : 152

    Ce premier volume contient Raven daughter of darkness 1-6. Raven est une adolescente élevée dans une autre dimension. Elle est aussi une magicienne membre des Teen Titans. Il y a peu, elle a décidé de vivre avec la famille de sa tante afin de le connaitre et de comprendre comment les gens vivent sur Terre. Son souhait d'éviter les problèmes a échoué lorsqu'elle a dû combattre une menace mystérieuse. Cet acte a permis au monde d'apprendre ou elle se trouvait. Alors qu'elle continue de vivre avec sa tante une armée et des personnes sans visages semblent combattre afin de prendre le contrôle de son destin. Mais pourquoi souhaite-t-on sa mort ?

    SPOILERS

    La première série Raven était aussi simple qu'efficace sans être extrêmement réussie non plus. Je l'avais surtout parce que j'apprécie le personnage. Cette seconde série continue sur la même lancée, avec le même scénariste. Raven se trouve au lycée, elle a une famille et elle doit attaquer des menaces magiques. Ce sont des ingrédients simples mais souvent utilisés : place un être exceptionnel face à des problèmes de tous les jours. En ce qui concerne Raven, il faut ajouter les difficultés pour elle de s'intégrer et de comprendre qui elle est et ce qu'elle souhaite devenir. L'idée qu'elle est aussi bonne que mauvaise est souvent mise en avant dans la série, elle est un équilibre.

    Ce premier volume ajoute quelques personnages mais surtout offre une nouvelle famille à Raven. En effet, une partie des adversaires du tome sont en fait ses sœurs qui essaient de vaincre leur père, le diable nommé Trigon. On nous explique de quelle manière ce diable fait pour avoir des enfants : il cherche des femmes assez fortes pour porter ses filles dans le but de se créer une armée. Leur naissance est forcée et il semble que la relation des femmes avec Trigon l'est aussi. La lutte des sœurs de Raven est donc autant une prise d'autonomie qu'une revanche face à un père qui ne veut qu'user d'elles et non leur offrir une vie.

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    *** Pas exceptionnel mais dans la continuité de la série précédente.
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    Image : Éditeur

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  • Harbinger l'intégrale par Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

    Titre : Harbinger l'intégrale

    Auteurs : Joshua Dysart, Khari Evans, Barry Kitson, Clayton Henry et Rafa Sandoval

    Éditeur : Bliss comics 26 octobre 2018

    Pages : 928

    CW : Viol

    Cette intégrale contient Harbinger 0-25, Bleeding Monk 0, Harbinger Wars 1-4, Harbinger : Omegas 1-3 et Harbinger : Faith 0. Bliss comics publie un certain nombre d'intégrale depuis le début de leur existence. Une partie est d'ailleurs disponible en format PDF. Ces intégrales permettent de lire des récits complets sans avoir à chercher toutes ses parties. Harbinger se déroule alors que le monde ne connait pas la vérité sur Toyo Harada. Pour les journalistes et les politicien-ne-s, Toyo Harada est un capitaliste qui utilise ses ressources pour aider le monde. Mais quelques personnes savent que Toyo Harada dirige une fondation qui se bat secrètement contre une entreprise sous contrôle de l'état des États-Unis afin de créer des êtres humains dotés de pouvoirs. Cette lutte en coulisse prend un tournant lorsque Toyo Harada recrute un jeune homme qui pourrait bien être aussi puissant que lui : Peter Stanchek. Mais ces deux personnes se soutiendront-elles ou se combattront-elles ?

    SPOILERS

    Cette série nous permet de connaitre plusieurs personnes et leurs idéologies différentes. D'un côté, il y a le projet Rising Spirit. Ce projet considère les humain-e-s comme des propriétés qu'il convient d'utiliser même si cela met des vies innocentes en danger. De l'autre, nous avons Toyo Harada et sa fondation Harbinger. Il se considère comme le futur sauver de l'humanité et crée un culte de la personnalité autours de lui. Enfin, nous avons Peter Stanchek qui est impliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Peter Stanchek et Toyo Harada sont aussi puissants l'un que l'autre mais aussi très différent. Peter est sans domicile, se drogue et ne se lie à presque personne. Toyo Harada, bien que d'origine modeste, est l'une des personnes les plus riches du monde. Il est aussi convaincu de sa supériorité et de son droit à diriger l'humanité. Ils sont secondés par différents personnages plus ou moins intéressants. J'ai un faible pour Faith dont j'adore l'aspect optimiste.

    Cette intégrale s'intéresse donc fortement à Toyo Harada et à sa lutte contre Peter Stanchek. C'est un personnage que je connais depuis Imperium, qui se déroule après Harbinger, et que l'on rencontre aussi dans Unity. Bien que ses actes puissent être qualifiés de terroriste dans Imperium, je n'ai pas tout à fait compris pour quelle raison il est considéré comme un vilain. Cette intégrale répare ce problème en montrant Toyo Harada dans toute son arrogance. Il n'hésite pas à sacrifier des vies pour se sauver. Il manipule tout le monde sans se poser de questions. Il met d'autres personnes en danger parce qu'il pense être plus intelligent. Le personnage est très intéressant et on peut accepter ses buts. Mais il est clair qu'il n'est pas sympathique et ce tome explicite pourquoi des personnes ayant connaissance de ses actes le suivent. C'est moins une question d'idéologie que de foi, de loyauté et surtout un moyen d'éviter que Toyo Harada ne commence à se considérer comme une divinité. Face à son envie d'agir, Peter Stanchek incarne le souhait de ne pas s'impliquer, d'abord pas paresse puis, à la fin du récit, par nécessité face à l'étendue de ses pouvoirs.

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    **** Une très longue intégrale pour une intrigue très intéressante.

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    Image : Éditeur

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  • Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal par James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez

    Titre : Batman Detective Comics 7. Batmen Eternal
    Auteurs : James Tynion IV, Javier Fernandez, Eddy Barrows et Alvaro Martinez
    Éditeur : DC 11 septembre 2018
    Pages : 176

    Ce volume 7 contient Detective Comics 975-981. Si j'ai bien compris, ce tome est le dernier écrit par James Tynion IV. Batman, Tim Drake et Batwoman ont décidé de créer une force militaire autours du Batman afin de vaincre les criminels et les menaces importantes pour la ville de Gotham. Le but est de créer la paix pour les habitant-e-s. Mais cette force de maintien de la paix a inquiété la population et les pouvoirs publics, surtout lorsque l'un des membres, Clayface, a perdu le contrôle et a commencé à mettre la ville en danger. Cela a poussé Batwoman à tuer Clayface pour éviter d'autres morts. Mais sa décision est-elle adéquate ? Peut-on tuer lorsqu'on prétend être membre de l'équipe de Batman ?

    SPOILER

    Lorsque j'ai lu la fin du dernier volume et commencé celui-ci je m'attendais à des numéros centrés sur les conséquences des actes de Batwoman. Je pensais que les différents personnages prendraient un camp ou l'autre selon qu'illes pensent que parfois il n'y a pas d'autre choix que la létalité. Ce n'est pas la direction prise par les auteurs. Le procès de Batwoman est assez court et pose moins la question de ses actes que des actes de Batman et de Tim Drake. Lorsque Batman a recruté Batwoman souhaitait-il aider Tim Drake ou éviter que Batwoman ne soit recruté par la colonie ? Ce procès est donc relativement court mais il reste tout de même surprenant.

    Le centre de ce volume, et de la série, est plutôt Tim Drake. L'équipe qu'il met en place devait permettre de créer une force Batman capable de survivre à Bruce Wayne et à l'absence de Tim Drake en tant que Robin. Ce dernier souhaitant étudier afin d'aider le monde différemment. La légitimité d'agir comme héros a souvent été mise en question dans la série, Spoiler décidant de ne plus agir ainsi. Au centre de l'intrigue est aussi la question de l'avenir potentiel de Tim Drake. La série nous montre un Tim Drake adulte obligé de prendre en main le manteau de Batman après la mort de ses ami-e-s et l'échec d'autre personne. Mais moins qu'une Gotham pacifiée on nous présente une ville soumise à la terreur par un Batman qui ne respecte ni les lois ni la vie privée. La fin de cette série essaie de montrer deux choses. Premièrement, on nous explique comme ce futur a pu avoir lieu. En second lieu, l'intrigue essaie d'éviter que Tim Drake ne devienne comme son futur. Pour cela, il doit renoncer à l'idée que Batman est indispensable et qu'il est le seul à pouvoir l'aider. Bien que la fin de la série soit un peu rapide, j'aurais apprécié une dernière confrontation idéologique entre Batwoman et la Colonie contre Batman, elle est efficace et permet de conclure les différentes intrigues.

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    **** Une fin efficace avant qu'une nouvelle équipe ne prenne cette série en main.
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    Image : Éditeur

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  • Batman White Knight par Sean Murphy et Matt Hollingsworth

    Titre : Batman White Knight
    Auteurs : Sean Murphy et Matt Hollingsworth
    Éditeur : DC 9 octobre 2018
    Pages : 232
    CW : Violences policières, violences médicales

    Ce tome contient Batman: White knight 1-8. Après l'échec, annoncé, de DC You et la destruction de la branche Vertigo DC a créé un nouveau label : Black Label. Encore jeune, cette branche doit se spécialiser dans des récits en dehors de la continuité dans une direction qualifiée de plus adulte. White Knight débute comme dans toute bonne histoire entre le Joker et le Batman. La batmobile se gare près d'Arkham. Mais la personne qui en sort n'est pas Batman. C'est Jack Napier, alias le Joker. Il y a un an, le Joker a été guéri après une dernière course-poursuite entre lui et Batman. Enfin débarrassé de l'identité du Joker, Napier décider de s'attaquer au plus grand vilain de Gotham. Un être qui sème la terreur sans jamais être mis en cause : Batman.

    SPOILERS

    Je n'aime pas le Joker. C'est un personnage qui m'insupporte et je déteste que l'on écrive encore sur sa relation avec Harley Quinn. Cependant, je comprends que les scénaristes aiment placer le Joker avec Batman. Ce sont deux faces d'une même pièce et l'idée qu'ils se soient créés mutuellement et qu'ils se comprennent mieux que personne n’a été récemment mise en avant par Scott Snyder. White Knight suit exactement la même logique. Jack Napier est décrit comme une personne qui essaie simplement de créer un spectacle. Le Batman est la meilleure personne pour l'aider. Mais Napier, sous son identité de Joker, est aussi fasciné par le Batman.

    Ce qui change est la manière d'écrire cette histoire. Au lieu de se placer du côté de Batman, un mal nécessaire dans une ville en danger permanent. Les scénaristes posent la question des méthodes et du message que l'existence même du Batman implique. Selon les scénaristes, l'existence du Batman est l'incarnation de la corruption d'une ville. D'une part, les dégâts créés par ses activités sont payés par le contribuable. Mais surtout, Batman ne répond devant personne. Il n'écoute pas la police, il n'agit pas en accord avec elle. Cela permet de mettre en scène des pages qui montrent Batman attaquant une manifestation pacifique, mettant en danger des civils et détruisant des bâtiments de la ville.

    Cette histoire est aussi fortement contemporaine. Les scénaristes essaient d'éviter de trop donner leur point de vue. Des positions opposées, mais en dialogue, sont donc mises en scène par deux journalistes : un homme conservateur qui utilise des termes très connotés comme SJW et une femme qui semble être de gauche. Je me demande si cette manière de faire est adéquate dans le contexte actuel. Le terme Social Justice Warrior est utilisé comme un moyen d'attaquer la pertinence de réflexions de gauche et donc de les étouffer dans l’œuf. Heureusement, ces dialogues sont coupés par des scènes qui montrent les obligations de la police et des politiques face aux actions dangereuses du Batman. L'œuvre s'inscrit aussi dans un contexte racial très particulier : les émeutes et les tueries d'hommes noirs par une police raciste. Pour mettre cela en avant les auteurs expliquent que Gotham a connu des émeutes avant le nettoyage de la police par Gordon. Mais on nous montre aussi que les quartiers pauvres, habités par des personnes racisées, sont abandonnés par les pouvoirs publics. Poussant ces quartiers à se gérer seuls et, dans ce comics, à pousser à l'élection de Jack Napier à un poste politique. Les auteurs vont jusqu'à redessiner des scènes prises en photos par des journalistes contemporains !

    J'apprécie aussi que la relation entre le Joker et Harley Quinn soit enfin décrite pour ce qu'elle est : une relation toxique avec un homme abusif. Les auteurs expliquent qu'une première Harley Quinn s'est enfuie, alors que le Joker menaçait de tuer un Robin, et qu'elle fut remplacée par une seconde Harley Quinn. Une partie importante de ce livre s'intéresse à la relation du Joker avec Harley. L'une est l'incarnation d'une relation mutuellement consentie qui rend les deux membres meilleurs. Tandis que la seconde incarne une relation toxique basée sur les abus physiques et psychiques. Bien que cela arrive tardivement, il est intéressant de décrire Harley Quinn comme une force positive dans la vie du Joker, ce qui permet de donner la grande révélation sur l'identité d'Harley et ses actes dans Gotham.

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    ***** Non cette histoire n'est pas parfaite et j'aurais aimé plus de numéros pour les auteurs. Mais c'est probablement le meilleur comics autours de Batman, de la batfamily et du Joker que je connaisse.

    Image : Éditeur

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  • The infinite loop 2. Nothing but the truth par Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo

    Titre : The infinite loop 2. Nothing but the truth
    Auteur-e-s : Pierrick Colinet, Elsa Charretier et Daniele Di Nicuolo
    Éditeur : IDW mai 2018
    Pages : 128

    Ce volume 2 contient les numéros 1-4. Le premier Infinite Loop fut une très bonne surprise. J'avais beaucoup aimé l'histoire qui jouait à la fois sur les voyages dans le temps, une relation entre deux femmes et les exclusions dans une société qui se dit tolérante et pacifiée. En peu de numéros, les auteur-e-s critiquaient fortement le racisme, le sexisme et l'homophobie d'une société tout en mettant en scène des hommes à la masculinité toxique et un nice guy qui ne devient utile que lorsqu'il laisse les femmes agir, se contentant de les aider sans les guider. Ce second volume est la suite directe, les anomalies sont acceptées mais une grande partie est envoyée dans des camps de réfugiés. Teddy est à la recherche d'une anomalie qui a disparu. Elle tombe sur une ville qui n'accepte plus la réalité et ne souhaite que vivre dans des faits alternatifs, fournis par un homme qui se prétend docteur et qui prétend savoir mieux que personne ce dont la population a besoin.

    SPOILERS

    Tout comme le premier volume, le principal défaut est le nombre restreint de numéros. Seulement 4 pour parler de vérité, de capitalisme, de démocratie et de politique. Uniquement 4 pour à la fois suivre Teddy en aventure dans la ville du mensonge et Ano qui essaie d'arracher une loi en tant que députée au congrès des États-Unis. Tout va très vite et on espère plus d'informations sur certains points. En particulier, l'intrigue autours d'Ano est très frustrante puisqu'on ne sait pratiquement rien sur son travail de députée. On apprend à peine qu'elle et Teddy se sont séparées, pour mieux se voir en secret.

    Ce second volume est fortement lié au contexte politique actuel, aux États-Unis comme ailleurs en occident. Les politicien-ne-s et les citoyen-ne-s vivent avec une technologie qui permet de créer une version alternative de la réalité, plus acceptable et plus proche de leurs envies. Ces mensonges sont vendus par un personnage qui prend le nom de Docteur. Il aurait été facile de s’engouffrer dans une brèche et de critiquer vertement la population pour son acceptation des mensonges. Les scénaristes prennent une autre direction. Illes expliquent que les mensonges sont bien plus faciles à vendre lorsque la réalité n'offre plus aucun rêve, plus aucun espoir. Ainsi, la ville du mensonge est-elle une ancienne ville riche qui a perdu tous ses emplois après le départ des industries. Les politicien-ne-s sont décrits de manière bien plus critique. Ce sont des personnes qui refusent d'agir sur la réalité, préférant défendre un idéal qui n'a jamais existé afin de garder leur pouvoir. Dès qu'Ano démontre leurs mensonges elle est expulsée par la force et considérée comme une traitresse.

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    **** Un second volume intéressant mais bien trop court !
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    Image : Éditeur

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  • The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot par Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg

    Titres : The unbelievable Gwenpool 4. Beyond the fourth wall et 5. Lost in the plot
    Auteur-e-s : Christopher Hastings, Gurihuru, Irene Strychalski et Rachelle Rosenberg
    Éditeur : Marvel 2 janvier 2018 et 24 avril 2018
    Pages : 112 et 112

    Ces deux volumes contiennent The unbelievable Gwenpool 16-20 et 21-25. Gwen Pool se trouve dans l'univers Marvel depuis un certain temps. Mais elle n'a appris qu'il y a peu que certains personnages sont des duplicatas de personnes réelles. Bien entendu, elle décide d'aller trouver sa famille et découvre son frère qui essaie de la faire revenir dans le monde réel. Mais est-ce réellement un retour ? Ou alors Gwen Pool se trouve-t-elle toujours dans l'univers Marvel ? Et pourquoi deviendrait-elle une menace d'importance pour les personnages de cet univers ?

    SPOILERS

    Le quatrième volume s'intéresse aux raisons qui ont poussé Gwen Pool à entrer dans l'univers Marvel. On découvre une personne aux nombreux talents mais qui d'une part n'ose pas les utiliser et qui a peur de l'état du monde. L'imagination est donc un bon moyen de survivre. Ce volume permet aussi de questionner le destin de Gwen Pool. Son premier numéro la présentait comme une femme qui ne fait pas attention aux conséquences si cela lui permet de s'amuser. Mais elle souhaite devenir une héroïne. Malheureusement, ses souhaits se confrontent à la manière dont elle écrite. Faut-il suivre ce qu'on souhaite pour elle ou suivre ce qu'elle veut devenir ?

    Le dernier volume met en place la fin de cette série. Gwen Pool étant capable de voir sa fin approcher à, bien entendu, peur et essaie de forcer sa série à continuer. On observe donc un personnage qui essaie de créer des aventures afin de ne plus être annulé. Mais on nous montre aussi quelqu'un qui essaie de réparer les dégâts commis lors de son arrivée. Il y a donc une progression entre le premier volume et son désintérêt pour les habitant-e-s de l'univers Marvel et le dernier alors qu'elle essaie d'aider tout le monde. Bien entendu, le scénariste nous explique que Gwen Pool ne va pas vraiment disparaitre puisqu'elle pourra entrer dans d'autres séries.

    Ce sont deux volumes bien plus posés. Qui s'intéressent moins à rire qu'à comprendre ce qui arrive à Gwen Pool et à la manière dont elle réagit. Ces deux derniers tomes sont aussi ceux qui jouent le plus avec l'idée de vivre dans un comics puisque Gwen Pool est capable d'entrer et de sortir à volonté mais aussi de naviguer dans sa série selon ses besoins.

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    **** Deux volumes qui concluent de manière satisfaisante la série
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    Image : Amazon et Amazon51Iqeo6hh1L._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

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